Sujet Polytechnique Mathématiques 2 MP 2002
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CONCOURS D'ADMISSION 2002
DEUXIÈME COMPOSITION DE MATHÉMATIQUES
(Durée : 4 heures)
L'utilisation des calculatrices n'est pas autorisée pour cette épreuve.
On attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Dans les trois premières parties, on désigne par
-
n etm des entiers> 0 tels quen ⩽ m ; -
E l'espace euclidienR^n avec son produit scalaire usuel (⋅ | ⋅ ) et la norme associée‖ ⋅ ‖ ; -
e_j, j = 1, …, m , des éléments non nuls deE satisfaisant une condition de la forme
où
α est un réel
> 0 ;
-
T l'endomorphisme deE défini par
Si
S est un endomorphisme de
E , sa norme
‖S‖ est défini par
Première partie
- Donner un exemple simple de famille (
e_j ) satisfaisant une condition de la forme (1). - Déterminer le sous-espace vectoriel de
E engendré par lese_j . - On prend
n = 2, m = 3, e_1 = (0, 1), e_2 = (− √3/2, − 1/2), e_3 = (√3/2, − 1/2) . Déterminer∑_j(x|e_j)^2 etT . - Vérifier que
T est autoadjoint, inversible et satisfait(T(x)|x) ⩾ α‖x‖^2 pour toutx ∈ E . - Comparer
‖T‖ etsup{(T(x)|x) : ‖x‖ = 1} . - Trouver un réel
β tel que(T^(− 1)(x)|x) ⩽ β‖x‖^2 pour toutx ∈ E . Que peut-on dire de‖T^(− 1)‖? - On suppose que
α‖x‖^2 = ∑_j(x|e_j)^2 pour toutx ∈ E . DéterminerT .
Deuxième partie
On note
F l'espace euclidien
R^m, (f_1, …, f_m) sa base naturelle,
(⋅ | ⋅)_F son produit scalaire naturel. On définit une application linéaire
Φ : E → F par
On pourra admettre qu'il existe une unique application linéaire
Ψ : F → E satisfaisant
- Vérifier que l'on a
Ψ(h) = ∑_j h_j e_j etΨ ∘ Φ = T .
On pose
e~_j = T^(− 1)(e_j) et on définit une application linéaire
Φ~ : E → F par
- Vérifier que l'on a
F = ImΦ~ ⊕ (ImΦ)^⊥ . - Étant donné un élément
x deE , déterminer le minimum des nombres∑_j h_j^2 pour les familles(h_j) vérifiantx = ∑_j h_j e_j , et préciser pour quelles familles(h_j) ce minimum est atteint. - Expliquer ce qui se passe dans chacun des cas suivants:
a) lese_j forment une base deE ;
b) lese_j forment une base orthonormale deE ;
c) on aα‖x‖^2 = ∑_j(x|e_j)^2 pour toutx ∈ E .
Troisième partie
On se propose, dans cette partie, de résoudre l'équation
T(x) = y par une méthode d'itérations successives. On pose
on a donc
0 < a ⩽ b . Pour tout réel
s > 0 on pose
V_s = id_E − sT .
12. Montrer que l'on a
12. Montrer que l'on a
- Déterminer le minimum
C de la fonctions ↦ ‖V_s‖ , préciser pour quelle valeurs_0 des il est atteint, et montrer queC ∈ [0, 1] . À quelle conditionC est-il égal à 0 ?
[Il est conseillé de dessiner les courbes représentatives des fonctionss ↦ |1 − as| ets ↦ |1 − bs| ].
On fixe un élémenty deE et on définit une applicationU deE dans lui-même par
- Étant donné
x etx^′ ∈ E , comparer‖U(x) − U(x^′)‖ etC‖x − x^′‖ . - On désigne par
x_0 un élément deE et on pose, pour tout entiern > 0, x_n = U^n(x_0) . Étudier le comportement de la suite(x_n) . Conclure.
Quatrième partie
Dans cette partie, on désigne par
-
E un espace préhilbertien réel; -
T un endomorphisme continu deE (on ne le suppose pas autoadjoint); -
x_0 ety_0 des éléments deE .
Pour tout réel
s > 0 on définit une application
U_s de
E dans lui-même par
16.a) Trouver une condition portant sur
T suffisante pour que l'on ait une majoration de la forme
avec
a > 0, b réel.
b) Trouver alors une condition portant surE , impliquant que la suite
x_n = U_s^n(x_0) soit convergente pour un
s convenable ; préciser dans ce cas la nature (injectif?, surjectif?) de
T .
b) Trouver alors une condition portant sur
Pas de description pour le moment
