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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 MP 2025

Observation et protection côtières

Le sujet en bref

Sujet moyen · Électronique numérique : échantillonnage et modulation, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Oxydoréduction et électrochimie · 17 incontournables · 21 questions de première année
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Ce sujet pluridisciplinaire et complet propose une étude appliquée particulièrement élégante de la télédétection radar haute fréquence (HF) de l'océan, couplée à un volet de chimie marine consacré aux procédés de biocimentation électrolytique des littoraux. Les deux premières parties développent avec rigueur la physique des radars côtiers en exploitant successivement l'optique ondulatoire, l'électromagnétisme des milieux conducteurs, l'effet Doppler induit par la houle et les courants marins, ainsi que le traitement du signal associé (détection synchrone en quadrature, modulation FMCW et transformée de Fourier discrète). La troisième partie mobilise des outils classiques de chimie des solutions, d'électrochimie interfaciale et de cristallochimie pour expliquer la calcification protectrice d'armatures immergées.

Très progressif et fidèle à l'esprit du concours CentraleSupélec, ce sujet d'annales 2025 constitue un support de synthèse exceptionnel pour balayer l'électromagnétisme, l'optique, le traitement du signal et la chimie du programme de MP sur un thème d'actualité environnementale marqué par le changement climatique.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,33/20)
Temps estimé
≈ 3 h 40 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

17 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

32 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (32) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    Pour l'aragonite en Q45, l'énoncé mentionne à tort une maille « rhomboédrique » alors que les trois angles sont droits et a \ne b \ne c. Il s'agit d'une maille orthorhombique, dont le volume vaut simplement V = abc.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

45 questions
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Partie A : Principes physiques d'un radar océanographique

I · Modèle optique et loi de Bragg

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : différence de marche, réseau de diffraction

Établir l'expression de la différence de marche entre les ondes réfléchies par deux motifs successifs du réseau.

Voir l'indice

Exprimer le chemin optique supplémentaire parcouru par le rayon issu du second motif par rapport au premier en projetant sur les normales aux fronts d'onde incident et émergent.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux motifs successifs du réseau, distants de L, et tracer les plans d'onde incident et réfléchi (surfaces d'égale phase).
  2. Projeter la distance entre les deux motifs sur les directions de propagation de l'onde incidente et de l'onde réfléchie pour obtenir les deux contributions au retard de marche.
  3. Exprimer la différence de marche totale \delta en sommant ces deux contributions géométriques.
Voir la réponse courte

Calcul classique de la différence de marche \delta = L(\sin\theta + \sin i) par projection géométrique sur les rayons incidents et diffractés.

Voir le corrigé complet

Considérons deux motifs réflecteurs successifs du réseau, situés en M_1 et M_2 sur l'axe (Ox), distants de M_1 M_2 = L.

  • Sur le trajet incident : le plan d'onde incident atteint d'abord le motif M_1. Le motif M_2 est atteint avec un retard géométrique correspondant au trajet supplémentaire H_1 M_2, où H_1 est le projeté orthogonal de M_1 sur le rayon incident passant par M_2. Dans le triangle rectangle M_1 H_1 M_2, l'angle en M_1 vaut i, d'où :

    \delta_{\mathrm{inc}} = M_1 M_2 \sin i = L \sin i.
  • Sur le trajet réfléchi (rétrodiffusé) : l'onde diffusée par M_2 repartant vers l'infini dans la direction repérée par l'angle \theta (vers l'arrière, du même côté de la normale que le rayon incident), le front d'onde réfléchi associé à M_2 doit encore parcourir une distance supplémentaire H_2 M_2 par rapport à celui issu de M_1, où H_2 est le projeté orthogonal de M_1 sur le rayon réfléchi passant par M_2. Dans le triangle rectangle M_1 H_2 M_2, l'angle en M_1 vaut \theta, d'où :

    \delta_{\mathrm{r\acute{e}fl}} = M_1 M_2 \sin \theta = L \sin \theta.

La différence de marche totale \delta entre les ondes diffusées par deux motifs successifs s'écrit donc :

\boxed{\delta = L(\sin\theta + \sin i)}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : interférence constructive, formule des réseaux

Justifier sans calcul que l'onde rétrodiffusée sera particulièrement intense dans les directions telles que

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Invoquer la condition d'interférences purement constructives entre toutes les ondes diffractées par les motifs régulièrement espacés du réseau.

Voir la réponse courte

Interférences constructives lorsque la différence de marche est un multiple entier de la longueur d'onde : \delta = p\lambda.

Voir le corrigé complet

La surface de l'eau est modélisée par un grand nombre d'éléments réflecteurs identiques, régulièrement espacés avec un pas spatial L.

D'après la question Q1, le retard de marche entre les ondes diffusées par deux motifs consécutifs s'écrit :

\delta = L(\sin \theta + \sin i)

Lorsque cette différence de marche est un multiple entier de la longueur d'onde :

\boxed{\exists p \in \mathbb{Z}, \quad L(\sin \theta + \sin i) = p\lambda}

le déphasage entre deux motifs successifs vaut \Delta \varphi = \frac{2\pi}{\lambda}\delta = 2p\pi. Toutes les ondes issues des différents réflecteurs arrivent alors en phase : les interférences sont totalement constructives.

Le grand nombre de motifs éclairés par le faisceau radar confère à ces maxima d'interférence une finesse et une intensité considérables (pics principaux du réseau), tandis que l'intensité résultante est quasi nulle dans les autres directions par interférence destructive. L'onde diffusée est donc particulièrement intense dans ces directions privilégiées.

Résultat

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II · Modèle du conducteur parfait

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : équation de d'alembert, relation de dispersion

L'air étant assimilé au vide, démontrer l'équation de propagation à laquelle obéit et en déduire la relation entre , et .

Voir l'indice

Injecter la forme d'onde plane harmonique dans l'équation de d'Alembert vectorielle dans le vide pour faire émerger la relation de dispersion reliant les composantes du vecteur d'onde.

Voir la réponse courte

Équation de d'Alembert dans le vide issue des équations de Maxwell, d'où la relation de dispersion k_{\mathrm{i}}^2 + q_{\mathrm{i}}^2 = \omega^2/c^2.

Voir le corrigé complet

Dans l'air assimilé au vide, en l'absence de charges (\rho = 0) et de courants (\vec{\jmath} = \vec{0}), les équations de Maxwell s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{div}\,\vec{E}_{\mathrm{i}} &= 0 \\ \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}_{\mathrm{i}} &= -\frac{\partial \vec{B}_{\mathrm{i}}}{\partial t} \\ \mathrm{div}\,\vec{B}_{\mathrm{i}} &= 0 \\ \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}_{\mathrm{i}} &= \frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}_{\mathrm{i}}}{\partial t} \end{aligned}

où c = 1/\sqrt{\varepsilon_0\mu_0} désigne la célérité de la lumière dans le vide.

En prenant le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday et en utilisant l'identité vectorielle \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}_{\mathrm{i}}) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{E}_{\mathrm{i}}) - \Delta \vec{E}_{\mathrm{i}} ainsi que l'équation de Maxwell-Gauss (\mathrm{div}\,\vec{E}_{\mathrm{i}} = 0) :

-\Delta \vec{E}_{\mathrm{i}} = -\frac{\partial}{\partial t}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}_{\mathrm{i}}) = -\frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}_{\mathrm{i}}}{\partial t^2}

On obtient ainsi l'équation de d'Alembert vérifiée par le champ électrique :

\boxed{\Delta \vec{E}_{\mathrm{i}} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}_{\mathrm{i}}}{\partial t^2} = \vec{0}}

L'onde plane incidente est décrite en notation complexe par :

\vec{E}_{\mathrm{i}}(M,t) = A\,\mathrm{e}^{\jmath(k_{\mathrm{i}} x - q_{\mathrm{i}} y - \omega t)}\,\vec{u}_z

Calculons les dérivées spatiales et temporelle :

\begin{aligned} \Delta \vec{E}_{\mathrm{i}} &= \left(\frac{\partial^2}{\partial x^2} + \frac{\partial^2}{\partial y^2} + \frac{\partial^2}{\partial z^2}\right)\vec{E}_{\mathrm{i}} = \left( (\jmath k_{\mathrm{i}})^2 + (-\jmath q_{\mathrm{i}})^2 \right)\vec{E}_{\mathrm{i}} = -(k_{\mathrm{i}}^2 + q_{\mathrm{i}}^2)\vec{E}_{\mathrm{i}} \\ \frac{\partial^2 \vec{E}_{\mathrm{i}}}{\partial t^2} &= (-\jmath\omega)^2 \vec{E}_{\mathrm{i}} = -\omega^2 \vec{E}_{\mathrm{i}} \end{aligned}

En injectant ces expressions dans l'équation de propagation, il vient :

-(k_{\mathrm{i}}^2 + q_{\mathrm{i}}^2)\vec{E}_{\mathrm{i}} + \frac{\omega^2}{c^2}\vec{E}_{\mathrm{i}} = \vec{0}

Comme cette relation est vérifiée pour tout point M et à tout instant t, on en déduit la relation de dispersion :

\boxed{k_{\mathrm{i}}^2 + q_{\mathrm{i}}^2 = \frac{\omega^2}{c^2}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : conducteur ohmique, épaisseur de peau

En comparant les ordres de grandeur de plusieurs grandeurs pertinentes, analyser l'acceptabilité de cette simplification pour les ondes de la bande HF.

Voir l'indice

Calculer numériquement l'épaisseur de peau \ell_a pour les bornes de la bande HF (3 à 30\text{ MHz}) et la comparer à la longueur d'onde de l'onde dans le vide.

Voir la stratégie
  1. Évaluer numériquement l'épaisseur d'atténuation \ell_a aux bornes de la bande HF (3\text{ MHz} et 30\text{ MHz}).
  2. Comparer \ell_a aux échelles spatiales macroscopiques pertinentes du problème : la longueur d'onde radar \lambda, la période spatiale des vagues L, et la profondeur de l'eau.
  3. Examiner si le milieu se comporte bien comme un conducteur ohmique en comparant courants de conduction et de déplacement. Conclure sur la validité et les limites du modèle.
Voir la réponse courte

Comparaison de l'épaisseur de peau dans l'eau de mer à la longueur d'onde HF pour valider l'approximation de conducteur parfait.

Voir le corrigé complet

Dans la bande HF, la fréquence est comprise entre f_{\min} = 3\text{ MHz} et f_{\max} = 30\text{ MHz}.

1. Épaisseur caractéristique d'atténuation \ell_a : Avec \sigma = 4\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} et \mu_0 = 4\pi \times 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} :

  • Pour f = 3\text{ MHz} :

    \ell_a = \sqrt{\frac{1}{\pi \times (4\pi \times 10^{-7}) \times 4 \times 3\cdot 10^6}} = \frac{1}{4\pi\sqrt{0,3}} \approx 0,145\text{ m} \approx 15\text{ cm}
  • Pour f = 30\text{ MHz} :

    \ell_a = \frac{0,145}{\sqrt{10}} \approx 0,046\text{ m} \approx 4,6\text{ cm}

Ainsi, sur toute la bande HF, l'épaisseur de peau vérifie :

4,6\text{ cm} \leqslant \ell_a \leqslant 15\text{ cm}.

2. Comparaison aux échelles spatiales du problème :

  • Longueur d'onde radar dans l'air : \lambda = \frac{c}{f} varie de 10\text{ m} (à 30\text{ MHz}) à 100\text{ m} (à 3\text{ MHz}). On constate que :

    \frac{\ell_a}{\lambda} \sim 10^{-3} \ll 1.
  • Échelle des vagues et profondeur marine : la longueur d'onde des vagues L sélectionnées par la loi de Bragg (Q2) est de l'ordre de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres, et la profondeur de la mer H est de plusieurs mètres à centaines de mètres. On a donc :

    \ell_a \ll L \quad \text{et} \quad \ell_a \ll H.

3. Caractère conducteur de l'eau de mer : Pour l'eau de mer (permittivité relative \varepsilon_r \approx 80), le rapport entre densité de courant de déplacement et de conduction vaut, à 30\text{ MHz} :

\frac{j_{\mathrm{D}}}{j} = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_r \omega}{\sigma} \approx \frac{80 \times 8,85\cdot 10^{-12} \times 2\pi \times 30\cdot 10^6}{4} \approx 3,3 \cdot 10^{-2} \ll 1.

Le comportement ohmique est donc largement prépondérant.

Conclusion : Traiter l'eau de mer comme un conducteur parfait (\sigma \to \infty, soit \ell_a \to 0) constitue une excellente approximation pour décrire la réflexion macroscopique de l'onde, car l'épaisseur de pénétration est négligeable devant la longueur d'onde de l'onde incidente et les dimensions des vagues. La principale conséquence négligée par cette simplification est une très faible absorption d'énergie dans la couche de peau, le coefficient de réflexion réel étant très proche de 1 en module mais non strictement égal à 1.

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : réflexion sur un conducteur parfait, condition aux limites

Trouver le coefficient de réflexion et exprimer en fonction de . Justifier enfin l'égalité .

Voir l'indice

Traduire la nullité du champ électrique tangentiel total en y=0 pour tout x et tout t afin d'identifier les composantes horizontales et verticales du vecteur d'onde réfléchi.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition aux limites sur le champ électrique total à la surface d'un conducteur parfait plan en y = 0, sachant que le champ électrique est porté par \vec{u}_z, vecteur tangent à l'interface.
  2. Identifier terme à terme pour tout x et tout t afin d'en déduire le coefficient de réflexion r_0 et la composante tangentielle k_0.
  3. Utiliser la relation de dispersion dans l'air (assimilé au vide) établie en Q3 pour relier q_0 à q_{\mathrm{i}} en tenant compte des signes imposés.
Voir la réponse courte

Continuité de la composante tangentielle du champ électrique en surface plane non perturbée, donnant r_0 = -1 et k_0 = k_{\mathrm{i}}.

