Corrigé détaillé X ENS Physique PSI 2021
Autour de la modulation acousto-optique
- 47 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 32 questions sur 47, parties II.B, II.C, III.B.a et III.B.b
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet accessible · Ondes mécaniques et acoustiques, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Électrostatique · 10 incontournables · 32 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce problème très complet et formateur propose une étude approfondie du modulateur acousto-optique à travers toute la chaîne physique : de la genèse des ondes acoustiques par piézoélectricité jusqu'à la détection optique hétérodyne et au traitement du signal associé.
Le sujet balaie une remarquable diversité de pans du programme de PSI : acoustique dans les fluides et dans les solides discrets (chaîne 1D, phonons et zone de Brillouin), diélectriques et couplage électromécanique au sein du quartz (circuit équivalent de Butterworth-Van Dyke, résonance et anti-résonance), optique géométrique instrumentale et enfin démodulation hétérodyne par multiplieur et filtrage passe-bas. Très progressif mais exigeant dans la rigueur des justifications physiques, il constitue un sujet d'entraînement d'un intérêt pédagogique exceptionnel pour les révisions de concours.
- Difficulté
- Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Ondes mécaniques et acoustiques28 %
- Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire21 %
- Électrostatique10 %
- Optique géométrique9 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 32 questions sur 47, parties II.B, II.C, III.B.a et III.B.b.
Où gagner des points
34 questions rapides et accessibles · 6 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Rapides et accessibles (34) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Points à signaler : parties indépendantes
Parties indépendantes
Les trois parties (ondes acoustiques, transducteur piézoélectrique et modulateur acousto-optique) sont largement indépendantes. La partie III peut se traiter intégralement sans avoir abordé la modélisation électromécanique de la partie II.
Comment utiliser ce corrigé
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Sommaire
47 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
47 questionsPartie I : Génération d'ondes acoustiques
A · Étude fréquentielle de l'émetteur ultrasonore
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : filtre passe-bande, facteur de qualité, bande passante
Interpréter la courbe de réponse, représentée figure 2, comme celle d'un filtre, dont on précisera la nature, et dont on évaluera par lecture graphique les grandeurs caractéristiques suivantes : fréquence propre , bande passante à et facteur de qualité .
Voir l'indiceIndice
Identifier un filtre passe-bande du second ordre très sélectif ; relever la pulsation au sommet f_p, les fréquences de coupure à U_{s,\mathrm{max}}/\sqrt{2}, et en déduire Q = f_p / \Delta f.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature du filtre à partir des comportements aux limites (f \to 0 et f \to \infty) et de la présence d'un maximum franc.
- Relever la fréquence de résonance f_{\mathrm{p}} et l'amplitude maximale associée, puis calculer le niveau à -3\text{ dB} à l'aide des données numériques fournies.
- Déterminer les fréquences de coupure f_1 et f_2 par lecture graphique pour en déduire la bande passante \Delta f, puis calculer le facteur de qualité Q = f_{\mathrm{p}} / \Delta f.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification d'un filtre passe-bande, lecture graphique de la fréquence propre f_p et de \Delta f à -3\text{ dB}, puis calcul de Q = f_p/\Delta f.
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Nature du filtre : Le rapport d'amplitudes \frac{U_{\mathrm{s,m}}}{U_0} tend vers zéro à basse fréquence (f < 37\text{ kHz}) ainsi qu'à haute fréquence (f > 44\text{ kHz}), et présente un pic marqué autour de 40\text{ kHz}. La courbe de réponse correspond donc à celle d'un filtre passe-bande.
Fréquence propre f_{\mathrm{p}} : Le maximum de la réponse est atteint pour :
L'amplitude maximale correspondante vaut :
Bande passante \Delta f à -3\text{ dB} : La bande passante à -3\text{ dB} est délimitée par les fréquences de coupure f_1 et f_2 telles que :
En utilisant la donnée de l'énoncé 2^{0{,}5} \approx 1{,}4 ainsi que 35 / 1{,}4 = 25 :
Par lecture graphique sur la figure 2 à l'ordonnée 0{,}25 :
- fréquence de coupure basse : f_1 \approx 39{,}1\text{ kHz} ;
- fréquence de coupure haute : f_2 \approx 40{,}5\text{ kHz} à 40{,}6\text{ kHz}.
La bande passante est donc :
Facteur de qualité Q : Le facteur de qualité s'en déduit par :
Résultat
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Justifiez l'obtention des valeurs numériques de Q et Δf à partir des données de l'énoncé sans les parachuter.
« Notons que toutes les informations numériques nécessaires étaient disponibles dans l’énoncé. Les valeurs parachutées (Q et ∆f) sans explications ont été sanctionnées. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : onde sonore, domaine audible, ultrason
Rappeler la gamme de fréquences sur laquelle l'oreille humaine est sensible. Conclure quant à la dénomination de l'émetteur.
Voir l'indiceIndice
Rappeler la bande passante de l'audition humaine (20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}) et comparer à la fréquence propre observée (40\text{ kHz}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Rappel de la bande audible [20\text{ Hz},\,20\text{ kHz}] et justification du terme ultrasonore pour f_p \approx 40\text{ kHz}.
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L'oreille humaine moyenne est sensible aux ondes sonores dont la fréquence est comprise dans le domaine audible :
D'après la question 1, la fréquence propre d'émission de l'émetteur est :
Cette fréquence se situe au-delà de la limite supérieure des sons audibles par l'être humain, dans le domaine des ultrasons.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
B · Étude de la propagation des ondes acoustiques
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
Notions : approximation acoustique, équation d'euler, équation de conservation de la masse
Dans le cadre de l'approximation acoustique, établir les équations et relations linéarisées déduites des équations (4), (5), (6), dont les perturbations , et sont solutions.
Voir l'indiceIndice
Négliger les termes d'ordre 2 tels que (\vec{v}\cdot\vec{\nabla})\vec{v} et \mu\vec{v}, puis différencier \rho(P) à entropie constante avec \mathrm{d}\rho = \rho_0 \chi_S \mathrm{d}P.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les grandeurs P, \rho et \vec{v} sous la forme de l'état d'équilibre augmenté d'une perturbation du premier ordre.
- Injecter ces décompositions dans les trois équations en ne conservant que les termes d'ordre 1 et en négligeant les termes du second ordre (produits de grandeurs perturbées).
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation des équations de Navier-Stokes, de conservation de la masse et de la loi de compressibilité isentropique au premier ordre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre de l'approximation acoustique, les perturbations p(\vec{r},t), \mu(\vec{r},t) et \vec{v}(\vec{r},t) sont des infiniment petits du premier ordre. Les grandeurs d'équilibre P_0 et \rho_0 sont uniformes et stationnaires, et la vitesse d'équilibre est nulle.
Équation d'Euler linéarisée :
En substituant P = P_0 + p, \rho = \rho_0 + \mu et \vec{v} dans l'équation (4) :
\begin{aligned} (\rho_0 + \mu) \left( \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} + (\vec{v} \cdot \vec{\operatorname{grad}})\vec{v} \right) &= -\vec{\operatorname{grad}}(P_0 + p) \end{aligned}Le terme convectif (\vec{v} \cdot \vec{\operatorname{grad}})\vec{v} est du second ordre par rapport à \vec{v}, de même que le produit \mu \frac{\partial \vec{v}}{\partial t}. De plus, P_0 étant uniforme, \vec{\operatorname{grad}} P_0 = \vec{0}. Il reste donc au premier ordre :
\boxed{\rho_0 \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} = -\vec{\operatorname{grad}} p}Équation de conservation de la masse linéarisée :
En substituant \rho = \rho_0 + \mu et la vitesse dans l'équation (5) :
\begin{aligned} \operatorname{div}\big((\rho_0 + \mu)\vec{v}\big) + \frac{\partial (\rho_0 + \mu)}{\partial t} &= 0 \\ \rho_0 \operatorname{div}\vec{v} + \operatorname{div}(\mu \vec{v}) + \frac{\partial \mu}{\partial t} &= 0 \end{aligned}car \rho_0 est uniforme et indépendant du temps. Le terme \operatorname{div}(\mu \vec{v}) est du second ordre en perturbations, donc négligeable. On obtient :
\boxed{\frac{\partial \mu}{\partial t} + \rho_0 \operatorname{div}\vec{v} = 0}Relation thermodynamique (compressibilité isentropique) :
Les transformations subies par le fluide lors du passage de l'onde acoustique sont supposées réversibles et adiabatiques (effets de conduction thermique négligeables), donc isentropiques. D'après l'équation (6), la variation de masse volumique au premier ordre s'écrit :
\begin{aligned} \mathrm{d}\rho &= \left. \frac{\partial \rho}{\partial P} \right|_S \mathrm{d}P = \rho_0 \chi_S \, \mathrm{d}P \end{aligned}En identifiant les variations aux perturbations du premier ordre \mathrm{d}\rho = \mu et \mathrm{d}P = p, on en déduit :
\boxed{\mu = \rho_0 \chi_S p}
Résultat
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Exposez avec clarté et efficacité les arguments physiques justifiant la linéarisation des équations.
« Question de cours : il s’agit donc de bien expliquer les arguments de la linéarisation, ceci pouvant être fait en restant efficace. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : équation de d'alembert, célérité acoustique, compressibilité isentropique
Établir l'équation de D'Alembert pour la surpression
où l'on exprimera en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Prendre la divergence de l'équation d'Euler linéarisée, commuter les dérivées spatio-temporelles et injecter l'équation de continuité exprimée en fonction de la pression p.
Voir la stratégieStratégie
Pour combiner les équations linéarisées établies à la question Q3 et éliminer les grandeurs \vec{v} et \mu au profit de la seule surpression p :
- Prendre la divergence de l'équation d'Euler linéarisée afin de faire apparaître le laplacien de la pression \Delta p = \operatorname{div}(\vec{\operatorname{grad}} p).
- Dériver l'équation de conservation de la masse par rapport au temps pour éliminer le terme \operatorname{div}\vec{v}.
- Exprimer \mu en fonction de p à l'aide du coefficient de compressibilité isentropique pour identifier la célérité c_a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison des équations acoustiques linéarisées pour obtenir l'équation de d'Alembert et identification de c_a = (\rho_0 \chi_S)^{-1/2}.
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D'après les résultats de la question Q3, les équations linéarisées régissant la perturbation acoustique s'écrivent :
Prenons la divergence de l'équation d'Euler linéarisée (1). En permutant les dérivations spatiale et temporelle :
Par ailleurs, dérivons l'équation de conservation de la masse (2) par rapport au temps t :
En égalant les deux expressions de \rho_0 \frac{\partial}{\partial t}(\operatorname{div}\vec{v}), il vient :
En injectant la relation constitutive isentropique (3), on obtient :
soit finalement :
On identifie cette relation à l'équation de d'Alembert sous la forme proposée :
avec pour expression de la célérité acoustique :
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : célérité acoustique, retard temporel, mesure de célérité
On souhaite mesurer la célérité des ondes acoustiques dans l'air. Pour cela, on place deux récepteurs ultrasonores en face d'un émetteur ultrasonore, qui fonctionnent tous sur le même principe que l'émetteur ultrasonore étudié précédemment. L'émetteur envoie régulièrement des trains d'onde et on écarte un récepteur d'une distance par rapport à l'autre récepteur. Les deux récepteurs sont excités par un train d'onde de l'émetteur et les signaux obtenus à l'oscilloscope sont représentés en figure 3. En exploitant ces oscillogrammes, déterminer la valeur de la célérité des ondes acoustiques dans cette expérience. Comparer la valeur mesurée à la valeur théorique et commenter ce résultat.
Voir l'indiceIndice
Mesurer le décalage temporel \Delta t entre les deux salves à l'oscilloscope en comptant les divisions (200\text{ }\mu\text{s/div}), puis poser c = d_{\mathrm{rec}} / \Delta t avant de comparer à c_a = 1/\sqrt{\rho_0 \chi_S}.
Voir la stratégieStratégie
- Mesurer le retard temporel \Delta t entre les deux salves d'ondes reçues sur l'oscillogramme (figure 3) à l'aide de la sensibilité horizontale.
- Calculer la célérité expérimentale c_{\text{mes}} = d_{\text{rec}} / \Delta t, puis la comparer à la valeur théorique c_{a,\text{th}} = 1/\sqrt{\rho_0 \chi_S} calculée à partir des données de l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Mesure du décalage temporel \Delta t entre les deux salves sur l'oscillogramme, calcul de c = d_{\text{rec}}/\Delta t et comparaison à 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
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1. Détermination expérimentale de la célérité
L'émetteur envoie des trains d'ondes qui parviennent successivement aux deux récepteurs distants de d_{\text{rec}} = 17\text{ cm}. Le retard temporel \Delta t correspond au décalage entre les débuts (ou les maxima) des deux paquets d'ondes sur la figure 3.
La sensibilité horizontale indiquée est de 200\text{ }\mu\text{s/div}. La lecture graphique donne un décalage temporel de :
La célérité mesurée de l'onde acoustique est donc :
Application numérique avec d_{\text{rec}} = 0{,}17\text{ m} :
2. Comparaison avec la valeur théorique
D'après le résultat de la question 4, l'expression théorique de la célérité est :
Avec \rho_0 = 1{,}20\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \chi_S = 7{,}00 \times 10^{-6}\text{ Pa}^{-1}, on calcule :
En utilisant la donnée numérique 8{,}4^{-0{,}5} \approx 0{,}345 :
L'écart relatif entre la mesure et la valeur théorique vaut :
3. Commentaire
L'accord entre la valeur mesurée et la valeur théorique est excellent (écart inférieur à 2\%). Les faibles écarts constatés peuvent s'expliquer par :
- l'incertitude de lecture sur l'oscilloscope (repérage précis du début du front du paquet d'ondes, lié au temps de montée du transducteur) ;
- l'incertitude sur la distance effective d_{\text{rec}} entre les centres acoustiques réels des deux récepteurs ;
- la dépendance de la célérité vis-à-vis de la température ambiante réelle du laboratoire (c \propto \sqrt{T} pour un gaz parfait) et de l'humidité de l'air.
Résultat
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Comparez le résultat expérimental à la valeur théorique calculée à l'aide des données du sujet.
« Notons qu’il s’agissait de comparer la valeur obtenue expérimentalement à l’expression théorique obtenue juste avant et dont la valeur numérique pouvait être déduite des données numériques, ce que certains candidats n’ont pas réalisé. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
C · Propagation d'ondes acoustiques dans un cristal
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : chaîne d'atomes, principe fondamental de la dynamique, oscillateur couplé
Établir l'équation différentielle reliant , et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'atome n soumis aux forces de rappel des deux ressorts adjacents de raideur K.
Voir la stratégieStratégie
- Isoler l'atome n dans le référentiel galiléen du laboratoire et faire le bilan des forces (interactions élastiques avec les voisins de gauche et de droite).
- Exprimer les allongements des deux ressorts adjacents en fonction des déplacements u_{n-1}(t), u_n(t) et u_{n+1}(t).
- Appliquer la deuxième loi de Newton en projection sur l'axe (Ox).
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan des forces élastiques exercées par les deux ressorts voisins sur l'atome n et projection du principe fondamental de la dynamique.
