Corrigé détaillé ENS Physique C PC 2025
Autour de l'énergie électromagnétique
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- Sujet difficile
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
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Détail par partie
- Partie 1 : Énergie électrostatique0/302e année
- Partie 2 : Énergie magnétique3/32En partie
Le sujet en bref
Sujet difficile · Électromagnétisme, Mécanique, Physique quantique · 13 incontournables · 3 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Cette épreuve d'une durée de 6 heures explore en profondeur les fondements physiques et conceptuels de l'énergie électromagnétique, tant en régime statique qu'en approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS). Le sujet aborde avec une rigueur remarquable les questions délicates de l'énergie propre, des divergences associées aux charges ponctuelles et aux circuits filiformes, ainsi que la renormalisation classique par le biais de grandeurs nivelées.
D'un niveau d'exigence théorique très élevé mais guidé pas à pas, ce problème propose un va-et-vient permanent entre bilans mécaniques de travaux (forces de Coulomb et de Laplace) et intégrales volumiques des densités d'énergie de champ. C'est un sujet exceptionnel pour asseoir la maîtrise des bilans énergétiques locaux et globaux, comprendre le rôle des générateurs lors des déformations de circuits, et confronter la vision classique de la masse de l'électron à la relativité.
- Difficulté
- Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 10,1/20)
- Temps estimé
- ≈ 6 h 15 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Incontournables
13 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Très partiellement en PCSI : 3 questions sur 62.
Où gagner des points
19 questions rapides et accessibles · 7 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Points à signaler : ambiguïté, parties indépendantes
Ambiguïté
Dans Q20*, l'expression « fonction décroissante de la distance » signifie que l'énergie diminue lorsque les charges se rapprochent (attraction mutuelle) : mathématiquement, pour q_1 q_2 < 0, l'énergie potentielle U_{12} est une fonction croissante de la distance r_{12} qui tend vers 0 à l'infini.
Parties indépendantes
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Sommaire
62 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
62 questionsPartie 1 : Énergie électrostatique
1.1 · Énergie d'un système de charges ponctuelles
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : énergie potentielle électrostatique, force de coulomb
On considère un système de deux charges et . La charge étant fixe, on déplace de façon quasi-statique à partir de l'infini jusqu'à une distance . Calculer l'énergie potentielle d'interaction électrostatique associée au travail de sur , que l'on exprimera en fonction de et .
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Calculer le travail élémentaire contre la force coulombienne de répulsion lors du rapprochement depuis l'infini.
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- Exprimer le travail élémentaire \delta W_{1\to 2} de la force électrostatique conservative exercée par q_1 sur q_2 lors d'un déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{r}_{12}.
- Relier ce travail à la différentielle de l'énergie potentielle selon \mathrm{d}U_{12} = -\delta W_{1\to 2}, puis intégrer depuis l'infini avec la condition de référence U_{12}(\infty) = 0.
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Intégration du travail de la force de Coulomb de l'infini à r_{12} pour obtenir l'énergie potentielle U_{12} = \frac{q_1 q_2}{4\pi\varepsilon_0 r_{12}}.
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Plaçons l'origine du repère sur la charge q_1 supposée fixe. La position de la charge q_2 est alors repérée par le vecteur \vec{r}_{12} = r_{12}\,\vec{u}_r, avec \vec{u}_r le vecteur unitaire radial et r_{12} = \|\vec{r}_{12}\|.
D'après l'équation (8), la force de Coulomb exercée par q_1 sur q_2 s'écrit :
Lors d'un déplacement infinitésimal \mathrm{d}\vec{r}_{12} = \mathrm{d}r_{12}\,\vec{u}_r + r_{12}\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta + r_{12}\sin\theta\,\mathrm{d}\varphi\,\vec{u}_\varphi, le travail élémentaire reçu par la charge q_2 vaut :
La force électrostatique étant conservative, l'énergie potentielle U_{12} qui lui est associée vérifie par définition :
En intégrant entre l'infini et la distance finale r_{12}, il vient :
En adoptant la convention de l'énoncé selon laquelle l'énergie d'interaction s'annule à l'infini (U_{12}(\infty) = 0), on obtient :
Résultat
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : force de coulomb, énergie potentielle
On considère à présent la charge fixe, et on déplace . Déterminer la force dérivant de l'énergie potentielle obtenue précédemment. Cette énergie potentielle décrit-elle complètement l'interaction électrostatique entre les deux charges?
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Exprimer la force dérivant du gradient par rapport aux coordonnées de la première charge et vérifier le principe des actions réciproques.
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- La charge q_1 étant mobile dans le champ créé par q_2 fixe, la force conservative \vec{F}_{2 \rightarrow 1} dérive de l'énergie potentielle par le gradient par rapport aux coordonnées de la particule 1 : \vec{F}_{2 \rightarrow 1} = -\operatorname{\vec{grad}}_1 U_{12}.
- On applique la formule (2) du formulaire pour exprimer \operatorname{\vec{grad}}_1(1/r_{12}) et on identifie le résultat en fonction du vecteur position relative \vec{r}_{21} = -\vec{r}_{12}.
- On analyse la complétude de la description en vérifiant si U_{12} engendre à elle seule l'ensemble des forces du système \{q_1, q_2\}.
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La force dérive de l'énergie potentielle par \vec{F}_{2\to 1} = -\vec{\nabla}_1 U_{12} ; symétrie de l'interaction et vérification du principe des actions réciproques.
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La charge q_2 étant fixe à la position \vec{r}_2, on déplace la charge q_1 située en \vec{r}_1. La force électrostatique subie par q_1 dérive de l'énergie potentielle d'interaction U_{12} établie à la question précédente :
D'après la formule (2) du formulaire, le gradient par rapport à la position de la charge 1 s'écrit :
On en déduit :
Cette énergie potentielle décrit complètement l'interaction électrostatique entre les deux charges :
- d'une part, elle est symétrique par permutation des deux charges (U_{12} = U_{21}) et ne dépend que de leur distance relative r_{12} ;
d'autre part, elle permet de retrouver directement les deux forces mutuelles par dérivation par rapport aux coordonnées de chacune des charges :
\vec{F}_{1 \rightarrow 2} = -\operatorname{\vec{grad}}_2 U_{12} \quad \text{et} \quad \vec{F}_{2 \rightarrow 1} = -\operatorname{\vec{grad}}_1 U_{12},ce qui redonne exactement la loi de Coulomb et assure le respect du principe des actions réciproques (\vec{F}_{2 \rightarrow 1} = -\vec{F}_{1 \rightarrow 2}).
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : énergie électrostatique, potentiel électrostatique
En déduire le facteur tel que l'énergie électrostatique d'un système de charges s'écrive
où la somme est prise sur toutes les paires possibles d'indices et entre 1 et telles que , et où l'on définira . Quel signe peut avoir cette énergie?
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Identifier la relation entre chaque couple (i,j) et la somme non ordonnée pour éviter de compter deux fois les interactions.
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- Exprimer l'énergie électrostatique totale comme la somme des énergies d'interaction de toutes les paires distinctes de charges \{i, j\} (i < j).
- Relier le terme d'interaction de la paire \{i, j\} au potentiel V_{i \rightarrow j} créé par la charge q_i au point où se trouve q_j, puis étendre la somme à tous les couples (i, j) tels que i \neq j pour identifier le facteur a.
- Discuter du signe possible de U_q en s'appuyant sur des exemples de configurations.
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Chaque paire étant comptée deux fois dans la somme double, on identifie a = 1/2 ; l'énergie d'interaction peut être positive ou négative.
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L'énergie électrostatique totale U_q du système de N charges ponctuelles est l'énergie nécessaire pour assembler ce système de façon quasi-statique depuis l'infini. En vertu du principe de superposition, elle correspond à la somme des énergies d'interaction électrostatique de toutes les paires \{i, j\} non ordonnées (avec i < j) :
où r_{ij} = \|\vec{r}_j - \vec{r}_i\| est la distance entre les charges q_i et q_j.
On définit le potentiel V_{i \rightarrow j} créé par la charge ponctuelle q_i à la position \vec{r}_j de la charge q_j (avec la convention d'un potentiel nul à l'infini) :
L'énergie de la paire s'écrit alors symétriquement :
Dans la somme double portant sur tous les indices i \neq j, chaque paire \{i, j\} apparaît exactement deux fois (sous la forme (i, j) et sous la forme (j, i)) :
Par identification avec l'expression U_q = a \sum_{i \neq j} q_j V_{i \rightarrow j}, on en déduit :
Signe de l'énergie : L'énergie U_q peut être positive, négative ou nulle :
- Si toutes les charges sont de même signe, tous les termes U_{ij} sont strictement positifs, donc U_q > 0 (système répulsif).
- Pour un système où les attractions dominent les répulsions (par exemple deux charges de signes opposés, ou un cristal ionique stable), les termes d'interaction attractifs l'emportent et U_q < 0.
- Pour des configurations particulières où les contributions attractives et répulsives se compensent exactement, on peut avoir U_q = 0.
Résultat
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : énergie propre, énergie d'interaction
On prend un système de quatre charges que l'on décompose en deux sous-systèmes et . Décomposer l'énergie électrostatique du système en l'énergie propre et de chaque sous-système et l'énergie d'interaction entre les deux sous-systèmes. On exprimera ces énergies en fonction des charges et des potentiels définis à la question précédente.
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Séparer les paires d'indices appartenant au même sous-ensemble de celles reliant un élément de chaque sous-ensemble.
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Décomposition de la somme double en termes d'interaction intra-groupes (énergies propres) et termes inter-groupes (énergie d'interaction mutuelle).
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D'après la question Q3, l'énergie électrostatique du système S_q = \{q_1, q_2, q_3, q_4\} s'écrit :
On partitionne l'ensemble des indices en deux sous-systèmes S_q^\alpha = \{1, 2\} et S_q^\beta = \{3, 4\}. La somme double sur les 12 couples (i, j) avec i \neq j se décompose naturellement en trois contributions :
Énergie propre de S_q^\alpha : elle regroupe les termes d'interaction interne à S_q^\alpha (i, j \in \{1, 2\} avec i \neq j) :
U_q^\alpha = \frac{1}{2} \sum_{\substack{i, j \in S_q^\alpha \\ i \neq j}} q_j V_{i \to j} = \frac{1}{2} \left( q_1 V_{2 \to 1} + q_2 V_{1 \to 2} \right)Comme q_1 V_{2 \to 1} = q_2 V_{1 \to 2} = \dfrac{q_1 q_2}{4\pi\varepsilon_0 r_{12}}, on a simplement :
\boxed{U_q^\alpha = \frac{1}{2} \left( q_1 V_{2 \to 1} + q_2 V_{1 \to 2} \right) = q_2 V_{1 \to 2}}Énergie propre de S_q^\beta : de même pour les indices i, j \in \{3, 4\} avec i \neq j :
\boxed{U_q^\beta = \frac{1}{2} \left( q_3 V_{4 \to 3} + q_4 V_{3 \to 4} \right) = q_4 V_{3 \to 4}}Énergie d'interaction U_q^{\alpha \leftrightarrow \beta} : elle contient tous les termes croisés entre S_q^\alpha et S_q^\beta :
U_q^{\alpha \leftrightarrow \beta} = \frac{1}{2} \sum_{i \in S_q^\alpha} \sum_{j \in S_q^\beta} q_j V_{i \to j} + \frac{1}{2} \sum_{i \in S_q^\beta} \sum_{j \in S_q^\alpha} q_j V_{i \to j}Pour chaque paire (i, j) \in S_q^\alpha \times S_q^\beta, l'égalité fondamentale q_j V_{i \to j} = \dfrac{q_i q_j}{4\pi\varepsilon_0 r_{ij}} = q_i V_{j \to i} montre que les deux sommes croisées sont identiques terme à terme. Le facteur 1/2 se compense donc, ce qui donne :
\begin{aligned} U_q^{\alpha \leftrightarrow \beta} &= \sum_{i \in \{1, 2\}} \sum_{j \in \{3, 4\}} q_j V_{i \to j} \\ &= q_3 \left( V_{1 \to 3} + V_{2 \to 3} \right) + q_4 \left( V_{1 \to 4} + V_{2 \to 4} \right) \end{aligned}De façon totalement symétrique, on a également :
U_q^{\alpha \leftrightarrow \beta} = q_1 \left( V_{3 \to 1} + V_{4 \to 1} \right) + q_2 \left( V_{3 \to 2} + V_{4 \to 2} \right)
Finalement, la décomposition s'écrit :
avec :
Résultat
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : énergie d'interaction, potentiel électrostatique
On généralise à présent au cas de deux systèmes et contenant respectivement et charges et . En vous appuyant sur la question précédente, montrer que l'on peut écrire l'énergie d'interaction entre et sous la forme
avec un facteur numérique à déterminer et un potentiel que l'on définira. Obtenir un résultat similaire écrit uniquement à partir d'un potentiel , que l'on définira.
Voir l'indiceIndice
Factoriser le potentiel total créé par l'ensemble des charges de l'un des sous-systèmes au point où se trouve chaque charge de l'autre.
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- Partir de l'expression générale de l'énergie électrostatique totale d'un ensemble de charges et isoler les termes d'interaction croisée entre S_q^\alpha et S_q^\beta.
- Exploiter la symétrie de la relation q_j V_{i \to j} = q_i V_{j \to i} = \frac{q_i q_j}{4\pi\varepsilon_0 r_{ij}} pour regrouper les termes et identifier le facteur b.
- Définir le potentiel électrostatique créé par un ensemble de charges en un point donné par le principe de superposition, et en déduire la formulation duale.
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Factorisation de la somme sur j avec V_{\alpha\to j} = \sum_{i\in S^\alpha} \frac{q_i}{4\pi\varepsilon_0 r_{ij}}, donnant b=1.
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L'énergie électrostatique totale du système réunion S_q = S_q^\alpha \cup S_q^\beta s'écrit, d'après la question Q3 :
En décomposant la somme selon l'appartenance des indices à S_q^\alpha ou S_q^\beta, on sépare les termes internes à chaque sous-système (énergies propres U_q^\alpha et U_q^\beta) et les termes d'interaction croisée :
Or, d'après l'expression du potentiel coulombien V_{i \to j} = \frac{q_i}{4\pi\varepsilon_0 r_{ij}}, on a pour chaque paire (i,j) :
Les deux doubles sommes sont donc identiques :
Par le principe de superposition, le potentiel électrostatique créé en la position de la charge q_j par l'ensemble des charges de S_q^\alpha est :
On obtient ainsi :
De façon symétrique, en regroupant les termes sous la forme U_q^{\alpha \leftrightarrow \beta} = \sum_{i \in S_q^\alpha} q_i \left( \sum_{j \in S_q^\beta} V_{j \to i} \right), on définit le potentiel créé en la position de la charge q_i par l'ensemble des charges de S_q^\beta :
Ce qui conduit à l'expression équivalente :
Résultat
1.2 · Formulations intégrales de l'énergie électrostatique
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : distribution continue de charges, énergie électrostatique
Pour un système composé de deux sous-systèmes et , de distributions de charges et , et créant respectivement des potentiels et , décomposer l'énergie électrostatique du système en l'énergie propre et de chaque sous-système et l'énergie d'interaction entre les deux sous-systèmes.
Voir l'indiceIndice
Développer le produit bilinéaire (\rho_\alpha + \rho_\beta)(V_\alpha + V_\beta) dans l'intégrale volumique de définition.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décomposition de l'intégrale (1/2)\int \rho V \mathrm{d}\tau avec \rho = \rho_\alpha + \rho_\beta et V = V_\alpha + V_\beta en deux termes propres et un terme croisé.
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La distribution totale de charge est la somme des distributions de charges des deux sous-systèmes :
Par le principe de superposition (linéarité des équations de l'électrostatique), le potentiel total créé en tout point \vec{r} est :
En injectant ces expressions dans la formulation intégrale de l'énergie électrostatique (équation 11) :
On identifie ainsi l'énergie électrostatique propre de chaque sous-système :
ainsi que l'énergie d'interaction électrostatique entre les deux sous-systèmes :
On a donc bien la décomposition :
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : distribution continue de charges, auto-énergie
Voyez-vous une différence entre les formulations et obtenues pour des systèmes de charges ponctuelles, et celles et obtenues pour des distributions continues de charges?
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Observer la présence ou l'absence du terme d'auto-interaction de chaque particule avec son propre potentiel.
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La formulation discrète exclut les termes d'auto-interaction i=j, alors que la formulation continue intègre l'auto-énergie de chaque élément de volume.
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Comparons successivement les énergies d'interaction, puis les énergies propres totales :
Énergies d'interaction : Pour les énergies d'interaction entre deux sous-systèmes distincts \alpha et \beta, il y a une analogie directe entre la description discrète et la description continue :
U_q^{\alpha \leftrightarrow \beta} = \sum_{j \in S_q^\beta} q_j V_{\alpha \to j} \quad \longleftrightarrow \quad U_\rho^{\alpha \leftrightarrow \beta} = \iiint \rho_\beta(\vec{r}) V_\alpha(\vec{r}) \, \mathrm{d}\tau_{\vec{r}}.Dans les deux cas, l'énergie d'interaction représente uniquement le couplage électrostatique mutuel entre les deux distributions disjointes, sans faire intervenir l'auto-interaction des constituants de chaque distribution.
Énergies totales (ou énergies propres) : Il existe une différence fondamentale liée à la prise en compte de l'énergie propre :
Dans le cas discret :
U_q = \frac{1}{2} \sum_{i \neq j} q_j V_{i \to j}.La sommation exclut rigoureusement les termes diagonaux i = j (le terme V_{i \to i} divergerait en raison du modèle ponctuel). Par conséquent, l'énergie propre intrinsèque de chaque charge ponctuelle isolée est omise (pour une charge ponctuelle seule, U_q = 0).
Dans le cas continu :
U_\rho = \frac{1}{2} \iiint \rho(\vec{r}) V_\rho(\vec{r}) \, \mathrm{d}\tau_{\vec{r}}.L'intégrale porte sur tous les éléments de volume sans exclusion : en un point \vec{r}, le potentiel V_\rho(\vec{r}) est créé par l'ensemble de la distribution, y compris par le voisinage infinitésimal de ce point. Ainsi, U_\rho inclut l'énergie propre de la distribution continue, qui représente le travail nécessaire pour assembler les éléments de charge constitutifs depuis l'infini (pour une distribution continue isolée, U_\rho \neq 0).
Question 8
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : potentiel électrostatique, invariance de jauge
Déterminer et commenter les modifications de et si le potentiel électrostatique est redéfini à une constante près. On pourra introduire les charges totales et contenues dans les systèmes et .
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Calculer la variation induite sur l'intégrale en sortant la constante \Delta V et faire intervenir l'intégrale de la densité de charge.
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- Exprimer la nouvelle énergie propre U_{\rho}' en remplaçant V_{\rho}(\vec{r}) par V_{\rho}(\vec{r}) + \Delta V dans l'intégrale (11), et faire apparaître la charge totale Q.
- Appliquer la même translation de potentiel aux formulations intégrales de l'énergie d'interaction U_{\rho}^{\alpha \leftrightarrow \beta} données par l'équation (12) pour exprimer ses variations en fonction de Q_{\alpha} et Q_{\beta}.
- Commenter la condition d'invariance de jauge (indépendance vis-à-vis de la constante) et la cohérence avec la convention V(\infty) = 0.
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Décalage de l'énergie propre par \frac{1}{2}Q\Delta V et de l'énergie d'interaction par Q_\beta \Delta V, invariantes si les charges totales sont nulles.
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Soit une redéfinition du potentiel électrostatique par l'ajout d'une constante arbitraire \Delta V, le champ électrique \vec{E} = -\vec{\mathrm{grad}}\,V restant inchangé.
1. Modification de l'énergie électrostatique propre U_{\rho}
En substituant V_{\rho}'(\vec{r}) = V_{\rho}(\vec{r}) + \Delta V dans l'expression (11) :
où Q = \iiint \rho(\vec{r}) \, \mathrm{d}\tau_{\vec{r}} est la charge totale du système S_{\rho}. La variation s'écrit donc :
2. Modification de l'énergie d'interaction U_{\rho}^{\alpha \leftrightarrow \beta}
D'après l'équation (12), l'énergie d'interaction s'exprime sous deux formes équivalentes :
Si l'on redéfinit le potentiel V_{\beta} créé par S_{\rho}^{\beta} par V_{\beta}' = V_{\beta} + \Delta V, la première intégrale devient :
De même, en effectuant la redéfinition sur le potentiel V_{\alpha}' = V_{\alpha} + \Delta V dans la seconde intégrale, on obtient :
Ainsi, selon le potentiel translaté, la modification s'écrit :
Commentaires :
- Invariance de jauge : L'énergie propre U_{\rho} n'est invariante par translation du potentiel que si la charge totale du système est nulle (Q = 0). Dès lors que Q \neq 0, la définition (11) nécessite impérativement de fixer une référence, usuellement la convention V(\vec{r}) \to 0 lorsque r \to \infty.
- Théorème de réciprocité : Les deux formes de l'équation (12) ne restent égales après une translation arbitraire que si Q_{\alpha} = Q_{\beta}. L'indépendance stricte vis-à-vis du potentiel impose Q_{\alpha} = Q_{\beta} = 0. Cela confirme que l'expression (12) est intimement liée à la convention d'un potentiel nul à l'infini pour chacune des distributions.
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : densité d'énergie électrostatique, intégration par parties
À partir de l'équation (11), que l'on écrira comme une intégrale sur tout l'espace, montrer que l'on peut écrire l'énergie électrostatique de tout système d'extension spatiale finie sous la forme
où est le champ électrostatique créé par ce système, et où l'intégrale est prise sur tout l'espace.
Voir l'indiceIndice
Remplacer la densité volumique de charge par \varepsilon_0 \operatorname{div}\vec{E}, utiliser l'identité d'analyse vectorielle sur \operatorname{div}(V\vec{E}) puis le théorème de Green-Ostrogradsky à l'infini.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la densité volumique de charge \rho à l'aide de l'équation de Maxwell-Gauss, puis relier le potentiel V au champ électrique par \vec{E} = -\vec{\operatorname{grad}} V.
