Corrigé détaillé X ENS Physique MP 2023
Fusion thermonucléaire solaire et optimisation de puissance d'une machine thermique
- 37 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en MPSI : 20 questions sur 37, partie II
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet moyen · Machines thermiques et systèmes ouverts, Physique quantique, Facteur de Boltzmann et physique statistique · 13 incontournables · 20 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet aborde deux problèmes fondamentaux et d'une grande élégance physique. La première partie modélise la fusion proton-proton au cœur du Soleil : elle montre comment l'effet tunnel quantique (évaluation WKB du facteur de Gamow) combiné à la distribution statistique des vitesses thermiques de Boltzmann conduit à une fenêtre énergétique très étroite, le fameux pic de Gamow, indispensable pour comprendre le taux de combustion stellaire. La seconde partie étudie le rendement d'une machine thermique ditherme non pas à l'équilibre réversible (rendement de Carnot à puissance nulle), mais au régime de puissance maximale, aboutissant à la célèbre relation d'Yvon-Novikov-Curzon-Ahlborn. C'est un sujet remarquable de synthèse, très formateur pour les révisions de physique quantique, statistique et de thermodynamique hors d'équilibre.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,17/20)
- Temps estimé
- ≈ 2 h 30 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Machines thermiques et systèmes ouverts39 %
- Physique quantique32 %
- Facteur de Boltzmann et physique statistique11 %
- Électrostatique5 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
13 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en MPSI : 20 questions sur 37, partie II.
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Sommaire
37 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
37 questionsPartie I : Fusion thermonucléaire au cœur du Soleil
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : plasma
Le Soleil est constitué en majorité d'hydrogène et d'hélium. L'intérieur du Soleil est si chaud que les atomes sont entièrement ionisés. Comment appelle-t-on cet état de la matière ?
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Penser au quatrième état de la matière constitué d'un mélange globalement neutre de charges libres.
Voir la réponse courteRéponse courte
Un gaz totalement ionisé constitué d'ions et d'électrons libres est appelé un plasma.
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Un état de la matière dans lequel l'énergie thermique est suffisamment élevée pour ioniser totalement ou en grande partie les atomes, formant ainsi un mélange globalement neutre d'ions positifs et d'électrons libres en interaction coulombienne, est appelé un plasma (souvent qualifié de « quatrième état de la matière »).
Résultat
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Le terme plasma n'est pas toujours connu des candidats.
« le terme plasma n'est pas toujours connu. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : effet tunnel, barrière de potentiel
La fusion nucléaire est un processus dans lequel deux noyaux légers se rapprochent suffisamment pour fusionner l'un avec l'autre. La répulsion électrostatique rendrait ce rapprochement impossible en l'absence d'un phénomène de physique quantique, qui leur permet de franchir la barrière de potentiel. De quel effet s'agit-il ?
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Nommer le phénomène purement quantique permettant à une onde de probabilité de s'atténuer sans s'annuler sous une barrière d'énergie potentielle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Il s'agit de l'effet tunnel, qui permet le franchissement d'une barrière de potentiel d'énergie supérieure à l'énergie de la particule.
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Il s'agit de l'effet tunnel (ou effet tunnel quantique).
En mécanique classique, deux noyaux possédant une énergie mécanique E inférieure au sommet de la barrière de répulsion coulombienne rebroussent chemin au point tournant et ne peuvent jamais s'approcher à une distance inférieure. En mécanique quantique, la fonction d'onde ne s'annule pas à l'entrée de la barrière de potentiel mais s'y atténue de manière exponentielle, ce qui confère une probabilité non nulle de traverser cette barrière même avec E < V.
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De nombreux effets physiques hors de propos ont été évoqués.
« une grande variété d'effets physiques hors de propos a été évoquée. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : équation de schrödinger, onde évanescente
Nous étudions d'abord le cas simple, à une dimension, de l'état stationnaire d'énergie d'une particule quantique de masse , qui rencontre une marche de potentiel. L'énergie potentielle vaut pour et pour , avec . On note la partie spatiale de la fonction d'onde de la particule dans son état stationnaire. Déterminer l'expression de pour . On notera .
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Résoudre l'équation de Schrödinger stationnaire pour x > 0 avec V > E en éliminant la solution non bornée à l'infini.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation de Schrödinger indépendante du temps pour x > 0, où le potentiel est constant et vaut V > E.
- Résoudre l'équation différentielle en éliminant la solution divergeant à l'infini pour assurer le caractère borné de la fonction d'onde.
- Exprimer le rapport t(x) = \psi(x)/\psi(0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution de Schrödinger pour V > E : onde évanescente \psi(x)/\psi(0) = \exp(-\kappa x) avec \kappa = \sqrt{2m(V-E)}/\hbar.
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Pour x > 0, l'équation de Schrödinger indépendante du temps régissant la partie spatiale \psi(x) de la particule d'énergie E s'écrit :
Comme V > E, on réécrit cette équation sous la forme :
La solution générale est une combinaison linéaire d'exponentielles réelles :
La région x > 0 étant non bornée vers les x positifs, la fonction d'onde doit rester bornée lorsque x \to +\infty afin d'être physiquement admissible, ce qui impose B = 0.
Par continuité de \psi en x = 0, on a \psi(0) = A. Il vient ainsi :
On en déduit l'expression du rapport demandé :
Résultat
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Seule l'expression pour x > 0 était demandée ; il fallait s'y tenir et respecter les notations de l'énoncé.
« question bien traitée dans l'ensemble. Néanmoins, bien que seule l'expression pour x>0 était demandée dans l'énoncé, de nombreux candidats ont aussi proposé une expression pour x<0, générant parfois des erreurs superflues et faisant perdre du temps aux candidat.e.s. »
« les notations de l'énoncé et non celles du cours doivent être utilisées. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : effet tunnel, coefficient de transmission
On considère maintenant une barrière de potentiel de hauteur et de longueur : l'énergie potentielle est nulle pour et , et vaut pour , toujours avec . On admet que si le coefficient de transmission de la barrière, qu'on notera , est très faible, son expression est approximativement donnée par , où est la fonction déterminée à la question précédente. Préciser, en fonction des données du problème, comment se traduit mathématiquement la condition . Rappeler la définition du coefficient de transmission pour ce processus. Expliquer, sans calcul, pourquoi l'expression proposée n'est qu'approximative.
Voir l'indiceIndice
Traduire \Theta(E) \ll 1 par une barrière épaisse (KL \gg 1) et invoquer l'absence de prise en compte des réflexions multiples aux interfaces.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \Theta(E) à l'aide de l'expression de t(x) établie à la question Q3 pour formuler la condition mathématique reliant L, m, V, E et \hbar.
- Rappeler la définition physique du coefficient de transmission en termes de courants de probabilité.
- Analyser les hypothèses simplificatrices sous-jacentes à l'approximation \Theta(E) \simeq |t(L)|^2 (continuité aux interfaces, ondes réfléchies sous la barrière).
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition \kappa L \gg 1 ; rapport des densités de courant de probabilité ; approximation car néglige les réflexions multiples à l'interface de sortie.
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D'après la question Q3, la fonction t(x) sous la barrière (x \ge 0) s'écrit :
Dans le cadre de l'approximation proposée, on a :
La condition \Theta(E) \ll 1 s'écrit donc :
soit, en fonction des données du problème :
Ce qui signifie que l'épaisseur L de la barrière est grande devant la longueur d'atténuation caractéristique \delta = 1/K = \hbar/\sqrt{2m(V-E)}.
Définition du coefficient de transmission :
Le coefficient de transmission \Theta(E) est défini comme le rapport entre la norme du courant de densité de probabilité transmis j_{\mathrm{trans}} (pour x > L) et celle du courant incident j_{\mathrm{inc}} (pour x < 0) :
Le potentiel étant le même de part et d'autre de la barrière (V(x) = 0 pour x < 0 et x > L), les particules transmises et incidentes possèdent le même vecteur d'onde k = \sqrt{2mE}/\hbar et donc la même vitesse ; le rapport des courants s'identifie ainsi au rapport des densités de présence |A_{\mathrm{trans}}|^2 / |A_{\mathrm{inc}}|^2.
Origine du caractère approximatif de l'expression :
L'expression proposée n'est qu'approximative pour deux raisons physiques :
- Sous une barrière de largeur finie L, la fonction d'onde est une superposition de deux termes : une onde évanescente en \mathrm{e}^{-Kx} et une composante réfléchie à l'interface de sortie x = L en \mathrm{e}^{+Kx}. L'expression de la question Q3 correspond à une marche semi-infinie sans réflexion en x = L.
- Le raccordement des fonctions d'onde et de leurs dérivées aux deux discontinuités de potentiel (x = 0 et x = L) fait apparaître un facteur pré-exponentiel dépendant de E et de V (de l'ordre de 16\frac{E}{V}(1-\frac{E}{V})), lié à la désadaptation d'impédance quantique entre les milieux propagatifs et la région évanescente.
Lorsque KL \gg 1, l'atténuation exponentielle domine largement et le préfacteur polynomial est d'ordre 1, ce qui justifie l'approximation exponentielle.
Résultat
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Il faut écrire |ѱ|² au lieu de ѱ² et toujours comparer des grandeurs de même dimension physique.
« parfois, ѱ2 a été écrit au lieu de |ѱ|2. Écrire L>>1 n'a pas de sens : il faut comparer des grandeurs de même dimension physique. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : énergie potentielle électrostatique, loi de coulomb
Nous allons appliquer ce résultat au cas où désigne la distance relative entre deux protons se déplaçant sur un même axe, et l'énergie potentielle de leur interaction électrostatique. Rappeler l'expression de et tracer l'allure de sa variation en fonction de pour . On notera la charge électrique élémentaire.
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'énergie potentielle coulombienne entre deux charges e séparées de x dans le vide.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énergie coulombienne répulsive V(x) = e^2 / (4\pi \varepsilon_0 x) et tracé d'une branche hyperbolique décroissante pour x > 0.