Voir le corrigé complet

À l'interface air-eau plane y = 0, le plan tangent est engendré par (\vec{u}_x, \vec{u}_z). Le champ électrique total dans l'air \vec{E} = \vec{E}_{\mathrm{i}} + \vec{E}_r est polarisé selon \vec{u}_z, il est donc purement tangentiel à l'interface.

Le modèle du conducteur parfait impose la continuité de la composante tangentielle du champ électrique, et le champ étant nul dans le conducteur, le champ total doit s'annuler en y = 0 pour tout x et pour tout instant t :

\vec{E}_{\mathrm{i}}(x, y=0, z, t) + \vec{E}_r(x, y=0, z, t) = \vec{0}.

Pour un point M(x, y=0, z), les produits scalaires intervenant dans les phases s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{K}_{\mathrm{i}} \cdot \overrightarrow{OM} &= (k_{\mathrm{i}}\vec{u}_x - q_{\mathrm{i}}\vec{u}_y) \cdot (x\vec{u}_x + z\vec{u}_z) = k_{\mathrm{i}}x, \\ \vec{K}_0 \cdot \overrightarrow{OM} &= (k_0\vec{u}_x + q_0\vec{u}_y) \cdot (x\vec{u}_x + z\vec{u}_z) = k_0 x. \end{aligned}

La condition aux limites s'écrit donc, après projection sur \vec{u}_z :

\forall x \in \mathbb{R},\ \forall t,\quad A e^{\jmath(k_{\mathrm{i}}x - \omega t)} + r_0 A e^{\jmath(k_0 x - \omega t)} = 0 \iff 1 + r_0 e^{\jmath(k_0 - k_{\mathrm{i}})x} = 0.

Cette égalité devant être vérifiée pour tout x :

  • en x = 0, on obtient directement :

    \boxed{r_0 = -1}
  • il reste alors e^{\jmath(k_0 - k_{\mathrm{i}})x} = 1 pour tout x, ce qui impose :

    \boxed{k_0 = k_{\mathrm{i}}}

L'onde réfléchie se propage dans le même milieu (l'air assimilé au vide) à la même pulsation \omega. D'après la relation de dispersion établie à la question Q3, son vecteur d'onde vérifie :

k_0^2 + q_0^2 = \frac{\omega^2}{c^2}.

Comme k_0 = k_{\mathrm{i}} et que l'onde incidente vérifie k_{\mathrm{i}}^2 + q_{\mathrm{i}}^2 = \frac{\omega^2}{c^2}, on en déduit :

q_0^2 = q_{\mathrm{i}}^2.

L'énoncé précisant que q_0 > 0 et q_{\mathrm{i}} > 0 (l'onde incidente descend vers la mer et l'onde réfléchie remonte vers l'espace libre selon +\vec{u}_y), il vient nécessairement :

\boxed{q_0 = q_{\mathrm{i}}}

Résultat

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : condition aux limites, développement limité

Détailler l'expression du vecteur pour un point de l'interface air-eau. Montrer que la présence de cette frontière se traduit par la relation

Voir l'indice

Écrire les coordonnées d'un point de l'interface sous la forme (x, h(x), z) et effectuer un développement limité à l'ordre 1 au voisinage de q_\mathrm{i}h(x) \to 0 des exponentielles verticales.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les coordonnées d'un point M appartenant à l'interface air-eau dans la base (\vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z).
  2. Rappeler la condition aux limites pour le champ électrique à la surface d'un conducteur parfait, en justifiant que le champ est ici strictement tangentiel.
  3. Écrire l'annulation du champ électrique total à la surface, puis effectuer un développement limité à l'ordre 1 en \epsilon = qh \ll 1 en tenant compte du fait que r_1 est lui-même d'ordre 1.
Voir la réponse courte

Position \overrightarrow{OM} avec z=h(x), annulation de \vec{E}_T sur l'interface ondulée et développement au premier ordre en q_{\mathrm{i}}h \ll 1.

Voir le corrigé complet

Un point M situé à la surface de l'eau est repéré par son abscisse x, son altitude y = h(x) et sa cote z. Le vecteur position s'écrit donc :

\boxed{\overrightarrow{OM} = x\,\vec{u}_x + h(x)\,\vec{u}_y + z\,\vec{u}_z}

La surface étant invariante selon \vec{u}_z, le vecteur normal unitaire \vec{n} en tout point de l'interface appartient au plan (O, \vec{u}_x, \vec{u}_y). Les champs électriques incident et réfléchi étant dirigés selon \vec{u}_z, le champ électrique total \vec{E} = \vec{E}_{\mathrm{i}} + \vec{E}_r est purement tangentiel à l'interface :

\vec{E} \cdot \vec{n} = 0 \implies \vec{E}_{\mathrm{t}} = \vec{E}

L'eau de mer étant assimilée à un conducteur parfait dans lequel le champ électromagnétique est nul, la continuité de la composante tangentielle du champ électrique impose :

\vec{E}_{\mathrm{i}}(M, t) + \vec{E}_r(M, t) = \vec{0} \quad \text{pour tout } M \text{ de la frontière.}

En projetant sur \vec{u}_z avec \vec{K}_{\mathrm{i}} \cdot \overrightarrow{OM} = k_{\mathrm{i}} x - q_{\mathrm{i}} h(x) :

A e^{\jmath(k_{\mathrm{i}}x - q_{\mathrm{i}}h(x) - \omega t)} - A e^{\jmath(k_{\mathrm{i}}x + q_{\mathrm{i}}h(x) - \omega t)} + r_1 A e^{\jmath(k_r x + q_r h(x) - \omega t)} + \dots = 0

En simplifiant par le facteur commun A e^{-\jmath\omega t} non nul, il vient :

e^{\jmath k_{\mathrm{i}}x} \left(e^{-\jmath q_{\mathrm{i}}h(x)} - e^{\jmath q_{\mathrm{i}}h(x)}\right) + r_1 e^{\jmath k_r x} e^{\jmath q_r h(x)} + \dots = 0

Or, sous l'hypothèse de faible déformation |\epsilon| = |qh| \ll 1, effectuons un développement limité à l'ordre 1 :

\begin{aligned} e^{-\jmath q_{\mathrm{i}}h(x)} - e^{\jmath q_{\mathrm{i}}h(x)} &= \left[1 - \jmath q_{\mathrm{i}}h(x) + \mathcal{O}(\epsilon^2)\right] - \left[1 + \jmath q_{\mathrm{i}}h(x) + \mathcal{O}(\epsilon^2)\right] = -2\jmath q_{\mathrm{i}}h(x) + \mathcal{O}(\epsilon^2) \\ e^{\jmath q_r h(x)} &= 1 + \mathcal{O}(\epsilon) \end{aligned}

Comme r_1 est d'ordre \epsilon^1, le produit r_1 e^{\jmath q_r h(x)} s'écrit à l'ordre 1 :

r_1 e^{\jmath q_r h(x)} = r_1 \left(1 + \mathcal{O}(\epsilon)\right) = r_1 + \mathcal{O}(\epsilon^2)

En ne retenant que les termes du premier ordre en \epsilon, on obtient bien :

\boxed{-2\jmath q_{\mathrm{i}} h(x) e^{\jmath k_{\mathrm{i}} x} + r_1 e^{\jmath k_r x} = 0}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : réflexion sur un conducteur parfait, onde diffractée

Exprimer en fonction de et , et en fonction de et . Indiquer quel intérêt la mesure de présente en ce qui concerne l'étude de l'état de la mer.

Voir l'indice

Remplacer h(x) par son expression exponentielle complexe dans la relation de frontière et identifier membre à membre les amplitudes et les coefficients spatiaux en facteur de x.

Voir la stratégie
  1. Injecter l'expression simplifiée de h(x) = \frac{h_0}{2} \mathrm{e}^{-\jmath k_v x} dans la relation d'interface établie en Q6.
  2. Identifier terme à terme l'amplitude et la dépendance spatiale selon x, valable pour tout x, pour en déduire r_1 et k_r.
  3. Relier la mesure de r_1 à l'amplitude h_0 des vagues.
Voir la réponse courte

Identification spatiale fournissant r_1 = 2 q_{\mathrm{i}} h_0 et k_r = k_{\mathrm{i}} - k_v ; la mesure de r_1 donne l'amplitude des vagues.

Voir le corrigé complet

En ne retenant que la composante h(x) = \dfrac{h_0}{2} \mathrm{e}^{-\jmath k_v x}, l'équation d'interface issue de la question Q6 s'écrit :

-2\jmath q_{\mathrm{i}} \left(\frac{h_0}{2} \mathrm{e}^{-\jmath k_v x}\right) \mathrm{e}^{\jmath k_{\mathrm{i}} x} + r_1 \mathrm{e}^{\jmath k_r x} = 0

soit :

r_1 \mathrm{e}^{\jmath k_r x} = \jmath q_{\mathrm{i}} h_0 \mathrm{e}^{\jmath (k_{\mathrm{i}} - k_v) x}

Cette relation étant vérifiée en tout point x de la surface, l'identification de la phase spatiale et des amplitudes donne :

\boxed{k_r = k_{\mathrm{i}} - k_v}
\boxed{r_1 = \jmath q_{\mathrm{i}} h_0}

Intérêt pour l'étude de l'état de la mer : L'amplitude du signal diffusé est directement proportionnelle au module du coefficient de réflexion d'ordre 1, |r_1| = q_{\mathrm{i}} h_0. La composante q_{\mathrm{i}} étant parfaitement connue à partir des paramètres d'émission du radar (fréquence et angle d'incidence), la mesure de l'intensité (ou amplitude) de l'écho rétrodiffusé permet de remonter directement à la hauteur des vagues h_0, grandeur essentielle pour caractériser l'agitation et l'état de la mer.

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : loi de bragg, formule des réseaux

À partir du résultat de la question précédente, retrouver la loi de Bragg (1) rencontrée dans la question Q2, pour un ordre à préciser.

Voir l'indice

Traduire la relation k_r = k_\mathrm{i} - k_v en termes d'angles d'incidence et de réflexion en posant k_\mathrm{i} = \frac{\omega}{c}\sin i et k_r = -\frac{\omega}{c}\sin\theta.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les composantes horizontales k_{\mathrm{i}} et k_r des vecteurs d'onde en fonction de la longueur d'onde \lambda et des angles i et \theta.
  2. Injecter ces expressions dans la relation k_r = k_{\mathrm{i}} - k_v obtenue à la question Q7 pour retrouver la loi de Bragg et en déduire l'ordre p.
Voir la réponse courte

Identification de k_r et k_{\mathrm{i}} projetés sur l'axe horizontal pour retrouver la condition de Bragg à l'ordre p = -1.

Voir le corrigé complet

L'onde incidente et l'onde diffusée se propagent dans l'air (assimilé au vide) à la même pulsation \omega. La norme de leur vecteur d'onde vaut donc :

K = \frac{\omega}{c} = \frac{2\pi}{\lambda}

D'après la géométrie définie sur la figure 2 :

  • L'onde incidente arrive sur la surface avec un angle d'incidence i par rapport à la normale \vec{u}_y et se propage vers les x > 0. Sa composante horizontale est donc :

    k_{\mathrm{i}} = K \sin i = \frac{2\pi}{\lambda}\sin i
  • L'onde diffusée (rétrodiffusée) repart dans le demi-espace y > 0 en se propageant vers les x < 0 sous un angle \theta par rapport à la normale \vec{u}_y. Sa composante horizontale est donc négative :

    k_r = - K \sin \theta = -\frac{2\pi}{\lambda}\sin \theta

D'après la question Q7, la composante horizontale de l'onde diffusée vérifie :

k_r = k_{\mathrm{i}} - k_v \quad \text{avec} \quad k_v = \frac{2\pi}{L}

En substituant les expressions de k_{\mathrm{i}}, k_r et k_v, il vient :

\begin{aligned} -\frac{2\pi}{\lambda}\sin \theta &= \frac{2\pi}{\lambda}\sin i - \frac{2\pi}{L} \\ \frac{2\pi}{L} &= \frac{2\pi}{\lambda}(\sin \theta + \sin i) \end{aligned}

soit, en simplifiant par 2\pi et en réorganisant :

L(\sin \theta + \sin i) = \lambda

On retrouve bien la relation (1) de la question Q2 :

\boxed{L(\sin \theta + \sin i) = p\lambda \quad \text{avec} \quad p = 1}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : incidence rasante, rétrodiffusion

Expliquer sous quelles hypothèses et/ou approximations cette égalité se déduit de la relation (1).

Voir l'indice

Considérer une configuration monostatique rétrodiffusée (\theta = i) avec un émetteur côtier rasant la surface de l'eau (i \to \pi/2).

Voir la stratégie

Pour passer de la loi de Bragg générale L(\sin\theta + \sin i) = p\lambda à la formule simplifiée L = \frac{\lambda}{2}, il convient d'identifier :

  1. la géométrie monostatique (rétrodiffusion vers le radar) qui fixe \theta par rapport à i ;
  2. l'approximation d'incidence rasante justifiée par les distances en jeu ;
  3. l'ordre de diffraction prépondérant p.
Voir la réponse courte

Rétrodiffusion en incidence quasi rasante (i = \theta \approx \pi/2) appliquée à la relation générale de Bragg.

Voir le corrigé complet

La relation de Bragg (1) s'écrit :

L(\sin\theta + \sin i) = p\lambda.

