Corrigé détaillé Mines Physique 2 PC 2021
Enquête autour de la source GRS 1915+105
- 22 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI : 21 questions sur 22, parties II, III et I.B
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet moyen · Mouvement dans un champ de force centrale, Cinématique et dynamique du point, Ondes mécaniques et acoustiques · 8 incontournables · 21 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet original prend la forme d'une enquête astrophysique pas à pas pour déterminer la nature de la source galactique GRS 1915+105, emblème des micro-quasars. Le candidat élimine d'abord l'hypothèse d'une étoile ordinaire par des arguments de variabilité temporelle et de limite d'Eddington, avant de prouver la présence d'un trou noir stellaire au sein d'un système binaire grâce à la fonction de masse déduite de mesures spectroscopiques. Enfin, l'étude cinématique des éjections bipolaires met en lumière l'illusion d'optique relativiste produisant des jets apparemment superluminiques. Très formateur, ce problème combine harmonieusement électromagnétisme, mécanique newtonienne, physique quantique élémentaire et cinématique relativiste, tout en exigeant une lecture attentive et rigoureuse des données d'observation.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,58/20)
- Temps estimé
- ≈ 2 h 05 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Mouvement dans un champ de force centrale30 %
- Cinématique et dynamique du point30 %
- Ondes mécaniques et acoustiques18 %
- Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide14 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 21 questions sur 22, parties II, III et I.B.
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Sommaire
22 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
22 questionsPartie I : La nature de GRS 1915+105
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : onde électromagnétique, propagation d'un signal
A l'aide du document 1, indiquer dans quelle constellation se trouve GRS 1915+105. Avec un seul chiffre significatif, quelle est sa distance à la Terre en années-lumière ?
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Repérer l'ascension droite \alpha \simeq 19\text{ h } 15\text{ min} et la déclinaison \delta \simeq +11^\circ sur la carte du ciel du document 1 pour identifier la constellation, puis convertir la distance de kiloparsecs en années-lumière à l'aide des constantes fournies.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture de la constellation (Aigle) dans le document 1 et conversion de la distance en années-lumière avec un chiffre significatif.
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1. Identification de la constellation :
Les coordonnées équatoriales de la source GRS 1915+105 sont :
- une ascension droite \alpha \simeq 19\text{ h } 15\text{ min} ;
- une déclinaison \delta \simeq +11^\circ.
Sur la carte du ciel de l'hémisphère nord (document 1) :
- l'ascension droite se lit sur le cercle périphérique (gradué de 0\text{ h} à 24\text{ h} dans le sens trigonométrique) : on se place un peu après 19\text{ h} ;
- la déclinaison se lit sur les cercles concentriques (le centre correspond au pôle Nord céleste à +90^\circ, et les cercles représentent +75^\circ, +60^\circ, +45^\circ, +30^\circ et +15^\circ). Une déclinaison de +11^\circ se situe juste à l'extérieur du cercle des +15^\circ.
La zone ainsi repérée correspond à la constellation de l'Aigle.
2. Calcul de la distance en années-lumière :
Par définition, une année-lumière (\text{al}) est la distance parcourue par la lumière dans le vide en une année julienne (\Delta t \simeq 365{,}25\text{ jours} \simeq 3{,}16 \times 10^7\text{ s}) :
La distance de la source à la Terre vaut d \simeq 12\text{ kpc} = 12 \times 10^3\text{ pc}. Avec 1\text{ pc} \simeq 3{,}0 \times 10^{16}\text{ m} :
On en déduit la distance exprimée en années-lumière :
Avec un seul chiffre significatif :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne confondez pas année-lumière et unité astronomique, et gardez un regard critique sur la cohérence des valeurs obtenues.
« De nombreux candidats ont confondu année-lumière et unité astronomique. »
« Le jury rappelle aux candidats qu’ils doivent rester critiques quant à la valeur numérique obtenue afin de relever toute incohérence. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question déjà tombée ailleurs
I.A · Une étoile normale ?
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : densité d'énergie électromagnétique, onde plane progressive
Exprimer en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Calculer le vecteur de Poynting de l'onde plane progressive monochromatique dans le vide et en prendre la valeur moyenne temporelle pour obtenir l'éclairement \mathcal{E}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Valeur moyenne de la densité volumique d'énergie d'une OPPH dans le vide : \langle\mathcal{E}\rangle = \frac{1}{2}\epsilon_0 E_0^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour une onde plane progressive monochromatique se propageant dans le vide selon +\widehat{e}_x, le champ magnétique associé se déduit de la relation de structure issue de l'équation de Maxwell-Faraday :
Le vecteur de Poynting \vec{\Pi}, représentant le flux d'énergie électromagnétique par unité de surface, s'écrit :
En utilisant la relation entre les constantes fondamentales dans le vide, c^2 = \frac{1}{\varepsilon_0 \mu_0}, on a \frac{1}{\mu_0 c} = \varepsilon_0 c, d'où :
L'éclairement \mathcal{E} correspond à la puissance moyenne surfacique transportée selon la direction de propagation :
La valeur moyenne temporelle du cosinus au carré sur une période étant égale à \frac{1}{2}, on obtient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Justifiez le résultat demandé et vérifiez systématiquement son homogénéité.
« Un grand nombre de candidats donne le résultat sans justification et ce dernier s’est avéré être assez souvent inhomogène. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI
Notions : photon, pression de radiation, relation de de broglie
Rappeler l'expression de l'énergie transportée par un photon puis exprimer le nombre de photons qui arrivent sur la paroi entre et , en fonction de , , , et de la constante de Planck .
On suppose que la paroi absorbe totalement le rayonnement. Quelle est l'expression de la quantité de mouvement d'un photon d'après la relation de de Broglie ?
Exprimer la quantité de mouvement reçue par la paroi au cours d'un choc photon–paroi puis en déduire la force subie par la paroi de la part de l'ensemble des photons incidents.
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'énergie h\nu d'un quantum de lumière pour déterminer le nombre de photons incidents, puis appliquer la relation d'impulsion p=h/\lambda=h\nu/c afin de relier la force moyenne au débit de quantité de mouvement absorbé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relations E=h\nu et p=h/\lambda, flux de photons incidents, puis bilan de quantité de mouvement cédée pour obtenir la force F = \mathcal{E}S.
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L'énergie transportée par un photon associé à une onde de fréquence \nu est donnée par la relation de Planck-Einstein :
Pendant la durée \mathrm{d}t, l'énergie lumineuse reçue par la paroi d'aire S soumise à l'éclairement \mathcal{E} s'écrit \mathrm{d}\mathcal{E}_{\text{rec}} = \mathcal{E} \, S \, \mathrm{d}t. Le nombre \mathrm{d}N de photons incidents pendant cet intervalle de temps est donc :
D'après la relation de de Broglie, la quantité de mouvement d'une particule associée à une onde de longueur d'onde \lambda = c/\nu a pour norme p = \frac{h}{\lambda} = \frac{h\nu}{c}. En tenant compte du sens de propagation selon \widehat{e}_r, le vecteur quantité de mouvement d'un photon incident s'écrit :
La paroi absorbant totalement le rayonnement, le photon disparaît après l'interaction. Par conservation de la quantité de mouvement du système isolé {photon + paroi} lors du choc, la quantité de mouvement \vec{p}_{\text{reçue}} cédée à la paroi par un photon vaut :
Pendant la durée \mathrm{d}t, la quantité de mouvement totale transférée à la paroi par l'ensemble des \mathrm{d}N photons incidents est :
D'après la deuxième loi de Newton, la force exercée par les photons sur la paroi s'obtient par :
Soit, en norme :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Utilisez la relation de de Broglie sans attribuer de masse au photon, et tenez compte de l'absorption totale indiquée dans l'énoncé.
« Des candidats se sont retrouvés bloqués au milieu de la question à cause d’une méconnaissance de la relation de de Broglie. »
« Pour définir la quantité de mouvement d’un photon, il n’est pas acceptable de lui associer une masse. »
« Une bonne lecture de l’énoncé aurait permis à tous les candidats de s’apercevoir que les photons étaient entièrement absorbés par la paroi et non réfléchis. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI
Notions : pression de radiation, flux d'énergie
Exprimer la force de radiation exercée par les photons sur l'élément de matière en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la puissance surfacique reçue à la distance R d'une source de luminosité isotrope L, puis multiplier par l'aire S pour en déduire la force de pression de radiation.