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On étudie l'atome n de masse m, situé à la position x_n(t) = na + u_n(t), dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
L'atome n est soumis à l'action de ses deux voisins immédiats par l'intermédiaire de deux ressorts identiques, de raideur K et de longueur à vide a :
Le ressort situé à sa gauche relie l'atome n-1 à l'atome n. Sa longueur instantanée est \ell_{\text{g}} = x_n - x_{n-1} = a + u_n - u_{n-1}. La force exercée par ce ressort sur l'atome n s'écrit :
\vec{F}_{\text{g}} = -K(\ell_{\text{g}} - a)\vec{e}_x = -K\big(u_n(t) - u_{n-1}(t)\big)\vec{e}_xLe ressort situé à sa droite relie l'atome n à l'atome n+1. Sa longueur instantanée est \ell_{\text{d}} = x_{n+1} - x_n = a + u_{n+1} - u_n. La force exercée par ce ressort sur l'atome n s'écrit :
\vec{F}_{\text{d}} = +K(\ell_{\text{d}} - a)\vec{e}_x = +K\big(u_{n+1}(t) - u_n(t)\big)\vec{e}_x
En appliquant la deuxième loi de Newton à l'atome n et en tenant compte du fait que \frac{\mathrm{d}^2 x_n}{\mathrm{d}t^2} = \frac{\mathrm{d}^2 u_n}{\mathrm{d}t^2} (la position d'équilibre na étant constante), on obtient :
En projetant sur l'axe (Ox), on en déduit l'équation différentielle du mouvement :
Résultat
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Démontrez rigoureusement l'équation différentielle au lieu de parachuter directement le résultat.
« Si cette question est classique, il s’agit tout de même d’expliquer d’où provient l’équation différentielle et une expression parachutée totalement aura été sanctionnée. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : approximation des milieux continus, équation de d'alembert, développement limité
Pour cette question uniquement, nous nous plaçons dans l'approximation des milieux continus. Cette approximation consiste à considérer que les atomes sont très rapprochés vis-à-vis de la distance caractéristique de variation de en fonction de : . On peut alors considérer comme une fonction continue . Établir que le champ de déplacement est solution d'une équation de D'Alembert. On précisera l'expression de la célérité de l'onde ainsi décrite.
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement de Taylor à l'ordre 2 en a de u(x\pm a, t) pour approcher la différence seconde spatiale par une dérivée seconde partielle.
Voir la stratégieStratégie
- Poser x = na et effectuer un développement de Taylor des grandeurs déplacées u_{n\pm 1}(t) = u(x\pm a, t) au voisinage de x, jusqu'à l'ordre 2 en a, justifié par la condition a \ll \lambda_c.
- Réinjecter ces développements dans l'équation différentielle du mouvement obtenue à la question Q6.
- Identifier l'équation de propagation 1D de d'Alembert et en extraire la célérité c_s.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement de Taylor à l'ordre deux en a de u(x\pm a,t) pour retrouver l'équation de d'Alembert avec c_s = a\sqrt{k/m}.
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D'après la question Q6, l'équation régissant l'écart à l'équilibre du n-ième atome s'écrit :
Dans le cadre de l'approximation des milieux continus, la position d'équilibre na est repérée par la variable d'espace continue x. Comme le pas du réseau vérifie a \ll \lambda_c, où \lambda_c est l'échelle spatiale caractéristique de variation du déplacement, on peut effectuer un développement limité à l'ordre 2 en puissances de a :
En sommant ces deux expressions, les termes du premier ordre se compensent exactement par symétrie :
En reportant ce résultat dans l'équation du mouvement, on obtient :
Le champ de déplacement u(x,t) vérifie donc l'équation de d'Alembert unidimensionnelle :
avec pour célérité de l'onde acoustique :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Maîtrisez les aspects mathématiques du développement limité requis pour cette approximation continue.
« Il était demandé un développement limité de la fonction introduite. L’aspect mathématique du développement limité n’était pas toujours maîtrisé mais globalement cette question a été traitée correctement. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : relation de dispersion, onde progressive harmonique
Montrer que la relation de dispersion se met sous la forme suivante :
où est une constante à exprimer en fonction des données.
Voir l'indiceIndice
Injecter la forme d'onde plane discrète dans l'équation différentielle et factoriser par l'exponentielle avant de faire apparaître une identité d'Euler en sinus.
Voir la stratégieStratégie
- Injecter la forme d'onde plane discrète u_n(t) dans l'équation différentielle du mouvement obtenue à la question 6.
- Exprimer la combinaison spatiale à l'aide des formules d'Euler et transformer le terme trigonométrique en angle moitié.
- En déduire \omega(q) sachant que la pulsation est une grandeur positive (\omega \in \mathbb{R}^+) et identifier l'expression de la constante A.
Voir la réponse courteRéponse courte
Injection de l'onde progressive \underline{u}_n(t) = \underline{u}_0 \mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t - qna)} dans l'équation différentielle discrète et calcul de \omega(q).
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D'après la question 6, l'équation régissant le déplacement du n-ième atome s'écrit :
On injecte la solution recherchée sous forme d'onde plane discrète (équation 8 de l'énoncé) :
La dérivée temporelle seconde de u_n(t) vaut :
D'autre part, pour les atomes voisins :
Le membre de droite de l'équation du mouvement s'exprime donc sous la forme :
En réinjectant ces expressions dans l'équation différentielle et en simplifiant par u_n(t) \neq 0, on obtient :
Comme la pulsation est par convention positive (\omega \in \mathbb{R}^+), on prend la racine carrée :
On retrouve bien la forme demandée avec :
Résultat
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Évitez d'ajuster artificiellement vos calculs pour retrouver la formule fournie si la question 6 comporte des erreurs.
« Attention, les candidats ayant faux à la question 6 et trafiquant les expressions pour aboutir aux résultats ont été sanctionnés. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : condition aux limites périodique, quantification du vecteur d'onde, mode propre
On suppose que le cristal est de longueur suffisamment grande pour négliger les effets de bord et considérer le cristal comme infini. Afin de faire disparaître les effets de bord, nous utilisons des conditions aux limites périodiques : nous supposons que les deux extrémités sont liées entre elles de sorte à fermer la chaîne linéaire d'atomes sur elle-même. Cela se traduit par la condition mathématique . En déduire que , où , étant à exprimer en fonction des données. Chaque nombre d'onde , quantifié par l'entier relatif , correspond alors à un mode de vibration du cristal.
Voir l'indiceIndice
Traduire la condition périodique u_{N+1}(t) = u_1(t) en imposant \exp(\mathrm{i} q N a) = 1, ce qui quantifie q sous la forme p(2\pi/L).
Voir la stratégieStratégie
- Injecter l'expression de l'onde plane progressive u_n(t) donnée par l'équation (8) dans la condition aux limites périodique u_{N+1}(t) = u_1(t).
- Simplifier par le terme temporel et l'amplitude u_0 pour obtenir une condition de phase sur l'exponentielle complexe.
- En déduire la quantification du vecteur d'onde q et identifier le pas élémentaire q_0 en fonction de la longueur de la chaîne L = Na.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la condition aux limites de Born-von Kármán u_{N+1} = u_1 pour en déduire la quantification q = p\frac{2\pi}{L}.
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D'après l'équation (8), le déplacement du n-ième atome s'écrit sous forme d'onde plane :
La condition aux limites périodique (dite condition de Born-von Kármán) impose u_{N+1}(t) = u_1(t) à tout instant t, soit :
Pour u_0 \neq 0, en factorisant par u_0 \exp\big(\mathrm{i}(qa - \omega t)\big), on obtient :
Cette égalité impose que l'argument soit un multiple entier de 2\pi :
La chaîne étant constituée de N mailles de pas a, sa longueur totale macroscopique est L = Na. Il vient donc :
On identifie directement la forme demandée q = p q_0 avec :
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : première zone de brillouin, repliement spectral
En considérant et deux nombres d'onde tels que , où , expliquer pourquoi nous pouvons restreindre l'étude aux nombres d'onde appartenant à l'intervalle .
Voir l'indiceIndice
Montrer que changer q en q + 2\pi/a ne modifie pas les valeurs physiques des déplacements discrets u_n(t) aux nœuds du réseau.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer les déplacements u_n(t) calculés pour deux nombres d'onde q et q' différant d'un multiple entier de 2\pi/a.
- Vérifier également l'invariance de la pulsation propre \omega(q) donnée par la relation de dispersion.
- Conclure sur le fait que q et q' décrivent le même état vibratoire physique du réseau discret, ce qui permet de restreindre l'étude à un intervalle fondamental de largeur 2\pi/a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Justification de la périodicité de l'état vibratoire physique par translation de 2\pi/a, restreignant l'étude à la première zone de Brillouin.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons deux nombres d'onde q et q' tels que q' = q + h \dfrac{2\pi}{a} avec h \in \mathbb{Z}.
Pour la pulsation propre \omega(q) établie à la question Q8 :
\begin{aligned} \omega(q') &= A \left| \sin\left(\frac{q' a}{2}\right) \right| \\ &= A \left| \sin\left(\frac{q a}{2} + h\pi\right) \right| \\ &= A \left| (-1)^h \sin\left(\frac{q a}{2}\right) \right| \\ &= \omega(q). \end{aligned}Les deux ondes possèdent donc la même pulsation.
Pour le déplacement du n-ième atome à la date t, donné par l'équation (8) :
\begin{aligned} u_n(q', t) &= u_0 \exp\left[ \mathrm{i}(q'na - \omega(q')t) \right] \\ &= u_0 \exp\left[ \mathrm{i}\left(qna + 2\pi h n - \omega(q)t\right) \right] \\ &= u_0 \exp\left[ \mathrm{i}(qna - \omega(q)t) \right] \times \mathrm{e}^{\mathrm{i} 2\pi h n}. \end{aligned}Comme h \in \mathbb{Z} et n \in \mathbb{Z}, le produit hn est un entier, d'où \mathrm{e}^{\mathrm{i} 2\pi h n} = 1. Il vient ainsi :
u_n(q', t) = u_n(q, t) \quad \forall n \in [\![1 ; N]\!], \; \forall t.
Les deux nombres d'onde q et q' décrivent rigoureusement le même mouvement pour l'ensemble des atomes du réseau discret : ils représentent un seul et même mode physique.
Tout nombre d'onde réel q peut s'écrire de manière unique sous la forme q = q_0 + h\dfrac{2\pi}{a} avec h \in \mathbb{Z} et q_0 \in \left[-\dfrac{\pi}{a} ; \dfrac{\pi}{a}\right[. Pour décrire l'ensemble des modes physiques sans redondance, il suffit donc de restreindre l'étude à l'intervalle :
Résultat
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Discutez de l'expression du déplacement des atomes en plus de la périodicité de la pulsation.
« La plupart des candidats ont explicité la périodicité de ω sans discuter de l’expression de un pour les deux vecteurs d’onde. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
Notions : relation de dispersion, première zone de brillouin
Représenter graphiquement sur cet intervalle, appelé première zone de Brillouin, l'évolution de la pulsation en fonction de .
Voir l'indiceIndice
Tracer une arche de sinusoïde redressée symétrique par rapport à q=0, nulle en 0 et maximale en \pm \pi/a.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression de la relation de dispersion \omega(q) obtenue à la question Q8 et identifier ses propriétés de symétrie (parité).
- Calculer les valeurs remarquables aux bornes de la première zone de Brillouin (q = \pm \pi/a) ainsi qu'à l'origine (q = 0).
- Étudier la dérivée (vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}q}) à l'origine et aux bords de zone pour tracer précisément les tangentes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de la pulsation \omega(q) en arche de sinusoïde symétrique sur l'intervalle [-\pi/a, \pi/a[, maximale aux bords de zone.
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D'après la question Q8, la pulsation propre s'exprime par :
Sur la première zone de Brillouin, q \in \left[-\frac{\pi}{a}, \frac{\pi}{a}\right], la quantité \frac{qa}{2} appartient à l'intervalle \left[-\frac{\pi}{2}, \frac{\pi}{2}\right]. La fonction \omega(q) est paire et présente les caractéristiques remarquables suivantes :
À l'origine (q = 0) :
\omega(0) = 0Pour q > 0, au voisinage de l'origine, \omega(q) \approx \frac{A a}{2} q = c_s q où c_s = a\sqrt{\frac{K}{m}} est la célérité acoustique trouvée à la question Q7. La demi-tangente à droite est de pente +c_s, et celle à gauche de pente -c_s.
Aux limites de la zone (q = ± \frac{\pi}{a}) :
\omega\left(\pm \frac{\pi}{a}\right) = A = 2\sqrt{\frac{K}{m}} = \omega_{\max}Tangentes aux bords de zone : Pour q \in \left]0, \frac{\pi}{a}\right], \omega(q) = A\sin\left(\frac{qa}{2}\right), d'où :
\frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}q} = \frac{Aa}{2}\cos\left(\frac{qa}{2}\right)En q \to \pm \frac{\pi}{a}, \cos\left(\frac{qa}{2}\right) \to 0 : la tangente est horizontale aux bords de la zone de Brillouin (\frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}q} = 0).
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Pensez à faire figurer le point anguleux en q = 0 lors du tracé de la courbe.
« Certains candidats n’ont pas dessiné de point anguleux pour q = 0. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : approximation des milieux continus, relation de dispersion, vitesse de phase
Proposer un critère quantitatif permettant de fixer un domaine sur lequel la relation de dispersion peut être linéarisée. Comparer ce critère à celui utilisé dans le cadre de l'approximation des milieux continus, mise en œuvre à la question 7. Donner alors le lien entre et . À quoi correspond le facteur de proportionnalité ? On fera apparaître cette relation linéaire sur le graphique représenté en réponse à la question 11.
Voir l'indiceIndice
Effectuer le développement limité de \sin(qa/2) pour qa \ll 1, correspondant au régime des grandes longueurs d'onde devant le pas du réseau, et identifier la vitesse du son c_s = \omega/q.
Voir la stratégieStratégie
- Réaliser un développement limité au voisinage de q = 0 de la relation de dispersion obtenue à la question 8 pour identifier la condition de linéarité.
- Exprimer le nombre d'onde en fonction de la longueur d'onde \lambda et faire le lien avec l'approximation des milieux continus vue à la question 7.
- Identifier la relation linéaire \omega(q) ainsi que le facteur de proportionnalité, et tracer la droite correspondante sur la relation de dispersion.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarisation pour qa \ll 1 donnant \omega \approx c_s q, où le coefficient de proportionnalité c_s s'identifie à la vitesse acoustique continue.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question 8, la relation de dispersion s'écrit :
Pour |q|a \ll 1, un développement limité à l'ordre 1 au voisinage de 0 donne :
Le critère quantitatif permettant de linéariser la relation de dispersion est donc :
En reliant le nombre d'onde q à la longueur d'onde spatiale de l'excitation par q = \frac{2\pi}{\lambda}, ce critère devient :
Ce critère est rigoureusement identique à celui de l'approximation des milieux continus introduite à la question 7 (a \ll \lambda_c), où le pas du réseau a est très petit devant l'échelle spatiale de variation de la déformation.