Trois hypothèses et approximations permettent d'en déduire l'égalité (5) :

  1. Configuration radar monostatique (rétrodiffusion) : L'onde est détectée au point d'émission, l'onde analysée se propage donc exactement en sens inverse de l'onde incidente. Les angles étant comptés positivement de part et d'autre de la normale selon la convention de la figure 2, la rétrodiffusion impose :

    \theta = i.
  2. Incidence quasi-rasante : Le radar est placé à une altitude H de quelques mètres au-dessus du niveau de la mer et porte à des distances D de l'ordre de plusieurs dizaines de kilomètres. L'angle d'élévation par rapport à l'horizontale \alpha \approx \frac{H}{D} \sim 10^{-4}\text{ rad} est extrêmement faible. L'angle d'incidence i par rapport à la normale à la surface est donc très proche de \frac{\pi}{2} :

    i \approx \frac{\pi}{2} \implies \sin i \approx 1 \quad \text{et} \quad \sin\theta \approx 1.
  3. Sélection du premier ordre de diffraction (p = 1) : Comme montré à la question Q8 dans le cadre de la théorie des perturbations pour des vagues de faible amplitude, l'écho rétrodiffusé dominant correspond au premier ordre de diffraction :

    p = 1.

En injectant ces résultats dans la relation (1), on obtient :

L(1 + 1) = 1 \times \lambda,

soit :

\boxed{L = \frac{\lambda}{2}}.

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Notions : loi de bragg

Pour un radar émettant à , trouver numériquement la longueur d'onde des vagues sélectionnées.

Voir l'indice

Calculer d'abord la longueur d'onde radioélectrique \lambda = c/f puis appliquer la relation de Bragg simplifiée L = \lambda/2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la longueur d'onde de l'onde radar dans l'air (assimilé au vide) en fonction de la célérité c et de la fréquence d'émission f.
  2. En déduire la longueur d'onde L des vagues sélectionnées par résonance de Bragg grâce à la relation (5) établie en Q9.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de la longueur d'onde des vagues L = \lambda/2 = c/(2f) pour f = 12{,}3\text{ MHz}.

Voir le corrigé complet

Dans l'air assimilé au vide, la longueur d'onde de l'onde électromagnétique émise par le radar s'écrit :

\lambda = \frac{c}{f}

D'après la relation (5), la condition de Bragg en incidence quasi-rasante sélectionne les vagues de longueur d'onde :

L = \frac{\lambda}{2} = \frac{c}{2f}

Application numérique avec c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et f = 12{,}3\text{ MHz} = 12{,}3 \times 10^6\text{ Hz} :

\lambda = \frac{3{,}00 \times 10^8}{12{,}3 \times 10^6} \approx 24{,}4\text{ m}

d'où :

\boxed{L = 12{,}2\text{ m}}

Résultat

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III · Effet Doppler

Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : onde progressive, relation de dispersion

Proposer en notation réelle deux expressions de correspondant aux deux sens de propagation des vagues et donner la relation entre , et .

Voir l'indice

Écrire une fonction sinusoïdale d'argument (k_v x \mp \omega_v t) et relier la vitesse de phase U à la pulsation et au vecteur d'onde.

Voir la stratégie
  1. Une onde progressive unidimensionnelle non dispersive ou monochromatique dépend des variables d'espace et de temps sous la forme (x \mp U t), ce qui correspond à une phase de la forme (k_v x \mp \omega_v t).
  2. Identifier le signe adéquat pour chaque sens de propagation (sens direct selon +\vec{u}_x ou sens rétrograde selon -\vec{u}_x).
  3. Relier la vitesse de phase U à la pulsation \omega_v et au nombre d'onde k_v.
Voir la réponse courte

Écriture h(x,t) = h_0 \cos(\omega_v t \mp k_v x) et vitesse de phase U = \omega_v / k_v.

Voir le corrigé complet

Une onde plane progressive harmonique d'amplitude h_0, de pulsation spatiale k_v et de pulsation temporelle \omega_v s'écrit sous forme réelle :

  • Pour une propagation dans le sens de +\vec{u}_x (onde progressive dans le sens des x croissants, s'éloignant de l'origine) :

    \boxed{h_+(x,t) = h_0 \cos(k_v x - \omega_v t + \varphi_+)}

    (en choisissant l'origine des phases telle que \varphi_+ = 0 pour retrouver l'expression de la section II à t=0, on écrit simplement h(x,t) = h_0 \cos(k_v x - \omega_v t)) ;

  • Pour une propagation en sens inverse, selon -\vec{u}_x (vers les x décroissants, se rapprochant de l'origine) :

    \boxed{h_-(x,t) = h_0 \cos(k_v x + \omega_v t + \varphi_-)}

    (ou de même h(x,t) = h_0 \cos(k_v x + \omega_v t) en fixant \varphi_- = 0).

La vitesse de propagation U (vitesse de phase de l'onde de gravité à la surface de l'eau) est reliée aux pulsations spatiale et temporelle par :

\boxed{U = \frac{\omega_v}{k_v}} \quad \Longleftrightarrow \quad \omega_v = k_v U

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : effet doppler, battement

Trouver, d'une part, l'expression de en fonction de et et, d'autre part, celle de en fonction de et .

Voir l'indice

Remplacer l'expression spatiotemporelle de h(x,t) dans la relation de frontière et égaler les pulsations temporelles ainsi que les nombres d'onde spatiaux des deux exponentielles.

Voir la réponse courte

Modulation temporelle de l'onde réfléchie par la houle mobile : \omega_r = \omega \pm \omega_v et conservation de la relation spatiale.

Voir le corrigé complet

En substituant l'expression complexe de la déformation de surface h(x,t) = \dfrac{h_0}{2} e^{-\jmath(k_v x - \omega_v t)} dans la relation de frontière fournie, on obtient :

-2\jmath q_{\mathrm{i}} \left(\frac{h_0}{2} e^{-\jmath(k_v x - \omega_v t)}\right) e^{\jmath(k_{\mathrm{i}} x - \omega t)} + r_1 e^{\jmath(k_r x - \omega_r t)} = 0

soit encore :

r_1 e^{\jmath(k_r x - \omega_r t)} = \jmath q_{\mathrm{i}} h_0 e^{\jmath\left[(k_{\mathrm{i}} - k_v)x - (\omega - \omega_v)t\right]}

Pour que cette égalité soit vérifiée en tout point x de la surface et à tout instant t, les phases spatiales et temporelles des deux membres doivent être rigoureusement identiques :

k_r x - \omega_r t = (k_{\mathrm{i}} - k_v)x - (\omega - \omega_v)t \quad \forall (x,t)

Par identification des termes dépendant de t et de x, on en déduit immédiatement :

\boxed{\omega_r = \omega - \omega_v}

et

\boxed{k_r = k_{\mathrm{i}} - k_v}

(on retrouve également r_1 = \jmath q_{\mathrm{i}} h_0, en accord avec le résultat de la question Q7).

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : effet doppler

En utilisant les deux relations établies dans la question précédente, montrer que est donnée par l'un des deux cas de la relation (6). Fournir ensuite l'expression de pour une onde s'approchant du rivage.

Voir l'indice

Exprimer la différence \omega_r - \omega à l'aide de \omega_v = k_v U et utiliser la relation de Bragg k_v = 2k_\mathrm{i} pour retrouver le décalage Doppler classique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur d'onde k_r et le relier à k_i et k_v via les conditions de rétrodiffusion en incidence rasante.
  2. En déduire k_v en fonction de la longueur d'onde radar \lambda, puis relier \omega_v à la vitesse de phase U.
  3. Conclure sur l'écart de fréquence f_r - f pour une vague s'éloignant de la côte, puis adapter le raisonnement au cas d'une vague se rapprochant de la côte.
Voir la réponse courte

Passage aux fréquences f_r = f \pm f_v et sélection du signe + pour une onde s'approchant du récepteur (effet Doppler classique).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q12, pour une vague s'éloignant du rivage :

\omega_r = \omega - \omega_v \quad \text{et} \quad k_r = k_{\mathrm{i}} - k_v

La rétrodiffusion vers le radar s'effectuant en incidence rasante (q_{\mathrm{i}} \ll k_{\mathrm{i}}), on a k_{\mathrm{i}} \approx \dfrac{\omega}{c} = \dfrac{2\pi}{\lambda}. De même, l'onde rétrodiffusée vers le radar vérifie k_r = -\dfrac{\omega_r}{c}.

L'écart Doppler étant extrêmement faible devant la fréquence radio (\omega_v \ll \omega), on a \omega_r \approx \omega, soit :

k_r = -\frac{\omega_r}{c} \approx -\frac{\omega}{c} \approx -k_{\mathrm{i}}

En reportant dans la relation sur les composantes horizontales :

-k_{\mathrm{i}} \approx k_{\mathrm{i}} - k_v \implies k_v \approx 2k_{\mathrm{i}} = \frac{4\pi}{\lambda}

Comme U = \dfrac{\omega_v}{k_v} d'après la question Q11, la pulsation des vagues s'écrit :

\omega_v = k_v U \approx \frac{4\pi U}{\lambda}

En divisant \omega_r = \omega - \omega_v par 2\pi, on obtient la fréquence de l'onde réfléchie pour des vagues s'éloignant du rivage :

f_r - f = -\frac{\omega_v}{2\pi} \approx -\frac{2U}{\lambda}

soit :

\boxed{f_r = f - \frac{2U}{\lambda}}

Ce résultat correspond au signe « - » de la relation (6).

Pour une vague s'approchant du rivage, la forme d'onde se propage selon -\vec{u}_x. Sa décomposition harmonique fait intervenir le terme en e^{-\jmath(k_v x + \omega_v t)} (qui conserve la composante spatiale e^{-\jmath k_v x} nécessaire à la rétrodiffusion).

Par analogie avec la question Q12, cela conduit au remplacement de -\omega_v par +\omega_v, d'où \omega_r = \omega + \omega_v et :

\boxed{f_r = f + \frac{2U}{\lambda}}

ce qui correspond au signe « + » de la relation (6).

Résultat

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IV · Mesure de courants de surface

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : relation de dispersion, houle

En utilisant la loi de Bragg, montrer que et exprimer la fréquence de Bragg en fonction de et .

Voir l'indice

Substituer la longueur d'onde de Bragg L = \lambda/2 dans la relation de dispersion des ondes de gravité en eau profonde pour identifier f_B = \sqrt{g/(\pi\lambda)}.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le décalage Doppler obtenu à la question Q13 en fonction de la vitesse de phase U des vagues et de la longueur d'onde radar \lambda.
  2. Exprimer U à l'aide de la relation de dispersion des vagues fournie par l'équation (7) combinée à la condition de résonance de Bragg simplifiée issue de la question Q9.
  3. Conclure en identifiant la fréquence de Bragg f_B.
Voir la réponse courte

Combinaison de la dispersion de la houle \omega_v^2 = g k_v et de la condition de Bragg k_v = 2k pour exprimer f_B = \sqrt{g/(\pi\lambda)}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q13, l'onde rétrodiffusée par les vagues subit un décalage en fréquence régi par la relation (6) :

f_r - f = \pm \frac{2U}{\lambda}

où le signe + correspond à des vagues se propageant vers le rivage et le signe - à des vagues s'en éloignant.

La vitesse de propagation U des vagues dépend de leur longueur d'onde L selon la relation (7) :

U = \sqrt{\frac{gL}{2\pi}}

Dans le cadre de la rétrodiffusion monostatique en incidence rasante, la loi de Bragg sélectionne préférentiellement la longueur d'onde des vagues donnée par la relation (5) établie en Q9 :

L = \frac{\lambda}{2}

En injectant cette condition dans l'expression de la célérité des vagues, on obtient :

U = \sqrt{\frac{g\lambda}{4\pi}} = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g\lambda}{\pi}}

Le décalage en fréquence s'écrit alors :

f_r - f = \pm \frac{2}{\lambda} \times \frac{1}{2}\sqrt{\frac{g\lambda}{\pi}} = \pm \sqrt{\frac{g}{\pi\lambda}}

On en déduit bien la relation demandée :

\boxed{f_r - f = \pm f_B}

avec la fréquence de Bragg définie par :

\boxed{f_B = \sqrt{\frac{g}{\pi\lambda}}}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : effet doppler, composition des vitesses

Dans le référentiel , exprimer d'une part la vitesse des vagues s'approchant du rivage et d'autre part celle des vagues qui s'en éloignent (on distinguera sans ambiguïté les deux cas). Montrer qu'en présence de courants de surface,

et donner l'expression du décalage Doppler en fonction de et de .

Voir l'indice

Appliquer la loi de composition galiléenne des vitesses \vec{v}_{/\mathcal{R}} = \vec{v}_{/\mathcal{R}'} + \vec{v}_e et relier la vitesse d'entraînement du courant v_x au décalage fréquentiel additionnel f_D.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de composition des vitesses dans le cadre galiléen (les vitesses des vagues et du courant sont très faibles devant la célérité de la lumière) pour exprimer la vitesse des vagues dans le référentiel terrestre \mathcal{R}.
  2. Utiliser la formule du décalage Doppler établie en Q13 pour en déduire la fréquence de l'onde rétrodiffusée f_r - f dans chaque cas, et identifier les termes de Bragg \pm f_B et le décalage Doppler dû au courant f_D.
Voir la réponse courte

Composition galiléenne des vitesses U \pm v_x entraînant un décalage Doppler supplémentaire f_D = 2 v_x f / c.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel \mathcal{R}' lié au courant d'eau en translation à la vitesse \vec{v} = v_x \vec{u}_x par rapport au référentiel terrestre \mathcal{R} :

  • les vagues s'éloignant du rivage (sens de +\vec{u}_x) se propagent à la vitesse \vec{U}'_{\text{éloigne}} = U\vec{u}_x ;
  • les vagues s'approchant du rivage (sens de -\vec{u}_x) se propagent à la vitesse \vec{U}'_{\text{approche}} = -U\vec{u}_x.

