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Corrigé détaillé ENS Physique BCPST 2022

Mécanismes d'une propagation virale et conditions de formation d'un virus

Faisable en sup ?

Faisable en partie en BCPST1 : 35 questions sur 51, partie 2 en entier. Autres questions faisables en BCPST1

Autres premières années : MPSI 30 · PCSI 30 · PTSI 30 · MP2I 30 · TSI1 30 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet accessible · Diffusion et transferts thermiques, Électromagnétisme, Mécanique · 10 incontournables · 35 questions de première année
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Ce sujet interdisciplinaire d'une grande actualité aborde la modélisation physico-chimique de la pandémie de Covid-19 en deux volets indépendants. La première partie propose une étude hydrodynamique et diffusive remarquable de la dispersion des gouttelettes de salive (bilan de contamination, chute visqueuse sous traînée de Stokes, compétition advection-diffusion, puis évaporation en milieu humide). La seconde partie étudie les conditions thermodynamiques et électrostatiques régissant la stabilité d'une capside virale sphérique dans un électrolyte, via le modèle de Poisson-Boltzmann linéarisé et l'incorporation de l'ARN viral.

D'une longueur substantielle (51 questions), ce sujet exige une grande aisance en calcul d'ordres de grandeur sans calculatrice, une parfaite maîtrise des bilans locaux et globaux de transport, ainsi qu'une solide compréhension physique de l'écrantage ionique. Il constitue une excellente épreuve de révision pour consolider les ponts entre physique statistique, mécanique des fluides visqueux et électrostatique.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 55 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

10 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

33 questions rapides et accessibles · 9 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (33) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (9) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

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Sommaire

51 questions
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Partie 1 : Étude des mécanismes physiques dont dépend une propagation virale.

1.1 · Paramètres conditionnant le risque d'infection.

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : bilan particulaire, temps de séjour

Les phénomènes d'émission et de sédimentation fixent, conjointement, le nombre moyen de gouttelettes contenues dans le volume . Exprimer ce nombre en fonction de , et .

Voir l'indice

Écrire le bilan macroscopique à l'état stationnaire : le taux d'émission total compense exactement le taux de disparition par sédimentation N_\text{susp}/\tau_\text{sed}.

Voir la réponse courte

Bilan de particules à l'état stationnaire : le nombre de gouttelettes en suspension s'écrit N_{\mathrm{susp}} = p f_{\mathrm{em}} \tau_{\mathrm{sed}}.

Voir le corrigé complet

Considérons l'ensemble des gouttelettes en suspension dans le volume V de la pièce.

  • Les p personnes infectées émettent chacune des gouttelettes au taux f_{\text{em}}, ce qui correspond à un taux de création total :

    \left(\frac{\mathrm{d}N_{\text{susp}}}{\mathrm{d}t}\right)_{\text{ém}} = p\,f_{\text{em}}
  • Chaque gouttelette ayant une durée de vie moyenne \tau_{\text{sed}} dans l'air avant de sédimenter, le taux de disparition de ces gouttelettes s'écrit sous la forme d'une loi de relaxation d'ordre 1 :

    \left(\frac{\mathrm{d}N_{\text{susp}}}{\mathrm{d}t}\right)_{\text{séd}} = -\frac{N_{\text{susp}}}{\tau_{\text{sed}}}

Le bilan global sur le nombre moyen de gouttelettes s'écrit alors :

\frac{\mathrm{d}N_{\text{susp}}}{\mathrm{d}t} = p\,f_{\text{em}} - \frac{N_{\text{susp}}}{\tau_{\text{sed}}}

En régime stationnaire, ce nombre moyen est constant au cours du temps (\frac{\mathrm{d}N_{\text{susp}}}{\mathrm{d}t} = 0), d'où :

\boxed{N_{\text{susp}} = p\,f_{\text{em}}\,\tau_{\text{sed}}}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : bilan particulaire

En déduire l'expression, en fonction de , , , et , du nombre moyen de virus contenus dans l'air de la pièce.

Voir l'indice

Multiplier le nombre de gouttelettes N_\text{susp} par le volume d'une gouttelette sphérique \frac{4}{3}\pi R^3 et par la concentration virale c_\text{vir}.

Voir la réponse courte

Chaque gouttelette contient c_{\mathrm{vir}} \frac{4}{3}\pi R^3 virus, d'où N_{\mathrm{vir}} = N_{\mathrm{susp}} c_{\mathrm{vir}} \frac{4}{3}\pi R^3.

Voir le corrigé complet

Chaque gouttelette étant modélisée par une sphère de rayon R, son volume individuel s'écrit :

V_{\text{g}} = \frac{4}{3}\pi R^3

La concentration volumique en virus dans la salive constituant la gouttelette étant notée c_{\text{vir}}, le nombre moyen de virus contenu dans une seule gouttelette est :

n_{\text{vir}} = c_{\text{vir}} V_{\text{g}} = \frac{4}{3}\pi R^3 c_{\text{vir}}

D'après la question 1, le nombre moyen total de gouttelettes en suspension dans le volume V de la pièce est N_{\text{susp}} = p f_{\text{em}} \tau_{\text{sed}}.

Le nombre moyen total de virus N_{\text{vir}} présents dans l'air de la pièce s'obtient alors en multipliant le nombre total de gouttelettes par le nombre de virus portés par chacune :

N_{\text{vir}} = N_{\text{susp}} \, n_{\text{vir}}

soit finalement :

\boxed{N_{\text{vir}} = \frac{4}{3}\pi R^3 p f_{\text{em}} \tau_{\text{sed}} c_{\text{vir}}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : ordre de grandeur

Pour le virus SARS-CoV-2, de très récentes études ont permis d'estimer la concentration en virus dans la salive à la valeur . Par ailleurs, la fréquence d'émission, en parlant, est estimée à , pour des gouttelettes de rayon moyen . Le temps de leur sédimentation vaut approximativement .

En considérant qu'une seule personne contaminée parle (), estimer la valeur du nombre de virus contenus dans le volume .

Voir l'indice

Effectuer l'application numérique avec précaution en convertissant les volumes : 1\text{ mL} = 10^{-6}\text{ m}^3 et R = 20\text{ }\mu\text{m}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le volume d'une gouttelette en utilisant la convention simplificatrice \pi = 3 fournie dans les données.
  2. Convertir rigoureusement les unités (notamment les \mathrm{mL} en \mathrm{m}^3) pour calculer le nombre moyen de virus par gouttelette puis le nombre total N_{\mathrm{vir}}.
Voir la réponse courte

Application numérique directe de l'expression précédente : N_{\mathrm{vir}} \simeq 3{,}3\times 10^4 virus dans l'air de la pièce.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q2, le nombre moyen de virus présents dans l'air s'écrit :

N_{\mathrm{vir}} = \frac{4}{3}\pi R^3 p f_{\mathrm{em}} \tau_{\mathrm{sed}} c_{\mathrm{vir}}

Avec la convention \pi = 3 donnée par l'énoncé, le volume d'une gouttelette sphérique vaut :

V_{\mathrm{g}} = \frac{4}{3}\pi R^3 = 4 R^3

Le volume V_{\mathrm{g}} d'une gouttelette de rayon R = 20\text{ }\mu\mathrm{m} = 2 \times 10^{-5}\text{ m} est :

V_{\mathrm{g}} = 4 \times (2 \times 10^{-5}\text{ m})^3 = 3{,}2 \times 10^{-14}\text{ m}^3 = 3{,}2 \times 10^{-8}\text{ mL}

Le nombre moyen de gouttelettes en suspension émises par la personne contaminée (p = 1) est :

N_{\mathrm{susp}} = p f_{\mathrm{em}} \tau_{\mathrm{sed}} = 1 \times 10^3\text{ s}^{-1} \times 10^3\text{ s} = 10^6

La concentration en virus étant c_{\mathrm{vir}} \simeq 10^6\text{ mL}^{-1}, on en déduit :

\begin{aligned} N_{\mathrm{vir}} &= N_{\mathrm{susp}} \times V_{\mathrm{g}} \times c_{\mathrm{vir}} \\ &= 10^6 \times (3{,}2 \times 10^{-8}\text{ mL}) \times (10^6\text{ mL}^{-1}) \\ &= 3{,}2 \times 10^4 \end{aligned}
\boxed{N_{\mathrm{vir}} \simeq 3 \times 10^4}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : bilan particulaire, temps caractéristique

Envisageons le cas d'une pièce aérée. Nous modélisons l'effet du renouvellement d'air en considérant qu'il induit une disparition de gouttelettes selon la fréquence , par gouttelette.

Exprimer, en fonction de , et , le nombre moyen de virus contenus dans l'air, dans cette nouvelle situation (toujours pour ).

Voir l'indice

Introduire dans le bilan stationnaire un terme de perte supplémentaire -f_\text{air} N'_\text{vir} pour identifier le temps de séjour effectif en présence d'aération.

Voir la stratégie
  1. Établir l'équation de bilan sur le nombre de gouttelettes en suspension dans la pièce en régime stationnaire, en tenant compte des deux mécanismes de disparition indépendants (sédimentation et renouvellement d'air).
  2. Exprimer le nouveau temps caractéristique de séjour effectif des gouttelettes.
  3. Relier le nouveau nombre moyen de virus N'_{\mathrm{vir}} au nombre initial N_{\mathrm{vir}} par proportionnalité directe avec le nombre de gouttelettes.
Voir la réponse courte

Bilan stationnaire avec deux voies d'élimination indépendantes : N'_{\mathrm{vir}} = \frac{N_{\mathrm{vir}}}{1 + f_{\mathrm{air}}\tau_{\mathrm{sed}}}.

Voir le corrigé complet

Dans la pièce aérée, chaque gouttelette disparaît par sédimentation avec une fréquence \tau_{\mathrm{sed}}^{-1} et par renouvellement d'air avec la fréquence f_{\mathrm{air}}. Ces deux processus étant indépendants, la fréquence totale de disparition d'une gouttelette s'écrit :

f_{\mathrm{tot}} = \frac{1}{\tau_{\mathrm{sed}}} + f_{\mathrm{air}}

Le bilan sur le nombre moyen de gouttelettes en suspension N'_{\mathrm{susp}} pour une seule personne contaminée (p = 1), en régime stationnaire (\mathrm{d}N'_{\mathrm{susp}}/\mathrm{d}t = 0), s'écrit :

f_{\mathrm{em}} - f_{\mathrm{tot}} N'_{\mathrm{susp}} = 0 \implies N'_{\mathrm{susp}} = \frac{f_{\mathrm{em}}}{\dfrac{1}{\tau_{\mathrm{sed}}} + f_{\mathrm{air}}} = \frac{f_{\mathrm{em}}\tau_{\mathrm{sed}}}{1 + f_{\mathrm{air}}\tau_{\mathrm{sed}}}

D'après la question Q1, sans aération, N_{\mathrm{susp}} = f_{\mathrm{em}}\tau_{\mathrm{sed}}. On a donc :

N'_{\mathrm{susp}} = \frac{N_{\mathrm{susp}}}{1 + f_{\mathrm{air}}\tau_{\mathrm{sed}}}

Le nombre moyen de virus étant proportionnel au nombre de gouttelettes en suspension d'après la question Q2 (N_{\mathrm{vir}} = \frac{4}{3}\pi R^3 c_{\mathrm{vir}} N_{\mathrm{susp}}), on en déduit directement :

\boxed{N'_{\mathrm{vir}} = \frac{N_{\mathrm{vir}}}{1 + f_{\mathrm{air}}\tau_{\mathrm{sed}}}}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : renouvellement d'air, ordre de grandeur

Estimer la valeur de pour chacun des taux de disparition et (ce qui correspond à et renouvellements d'air complets par heure). Commenter ce résultat.

Voir l'indice

Convertir au préalable f_\text{air} en \text{s}^{-1} (1\text{ h}^{-1} = \frac{1}{3600}\text{ s}^{-1}) et comparer la baisse relative de la charge virale en suspension.

Voir la stratégie
  1. Convertir les fréquences de renouvellement d'air f_{\mathrm{air}} en \text{s}^{-1} pour calculer le terme sans dimension f_{\mathrm{air}}\tau_{\mathrm{sed}}.
  2. Calculer N'_{\mathrm{vir}} à l'aide de la formule établie à la question Q4, en utilisant la valeur estimée à la question Q3 (N_{\mathrm{vir}} \simeq 3 \times 10^4).
  3. Commenter l'efficacité de la ventilation sur la diminution de la charge virale en suspension.
Voir la réponse courte

Calcul numérique pour 5 et 20\text{ h}^{-1} montrant une réduction drastique de la charge virale par aération.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, le nombre moyen de virus en suspension dans une pièce aérée s'exprime par :

N'_{\mathrm{vir}} = \frac{N_{\mathrm{vir}}}{1 + f_{\mathrm{air}}\tau_{\mathrm{sed}}}

Avec \tau_{\mathrm{sed}} \simeq 10^3\text{ s} \simeq \frac{1000}{3600}\text{ h} = \frac{1}{3{,}6}\text{ h} :

  • Pour f_{\mathrm{air}} = 5\text{ h}^{-1} :

    \begin{aligned} f_{\mathrm{air}}\tau_{\mathrm{sed}} &= \frac{5}{3{,}6} \simeq 1{,}4 \\ 1 + f_{\mathrm{air}}\tau_{\mathrm{sed}} &\simeq 2{,}4 \end{aligned}

    En prenant la valeur issue de la question Q3 (N_{\mathrm{vir}} \simeq 3 \times 10^4) :

    N'_{\mathrm{vir}} \simeq \frac{3 \times 10^4}{2{,}4} \simeq 1{,}3 \times 10^4
    \boxed{N'_{\mathrm{vir}}(5\text{ h}^{-1}) \simeq 1{,}3 \times 10^4}

    (Si l'on utilise la valeur arrondie N_{\mathrm{vir}} = 10^4 introduite plus loin dans le sujet, on trouve N'_{\mathrm{vir}} \simeq 4{,}2 \times 10^3.)

  • Pour f_{\mathrm{air}} = 20\text{ h}^{-1} :

    \begin{aligned} f_{\mathrm{air}}\tau_{\mathrm{sed}} &= \frac{20}{3{,}6} \simeq 5{,}6 \\ 1 + f_{\mathrm{air}}\tau_{\mathrm{sed}} &\simeq 6{,}6 \end{aligned}

    D'où :

    N'_{\mathrm{vir}} \simeq \frac{3 \times 10^4}{6{,}6} \simeq 4{,}5 \times 10^3
    \boxed{N'_{\mathrm{vir}}(20\text{ h}^{-1}) \simeq 4{,}5 \times 10^3}

    (Avec N_{\mathrm{vir}} = 10^4, on obtient N'_{\mathrm{vir}} \simeq 1{,}5 \times 10^3.)

Commentaire : L'aération entraîne une diminution importante du nombre de virus en suspension : la charge virale est divisée par un facteur d'environ 2{,}4 pour 5 renouvellements par heure, et par près de 6{,}6 pour 20 renouvellements par heure. Le renouvellement d'air évacue les aérosols bien plus rapidement que la sédimentation naturelle seule (pour f_{\mathrm{air}} = 20\text{ h}^{-1}, le temps caractéristique d'évacuation par renouvellement d'air \tau_{\mathrm{air}} = 1/f_{\mathrm{air}} = 180\text{ s} est nettement plus court que \tau_{\mathrm{sed}} = 1000\text{ s}). L'aération est donc un levier majeur de réduction du risque de transmission aéroportée.

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : débit d'inhalation, bilan particulaire

Nous notons le volume d'air moyen inspiré par une personne, à chaque respiration, et sa fréquence respiratoire.

Exprimer, en fonction de , , et , le nombre moyen de virus inhalés par une personne, par unité de temps.

Estimer la valeur de (en ) pour une pièce de volume , , et .

Voir l'indice

Calculer le débit volumique d'air inhalé D_V = f_\text{resp} V_\text{resp} et le multiplier par la concentration volumique de virus N_\text{vir}/V.

Voir la réponse courte

Taux d'inhalation \dot{N}_{\mathrm{resp}} = N_{\mathrm{vir}} \frac{V_{\mathrm{resp}} f_{\mathrm{resp}}}{V} \simeq 2{,}5\text{ min}^{-1}.

Voir le corrigé complet

D'après les hypothèses du modèle, les gouttelettes et donc les virus sont répartis uniformément dans tout le volume V de la pièce. La concentration volumique moyenne en virus dans l'air s'écrit :

c_{\mathrm{air}} = \frac{N_{\mathrm{vir}}}{V}

À chaque inspiration, une personne absorbe un volume d'air V_{\mathrm{resp}}. Le nombre moyen de virus inhalés par cycle respiratoire est donc :

N_{\mathrm{insp}} = c_{\mathrm{air}} V_{\mathrm{resp}} = \frac{N_{\mathrm{vir}} V_{\mathrm{resp}}}{V}

La personne effectuant f_{\mathrm{resp}} inspirations par unité de temps, le débit moyen de virus inhalés \dot{N}_{\mathrm{resp}} est donné par le produit :

\boxed{\dot{N}_{\mathrm{resp}} = \frac{N_{\mathrm{vir}} f_{\mathrm{resp}} V_{\mathrm{resp}}}{V}}

Application numérique : Avec les données fournies :

  • V = 20 \times 2 = 40\text{ m}^3 ;
  • V_{\mathrm{resp}} = 0{,}5\text{ L} = 0{,}5 \times 10^{-3}\text{ m}^3 ;
  • f_{\mathrm{resp}} = 20\text{ min}^{-1} ;
  • N_{\mathrm{vir}} = 10^4.

Le calcul donne :

\dot{N}_{\mathrm{resp}} = \frac{10^4 \times 20 \times 0{,}5 \times 10^{-3}}{40} = \frac{100}{40} = 2{,}5\text{ min}^{-1}
\boxed{\dot{N}_{\mathrm{resp}} = 2{,}5\text{ min}^{-1}}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : efficacité de filtration

Nous modélisons l'effet protecteur du port de masque en considérant que la fréquence d'émission de gouttelettes est multipliée par un facteur () et que le nombre moyen de virus inhalés est, parallèlement, multiplié par un facteur ().

Exprimer, en fonction de , et , le nombre moyen de virus inhalés par une personne, par unité de temps, dans ces nouvelles conditions.

Estimer la valeur de (en ) pour et les données de la question (6).

Voir l'indice

Prendre en compte le double effet protecteur du masque en multipliant le taux d'émission par \eta_\text{em} et le taux d'inhalation par \eta_\text{resp}.

Voir la réponse courte

Avec port du masque à l'émission et à l'inhalation, \dot{N}'_{\mathrm{resp}} = \eta_{\mathrm{em}}\eta_{\mathrm{resp}}\dot{N}_{\mathrm{resp}} \simeq 0{,}6\text{ min}^{-1}.

Voir le corrigé complet

D'après les questions 1 et 2, le nombre moyen de virus en suspension dans la pièce à l'état stationnaire est directement proportionnel à la fréquence d'émission f_{\mathrm{em}} de la personne infectée :

N_{\mathrm{vir}} \propto f_{\mathrm{em}}

Le port du masque par la personne infectée réduit la fréquence d'émission à f'_{\mathrm{em}} = \eta_{\mathrm{em}} f_{\mathrm{em}}, si bien que le nombre moyen de virus en suspension devient :

N'_{\mathrm{vir}} = \eta_{\mathrm{em}} N_{\mathrm{vir}}

Par ailleurs, le port du masque par la personne saine filtre une fraction des virus présents dans le volume d'air inspiré, réduisant le flux inhalé d'un facteur supplémentaire \eta_{\mathrm{resp}}. D'après l'expression établie à la question 6, le nombre moyen de virus inhalés par unité de temps s'écrit alors :

\dot{N}'_{\mathrm{resp}} = \eta_{\mathrm{resp}} \frac{N'_{\mathrm{vir}} f_{\mathrm{resp}} V_{\mathrm{resp}}}{V} = \eta_{\mathrm{resp}} \eta_{\mathrm{em}} \left(\frac{N_{\mathrm{vir}} f_{\mathrm{resp}} V_{\mathrm{resp}}}{V}\right)

soit :

\boxed{\dot{N}'_{\mathrm{resp}} = \eta_{\mathrm{em}}\eta_{\mathrm{resp}}\dot{N}_{\mathrm{resp}}}

Application numérique : Avec \eta_{\mathrm{em}} = \eta_{\mathrm{resp}} = 0{,}5 et \dot{N}_{\mathrm{resp}} = 2{,}5\text{ min}^{-1} d'après la question 6 :

\dot{N}'_{\mathrm{resp}} = 0{,}5 \times 0{,}5 \times 2{,}5 = 0{,}625\text{ min}^{-1}

En conservant deux chiffres significatifs :

\boxed{\dot{N}'_{\mathrm{resp}} \simeq 0{,}63\text{ min}^{-1}}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : temps d'infection, ordre de grandeur

Dans l'état actuel des connaissances, le nombre minimal de virus devant être inhalés pour entraîner une infection, chez un individu, n'est pas connu précisément. On peut toutefois estimer que ce nombre est assez bas pour le SARS-CoV2. Nous fixons sa valeur à .