- Réécrire le produit scalaire obtenu à l'aide de l'identité vectorielle reliant divergence et gradient (équation (3) du formulaire).
- Appliquer le théorème de Green-Ostrogradsky sur une boule de rayon R et examiner la limite du flux sur la frontière sphérique quand R \to \infty grâce aux propriétés à grande distance énoncées dans le formulaire.
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Utilisation de \rho = \varepsilon_0 \mathrm{div}\vec{E}, intégration par parties avec \vec{E} = -\vec{\nabla}V et annulation du terme de bord à l'infini.
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L'équation (11) donne l'énergie électrostatique propre étendue à tout l'espace :
D'après l'équation de Maxwell-Gauss, on a \rho = \varepsilon_0 \operatorname{div}\vec{E}. On peut donc écrire, en intégrant sur une boule \mathcal{V}_R centrée sur l'origine et de rayon R :
En utilisant la formule vectorielle (3) du formulaire avec \phi = V et \vec{X} = \vec{E} :
Comme le champ électrostatique dérive du potentiel selon \vec{E} = -\vec{\operatorname{grad}} V, on a :
Il vient ainsi :
En reportant cette relation dans l'intégrale sur \mathcal{V}_R :
Par le théorème de Green-Ostrogradsky, l'intégrale de volume du terme de divergence se transforme en une intégrale de surface fermée sur la sphère \Sigma_R = \partial\mathcal{V}_R de normale extérieure \vec{n} = \vec{e}_r :
Étudions le comportement de ce terme de bord lorsque R \to \infty :
La distribution de charges S_\rho étant d'extension spatiale finie, les propriétés à grande distance données dans l'énoncé précisent qu'au voisinage de l'infini :
- si la charge totale Q \neq 0, V(R) = \mathcal{O}(R^{-1}) et \|\vec{E}(R)\| = \mathcal{O}(R^{-2}), d'où \|V\vec{E}\| = \mathcal{O}(R^{-3}) ;
- si Q = 0, V(R) = \mathcal{O}(R^{-2}) et \|\vec{E}(R)\| = \mathcal{O}(R^{-3}), d'où \|V\vec{E}\| = \mathcal{O}(R^{-5}).
- L'élément de surface est \mathrm{d}S = R^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\phi, donc l'aire totale de la sphère croît comme 4\pi R^2.
Par suite, dans le cas le plus défavorable (Q \neq 0) :
En prenant la limite quand R \to \infty, l'intégrale surfacique s'annule identiquement, et l'on obtient l'expression recherchée sur tout l'espace :
Résultat
Question 10
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : densité d'énergie électrostatique, énergie d'interaction
Commenter le signe de cette énergie. Comment expliquer la différence avec le résultat obtenu pour des charges ponctuelles? Le signe de cette énergie permet-il d'avoir une interaction attractive entre systèmes électrostatiques?
Voir l'indiceIndice
Examiner le signe de l'intégrande quadratique et distinguer l'énergie totale d'un système de l'énergie d'interaction de deux sous-systèmes.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser le signe de l'intégrande dans l'expression de U_{\text{es}} issue de l'équation (13).
- Identifier ce qui différencie U_{\text{es}} de l'énergie U_q d'un ensemble discret de charges (présence ou omission des énergies propres).
- Distinguer l'énergie totale d'un système de l'énergie d'interaction entre sous-systèmes pour conclure sur l'existence d'interactions attractives.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'énergie totale U_{\text{es}} \ge 0 car l'intégrande est un carré, mais l'énergie d'interaction entre sous-systèmes peut être négative, autorisant l'attraction.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Signe de l'énergie électrostatique U_{\text{es}}
D'après l'équation (13), l'énergie électrostatique s'écrit sous forme d'une intégrale sur tout l'espace :
Puisque la permittivité diélectrique du vide vérifie \varepsilon_0 > 0 et que \vec{E}^2(\vec{r}) \geqslant 0 en tout point, la densité volumique d'énergie électrostatique est partout positive ou nulle :
L'énergie est strictement positive dès lors que le champ électrique n'est pas identiquement nul, c'est-à-dire dès que le système contient des charges non nulles.
2. Explication de la différence avec les charges ponctuelles
Pour un système discret de charges ponctuelles, l'énergie U_q définie à la question Q3 omettait délibérément les termes i = j :
Cette expression ne comptabilise que les énergies d'interaction mutuelle entre charges distinctes, lesquelles peuvent être négatives si des charges de signes opposés prédominent.
En revanche, la formulation intégrale U_{\mathrm{es}} prend en compte l'énergie contenue dans le champ électrostatique total : elle englobe non seulement les énergies d'interaction entre différentes parties de la distribution, mais aussi l'énergie propre (ou auto-énergie) nécessaire pour assembler chaque élément de charge contre ses propres forces de répulsion. L'énergie propre étant toujours strictement positive et dominante, l'énergie totale U_{\mathrm{es}} est nécessairement positive.
3. Possibilité d'une interaction attractive
Le signe toujours positif de l'énergie totale U_{\mathrm{es}} n'interdit absolument pas une interaction attractive :
D'une part, l'énergie d'interaction U^{\alpha \leftrightarrow \beta} entre deux sous-systèmes S^\alpha et S^\beta fait intervenir le produit scalaire des champs créés :
U_{\mathrm{es}} = U^\alpha + U^\beta + U^{\alpha \leftrightarrow \beta} \quad \text{avec} \quad U^{\alpha \leftrightarrow \beta} = \iiint \varepsilon_0 \vec{E}_\alpha \cdot \vec{E}_\beta \, \mathrm{d}\tau_{\vec{r}}.Ce terme croisé n'a pas de signe déterminé : il est négatif pour deux charges de signes opposés (champs globalement antiparallèles dans l'espace intermédiaire).
- D'autre part, la force électrostatique dérive de l'énergie potentielle selon \vec{F} = -\vec{\nabla} U_{\mathrm{tot}} = -\vec{\nabla} U^{\alpha \leftrightarrow \beta}. Une interaction attractive signifie simplement que l'énergie décroît lorsque la distance diminue (\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}r} > 0), ce qui est parfaitement compatible avec une énergie totale U_{\mathrm{es}} > 0.
Résultat
Question 11
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : auto-énergie, charge ponctuelle
Calculer l'énergie électrostatique d'un système composé d'une unique charge ponctuelle . Commenter sur la possibilité d'utiliser les formulations des équations (11) et (13) pour décrire un système de charges ponctuelles.
Voir l'indiceIndice
Intégrer le carré du champ coulombien en 1/r^2 sur une sphère de rayon tendant vers zéro.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ électrostatique créé par une charge ponctuelle q placée à l'origine, puis intégrer la densité volumique d'énergie sur tout l'espace à l'aide des coordonnées sphériques.
- Analyser le comportement de l'intégrale aux bornes (r \to 0 et r \to +\infty).
- Conclure sur l'inapplicabilité directe des équations (11) et (13) aux charges ponctuelles et faire le lien avec l'exclusion des termes diagonaux (i = j) dans l'équation (9).
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de E^2 \propto 1/r^4 sur l'espace conduisant à une divergence ultraviolette en r=0, montrant l'incompatibilité avec des charges ponctuelles.
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Considérons une charge ponctuelle q située à l'origine O. En tout point \vec{r} \neq \vec{0}, elle crée le champ électrostatique coulombien :
D'après l'équation (13), l'énergie électrostatique propre de cette charge s'obtient en intégrant sur tout l'espace en coordonnées sphériques :
En régularisant l'intégrale entre un rayon de coupure \epsilon > 0 et R \to +\infty :
L'intégrale converge à l'infini mais présente une divergence ultraviolette en r \to 0. L'énergie électrostatique associée est donc infinie :
Commentaire sur l'utilisation des équations (11) et (13) :
- Pour l'équation (13), la localisation ponctuelle de la charge conduit à un champ électrique en 1/r^2 dont le carré 1/r^4 n'est pas intégrable en r=0 pour la mesure volumique r^2\,\mathrm{d}r.
- Pour l'équation (11), modéliser une charge ponctuelle par une distribution de Dirac \rho(\vec{r}) = q\,\delta(\vec{r}) requerrait d'évaluer le potentiel V(r) = \frac{q}{4\pi\varepsilon_0 r} en r = 0, où il diverge également vers +\infty.
Par conséquent, les formulations intégrales continues (11) et (13) ne peuvent pas être utilisées directement pour décrire l'énergie propre de charges strictement ponctuelles : elles attribuent à chaque charge une énergie propre infinie.
C'est précisément pourquoi la formulation discrète de la question Q3 excluait les termes i = j (V_{i \to i} n'étant pas défini), ne comptabilisant ainsi que les énergies d'interaction mutuelle. Pour réconcilier les approches continue et ponctuelle, il est nécessaire d'attribuer une extension spatiale finie aux charges, ce qui motive l'introduction des grandeurs nivelées dans la section suivante.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : énergie d'interaction, énergie électrostatique
On considère un système de deux charges ponctuelles et aux positions et par rapport à une origine . En utilisant l'équation (13), décomposer l'énergie électrostatique totale de ce système de charges en des termes d'énergie propre et d'énergie d'interaction. Calculer la ou les intégrales non-divergentes, pour obtenir un résultat que l'on mettra sous la forme la plus simple possible, et qui dépendra de et . Commenter.
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Développer (\vec{E}_1 + \vec{E}_2)^2 et intégrer le terme croisé en utilisant l'identité intégrale fournie dans le formulaire.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ électrique total \vec{E} = \vec{E}_1 + \vec{E}_2 par le principe de superposition et développer \vec{E}^2 dans l'intégrale (13) pour identifier les énergies propres et le terme d'interaction.
- Effectuer un changement de variable spatial adimensionné dans l'intégrale d'interaction afin d'utiliser la formule d'intégration (6) donnée dans le formulaire.
- Conclure sur la nature convergente de l'énergie d'interaction et la comparer au résultat de la question Q1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les termes propres divergent mais le terme d'interaction croisé \varepsilon_0 \int \vec{E}_1\cdot\vec{E}_2\mathrm{d}\tau redonne la valeur finie q_1 q_2/(4\pi\varepsilon_0 r_{12}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le principe de superposition, le champ électrostatique total créé par les deux charges ponctuelles s'écrit \vec{E}(\vec{r}) = \vec{E}_1(\vec{r}) + \vec{E}_2(\vec{r}), où :
En injectant cette somme dans l'équation (13), il vient :
On identifie ainsi :
où U_1 et U_2 sont les énergies propres de chaque charge ponctuelle, qui divergent d'après la question Q11, et U_{1 \leftrightarrow 2} est l'énergie d'interaction électrostatique entre les deux charges :
Effectuons le changement de variable \vec{r}' = \vec{r} - \vec{r}_1, en notant \vec{r}_{12} = \vec{r}_2 - \vec{r}_1 et r_{12} = |\vec{r}_{12}| :
Posons ensuite la variable adimensionnée \vec{u} = \vec{r}' / r_{12}, telle que \mathrm{d}\tau_{\vec{r}'} = r_{12}^3 \, \mathrm{d}\tau_{\vec{u}} :
en posant \vec{n} = -\vec{r}_{12}/r_{12}, qui est un vecteur unitaire. D'après la relation (6) du formulaire :
L'intégrale est donc convergente et vaut :
Commentaires :
- Bien que l'énergie totale U_{\mathrm{es}} diverge à cause des termes d'énergie propre U_1 et U_2, le terme d'interaction U_{1 \leftrightarrow 2} est parfaitement convergent et fini.
- On retrouve rigoureusement l'énergie potentielle d'interaction U_{12} obtenue à la question Q1 à partir du travail mécanique des forces de Coulomb. La formulation intégrale continue de l'énergie de champ (13) contient donc fidèlement l'énergie d'interaction physique entre charges ponctuelles.
Résultat
1.3 · Énergie électrostatique et grandeurs nivelées
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : distribution de charge, régularisation
Représenter graphiquement le passage d'une distribution de charges ponctuelles à une distribution de charges nivelées. Quelle est la charge totale contenue dans ?
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Intégrer la relation de définition de \rho(\vec{r}) sur tout l'espace en exploitant la normalisation unitaire de la fonction fenêtre f.
Voir la stratégieStratégie
- Représenter en dimension 1 la densité de charge : la distribution ponctuelle fait intervenir des distributions de Dirac (pics infinis d'intégrale q_i), tandis que la distribution nivelée étale chaque charge sur un domaine de dimension spatiale caractéristique 2R via la fonction fenêtre f.
- Intégrer la densité volumique \rho(\vec{r}) sur tout l'espace et utiliser la condition de normalisation de la fonction fenêtre (équation 15) pour calculer la charge totale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma montrant le remplacement d'un pic de Dirac par une fonction lisse à support compact ; la charge totale reste égale à q.
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Une charge ponctuelle q_i située en \vec{r}_i est décrite de façon idéale par une densité singulière faisant intervenir la distribution de Dirac :
Le nivellement par la fonction fenêtre f consiste en un produit de convolution qui régularise cette singularité : la charge q_i est uniformément ou continûment étalée sur une boule de rayon R centrée en \vec{r}_i.
La charge totale Q contenue dans la distribution continue s'obtient en intégrant la densité volumique \rho(\vec{r}) sur tout l'espace :
En effectuant le changement de variable \vec{u} = \vec{r} - \vec{r}_i (de jacobien unité), et compte tenu de la propriété de normalisation de la fonction fenêtre donnée par l'équation (15), \iiint f(\vec{u})\,\mathrm{d}\tau_{\vec{u}} = 1, il vient :
Résultat
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : distribution volumique de charge
Écrire explicitement la fonction pour une charge nivelée de manière homogène sur une boule de rayon .
Voir l'indiceIndice
Écrire une fonction constante à support sphérique de rayon R divisée par le volume d'une boule.
Voir la réponse courteRéponse courte
Normalisation de la fonction porte sphérique : f(\vec{r}) = \frac{3}{4\pi R^3} pour r \le R, et 0 pour r > R.
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La fonction fenêtre f(\vec{r}) associée à une charge nivelée de manière homogène sur une boule de rayon R centrée en l'origine est constante pour r \leqslant R et nulle pour r > R :
où r = \|\vec{r}\|.
La constante C est déterminée par la condition de normalisation issue de l'équation (15) :
On en déduit :
La fonction fenêtre s'écrit donc explicitement :
en notant \Theta la fonction échelon de Heaviside.
Résultat
Q15*
ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : potentiel électrostatique, intégrale impropre
Montrer que le potentiel électrique créé par une distribution de charges d'extension spatiale finie, et telle qu'il existe vérifiant pour tout , est de valeur finie en tout point.
Voir l'indiceIndice
Majorer l'intégrale de convolution du potentiel de Coulomb en découpant l'espace en une boule locale et le reste de la distribution bornée.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le potentiel électrostatique V(\vec{r}) sous forme intégrale et majorer sa valeur absolue en utilisant la borne |\rho(\vec{r}')| \leqslant \rho_M.
- Se placer en coordonnées sphériques d'origine le point d'observation \vec{r} afin d'étudier le comportement de l'intégrale au voisinage de la singularité apparente en \vec{r}' \to \vec{r}.
- Exploiter le fait que la distribution est d'extension spatiale finie pour borner l'intégrale radiale par un rayon fini R_M, prouvant ainsi la convergence.
Voir la réponse courteRéponse courte
Majoration de l'intégrale en coordonnées sphériques locales : l'élément de volume en r^2\mathrm{d}r compense la divergence en 1/r en r=0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le potentiel créé en un point \vec{r} par la distribution continue de charges \rho s'exprime par :
Par inégalité triangulaire et sachant que |\rho(\vec{r}')| < \rho_M pour tout \vec{r}' :
La distribution étant d'extension spatiale finie, son support \mathrm{supp}(\rho) est borné. Pour tout point d'observation \vec{r} fixé, il existe donc une boule de rayon fini R_M centrée en \vec{r} contenant entièrement ce support : \mathrm{supp}(\rho) \subset \mathcal{B}(\vec{r}, R_M). L'intégrande étant strictement positif :
En choisissant des coordonnées sphériques (u, \theta, \phi) centrées au point d'observation \vec{r}, on pose \vec{u} = \vec{r}' - \vec{r} (avec u = |\vec{r}' - \vec{r}|). L'élément de volume s'écrit \mathrm{d}\tau_{\vec{r}'} = u^2 \sin\theta\,\mathrm{d}u\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\phi, ce qui donne :
On en déduit la majoration :
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : énergie électrostatique, distribution continue de charges
En déduire que l'énergie électrostatique d'une distribution contenant une quantité finie de charges nivelées ne diverge pas.
Voir l'indiceIndice
Utiliser le fait que le potentiel est borné par une valeur maximale sur tout le support compact de la distribution de charge.
Voir la stratégieStratégie
- Vérifier que la distribution \rho(\vec{r}) formée par un nombre fini de charges nivelées satisfait les hypothèses de la question 15* (support borné et densité bornée).
- En déduire, d'après la question 15*, que le potentiel électrostatique V(\vec{r}) est borné sur tout l'espace.
- Majorer l'intégrale définissant l'énergie électrostatique U_\rho (équation (11)) pour prouver sa convergence.
Voir la réponse courteRéponse courte
La densité de charge et le potentiel étant bornés sur un domaine spatial borné, l'intégrale (1/2)\int \rho V\mathrm{d}\tau converge et reste finie.
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Considérons une distribution formée de N charges nivelées :
- Extension spatiale finie : la fonction fenêtre f étant à support compact (nulle au-delà de la distance R), la charge q_i est confinée dans la boule \mathcal{B}(\vec{r}_i, R). Le support de \rho est donc inclus dans la réunion finie de ces boules, \mathcal{V} = \bigcup_{i=1}^N \mathcal{B}(\vec{r}_i, R), qui est de volume fini.
Densité bornée : la fonction de nivellement étant bornée (\sup |f| < +\infty, égal par exemple à \frac{3}{4\pi R^3} pour une boule homogène), il existe une borne \rho_M telle que :
|\rho(\vec{r})| \leqslant \sum_{i=1}^N |q_i| \sup(f) = \rho_M < +\infty
D'après le résultat de la question 15*, une telle distribution engendre un potentiel électrique V(\vec{r}) partout fini et uniformément borné sur l'espace par une constante V_M < +\infty :
L'énergie électrostatique propre s'écrit d'après l'équation (11) :
En valeur absolue, l'intégrande est nul hors du support de \rho, d'où :
L'intégrale converge absolument :
Résultat
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : théorème de gauss, énergie électrostatique
Calculer l'énergie électrostatique propre d'une charge ponctuelle nivelée, pour une fenêtre qui correspond à une boule homogène de rayon . On exprimera cette énergie en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Déterminer le champ radial à l'intérieur et à l'extérieur par le théorème de Gauss, puis intégrer sa densité d'énergie sur chaque domaine.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le champ électrostatique \vec{E}(\vec{r}) créé en tout point de l'espace par la boule uniformément chargée à l'aide du théorème de Gauss.
- Intégrer la densité volumique d'énergie électrostatique w_{\mathrm{es}} = \frac{1}{2}\varepsilon_0 E^2 sur tout l'espace en séparant les contributions intérieure (r \leqslant R) et extérieure (r > R).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du champ électrostatique intérieur et extérieur par Gauss, puis intégration de \varepsilon_0 E^2/2 donnant U_{B_R} = \frac{3 q^2}{20\pi\varepsilon_0 R}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q14, la distribution de charge nivelée associée à une charge ponctuelle q est une boule de rayon R et de densité volumique uniforme :
Par symétrie sphérique et invariance par rotation autour de tout axe passant par le centre O, le champ électrostatique est purement radial et ne dépend que de la coordonnée radiale r : \vec{E}(\vec{r}) = E(r)\,\vec{e}_r.
En appliquant le théorème de Gauss à une sphère de rayon r centrée en O :
Pour r \leqslant R :
E(r) \cdot 4\pi r^2 = \frac{Q_{\mathrm{int}}}{\varepsilon_0} = \frac{\rho}{\varepsilon_0} \frac{4}{3}\pi r^3 = \frac{q}{\varepsilon_0} \frac{r^3}{R^3} \implies E(r) = \frac{q}{4\pi\varepsilon_0 R^3} r.Pour r > R :
E(r) \cdot 4\pi r^2 = \frac{q}{\varepsilon_0} \implies E(r) = \frac{q}{4\pi\varepsilon_0 r^2}.
D'après la formulation de l'équation (13), l'énergie électrostatique propre s'écrit comme la somme de deux contributions :
Calculons séparément ces deux intégrales en coordonnées sphériques (\mathrm{d}\tau = 4\pi r^2 \mathrm{d}r) :
En sommant les deux contributions :
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : rayon classique de l'électron, longueur d'onde de compton
En relativité, on associe une énergie à toute masse, par la formule . En modélisant l'électron comme une boule homogène, et en supposant que toute la masse d'un électron est due à son énergie électrostatique, quel serait son rayon ? On tiendra compte pour cela du champ électrique à l'intérieur comme à l'extérieur de l'électron. On entend généralement que la description classique d'un électron n'est plus valide en dessous de ce rayon. À cette échelle, a-t-on déjà atteint d'autres limitations de la physique classique?
Voir l'indiceIndice
Égaler l'énergie électrostatique totale calculée précédemment à l'énergie de masse au repos m_e c^2 et comparer le rayon à la longueur d'onde de Compton.
Voir la stratégieStratégie
- Égaler l'énergie de masse d'Einstein E = m_e c^2 à l'énergie électrostatique propre totale d'une boule homogène U_{B_R} calculée à la question 17 pour en déduire l'expression de r_e.
- Réaliser l'application numérique avec les constantes fondamentales fournies.
- Comparer l'échelle de longueur obtenue à la longueur d'onde de Compton de l'électron pour identifier les limitations de la physique classique.
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Égalisation avec m_e c^2 pour trouver r_e \approx 1{,}7\times 10^{-15}\text{ m} ; la mécanique quantique s'impose bien avant, dès la longueur de Compton \lambda_C \gg r_e.