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Deux protons portent chacun la charge électrique +e. En choisissant la référence d'énergie potentielle nulle à l'infini (V(x \to +\infty) = 0), l'énergie potentielle d'interaction coulombienne entre les deux protons séparés d'une distance x > 0 s'écrit :
où \varepsilon_0 désigne la permittivité diélectrique du vide.
Pour x > 0, la fonction V(x) est strictement positive, strictement décroissante, diverge en x \to 0^+ et tend vers 0 lorsque x \to +\infty.
Résultat
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Les erreurs de signe ont été fréquentes à cette question.
« erreurs de signe fréquentes. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Notions : barrière de potentiel, énergie potentielle électrostatique
Les protons sont initialement à grande distance l'un de l'autre. est l'énergie cinétique de leur mouvement relatif, dont nous déterminerons l'expression plus loin. La fusion nucléaire a lieu lorsque les protons se trouvent au même point, soit . Exprimer la longueur de la barrière de potentiel qu'ils doivent franchir pour que la fusion ait lieu, en fonction de et des constantes fondamentales.
Voir l'indiceIndice
Déterminer le point de rebroussement classique L où toute l'énergie cinétique initiale est convertie en énergie potentielle.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'énergie mécanique totale du système à partir des conditions initiales à l'infini.
- Déterminer le point de rebroussement classique où V(x) = E pour en déduire l'étendue spatiale de la zone classiquement interdite.
Voir la réponse courteRéponse courte
Point de rebroussement classique V(L) = E, ce qui donne la largeur de barrière L = e^2 / (4\pi \varepsilon_0 E).
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À grande distance l'un de l'autre (x \to +\infty), le potentiel coulombien tend vers zéro (V(x) \to 0). L'énergie mécanique totale du mouvement relatif s'identifie donc à son énergie cinétique initiale :
La zone interdite au sens de la mécanique classique correspond à la région où l'énergie potentielle est supérieure à l'énergie mécanique, soit V(x) > E. La frontière de cette barrière, correspondant au point d'arrêt (ou de rebroussement classique), est la position x = L telle que :
En utilisant l'expression du potentiel électrostatique obtenue à la question Q5 :
Puisque la fusion nécessite que les protons atteignent la distance x = 0, la barrière de potentiel s'étend sur le segment [0, L]. Sa longueur est donc donnée par :
Résultat
Question 7
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
Notions : effet tunnel, puits de potentiel
Calculer le coefficient de transmission en le mettant sous la forme . On donne l'intégrale
Donner l'expression de , dite énergie de Gamow, en fonction de la masse de la particule et des constantes fondamentales.
Voir l'indiceIndice
Poser le changement de variable u = x/L dans l'intégrale d'action semi-classique et identifier E_G.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la règle de substitution fournie par l'énoncé à l'expression du coefficient de transmission de la barrière rectangulaire obtenue en Q4.
- Exprimer V(x) - E en factorisant par E et effectuer le changement de variable u = x/L pour utiliser l'intégrale fournie.
- Injecter l'expression de L établie en Q6 et identifier l'énergie de Gamow E_G.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégrale d'action semi-classique de Gamow pour obtenir \Theta(E) = \exp(-\sqrt{E_G/E}) avec E_G = \pi^2 m e^4 / (8\varepsilon_0^2 h^2).
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D'après les questions Q3 et Q4, le coefficient de transmission pour une barrière rectangulaire s'écrit dans la limite d'effet tunnel faible (\Theta(E) \ll 1) :
En appliquant la substitution proposée par la formule (1) de l'énoncé au cas d'un potentiel continu V(x), on obtient :
D'après les questions Q5 et Q6, l'énergie potentielle coulombienne s'écrit V(x) = \dfrac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 x} et la longueur de la barrière vaut L = \dfrac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 E}, si bien que :
L'intégrale se met alors sous la forme :
En effectuant le changement de variable u = \dfrac{x}{L}, avec \mathrm{d}x = L\,\mathrm{d}u, et en utilisant l'intégrale fournie par la relation (2) :
En remplaçant L par son expression en fonction de E :
L'argument de l'exponentielle dans l'expression de \Theta(E) devient ainsi :
On met cette expression sous la forme demandée \Theta(E) = \exp\left(-\left(\dfrac{E_G}{E}\right)^{1/2}\right) avec :
En élevant au carré, on obtient l'énergie de Gamow :
Le coefficient de transmission s'écrit bien :
Résultat
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Il est inutile de redémontrer une formule donnée ; veillez à respecter les variables imposées par l'énoncé.
« il est inutile de redémontrer une formule donnée dans l'énoncé. Il convient de respecter les demandes de l'énoncé, notamment les variables en fonction desquelles le résultat doit être exprimé. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
Notions : coefficient de transmission
Représenter la variation de en fonction de .
Voir l'indiceIndice
Tracer une exponentielle décroissante en 1/\sqrt{E} : remarquer la tangente horizontale à l'origine et l'asymptote horizontale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de \Theta(E) partant de 0 avec une tangente horizontale en E=0 et tendant asymptotiquement vers 1.
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D'après la question Q7, le coefficient de transmission par effet tunnel s'écrit pour E > 0 :
Étudions les variations de cette fonction :
Limites aux bornes :
\begin{aligned} \lim_{E \to 0^+} \Theta(E) &= 0 \\ \lim_{E \to +\infty} \Theta(E) &= 1 \end{aligned}La droite d'équation \Theta = 1 est asymptote horizontale en +\infty.
Dérivée première :
\frac{\mathrm{d}\Theta}{\mathrm{d}E}(E) = \frac{1}{2} \sqrt{\frac{E_G}{E^3}} \exp\left(-\sqrt{\frac{E_G}{E}}\right) > 0 \quad \text{pour tout } E > 0La fonction \Theta est strictement croissante sur ]0, +\infty[. Par croissances comparées, \lim_{E \to 0^+} \frac{\mathrm{d}\Theta}{\mathrm{d}E}(E) = 0 : la courbe admet une tangente horizontale à l'origine.
Dérivée seconde et convexité :
\frac{\mathrm{d}^2\Theta}{\mathrm{d}E^2}(E) = \frac{\sqrt{E_G}}{4 E^{5/2}} \left(\sqrt{\frac{E_G}{E}} - 3\right) \exp\left(-\sqrt{\frac{E_G}{E}}\right)La courbe est convexe pour E < \frac{E_G}{9} et concave pour E > \frac{E_G}{9}, présentant un point d'inflexion en E = \frac{E_G}{9} pour lequel \Theta(E_G/9) = \mathrm{e}^{-3} \simeq 0{,}050.
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Faites figurer l'énergie de Gamow sur le graphe et ne confondez pas variation de la fonction et dérivée.
« la question précédente ayant introduit une valeur particulière de l'énergie, dite énergie de Gamow, le candidat se doit de la faire figurer sur le graphe de variation de ΘΘ(E). Représenter la variation de ΘΘ(E) en fonction de E ne signifie pas tracer la dérivée de ΘΘ(E) en fonction de E. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : énergie cinétique, masse réduite
On note et les vitesses des protons, en valeur algébrique, sur l'axe . On note la vitesse de leur barycentre et leur vitesse relative. Exprimer la somme de leurs énergies cinétiques en fonction de , , et de la masse du proton . Montrer que l'énergie cinétique associée au mouvement relatif est l'énergie d'une particule fictive de masse dont on donnera l'expression en fonction de .
Voir l'indiceIndice
Décomposer les vitesses sous la forme v_1 = v_G + v/2 et v_2 = v_G - v/2 dans l'expression de l'énergie cinétique totale.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les vitesses individuelles v_1 et v_2 en fonction de la vitesse du centre de masse v_G et de la vitesse relative v.
- Développer la somme des énergies cinétiques des deux protons pour faire apparaître la décomposition de Kœnig et en déduire la masse réduite \mu.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décomposition de Koenig : E_{c} = m_p v_G^2 + \frac{1}{2}\mu v^2 avec une masse réduite \mu = m_p/2.
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Les deux protons possèdent la même masse m_p. La vitesse de leur centre de masse (barycentre) et leur vitesse relative s'écrivent respectivement :
On en déduit l'expression des vitesses individuelles :
La somme de leurs énergies cinétiques vaut :
D'où l'expression de l'énergie cinétique totale :
D'après le second théorème de Kœnig, cette énergie cinétique se décompose en l'énergie cinétique du centre de masse E_{c,G} = \frac{1}{2}(2m_p)v_G^2 = m_p v_G^2 et l'énergie cinétique du mouvement relatif dans le référentiel barycentrique :
L'énergie cinétique relative E s'interprète bien comme celle d'une particule fictive de masse \mu animée de la vitesse relative v, avec la masse réduite :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le changement de variables a été mal traité et la masse réduite μ a souvent été mal identifiée.
« le changement de variable (v1, v2) -> (vG, v) a été étonnamment mal traité. Il est arrivé régulièrement que le/la candidat.e arrive à la bonne formule mais identifie mal la masse μ. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Mise en équation
Notions : distribution de boltzmann, facteur de boltzmann
Les deux protons considérés précédemment sont supposés appartenir à un gaz de protons que l'on modélise par un gaz parfait unidimensionnel à la température . On note la probabilité élémentaire pour deux protons d'avoir des vitesses et à et près. Expliciter la dépendance de en fonction de et . On ne cherchera pas à déterminer la constante de normalisation, et on notera la constante de Boltzmann.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le facteur de Boltzmann pour deux particules indépendantes à l'équilibre thermique à 1D.
Voir la réponse courteRéponse courte
Indépendance statistique et distribution des vitesses de Maxwell : P(v_1, v_2) \propto \exp(-m_p(v_1^2 + v_2^2)/(2k_B T)).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le gaz de protons est modélisé par un gaz parfait classique unidimensionnel à l'équilibre thermique à la température T.