Exprimer, en fonction de et , le temps (moyen) nécessaire au déclenchement d'une infection.

Estimer sa valeur dans les deux conditions extrêmes suivantes : (1) sans aération et sans masque ; (2) avec aération () et masque porté par la personne infectée et les autres. On se souviendra, pour faciliter les calculs, que les derniers résultats numériques furent obtenus pour .

Voir l'indice

Poser la relation simple T = N^\star_\text{resp} / \dot{N}_\text{resp} et calculer la durée d'exposition nécessaire pour les deux configurations.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le temps T comme le quotient de la dose minimale infectante N^\star_{\mathrm{resp}} par le débit moyen d'inhalation de virus \dot{N}_{\mathrm{resp}}.
  2. Pour la condition (1), utiliser directement la valeur de \dot{N}_{\mathrm{resp}} calculée à la question 6.
  3. Pour la condition (2), combiner les facteurs réducteurs dus aux masques (question 7) et à l'aération (questions 4 et 5) pour en déduire le nouveau débit d'inhalation et la nouvelle durée d'exposition T_2.
Voir la réponse courte

Temps d'infection T = N^\star_{\mathrm{resp}}/\dot{N}_{\mathrm{resp}} passant de 40\text{ min} sans précaution à plusieurs dizaines d'heures avec masques et aération.

Voir le corrigé complet

À débit d'inhalation \dot{N}_{\mathrm{resp}} constant, le nombre cumulé de virus inhalés après une durée T vaut N_{\mathrm{inh}} = \dot{N}_{\mathrm{resp}}\, T. Le temps moyen nécessaire pour atteindre le seuil infectieux N^\star_{\mathrm{resp}} est donc :

\boxed{T = \frac{N^\star_{\mathrm{resp}}}{\dot{N}_{\mathrm{resp}}}}

1. Condition sans aération et sans masque : D'après la question 6, le débit d'inhalation vaut \dot{N}_{\mathrm{resp}} = 2{,}5\text{ min}^{-1} pour N_{\mathrm{vir}} = 10^4. On en déduit :

T_1 = \frac{100}{2{,}5\text{ min}^{-1}} = 40\text{ min}
\boxed{T_1 = 40\text{ min}}

2. Condition avec aération (f_{\mathrm{air}} = 20\text{ h}^{-1}) et masques : Le port du masque par l'émetteur et le récepteur introduit un facteur multiplicatif \eta_{\mathrm{em}}\eta_{\mathrm{resp}} sur le débit inhalé (question 7). Par ailleurs, le renouvellement de l'air divise le nombre de virus en suspension par un facteur 1 + f_{\mathrm{air}}\tau_{\mathrm{sed}} (question 4). Le nouveau débit d'inhalation s'écrit donc :

\dot{N}_{\mathrm{resp}}^{(2)} = \frac{\eta_{\mathrm{em}}\eta_{\mathrm{resp}}}{1 + f_{\mathrm{air}}\tau_{\mathrm{sed}}}\,\dot{N}_{\mathrm{resp}}

Le temps d'exposition nécessaire pour atteindre le seuil devient ainsi :

T_2 = \frac{N^\star_{\mathrm{resp}}}{\dot{N}_{\mathrm{resp}}^{(2)}} = T_1 \times \frac{1 + f_{\mathrm{air}}\tau_{\mathrm{sed}}}{\eta_{\mathrm{em}}\eta_{\mathrm{resp}}}

Avec \tau_{\mathrm{sed}} = 10^3\text{ s} = \frac{1000}{3600}\text{ h} = \frac{5}{18}\text{ h} et f_{\mathrm{air}} = 20\text{ h}^{-1} :

1 + f_{\mathrm{air}}\tau_{\mathrm{sed}} = 1 + \frac{20 \times 5}{18} = 1 + \frac{50}{9} = \frac{59}{9} \simeq 6{,}6

Avec \eta_{\mathrm{em}} = \eta_{\mathrm{resp}} = 0{,}5, soit \frac{1}{\eta_{\mathrm{em}}\eta_{\mathrm{resp}}} = 4 :

T_2 = 40\text{ min} \times 4 \times \frac{59}{9} \simeq 160 \times 6{,}56\text{ min} \simeq 1{,}05 \times 10^3\text{ min} \simeq 17{,}5\text{ h}

Compte tenu de la précision des données, on retient :

\boxed{T_2 \simeq 17\text{ h} \quad (\text{ou } 18\text{ h})}

Résultat

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1.2 · Sédimentation des gouttelettes, sans évaporation.

Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : principe fondamental de la dynamique, force de stokes, temps caractéristique

Déduire, du principe fondamental de la dynamique appliqué à une gouttelette, l'équation différentielle vérifiée par chacune des composantes et de sa vitesse. On fera apparaître, dans chacune de ces équations, le temps caractéristique défini par le rapport suivant :

Attribuer une signification physique à cette grandeur.

Voir l'indice

Projeter le PFD dans le référentiel galiléen avec la force de Stokes -6\pi\eta R\vec{v} et le poids, puis identifier le temps caractéristique \tau^\star.

Voir la réponse courte

PFD projeté sur x et z avec frottement visqueux linéaire : équations du premier ordre et temps de relaxation \tau^\star.

Voir le corrigé complet

On étudie la gouttelette de masse m et de rayon R, assimilée à un point matériel, dans le référentiel terrestre \mathcal{R}(\mathrm{O}, x, y, z) supposé galiléen.

La gouttelette sphérique est constituée d'eau de masse volumique \rho, d'où sa masse :

m = \frac{4}{3}\pi R^3 \rho

Elle est soumise à deux forces (la poussée d'Archimède étant négligée selon l'énoncé) :

  • son poids : \vec{P} = m\vec{g} = -mg\,\vec{e}_z ;
  • la force de traînée visqueuse de Stokes : \vec{F}_{\mathrm{v}} = -6\pi\eta R\vec{v}.

D'après le principe fondamental de la dynamique :

m\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{P} + \vec{F}_{\mathrm{v}} = -mg\,\vec{e}_z - 6\pi\eta R\vec{v}

En divisant par m :

\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} + \frac{6\pi\eta R}{m}\vec{v} = -g\,\vec{e}_z

Or, le rapport \dfrac{m}{6\pi\eta R} s'écrit :

\frac{m}{6\pi\eta R} = \frac{\frac{4}{3}\pi R^3 \rho}{6\pi\eta R} = \frac{2\rho R^2}{9\eta} = \tau^\star

L'équation vectorielle devient donc :

\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} + \frac{\vec{v}}{\tau^\star} = -g\,\vec{e}_z

Par projection sur les axes (\mathrm{O}x) et (\mathrm{O}z), on obtient les équations différentielles scalaires vérifiées par v_x et v_z :

\boxed{\frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} + \frac{v_x}{\tau^\star} = 0}
\boxed{\frac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} + \frac{v_z}{\tau^\star} = -g}

Signification physique : \tau^\star représente le temps de relaxation visqueuse de la gouttelette (durée caractéristique du régime transitoire). C'est l'échelle de temps au bout de laquelle la composante horizontale de la vitesse s'amortit significativement (extinction de l'inertie initiale) et la vitesse verticale de chute s'approche de sa vitesse limite permanente.

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
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  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : vitesse limite, chute avec frottement

Exprimer, en fonction de et , la vitesse limite de chute . Calculer la valeur de pour chacun des rayons et .

Voir l'indice

Annuler la dérivée temporelle de v_z pour obtenir la vitesse limite de chute v_z^\star = -g\tau^\star, puis calculer numériquement sa valeur absolue.

Voir la réponse courte

Vitesse limite v_z^\star = -g\tau^\star, soit 5\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} pour 20\text{ }\mu\mathrm{m} et 1{,}2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} pour 100\text{ }\mu\mathrm{m}.

Voir le corrigé complet

Lorsque la gouttelette atteint sa vitesse limite de chute, son accélération s'annule : \dfrac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} = 0.

D'après l'équation différentielle établie à la question Q9 :

\frac{\mathrm{d}v_z}{\mathrm{d}t} + \frac{v_z}{\tau^\star} = -g

On en déduit immédiatement la composante verticale limite :

\boxed{v_z^\star = -g \tau^\star}

La valeur absolue de cette vitesse limite s'écrit donc :

|v_z^\star| = g \tau^\star = \frac{2\rho g R^2}{9\eta}

Applications numériques :

  • Pour R = 20\text{ }\mu\mathrm{m} = 2{,}0 \times 10^{-5}\text{ m} :

    |v_z^\star| = \frac{2 \times 10^3 \times 10 \times (2{,}0 \times 10^{-5})^2}{9 \times 2 \times 10^{-5}} = \frac{4}{90}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 4{,}4 \times 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 4{,}4\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1}
    \boxed{|v_z^\star|_{R=20\,\mu\text{m}} \simeq 4{,}4 \times 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}
  • Pour R = 100\text{ }\mu\mathrm{m} = 1{,}0 \times 10^{-4}\text{ m} : Comme |v_z^\star| \propto R^2, le rayon étant multiplié par 5, la vitesse limite est multipliée par 5^2 = 25 :

    |v_z^\star| = 25 \times \frac{4}{90}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = \frac{10}{9}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \simeq 1{,}1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
    \boxed{|v_z^\star|_{R=100\,\mu\text{m}} \simeq 1{,}1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
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  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Fluides visqueux ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : nombre de reynolds, loi de stokes

Compte tenu des résultats précédents, la relation de Stokes (équation (1)) semble-t-elle avoir été utilisée dans le bon cadre d'approximation ?

Voir l'indice

Évaluer le nombre de Reynolds \text{Re} = \rho_\text{air} |v_z^\star| (2R) / \eta pour vérifier si l'hypothèse de Stokes (\text{Re} \ll 1) reste valide.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le critère de validité de la loi de Stokes pour une sphère se déplaçant dans un fluide, basé sur le nombre de Reynolds Re.
  2. Calculer le nombre de Reynolds associé au mouvement de chute limite pour chacun des deux rayons étudiés à la question précédente (R = 20\text{ }\mu\text{m} et R = 100\text{ }\mu\text{m}).
  3. Conclure sur la pertinence de l'approximation de Stokes selon la valeur de R.
Voir la réponse courte

Calcul du nombre de Reynolds Re = \rho_{\mathrm{air}}|v_z^\star|(2R)/\eta : Re \ll 1 validé pour 20\text{ }\mu\mathrm{m}, mais mis en défaut pour 100\text{ }\mu\mathrm{m}.

Voir le corrigé complet

La formule de Stokes \vec{F}_{\mathrm{v}} = -6\pi\eta R\vec{v} modélise la traînée visqueuse en régime d'écoulement rampant, c'est-à-dire lorsque les forces d'inertie du fluide sont négligeables devant les forces visqueuses. Ce régime est caractérisé par un nombre de Reynolds :

Re = \frac{\rho_{\mathrm{air}} v D}{\eta} = \frac{2\rho_{\mathrm{air}} v R}{\eta} \ll 1

où D = 2R est la dimension caractéristique de la gouttelette (son diamètre) et v sa vitesse par rapport à l'air.

En considérant la vitesse limite de chute |v_z^\star| calculée à la question Q10 :

  • Pour R = 20\text{ }\mu\text{m}, avec |v_z^\star| \simeq 4{,}4 \times 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

    \begin{aligned} Re &= \frac{2 \times 1 \times 4{,}4 \times 10^{-2} \times 20 \times 10^{-6}}{2 \times 10^{-5}} = 8{,}8 \times 10^{-2} \simeq 0{,}09 \end{aligned}

    On a Re \ll 1 : la relation de Stokes est pleinement justifiée.

  • Pour R = 100\text{ }\mu\text{m}, avec |v_z^\star| \simeq 1{,}1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

    \begin{aligned} Re &= \frac{2 \times 1 \times 1{,}1 \times 100 \times 10^{-6}}{2 \times 10^{-5}} = 11 \end{aligned}

    On a Re > 1 : les forces d'inertie du fluide ne sont plus négligeables devant les forces visqueuses. La relation de Stokes cesse d'être rigoureusement valable (il faudrait introduire une traînée non linéaire, intermédiaire entre le régime visqueux et le régime quadratique de Newton).

\boxed{\text{La formule de Stokes est valable pour } R = 20\text{ }\mu\text{m}\ (Re \simeq 0{,}09 \ll 1)\text{, mais n'est plus adaptée pour } R = 100\text{ }\mu\text{m}\ (Re \simeq 11 > 1).}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : portée, frottement fluide

Exprimer la distance horizontale maximale parcourue par une gouttelette. On supposera que l'altitude de lancée est suffisante pour que cette distance soit atteinte avant l'arrivée au sol.

Estimer cette distance pour et chacun des rayons et .

Voir l'indice

Intégrer l'expression de la vitesse horizontale v_x(t) = v_0 \exp(-t/\tau^\star) entre t=0 et l'infini pour trouver la portée balistique.

Voir la réponse courte

Intégration de la vitesse horizontale : portée maximale x^\star = v_0\tau^\star, égale à 5\text{ mm} et 12\text{ cm}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle établie à la question Q9, la composante horizontale de la vitesse vérifie :

\frac{\mathrm{d}v_x}{\mathrm{d}t} + \frac{v_x}{\tau^\star} = 0

Avec la condition initiale v_x(0) = v_0, l'évolution temporelle de v_x s'écrit :

v_x(t) = v_0 \exp\left(-\frac{t}{\tau^\star}\right)

En intégrant entre t = 0 (où x(0) = 0) et un instant t, on obtient la position horizontale :

x(t) = \int_0^t v_x(t')\,\mathrm{d}t' = v_0 \tau^\star \left[1 - \exp\left(-\frac{t}{\tau^\star}\right)\right]

L'altitude de lancer étant supposée suffisante pour que la gouttelette atteigne sa portée horizontale avant de toucher le sol, la distance horizontale maximale parcourue x^\star correspond à la limite lorsque t \gg \tau^\star :

\boxed{x^\star = v_0 \tau^\star = \frac{2\rho R^2 v_0}{9\eta}}

Applications numériques :

La vitesse initiale est v_0 = 100\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} = 1{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

En réutilisant les valeurs de \tau^\star = |v_z^\star|/g issues de la question Q10 :

  • Pour R = 20\text{ }\mu\mathrm{m} :

    \tau^\star \simeq 4{,}4 \times 10^{-3}\text{ s} \implies x^\star = 1{,}0 \times 4{,}4 \times 10^{-3} = 4{,}4 \times 10^{-3}\text{ m}
    \boxed{x^\star(20\text{ }\mu\mathrm{m}) \simeq 4{,}4\text{ mm}}
  • Pour R = 100\text{ }\mu\mathrm{m} :

    \tau^\star \simeq 0{,}11\text{ s} \implies x^\star = 1{,}0 \times 0{,}11 = 0{,}11\text{ m}
    \boxed{x^\star(100\text{ }\mu\mathrm{m}) \simeq 11\text{ cm}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : temps de chute, sédimentation

Établir que le temps de sédimentation , en négligeant le régime transitoire, s'exprime selon la relation suivante :

Estimer sa valeur pour et chacun des rayons et . Justifier que l'évaporation peut expliquer l'écart important entre ces valeurs et celle donnée () à la question (3).

Voir l'indice

Négliger le temps d'établissement transitoire et relier directement la distance verticale z_0 à la vitesse limite |v_z^\star|.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'équation horaire du mouvement vertical en négligeant le régime transitoire, c'est-à-dire en considérant la vitesse constante égale à la vitesse limite v_z^\star.
  2. En déduire le temps mis pour atteindre le sol (z = 0) depuis l'altitude initiale z_0.
  3. Effectuer les applications numériques avec les valeurs de \tau^\star ou de |v_z^\star| calculées à la question Q10.
  4. Analyser physiquement l'effet de l'évaporation sur la taille des gouttelettes et donc sur leur vitesse de chute.
Voir la réponse courte

Chute à vitesse limite : \tau_{\mathrm{sed}}^{(0)} = z_0/(g\tau^\star) \simeq 40\text{ s} pour 20\text{ }\mu\mathrm{m} ; l'évaporation allonge considérablement ce temps.

Voir le corrigé complet

En négligeant la phase transitoire (ce qui est justifié puisque la durée du transitoire \tau^\star \ll 1\text{ s} est très inférieure au temps de chute), la gouttelette se déplace selon la verticale à la vitesse limite constante :

v_z(t) = v_z^\star = -g\tau^\star

Par intégration temporelle avec la condition initiale z(0) = z_0, l'altitude de la gouttelette s'écrit :

z(t) = z_0 + v_z^\star t = z_0 - g\tau^\star t

Le temps de sédimentation \tau_{\mathrm{sed}}^{(0)} correspond à l'instant où la gouttelette atteint le sol (z = 0) :

0 = z_0 - g\tau^\star \tau_{\mathrm{sed}}^{(0)}

D'où l'expression recherchée :

\boxed{\tau_{\mathrm{sed}}^{(0)} = \frac{z_0}{g\tau^\star} = \frac{z_0}{|v_z^\star|}}

Applications numériques : Avec z_0 = 2\text{ m} et les vitesses limites obtenues à la question Q10 :

  • Pour R = 20\text{ }\mu\mathrm{m}, |v_z^\star| \simeq 4{,}4 \times 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (soit \frac{4}{9} \times 10^{-1}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) :

    \tau_{\mathrm{sed}}^{(0)}(20\text{ }\mu\mathrm{m}) = \frac{2}{\frac{4}{9} \times 10^{-1}} = \frac{18}{0{,}4} = \mathbf{45\text{ s}}
  • Pour R = 100\text{ }\mu\mathrm{m}, |v_z^\star| \simeq 1{,}1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (soit \frac{10}{9}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) :

    \tau_{\mathrm{sed}}^{(0)}(100\text{ }\mu\mathrm{m}) = \frac{2}{\frac{10}{9}} = \frac{18}{10} = \mathbf{1{,}8\text{ s}}

Rôle de l'évaporation : La valeur de référence de la question Q3 est \tau_{\mathrm{sed}} \simeq 10^3\text{ s} \approx 17\text{ min}, ce qui est bien supérieur aux 45\text{ s} calculées en l'absence d'évaporation. En s'évaporant dans un air non saturé en eau, la gouttelette voit son rayon R décroître continûment. Or, la vitesse limite de chute est proportionnelle au carré du rayon :

|v_z^\star| \propto R^2

Au fur et à mesure que la gouttelette rétrécit, sa vitesse de chute chute drastiquement. Elle se transforme en un résidu d'aérosol microscopique qui reste en suspension beaucoup plus longtemps, ce qui justifie un temps de séjour effectif \tau_{\mathrm{sed}} considérablement plus long.

Résultat

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1.3 · Sédimentation et diffusion des gouttelettes, sans évaporation.

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : bilan de matière, équation de conservation

Établir, dans le cas unidimensionnel où , l'équation aux dérivées partielles liant à . On accompagnera d'un schéma le raisonnement tenu.

Dans une situation tridimensionnelle, nous admettrons que cette équation prend la forme suivante :

Voir l'indice

Effectuer un bilan particulaire unidimensionnel sur une tranche [x, x+\mathrm{d}x] entre t et t+\mathrm{d}t en l'absence de création.