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D'après le résultat de la question 17, l'énergie électrostatique propre d'une boule homogène de rayon R et de charge q = -e, tenant compte du champ à l'intérieur comme à l'extérieur, vaut :
En identifiant cette énergie à l'énergie de masse au repos de l'électron E = m_e c^2 pour un rayon R = r_e, on obtient :
ce qui conduit à l'expression du rayon classique de l'électron (dans ce modèle homogène) :
Effectuons l'application numérique avec les données de l'énoncé :
- e = 1{,}6 \times 10^{-19}\text{ C}
- \varepsilon_0 = 8{,}9 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}
- m_e = 9{,}1 \times 10^{-31}\text{ kg}
- c = 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
On a :
soit, avec deux chiffres significatifs :
À cette échelle spatiale (r_e \sim 10^{-15}\text{ m}), les limitations de la physique classique sont déjà largement dépassées :
- La mécanique quantique intervient dès l'échelle atomique (rayon de Bohr a_0 \approx 5 \times 10^{-11}\text{ m} \gg r_e) ;
Les effets quantiques relativistes apparaissent à l'échelle de la longueur d'onde de Compton de l'électron :
\lambda_C = \frac{h}{m_e c} = \frac{6{,}6 \times 10^{-34}}{9{,}1 \times 10^{-31} \times 3{,}0 \times 10^8} \approx 2{,}4 \times 10^{-12}\text{ m} \gg r_e
À des échelles inférieures ou égales à \lambda_C, le principe d'indétermination d'Heisenberg \Delta p \sim \hbar / \Delta x implique une fluctuation d'énergie \Delta E \sim c \Delta p \gtrsim m_e c^2, ce qui autorise la création spontanée de paires électron-positron. La description classique d'une particule unique et localisée perd donc tout son sens bien avant d'atteindre le rayon r_e.
Résultat
Q19*
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : théorème de gauss, symétrie sphérique
On considère à présent deux charges nivelées et , séparées par une distance . Par un raisonnement physique ne demandant pas de développements calculatoires poussés, expliquer pourquoi l'énergie d'interaction électrostatique entre ces deux charges nivelées est la même que celle obtenue sans le nivellement, tant que les deux supports nivelés de et ne se recoupent pas.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Gauss hors des boules de charge : le champ extérieur à chaque distribution sphérique est identique à celui d'une charge ponctuelle.
Voir la réponse courteRéponse courte
D'après le théorème de Gauss, le champ extérieur à une distribution à symétrie sphérique est identique à celui d'une charge ponctuelle centrale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le raisonnement repose sur deux propriétés fondamentales de l'électrostatique :
Théorème de Gauss pour une distribution à symétrie sphérique :
Chaque charge nivelée i \in \{1, 2\} est décrite par une distribution à symétrie sphérique \rho_{q_i}(\vec{r}) = q_i f(\vec{r} - \vec{r}_i), de charge totale q_i, localisée dans une boule de rayon R centrée en \vec{r}_i. D'après le théorème de Gauss, pour tout point \vec{r} situé à l'extérieur de cette boule (|\vec{r} - \vec{r}_i| > R), le champ électrique et le potentiel créés par la distribution sont rigoureusement identiques à ceux d'une charge ponctuelle q_i placée en son centre \vec{r}_i :\forall \vec{r} \notin \mathcal{B}(\vec{r}_i, R), \quad V_i(\vec{r}) = \frac{q_i}{4\pi\varepsilon_0 |\vec{r} - \vec{r}_i|}.Énergie d'interaction entre les deux distributions :
D'après la formulation continue de l'énergie d'interaction (équation (12)) :U_{12} = \iiint \rho_{q_2}(\vec{r}) \, V_1(\vec{r}) \, \mathrm{d}\tau_{\vec{r}}.Puisque les deux supports nivelés ne se recoupent pas, chaque point \vec{r} du support de \rho_{q_2} se situe strictement à l'extérieur de la boule support de \rho_{q_1}. Le potentiel V_1(\vec{r}) agissant sur \rho_{q_2} est donc exactement le potentiel coulombien créé par la charge ponctuelle q_1 placée en \vec{r}_1. L'énergie d'interaction de \rho_{q_2} avec ce champ est donc égale à l'énergie d'interaction d'une charge ponctuelle q_1 avec la distribution \rho_{q_2}.
En utilisant le théorème de réciprocité (équation (12)) :
U_{12} = \iiint \rho_{q_1}(\vec{r}) \, V_2(\vec{r}) \, \mathrm{d}\tau_{\vec{r}}.De même, le support de \rho_{q_1} est situé hors du support de \rho_{q_2}, où le potentiel V_2 est celui d'une charge ponctuelle q_2 située en \vec{r}_2. L'interaction entre la distribution sphérique \rho_{q_1} et ce potentiel équivaut donc à celle d'une charge ponctuelle q_1 située en son centre \vec{r}_1.
On en déduit que l'énergie d'interaction se réduit à celle de deux charges ponctuelles q_1 et q_2 situées en \vec{r}_1 et \vec{r}_2 :
tant que la distance internucléaire vérifie r_{12} \geqslant 2R.
Résultat
Q20*
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : énergie d'interaction, équilibre électrostatique
On étudie à présent la situation où les deux charges nivelées s'interpénètrent. On se place dans le cas où les deux charges et sont de signes opposés, et où la fonction fenêtre correspond à une boule homogène de rayon . Par un raisonnement physique ne demandant pas de développements calculatoires poussés, mais pouvant reposer sur des schémas, montrer que l'énergie d'interaction entre les charges est une fonction décroissante de la distance entre leurs centres, et que la configuration d'énergie minimum est celle où ces deux charges sont superposées. On note la valeur absolue de l'énergie associée à cette configuration.
Voir l'indiceIndice
Raisonner sur le travail qu'il faut fournir pour séparer deux distributions de charges opposées en constatant que la force d'attraction reste attractive à toute distance.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie d'interaction sous la forme intégrale U_{12} = \iiint \rho_2(\vec{r}) V_1(\vec{r}) \, \mathrm{d}\tau_{\vec{r}} et analyser les variations du potentiel V_1.
- Confirmer le sens de variation par un bilan de travail des forces électrostatiques attractives exercées par la charge positive sur la charge négative.
- Préciser le sens physique du minimum d'énergie obtenu lorsque les centres sont superposés (r_{12} = 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'attraction mutuelle de charges de signes opposés favorise leur recouvrement maximal, minimisant l'énergie lorsque les centres coïncident.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons la charge q_1 > 0 nivelée sur la boule B_1 de centre O_1 et de rayon R, et la charge q_2 < 0 nivelée sur la boule B_2 de centre O_2 et de rayon R, avec r_{12} = O_1 O_2.
1. Approche par le potentiel :
D'après le théorème de réciprocité (équation (12)), l'énergie d'interaction s'écrit :
Le champ électrique créé par la boule B_1 chargée positivement est purement centrifuge (\vec{E}_1 = E_1(r)\vec{u}_r avec E_1(r) > 0). Le potentiel électrostatique V_1(r), relié au champ par \vec{E}_1 = -\vec{\mathrm{grad}}\,V_1, est donc maximal en son centre O_1 et décroît de façon strictement monotone lorsque la distance r à O_1 augmente.
Par conséquent, à mesure que le centre O_2 de la distribution négative se rapproche de O_1 (c'est-à-dire lorsque r_{12} diminue), les éléments de charge négatifs de B_2 sont immergés dans des régions où le potentiel V_1 est plus élevé. L'intégrale \iiint |\rho_2| V_1 \, \mathrm{d}\tau augmente donc strictement, ce qui implique que l'énergie U_{12} devient de plus en plus négative.
L'intégrale de recouvrement est maximale lorsque les deux boules sont parfaitement concentriques (r_{12} = 0). L'énergie d'interaction atteint alors sa valeur algébrique minimale :
2. Approche par le travail des forces :
Chaque élément infinitésimal de charge \mathrm{d}q_2 < 0 de la boule 2 subit une force de Coulomb attractive dirigée vers O_1 :
La résultante \vec{F}_{1 \to 2} exercée sur la boule 2 est donc toujours attractive, orientée le long de \vec{u}_{12} = \overrightarrow{O_1 O_2}/r_{12} vers le centre O_1 :
Comme la force dérive de l'énergie potentielle d'interaction (\vec{F}_{1 \to 2} = -\frac{\mathrm{d}U_{12}}{\mathrm{d}r_{12}} \vec{u}_{12}), on a :
Lors d'un rapprochement des deux sphères (\mathrm{d}r_{12} < 0), la force attractive fournit un travail moteur (\delta W > 0), si bien que la variation d'énergie potentielle est négative :
L'énergie d'interaction diminue au fur et à mesure que les charges se rapprochent et atteint son minimum absolu à superposition complète (r_{12} = 0).
Résultat
Question 21
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Schéma ou tracé
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : énergie potentielle électrostatique
On admet que le résultat de la question précédente est valable pour toute fenêtre vérifiant . Tracer un graphique représentatif de l'énergie d'interaction entre deux charges ponctuelles ou nivelées en fonction de la distance entre leurs centres, en y faisant apparaître les grandeurs pertinentes. On considérera les cas où et .
Voir l'indiceIndice
Tracer une courbe constante ou adoucie à l'échelle r < 2R raccordée à l'hyperbole coulombienne en 1/r à grande distance.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le comportement pour des charges ponctuelles : l'énergie d'interaction en 1/r_{12} diverge en l'origine (+\infty si q_1 q_2 > 0, -\infty si q_1 q_2 < 0).
Rappeler les résultats obtenus pour des charges nivelées :
- Pour r_{12} \geqslant 2R, les supports ne se recoupent pas, donc l'énergie est strictement identique à celle des charges ponctuelles (question 19*) et vaut U_{12}(r_{12}) = \dfrac{q_1 q_2}{4\pi\varepsilon_0 r_{12}}.
- Pour r_{12} < 2R, le nivellement régularise la divergence. En r_{12}=0, l'énergie est finie et vaut \pm U_{12}^m avec une tangente horizontale par symétrie sphérique.
- Tracer les courbes sur un même graphique en faisant apparaître la distance de coupure r_{12} = 2R et les extrema \pm U_{12}^m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de U_{12}(r) : loi coulombienne en 1/r à grande distance (r > 2R) et saturation à valeur finie à l'origine sans divergence.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions 1, 19* et 20*, on distingue deux régimes :
Charges ponctuelles :
U_{12}^{\text{ponct}}(r_{12}) = \frac{q_1 q_2}{4\pi\varepsilon_0 r_{12}} \xrightarrow[r_{12} \to 0]{} \begin{cases} +\infty & \text{si } q_1 q_2 > 0, \\ -\infty & \text{si } q_1 q_2 < 0. \end{cases}Charges nivelées de rayon R :
- Pour r_{12} \geqslant 2R : les supports sont disjoints, donc U_{12}(r_{12}) = \dfrac{q_1 q_2}{4\pi\varepsilon_0 r_{12}} ; en particulier, U_{12}(2R) = \dfrac{q_1 q_2}{8\pi\varepsilon_0 R}.
Pour 0 \leqslant r_{12} \leqslant 2R : les charges s'interpénètrent, ce qui supprime la divergence. Par parité due à la symétrie sphérique, la dérivée \dfrac{\mathrm{d}U_{12}}{\mathrm{d}r_{12}}(0) = 0. En r_{12}=0, l'énergie atteint une valeur finie :
U_{12}(0) = \pm U_{12}^m.
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : énergie électrostatique, distance minimale
Expliquer pourquoi l'introduction de grandeurs nivelées revient à introduire une distance effective minimale entre charges. Calculer cette distance minimale pour , lorsque correspond à une boule homogène.
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Identifier la distance où l'énergie d'interaction coulombienne ponctuelle atteindrait la valeur finie de contact U_{12}^m.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la saturation de l'énergie d'interaction nivelée à l'existence d'une distance minimale effective r_{\text{min}} en identifiant la valeur maximale (en valeur absolue) de l'énergie à celle de deux charges ponctuelles distantes de r_{\text{min}}.
- Exprimer l'énergie d'interaction à superposition complète (r_{12} = 0) à l'aide de l'énergie propre d'une boule homogène obtenue à la question Q17.
- En déduire la valeur exacte de r_{\text{min}} en fonction de R.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalisation de l'énergie minimale finie en r=0 à q^2/(4\pi\varepsilon_0 r_{\text{min}}), conduisant à une coupure de distance effective proportionnelle à R.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour deux charges ponctuelles, l'énergie d'interaction électrostatique U_{12}(r_{12}) = \frac{q_1 q_2}{4\pi\varepsilon_0 r_{12}} diverge lorsque la distance r_{12} tend vers zéro (divergence en -\infty pour des charges de signes contraires).
Pour des charges nivelées :
- tant que les supports ne s'intersectent pas (r_{12} \geqslant 2R), le potentiel et l'énergie d'interaction sont strictement identiques à ceux de charges ponctuelles (question Q19) ;
- lorsque les charges s'interpénètrent (r_{12} < 2R), l'énergie d'interaction s'adoucit et reste bornée, atteignant son extremum à superposition complète (r_{12} = 0) de valeur absolue U_{12}^m (question Q20*).
L'énergie d'interaction ne pouvant excéder U_{12}^m en valeur absolue, tout se passe comme si les deux charges ponctuelles ne pouvaient pas s'approcher à une distance inférieure à une distance effective minimale r_{\text{min}} définie par :
Calculons U_{12}^m = |U_{12}(0)| lorsque f(\vec{r}) est la fenêtre d'une boule homogène de rayon R et |q_1| = |q_2| = q.
À superposition complète (r_{12} = 0), les deux distributions de charge sont concentriques et proportionnelles :
Par linéarité des équations de l'électrostatique, le potentiel créé par la seconde distribution vérifie V_2(\vec{r}) = \frac{q_2}{q_1} V_1(\vec{r}). L'énergie d'interaction (équation (12)) en r_{12} = 0 vaut donc :
où U_{B_R}(q_1) est l'énergie propre électrostatique d'une boule homogène de charge q_1 et de rayon R. D'après la question Q17 :
Comme |q_1| = |q_2| = q, la valeur absolue de l'énergie d'interaction à l'origine vaut :
En identifiant cette valeur à l'énergie d'interaction coulombienne à la distance r_{\text{min}} :
on obtient :
Résultat
1.4 · Étude d'un système de sphères concentriques
Question 23
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : théorème de gauss, discontinuité du champ électrostatique
En procédant par étapes, calculer la valeur du champ électrique créé par en : a) Calculer le champ créé par en , puis en . b) Sans effectuer un calcul explicite, montrer que l'on peut déterminer un facteur numérique tel que . Quelle est la valeur du champ créé par en ? c) En considérant la limite , en déduire la valeur du champ créé par en , que l'on exprimera en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Utiliser le théorème de Gauss pour le champ global, puis la relation de symétrie plane de la pastille \Sigma pour décomposer le champ en P.
Voir la stratégieStratégie
- Pour la sphère complète S, utiliser le théorème de Gauss grâce à la symétrie sphérique afin de déterminer le champ en P^- (r < R) et en P^+ (r > R).
- Pour l'élément quasi-plan \Sigma, exploiter les symétries par rapport à son plan tangent pour relier \vec{E}_\Sigma(P^-) et \vec{E}_\Sigma(P^+), puis en déduire le champ en son centre P.
- Appliquer le principe de superposition \vec{E}_S = \vec{E}_\Sigma + \vec{E}_{\bar{\Sigma}} et la continuité du champ créé par \bar{\Sigma} en P pour isoler \vec{E}_{\bar{\Sigma}}(P) à la limite \varepsilon \to 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du champ intérieur (nul) et extérieur, symétrie du champ local d'une pastille plane, d'où le champ moyen \vec{E}_{\bar{\Sigma}}(P) = \frac{Q}{8\pi\varepsilon_0 R^2}\vec{u}_r.
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a) La distribution de charge sur la sphère S présente une invariance par toute rotation autour de son centre O. D'après le théorème de Gauss appliqué à une sphère de rayon r concentrique à S, le champ électrique est purement radial : \vec{E}_S(r) = E_S(r)\,\vec{u}_r.
Au point P^-, situé à r = R - \varepsilon < R, la surface de Gauss n'englobe aucune charge (Q_{\mathrm{int}} = 0) :
\vec{E}_S(P^-) = \vec{0}.Au point P^+, situé à r = R + \varepsilon > R, la charge intérieure vaut la charge totale Q de la sphère :
E_S(P^+)\times 4\pi (R+\varepsilon)^2 = \frac{Q}{\varepsilon_0} \implies \vec{E}_S(P^+) = \frac{Q}{4\pi\varepsilon_0(R+\varepsilon)^2}\,\vec{u}_r.
b) L'élément \Sigma est modélisé par une plaque plane carrée de centre P, contenue dans le plan tangent à la sphère en P.
Le plan de \Sigma est un plan de symétrie pour la distribution de charge de \Sigma. Les points P^+ et P^- sont symétriques l'un de l'autre par rapport à ce plan et situés sur la normale passant par le centre P. Par symétrie planaire, la composante tangentielle du champ en ces points est nulle et la composante normale s'inverse :
\vec{E}_\Sigma(P^-) = -\vec{E}_\Sigma(P^+) \implies \alpha = -1.Au centre P (z=0), la composante normale s'annule par symétrie par rapport au plan de \Sigma (\vec{E}_{\Sigma, N}(P) = \vec{0}), et la composante tangentielle s'annule par symétrie par rapport aux deux plans médiateurs du carré. Par conséquent :
\vec{E}_\Sigma(P) = \vec{0}.
c) Par le principe de superposition, en tout point de l'espace :
En évaluant cette relation en P^+ et en P^- :
En sommant ces deux expressions :
Le point P n'appartient pas au support de \bar{\Sigma} (la calotte \Sigma ayant été retirée, P est à distance strictement positive des charges de \bar{\Sigma}). Le champ \vec{E}_{\bar{\Sigma}} est donc continu en P :
À la limite \varepsilon \to 0, il vient :
On en déduit :
Résultat
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : pression électrostatique
En ne considérant pour chaque élément de que la force exercée par sur celui-ci, en déduire que la sphère exerce sur elle-même une force qui peut être décrite comme une force de pression, qui vaut, sur un élément orienté vers l'extérieur,
où l'on exprimera en fonction de et . Commenter le sens de cette force en fonction du signe de la charge totale .
Voir l'indiceIndice
Calculer la force élémentaire \mathrm{d}\vec{F} = \sigma \mathrm{d}S \vec{E}_{\bar{\Sigma}}(P) et identifier la pression électrostatique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la charge \mathrm{d}q portée par l'élément de surface \Sigma d'aire \mathrm{d}S.
- Appliquer la loi de Coulomb sous la forme de la force exercée par le champ \vec{E}_{\bar{\Sigma}}(P) déterminé à la question précédente sur la charge \mathrm{d}q.
- Identifier l'expression de la pression électrostatique P_{\mathrm{es}} et analyser son signe ainsi que la direction de la force résultante en fonction du signe de Q.
Voir la réponse courteRéponse courte
Force sur \mathrm{d}q = \sigma\mathrm{d}S soumise au champ moyen, donnant P_{\text{es}} = \frac{\sigma^2}{2\varepsilon_0} dirigée vers l'extérieur indépendamment du signe de Q.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons l'élément surfacique \Sigma d'aire \mathrm{d}S, centré en P et portant la charge :
La force élémentaire exercée par le reste de la sphère \bar{\Sigma} sur cet élément \Sigma s'écrit :
D'après le résultat de la question 23.c, le champ électrique créé par \bar{\Sigma} en P vaut :
En reportant cette expression dans la force élémentaire, on obtient :
En introduisant le vecteur élément de surface orienté vers l'extérieur \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S \, \vec{u}_r, cette force se met sous la forme d'une force de pression \mathrm{d}\vec{F} = P_{\mathrm{es}} \, \mathrm{d}\vec{S}, avec :
Commentaire sur le sens de la force selon le signe de Q :
Comme la densité surfacique de charge est reliée à la charge totale par \sigma = \frac{Q}{4\pi R^2}, la pression s'exprime également sous la forme :
La pression P_{\mathrm{es}} est proportionnelle à \sigma^2 (ou Q^2) : elle est donc strictement positive, quel que soit le signe de la charge totale Q (pour Q \neq 0).
Par conséquent, la force élémentaire \mathrm{d}\vec{F} = P_{\mathrm{es}} \, \mathrm{d}\vec{S} est toujours dirigée vers l'extérieur de la sphère (\vec{u}_r).
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : pression électrostatique, énergie électrostatique
À partir du travail fourni par la sphère sur elle-même lors d'une transformation quasi-statique l'amenant d'un rayon à un rayon , calculer la variation d'énergie propre associée. En déduire l'énergie électrostatique d'une sphère de rayon , en supposant que cette énergie tend vers zéro lorsque . On écrira cette énergie en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Intégrer le travail des forces de pression P_{\mathrm{es}}\,\mathrm{d}S lors d'une variation de rayon \mathrm{d}R en tenant compte de la conservation de la charge Q.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le travail élémentaire \delta W développé par les forces de pression électrostatique lors d'une dilatation radiale infinitésimale \mathrm{d}R.
- Intégrer entre les rayons R_1 et R_2 pour déterminer le travail W, puis en déduire la variation d'énergie électrostatique propre par la relation thermodynamique \Delta U = -W.
- Exploiter la condition aux limites à l'infini (U_S(R \to \infty) = 0) pour obtenir l'expression de l'énergie propre U_S(R).
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du travail de la pression électrostatique \mathrm{d}W = P_{\text{es}} 4\pi R^2 \mathrm{d}R pour obtenir U_S(R) = \frac{Q^2}{8\pi\varepsilon_0 R}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lors d'une variation quasi-statique du rayon de la sphère de R à R + \mathrm{d}R, chaque élément de surface \mathrm{d}S subit un déplacement radial \mathrm{d}\vec{r} = \mathrm{d}R\,\vec{u}_r.