Par composition galiléenne des vitesses (\vec{v}_{\mathcal{R}} = \vec{v}_{\mathcal{R}'} + \vec{v}), la vitesse des vagues dans le référentiel terrestre \mathcal{R} vaut :

\begin{aligned} \vec{v}_{\text{éloigne}} &= (U + v_x)\vec{u}_x \\ \vec{v}_{\text{approche}} &= (-U + v_x)\vec{u}_x \end{aligned}

D'après la relation Doppler (6) justifiée en Q13, le décalage en fréquence induit par une cible animée d'une vitesse algébrique V_x selon \vec{u}_x s'écrit de manière générale :

f_r - f = -\frac{2 V_x}{\lambda}

(le signe négatif traduisant une diminution de fréquence lorsque la surface s'éloigne du radar).

En appliquant ce résultat aux deux types de vagues :

  • Pour les vagues s'éloignant du rivage (V_x = U + v_x) :

    f_r - f = -\frac{2(U + v_x)}{\lambda} = -\frac{2U}{\lambda} - \frac{2v_x}{\lambda} = -f_B + f_D
  • Pour les vagues s'approchant du rivage (V_x = -U + v_x) :

    f_r - f = -\frac{2(-U + v_x)}{\lambda} = +\frac{2U}{\lambda} - \frac{2v_x}{\lambda} = +f_B + f_D

On en déduit bien la relation globale demandée :

\boxed{f_r - f = \pm f_B + f_D}

où le signe + correspond aux vagues s'approchant de la côte et le signe - aux vagues s'en éloignant.

Avec \lambda = c/f, le décalage Doppler f_D lié au courant de surface s'exprime en fonction de v_x, c et de la fréquence d'émission f par :

\boxed{f_D = -\frac{2v_x}{\lambda} = -\frac{2f}{c}v_x}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : effet doppler, lecture graphique

À l'aide de ces deux graphiques, proposer une valeur expérimentale pour . Discuter, à l'aide d'un critère quantitatif, la compatibilité de la valeur obtenue avec l'expression établie en Q14. Dans chacun des deux cas, trouver la vitesse du courant. Préciser si les courants circulent en s'approchant ou en s'éloignant de la côte.

Voir l'indice

Repérer la demi-distance entre les deux pics dominants pour évaluer f_B, puis mesurer le décalage global du centre des deux pics par rapport à l'origine pour en déduire f_D et v_x.

Voir la stratégie
  1. Identifier la position des deux pics de Bragg sur chaque spectre : ils sont situés aux fréquences f_+ = +f_B + f_D et f_- = -f_B + f_D. L'écart entre les deux pics donne accès à 2f_B indépendamment du courant, et la position des pointillés confirme directement la valeur de f_B.
  2. Calculer la valeur théorique de f_B à partir de la formule de la question Q14 et quantifier l'écart relatif pour valider la compatibilité.
  3. Déterminer le décalage Doppler moyen f_D = \frac{f_+ + f_-}{2} pour chaque radar, en déduire la vitesse radiale v_x = -\frac{\lambda}{2}f_D, puis interpréter son signe pour déterminer le sens d'écoulement du courant (approche ou éloignement).
Voir la réponse courte

Lecture des pics de Bragg, calcul de la demi-différence pour f_B et du décalage résiduel pour déduire la vitesse du courant v_x.

Voir le corrigé complet

1. Détermination expérimentale de la fréquence de Bragg f_B

D'après la relation (8) établie en Q15, les deux pics principaux correspondent aux fréquences :

f_+ = f_B + f_D \quad \text{et} \quad f_- = -f_B + f_D

La demi-différence entre les abscisses de ces deux pics s'affranchit du courant marin :

f_B = \frac{f_+ - f_-}{2}

Sur les deux spectres de la figure 3 :

  • Pour le radar de Pendeen : le pic négatif est situé à f_- \approx -0{,}43\text{ Hz} et le pic positif à f_+ \approx +0{,}29\text{ Hz}, soit un écart \Delta f = 0{,}72\text{ Hz}, d'où f_B \approx 0{,}36\text{ Hz}.
  • Pour le radar de Perranporth : le pic négatif est à f_- \approx -0{,}31\text{ Hz} et le pic positif à f_+ \approx +0{,}41\text{ Hz}, soit \Delta f = 0{,}72\text{ Hz}, d'où f_B \approx 0{,}36\text{ Hz}.

Ces valeurs coïncident parfaitement avec la position des lignes en pointillés tracées à \pm f_B. On retient :

\boxed{f_B^{\text{exp}} \approx 0{,}36\text{ Hz}}

2. Comparaison avec la valeur théorique

D'après la question Q14, la fréquence de Bragg théorique s'écrit :

f_B^{\text{th}} = \sqrt{\frac{g}{\pi \lambda}} = \sqrt{\frac{g f}{\pi c}}

Pour f = 12{,}3\text{ MHz}, la longueur d'onde radar vaut :

\lambda = \frac{c}{f} = \frac{3{,}00 \times 10^8}{12{,}3 \times 10^6} \approx 24{,}4\text{ m}

Avec g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, on obtient :

f_B^{\text{th}} = \sqrt{\frac{9{,}81}{\pi \times 24{,}39}} \approx 0{,}358\text{ Hz}

L'écart relatif entre théorie et expérience vaut :

\frac{|f_B^{\text{exp}} - f_B^{\text{th}}|}{f_B^{\text{th}}} = \frac{|0{,}36 - 0{,}358|}{0{,}358} \approx 0{,}6\% < 1\%

L'accord quantitatif est excellent, ce qui valide la modélisation.

3. Vitesse et sens du courant de surface

Le décalage Doppler moyen f_D correspond au milieu des deux pics :

f_D = \frac{f_+ + f_-}{2}

D'après la question Q15, f_D = -\frac{2v_x}{\lambda}, d'où :

v_x = -\frac{\lambda}{2} f_D = -\frac{c}{2f} f_D
  • Radar de Pendeen (R_1) :

    \begin{aligned} f_{D1} &\approx \frac{-0{,}43 + 0{,}29}{2} = -0{,}07\text{ Hz} \\ v_{x1} &\approx -\frac{24{,}39}{2} \times (-0{,}07) \approx +0{,}85\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

    Puisque v_{x1} > 0 (décalage vers les fréquences plus faibles, f_{D1} < 0), le courant circule dans le sens de \vec{u}_{x1} : le courant s'éloigne de la côte (du radar de Pendeen).

    \boxed{v_{x1} \approx +0{,}85\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad \text{(courant s'éloignant de la côte)}}
  • Radar de Perranporth (R_2) :

    \begin{aligned} f_{D2} &\approx \frac{-0{,}31 + 0{,}41}{2} = +0{,}05\text{ Hz} \\ v_{x2} &\approx -\frac{24{,}39}{2} \times (+0{,}05) \approx -0{,}61\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

    Puisque v_{x2} < 0 (décalage vers les fréquences plus élevées, f_{D2} > 0), le courant circule en sens inverse de \vec{u}_{x2} : le courant s'approche de la côte (du radar de Perranporth).

    \boxed{v_{x2} \approx -0{,}61\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad \text{(courant s'approchant de la côte)}}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : projection vectorielle

Calculer numériquement et . Analyser la cohérence des valeurs obtenues avec les informations fournies par la carte de la figure 4 sur la norme et l'orientation du vecteur vitesse.

Voir l'indice

Appliquer les formules de projection fournies pour obtenir les composantes est et nord de la vitesse, puis en déduire le module et vérifier la cohérence avec le vecteur fléché sur la carte.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les valeurs des vitesses radiales v_{x1} et v_{x2} obtenues à partir des spectres Doppler en veillant rigoureusement aux signes issus de la relation f_D = -\frac{2v_x}{\lambda}.
  2. Appliquer les formules données par l'énoncé pour déterminer numériquement les composantes zonale v_E (est) et méridienne v_N (nord).
  3. Calculer la norme v = \sqrt{v_E^2 + v_N^2} ainsi que la direction du vecteur vitesse \vec{v}, puis les confronter à l'échelle de couleur et à l'orientation des flèches au point M sur la figure 4.
Voir la réponse courte

Résolution d'un système 2D pour obtenir (v_E, v_N) à partir de deux mesures radiales et confrontation à la carte fournie.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q15, le décalage Doppler lié au courant de surface vaut f_D = -\frac{2v_x}{\lambda}. Les spectres de la figure 3 donnent :

  • Pour le radar de Pendeen (R_1) : le décalage moyen des pics est positif (f_{D1} > 0), ce qui correspond à un courant se dirigeant vers le radar (-\vec{u}_{x1}) :

    v_{x1} \approx -0{,}85\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
  • Pour le radar de Perranporth (R_2) : le décalage moyen est négatif (f_{D2} < 0), ce qui correspond à un courant s'éloignant du radar (+\vec{u}_{x2}) :

    v_{x2} \approx +0{,}61\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

Les angles d'azimut au point M sont \theta_1 = 64^\circ et \theta_2 = 189^\circ, soit un écart angulaire \theta_2 - \theta_1 = 125^\circ. Les fonctions trigonométriques associées valent :

\begin{aligned} \sin(\theta_2 - \theta_1) &= \sin(125^\circ) \approx 0{,}819 \\ \sin\theta_1 &= \sin(64^\circ) \approx 0{,}899, \quad \cos\theta_1 = \cos(64^\circ) \approx 0{,}438 \\ \sin\theta_2 &= \sin(189^\circ) \approx -0{,}156, \quad \cos\theta_2 = \cos(189^\circ) \approx -0{,}988 \end{aligned}

En injectant ces valeurs dans les relations de projection :

\begin{aligned} v_E &= \frac{v_{x1}\sin\theta_2 - v_{x2}\sin\theta_1}{\sin(\theta_2 - \theta_1)} = \frac{(-0{,}85)\times(-0{,}156) - (0{,}61)\times 0{,}899}{0{,}819} = \frac{0{,}133 - 0{,}548}{0{,}819} \approx -0{,}51\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \\ v_N &= \frac{v_{x2}\cos\theta_1 - v_{x1}\cos\theta_2}{\sin(\theta_2 - \theta_1)} = \frac{(0{,}61)\times 0{,}438 - (-0{,}85)\times(-0{,}988)}{0{,}819} = \frac{0{,}267 - 0{,}840}{0{,}819} \approx -0{,}70\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{v_E \approx -0{,}51\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}} \quad \text{et} \quad \boxed{v_N \approx -0{,}70\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Analyse de la cohérence avec la figure 4 :

  • Norme du courant :

    v = \sqrt{v_E^2 + v_N^2} = \sqrt{(-0{,}51)^2 + (-0{,}70)^2} \approx 0{,}87\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

    Sur la carte de la figure 4, le point M se situe dans une zone de teinte orangée comprise entre 0{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et 0{,}9\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, ce qui est en excellent accord quantitatif.

  • Orientation du courant : Les deux composantes étant négatives (v_E < 0 et v_N < 0), le courant porte vers le sud-ouest, sous un azimut par rapport à l'est de :

    \alpha = 180^\circ + \arctan\left(\frac{v_N}{v_E}\right) \approx 180^\circ + \arctan(1{,}37) \approx 234^\circ

    Cela concorde parfaitement avec la flèche vectorielle visible au point M, orientée vers le bas et la gauche (vers le sud-ouest).

Résultat

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Partie B : Traitement des signaux radar

I · Mesure d'une différence de fréquence par détection synchrone

Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : détection synchrone, mélangeur

Exprimer à un facteur près le signal intermédiaire , puis justifier que son spectre fait apparaître les fréquences et . Indiquer le type de filtrage qui permet d'obtenir, à la sortie du filtre, un signal de fréquence .

Voir l'indice

Utiliser la formule trigonométrique transformant un produit de cosinus en somme et justifier le choix d'un filtre laissant passer uniquement la basse fréquence |f_2 - f_1|.

Voir la réponse courte

Produit trigonométrique créant la somme et la différence de fréquences, puis sélection par un filtre passe-bas.

Voir le corrigé complet

Le multiplieur analogique \mathcal{M} fournit une tension proportionnelle au produit des deux tensions d'entrée v_1(t) et v_2(t) :

v_i(t) \propto v_1(t) \, v_2(t) = AB \cos(2\pi f_1 t) \cos(2\pi f_2 t + \varphi_0)

En utilisant l'identité trigonométrique \cos a \cos b = \frac{1}{2}\big(\cos(a+b) + \cos(a-b)\big), il vient :

\boxed{v_i(t) \propto \cos\big(2\pi (f_2+f_1)t + \varphi_0\big) + \cos\big(2\pi(f_2-f_1)t + \varphi_0\big)}

La parité de la fonction cosinus permet d'écrire le second terme sous la forme \cos\big(2\pi |f_2-f_1|t \pm \varphi_0\big). Le spectre de v_i(t) est donc constitué de deux raies distinctes aux fréquences positives :

f_+ = f_2 + f_1 \quad \text{et} \quad f_- = |f_2 - f_1|

Comme l'écart de fréquence |f_2-f_1| est, d'après l'énoncé, très inférieur aux fréquences d'origine (|f_2-f_1| \ll f_1 \approx f_2), ces deux fréquences sont très largement séparées :

|f_2 - f_1| \ll f_2 + f_1

Pour ne conserver que la composante basse fréquence |f_2-f_1| tout en éliminant la composante haute fréquence f_2+f_1, le filtre \mathcal{F} doit être un filtre passe-bas, dont la fréquence de coupure f_c vérifie :

\boxed{|f_2 - f_1| \ll f_c \ll f_2 + f_1}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : filtre passe-ba, filtre rlc

Proposer pour un schéma électrique de filtre passif convenable, sans préciser pour l'instant les valeurs des composants. Un filtre d'ordre 1 est acceptable mais le jury valorisera davantage un filtre d'ordre 2, plus efficace.