Voir la stratégieStratégie
- Par isotropie du rayonnement émis par le noyau ponctuel, relier la luminosité L (puissance totale rayonnée) à l'éclairement \mathcal{E} à la surface de l'étoile de rayon R.
- Utiliser l'expression de la force de radiation établie à la question Q3 pour une surface absorbante S normale au flux incident.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression du flux en fonction de la luminosité L = 4\pi R^2 \mathcal{E}c d'où la force radiative F_{\mathrm{rad}} = \frac{LS}{4\pi R^2 c}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le noyau de l'étoile est modélisé par une source ponctuelle émettant de façon isotrope une puissance totale L. À la distance R du centre, cette puissance est uniformément répartie sur la sphère de surface 4\pi R^2. L'éclairement énergétique à la surface s'écrit donc :
D'après le résultat obtenu à la question Q3, la force radiative exercée sur une paroi plane d'aire S perpendiculaire à la direction de propagation et absorbant totalement le flux incident a pour norme :
En y injectant l'expression de \mathcal{E}, on obtient l'expression de la force de radiation subie par l'élément de matière :
soit en norme :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Un raisonnement rigoureux sur la surface d'une sphère et une expression vectorielle de la force étaient attendus.
« Il était attendu un raisonnement sur l’aire d’une surface sphérique et non un raisonnement par ordre de grandeur. »
« Un résultat vectoriel était attendu dans l’expression de la force. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI
Notions : limite d'eddington, gravitation
Exprimer, notamment en fonction du rapport , la luminosité maximale permettant un équilibre entre force radiative et force gravitationnelle.
Voir l'indiceIndice
Écrire l'équilibre mécanique entre la force de gravitation centripète exercée par la masse M et la force répulsive centrifuge due au rayonnement.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force d'attraction gravitationnelle exercée par le cœur de masse M sur l'élément de matière de masse m situé à la surface (r = R).
- Écrire la condition d'équilibre mécanique radial entre la force radiative centrifuge et la force gravitationnelle centripète.
- Isoler la luminosité limite L_{\text{Edd}} et faire apparaître le rapport m/S.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité de la force gravitationnelle et de la force de pression de radiation, conduisant à L_{\mathrm{Edd}} = 4\pi G M c (m/S).
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L'élément de matière de masse m, situé à la distance R du noyau ponctuel de masse M, subit deux forces suivant la direction radiale \widehat{e}_r :
la force d'attraction gravitationnelle :
\vec{F}_{\text{grav}} = -\frac{G M m}{R^2}\,\widehat{e}_rla force de pression de radiation établie à la question Q4 :
\vec{F}_{\text{rad}} = \frac{L S}{4\pi R^2 c}\,\widehat{e}_r
À la limite d'Eddington, la luminosité maximale L_{\text{Edd}} correspond à l'équilibre strict entre ces deux forces opposées, soit \vec{F}_{\text{rad}} + \vec{F}_{\text{grav}} = \vec{0} :
En simplifiant par R^2, on obtient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Maîtrisez la force gravitationnelle et traduisez la condition d'équilibre par une somme vectorielle nulle.
« De trop nombreux candidats ne connaissent pas l’expression de la force gravitationnelle et se hasardent à donner une expression non homogène. »
« Le jury a rencontré dans un certain nombre de copies une condition d’équilibre exprimée comme l’égalité vectorielle des forces alors qu’elle se traduit par une somme vectorielle nulle. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI
Notions : limite d'eddington
Le rapport est une constante indépendante des paramètres de l'étoile. En prenant , exprimer la limite d'Eddington sous la forme où est un facteur que l'on déterminera et dont on précisera la valeur numérique. La luminosité de GRS 1915+105 étant , en déduire la valeur de la masse minimale de GRS 1915+105, exprimée en masses solaires.
Voir l'indiceIndice
Isoler la dépendance en masse dans la formule obtenue pour identifier la constante sans dimension K_1, puis poser L \le L_{\mathrm{Edd}} pour minorer la masse de l'étoile.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'expression de K_1 en égalant l'expression de la limite d'Eddington établie à la question Q5 à la forme factorisée demandée.
- Effectuer l'application numérique de K_1 en utilisant les données de l'énoncé, notamment l'approximation 3\pi \simeq 10.
- Écrire la condition de stabilité L \le L_{\mathrm{Edd}} pour en déduire la masse minimale M_{\min} en masses solaires.
Voir la réponse courteRéponse courte
Mise sous forme réduite L_{\mathrm{Edd}} = K_1 \frac{M}{M_\odot} L_\odot avec calcul de K_1, puis déduction de la masse minimale.
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D'après la question Q5, la luminosité limite d'Eddington s'écrit :
En identifiant cette relation avec la forme proposée L_{\mathrm{Edd}} = K_1 \dfrac{M}{M_\odot} L_\odot, on obtient :
Calculons la valeur numérique de K_1 avec les données de l'énoncé :
Le produit des facteurs numériques sans \pi vaut :
En multipliant par 4\pi et en utilisant l'indication 3\pi \simeq 10 :
Pour que l'étoile reste liée gravitationnellement sous l'effet de sa propre radiation, sa luminosité L doit être inférieure ou égale à sa luminosité d'Eddington :
La masse minimale vaut ainsi :
Pour L = 2 \times 10^6\,L_\odot, on a :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Interrogez-vous sur la cohérence de vos résultats lorsqu'une application numérique est explicitement demandée.
« Le jury invite les candidats à se questionner sur la cohérence de leur résultat avec l’énoncé. Ainsi, trouver K1 = 1 alors qu’une application numérique est demandée doit interpeler. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : temps de propagation, limite de causalité
En utilisant le document 2, déterminer la plus petite échelle de variabilité temporelle de GRS 1915+105. En déduire le rayon maximum de cet objet, en supposant qu'il respecte la limite de causalité. Comparer avec le rayon moyen d'une géante bleue et conclure.
Voir l'indiceIndice
Relever dans le document 2 la plus petite durée caractéristique \Delta t \sim 1/f_3 associée aux sursauts rapides, puis calculer le rayon maximal R_{\max} = c\Delta t avant de le comparer au rayon d'une géante bleue.
Voir la stratégieStratégie
- Extraire du document 2 la plus petite durée de variation périodique \Delta t à partir de la fréquence maximale observée f_3.
- Appliquer la condition de causalité R < c\Delta t pour borner le rayon caractéristique R_{\max} de l'astre.
- Calculer le rayon moyen d'une géante bleue à partir des données de l'énoncé et conclure quant à la validité de l'hypothèse 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture de \Delta t sur les courbes de flux, majoration du rayon par R \le c\Delta t, et comparaison au rayon d'une géante bleue.
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D'après le document 2, la variabilité temporelle \Delta t correspond à la plus petite durée de variation périodique de l'intensité lumineuse. Elle est associée aux sursauts de fréquence f_3 \simeq 10\text{ Hz} :
La limite de causalité stipule qu'une variation coordonnée de l'ensemble de la source ne peut pas se propager plus vite que la lumière dans le vide, soit :
Numériquement, avec c \simeq 3{,}0 \times 10^5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} :
L'énoncé indique qu'une géante bleue a un rayon moyen environ 15 fois supérieur à celui du Soleil (R_\odot \simeq 7{,}0 \times 10^5\text{ km}) :
On constate que :
Le rayon effectif de la source d'émission est plus de deux ordres de grandeur inférieur à celui d'une géante bleue, et même nettement plus petit que le rayon du Soleil.
Conclusion : L'hypothèse 1 est réfutée. La source GRS 1915+105 ne peut pas être une étoile ordinaire de type géante bleue ; il s'agit nécessairement d'un objet compact.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Une lecture attentive et rigoureuse du document 2 était indispensable pour extraire la bonne échelle temporelle.
« La réussite à cette question nécessitait une bonne appropriation du document 2, ce qui a fait défaut à un grand nombre de candidats conduisant à des valeurs erronées de la plus petite échelle de variabilité temporelle. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
I.B · Un objet compact ?
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : énergie potentielle de gravitation
Exprimer la variation d'énergie potentielle causée par l'accrétion d'un élément de masse , initialement situé à très grande distance de l'objet compact, vers la surface de cet objet compact de rayon . Donner sous la forme , étant une constante à déterminer en fonction notamment des caractéristiques de l'objet compact.
Déterminer la valeur numérique de cette constante dans le cas du Soleil et dans celui d'un objet compact de masse et de rayon . Commenter, sachant que le processus de fusion nucléaire, responsable de la production d'énergie dans les étoiles « ordinaires », représente environ (voir document 3).