D'après le résultat de la question Q24, la force électrostatique élémentaire s'écrit \mathrm{d}\vec{F} = P_{\mathrm{es}}\,\mathrm{d}\vec{S} = P_{\mathrm{es}}\,\mathrm{d}S\,\vec{u}_r, avec :
Le travail élémentaire \delta W fourni par la sphère sur elle-même s'écrit donc :
En intégrant ce travail élémentaire entre le rayon initial R_1 et le rayon final R_2, on obtient le travail fourni par la sphère :
Par définition de l'énergie potentielle propre associée aux forces intérieures conservatives (ou par application du premier principe au système constitué des charges de la sphère, sans échange thermique : \Delta U = W_{\mathrm{re\text{ç}u}} = -W_{\mathrm{fourni}}), la variation d'énergie propre \Delta U = U_S(R_2) - U_S(R_1) s'écrit :
Pour en déduire l'énergie propre U_S(R) à un rayon R donné, on choisit l'état initial R_1 = R et l'état final à l'infini R_2 \to +\infty. En utilisant la condition de référence U_S(R \to +\infty) = 0 :
On en déduit :
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : travail d'une force, force électrostatique
On revient à présent à l'étude des deux sphères et . La sphère intérieure étant de rayon fixé, calculer le travail qu'elle fournit à la sphère extérieure lorsque cette dernière passe de façon quasi-statique d'un rayon à un rayon . On écrira ce travail en fonction de et des rayons en question.
Voir l'indiceIndice
Calculer la force électrostatique subie par la sphère extérieure sous l'action du champ radial créé par la charge intérieure.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ électrique \vec{E}_a créé par la sphère intérieure S^a en tout point de la sphère extérieure S^b (pour r = R^b > R^a).
- En déduire la force électrostatique élémentaire exercée par S^a sur un élément de charge \mathrm{d}q_b de S^b, puis le travail élémentaire associé à une dilatation radiale \mathrm{d}R^b.
- Intégrer entre le rayon initial R_1^b et le rayon final R_2^b.
Voir la réponse courteRéponse courte
La sphère externe subit le champ coulombien créé par S^a ; l'intégration de la force de pression radiale donne W_{a\to b} = \frac{Q_a Q_b}{4\pi\varepsilon_0}(1/R_1^b - 1/R_2^b).
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La sphère intérieure S^a de rayon R^a, portant la charge Q^a uniformément répartie, crée d'après le théorème de Gauss en tout point de l'espace situé à une distance r \geqslant R^a un champ électrostatique :
Chaque élément de surface \mathrm{d}S_b de la sphère extérieure S^b est situé à la distance r = R^b > R^a du centre et porte la charge \mathrm{d}q_b = \sigma_b \, \mathrm{d}S_b. La force exercée par la sphère S^a sur cet élément vaut :
Lors d'une dilatation quasi-statique faisant varier le rayon de R^b à R^b + \mathrm{d}R^b, chaque point de la sphère S^b subit un déplacement radial \mathrm{d}\vec{r} = \mathrm{d}R^b \, \vec{u}_r. Le travail élémentaire fourni par S^a sur l'ensemble de la sphère S^b s'obtient en intégrant sur toute la surface de S^b :
Pour une variation finie du rayon de R_1^b à R_2^b (avec R_1^b > R^a et R_2^b > R^a), le travail total fourni par S^a à S^b est :
Soit finalement :
Résultat
Question 27
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : principe des actions réciproques, théorème de gauss
La sphère extérieure étant de rayon fixé, calculer le travail qu'elle fournit à la sphère intérieure lorsque celle-ci passe de façon quasi-statique d'un rayon à un rayon . Ce résultat est-il en contradiction avec la troisième loi de Newton, ou principe des actions réciproques?
Voir l'indiceIndice
Remarquer que le champ créé par la sphère extérieure est nul dans toute sa cavité intérieure d'après le théorème de Gauss.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le champ électrostatique créé par la sphère extérieure S^b dans son espace intérieur (r < R^b) à l'aide du théorème de Gauss.
- En déduire la force locale et la pression exercée par S^b sur la sphère intérieure S^a, puis en déduire le travail W_{b \rightarrow a}.
- Analyser l'application du principe des actions réciproques (troisième loi de Newton) en distinguant forces globales, forces élémentaires entre charges et travaux mécaniques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le champ à l'intérieur de la sphère externe étant identiquement nul, W_{b\to a} = 0, compatible avec la 3e loi car les déplacements virtuels diffèrent.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le théorème de Gauss appliqué à une sphère de rayon r < R^b pour la distribution de charge S^b seule (qui ne porte aucune charge dans son volume intérieur r < R^b) :
La sphère intérieure S^a étant située à r = R^a < R^b, le champ électrostatique créé par S^b est rigoureusement nul en tout point de S^a :
La force élémentaire exercée par S^b sur chaque élément de charge \mathrm{d}q^a = \sigma_a \mathrm{d}S de la sphère S^a est donc nulle :
La pression électrostatique exercée par S^b sur S^a étant identiquement nulle, le travail élémentaire reçu par S^a lors d'une variation quelconque de son rayon est nul :
Par conséquent, pour une transition quasi-statique de R_1^a à R_2^a :
Discussion vis-à-vis de la troisième loi de Newton : Ce résultat n'est en rien contradictoire avec la troisième loi de Newton :
- Forces et non travaux : Le principe des actions réciproques s'applique aux forces exercées entre deux systèmes et non aux travaux qu'ils échangent. Le travail dépend du déplacement des points d'application : ici, lors de la transformation considérée, les éléments de S^a se déplacent alors que la sphère S^b est maintenue immobile à rayon R^b fixé. Les deux transformations des questions Q26 et Q27 sont distinctes.
Résultante globale : Par symétrie sphérique, la force totale exercée par S^a sur S^b est nulle, tout comme celle exercée par S^b sur S^a :
\vec{F}_{a \rightarrow b}^{\,\text{tot}} = \vec{0} = -\vec{F}_{b \rightarrow a}^{\,\text{tot}}.La troisième loi de Newton est donc rigoureusement vérifiée pour les forces globales.
- Niveau microscopique : Entre deux éléments de charge infinitésimaux \mathrm{d}q_a et \mathrm{d}q_b, la force de Coulomb vérifie \mathrm{d}^2\vec{F}_{a \rightarrow b} = -\mathrm{d}^2\vec{F}_{b \rightarrow a}. L'asymétrie des pressions locales provient de l'effet d'écran géométrique : la somme vectorielle des forces élémentaires exercées par l'ensemble de S^b sur une charge locale de S^a s'annule exactement à l'intérieur de la sphère (effet cage de Faraday), tandis que la somme des forces exercées par l'ensemble de S^a sur une charge locale de S^b ne s'annule pas (la sphère S^a équivaut à l'extérieur à une charge ponctuelle centrale Q^a).
Résultat
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : énergie électrostatique
Des résultats précédents, déduire l'énergie de l'ensemble des deux sphères conductrices pour une configuration donnée où , que l'on exprimera en fonction de et des rayons en question. Que peut-on dire de son signe?
Voir l'indiceIndice
Faire la somme des énergies propres et du travail d'interaction calculés précédemment en factorisant sous forme de carrés.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie totale U_{\mathrm{tot}} comme la somme des énergies propres U_S(R^a) et U_S(R^b) des deux sphères isolées et de leur énergie d'interaction U^{a \leftrightarrow b}.
- Déterminer l'énergie d'interaction U^{a \leftrightarrow b} à partir du travail W_{a \to b} calculé en Q26 lors d'un éloignement à l'infini (R_2^b \to \infty).
- Regrouper les termes sous une forme révélant immédiatement le signe de U_{\mathrm{tot}} grâce à l'inégalité R^b > R^a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme des travaux pour assembler le système : U_{\text{tot}} = \frac{(Q^a)^2}{8\pi\varepsilon_0 R_a} + \frac{(Q^b)^2 + 2Q^a Q^b}{8\pi\varepsilon_0 R_b} \ge 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énergie électrostatique totale de l'ensemble des deux sphères se décompose en :
D'après la question Q25, l'énergie propre d'une sphère conductrice de rayon R portant une charge Q est :
donc :
L'énergie d'interaction U^{a \leftrightarrow b} correspond au travail fourni par la sphère S^a sur la sphère S^b lors d'une dilatation quasi-statique depuis sa position R_1^b = R^b jusqu'à l'infini (R_2^b \to +\infty), où, selon la convention de l'énoncé, l'énergie d'interaction tend vers zéro. D'après le résultat de la question Q26 :
On en déduit l'expression de l'énergie totale :
Pour étudier son signe, réorganisons cette expression :
Comme R^b > R^a, on a \dfrac{1}{R^a} - \dfrac{1}{R^b} > 0. Les deux termes étant constitués de carrés réels pondérés par des facteurs strictement positifs, on en déduit que :
L'énergie totale est toujours positive ou nulle, et ne s'annule que si Q^a = 0 et Q^b = 0.
Résultat
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : condensateur sphérique, énergie électrostatique
Comparer avec le résultat obtenu en utilisant l'équation (13), pour .
Voir l'indiceIndice
Intégrer la densité d'énergie du champ électrique uniquement dans l'espace inter-armatures où le champ est non nul.
Voir la stratégieStratégie
- Évaluer l'expression de l'énergie totale U_{\mathrm{tot}} obtenue à la question Q28 dans le cas particulier Q^a = Q et Q^b = -Q.
- Déterminer le champ électrostatique \vec{E}(\vec{r}) dans tout l'espace à l'aide du théorème de Gauss pour cette distribution de charges.
- Calculer l'intégrale de volume de la densité volumique d'énergie électrostatique selon l'équation (13) et confronter les deux résultats.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le champ est nul à l'extérieur et vaut Q/(4\pi\varepsilon_0 r^2) entre les deux sphères ; l'intégrale volumique redonne parfaitement l'énergie trouvée par les travaux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q28, l'énergie totale des deux sphères conductrices concentriques s'écrit pour une configuration (R^a, R^b) avec R^b > R^a :
Dans le cas où Q^a = Q et Q^b = -Q, la charge totale est nulle (Q^a + Q^b = 0), ce qui donne :
Calculons à présent cette énergie à l'aide de la formulation locale de l'équation (13) :
Par invariance par rotation autour du centre O, le champ est radial \vec{E}(\vec{r}) = E(r)\,\vec{u}_r. Le théorème de Gauss appliqué à une sphère de rayon r centrée en O donne :
- Pour r < R^a : Q_{\mathrm{int}} = 0 \implies \vec{E}(\vec{r}) = \vec{0} ;
- Pour R^a < r < R^b : Q_{\mathrm{int}} = Q^a = Q \implies \vec{E}(\vec{r}) = \dfrac{Q}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\vec{u}_r ;
- Pour r > R^b : Q_{\mathrm{int}} = Q^a + Q^b = 0 \implies \vec{E}(\vec{r}) = \vec{0}.
Le champ électrique n'est donc non nul qu'entre les deux sphères conductrices. L'intégrale sur tout l'espace se réduit à l'intégration sur la coquille sphérique comprise entre R^a et R^b :
On obtient ainsi :
Résultat
Q30*
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : énergie propre, énergie électrostatique
Quelle est la limite de cette énergie quand et tendent vers l'infini? Ce résultat est-il compatible avec le fait de prendre en compte l'énergie propre des charges individuelles composant ces sphères? On pourra revenir sur une ou plusieurs des hypothèses effectuées dans cette partie. La réponse à cette question, qui pourra utiliser des résultats obtenus précédemment, ne demande pas de développements calculatoires poussés.
Voir l'indiceIndice
Prendre la limite géométrique et analyser l'omission de l'énergie d'assemblage des charges élémentaires discrètes.
Voir la stratégieStratégie
- Prendre la limite des expressions de l'énergie électrostatique obtenues aux questions précédentes (Q28 ou Q29) lorsque les rayons R^a et R^b tendent vers l'infini.
- Comparer cette limite à la somme des énergies propres des particules élémentaires constituant les sphères (abordée aux questions Q11 et Q17–Q18).
- Analyser les hypothèses sous-jacentes (modèle de distribution continue de charges, référence des travaux d'assemblage).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'énergie macroscopique tend vers zéro quand les rayons divergent, montrant qu'elle ne tient pas compte des auto-énergies divergentes des charges microscopiques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de l'énergie totale obtenue à la question Q28 (valable aussi pour le cas particulier de la question Q29) :
Lorsque les rayons R^a et R^b tendent vers l'infini (avec R^b > R^a), chaque terme proportionnel à 1/R^a ou 1/R^b tend vers zéro. On en déduit :
Ce résultat n'est pas compatible avec la prise en compte de l'énergie propre des charges élémentaires individuelles composant ces conducteurs :
- Au niveau microscopique, les charges totales Q^a et Q^b sont portées par un ensemble discret de N particules chargées élémentaires (comme des électrons de charge -e).
- Chacune de ces particules possède une énergie propre U_{\text{propre}} non nulle : celle-ci est infinie dans le modèle ponctuel (question Q11), ou finie et égale à l'énergie de masse m_e c^2 dans le modèle nivelé (questions Q17 et Q18). La contribution cumulée de ces énergies propres vaut N U_{\text{propre}} > 0 et ne dépend pas des rayons R^a et R^b.
Ce désaccord apparent s'explique par les hypothèses adoptées dans cette section :
- Modèle de charge continue : on a décrit les charges par des densités surfaciques uniformes \sigma. Dans ce cadre continu, l'énergie calculée ne représente que l'énergie macroscopique d'interaction mutuelle entre les éléments de surface \mathrm{d}S de la sphère, et ignore la structure discrète sous-jacente de la matière.
- Origine énergétique (travail d'assemblage) : les énergies propres U_S(R) et totales U_{\mathrm{tot}} ont été définies à partir du travail mécanique macroscopique nécessaire pour former la distribution à partir de charges déjà existantes et infiniment éloignées les unes des autres (R \to \infty). L'énergie propre intrinsèque de constitution des particules n'intervient jamais dans ces échanges de travail et joue simplement le rôle d'une constante de référence additive omise dans le bilan macroscopique.
Résultat
Partie 2 : Énergie magnétique
2.1 · Travail des forces de Laplace et théorème de Maxwell
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : force de laplace, travail d'une force
On considère un circuit filiforme orienté , parcouru par un courant constant et déplacé dans un champ magnétique . On considère un élément de ce circuit, soumis à un déplacement . Montrer que le travail élémentaire de la force de Laplace sur cet élément pour ce déplacement vaut
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Appliquer la formule de la force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\vec{F}_L = I \mathrm{d}\vec{l} \wedge \vec{B} et utiliser l'invariance circulaire du produit mixte.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force élémentaire de Laplace \mathrm{d}\vec{F}_L s'exerçant sur le tronçon de circuit orienté \mathrm{d}\vec{l}.
- Écrire le travail élémentaire de cette force lors du déplacement \mathrm{d}\vec{u}.
- Utiliser les propriétés d'invariance par permutation circulaire du produit mixte (rappelées dans l'équation (5) du formulaire).
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture du travail élémentaire \mathrm{d}\vec{F}_L \cdot \mathrm{d}\vec{u} = (I\mathrm{d}\vec{l}\wedge\vec{B})\cdot\mathrm{d}\vec{u} et permutation circulaire du produit mixte.
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Un élément filiforme orienté \mathrm{d}\vec{l} parcouru par un courant I, placé dans un champ magnétique extérieur \vec{B}, subit la force élémentaire de Laplace :
Lors d'un déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{u} de cet élément, le travail mécanique élémentaire fourni par la force de Laplace s'écrit :
D'après la propriété de permutation circulaire du produit mixte rappelée à l'équation (5) du formulaire, (\vec{X} \wedge \vec{Y}) \cdot \vec{Z} = (\vec{Z} \wedge \vec{X}) \cdot \vec{Y}, appliquée avec \vec{X} = \mathrm{d}\vec{l}, \vec{Y} = \vec{B} et \vec{Z} = \mathrm{d}\vec{u}, on a :
On en déduit directement l'expression demandée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Résultat donné : utilisable pour la suite
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Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : flux coupé, force de laplace
À l'aide d'un schéma, identifier à un élément de surface . En déduire que le travail des forces de Laplace sur le circuit lors d'une translation élémentaire vaut
où est un flux infinitésimal de champ magnétique sur une surface que l'on représentera graphiquement. Préciser explicitement sur le schéma l'orientation des vecteurs .
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Interpréter géométriquement le parallélogramme balayé par \mathrm{d}\vec{l} lors du déplacement \mathrm{d}\vec{u}.
Voir la stratégieStratégie
- Interpréter géométriquement le produit vectoriel \mathrm{d}\vec{u} \wedge \mathrm{d}\vec{l} comme le vecteur surface élémentaire balayé par l'élément de circuit \mathrm{d}\vec{l} lors de la translation \mathrm{d}\vec{u}.
- Réaliser un schéma clair représentant le contour, le déplacement, la bande surfacique balayée \mathrm{d}\Sigma_c et le vecteur surface élémentaire \mathrm{d}\vec{S}.
- Sommer les travaux élémentaires le long du contour fermé C pour identifier le flux coupé \mathrm{d}\Phi_c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du vecteur surface balayée \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}\vec{u}\wedge\mathrm{d}\vec{l}, d'où l'expression du travail en terme de flux coupé \delta W_L = I\mathrm{d}\Phi_c.
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Lors du déplacement infinitésimal \mathrm{d}\vec{u}, l'élément de circuit orienté \mathrm{d}\vec{l} balaie un parallélogramme délimité par \mathrm{d}\vec{u} et \mathrm{d}\vec{l}. L'aire de ce parallélogramme est \|\mathrm{d}\vec{u} \wedge \mathrm{d}\vec{l}\|, et son vecteur surface élémentaire associé s'écrit directement :
Le vecteur \mathrm{d}\vec{S} est normal au parallélogramme élémentaire balayé, de sens tel que le trièdre (\mathrm{d}\vec{u}, \mathrm{d}\vec{l}, \mathrm{d}\vec{S}) soit direct (règle de la main droite).
D'après le résultat de la question précédente, le travail de la force de Laplace reçue par l'élément \mathrm{d}\vec{l} s'écrit :
Pour une translation d'ensemble infinitésimale \mathrm{d}\vec{u} du circuit indéformable C, le vecteur \mathrm{d}\vec{u} est identique pour tous les éléments du circuit. L'ensemble des facettes élémentaires balayées constitue la surface latérale dite « coupée », notée \mathrm{d}\Sigma_c, reliant le circuit dans sa position initiale au circuit dans sa position translatée.
En intégrant sur l'ensemble du contour fermé C, le travail total des forces de Laplace s'obtient par sommation :
En introduisant le flux infinitésimal du champ magnétique \vec{B} à travers la surface découpée \mathrm{d}\Sigma_c (flux coupé) :
on obtient bien :
Résultat
Question 33
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : théorème de maxwell, travail d'une force
On suppose que le circuit , parcouru par un courant constant , subit un déplacement entre une position initiale à et une position finale à . Si l'on ne fixe aucune contrainte sur le champ magnétique : a) L'intégration sur cette trajectoire du travail élémentaire précédent peut-elle être exprimée uniquement à partir des positions initiale et finale du circuit? b) Peut-elle être exprimée sinon à partir de la donnée de la trajectoire géométrique du circuit entre ces deux positions? c) Qu'en est-il si l'intensité parcourant le circuit varie avec le temps?
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Examiner si le flux coupé dépend du chemin suivi et des instants selon que le champ magnétique dépend explicitement du temps ou non.
Voir la stratégieStratégie
Pour répondre à chacune des questions, on analyse l'expression du travail total :
et on examine les grandeurs nécessaires pour évaluer cette intégrale (positions extrêmes, support géométrique, paramétrage temporel).
Voir la réponse courteRéponse courte
Si \vec{B} dépend du temps ou si I(t) varie, le travail dépend de la cinématique et du chemin suivi : la force n'est plus conservative.
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a) Non. En l'absence de contrainte sur le champ magnétique \vec{B}(\vec{r}, t), celui-ci peut dépendre à la fois de l'espace et du temps. Le travail élémentaire \delta W_L n'est pas une différentielle totale exacte d'une fonction d'état ne dépendant que de la configuration géométrique du circuit. Par conséquent, l'intégrale dépend du chemin suivi et de l'histoire du déplacement, et ne peut pas être exprimée uniquement à partir des positions initiale et finale.
b) Non plus. Si \vec{B}(\vec{r}, t) dépend explicitement du temps t, la valeur du champ magnétique en un point donné de la surface balayée dépend de l'instant auquel le circuit franchit ce point. La simple connaissance de la trajectoire géométrique (la surface réglée balayée par le contour) ne suffit pas : il est indispensable de connaître la loi horaire (la cinématique complète du déplacement) pour associer à chaque élément de surface l'instant correspondant et donc la valeur locale de \vec{B}(\vec{r}, t).
c) Si l'intensité I(t) varie au cours du temps, le travail s'écrit :
Même dans le cas où le champ \vec{B}(\vec{r}) serait stationnaire, la valeur instantanée du courant intervient comme facteur de pondération lors de chaque déplacement élémentaire. Il est donc indispensable de connaître explicitement la fonction I(t) ainsi que la loi horaire du mouvement : la donnée géométrique de la trajectoire est d'autant plus insuffisante.
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : théorème de maxwell, flux magnétique
On suppose à présent que le circuit effectue un déplacement à courant toujours constant, mais dans un champ stationnaire. Montrer que le travail des forces de Laplace pour un déplacement fini correspond à
où est la variation de flux de à travers le circuit , entre ses configurations initiale et finale, notées et , et est un facteur numérique à déterminer. On s'appuiera en particulier sur un schéma où l'on fera apparaître clairement les différentes grandeurs introduites. Ce résultat constitue le théorème de Maxwell.
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Appliquer le théorème du flux coupé en utilisant la nullité de la divergence de \vec{B} sur le volume tubulaire fermé balayé par le circuit.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le travail total des forces de Laplace en sommant les travaux élémentaires obtenus à la question précédente, l'intensité I étant constante.
- Construire un volume fermé s'appuyant sur le circuit initial, le circuit final et la surface latérale balayée par le circuit.