Voir la stratégie

Pour établir une équation locale de conservation :

  1. On choisit un volume de contrôle mésoscopique fixe entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x, de section droite S normale à \vec{e}_x.
  2. On exprime la variation temporelle du nombre de particules dans ce volume entre t et t+\mathrm{d}t.
  3. On effectue le bilan avec les flux entrant en x et sortant en x+\mathrm{d}x (en l'absence de terme source ou puits), puis on développe à l'ordre un en \mathrm{d}x.
Voir la réponse courte

Bilan de particules sur une tranche [x, x+\mathrm{d}x] entre t et t+\mathrm{d}t conduisant à \frac{\partial c}{\partial t} = -\frac{\partial j_x}{\partial x}.

Voir le corrigé complet

Considérons une tranche d'espace fixe (volume de contrôle mésoscopique) délimitée par les plans perpendiculaires à l'axe (Ox) d'abscisses x et x + \mathrm{d}x, d'aire transverse S. Le volume élémentaire vaut :

\mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}x

Le nombre de gouttelettes contenues dans ce volume à l'instant t s'écrit :

\mathrm{d}N(t) = c(x, t)\,\mathrm{d}V = c(x, t)\,S\,\mathrm{d}x

Entre les instants t et t + \mathrm{d}t, la variation du nombre de gouttelettes est :

\mathrm{d}[\mathrm{d}N] = \left[ c(x, t+\mathrm{d}t) - c(x, t) \right] S\,\mathrm{d}x = \frac{\partial c}{\partial t}(x, t)\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t

En l'absence de création ou de destruction de gouttelettes au sein du volume élémentaire (pas de réactions ni de dépôts internes), cette variation est uniquement due aux échanges de matière à travers les frontières :

  • en x, le nombre de gouttelettes entrant dans la tranche pendant \mathrm{d}t est :

    \delta N_{\mathrm{entrant}} = j_x(x, t)\,S\,\mathrm{d}t
  • en x + \mathrm{d}x, le nombre de gouttelettes sortant de la tranche pendant \mathrm{d}t est :

    \delta N_{\mathrm{sortant}} = j_x(x + \mathrm{d}x, t)\,S\,\mathrm{d}t

Le bilan de matière s'écrit donc :

\begin{aligned} \mathrm{d}[\mathrm{d}N] &= \delta N_{\mathrm{entrant}} - \delta N_{\mathrm{sortant}} \\ &= \left[ j_x(x, t) - j_x(x + \mathrm{d}x, t) \right] S\,\mathrm{d}t \end{aligned}

Un développement de Taylor à l'ordre un donne :

j_x(x + \mathrm{d}x, t) = j_x(x, t) + \frac{\partial j_x}{\partial x}(x, t)\,\mathrm{d}x

On obtient ainsi :

\frac{\partial c}{\partial t}(x, t)\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t = -\frac{\partial j_x}{\partial x}(x, t)\,S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t

En simplifiant par S\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}t \neq 0, on aboutit à l'équation locale de conservation :

\boxed{\frac{\partial c}{\partial t} = -\frac{\partial j_x}{\partial x}}

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : flux convectif, transport particulaire

Nous supposons que les gouttelettes se déplacent verticalement à la vitesse caractéristique () constante (se reporter à la question (10)).

Exprimer la densité de flux d'advection en fonction de la concentration et de . Ce calcul peut, avantageusement, s'appuyer sur un schéma.

Voir l'indice

Exprimer le flux convectif à travers une section horizontale : les gouttelettes traversent la surface avec la vitesse uniforme v_z^\star\vec{e}_z.

Voir la stratégie

Pour relier la densité de flux d'advection \vec{j}_{\mathrm{A}} à la concentration c et à la vitesse \vec{v} = v_z^\star \vec{e}_z :

  1. On considère une surface élémentaire traversée par les particules pendant une durée \mathrm{d}t.
  2. On détermine le nombre de particules franchissant cette surface à l'aide d'un volume élémentaire de transport (cylindre d'advection).
  3. On identifie le vecteur densité de flux à partir de la définition du flux de particules.
Voir la réponse courte

Par définition du transport advectif à vitesse verticale uniforme, \vec{j}_{\mathrm{A}} = c v_z^\star \vec{e}_z.

Voir le corrigé complet

Considérons une surface élémentaire plane \mathrm{d}S, orientée par le vecteur normal unitaire \vec{n}, située au point \vec{r} à l'instant t. Les gouttelettes sont entraînées par le champ de pesanteur avec la vitesse constante d'advection :

\vec{v} = v_z^\star \vec{e}_z \quad (\text{avec } v_z^\star \le 0)

Pendant l'intervalle de temps élémentaire \mathrm{d}t, les gouttelettes qui traversent la surface \mathrm{d}S dans le sens de \vec{n} sont exactement celles qui se trouvaient initialement à l'intérieur du cylindre élémentaire de base \mathrm{d}S et de génératrice \vec{v}\,\mathrm{d}t.

Le volume de ce cylindre vaut :

\mathrm{d}^2V = (\vec{v}\cdot\vec{n})\,\mathrm{d}S\,\mathrm{d}t

La concentration c(\vec{r}, t) étant supposée uniforme à l'échelle mésoscopique du volume \mathrm{d}^2V, le nombre de gouttelettes traversant \mathrm{d}S pendant \mathrm{d}t s'écrit :

\mathrm{d}^2N = c(\vec{r}, t)\,\mathrm{d}^2V = c(\vec{r}, t)(\vec{v}\cdot\vec{n})\,\mathrm{d}S\,\mathrm{d}t

Le flux particulaire algébrique \mathrm{d}\Phi_{\mathrm{A}} à travers \mathrm{d}S s'exprime donc par :

\mathrm{d}\Phi_{\mathrm{A}} = \frac{\mathrm{d}^2N}{\mathrm{d}t} = c(\vec{r}, t)\,\vec{v}\cdot\vec{n}\,\mathrm{d}S

Par définition du vecteur densité de flux de particules \vec{j}_{\mathrm{A}}, défini par \mathrm{d}\Phi_{\mathrm{A}} = \vec{j}_{\mathrm{A}}\cdot\vec{n}\,\mathrm{d}S, on identifie :

\vec{j}_{\mathrm{A}}(\vec{r}, t) = c(\vec{r}, t)\,\vec{v}

En introduisant l'expression de la vitesse verticale \vec{v} = v_z^\star \vec{e}_z, on obtient :

\boxed{\vec{j}_{\mathrm{A}}(\vec{r}, t) = c(\vec{r}, t)\,v_z^\star\,\vec{e}_z}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : équation de convection-diffusion, loi de fick

Déduire alors, de l'équation (5), l'équation aux dérivées partielles vérifiée par la concentration .

On donne la relation suivante :

Voir l'indice

Remplacer l'expression du flux total \vec{j} = \vec{j}_\text{D} + \vec{j}_\text{A} dans l'équation de conservation tridimensionnelle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la densité de flux totale \vec{j} comme la somme des composantes diffusive \vec{j}_{\mathrm{D}} et advective \vec{j}_{\mathrm{A}}.
  2. Calculer la divergence de chacun des deux termes en exploitant la constance de D_R et de la vitesse de sédimentation v_z^\star, ainsi que la relation vectorielle fournie pour le laplacien.
  3. Réinjecter cette divergence dans l'équation locale de conservation (5) pour obtenir l'équation advecto-diffusive.
Voir la réponse courte

Avec \vec{j} = -D_R \vec{\nabla} c + c v_z^\star \vec{e}_z, on obtient l'équation \frac{\partial c}{\partial t} = D_R \Delta c - v_z^\star \frac{\partial c}{\partial z}.

Voir le corrigé complet

La densité de flux volumique totale de gouttelettes s'écrit comme la somme de la contribution diffusive et de la contribution advective :

\vec{j}(\vec{r}, t) = \vec{j}_{\mathrm{D}}(\vec{r}, t) + \vec{j}_{\mathrm{A}}(\vec{r}, t)

En utilisant la loi de Fick (équation (6)) et le résultat de la question 15, il vient :

\vec{j}(\vec{r}, t) = -D_R \vec{\mathrm{grad}}\,c(\vec{r}, t) + c(\vec{r}, t)\,v_z^\star\,\vec{e}_z

Calculons la divergence de cette densité de flux par linéarité :

  • Pour le terme de diffusion, le coefficient D_R étant supposé uniforme, la relation (7) donne :

    \mathrm{div}\,\vec{j}_{\mathrm{D}} = \mathrm{div}\left(-D_R \vec{\mathrm{grad}}\,c\right) = -D_R\,\mathrm{div}(\vec{\mathrm{grad}}\,c) = -D_R\,\Delta c
  • Pour le terme d'advection, la vitesse v_z^\star étant constante dans l'espace :

    \mathrm{div}\,\vec{j}_{\mathrm{A}} = \frac{\partial}{\partial z}\left(c\,v_z^\star\right) = v_z^\star\,\frac{\partial c}{\partial z}

La divergence totale est donc :

\mathrm{div}\,\vec{j} = -D_R\,\Delta c + v_z^\star\,\frac{\partial c}{\partial z}

En reportant cette expression dans l'équation de bilan local (5), \dfrac{\partial c}{\partial t} = -\mathrm{div}\,\vec{j}, on obtient l'équation aux dérivées partielles vérifiée par la concentration c(\vec{r}, t) :

\boxed{\frac{\partial c}{\partial t} + v_z^\star \frac{\partial c}{\partial z} = D_R \Delta c}

que l'on peut également écrire sous la forme \dfrac{\partial c}{\partial t} = D_R \Delta c - v_z^\star \dfrac{\partial c}{\partial z}.

Résultat

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules ; Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique

Notions : échelle de hauteur, relation de stokes-einstein

Former une distance caractéristique en dessous de laquelle nous pouvons considérer que la diffusion domine l'advection. Exprimer d'abord cette distance en fonction de et .

L'exprimer ensuite en fonction de , et la masse d'une gouttelette. Analyser ce résultat.

Calculer la valeur de pour et .

Voir l'indice

Comparer les ordres de grandeur des termes \frac{D_R}{z_\star} et |v_z^\star|, puis injecter la relation de Stokes-Einstein pour relier z_\star à k_\text{B}T et mg.

Voir la stratégie
  1. Comparer l'ordre de grandeur du terme advectif et du terme diffusif dans l'équation régissant la concentration spatiale c sur une échelle spatiale z, pour définir la longueur de coupure z_\star.
  2. Exprimer |v_z^\star| et D_R à l'aide de la loi de Stokes et de la formule de Stokes-Einstein afin de simplifier le rapport.
  3. Interpréter la longueur obtenue sous l'angle énergétique (statistique de Boltzmann).
  4. Mener l'application numérique avec les données de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Bilan advection-diffusion donnant l'échelle de sédimentation z_\star = D_R/|v_z^\star| = k_{\mathrm{B}}T/(mg) \simeq 0{,}1\text{ }\mu\mathrm{m}.

Voir le corrigé complet

À une échelle spatiale caractéristique z, les ordres de grandeur spatiaux des termes d'advection et de diffusion intervenant dans l'équation régissant la concentration (question Q16) s'écrivent :

\left| v_z^\star \frac{\partial c}{\partial z} \right| \sim \frac{|v_z^\star| \, c}{z} \quad \text{et} \quad \left| D_R \frac{\partial^2 c}{\partial z^2} \right| \sim \frac{D_R \, c}{z^2}

La diffusion domine l'advection dès lors que :

\frac{D_R \, c}{z^2} > \frac{|v_z^\star| \, c}{z} \iff z < \frac{D_R}{|v_z^\star|}

La distance caractéristique cherchée est donc :

\boxed{z_\star = \frac{D_R}{|v_z^\star|}}

D'après la relation de Stokes-Einstein (équation (4)) :

D_R = \frac{k_{\mathrm{B}} T}{6\pi \eta R}

Par ailleurs, à la vitesse limite de sédimentation, le poids compense exactement la traînée de Stokes (la poussée d'Archimède étant négligée) :

m g = 6\pi \eta R |v_z^\star| \iff |v_z^\star| = \frac{m g}{6\pi \eta R}

En effectuant le rapport des deux grandeurs, le facteur de friction hydrodynamique 6\pi\eta R se simplifie :

\boxed{z_\star = \frac{k_{\mathrm{B}}T}{m g}}

Analyse du résultat : Cette longueur z_\star correspond à l'altitude pour laquelle l'énergie potentielle de pesanteur d'une gouttelette compense l'énergie d'agitation thermique :

m g z_\star = k_{\mathrm{B}}T

Il s'agit précisément de la hauteur d'échelle (ou longueur de sédimentation) apparaissant dans le facteur de Boltzmann d'une atmosphère isotherme, \exp\left(-\frac{mgz}{k_{\mathrm{B}}T}\right) = \exp\left(-\frac{z}{z_\star}\right). Pour des altitudes inférieures à z_\star, l'agitation thermique empêche la sédimentation et homogénéise la répartition des particules.

Application numérique : Pour une gouttelette de rayon R = 1\text{ }\mu\mathrm{m} = 10^{-6}\text{ m}, avec \pi = 3 et \rho = 10^3\text{ kg}\cdot\mathrm{m}^{-3} :

m = \frac{4}{3}\pi R^3 \rho = \frac{4}{3} \times 3 \times (10^{-6})^3 \times 10^3 = 4 \times 10^{-15}\text{ kg}

Avec g = 10\text{ m}\cdot\mathrm{s}^{-2} et k_{\mathrm{B}}T = 4 \times 10^{-21}\text{ J} :

z_\star = \frac{4 \times 10^{-21}}{4 \times 10^{-15} \times 10} = 10^{-7}\text{ m}
\boxed{z_\star = 10^{-7}\text{ m} = 0{,}1\text{ }\mu\mathrm{m} = 100\text{ nm}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : advection, diffusion

Paraît-il alors justifié de négliger la diffusion dans l'étude de la sédimentation (étude de la partie (1.2)) ?

Voir l'indice

Comparer la hauteur caractéristique z_\star à la hauteur typique de chute z_0 \sim 2\text{ m}.

Voir la réponse courte

Comme z_\star \simeq 0{,}1\text{ }\mu\mathrm{m} \ll z_0 \sim 2\text{ m}, l'advection domine très largement la diffusion à l'échelle macroscopique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, la diffusion ne domine l'advection que sur des distances spatiales caractéristiques inférieures à la hauteur d'échelle :

z_\star = \frac{k_{\mathrm{B}}T}{mg} \propto \frac{1}{R^3}

Pour R = 1\text{ }\mu\text{m}, nous avons obtenu z_\star = 10^{-7}\text{ m} = 0{,}1\text{ }\mu\text{m}.

Dans la partie 1.2, les gouttelettes étudiées ont des rayons bien supérieurs, typiquement R = 20\text{ }\mu\text{m} et R = 100\text{ }\mu\text{m}, et évoluent sur une hauteur de chute z_0 = 2\text{ m} :

  • Pour R = 20\text{ }\mu\text{m} :

    z_\star(20\text{ }\mu\text{m}) = \frac{z_\star(1\text{ }\mu\text{m})}{20^3} = \frac{10^{-7}}{8\times 10^3} \simeq 1{,}2 \times 10^{-11}\text{ m}
  • Pour R = 100\text{ }\mu\text{m} : z_\star(100\text{ }\mu\text{m}) \simeq 10^{-13}\text{ m}.

Ces échelles spatiales sont d'ordre sub-nanométrique, voire inframoléculaire, et sont totalement négligeables devant la hauteur de chute macroscopique z_0 = 2\text{ m} (z_\star \ll z_0). L'advection gravitaire gouverne ainsi entièrement le mouvement vertical des gouttelettes.

\boxed{\text{Il est parfaitement justifié de négliger la diffusion dans la partie 1.2.}}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : conservation du nombre de particules, normalisation

Indiquer par quelle méthode, ou en vertu de quel principe, nous pourrions accéder à la valeur du préfacteur numérique . Aucun calcul n'est demandé.

Voir l'indice

Invoquer la conservation du nombre total de particules M par intégration de la concentration sur tout l'espace infini : \iiint c\,\mathrm{d}^3V = M.

Voir la réponse courte

Conservation du nombre total de gouttelettes : intégrale volumique de c(\vec{r}, t) égale au nombre initial émis.

Voir le corrigé complet

Le préfacteur numérique sans dimension K peut être déterminé en utilisant le principe de conservation du nombre total de gouttelettes (ou conservation de la matière) au cours du temps.

En l'absence de parois (espace supposé infini) et en négligeant les pertes (évaporation ou réactions), les M gouttelettes émises initialement en (0,0,z_0) restent toutes présentes dans le milieu. À chaque instant t > 0, l'intégrale de la concentration volumique c(x,y,z,t) étendue à tout l'espace doit donc être égale au nombre total de gouttelettes M :

\iiint_{\mathbb{R}^3} c(x, y, z, t) \, \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z = M

Cette condition de normalisation (analogue à celle d'une densité de probabilité gaussienne tridimensionnelle) conduit à l'intégration d'une gaussienne selon les trois directions de l'espace, ce qui fixe de manière univoque la valeur de la constante K (on trouverait K = \pi^{-3/2}).

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : profil de concentration, diffusion brownienne

Nous considérons une bague élémentaire d'axe , située à l'altitude , de volume où . Exprimer le nombre de gouttelettes contenues dans cette bague, à l'instant . On notera .

Déterminer le rayon pour lequel est maximum. On exprimera ce résultat en fonction de et .

En adoptant, pour , l'expression de donnée par l'équation (3) et en utilisant la relation (4), établir que prend la forme suivante :

Représenter l'allure graphique de la dépendance de avec et la commenter brièvement.

Voir l'indice

Exprimer \mathrm{d}^2N = c(r, z_0, \tau_\text{sed}) \cdot 2\pi r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}z, annuler la dérivée par rapport à r, puis combiner avec l'expression de \tau_\text{sed}^{(0)}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \mathrm{d}^2N = c(r, z_0, \tau_{\mathrm{sed}})\,\mathrm{d}^2V en évaluant la solution advecto-diffusive donnée par l'équation (8) à l'altitude z = z_0 et au temps t = \tau_{\mathrm{sed}}.
  2. Identifier la dépendance en r de \mathrm{d}^2N et déterminer son maximum en annulant sa dérivée par rapport à r.
  3. Remplacer \tau_{\mathrm{sed}} par \tau_{\mathrm{sed}}^{(0)} (équation (3)) et faire le lien avec z_\star défini à la question Q17 grâce à la relation de Stokes-Einstein (4).
  4. Tracer r_\star(z_0) = \sqrt{2z_\star z_0} et interpréter physiquement la dépendance en racine carrée.
Voir la réponse courte

Dérivation de \mathrm{d}^2N/\mathrm{d}r \propto r\exp(-r^2/(4D_R\tau_{\mathrm{sed}})) conduisant à r_\star = \sqrt{2D_R\tau_{\mathrm{sed}}} = \sqrt{2z_\star z_0}.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la concentration (équation (8)), à l'altitude z = z_0 et à l'instant t = \tau_{\mathrm{sed}}, la fonction F s'écrit, avec r^2 = x^2 + y^2 et a_{\mathrm{sed}} = a(\tau_{\mathrm{sed}}) :

F(r, z_0, \tau_{\mathrm{sed}}) = \frac{r^2 + (v_z^\star \tau_{\mathrm{sed}})^2}{a_{\mathrm{sed}}^2}

La concentration au sein de la bague élémentaire vaut donc :

c(r, z_0, \tau_{\mathrm{sed}}) = K \frac{M}{a_{\mathrm{sed}}^3} \exp\left(-\frac{(v_z^\star \tau_{\mathrm{sed}})^2}{a_{\mathrm{sed}}^2}\right) \exp\left(-\frac{r^2}{a_{\mathrm{sed}}^2}\right)

Le nombre de gouttelettes \mathrm{d}^2N contenues dans la bague de volume \mathrm{d}^2V = 2\pi r\,\mathrm{d}r\,\mathrm{d}z s'exprime ainsi :

\boxed{\mathrm{d}^2N = 2\pi K \frac{M}{a_{\mathrm{sed}}^3} \exp\left(-\frac{(v_z^\star \tau_{\mathrm{sed}})^2}{a_{\mathrm{sed}}^2}\right) r \exp\left(-\frac{r^2}{a_{\mathrm{sed}}^2}\right) \mathrm{d}r\,\mathrm{d}z}

Pour trouver le rayon r_\star maximisant \mathrm{d}^2N à \mathrm{d}r et \mathrm{d}z fixés, étudions la fonction f(r) = r \exp\left(-r^2/a_{\mathrm{sed}}^2\right). Sa dérivée par rapport à r vaut :

\frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}r}(r) = \left(1 - \frac{2r^2}{a_{\mathrm{sed}}^2}\right) \exp\left(-\frac{r^2}{a_{\mathrm{sed}}^2}\right)

La dérivée s'annule pour un unique rayon strictement positif :

r_\star = \frac{a_{\mathrm{sed}}}{\sqrt{2}}

Comme a_{\mathrm{sed}} = 2\sqrt{D_R \tau_{\mathrm{sed}}}, on obtient :

\boxed{r_\star = \sqrt{2 D_R \tau_{\mathrm{sed}}}}

En adoptant l'expression de \tau_{\mathrm{sed}}^{(0)} = \frac{z_0}{g\tau^\star} (équation (3)) avec \tau^\star = \frac{2\rho R^2}{9\eta} (équation (2)) et la relation de Stokes-Einstein D_R = \frac{k_{\mathrm{B}}T}{6\pi\eta R} (équation (4)) :

\begin{aligned} r_\star^2 &= 2 D_R \tau_{\mathrm{sed}}^{(0)} = 2 \left(\frac{k_{\mathrm{B}}T}{6\pi\eta R}\right) \left(\frac{9\eta z_0}{2\rho R^2 g}\right) \\ &= 2 \left(\frac{3 k_{\mathrm{B}}T}{4\pi\rho R^3 g}\right) z_0 \end{aligned}

La masse d'une gouttelette sphérique étant m = \frac{4}{3}\pi R^3 \rho, on reconnaît la distance caractéristique z_\star = \frac{k_{\mathrm{B}}T}{mg} établie à la question Q17 :

\boxed{r_\star^2 = 2 z_\star z_0}

Soit r_\star(z_0) = \sqrt{2z_\star z_0}. La dépendance de r_\star en fonction de l'altitude initiale z_0 présente une allure parabolique caractéristique d'un phénomène diffusif.