Sous cette approximation, la pulsation s'écrit :
On a donc la relation linéaire :
Le facteur de proportionnalité est :
Il s'agit de la célérité des ondes acoustiques dans le milieu continu établie à la question 7. Dans ce domaine des grandes longueurs d'onde, le milieu n'est pas dispersif et la vitesse de phase v_\varphi = \frac{\omega}{|q|} est égale à la vitesse de groupe v_g = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}|q|} = c_s.
Résultat
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Menez la comparaison jusqu'à la condition λ >> a pour retrouver la célérité de la question 7, et traitez toutes les sous-questions.
« Cette question demande de comparer les deux critères d’approximation. Beaucoup des candidats ne sont pas allés au bout du raisonnement pour se rendre compte que les deux conditions étaient λ ≫a et qu’on retrouvait alors la célérité des ondes acoustiques obtenue à la question 7. »
« Par ailleurs, certains les candidats n’ont pas répondu aux plusieurs sous-questions dans cette question. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : dualité onde-corpuscule, photon, phonon
Ainsi décrite, l'onde se propageant le long du réseau cristallin peut être assimilée à une quasi-particule, appelée phonon, matérialisant la propagation d'un mode de vibration au sein du cristal induite par le mouvement collectif d'oscillation des atomes. Par analogie avec un autre domaine de la physique, nommer la particule associée à une onde également caractérisée par une relation de dispersion linéaire.
Voir l'indiceIndice
Faire le parallèle avec l'optique quantique où l'onde lumineuse de relation \omega = c k est associée au photon.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du photon, quantum d'énergie associé aux ondes électromagnétiques dispersées linéairement dans le vide avec \omega = ck.
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Dans le domaine de l'optique et de l'électromagnétisme (ou de la physique quantique), l'onde électromagnétique se propageant dans le vide obéit à la relation de dispersion linéaire :
où c est la célérité de la lumière dans le vide.
Le quantum d'énergie associé à cette onde électromagnétique, de masse nulle et vérifiant la relation d'énergie-impulsion linéaire E = p c (soit E = \hbar\omega et p = \hbar k), est le photon.
Résultat
Partie II : Fonctionnement d'un transducteur piézoélectrique
A · Modèle électromécanique de la piézoélectricité
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : équation de maxwell-gauss, théorème de gauss, théorème de green-ostrogradsky
Rappeler l'équation locale de Maxwell-Gauss dans une zone de l'espace où il existe une distribution volumique de charges . Déduire de cette équation le théorème de Gauss.
Voir l'indiceIndice
Écrire \mathrm{div}\vec{E} = \rho / \varepsilon_0 puis appliquer le théorème de Green-Ostrogradsky sur un volume fermé quelconque.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé de l'équation de Maxwell-Gauss locale et intégration volumique via le théorème de Green-Ostrogradsky pour obtenir le théorème de Gauss.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation locale de Maxwell-Gauss reliant le champ électrique \vec{E} à la densité volumique de charge \rho en tout point de l'espace s'écrit :
Considérons un volume macroscopique V délimité par une surface fermée \Sigma, orientée vers l'extérieur par son vecteur surface élémentaire \mathrm{d}\vec{S}. En intégrant l'équation de Maxwell-Gauss sur le volume V, on obtient :
Or, d'après le théorème de Green-Ostrogradski (théorème de flux-divergence), le flux sortant du champ \vec{E} à travers \Sigma est égal à l'intégrale de sa divergence sur le volume intérieur :
En identifiant la charge totale intérieure au volume V délimité par la surface \Sigma :
On en déduit la forme intégrale, à savoir le théorème de Gauss :
Résultat
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Détaillez le passage sous forme intégrale et l'application du théorème de Green-Ostrogradski pour établir le flux.
« La réponse à cette question doit être complète. De nombreuses copies ne discutent pas de la formulation intégrale ni de l’utilisation du théorème de Green-Ostrogradski pour obtenir le flux du champ électrique. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : vecteur déplacement électrique, théorème de gauss
Réécrire le théorème de Gauss pour le déplacement électrique dans le milieu diélectrique.
Voir l'indiceIndice
Remplacer \rho par \rho_{\mathrm{libre}} - \mathrm{div}\vec{P} dans l'équation de Maxwell-Gauss pour isoler \vec{D} = \varepsilon_0 \vec{E} + \vec{P}.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'équation de Maxwell-Gauss pour la charge totale \rho = \rho_{\text{libre}} + \rho_{\text{liée}}.
- Exprimer \rho_{\text{liée}} à l'aide de la divergence de la polarisation \vec{P} et regrouper les termes sous l'opérateur divergence pour faire apparaître le vecteur déplacement électrique \vec{D} = \varepsilon_0 \vec{E} + \vec{P}.
- Intégrer sur un volume quelconque et appliquer le théorème de Green-Ostrogradsky pour obtenir la forme intégrale du théorème de Gauss.
Voir la réponse courteRéponse courte
Formulation intégrale du flux du vecteur déplacement électrique \vec{D} à travers une surface fermée en fonction de la charge libre intérieure.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le diélectrique, la densité volumique totale de charge est la somme des charges libres et des charges liées de polarisation :
L'équation de Maxwell-Gauss locale s'écrit alors :
En introduisant le vecteur déplacement électrique \vec{D} = \varepsilon_0 \vec{E} + \vec{P}, on obtient l'équation locale :
En intégrant cette relation sur un volume V délimité par une surface fermée \Sigma orientée vers l'extérieur et en appliquant le théorème de Green-Ostrogradsky :
On en déduit l'expression du théorème de Gauss pour le champ \vec{D} sous forme intégrale :
où Q_{\text{libre, int}} désigne la charge libre totale contenue à l'intérieur de la surface fermée \Sigma.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Distinguez clairement les différentes densités volumiques de charge dans l'écriture du théorème pour D.
« Beaucoup de copies présentaient des confusions sur les densités volumiques de charges, provoquant des erreurs sur l’écriture du théorème de Gauss pour le champ ⃗D. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : capacité d'un condensateur plan, théorème de gauss, permittivité diélectrique
On considère que le système constitué des deux armatures séparées par un matériau diélectrique matérialise un condensateur plan. On souhaite déterminer la capacité de ce condensateur. On se place dans les conditions de l'électrostatique, c'est-à-dire que les champs ne dépendent pas du temps.
16.a) Expliquer pourquoi l'amplitude du champ est constante par morceaux, dans chacune des zones , et , qu'on dénommera respectivement zones I, II et III. On notera , et les composantes algébriques de selon dans les différentes zones.
16.b) Établir que le champ est nul hors du système .
16.c) Déterminer le champ pour dans l'intervalle .
16.d) En déduire la capacité du condensateur en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Utiliser les symétries planes pour justifier l'unidirectionnalité de \vec{D}, appliquer le théorème de Gauss sur une boîte cylindrique traversant les armatures, puis intégrer la relation E(x) = D(x)/(\varepsilon_0 \varepsilon_r) pour remonter à U et C.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter les invariances et symétries de la distribution de charges planes pour déterminer la direction et les dépendances spatiales du vecteur déplacement électrique \vec{D}.
- Appliquer le théorème de Gauss pour \vec{D} ou le principe de superposition pour déterminer \vec{D} dans chaque zone de l'espace.
- Relier le champ électrique \vec{E} à \vec{D} dans le diélectrique, en déduire la différence de potentiel U = V(L) - V(0), puis la capacité C = Q/U.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exploitation des symétries, calcul de \vec{D} et du champ \vec{E} entre les armatures, puis détermination de C = \varepsilon_0\varepsilon_r S/L.
Voir le corrigé completCorrigé complet
16.a) Dépendance spatiale et invariance de \vec{D}
Les armatures possèdent des dimensions latérales très grandes devant leur écartement (\ell_y, \ell_z \gg L). On néglige les effets de bord et on modélise les armatures comme des plans infinis parallèles au plan (y\mathrm{O}z).
Invariances : La distribution de charges libres est invariante par translation selon \vec{e}_y et \vec{e}_z. Le champ \vec{D} ne dépend donc que de la coordonnée x :
\vec{D}(\vec{r}) = \vec{D}(x).Symétries : Tout plan orthogonal aux armatures contenant \vec{e}_x (notamment (x\mathrm{O}y) et (x\mathrm{O}z)) est un plan de symétrie de la distribution de charges. Le champ \vec{D} appartient à l'intersection de ces plans :
\vec{D}(x) = D(x)\,\vec{e}_x.Théorème de Gauss local : Dans chacune des trois zones (zone I : x < 0, zone II : 0 < x < L, zone III : x > L), il n'y a aucune charge libre en volume (\rho_{\text{libre}} = 0). Ainsi :
\operatorname{div}\vec{D} = \frac{\mathrm{d}D_x}{\mathrm{d}x} = 0.
La composante D_x est donc constante selon x dans chaque zone : l'amplitude de \vec{D} est constante par morceaux, prenant respectivement les valeurs uniformes D_{\mathrm{I}}, D_{\mathrm{II}} et D_{\mathrm{III}}.
16.b) Champ \vec{D} hors du système \mathcal{S}
Les densités surfaciques de charges libres portées par les armatures sont :
Un plan infini uniformément chargé avec une densité surfacique libre \sigma crée un champ déplacement électrique :
Par superposition des champs créés par les deux armatures :
En zone I (x < 0) :
\vec{D}_{\mathrm{I}} = \left( -\frac{\sigma_0}{2} - \frac{\sigma_L}{2} \right)\vec{e}_x = \left( \frac{Q}{2S} - \frac{Q}{2S} \right)\vec{e}_x = \vec{0}.En zone III (x > L) :
\vec{D}_{\mathrm{III}} = \left( +\frac{\sigma_0}{2} + \frac{\sigma_L}{2} \right)\vec{e}_x = \left( -\frac{Q}{2S} + \frac{Q}{2S} \right)\vec{e}_x = \vec{0}.
16.c) Champ \vec{D} dans l'intervalle ]0, L[
En zone II (0 < x < L), par superposition ou en appliquant la relation de passage à la traversée de l'armature en x = 0 :
Comme \vec{D}_{\mathrm{I}} = \vec{0}, il vient immédiatement :
Remarque : La relation de passage en x = L, soit \vec{D}_{\mathrm{III}} - \vec{D}_{\mathrm{II}} = \sigma_L\,\vec{e}_x = +\frac{Q}{S}\,\vec{e}_x, redonne bien \vec{D}_{\mathrm{III}} = \vec{0}.
16.d) Capacité C du condensateur
Dans le milieu diélectrique linéaire, homogène et isotrope (au repos mécanique), la polarisation est \vec{P} = \varepsilon_0(\varepsilon_r - 1)\vec{E}, de sorte que :
Le champ électrique dérive du potentiel électrostatique (\vec{E} = -\vec{\operatorname{grad}} V = -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}x}\,\vec{e}_x) :
La différence de potentiel entre les deux armatures vaut donc :
Par définition de la capacité d'un condensateur reliant la charge Q de l'armature portée au potentiel le plus élevé à la tension U :
d'où :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Mobilisez les symétries et invariances ; une divergence nulle n'implique pas à elle seule l'uniformité du champ.
« De nombreuses copies ne présentent pas d’analyse des symétries et invariances pour obtenir les résultats demandés. »
« Certains candidats suggèrent que div ⃗D = 0 implique ⃗D uniforme, sans aucun analyse supplémentaire. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : dipôle électrostatique, moment dipolaire, barycentre de charges
Représenter la position des barycentres des charges positives et négatives pour la maille déformée représentée en figure 6. Exprimer, pour cette maille, la valeur absolue du moment dipolaire créé par l'élongation en fonction de la distance et de la charge élémentaire .
Voir l'indiceIndice
Constater par symétrie que les barycentres des trois charges positives et des trois charges négatives se décalent le long de l'axe d'extension, créant un dipôle global de charge équivalente 3e.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la répartition des charges dans la maille hexagonale (3 cations de charge +e et 3 anions de charge -e alternés sur les sommets).
- Exploiter les symétries de la maille déformée pour situer les barycentres G_+ et G_- sur l'axe de symétrie horizontal, séparés d'une distance d_\pm.
- Appliquer la définition du moment dipolaire électrostatique \vec{p} = q\,\vec{d} rappelée dans l'énoncé, où q est la charge totale portée par chaque barycentre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination du barycentre des charges positives et négatives après déformation et calcul du moment dipolaire p_{\text{hex}} = 3e d_{\pm}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Position des barycentres G_+ et G_-
La maille élémentaire représentée en figure 6 comporte 6 ions alternés :
- 3 ions positifs, portant chacun une charge +e ;
- 3 ions négatifs, portant chacun une charge -e.
Dans la configuration non déformée, les trois charges positives forment un triangle équilatéral de centre O, et les trois charges négatives un autre triangle équilatéral de même centre O. Les barycentres coïncident : G_+ = G_- = O, et le moment dipolaire est nul.
Sous l'effet de l'action mécanique \vec{F} selon l'axe horizontal (Ox) :
- La maille conserve un axe de symétrie horizontal : les barycentres G_+ et G_- se situent donc tous les deux sur cet axe horizontal médian.
- En revanche, la déformation rompt la symétrie centrale : les barycentres G_+ et G_- ne sont plus confondus et se séparent d'une distance d_\pm le long de l'axe (Ox).
2. Expression du moment dipolaire p_{\text{hex}}
D'après le préambule, le moment dipolaire associé à une distribution neutre de charges est donné par :
où q est la valeur absolue de la charge portée par chaque barycentre, et \vec{d} = \vec{G_-G_+} est le vecteur joignant le barycentre des charges négatives à celui des charges positives (\|\vec{d}\| = d_\pm).
La maille représentée contenant 3 charges positives +e et 3 charges négatives -e, la charge totale de chaque barycentre vaut :
La valeur absolue du moment dipolaire p_{\text{hex}} créé par la déformation s'écrit donc :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Connaissez la définition du barycentre de charges et appliquez-la rigoureusement.
« Il s’agissait de lire attentivement le sujet et de connaître la définition d’un barycentre de charges. Le jury s’étonne que la définition d’un barycentre ne soit pas connue par la plupart des candidats. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 18
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : polarisation diélectrique, piézoélectricité, potentiel électrostatique
En utilisant l'expression de de l'équation (10) et en reprenant le raisonnement conduit à la question 16 pour la situation illustrée sur la figure 5, déduire que la tension entre les armatures du matériau piézoélectrique s'écrit :
Cette équation est l'équation électrique d'un matériau piézoélectrique.
Voir l'indiceIndice
Calculer le champ électrique E dans le cristal à partir de D = -Q/S et de la polarisation totale fournie, puis intégrer E sur l'épaisseur L pour obtenir U = V(L) - V(0).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le vecteur déplacement électrique \vec{D} à partir de la relation \vec{D} = \varepsilon_0 \vec{E} + \vec{P} et de la loi de polarisation fournie.
- Réutiliser les résultats de la question 16 pour déterminer le champ \vec{D} entre les armatures en fonction des seules charges libres.