- Utiliser la nullité de la divergence du champ magnétique (\operatorname{div}\vec{B} = 0) pour relier le flux coupé \Phi_c à la variation de flux \Delta\Phi.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation du flux de \vec{B} à travers la surface fermée formée par le circuit initial, final et la surface latérale balayée, d'où \eta=1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Puisque le courant I est maintenu constant au cours du déplacement, le travail total des forces de Laplace s'obtient en intégrant l'expression (20) établie à la question précédente :
où \Phi_c = \iint_{\Sigma_c} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S}_c est le flux magnétique total coupé par le contour orienté au cours de son déplacement, à travers la surface latérale \Sigma_c balayée par le circuit.
Considérons le volume fermé \mathcal{V} délimité par :
- une surface \Sigma_{\mathrm{ini}} s'appuyant sur le contour C_{\mathrm{ini}}, orientée par convention selon la règle de la main droite appliquée au sens de parcours de C_{\mathrm{ini}} ;
- une surface \Sigma_{\mathrm{fin}} s'appuyant sur le contour C_{\mathrm{fin}}, orientée de même selon le sens de parcours de C_{\mathrm{fin}} ;
- la surface latérale \Sigma_c balayée par les éléments \mathrm{d}\vec{l} au cours de leurs déplacements infinitésimaux \mathrm{d}\vec{u}.
Le champ magnétique \vec{B} étant à flux conservatif (\operatorname{div}\vec{B} = 0), le flux total sortant de la surface fermée \partial\mathcal{V} = \Sigma_{\mathrm{fin}} \cup \Sigma_{\mathrm{ini}} \cup \Sigma_c est rigoureusement nul :
Examinons les contributions associées au vecteur normal unitaire sortant \mathrm{d}\vec{S}_{\mathrm{ext}} :
Sur \Sigma_{\mathrm{fin}}, la normale sortante coïncide avec le sens d'orientation du circuit final :
\iint_{\Sigma_{\mathrm{fin}}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S}_{\mathrm{ext}} = \iint_{\Sigma_{\mathrm{fin}}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S}_{\mathrm{fin}} = \Phi_{\mathrm{fin}}.Sur \Sigma_{\mathrm{ini}}, la normale sortante est dirigée à l'opposé du sens de déplacement, donc à l'opposé de l'orientation du circuit initial (\mathrm{d}\vec{S}_{\mathrm{ext}} = -\mathrm{d}\vec{S}_{\mathrm{ini}}) :
\iint_{\Sigma_{\mathrm{ini}}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S}_{\mathrm{ext}} = -\iint_{\Sigma_{\mathrm{ini}}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S}_{\mathrm{ini}} = -\Phi_{\mathrm{ini}}.Sur la surface latérale \Sigma_c, le vecteur surface balayé défini à la question Q32 est \mathrm{d}\vec{S}_c = \mathrm{d}\vec{u} \wedge \mathrm{d}\vec{l}. Par la règle du trièdre direct, un vecteur dirigé dans le sens du mouvement (\mathrm{d}\vec{u}) vectoriel un élément suivant le contour (\mathrm{d}\vec{l}) pointe vers l'intérieur du volume \mathcal{V}, d'où \mathrm{d}\vec{S}_{\mathrm{ext}} = -\mathrm{d}\vec{S}_c. Ainsi :
\iint_{\Sigma_c} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S}_{\mathrm{ext}} = -\iint_{\Sigma_c} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{S}_c = -\Phi_c.
Le bilan de flux s'écrit donc :
On en déduit immédiatement le travail des forces de Laplace :
Par identification avec la formule demandée W_L = \eta I \Delta \Phi, on obtient :
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : énergie potentielle, règle du flux maximal
En déduire l'énergie potentielle d'interaction d'un circuit parcouru par un courant constant dans un champ stationnaire. Que peut-on en déduire sur les déplacements spontanés d'un circuit rigide à courant constant dans un champ magnétique stationnaire? Cette conclusion est-elle valide a priori pour des circuits non-rigides?
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Identifier l'énergie potentielle par la relation \delta W_L = -\mathrm{d}U_I et interpréter la tendance naturelle à maximiser le flux embrassé.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le travail des forces de Laplace à la variation de l'énergie potentielle d'interaction par \Delta U_I = - W_L, puis fixer la constante d'intégration grâce à la convention énoncée en préambule.
- Appliquer le principe de minimisation de l'énergie potentielle pour caractériser le sens d'évolution spontanée d'un circuit rigide (règle du flux maximal).
- Discuter l'extension au cas d'un circuit déformable en examinant la validité locale du travail élémentaire et les éventuelles contributions supplémentaires (forces de rappel mécaniques, flux propre).
Voir la réponse courteRéponse courte
U_I = -I\Phi, d'où une évolution spontanée vers le maximum de flux magnétique embrassé (règle du flux maximal), valable aussi pour un circuit déformable.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition d'une énergie potentielle, le travail des forces de Laplace reçues par le circuit lors d'un déplacement fini s'écrit :
D'après le théorème de Maxwell établi à la question Q34, W_L = I\Delta\Phi = I(\Phi_{\mathrm{fin}} - \Phi_{\mathrm{ini}}), ce qui conduit à :
D'après la convention adoptée dans le préambule de la deuxième partie, l'énergie d'interaction tend vers zéro lorsque le circuit est rejeté à l'infini, où le champ magnétique et donc le flux \Phi s'annulent. La constante d'intégration est donc nulle :
Un système mécanique évolue spontanément vers un état qui minimise son énergie potentielle d'interaction. Comme le courant I est maintenu constant :
Un circuit rigide à courant constant tend donc spontanément à se déplacer (par translation vers les zones de champ magnétique plus intense) et à s'orienter (par rotation tendant à aligner son vecteur surface \vec{S} avec le champ \vec{B}) de façon à maximiser le flux magnétique qu'il embrasse. C'est la règle du flux maximal de Maxwell.
Cette conclusion est valide a priori pour des circuits non-rigides. En effet, le travail élémentaire \delta W_L = I\,\mathrm{d}\Phi démontré à la question Q32 repose sur des déplacements élémentaires locaux \mathrm{d}\vec{u}(\vec{r}) le long du contour \Gamma, ce qui s'applique identiquement à une déformation du circuit :
- Les forces de Laplace tendent à déformer le circuit de façon à accroître le flux embrassé \Phi (par exemple, un contour souple et déformable tendra à se déployer et à devenir circulaire pour maximiser son aire à périmètre fixé).
- En pratique, l'état d'équilibre final résultera de la minimisation de l'énergie potentielle totale, prenant également en compte les forces de rappel mécaniques internes (élasticité, inextensibilité du fil) et les variations éventuelles d'inductance propre du circuit liées à sa déformation.
Résultat
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : théorème de maxwell, force de laplace
Calculer le travail des forces de Laplace sur la spire dans le cas A1, et le comparer au travail prédit par le théorème de Maxwell.
Voir l'indiceIndice
Calculer la variation du flux embrassé lors d'une translation dans un champ magnétique strictement uniforme.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la résultante des forces de Laplace s'exerçant sur la spire fermée dans le champ magnétique uniforme \vec{B}_0 du solénoïde, puis en déduire le travail au cours de la translation.
- Exprimer le flux magnétique à travers la spire dans les états initial et final pour évaluer le travail prédit par le théorème de Maxwell, puis comparer les deux approches.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul direct du travail des forces de Laplace lors de la translation et vérification de la coïncidence avec I\Delta\Phi.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'intérieur du solénoïde, le champ magnétique est uniforme :
1. Calcul direct du travail des forces de Laplace :
Lors d'un déplacement de translation élémentaire \mathrm{d}\vec{u} dans le plan (x, y), la résultante des forces de Laplace s'exerçant sur la spire fermée C parcourue par le courant constant I_s vaut :
Le contour C étant fermé, on a \oint_C \mathrm{d}\vec{l} = \vec{0}, d'où \vec{F}_L = \vec{0} en tout point de l'intérieur du solénoïde. Pour un circuit indéformable en translation, le travail élémentaire se réduit au travail de la résultante :
ce qui donne immédiatement pour tout déplacement fini dans le plan (x, y) :
2. Comparaison avec le théorème de Maxwell :
D'après le théorème de Maxwell établi à la question Q34 (avec \eta = 1), le travail des forces de Laplace à courant constant vaut :
La spire restant parallèle au plan (x, y) à l'intérieur du solénoïde, sa normale est orientée par \vec{e}_z (afin d'assurer un flux positif). Le flux du champ uniforme \vec{B}_0 à travers la surface plane de la spire d'aire a^2 s'écrit à tout instant :
Le champ étant uniforme dans le plan (x, y), ce flux est strictement constant tout au long de la translation :
Le théorème de Maxwell prédit donc un travail nul, en accord parfait avec le calcul direct des forces.
Résultat
Question 37
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Dipôles électrique et magnétique
Notions : couple de laplace, théorème de maxwell
Calculer le travail des forces de Laplace sur la spire dans le cas A2, et le comparer au travail prédit par le théorème de Maxwell. On pourra utiliser sans la redémontrer, mais en justifiant sa validité, l'expression
du couple subi par un dipôle magnétique dans un champ uniforme . On pourra également accompagner les calculs d'un schéma.
Voir l'indiceIndice
Intégrer le couple \vec{\Gamma}_L au cours de la rotation ou calculer la variation finie du flux magnétique à travers la surface de la spire.
Voir la stratégieStratégie
- Justifier la validité de l'expression du couple \vec{\Gamma}_L = \vec{\mathcal{M}} \wedge \vec{B}_0 pour un circuit plan fermé plongé dans un champ magnétique rigoureusement uniforme.
- Paramétrer la rotation de la spire par un angle \theta autour de l'axe y, exprimer le couple de Laplace en fonction de \theta, puis intégrer son travail élémentaire \delta W_L = \vec{\Gamma}_L \cdot \mathrm{d}\vec{\theta}.
- Calculer le flux magnétique initial et final à travers la spire, appliquer le théorème de Maxwell établi à la question 34 (W_L = I_s \Delta\Phi) et vérifier la parfaite concordance des deux méthodes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du travail du couple de Laplace \vec{\Gamma}_L \cdot \mathrm{d}\vec{\theta} montrant l'égalité avec la variation de flux I\Delta\Phi.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Justification de l'expression du couple dipolaire
Pour tout circuit filiforme fermé et indéformable plongé dans un champ magnétique uniforme \vec{B}_0, la résultante des forces de Laplace est rigoureusement nulle :
Le torseur des forces de Laplace est donc un couple pur, indépendant du point de réduction choisi. Pour une spire plane fermée, le calcul intégral de ce moment conduit exactement à :
où le moment magnétique dipolaire est \vec{\mathcal{M}} = I_s \vec{S} = I_s a^2 \vec{n} (\vec{n} étant le vecteur normal unitaire orienté selon la règle de la main droite par rapport au sens de parcours de I_s). L'expression est donc exacte et ne relève pas ici d'une approximation à grande distance, car le champ à l'intérieur du solénoïde est uniforme : \vec{B}_0 = B_0 \vec{e}_z = \mu_0 n I_0 \vec{e}_z.
2. Calcul direct du travail des forces de Laplace par intégration du couple
Soit une rotation de la spire autour de l'axe orienté (O, \vec{e}_y), repérée par l'angle \theta \in [0, \pi/2] entre la normale \vec{n}(\theta) et l'axe \vec{e}_z. Le vecteur unitaire normal s'écrit :
Le couple de Laplace exercé sur la spire s'en déduit :
Le vecteur rotation infinitésimal étant \mathrm{d}\vec{\theta} = -\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_y (la normale s'éloigne de \vec{e}_z vers l'axe négatif des x, ou réciproquement si \vec{n}(\theta) = \sin\theta\,\vec{e}_x + \cos\theta\,\vec{e}_z, le couple vaut \vec{\Gamma}_L = -I_s a^2 B_0 \sin\theta\,\vec{e}_y et \mathrm{d}\vec{\theta} = \mathrm{d}\theta\,\vec{e}_y), le travail élémentaire reçu lors de l'accroissement de \theta à \theta + \mathrm{d}\theta est :
En intégrant entre la position initiale (\theta = 0, dans le plan (x,y)) et la position finale (\theta = \pi/2, dans le plan (y,z)) :
3. Calcul par le théorème de Maxwell et comparaison
D'après le théorème de Maxwell établi à la question 34 (avec \eta = 1) :
Configuration initiale : la spire est dans le plan (x,y), son vecteur surface est \vec{S}_{\text{ini}} = a^2 \vec{e}_z, de sorte que le flux est :
\Phi_{\text{ini}} = \vec{B}_0 \cdot \vec{S}_{\text{ini}} = B_0 a^2 = \mu_0 n I_0 a^2 > 0.Configuration finale : la spire est dans le plan (y,z), son vecteur surface \vec{S}_{\text{fin}} = \pm a^2 \vec{e}_x est orthogonal au champ \vec{B}_0 = B_0 \vec{e}_z, d'où :
\Phi_{\text{fin}} = \vec{B}_0 \cdot \vec{S}_{\text{fin}} = 0.
La variation de flux s'écrit \Delta\Phi = 0 - B_0 a^2 = - B_0 a^2, d'où :
Les deux résultats sont rigoureusement identiques :
Résultat
Q38*
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : nappe de courant, champ moyen, théorème d'ampère
En vous appuyant notamment sur des schémas clairs, faisant apparaître explicitement les différents éléments du raisonnement, calculer la valeur du champ magnétique créé par au point .
Voir l'indiceIndice
Utiliser les relations de passage du champ tangentiel à la traversée d'une nappe de courant et la symétrie de la pastille plane.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser le principe de superposition en décomposant le solénoïde \mathcal{S} en la petite pastille \Sigma et le reste \bar{\Sigma}.
- Exprimer le champ total créé par le solénoïde complet en deux points P^- (juste à l'intérieur) et P^+ (juste à l'extérieur).
- Déterminer les propriétés de symétrie du champ créé par la pastille \Sigma, en déduire la relation entre \vec{B}_\Sigma(P^-) et \vec{B}_\Sigma(P^+), puis obtenir \vec{B}_{\bar{\Sigma}}(P) par continuité du champ créé par \bar{\Sigma}.
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Isolement de la nappe plane locale et du reste : le champ régulier du reste vaut la demi-somme des champs intérieur et extérieur, soit \frac{1}{2}\mu_0 n I \vec{u}_z.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par le principe de superposition, le champ magnétique créé par le solénoïde complet \mathcal{S} est la somme du champ créé par l'élément \Sigma et de celui créé par le reste \bar{\Sigma} :
Considérons les points P^- (à la distance r = R - \varepsilon) et P^+ (à la distance r = R + \varepsilon) situés de part et d'autre de \Sigma sur le rayon passant par son centre P.
1. Champ du solénoïde complet :
D'après l'équation (22) de l'énoncé, pour un solénoïde infini :
2. Symétries du champ créé par la pastille \Sigma :
L'élément \Sigma est assimilable à une nappe plane de courants d'épaisseur négligeable, de densité surfacique de courant \vec{j}_s = n I_0 \vec{e}_\theta. Le plan de \Sigma est un plan de symétrie pour la distribution de courants \vec{j}_s. Par conséquent, d'après les règles de symétrie rappelées dans le formulaire, ce plan est un plan d'antisymétrie pour le champ magnétique \vec{B}_\Sigma. Les points P^+ et P^- étant symétriques par rapport au plan tangent en P, la composante tangentielle du champ magnétique s'inverse :
Par imparité, au centre P de la pastille : \vec{B}_\Sigma(P) = \vec{0}.
3. Continuité du champ créé par \bar{\Sigma} :
La distribution \bar{\Sigma} ne contient pas le point P. Le champ \vec{B}_{\bar{\Sigma}} est donc régulier et continu au voisinage de P :
4. Détermination de \vec{B}_{\bar{\Sigma}}(P) :
En écrivant la superposition en P^- et en P^+ à la limite \varepsilon \to 0 :
En sommant ces deux égalités et en utilisant \vec{B}_\Sigma(P^-) + \vec{B}_\Sigma(P^+) = \vec{0}, il vient :
On en déduit immédiatement :
Résultat
Question 39
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Induction et forces de Laplace
Notions : pression magnétique, force de laplace
En déduire que le solénoïde exerce sur lui-même une force qui peut être décrite comme une force de pression, qui vaut sur un élément orienté vers l'extérieur :
où l'on exprimera en fonction des paramètres pertinents du système. Commenter le sens de cette force en fonction du signe du courant .
Voir l'indiceIndice
Calculer la force de Laplace subie par les courants de la pastille dans le champ moyen créé par le reste du solénoïde.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur densité surfacique de courant \vec{j}_s porté par la paroi du solénoïde à partir de n et I_0.
- Calculer la force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\vec{F} exercée par le reste du solénoïde \bar{\Sigma} sur l'élément \Sigma de surface \mathrm{d}S en utilisant le champ \vec{B}_{\bar{\Sigma}}(P) établi à la question 38*.
- Identifier la pression magnétique P_{\mathrm{ms}} et commenter son signe ainsi que sa dépendance vis-à-vis de I_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Force de Laplace sur l'élément de courant dans le champ moyen, conduisant à la pression magnétique P_{\text{ms}} = \frac{B^2}{2\mu_0} centrifuge quel que soit le signe de I_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le solénoïde comporte n spires par unité de longueur parcourues par le courant I_0, ce qui équivaut à une nappe de courant superficielle de densité surfacique :
Sur un élément de surface \mathrm{d}S de la paroi, centré en P, le courant élémentaire associé s'écrit \mathrm{d}\vec{I} = \vec{j}_s \,\mathrm{d}S.
La force élémentaire exercée par le reste du solénoïde \bar{\Sigma} sur cet élément de surface est la force de Laplace :
D'après la question 38*, le champ créé par \bar{\Sigma} en P vaut :
En effectuant le produit vectoriel en coordonnées cylindriques (\vec{e}_\theta \wedge \vec{e}_z = \vec{e}_r) :
L'élément de surface orienté vers l'extérieur étant \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S \,\vec{e}_r, cette force se met sous la forme d'une force de pression \mathrm{d}\vec{F} = P_{\mathrm{ms}} \,\mathrm{d}\vec{S}, avec :
Commentaire sur le sens de la force : La pression P_{\mathrm{ms}} est proportionnelle à I_0^2, elle est donc strictement positive quel que soit le signe du courant I_0. La force \mathrm{d}\vec{F} est par conséquent toujours dirigée vers l'extérieur (\vec{e}_r) : le solénoïde tend spontanément à se dilater radialement sous sa propre action (pression magnétique répulsive).
Résultat
Question 40
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Magnétostatique
Notions : pression magnétique, théorème de maxwell, inductance propre
En déduire le travail reçu par le solénoïde sous sa propre action lorsqu'il passe de façon quasi-statique d'un rayon à un rayon . Comparer ce résultat à celui obtenu par le théorème de Maxwell. Si ceux-ci ne sont pas en accord, proposer une justification.
Voir l'indiceIndice
Intégrer le travail de pression sur la surface latérale et comparer avec I_0 \Delta\Phi en soulignant la contribution propre du circuit.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le travail élémentaire reçu par le solénoïde lors d'une variation quasi-statique \mathrm{d}r de son rayon à l'aide de la pression magnétique P_{\mathrm{ms}} établie en Q39, puis intégrer entre R et 2R.
- Calculer la variation du flux propre \Delta\Phi à travers les N = nL spires du solénoïde et en déduire le travail W_L qui serait prédit par une application directe du théorème de Maxwell.
- Comparer les deux grandeurs et expliquer physiquement le facteur 1/2 d'écart en revenant sur l'hypothèse de champ extérieur sous-jacente au théorème de Maxwell.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le travail des pressions vaut \frac{1}{2}I\Delta\Phi_{\text{propre}}, car le champ propre n'est pas extérieur et varie lors de la déformation du solénoïde.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Calcul du travail reçu à partir de la pression magnétique
D'après le résultat de la question Q39, chaque élément de surface \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{u}_r de la paroi latérale du solénoïde subit une force de pression dirigée vers l'extérieur :
Les paramètres n et I_0 étant maintenus constants au cours de l'expansion radiale, la pression magnétique P_{\mathrm{ms}} est indépendante du rayon r.
Lors d'un accroissement quasi-statique infinitésimal \mathrm{d}\vec{u} = \mathrm{d}r\,\vec{u}_r du rayon du solénoïde, le travail élémentaire reçu par l'ensemble de la paroi latérale de surface S(r) = 2\pi r L s'écrit :
où \mathcal{V}(r) = \pi r^2 L désigne le volume intérieur du solénoïde.
Pour une dilatation de r = R à r = 2R, le travail total reçu sous sa propre action vaut :
En remplaçant P_{\mathrm{ms}} par son expression :
2. Comparaison avec le théorème de Maxwell
Le champ magnétique à l'intérieur du solénoïde s'écrit \vec{B}_0 = \mu_0 n I_0 \vec{e}_z. À travers une section droite d'une spire de rayon r, le flux élémentaire vaut :
Le solénoïde comptant N = nL spires, le flux total embrassé pour un rayon r est :
La variation de flux entre l'état initial (r = R) et l'état final (r = 2R) est donc :
L'application directe de la formule du théorème de Maxwell (équation (21) avec \eta = 1) prédirait un travail :
Les deux résultats ne sont donc pas en accord : on constate un facteur 2 d'écart, soit W = \frac{1}{2} W_{\text{Maxwell}}.
3. Justification de l'écart
Le théorème de Maxwell établi à la question Q34 s'applique à un circuit plongé dans un champ magnétique extérieur, indépendant de la position ou de la forme du circuit.
Ici, le déplacement est provoqué par l'action du solénoïde sur lui-même. Comme montré aux questions Q38 et Q39, le champ qui s'exerce sur un élément \Sigma de la paroi n'est pas le champ total intérieur \vec{B}_0, mais le champ créé par le reste du solénoïde \bar{\Sigma} :
La force de Laplace agissante est donc deux fois plus faible que si la paroi était soumise à un champ extérieur de valeur B_0. Lors d'une déformation sous l'effet du champ propre à courant constant, le travail mécanique reçu vaut :
Résultat
2.2 · Énergie d'une distribution volumique de courants
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : approximation des régimes quasi-stationnaires, rayonnement dipolaire
Une distribution de courants d'extension spatiale finie peut-elle rayonner de l'énergie dans l'ARQS magnétique?