Les deux protons sont statistiquement indépendants et obéissent chacun à la loi de distribution des vitesses de Maxwell-Boltzmann à une dimension. L'énergie associée à l'état de vitesse (v_1, v_2) est la somme de leurs énergies cinétiques individuelles :
D'après le facteur de Boltzmann \mathrm{e}^{-E_c / (k_B T)}, la probabilité conjointe P(v_1, v_2)\,\mathrm{d}v_1\,\mathrm{d}v_2 s'écrit, à une constante multiplicative près :
soit encore P(v_1, v_2) = C \exp\left(-\frac{m_p v_1^2}{2k_B T}\right)\exp\left(-\frac{m_p v_2^2}{2k_B T}\right), où C est une constante de normalisation.
Résultat
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Même avec une masse réduite μ mal identifiée, il était judicieux de réutiliser la formule pour continuer.
« certain.e.s candidat.e.s ayant mal identifié μ ont néanmoins réutilisé la formule et ont ainsi pu continuer. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : distribution de boltzmann, masse réduite
On note la probabilité élémentaire que la vitesse du centre de masse soit à près, et que la vitesse relative soit à près. Montrer que peut se mettre sous la forme . Expliciter les expressions de et de aux constantes de normalisation près. Commenter la forme de .
Voir l'indiceIndice
Effectuer le changement de variables (v_1, v_2) \to (v_G, v) et constater la factorisation directe des termes quadratiques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Changement de variables : factorisation en P_G(v_G) \propto \exp(-m_p v_G^2/k_B T) et P^*(v) \propto \exp(-\mu v^2 / (2k_B T)).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Effectuons le changement de variables de (v_1, v_2) vers (v_G, v) défini d'après la question Q9 par :
La matrice jacobienne associée s'écrit :
dont la valeur absolue du déterminant vaut |\det J| = |-1/2 - 1/2| = 1. L'élément différentiel s'écrit donc simplement :
La conservation de la probabilité implique :
En utilisant la décomposition de l'énergie cinétique totale établie à la question Q9 :
avec la masse totale M = 2m_p et la masse réduite \mu = m_p/2, l'expression de la densité de probabilité obtenue à la question Q10 devient :
La fonction se factorise immédiatement sous la forme :
avec, aux constantes multiplicatives près :
Commentaire sur la forme de P^*(v) :
- La factorisation de P^*(v_G, v) prouve que la vitesse barycentrique v_G et la vitesse relative v sont deux variables aléatoires statistiquement indépendantes.
- La distribution P^*(v) est une loi normale (gaussienne) unidimensionnelle de moyenne nulle : c'est la distribution de Maxwell-Boltzmann des vitesses pour une particule fictive de masse égale à la masse réduite \mu = m_p/2 à l'équilibre thermique à la température T.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le jacobien a très rarement été calculé et l'expression facteur de Boltzmann est majoritairement méconnue.
« le calcul du Jacobien du changement de variable a été abordé dans un nombre très faible de copies. L'expression "facteur de Boltzmann" est inconnue d'une majorité de candidat.e.s. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : distribution de boltzmann, énergie cinétique
On note la probabilité que l'énergie cinétique relative vaille à près. Par un changement de variables de à , donner l'expression de en fonction de à une constante multiplicative près
Voir l'indiceIndice
Utiliser la conservation de la probabilité p(E)\,\mathrm{d}E = 2 P^*(v)\,\mathrm{d}v avec E = \frac{1}{2}\mu v^2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse relative v et sa différentielle \mathrm{d}v en fonction de l'énergie cinétique E.
- Appliquer la loi de conservation de la probabilité par changement de variable en tenant compte des deux valeurs possibles de v (\pm\sqrt{2E/\mu}) pour une même énergie E.
Voir la réponse courteRéponse courte
Changement de variable E = \frac{1}{2}\mu v^2 fournissant la loi d'énergie p(E) \propto E^{-1/2} \exp(-E/(k_B T)).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q9, l'énergie cinétique relative s'écrit :
où v \in \mathbb{R}. Pour une énergie E \ge 0 donnée, la vitesse relative peut valoir v = \pm \sqrt{\frac{2E}{\mu}}. Par dérivation, on a :
Par conservation de la mesure de probabilité et par parité de P^*(v) (établie à la question Q11) :
En injectant l'expression de P^*(v) \propto \exp\left(-\frac{\mu v^2}{2k_B T}\right) = \exp\left(-\frac{E}{k_B T}\right), il vient :
À une constante multiplicative près, on obtient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le préfacteur en 1/v ou 1/√(E) ne doit pas être traité à tort comme une constante multiplicative.
« beaucoup de candidat.e.s semblent penser que le préfacteur en 1/v ou 1/√(E) est une simple constante multiplicative. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : effet tunnel, cinétique chimique
On note le nombre de réactions nucléaires de fusion par unité de temps, pour une énergie relative valant à près. On postule que est proportionnel à . Comment interprétez-vous cette modélisation ?
Voir l'indiceIndice
Interpréter le produit comme le flux incident de particules (v), pondéré par leur probabilité de présence statistique et par la transparence tunnel.
Voir la stratégieStratégie
Décomposer le produit v\,p(E)\,\Theta(E) en ses trois facteurs physiques distincts :
- le facteur statistique p(E)\,\mathrm{d}E issu de la thermodynamique statistique ;
- le facteur cinétique lié au flux d'approche à la vitesse relative v ;
- le facteur quantique \Theta(E) représentant la probabilité de franchissement par effet tunnel.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le produit v p(E) représente le flux de collisions relatives d'énergie E, pondéré par la probabilité \Theta(E) de traverser la barrière.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le nombre de fusions par unité de temps \Gamma(E)\,\mathrm{d}E pour des protons ayant une énergie relative dans [E,\,E+\mathrm{d}E] s'interprète comme le produit de trois grandeurs physiques indépendantes :
- Un facteur statistique : p(E)\,\mathrm{d}E représente la probabilité qu'une paire de protons possède une énergie cinétique relative comprise entre E et E+\mathrm{d}E à l'équilibre thermique à la température T (distribution de Maxwell-Boltzmann unidimensionnelle établie en Q12).
- Un facteur cinétique (flux incident) : le terme v est la vitesse relative d'approche des deux protons (v = \sqrt{2E/\mu}). En théorie cinétique des gaz, le nombre de collisions (ou de tentatives de rapprochement) par unité de temps est proportionnel au flux de particules incidentes, donc à la vitesse relative v.
- Un facteur quantique : \Theta(E) est la probabilité de franchir la barrière de potentiel coulombienne par effet tunnel à l'énergie E. C'est la probabilité qu'une tentative de collision aboutisse effectivement au contact (x=0) et donc à la réaction de fusion.
Ainsi, le taux de fusion résulte de la conjonction nécessaire :
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : effet tunnel, distribution de boltzmann
En utilisant les résultats obtenus précédemment, exprimer en fonction de . On écrira le résultat sous la forme , où ne dépend pas de , et on exprimera en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Regrouper les termes sous la forme d'une exponentielle globale en remarquant que le facteur pré-exponentiel en E se compense exactement.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer chacun des trois facteurs intervenant dans \Gamma(E) \propto v\, p(E)\, \Theta(E) en fonction de l'énergie cinétique relative E.
- Constater la simplification du facteur pré-exponentiel entre v \propto \sqrt{E} et la densité p(E) \propto 1/\sqrt{E}.
- Regrouper les exponentielles pour identifier la fonction \phi(E).
Voir la réponse courteRéponse courte
Comme v \propto E^{1/2}, le préfacteur se simplifie : \phi(E) = E/(k_B T) + (E_G/E)^{1/2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions précédentes, pour une vitesse relative v > 0 :
la vitesse relative s'exprime en fonction de E = \frac{1}{2}\mu v^2 (question Q9) sous la forme :
v = \sqrt{\frac{2E}{\mu}} \propto E^{1/2}la densité de probabilité en énergie vaut (question Q12) :
p(E) \propto E^{-1/2} \exp\left(-\frac{E}{k_B T}\right)le coefficient de transmission par effet tunnel s'écrit (question Q7) :
\Theta(E) = \exp\left(-\left(\frac{E_G}{E}\right)^{1/2}\right)
En injectant ces trois dépendances dans le postulat de la question Q13, le produit v\, p(E) fait disparaître toute dépendance en puissance de E :
On en déduit l'expression demandée :
où K est une constante indépendante de E, et la fonction \phi(E) est définie par :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le préfacteur K étant indépendant de E, il ne doit contenir aucun terme dépendant de la vitesse.
« le préfacteur K ne dépendant pas de l'énergie E, il ne doit pas inclure de termes dépendant de la vitesse de la particule. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : extremum, pic de gamow
Étudier la variation de . Montrer que possède un maximum pour une valeur de qu'on notera et qu'on exprimera en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Dériver \phi(E) par rapport à E et chercher l'annulation de la dérivée pour trouver le minimum de \phi (maximum de \Gamma).
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la dérivée première et la dérivée seconde de la fonction \phi(E) pour en déterminer les variations et les limites.
- Trouver le minimum de \phi(E), qui correspond au maximum de \Gamma(E) = K \exp(-\phi(E)) par décroissance stricte de la fonction exponentielle négative.
Voir la réponse courteRéponse courte
Annulation de \phi'(E) conduisant au pic de Gamow d'énergie E_0 = (E_G^{1/2} k_B T / 2)^{2/3}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente, pour E > 0, la fonction \phi(E) s'écrit :
La fonction \phi est deux fois dérivable sur ]0, +\infty[. Ses dérivées valent :
Aux bornes du domaine :
Comme \phi''(E) > 0 pour tout E > 0, la dérivée première \phi' est strictement croissante. L'équation \phi'(E_0) = 0 admet donc une unique solution :
En élevant à la puissance 2/3, on obtient :
La fonction \phi est donc strictement décroissante sur ]0, E_0] puis strictement croissante sur [E_0, +\infty[ : elle admet un minimum absolu strict en E_0.
Comme la constante K est strictement positive et que la fonction x \mapsto \exp(-x) est strictement décroissante sur \mathbb{R}, le taux \Gamma(E) = K \exp(-\phi(E)) est strictement croissant sur ]0, E_0] puis strictement décroissant sur [E_0, +\infty[. Il admet donc un maximum absolu strict en E = E_0.
