Centrale Physique Chimie PSI 2012Sujet, corrigé et rapport du jury
- Conduction métallique et modèle de Drüde
- Propagation et réflexion d'ondes électromagnétiques
- Diffusion thermique
- Diagrammes d'Ellingham
- Courbes intensité-potentiel et corrosion
- Cristallographie
- Cinétique chimique
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Présentation du sujet
Traitement de surface des métaux par laser et protection contre la corrosionAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
Le sujet comporte quatre parties largement indépendantes, réparties à parts égales entre physique et chimie. La partie physique étudie l'interaction laser-matière puis la diffusion thermique, tandis que les trois parties de chimie portent sur les inhibiteurs de corrosion, les huiles siccatives et les peintures dépolluantes à base d'oxyde de titane.
- 1Partie I : traitement de surface par laser (30 questions)Conductivité d'un métal, propagation, réflexion et absorption d'une onde électromagnétique, puis diffusion thermique lors d'un échauffement laser.
- 2Partie II : inhibiteurs de corrosion (12 questions)Diagramme d'Ellingham, passivation du fer et courbes intensité-potentiel pour étudier le ralentissement de la corrosion.
- 3Partie III : les huiles siccatives (5 questions)Protection du fer par réticulation d'un monomère et détermination de l'indice d'iode par dosage en retour.
- 4Partie IV : les peintures dépolluantes (7 questions)Structure cristallographique de l'oxyde de titane et cinétique d'ordre 1 de la dégradation photocatalytique d'un polluant.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesConfusion entre grandeurs de dimensions différentes · Lois de Descartes mal maitrisées · Tracé de la droite d'Ellingham raté malgré sa simplicitéAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLa très grande majorité des candidats a abordé les deux thèmes physique et chimie, en parcourant l'ensemble du sujet, avec une tendance à esquiver la partie III sur les huiles siccatives. Le jury souligne que le sujet a permis de révéler les candidats maitrisant leur cours et sachant l'appliquer à des situations nouvelles.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Confusion entre grandeurs de dimensions différentes
De très nombreux candidats comparent des grandeurs de dimensions différentes, par exemple un temps avec une valeur sans dimension.
« il est très fréquent de voir τ ≪ 1 où τ désigne un temps »
- 2Lois de Descartes mal maitrisées
Les candidats définissent mal les angles par rapport au dioptre et omettent souvent de définir le plan d'incidence.
- 3Tracé de la droite d'Ellingham raté malgré sa simplicité
Le jury regrette que cette question classique ait donné lieu à de nombreuses erreurs par manque de rigueur : unités manquantes ou fausses, chiffres significatifs non respectés, calculs faux.
« 70% des candidats n'ont eu aucun point »
- 4Réaction d'Ellingham écrite dans le mauvais sens
La réaction est souvent écrite à l'envers, de même que la réaction d'oxydation du fer par le minium ou celle du titrage redox.
- 5Calculs de masse volumique aberrants
Le calcul d'une masse volumique donne encore souvent des valeurs numériques totalement aberrantes, sans que le jury note de progrès d'une année sur l'autre.
- 6Analyses statistiques trop lapidaires
Les réponses aux questions de régression linéaire sont trop sommaires et omettent souvent le coefficient de régression.
Ce qui a été bien réussi
- Le modèle de Drüde de la conduction métallique est connu et maitrisé, l'expression de la conductivité est très souvent trouvée.
- La prévision des réactions thermodynamiquement favorisées à partir de la lecture du diagramme est en général connue.
Conseils du jury
- Aborder les différentes parties sur des feuilles différentes pour éviter les allers-retours et faciliter la correction.
- Soigner la présentation : pagination, mise en évidence des réponses, éviter un rendu proche du brouillon.
- Vérifier systématiquement l'homogénéité et les unités des résultats numériques.
- Il n'était pas nécessaire de traiter l'intégralité du sujet pour obtenir une très bonne note, mais un traitement continu d'une partie était plus payant qu'un picorage de questions isolées.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
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Ce sujet aborde diverses méthodes, physiques et chimiques, de traitement de surface. Il est composé de deux problèmes indépendants. La partie I s'intéresse au traitement de surface par faisceau laser. Les parties II, III et IV présentent quelques propriétés de revêtements chimiques de surface.
Les données sont regroupées en fin d'énoncé. Les résultats numériques seront donnés avec un nombre de chiffres significatifs compatible avec celui utilisé pour les données.
I Traitement de surfaces par faisceau laser
I.A - Interaction laser-matière
I.A.1) Conductivité complexe du milieu métallique
a) Modèle de Drüde
b) Simplifier, en le justifiant, cette relation dans le cas d'électrons non relativistes. On fera l'hypothèse que la norme maximale du champ magnétique dans le métal est peu différente de celle dans le vide.
c) En déduire que la conductivité complexe
d) Dans le cas du laser
I.A.2) Neutralité du conducteur
b) Intégrer l'équation en prenant comme condition initiale
c) Calculer
I.A.3) Relation de dispersion
b) Montrer, à l'aide d'un calcul numérique, qu'un terme peut être négligé dans l'équation de Maxwell-Ampère.
c) Déterminer l'équation de propagation satisfaite par le champ électrique
d) On recherche le champ
e) On note
f) Quelle inégalité doit vérifier le produit
I.A.4) Coefficient d'absorption en intensité dans le milieu
b) En déduire que l'on peut faire intervenir une longueur caractéristique d'absorption en intensité
c) En faisant un bilan de puissance sur une tranche de conducteur comprise entre
I.A.5) Réflexion et transmission de l'onde incidente normale sur le métal