Commentaire : Plus l'altitude initiale z_0 est grande, plus le temps de chute par sédimentation \tau_{\mathrm{sed}}^{(0)} \propto z_0 est long. Le processus de diffusion dispose ainsi de davantage de temps pour étaler radialement les gouttelettes, ce qui conduit à une portée transversale maximale r_\star \propto \sqrt{\tau_{\mathrm{sed}}} \propto \sqrt{z_0}.

Résultat

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : étalement diffusif, ordre de grandeur

Calculer la valeur de pour , et . Analyser ce résultat.

Voir l'indice

Calculer r_\star = \sqrt{2 z_\star z_0} et comparer l'étalement horizontal diffusif aux dimensions de la pièce.

Voir la réponse courte

Application numérique donnant r_\star \simeq 0{,}6\text{ mm} : l'étalement transversal reste submillimétrique et négligeable devant la pièce.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (9) établie à la question 20, le rayon r_\star où le nombre de gouttelettes dans la bague est maximal vérifie :

r_\star = \sqrt{2 z_\star z_0}

À la question 17, pour une gouttelette de rayon R = 1\text{ }\mu\mathrm{m} à la température telle que k_{\mathrm{B}}T = 4\times 10^{-21}\text{ J}, la hauteur d'échelle a été déterminée comme valant :

z_\star = 1{,}0\times 10^{-7}\text{ m}

Pour une altitude initiale de lâcher z_0 = 2\text{ m}, on en déduit :

\begin{aligned} r_\star^2 &= 2 \times (1{,}0\times 10^{-7}\text{ m}) \times 2\text{ m} = 4{,}0\times 10^{-7}\text{ m}^2 = 40\times 10^{-8}\text{ m}^2 \\ r_\star &= \sqrt{40}\times 10^{-4}\text{ m} \simeq 6{,}3\times 10^{-4}\text{ m} \end{aligned}

Soit, avec deux chiffres significatifs :

\boxed{r_\star \simeq 6{,}3\times 10^{-4}\text{ m} \simeq 0{,}63\text{ mm}}

Analyse du résultat :

  • Le rayon r_\star représente l'étalement horizontal typique par diffusion brownienne pendant toute la durée de la sédimentation (chute depuis z_0 = 2\text{ m}).
  • La valeur obtenue est inférieure au millimètre pour R = 1\text{ }\mu\mathrm{m}, et serait encore plus faible pour des gouttelettes plus massives de 20\text{ }\mu\mathrm{m} (puisque r_\star \propto R^{-3/2}).
  • La diffusion thermique des gouttelettes dans l'air est donc totalement négligeable pour assurer leur dispersion dans une pièce : le mélange et la propagation des aérosols à l'échelle métrique sont exclusivement dominés par les mouvements d'air convectifs et turbulents (ventilation, déplacements des personnes).

Résultat

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1.4 · Influence de l'évaporation des gouttelettes sur le temps de sédimentation.

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : diffusion sphérique, régime stationnaire

En supposant que le processus de diffusion peut être considéré comme étant quasi-stationnaire, déterminer l'expression de la concentration (une constante d'intégration restant encore indéterminée).

Voir l'indice

Résoudre l'équation radiale stationnaire \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left(r^2 \frac{\mathrm{d}c_\text{w}}{\mathrm{d}r}\right) = 0 avec la condition aux limites à l'infini c_\text{w}(\infty) = c_0.

Voir la réponse courte

Résolution du laplacien sphérique stationnaire \frac{1}{r^2}\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}(r^2 \frac{\mathrm{d}c_{\mathrm{w}}}{\mathrm{d}r}) = 0, d'où c_{\mathrm{w}}(r) = c_0 + A/r.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation quasi-stationnaire, la dépendance temporelle explicite de la concentration est négligée devant la diffusion spatiale :

\frac{\partial c_{\mathrm{w}}}{\partial t} = 0

L'équation de diffusion (10) devient alors une équation différentielle ordinaire sur c_{\mathrm{w}}(r) :

\frac{D_{\mathrm{w}}}{r^2} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r} \left( r^2 \frac{\mathrm{d}c_{\mathrm{w}}}{\mathrm{d}r} \right) = 0

Le coefficient de diffusion D_{\mathrm{w}} étant non nul, on intègre une première fois par rapport à r :

\begin{aligned} r^2 \frac{\mathrm{d}c_{\mathrm{w}}}{\mathrm{d}r} &= C_1 \quad (C_1 = \text{Cste}) \\ \frac{\mathrm{d}c_{\mathrm{w}}}{\mathrm{d}r} &= \frac{C_1}{r^2} \end{aligned}

Une seconde intégration conduit à :

c_{\mathrm{w}}(r) = -\frac{C_1}{r} + C_2 \quad (C_2 = \text{Cste})

La condition aux limites à grande distance de la gouttelette impose :

\lim_{r \to +\infty} c_{\mathrm{w}}(r) = c_0 \implies C_2 = c_0

En posant C_1 = -c_0 b (ou en conservant une constante additive A = -C_1), l'expression de la concentration s'écrit :

\boxed{c_{\mathrm{w}}(r) = c_0 + \frac{A}{r} = c_0 \left( 1 + \frac{b}{r} \right)}

où la constante b (ou A) reste à déterminer à l'aide des conditions à la surface de la gouttelette.

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : loi de fick, vecteur densité de courant

Nous écrivons cette expression sous la forme suivante :

Exprimer la densité de flux (ou flux surfacique) de molécules d'eau , au niveau de la surface de la gouttelette.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Fick \vec{j}_\text{w}(r) = -D_\text{w}\frac{\mathrm{d}c_\text{w}}{\mathrm{d}r}\vec{e}_r évaluée en r=R.

Voir la réponse courte

Application de la loi de Fick \vec{j}_{\mathrm{w}} = -D_{\mathrm{w}}\vec{\nabla}c_{\mathrm{w}} en r = R : \vec{j}_{\mathrm{w}}(R) = \frac{D_{\mathrm{w}}c_0 b}{R^2}\vec{e}_r.

Voir le corrigé complet

Dans l'air ambiant entourant la gouttelette, la diffusion de la vapeur d'eau est régie par la première loi de Fick :

\vec{j}_{\mathrm{w}}(r) = -D_{\mathrm{w}} \vec{\mathrm{grad}}\, c_{\mathrm{w}}(r)

Compte tenu de la symétrie sphérique du problème, le gradient s'écrit selon le vecteur unitaire radial \vec{e}_r :

\vec{\mathrm{grad}}\, c_{\mathrm{w}}(r) = \frac{\mathrm{d}c_{\mathrm{w}}}{\mathrm{d}r}\,\vec{e}_r

À partir de l'expression de la concentration donnée par l'équation (11) :

\frac{\mathrm{d}c_{\mathrm{w}}}{\mathrm{d}r} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left[c_0\left(1 + \frac{b}{r}\right)\right] = -\frac{c_0 b}{r^2}

La densité de flux de diffusion en tout point r \ge R s'écrit donc :

\vec{j}_{\mathrm{w}}(r) = \frac{D_{\mathrm{w}} c_0 b}{r^2}\,\vec{e}_r

En évaluant cette grandeur à la surface de la gouttelette, en r = R, on obtient :

\boxed{\vec{j}_{\mathrm{w}}(R) = \frac{D_{\mathrm{w}} c_0 b}{R^2}\,\vec{e}_r}

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : cinétique d'évaporation, bilan de flux

En notant que représente la densité de flux net d'évaporation (algébrique), établir l'égalité suivante :

En déduire, en fonction des paramètres intervenant dans le membre de droite de l'égalité (12), l'expression du flux de molécules d'eau traversant la surface de la gouttelette (algébriquement, en direction du milieu extérieur).

Voir l'indice

Écrire la continuité du flux net surfacique à la surface de la gouttelette : j_\text{w}(R) = j_\text{e} - j_\text{c} = k_\text{e}c_\text{l} - k_\text{c}c_\text{w}(R).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la densité de flux net traversant l'interface liquide-vapeur comme la somme des densités de flux d'évaporation \vec{j}_\mathrm{e} et de condensation \vec{j}_\mathrm{c}.
  2. Égaler cette densité de flux net à la densité de flux de diffusion \vec{j}_\mathrm{w}(R) établie à la question précédente, en y injectant c_\mathrm{w}(R), pour isoler le terme \frac{c_0 b}{R^2}.
  3. Calculer le flux particulaire total J par intégration sur la surface de la gouttelette de rayon R.
Voir la réponse courte

Continuité du flux à l'interface entre diffusion externe et cinétique nette d'évaporation, puis J = 4\pi R^2 j_{\mathrm{w}}(R).

Voir le corrigé complet

À la surface de la gouttelette (r = R), la densité de flux net de molécules d'eau quittant la phase liquide résulte de la superposition du flux d'évaporation et du flux de condensation :

\begin{aligned} \vec{j}_{\text{net}} &= \vec{j}_\mathrm{e} + \vec{j}_\mathrm{c} = \left( k_\mathrm{e} c_\mathrm{l} - k_\mathrm{c} c_\mathrm{w}(R) \right) \vec{e}_r \end{aligned}

Puisque \vec{j}_\mathrm{w}(R) est précisément la densité de flux net d'évaporation alimentant la diffusion dans l'air, la continuité du flux particulaire à l'interface impose :

\begin{aligned} \vec{j}_\mathrm{w}(R) &= \vec{j}_{\text{net}} \end{aligned}

D'après la question 23, la densité de flux de diffusion s'écrit \vec{j}_\mathrm{w}(R) = \dfrac{D_\mathrm{w} c_0 b}{R^2} \vec{e}_r. De plus, d'après l'équation (11), la concentration de vapeur à la surface s'écrit :

\begin{aligned} c_\mathrm{w}(R) &= c_0 \left( 1 + \frac{b}{R} \right) \end{aligned}

En projetant sur le vecteur unitaire radial \vec{e}_r, on obtient :

\begin{aligned} \frac{D_\mathrm{w} c_0 b}{R^2} &= k_\mathrm{e} c_\mathrm{l} - k_\mathrm{c} c_0 \left( 1 + \frac{b}{R} \right) \\ \frac{D_\mathrm{w} c_0 b}{R^2} + \frac{k_\mathrm{c} c_0 b}{R} &= k_\mathrm{e} c_\mathrm{l} - k_\mathrm{c} c_0 \\ \frac{c_0 b}{R^2} \left( D_\mathrm{w} + k_\mathrm{c} R \right) &= k_\mathrm{e} c_\mathrm{l} - k_\mathrm{c} c_0 \end{aligned}

On en déduit immédiatement la relation demandée :

\boxed{\frac{c_0 b}{R^2} = \frac{k_\mathrm{e} c_\mathrm{l} - k_\mathrm{c} c_0}{D_\mathrm{w} + k_\mathrm{c} R}}

Le flux J de molécules d'eau traversant algébriquement la surface sphérique de la gouttelette vers le milieu extérieur est le flux de \vec{j}_\mathrm{w}(R) à travers la sphère de rayon R, orientée par la normale sortante \vec{n}_{\text{ext}} = \vec{e}_r :

\begin{aligned} J &= \iint_{S} \vec{j}_\mathrm{w}(R) \cdot \vec{e}_r \, \mathrm{d}S = 4\pi R^2 \, j_{\mathrm{w}, r}(R) = 4\pi R^2 D_\mathrm{w} \frac{c_0 b}{R^2} \end{aligned}

En substituant l'expression de \dfrac{c_0 b}{R^2} obtenue précédemment, il vient :

\boxed{J = 4\pi R^2 D_\mathrm{w} \frac{k_\mathrm{e} c_\mathrm{l} - k_\mathrm{c} c_0}{D_\mathrm{w} + k_\mathrm{c} R}}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : pression de vapeur saturante, humidité relative

Les flux d'évaporation et de condensation se compensent pour une valeur particulière de la concentration en molécules d'eau dans l'air, correspondant à un état de vapeur saturante. Par ailleurs, l'humidité relative est définie par le rapport (). Établir alors que le flux prend la forme suivante :

Voir l'indice

Utiliser l'égalité des flux d'évaporation et de condensation à saturation (k_\text{e}c_\text{l} = k_\text{c}c_\text{vs}) et remplacer c_0 par H c_\text{vs}.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la condition d'équilibre thermodynamique à saturation (c_0 = c_{\mathrm{vs}}) pour laquelle le flux net d'évaporation J s'annule, ce qui permet de relier le terme de source k_{\mathrm{e}}c_{\mathrm{l}} à k_{\mathrm{c}}c_{\mathrm{vs}}.
  2. Exprimer la concentration ambiante c_0 en fonction de l'humidité relative H et de c_{\mathrm{vs}}, puis réinjecter ces relations dans l'expression de J obtenue à la question 24.
Voir la réponse courte

À saturation k_{\mathrm{e}}c_{\mathrm{l}} = k_{\mathrm{c}}c_{\mathrm{vs}}, d'où k_{\mathrm{e}}c_{\mathrm{l}} - k_{\mathrm{c}}c_0 = k_{\mathrm{c}}c_{\mathrm{vs}}(1-H) et obtention de la relation (13).

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question 24, l'expression générale du flux net de molécules d'eau quittant la gouttelette est :

J = 4\pi R^2 D_{\mathrm{w}} \frac{k_{\mathrm{e}}c_{\mathrm{l}} - k_{\mathrm{c}}c_0}{D_{\mathrm{w}} + k_{\mathrm{c}}R}

À l'équilibre entre la phase liquide et la vapeur d'eau saturante, la concentration à l'infini vaut c_0 = c_{\mathrm{vs}} et le flux net d'évaporation est nul (J = 0). Cela implique la compensation exacte des cinétiques d'évaporation et de condensation :

k_{\mathrm{e}}c_{\mathrm{l}} - k_{\mathrm{c}}c_{\mathrm{vs}} = 0 \iff k_{\mathrm{e}}c_{\mathrm{l}} = k_{\mathrm{c}}c_{\mathrm{vs}}

Par définition de l'humidité relative, on a H = \dfrac{c_0}{c_{\mathrm{vs}}}, d'où c_0 = H\,c_{\mathrm{vs}}. En substituant cette relation et l'égalité précédente au numérateur, il vient :

k_{\mathrm{e}}c_{\mathrm{l}} - k_{\mathrm{c}}c_0 = k_{\mathrm{c}}c_{\mathrm{vs}} - k_{\mathrm{c}}(H\,c_{\mathrm{vs}}) = k_{\mathrm{c}}c_{\mathrm{vs}}(1 - H)

On en déduit immédiatement la forme annoncée pour le flux J :

\boxed{J = 4\pi R^2 D_{\mathrm{w}}k_{\mathrm{c}}c_{\mathrm{vs}} \frac{1 - H}{D_{\mathrm{w}} + k_{\mathrm{c}}R}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : approximation de diffusion pure, ordre de grandeur

La valeur de la vitesse de condensation est estimée à . En considérant que le rayon moyen des gouttelettes est supérieur au micromètre, justifier que l'expression du flux peut alors s'écrire sous la forme approximative suivante :

C'est cette expression du flux que nous utiliserons désormais.

Voir l'indice

Comparer l'ordre de grandeur de k_\text{c} R à celui de D_\text{w} pour R \ge 1\text{ }\mu\text{m} afin de simplifier le dénominateur.

Voir la réponse courte

Comparaison des termes : k_{\mathrm{c}}R \gg D_{\mathrm{w}}, le dénominateur se simplifie en k_{\mathrm{c}}R, conduisant à la relation (14).

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question précédente (équation (13)), le flux net de molécules d'eau traversant la surface de la gouttelette s'écrit :

J = 4\pi R^2 D_{\mathrm{w}} k_{\mathrm{c}} c_{\mathrm{vs}} \frac{1 - H}{D_{\mathrm{w}} + k_{\mathrm{c}}R}

Comparons les deux termes intervenant au dénominateur, à savoir D_{\mathrm{w}} et k_{\mathrm{c}}R.

Avec les données de l'énoncé :

  • D_{\mathrm{w}} = 2 \times 10^{-5}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} ;
  • k_{\mathrm{c}} \simeq 370\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • R \ge 1\,\mu\text{m} = 10^{-6}\text{ m}.

Pour la plus petite taille de gouttelettes considérée (R = 1\,\mu\text{m}) :

k_{\mathrm{c}}R \ge 370 \times 10^{-6} = 3{,}7 \times 10^{-4}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}

Le rapport entre ces deux termes vaut ainsi :

\frac{k_{\mathrm{c}}R}{D_{\mathrm{w}}} \ge \frac{3{,}7 \times 10^{-4}}{2 \times 10^{-5}} \simeq 18{,}5 \gg 1

Pour des gouttelettes usuelles de rayon R = 20\,\mu\text{m}, ce rapport dépasse 350. Le terme D_{\mathrm{w}} est donc tout à fait négligeable devant k_{\mathrm{c}}R au dénominateur :

D_{\mathrm{w}} + k_{\mathrm{c}}R \approx k_{\mathrm{c}}R

En injectant cette approximation dans l'expression de J, les facteurs k_{\mathrm{c}} et un facteur R se simplifient :

J \approx 4\pi R^2 D_{\mathrm{w}} k_{\mathrm{c}} c_{\mathrm{vs}} \frac{1 - H}{k_{\mathrm{c}}R}

d'où l'expression approchée recherchée :

\boxed{J = 4\pi R D_{\mathrm{w}} c_{\mathrm{vs}}(1 - H)}

Résultat

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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : évaporation de gouttelette, bilan de matière

Nous notons le volume (effectif) d'une molécule d'eau. Établir que le rayon de la gouttelette vérifie l'équation différentielle suivante :

Voir l'indice

Relier la perte de volume de la gouttelette au flux de molécules évaporées : \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\frac{4}{3}\pi R^3\right) = -J v_\text{w}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre N_{\mathrm{eau}} de molécules d'eau constituant la gouttelette en fonction de son rayon R et du volume effectif v_{\mathrm{w}} d'une molécule.
  2. Établir le bilan de matière sur la gouttelette reliant la variation temporelle de N_{\mathrm{eau}} au flux net sortant de molécules J établi à la question précédente.
  3. Dériver par rapport au temps pour faire apparaître le terme 2R\,\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} et identifier la constante \theta.
Voir la réponse courte

Bilan volumique \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}(\frac{4}{3}\pi R^3) = -J v_{\mathrm{w}}, conduisant directement à l'équation différentielle en R\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t}.