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : ordre de grandeur, pic de gamow
Situer l'énergie par rapport à et dans la limite où . Dans le cas de la fusion entre deux protons au cœur du Soleil, les valeurs numériques sont et . Déterminer l'ordre de grandeur de .
Voir l'indiceIndice
Exprimer le rapport E_0/k_B T en fonction du grand paramètre sans dimension E_G / k_B T et évaluer numériquement.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les rapports \dfrac{E_0}{k_B T} et \dfrac{E_0}{E_G} à partir de l'expression de E_0 établie en Q15 pour situer E_0 dans la limite E_G \gg k_B T.
- Effectuer l'application numérique avec les valeurs fournies pour obtenir l'ordre de grandeur de E_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comme E_G \gg k_B T, on a k_B T \ll E_0 \ll E_G ; calcul numérique donnant E_0 \approx 6{,}5\text{ keV}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q15, l'énergie E_0 s'écrit :
Formons les rapports de E_0 avec k_B T et E_G :
Dans la limite où E_G \gg k_B T, on a \dfrac{E_G}{4 k_B T} \gg 1 et \dfrac{k_B T}{2 E_G} \ll 1. Par conséquent :
Passons à l'application numérique avec E_G \simeq 500\text{ keV} et k_B T \simeq 1{,}5\text{ keV} :
Sachant que 1{,}3^3 = 2{,}197 \approx 2{,}25, on a (2{,}25)^{1/3} \approx 1{,}31, ce qui donne :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait répondre à l'ensemble des demandes, notamment situer E₀ par rapport à Eg et kT.
« la question demandait non seulement la valeur de E0, mais aussi de situer E0 entre Eg et kT. Il fallait répondre à l'intégralité de la question pour obtenir l'intégralité des points. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : ordre de grandeur, pic de gamow
Déterminer l'expression littérale de en fonction de et , puis calculer son ordre de grandeur avec les valeurs numériques données plus haut.
Voir l'indiceIndice
Injecter la valeur de E_0 dans l'expression de \phi(E) pour exprimer \phi(E_0) sous une forme compacte.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la relation d'extremum \phi'(E_0) = 0 établie à la question précédente pour relier les deux termes de \phi(E_0).
- Exprimer \phi(E_0) sous forme compacte en fonction du rapport adimensionné E_G / (k_B T).
- Réaliser l'application numérique sans calculatrice avec les valeurs E_G \simeq 500\text{ keV} et k_B T \simeq 1{,}5\text{ keV}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression \phi(E_0) = 3(E_G / (4 k_B T))^{1/3} conduisant numériquement à \phi(E_0) \approx 13.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de \phi(E) établie à la question Q14 :
À l'énergie E_0, la condition d'annulation de la dérivée \phi'(E_0) = 0 s'écrit :
Le second terme de \phi(E_0) vaut ainsi exactement le double du premier, soit :
En injectant l'expression de E_0 obtenue à la question Q15, E_0 = \left(\dfrac{E_G}{4}\right)^{1/3} (k_B T)^{2/3} :
On en déduit l'expression littérale de \phi(E_0) :
Application numérique : Avec E_G \simeq 500\text{ keV} et k_B T \simeq 1{,}5\text{ keV} :
Comme 4^3 = 64 et 5^3 = 125, on a (83{,}3)^{1/3} \simeq 4{,}37, ce qui donne :
On peut également utiliser la valeur E_0 \simeq 6{,}6\text{ keV} trouvée à la question Q16 :
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : pic de gamow, schéma-tracé
Tracer l'allure de . Quelle est la particularité de la variation de avec dans la limite où ?
Voir l'indiceIndice
Représenter le produit d'une fonction croissante et d'une exponentielle décroissante : la fenêtre d'énergie efficace est très étroite.
Voir la stratégieStratégie
- Tracer la courbe de \Gamma(E) = K\exp(-\phi(E)) en mettant en évidence ses asymptotes en 0 et +\infty, son maximum en E_0, ainsi que l'effet de compétition entre la distribution de Maxwell-Boltzmann et la transmission tunnel.
- Pour analyser la particularité dans la limite E_G \gg k_B T, étudier la courbure \phi''(E_0) pour caractériser la largeur du pic par rapport à sa position E_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Courbe en cloche très piquée (fenêtre de Gamow) due au compromis entre probabilité quantique croissante et statistique thermique décroissante.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La fonction de taux s'écrit d'après les questions précédentes :
- Pour E \to 0^+, le facteur d'effet tunnel domine : \sqrt{E_G/E} \to +\infty \implies \Gamma(E) \to 0.
- Pour E \to +\infty, le facteur de Boltzmann domine : E/(k_B T) \to +\infty \implies \Gamma(E) \to 0.
- La fonction présente un unique maximum en E = E_0.
Particularité dans la limite E_G \gg k_B T :
Effectuons un développement de Taylor de \phi(E) au voisinage de E_0. Sachant que \phi'(E_0) = 0 et que d'après la question Q15 :
au voisinage de E_0, \Gamma(E) s'approxime par un profil gaussien :
La largeur relative du pic s'écrit alors :
Les réactions de fusion se déroulent ainsi exclusivement dans une plage d'énergie très étroite (la « fenêtre de Gamow ») située très au-delà de l'énergie thermique moyenne (E_0 \gg k_B T).
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : pic de gamow, masse réduite
Généraliser les résultats obtenus au cas de la fusion de deux noyaux de numéros atomiques et , de masses et quelconques. Déterminer en particulier comment la valeur de et l'énergie de Gamow, , sont modifiées.
Voir l'indiceIndice
Remplacer les charges par Z_1 e et Z_2 e dans la répulsion coulombienne et adapter la masse réduite au couple (m_1, m_2).
Voir la stratégieStratégie
- Pour deux particules de masses m_1 et m_2, le mouvement relatif est décrit par une particule fictive de masse réduite \mu = \frac{m_1 m_2}{m_1 + m_2}.
- L'interaction coulombienne entre les noyaux de charges q_1 = Z_1 e et q_2 = Z_2 e introduit la substitution e^2 \longrightarrow Z_1 Z_2 e^2 dans le potentiel électrostatique.
- On en déduit l'expression généralisée de l'énergie de Gamow E_G et les grandeurs associées (E_0, \phi(E_0)).
Voir la réponse courteRéponse courte
Adaptation avec la masse réduite \mu = m_1 m_2 / (m_1 + m_2) et l'énergie de Gamow E_G \propto \mu Z_1^2 Z_2^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le problème à deux corps isolé se ramène classiquement et quantiquement au mouvement d'une particule fictive dans le référentiel barycentrique. La masse associée au mouvement relatif est la masse réduite du système :
L'énergie potentielle électrostatique s'écrit désormais :
Elle se déduit de celle de la question Q5 par la substitution e^2 \longrightarrow Z_1 Z_2 e^2.
La longueur de la barrière coulombienne devient donc :
En reprenant le calcul de la question Q7 avec la masse \mu et cette nouvelle longueur L, l'argument de l'exponentielle s'écrit :
On en déduit la nouvelle expression de l'énergie de Gamow :
où \alpha = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \hbar c} \simeq \frac{1}{137} est la constante de structure fine.
L'énergie de Gamow est donc proportionnelle à \mu (Z_1 Z_2)^2.
Les expressions des grandeurs caractéristiques de la fenêtre de Gamow conservent la même forme avec ces valeurs modifiées de \mu et E_G :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Vérifiez la cohérence de la masse réduite et ne confondez pas nombre de protons et nombre de nucléons.
« cette question étant une généralisation du cas précédent, l'expression de la valeur de la masse réduite doit s'identifier à celle proposée à la réponse 9 pour des noyaux de masses identiques (m1=m2 -> μ = m1/2 = m2/2). À de nombreuses reprises, on a lu que la masse était proportionnelle au nombre de protons (au lieu du nombre de nucléons, on assimilait mp et mn) »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 20
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : cinétique chimique, document
Le taux d'une réaction nucléaire de fusion est défini comme le nombre de réactions de fusion par unité de volume et de temps, divisé par le produit des densités volumiques des deux noyaux impliqués dans le processus de fusion. Ainsi défini, le taux de réaction est indépendant des densités, et ne dépend que de la température. Une modélisation en trois dimensions, plus réaliste que celle développée jusqu'alors, donne un taux de réaction de la forme , où et sont des constantes qui dépendent de la réaction de fusion étudiée. La table ci-après donne les valeurs de ces constantes pour diverses réactions. et sont en unités de (milliards de Kelvin), et les unités des coefficients sont telles que les taux de réaction soient en . On désigne le proton par , le neutron (dont la masse est très proche de celle du proton) par . Les symboles , et désignent les noyaux des atomes correspondants (), désigne le photon, le positon (électron chargé positivement) et le neutrino.
| réaction | Valeur de | Valeur de () |
Montrer que la modélisation développée précédemment permet de prédire certaines relations entre les quantités , et . Vérifier ces prédictions à l'aide d'applications numériques.
Voir l'indiceIndice
Identifier la dépendance de b_i avec l'énergie de Gamow via l'exposant thermique, puis comparer les rapports théoriques aux valeurs tabulées.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le terme exponentiel \exp\left(-(b_i/T)^{1/3}\right) au pic de Gamow calculé à la question Q17 en identifiant \phi(E_0) et (b_i/T)^{1/3}.
- Exprimer b_i en fonction de l'énergie de Gamow E_{G,i}, puis utiliser la loi d'échelle établie en Q19 : E_{G,i} \propto \mu_i (Z_1 Z_2)_i^2.
- Calculer la masse réduite \mu_i et le produit des charges pour chacune des trois réactions, en déduire les rapports théoriques entre b_1, b_2 et b_3, puis confronter aux valeurs tabulées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse du tableau : la réaction p+p est l'étape limitante car gouvernée par l'interaction faible, d'où un préfacteur a_1 extrêmement faible.