a) Rappeler les lois de Descartes pour la réflexion et la transmission en précisant sur un schéma les notations utilisées. On tracera les rayons dans le cas d'un milieu 2 plus réfringent que le milieu 1.
b) En déduire, dans le cas d'une incidence normale, une conséquence simple sur les directions de polarisation des ondes réfléchies et transmises.
On montre alors que le coefficient de réflexion en intensité
d) La figure 2 donne, pour l'acier, les variations de
I.B - Étude thermique
Lors d'une phase de chauffage, les échanges thermiques par convection, diffusion et rayonnement en
I.B.1) Établir l'équation aux dérivées partielles, notée (1), satisfaite par

I.B.3) À l'aide d'une analyse dimensionnelle, définir la longueur de diffusion thermique
Les deux longueurs caractéristiques
- le chauffage surfacique pour lequel
L_a≪L_D , l'absorption se fait alors sur de faibles profondeurs et le profil de température dépend essentiellement des propriétés thermiques du milieu; - le chauffage volumique pour lequel
L_a≫L_D et où le profil de température dépend essentiellement des propriétés optiques du milieu.
I.B.4) Traduire par deux relations les conditions aux limites satisfaites parT(z, t) enz = 0 et enz = + ∞ , sachant qu'à l'instantt = 0 , le milieu est à l'équilibre thermique, à la températureT_0 .
Avec les conditions initiale et limites précédentes, la résolution de l'équation (2) donne les solutions analytiques approchées suivantes : -
T(z = 0, t) = T_0 + (2I_0^′√(Dt))/(K√π) pour la température de surface du matériau dans le cas d'un chauffage surfacique; -
T(z, t) = T_0 + (I_0^′ t)/(L_a μc)e^(− αz) dans le cas d'un chauffage volumique.
I.B.5) On considère l'acier dont les caractéristiques physiques sont données en fin d'énoncé. Pourλ = 10, 6μ m , la longueur caractéristique d'absorption de l'acier vautL_a = 1, 8 × 10^(− 12) m .
a) On relève, à l'aide d'un pyromètre infrarouge la température de surface de l'acier au niveau de la surface éclairée par le laser. On note au cours du temps les valeurs suivantes :
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0 |
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20 | 73,2 | 138,9 | 257,9 | 432,1 | 552,0 | 941,3 | 1209,4 | 1543,2 |
b) À l'aide d'une régression linéaire, évaluer numériquement
c) On souhaite réaliser une trempe superficielle de l'acier afin d'obtenir une dureté très élevée en surface. Pour cela, on chauffe l'acier de façon à passer de la variété allotropique
d) Conclure quant à la validité de l'hypothèse d'un chauffage surfacique ou d'un chauffage volumique.
e) La figure 3 donne le profil de température dans l'acier après un temps de chauffe de