Voir le corrigé complet

Considérons une gouttelette sphérique de rayon R(t). Son volume est :

V_{\mathrm{g}}(t) = \frac{4}{3}\pi R(t)^3

Le volume effectif occupé par une molécule d'eau étant noté v_{\mathrm{w}}, le nombre total de molécules d'eau contenues dans la gouttelette s'écrit :

N_{\mathrm{eau}}(t) = \frac{V_{\mathrm{g}}(t)}{v_{\mathrm{w}}} = \frac{4\pi R(t)^3}{3 v_{\mathrm{w}}}

Par définition, le flux J représente le nombre net de molécules d'eau quittant la gouttelette par unité de temps vers le milieu extérieur (question Q26). Le bilan de matière sur la gouttelette s'écrit donc :

\frac{\mathrm{d}N_{\mathrm{eau}}}{\mathrm{d}t} = -J

En dérivant l'expression de N_{\mathrm{eau}}(t) par rapport au temps, on obtient :

\frac{\mathrm{d}N_{\mathrm{eau}}}{\mathrm{d}t} = \frac{4\pi R^2}{v_{\mathrm{w}}}\,\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t}

En utilisant l'expression du flux J obtenue à la question Q26 :

J = 4\pi R D_{\mathrm{w}} c_{\mathrm{vs}}(1 - H)

l'égalité du bilan devient :

\frac{4\pi R^2}{v_{\mathrm{w}}}\,\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} = -4\pi R D_{\mathrm{w}} c_{\mathrm{vs}}(1 - H)

En simplifiant par 2\pi R et en multipliant par v_{\mathrm{w}}, il vient :

2R\,\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} = -2 v_{\mathrm{w}} D_{\mathrm{w}} c_{\mathrm{vs}}(1 - H)

En introduisant le coefficient \theta = 2v_{\mathrm{w}}D_{\mathrm{w}}c_{\mathrm{vs}}, on aboutit à l'équation différentielle recherchée :

\boxed{2R\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} = -\theta(1 - H)}

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : loi en d2

Nous notons le rayon de la gouttelette à l'instant . Exprimer la solution de l'équation différentielle (15) vérifiant cette condition initiale.

Voir l'indice

Intégrer directement l'équation différentielle séparable sous la forme \frac{\mathrm{d}(R^2)}{\mathrm{d}t} = -\theta(1-H).

Voir la stratégie

L'équation différentielle porte sur 2R\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t}, que l'on reconnaît immédiatement comme la dérivée temporelle de R^2. Les grandeurs \theta et H étant indépendantes du temps, une intégration directe entre l'instant initial t=0 et un instant ultérieur t permet d'obtenir la loi d'évolution du rayon.

Voir la réponse courte

Intégration de \mathrm{d}(R^2) = -\theta(1-H)\mathrm{d}t donnant R(t) = \sqrt{R(0)^2 - \theta(1-H)t}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (15) établie à la question précédente :

2R\,\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}(R^2)}{\mathrm{d}t} = -\theta(1 - H)

Le second membre étant constant au cours du temps, on intègre directement cette relation entre 0 et t :

\int_{0}^{t} \frac{\mathrm{d}(R^2)}{\mathrm{d}t'}\,\mathrm{d}t' = -\theta(1 - H)\int_{0}^{t}\mathrm{d}t'

ce qui conduit à :

R(t)^2 - R(0)^2 = -\theta(1 - H)\,t

Le rayon d'une gouttelette étant une grandeur positive, on en déduit pour tout instant t antérieur à la disparition complète de la goutte :

\boxed{R(t) = \sqrt{R(0)^2 - \theta(1 - H)\,t}}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : temps d'évaporation, ordre de grandeur

Exprimer, en fonction de , et , le temps nécessaire à l'évaporation complète d'une gouttelette.

Estimer sa valeur pour et (on prendra, pour les autres paramètres, les valeurs indiquées en introduction de la partie (1)).

Voir l'indice

Chercher l'instant d'annulation R(\tau_\text{max}) = 0 et réaliser le calcul numérique avec les constantes fournies.

Voir la stratégie
  1. L'évaporation complète correspond à l'annulation du rayon de la gouttelette : R(\tau_{\mathrm{max}}) = 0. On utilise l'expression de R(t) établie à la question précédente.
  2. On calcule d'abord la constante cinétique \theta = 2v_{\mathrm{w}}D_{\mathrm{w}}c_{\mathrm{vs}} à partir des données de l'énoncé, puis on en déduit l'application numérique de \tau_{\mathrm{max}}.
Voir la réponse courte

Temps d'évaporation totale \tau_{\mathrm{max}} = \frac{R(0)^2}{\theta(1-H)} \simeq 0{,}8\text{ s} pour une gouttelette d'eau pure de 20\text{ }\mu\mathrm{m}.

Voir le corrigé complet

D'après la question 28, l'évolution temporelle du rayon de la gouttelette d'eau pure est régie par :

R(t) = \sqrt{R(0)^2 - \theta(1 - H)t}

L'évaporation est complète lorsque le rayon s'annule, soit R(\tau_{\mathrm{max}}) = 0, ce qui équivaut à :

R(0)^2 - \theta(1 - H)\tau_{\mathrm{max}} = 0

On en déduit l'expression du temps d'évaporation maximale :

\boxed{\tau_{\mathrm{max}} = \frac{R(0)^2}{\theta(1 - H)}}

Calculons au préalable la valeur numérique du paramètre \theta = 2v_{\mathrm{w}}D_{\mathrm{w}}c_{\mathrm{vs}} avec les données de l'introduction :

  • v_{\mathrm{w}} = 1 \times 10^{-29}\text{ m}^3 ;
  • D_{\mathrm{w}} = 2 \times 10^{-5}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} ;
  • c_{\mathrm{vs}} = 1 \times 10^{24}\text{ m}^{-3}.
\begin{aligned} \theta &= 2 \times (1 \times 10^{-29}\text{ m}^3) \times (2 \times 10^{-5}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}) \times (1 \times 10^{24}\text{ m}^{-3}) \\ &= 4 \times 10^{-10}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

Pour R(0) = 20\text{ }\mu\text{m} = 2{,}0 \times 10^{-5}\text{ m} et H = 0{,}5, on obtient :

\tau_{\mathrm{max}} = \frac{(2{,}0 \times 10^{-5}\text{ m})^2}{4 \times 10^{-10}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} \times (1 - 0{,}5)} = \frac{4{,}0 \times 10^{-10}}{2{,}0 \times 10^{-10}}\text{ s}
\boxed{\tau_{\mathrm{max}} = 2\text{ s}}

Résultat

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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : loi de raoult, fraction volumique

Établir que l'équation différentielle vérifiée par le rayon prend maintenant la forme suivante :

où représente un rayon caractéristique que l'on exprimera en fonction , et . Nous supposerons que .

Voir l'indice

Substituer la nouvelle forme de J(t) dans l'équation de bilan volumique et factoriser le terme (1-H) pour identifier R_\text{ev}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le bilan de matière sur la gouttelette en reliant la variation temporelle de son volume \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t} au flux sortant de molécules d'eau J(t).
  2. Injecter l'expression modifiée du flux J(t) donnée par l'équation (16), puis factoriser par le terme (1 - H).
  3. Réorganiser l'équation sous la forme attendue (17) pour identifier l'expression du rayon caractéristique R_{\mathrm{ev}}.
Voir la réponse courte

Prise en compte de la baisse de pression de vapeur saturante induite par le soluté : R_{\mathrm{ev}} = R(0)[\phi_0/(1-H)]^{1/3}.

Voir le corrigé complet

Le soluté n'étant pas volatil, seule l'eau s'évapore. La variation temporelle du volume V(t) = \frac{4}{3}\pi R^3(t) de la gouttelette est due à la perte de molécules d'eau, chaque molécule occupant un volume effectif v_{\mathrm{w}} :

\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t} = 4\pi R^2 \frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} = -v_{\mathrm{w}} J(t)

En substituant l'expression de J(t) fournie par l'équation (16) avec f(t) = \frac{R(0)^3}{R(t)^3} :

4\pi R^2 \frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} = -v_{\mathrm{w}} \cdot 4\pi R D_{\mathrm{w}} c_{\mathrm{vs}} \left\{ 1 - H - \phi_0 \frac{R(0)^3}{R^3} \right\}

En simplifiant par 2\pi R et en introduisant la constante \theta = 2v_{\mathrm{w}} D_{\mathrm{w}} c_{\mathrm{vs}} définie à la question Q27 :

2R \frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} = -\theta \left[ (1 - H) - \phi_0 \frac{R(0)^3}{R^3} \right]

En factorisant par (1 - H) au membre de droite (avec H < 1) :

2R \frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} = -\theta(1 - H) \left[ 1 - \frac{\phi_0}{1 - H}\frac{R(0)^3}{R^3} \right]

En divisant les deux membres par le terme entre crochets, on obtient l'équation différentielle souhaitée :

\frac{2R}{1 - R_{\mathrm{ev}}^3/R^3}\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} = -\theta(1 - H)

avec :

\boxed{R_{\mathrm{ev}} = R(0) \left( \frac{\phi_0}{1 - H} \right)^{1/3}}

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : rayon d'équilibre, évaporation incomplète

Représenter, sur le même graphe, l'allure de l'évolution temporelle du rayon de la gouttelette, obtenue en réponse à la question (28), et celle correspondant à la solution de l'équation différentielle (17) (sans chercher à l'intégrer, en raisonnant simplement sur sa forme). On fera apparaître, sur ce graphe, le temps introduit dans la question (29).

Proposer une interprétation du rayon .

Voir l'indice

Tracer la branche de parabole pour l'eau pure et la courbe s'infléchissant vers le palier horizontal R_\text{ev}, qui représente le rayon d'équilibre physico-chimique.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'équation différentielle (17) sans l'intégrer afin de caractériser la pente \frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} aux temps courts (R \approx R(0)) et aux temps longs (R \to R_{\mathrm{ev}}).
  2. Comparer l'évolution avec celle de l'eau pure obtenue à la question Q28 pour établir la position relative des deux courbes.
  3. Réaliser un tracé clair et interpréter physiquement le rayon résiduel R_{\mathrm{ev}} en termes d'équilibre thermodynamique.
Voir la réponse courte

Tracé comparatif montrant l'asymptote R \to R_{\mathrm{ev}} : rayon résiduel stationnaire en équilibre avec l'humidité ambiante.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle (17) s'écrit sous la forme :

\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} = -\frac{\theta(1-H)}{2R} \left(1 - \frac{R_{\mathrm{ev}}^3}{R^3}\right)

Comparons cette équation à celle régissant l'évaporation de l'eau pure (question Q27), \left.\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t}\right|_{\text{pure}} = -\frac{\theta(1-H)}{2R} :

  • Condition initiale et régime initial : À t = 0, R = R(0). Comme la fraction volumique initiale en soluté est très faible (\phi_0 \ll 1), on a R_{\mathrm{ev}} \ll R(0), de sorte que 1 - R_{\mathrm{ev}}^3/R(0)^3 \approx 1. La pente initiale est donc négative et pratiquement identique à celle de l'eau pure :

    \left.\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t}\right|_{t=0} \approx -\frac{\theta(1-H)}{2R(0)} = -\frac{R(0)}{2\tau_{\max}}
  • Vitesse d'évaporation : Tant que R > R_{\mathrm{ev}}, le facteur correctif vérifie 0 < 1 - \frac{R_{\mathrm{ev}}^3}{R^3} < 1. La vitesse de régression du rayon \left|\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t}\right| est donc à tout instant strictement inférieure à celle d'une gouttelette d'eau pure de même rayon : le rayon diminue plus lentement et la courbe avec soluté reste strictement au-dessus de celle de l'eau pure pour tout t > 0.
  • Comportement asymptotique : Lorsque R(t) se rapproche de R_{\mathrm{ev}}, le facteur 1 - R_{\mathrm{ev}}^3/R^3 tend vers 0, d'où :

    \lim_{R \to R_{\mathrm{ev}}^+} \frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} = 0

    Le rayon ne s'annule jamais : la droite horizontale R = R_{\mathrm{ev}} constitue une asymptote horizontale pour la solution au voisinage de laquelle le rayon se stabilise pour t \to +\infty.

  • Comparaison avec l'eau pure : Pour l'eau pure, R(t) = R(0)\sqrt{1 - t/\tau_{\max}} s'annule en t = \tau_{\max} avec une tangente verticale (\frac{\mathrm{d}R}{\mathrm{d}t} \to -\infty). Avec soluté, la gouttelette subsiste bien au-delà de \tau_{\max}.

Interprétation du rayon R_{\mathrm{ev}} :

  • R_{\mathrm{ev}} représente le rayon d'équilibre (ou rayon résiduel) de la gouttelette.
  • Au fur et à mesure que l'eau s'évapore, la fraction de soluté (sels minéraux, protéines, virions) augmente, ce qui réduit l'activité chimique de l'eau au sein de la solution et donc la pression de vapeur saturante d'équilibre à l'interface (loi de Raoult).
  • Lorsque le rayon atteint R_{\mathrm{ev}}, le flux net d'évaporation s'annule (J = 0) : l'eau de la gouttelette est en équilibre hygrométrique avec l'humidité relative H de l'air ambiant. L'évaporation cesse et la gouttelette subsiste indéfiniment sous la forme d'un « résidu sec » (aérosol ou droplet nucleus).
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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : ordre de grandeur

Estimer la valeur du rayon dans le cas d'une gouttelette de rayon initial , pour une fraction volumique de soluté et une humidité relative .

Voir l'indice

Calculer directement R_\text{ev} = R(0) \left(\frac{\phi_0}{1-H}\right)^{1/3} avec les valeurs numériques de l'énoncé.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de R_{\mathrm{ev}} établie à la question Q30 en fonction de R(0), \phi_0 et H.
  2. Évaluer le terme sans dimension \left(\frac{\phi_0}{1 - H}\right)^{1/3} par un calcul approché à la main.
  3. En déduire la valeur numérique de R_{\mathrm{ev}} avec deux chiffres significatifs au plus.
Voir la réponse courte

Calcul du rayon résiduel : R_{\mathrm{ev}} = 20\times (0{,}01/0{,}5)^{1/3} \simeq 5{,}4\text{ }\mu\mathrm{m}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q30, le rayon final de la gouttelette après évaporation partielle s'exprime par :

R_{\mathrm{ev}} = R(0) \left(\frac{\phi_0}{1 - H}\right)^{1/3}

Avec les valeurs numériques fournies par l'énoncé :

  • R(0) = 20\text{ }\mu\mathrm{m} ;
  • \phi_0 = 0{,}01 = 10^{-2} ;
  • H = 0{,}5, d'où 1 - H = 0{,}5.

Le rapport volumique à l'équilibre vaut :

\frac{\phi_0}{1 - H} = \frac{10^{-2}}{0{,}5} = 2 \times 10^{-2} = 20 \times 10^{-3}

En prenant la racine cubique :

\left(20 \times 10^{-3}\right)^{1/3} = 10^{-1} \times 20^{1/3}

Sachant que 2{,}7^3 = 19{,}683 \simeq 20, on a 20^{1/3} \simeq 2{,}7, soit :

\left(\frac{\phi_0}{1 - H}\right)^{1/3} \simeq 0{,}27

On en déduit la valeur du rayon d'équilibre :

R_{\mathrm{ev}} \simeq 20 \times 0{,}27\text{ }\mu\mathrm{m} \simeq 5{,}4\text{ }\mu\mathrm{m}
\boxed{R_{\mathrm{ev}} \simeq 5{,}4\text{ }\mu\mathrm{m}}

(ou \simeq 5\text{ }\mu\mathrm{m} en ordre de grandeur).

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : temps caractéristique

Nous adoptons l'équation suivante comme solution approchée de l'équation différentielle (17), pour « pas trop proche » de (se reporter aux tracés effectués en réponse à la question (31)) :

Exprimer, en fonction de (se reporter à la question (29)), et , le temps nécessaire pour que le rayon d'une gouttelette atteigne .

Voir l'indice

Poser R(\tau_\text{ev}) = R_\text{ev} dans la loi approchée R(t) = R(0)\sqrt{1-t/\tau_\text{max}} et isoler \tau_\text{ev}.

Voir la réponse courte

Résolution de R(\tau_{\mathrm{ev}}) = R_{\mathrm{ev}} dans le modèle approché : \tau_{\mathrm{ev}} = \tau_{\mathrm{max}}[1 - (R_{\mathrm{ev}}/R(0))^2].

Voir le corrigé complet

Le temps \tau_{\mathrm{ev}} correspond à l'instant où le rayon de la gouttelette atteint le rayon d'équilibre R_{\mathrm{ev}} :

R(\tau_{\mathrm{ev}}) = R_{\mathrm{ev}}

En utilisant la loi d'évolution approchée (18) :

R(0)\sqrt{1 - \frac{\tau_{\mathrm{ev}}}{\tau_{\mathrm{max}}}} = R_{\mathrm{ev}}

En élevant au carré, il vient :

1 - \frac{\tau_{\mathrm{ev}}}{\tau_{\mathrm{max}}} = \left(\frac{R_{\mathrm{ev}}}{R(0)}\right)^2

D'après la question 30, le rayon d'équilibre s'exprime selon :

\frac{R_{\mathrm{ev}}}{R(0)} = \left(\frac{\phi_0}{1 - H}\right)^{1/3}

On en déduit immédiatement :

\frac{\tau_{\mathrm{ev}}}{\tau_{\mathrm{max}}} = 1 - \left(\frac{\phi_0}{1 - H}\right)^{2/3}

Soit finalement :

\boxed{\tau_{\mathrm{ev}} = \tau_{\mathrm{max}} \left[ 1 - \left(\frac{\phi_0}{1 - H}\right)^{2/3} \right]}

Résultat

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : chute avec masse variable, intégration temporelle

Exprimer (en utilisant la solution approchée (18)) la variation d'altitude d'une gouttelette, émise à à une altitude et avec le rayon , lorsque son rayon atteint (nous supposerons ). On exprimera ce résultat sous la forme suivante :

On exprimera le paramètre positif en fonction de , , , et .

Voir l'indice

Intégrer \mathrm{d}z = v_z^\star(t)\,\mathrm{d}t avec v_z^\star \propto R(t)^2 entre t=0 et t=\tau_\text{ev} pour faire apparaître la puissance quatrième de Q.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de chute verticale \dfrac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = v_z^\star(t) en remplaçant le rayon R(t) par son expression approchée issue de l'équation (18).
  2. Intégrer l'équation différentielle entre t = 0 (z = z_0) et l'instant t = \tau_{\mathrm{ev}} (z = z_{\mathrm{ev}}), où R(\tau_{\mathrm{ev}}) = R_{\mathrm{ev}}.
  3. Effectuer le changement de variable u = 1 - t/\tau_{\mathrm{max}} pour faire apparaître naturellement le rapport Q = R_{\mathrm{ev}}/R(0) et identifier \Delta_0.
Voir la réponse courte

Intégration de la vitesse v_z(t) \propto R(t)^2 = R(0)^2(1-t/\tau_{\mathrm{max}}) sur l'intervalle [0, \tau_{\mathrm{ev}}].