- En déduire le champ électrique \vec{E}, puis intégrer la circulation de ce champ pour exprimer la tension U = V(L) - V(0) au premier ordre en \xi.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de \vec{E} = (\vec{D}-\vec{P})/\varepsilon entre les armatures avec \vec{P} lié à l'élongation \xi pour établir la tension U(Q,\xi).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la définition du vecteur déplacement électrique et l'expression de la polarisation totale issue de l'équation (10) :
Comme établi à la question 16, le théorème de Gauss appliqué à \vec{D} ne fait intervenir que la densité de charges libres \rho_{\text{libre}}. Dans le milieu piézoélectrique isolant, \rho_{\text{libre}} = 0, et les charges libres restent localisées sur les armatures : -Q en x = 0 et +Q en x = L.
Le champ \vec{D} reste nul à l'extérieur du condensateur, et la condition de passage à travers l'armature en x = 0 donne, comme à la question 16.c :
En projetant la relation liant \vec{D} et \vec{E} selon l'axe \vec{e}_x, on en déduit la composante du champ électrique :
La tension entre les deux armatures s'obtient par circulation du champ électrostatique. À l'ordre un en \xi (puisque |\xi| \ll L) :
En reconnaissant la capacité C = \dfrac{\varepsilon_0 \varepsilon_r S}{L} obtenue à la question 16.d, on aboutit bien à l'équation électrique du matériau piézoélectrique :
Résultat
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : principe fondamental de la dynamique, oscillateur amorti, couplage électromécanique
En déduire la force de rappel qui s'exerce sur l'armature de charge , si celle-ci présente un déplacement par rapport à sa position au repos en . De plus, la modélisation de la dissipation au sein du matériau piézoélectrique lors du mouvement de l'armature se traduit par une action mécanique qui s'exerce sur celle-ci. On suppose par ailleurs que l'armature est caractérisée par une masse effective , qui prend en compte l'inertie du matériau piézoélectrique. Montrer alors que l'équation différentielle régissant le mouvement de l'armature se met sous la forme suivante :
Voir l'indiceIndice
Exprimer la force totale subie par l'armature mobile comme la somme de la force élasto-électrique interne et de la force d'amortissement visqueux -\alpha \dot{\xi}\vec{e}_x.
Voir la stratégieStratégie
- L'équation mécanique (12) donne la force externe \vec{F} qu'un opérateur doit exercer sur le matériau pour lui imposer l'allongement \xi à charge Q. En déduire la force de rappel exercée par le matériau sur l'armature mobile grâce au principe des actions réciproques.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'armature mobile de masse effective m dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du principe fondamental de la dynamique à l'armature mobile soumise au rappel élastique, au frottement fluide et à la force piézoélectrique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (12), la force extérieure qu'il faut appliquer à l'armature mobile située en x = L + \xi pour maintenir un allongement \xi en présence d'une charge Q est :
D'après le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la force de rappel exercée par le matériau piézoélectrique sur cette armature est l'opposée de la force extérieure :
Étudions à présent le mouvement de l'armature mobile de charge +Q :
- Système : armature mobile de masse effective m.
- Référentiel : référentiel du laboratoire, supposé galiléen.
Cinématique : la position de l'armature est x(t) = L + \xi(t), d'où une accélération :
\vec{a}(t) = \frac{\mathrm{d}^2 x}{\mathrm{d}t^2}\,\vec{e}_x = \frac{\mathrm{d}^2 \xi}{\mathrm{d}t^2}\,\vec{e}_xBilan des forces :
- la force de rappel élastique et piézoélectrique : \vec{F}_{\text{rappel}} = -(\gamma Q + k\xi)\,\vec{e}_x ;
- la force de frottement fluide modélisant la dissipation interne : \vec{f}_\xi = -\alpha \frac{\mathrm{d}\xi}{\mathrm{d}t}\,\vec{e}_x.
L'application du principe fondamental de la dynamique donne :
En projetant sur l'axe (\mathrm{O}x) orienté par \vec{e}_x et en regroupant tous les termes dans le membre de gauche, on obtient l'équation différentielle régissant le mouvement de l'armature :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Argumentez précisément l'expression de la force de rappel sans vous contenter de recopier la formule fournie.
« Au vu du résultat donné, le jury attendait un argument pour l’expression de la force de rappel. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : fonction de transfert, régime sinusoïdal forcé, oscillateur harmonique
À partir des équations (11) et (13), montrer que la fonction de transfert électromécanique du système peut s'écrire sous la forme :
où l'on exprimera , et en fonction des paramètres du problème. On supposera que .
Voir l'indiceIndice
Éliminer la charge Q entre les équations (11) et (13) écrites en régime sinusoïdal forcé pour isoler le rapport complexe \underline{\xi}_0 / U_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la charge Q en fonction de la tension U et du déplacement \xi à l'aide de l'équation électrique (11).
- Injecter cette relation dans l'équation de mouvement (13) pour obtenir une équation différentielle liant uniquement \xi(t) et U(t).
- Passer en régime sinusoïdal forcé à l'aide des amplitudes complexes pour identifier la forme canonique demandée et exprimer H_0, \omega_0 et Q_{\text{elm}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Substitution de la charge \underline{Q} en régime harmonique dans l'équation mécanique et identification canonique de H_0, \omega_0 et Q_{\text{elm}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation électrique (11) établie à la question précédente :
En reportant cette expression de la charge Q(t) dans l'équation différentielle du mouvement (13), il vient :
Soit, en regroupant les termes en \xi(t) :
En régime sinusoïdal forcé, en adoptant les représentations complexes \underline{U}(t) = U_0\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} et \underline{\xi}(t) = \underline{\xi}_0\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}, les dérivées temporelles se traduisent par une multiplication par \mathrm{i}\omega :
On en déduit la fonction de transfert électromécanique :
Puisque par hypothèse k > \gamma^2 C, on peut factoriser le dénominateur par (k - \gamma^2 C) > 0 :
Par identification avec la forme canonique proposée :
on obtient :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : résonance d'élongation, facteur de qualité
Déterminer l'expression du module de la fonction de transfert en fonction de , , et . Déterminer pour quelle valeur de la réponse du système est maximale, en précisant la condition pour laquelle existe.
Voir l'indiceIndice
Poser le changement de variable u = \omega^2 pour chercher le minimum du trinôme sous la racine au dénominateur du module de la fonction de transfert.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le module de \underline{H}_{\text{elm}}(\omega) en prenant le module du quotient de la fonction de transfert établie à la question précédente.
- Poser la variable sans dimension u = \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^2 afin de minimiser le polynôme sous la racine carrée au dénominateur.
- Étudier le signe de la dérivée par rapport à u et en déduire la pulsation de résonance \omega_m > 0 ainsi que la condition d'existence Q_{\text{elm}} > \frac{1}{\sqrt{2}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du module de \underline{H}_{\text{elm}}(\omega), étude de son extremum et obtention de la condition de résonance Q_{\text{elm}} > 1/\sqrt{2} et de \omega_m.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de \underline{H}_{\text{elm}}(\omega) obtenue à la question Q20 :
Le module de la fonction de transfert s'écrit directement :
Pour déterminer la pulsation \omega_m > 0 maximisant |\underline{H}_{\text{elm}}(\omega)|, on cherche la valeur qui minimise la quantité présente sous le radical au dénominateur. En introduisant la variable u = \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^2 > 0, considérons la fonction :
Il s'agit d'un trinôme du second degré en u, dont le coefficient dominant est strictement positif (+1). Sa dérivée première par rapport à u est :
Cette dérivée s'annule en un extremum unique, qui est un minimum global :
Pour qu'il existe une pulsation de résonance \omega_m > 0 non nulle, il faut et il suffit que u_m > 0, soit :
Comme Q_{\text{elm}} > 0, la condition d'existence d'une résonance en élongation est :
Sous cette condition, la pulsation \omega_m à laquelle la réponse du système est maximale s'exprime par :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Démontrez proprement les expressions au lieu d'invoquer des résultats appris par cœur.
« Suite logique à la question précédente, cette question a parfois été mal traitée avec des affirmations "par cœur", qui n’étaient pas nécessaires. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : résonance aiguë, comportement asymptotique, tracé de courbe
Dans l'approximation d'une résonance aigüe, c'est-à-dire pour , exprimer en fonction de . Étudier le comportement asymptotique de pour et . Représenter graphiquement la courbe . On fera apparaître les valeurs de pour et , ainsi que l'ordonnée et l'abscisse du point correspondant à la résonance.
Voir l'indiceIndice
Prendre la limite Q_{\mathrm{elm}} \gg 1 dans l'expression de \omega_m, évaluer le gain statique et le comportement passe-bas en -40\text{ dB/décade} pour les hautes fréquences.
Voir la stratégieStratégie
- Effectuer un développement limité au premier ordre non nul en 1/Q_{\text{elm}}^2 pour exprimer \omega_m sous l'hypothèse Q_{\text{elm}} \gg 1.
- Réaliser l'étude asymptotique du module à basse fréquence (\omega \ll \omega_m) et à haute fréquence (\omega \gg \omega_m), puis évaluer l'amplitude au pic de résonance.
- Tracer l'allure de la courbe en faisant figurer les grandeurs caractéristiques demandées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Approximation \omega_m \approx \omega_0 pour Q_{\text{elm}} \gg 1, étude des limites basse et haute fréquence et esquisse de la courbe de résonance.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q21, la pulsation de résonance s'écrit :
Dans le cadre de l'approximation d'une résonance aiguë, c'est-à-dire pour Q_{\text{elm}} \gg 1, on a 1/(2 Q_{\text{elm}}^2) \ll 1. Par développement limité à l'ordre 1 :
Comportement asymptotique de |\underline{H}_{\text{elm}}(\omega)| :
Pour \omega \ll \omega_m (soit \omega \ll \omega_0) :
|\underline{H}_{\text{elm}}(\omega)| \approx \frac{|H_0|}{\sqrt{1^2 + 0}} = |H_0|En particulier, en régime statique (\omega = 0) :
\boxed{|\underline{H}_{\text{elm}}(0)| = |H_0|}Pour \omega \gg \omega_m (soit \omega \gg \omega_0) : Le terme prépondérant sous le radical est \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^4, d'où :
|\underline{H}_{\text{elm}}(\omega)| \approx |H_0| \left(\frac{\omega_0}{\omega}\right)^2Le module tend donc vers zéro selon une loi en 1/\omega^2 (pente de -40\text{ dB/décade} en représentation de Bode) :
\boxed{\lim_{\omega \to +\infty} |\underline{H}_{\text{elm}}(\omega)| = 0}
Valeur à la résonance : En substituant \omega = \omega_m \approx \omega_0 dans l'expression du module :
Puisque Q_{\text{elm}} \gg 1, le pic de résonance est extrêmement marqué devant la valeur statique (Q_{\text{elm}}|H_0| \gg |H_0|).
Représentation graphique :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Indiquez tous les points caractéristiques exigés sur le graphe, en particulier l'amplitude à la résonance comparée à celle en basse fréquence.
« Le jury regrette que certains points caractéristiques du graphique, explicitement demandés, n’étaient parfois pas donnés par les candidats, notamment l’ordonnée à la résonance, permettant la validation du caractère résonant par rapport à l’amplitude en ω →0. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : facteur de qualité, résonance
Comparer la courbe de la fonction de transfert électromécanique obtenue avec la courbe de la figure 2 obtenue expérimentalement. À partir de l'évaluation des paramètres expérimentaux réalisée à la question 1, discuter de l'approximation réalisée à la question 22.
Voir l'indiceIndice
Confronter l'allure d'un filtre passe-bande expérimental (figure 2) à la réponse passe-bas résonante du déplacement \xi, et vérifier que la condition Q \approx 27 \gg 1 valide pleinement l'approximation de résonance aiguë.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer l'allure générale de la réponse théorique |\underline{H}_{\text{elm}}(\omega)| établie à la question Q22 (filtre passe-bas du second ordre résonant) avec la réponse mesurée expérimentalement sur la figure 2 (comportement de type passe-bande), en expliquant l'accord au voisinage du pic et l'origine physique de la divergence à basse fréquence.
- Réinvestir la valeur numérique du facteur de qualité obtenue à la question Q1 (Q \approx 27) pour évaluer la validité de l'approximation de résonance aiguë (Q_{\text{elm}} \gg 1) et l'écart relatif entre \omega_m et \omega_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Confrontation de la forme du pic avec les mesures de la question 1 montrant que Q \gg 1, validant l'approximation de résonance aiguë.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Comparaison des courbes théorique et expérimentale :
- Points communs au voisinage de la résonance : les deux courbes présentent un pic de résonance très marqué et étroit autour d'une fréquence centrale f_0 \approx f_p \approx 40\text{ kHz}. Dans les deux cas, l'amplitude s'atténue rapidement dès que l'on s'écarte de cette fréquence.
Différence à basse fréquence :
- La fonction de transfert électromécanique \underline{H}_{\text{elm}}(\omega) = \frac{\underline{\xi}_0}{U_0} correspond à un filtre passe-bas du second ordre : en régime statique (\omega \to 0), le déplacement tend vers une valeur finie non nulle |\underline{H}_{\text{elm}}(0)| = |H_0|.
- La courbe expérimentale de la figure 2 tend vers zéro aux basses fréquences, traduisant un comportement passe-bande. En effet, le microphone mesure la surpression acoustique p(t) engendrée par la vibration de l'armature : or, un déplacement statique (\omega = 0) ne génère aucune surpression propagative (\underline{p} \propto \mathrm{i}\omega \underline{\xi} ou -\omega^2 \underline{\xi} selon le couplage de rayonnement).
2. Discussion de l'approximation de résonance aiguë : À la question Q1, l'évaluation expérimentale a fourni :
D'après l'expression exacte de la pulsation de résonance obtenue à la question Q21 :
Le terme correctif vaut :
L'écart relatif entre la pulsation de résonance \omega_m et la pulsation propre \omega_0 est alors :
Soit un décalage en fréquence inférieur à 15\text{ Hz} pour une fréquence propre de 40\text{ kHz}, ce qui est largement en-dessous de la précision des mesures expérimentales.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Proposez une comparaison rigoureuse et critique des deux allures résonantes, y compris aux basses fréquences.
« Certains candidats ont été gênés par la comparaison des amplitudes à basse fréquence. Il s’agissait d’avoir une discussion honnête et pertinente sur les deux courbes, qui caractérisent une résonance. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
B · Modèle électrocinétique d'un transducteur piézoélectrique
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : impédance complexe, circuit rlc, résonance et antirésonance
Montrer que l'impédance du dipôle électrique s'écrit de la manière suivante :
On exprimera , , et en fonction de , , et . En déduire l'expression du module de l'impédance complexe .
Voir l'indiceIndice
Calculer l'admittance équivalente de la branche RLC série en parallèle avec la capacité C_0, puis factoriser numérateur et dénominateur sous forme canonique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'impédance de la branche motrice série (L_m, C_m, R_m), puis associer cette branche en parallèle avec le condensateur de capacité C_0.
- Factoriser R_m au numérateur et au dénominateur pour faire apparaître les formes canoniques des circuits RLC série résonant (pulsation \omega_r) et anti-résonant (pulsation \omega_a).