Voir l'indiceIndice
Calculer la variation d'énergie potentielle gravitationnelle d'une masse m entre l'infini et le rayon R, identifier K_2 = -GM/(Rc^2) et comparer l'énergie libérée par accrétion à celle issue des réactions thermonucléaires.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie potentielle gravitationnelle d'une masse ponctuelle m dans le champ d'un astre à symétrie sphérique de masse M, avec la convention usuelle E_p(\infty) = 0.
- Calculer la variation \Delta E_p = E_p(R) - E_p(\infty) lors du transfert depuis l'infini jusqu'à la surface r = R, et identifier la constante K_2.
- Évaluer numériquement K_2 pour le Soleil puis pour l'objet compact, et comparer à l'énergie libérée par fusion nucléaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énergie potentielle gravitationnelle \Delta E_p = -G M m / R = K_2 m c^2, calcul de K_2 pour le Soleil et un astre compact, puis comparaison à la fusion nucléaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie potentielle gravitationnelle d'une masse m située à la distance r du centre d'un astre de masse M, avec l'origine des potentiels choisie à l'infini (E_p(\infty) = 0), s'écrit :
Lors de l'accrétion de la masse m depuis l'infini (r \to \infty) jusqu'à la surface de l'astre (r = R), la variation d'énergie potentielle est :
On met cette expression sous la forme \Delta E_p = K_2 m c^2 :
L'énergie potentielle libérée et disponible pour être convertie (en rayonnement ou en énergie cinétique) correspond à la valeur absolue |\Delta E_p| = |K_2| m c^2, avec |K_2| = \frac{G M}{R c^2}.
Applications numériques :
Cas du Soleil : avec M = M_\odot \simeq 2{,}0 \times 10^{30}\text{ kg} et R = R_\odot \simeq 7{,}0 \times 10^5\text{ km} = 7{,}0 \times 10^8\text{ m},
\begin{aligned} |K_{2,\odot}| &= \frac{7{,}0 \times 10^{-11} \times 2{,}0 \times 10^{30}}{7{,}0 \times 10^8 \times (3{,}0 \times 10^8)^2} \\ &= \frac{2{,}0 \times 10^{19}}{6{,}3 \times 10^{25}} = \frac{2}{9} \times 10^{-5} \simeq 2{,}2 \times 10^{-6} \end{aligned}\boxed{K_{2,\odot} \simeq -2{,}2 \times 10^{-6} \quad (\text{soit } |K_{2,\odot}| \simeq 2{,}2 \times 10^{-6})}Cas de l'objet compact : avec M = 2 M_\odot \simeq 4{,}0 \times 10^{30}\text{ kg} et R = 20\text{ km} = 2{,}0 \times 10^4\text{ m},
\begin{aligned} |K_{2,\text{compact}}| &= \frac{7{,}0 \times 10^{-11} \times 4{,}0 \times 10^{30}}{2{,}0 \times 10^4 \times (3{,}0 \times 10^8)^2} \\ &= \frac{2{,}8 \times 10^{20}}{1{,}8 \times 10^{21}} = \frac{14}{90} \simeq 0{,}16 \end{aligned}\boxed{K_{2,\text{compact}} \simeq -0{,}16 \quad (\text{soit } |K_{2,\text{compact}}| \simeq 0{,}16)}
Commentaire :
- Pour une étoile ordinaire comme le Soleil, |K_2| \sim 10^{-6} \ll 0{,}07 : l'énergie libérée par accrétion gravitationnelle est tout à fait négligeable devant l'énergie issue des réactions thermonucléaires de fusion (\sim 0{,}07 m c^2).
- Pour un objet compact (ici une étoile à neutrons), l'énergie libérée représente environ 16\,\% de l'énergie de masse au repos m c^2. Ce rendement dépasse celui de la fusion thermonucléaire (\approx 7\,\%) : l'accrétion gravitationnelle sur un astre compact constitue un mécanisme de libération d'énergie extrêmement efficace, capable d'alimenter les microquasars.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Faites particulièrement attention aux erreurs de signe lors du calcul de la variation d'énergie potentielle.
« Le jury a noté de nombreuses erreurs, particulièrement de signe, dans l’expression de la différence d’énergie potentielle. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : vitesse de libération, rayon de schwarzschild
Exprimer l'énergie mécanique d'un objet ponctuel de masse , de vitesse , subissant une force d'attraction gravitationnelle de la part d'un astre de masse supposé ponctuel et situé à la distance .
A quelle condition cet objet est-il dans un état de diffusion ?
En déduire l'expression de la vitesse de libération de l'objet en fonction de sa distance à l'astre attracteur.
En considérant que l'on peut généraliser ce calcul classique aux photons, exprimer le rayon de Schwarzschild de l'astre attracteur en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Écrire l'énergie mécanique d'un point matériel sous attraction newtonienne, formuler la condition de diffusion E_m \ge 0 à l'infini pour trouver la vitesse de libération, puis transposer à la vitesse c pour le rayon de Schwarzschild.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie mécanique E_m = E_c + E_p en choisissant l'origine de l'énergie potentielle gravitationnelle à l'infini.
- Identifier la condition sur E_m permettant à l'objet d'atteindre l'infini avec une énergie cinétique positive ou nulle (état non lié ou de diffusion).
- Définir la vitesse de libération comme la vitesse minimale garantissant E_m \ge 0, puis identifier v_{\text{lib}} = c à la distance r = R_s pour obtenir le rayon de Schwarzschild.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition d'état de diffusion E_m \ge 0, vitesse de libération v_{\mathrm{lib}} = \sqrt{2GM/r}, puis rayon de Schwarzschild R_s = 2GM/c^2 en posant v_{\mathrm{lib}} = c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Expression de l'énergie mécanique
L'énergie cinétique du point matériel de masse m animé de la vitesse v s'écrit :
La force d'interaction gravitationnelle exercée par l'astre de masse M est conservative : \vec{F} = -\frac{G M m}{r^2}\,\widehat{u}_r. En fixant la convention usuelle E_p(r \to +\infty) = 0, l'énergie potentielle gravitationnelle s'écrit :
L'énergie mécanique du système est donc :
2. Condition d'état de diffusion
L'objet se trouve dans un état de diffusion s'il peut s'éloigner indéfiniment de l'astre (r \to +\infty) avec une vitesse v_\infty \ge 0, c'est-à-dire une énergie cinétique résiduelle E_{c,\infty} \ge 0. Comme l'énergie potentielle s'annule à l'infini et que l'énergie mécanique est conservée :
La condition pour que l'objet soit dans un état de diffusion est donc :
(la trajectoire est alors parabolique pour E_m = 0 ou hyperbolique pour E_m > 0).
3. Vitesse de libération
La vitesse de libération v_{\text{lib}}(r) à la distance r est la vitesse minimale que doit posséder l'objet pour échapper à l'attraction gravitationnelle (correspondant au cas limite E_m = 0) :
On en déduit :
4. Rayon de Schwarzschild
Selon l'hypothèse de l'énoncé, aucun objet, y compris un photon se propageant à la vitesse c, ne peut s'échapper si sa vitesse est inférieure à la vitesse de libération. Le rayon limite R_s, dit rayon de Schwarzschild, correspond à la distance à laquelle la vitesse de libération est égale à la célérité de la lumière dans le vide (v_{\text{lib}}(R_s) = c) :
D'où l'expression du rayon de Schwarzschild :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La condition de diffusion s'écrit Em ≥ 0, et il ne faut pas attribuer de masse au photon malgré l'analogie.
« De nombreux candidats proposent Em = 0 comme condition de diffusion alors qu’il était attendu Em ≥0. »
« Le jury rappelle que l’énergie potentielle gravitationnelle est négative donc l’état de diffusion ne saurait être défini par Ec > Ep. »
« Malgré l’analogie proposée dans la question, le photon ne saurait être affublé d’une masse. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : troisième loi de kepler, trou noir
Un calcul relativiste rigoureux conduit à estimer le rayon de la dernière orbite stable d'une particule gravitant autour du trou noir à . Quelle est alors la plus petite échelle de temps de variabilité attendue pour un trou noir de 100 masses solaires ? Conclure.
Voir l'indiceIndice
Calculer le rayon R_o = 3R_s pour M = 100\,M_\odot, puis estimer la période de rotation sur cette dernière orbite pour montrer que l'échelle temporelle est compatible avec les observations X rapides.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer le rayon de Schwarzschild R_s puis le rayon de la dernière orbite stable R_o = 3R_s pour un trou noir de masse M = 100\,M_\odot.