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la vitesse verticale de la gouttelette s'adapte instantanément à l'évolution de son rayon selon l'équation (19) :

\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = v_z^\star(t) = -\frac{2g\rho R(t)^2}{9\eta}

En utilisant la solution approchée (18), on a :

R(t)^2 = R(0)^2\left(1 - \frac{t}{\tau_{\mathrm{max}}}\right)

La variation d'altitude \Delta z_{\mathrm{ev}} = z_{\mathrm{ev}} - z_0 subie par la gouttelette entre t = 0 et l'instant \tau_{\mathrm{ev}} où son rayon atteint R_{\mathrm{ev}} s'écrit donc :

\Delta z_{\mathrm{ev}} = \int_0^{\tau_{\mathrm{ev}}} v_z^\star(t)\,\mathrm{d}t = -\frac{2g\rho R(0)^2}{9\eta} \int_0^{\tau_{\mathrm{ev}}} \left(1 - \frac{t}{\tau_{\mathrm{max}}}\right)\mathrm{d}t

Effectuons le changement de variable u = 1 - \dfrac{t}{\tau_{\mathrm{max}}}, d'où \mathrm{d}t = -\tau_{\mathrm{max}}\,\mathrm{d}u. Les bornes d'intégration deviennent :

  • à t = 0, u = 1 ;
  • à t = \tau_{\mathrm{ev}}, en utilisant l'équation (18), u = \dfrac{R(\tau_{\mathrm{ev}})^2}{R(0)^2} = \left(\dfrac{R_{\mathrm{ev}}}{R(0)}\right)^2 = Q^2.

L'intégrale devient alors :

\begin{aligned} \Delta z_{\mathrm{ev}} &= -\frac{2g\rho R(0)^2}{9\eta} \int_1^{Q^2} u \,(-\tau_{\mathrm{max}}\,\mathrm{d}u) \\ &= -\frac{2g\rho R(0)^2\tau_{\mathrm{max}}}{9\eta} \int_{Q^2}^1 u\,\mathrm{d}u \\ &= -\frac{2g\rho R(0)^2\tau_{\mathrm{max}}}{9\eta} \left[ \frac{u^2}{2} \right]_{Q^2}^1 \\ &= -\frac{g\rho R(0)^2\tau_{\mathrm{max}}}{9\eta} \left(1 - Q^4\right) \end{aligned}

Par identification avec la relation (20) de l'énoncé, \Delta z_{\mathrm{ev}} = -\Delta_0\left(1 - Q^4\right), on obtient l'expression de \Delta_0 :

\boxed{\Delta_0 = \frac{g\rho R(0)^2\tau_{\mathrm{max}}}{9\eta}}

Résultat

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : temps de sédimentation, évaporation

En dessous de l'altitude , le rayon de la gouttelette reste fixé à , et ce jusqu'à ce qu'elle atteigne le sol. Établir l'expression du temps total de chute d'une gouttelette de rayon initial et d'altitude initiale . On exprimera ce résultat sous la forme suivante, en précisant la dépendance de la fonction vis-à-vis du rapport :

Le temps est défini par l'équation (3), pour le rayon .

Pour une gouttelette de rayon initial , une fraction volumique de soluté et une humidité relative , on obtient . Commenter ce résultat au regard de celui obtenu en réponse à la question (13).

Voir l'indice

Décomposer le temps total en une phase d'évaporation \tau_\text{ev} et une phase de sédimentation à rayon fixé R_\text{ev} sur la hauteur restante z_\text{ev}.

Voir la stratégie
  1. Décomposer le mouvement vertical en deux phases successives : la phase d'évaporation (durée \tau_{\mathrm{ev}}, chute de z_0 à z_{\mathrm{ev}}), puis la chute à rayon constant R_{\mathrm{ev}} jusqu'au sol (durée \Delta t_2).
  2. Exprimer chacune des durées à l'aide des résultats des questions Q13, Q33 et Q34, puis factoriser sous la forme imposée pour expliciter G(Q).
  3. Comparer \tau_{\mathrm{sed}}^{(1)} \simeq 10\text{ min} à la valeur de la question Q13 (\tau_{\mathrm{sed}}^{(0)} \simeq 45\text{ s}) et interpréter physiquement l'écart.
Voir la réponse courte

Temps total de chute passant de 40\text{ s} à 10\text{ min}, expliquant la persistance prolongée des aérosols infectieux dans l'air.

Voir le corrigé complet

Le mouvement de la gouttelette s'effectue en deux étapes :

  • Première phase (évaporation) : de t = 0 à t = \tau_{\mathrm{ev}}, le rayon décroît de R(0) à R_{\mathrm{ev}}. D'après la question Q33, avec Q = R_{\mathrm{ev}}/R(0) = \left(\frac{\phi_0}{1-H}\right)^{1/3}, cette étape dure :

    \tau_{\mathrm{ev}} = \tau_{\mathrm{max}}\left(1 - Q^2\right)

    Durant cette phase, la gouttelette descend d'une altitude z_0 à z_{\mathrm{ev}} = z_0 + \Delta z_{\mathrm{ev}}, avec d'après la question Q34 :

    \Delta z_{\mathrm{ev}} = -\Delta_0\left(1 - Q^4\right) \implies z_{\mathrm{ev}} = z_0 - \Delta_0\left(1 - Q^4\right)
  • Seconde phase (chute à taille constante) : pour z \le z_{\mathrm{ev}}, le rayon reste fixé à R_{\mathrm{ev}}. La vitesse de chute est la vitesse limite associée à ce rayon :

    |v_z^\star(R_{\mathrm{ev}})| = g\tau^\star(R_{\mathrm{ev}}) = g\tau^\star(R(0))\,Q^2

    Le temps nécessaire pour parcourir la distance z_{\mathrm{ev}} jusqu'au sol (z=0) vaut :

    \Delta t_2 = \frac{z_{\mathrm{ev}}}{|v_z^\star(R_{\mathrm{ev}})|} = \frac{z_0}{g\tau^\star(R_{\mathrm{ev}})} - \frac{\Delta_0\left(1 - Q^4\right)}{g\tau^\star(R_{\mathrm{ev}})}

D'après la question Q13, le premier terme s'identifie à :

\tau_{\mathrm{sed}}^{(0)}(R_{\mathrm{ev}}) = \frac{z_0}{g\tau^\star(R_{\mathrm{ev}})}

Pour le second terme, rappelons l'expression de \Delta_0 établie en Q34 :

\Delta_0 = \frac{g\rho R(0)^2\tau_{\mathrm{max}}}{9\eta} = \frac{1}{2}g\tau^\star(R(0))\tau_{\mathrm{max}}

On en déduit :

\frac{\Delta_0}{g\tau^\star(R_{\mathrm{ev}})} = \frac{\frac{1}{2}g\tau^\star(R(0))\tau_{\mathrm{max}}}{g\tau^\star(R(0))\,Q^2} = \frac{\tau_{\mathrm{max}}}{2Q^2}

Le temps total de sédimentation est donc la somme \tau_{\mathrm{sed}}^{(1)} = \tau_{\mathrm{ev}} + \Delta t_2 :

\begin{aligned} \tau_{\mathrm{sed}}^{(1)} &= \tau_{\mathrm{max}}\left(1 - Q^2\right) + \tau_{\mathrm{sed}}^{(0)}(R_{\mathrm{ev}}) - \frac{\tau_{\mathrm{max}}}{2Q^2}\left(1 - Q^4\right) \\ &= \tau_{\mathrm{sed}}^{(0)}(R_{\mathrm{ev}}) + \tau_{\mathrm{max}}\left[ 1 - Q^2 - \frac{1 - Q^4}{2Q^2} \right] \end{aligned}

Le terme entre crochets se factorise :

1 - Q^2 - \frac{(1 - Q^2)(1 + Q^2)}{2Q^2} = (1 - Q^2)\left(1 - \frac{1 + Q^2}{2Q^2}\right) = -\frac{(1 - Q^2)^2}{2Q^2}

On obtient bien la forme demandée :

\boxed{\tau_{\mathrm{sed}}^{(1)} = \tau_{\mathrm{sed}}^{(0)}(R_{\mathrm{ev}}) + \tau_{\mathrm{max}}\,G(Q) \quad \text{avec} \quad G(Q) = -\frac{\left(1 - Q^2\right)^2}{2Q^2}}

Commentaire du résultat numérique : À la question Q13, l'absence d'évaporation conduisait pour R = 20\text{ }\mu\mathrm{m} à un temps de sédimentation très court :

\tau_{\mathrm{sed}}^{(0)}(20\text{ }\mu\mathrm{m}) \simeq 45\text{ s}

En prenant en compte l'évaporation :

  • La gouttelette perd l'essentiel de son eau en un temps très bref (\tau_{\mathrm{ev}} \approx \tau_{\mathrm{max}} = 2\text{ s}), réduisant son rayon à R_{\mathrm{ev}} \simeq 5{,}4\text{ }\mu\mathrm{m}.
  • La vitesse limite de chute variant comme R^2, elle est divisée par (R(0)/R_{\mathrm{ev}})^2 \simeq 14.
  • Le temps de chute est donc considérablement allongé : \tau_{\mathrm{sed}}^{(1)} \simeq 10\text{ min} \simeq 600\text{ s}.

Ce résultat réconcilie la théorie avec la valeur empirique \tau_{\mathrm{sed}} \simeq 10^3\text{ s} introduite à la question Q3 : l'évaporation partielle transforme rapidement les gouttelettes de salive en résidus fins (aérosols), qui restent en suspension dans l'air pendant des durées prolongées, favorisant ainsi la transmission aéroportée.

Résultat

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Partie 2 : Conditions de formation d'un virus.

Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : potentiel électrostatique, sphère chargée

La charge portée par la coque crée le potentiel électrostatique dont la dépendance spatiale s'exprime de la façon suivante :

Représenter l'allure graphique de la dépendance de ce potentiel vis-à-vis du rayon .

Voir l'indice

Tracer une fonction continue : palier constant pour r \le R_\text{v} raccordé à une décroissance hyperbolique en 1/r à l'extérieur.

Voir la réponse courte

Tracé de V(r) constant pour r \le R_{\mathrm{v}} puis décroissant en 1/r, continu en R_{\mathrm{v}}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (22) donnée par l'énoncé, le potentiel électrostatique V(r) présente deux comportements distincts selon la zone considérée :

  • Pour r \in [0, R_{\mathrm{v}}], le potentiel est strictement uniforme et constant :

    V(r) = \frac{\sigma R_{\mathrm{v}}}{\varepsilon}
  • En r = R_{\mathrm{v}}, le potentiel est continu :

    \lim_{r \to R_{\mathrm{v}}^-} V(r) = \lim_{r \to R_{\mathrm{v}}^+} V(r) = \frac{\sigma R_{\mathrm{v}}}{\varepsilon}
  • Pour r \in [R_{\mathrm{v}}, +\infty[, le potentiel décroît hyperboliquement en 1/r et tend vers 0 lorsque r \to +\infty :

    V(r) = \frac{\sigma R_{\mathrm{v}}^2}{\varepsilon r} = \frac{Q}{4\pi\varepsilon r}

En outre, la dérivée radiale \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r} = -E(r) passe d'une valeur nulle pour r < R_{\mathrm{v}} à une valeur strictement négative pour r > R_{\mathrm{v}} :

\left(\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r}\right)_{R_{\mathrm{v}}^-} = 0 \quad \text{et} \quad \left(\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r}\right)_{R_{\mathrm{v}}^+} = -\frac{\sigma}{\varepsilon}

La courbe présente donc un point anguleux en r = R_{\mathrm{v}}.

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : énergie électrostatique, distribution surfacique

L'énergie électrostatique de la coque s'exprime par la relation suivante :

Exprimer en fonction de , et .

Voir l'indice

Exprimer la charge totale Q = 4\pi R_\text{v}^2 \sigma et injecter le potentiel à la surface V(R_\text{v}).

Voir la réponse courte

Avec Q = 4\pi R_{\mathrm{v}}^2 \sigma et V(R_{\mathrm{v}}) = \sigma R_{\mathrm{v}}/\varepsilon, on obtient U_{\mathrm{elec}} = \frac{2\pi\sigma^2 R_{\mathrm{v}}^3}{\varepsilon}.

Voir le corrigé complet

D'après la définition de la densité surfacique de charge \sigma donnée dans le préambule de la partie 2, la charge électrique totale portée par la coque sphérique de rayon R_{\mathrm{v}} vaut :

Q = 4\pi R_{\mathrm{v}}^2 \sigma

Par ailleurs, l'évaluation du potentiel électrostatique à la surface de la coque (r = R_{\mathrm{v}}), à partir de l'expression (22) établie à la question précédente, donne :

V(R_{\mathrm{v}}) = \frac{\sigma R_{\mathrm{v}}}{\varepsilon}

En substituant ces deux grandeurs dans la relation (23) fournie pour l'énergie électrostatique, on obtient :

\begin{aligned} U_{\mathrm{elec}} &= \frac{1}{2} Q V(R_{\mathrm{v}}) \\ &= \frac{1}{2} \left( 4\pi R_{\mathrm{v}}^2 \sigma \right) \left( \frac{\sigma R_{\mathrm{v}}}{\varepsilon} \right) \end{aligned}

D'où l'expression finale de l'énergie électrostatique :

\boxed{U_{\mathrm{elec}} = \frac{2\pi \sigma^2 R_{\mathrm{v}}^3}{\varepsilon}}

Résultat

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie totale, rayon d'équilibre

Représenter l'allure graphique de la dépendance de l'énergie totale d'un virus vis-à-vis de son rayon .

En déduire qu'il existe un rayon privilégié que l'on définira et exprimera en fonction de , et .

Voir l'indice

Exprimer U_\text{tot} = U_\text{elec} + U_\text{hp} = \frac{2\pi\sigma^2}{\varepsilon}R_\text{v}^3 - \gamma R_\text{v}^2 ; dériver par rapport à R_\text{v} pour localiser le minimum d'énergie.

Voir la réponse courte

Compétition entre termes en +R_{\mathrm{v}}^3 et -R_{\mathrm{v}}^2, conduisant à un minimum d'énergie en R_{\mathrm{v}}^\star = \frac{4\varepsilon\gamma}{3\sigma^2}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q37 et la relation (24) de l'énoncé, l'énergie totale du virus s'écrit :

U_{\mathrm{tot}}(R_{\mathrm{v}}) = U_{\mathrm{elec}} + U_{\mathrm{hp}} = \frac{2\pi \sigma^2}{\varepsilon} R_{\mathrm{v}}^3 - \gamma R_{\mathrm{v}}^2

Pour étudier les variations de U_{\mathrm{tot}} vis-à-vis de R_{\mathrm{v}} \ge 0, dérivons cette fonction par rapport à R_{\mathrm{v}} :

\frac{\mathrm{d}U_{\mathrm{tot}}}{\mathrm{d}R_{\mathrm{v}}} = \frac{6\pi \sigma^2}{\varepsilon} R_{\mathrm{v}}^2 - 2\gamma R_{\mathrm{v}} = 2 R_{\mathrm{v}} \left( \frac{3\pi \sigma^2}{\varepsilon} R_{\mathrm{v}} - \gamma \right)

Pour R_{\mathrm{v}} > 0, la dérivée s'annule en un point unique :

R_{\mathrm{v}}^\star = \frac{\gamma \varepsilon}{3\pi \sigma^2}

Le signe de la dérivée montre que :

  • pour 0 < R_{\mathrm{v}} < R_{\mathrm{v}}^\star, \dfrac{\mathrm{d}U_{\mathrm{tot}}}{\mathrm{d}R_{\mathrm{v}}} < 0 : la fonction est strictement décroissante ;
  • pour R_{\mathrm{v}} > R_{\mathrm{v}}^\star, \dfrac{\mathrm{d}U_{\mathrm{tot}}}{\mathrm{d}R_{\mathrm{v}}} > 0 : la fonction est strictement croissante.

L'énergie totale admet donc un minimum absolu en R_{\mathrm{v}} = R_{\mathrm{v}}^\star. Par ailleurs :

  • U_{\mathrm{tot}}(0) = 0 avec une tangente horizontale à l'origine ;
  • U_{\mathrm{tot}}(R_{\mathrm{v}}) = 0 pour R_{\mathrm{v}} = \dfrac{3}{2} R_{\mathrm{v}}^\star = \dfrac{\gamma \varepsilon}{2\pi \sigma^2} ;
  • U_{\mathrm{tot}}(R_{\mathrm{v}}) \xrightarrow[R_{\mathrm{v}} \to +\infty]{} +\infty.

Le rayon privilégié R_{\mathrm{v}}^\star est défini comme le rayon qui minimise l'énergie potentielle totale du virus, correspondant à l'état d'équilibre thermodynamique stable de la capside auto-assemblée :

\boxed{R_{\mathrm{v}}^\star = \frac{\gamma \varepsilon}{3\pi \sigma^2}}

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : linéarisation, équation de poisson-boltzmann

Indiquer dans quelle limite l'équation différentielle (26) tend vers une équation linéaire.

Voir l'indice

Considérer la limite des faibles potentiels par rapport à l'énergie thermique : |eV(r)| \ll k_\text{B}T.

Voir la réponse courte

Limite des faibles potentiels |eV(r)| \ll k_{\mathrm{B}}T, où \sinh(eV/k_{\mathrm{B}}T) \simeq eV/k_{\mathrm{B}}T.

Voir le corrigé complet

L'équation de Poisson-Boltzmann (26) s'écrit :

\Delta V(r) = \frac{2ec_\infty}{\varepsilon} \sinh\left(\frac{eV(r)}{k_{\mathrm{B}}T}\right)

La seule source de non-linéarité réside dans la fonction sinus hyperbolique. Au voisinage de zéro, celle-ci admet le développement limité au premier ordre :

\sinh(x) \underset{x \to 0}{=} x + \mathcal{O}(x^3)

L'équation différentielle devient donc linéaire lorsque l'argument du sinus hyperbolique est petit devant l'unité, c'est-à-dire dans la limite :

\boxed{\left|\frac{eV(r)}{k_{\mathrm{B}}T}\right| \ll 1 \quad \text{soit} \quad |eV(r)| \ll k_{\mathrm{B}}T}

Dans cette limite, le membre de droite est proportionnel à V(r), et l'équation différentielle prend la forme linéaire :

\Delta V(r) \simeq \frac{2e^2 c_\infty}{\varepsilon k_{\mathrm{B}}T}\,V(r)

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : longueur de debye, analyse dimensionnelle

Nous supposons qu'en tout point de la solution la condition est vérifiée. L'équation (26) prend alors la forme (approximative) suivante :

Donner l'expression du paramètre (défini positif) et préciser sa dimension.

Voir l'indice

Développer \sinh(x) \approx x au premier ordre et identifier \kappa^2 par identification avec l'équation linéarisée.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un développement limité au premier ordre de la fonction sinus hyperbolique sous la condition \left|\frac{eV(r)}{k_{\mathrm{B}}T}\right| \ll 1.
  2. Identifier le préfacteur devant V(r) à \kappa^2 pour en déduire \kappa (défini positif).
  3. Déterminer la dimension de \kappa à partir de celle de l'opérateur laplacien \Delta.
Voir la réponse courte

Identification du paramètre \kappa = \sqrt{\frac{2e^2 c_\infty}{\varepsilon k_{\mathrm{B}}T}}, homogène à l'inverse d'une longueur ([\kappa] = \mathrm{m}^{-1}).

Voir le corrigé complet

L'équation de Poisson-Boltzmann (26) s'écrit :

\Delta V(r) = \frac{2e c_\infty}{\varepsilon} \sinh\left(\frac{eV(r)}{k_{\mathrm{B}}T}\right)

Sous l'hypothèse \left|\frac{eV(r)}{k_{\mathrm{B}}T}\right| \ll 1, le développement limité au premier ordre de la fonction sinus hyperbolique au voisinage de zéro donne :

\sinh\left(\frac{eV(r)}{k_{\mathrm{B}}T}\right) \simeq \frac{eV(r)}{k_{\mathrm{B}}T}

L'équation (26) devient alors :

\Delta V(r) \simeq \frac{2e^2 c_\infty}{\varepsilon k_{\mathrm{B}}T}\,V(r)

Par identification directe avec l'équation de Debye-Hückel \Delta V(r) = \kappa^2 V(r) et sachant que \kappa > 0, on obtient :

\boxed{\kappa = \sqrt{\frac{2e^2 c_\infty}{\varepsilon k_{\mathrm{B}}T}}}

L'opérateur laplacien scalaire \Delta fait intervenir des dérivées spatiales secondes :

[\Delta] = [\mathrm{L}]^{-2}

Par homogénéité de l'équation \Delta V(r) = \kappa^2 V(r), on a :

[\kappa^2] = [\mathrm{L}]^{-2} \implies [\kappa] = [\mathrm{L}]^{-1}
\boxed{\kappa \text{ a la dimension de l'inverse d'une longueur, soit } [\kappa] = [\mathrm{L}]^{-1} \text{ (en }\mathrm{m}^{-1}\text{).}}

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : longueur de debye, écrantage électrostatique

Le potentiel défini par la fonction suivante est une solution générale de l'équation différentielle (27) :

Représenter l'allure graphique de la dépendance du produit vis-à-vis du rayon , dans le cas où . La comparer au cas où . Proposer une interprétation du paramètre .