- Prendre le module de l'expression complexe obtenue.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'admittance équivalente des deux branches en parallèle et mise sous la forme factorisée en introduisant \omega_r, \omega_a, Q_r et Q_a.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le dipôle \mathrm{AB} est constitué de la mise en parallèle de la branche capacitive d'impédance Z_0 = \frac{1}{\mathrm{i}C_0\omega} et de la branche motrice d'impédance série :
L'impédance équivalente Z_{\mathrm{AB}} vérifie :
Transformons séparément le numérateur et le dénominateur :
Pour le numérateur :
\begin{aligned} Z_m &= R_m \left[ 1 + \mathrm{i}\left( \frac{L_m\omega}{R_m} - \frac{1}{R_m C_m\omega} \right) \right] \\ &= R_m \left[ 1 + \mathrm{i}\frac{L_m\omega_r}{R_m} \left( \frac{\omega}{\omega_r} - \frac{\omega_r}{\omega} \right) \right] \end{aligned}en posant :
\omega_r = \frac{1}{\sqrt{L_m C_m}} \quad \text{et} \quad Q_r = \frac{L_m\omega_r}{R_m} = \frac{1}{R_m}\sqrt{\frac{L_m}{C_m}}Pour le dénominateur :
\begin{aligned} Z_m + \frac{1}{\mathrm{i}C_0\omega} &= R_m + \mathrm{i}L_m\omega + \frac{1}{\mathrm{i}\omega}\left( \frac{1}{C_m} + \frac{1}{C_0} \right) \\ &= R_m + \mathrm{i}L_m\omega + \frac{1}{\mathrm{i}C_{\text{éq}}\omega} \end{aligned}où C_{\text{éq}} = \frac{C_0 C_m}{C_0 + C_m} représente la mise en série des capacités C_m et C_0. On factorise de même par R_m :
\begin{aligned} Z_m + \frac{1}{\mathrm{i}C_0\omega} &= R_m \left[ 1 + \mathrm{i}\frac{L_m\omega_a}{R_m} \left( \frac{\omega}{\omega_a} - \frac{\omega_a}{\omega} \right) \right] \end{aligned}en posant :
\omega_a = \frac{1}{\sqrt{L_m C_{\text{éq}}}} = \sqrt{\frac{C_0 + C_m}{L_m C_0 C_m}} \quad \text{et} \quad Q_a = \frac{L_m\omega_a}{R_m} = \frac{1}{R_m}\sqrt{\frac{L_m(C_0 + C_m)}{C_0 C_m}}
En simplifiant par R_m, on retrouve exactement l'expression demandée :
avec :
Le module de Z_{\mathrm{AB}} s'en déduit immédiatement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : impédance complexe, extremum
En ignorant le préfacteur , déterminer successivement les minima du numérateur et du dénominateur de en fonction de . En déduire si et sont des minima ou des maxima de ."
Voir l'indiceIndice
Identifier les pulsations d'annulation des parties imaginaires du numérateur (annulation de la branche série) et du dénominateur (anti-résonance parallèle).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'expression du numérateur et du dénominateur du quotient figurant dans |Z_{\mathrm{AB}}|, puis déterminer la pulsation qui annule les termes quadratiques respectifs pour trouver leurs minima globaux.
- En déduire le comportement du quotient (et donc de l'impédance en négligeant la lente variation du facteur 1/C_0\omega) au voisinage de \omega_r et \omega_a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Annulation des termes imaginaires au numérateur et au dénominateur pour montrer que |Z_{\mathrm{AB}}| est minimal en \omega_r et maximal en \omega_a.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression établie à la question précédente (Q24), le module de l'impédance s'écrit :
en posant :
Minima du numérateur et du dénominateur :
La quantité \left( \frac{\omega}{\omega_r} - \frac{\omega_r}{\omega} \right)^2 est positive ou nulle et s'annule uniquement pour \omega = \omega_r (car \omega > 0). Ainsi :
\forall \omega > 0, \quad N(\omega) \ge 1 \quad \text{avec} \quad N(\omega_r) = 1.Le minimum du numérateur N(\omega) est donc atteint en :
\boxed{\omega = \omega_r}De même, \left( \frac{\omega}{\omega_a} - \frac{\omega_a}{\omega} \right)^2 est positive ou nulle et s'annule uniquement pour \omega = \omega_a. Ainsi :
\forall \omega > 0, \quad D(\omega) \ge 1 \quad \text{avec} \quad D(\omega_a) = 1.Le minimum du dénominateur D(\omega) est donc atteint en :
\boxed{\omega = \omega_a}
Nature des extremums de |Z_{\mathrm{AB}}| : Les pulsations caractéristiques sont distinctes car \omega_a = \omega_r \sqrt{1 + \frac{C_m}{C_0}} > \omega_r. En faisant abstraction de la lente variation du facteur 1/(C_0\omega) :
Pour \omega = \omega_r, le numérateur N(\omega) passe par son minimum absolu (N(\omega_r) = 1) alors que le dénominateur est strictement supérieur à 1 (D(\omega_r) > 1). Le quotient \frac{N(\omega)}{D(\omega)} présente donc un creux prononcé :
\boxed{|Z_{\mathrm{AB}}(\omega_r)| \text{ correspond à un \textbf{minimum}} \text{ de } |Z_{\mathrm{AB}}|.}Pour \omega = \omega_a, le dénominateur D(\omega) passe par son minimum absolu (D(\omega_a) = 1) alors que le numérateur est strictement supérieur à 1 (N(\omega_a) > 1). Le quotient \frac{N(\omega)}{D(\omega)} présente alors un pic très élevé :
\boxed{|Z_{\mathrm{AB}}(\omega_a)| \text{ correspond à un \textbf{maximum}} \text{ de } |Z_{\mathrm{AB}}|.}
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Justifiez mathématiquement la nature des extrema identifiés au lieu d'affirmer le résultat sans preuve.
« Il manque souvent des arguments mathématiques pour déterminer si ce sont bien des maxima ou des minima. La plupart du temps, la réponse est parachutée sans argument. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : résonance, antirésonance, impédance
L'amplitude de la tension étant fixée par la source, justifier qu'on observe une résonance concernant l'émission d'une onde sonore pour et une anti-résonance pour .
Voir l'indiceIndice
Relier le courant traversant le transducteur à l'admittance Y_{\mathrm{AB}} = 1/Z_{\mathrm{AB}} pour une tension imposée : impédance minimale signifie courant et vibration acoustique maximaux.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'amplitude du courant total délivré au transducteur en fonction de la tension imposée U_0 et de l'impédance |Z_{\mathrm{AB}}|.
- Relier le comportement de ce courant aux extrema de |Z_{\mathrm{AB}}| établis à la question précédente (Q25) pour caractériser l'énergie transmise et l'onde acoustique émise.
Voir la réponse courteRéponse courte
Justification physique : l'impédance minimale en \omega_r maximise le courant mécanique utile (résonance), tandis qu'elle le bloque en \omega_a (antirésonance).
Voir le corrigé completCorrigé complet
La source impose une tension d'amplitude U_0 constante aux bornes du dipôle \mathrm{AB}. L'amplitude I_0(\omega) du courant électrique circulant dans le transducteur s'exprime donc par la loi d'Ohm :
D'après les résultats de la question Q25 :
À la pulsation \omega = \omega_r : le module de l'impédance |Z_{\mathrm{AB}}| présente un minimum prononcé (la branche motionnelle série L_m\text{--}C_m\text{--}R_m est à sa propre résonance et présente une impédance minimale égale à R_m). L'amplitude du courant total I_0 appelé par le transducteur est alors maximale. La puissance électrique convertie en énergie mécanique de vibration est maximale, provoquant une élongation maximale du matériau piézoélectrique et donc une amplitude maximale de la surpression acoustique :
\boxed{\text{Pour } \omega = \omega_r, \text{ on observe une résonance d'émission acoustique.}}À la pulsation \omega = \omega_a : le module de l'impédance |Z_{\mathrm{AB}}| présente un maximum local très élevé (la branche motionnelle L_m\text{--}C_m présente un comportement inductif qui entre en résonance parallèle avec le condensateur C_0, formant un circuit bouchon). L'amplitude du courant I_0 délivré par la source est alors minimale. Le couplage électromécanique n'est plus alimenté, l'amplitude de vibration du cristal s'effondre et l'émission sonore devient quasi nulle :
\boxed{\text{Pour } \omega = \omega_a, \text{ on observe une anti-résonance.}}
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Reliez explicitement les extrema d'impédance au mouvement de l'armature pour expliquer l'émission acoustique.
« Cependant, très peu de candidats ont discuté du lien avec le déplacement de l’armature pour l’émission d’onde sonore. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
C · Lien entre le modèle électromécanique et le circuit équivalent
Question 27
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : couplage électromécanique, impédance d'entrée, analogie électromécanique
Le courant représenté sur les figures 7 et 8 et la charge des armatures du matériau piézoélectrique ont pour notation complexe respectivement et . En utilisant les équations (11) et (13), montrer que l'impédance du système peut se mettre sous la forme de l'impédance du dipôle électrique AB, dont l'expression est donnée par l'équation (15).
Voir l'indiceIndice
Exprimer le courant complexe \underline{I} = \mathrm{i}\omega\underline{Q} puis exprimer le rapport U / \underline{I} en réinjectant \underline{\xi} tiré de l'équation mécanique.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les grandeurs mécaniques et électriques en régime sinusoïdal forcé à l'aide des amplitudes complexes, en reliant la charge \underline{Q} au courant \underline{I} par la relation \underline{I} = \mathrm{i}\omega\underline{Q}.
- Exprimer l'allongement \underline{\xi} en fonction de \underline{Q} via l'équation du mouvement (13), puis injecter dans l'équation électrique (11) pour obtenir l'impédance Z_\mathcal{S} = \underline{U}/\underline{I}.
- Décomposer l'admittance Y_\mathcal{S} = 1/Z_\mathcal{S} sous la forme d'une somme de deux termes pour faire apparaître l'équivalence avec le circuit de la figure 8, ce qui conduit directement à la forme canonique de l'équation (15).
Voir la réponse courteRéponse courte
Élimination de \underline{\xi} entre l'équation mécanique et la relation électrique pour exprimer l'impédance d'entrée et retrouver la forme de Z_{\mathrm{AB}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En régime sinusoïdal établi de pulsation \omega, en adoptant la convention récepteur pour le dipôle \mathcal{S} alimenté sous la tension U(t) par le courant I(t) chargeant l'armature en x = L, la charge Q(t) et le courant I(t) sont liés par :
L'équation différentielle régissant le mouvement de l'armature mobile (équation 13) s'écrit en notation complexe :
On en déduit l'expression de l'élongation complexe :
En reportant cette expression dans l'équation électrique du matériau piézoélectrique (équation 11) :
L'impédance du système Z_\mathcal{S} = \underline{U}/\underline{I} admet donc pour admittance Y_\mathcal{S} = 1/Z_\mathcal{S} :
Cette admittance correspond rigoureusement à l'association en parallèle :
- d'une capacité C_0 = C (admittance \mathrm{i}C_0\omega) ;
- d'une branche série comprenant une résistance R_m = \dfrac{\alpha}{\gamma^2 C^2}, une inductance L_m = \dfrac{m}{\gamma^2 C^2} et une capacité C_m = \dfrac{\gamma^2 C^2}{k - \gamma^2 C}.
Le système électromécanique \mathcal{S} admet donc exactement le circuit équivalent de la figure 8, ce qui établit que son impédance Z_\mathcal{S} se met sous la forme de l'équation (15) :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Soyez très vigilant dans la conduite des calculs pour mener l'expression à son terme.
« Cette question a été le siège de nombreuses erreurs de calculs empêchant la plupart des candidats d’aboutir au résultat. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : analogie électromécanique, identification de paramètres
Relier les paramètres électrocinétique , , et aux paramètres électromécaniques , , , et .
Voir l'indiceIndice
Procéder par identification terme à terme des coefficients de l'admittance mécanique avec ceux de la branche RLC motionnelle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'admittance Y_{\mathcal{S}} = \frac{\underline{I}}{\underline{U}} du système piézoélectrique à partir des équations électromécaniques (11) et (13) en régime sinusoïdal forcé.
- Comparer cette admittance à celle du circuit équivalent constitué de la branche capacitive C_0 en parallèle avec la branche série (R_m, L_m, C_m).
- Identifier terme à terme pour en déduire les expressions de C_0, L_m, C_m et R_m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification membre à membre des paramètres : C_0 = C, L_m = m/\gamma^2, R_m = \alpha/\gamma^2 et C_m = \gamma^2/k.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En régime sinusoïdal établi à la pulsation \omega, avec les grandeurs complexes associées, l'intensité du courant s'écrit :
D'après l'équation électrique (11), la charge s'exprime en fonction de la tension et de l'élongation :
En injectant cette relation dans l'équation du mouvement (13) :
soit, en regroupant les termes en \underline{\xi} :
On en déduit l'expression du courant \underline{I} :
L'admittance complexe Y_{\mathcal{S}} = \frac{\underline{I}}{\underline{U}} du transducteur s'écrit donc :
Or, pour le dipôle électrocinétique représenté sur la figure 8, l'admittance équivalente est la somme de l'admittance de la capacité C_0 et de l'admittance de la branche série (R_m, L_m, C_m) :
Par identification directe de ces deux expressions, on obtient les équivalences électromécaniques :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Présentez une identification soignée des paramètres électrocinétiques et électromécaniques.
« L’identification est parfois brouillonne et souvent fausse à cause des erreurs à la Q27. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : dissipation d'énergie, effet joule, frottement fluide
Identifier le paramètre électrocinétique responsable de la dissipation dans le système. Est-ce cohérent avec le modèle électromécanique ?
Voir l'indiceIndice
Remarquer que la résistance R_m est directement proportionnelle au coefficient de frottement fluide mécanique \alpha.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la résistance R_m traduisant la dissipation par effet Joule, image directe du coefficient de frottement mécanique \alpha.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le modèle électrocinétique représenté sur la figure 8, les éléments réactifs (l'inductance L_m et les capacités C_0 et C_m) emmagasinent et échangent de l'énergie sans la dissiper en moyenne. Le seul composant dissipatif est le conducteur ohmique, caractérisé par sa résistance motionnelle R_m, qui dissipe de la puissance par effet Joule :
Ce résultat est parfaitement cohérent avec le modèle électromécanique :
Dans le modèle mécanique, la dissipation d'énergie est modélisée par la force de frottement visqueux \vec{f}_\xi = -\alpha \frac{\mathrm{d}\xi}{\mathrm{d}t}\vec{e}_x, caractérisée par le coefficient d'amortissement \alpha. La puissance mécanique dissipée s'écrit instantanément :
\mathcal{P}_{\text{diss, méca}}(t) = -\vec{f}_\xi \cdot \left(\frac{\mathrm{d}\xi}{\mathrm{d}t}\vec{e}_x\right) = \alpha \left(\frac{\mathrm{d}\xi}{\mathrm{d}t}\right)^2D'après la relation établie à la question Q28 :
R_m = \frac{\alpha}{\gamma^2 C^2}La résistance R_m est directement proportionnelle au coefficient de dissipation mécanique \alpha. En l'absence de dissipation mécanique (\alpha = 0), on a R_m = 0 : le circuit équivalent devient alors purement réactif (non dissipatif).