- Évaluer la plus petite échelle de temps de variabilité, soit via la période orbitale minimale de la matière en rotation à cette orbite, soit via la limite de causalité (temps de transit de la lumière sur une distance de l'ordre de R_o).
- Comparer la valeur obtenue à l'échelle temporelle observée dans le document 2 (\Delta t \simeq 0{,}10\text{ s}) pour conclure sur l'hypothèse de l'objet compact.
Voir la réponse courteRéponse courte
Période orbitale à R_o = 3R_s via la loi de Kepler ou temps de transit causal R_o/c, puis comparaison à la variabilité observée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q9, le rayon de Schwarzschild s'écrit :
Pour un trou noir de masse M = 100\,M_\odot = 2{,}0 \times 10^{32}\text{ kg} :
Le rayon de la dernière orbite circulaire stable (ISCO) vaut donc :
Deux approches physiques permettent d'estimer l'échelle de temps minimale de variabilité :
1. Approche orbitale (période de révolution sur la dernière orbite stable) : Sur une orbite circulaire de rayon R_o, la vitesse orbitale classique s'écrit :
La période orbitale associée est :
Numériquement, avec \sqrt{6} \simeq 2{,}45 et 3\pi \simeq 10 :
2. Approche par la limite de causalité (temps de traversée lumineuse) : Le temps minimal requis par la lumière pour traverser la région d'émission de taille caractéristique R_o est :
L'échelle de temps minimale attendue est donc comprise entre quelques millisecondes et quelques dizaines de millisecondes :
Conclusion : Cette échelle de variabilité théorique (T_o \approx 0{,}05\text{ s}) est en excellent accord avec la plus petite échelle de variabilité observée expérimentalement dans le document 2, à savoir les sursauts de période \Delta t = 1/f_3 \simeq 0{,}10\text{ s}.
Cela confirme que la source GRS 1915+105 n'est pas une étoile normale mais abrite bien un objet compact (trou noir stellaire), validant ainsi pleinement l'Hypothèse 2.
Résultat
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Veillez à tirer une interprétation physique correcte de l'échelle de variabilité temporelle calculée.
« De nombreux candidats obtiennent la bonne valeur de la plus petite échelle de temps de variabilité mais en tirent un mauvaise interprétation physique. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Partie II : La nature de l'astre central
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I
Notions : théorème du centré de masse, moment cinétique
Ecrire les équations différentielles vérifiées par les vecteurs et . En déduire que le référentiel centré sur le point tel que est galiléen.
Sous quelle hypothèse le référentiel , centré sur , peut-il être supposé galiléen ? On fera cette hypothèse. Montrer alors que le mouvement de dans s'effectue dans un plan .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la dynamique à chaque corps dans \mathscr{R}_O, sommer les équations pour prouver que le centre d'inertie K est rectiligne uniforme, puis justifier que S_0 est quasi-galiléen si m \ll M avant d'invoquer la conservation du moment cinétique.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à chacun des deux corps S_0 et S_1 dans le référentiel galiléen \mathscr{R}_O.
- Sommer ces deux relations pour faire apparaître le centre de masse K et conclure quant au caractère galiléen de \mathscr{R}_K.
- Comparer les masses m et M pour justifier que le mouvement propre de S_0 est négligeable, puis exploiter la conservation du moment cinétique sous l'effet d'une force centrale pour prouver la planéité de la trajectoire de S_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison des PFD pour prouver que le centre de masse est galiléen ; approximation M \gg m et conservation du moment cinétique assurant la planéité.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le référentiel \mathscr{R}_O supposé galiléen, le système \{S_0, S_1\} est isolé d'un point de vue mécanique : les seules actions mécaniques en jeu sont les forces gravitationnelles intérieures réciproques données par la loi de Newton :
L'application du principe fondamental de la dynamique à chacun des deux points matériels dans \mathscr{R}_O donne :
Soit, en simplifiant par les masses respectives M et m :
En sommant les deux équations du principe fondamental de la dynamique :
Or, par définition du barycentre K, on a (M+m)\overrightarrow{OK} = M\overrightarrow{OS_0} + m\overrightarrow{OS_1}. En dérivant deux fois par rapport au temps dans \mathscr{R}_O :
Le point K est donc animé d'un mouvement rectiligne et uniforme dans le référentiel galiléen \mathscr{R}_O. Le référentiel \mathscr{R}_K, centré en K et en translation par rapport à \mathscr{R}_O, est donc en translation rectiligne uniforme par rapport à un référentiel galiléen :
Caractère galiléen du référentiel \mathscr{R} centré sur S_0 :
L'accélération de S_0 dans \mathscr{R}_K s'écrit \vec{a}(S_0) = \frac{Gm}{\|\overrightarrow{S_0 S_1}\|^2}\vec{u}. Elle devient négligeable devant celle de S_1 (\vec{a}(S_1) = -\frac{GM}{\|\overrightarrow{S_0 S_1}\|^2}\vec{u}) dès lors que la masse de l'étoile compagnon est très faible devant celle de l'objet compact :
Sous cette condition, le centre de masse K est quasiment confondu avec S_0, et le mouvement de S_0 dans \mathscr{R}_K est négligeable, ce qui permet de considérer \mathscr{R} comme galiléen.
Planéité du mouvement de S_1 dans \mathscr{R} :
Dans le référentiel \mathscr{R} (supposé galiléen), S_0 est fixe à l'origine. L'étoile compagnon S_1 est soumise à la seule force de gravitation exercée par S_0, qui est une force centrale dirigée vers S_0 :
Évaluons le moment cinétique de S_1 par rapport au pôle S_0 dans \mathscr{R} :
Le théorème du moment cinétique en S_0 (point fixe de \mathscr{R}) s'écrit :
Le vecteur moment cinétique \vec{L}_{S_0}(S_1) est donc rigoureusement constant au cours du temps : \vec{L}_{S_0} = \vec{C}^{\mathrm{te}}.
- Si \vec{L}_{S_0} = \vec{0}, le produit vectoriel \vec{r}\wedge\vec{v} est nul, le mouvement est purement radial (rectiligne, cas dégénéré de mouvement plan).
Si \vec{L}_{S_0} \neq \vec{0}, alors à chaque instant :
\overrightarrow{S_0 S_1}(t) \cdot \vec{L}_{S_0} = \left(\overrightarrow{S_0 S_1} \wedge m \vec{v}\right) \cdot \overrightarrow{S_0 S_1} = 0Le vecteur position reste orthogonal au vecteur fixe \vec{L}_{S_0}.
Résultat
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Démontrez rigoureusement la planéité du mouvement sans la présupposer par le choix des coordonnées, et vérifiez le caractère attractif de la force.
« Le jury invite les candidats à vérifier la cohérence de l’expression de la force gravitationnelle avec le caractère attractif de cette interaction. »
« La justification de la planéité du mouvement a bien souvent été insuffisante. »
« L’utilisation par un certain nombre de candidats des coordonnées polaires où le vecteur vitesse n’aurait pas de composante selon l’axe vertical ne permet pas de démontrer ce résultat car la planéité du mouvement en constitue l’hypothèse de départ. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet doppler
Faire un schéma de la situation. Exprimer la période perçue par le détecteur en fonction de , , et . En supposant que et , en déduire l'expression de la fréquence perçue par le détecteur en fonction de la fréquence d'émission , de , et . Comment se nomme ce phénomène ?
Voir l'indiceIndice
Exprimer la date d'arrivée de deux signaux successifs au récepteur en tenant compte du trajet additionnel (d_2 - d_1) \simeq -vT\cos\theta, puis en déduire la période et la fréquence apparentes au premier ordre en v/c.
Voir la stratégieStratégie
- Réaliser un schéma clair repérant la trajectoire rectiligne de la source, la position du détecteur hors axe, les vecteurs positions et l'angle \theta.
- Exprimer les dates d'arrivée au récepteur de deux fronts d'onde consécutifs émis à t_0 et t_0 + T pour obtenir la période perçue T'.
- Effectuer un développement limité au premier ordre en vT/d_1 \ll 1 pour relier d_2 - d_1 à v, T et \theta, puis utiliser v \ll c pour en déduire la fréquence f'.
Voir la réponse courteRéponse courte
Retard de propagation des fronts d'onde, expression de la période puis de la fréquence perçue f' \approx f(1 - (v/c)\cos\theta) (effet Doppler).