Commenter l'influence, sur la dépendance du potentiel vis-à-vis de la distance , de la présence des espèces ioniques en solution, puis de celle de la température.

Voir l'indice

Écarter la solution divergente en \exp(+\kappa r) par condition aux limites à l'infini, puis interpréter \kappa^{-1} comme la longueur d'écrantage de Debye.

Voir la stratégie
  1. Identifier la branche physique de la solution générale vérifiant la condition aux limites à l'infini V(r \to +\infty) = 0.
  2. Exprimer le produit rV(r) en présence d'ions (\kappa > 0) et en leur absence (\kappa = 0, c_\infty = 0), puis tracer les deux allures sur un même graphique.
  3. Donner la signification physique de \kappa en introduisant la longueur d'écrantage de Debye.
  4. Analyser l'effet de la concentration ionique c_\infty et de la température T à partir de la dépendance de \kappa établie à la question précédente.
Voir la réponse courte

Tracé de rV(r) \propto e^{-\kappa r} : décroissance exponentielle due à l'écrantage ionique sur la longueur \kappa^{-1}.

Voir le corrigé complet

La solution générale proposée est :

V(r) = B\,\frac{\exp(\pm \kappa r)}{r}

Pour que le potentiel tende vers zéro à l'infini (V(r \to +\infty) = 0), le terme exponentiel ne doit pas diverger, ce qui impose de retenir la solution avec le signe négatif :

V(r) = B\,\frac{\exp(-\kappa r)}{r}

On en déduit l'expression du produit rV(r) :

rV(r) = B\exp(-\kappa r)

Comparaison avec le cas sans ions (c_\infty = 0) : Lorsque c_\infty = 0, on a \kappa = 0 d'après le résultat de la question 40. Le potentiel redevient purement coulombien :

V(r) = \frac{B}{r} \implies rV(r) = B = \text{Cste}

Sans espèces ioniques, le produit rV(r) est constant, traduisant la portée infinie de l'interaction coulombienne non écrantée. En présence d'ions, rV(r) décroît exponentiellement avec la distance.

Interprétation du paramètre \kappa : Le paramètre \kappa est l'inverse d'une longueur caractéristique appelée longueur de Debye (ou longueur d'écrantage de Debye-Hückel) :

\boxed{\lambda_{\mathrm{D}} = \frac{1}{\kappa}}

Elle représente l'épaisseur de l'atmosphère ionique entourant la charge centrale et la distance caractéristique sur laquelle les ions en solution parviennent à écranter le champ électrostatique de la macromolécule.

Influence des espèces ioniques en solution : Les ions en solution se réorganisent sous l'effet du potentiel créé par la coque : les contre-ions (ici les anions de charge -e) sont attirés tandis que les co-ions (les cations +e) sont repoussés. Ce nuage de contre-ions crée un potentiel induit opposé à celui de la charge centrale, conduisant à un écrantage électrostatique exponentiel (potentiel de Yukawa ou Debye-Hückel). Une augmentation de la concentration c_\infty augmente \kappa (\kappa \propto \sqrt{c_\infty}), ce qui réduit la longueur de Debye \lambda_{\mathrm{D}} : l'écrantage devient d'autant plus efficace et le potentiel s'atténue sur une distance plus courte.

Influence de la température : D'après l'expression \kappa = \sqrt{\dfrac{2e^2 c_\infty}{\varepsilon k_{\mathrm{B}}T}}, \kappa varie comme T^{-1/2}, si bien que :

\lambda_{\mathrm{D}} \propto \sqrt{T}

L'agitation thermique s'oppose à la structuration du nuage de contre-ions en favorisant le désordre. Par conséquent, une élévation de température disperse l'atmosphère ionique, diminue l'efficacité de l'écrantage et augmente la portée spatiale du potentiel électrostatique.

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : limite sans écrantage, potentiel coulombien

Vérifier que cette solution est cohérente avec celle donnée par l'équation (22) (situation où les espèces ioniques sont absentes).

Voir l'indice

Développer les fonctions hyperboliques au voisinage de u = \kappa R_\text{v} \to 0 pour retrouver les expressions électrostatiques sans ions.

Voir la stratégie
  1. L'absence d'ions en solution correspond à une concentration ionique nulle : c_\infty = 0, ce qui implique que le paramètre de Debye-Hückel tend vers zéro : \kappa \to 0 (soit u = \kappa R_{\mathrm{v}} \to 0).
  2. On effectue le développement au premier ordre des fonctions hyperboliques lorsque u \to 0 et \kappa r \to 0, afin de déterminer la limite du préfacteur W, puis de l'expression du potentiel V(r) dans chaque domaine (r \le R_{\mathrm{v}} et r \ge R_{\mathrm{v}}).
  3. On relie enfin la charge totale Q à la densité surfacique de charge \sigma = Q / (4\pi R_{\mathrm{v}}^2) pour comparer aux relations de l'équation (22).
Voir la réponse courte

Pour c_\infty \to 0, \kappa \to 0 et le potentiel tend vers la loi coulombienne en 1/r de l'équation (22).

Voir le corrigé complet

L'absence d'espèces ioniques se traduit par c_\infty = 0, ce qui équivaut d'après l'expression de \kappa établie à la question Q40 à :

\kappa \to 0 \quad \text{donc} \quad u = \kappa R_{\mathrm{v}} \to 0

Remarquons d'abord que le dénominateur de W fait intervenir :

\sinh(u) + \cosh(u) = \mathrm{e}^u \xrightarrow[u \to 0]{} 1

Le préfacteur W donné par l'équation (30) vérifie donc l'équivalent :

W = \frac{Q}{4\pi\varepsilon u\,\mathrm{e}^u} \underset{u \to 0}{\sim} \frac{Q}{4\pi\varepsilon u} = \frac{Q}{4\pi\varepsilon \kappa R_{\mathrm{v}}}

1. À l'intérieur de la coque (r \in {]0, R_{\mathrm{v}}]}) :

Pour tout r fixé dans cet intervalle, on a \kappa r \to 0 lorsque \kappa \to 0, d'où \sinh(\kappa r) \sim \kappa r. Le potentiel devient :

V(r) = W \frac{\sinh(\kappa r)}{r} \underset{\kappa \to 0}{\sim} \frac{Q}{4\pi\varepsilon \kappa R_{\mathrm{v}}} \frac{\kappa r}{r} = \frac{Q}{4\pi\varepsilon R_{\mathrm{v}}}

En introduisant la densité de charge surfacique \sigma = \frac{Q}{4\pi R_{\mathrm{v}}^2}, soit Q = 4\pi R_{\mathrm{v}}^2 \sigma, on obtient :

\lim_{\kappa \to 0} V(r) = \frac{4\pi R_{\mathrm{v}}^2 \sigma}{4\pi\varepsilon R_{\mathrm{v}}} = \frac{\sigma R_{\mathrm{v}}}{\varepsilon}

2. À l'extérieur de la coque (r \in [R_{\mathrm{v}}, +\infty[) :

Lorsque \kappa \to 0, on a \sinh(u) \sim u et \exp(-\kappa(r - R_{\mathrm{v}})) \to 1. Par conséquent :

W \sinh(u) \underset{u \to 0}{\sim} \frac{Q}{4\pi\varepsilon u} \cdot u = \frac{Q}{4\pi\varepsilon}

Le potentiel s'écrit donc à la limite :

\lim_{\kappa \to 0} V(r) = \frac{Q}{4\pi\varepsilon r} = \frac{4\pi R_{\mathrm{v}}^2 \sigma}{4\pi\varepsilon r} = \frac{\sigma R_{\mathrm{v}}^2}{\varepsilon r}

On retrouve parfaitement les deux expressions du potentiel données par l'équation (22) :

\boxed{ \lim_{\kappa \to 0} V(r) = \begin{cases} \dfrac{\sigma R_{\mathrm{v}}}{\varepsilon} & \text{pour } r \in [0, R_{\mathrm{v}}] \\[10pt] \dfrac{\sigma R_{\mathrm{v}}^2}{\varepsilon r} & \text{pour } r \in [R_{\mathrm{v}}, +\infty[ \end{cases} }

La solution avec ions est donc parfaitement cohérente avec la solution sans ions.

Résultat

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Question 43

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : potentiel de debye-hückel, développement limité

Représenter l'allure graphique de la dépendance du potentiel (donnée par le système d'équations (29)) vis-à-vis du rayon .

Données : Les développements limités, à l'ordre 3 et au voisinage de 0, des fonctions cosinus hyperbolique et sinus hyperbolique , sont les suivants :

Voir l'indice

Noter la régularité du potentiel en 0 (\sinh(\kappa r)/r \to \kappa) et la décroissance exponentielle plus rapide qu'en 1/r à l'extérieur.

Voir la stratégie
  1. Étudier le comportement du potentiel à l'intérieur de la coque (r \in [0, R_\mathrm{v}]), notamment en r \to 0 grâce au développement limité fourni, afin de déterminer la valeur en 0 et la pente à l'origine.
  2. Étudier le comportement à l'extérieur (r \ge R_\mathrm{v}), vérifier la continuité en r = R_\mathrm{v} et déterminer la limite à l'infini.
  3. Tracer l'allure de la courbe en mettant en évidence la tangente horizontale à l'origine, le maximum en r = R_\mathrm{v} (point anguleux dû à la charge surfacique) et la décroissance vers 0.
Voir la réponse courte

Tracé régulier en 0 grâce au comportement en \sinh(\kappa r)/r, maximum puis décroissance en e^{-\kappa r}/r à l'extérieur.

Voir le corrigé complet

Étudions la fonction V(r) donnée par le système (29) :

  • À l'intérieur de la coque (0 < r \le R_\mathrm{v}) :

    V(r) = W \frac{\sinh(\kappa r)}{r}

    Au voisinage de r = 0, en utilisant le développement limité \sinh(x) = x + \dfrac{x^3}{6} + o(x^3) :

    V(r) = W \frac{\kappa r + \dfrac{(\kappa r)^3}{6} + o(r^3)}{r} = W \kappa \left( 1 + \frac{\kappa^2 r^2}{6} \right) + o(r^2)

    Le potentiel admet donc une valeur finie en r = 0 :

    V(0) = W \kappa

    De plus, \left.\dfrac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r}\right|_{r=0} = 0, ce qui correspond à une tangente horizontale à l'origine.

    Pour tout x > 0, la fonction x \mapsto \dfrac{\sinh x}{x} est strictement croissante car sa dérivée \dfrac{x\cosh x - \sinh x}{x^2} = \dfrac{\cosh x}{x^2}(x - \tanh x) est strictement positive. Par conséquent, V(r) est strictement croissante sur [0, R_\mathrm{v}].

  • À la surface de la coque (r = R_\mathrm{v}) : En posant u = \kappa R_\mathrm{v}, les deux expressions coïncident :

    V(R_\mathrm{v}) = W \frac{\sinh(u)}{R_\mathrm{v}}

    Le potentiel est donc continu en r = R_\mathrm{v}. En revanche, la présence de la nappe surfacique de charge induit une discontinuité de champ électrique radial, d'où un point anguleux (maximum local et global du potentiel).

  • À l'extérieur de la coque (r \ge R_\mathrm{v}) :

    V(r) = W \sinh(u) \frac{\mathrm{e}^{-\kappa(r - R_\mathrm{v})}}{r}

    V(r) est le produit de deux fonctions strictement positives et strictement décroissantes pour r > R_\mathrm{v} ; le potentiel décroît donc strictement vers 0 lorsque r \to +\infty.

L'allure de la courbe V(r) est représentée ci-dessous :

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Thermodynamique › Facteur de Boltzmann et physique statistique

Notions : facteur de boltzmann, atmosphère ionique

À partir du tracé réalisé en réponse à la question (43), représenter, dans un système d'axes commun, l'allure graphique de la dépendance de chacune des concentrations ioniques et (définies par les relations (25)) vis-à-vis du rayon . Commenter ces tracés.

Voir l'indice

Exploiter les distributions de Boltzmann : la présence d'un potentiel positif attire les anions (c_- > c_\infty) et repousse les cations (c_+ < c_\infty).

Voir la stratégie
  1. Exprimer les variations de c_+(r) et c_-(r) à partir de la dépendance de V(r) issue de la question Q43 et des facteurs de Boltzmann (loi de Poisson-Boltzmann, relation (25)).
  2. Identifier les points clefs : valeurs en r=0, extrémums en r=R_{\mathrm{v}}, et comportements asymptotiques pour r \to +\infty.
  3. Tracer les deux courbes sur un même repère et commenter l'effet d'écrantage et la réorganisation des charges en solution.
Voir la réponse courte

Tracé de c_\pm = c_\infty \exp(\mp eV/k_{\mathrm{B}}T) : excès de contre-ions et déficit de co-ions formant la couche diffuse.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q43, la coque étant chargée positivement (Q > 0, \sigma > 0), le potentiel électrostatique V(r) vérifie les propriétés suivantes :

  • V(r) > 0 en tout point de l'espace ;
  • V(r) présente une tangente horizontale en r=0, croît strictement pour r \in [0, R_{\mathrm{v}}] jusqu'à un maximum en r=R_{\mathrm{v}} ;
  • V(r) décroît strictement vers 0 lorsque r \to +\infty.

D'après les relations (25) :

c_+(r) = c_\infty \exp\left(-\frac{eV(r)}{k_{\mathrm{B}}T}\right) \quad \text{et} \quad c_-(r) = c_\infty \exp\left(\frac{eV(r)}{k_{\mathrm{B}}T}\right)

Puisque V(r) > 0, on a pour tout r \ge 0 :

c_+(r) < c_\infty < c_-(r)

L'étude des variations donne :

  • Pour les cations (c_+) : la fonction x \mapsto \exp(-x) étant strictement décroissante, c_+(r) décroît sur [0, R_{\mathrm{v}}] depuis sa valeur centrale c_+(0) < c_\infty (avec tangente horizontale car \left.\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r}\right|_{0} = 0) jusqu'à un minimum strict en r = R_{\mathrm{v}}, puis croît de manière monotone vers c_\infty lorsque r \to +\infty.
  • Pour les anions (c_-) : la fonction x \mapsto \exp(x) étant strictement croissante, c_-(r) croît sur [0, R_{\mathrm{v}}] depuis sa valeur centrale c_-(0) > c_\infty (avec tangente horizontale) jusqu'à un maximum strict en r = R_{\mathrm{v}}, puis décroît de manière monotone vers c_\infty lorsque r \to +\infty.

Dans le cadre de l'approximation de Debye-Hückel (\frac{eV(r)}{k_{\mathrm{B}}T} \ll 1), un développement à l'ordre 1 donne :

c_\pm(r) \simeq c_\infty \left(1 \mp \frac{eV(r)}{k_{\mathrm{B}}T}\right)

Les deux profils présentent donc une allure quasi symétrique par rapport à la valeur limite c_\infty.

Commentaires des tracés :

  • Attraction et répulsion électrostatiques : la charge de la coque virale étant positive (Q > 0), les contre-ions (anions de charge -e) sont attirés électrostatiquement vers la membrane, d'où un enrichissement local en anions (c_- > c_\infty) qui culmine précisément à la surface de la coque en r=R_{\mathrm{v}}. À l'inverse, les co-ions (cations de charge +e) sont repoussés par la coque, conduisant à une déplétion (c_+ < c_\infty) avec un minimum à la surface.
  • Écrantage et électroneutralité macroscopique : à grande distance de la coque virale (r \gg R_{\mathrm{v}} + \kappa^{-1}), l'excès d'anions compense exactement la charge positive de la coque : le potentiel s'annule par écrantage de Debye-Hückel, et les deux concentrations convergent vers la concentration homogène c_\infty, garantissant l'électroneutralité de la solution au repos.
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Question 45

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : énergie électrostatique, potentiel de surface

Nous supposons que l'énergie électrostatique totale , c'est-à-dire tenant compte de la présence des ions en solution, s'exprime toujours selon la relation (23). Exprimer cette énergie en fonction de , , et .

Voir l'indice

Remplacer Q par 4\pi R_\text{v}^2 \sigma et évaluer le potentiel en r = R_\text{v} à l'aide de l'expression fournie.

Voir la stratégie
  1. Évaluer le potentiel électrostatique V(R_{\mathrm{v}}) à la surface de la coque virale à partir des expressions et .
  2. Exprimer la charge totale Q en fonction de la densité surfacique de charge \sigma et du rayon R_{\mathrm{v}} (Q = 4\pi R_{\mathrm{v}}^2 \sigma).
  3. Injecter ces grandeurs dans la relation et simplifier l'expression à l'aide de l'identité \sinh(u) + \cosh(u) = \mathrm{e}^u.
Voir la réponse courte

Évaluation de U_{\mathrm{elec,tot}} = \frac{1}{2}QV(R_{\mathrm{v}}) en utilisant l'expression du potentiel de surface avec écrantage.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation , l'énergie électrostatique totale s'écrit :

U_{\mathrm{elec,tot}} = \frac{1}{2} Q V(R_{\mathrm{v}})

En utilisant la continuité du potentiel en r = R_{\mathrm{v}} donnée par le système , on a :

V(R_{\mathrm{v}}) = W \frac{\sinh(u)}{R_{\mathrm{v}}}

avec u = \kappa R_{\mathrm{v}} et l'expression de W donnée par :

W = \frac{Q}{4\pi\varepsilon u \left(\sinh(u) + \cosh(u)\right)} = \frac{Q}{4\pi\varepsilon u\,\mathrm{e}^u}

Le potentiel à la surface s'écrit donc :

V(R_{\mathrm{v}}) = \frac{Q}{4\pi\varepsilon R_{\mathrm{v}}} \frac{\sinh(u)}{u\,\mathrm{e}^u}

Sachant que la charge totale portée par la coque sphérique est Q = 4\pi R_{\mathrm{v}}^2 \sigma, il vient :

\begin{aligned} U_{\mathrm{elec,tot}} &= \frac{1}{2} \left(4\pi R_{\mathrm{v}}^2 \sigma\right) \left(\frac{4\pi R_{\mathrm{v}}^2 \sigma}{4\pi\varepsilon R_{\mathrm{v}}} \frac{\sinh(u)}{u\,\mathrm{e}^u}\right) \\ &= \frac{2\pi \sigma^2 R_{\mathrm{v}}^3}{\varepsilon} \frac{\sinh(u)}{u\,\mathrm{e}^u} \end{aligned}

En remplaçant u = \kappa R_{\mathrm{v}} et en utilisant \sinh(u) = \frac{\mathrm{e}^u - \mathrm{e}^{-u}}{2}, on obtient :

\frac{\sinh(u)}{\mathrm{e}^u} = \frac{1 - \mathrm{e}^{-2u}}{2} = \frac{1 - \mathrm{e}^{-2\kappa R_{\mathrm{v}}}}{2}

D'où l'expression finale de l'énergie électrostatique totale :

\boxed{U_{\mathrm{elec,tot}} = \frac{\pi \sigma^2 R_{\mathrm{v}}^2}{\varepsilon \kappa} \left(1 - \mathrm{e}^{-2\kappa R_{\mathrm{v}}}\right)}

que l'on peut également écrire sous la forme :

\boxed{U_{\mathrm{elec,tot}} = \frac{2\pi \sigma^2 R_{\mathrm{v}}^2}{\varepsilon \kappa} \frac{\sinh(\kappa R_{\mathrm{v}})}{\sinh(\kappa R_{\mathrm{v}}) + \cosh(\kappa R_{\mathrm{v}})}}

Résultat

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Question 46

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : approximation grand rayon, longueur de debye

Indiquer à quelle condition l'énergie électrostatique totale peut s'écrire sous la forme approximative suivante :

Nous nous plaçons dès lors sous cette condition.