De plus, le courant dans la branche motionnelle étant lié à la vitesse de déplacement par i_m(t) = -\gamma C \frac{\mathrm{d}\xi}{\mathrm{d}t}, la puissance dissipée par effet Joule dans la résistance R_m vaut :
\mathcal{P}_J(t) = R_m \, i_m(t)^2 = \frac{\alpha}{\gamma^2 C^2} \left(-\gamma C \frac{\mathrm{d}\xi}{\mathrm{d}t}\right)^2 = \alpha \left(\frac{\mathrm{d}\xi}{\mathrm{d}t}\right)^2 = \mathcal{P}_{\text{diss, méca}}(t)
L'égalité stricte des puissances dissipées confirme la cohérence physique entre les deux descriptions.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Identifiez expressément la relation entre Rm et le coefficient d'amortissement α pour justifier la dissipation.
« Le lien entre Rm et α devait être identifié pour répondre complètement à cette question. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Partie III : Analyseur spectral
A · Interaction entre un champ électromagnétique et les phonons
Question 30
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : relation de dispersion, onde électromagnétique dans le vide
Rappeler l'expression de la relation de dispersion pour des ondes électromagnétiques dans le vide, ici assimilées à des photons.
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Écrire simplement la relation linéaire non dispersive liant la pulsation et le module du vecteur d'onde dans le vide : \omega = c k.
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Rappel de la relation de dispersion linéaire dans le vide k(\omega) = \omega/c traduisant la propagation sans dispersion.
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Dans le vide, les ondes électromagnétiques se propagent à la célérité c et vérifient l'équation de d'Alembert. Pour une onde plane progressive monochromatique de pulsation \omega et de vecteur d'onde \vec{k}, la relation de dispersion s'écrit classiquement :
où k = \|\vec{k}\| est la norme du vecteur d'onde.
Sous l'angle corpusculaire, un photon possède une énergie \mathcal{E} = \hbar\omega et une quantité de mouvement de norme p = \hbar k. Sa masse au repos étant nulle, la relation énergie-impulsion relativiste \mathcal{E}^2 = p^2 c^2 + m^2 c^4 se réduit à \mathcal{E} = pc, ce qui redonne immédiatement :
On en déduit l'expression demandée pour k(\omega) :
Résultat
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : conservation de l'énergie, photon, phonon
Établir la relation liant , et .
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Traduire la conservation de l'énergie lors de l'absorption du phonon par le photon : \hbar \omega' = \hbar \omega + \hbar \Omega.
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Le phénomène d'interaction acousto-optique est modélisé par un processus corpusculaire où un photon incident absorbe un phonon pour donner un photon émergent. On applique la loi de conservation de l'énergie à ce processus.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation de l'énergie \hbar\omega' = \hbar\omega \pm \hbar\Omega lors de la diffusion inélastique photon-phonon conduisant à \omega' = \omega \pm \Omega.
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Considérons le système fermé constitué des particules interagissantes. Lors de l'absorption du phonon par le photon incident, l'énergie totale se conserve :
En remplaçant les énergies par leurs expressions données par l'énoncé :
- pour le photon incident : \mathcal{E}_i = \hbar \omega ;
- pour le phonon incident : \mathcal{E} = \hbar \Omega ;
- pour le photon émergent : \mathcal{E}_f = \hbar \omega'.
Il vient :
En simplifiant par la constante de Planck réduite \hbar \neq 0, on obtient la relation :
Résultat
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Précisez le principe physique à l'origine de la relation entre pulsations au lieu de la poser sans justification.
« Certains candidats ont parachuté la relation sans préciser l’origine de la relation proposée. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : spectre visible, résolution spectrale, effet doppler
On souhaite déterminer la fréquence de l'onde acoustique dans le cristal. Un spectromètre optique usuel possède une résolution d'environ . On considère une onde acoustique de fréquence à la célérité et la source laser émet une radiation de longueur d'onde . Préciser à quelle couleur correspond cette longueur d'onde. Expliquer pourquoi un tel spectromètre ne permet pas de déterminer la valeur de . On pourra réaliser des approximations pertinentes qui pourront être réutilisées dans la suite.
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Calculer \Lambda = c_s/F, puis différentier la relation \lambda = 2\pi c/\omega pour estimer le décalage \Delta\lambda \approx \lambda^2 F/c et le comparer à la résolution du spectromètre.
Voir la stratégieStratégie
- Associer la longueur d'onde dans le visible \lambda = 600\text{ nm} au domaine spectral de couleur correspondant.
- Calculer la longueur d'onde acoustique \Lambda dans le cristal à partir de sa célérité c_s et de sa fréquence F.
- Relier le décalage en longueur d'onde de l'onde lumineuse |\Delta\lambda| à la fréquence acoustique F par différentiation, puis comparer ce décalage à la résolution \Delta\lambda_{\text{spec}} du spectromètre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Association du jaune-orangé à 600\text{ nm} et calcul de \Delta\lambda \sim 10^{-4}\text{ nm}, bien trop faible pour la résolution de 1\text{ nm} du spectromètre.
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Couleur de la radiation :
Une radiation de longueur d'onde dans le vide \lambda = 600\text{ nm} se situe dans le domaine visible, plus précisément dans le domaine de la couleur orange (intervalle usuel d'environ 590\text{ nm} à 620\text{ nm}).
Longueur d'onde acoustique dans le cristal :
L'onde acoustique se propage à la célérité c_s avec une fréquence F, d'où :
Application numérique :
Résolution du spectromètre optique :
D'après le résultat de la question précédente (Q31), la conservation de l'énergie impose \omega' = \omega + \Omega, ce qui s'écrit en termes de fréquences optiques f_{\text{opt}}' = f_{\text{opt}} + F, soit un décalage en fréquence :
La relation entre la fréquence optique et la longueur d'onde dans le vide est f_{\text{opt}} = \frac{c}{\lambda}. Comme la fréquence acoustique F = 2{,}00 \times 10^8\text{ Hz} est extrêmement petite devant la fréquence optique :
on a \frac{F}{f_{\text{opt}}} = 4{,}00 \times 10^{-7} \ll 1, soit \Omega \ll \omega.
On peut donc différentier la relation \lambda = \frac{c}{f_{\text{opt}}} au premier ordre pour obtenir la variation |\Delta\lambda| = |\lambda' - \lambda| :
Application numérique :
On constate que :
L'écart en longueur d'onde induit par l'onde acoustique est environ quatre ordres de grandeur inférieur à la limite de résolution du spectromètre. Il est donc impossible de mesurer la fréquence F, et par suite la longueur d'onde \Lambda = c_s/F, par spectrométrie optique directe.
Résultat
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Formulez et justifiez l'approximation selon laquelle les longueurs d'onde optiques sont quasi identiques.
« Dans cette question, il s’agissait de réaliser l’approximation que les longueurs d’onde optiques sont très proches. Peu de candidats l’ont réalisée et le jury regrette que presque aucun candidat ne l’ait justifiée. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : conservation de la quantité de mouvement, diffusion inélastique
En utilisant la conservation de la quantité de mouvement, obtenir deux relations : l'une exprimant en fonction de et , l'autre reliant , et .
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Projeter la relation vectorielle de conservation de la quantité de mouvement \vec{p}_i + \vec{P}_i = \vec{p}_f selon l'axe longitudinal et l'axe transverse.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire le bilan de quantité de mouvement lors de l'absorption du phonon par le photon incident sous forme vectorielle.
- Projeter cette relation vectorielle dans le repère cartésien (\vec{u}_x, \vec{u}_y) défini sur la figure 10 pour obtenir les deux équations scalaires demandées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Conservation de l'impulsion totale \hbar\vec{k}_f = \hbar\vec{k}_i + \hbar\vec{q} projetée selon les directions parallèle et orthogonale au faisceau incident.
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Lors de l'interaction, le système {photon incident + phonon} donne naissance au photon émergent par absorption du phonon. Le principe de conservation de la quantité de mouvement totale s'écrit :
En remplaçant les quantités de mouvement par leurs expressions en fonction des vecteurs d'onde respectifs (\vec{p}_i = \hbar \vec{k}_i, \vec{P}_i = \hbar \vec{q} et \vec{p}_f = \hbar \vec{k}_f) et en simplifiant par \hbar, on obtient :
D'après la figure 10 :
- le vecteur d'onde incident est dirigé selon l'axe optique (\Delta) = (\mathrm{O}x) : \vec{k}_i = k_i \vec{u}_x ;
- le vecteur d'onde du phonon est orthogonal à l'axe optique et dirigé selon \vec{u}_y : \vec{q} = q \vec{u}_y ;
- le vecteur d'onde du photon émergent fait un angle \theta avec l'axe optique (\Delta) : \vec{k}_f = k_f \cos\theta\,\vec{u}_x + k_f \sin\theta\,\vec{u}_y.
Par projection sur les axes \vec{u}_y et \vec{u}_x, on déduit directement :
Selon \vec{u}_y :
\boxed{q = k_f \sin\theta}Selon \vec{u}_x :
\boxed{k_i = k_f \cos\theta}
Résultat
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : angle de bragg, calcul numérique
Exprimer en fonction de , et puis évaluer numériquement .
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'approximation quasi-élastique k_f \approx k_i = 2\pi/\lambda pour exprimer \sin\theta = q/k_f en remplaçant q par 2\pi F/c_s.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de la relation de projection sur l'axe transverse obtenue à la question Q33 : q = k_f \sin\theta.
- Exprimer le nombre d'onde acoustique q en fonction de la fréquence F et de la célérité c_s.
- Utiliser l'approximation établie à la question Q32 (\Omega \ll \omega, soit k_f \approx k_i = 2\pi/\lambda) pour relier \sin\theta aux grandeurs demandées, puis effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Établissement de la relation \sin\theta \approx \lambda F / (2 c_s) (ou \lambda F/c_s) et calcul numérique de la valeur de déviation angulaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q33, la conservation de la quantité de mouvement selon la direction transverse (axe \vec{u}_y) s'écrit :
L'onde acoustique progressive dans le cristal se propage à la célérité c_s, d'où :
Pour le photon diffusé, le nombre d'onde s'écrit k_f = \frac{\omega'}{c} = \frac{\omega + \Omega}{c} = k_i + \frac{2\pi F}{c}. Comme justifié à la question Q32, le décalage de fréquence optique est infime (\Omega \ll \omega, soit \frac{F}{c} \ll \frac{1}{\lambda} avec \frac{\lambda F}{c} = 4\times 10^{-7} \ll 1), ce qui correspond à une diffusion quasi-élastique :
On en déduit l'expression de \sin\theta :
soit :
Application numérique : Avec \lambda = 600\text{ nm} = 6{,}00 \times 10^{-7}\text{ m}, F = 200\text{ MHz} = 2{,}00 \times 10^8\text{ Hz} et c_s = 1{,}00 \times 10^4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :
Résultat
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Justifiez explicitement l'égalité approchée entre les deux longueurs d'onde lors du calcul.
« Cette question demande également d’utiliser l’approximation réalisée à la question 32. Le jury regrette que la plupart des candidats cachent sous le tapis le problème en assimilant λ à λ′ sans en discuter. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : réseau de diffraction, diffraction de bragg, angle caractéristique
En déduire, à l'aide d'une approximation, une expression simple de en fonction de et . Quel phénomène optique avons-nous modélisé ici ?
Voir l'indiceIndice
Effectuer l'approximation des petits angles \sin\theta \approx \theta \approx \lambda/\Lambda et reconnaître la formule de diffraction par un réseau de pas \Lambda.
Voir la réponse courteRéponse courte
Approximation des petits angles \theta \approx \lambda/\Lambda et identification du phénomène de diffraction de Bragg sur un réseau acoustique mobile.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q34, l'angle de déviation \theta vérifie :
Or, la longueur d'onde acoustique \Lambda associée à la fréquence F se propageant à la célérité c_s est donnée par :
On en déduit :
L'application numérique de la question Q34 donne \sin\theta \approx 1{,}20 \times 10^{-2} \ll 1. On peut donc effectuer l'approximation des petits angles (\sin\theta \approx \theta, avec \theta exprimé en radians) :
Cette relation correspond à l'angle de déviation du premier ordre de diffraction (p = 1) d'une onde lumineuse de longueur d'onde \lambda par un réseau de pas \Lambda (loi des réseaux sous incidence normale : \sin\theta = p\,\frac{\lambda}{\Lambda}).
Le phénomène optique modélisé ici est la diffraction de la lumière par une onde acoustique (ou effet acousto-optique, le milieu se comportant comme un réseau de diffraction d'indice induit par les variations spatiales périodiques de masse volumique).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Argumentez votre réponse lors de l'identification du phénomène optique modélisé.
« Une réponse sur le phénomène optique doit être argumentée (cf remarques générales). »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
B.a · Conjugaison des angles
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : système afocal, tracé de rayons, lentille mince
Reproduire le schéma de la figure 11 et dessiner le chemin optique des deux rayons (traits plein et pointillés) jusqu'à la surface de détection de la caméra.
Voir l'indiceIndice
Remarquer que le plan de sortie du cristal est confondu avec le plan focal objet de (L_1) et que le système (L_1)-(L_2) forme un montage afocal.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la position du point source à la sortie du cristal : il est situé sur l'axe optique (\Delta) à une distance f_1 en amont de la lentille (L_1), ce qui correspond à son foyer objet F_1.
Appliquer successivement les règles fondamentales de tracé des rayons pour des lentilles minces convergentes :
- Tout rayon issu du foyer objet F_1 émerge parallèlement à l'axe optique.
- Tout rayon incident parallèle à l'axe optique émerge en passant par le foyer image F'_2.
- Dans le plan focal image d'une lentille (l'objectif), tous les rayons parallèles inclinés d'un même angle convergent vers le même foyer secondaire image.
Voir la réponse courteRéponse courte
Construction des rayons à travers le doublet afocal (L_1, L_2) puis focalisation dans le plan focal image de la lentille objectif.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le chemin optique des deux rayons se décompose selon les étapes suivantes :
- Source ponctuelle au foyer objet F_1 de (L_1) : Le point d'émergence des faisceaux à la sortie du cristal est situé sur l'axe optique (\Delta) à une distance f_1 de la lentille (L_1). Ce point coïncide donc avec le foyer principal objet F_1 de (L_1). Le rayon 1 (trait plein, angle \theta_1) et le rayon 2 (pointillés, angle \theta_2) partent de ce point.
- Traversée de (L_1) : Tout rayon issu du foyer objet F_1 émerge de (L_1) parallèlement à l'axe optique (\Delta). Entre (L_1) et (L_2), les deux rayons sont donc parallèles à (\Delta), situés respectivement aux ordonnées y_1 = f_1 \tan\theta_1 \approx f_1 \theta_1 et y_2 = f_1 \tan\theta_2 \approx f_1 \theta_2.
- Traversée de (L_2) : Tout rayon incident parallèle à l'axe optique émerge d'une lentille convergente en passant par son foyer principal image F'_2. Par conséquent, les deux rayons convergent et se croisent exactement sur l'axe optique en F'_2.
- Traversée de l'objectif : Après avoir franchi F'_2, les rayons divergent depuis l'axe optique et atteignent l'objectif sous des angles respectifs \alpha_1 et \alpha_2 par rapport à l'axe (\Delta). Comme l'écran de détection est situé dans le plan focal image de l'objectif (à la distance f_{\text{obj}}), tous les rayons ayant une même inclinaison \alpha convergent au foyer secondaire image correspondant, situé à la distance F'_{\text{obj}}C \approx f_{\text{obj}} |\alpha| sous l'axe optique. On construit ce point en traçant un rayon fictif parallèle passant par le centre optique de l'objectif.