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Schéma de la situation
2. Expression de la période perçue T'
Un premier front d'onde est émis par la source S à l'instant t_0 depuis la distance d_1 de D. Il se propage dans le vide à la vitesse c et atteint le détecteur D à la date :
Le front d'onde suivant est émis à la date t_0 + T alors que la source se trouve à la distance d_2 de D. Il est reçu par le détecteur à la date :
La période apparente T' mesurée par le détecteur est l'intervalle de temps séparant la réception de ces deux signaux successifs :
3. Expression de la fréquence perçue f'
Pendant la durée T, la source effectue le déplacement \vec{S(t_0)S(t_0+T)} = \vec{v}T. Le vecteur joignant la source au détecteur à t_0 + T s'écrit :
En prenant le carré de la norme :
Sous l'hypothèse vT \ll d_1, on effectue un développement limité au premier ordre :
Il vient ainsi :
En reportant dans l'expression de la période :
La fréquence émise étant f = \frac{1}{T} et la fréquence perçue f' = \frac{1}{T'}, on obtient :
L'approximation non relativiste v \ll c permet un développement limité au premier ordre :
4. Nom du phénomène
Ce décalage de fréquence d'une onde dû au mouvement relatif de la source et du récepteur s'appelle l'effet Doppler (ou effet Doppler-Fizeau pour les ondes lumineuses).
Résultat
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Menez le calcul jusqu'à son terme pour exprimer la fréquence sans vous arrêter à l'expression de la période.
« Le calcul de la fréquence reçue a été rarement mené à son terme. Beaucoup de candidats s’arrêtent à l’expression de la période en fonction de d1 et d2. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cinématique du point, projection de la vitesse
Reproduire et compléter le schéma en indiquant par des flèches la vitesse et sa projection pour une position quelconque du compagnon.
Quelles sont les extrema de ?
Indiquer les positions du compagnon correspondant aux extrema de .
A quel moment peut-on mesurer ?
Voir l'indiceIndice
Schématiser le cercle orbital et projeter le vecteur vitesse sur la droite observateur-astre ; les extrema correspondent aux deux points de quadrature où la vitesse orbitale est parallèle à la ligne de visée.
Voir la stratégieStratégie
- Représenter l'orbite circulaire vue par le pôle orbital (dans le plan de l'orbite \mathscr{P}), avec l'objet compact au centre et la direction de l'observateur à l'infini (ligne de visée). Tracer la vitesse orthoradiale (tangente à l'orbite) puis sa projection orthogonale sur l'axe de visée.
- Analyser l'intensité de la projection en fonction de la position angulaire du compagnon sur sa trajectoire, en précisant les extrema aussi bien au sens de la norme (intensité stricte) qu'au sens de la composante algébrique (vitesse radiale).
- Identifier les instants particuliers où la vitesse projetée s'identifie à la vitesse orbitale v.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé des vecteurs vitesse et composante radiale le long de la ligne de visée ; identification des extrema de vitesse projetée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Schéma de la trajectoire et des vitesses
Le mouvement circulaire est supposé uniforme dans le plan \mathscr{P}. L'observateur est situé à l'infini dans ce plan ; la ligne de visée définit la direction de projection. En chaque point, la vitesse orbitale \vec{v} est tangente au cercle de rayon r. La vitesse projetée \vec{v}_p est la projection orthogonale de \vec{v} sur la direction de visée.
2. Extrema de v_p
Repérons la position angulaire du compagnon par l'angle \varphi = (\vec{u}_{\text{visée}}, \overrightarrow{OS_1}). La vitesse orbitale s'écrit \vec{v} = v\,\vec{u}_\theta, d'où sa projection algébrique sur la direction de visée :
Au sens de l'intensité (norme \|\vec{v}_p\| = v |\sin\varphi|) :
\boxed{v_{p,\min} = 0 \quad \text{et} \quad v_{p,\max} = v}Au sens de la composante algébrique (vitesse radiale) :
\boxed{v_{p,\text{alg}} \in [-v, +v]}
3. Positions du compagnon correspondant aux extrema
- Valeurs maximales de l'intensité (v_p = v) : elles sont atteintes aux points A et B où le vecteur position \overrightarrow{OS_1} est perpendiculaire à la ligne de visée (\varphi = \pi/2 et \varphi = 3\pi/2, positions dites de quadrature). En ces points, le vecteur vitesse \vec{v} est colinéaire à la ligne de visée.
- Valeur minimale de l'intensité (v_p = 0) : elle est atteinte aux points C et D situés sur la ligne de visée (\varphi = 0 et \varphi = \pi, positions de conjonction et d'opposition). En ces points, \vec{v} est orthogonal à la ligne de visée.
4. Moment où l'on peut mesurer v
On peut mesurer directement la vitesse orbitale v lorsque le compagnon passe par les positions de quadrature (points A et B), moments où la vitesse projetée sur la ligne de visée est maximale en amplitude et s'identifie à la vitesse de déplacement réelle :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Privilégiez un schéma clair pour situer les extrema de la vitesse projetée plutôt que de longues explications.
« Le jury rappelle que bien souvent un schéma est plus clair que de longues phrases. C’est le cas dans cette question lors de la localisation des extrema de la vitesse projetée. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : vitesse radiale
Déterminer les deux valeurs de l'angle correspondant à la plus petite et la plus grande valeur de la vitesse projetée mesurée.
Pour un angle quelconque, on définit les positions extrêmes du compagnon, où est maximale. Quelle est alors la relation entre , et ?
Interpréter la courbe tracée dans le document 4 et proposer une valeur pour accompagnée d'une incertitude.
Voir l'indiceIndice
Projeter la vitesse orbitale sur l'axe de visée incliné d'un angle i par rapport au plan du ciel pour obtenir v_{p,\max} = v\sin i, puis lire directement la demi-amplitude de la sinusoïde sur le document 4.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser la géométrie définie par le plan du ciel \mathscr{C}, le plan orbital \mathscr{P} et la ligne de visée pour identifier les configurations extrêmes de l'inclinaison i.
- Projeter le vecteur vitesse orbitale (de norme v) sur la direction de visée lorsque le compagnon est aux quadratures pour établir la relation entre v_{p,\max}, v et i.
- Interpréter physiquement l'allure sinusoïdale de la courbe de vitesse radiale du document 4 et en extraire l'amplitude v_{p,\max} avec une estimation raisonnable de l'incertitude.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation v_{p,\mathrm{max}} = v \sin i en fonction de l'inclinaison i, puis détermination graphique de l'amplitude sur la courbe de vitesse radiale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Valeurs de l'inclinaison i pour les valeurs extrêmes de v_p :
D'après les définitions données, la ligne de visée est orthogonale au plan du ciel \mathscr{C}, et l'inclinaison i est l'angle entre le plan orbital \mathscr{P} et le plan du ciel \mathscr{C} (0 \le i \le \frac{\pi}{2}) :
- Pour i = 0 (0^\circ), le plan orbital est confondu avec (ou parallèle à) \mathscr{C} (orbite vue « de face »). Le vecteur vitesse \vec{v} reste en permanence dans le plan du ciel, donc orthogonal à la ligne de visée : la projection est constamment nulle, soit v_p = 0 (valeur minimale).
- Pour i = \frac{\pi}{2} (90^\circ), le plan orbital est orthogonal à \mathscr{C}, ce qui signifie que la ligne de visée est contenue dans \mathscr{P} (orbite vue « par la tranche », comme à la question 13). La projection de la vitesse peut alors atteindre la valeur de la vitesse orbitale v (valeur maximale).
2. Relation entre v_{p,\max}, v et i :
Dans le repère orbital, la vitesse \vec{v} est tangentielle à la trajectoire circulaire de rayon r. La vitesse radiale projetée le long de la ligne de visée s'annule lorsque le mouvement est perpendiculaire à cette ligne, et atteint son maximum lorsque \vec{v} est dirigé le long de la ligne de plus grande pente du plan \mathscr{P} par rapport à \mathscr{C} (positions de quadrature).
L'angle entre la ligne de visée (normale à \mathscr{C}) et la ligne de plus grande pente de \mathscr{P} vaut \frac{\pi}{2} - i. Par projection :
3. Interprétation du document 4 et estimation de v_{p,\max} :
- Interprétation : La vitesse projetée v_p varie de manière sinusoïdale en fonction de la phase orbitale \phi = t/P : v_p(\phi) = v_{p,\max}\sin(2\pi\phi + \phi_0). Cette forme harmonique confirme que l'orbite du compagnon est quasi-circulaire et parcourue à vitesse uniforme.