II Inhibiteurs de corrosion
II.A - Le minium de plomb
Pb_3 O_4
II.A.1) Sur le diagramme d'Ellingham fourni figure A du document réponse, attribuer les domaines d'existence à chacune des espèces prises en compte dans le tracé du diagramme :
II.A.2) Déterminer l'équation de la droite d'Ellingham du couple
II.A.3) Le minium de plomb réagit avec le fer pour donner comme produits PbO et FeO . Justifier que cette réaction peut avoir lieu. Comment nomme-t-on le type de protection réalisée?
II.B - Autres inhibiteurs
II.B.1) Sur le diagramme potentiel- pH fourni figure
II.B.2) Tracer sur le diagramme potentiel-pH fourni figure B du document réponse, la droite
II.B.3) Qu'appelle-t-on «site anodique»? Justifier de façon détaillée à l'aide d'un schéma sur l'exemple du fer (toujours en milieu acide désaéré).
II.B.4) Dans le cas où on utilise un inhibiteur anodique, expliquer pourquoi l'altération locale du film peut entraîner une corrosion en profondeur.
II.C - Amines et carboxylates
II.C.1) Les amines, de formule
II.C.2) Une étude expérimentale est effectuée sur des échantillons d'acier trempés dans une solution contenant un inhibiteur qui possède à la fois les fonctions amine et carboxylate. L'idée est la suivante : l'échantillon se couvre d'un film d'inhibiteur et on cherche à évaluer la protection ainsi obtenue.
On met en œuvre un montage à trois électrodes : une électrode de travail (qui est recouverte d'une couche d'acier dont on étudie la corrosion), une électrode de référence et une contre-électrode. On trace (cf figure
a) Quels sont les deux effets dus à la présence d'inhibiteur ? En quoi ces deux effets permettent-ils d'expliquer l'action inhibitrice de la solution?
b) Pour
c) Déterminer graphiquement les densités de courant de corrosion sans inhibiteur, avec
d) Évaluer le pouvoir protecteur (ou pourcentage de protection défini ci-dessous) pour les solutions à 0,2 et
Pouvoir protecteur
III Les huiles siccatives
III.
On appelle indice d'iode la masse de dihalogène, exprimée en grammes de diiode qui pourrait se fixer sur 100 grammes de la substance étudiée. Il caractérise le degré d'insaturation d'une huile ou d'une graisse. Les halogènes sont fixés sur les doubles liaisons à partir d'une solution de monochlorure d'iode ICl à

III. B - Par rapport au réactif de Wijs, l'huile utilisée doit-elle être en excès ou en défaut?
III.
III.
III.
IV Les peintures dépolluantes
IV.A - Étude de la structure du rutile

IV.A.2) Déterminer la masse volumique du rutile, notée
IV.A.3) On prend comme hypothèse de travail qu'il y a contact entre les ions
IV.B - Étude de l'équilibre d'adsorption du polluant
L'équilibre considéré est alors :
IV.B.1) Exprimer
IV.B.2) Déterminer l'enthalpie standard de la réaction IV.1; cette donnée ainsi que l'entropie standard de réaction, est supposée indépendante de la température et on l'exprimera en
IV.C - Étude expérimentale de la cinétique de dégradation du polluant
| Temps d'irradiation
|
1 | 2 | 3 | 4 | 6 | 8 |
| Concentration
|
8,89 | 6,59 | 4,64 | 3,44 | 1,79 | 0,985 |
IV.C.2) Déterminer la constante de vitesse de la réaction à 298 K .
Données
Caractéristiques du laser à
Intensité
Section du faisceau laser
Temps moyen entre deux collisions de porteurs de charge
Conductivité électrique statique
Conductivité thermique
Diffusivité thermique
Point de transformation allotropique
Point de fusion
Quelques constantes
Vitesse de la lumière dans le vide
Permittivité du vide
Charge d'un électron
Données diverses
Rayon ionique du titane
74 pm
Rayon ionique de
126 pm
Données thermochimiques considérées comme indépendantes de la température
| Composé |
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211,4 | 66,50 | 205,0 |
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K | Ti | O |
| 253,9 | 39,1 | 47,9 | 16,0 |
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Concours Centrale-Supélec 2012
Signature :
Composition de Physique-Chimie Filière PSI
NUMÉRO DE PLACE
- couple
FeO_((s))/Fe_((s)) Δ_r G_1^0 = − 518700 + 125, 1T - couple
Fe_3 O_(4(s))/Fe_((s)) Δ_r G_2^0 = − 545100 + 156, 4T - couple
Fe_3 O_(4(s))/FeO_((s)) Δ_r G_3^0 = − 624300 + 250, 3T

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Questions fréquentes
3 questionsSur quels chapitres porte centrale physique-chimie PSI 2012 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
3 questionsSur quels chapitres porte centrale physique-chimie PSI 2012 ?
Le sujet couvre la conduction métallique, la propagation d'ondes électromagnétiques et la diffusion thermique en physique, ainsi que les diagrammes d'Ellingham, la corrosion, la cristallographie et la cinétique chimique en chimie.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet centrale PSI ?
Des confusions de dimensions physiques, des lois de Descartes mal appliquées, un tracé de droite d'Ellingham très mal réussi malgré sa simplicité, et des calculs numériques aberrants comme des masses volumiques absurdes.
Fallait-il traiter tout le sujet centrale physique-chimie PSI 2012 pour avoir une bonne note ?
Non, le jury indique qu'il était possible d'obtenir une très bonne note sans avoir traité l'intégralité du sujet, à condition de traiter une partie de façon continue plutôt que de picorer des questions isolées.
Pas de description pour le moment