Voir l'indice

Dessiner un filtre passif du deuxième ordre type RLC série avec prélèvement de la tension de sortie aux bornes du condensateur pour assurer un gabarit passe-bas.

Voir la stratégie
  1. Identifier le type de filtre nécessaire : pour éliminer la fréquence somme f_1 + f_2 tout en transmettant l'écart de fréquence |f_2 - f_1|, il faut un filtre passe-bas.
  2. Sélectionner une structure passive d'ordre 2 à base de composants passifs usuels (R, L, C) : le filtre RLC série avec prise de tension aux bornes du condensateur est la structure canonique du programme.
  3. Réaliser un schéma électrique soigné faisant figurer les grandeurs d'entrée v_i, de sortie v_d et la masse commune.
Voir la réponse courte

Schéma d'un filtre passe-bas passif du 2e ordre (circuit RLC série ou cellule LC) avec prélèvement de la tension aux bornes de C.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, le signal intermédiaire v_i(t) comporte une composante basse fréquence de pulsation \omega_d = 2\pi|f_2 - f_1| et une composante haute fréquence de pulsation \omega_s = 2\pi(f_1 + f_2). Pour isoler la composante basse fréquence, le filtre \mathcal{F} doit être un filtre passe-bas.

Pour satisfaire l'incitation de l'énoncé à privilégier un filtre d'ordre 2 (qui présente une atténuation asymptotique de -40\text{ dB/décade} à haute fréquence, bien plus efficace que les -20\text{ dB/décade} d'un filtre RC d'ordre 1), on propose un circuit RLC série, la tension de sortie v_d(t) étant mesurée aux bornes du condensateur C.

La sortie fonctionne à vide (ou connectée à un étage à très haute impédance d'entrée).

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : fonction de transfert, diagramme de bode

Exprimer la fonction de transfert du montage de la question précédente. Pour , proposer des valeurs réalistes pour les composants du filtre .

Voir l'indice

Établir la fonction de transfert par pont diviseur d'impédances complexes et choisir les valeurs de R, L et C pour positionner la coupure nettement en dessous de 80\text{ kHz}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la fonction de transfert complexe \underline{H}(\jmath\omega) = \frac{\underline{v}_d}{\underline{v}_i} du circuit RLC série passe-bas en régime sinusoïdal établi, en utilisant un diviseur de tension à vide.
  2. Mettre cette fonction sous la forme canonique d'un filtre d'ordre 2 pour identifier la pulsation propre \omega_0 (ou fréquence propre f_0) et le facteur de qualité Q.
  3. Choisir une fréquence de coupure f_0 intermédiaire entre l'écart Doppler |f_2 - f_1| (typiquement inférieur à quelques centaines de hertz pour des cibles usuelles en acoustique) et la fréquence somme f_1 + f_2 \approx 80\text{ kHz}.
  4. En déduire des valeurs réalistes de R, L et C couramment rencontrées au laboratoire, avec un facteur de qualité Q \lesssim 1 pour éviter une surtension gênante.
Voir la réponse courte

Fonction de transfert canonique du second ordre passe-bas et dimensionnement de la fréquence de coupure bien en dessous de 2f_1.

Voir le corrigé complet

Pour le filtre passe-bas RLC série alimenté par v_i(t) avec prélèvement de la tension v_d(t) aux bornes du condensateur, le pont diviseur de tension en sortie ouverte donne en notation complexe :

\underline{H}(\jmath\omega) = \frac{\underline{V}_d}{\underline{V}_i} = \frac{\frac{1}{\jmath C\omega}}{R + \jmath L\omega + \frac{1}{\jmath C\omega}} = \frac{1}{1 - LC\omega^2 + \jmath RC\omega}

Sous forme canonique usuelle :

\boxed{\underline{H}(\jmath\omega) = \frac{1}{1 - \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^2 + \frac{\jmath}{Q}\frac{\omega}{\omega_0}}}

avec la pulsation propre \omega_0 = 2\pi f_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}} et le facteur de qualité Q = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}}.

Choix des composants pour f_1 \approx f_2 \approx 40\text{ kHz} :

  • La composante haute fréquence à éliminer est à f_1 + f_2 \approx 80\text{ kHz}.
  • L'écart Doppler à conserver pour des ultrasons se situe généralement entre quelques hertz et quelques centaines de hertz (|f_2 - f_1| \lesssim 1\text{ kHz}).
  • On choisit donc une fréquence propre de coupure f_0 \approx 1{,}6\text{ kHz}, ce qui assure f_0 \ll f_1 + f_2 et garantit une forte atténuation à 80\text{ kHz} (pente de -40\text{ dB/décade}, soit une atténuation supérieure à 60\text{ dB}).

Prenons des valeurs de composants standard disponibles en laboratoire :

C = 100\text{ nF} = 1{,}0 \times 10^{-7}\text{ F} \quad \text{et} \quad L = 100\text{ mH} = 0{,}10\text{ H}

La fréquence propre vaut alors :

f_0 = \frac{1}{2\pi\sqrt{LC}} = \frac{1}{2\pi\sqrt{10^{-8}}} = \frac{10^4}{2\pi} \approx 1{,}6\text{ kHz}

Pour éviter une résonance marquée tout en gardant une coupure franche, on vise un facteur de qualité sans surtension prononcée (Q \approx 1/\sqrt{2} ou Q \approx 1) :

R = \frac{1}{Q}\sqrt{\frac{L}{C}} \approx \sqrt{\frac{0{,}10}{10^{-7}}} = 1{,}0\text{ k}\Omega

On peut donc retenir :

\boxed{R = 1{,}0\text{ k}\Omega, \quad L = 100\text{ mH}, \quad C = 100\text{ nF}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : détection synchrone, quadrature de phase

Dans l'hypothèse d'un filtrage idéal, exprimer le signal et expliquer comment son observation conjointe à celle de permet d'obtenir le signe de .

Voir l'indice

Calculer le produit de démodulation sur la voie en quadrature en tenant compte du déphasage de \pi/2 et observer le signe de la phase relative entre voies en phase et en quadrature.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le signal déphasé v_{1Q}(t), former le produit v_{iQ}(t) à la sortie du second multiplieur et développer le produit à l'aide d'une identité trigonométrique.
  2. Appliquer le filtrage passe-bas idéal pour éliminer la composante haute fréquence et en déduire l'expression de v_{dQ}(t).
  3. Analyser le déphasage relatif entre v_d(t) et v_{dQ}(t) selon le signe de la différence de fréquence f_2 - f_1.
Voir la réponse courte

Multiplication par le signal déphasé de \pi/2 donnant un signal en quadrature, dont le signe du déphasage donne le signe de \Delta f.

Voir le corrigé complet

Le signal d'entrée v_1(t) = A\cos(2\pi f_1 t) subit un déphasage de +\pi/2 :

v_{1Q}(t) = A\cos\left(2\pi f_1 t + \frac{\pi}{2}\right) = -A\sin(2\pi f_1 t)

Le multiplicateur analogique \mathcal{M} (de constante de proportionnalité k) fournit le signal intermédiaire :

\begin{aligned} v_{iQ}(t) &= k\,v_{1Q}(t)\,v_2(t) \\ &= -k AB \sin(2\pi f_1 t)\cos(2\pi f_2 t + \varphi_0) \end{aligned}

En utilisant l'identité trigonométrique -2\sin a \cos b = \sin(b - a) - \sin(a + b), il vient :

v_{iQ}(t) = \frac{k AB}{2} \sin\bigl(2\pi(f_2 - f_1)t + \varphi_0\bigr) - \frac{k AB}{2} \sin\bigl(2\pi(f_2 + f_1)t + \varphi_0\bigr)

Dans l'hypothèse d'un filtrage passe-bas idéal (gain unité et phase nulle dans la bande passante, annulation totale de la composante à haute fréquence f_1 + f_2), on obtient en sortie en posant V_0 = \frac{k AB}{2} :

\boxed{v_{dQ}(t) = V_0 \sin\bigl(2\pi(f_2 - f_1)t + \varphi_0\bigr)}

D'après la question Q18, la voie directe (en phase) fournit :

v_d(t) = V_0 \cos\bigl(2\pi(f_2 - f_1)t + \varphi_0\bigr)

Posons \Delta f = f_2 - f_1. Deux situations se présentent :

  • Si f_2 - f_1 > 0 : avec \Omega = 2\pi|f_2 - f_1|,

    v_d(t) = V_0 \cos(\Omega t + \varphi_0) \quad \text{et} \quad v_{dQ}(t) = V_0 \cos\left(\Omega t + \varphi_0 - \frac{\pi}{2}\right)

    Le signal v_d(t) est en avance de phase de \pi/2 par rapport à v_{dQ}(t) (soit v_{dQ} en retard de phase de \pi/2 sur v_d).

  • Si f_2 - f_1 < 0 : en tenant compte de la parité de \cos et de l'imparité de \sin,

    v_d(t) = V_0 \cos(\Omega t - \varphi_0) \quad \text{et} \quad v_{dQ}(t) = -V_0 \sin(\Omega t - \varphi_0) = V_0 \cos\left(\Omega t - \varphi_0 + \frac{\pi}{2}\right)

    Le signal v_d(t) est cette fois en retard de phase de \pi/2 par rapport à v_{dQ}(t) (soit v_{dQ} en avance de phase de \pi/2 sur v_d).

L'observation conjointe à l'oscilloscope (en mode temporel ou en mode XY, où la trajectoire de Lissajous est un cercle parcouru dans le sens horaire ou trigonométrique) permet donc de déterminer sans ambiguïté le signe de f_2 - f_1.

Résultat

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II · Mesure de distance par modulation de fréquence

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : modulation de fréquence

Exprimer et tracer schématiquement le graphe de ses variations sur deux périodes.

Voir l'indice

Dériver par rapport au temps la phase \Phi(t) sur l'intervalle [0, T_m[ pour constater que la fréquence instantanée croît linéairement de f_0 à f_0 + B.

Voir la réponse courte

Expression par morceaux de la dent de scie de fréquence f(t) et tracé périodique associé.

Voir le corrigé complet

Sur l'intervalle [0, T_m[, la phase instantanée s'écrit :

\Phi(t) = 2\pi\left(f_0 t + \frac{B}{2T_m} t^2\right)

Par définition de la fréquence instantanée :

f(t) = \frac{1}{2\pi}\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}(t) = \frac{1}{2\pi}\left[2\pi\left(f_0 + \frac{B}{T_m}t\right)\right] = f_0 + \frac{B}{T_m}t

Le signal v_e(t) étant T_m-périodique, la fréquence instantanée f(t) est également T_m-périodique. Pour tout k \in \mathbb{Z} et tout t \in [k T_m, (k+1)T_m[ :

\boxed{f(t) = f_0 + \frac{B}{T_m}(t - k T_m)}

La fréquence varie linéairement entre f_0 et f_0 + B au cours de chaque période de répétition : il s'agit d'une onde entretenue modulée en fréquence par des rampes linéaires (technique radar FMCW).

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : retard temporel, radar

Donner l'expression de . Pour , vérifier qu'il est très inférieur à , puis représenter sur un même graphique les variations de et . Les deux courbes seront légendées et tracées en deux couleurs distinctes. Pour ce graphique seulement, on prendra .

Voir l'indice

Exprimer le temps de parcours aller-retour \tau = 2d/c, faire l'application numérique pour d = 10\text{ km} et tracer deux rampes linéaires décalées de \tau selon l'axe temporel.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le temps de propagation aller-retour \tau de l'onde radar entre l'émetteur et la cible située à la distance d, puis calculer sa valeur numérique pour la comparer à la période T_m.
  2. Déduire l'allure de f_r(t) = f(t - \tau) en appliquant une translation temporelle de \tau = T_m/10 à la rampe périodique f(t) établie à la question précédente, et représenter les deux signaux sur un même graphe.
Voir la réponse courte

Retard aller-retour \tau = 2d/c \ll T_m et tracé superposé de la rampe émise et de la rampe décalée temporellement.

Voir le corrigé complet

L'onde électromagnétique effectue un trajet aller-retour à la célérité c entre l'antenne radar et la cible située à la distance d, parcourant ainsi une distance totale 2d. Le retard de propagation s'écrit :

\boxed{\tau = \frac{2d}{c}}

Pour d = 10\text{ km} = 1{,}0 \times 10^4\text{ m} et c \approx 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\tau = \frac{2 \times 1{,}0 \times 10^4}{3{,}00 \times 10^8} \approx 6{,}7 \times 10^{-5}\text{ s} = 67\ \mu\text{s}

L'énoncé indiquant que T_m est de l'ordre de quelques dixièmes de seconde (T_m \sim 0{,}1\text{ s} à 0{,}3\text{ s}), on constate que :

\frac{\tau}{T_m} \sim 10^{-4} \ll 1 \implies \boxed{\tau \ll T_m}

Le signal d'écho v_r(t) possède la fréquence instantanée f_r(t) = f(t - \tau). La courbe de f_r(t) se déduit donc de celle de f(t) par une translation vers la droite d'une durée \tau = T_m/10.