- Les vitesses positives correspondent à un éloignement du compagnon (effet Doppler vers le rouge), tandis que les vitesses négatives correspondent à un rapprochement (décalage vers le bleu).
- Les passages par zéro correspondent aux conjonctions (compagnon passant devant ou derrière le trou noir), où la vitesse orbitale est orthogonale à la ligne de visée.
- Mesure de v_{p,\max} : L'amplitude de la sinusoïde ajustée sur les points expérimentaux culmine à environ 140\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} (et atteint son minimum symétrique à -140\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}). Compte tenu de la dispersion des mesures et des barres d'erreur expérimentales (d'environ \pm 10\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} à \pm 15\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}), on peut adopter :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Assurez la cohérence trigonométrique de la projection, exploitez les barres d'erreur et distinguez observation et interprétation.
« De nombreux candidats trouvent bien que vp est maximale lorsque i = 90◦et nulle lorsque i = 0◦mais proposent tout de même un cos i dans l’expression de la projection. »
« Pour l’incertitude, étant donnée la largeur des barres d’erreur sur les points de mesure, il ne fallait surtout pas invoquer la plus petite graduation comme valeur de la précision ou de l’incertitude. »
« Peu de candidats ont proposé une interprétation de la courbe du document 4 et un certain nombre de candidats confondent interprétation et observation. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : troisième loi de kepler, mouvement circulaire
On cherche à présent à relier la vitesse du compagnon aux caractéristiques de son orbite. Retrouver la troisième loi de Kepler en appliquant le principe fondamental de la dynamique au compagnon, dont l'orbite circulaire de rayon a une période autour de l'objet compact de masse .
Voir l'indiceIndice
Écrire le principe fondamental de la dynamique en coordonnées polaires pour un mouvement circulaire de rayon r et éliminer ce rayon au profit de la période orbitale P.
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD en coordonnées cylindriques appliqué au mouvement circulaire : v^2/r = GM/r^2, menant directement à r^3/P^2 = GM/(4\pi^2).
Voir le corrigé completCorrigé complet
On applique le principe fondamental de la dynamique à l'étoile compagnon S_1 :
- Système : compagnon S_1, assimilé à un point matériel de masse m ;
- Référentiel : référentiel \mathscr{R} centré sur l'objet compact S_0, supposé galiléen dans l'approximation m \ll M (d'après la question 11) ;
Bilan des forces : seule la force gravitationnelle exercée par S_0 est prise en compte, soit
\vec{F} = -\frac{G M m}{r^2}\,\widehat{u}_roù \widehat{u}_r est le vecteur unitaire radial dirigé de S_0 vers S_1.
Le mouvement étant circulaire uniforme de rayon r à la vitesse v, l'accélération est purement centripète et s'écrit dans la base polaire :
La projection du principe fondamental de la dynamique m\vec{a} = \vec{F} sur l'axe radial donne :
Pour une orbite circulaire de rayon r parcourue à la vitesse uniforme v, la période de révolution P s'exprime par :
En injectant cette relation dans l'expression de v^2, on obtient :
On retrouve ainsi la troisième loi de Kepler pour une orbite circulaire :
Résultat
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Justifiez l'expression de la vitesse par l'uniformité du mouvement avant d'écrire le rapport du périmètre sur la période.
« L’expression de la vitesse sur une orbite circulaire comme étant le périmètre sur la période doit être justifiée par l’uniformité du mouvement. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : fonction de masse, trou noir
Exprimer en fonction de et .
Calculer numériquement la valeur de (en masses solaires) et en déduire une masse minimale pour l'objet compact central de GRS 1915+105.
En déduire la nature de l'objet compact accrétant de GRS 1915+105.
Voir l'indiceIndice
Remplacer v par v_{p,\max}/\sin i dans la relation de Kepler pour exprimer g(M,i), puis exploiter \sin i \le 1 pour minorer M et confronter ce résultat aux limites de stabilité du document 3.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse orbitale v en fonction de M, P et G grâce aux relations de la question Q15, puis relier v à v_{p,\max} via la relation de la question Q14 (v_{p,\max} = v\sin i) pour obtenir la fonction de masse g(M,i).
- Effectuer l'application numérique de g en exploitant judicieusement les simplifications numériques fournies par l'énoncé (1{,}4^3 \simeq 11/4 et 3\pi \simeq 10).
- Déduire la masse minimale permise pour M en remarquant que \sin i \le 1, puis comparer cette borne aux masses limites des naines blanches et des étoiles à neutrons indiquées dans le document 3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Fonction de masse g(M,i) \le M car \sin i \le 1, calcul numérique dépassant la limite d'Oppenheimer-Volkoff : conclusion en faveur d'un trou noir.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q15, la vitesse orbitale v du compagnon vérifie :
En éliminant le rayon de l'orbite r = \frac{v P}{2\pi}, il vient :
D'après la question Q14, la projection maximale sur la ligne de visée s'écrit v_{p,\max} = v \sin i. En injectant cette relation dans l'expression de la fonction de masse g(M,i) définie par l'énoncé :
On en déduit :
Calculons numériquement la valeur de g. D'après le document 4 et la question Q14 :
- P = 2{,}8 \times 10^6\text{ s} ;
- v_{p,\max} \simeq 140\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} = 1{,}4 \times 10^5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
- G \simeq 7{,}0 \times 10^{-11}\text{ SI}.
En utilisant l'indication 1{,}4^3 \simeq \frac{11}{4}, le numérateur vaut :
D'où la valeur de g en unités SI :
En exprimant ce résultat en masses solaires (M_\odot \simeq 2{,}0 \times 10^{30}\text{ kg}) et en utilisant l'approximation 3\pi \simeq 10 (soit 2\pi \simeq 20/3) :
(Avec la valeur usuelle de \pi, on obtiendrait \frac{55}{2\pi} \simeq 8{,}8). On retient donc :
Comme \sin i \le 1, on a M = \frac{g}{\sin^3 i} \ge g. La masse minimale de l'objet compact central est donc :
D'après le document 3 :
- une naine blanche ne peut pas dépasser la masse limite de Chandrasekhar (M < 1{,}5 \, M_\odot) ;
- une étoile à neutrons ne peut pas dépasser la masse limite d'Oppenheimer-Volkoff (M < 3 \, M_\odot).
Puisque M \ge 8{,}3 \, M_\odot > 3 \, M_\odot, l'objet compact ne peut être ni une naine blanche, ni une étoile à neutrons :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Critiquez l'ordre de grandeur de la masse obtenue par rapport à la masse solaire et prenez soin de conclure.
« Le jury invite les candidats à s’interroger sur la valeur numérique obtenue, une masse de l’étoile inférieure de plusieurs ordres de grandeur à celle du Soleil doit faire réagir. »
« Certains candidats ayant réussi l’application numérique ont eu des difficultés à conclure. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Partie III : Ejection par l'astre central
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : spectre électromagnétique, onde radio
Donner un ordre de grandeur des fréquences correspondant aux ondes radio.
Voir l'indiceIndice
Donner un ordre de grandeur classique des fréquences hertziennes, typiquement comprises entre quelques dizaines de kilohertz et plusieurs centaines de gigahertz.
Voir la réponse courteRéponse courte
Ordre de grandeur des fréquences radioélectriques, typiquement entre quelques \mathrm{kHz} et quelques \mathrm{GHz}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le domaine des ondes hertziennes (ondes radio) s'étend typiquement pour des longueurs d'onde dans le vide comprises entre environ 1\text{ mm} et plusieurs kilomètres, ce qui correspond à des fréquences comprises entre quelques kilohertz et quelques centaines de gigahertz :
En radioastronomie (notamment avec le Very Large Array mentionné dans le texte), les observations sont couramment effectuées dans le domaine centimétrique, correspondant à un ordre de grandeur typique de :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Donnez une fréquence et non une longueur d'onde, et maîtrisez les ordres de grandeur du spectre électromagnétique hertzien.
« Certains candidats donnent une réponse en mètre alors qu’il est demandé une fréquence. »
« Le jury invite les candidats à se questionner sur la réalité physique des ordres de grandeur avancés. Des valeurs de 10−6 Hz ou 1015 Hz ne sont pas acceptables. »
« Certains candidats confondent ondes radio et ondes acoustiques audibles. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : vitesse angulaire, parsec
Sur la figure du document 5, pourquoi peut-on affirmer sans calcul que la vitesse angulaire apparente des deux éjectas est uniforme ? On fera cette hypothèse dans toute la suite.