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : système afocal, grandissement angulaire, plan focal
Le faisceau issu du cristal avec un angle rencontre la surface de détection de la caméra au point . Exprimer la distance en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Déterminer l'angle d'inclinaison intermédiaire entre (L_1) et (L_2), puis l'angle émergent de (L_2) pour en déduire la position dans le plan focal image de l'objectif.
Voir la stratégieStratégie
- Suivre le rayon issu du cristal (situé au foyer objet F_1) à travers la lentille (L_1) pour déterminer sa hauteur entre (L_1) et (L_2).
- Déterminer l'inclinaison angulaire du rayon après la lentille (L_2) en utilisant le passage par le foyer image F'_2.
- Exploiter la propriété du plan focal image de l'objectif pour relier l'inclinaison du rayon à la position du point d'impact C_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation du grandissement angulaire G_\theta = -f_1/f_2 du télescope pour exprimer la position F'_{\text{obj}}C_1 = f_{\text{obj}}\frac{f_1}{f_2}\theta_1.
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Considérons le rayon issu du cristal avec l'angle \theta_1 par rapport à l'axe optique (\Delta) :
Traversée de la lentille (L_1) :
Le point d'émergence sur le cristal est situé sur l'axe optique à la distance f_1 devant (L_1), c'est-à-dire au foyer objet F_1 de la lentille (L_1). Le rayon atteint (L_1) à une hauteur comptée par rapport à l'axe optique :h_1 = f_1 \tan\theta_1 \approx f_1 \theta_1Étant issu du foyer objet F_1, il émerge de la lentille (L_1) parallèlement à l'axe optique (\Delta), en conservant la hauteur h_1.
Traversée de la lentille (L_2) :
Le rayon frappe la lentille (L_2) à la même hauteur h_2 = h_1 \approx f_1 \theta_1. Comme il est parallèle à l'axe optique avant (L_2), il émerge en passant par le foyer image F'_2 de (L_2), situé à la distance focale f_2 derrière celle-ci. L'angle \alpha_1 que fait ce rayon avec l'axe optique après (L_2) vérifie :\tan\alpha_1 = \frac{h_2}{f_2} = \frac{f_1}{f_2} \tan\theta_1 \approx \frac{f_1}{f_2} \theta_1Traversée de l'objectif et formation du point C_1 :
Le rayon pénètre dans l'objectif sous l'inclinaison \alpha_1 par rapport à l'axe optique. La surface sensible de la caméra est disposée dans le plan focal image de l'objectif.Or, dans les conditions de Gauss, tout rayon incliné d'un angle \alpha_1 par rapport à l'axe optique coupe le plan focal image en un point situé à la distance du foyer image F'_{\text{obj}} donnée par :
F'_{\text{obj}}C_1 = f_{\text{obj}} \tan\alpha_1 \approx f_{\text{obj}} \alpha_1(ce résultat s'obtient directement en considérant le rayon parallèle fictif passant sans déviation par le centre optique de l'objectif).
En remplaçant \alpha_1 par son expression en fonction de \theta_1, on obtient :
Résultat
Question 38
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : résolution spatiale, système afocal, calcul d'incertitude
La taille d'un pixel de la surface de détection de la caméra est . Les distances focales ont pour valeurs , et . Déterminer l'expression de l'écart minimal en longueur d'onde que ce montage permet de résoudre. Évaluer numériquement cette résolution. On déterminera la valeur de en utilisant les valeurs des paramètres de l'onde acoustique proposées à la question 32. Discuter le choix des distances focales pour augmenter la résolution.
Voir l'indiceIndice
Différencier la position du point focal par rapport à \Lambda, puis imposer que la séparation spatiale minimale corresponde à un pixel de la caméra.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer d'abord la longueur d'onde acoustique moyenne \Lambda_0 à partir des caractéristiques de l'onde acoustique données à la question 32.
- Relier l'écart angulaire |\theta_2 - \theta_1| à l'écart en longueur d'onde \Delta\Lambda, puis en déduire la distance \Delta y séparant les deux taches sur le plan de détection de la caméra en exploitant le résultat de la question 37.
- Appliquer le critère de résolution spatiale imposé par la taille d'un pixel (\Delta y \ge d_{\text{pixel}}) pour obtenir l'expression littérale puis la valeur numérique de \Delta\Lambda.
- Analyser l'influence des distances focales f_1, f_2 et f_{\text{obj}} sur le pouvoir de résolution, en précisant les contraintes expérimentales associées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation entre le pixel d_{\text{pixel}} et l'écart \Delta\Lambda, évaluation numérique de la résolution et discussion du choix optimal des distances focales.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Détermination de la longueur d'onde acoustique \Lambda_0
D'après les données de la question 32, la fréquence acoustique est F = 200\text{ MHz} et la célérité vaut c_s = 1{,}00 \times 10^4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. La longueur d'onde acoustique moyenne est donc :
Application numérique :
2. Expression de l'écart minimal en longueur d'onde \Delta\Lambda
D'après la question 35, l'angle de déviation associé à un mode acoustique de longueur d'onde \Lambda est :
Comme \Lambda_1 = \Lambda_0 + \Delta\Lambda/2 et \Lambda_2 = \Lambda_0 - \Delta\Lambda/2 avec \Lambda_0 \gg \Delta\Lambda, la différentiation de cette relation conduit à l'écart angulaire :
D'après la question 37, la position de la tache sur la surface de détection par rapport à l'axe optique est donnée par y(\theta) = \frac{f_1 f_{\text{obj}}}{f_2}\,\theta. La distance séparant les centres des deux taches associées aux modes \Lambda_1 et \Lambda_2 vaut donc :
Pour que les deux modes soient distingués par le capteur, la séparation \Delta y doit être au moins égale à la taille d'un pixel d_{\text{pixel}}. L'écart minimal résoluble \Delta\Lambda est donc donné par :
3. Évaluation numérique de la résolution
Les valeurs numériques fournies sont :
- f_1 = 500\text{ mm} = 0{,}50\text{ m}
- f_2 = 60\text{ mm} = 6{,}0 \times 10^{-2}\text{ m}
- f_{\text{obj}} = 2{,}5\text{ mm} = 2{,}5 \times 10^{-3}\text{ m}
- \lambda = 600\text{ nm} = 6{,}00 \times 10^{-7}\text{ m}
- \Lambda_0 = 5{,}0 \times 10^{-5}\text{ m}
- d_{\text{pixel}} = 50\;\mu\text{m} = 5{,}0 \times 10^{-5}\text{ m}
Calculons séparément les facteurs :
On en déduit :
4. Discussion sur le choix des distances focales
Augmenter la résolution consiste à rendre le montage capable de distinguer deux longueurs d'onde plus proches, c'est-à-dire à diminuer la valeur seuil \Delta\Lambda. Au vu de l'expression obtenue, il convient de :
- Augmenter f_1 et diminuer f_2 : le système afocal formé par (L_1) et (L_2) possède un grossissement angulaire G_\alpha = -f_1/f_2. Un rapport f_1/f_2 grand amplifie fortement l'écart angulaire en sortie de (L_2).
- Augmenter f_{\text{obj}} : une plus grande distance focale de l'objectif permet de convertir un même écart angulaire en une séparation spatiale \Delta y = f_{\text{obj}} |\Delta\alpha| plus grande sur le capteur.
Cependant, ces modifications trouvent des limites physiques et expérimentales :
- une distance focale f_1 trop grande augmente l'encombrement du dispositif ;
- une distance focale f_2 trop courte exacerbe les aberrations géométriques et impose des contraintes de fabrication sévères ;
- un grossissement global trop important risque de faire sortir le faisceau de la surface sensible de la caméra ou de réduire la luminosité reçue par pixel.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Prenez garde à établir correctement l'expression de la résolution spatiale ΔΛ.
« La plupart des candidats ayant abordé cette question se sont trompés sur l’expression de ∆Λ. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question déjà tombée ailleurs
B.b · Superposition d'ondes lumineuses
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : effet doppler, modulation de fréquence
En utilisant les résultats obtenus dans la partie III.A, donner l'expression de et en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Identifier la pulsation du faisceau non dévié (référence) à \omega et celle du faisceau diffracté ayant absorbé un phonon à \omega + \Omega.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le trajet de chacun des deux faisceaux sur le schéma de la figure 12.
- En déduire la pulsation du faisceau de référence s_1, qui ne traverse pas le cristal.
- Utiliser la relation issue de la partie III.A (conservation de l'énergie lors de l'absorption d'un phonon) pour déterminer la pulsation de l'onde déviée s_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression des pulsations des ordres 0 et +1 diffusés : \omega_1 = \omega et \omega_2 = \omega + \Omega.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le dispositif expérimental de la figure 12 :
Le faisceau 1 est le faisceau de référence : il est simplement réfléchi par la séparatrice et le miroir sans traverser le milieu acoustique. Il conserve donc la pulsation initiale de la source laser :
\omega_1 = \omegaLe faisceau 2 traverse le cristal et subit l'interaction acousto-optique décrite dans la partie III.A. Lors de cette interaction, l'absorption d'un phonon d'énergie \hbar\Omega par un photon d'énergie \hbar\omega donne naissance à un photon de pulsation \omega' telle que (d'après le bilan d'énergie établi à la question Q31) :
\omega_2 = \omega' = \omega + \Omega
On a donc :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Exploitez attentivement l'énoncé et le résultat de la question 31 pour exprimer les pulsations.
« Cette question demandait seulement de lire attentivement l’énoncé et d’avoir répondu à la question 31 mais a rarement été faite. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 40
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : principe de superposition, équation d'onde linéaire
Expliquer pourquoi l'amplitude scalaire au point M au niveau de la surface photosensible de la photodiode s'écrit comme la somme des deux amplitudes scalaires :
Voir l'indiceIndice
Invoquer le principe de superposition linéaire des champs électromagnétiques scalaires au point de recombinaison.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la nature mathématique de l'équation régissant la propagation des ondes lumineuses introduite dans le préambule.
- Invoquer le principe de superposition qui en découle pour deux ondes indépendantes se recombinant en un même point.
Voir la réponse courteRéponse courte
Justification de l'addition des amplitudes scalaires par la linéarité du milieu de propagation et des équations d'onde associées.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'énoncé précise que l'amplitude scalaire s(\mathrm{M}, t) décrivant l'onde électromagnétique vérifie l'équation de d'Alembert dans le vide :
Cette équation aux dérivées partielles est linéaire et homogène, ce qui découle directement de la linéarité des équations de Maxwell dans le vide (et plus généralement dans les milieux diélectriques linéaires considérés ici).
En vertu du principe de superposition, toute combinaison linéaire de solutions de cette équation est également solution. Par conséquent, au point \mathrm{M} de la surface photosensible où se recombinent simultanément les deux faisceaux lumineux issus des deux bras de l'interféromètre, l'amplitude scalaire totale est la somme directe des amplitudes scalaires de chaque faisceau :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Justifiez la sommation des amplitudes par le principe de superposition issu de la linéarité des équations.
« Le jury regrette que les candidats n’aient pas le réflexe de justifier le principe de superposition lié à la linéarité des équations utilisées. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : détection quadratique, battement, filtrage temporel
La photodiode est sensible à l'intensité lumineuse et a un temps de réponse de . Expliquer pourquoi le signal observé en sortie de la photodiode est proportionnel à et en déduire que ce dispositif permet de mesurer .
Voir l'indiceIndice
Développer le carré du signal total, observer que la photodiode moyenne les fréquences optiques rapides (2\omega) tout en suivant les modulations acoustiques lentes (\Omega \ll 1/\tau).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'intensité lumineuse instantanée I_l(t) = [s_1(t) + s_2(t)]^2 en développant le carré à l'aide des formules trigonométriques usuelles.
- Comparer le temps de réponse de la photodiode \tau à la période optique T_{\text{opt}} et à la période acoustique T_{\text{ac}}.
- En déduire le signal moyenné u(t) délivré par le détecteur et expliquer comment remonter à \Omega.
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Moyenne temporelle des oscillations optiques rapides à 2\omega par la photodiode, laissant apparaître le battement hétérodyne basse fréquence en \cos(\Omega t).
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D'après les questions Q39 et Q40, les deux ondes lumineuses arrivant sur la photodiode (où les phases spatiales sont nulles par hypothèse de l'énoncé) ont pour amplitudes :
L'intensité lumineuse instantanée I_l(t) = s_{\text{tot}}(t)^2 = [s_1(t) + s_2(t)]^2 s'écrit :
En linéarisant les termes trigonométriques :
Il vient ainsi :
Évaluons les différentes échelles de temps caractéristiques en jeu :
La période optique associée à \lambda = 600\text{ nm} :
T_{\text{opt}} = \frac{2\pi}{\omega} = \frac{\lambda}{c} = \frac{600 \times 10^{-9}}{3{,}00 \times 10^8} = 2{,}0 \times 10^{-15}\text{ s} = 2\text{ fs}.- Le temps de réponse de la photodiode : \tau = 10\text{ ps} = 1{,}0 \times 10^{-11}\text{ s}.
La période acoustique pour une fréquence typique F \approx 200\text{ MHz} (question Q32) :
T_{\text{ac}} = \frac{2\pi}{\Omega} = \frac{1}{F} = \frac{1}{2{,}00 \times 10^8} = 5{,}0 \times 10^{-9}\text{ s} = 5\text{ ns}.
On constate que ces grandeurs vérifient la double inégalité :
Par conséquent :
Comme \tau \gg T_{\text{opt}}, la photodiode ne peut pas suivre les oscillations ultra-rapides aux fréquences optiques (2\omega, 2(\omega+\Omega), 2\omega+\Omega \sim 10^{15}\text{ Hz}). Ces termes oscillants ont une moyenne temporelle nulle sur la durée d'intégration \tau du détecteur :
\langle\cos(2\omega t)\rangle_\tau = 0, \quad \langle\cos(2(\omega+\Omega)t)\rangle_\tau = 0, \quad \langle\cos((2\omega+\Omega)t)\rangle_\tau = 0.- En revanche, comme \tau \ll T_{\text{ac}}, le terme \cos(\Omega t) varie très lentement à l'échelle de \tau : la photodiode est suffisamment rapide pour suivre fidèlement cette modulation.
Le signal électrique u(t) en sortie de la photodiode est donc proportionnel à la moyenne temporelle de l'intensité sur son temps de réponse \tau :
Le signal u(t) oscille ainsi à la pulsation acoustique \Omega. La mesure de la fréquence d'oscillation F = \frac{\Omega}{2\pi} du signal électrique (par exemple à l'aide d'un oscilloscope ou d'un fréquencemètre) permet d'accéder directement à la valeur de la pulsation \Omega de l'onde acoustique.
Résultat
C · Traitement du signal obtenu
Question 42
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : détection synchrone, modulation d'amplitude, mélangeur
On considère que seulement la composante alternative du signal est envoyée dans le multiplieur. On écrit alors sous la forme . Exprimer en fonction de . Exprimer ensuite le signal en sortie du multiplieur en une somme de deux termes à déterminer.