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : télémétrie fmcw, détection de battement

Exprimer la fréquence du signal démodulé . Montrer que sa mesure permet d'accéder à la distance de la cible, qu'on exprimera en fonction de , et .

Voir l'indice

Calculer la différence |f(t) - f_r(t)| sur la quasi-totalité de la rampe de répétition pour exprimer directement d à partir du battement f_d.

Voir la réponse courte

Fréquence de battement f_d = (B/T_m)\tau = 2 B d / (c T_m), d'où l'expression de la distance d = c T_m f_d / (2 B).

Voir le corrigé complet

D'après l'étude menée dans la section I (questions Q18 et Q20), le multiplieur suivi du filtre passe-bas réalise une détection synchrone qui isole la fréquence différentielle entre les deux signaux d'entrée v_e(t) et v_r(t). La fréquence instantanée du signal démodulé v_d(t) s'écrit donc :

f_d = |f(t) - f_r(t)|

Sur la quasi-totalité de la période de répétition, c'est-à-dire pour t \in [\tau, T_m[, les fréquences instantanées s'expriment à l'aide de la question Q22 par :

\begin{aligned} f(t) &= f_0 + \frac{B}{T_m}\,t \\ f_r(t) &= f(t - \tau) = f_0 + \frac{B}{T_m}(t - \tau) \end{aligned}

La différence de fréquence entre le signal émis et le signal réfléchi est donc rigoureusement constante sur cet intervalle :

f_d = f(t) - f_r(t) = \frac{B}{T_m}\,\tau

En substituant l'expression du temps de vol aller-retour \tau = \dfrac{2d}{c} établie à la question Q23, on obtient :

\boxed{f_d = \frac{2Bd}{c\,T_m}}

Puisque \tau \ll T_m, cette fréquence de battement f_d est stationnaire sur plus de 99 % de chaque période T_m. Sa mesure par analyse spectrale permet donc d'accéder directement à la distance d de la cible par :

\boxed{d = \frac{c\,T_m}{2B}\,f_d}

Résultat

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III.1 · Analyse spectrale par TFD

Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : critère de shannon, repliement de spectre

Expliquer en quoi consiste le phénomène de « repliement du spectre » et comment s'en prémunir.

Voir l'indice

Citer le théorème d'échantillonnage de Shannon-Nyquist reliant la fréquence d'échantillonnage f_e à la fréquence maximale du signal et mentionner l'usage d'un filtre anti-repliement.

Voir la réponse courte

Théorème de Nyquist-Shannon (f_e > 2 f_{\max}) et utilisation d'un filtre anti-repliement passe-bas avant échantillonnage.

Voir le corrigé complet

1. Phénomène de repliement de spectre (ou aliasing) : L'échantillonnage temporel régulier d'un signal analogique à la période T_e (fréquence d'échantillonnage f_e = 1/T_e) entraîne la périodisation de son spectre fréquentiel avec une période f_e. Si le signal initial comporte des composantes fréquentielles supérieures à la fréquence de Nyquist :

f_{\text{Nyquist}} = \frac{f_e}{2}

les répliques spectrales se chevauchent. Des composantes de fréquence f > f_e/2 viennent alors se superposer dans la bande de base [0, \, f_e/2] et apparaissent faussement sous la forme de composantes de fréquence apparente |f - k f_e| (notamment f_e - f). Cette altération irréversible de l'information spectrale constitue le phénomène de repliement du spectre.

2. Moyens de s'en prémunir : Pour s'en prémunir, deux actions complémentaires sont nécessaires :

  1. Respecter le théorème d'échantillonnage de Shannon-Nyquist : la fréquence d'échantillonnage doit être strictement supérieure au double de la fréquence maximale f_{\max} contenue dans le signal :

    \boxed{f_e > 2 f_{\max}}
  2. En pratique, le signal étant souvent bruité ou de largeur spectrale non strictement bornée, intercaler en amont de l'échantillonneur un filtre passe-bas analogique, dit filtre anti-repliement, coupant les composantes fréquentielles au-delà de la fréquence de Nyquist :

    \boxed{f_c \le \frac{f_e}{2}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Notions : transformée de fourier discrète, résolution spectrale

Commenter ces deux spectres et analyser leur capacité à révéler les composantes spectrales de . Exprimer en fonction de et la précision en fréquence (identique à la résolution spectrale), et donner sa valeur numérique dans chacun des deux cas.

Voir l'indice

Rappeler que la résolution spectrale est l'inverse de la durée totale d'enregistrement temporel \delta f = 1/(N_e T_e) et conclure sur la séparabilité des deux raies distantes de 10\text{ Hz}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'expression de la résolution spectrale \delta f à partir de l'espacement entre deux fréquences consécutives de la transformée de Fourier discrète (TFD) données par l'énoncé.
  2. Calculer numériquement \delta f pour chacun des deux jeux de paramètres (N_e, T_e).
  3. Comparer \delta f à l'écart fréquentiel du signal |f_2 - f_1| = 10\text{ Hz} pour commenter l'allure des spectres et évaluer leur capacité de séparation des composantes.
Voir la réponse courte

Résolution fréquentielle \delta f = 1/(N_e T_e) = 1/T_{\mathrm{obs}}, calcul numérique et analyse de la finesse des pics sur les spectres.

Voir le corrigé complet

D'après le préambule de la section III.1, les fréquences discrètes analysées par la TFD sont définies par :

f_k = \frac{k}{N_e T_e}, \quad \text{avec } k \in \{0, 1, \dots, N_e - 1\}

L'écart entre deux fréquences consécutives du spectre discret, qui correspond au pas d'échantillonnage en fréquence et définit la précision (ou résolution) spectrale, s'écrit :

\delta f = f_{k+1} - f_k = \frac{1}{N_e T_e}

où N_e T_e représente la durée totale d'acquisition du signal.

\boxed{\delta f = \frac{1}{N_e T_e}}

Calculons la valeur numérique de la résolution spectrale dans les deux cas :

  • Spectre de gauche (N_e = 100 et T_e = 2\text{ ms} = 2 \times 10^{-3}\text{ s}) :

    \delta f_{\text{gauche}} = \frac{1}{100 \times 2 \times 10^{-3}\text{ s}} = 5\text{ Hz}
    \boxed{\delta f_{\text{gauche}} = 5\text{ Hz}}
  • Spectre de droite (N_e = 100 et T_e = 0{,}5\text{ ms} = 0{,}5 \times 10^{-3}\text{ s}) :

    \delta f_{\text{droite}} = \frac{1}{100 \times 0{,}5 \times 10^{-3}\text{ s}} = 20\text{ Hz}
    \boxed{\delta f_{\text{droite}} = 20\text{ Hz}}

Commentaire et analyse des spectres : Le signal v(t) comporte deux composantes monochromatiques distantes de :

|f_2 - f_1| = 160\text{ Hz} - 150\text{ Hz} = 10\text{ Hz}
  • Spectre de gauche : La résolution spectrale vérifie \delta f_{\text{gauche}} = 5\text{ Hz} < |f_2 - f_1|. Le pas en fréquence est suffisamment fin pour séparer les deux composantes : on observe bien deux pics distincts centrés à 150\text{ Hz} et 160\text{ Hz}. Ce paramétrage est pleinement capable de révéler le contenu spectral de v(t).
  • Spectre de droite : La résolution spectrale vaut \delta f_{\text{droite}} = 20\text{ Hz} > |f_2 - f_1|. Les deux fréquences étant distantes de seulement 10\text{ Hz}, elles tombent dans une même bande de largeur \delta f : elles ne peuvent être résolues et fusionnent en un pic large unique autour de 150\text{--}160\text{ Hz}, accompagné de fuites spectrales dues au fenêtrage temporel. Ce choix d'échantillonnage ne permet pas de discerner les deux fréquences du signal.

Résultat

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III.2 · Limite et résolution en vitesse

Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : critère de shannon, effet doppler

Indiquer jusqu'à quelle fréquence maximale on peut obtenir le spectre pour en déduire . En déduire la valeur maximale de atteignable et la vitesse maximale associée. On rappelle que ces grandeurs ont été reliées l'une à l'autre dans la question Q15.

Voir l'indice

Déterminer la fréquence de Nyquist associée à la cadence d'acquisition 1/T_m, puis calculer l'écart maximal f_D mesurable avant repliement spectral.

Voir la stratégie
  1. Identifier la période d'échantillonnage T_e pour la voie Doppler et appliquer le critère de Shannon pour déterminer la fréquence maximale observable (fréquence de Nyquist).
  2. Exprimer la condition de non-repliement pour les composantes spectrales à \pm f_B + f_D afin d'en déduire le décalage Doppler maximal f_{D,\max}.
  3. Relier f_{D,\max} à la vitesse maximale |v_{x}|_{\max} à l'aide de la relation Doppler établie à la question Q15.
Voir la réponse courte

Fréquence maximale sans repliement f_{\max} = f_e/2, d'où f_{D\,\max} = f_e/2 - f_B puis la vitesse maximale mesurable.

Voir le corrigé complet

Un échantillon du signal v_d est prélevé à chaque rampe de modulation, soit avec une période d'échantillonnage :

T_e = T_m = 0{,}262\text{ s}

La fréquence d'échantillonnage correspondante est :

f_e = \frac{1}{T_m} \approx \frac{1}{0{,}262} \approx 3{,}817\text{ Hz}

D'après le théorème de Shannon-Nyquist (question Q25), pour éviter tout phénomène de repliement de spectre, la fréquence maximale mesurable dans le spectre de |f_r - f| est la demi-fréquence d'échantillonnage (fréquence de Nyquist) :

\boxed{f_{\max} = \frac{f_e}{2} = \frac{1}{2T_m}}

Application numérique :

f_{\max} = \frac{1}{2 \times 0{,}262} \approx 1{,}91\text{ Hz}

D'après la relation (8) établie en Q15, les deux composantes principales du signal réfléchi se situent aux fréquences f_r - f = \pm f_B + f_D. Pour que ces deux pics soient détectés sans repliement de spectre, il faut que la fréquence la plus élevée en valeur absolue reste inférieure à f_{\max} :

f_B + |f_D| \le f_{\max} \implies |f_D| \le f_{D,\max} = f_{\max} - f_B
\boxed{f_{D,\max} = \frac{1}{2T_m} - f_B}

Application numérique : avec f_B = 0{,}56\text{ Hz},

f_{D,\max} = 1{,}908 - 0{,}56 \approx 1{,}35\text{ Hz}

D'après la question Q15, le décalage Doppler s'écrit en valeur absolue :

|f_D| = \frac{2|v_x|}{\lambda} = \frac{2f}{c}|v_x|

On en déduit la vitesse maximale mesurable :

\boxed{|v_x|_{\max} = \frac{c}{2f} f_{D,\max} = \frac{c}{2f}\left(\frac{1}{2T_m} - f_B\right)}

Application numérique : avec c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et f = 29{,}85\text{ MHz} = 29{,}85 \times 10^6\text{ Hz} :

\lambda = \frac{c}{f} = \frac{3{,}00 \times 10^8}{29{,}85 \times 10^6} \approx 10{,}05\text{ m}
|v_x|_{\max} = \frac{10{,}05}{2} \times 1{,}348 \approx \boxed{6{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : résolution spectrale, effet doppler

Pour , fournir la résolution spectrale de la mesure de . En déduire la résolution sur la vitesse .

Voir l'indice

Calculer la résolution spectrale globale \delta f = 1/(N T_m) et la convertir en incertitude de vitesse \Delta v_x via la relation Doppler Doppler établie en Q15.

Voir la réponse courte

Résolution spectrale \delta f = f_e/N et déduction de la résolution en vitesse radiale \Delta v_x = (c/2f)\delta f.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude menée à la question Q26, la résolution spectrale associée à un échantillonnage sur une durée totale d'acquisition T_a est égale au pas fréquentiel de la transformée de Fourier discrète :

\delta f = \frac{1}{T_a} = \frac{1}{N T_m}

Avec N = 4096 et T_m = 0{,}262\text{ s}, la durée d'acquisition vaut :

T_a = 4096 \times 0{,}262 = 1073{,}15\text{ s} \approx 17{,}9\text{ min}

ce qui donne une résolution spectrale de :

\delta f = \frac{1}{1073{,}15\text{ s}} \approx 9{,}32 \times 10^{-4}\text{ Hz} = 0{,}932\text{ mHz}
\boxed{\delta f = \frac{1}{N T_m} \approx 9{,}32 \times 10^{-4}\text{ Hz}}

D'après le résultat de la question Q15, la composante Doppler liée au courant marin de surface vérifie :

|f_D| = \frac{2 f}{c} |v_x| = \frac{2 |v_x|}{\lambda}

La variation de vitesse \Delta v_x discernable par le radar correspond donc à la résolution spectrale \delta f sur le décalage fréquentiel :

\Delta v_x = \frac{c}{2f}\,\delta f = \frac{c}{2 f N T_m}

En effectuant l'application numérique avec f = 29{,}85\text{ MHz} et c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\Delta v_x = \frac{3{,}00 \times 10^8}{2 \times 29{,}85 \times 10^6 \times 4096 \times 0{,}262} \approx 4{,}68 \times 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{\Delta v_x = \frac{c}{2 f N T_m} \approx 4{,}7\text{ mm}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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III.3 · Limite et résolution en distance

Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : télémétrie fmcw, critère de shannon

Exprimer la valeur maximale de que l'on peut déduire de l'analyse de ce spectre. Pour une portée de radar égale à , proposer une valeur de compatible. On rappelle que et ont été reliées l'une à l'autre dans la question Q24.