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Le taux de réaction nucléaire est dominé par les particules d'énergie proche du pic de Gamow E_0. D'après la question Q17, l'exposant intervenant dans l'exponentielle vaut :
Par identification avec la dépendance en température donnée par l'énoncé, \exp\left(-(b_i/T)^{1/3}\right), on en déduit :
Or, d'après le résultat de la question Q19, l'énergie de Gamow s'écrit :
Le coefficient b_i est donc directement proportionnel à la quantité \mu_i (Z_{1,i} Z_{2,i})^2 :
En approximant la masse d'un neutron par celle d'un proton (m_n \simeq m_p), les masses des noyaux valent approximativement m(\mathrm{p}) = m_p, m(\mathrm{D}) \simeq 2m_p et m(\mathrm{^3He}) \simeq 3m_p. Déterminons la grandeur \mu_i (Z_{1,i} Z_{2,i})^2 pour chacune des trois réactions :
Réaction 1 (\mathrm{p + p}) : Z_1 = Z_2 = 1 et m_1 = m_2 = m_p, d'où :
\mu_1 = \frac{m_p}{2}, \quad (Z_1 Z_2)_1 = 1 \implies \mu_1 (Z_1 Z_2)_1^2 = \frac{1}{2}\,m_pRéaction 2 (\mathrm{p + D}) : Z_1 = Z_2 = 1 et m_1 = m_p, m_2 \simeq 2m_p, d'où :
\mu_2 = \frac{m_p \times 2m_p}{m_p + 2m_p} = \frac{2}{3}\,m_p, \quad (Z_1 Z_2)_2 = 1 \implies \mu_2 (Z_1 Z_2)_2^2 = \frac{2}{3}\,m_pRéaction 3 (\mathrm{^3He + {^3He}}) : Z_1 = Z_2 = 2 et m_1 = m_2 \simeq 3m_p, d'où :
\mu_3 = \frac{3m_p}{2}, \quad (Z_1 Z_2)_3 = 4 \implies \mu_3 (Z_1 Z_2)_3^2 = \frac{3}{2}\,m_p \times 4^2 = 24\,m_p
On prédit ainsi les relations théoriques :
Vérification numérique :
Pour le premier rapport :
\left(\frac{b_2}{b_1}\right)_{\text{tab}} = \frac{51{,}52}{38{,}65} \simeq 1{,}3330L'accord avec la valeur prédite 4/3 \simeq 1{,}3333 est exceptionnel (écart relatif inférieur à 0{,}03\,\%).
Pour le second rapport :
\left(\frac{b_3}{b_1}\right)_{\text{tab}} = \frac{1828}{38{,}65} \simeq 47{,}3L'accord avec la valeur prédite de 48 est très satisfaisant (écart relatif d'environ 1{,}5\,\%). Cet écart résiduel s'explique par les défauts de masse des noyaux atomiques et par la différence de masse entre neutron et proton.
Résultat
Partie II : Rendement énergétique d'une machine thermique à sa puissance maximale
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : rendement, cycle de carnot
On note l'énergie fournie par la source chaude au cours d'un cycle de cette machine ditherme, et le travail qu'on peut en extraire. Définir le rendement d'une telle machine.
Voir l'indiceIndice
Rappeler le ratio d'efficacité énergétique entre le gain mécanique utile et la dépense thermique consommée.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature du système (moteur thermique ditherme) ainsi que la prestation utile et la dépense énergétique associée.
- Appliquer la définition générale du rendement thermodynamique (énergie utile divisée par énergie coûteuse).
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition énergétique du rendement d'un moteur thermique cyclique : \eta = -W/Q.
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Pour un moteur thermique opérant de façon cyclique, le but est de convertir de l'énergie thermique issue d'une source chaude en énergie mécanique.
Le rendement \eta est défini comme le rapport sans dimension de l'énergie utile extraite au cours d'un cycle (le travail W) sur l'énergie thermique qu'il a fallu lui fournir (le transfert thermique Q cédé par la source chaude) :
Avec les conventions de l'énoncé, W > 0 représente le travail extrait (fourni au milieu extérieur) et Q > 0 l'énergie thermique cédée par la source chaude au système.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Définissez explicitement une convention de signe pour le travail et conservez-la sans utiliser de valeurs absolues.
« les conventions de signe pour le travail W doivent être cohérentes au fil du raisonnement. Il vaut mieux choisir explicitement une convention et s'y tenir que de mettre des valeurs absolues pour éviter de se poser la question. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cycle de carnot, théorème de carnot
Déterminer l'expression du travail maximum qu'on peut extraire de la machine pendant un cycle en fonction de , et , et l'expression du rendement maximal correspondant, qu'on notera .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe et l'inégalité de Clausius sur un cycle complet pour aboutir au théorème de Carnot.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier et le second principe de la thermodynamique au fluide de la machine sur un cycle de durée \tau.
- Éliminer le transfert thermique avec la source froide pour exprimer le travail extrait W en fonction de Q et de l'entropie créée S_\text{c}.
- Maximiser W en utilisant la condition de réversibilité (S_\text{c} = 0) pour en déduire W_{\max} et le rendement de Carnot \eta_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du théorème de Carnot pour un cycle réversible ditherme : \eta_0 = 1 - T_2/T_1 et W_{\max} = Q \eta_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le fluide décrivant un cycle au contact de deux thermostats aux températures T_1 (source chaude) et T_2 (source froide). Notons Q_2 le transfert thermique reçu par le fluide de la part de la source froide au cours d'un cycle. Le travail reçu par le fluide étant -W (avec W le travail extrait), le premier principe s'écrit sur un cycle :
Le second principe de la thermodynamique appliqué au fluide sur ce même cycle conduit à :
où S_\text{c} \geq 0 désigne l'entropie créée au cours du cycle due aux irréversibilités. On en déduit l'expression de Q_2 :
En reportant cette relation dans l'expression du travail extrait W, on obtient :
Les températures absolues étant strictement positives, le travail extrait W est maximal lorsque le cycle est réversible, c'est-à-dire pour S_\text{c} = 0 :
Le rendement maximal associé, noté \eta_0, est le rendement de Carnot d'un moteur ditherme :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le rendement de Carnot ne doit pas être invoqué ex nihilo ; précisez conventions de flux et notations.
« l'invocation ex nihilo du rendement de Carnot ne permet naturellement pas aux candidats d'obtenir l'intégralité des points à cette question. Très peu de candidat.e.s ont pris la peine de préciser les conventions d'orientation des flux d'énergie qu'ils utilisent. Certain.e.s candidat.e.s n'utilisent pas les notations de l'énoncé. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question déjà tombée ailleurs
Premier modèle · transfert thermique
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : flux thermique, conductance thermique
Nous considérons une machine dans laquelle l'énergie est produite par une source solide à la température . Cette énergie est transmise à un fluide caloporteur de température , avec , qui circule en contact avec la source solide. On suppose et uniformes et indépendantes du temps. On note l'énergie fournie par la source solide au fluide caloporteur pendant la durée d'un cycle. Donner l'expression de en fonction de , et et de la conductance thermique de l'interface, supposée fixée.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi de transfert thermique conducto-convectif linéaire entre les deux températures stationnaires pendant le temps \tau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi phénoménologique de transfert thermique conducto-convectif : Q = G_{\mathrm{th}}(T_1 - T_3)\tau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le flux thermique \Phi transféré de la source solide à la température T_1 vers le fluide caloporteur à la température T_3 à travers une interface de conductance thermique G_{\mathrm{th}} s'écrit, d'après la loi phénoménologique des transferts thermiques conducto-convectifs :
Les températures T_1 et T_3 étant supposées uniformes et indépendantes du temps, le flux \Phi est constant au cours du cycle. L'énergie thermique Q fournie au fluide pendant la durée \tau d'un cycle s'en déduit par intégration temporelle :
soit :
Résultat
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : machine thermique, cycle de carnot
Le fluide caloporteur constitue la source chaude d'une machine thermique ditherme dont la source froide est à la température . Il restitue à cette machine thermique l'énergie fournie par la source solide. On suppose par ailleurs que cette machine thermique fonctionne à son rendement maximal. En déduire la dépendance du travail qu'elle fournit en fonction de , , , et .
Voir l'indiceIndice
Combiner la puissance thermique transmise avec le rendement de Carnot d'une machine ditherme opérant entre T_3 et T_2.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux thermostats avec lesquels la machine thermique échange directement : le fluide caloporteur à la température uniforme T_3 (source chaude pour la machine) et la source froide à la température T_2.
- Exprimer le travail W fourni en appliquant le rendement maximal de Carnot associé à ces deux températures, d'après le résultat de la question 22.
- Injecter l'expression du transfert thermique Q établie à la question 23 pour expliciter W en fonction des grandeurs demandées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rendement de Carnot entre T_3 et T_2 : W = G_{\mathrm{th}}\tau(T_1 - T_3)(1 - T_2/T_3).
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La machine thermique fonctionne entre une source chaude à la température T_3 et une source froide à la température T_2.
Puisqu'elle fonctionne à son rendement maximal, son rendement est le rendement de Carnot associé à ces deux températures, obtenu à la question 22 en remplaçant la température de la source chaude T_1 par T_3 :
Le travail extrait au cours d'un cycle s'écrit donc :
En utilisant l'expression du transfert thermique Q = G_{\mathrm{th}} \tau (T_1 - T_3) établie à la question 23, on en déduit :
Résultat
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Maintenez la cohérence des conventions de travail et conservez la forme factorisée pour repérer les zéros.
« fréquente incohérences de conventions sur W avec la question 22. Il n'était pas judicieux de développer la formule pour pouvoir représenter la fonction dont les zéros sont évidents sous la forme factorisée. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : puissance thermique, machine thermique
Tracer l'allure de la variation de la puissance extraite en fonction de pour et fixés.
Voir l'indiceIndice
Étudier les zéros de la puissance en T_3 = T_2 et T_3 = T_1 pour en déduire l'allure d'une courbe en cloche.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance moyenne extraite \mathcal{P} = W/\tau à partir du résultat de la question 24.