A partir des deux données extrêmes, exprimer (sous forme d'une fraction que l'on ne simplifiera pas) sa valeur en seconde d'arc par jour pour chaque ejecta.
Par des mesures indépendantes, on a pu déterminer que GRS 1915+105 est situé à 12 kpc de la Terre. En utilisant la définition du parsec, déduire la vitesse des deux éjectas en . Commenter.
Voir l'indiceIndice
Vérifier la linéarité du déplacement angulaire au cours du temps dans le tableau du document 5, calculer la vitesse angulaire \Delta \theta / \Delta t puis convertir en vitesse linéaire transverse via la distance de 12\text{ kpc}.
Voir la stratégieStratégie
- Interpréter la disposition graphique du document 5 comme un diagramme espace-temps (x, t) pour justifier l'uniformité du mouvement.
- Déterminer la durée écoulée entre les dates extrêmes (18 mars et 16 avril) en tenant compte du nombre de jours de mars, puis écrire les vitesses angulaires sous forme de fractions non simplifiées.
- Exploiter la définition du parsec (1'' à 1\text{ pc} correspond à 1\text{ ua}) pour convertir les vitesses angulaires en vitesses linéaires en \mathrm{km}\cdot\mathrm{s}^{-1}, et confronter la valeur obtenue pour l'éjecta 1 à la vitesse de la lumière c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Alignement des points impliquant une vitesse angulaire constante, calcul du taux angulaire puis conversion en vitesse supraluminique apparente.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Mouvement uniforme des éjectas
Le document 5 précise que la distance verticale entre les clichés successifs est proportionnelle au temps écoulé entre les observations. La figure constitue donc un diagramme horaire (x, t) où l'axe vertical représente le temps et l'axe horizontal la position sur le ciel par rapport à la source centrale.
Sur cette figure, les centres de luminosité des deux éjectas s'alignent le long de deux segments de droite issus de la source centrale. La distance angulaire apparente croît donc linéairement avec le temps : la vitesse angulaire apparente de chaque éjecta est uniforme.
2. Expression des vitesses angulaires apparentes
Les deux dates extrêmes fournies dans le tableau sont le 18 mars et le 16 avril 1994. Le mois de mars comptant 31 jours, la durée séparant ces deux observations est :
À partir des distances angulaires extrêmes (0'' au 18 mars, puis respectivement 0{,}50'' et 0{,}26'' au 16 avril), les vitesses angulaires apparentes s'écrivent :
3. Déduction des vitesses linéaires et commentaire
Par définition, le parsec est la distance à laquelle une longueur de 1\text{ ua} est vue sous un angle d'une seconde d'arc (1''). Par conséquent, à la distance de la source D = 12\text{ kpc} = 12 \times 10^3\text{ pc}, un angle de 1'' correspond à une distance physique transverse :
Sachant qu'un jour compte 86\,400\text{ s}, la vitesse linéaire apparente associée à un éjecta de vitesse angulaire \mu vaut :
Pour chacun des deux éjectas :
Avec deux chiffres significatifs :
Commentaire : La vitesse de la lumière dans le vide étant c \simeq 3{,}0 \times 10^5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}, on constate que la vitesse transverse apparente du premier éjecta est supraluminique :
Cette vitesse apparente supérieure à c ne viole pas les lois de la relativité restreinte : il s'agit d'une illusion géométrique provoquée par le fait que l'éjecta se déplace à une vitesse relativiste avec une composante dirigée vers l'observateur, ce qui « rattrape » en partie le trajet des photons émis et raccourcit l'intervalle de temps de réception.
Résultat
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Justifiez l'uniformité par l'alignement géométrique sans vous lancer dans des calculs, puis soignez l'application numérique finale.
« De nombreux candidats passent à côté de l’aspect géométrique (« sans calcul ») en proposant des calculs de vitesses en utilisant les valeurs du tableau. »
« Ceux qui pensent à l’aspect géométrique et au fait que les points passent par une droite, ne le justifient pas toujours rigoureusement. »
« Le jury a noté de nombreuses erreurs dans les applications numériques sur la fin de cette question. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : retard de propagation, vitesse supraluminique
Exprimer la distance entre la source centrale et chaque éjecta à la date , en déduire le déplacement apparent sur le plan du ciel de chaque éjecta.
Si chaque éjecta émet de la lumière à l'instant , à quelles dates et les photons correspondants seront-ils reçus par un observateur situé sur la Terre à la distance ?
En déduire l'expression des normes des vitesses apparentes et des deux éjectas (voir figure 5).
Voir l'indiceIndice
Exprimer les dates de réception des photons émis par les éjectas en tenant compte de leur progression le long de la ligne de visée (D/c \mp (v_e t\cos i)/c), puis dériver le déplacement transverse par rapport au temps de réception.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le mouvement rectiligne uniforme de chaque éjecta dans l'espace tridimensionnel, puis projeter la position sur le plan du ciel \mathscr{C} orthogonal à la ligne de visée.
- Calculer le temps de propagation de la lumière entre la position de chaque éjecta à la date d'émission t et l'observateur terrestre situé à la distance D \gg R(t) pour obtenir les dates de réception t_1 et t_2.
- Définir les vitesses apparentes transverses comme le quotient du déplacement apparent par la durée apparente mesurée par l'observateur terrestre (\Delta t_k = t_k - t_0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des dates de réception tenant compte du déplacement de la source vers l'observateur : v_{1,2} = \frac{v_e \sin i}{1 \mp (v_e/c)\cos i}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Distance à la source et déplacement apparent
Les deux éjectas sont émis à t=0 depuis l'astre central et se propagent en sens opposés à vitesse constante de norme v_e. La distance réelle entre la source centrale et chaque éjecta à la date t s'écrit :
D'après les questions précédentes, l'angle entre le plan orbital \mathscr{P} et le plan du ciel \mathscr{C} vaut i. L'axe d'éjection étant orthogonal à \mathscr{P} et la ligne de visée orthogonale à \mathscr{C}, l'angle entre la trajectoire de l'éjecta 1 (se dirigeant vers l'observateur) et la ligne de visée est également égal à i.
Le déplacement apparent correspond à la projection du vecteur position sur le plan du ciel \mathscr{C} (orthogonal à la ligne de visée). Pour chacun des deux éjectas, la norme de ce déplacement apparent vaut :
2. Dates de réception t_1 et t_2 des photons
Considérons un photon émis par la source centrale à la date initiale t=0. Située à la distance D, il parvient à l'observateur à la date de référence :
À la date t, la coordonnée de chaque éjecta le long de la ligne de visée (axe orienté de la source vers l'observateur) est :
- Pour l'éjecta 1 (qui s'approche de l'observateur) : x_1(t) = R(t)\cos i = v_e t \cos i. La distance restant à parcourir par la lumière émise à l'instant t est D_1(t) = D - v_e t \cos i.
- Pour l'éjecta 2 (qui s'éloigne de l'observateur) : x_2(t) = -R(t)\cos i = -v_e t \cos i. La distance restant à parcourir est D_2(t) = D + v_e t \cos i.
Les photons émis à l'instant t sont donc reçus sur Terre aux dates respectives :
3. Normes des vitesses apparentes v_1 et v_2
Pour l'observateur terrestre, l'intervalle de temps séparant la réception du signal initial (t_0) et celle du signal émis à l'instant t vaut :
Les vitesses apparentes transverses, mesurées par l'observateur sur le plan du ciel, sont définies par v_k = \frac{R_{\text{app}}(t)}{\Delta t_k}. On en déduit :
Résultat
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Seul le début de la question a été majoritairement traité, la suite ayant été délaissée par manque de temps.
« Bien souvent seul R(t) et le déplacement apparent sont calculés. Peu de candidats ont eu le temps de faire la suite. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : vitesse supraluminique
On étudie en particulier la fonction . Quelle relation doit vérifier l'angle pour que soit maximale ? Que vaut alors la vitesse maximale de ? On introduira le facteur de Lorentz .
A quelle condition sur le mouvement apparent des éjectas est-il plus rapide que celui de la lumière ?
Voir l'indiceIndice
Dériver l'expression de v_1(i) par rapport à la variable \cos i pour déterminer la condition d'extremum, calculer la vitesse maximale correspondante et en déduire la condition sur v_e pour dépasser c.