Voir l'indice

Appliquer la condition de Shannon sur une durée de rampe pour relier f_{d\,\max} à la fréquence d'échantillonnage M/T_m, puis injecter l'expression de f_d pour d_{\max}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la fréquence d'échantillonnage f_e à partir du nombre d'échantillons M prélevés pendant la durée T_m, puis en déduire la fréquence maximale analysable sans repliement spectral (fréquence de Nyquist).
  2. Exprimer la fréquence de battement f_d(d_{\max}) correspondant à la distance maximale d_{\max} à l'aide de la relation de télémétrie de la question Q24.
  3. Établir la condition de non-repliement f_{d\,\max} \ge f_d(d_{\max}) pour en déduire la valeur minimale de M et proposer une valeur compatible usuelle pour une transformée de Fourier rapide.
Voir la réponse courte

Fréquence de battement maximale liée à la fréquence d'échantillonnage de la TFD rapide, et choix de M vérifiant la condition de Shannon.

Voir le corrigé complet

Pendant la durée d'une rampe de modulation T_m, on prélève M échantillons équidistants. La période d'échantillonnage associée s'écrit :

T_e = \frac{T_m}{M}

d'où une fréquence d'échantillonnage :

f_e = \frac{1}{T_e} = \frac{M}{T_m}

D'après le théorème d'échantillonnage de Shannon-Nyquist, pour éviter tout phénomène de repliement de spectre, la fréquence maximale f_{d\,\max} que l'on peut extraire de l'analyse spectrale est la fréquence de Nyquist :

\boxed{f_{d\,\max} = \frac{f_e}{2} = \frac{M}{2T_m}}

D'après le résultat de la question Q24, la fréquence de battement correspondant à une cible située à la distance d vaut :

f_d = \frac{2Bd}{c\,T_m}

Pour pouvoir mesurer la distance d'une cible jusqu'à la portée maximale d_{\max} = 50\text{ km}, il est nécessaire que la fréquence f_d(d_{\max}) n'excède pas f_{d\,\max} :

f_{d\,\max} \ge f_d(d_{\max}) \iff \frac{M}{2T_m} \ge \frac{2B d_{\max}}{c\,T_m}

La durée T_m se simplifie, ce qui conduit à la condition :

M \ge \frac{4B d_{\max}}{c}

Avec les valeurs numériques fournies :

  • B = 125\text{ kHz} = 1{,}25 \times 10^5\text{ Hz},
  • d_{\max} = 50\text{ km} = 5{,}0 \times 10^4\text{ m},
  • c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1},

le calcul donne :

M \ge \frac{4 \times (1{,}25 \times 10^5) \times (5{,}0 \times 10^4)}{3{,}00 \times 10^8} = \frac{2{,}50 \times 10^{10}}{3{,}00 \times 10^8} \approx 83{,}3

Il faut donc M \ge 84. Pour optimiser la mise en œuvre de la transformée de Fourier discrète par un algorithme de transformée de Fourier rapide (FFT), on choisit une puissance de 2 :

\boxed{M = 128 \quad (\text{ou } M = 256)}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : résolution spatiale, transformée de fourier discrète

Indiquer quelle est la résolution spectrale sur la mesure de . En déduire la résolution en distance . Pour information, la société Helzel Messtechnik indique que l'utilisateur peut paramétrer le radar et choisir des résolutions de , et .

Voir l'indice

Exprimer la résolution en fréquence de battement sur une rampe unique \delta f_d = 1/T_m et la convertir en résolution spatiale \Delta d à l'aide de la formule reliant d à f_d.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la résolution spectrale \delta f_d associée à la TFD calculée sur une durée d'observation égale à la durée de la rampe T_m.
  2. Différentier la relation d(f_d) obtenue à la question Q24 pour en déduire \Delta d, puis confronter la valeur calculée aux spécifications du constructeur.
Voir la réponse courte

Résolution fréquentielle \Delta f_d = 1/T_m conduisant à la résolution en distance intrinsèque \Delta d = c / (2B).

Voir le corrigé complet

Les M échantillons de la tension démodulée v_d sont acquis sur la durée d'une unique rampe de modulation, soit une durée d'observation T_{\text{obs}} = T_m = M T_e. D'après le résultat général de la transformée de Fourier discrète rappelé en Q26, la résolution spectrale (pas entre deux raies consécutives) s'écrit :

\boxed{\delta f_d = \frac{1}{T_m}}

Avec T_m = 0{,}262\text{ s}, on obtient :

\delta f_d = \frac{1}{0{,}262} \approx 3{,}82\text{ Hz}

D'après la relation liant la distance de la cible à la fréquence démodulée établie à la question Q24 :

d = \frac{c\,T_m}{2B} f_d

la résolution en distance \Delta d correspondant au plus petit écart résoluble en fréquence \delta f_d est donnée par :

\Delta d = \frac{c\,T_m}{2B} \delta f_d = \frac{c\,T_m}{2B} \times \frac{1}{T_m}

soit :

\boxed{\Delta d = \frac{c}{2B}}

Avec la célérité de la lumière c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et la largeur de bande B = 125\text{ kHz} = 1{,}25 \times 10^5\text{ Hz} :

\Delta d = \frac{3{,}00 \times 10^8}{2 \times 1{,}25 \times 10^5} = 1{,}20 \times 10^3\text{ m} = \mathbf{1{,}2\text{ km}}

Résultat

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Partie C : Protection du littoral par dépôt électrolytique

I · Composition de l'eau de mer

Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : diagramme de prédominance, acide-base

Établir le diagramme de prédominance des différentes formes acidobasiques du dioxyde de carbone dissout en fonction du pH. En déduire l'espèce prédominante au pH de l'eau de mer ().

Voir l'indice

Tracer un axe gradué en \mathrm{pH} avec les valeurs de \mathrm{p}K_{\mathrm{A}1} et \mathrm{p}K_{\mathrm{A}2} pour positionner les domaines de \mathrm{CO}_2(\mathrm{aq}), \mathrm{HCO}_3^- et \mathrm{CO}_3^{2-}.

Voir la réponse courte

Axe gradué en pH avec les zones de \mathrm{CO_2,aq}, \mathrm{HCO_3^-} et \mathrm{CO_3^{2-}} ; à \mathrm{pH}=8{,}1, l'ion hydrogénocarbonate prédomine.

Voir le corrigé complet

Le dioxyde de carbone dissous participe à deux équilibres acidobasiques successifs :

\begin{aligned} \mathrm{CO_2(aq)} + \mathrm{H_2O(liq)} &\rightleftharpoons \mathrm{HCO_3^-(aq)} + \mathrm{H^+(aq)} \quad \text{de constante } K_{\mathrm{A}1} = 10^{-\mathrm{p}K_{\mathrm{A}1}} = 10^{-6{,}1} \\ \mathrm{HCO_3^-(aq)} + \mathrm{H_2O(liq)} &\rightleftharpoons \mathrm{CO_3^{2-}(aq)} + \mathrm{H^+(aq)} \quad \text{de constante } K_{\mathrm{A}2} = 10^{-\mathrm{p}K_{\mathrm{A}2}} = 10^{-10{,}2} \end{aligned}

La relation d'Henderson-Hasselbalch appliquée à chaque couple s'écrit :

\begin{aligned} \mathrm{pH} &= \mathrm{p}K_{\mathrm{A}1} + \log\left(\frac{[\mathrm{HCO_3^-}]}{[\mathrm{CO_2}]}\right) \\ \mathrm{pH} &= \mathrm{p}K_{\mathrm{A}2} + \log\left(\frac{[\mathrm{CO_3^{2-}}]}{[\mathrm{HCO_3^-}]}\right) \end{aligned}

Une espèce est dite prédominante devant sa forme conjuguée lorsque sa concentration lui est strictement supérieure :

  • pour \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_{\mathrm{A}1} = 6{,}1 : [\mathrm{CO_2(aq)}] > [\mathrm{HCO_3^-(aq)}] ;
  • pour 6{,}1 < \mathrm{pH} < 10{,}2 : [\mathrm{HCO_3^-(aq)}] > [\mathrm{CO_2(aq)}] et [\mathrm{HCO_3^-(aq)}] > [\mathrm{CO_3^{2-}(aq)}] ;
  • pour \mathrm{pH} > \mathrm{p}K_{\mathrm{A}2} = 10{,}2 : [\mathrm{CO_3^{2-}(aq)}] > [\mathrm{HCO_3^-(aq)}].

On en déduit le diagramme de prédominance suivant :

Au \mathrm{pH} naturel de l'eau de mer (\mathrm{pH} = 8{,}1), on a :

\mathrm{p}K_{\mathrm{A}1} < 8{,}1 < \mathrm{p}K_{\mathrm{A}2}

L'espèce prédominante du carbone inorganique dissous est donc l'ion hydrogénocarbonate :

\boxed{\mathrm{HCO_3^-(aq)}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : constante d'équilibre, solubilité

Calculer la constante thermodynamique d'équilibre de la réaction (11).

Voir l'indice

Écrire la réaction comme une combinaison linéaire de l'équilibre d'acidité de l'hydrogénocarbonate, de la dissolution de \mathrm{CaCO}_3 et de l'autoprotolyse de l'eau.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le quotient de réaction à l'équilibre K^\circ de la réaction (11) en fonction des activités des espèces chimiques.
  2. Relier K^\circ aux constantes thermodynamiques tablées dans les données : le produit de solubilité K_{\mathrm{S}1} du carbonate de calcium, la constante d'acidité K_{\mathrm{A}2} du couple \mathrm{HCO_3^-/CO_3^{2-}} et le produit ionique de l'eau K_E.
  3. Effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Calcul de K^\circ = K_s / K_{a2} par combinaison des constantes des équilibres acide-base et de dissolution.

Voir le corrigé complet

La réaction (11) de formation du carbonate de calcium s'écrit :

\mathrm{Ca^{2+}(aq) + HCO_3^-(aq) + HO^-(aq) = CaCO_3(s) + H_2O(liq)}

Les activités des phases condensées pures (solide \mathrm{CaCO_3(s)} et solvant \mathrm{H_2O(liq)}) étant égales à l'unité, la constante thermodynamique d'équilibre associée s'exprime par :

K^\circ = \frac{1}{\left(\frac{[\mathrm{Ca^{2+}}]}{c^\circ}\right)\left(\frac{[\mathrm{HCO_3^-}]}{c^\circ}\right)\left(\frac{[\mathrm{HO^-}]}{c^\circ}\right)}

avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

Cette réaction s'obtient comme combinaison linéaire des trois équilibres suivants :

\begin{aligned} \mathrm{Ca^{2+}(aq) + CO_3^{2-}(aq) = CaCO_3(s)} \quad & K_1^\circ = \frac{1}{K_{\mathrm{S}1}} \\ \mathrm{HCO_3^-(aq) + H_2O(liq) = CO_3^{2-}(aq) + H_3O^+(aq)} \quad & K_2^\circ = K_{\mathrm{A}2} \\ \mathrm{H_3O^+(aq) + HO^-(aq) = 2\,H_2O(liq)} \quad & K_3^\circ = \frac{1}{K_E} \end{aligned}

En sommant ces trois équations-bilans, on retrouve l'équation (11). La constante d'équilibre est donc le produit des constantes associées :

K^\circ = K_1^\circ \cdot K_2^\circ \cdot K_3^\circ = \frac{K_{\mathrm{A}2}}{K_{\mathrm{S}1} \, K_E}

En prenant le logarithme décimal :

\begin{aligned} \log_{10} K^\circ &= \mathrm{p}K_{\mathrm{S}1} + \mathrm{p}K_E - \mathrm{p}K_{\mathrm{A}2} \end{aligned}

Avec les valeurs numériques fournies : \mathrm{p}K_{\mathrm{S}1} = 8,4, \mathrm{p}K_{\mathrm{A}2} = 10,2 et K_E = 10^{-14} (\mathrm{p}K_E = 14,0) :

\begin{aligned} \log_{10} K^\circ &= 8,4 + 14,0 - 10,2 = 12,2 \\ K^\circ &= 10^{12,2} \approx 1,6 \times 10^{12} \end{aligned}
\boxed{K^\circ = \frac{K_{\mathrm{A}2}}{K_{\mathrm{S}1} \, K_E} = 10^{\mathrm{p}K_{\mathrm{S}1} + \mathrm{p}K_E - \mathrm{p}K_{\mathrm{A}2}} = 1,6 \times 10^{12}}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : quotient de réaction, équilibre de précipitation

Déterminer si c'est le cas de l'eau de mer dont la composition est décrite dans le tableau 1.

Voir l'indice

Calculer les concentrations molaires en ions calcium et hydrogénocarbonate d'après le tableau 1 et évaluer le quotient de réaction initial Q_{r,0} pour le comparer à K^\circ.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les concentrations molaires des espèces intervenant dans l'eau de mer artificielle à partir des données du tableau 1 (\mathrm{Ca^{2+}}, \mathrm{HCO_3^-} et \mathrm{HO^-} déduit du \mathrm{pH}).
  2. Évaluer le quotient de réaction initial Q_{r,0} de la réaction (11) de formation de \mathrm{CaCO_3(s)} et le comparer à la constante d'équilibre K^\circ calculée en Q32 (ou, de façon équivalente, comparer le produit ionique [\mathrm{Ca^{2+}}][\mathrm{CO_3^{2-}}] à K_{\mathrm{S}1}).
  3. Conclure sur le caractère spontané de la précipitation et donc sur l'état de sursaturation.
Voir la réponse courte

Calcul du quotient de réaction Q_r et comparaison à K^\circ pour conclure à la sursaturation en calcite dans l'eau de mer.