- Identifier l'intervalle de fonctionnement moteur pour T_3 et les valeurs aux bornes (T_3 = T_2 et T_3 = T_1).
- Représenter l'allure de la courbe \mathcal{P}(T_3) mettant en évidence l'annulation aux deux bornes et l'existence d'un maximum strict.
Voir la réponse courteRéponse courte
Parabole inversée pour la puissance P(T_3) = W/\tau, s'annulant en T_3 = T_2 et T_3 = T_1.
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D'après la question 24, le travail extrait au cours d'un cycle est :
La puissance moyenne extraite par la machine s'écrit donc :
Pour que la machine fonctionne en moteur (W > 0) et reçoive de la chaleur de la source solide (Q > 0), la température T_3 du caloporteur doit vérifier :
Aux deux extrémités de cet intervalle :
- en T_3 = T_2, le rendement de la machine s'annule : \eta = 1 - T_2/T_3 = 0, donc \mathcal{P}(T_2) = 0 ;
- en T_3 = T_1, le transfert thermique s'annule : Q = 0, donc \mathcal{P}(T_1) = 0.
Pour T_3 \in \,]T_2, T_1[, les deux facteurs sont strictement positifs, donc \mathcal{P}(T_3) > 0. La puissance passe par un unique maximum entre T_2 et T_1.
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Ne confondez pas puissance et travail ou dérivée, et limitez le tracé à l'intervalle pertinent.
« similaire question 8. Représenter la variation de P en fonction de T3 ne signifie pas tracer la dérivée de la puissance. Des confusions entre travail et puissance ont été observées. »
« l'énoncé indique explicitement que T2 correspond à la température de la source froide et que T3<T1 (question 23). Aussi, peu d'intérêt de tracer (et commenter) la courbe de la puissance et du rendement pour des valeurs de T3 hors de l'intervalle [T1,T2]. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : rendement, puissance thermique
Tracer l'allure de la variation du rendement en fonction de pour et fixés. Que vaut la puissance extraite lorsque le rendement est maximal ? Commenter ce résultat.
Voir l'indiceIndice
Calculer la limite de la puissance lorsque le rendement atteint le maximum de Carnot pour T_3 \to T_1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rendement \eta = W/Q en fonction de T_3 et étudier ses variations sur le domaine thermiquement admissible T_2 \le T_3 \le T_1.
- Tracer l'allure de la courbe \eta(T_3) à l'aide d'un schéma TikZ soigné.
- Identifier la valeur maximale du rendement et évaluer la puissance extraite \mathcal{P} en ce point pour en donner une interprétation physique.
Voir la réponse courteRéponse courte
\eta(T_3) croît jusqu'à \eta_0 en T_3 = T_1 ; la puissance s'y annule car le transfert thermique devient infiniment lent (limite réversible).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q21, Q23 et Q24, le rendement de la machine globale s'écrit :
Pour que le transfert thermique s'effectue spontanément de la source solide vers le caloporteur (T_3 \le T_1) et que le moteur ditherme fournisse un travail positif (T_3 \ge T_2), la température T_3 doit être comprise dans l'intervalle [T_2, \, T_1].
La dérivée première par rapport à T_3 vaut :
et la dérivée seconde est négative :
La fonction \eta(T_3) est donc strictement croissante et concave sur [T_2, \, T_1]. Elle s'annule en T_3 = T_2 et atteint sa valeur maximale pour T_3 = T_1, qui coïncide avec le rendement de Carnot \eta_0 :
Le rendement est maximal pour :
En reportant cette valeur dans l'expression de la puissance extraite \mathcal{P}(T_3) = G_{\mathrm{th}}(T_1 - T_3)\left(1 - \frac{T_2}{T_3}\right) établie à la question Q24 :
Commentaire : Pour atteindre le rendement maximal de Carnot \eta_0, il faut que le transfert thermique à l'interface se fasse sans écart de température (T_3 = T_1), condition indispensable à la réversibilité thermique du contact. Cependant, le flux thermique conductif \dot{Q} = G_{\mathrm{th}}(T_1 - T_3) s'annule alors rigoureusement.
Une machine fonctionnant au rendement de Carnot développe donc une puissance utile nulle, car chaque cycle nécessiterait un temps infini (\tau \to \infty) pour transférer une quantité d'énergie finie. Pour extraire une puissance non nulle, il est impératif d'accepter des irréversibilités de transfert fini (T_3 < T_1), ce qui dégrade inévitablement le rendement en deçà de la limite de Carnot.
Résultat
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Faire tendre T3 vers l'infini ou discuter le cas T3 > T1 est physiquement absurde.
« faire tendre T3 vers l'infini n’a pas de sens. Beaucoup de discussions sur le cas absurde de T3>T1. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : optimisation de puissance, machine thermique
Déterminer la valeur de qui maximise la puissance extraite de la machine thermique pour et fixés. On exprimera cette valeur optimale de en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Dériver la puissance par rapport à la température intermédiaire T_3 ou exploiter la moyenne géométrique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance \mathcal{P}(T_3) en développant la fonction de la variable T_3 \in [T_2, T_1].
- Calculer la dérivée première par rapport à T_3, identifier son zéro sur l'intervalle et vérifier par la dérivée seconde qu'il s'agit d'un maximum.
Voir la réponse courteRéponse courte
Annulation de la dérivée de la puissance : température optimale d'Yvon-Novikov T_3 = \sqrt{T_1 T_2}.
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D'après la question Q24, la puissance moyenne extraite s'écrit pour T_2 \le T_3 \le T_1 :
En développant cette expression, on obtient :
La fonction \mathcal{P} est continûment dérivable par rapport à T_3 sur ]T_2, T_1[. Sa dérivée s'écrit :
La condition d'annulation \frac{\mathrm{d}\mathcal{P}}{\mathrm{d}T_3} = 0 conduit à :
Les températures étant strictement positives, l'unique solution est la moyenne géométrique des températures T_1 et T_2 :
Puisque T_1 > T_2 > 0, on a bien T_2 < \sqrt{T_1 T_2} < T_1, de sorte que cette valeur appartient à l'intervalle physique considéré.
De plus, la dérivée seconde :
est strictement négative sur tout l'intervalle, ce qui assure que cette valeur correspond bien au maximum absolu de la puissance.
La valeur optimale de T_3 est donc :
Résultat
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : rendement de curzon-ahlborn, machine thermique
On note la valeur du rendement correspondant à cette valeur de . Exprimer en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Remplacer T_3 par sa valeur optimale dans l'expression du rendement de Carnot du sous-système.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression du rendement \eta(T_3) obtenue à la question Q26.
- Évaluer ce rendement en la valeur optimale T_{3,\mathrm{opt}} = \sqrt{T_1 T_2} établie à la question Q27.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rendement à puissance maximale de Curzon-Ahlborn-Novikov : \eta_1 = 1 - \sqrt{T_2/T_1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q26, le rendement de la machine ditherme s'écrit en fonction de la température T_3 du caloporteur :
À puissance maximale, la température optimale trouvée à la question Q27 est T_3 = \sqrt{T_1 T_2}. En substituant cette valeur dans l'expression du rendement, on obtient :
soit finalement :
Résultat
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Pensez à simplifier les expressions évidentes avant de donner votre résultat final.
« Réaliser les simplifications les plus évidentes avant de proposer un résultat final. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : rendement de curzon-ahlborn, développement limité
Exprimer en fonction de , déterminé à la question 22, et représenter sa variation. Comment cette expression se simplifie-t-elle dans la limite où ?
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Exprimer le rapport des températures en fonction de \eta_0 et effectuer un développement limité au premier ordre.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rapport de températures T_2/T_1 en fonction de \eta_0 à partir du résultat de la question 22, puis l'injecter dans l'expression de \eta_1 obtenue à la question 28.
- Réaliser un développement limité pour \eta_0 \ll 1.
- Établir les propriétés de la fonction \eta_1(\eta_0) (dérivée, concavité/convexité, valeurs aux bornes) pour en tracer l'allure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression \eta_1 = 1 - \sqrt{1 - \eta_0} ; tracé sous la bissectrice et équivalence \eta_1 \sim \eta_0/2 à faible écart de température.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question 22, le rendement de Carnot s'écrit :
En substituant ce rapport dans l'expression du rendement à puissance maximale établie à la question 28, \eta_1 = 1 - \sqrt{T_2/T_1}, on obtient :
Dans la limite d'un faible écart relatif de température, soit \eta_0 \ll 1, effectuons un développement limité à l'ordre 1 :
L'expression de \eta_1 se simplifie donc sous la forme :
Pour représenter la variation de \eta_1 en fonction de \eta_0 \in [0,\,1] :
- En \eta_0 = 0, \eta_1 = 0. La tangente à l'origine a pour pente \dfrac{\mathrm{d}\eta_1}{\mathrm{d}\eta_0}(0) = \dfrac{1}{2}.
- Pour \eta_0 \in [0,\,1[, \dfrac{\mathrm{d}\eta_1}{\mathrm{d}\eta_0} = \dfrac{1}{2\sqrt{1-\eta_0}} > 0 et \dfrac{\mathrm{d}^2\eta_1}{\mathrm{d}\eta_0^2} = \dfrac{1}{4(1-\eta_0)^{3/2}} > 0 : la fonction est strictement croissante et convexe.
- En \eta_0 \to 1^-, \eta_1 = 1 et la tangente devient verticale (\lim_{\eta_0 \to 1} \frac{\mathrm{d}\eta_1}{\mathrm{d}\eta_0} = +\infty).
- Pour tout \eta_0 \in ]0,\,1[, la courbe est située sous la première bissectrice (\eta_1 < \eta_0).
Résultat
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Peu de candidats ont pris la peine de tracer le graphe demandé.