Voir l'indiceIndice
Évaluer le flux du vecteur de Poynting à l'infini en exploitant les lois de décroissance spatiale des champs en ARQS.
Voir la réponse courteRéponse courte
En ARQS magnétique, le retard de propagation est négligé et le flux du vecteur de Poynting à l'infini décroît trop vite pour emporter de l'énergie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une distribution d'extension spatiale finie rayonne de l'énergie si la puissance électromagnétique totale traversant une surface fermée entourant la distribution admet une limite finie et non nulle à l'infini :
où \Sigma_r est une sphère de rayon r centrée sur la distribution, \mathrm{d}\vec{S}_{\vec{r}} = r^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\phi\,\vec{u}_r, et \vec{\pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0} est le vecteur de Poynting.
D'après le rappel de l'énoncé sur les propriétés à grande distance des champs dans l'ARQS :
- le champ magnétique \vec{B} décroît au moins en r^{-3} quelle que soit la charge totale Q ;
- le champ électrique \vec{E} décroît au moins en r^{-2} (si Q \neq 0) et au moins en r^{-3} (si Q = 0).
Le vecteur de Poynting décroît donc à grande distance au moins en :
L'élément d'aire de la sphère \Sigma_r variant en r^2, le flux du vecteur de Poynting vérifie :
En prenant la limite lorsque r \to +\infty :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 42
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : puissance volumique de lorentz, champ induit, intégration par parties
Montrer que la puissance totale fournie à chaque instant à la distribution de charges par le champ électromagnétique s'écrit
Montrer que la contribution de la composante électrostatique du champ à cette puissance est nulle. Quelle autre composante du champ électrique peut avoir une contribution non-nulle?
Voir l'indiceIndice
Remplacer \vec{E} par -\vec{\nabla}V - \partial\vec{A}/\partial t et intégrer par parties le terme électrostatique en utilisant \operatorname{div}\vec{j}=0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance de la force de Lorentz subie par les porteurs de charge d'un élément de volume, en constatant que la partie magnétique ne travaille pas, pour obtenir \mathcal{P} = \iiint_{\mathcal{D}} \vec{j} \cdot \vec{E}\,\mathrm{d}\tau.
- Écrire la composante électrostatique sous forme de gradient d'un potentiel scalaire, exploiter l'identité vectorielle de dérivation d'un produit et l'hypothèse \operatorname{div}\vec{j} = 0 de l'ARQS, puis convertir l'intégrale volumique en intégrale de flux sur la surface frontière grâce au théorème de Green-Ostrogradski.
- Identifier la composante restante comme le champ induit lié à la dépendance temporelle de \vec{B}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Avec \vec{j}\cdot(-\vec{\nabla}V) = -\mathrm{div}(V\vec{j}), l'intégrale s'annule car \mathrm{div}\vec{j} = 0 ; seule la composante induite rotatocyclique fournit de la puissance.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Expression de la puissance électromagnétique fournie aux charges
Chaque porteur de charge mobile (électron de charge q = -e) est soumis à la force de Lorentz :
La puissance fournie par le champ électromagnétique à cet électron est :
car la partie magnétique est orthogonale à la vitesse et ne travaille pas.
Dans un élément de volume \mathrm{d}\tau_{\vec{r}}, le nombre de porteurs de charge vaut n_e\,\mathrm{d}\tau_{\vec{r}}, soit une charge mobile totale \mathrm{d}q = \rho_e\,\mathrm{d}\tau_{\vec{r}} où \rho_e = -e\,n_e. La puissance élémentaire reçue par les porteurs contenus dans cet élément de volume s'écrit donc :
par définition du vecteur densité de courant volumique \vec{j} = \rho_e \vec{v}_e.
En sommant sur l'ensemble du volume \mathcal{D} contenant les circuits, on obtient la puissance totale reçue par la distribution :
2. Contribution de la composante électrostatique
La composante électrostatique \vec{E}_{\text{es}} dérive d'un potentiel scalaire : \vec{E}_{\text{es}} = -\vec{\operatorname{grad}} V. Sa contribution à la puissance totale est :
D'après la formule d'analyse vectorielle (3) de l'énoncé appliquée à \phi = V et \vec{X} = \vec{j} :
Or, dans le cadre de l'ARQS magnétique, l'équation (18) stipule que \operatorname{div}\vec{j} = 0. Il vient donc :
Par le théorème de Green-Ostrogradski :
où \partial\mathcal{D} est la surface fermée délimitant le domaine conducteur \mathcal{D}.
Les courants étant confinés à l'intérieur des conducteurs du système \mathcal{D}, la composante normale de \vec{j} s'annule en tout point de la frontière : \vec{j}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = 0 sur \partial\mathcal{D}. On en déduit :
3. Autre composante contribuant à la puissance
Pour que la puissance fournie soit non nulle lors de l'établissement du courant, le champ électrique doit comporter une composante non conservative, à rotationnel non nul : le champ électrique induit (ou électromoteur) \vec{E}_{\text{ind}}, relié à la variation temporelle du champ magnétique par l'équation de Maxwell-Faraday :
C'est précisément le travail de ce champ électrique d'induction qui fournit l'énergie nécessaire à l'établissement de la distribution de courant.
Résultat
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : vecteur de poynting, bilan d'énergie électromagnétique
On considère un volume sphérique fixe, de rayon , délimité par la sphère , de normales dirigées vers l'extérieur. Le volume est défini de telle façon qu'il contienne le système . Montrer que l'on a, à tout instant,
où est le vecteur de Poynting, dont on donnera la définition.
Voir l'indiceIndice
Partir de \vec{j}\cdot\vec{E} = \frac{1}{\mu_0}(\operatorname{rot}\vec{B})\cdot\vec{E}, appliquer l'identité vectorielle sur \operatorname{div}(\vec{E}\wedge\vec{B}) et utiliser l'équation de Maxwell-Faraday.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition du vecteur de Poynting \vec{\pi} et calculer sa divergence à l'aide de l'identité vectorielle (4) fournie dans le préambule.
- Injecter les équations de Maxwell de l'ARQS magnétique (17) pour obtenir l'équation locale de bilan d'énergie électromagnétique.
- Intégrer sur le volume sphérique fixe \mathcal{V}_R en utilisant le théorème de Green-Ostrogradski et le fait que les courants sont confinés dans le domaine \mathcal{D}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème de Poynting en ARQS magnétique combinant l'équation de Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère sans terme de déplacement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le vecteur de Poynting \vec{\pi}(\vec{r}, t) représente le flux surfacique de puissance transporté par le champ électromagnétique. Il est défini par :
Calculons sa divergence en utilisant la relation d'analyse vectorielle (4) :
D'après les équations de Maxwell valables dans l'ARQS magnétique (équations (17)) :
En reportant ces expressions dans la divergence, il vient :
ce qui fournit l'équation locale du bilan d'énergie de Poynting en ARQS magnétique :
Intégrons cette relation sur le volume sphérique \mathcal{V}_R. Le volume \mathcal{V}_R étant fixe et indéformable, la dérivation par rapport au temps commute avec l'intégration spatiale :
On applique le théorème de Green-Ostrogradski au premier terme de droite, où \Sigma_R = \partial \mathcal{V}_R est orientée par les normales sortantes \mathrm{d}\vec{S}_{\vec{r}} :
Comme le système de conducteurs \mathcal{D} est entièrement contenu dans \mathcal{V}_R, la densité volumique de courant \vec{j} est strictement nulle sur \mathcal{V}_R \setminus \mathcal{D}, d'où :
On en déduit bien la relation demandée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : énergie magnétique, vecteur de poynting
En déduire que l'énergie magnétique totale stockée dans le système de courants pour s'écrit:
où l'intégrale est prise sur tout l'espace.
Voir l'indiceIndice
Faire tendre le rayon de la sphère vers l'infini pour annuler le flux de Poynting et intégrer par rapport au temps de 0 à T.
Voir la stratégieStratégie
- Faire tendre le rayon R de la sphère \Sigma_R vers l'infini dans le bilan énergétique de la question précédente (Q43) et utiliser l'absence de rayonnement en ARQS magnétique (Q41).
- Intégrer la relation obtenue entre t=0 (état initial sans courant) et un instant t > T (état stationnaire final).
- Identifier le travail fourni pour établir les courants à l'énergie magnétique totale stockée U_{\mathrm{ms}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration en temps du bilan d'énergie avec flux de Poynting nul à l'infini pour identifier l'énergie magnétique totale stockée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons l'équation de Poynting établie à la question Q43 :
où \mathcal{P}(t) = \iiint_{\mathcal{D}} \vec{j}(\vec{r}) \cdot \vec{E}(\vec{r}) \, \mathrm{d}\tau_{\vec{r}} est la puissance cédée par le champ électromagnétique aux porteurs de charge.
Faisons tendre le rayon R vers l'infini (R \to +\infty) afin d'englober tout l'espace. Comme établi à la question Q41, dans le cadre de l'ARQS magnétique pour un système d'extension finie, il n'y a aucun rayonnement :
L'équation de bilan devient alors, en notant l'intégrale sur tout l'espace :
Intégrons cette relation entre t=0 et un instant t \ge T :
- À t \le 0, aucun courant ne circule dans le système : \vec{B}(\vec{r}, 0) = \vec{0}, de sorte que l'intégrale est nulle à l'instant initial (ce qui respecte la convention d'énergie nulle au repos).
- Pour t \ge T, le régime stationnaire est atteint : le champ magnétique \vec{B}(\vec{r}) ne dépend plus du temps.
Le terme -\mathcal{P}(t) représente la puissance que les générateurs (ou un opérateur extérieur) doivent fournir aux porteurs pour vaincre la force contre-électromotrice induite par l'établissement des courants. Le travail total fourni pour établir la distribution s'identifie à l'énergie magnétique stockée U_{\mathrm{ms}} :
U_{\mathrm{ms}} = \int_0^T (-\mathcal{P}(t')) \, \mathrm{d}t'.
On en déduit l'expression de l'énergie magnétique totale stockée pour t > T :
où l'intégrale est prise sur tout l'espace.
Résultat
Question 45
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : énergie magnétique, solénoïde
On considère à nouveau le solénoïde introduit dans la section précédente. Calculer la variation d'énergie magnétique quand celui-ci passe d'un rayon à un rayon . Commenter.
Voir l'indiceIndice
Calculer la variation du volume intérieur du solénoïde et multiplier par la densité d'énergie magnétique B_0^2/(2\mu_0).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie magnétique propre U_{\mathrm{ms}}(r) stockée par le solénoïde pour un rayon r donné, à l'aide de la formulation intégrale de la question Q44 et du champ magnétique intérieur \vec{B}_0 = \mu_0 n I_0 \vec{e}_z.
- Calculer la variation \Delta U_{\mathrm{ms}} = U_{\mathrm{ms}}(2R) - U_{\mathrm{ms}}(R) lors du passage du rayon R à 2R.
- Comparer cette variation au travail des forces de Laplace propres W calculé à la question Q40 et interpréter le bilan énergétique global à courant constant.
Voir la réponse courteRéponse courte
À courant et spires par unité de longueur constants, B est inchangé et le volume quadruple, d'où \Delta U_{\text{ms}} = 3 U_{\text{ms}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q44, l'énergie magnétique totale s'exprime par :
Pour le solénoïde de longueur L et de rayon r, bobiné avec n spires par unité de longueur parcourues par le courant I_0 (paramètres maintenus constants) :
- à l'intérieur (r' < r), le champ est uniforme : \vec{B} = \mu_0 n I_0 \vec{e}_z ;
- à l'extérieur (r' > r), le champ est nul : \vec{B} = \vec{0}.
La densité volumique d'énergie magnétique à l'intérieur vaut donc :
En intégrant sur le volume intérieur \mathcal{V}(r) = \pi r^2 L, l'énergie magnétique s'écrit :
Lors du passage quasi-statique du rayon R au rayon 2R, la variation d'énergie magnétique est :
Commentaires :
On constate l'égalité remarquable :
\Delta U_{\mathrm{ms}} = W,où W est le travail reçu par le solénoïde sous sa propre action mécanique calculé à la question Q40.
L'énergie magnétique stockée augmente (\Delta U_{\mathrm{ms}} > 0) en même temps que les forces de Laplace fournissent un travail mécanique moteur (W > 0). Cela traduit le fait que le système n'est pas énergétiquement isolé : le courant I_0 étant maintenu constant au cours de la déformation, une f.é.m. d'auto-induction apparaît (\Delta\Phi_{\text{propre}} = 3\mu_0 \pi n^2 I_0 R^2 L > 0), contre laquelle le générateur extérieur fournit une énergie électrique :
W_{\text{gén}} = I_0 \Delta\Phi_{\text{propre}} = 3\mu_0 \pi n^2 I_0^2 R^2 L = 2 \Delta U_{\mathrm{ms}} = 2W.L'énergie fournie par le générateur se scinde donc équitablement entre travail mécanique fourni par les forces de Laplace et accroissement de l'énergie magnétique emmagasinée.
Résultat
Question 46
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : énergie propre, énergie d'interaction
On considère à présent un système constitué d'un ensemble de distributions de courants. Identifier dans l'énergie magnétique de les contributions d'énergies propres de chaque distribution, et les contributions d'énergies d'interaction entre distributions. Commenter le signe de chaque énergie.
Voir l'indiceIndice
Développer le carré de la somme des champs magnétiques \sum \vec{B}_a et identifier termes diagonaux et termes croisés.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ magnétique total comme la somme des champs créés par chaque sous-distribution S_j^a par superposition linéaire.
- Développer le carré du champ dans l'intégrale de l'énergie magnétique totale (équation 27) pour identifier les termes diagonaux (énergies propres) et croisés (énergies d'interaction).
- Discuter le signe des termes propres (intégrales de grandeurs positives) et des termes d'interaction (selon le signe du produit scalaire \vec{B}_a \cdot \vec{B}_b).
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement du carré (\vec{B}_a + \vec{B}_b)^2 : les termes propres sont strictement positifs, l'énergie d'interaction croisée peut être de signe quelconque.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par linéarité des équations de la magnétostatique (dans le cadre de l'ARQS magnétique), le champ magnétique total \vec{B}(\vec{r}) est la somme des champs \vec{B}_a(\vec{r}) générés par chaque distribution de courants S_j^a :
En injectant cette relation dans l'expression de l'énergie magnétique totale (équation 27) :
en développant le carré, il vient :
On identifie ainsi naturellement :
les énergies propres de chaque sous-système S_j^a :
\boxed{U_j^a = \iiint \frac{\vec{B}_a^2(\vec{r})}{2\mu_0} \, \mathrm{d}\tau_{\vec{r}}}les énergies d'interaction entre deux sous-systèmes S_j^a et S_j^b :
\boxed{U_j^{a \leftrightarrow b} = \iiint \frac{\vec{B}_a(\vec{r}) \cdot \vec{B}_b(\vec{r})}{\mu_0} \, \mathrm{d}\tau_{\vec{r}}}
L'énergie magnétique totale s'écrit alors :
Commentaire sur les signes :
- Énergie totale U_{\mathrm{ms}} \geqslant 0 : l'intégrande \vec{B}^2 / (2\mu_0) est positif ou nul en tout point de l'espace.
- Énergies propres U_j^a \geqslant 0 : intégrale du carré d'un champ réel. Elle est strictement positive dès que la distribution transporte un courant non nul.
Énergie d'interaction U_j^{a \leftrightarrow b} : le produit scalaire \vec{B}_a(\vec{r}) \cdot \vec{B}_b(\vec{r}) n'est pas de signe constant. Ainsi, l'énergie d'interaction peut être positive, négative ou nulle :
- U_j^{a \leftrightarrow b} > 0 lorsque les champs \vec{B}_a et \vec{B}_b sont globalement orientés dans le même sens, c'est-à-dire quand les flux s'additionnent de manière constructive, ce qui accroît l'énergie magnétique totale stockée ;
- U_j^{a \leftrightarrow b} < 0 lorsque les champs sont globalement en opposition (courants de sens contraires), ce qui affaiblit le champ total par compensation locale et réduit l'énergie stockée.
Résultat
2.3 · Énergie d'un ensemble de circuits filiformes
Question 47
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : flux magnétique, flux conservatif
Montrer que le flux magnétique à travers le circuit ne dépend pas de la surface choisie, tant que celle-ci repose sur et est d'orientation compatible avec celle de .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Stokes en exprimant le champ sous la forme \vec{B} = \operatorname{rot}\vec{A} sur deux surfaces s'appuyant sur le même contour.
Voir la stratégieStratégie
- Considérer deux surfaces quelconques \Sigma_{a,1} et \Sigma_{a,2} reposant sur le même contour \Gamma_a et orientées selon la règle de la main droite par rapport à l'orientation de \Gamma_a.
- Formes une surface fermée à partir de ces deux calottes et appliquer le théorème de Green-Ostrogradsky en exploitant la propriété fondamentale du champ magnétique \operatorname{div}\vec{B} = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conséquence de \mathrm{div}\vec{B} = 0 : le flux à travers la surface fermée formée par deux calottes s'appuyant sur le même contour est nul.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Soient \Sigma_{a,1} et \Sigma_{a,2} deux surfaces quelconques s'appuyant sur le même contour fermé orienté \Gamma_a, orientées toutes deux de manière compatible avec \Gamma_a selon la règle de la main droite.
L'ensemble formé par \Sigma_{a,1} et \Sigma_{a,2} délimite un volume fermé \mathcal{V}. Formons la surface fermée \Sigma = \Sigma_{a,1} \cup \Sigma_{a,2} entourant ce volume \mathcal{V}, munie d'une normale \vec{n}_{\mathrm{ext}} dirigée vers l'extérieur de \mathcal{V}.
En raison de la continuité de l'orientation le long du bord commun \Gamma_a, si le vecteur surface \mathrm{d}\vec{S}_1 = \vec{n}_1\,\mathrm{d}S est orienté vers l'extérieur de \mathcal{V} (\vec{n}_1 = \vec{n}_{\mathrm{ext}}), alors le vecteur surface \mathrm{d}\vec{S}_2 = \vec{n}_2\,\mathrm{d}S, orienté de manière compatible avec \Gamma_a, est orienté vers l'intérieur de \mathcal{V} (\vec{n}_2 = -\vec{n}_{\mathrm{ext}}). Le flux sortant total de \vec{B} à travers la surface fermée \Sigma s'écrit alors :
D'après le théorème de Green-Ostrogradsky :
Or, d'après l'équation de Maxwell-Thomson rappelée en équation (17) de l'énoncé, le champ magnétique vérifie en tout point de l'espace :
Par conséquent, l'intégrale volumique est identiquement nulle, ce qui conduit à :
On en déduit que :
Résultat
Question 48
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : tube de champ, flux conservatif
Montrer que le flux magnétique transverse est conservé le long d'un tube de champ.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Green-Ostrogradsky à un tronçon de tube de champ en remarquant que le flux latéral est nul.
Voir la stratégieStratégie
- Considérer une portion d'un tube de champ délimitée par deux sections droites arbitraires S_1 et S_2 et par sa surface latérale S_{\mathrm{lat}}.
- Appliquer le théorème de Green-Ostrogradski sur le volume ainsi fermé, en exploitant l'équation de Maxwell-Thomson \operatorname{div}\vec{B} = 0.
- Utiliser la définition même du tube de champ (\vec{B} tangent à la paroi latérale) pour annuler le flux latéral et conclure à l'égalité des flux à travers S_1 et S_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le flux à travers la paroi latérale est nul car \vec{B} y est tangent, donc le flux entrant compense exactement le flux sortant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons un tronçon de tube de champ délimité par :
- deux sections transverses quelconques S_1 et S_2 orientées dans le sens des lignes de champ magnétique par les vecteurs unitaires \vec{n}_1 et \vec{n}_2 ;
- la surface latérale S_{\mathrm{lat}} joignant S_1 à S_2.
Ce tronçon enferme un volume fini \mathcal{V} dont la frontière fermée est \Sigma = S_1 \cup S_2 \cup S_{\mathrm{lat}}, munie du vecteur normal unitaire extérieur \vec{n}_{\mathrm{ext}}.
D'après le théorème de Green-Ostrogradski et l'équation fondamentale de conservation du flux magnétique \operatorname{div}\vec{B} = 0, le flux sortant total à travers \Sigma est nul :
Décomposons cette intégrale sur les trois surfaces constituant \Sigma :
où \Phi(S_k) = \iint_{S_k} \vec{B} \cdot \vec{n}_k \, \mathrm{d}S désigne le flux transverse à travers la section S_k.
Or, par définition d'un tube de champ, la surface latérale S_{\mathrm{lat}} est en tout point tangente aux lignes de champ de \vec{B}, ce qui implique :
Le flux de \vec{B} à travers la surface latérale est donc rigoureusement nul. On en déduit :
Les sections S_1 et S_2 ayant été choisies arbitrairement le long du tube, le flux magnétique transverse est rigoureusement conservé le long de tout le tube de champ :
Pour un tube élémentaire t_\alpha de section transverse \mathrm{d}\vec{s}_\alpha(\vec{r}), cela se traduit par :
Résultat
Question 49
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : tube de champ, ligne de champ
Justifier que les tubes de champ sont soit refermés sur eux-mêmes, soit vont à l'infini.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la propriété locale \operatorname{div}\vec{B}=0 qui exclut l'existence de sources ou de puits pour les lignes de champ.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la topologie des lignes et tubes de champ magnétique à l'équation de Maxwell-Thomson \operatorname{div}\vec{B} = 0.
- Montrer par l'absurde (ou application du théorème de Green-Ostrogradski) qu'un tube de champ ne peut ni naître ni s'interrompre en un point à distance finie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le caractère solénoïdal (\mathrm{div}\vec{B}=0) interdit aux lignes de champ de diverger depuis ou converger vers une source ponctuelle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de Maxwell-Thomson, le champ magnétique vérifie en tout point :
Supposons par l'absurde qu'un tube de champ élémentaire prenne fin (ou prenne naissance) en un point P situé à distance finie.