Voir la stratégieStratégie
- Poser \beta = \dfrac{v_e}{c}, dériver l'expression de v_1(i) issue de la question Q19 par rapport à l'angle i pour en trouver le point d'annulation.
- Évaluer v_1(i) à cet extremum en exprimant \sin i en fonction du facteur de Lorentz \gamma.
- Traduire la condition d'apparition d'un mouvement superluminique apparent (v_1 > c) à l'aide de la valeur maximale v_{1, \mathrm{max}} > c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation de v_1(i) pour trouver \cos i = v_e/c, maximum v_{1,\mathrm{max}} = \gamma v_e, et condition v_e > c/\sqrt{2} pour un mouvement superluminique.
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D'après la question Q19, la norme de la vitesse apparente de l'éjecta 1 s'écrit :
1. Condition de maximisation de v_1(i) :
Dérivons v_1(i) par rapport à l'inclinaison i \in [0, \pi/2] :
La dérivée s'annule et change de signe pour \cos i = \beta. La vitesse apparente v_1(i) est donc maximale lorsque l'angle i vérifie la relation :
2. Expression de la vitesse apparente maximale v_{1, \mathrm{max}} :
Pour \cos i = \beta, on a :
avec \gamma = \left[1 - \left(\dfrac{v_e}{c}\right)^2\right]^{-1/2} = \dfrac{1}{\sqrt{1 - \beta^2}}.
En reportant dans l'expression de v_1, on obtient :
soit :
3. Condition de mouvement superluminique apparent :
Un mouvement apparent plus rapide que la lumière correspond à v_1 > c. Cette condition est réalisable pour une certaine plage d'angles i si et seulement si la vitesse maximale dépasse c :
Puisque \beta > 0, la condition s'écrit :
Numériquement, avec la donnée \dfrac{1}{\sqrt{2}} \approx 0{,}70 et c \simeq 3{,}0 \times 10^5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} :
Résultat
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Pensez à dériver l'expression de la vitesse par rapport à l'angle pour déterminer son maximum.
« Très peu de candidats pensent à dériver la vitesse pour trouver l’angle donnant le maximum de vitesse. »
Source : rapport du jury Mines-Ponts 2021
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : vitesse supraluminique
Exprimer en fonction de , et puis en fonction de , , et .
A l'aide des valeurs trouvées à la question 18, déterminer les valeurs numériques de et . Commenter la valeur de .
Voir l'indiceIndice
Combiner les équations reliant v_1 et v_2 à v_e et i pour isoler \tan i et v_e, puis injecter les valeurs numériques issues de la question 18 pour trouver l'inclinaison.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les inverses 1/v_1 et 1/v_2 à partir des relations établies en Q19.
- Former la différence 1/v_2 - 1/v_1 pour isoler \tan i, puis la somme 1/v_1 + 1/v_2 pour obtenir v_e \sin i, ce qui conduit directement à v_e en fonction de \cos i.
- Effectuer les applications numériques avec les valeurs de Q18 et le graphe de la page 2, puis commenter physiquement la valeur obtenue pour v_e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison des expressions de v_1 et v_2 pour extraire \tan i et v_e, calculs numériques et vérification du caractère ultra-relativiste.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q19, les vitesses apparentes des deux éjectas s'écrivent :
En prenant l'inverse de chacune de ces expressions :
Par soustraction membre à membre :
D'où l'expression de \tan i :
Par addition membre à membre :
Comme \sin i = \tan i \cos i = \dfrac{2 v_1 v_2}{c (v_1 - v_2)} \cos i, on en déduit :
Soit :
Applications numériques : En utilisant les valeurs trouvées à la question Q18 (v_1 \simeq 4{,}8 \times 10^5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}, v_2 \simeq 2{,}5 \times 10^5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}) et c \simeq 3{,}0 \times 10^5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} :
À l'aide de la courbe y = \arctan x fournie en page 2, pour x = 3{,}5, on lit :
La lecture de la courbe \cos(y) pour y = 74^\circ donne \cos i \simeq 0{,}28 (la relation trigonométrique donne \cos i = (1+\tan^2 i)^{-1/2} \simeq 0{,}28). On calcule alors v_e :
Commentaire sur la valeur de v_e : D'après la relativité restreinte, la vitesse de propagation de toute particule matérielle dans le vide est strictement inférieure à la vitesse de la lumière c. Une valeur réelle v_e > c est physiquement impossible.
Ce résultat supérieur à c provient directement des approximations numériques simplificatrices adoptées par l'énoncé (en particulier la valeur de l'unité astronomique 1\text{ ua} \simeq 2{,}0 \times 10^{11}\text{ m} au lieu de 1{,}50 \times 10^{11}\text{ m}, qui majore les vitesses de 33\,\%) ainsi que des incertitudes de mesure sur les positions angulaires du document 5. Physiquement, ce calcul met en évidence le caractère ultra-relativiste du jet de matière éjecté par l'astre compact, dont la vitesse réelle d'éjection est très proche de celle de la lumière (v_e \lesssim c).
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : fonction de masse, trou noir
A partir de tous les résultats obtenus estimer la valeur numérique de la masse de l'objet compact situé au cœur de GRS 1915+105.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la fonction de masse g(M,i) = M\sin^3 i calculée en Q16 conjointement avec la valeur de l'angle i déterminée en Q21 afin d'en déduire la masse finale de l'astre compact.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression liant la masse M de l'objet compact à la fonction de masse g(M, i) obtenue à la question Q16, sous l'hypothèse m \ll M.
- Exprimer \sin i à partir de l'angle d'inclinaison i déterminé à la question Q21.
- Calculer numériquement la masse M en masses solaires puis en kilogrammes, et confronter cette valeur aux limites de stabilité du document 3 pour conclure l'enquête.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de l'angle d'inclinaison i injecté dans la fonction de masse g(M,i) pour estimer la masse de l'objet compact en masses solaires.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q16, dans le cadre de l'approximation d'un compagnon de masse négligeable devant celle de l'objet compact (m \ll M), la fonction de masse s'écrit :
À la question Q21, l'inclinaison a été déterminée à partir de la cinématique des deux jets :
On en déduit :
Avec la valeur de la fonction de masse calculée à la question Q16 (g \simeq 8{,}3\,M_\odot) :
En utilisant la masse du Soleil M_\odot \simeq 2{,}0 \times 10^{30}\text{ kg} :
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2021 ?
Surtout 4 chapitres : Mouvement dans un champ de force centrale (30 % des questions), Cinématique et dynamique du point (30 %, partie III), Ondes mécaniques et acoustiques (18 %) et Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (14 %). Plus ponctuellement : Physique quantique et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques.
Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2021 dès la première année (PCSI) ?
Oui, presque entièrement : 21 questions sur 22 ne demandent que le programme de PCSI. Exceptions : Q2. Avec les autres programmes de première année : 21 en MPSI, 17 en PTSI, 17 en MP2I, 15 en TSI1 et 11 en BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2021 ?
Environ 2 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 55 min).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2021 ?
Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q20 (vitesse supraluminique).
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2021 ?
Questions de cours : Q2 (densité d'énergie électromagnétique), Q3 (photon), Q9 (vitesse de libération), Q15 (troisième loi de kepler) et Q17 (spectre électromagnétique). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (limite d'eddington), Q11 (théorème du centré de masse), Q12 (effet doppler) et Q19 (retard de propagation).
Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2021 ?
Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet Mines-Ponts Physique 2 PC 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury indique que le sujet reposait essentiellement sur des notions de première année et qu'une longueur raisonnable a permis d'aborder un nombre important de questions, mais note que les dernières questions du problème ont été très peu abordées. Moyenne : 9,58/20 (écart-type 3,82, 3 332 présents).
Comment déterminer l'angle qui maximise la vitesse apparente en Q20 ?
En dérivant la fonction v_1(i) par rapport à la variable i. L'annulation de cette dérivée conduit directement à la relation \cos i = v_e/c.
Est-il normal d'obtenir une vitesse vₑ supérieure à c en Q21 ?
Oui : le calcul numérique imposé à partir des valeurs approchées de Q18 aboutit à v_e \simeq 1{,}1\,c. L'énoncé attend que l'on relève le caractère non physique de cette vitesse supraluminique réelle, imputable aux incertitudes expérimentales sur la distance et les vitesses angulaires.
Où je me situe, question par question
Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.
- Note estimée
- –
- 0 question réussie sur 22
- Position estimée
- –
- des copies sous cette note
Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 22 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,58 et d'écart-type 3,82 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.
Source des chiffres : document officiel du concours.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.