Voir l'indice

Considérer le régime de fort écrantage ionique où \kappa R_\text{v} \gg 1, de sorte que \sinh(u) \approx \cosh(u) \approx \frac{1}{2}\mathrm{e}^u.

Voir la réponse courte

Condition d'écrantage fort \kappa R_{\mathrm{v}} \gg 1 (taille de capside grande devant la longueur d'écrantage de Debye).

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q45, l'énergie électrostatique totale de la coque virale en solution ionique s'écrit :

U_{\mathrm{elec,tot}} = \frac{\pi\sigma^2 R_{\mathrm{v}}^2}{\varepsilon\kappa}\left(1 - \mathrm{e}^{-2\kappa R_{\mathrm{v}}}\right)

En comparant cette relation à l'expression approchée (32) :

U_{\mathrm{elec,tot}} = \frac{\pi\sigma^2 R_{\mathrm{v}}^2}{\varepsilon\kappa}

on constate qu'elle est valable dès lors que le terme exponentiel est négligeable devant 1, c'est-à-dire :

\mathrm{e}^{-2\kappa R_{\mathrm{v}}} \ll 1 \iff 2\kappa R_{\mathrm{v}} \gg 1

soit encore :

\boxed{\kappa R_{\mathrm{v}} \gg 1}

En introduisant la longueur d'écrantage de Debye-Hückel \lambda_{\mathrm{D}} = \kappa^{-1}, cette condition s'écrit de manière équivalente :

\boxed{R_{\mathrm{v}} \gg \lambda_{\mathrm{D}}}

Résultat

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Question 47

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : auto-assemblage, seuil de salinité

Apparaît-il une taille particulière de virus favorisée, comme ce fut le cas dans la situation étudiée dans la question (38) ?

Définir la concentration ionique de seuil au-delà de laquelle les virus se forment. L'exprimer en fonction de , , , et (introduit dans l'équation (24)).

Voir l'indice

Remarquer que U_\text{tot} \propto R_\text{v}^2 : il n'y a plus d'extremum en taille ; la formation requiert simplement une énergie globale négative (U_\text{tot} < 0).

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie totale U_{\mathrm{tot}} = U_{\mathrm{elec,tot}} + U_{\mathrm{hp}} en fonction du rayon R_{\mathrm{v}} en utilisant l'approximation obtenue à la question 46 et la formule de l'effet hydrophobe donnée en (24).
  2. Analyser la dépendance en R_{\mathrm{v}} : constater que les deux termes varient en R_{\mathrm{v}}^2, ce qui interdit l'existence d'un extremum non nul et discuter de l'existence d'une taille favorisée.
  3. Définir la condition énergétique favorable à la formation des virus (U_{\mathrm{tot}} < 0) pour en déduire la condition sur \kappa, puis exprimer la concentration ionique seuil c_\infty^\star correspondante à l'aide de l'expression de \kappa établie à la question 40.
Voir la réponse courte

L'énergie totale varie en R_{\mathrm{v}}^2 donc aucune taille n'est sélectionnée ; formation spontanée si c_\infty > c_\infty^\star = \frac{\pi^2\sigma^4\varepsilon k_{\mathrm{B}}T}{2e^2\gamma^2}.

Voir le corrigé complet

Compte tenu de l'expression approchée de l'énergie électrostatique totale en régime de fort écrantage établie à la question 46 :

U_{\mathrm{elec,tot}} = \frac{\pi \sigma^2 R_{\mathrm{v}}^2}{\varepsilon \kappa}

et de l'énergie attractive d'origine hydrophobe (équation (24)) :

U_{\mathrm{hp}} = -\gamma R_{\mathrm{v}}^2

l'énergie totale de formation du virus s'écrit :

U_{\mathrm{tot}} = U_{\mathrm{elec,tot}} + U_{\mathrm{hp}} = \left( \frac{\pi \sigma^2}{\varepsilon \kappa} - \gamma \right) R_{\mathrm{v}}^2

1. Recherche d'une taille favorisée

Contrairement à la question 38 où U_{\mathrm{elec}} \propto R_{\mathrm{v}}^3 et U_{\mathrm{hp}} \propto -R_{\mathrm{v}}^2 conduisaient à un minimum d'énergie pour une valeur finie R_{\mathrm{v}}^\star > 0, l'énergie totale U_{\mathrm{tot}} est ici strictement proportionnelle à R_{\mathrm{v}}^2 :

  • Si \frac{\pi \sigma^2}{\varepsilon \kappa} - \gamma > 0, U_{\mathrm{tot}} > 0 pour tout R_{\mathrm{v}} > 0 : la formation est défavorisée pour toute taille ;
  • Si \frac{\pi \sigma^2}{\varepsilon \kappa} - \gamma < 0, U_{\mathrm{tot}} est strictement négative et décroît indéfiniment vers -\infty lorsque R_{\mathrm{v}} \to +\infty : il n'y a pas de minimum local à distance finie.

Par conséquent, il n'apparaît aucune taille particulière de virus favorisée.

2. Concentration ionique de seuil

L'auto-assemblage du virus devient thermodynamiquement possible dès lors que l'énergie totale devient négative (U_{\mathrm{tot}} < 0), c'est-à-dire quand l'attraction hydrophobe compense la répulsion électrostatique écrantée :

\frac{\pi \sigma^2}{\varepsilon \kappa} - \gamma < 0 \iff \kappa > \kappa^\star = \frac{\pi \sigma^2}{\varepsilon \gamma}

D'après l'expression du paramètre de Debye-Hückel obtenue à la question 40, \kappa = \sqrt{\frac{2e^2 c_\infty}{\varepsilon k_{\mathrm{B}}T}}, la condition \kappa > \kappa^\star se traduit par c_\infty > c_\infty^\star, où la concentration de seuil c_\infty^\star vérifie :

\frac{2e^2 c_\infty^\star}{\varepsilon k_{\mathrm{B}}T} = (\kappa^\star)^2 = \left( \frac{\pi \sigma^2}{\varepsilon \gamma} \right)^2

On en déduit l'expression de la concentration ionique de seuil :

\boxed{c_\infty^\star = \frac{\pi^2 \sigma^4 k_{\mathrm{B}}T}{2 e^2 \varepsilon \gamma^2}}

Résultat

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Question 48

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : auto-assemblage, énergie de confinement

Établir que la condition de formation du virus, en présence d'ARN, prend alors la forme suivante :

On exprimera la constante positive en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Sommer U_\text{elec,tot} + U_\text{hp} + U_\text{ARN}, poser U_\text{tot} < 0 et diviser par les facteurs appropriés pour introduire les grandeurs adimensionnées X et A.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie totale U_{\text{tot}} du virus comme la somme des trois contributions : répulsion électrostatique écrantée U_{\text{elec,tot}}, attraction hydrophobe U_{\text{hp}} et interaction attractive avec l'ARN U_{\text{ARN}}.
  2. Écrire la condition thermodynamique de formation spontanée du virus (U_{\text{tot}} < 0).
  3. Introduire la variable sans dimension X = \kappa/\kappa^\star ainsi que la définition de \kappa^\star pour factoriser l'inégalité et identifier la constante A.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie incorporant l'ARN et minimisation par rapport au rayon, conduisant à l'inégalité adimensionnelle (34).

Voir le corrigé complet

En présence d'ARN, l'énergie totale associée à l'assemblage de la coque virale s'écrit :

U_{\text{tot}} = U_{\text{elec,tot}} + U_{\text{hp}} + U_{\text{ARN}}

En utilisant les expressions obtenues aux équations (32), (24) et (33) :

U_{\text{elec,tot}} = \frac{\pi\sigma^2 R_{\mathrm{v}}^2}{\varepsilon\kappa}, \quad U_{\text{hp}} = -\gamma R_{\mathrm{v}}^2, \quad U_{\text{ARN}} = -\frac{\pi q \sigma^3 R_{\mathrm{v}}^2}{k_{\mathrm{B}}T \varepsilon^2 \kappa^4 \ell^2}

L'énergie totale s'exprime donc sous la forme :

U_{\text{tot}} = \left( \frac{\pi\sigma^2}{\varepsilon\kappa} - \gamma - \frac{\pi q \sigma^3}{k_{\mathrm{B}}T \varepsilon^2 \kappa^4 \ell^2} \right) R_{\mathrm{v}}^2

La formation du virus est énergétiquement favorable dès lors que U_{\text{tot}} < 0. Comme R_{\mathrm{v}} > 0, cette condition équivaut à :

\frac{\pi\sigma^2}{\varepsilon\kappa} - \frac{\pi q \sigma^3}{k_{\mathrm{B}}T \varepsilon^2 \kappa^4 \ell^2} < \gamma

En divisant les deux membres par \gamma > 0 et en introduisant \kappa^\star = \dfrac{\pi\sigma^2}{\varepsilon\gamma}, il vient :

\begin{aligned} \frac{\pi\sigma^2}{\varepsilon\gamma\kappa} - \frac{1}{\gamma}\frac{\pi q \sigma^3}{k_{\mathrm{B}}T \varepsilon^2 \kappa^4 \ell^2} &< 1 \\ \frac{\kappa^\star}{\kappa} - \left(\frac{\varepsilon\kappa^\star}{\pi\sigma^2}\right)\frac{\pi q \sigma^3}{k_{\mathrm{B}}T \varepsilon^2 \kappa^4 \ell^2} &< 1 \\ \frac{\kappa^\star}{\kappa} - \frac{q\sigma\kappa^\star}{k_{\mathrm{B}}T \varepsilon \kappa^4 \ell^2} &< 1 \end{aligned}

On pose la variable adimensionnée X = \dfrac{\kappa}{\kappa^\star}, soit \kappa = X\kappa^\star. L'inégalité devient :

\frac{1}{X} - \frac{q\sigma}{k_{\mathrm{B}}T \varepsilon (\kappa^\star)^3 \ell^2} \frac{1}{X^4} < 1

Puisque X > 0, en multipliant chaque membre par X, on obtient :

1 - \frac{A}{X^3} < X \iff X > 1 - \frac{A}{X^3}

avec la constante positive sans dimension :

\boxed{A = \frac{q\sigma}{\varepsilon k_{\mathrm{B}}T (\kappa^\star)^3 \ell^2}}

Résultat

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Question 49

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : analyse graphique, condition de stabilité

Traduire graphiquement l'inégalité (34) (on se placera dans le cas où est « assez petit » pour que cette inégalité ne se trouve pas satisfaite pour tout strictement positif). Commenter ce résultat.

Voir l'indice

Tracer sur un même graphe la droite y = X et la courbe y = 1 - A/X^3 pour identifier visuellement les zones où la droite est au-dessus.

Voir la stratégie
  1. Représenter sur un même graphique les deux membres de l'inégalité (34) en fonction de X > 0 : la droite y_1(X) = X et la courbe y_2(X) = 1 - \dfrac{A}{X^3}.
  2. Identifier les points d'intersection X^{\star\star} et X^\star, et en déduire graphiquement les domaines où y_1(X) > y_2(X).
  3. Commenter l'effet de l'ARN sur la formation du virus en comparant avec le résultat de la question précédente (sans ARN).
Voir la réponse courte

Tracé des courbes y = X et y = 1 - A/X^3 : mise en évidence de deux zones de salinité favorables à la nucléation.

Voir le corrigé complet

L'inégalité (34) s'écrit :

X > 1 - \frac{A}{X^3}

Pour traduire graphiquement cette inégalité pour X > 0, traçons dans le plan (X, y) :

  • la droite de pente unité passant par l'origine : y_1(X) = X ;
  • la courbe représentative de la fonction f(X) = 1 - \dfrac{A}{X^3}, qui vérifie :

    \lim_{X \to 0^+} f(X) = -\infty, \quad f\left(A^{1/3}\right) = 0, \quad \lim_{X \to +\infty} f(X) = 1^-

    Sa dérivée f'(X) = \dfrac{3A}{X^4} > 0 montre qu'elle est strictement croissante.

Pour A « assez petit », la courbe y = f(X) coupe la droite y = X en deux points d'abscisses respectives X^{\star\star} et X^\star (avec X^{\star\star} < X^\star) :

L'inégalité X > 1 - \dfrac{A}{X^3} correspond aux zones où la droite y = X est strictement située au-dessus de la courbe y = 1 - \dfrac{A}{X^3} :

\boxed{X \in \left]0, \, X^{\star\star}\right[ \;\cup\; \left]X^\star, \, +\infty\right[}

Commentaire :

  • Sans ARN (A = 0), la formation du virus n'était possible que pour X > 1 (\kappa > \kappa^\star, question 47) : un fort écrantage ionique était indispensable pour abaisser la répulsion électrostatique sous la cohésion hydrophobe.
  • En présence d'ARN (A > 0), une nouvelle fenêtre de formation apparaît à faible force ionique (X < X^{\star\star}). L'interaction attractive entre l'ARN (chargé négativement) et la capside (chargée positivement) n'est alors pas écrantée et suffit à stabiliser le virus.
  • Dans le domaine intermédiaire X \in [X^{\star\star}, X^\star], l'écrantage ionique est trop fort pour que l'attraction ARN-capside stabilise l'édifice, mais pas encore suffisant pour neutraliser la répulsion mutuelle entre charges positives de la capside : le virus ne peut pas se former.

Résultat

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Question 50

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : développement asymptotique, racine d'équation

Pour « assez petit » (selon le sens défini dans la question (49)), la condition traduite par l'inégalité (34) peut s'écrire sous la forme suivante :

En supposant que et en s'aidant du tracé effectué en réponse à la question (49), établir l'expression approchée de chacun des seuils et , en fonction de .

Voir l'indice

Pour A \ll 1, chercher la racine proche de 1 par perturbation (X^\star \approx 1-A) et la racine proche de 0 en négligeant X devant 1 (X^{\star\star} \approx A^{1/3}).

Voir la stratégie

Les seuils X^\star et X^{\star\star} sont les solutions de l'équation d'intersection :

X = 1 - \frac{A}{X^3} \iff X^4 - X^3 + A = 0

Sous l'hypothèse A \ll 1, le tracé de la question précédente montre l'existence de deux racines positives distinctes :

  1. Une racine X^\star proche de 1, correspondant à la perturbation de la solution X = 1 obtenue en l'absence d'ARN (A = 0) ;
  2. Une racine X^{\star\star} proche de 0, où le terme A/X^3 compense le terme constant 1.
Voir la réponse courte

Pour A \ll 1, recherche perturbative des racines : seuil haut X^\star \simeq 1 - A et seuil bas X^{\star\star} \simeq A^{1/3}.

Voir le corrigé complet

1. Expression approchée de X^\star :

Pour A = 0, la racine non nulle de l'équation est X = 1. Lorsque A \ll 1, on cherche la solution X^\star sous la forme d'une perturbation au premier ordre :

X^\star = 1 - \epsilon \quad \text{avec} \quad \epsilon \ll 1

En injectant cette forme dans l'équation :

\begin{aligned} 1 - \epsilon &= 1 - \frac{A}{(1 - \epsilon)^3} \\ 1 - \epsilon &\simeq 1 - A(1 + 3\epsilon) \\ 1 - \epsilon &\simeq 1 - A + \mathcal{O}(A\epsilon) \end{aligned}

Au premier ordre en A, on obtient directement \epsilon \simeq A, d'où :

\boxed{X^\star \simeq 1 - A}

2. Expression approchée de X^{\star\star} :

Pour la seconde racine X^{\star\star}, le tracé montre qu'elle est située au voisinage de l'origine (X \ll 1). On réécrit l'équation sous la forme :

\frac{A}{X^3} = 1 - X \iff X^3 = \frac{A}{1 - X}

Puisque X \ll 1, on effectue un développement au premier ordre : 1 - X \simeq 1, ce qui conduit à :

(X^{\star\star})^3 \simeq A \implies \boxed{X^{\star\star} \simeq A^{1/3}}

Remarque : En poussant le développement à l'ordre suivant, X^3 \simeq A(1 + X), on obtiendrait X^{\star\star} \simeq A^{1/3}\left(1 + \frac{1}{3}A^{1/3}\right). À l'ordre dominant, l'expression A^{1/3} suffit amplement.

Résultat

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Question 51

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : diagramme de phase, auto-assemblage

Reproduire le graphe représenté sur la figure (2) et y situer les domaines propices à la formation des virus, d'une part sans tenir compte de la présence d'ARN, d'autre part en la considérant (toujours pour ).

Voir l'indice

Hachurer les zones de formation sur l'axe : demi-droite [1, +\infty[ sans ARN, complétée par une nouvelle fenêtre de stabilité à faible salinité en présence d'ARN.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les critères de formation du virus obtenus dans les questions précédentes : sans ARN (question Q47) et en présence d'ARN (questions Q49 et Q50).
  2. Positionner sur l'axe des abscisses adimensionné X = \kappa / \kappa^\star les différents seuils (0, X^{\star\star}, X^\star, 1) en tenant compte de la condition A \ll 1.
  3. Tracer la figure en identifiant clairement les domaines propices à l'auto-assemblage dans les deux configurations.
Voir la réponse courte

Tracé du diagramme de phase (\gamma, c_\infty) : la présence d'ARN ouvre un domaine d'assemblage viral à très faible salinité.

Voir le corrigé complet

D'après les études menées précédemment :

  • Sans ARN (question Q47) : la formation de la capside est énergétiquement favorable si son énergie totale est négative (U_{\text{tot}} < 0), ce qui impose :

    \kappa > \kappa^\star \iff X > 1

    Le domaine propice est donc l'intervalle ]1, +\infty[.

  • En présence d'ARN (questions Q49 et Q50) : la condition s'écrit X < X^{\star\star} ou X > X^\star. Pour A \ll 1, les seuils vérifient :

    0 < X^{\star\star} \simeq A^{1/3} < X^\star \simeq 1 - A < 1

    Les domaines propices à la formation sont donc la réunion des deux intervalles ]0, X^{\star\star}[ et ]X^\star, +\infty[.

On reproduit et complète ainsi le diagramme de la figure (2) :

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique BCPST 2022 ?

Surtout 3 chapitres : Diffusion de particules (56 % des questions, partie 1), Électrostatique (29 %, partie 2) et Cinématique et dynamique du point (11 %). Plus ponctuellement : Facteur de Boltzmann et physique statistique, Fluides visqueux et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques.

Peut-on travailler le sujet ENS Physique BCPST 2022 dès la première année (BCPST1) ?

En partie : 35 questions sur 51 (69 %) ne demandent que le programme de BCPST1. Blocs abordables : la partie 2 en entier (Q36 à Q51) et la sous-partie 1.1 (Q1 à Q8). Avec les autres programmes de première année : 30 en MPSI, 30 en PCSI, 30 en PTSI, 30 en MP2I et 30 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique BCPST 2022 ?

Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie 1 est la plus longue (environ 2 h 45).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique BCPST 2022 ?

Q48 (auto-assemblage) et Q50 (développement asymptotique), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique BCPST 2022 ?

Questions de cours : Q15 (flux convectif), Q19 (conservation du nombre de particules) et Q39 (linéarisation). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q9 (principe fondamental de la dynamique), Q10 (vitesse limite), Q11 (nombre de reynolds), Q14 (bilan de matière), Q16 (équation de convection-diffusion), Q22 (diffusion sphérique), Q23 (loi de fick), Q36 (potentiel électrostatique)….

Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique BCPST 2022 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (29 sur 51), par exemple : Q1 à Q8, Q10 à Q12, Q15, Q16, Q18, Q19, Q21 à Q23, Q28, Q29, Q31 à Q33, Q36, Q37…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q9, Q13, Q14, Q20, Q24 à Q27, Q30, Q34, Q35, Q46 et Q48.

Le sujet ENS Physique BCPST 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Où je me situe, question par question

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.