En entourant ce point P par une surface fermée \Sigma suffisamment petite, le flux sortant total du champ \vec{B} à travers \Sigma serait non nul :
- le flux à travers la section latérale du tube est rigoureusement nul (par définition du tube de champ, le champ lui étant tangent) ;
- le flux à travers la section transverse d'entrée (ou de sortie) vaut \pm \mathrm{d}\phi \neq 0, sans compensation possible à l'autre extrémité puisque le tube s'y interrompt.
Or, le théorème de Green-Ostrogradski impose :
Cette contradiction prouve qu'un tube de champ ne peut avoir ni début ni fin à distance finie (absence de « charges magnétiques » ou monopôles magnétiques qui joueraient le rôle de sources ou de puits).
Par conséquent, en suivant un tube de champ dans un sens donné, celui-ci ne peut que :
Résultat
Question 50
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : théorème d'ampère, circulation
Montrer que les tubes de champ qui se referment sur eux-mêmes entourent forcément des branches de circuits dans lesquelles circulent des courants.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème d'Ampère sur une courbe fermée épousant une ligne de champ le long d'un tube fermé.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir une ligne de champ fermée \mathcal{C} située à l'intérieur du tube de champ fermé élémentaire, orientée dans le sens de \vec{B}.
- Évaluer le signe de la circulation de \vec{B} le long de cette ligne de champ.
- Relier cette circulation au courant enlacé à l'aide du théorème d'Ampère (déduit de l'équation de Maxwell-Ampère en ARQS).
Voir la réponse courteRéponse courte
La circulation le long d'une ligne de champ fermée est strictement positive, imposant d'après le théorème d'Ampère un courant enlacé non nul.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une ligne de champ magnétique \mathcal{C} qui se referme sur elle-même à l'intérieur d'un tube de champ fermé. Orientons cette courbe fermée \mathcal{C} dans le sens du champ magnétique \vec{B}, de telle sorte qu'en tout point de \mathcal{C} :
Le champ \vec{B} étant non nul le long du tube (B > 0), la circulation de \vec{B} le long du contour fermé \mathcal{C} est strictement positive :
D'après l'équation de Maxwell-Ampère dans l'ARQS magnétique (équation (17) de l'énoncé), \vec{\operatorname{rot}} \vec{B} = \mu_0 \vec{j}. En appliquant le théorème de Stokes sur toute surface \Sigma s'appuyant sur le contour fermé \mathcal{C}, on obtient le théorème d'Ampère :
où I_{\text{enlacé}} est le courant total traversant la surface \Sigma.
Puisque la circulation est strictement positive, on en déduit :
Le courant enlacé par la ligne de champ ne peut donc pas être nul : toute surface s'appuyant sur \mathcal{C} est nécessairement traversée par du courant, ce qui prouve que les tubes de champ qui se referment sur eux-mêmes entourent obligatoirement des branches de circuits parcourues par des courants.
Résultat
Q51*
DifficileTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : énergie magnétique, théorème d'ampère
On considère un unique circuit filiforme fermé . En décomposant tout l'espace où le champ magnétique est non-nul en tubes de champ élémentaires, montrer à partir de la formulation donnée équation (27) que l'énergie magnétique propre de ce circuit s'écrit :
avec un facteur numérique à déterminer. On expliquera avec soin, en s'aidant si possible de schémas, les différentes étapes du raisonnement effectué.
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Écrire l'élément de volume sous la forme \mathrm{d}\tau = \mathrm{d}\vec{l}\cdot\mathrm{d}\vec{s}, regrouper le flux élémentaire \mathrm{d}\phi = B\,\mathrm{d}s, puis sommer la circulation de \vec{B} via le théorème d'Ampère.
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- Exprimer l'élément volumique d'énergie magnétique dans un tube de champ élémentaire t_\alpha en utilisant \mathrm{d}\tau = \mathrm{d}l_\alpha\,\mathrm{d}s_\alpha, puis intégrer le long de la ligne fermée formant ce tube à l'aide du théorème d'Ampère.
- Sommer l'énergie sur l'ensemble des tubes élémentaires constituant tout l'espace et identifier le flux total propre \Phi_{a\to a} à travers le circuit.
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Découpage de l'espace en tubes de champ et application du théorème d'Ampère sur chaque ligne fermée, donnant \beta_1 = 1/2.
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D'après l'équation (27), l'énergie magnétique propre du circuit C_a s'écrit :
Décomposons tout l'espace en une somme de tubes de champ élémentaires disjoints t_\alpha. D'après les questions précédentes (Q48 et Q49) et l'énoncé, chaque tube de champ peut être considéré comme refermé sur lui-même et transporte un flux élémentaire transverse constant noté :
Dans le tube t_\alpha, l'élément de volume s'écrit \mathrm{d}\tau_{\vec{r}} = \mathrm{d}l_\alpha(\vec{r}) \, \mathrm{d}s_\alpha(\vec{r}). Comme les vecteurs \vec{B}_a et \mathrm{d}\vec{l}_\alpha sont colinéaires et de même sens, on a \vec{B}_a \cdot \mathrm{d}\vec{l}_\alpha = B_a\,\mathrm{d}l_\alpha.
L'intégrale sur le volume d'un tube fermé t_\alpha vaut alors :
D'après le théorème d'Ampère, la circulation du champ magnétique le long de la ligne de champ fermée \mathcal{L}_\alpha est reliée au courant total enlacé. Comme le tube s'enroule autour du fil du circuit C_a parcouru par le courant I_a (question Q50) :
La contribution du tube t_\alpha à l'énergie magnétique propre est donc simplement :
L'énergie magnétique totale propre s'obtient en sommant sur l'ensemble de tous les tubes de champ élémentaires disjoints :
Chaque ligne fermée \mathcal{L}_\alpha enlaçant le circuit traverse une et une seule fois toute surface \Sigma_a s'appuyant sur le contour orienté \Gamma_a. La somme de leurs flux élémentaires à travers \Sigma_a est donc le flux magnétique propre total \Phi_{a\to a} traversant C_a :
On obtient ainsi :
avec le facteur numérique :
Résultat
Q52*
DifficileTemps estimé : ≈ 10 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : énergie d'interaction, inductance mutuelle
Par un raisonnement similaire, obtenir la forme de l'énergie magnétique d'interaction entre les circuits et , que l'on exprimera en fonction de et . On supposera pour simplifier la démonstration que l'on travaille avec des circuits simples non-bobinés, et que les lignes de champ de et ne passent au maximum qu'une seule fois à travers ces deux circuits. On effectuera également la décomposition de et en tubes de champ élémentaires qui ont tous le même flux transverse . Sous quelle condition cette énergie d'interaction est-elle maximale?
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Décomposer le produit scalaire \vec{B}_a\cdot\vec{B}_b le long des tubes de champ communs et relier le résultat au nombre d'enlacements.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de la définition de l'énergie d'interaction magnétique obtenue à la question Q46 : U_C^{a \leftrightarrow b} = \iiint \frac{\vec{B}_a \cdot \vec{B}_b}{\mu_0} \, \mathrm{d}\tau.
- Décomposer l'espace en tubes de champ élémentaires associés au champ \vec{B}_a, de flux transverse élémentaire constant \mathrm{d}\phi.
- Intégrer le long de chaque tube fermé en appliquant le théorème d'Ampère au champ \vec{B}_b.
- Sommer sur l'ensemble des tubes pour faire apparaître le flux total \Phi_{a \rightarrow b} et identifier la condition de couplage maximal.
Voir la réponse courteRéponse courte
Sommation sur les tubes partagés donnant U_C^{a\leftrightarrow b} = I_b \Phi_{a\to b} ; maximal si tous les tubes de champ enlacent les deux circuits (couplage parfait).
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D'après la question Q46, l'énergie d'interaction magnétique entre les deux distributions de courants s'écrit :
Décomposons l'espace où règne le champ \vec{B}_a en tubes de champ élémentaires t_\alpha, chacun transportant le même flux magnétique transverse \mathrm{d}\phi. Sur un élément d'un tube t_\alpha, de longueur \mathrm{d}\vec{l}_a et de section transverse \mathrm{d}\vec{s}_a, les vecteurs \vec{B}_a, \mathrm{d}\vec{l}_a et \mathrm{d}\vec{s}_a sont colinéaires et de même sens. L'élément de volume s'écrit :
Puisque le flux transverse \mathrm{d}\phi = B_a \, \mathrm{d}s_a est conservé le long du tube (question Q48), on a :
En négligeant la contribution des tubes s'étendant à l'infini (question Q49), chaque tube forme une courbe fermée \gamma_\alpha. La contribution du tube t_\alpha à l'énergie d'interaction s'exprime donc par l'intégrale de circulation :
D'après le théorème d'Ampère appliqué au champ \vec{B}_b le long de la ligne fermée \gamma_\alpha :
où I_{b,\text{enlacé}} est le courant du circuit C_b enlacé par le tube \gamma_\alpha. Le circuit C_b étant simple et non-bobiné :
- Si le tube \gamma_\alpha traverse la surface \Sigma_b reposant sur C_b (dans le sens direct), il enlace une fois le courant I_b, d'où I_{b,\text{enlacé}} = I_b ;
- Si le tube \gamma_\alpha ne traverse pas \Sigma_b, il n'enlace pas le circuit C_b, donc I_{b,\text{enlacé}} = 0.
La contribution d'un tube t_\alpha vaut ainsi :
En sommant sur tous les tubes élémentaires de \vec{B}_a, seuls contribuent ceux qui percent la surface \Sigma_b. La somme de leurs flux élémentaires \mathrm{d}\phi à travers \Sigma_b est par définition le flux magnétique créé par le circuit C_a à travers le circuit C_b :
On en déduit l'expression de l'énergie d'interaction :
Condition de maximalité : Pour des intensités I_a > 0 et I_b > 0 fixées, l'énergie d'interaction est maximale lorsque le flux \Phi_{a \rightarrow b} est maximal. Chaque tube élémentaire ayant le même flux \mathrm{d}\phi, ce flux est maximal lorsque la totalité des tubes de champ créés par C_a traversent le circuit C_b, dans le sens direct. Cela correspond à une absence totale de flux de fuite (couplage parfait, de coefficient k = 1).
Localement, d'après l'inégalité de Cauchy-Schwarz appliquée à l'intégrale \iiint \vec{B}_a \cdot \vec{B}_b \, \mathrm{d}\tau, cela impose que les champs \vec{B}_a et \vec{B}_b soient colinéaires et de même sens en tout point de l'espace. Cette situation est réalisée lorsque les deux circuits C_a et C_b sont strictement confondus spatialement (superposés) et parcourus par des courants circulant dans le même sens.
Résultat
Question 53
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Induction et forces de Laplace
Notions : théorème de réciprocité, inductance mutuelle
En déduire que l'énergie magnétique totale d'un système de circuits parcourus par des courants s'écrit
avec un facteur numérique à déterminer, et où la somme inclut les cas où . Formuler le théorème de réciprocité en magnétostatique.
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Sommer les contributions propres et d'interaction mutuelle en exploitant la symétrie des coefficients d'inductance mutuelle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie magnétique totale comme la somme des énergies propres et des énergies d'interaction par paires de circuits distincts (d'après la décomposition établie en Q46).
- Réécrire les termes d'interaction de façon symétrique à l'aide de l'égalité U_C^{a \leftrightarrow b} = I_a \Phi_{b \rightarrow a} = I_b \Phi_{a \rightarrow b} obtenue en Q52, puis regrouper tous les termes en une somme double non restreinte incluant a = b.
- Identifier la valeur du facteur numérique \beta_2 et formaliser le théorème de réciprocité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Facteur global \beta_2 = 1/2 et théorème de réciprocité M_{ab} = M_{ba} découlant de la symétrie de l'énergie d'interaction magnétique.
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D'après la question Q46, l'énergie magnétique totale du système de circuits s'écrit comme la somme des énergies propres de chaque circuit et des énergies d'interaction entre chaque paire de circuits :
D'après la question Q51, l'énergie propre du circuit C_a vaut :
D'après la question Q52, l'énergie d'interaction entre les circuits C_a et C_b peut s'écrire indifféremment :
En injectant ces deux expressions dans l'énergie totale, il vient :
On identifie immédiatement le facteur numérique demandé :
et l'énergie magnétique totale s'écrit :
où \Phi_a = \sum_b \Phi_{b \rightarrow a} représente le flux magnétique total traversant le circuit C_a.
Théorème de réciprocité en magnétostatique : Pour deux circuits filiformes quelconques C_a et C_b parcourus respectivement par les courants I_a et I_b, on a la relation :
En introduisant les coefficients d'inductance mutuelle définis par \Phi_{b \rightarrow a} = M_{ba} I_b et \Phi_{a \rightarrow b} = M_{ab} I_a, cette relation équivaut à la symétrie de la matrice des inductances mutuelles :
Autrement dit, si les deux circuits sont parcourus par un même courant (I_a = I_b), le flux créé par le premier à travers le second est égal au flux créé par le second à travers le premier.
Résultat
Question 54
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : énergie propre, énergie d'interaction
Préciser si les énergies magnétiques propre et d'interaction entre circuits changent de signe si le courant d'un des circuits en jeu change de signe. Quels signes peuvent avoir chacune de ces énergies? Ces résultats étaient-ils attendus pour l'énergie d'interaction entre circuits magnétiques?
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Analyser la parité des expressions par rapport aux courants : termes quadratiques pour l'énergie propre, termes bilinéaires pour l'interaction.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'énergie propre quadratique reste positive, tandis que l'énergie d'interaction change de signe, traduisant le passage d'une force attractive à répulsive.
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1. Effet du changement de signe d'un des courants
D'après les questions Q51 et Q52, l'énergie propre du circuit C_a et l'énergie d'interaction entre les circuits C_a et C_b s'écrivent :
Énergie propre : le champ magnétique \vec{B}_a étant linéaire par rapport au courant I_a, inverser le sens de I_a (I_a \to -I_a) entraîne \vec{B}_a \to -\vec{B}_a, et donc le flux propre est également inversé : \Phi_{a \to a} \to -\Phi_{a \to a}. L'énergie propre devient :
U_C^a \;\longrightarrow\; \frac{1}{2}(-I_a)(-\Phi_{a \to a}) = U_C^a.L'énergie magnétique propre ne change pas de signe.
Énergie d'interaction : si l'on inverse le courant du circuit C_a (I_a \to -I_a) en maintenant I_b inchangé, le champ \vec{B}_a change de signe, donc le flux \Phi_{a \to b} est opposé (\Phi_{a \to b} \to -\Phi_{a \to b}). Il vient :
U_C^{a \leftrightarrow b} = I_b \Phi_{a \to b} \;\longrightarrow\; I_b (-\Phi_{a \to b}) = - U_C^{a \leftrightarrow b}.Le même résultat est obtenu si l'on inverse I_b à I_a fixé. L'énergie d'interaction change de signe si l'un des deux courants change de signe.
2. Signes possibles pour ces énergies
D'après la formulation continue (question Q46), l'énergie propre s'écrit sous forme d'intégrale d'une quantité positive :
U_C^a = \iiint \frac{\vec{B}_a^2(\vec{r})}{2\mu_0} \, \mathrm{d}\tau_{\vec{r}} \geqslant 0.L'énergie propre est donc toujours positive ou nulle (nulle si et seulement si I_a = 0).
\boxed{U_C^a \geqslant 0}L'énergie d'interaction s'écrit quant à elle :
U_C^{a \leftrightarrow b} = \iiint \frac{\vec{B}_a(\vec{r}) \cdot \vec{B}_b(\vec{r})}{\mu_0} \, \mathrm{d}\tau_{\vec{r}} = M_{ab} I_a I_b.Le produit scalaire \vec{B}_a \cdot \vec{B}_b et le produit I_a I_b n'ont pas de signe défini : l'énergie d'interaction peut être positive, négative ou nulle.
\boxed{U_C^{a \leftrightarrow b} \in \mathbb{R}}
3. Caractère attendu de ces résultats
Ce comportement est parfaitement attendu :
- Contrairement à la masse ou à la gravitation (toujours attractive), les interactions magnétiques peuvent être attractives ou répulsives. Par exemple, deux fils rectilignes parallèles parcourus par des courants de même sens s'attirent, tandis qu'ils se repoussent si les courants sont de sens opposés.
- Inverser le signe d'un des courants transforme une attraction en une répulsion (ou inversement), ce qui se traduit directement par le changement de signe de l'énergie d'interaction et de la force de Laplace correspondante.
Résultat
Question 55
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Induction et forces de Laplace
Notions : théorème de réciprocité, flux magnétique
On reprend l'exemple A2 décrit dans la section 2.1. Effectuer à nouveau le calcul de l'énergie magnétique de la configuration finale, mais en utilisant cette fois le flux de la spire sur le solénoïde.
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Déterminer le flux créé par le dipôle magnétique de la spire à travers toutes les spires du solénoïde lorsque celle-ci est orientée à 90 degrés.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie d'interaction magnétique finale à l'aide du flux magnétique créé par la spire à travers le solénoïde, conformément au théorème de réciprocité établi en Q52-Q53.
- Utiliser les propriétés de symétrie de la distribution de courant de la spire pour déterminer la parité de la composante B_{s,z} du champ magnétique créé par celle-ci.
- En déduire l'annulation du flux total à travers le solénoïde par intégration sur un domaine symétrique, puis conclure sur l'énergie magnétique finale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du flux de la spire à travers le solénoïde et vérification de la réciprocité conduisant à la même énergie magnétique d'interaction.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans la configuration finale de l'exemple A2, la spire carrée de côté a est centrée en O et contenue dans le plan (y, z). Elle est parcourue par le courant constant I_s. Le solénoïde \mathcal{S}, d'axe (Oz), de rayon R et de longueur L, est centré en O (il s'étend entre z = -L/2 et z = +L/2) et comporte n spires par unité de longueur parcourues par le courant I_0.
D'après les questions Q52 et Q53, l'énergie magnétique totale du système formé par le solénoïde (noté 0) et la spire (notée s) s'écrit :
où l'énergie d'interaction s'exprime en fonction du flux \Phi_{s \to 0} créé par la spire à travers l'ensemble des spires du solénoïde :
Chaque tranche élémentaire de solénoïde entre z et z + \mathrm{d}z comprend n\,\mathrm{d}z spires de section droite \mathcal{D}(z), d'orientation normale \vec{e}_z. Le flux total s'écrit donc :
où \mathcal{V}_{\text{sol}} désigne le volume intérieur du solénoïde.
Étudions la symétrie du champ créé par la spire :
- La spire est située dans le plan (y, z) et centrée en O. Considérons la symétrie par rapport au plan (x, y) (z = 0).
- Pour la densité de courant \vec{j}_s, la composante normale au plan z=0 est j_{s,z}, et la composante tangentielle est j_{s,y}. Pour une spire fermée centrée en O, on a j_{s,z}(x, y, -z) = j_{s,z}(x, y, z) et j_{s,y}(x, y, -z) = -j_{s,y}(x, y, z). Le plan z = 0 est donc un plan d'antisymétrie pour la distribution de courant \vec{j}_s.
- D'après le formulaire, un plan d'antisymétrie de courant est un plan de symétrie pour le champ magnétique \vec{B}_s.
Sa composante normale B_{s,z} vérifie donc la relation d'antisymétrie :
B_{s,z}(x, y, -z) = - B_{s,z}(x, y, z).
La fonction B_{s,z} est impaire par rapport à z. Comme le domaine d'intégration \mathcal{V}_{\text{sol}} = \{(x,y,z) \mid x^2 + y^2 \leqslant R^2,\ -L/2 \leqslant z \leqslant L/2\} est symétrique par rapport au plan z = 0, l'intégrale est rigoureusement nulle :
L'énergie magnétique d'interaction dans la configuration finale est donc nulle, et l'énergie magnétique totale du système se réduit à la somme de ses énergies propres :
Résultat
Q56*
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Magnétostatique
Notions : travail d'une force, flux magnétique
Par un raisonnement physique ne demandant pas de développements calculatoires poussés, mais pouvant reposer sur des schémas, calculer le travail quasi-statique nécessaire pour effectuer le déplacement de l'exemple A3.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la symétrie axiale pour montrer que le champ sur la section d'extrémité d'un demi-solénoïde infini vaut exactement la moitié du champ central.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le travail des forces de Laplace W_L et le travail mécanique de l'opérateur W_{\text{op}} = -W_L à partir du théorème de Maxwell (question 34) : W_L = I_s \Delta\Phi = I_s (\Phi_{\text{fin}} - \Phi_{\text{ini}}).
- Déterminer le flux initial \Phi_{\text{ini}} au centre (z = L/2) grâce au champ du solénoïde infini (hypothèse a).
- Obtenir le flux final \Phi_{\text{fin}} à l'extrémité (z = 0) sans calcul intégral lourd, soit par superposition de deux demi-solénoïdes semi-infinis, soit par réciprocité grâce à l'hypothèse b).
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation de la variation d'énergie magnétique d'interaction lors de la translation pour en déduire le travail quasi-statique des forces extérieures.
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Le déplacement étant effectué de manière quasi-statique à courants constants, la variation d'énergie cinétique de la spire est nulle. Le travail mécanique fourni par l'opérateur extérieur pour vaincre les forces de Laplace vaut donc :
1. Flux initial au centre du solénoïde (z = L/2) :
D'après l'hypothèse a), au milieu d'un solénoïde long, le champ magnétique est uniforme et égal à celui d'un solénoïde infini :
La spire carrée de côté a, parallèle au plan (x,y) et orientée selon \vec{e}_z, a pour aire S = a^2. Le flux initial à travers cette spire vaut donc :
2. Flux final à l'extrémité (z = 0) :
Considérons un solénoïde infini d'axe (Oz), bobiné avec n spires par unité de longueur parcourues par I_0. Il peut être vu comme la réunion de deux demi-solénoïdes semi-infinis :
- \mathcal{S}_1 occupant le demi-espace z \leqslant 0 ;
- \mathcal{S}_2 occupant le demi-espace z \geqslant 0.