« peu de candidat.e.s ont pris la peine de tracer le graphe. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Deuxième modèle · création d'entropie
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : second principe, création d'entropie
On revient au cas général d'une machine thermique cyclique ditherme dont les sources chaude et froide ont les températures respectives et . On note toujours l'énergie fournie par la source chaude pendant la durée d'un cycle. On suppose maintenant qu'une entropie est créée au cours du cycle, où est un coefficient indépendant de . Commenter cette modélisation. Quel est le signe de ?
Voir l'indiceIndice
Invoquer le second principe de la thermodynamique pour déterminer le signe de l'entropie créée par cycle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Irréversibilité inversement proportionnelle à la durée du cycle (quasi-statique à durée infinie) ; \Sigma > 0 d'après le second principe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le deuxième principe de la thermodynamique, l'entropie créée au cours d'une transformation est nécessairement positive ou nulle :
avec égalité si et seulement si le cycle est entièrement réversible. La durée d'un cycle étant strictement positive (\tau > 0), on en déduit immédiatement le signe de \Sigma :
Pour une machine thermique réelle fonctionnant avec des irréversibilités, on a strictement \Sigma > 0.
Commentaire de la modélisation :
- Limite des processus infiniment lents (\tau \to +\infty) : Lorsque la durée d'un cycle devient très grande devant les temps caractéristiques de relaxation du système, les transformations deviennent quasi-statiques et réversibles : S_c = \Sigma/\tau \to 0. On retrouve bien la limite idéale de Carnot.
- Limite des processus très rapides (\tau \to 0) : À cadence élevée, les irréversibilités (frottements visqueux ou mécaniques, inhomogénéités, transferts thermiques sous gradients finis) divergent : S_c \to +\infty. L'énergie fournie se dissipe sous forme d'entropie créée.
Dépendance en 1/\tau : Dans le cadre de la thermodynamique des processus irréversibles linéaires, les flux dissipatifs (flux thermique, forces de frottement) sont proportionnels aux forces motrices (gradients de température ou vitesses mécaniques), lesquelles sont de l'ordre de 1/\tau. Le taux de création d'entropie instantané varie donc comme le produit d'un flux et d'une force, soit \dot{S}_c \propto 1/\tau^2. Intégrée sur la durée \tau d'un cycle, l'entropie créée par cycle s'écrit :
S_c = \int_0^\tau \dot{S}_c \, \mathrm{d}t \sim \dot{S}_c \, \tau \propto \frac{1}{\tau}Ce modèle phénoménologique rend ainsi compte de manière simple des contraintes de la thermodynamique en temps fini.
Résultat
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N'oubliez pas la création d'entropie issue du transfert thermique au sein du fluide caloporteur.
« beaucoup pensent à tort que le modèle n’a pas de source de création d’entropie oubliant celle occasionnée par le transfert au sein du fluide caloporteur. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : second principe, premier principe
Déterminer le travail fourni pendant un cycle en fonction de , , , et .
Voir l'indiceIndice
Écrire les deux principes pour le fluide moteur sur un cycle en introduisant explicitement le terme S_c.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique au fluide de la machine sur un cycle complet pour relier le travail extrait W aux transferts thermiques Q et Q_2.
- Appliquer le second principe pour exprimer le transfert thermique Q_2 échangé avec la source froide en fonction de Q, des températures et de l'entropie créée S_{\mathrm{c}} = \Sigma/\tau.
- Éliminer Q_2 pour obtenir l'expression de W.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan combiné d'énergie et d'entropie : W = Q(1 - T_2/T_1) - T_2 \Sigma / \tau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le fluide décrivant le cycle moteur pendant la durée \tau. Comme l'état du fluide est identique au début et à la fin d'un cycle, ses fonctions d'état ont une variation nulle : \Delta U = 0 et \Delta S = 0.
D'après le premier principe de la thermodynamique, en notant Q_2 le transfert thermique reçu de la source froide à la température T_2, et -W le travail reçu par le fluide (W étant le travail extrait de la machine par cycle) :
D'après le second principe de la thermodynamique, le bilan entropique sur un cycle s'écrit :
Les transferts thermiques s'effectuant avec des thermostats aux températures T_1 et T_2, l'entropie échangée vaut :
En introduisant l'expression phénoménologique de l'entropie créée S_{\mathrm{c}} = \dfrac{\Sigma}{\tau}, il vient :
On en déduit le transfert thermique avec la source froide :
En reportant cette relation dans l'expression du travail extrait W, on obtient :
Résultat
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : optimisation de puissance, puissance mécanique
Montrer que pour fixé, la puissance est maximale pour une valeur de qu'on déterminera, et qu'on notera .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la puissance moyenne W/\tau en fonction de \tau et chercher la racine de la dérivée.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance moyenne extraite \mathcal{P}(\tau) = \dfrac{W}{\tau} à l'aide de l'expression du travail W établie à la question Q31.
- Étudier les variations de cette fonction de la durée du cycle \tau à Q fixé en annulant sa dérivée première.
- Vérifier que l'extremum obtenu correspond bien à un maximum et donner l'expression de la durée optimale \tau_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Maximisation de P(\tau) = W/\tau par dérivation, donnant la durée optimale \tau_2 = 2 T_2 \Sigma / (Q \eta_0).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q31, le travail extrait par cycle s'écrit, avec \eta_0 = 1 - \dfrac{T_2}{T_1} :
La puissance mécanique moyenne fournie par la machine sur un cycle de durée \tau est donc :
Pour Q fixé, \mathcal{P}(\tau) est une fonction dérivable sur ]0, +\infty[. Sa dérivée première par rapport à \tau vaut :
La dérivée s'annule pour une unique valeur \tau_2 > 0 :
Comme T_2, \Sigma, \eta_0 et Q sont strictement positifs :
- \dfrac{\mathrm{d}\mathcal{P}}{\mathrm{d}\tau} > 0 pour \tau \in ]0, \tau_2[ ;
- \dfrac{\mathrm{d}\mathcal{P}}{\mathrm{d}\tau} < 0 pour \tau \in ]\tau_2, +\infty[.
La fonction \mathcal{P}(\tau) admet ainsi un maximum absolu en \tau_2, dont l'expression est :
Résultat
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : rendement, optimisation de puissance
Calculer le rendement de la machine thermique lorsque la puissance est maximale. On le notera .
Voir l'indiceIndice
Remplacer le temps optimal de cycle dans l'expression du travail extrait puis évaluer \eta = W/Q.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le travail fourni par cycle W(\tau_2) en substituant la durée optimale \tau_2 obtenue à la question Q32 dans l'expression du travail établie à la question Q31.
- En déduire le rendement \eta_2 = \frac{W(\tau_2)}{Q} en fonction du rendement de Carnot \eta_0, puis en fonction des températures des thermostats T_1 et T_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation du travail en \tau_2 conduisant au rendement universel à puissance maximale \eta_2 = \eta_0/2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q31, le travail extrait au cours d'un cycle s'écrit :
où \eta_0 = 1 - \frac{T_2}{T_1} est le rendement de Carnot.
En remplaçant la durée de cycle par la valeur optimale \tau_2 = \frac{2 T_2 \Sigma}{\eta_0 Q} obtenue à la question Q32, le travail mécanique extrait à puissance maximale devient :
Par définition du rendement d'un moteur thermique (question Q21), \eta_2 = \frac{W(\tau_2)}{Q}, d'où :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Pensez à effectuer les simplifications évidentes avant de proposer le résultat final.
« Réaliser les simplifications les plus évidentes avant de proposer un résultat final. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Discussion
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : rendement de curzon-ahlborn, second principe
Comparer les valeurs des rendements à puissance maximale prédites par ces deux modèles. Dans quelle limite ces prédictions coïncident-elles ? Cette limite correspond-elle à une irréversibilité forte ou faible ?
Voir l'indiceIndice
Comparer formellement \eta_1 et \eta_2 via l'inégalité de convexité ou un développement limité pour de faibles écarts de température.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler les expressions des rendements à puissance maximale \eta_1 et \eta_2 en fonction du rendement de Carnot \eta_0.
- Comparer leurs valeurs sur l'intervalle \eta_0 \in ]0, 1[ par convexité ou inégalité standard.
- Identifier la limite de coïncidence via le développement limité obtenu à la question Q29 et l'interpréter en termes d'écart de température et de niveau d'irréversibilité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Coïncidence au premier ordre pour \eta_0 \ll 1, correspondant au régime de faible irréversibilité (faible gradient de température).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q29 et Q33, les rendements à puissance maximale dans chaque modèle s'expriment en fonction du rendement de Carnot \eta_0 = 1 - T_2/T_1 par :
Comparaison des deux rendements :
Pour tout \left.\eta_0 \in \right]0, 1[, la concavité stricte de la fonction racine carrée (ou l'inégalité de Taylor-Lagrange) assure que :
On a donc systématiquement :
Le premier modèle prédit ainsi un rendement à puissance maximale toujours supérieur à celui du second modèle.
Limite de coïncidence :
D'après la question Q29, au voisinage de \eta_0 \to 0, le développement limité au premier ordre donne :
Les deux prédictions coïncident donc dans la limite où :
Degré d'irréversibilité :
Cette limite correspond à un très faible écart relatif de température entre les sources chaude et froide (T_1 - T_2 \ll T_1). Les transferts thermiques se font alors sous des gradients de température très faibles, ce qui correspond à une faible irréversibilité (domaine de la thermodynamique linéaire des processus irréversibles, proche de la réversibilité).
Résultat
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La comparaison des rendements a souvent été omise et un faible rendement n'implique pas une forte irréversibilité.
« La comparaison des rendements semble avoir été souvent omise. Le raisonnement : rendement faible implique forte irréversibilité a souvent été fait. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 35
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : création d'entropie, résistance thermique
Dans le cadre du premier modèle, déterminer l'expression de l'entropie créée au cours d'un cycle en fonction de , , et . Montrer qu'elle est proportionnelle à dans une limite qu'on précisera. Commenter ce résultat.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'entropie créée lors du transfert thermique irréversible entre le solide à T_1 et le fluide à T_3 = T_1 - Q/(G_{\mathrm{th}}\tau).