Voir l'indiceIndice
Appliquer l'identité trigonométrique \cos(a)\cos(b) = \frac{1}{2}[\cos(a-b) + \cos(a+b)] au signal en sortie du multiplieur.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la pulsation de la composante sinusoïdale de u(t) établie à la question précédente.
- Écrire la sortie du multiplieur U_m(t) = K\, u_{\text{alt}}(t) \, u_{\text{ref}}(t) et utiliser la relation trigonométrique de linéarisation d'un produit de cosinus.
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Identification de \omega_{\text{alt}} = \Omega et linéarisation trigonométrique du produit pour décomposer en pulsations somme et différence.
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D'après la question Q41, le signal délivré par la photodiode est de la forme :
Par identification directe avec u_{\text{alt}}(t) = u_{\text{alt},0}\cos(\omega_{\text{alt}} t), on obtient :
Le multiplieur réalise le produit des deux signaux appliqués sur ses entrées, pondéré par le facteur multiplicatif K :
À l'aide de l'identité trigonométrique \cos a \cos b = \frac{1}{2}\left[\cos(a-b) + \cos(a+b)\right], il vient :
Résultat
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Veillez à ne pas omettre le facteur 2 dans le calcul du signal en sortie de multiplieur.
« Un facteur 2 est tout de même parfois oublié. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 43
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : détection synchrone, changement de fréquence, détection hétérodyne
Expliquer la valeur choisie pour .
Voir l'indiceIndice
Montrer que la fréquence différence |F - f_{\mathrm{ref}}| est ramenée dans la bande passante [0\text{ ; }30]\text{ MHz}, compatible avec les 100\text{ MHz} de l'oscilloscope.
Voir la réponse courteRéponse courte
Justification du choix de \omega_{\text{ref}} \approx \Omega pour abaisser la fréquence du signal résultant vers une gamme facilement traitable par l'électronique.
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La pulsation du signal de référence est fixée à \omega_{\text{ref}} = 2\pi \times 2{,}00 \times 10^8\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, ce qui correspond à une fréquence :
D'après le préambule de la partie III.C, les modes acoustiques présents dans le cristal ont des fréquences F = \frac{\Omega}{2\pi} comprises dans la bande :
D'après la question Q42, la multiplication du signal avec u_{\text{ref}}(t) génère deux composantes fréquentielles :
une composante somme à haute fréquence :
f_{\text{somme}} = F + f_{\text{ref}} \in [400\text{ MHz} \;;\; 430\text{ MHz}],qui sera coupée par le filtre passe-bas ;
une composante différence à basse fréquence :
f_{\text{diff}} = F - f_{\text{ref}} \in [0\text{ MHz} \;;\; 30\text{ MHz}],car F \ge f_{\text{ref}}.
Ce procédé de transposition de fréquence (ou détection hétérodyne) permet de ramener l'ensemble du spectre acoustique d'intérêt dans la plage [0\text{ MHz} \;;\; 30\text{ MHz}]. Comme la bande passante de l'oscilloscope est de 100\text{ MHz}, cette composante filtrée u_f(t) vérifie :
De plus, choisir f_{\text{ref}} égale à la borne inférieure de la bande évite tout repliement de spectre, assurant une relation bijective simple F = f_{\text{ref}} + f_{\text{diff}}.
Résultat
Question 44
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : filtre passe-ba, circuit rc, dimensionnement de composants
Le filtre réalise une fonction passe-bas du premier ordre. Réaliser un schéma d'un montage permettant de réaliser le filtrage passe-bas, utilisant deux composants passifs usuels. Proposer des valeurs réalistes des deux composants pour réaliser le filtrage souhaité.
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Schématiser un filtre RC passif et choisir la fréquence de coupure f_c = 1/(2\pi RC) de façon à rejeter la composante somme tout en conservant la bande utile.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir une structure classique du premier ordre à deux composants passifs : le filtre RC passe-bas (résistance en série et condensateur en dérivation).
- Fixer la fréquence de coupure f_c = \frac{1}{2\pi RC} en accord avec le cahier des charges : laisser passer les fréquences utiles (f \in [0\,;\,30]\text{ MHz}) tout en éliminant la composante somme (f \in [400\,;\,430]\text{ MHz}) et en respectant la bande passante de l'oscilloscope (100\text{ MHz}).
- Choisir des valeurs normalisées et réalistes de R et C adaptées au domaine des hautes fréquences (radiofréquences).
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma d'un filtre passif RC passe-bas et proposition de valeurs réalistes (R, C) adaptées à la pulsation de coupure requise.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Un filtre passe-bas passif du premier ordre est usuellement réalisé à l'aide d'un dipôle RC série, la tension de sortie u_f(t) étant prélevée aux bornes du condensateur de capacité C, le filtre étant alimenté en entrée par la tension U_m(t) :
Par pont diviseur de tension en régime sinusoïdal établi, la fonction de transfert à vide s'écrit :
où la fréquence de coupure à -3\text{ dB} vaut :
Cahier des charges du filtre :
- La bande utile du signal démodulé s'étend de 0 à 30\text{ MHz}, et la bande passante de l'oscilloscope est de 100\text{ MHz}. On doit donc avoir f_c \ge 30\text{ MHz}.
- La composante indésirable se situe autour de f_{\text{somme}} \approx 400\text{ à }430\text{ MHz}. On doit donc avoir f_c \ll f_{\text{somme}} pour assurer une forte réjection (au moins 20\text{ dB} par décade).
Une valeur de fréquence de coupure de l'ordre de f_c \approx 50\text{ MHz} constitue un excellent compromis.
Choix des valeurs numériques des composants : En radiofréquence, l'impédance caractéristique usuelle des câbles et connecteurs coaxiaux est de 50\,\Omega. Choisissons une résistance de cette ordre de grandeur afin de limiter les réflexions et les effets de charge :
On en déduit la capacité requise :
On peut retenir une valeur normalisée standard (série E24) :
Ce jeu de composants donne une fréquence de coupure de :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Proposez un schéma complet du filtre passe-bas et calculez soigneusement les valeurs numériques requises.
« Très peu y répondent complètement et encore moins avec les bonnes valeurs numériques. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question déjà tombée ailleurs
Question 45
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : transformée de fourier discrète, analyse spectrale, fft
Le cristal présente en réalité plusieurs modes acoustiques. Sur l'oscilloscope, on observe alors le signal représenté figure 14. Proposer un outil d'analyse pour déterminer les composantes spectrales du signal.
Voir l'indiceIndice
Préconiser l'utilisation de la Transformée de Fourier Rapide (FFT) intégrée à l'oscilloscope numérique pour extraire le spectre d'amplitude.
Voir la réponse courteRéponse courte
Proposition de l'analyse spectrale par transformée de Fourier rapide (FFT) via l'oscilloscope numérique ou un analyseur de spectre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour déterminer les différentes composantes fréquentielles (amplitudes et fréquences) contenues dans le signal temporel u_f(t) :
- Sur le plan du traitement mathématique : on utilise l'analyse de Fourier, plus précisément l'algorithme de la transformée de Fourier rapide (Fast Fourier Transform, FFT), qui permet de calculer le spectre d'un signal échantillonné temporellement.
Sur le plan instrumental :
- soit on active directement la fonction FFT (menu « Math » ») intégrée à l'oscilloscope numérique ;
- soit on raccorde la sortie du filtre à un appareil de mesure dédié : un analyseur de spectre.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : spectre en fréquence, lecture graphique, changement de fréquence
Le spectre du signal observé sur l'oscilloscope (figure 14) est présenté figure 15. Déterminer les valeurs des fréquences des modes acoustiques dans le cristal.
Voir l'indiceIndice
Lire les fréquences des pics sur le spectre démodulé de u_f et ajouter la fréquence de référence f_{\mathrm{ref}} = 200\text{ MHz} pour retrouver les modes du cristal.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la fréquence intermédiaire f_f observée sur le spectre de u_f(t) à la fréquence acoustique réelle F du mode grâce au principe de transposition de fréquence établi aux questions Q42 et Q43.
- Déterminer par lecture graphique sur la figure 15 la fréquence de chaque raie spectrale.
- En déduire les fréquences des modes acoustiques F_k = f_{\text{ref}} + f_{f,k} et vérifier qu'elles appartiennent bien à l'intervalle [200 ; 230]\text{ MHz}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture des fréquences des raies sur le spectre en sortie du multiplieur et reconstitution des fréquences acoustiques F = f_{\text{ref}} \pm f.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q42 et Q43, le signal issu de la photodiode pour un mode acoustique de fréquence F_k est mélangé avec le signal de référence de pulsation \omega_{\text{ref}} = 2\pi f_{\text{ref}}, avec f_{\text{ref}} = 200\text{ MHz}. Après filtrage passe-bas, seule la composante basse fréquence (fréquence différence) subsiste :
La fréquence réelle du mode acoustique k dans le cristal s'obtient donc par :
Par lecture graphique sur le spectre de u_f(t) (figure 15), l'axe des abscisses est gradué en mégahertz avec des repères à 0, 5 et 10\text{ MHz}. On identifie quatre pics d'amplitude notable :
- Premier pic : f_{f,1} \approx 1{,}0\text{ MHz} ;
- Deuxième pic : f_{f,2} \approx 2{,}0\text{ MHz} ;
- Troisième pic : f_{f,3} \approx 3{,}5\text{ MHz} ;
- Quatrième pic : situé juste après la graduation 10\text{ MHz}, f_{f,4} \approx 11{,}0\text{ MHz}.
On en déduit les fréquences des modes acoustiques présents dans le cristal :
Toutes ces valeurs sont bien incluses dans la plage [200 ; 230]\text{ MHz} annoncée par l'énoncé.
Résultat
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Tenez compte de la translation en fréquence étudiée précédemment et ne vous limitez pas à une simple lecture de pics.
« Plusieurs candidats ne font que lire les trois fréquences sur le graphiques mais n’utilisent pas les raisonnements réalisés auparavant (translation de fréquence), y compris ceux qui ont traité les questions 42-43, ce que le jury regrette. »
Source : rapport du jury X-ENS 2021
Question 47
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : modulateur acousto-optique, commutation optique, déviation de faisceau
Dans cette étude, nous nous sommes intéressés au fonctionnement d'un modulateur acousto-optique et nous avons utilisé les propriétés de l'interaction entre une onde acoustique et une onde lumineuse pour analyser les modes vibratoires présents au sein du cristal. Proposer une autre utilisation de la modulation acousto-optique.
Voir l'indiceIndice
Penser aux applications usuelles des AOM : modulateur d'intensité optique rapide (obturateur), déflecteur de faisceau laser sans pièce mécanique ou décalothèque de fréquence (Bragg shifter).
Voir la réponse courteRéponse courte
Proposition d'autres applications concrètes : déflecteur acousto-optique rapide de faisceau laser ou commutateur optique (obturateur ultrarapide).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le sujet, l'onde lumineuse a servi de sonde pour déterminer les propriétés de l'onde acoustique (\Lambda, \Omega). À l'inverse, en contrôlant l'onde acoustique générée par le transducteur piézoélectrique (fréquence F, amplitude), un modulateur acousto-optique (AOM) permet de contrôler les propriétés du faisceau lumineux. On peut notamment proposer :
- Un déflecteur optique (scanner laser sans pièce mobile) : D'après la relation établie à la question 34, l'angle de déviation vaut \theta \approx \frac{\lambda F}{c_s}. En faisant varier la fréquence acoustique F du signal radiofréquence appliqué au cristal, on modifie continûment la direction du faisceau laser dévié sans aucune inertie mécanique, ce qui permet un balayage angulaire ultrarapide.
- Un modulateur d'intensité ou obturateur optique ultrarapide (pulse picker, déclenchement de laser en régime impulsionnel / Q-switching) : L'efficacité de diffraction dépend de l'amplitude de l'onde acoustique (donc de la puissance électrique injectée). En modulant l'amplitude de l'onde acoustique ou en l'éteignant brusquement, on commute le faisceau lumineux entre l'ordre non dévié (ordre 0) et l'ordre diffracté (ordre 1) avec des temps de réponse très courts (de l'ordre de la dizaine de nanosecondes).
- Un décaleur de fréquence optique (détection hétérodyne, vélocimétrie Doppler) : L'absorption ou l'émission stimulée d'un phonon induit un décalage en fréquence \omega' = \omega \pm \Omega (effet Doppler acoustique). Ce décalage spectral contrôlé est couramment utilisé en interférométrie hétérodyne, en vélocimétrie laser Doppler (pour déterminer le sens d'un écoulement) ou pour le refroidissement laser d'atomes.
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique PSI 2021 ?
Surtout 2 chapitres : Ondes mécaniques et acoustiques (28 % des questions, partie I) et Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire (21 %). Plus ponctuellement : Électrostatique, Physique quantique, Optique géométrique, Électronique numérique : échantillonnage et modulation, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques…
Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique PSI 2021 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?
En partie : 32 questions sur 47 (68 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie II.B (Q24 à Q26), la sous-partie II.C (Q27 à Q29), la sous-partie III.B.a (Q36 à Q38) et la sous-partie III.B.b (Q39 à Q41). Avec les autres programmes de première année : 32 en MP2I, 32 en TSI1 et 16 en BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique PSI 2021 ?
Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique PSI 2021 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique PSI 2021 ?
Questions de cours : Q2 (onde sonore), Q3 (approximation acoustique), Q4 (équation de d'alembert), Q13 (dualité onde-corpuscule), Q14 (équation de maxwell-gauss), Q15 (vecteur déplacement électrique), Q30 (relation de dispersion), Q31 (conservation de l'énergie)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q6 (chaîne d'atomes), Q7 (approximation des milieux continus), Q8 (relation de dispersion), Q16 (capacité d'un condensateur plan), Q20 (fonction de transfert) et Q21 (résonance d'élongation).
Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique PSI 2021 ?
Le sujet X-ENS Physique PSI 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Quelle a été la moyenne au sujet X-ENS Physique PSI 2021 ?
Moyenne : 9,5/20 (écart-type 3,18).
Comment justifier l'approximation sur les longueurs d'onde en Q32 et Q34 ?
En comparant les fréquences : la fréquence acoustique F = 200\text{ MHz} est négligeable devant la fréquence optique \nu \approx 5 \times 10^{14}\text{ Hz}. La diffusion est quasi-élastique, ce qui autorise à poser \lambda' \approx \lambda et k_f \approx k_i.
Pourquoi le principe de superposition s'applique-t-il en Q40 ?
Parce que les équations de propagation des ondes lumineuses dans le milieu sont linéaires. Le jury sanctionne la simple sommation d'amplitudes si elle n'est pas explicitement rattachée à cette propriété de linéarité.
Comment exploiter le spectre de la figure 15 en Q46 ?
Il faut ajouter la fréquence de référence f_{\text{ref}} = 200\text{ MHz} aux fréquences lues sur le graphe. Le multiplieur effectue un changement de fréquence : les raies observées (1, 2, 3{,}5 et 11\text{ MHz}) correspondent aux écarts |F - f_{\text{ref}}|.
Où je me situe, question par question
Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.
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- Position estimée
- –
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