Par le principe de superposition, le champ de l'ensemble vaut \vec{B}_\infty = \vec{B}_1 + \vec{B}_2.
Le plan z = 0 est un plan de symétrie pour la distribution des courants circonférentiels \vec{j} = j_\theta \vec{e}_\theta. D'après les rappels de cours de l'énoncé, la composante normale de \vec{B} (qui est ici la composante axiale B_z) possède une propriété de symétrie par rapport à ce plan :
Or, à l'intérieur du solénoïde infini (r < R), le champ total est rigoureusement uniforme :
On en déduit que pour tout point de la section droite à l'extrémité z = 0 du solénoïde semi-infini \mathcal{S}_2, la composante axiale du champ vaut exactement :
Le flux magnétique final à travers la spire située en z = 0 est donc :
Remarque (approche alternative par réciprocité) : d'après le théorème de réciprocité (question 53), I_s \Phi_{0 \to s} = I_0 \Phi_{s \to 0}. À z = L/2, l'intégralité du flux créé par la spire est captée par le solénoïde (hypothèse b). À l'extrémité z = 0, par symétrie du champ créé par la spire par rapport au plan z=0, la moitié exacte des lignes de champ part vers z > 0 (dans le solénoïde) et l'autre moitié vers z < 0 (vers l'extérieur). Le flux embrassé par le solénoïde est donc réduit de moitié : \Phi_{s \to 0}(0) = \frac{1}{2} \Phi_{s \to 0}(L/2), ce qui redonne immédiatement \Phi_{\text{fin}} = \frac{1}{2} \Phi_{\text{ini}}.
3. Calcul du travail :
La variation de flux s'écrit :
Le travail fourni par les forces de Laplace au cours du déplacement est :
Le travail quasi-statique que l'opérateur extérieur doit fournir pour effectuer ce déplacement est donc :
(le travail des forces de Laplace valant \boxed{W_L = -\frac{1}{2} \mu_0 n I_0 I_s a^2}).
Résultat
2.4 · Énergie propre des circuits magnétiques
Question 57
DifficileTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : invariance galiléenne, transformation des champs
En mécanique Newtonienne, la force subie par un point matériel ne doit pas changer lorsqu'on passe d'un référentiel Galiléen à un autre par une translation rectiligne uniforme. Déduire dans ce cadre le champ magnétique créé par un électron, que l'on suppose ponctuel, se déplaçant à la vitesse . Commenter ce résultat.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi d'invariance galiléenne des forces entre deux référentiels pour en déduire l'invariance ou l'absence de force magnétique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force de Lorentz subie par une particule test de charge q_0 dans le référentiel d'étude \mathcal{R} et dans le référentiel propre de l'électron \mathcal{R}'.
- Exploiter le principe d'invariance de la force en mécanique newtonienne (\vec{F} = \vec{F}') pour tout vecteur vitesse de la particule test.
- En déduire la valeur du champ magnétique \vec{B} dans \mathcal{R}, sachant que dans \mathcal{R}' l'électron est au repos et ne crée aucun champ magnétique.
- Commenter l'incompatibilité manifeste entre la cinématique galiléenne et l'électromagnétisme.
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Par invariance galiléenne de la force de Lorentz, \vec{B} \approx (\vec{v}_e \wedge \vec{E})/c^2, ce qui coïncide avec la formule de Biot-Savart.
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Considérons une particule test ponctuelle de charge q_0, située en un point repéré par \vec{r} par rapport à l'électron, animée d'une vitesse \vec{v}_0 dans le référentiel galiléen du laboratoire \mathcal{R}.
Soit \mathcal{R}' le référentiel lié à l'électron, en translation rectiligne uniforme à la vitesse \vec{V} = \vec{v}_e par rapport à \mathcal{R}. En cinématique newtonienne, la loi de composition des vitesses s'écrit :
Dans le référentiel \mathcal{R}', l'électron est immobile à l'origine. Il se trouve donc dans une situation purement électrostatique :
- il crée un champ électrostatique de Coulomb \vec{E}'(\vec{r}) = -\frac{e}{4\pi\varepsilon_0}\frac{\vec{r}}{r^3} ;
- il ne crée aucun courant, donc aucun champ magnétique : \vec{B}'(\vec{r}) = \vec{0}.
La force de Lorentz subie par la particule test dans \mathcal{R}' vaut alors :
Dans le référentiel \mathcal{R}, la particule test subit la force :
D'après le principe de la mécanique newtonienne, la force subie par un point matériel est invariante par changement de référentiel galiléen :
Cette égalité devant être satisfaite quelle que soit la vitesse \vec{v}_0 de la particule test, la partie dépendant linéairement de \vec{v}_0 doit s'annuler identiquement :
On en déduit également \vec{E} = \vec{E}'. Dans le cadre de la mécanique newtonienne, le champ magnétique créé par un électron en mouvement uniforme est donc :
Commentaire du résultat :
- Ce résultat est en contradiction flagrante avec l'expérience : une charge en mouvement constitue un courant électrique et engendre un champ magnétique non nul (expérience d'Œrsted, loi de Biot et Savart).
- Il met en évidence l'incompatibilité fondamentale entre la relativité galiléenne (qui postule l'invariance des forces et du temps) et les équations de Maxwell (qui prédisent l'existence d'une vitesse invariante c).
- C'est précisément cet échec qui impose de recourir à la relativité restreinte et aux transformations de Lorentz pour les champs électromagnétiques, abordées à la question suivante.
Résultat
Question 58
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : loi de biot et savart, champ électrostatique
En déduire l'expression des champs électrique et magnétique créés par un électron se déplaçant à la vitesse , que l'on écrira en fonction de et du vecteur repérant le point où le champ est considéré par rapport à la position de l'électron. On supposera que l'électron se déplace à une vitesse et on ne gardera que les termes dominants en .
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Utiliser les transformations relativistes fournies à l'ordre le plus bas en v_e/c \ll 1 en partant du champ coulombien au repos.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les champs électrique \vec{E}_0 et magnétique \vec{B}_0 dans le référentiel propre \mathcal{R}_0 de l'électron où celui-ci est au repos.
- Utiliser la transformation inverse des champs électromagnétiques de Lorentz pour exprimer les champs dans le référentiel du laboratoire \mathcal{R}, puis effectuer un développement limité au premier ordre non nul en v_e/c.
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Champ électrique coulombien radial et champ magnétique orthoradial \vec{B} = \frac{\mu_0 (-e)}{4\pi} \frac{\vec{v}_e \wedge \vec{r}}{r^3} au premier ordre en v_e/c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le référentiel propre \mathcal{R}_0 attaché à l'électron, en translation rectiligne uniforme à la vitesse \vec{v}_e par rapport au référentiel du laboratoire \mathcal{R}. Dans ce référentiel \mathcal{R}_0, l'électron de charge q = -e est immobile à l'origine. Il ne crée qu'un champ électrostatique coulombien et aucun champ magnétique :
Puisque le référentiel \mathcal{R}_0 se déplace à la vitesse \vec{V} = \vec{v}_e par rapport à \mathcal{R}, la transformation inverse des relations (33) s'obtient en échangeant les rôles des deux référentiels, ce qui revient à remplacer \vec{V} par -\vec{v}_e :
Dans la limite non relativiste v_e \ll c, le facteur de Lorentz se réduit au premier ordre à :
et la contraction des longueurs est d'ordre (v_e/c)^2, de sorte qu'à l'instant considéré, le vecteur position repérant le point de mesure par rapport à l'électron s'identifie à \vec{r}_0 \approx \vec{r}.
1. Champ électrique : Au terme dominant en (v_e/c)^0, le champ électrique dans le laboratoire est identique au champ coulombien :
D'où :
2. Champ magnétique : Puisque \vec{v}_e \wedge \vec{E}_{0,\|} = \vec{0}, la composante perpendiculaire représente l'intégralité du produit vectoriel :
En utilisant la relation fondamentale \mu_0 \varepsilon_0 c^2 = 1, soit \frac{1}{c^2} = \mu_0 \varepsilon_0, on obtient au premier ordre en v_e/c :
D'où l'expression du champ magnétique :
Résultat
Question 59
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : masse électromagnétique, énergie magnétique
On considère un électron de rayon , se déplaçant à la vitesse . Justifier qu'à un facteur numérique près, proche de l'unité, on peut interpréter l'énergie magnétique associée au champ créé par l'électron comme l'énergie cinétique de celui-ci. On utilisera l'équation (27) en ne considérant que la contribution liée au champ à l'extérieur de l'électron. Dans le cadre de cette interprétation, à quoi correspond la masse de l'électron? Dans la suite, on omettra le facteur .
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Intégrer la densité volumique d'énergie magnétique créée par le champ dipolaire extérieur de l'électron et la comparer à \frac{1}{2}m_e v_e^2.
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- Exprimer le champ magnétique \vec{B}(\vec{r}) obtenu à la question Q58 en coordonnées sphériques en alignant l'axe (Oz) avec la vitesse \vec{v}_e.
- Calculer l'intégrale de l'énergie magnétique U_{\mathrm{m}}^e sur tout l'espace extérieur à la sphère de rayon r_e à l'aide de l'équation (27) et des intégrales fournies dans le formulaire.
- Relier l'expression obtenue à la masse m_e donnée par l'équation (32), puis identifier l'énergie cinétique E_c = \frac{1}{2}m_e v_e^2 pour déterminer le facteur \lambda et interpréter la nature de la masse.
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Intégration de B^2/(2\mu_0) proportionnelle à v_e^2, identifiée à une énergie cinétique (1/2)m_{\text{em}} v_e^2 d'origine électromagnétique.
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D'après la question Q58, le champ magnétique créé à l'extérieur de l'électron par celui-ci en mouvement à vitesse v_e \ll c s'écrit :
En choisissant l'axe polaire (Oz) selon le vecteur vitesse \vec{v}_e = v_e \vec{e}_z, on a en coordonnées sphériques (r, \theta, \varphi) :
d'où :
L'énergie magnétique stockée dans le champ extérieur (r \geqslant r_e) est donnée par l'équation (27) :
En utilisant la formule (7) du formulaire, \int_0^\pi \sin^3\theta\,\mathrm{d}\theta = \frac{4}{3}, ainsi que \int_{r_e}^{+\infty} \frac{\mathrm{d}r}{r^2} = \frac{1}{r_e} et \int_0^{2\pi}\mathrm{d}\varphi = 2\pi :
Or, la relation fondamentale rappelée dans l'énoncé \mu_0 \varepsilon_0 c^2 = 1 donne \mu_0 = \frac{1}{\varepsilon_0 c^2}, d'où :
L'équation (32) définit la masse de l'électron par m_e = \frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 r_e c^2}, soit \frac{e^2}{\varepsilon_0 r_e c^2} = 8\pi m_e. En injectant cette relation, il vient :
En faisant apparaître l'énergie cinétique usuelle de l'électron E_c = \frac{1}{2}m_e v_e^2, on obtient :
Le facteur numérique \lambda = 4/3 étant proche de l'unité, on peut bien identifier, à ce facteur près, l'énergie magnétique propre de l'électron en mouvement à son énergie cinétique :
Dans le cadre de cette interprétation, la masse de l'électron m_e est d'origine purement électromagnétique : l'inertie de l'électron n'est rien d'autre que l'inertie du champ électromagnétique qui l'entoure (masse électrostatique propre issue de E = m_e c^2).
Résultat
Question 60
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : vitesse de dérive, énergie cinétique
On considère à présent un solénoïde de longueur , composé de spires circulaires de rayon parcourues par un courant . On suppose que les fils de ce solénoïde sont de section circulaire, de rayon , et contiennent électrons de conduction par unité de volume. Calculer l'énergie cinétique totale des électrons de conduction dans ce solénoïde, que l'on exprimera en fonction de et des paramètres du circuit.
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Exprimer la vitesse d'entraînement des électrons en fonction de l'intensité I et de la section du fil, puis sommer leurs énergies cinétiques.
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- Exprimer la vitesse moyenne de dérive des électrons v_e en fonction du courant I et de la section droite du fil.
- Déterminer le nombre total N_e d'électrons de conduction à partir de la géométrie du fil bobiné.
- Calculer l'énergie cinétique totale E_c^{\mathrm{tot}} = N_e \left(\frac{1}{2}m_e v_e^2\right).
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Vitesse de dérive v_d = I/(n_e e \pi a^2) et sommation sur le nombre total d'électrons du bobinage donnant E_c^{\text{tot}} = \frac{m_e I^2 L N R}{e^2 n_e a^2}.
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Le fil conducteur a une section droite circulaire d'aire :
Le courant électrique d'intensité I est relié à la vitesse moyenne de dérive des électrons v_e par le vecteur densité volumique de courant \vec{j} = -n_e e \vec{v}_e. En supposant la densité de courant uniforme sur la section droite du fil, on a :
Le solénoïde étant constitué de N spires circulaires de rayon R, en négligeant l'inclinaison des spires liée au pas de l'hélice, la longueur totale de fil vaut :
Le volume total de métal constituant les spires est donc :
Le nombre total d'électrons de conduction dans le solénoïde s'en déduit :
L'énergie cinétique totale de ces électrons s'obtient alors en sommant l'énergie cinétique de dérive associée à chaque porteur :
Après simplification, on obtient :
Résultat
Question 61
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : inductance propre, énergie magnétique
En effectuant une application numérique, comparer cette énergie cinétique à l'énergie magnétique propre du solénoïde. On pourra utiliser le champ créé par un solénoïde infini, et ne calculer que la contribution à l'énergie magnétique du champ à l'intérieur du solénoïde. On prendra (densité typique des électrons de conduction pour le cuivre), .
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Calculer numériquement l'énergie magnétique macroscopique et l'énergie cinétique microscopique pour mettre en évidence un écart de plusieurs ordres de grandeur.
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- Exprimer littéralement puis calculer numériquement l'énergie magnétique U_{\mathrm{ms}} localisée à l'intérieur du solénoïde en utilisant l'approximation du champ d'un solénoïde infini.
- Calculer numériquement l'énergie cinétique totale E_c^{\mathrm{tot}} des électrons de conduction à partir de la formule établie à la question Q60.
- Comparer les deux grandeurs en formant leur rapport et commenter l'écart considérable observé.
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E_c \sim 10^{-14}\text{ J} alors que U_{\text{ms}} = \frac{1}{2}L I^2 \sim 10^{-1}\text{ J} : l'énergie magnétique domine l'énergie cinétique de plusieurs ordres de grandeur.
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1. Énergie magnétique propre du solénoïde
À l'intérieur du solénoïde, le champ magnétique est uniforme et vaut :
La densité volumique d'énergie magnétique est donc :
En ne considérant que le champ à l'intérieur du solénoïde, dans le volume \mathcal{V} = \pi R^2 L, l'énergie magnétique propre s'écrit :
Application numérique :
2. Énergie cinétique totale des électrons de conduction
D'après la question Q60, l'énergie cinétique totale des électrons de conduction s'exprime par :
Application numérique avec les données :
- m_e N R I^2 = 9{,}1 \times 10^{-31} \times 5000 \times 2{,}0 \times 10^{-2} \times (1{,}0)^2 = 9{,}1 \times 10^{-29}\text{ J}\cdot\text{m}^2
- n_e e^2 a^2 = 8{,}5 \times 10^{28} \times (1{,}6 \times 10^{-19})^2 \times (1{,}0 \times 10^{-3})^2 = 2{,}18 \times 10^{-15}\text{ C}^2\cdot\text{m}^{-3}
On obtient :
3. Comparaison
Le rapport entre ces deux grandeurs vaut :
L'énergie cinétique des électrons de conduction est ainsi totalement négligeable devant l'énergie magnétique stockée dans le champ du solénoïde :
Résultat
Q62*
DifficileTemps estimé : ≈ 12 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : énergie magnétique, cohérence
D'où vient la différence constatée à la question précédente? En vous appuyant sur un exemple simple, déterminer une borne supérieure absolue de l'énergie magnétique du solénoïde en fonction de l'énergie cinétique des électrons de conduction. En donner une estimation numérique. Quelle taille devrait avoir le solénoïde pour que son énergie magnétique approche cette borne?
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Relier la borne maximale à la sommation totalement cohérente des champs de chaque électron et exprimer le ratio en fonction de r_e/L.
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- Identifier la cause de la différence U_{\mathrm{ms}} \gg E_c^{\mathrm{tot}} en décomposant l'énergie magnétique en énergies propres et termes d'interaction croisés entre les porteurs de charge.
- Considérer l'inégalité de Cauchy-Schwarz (ou de Minkowski) sur l'exemple de deux particules pour établir la borne supérieure absolue pour N_e électrons : U_{\mathrm{ms}}^{\mathrm{max}} = N_e E_c^{\mathrm{tot}}.
- Calculer le nombre total N_e d'électrons de conduction et en déduire la valeur numérique de U_{\mathrm{ms}}^{\mathrm{max}}.
- Exprimer le rapport U_{\mathrm{ms}} / U_{\mathrm{ms}}^{\mathrm{max}} en fonction des paramètres géométriques et du rayon classique de l'électron r_e pour déduire la dimension requise.
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L'énergie magnétique provient de l'interférence constructive des champs des N_e électrons (N_e^2 fois l'énergie individuelle), atteignable seulement à l'échelle cosmologique.
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1. Origine de la différence
D'après la question 59, l'énergie magnétique propre d'un électron individuel s'identifie à son énergie cinétique :
L'énergie cinétique totale calculée à la question 60 est la somme incohérente des énergies cinétiques individuelles :
En revanche, le champ magnétique total résulte de la superposition des champs individuels, \vec{B}(\vec{r}) = \sum_{i=1}^{N_e} \vec{B}_i(\vec{r}), si bien que l'énergie magnétique s'écrit :
Dans le solénoïde, les N_e électrons se déplacent de concert dans le même sens : leurs champs magnétiques s'additionnent constructivement à l'intérieur. Le terme d'interaction magnétique croisé comporte de l'ordre de N_e^2 termes positifs, qui dominent écrasamment la somme des termes propres proportionnelle à N_e.
2. Détermination de la borne supérieure U_{\mathrm{ms}}^{\mathrm{max}}
Considérons un exemple simple de deux électrons 1 et 2 identiques, animés de la même vitesse, créant les champs \vec{B}_1 et \vec{B}_2 et possédant chacun l'énergie magnétique propre U_1 = U_2 \simeq E_{c, 1}. L'inégalité de Cauchy-Schwarz appliquée au produit scalaire fonctionnel \int \vec{B}_1 \cdot \vec{B}_2\,\mathrm{d}\tau donne :
L'énergie magnétique totale du système à deux électrons est donc majorée par :
Pour un système de N_e électrons, l'inégalité de Minkowski donne de même :
d'où la borne supérieure absolue :
3. Estimation numérique de la borne
Le nombre total d'électrons de conduction dans le fil du solénoïde de volume \mathcal{V}_{\mathrm{fil}} = (\pi a^2)(2\pi N R) = 2\pi^2 a^2 N R vaut :
Avec les valeurs numériques fournies :
Avec E_c^{\mathrm{tot}} \approx 4{,}2 \times 10^{-14}\text{ J} (question 61), on obtient :
4. Taille du solénoïde pour approcher cette borne
D'après les questions 60 et 61, les inductances magnétique L_{\mathrm{sol}} et cinétique L_k sont définies par U_{\mathrm{ms}} = \frac{1}{2} L_{\mathrm{sol}} I^2 et E_c^{\mathrm{tot}} = \frac{1}{2} L_k I^2, d'où :
En utilisant l'expression du rayon classique de l'électron donnée par l'équation (32), m_e = \frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 r_e c^2} = \frac{\mu_0 e^2}{8\pi r_e}, il vient :
Pour que l'énergie magnétique approche la borne maximale (U_{\mathrm{ms}} \sim U_{\mathrm{ms}}^{\mathrm{max}}), il faudrait que la longueur L du solénoïde soit de l'ordre de grandeur du rayon classique de l'électron :
À l'échelle macroscopique (L = 20\text{ cm} \gg r_e), les électrons sont très dispersés dans l'espace par rapport à leur taille propre, ce qui explique que l'énergie magnétique, bien que très supérieure à l'énergie cinétique totale, reste extraordinairement éloignée de sa borne maximale théorique (U_{\mathrm{ms}} / U_{\mathrm{ms}}^{\mathrm{max}} \approx 10^{-14}).
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique C PC 2025 ?
Surtout 3 chapitres : Électrostatique (48 % des questions, partie 1), Magnétostatique (26 %, partie 2) et Induction et forces de Laplace (15 %). Plus ponctuellement : Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Photons et dualité onde-corpuscule, Dipôles électrique et magnétique et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques.
Peut-on travailler le sujet ENS Physique C PC 2025 dès la première année (PCSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique C PC 2025 ?
Environ 6 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique C PC 2025 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique C PC 2025 ?
Questions de cours : Q31 (force de laplace), Q41 (approximation des régimes quasi-stationnaires), Q43 (vecteur de poynting), Q47 (flux magnétique) et Q53 (théorème de réciprocité). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (énergie potentielle électrostatique), Q3 (énergie électrostatique), Q9 (densité d'énergie électrostatique), Q17 (théorème de gauss), Q24 (pression électrostatique), Q32 (flux coupé), Q34 (théorème de maxwell), Q35 (énergie potentielle)….
Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique C PC 2025 ?
Le sujet ENS Physique C PC 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport indique une moyenne de 10.1 avec un écart-type de 2.8, environ 60% des candidats sous la moyenne, et une large majorité de copies qui ne traitent correctement que très peu de questions. Moyenne : 10,1/20 (écart-type 2,8, 525 présents).
Pourquoi le théorème de Maxwell ne s'applique-t-il pas directement en Q40 ?
Ce théorème (W_L = I\Delta\Phi) suppose un champ extérieur fixé. Lors de la déformation du solénoïde sur lui-même, le champ propre varie au cours du déplacement et le champ sur la paroi correspond à la moyenne des champs intérieur et extérieur, ce qui introduit un facteur 1/2.
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