Voir la stratégieStratégie
- Réaliser un bilan d'entropie sur un cycle pour le système global formé par la zone d'échange thermique et le fluide de la machine thermique.
- Exprimer l'entropie créée S_{\mathrm{c}} en exploitant la réversibilité interne de la machine entre T_3 et T_2, ainsi que la relation entre T_1 - T_3 et les grandeurs Q, G_{\mathrm{th}} et \tau.
- Effectuer un développement limité dans le régime des cycles lents ou des faibles écarts de température pour retrouver la dépendance en 1/\tau et faire le lien avec le second modèle.
Voir la réponse courteRéponse courte
S_c = Q^2 / (G_{\mathrm{th}} T_1 T_3 \tau) \approx Q^2 / (G_{\mathrm{th}} T_1^2 \tau) si T_1 - T_3 \ll T_1, justifiant la dépendance en 1/\tau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le système fermé constitué par l'interface de transfert thermique et le fluide caloporteur décrivant un cycle réversible entre T_3 et T_2. Au cours d'un cycle complet de durée \tau :
- l'état du système étant identique au début et à la fin du cycle, la variation d'entropie est nulle : \Delta S_{\mathrm{cycle}} = 0 ;
- le système échange de la chaleur avec la source solide à la température T_1 (chaleur reçue Q) et avec la source froide à la température T_2 (chaleur reçue Q_2).
L'entropie échangée s'écrit donc :
D'après la question Q24, la machine ditherme entre T_3 et T_2 fonctionne de manière réversible, son rendement étant celui de Carnot :
Le bilan entropique sur le cycle s'écrit \Delta S_{\mathrm{cycle}} = S_{\mathrm{ech}} + S_{\mathrm{c}} = 0, d'où :
D'après la question Q23, le transfert thermique à l'interface donne T_1 - T_3 = \dfrac{Q}{G_{\mathrm{th}}\tau}, soit T_3 = T_1 - \dfrac{Q}{G_{\mathrm{th}}\tau}. En substituant :
Dans la limite où la durée du cycle est grande devant le temps caractéristique de transfert thermique, c'est-à-dire :
on peut négliger le terme \dfrac{Q}{G_{\mathrm{th}} T_1 \tau} devant 1 au dénominateur (T_3 \simeq T_1), ce qui donne :
Commentaires :
- Cette expression montre que le modèle phénoménologique introduit à la question Q30 (S_{\mathrm{c}} = \Sigma/\tau) correspond précisément au régime des faibles gradients thermiques (T_1 - T_3 \ll T_1) du premier modèle, avec la constante \Sigma = \dfrac{Q^2}{G_{\mathrm{th}} T_1^2} > 0.
- Lorsque \tau \to \infty (fonctionnement quasi-statique), S_{\mathrm{c}} \to 0 : le transfert thermique devient réversible et la machine atteint le rendement de Carnot.
- À l'inverse, lorsque \tau diminue (recherche de grande puissance), l'écart thermique T_1 - T_3 s'accroît, engendrant une forte création d'entropie qui dégrade le rendement effectif.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Définissez précisément le système thermodynamique et conservez-le tout au long de la démonstration.
« il est primordial de définir le système et de se tenir à cette définition pour mener à bien la démonstration. En effet, de nombreux raisonnements erronés ont pour une origine des changements de définition de système en cours de démonstration. »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : machine thermique, analyse dimensionnelle
Le coût d'une centrale thermique provient d'une part du combustible produisant l'énergie, d'autre part de la construction de la centrale et de son fonctionnement. On considère une situation où l'un de ces deux coûts est très supérieur à l'autre. D'un point de vue économique, dans quel cas a-t-on intérêt à optimiser le rendement, et dans quel cas a-t-on intérêt à maximiser la puissance ?
Voir l'indiceIndice
Distinguer le coût d'investissement (associé à la puissance installée) du coût de fonctionnement (associé au combustible consommé).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le coût du combustible pour une production d'énergie utile donnée W en fonction du rendement \eta.
- Relier le coût d'investissement (construction, dimensionnement de l'infrastructure) à la puissance utile \mathcal{P} développée par la centrale.
- Identifier le critère optimal selon que le coût du combustible ou le coût d'investissement est dominant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Si le combustible domine, maximiser le rendement ; si l'investissement de l'infrastructure domine, maximiser la puissance pour rentabiliser l'installation.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour fournir une énergie mécanique (ou électrique) W, l'énergie thermique à extraire du combustible est :
Le coût du combustible consommé est proportionnel à Q, donc inversement proportionnel au rendement \eta :
- Cas où le coût du combustible est très supérieur au coût d'investissement :
La dépense principale provient de l'achat de combustible (charbon, gaz, etc.). Pour minimiser la consommation Q à énergie utile W fixée, on a tout intérêt à optimiser (maximiser) le rendement \eta, quitte à réduire la puissance instantanée et à accepter des installations de plus grandes dimensions. - Cas où le coût de construction et de fonctionnement est très supérieur au coût du combustible :
Le coût du combustible est négligeable devant les coûts fixes d'investissement (capital investi pour le réacteur, échangeurs, turbines). L'objectif est d'amortir au plus vite cette infrastructure en maximisant la recette par unité de temps, c'est-à-dire en maximisant la puissance électrique délivrée \mathcal{P}. Par ailleurs, pour fournir une puissance cible donnée \mathcal{P}, fonctionner au régime de puissance maximale permet de minimiser la taille requise pour les échangeurs thermiques (conductance G_{\text{th}}). On a donc intérêt à maximiser la puissance.
En résumé :
Résultat
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : rendement de curzon-ahlborn, cycle de carnot
Le réacteur Sizewell B est le plus grand réacteur nucléaire à eau pressurisée construit au Royaume-Uni, qui couvre environ 3
Voir l'indiceIndice
Calculer le rendement de Carnot \eta_0 ainsi que le rendement d'Yvon-Novikov \eta_1 pour ces températures et comparer à 0,36.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer le rendement maximal théorique de Carnot \eta_0, ainsi que les rendements à puissance maximale \eta_1 (modèle 1 d'Yvon-Novikov) et \eta_2 (modèle 2) pour les températures fournies.
- Comparer la valeur réelle \eta = 0{,}36 à ces grandeurs de référence.
- Interpréter l'écart à l'aide des considérations de compromis puissance-rendement et techno-économiques abordées aux questions précédentes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Carnot donne 50\% et Curzon-Ahlborn 30\% : le rendement réel (36\%) illustre un compromis d'ingénierie entre puissance et efficacité.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À partir des températures données pour la source chaude et la source froide :
calculons les différents rendements théoriques établis au cours du problème :
Rendement de Carnot (limite réversible, question 22) :
\eta_0 = 1 - \frac{T_2}{T_1} = 1 - \frac{288}{581} \simeq 0{,}504 \quad (50{,}4\,\%)Rendement à puissance maximale - modèle 1 (Yvon-Novikov, question 28) :
\eta_1 = 1 - \sqrt{\frac{T_2}{T_1}} = 1 - \sqrt{\frac{288}{581}} \simeq 1 - 0{,}704 = 0{,}296 \quad (29{,}6\,\%)Rendement à puissance maximale - modèle 2 (création d'entropie, question 33) :
\eta_2 = \frac{\eta_0}{2} = \frac{0{,}504}{2} \simeq 0{,}252 \quad (25{,}2\,\%)
On constate l'encadrement suivant pour le rendement effectif :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne confondez pas l'irréversibilité liée à la réaction nucléaire et celle de la machine thermique.
« il ne faut pas confondre irréversibilité de la réaction nucléaire et celle de la machine thermique »
Source : rapport du jury X-ENS 2023
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique MP 2023 ?
Surtout 3 chapitres : Machines thermiques et systèmes ouverts (39 % des questions, partie II), Physique quantique (32 %, partie I) et Facteur de Boltzmann et physique statistique (11 %). Plus ponctuellement : Électrostatique, Premier et second principes de la thermodynamique, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Diffusion thermique et diffusion de particules, Cinématique et dynamique du point…
Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique MP 2023 dès la première année (MPSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique MP 2023 ?
Environ 2 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique MP 2023 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique MP 2023 ?
Questions de cours : Q1 (plasma), Q2 (effet tunnel), Q5 (énergie potentielle électrostatique), Q21 (rendement) et Q22 (cycle de carnot). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (équation de schrödinger), Q9 (énergie cinétique), Q15 (extremum), Q23 (flux thermique), Q26 (rendement), Q27 (optimisation de puissance), Q28 (rendement de curzon-ahlborn) et Q31 (second principe).
Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique MP 2023 ?
Le sujet X-ENS Physique MP 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury indique qu'un grand nombre de copies ont traité les deux problèmes jusqu'à la dernière question, pour une moyenne de 10,17 sur 20. Écart-type : 3,87 (1 702 présents).
Faut-il expliciter le jacobien du changement de variables en Q11 ?
Oui : le passage de (v_1, v_2) à (v_G, v) transforme l'élément différentiel via \mathrm{d}v_1\,\mathrm{d}v_2 = |J|\,\mathrm{d}v_G\,\mathrm{d}v. Le calcul de ce jacobien, égal à 1, est expressément attendu par le jury pour établir rigoureusement la factorisation des densités de probabilité.
Faut-il redémontrer l'intégrale donnée à la question Q7 ?
Non : la formule intégrale est fournie par l'énoncé et doit être admise directement. Le jury rappelle qu'il est inutile de la recalculer et qu'il faut se concentrer sur l'identification de l'énergie de Gamow E_G sous la forme demandée.
Quel système thermodynamique adopter pour le calcul d'entropie créée en Q35 ?
Il faut choisir l'ensemble constitué par le fluide caloporteur et la machine thermique au cours d'un cycle complet. Le jury souligne que les erreurs proviennent quasi systématiquement d'un changement de système en cours de démonstration.
Où je me situe, question par question
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 37 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 10,17 et d'écart-type 3,87 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.
Source des chiffres : document officiel du concours.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.