Voir le corrigé complet

D'après le tableau 1, les concentrations molaires en ions calcium et hydrogénocarbonate s'obtiennent à partir des concentrations massiques et des masses molaires des sels introduits :

\begin{aligned} [\mathrm{Ca^{2+}}] &= \frac{C_m(\mathrm{CaCl_2, 2H_2O})}{M(\mathrm{CaCl_2, 2H_2O})} = \frac{1{,}46}{147{,}0} \approx 9{,}93 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, \\ [\mathrm{HCO_3^-}]_{\text{tot}} &= \frac{C_m(\mathrm{NaHCO_3})}{M(\mathrm{NaHCO_3})} = \frac{0{,}20}{84{,}0} \approx 2{,}38 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. \end{aligned}

Au \mathrm{pH} = 8{,}1, d'après le diagramme de prédominance établi en Q31, \mathrm{HCO_3^-} est très largement prédominant devant \mathrm{CO_2(aq)} et \mathrm{CO_3^{2-}}, de sorte que :

[\mathrm{HCO_3^-}] \approx 2{,}38 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

La concentration en ions hydroxyde \mathrm{HO^-} au \mathrm{pH} = 8{,}1 vaut :

[\mathrm{HO^-}] = \frac{K_E}{10^{-\mathrm{pH}}} = 10^{-14 + 8{,}1} = 10^{-5{,}9}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \approx 1{,}26 \times 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

Pour la réaction modélisant la formation de \mathrm{CaCO_3(s)} (équation 11) :

\mathrm{Ca^{2+}(aq)} + \mathrm{HCO_3^-(aq)} + \mathrm{HO^-(aq)} = \mathrm{CaCO_3(s)} + \mathrm{H_2O(liq)},

le quotient de réaction initial dans l'eau de mer s'écrit (avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) :

Q_{r,0} = \frac{1}{\left(\frac{[\mathrm{Ca^{2+}}]}{c^\circ}\right)\left(\frac{[\mathrm{HCO_3^-}]}{c^\circ}\right)\left(\frac{[\mathrm{HO^-}]}{c^\circ}\right)} = \frac{1}{(9{,}93 \times 10^{-3}) \times (2{,}38 \times 10^{-3}) \times (1{,}26 \times 10^{-6})} \approx 3{,}4 \times 10^{10}.

En comparant avec la constante d'équilibre déterminée à la question Q32 (K^\circ \approx 1{,}6 \times 10^{12}) :

Q_{r,0} < K^\circ.

Le critère d'évolution spontanée impose une évolution dans le sens direct : la formation de \mathrm{CaCO_3(s)} est donc thermodynamiquement favorisée.

\boxed{\text{L'eau de mer décrite dans le tableau 1 est bien sursaturée en carbonate de calcium }\mathrm{CaCO_3(s)}.}

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : précipitation, ph de précipitation

Calculer le pH d'apparition du précipité lorsqu'on ajoute des ions hydroxyde à l'eau de mer étudiée.

Voir l'indice

Calculer la concentration totale en magnésium dissous et utiliser le produit de solubilité K_{\mathrm{S}2} = [\mathrm{Mg}^{2+}][\mathrm{HO}^-]^2 pour déterminer la concentration en \mathrm{HO}^- puis le \mathrm{pH}.

Voir la stratégie
  1. Calculer la concentration totale en ions magnésium \mathrm{Mg^{2+}} en tenant compte des deux sels magnésiens apportés dans l'eau de mer (tableau 1).
  2. Écrire la condition d'apparition du précipité d'hydroxyde de magnésium \mathrm{Mg(OH)_2(s)} à partir du produit de solubilité K_{\mathrm{S}2}.
  3. En déduire la concentration critique en ions hydroxyde [\mathrm{HO^-}]_{\text{app}}, puis la valeur du \mathrm{pH} correspondante grâce au produit ionique de l'eau K_E.
Voir la réponse courte

Condition [\mathrm{Mg^{2+}}][\mathrm{HO^-}]^2 = K_s, d'où [\mathrm{HO^-}], puis \mathrm{pH} = 14 + \log[\mathrm{HO^-}] \approx 9{,}5.

Voir le corrigé complet

D'après le tableau 1, les ions magnésium proviennent de la dissolution totale de deux sels : le chlorure de magnésium \mathrm{MgCl_2} et le sulfate de magnésium heptahydraté \mathrm{MgSO_4,\,7H_2O}. La concentration molaire totale en ions \mathrm{Mg^{2+}} est :

[\mathrm{Mg^{2+}}] = \frac{C_{\mathrm{MgCl_2}}}{M(\mathrm{MgCl_2})} + \frac{C_{\mathrm{MgSO_4,\,7H_2O}}}{M(\mathrm{MgSO_4,\,7H_2O})}

Application numérique :

[\mathrm{Mg^{2+}}] = \frac{2{,}4}{95{,}2} + \frac{6{,}75}{246{,}5} \approx 0{,}0252 + 0{,}0274 = 5{,}26 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

L'équilibre de dissolution de l'hydroxyde de magnésium s'écrit :

\mathrm{Mg(OH)_2(s)} = \mathrm{Mg^{2+}(aq)} + 2\,\mathrm{HO^-(aq)} \quad \text{avec} \quad K_{\mathrm{S}2} = 10^{-\mathrm{p}K_{\mathrm{S}2}} = 10^{-10{,}9}

Le précipité apparaît dès que le quotient réactionnel atteint la constante de solubilité :

Q_r = \frac{[\mathrm{Mg^{2+}}][\mathrm{HO^-}]^2}{(c^\circ)^3} \ge K_{\mathrm{S}2}

À la limite d'apparition du premier grain de solide :

[\mathrm{HO^-}]_{\text{app}} = c^\circ \sqrt{\frac{K_{\mathrm{S}2}}{[\mathrm{Mg^{2+}}]/c^\circ}} = \sqrt{\frac{10^{-10{,}9}}{5{,}26 \times 10^{-2}}} \approx 1{,}55 \times 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

On en déduit le \mathrm{pOH} puis le \mathrm{pH} à l'aide de K_E = 10^{-14} :

\begin{aligned} \mathrm{pOH}_{\text{app}} &= -\log_{10}\left(\frac{[\mathrm{HO^-}]_{\text{app}}}{c^\circ}\right) = \frac{1}{2}\left(\mathrm{p}K_{\mathrm{S}2} + \log_{10}\left(\frac{[\mathrm{Mg^{2+}}]}{c^\circ}\right)\right) \approx 4{,}81 \\ \mathrm{pH}_{\text{app}} &= \mathrm{p}K_E - \mathrm{pOH}_{\text{app}} = 14{,}0 - 4{,}81 \approx 9{,}19 \end{aligned}
\boxed{\mathrm{pH}_{\text{app}} \approx 9{,}2}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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II · Électrolyse de l'eau de mer et réactions cathodiques

Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : formule de nernst, potentiel d'électrode

Calculer le potentiel d'oxydoréduction à du couple au pH de l'eau de mer () à l'équilibre avec l'air.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Nernst à la demi-équation de réduction du dioxygène en prenant garde au terme de \mathrm{pH} et à la pression partielle d'air.

Voir la stratégie
  1. Écrire la demi-équation électronique associée au couple \mathrm{O_2(g)/H_2O(liq)}.
  2. Appliquer la formule de Nernst en faisant intervenir le pH et la pression partielle de dioxygène à l'équilibre avec l'air (P(\mathrm{O_2}) = 0{,}20\text{ bar}).
  3. Réaliser l'application numérique par rapport à l'électrode normale à hydrogène (ENH), puis préciser la valeur correspondante par rapport à l'électrode au calomel saturée (ECS).
Voir la réponse courte

Formule de Nernst E = E^\circ - 0{,}06\,\mathrm{pH} + (0{,}06/4)\log P_{\mathrm{O_2}} au \mathrm{pH}=8{,}1 avec P_{\mathrm{O_2}} = 0{,}21\text{ bar}.

Voir le corrigé complet

La demi-équation rédox pour le couple \mathrm{O_2(g)/H_2O(liq)} s'écrit :

\mathrm{O_2(g)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} + 4\,e^- = 2\,\mathrm{H_2O(liq)}

D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K} avec \frac{RT}{F}\ln(10) \approx 0{,}06\text{ V} :

\begin{aligned} E(\mathrm{O_2/H_2O}) &= E_1^\circ + \frac{0{,}06}{4}\log\left(\frac{P(\mathrm{O_2})}{P^\circ}\cdot\left(\frac{[\mathrm{H^+}]}{c^\circ}\right)^4\right) \\ &= E_1^\circ - 0{,}06\,\mathrm{pH} + \frac{0{,}06}{4}\log\left(\frac{P(\mathrm{O_2})}{P^\circ}\right) \end{aligned}

Avec les données de l'énoncé :

  • E_1^\circ = 1{,}23\text{ V},
  • \mathrm{pH} = 8{,}1,
  • P(\mathrm{O_2}) = 0{,}20\text{ bar} et P^\circ = 1\text{ bar}.

On calcule :

\begin{aligned} E(\mathrm{O_2/H_2O}) &= 1{,}23 - 0{,}06 \times 8{,}1 + \frac{0{,}06}{4}\log(0{,}20) \\ &= 1{,}23 - 0{,}486 - 0{,}0105 \\ &= 0{,}7335\text{ V} \approx 0{,}73\text{ V / ENH} \end{aligned}
\boxed{E(\mathrm{O_2/H_2O}) \approx 0{,}73\text{ V / ENH}}

Par rapport à l'électrode de référence au calomel saturée (E_{\text{ref}} = 0{,}22\text{ V}) :

E - E_{\text{ref}} = 0{,}733 - 0{,}22 \approx 0{,}51\text{ V / ECS}

Résultat

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Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : formule de nernst, potentiel d'électrode

Calculer de même le potentiel d'oxydoréduction du couple au pH de l'eau de mer à l'équilibre pour une pression partielle de dihydrogène de .

Voir l'indice

Appliquer la formule de Nernst pour le couple \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2 au \mathrm{pH} considéré avec P(\mathrm{H}_2) = 1\text{ bar}.

Voir la réponse courte

Formule de Nernst E = -0{,}06\,\mathrm{pH} \approx -0{,}49\text{ V} pour P_{\mathrm{H_2}} = 1\text{ bar} à \mathrm{pH} = 8{,}1.

Voir le corrigé complet

La demi-réaction d'oxydoréduction associée au couple \mathrm{H^+(aq)/H_2(g)} s'écrit :

2\,\mathrm{H^+(aq)} + 2\,\mathrm{e^-} = \mathrm{H_2(g)}

D'après la loi de Nernst à T = 298\text{ K}, le potentiel d'équilibre s'exprime par :

E(\mathrm{H^+/H_2}) = E^\circ_3 + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{a(\mathrm{H^+})^2}{a(\mathrm{H_2})}\right)

En prenant pour les solutés a(\mathrm{H^+}) = [\mathrm{H^+}]/c^\circ = 10^{-\mathrm{pH}} et pour le gaz a(\mathrm{H_2}) = P(\mathrm{H_2})/P^\circ, il vient :

E(\mathrm{H^+/H_2}) = E^\circ_3 - 0{,}06\,\mathrm{pH} - 0{,}03\log\left(\frac{P(\mathrm{H_2})}{P^\circ}\right)

Avec E^\circ_3 = 0\text{ V}, \mathrm{pH} = 8{,}1 et P(\mathrm{H_2}) = 1\text{ bar} = P^\circ, on obtient :

E(\mathrm{H^+/H_2}) = 0 - 0{,}06 \times 8{,}1 - 0{,}03\log(1) = -0{,}486\text{ V}
\boxed{E(\mathrm{H^+/H_2}) \approx -0{,}49\text{ V / ENH}}

Exprimé par rapport à l'électrode au calomel saturée (E_{\mathrm{ref}} = 0{,}22\text{ V}), ce potentiel vaut :

E - E_{\mathrm{ref}} = -0{,}486 - 0{,}22 = -0{,}706\text{ V} \approx -0{,}71\text{ V / ECS}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Notions : courbe intensité-potentiel, surtension

Pour chacun des domaines de potentiel ci-dessous, écrire la (les) réaction(s) électrochimique(s) observée(s) et expliquer l'allure de la courbe dans le domaine correspondant : (a) ; (b) .

Voir l'indice

Associer le premier domaine à la réduction de l'oxygène dissous limitée par le transport de matière, et le second à la réduction du solvant eau (mur du solvant).

Voir la réponse courte

Réduction de \mathrm{O_2} limitée par la diffusion sur le premier palier, puis réduction de l'eau/\mathrm{H}^+ avec dégagement de \mathrm{H_2}.

Voir le corrigé complet

On note U = E - E_{\text{ref}} le potentiel mesuré par rapport à l'électrode au calomel saturée (E_{\text{ref}} = 0{,}22\text{ V}). À \mathrm{pH} = 8{,}1, les potentiels d'équilibre calculés aux questions Q35 et Q36 valent respectivement :

E_{\text{eq}}(\mathrm{O_2/H_2O}) \approx +0{,}51\text{ V / ECS} \quad \text{et} \quad E_{\text{eq}}(\mathrm{H^+/H_2}) \approx -0{,}71\text{ V / ECS}.

(a) Domaine \mathbf{-1{,}00\text{ V} < U < -0{,}45\text{ V}} :

  • Réaction électrochimique observée : il s'agit de la réduction du dioxygène dissous. Au pH de l'eau de mer (\mathrm{pH} = 8{,}1), l'équation de la réaction cathodique s'écrit de préférence avec les ions hydroxyde :

    \boxed{\mathrm{O_2(aq) + 2\,H_2O(liq) + 4\,e^- \longrightarrow 4\,HO^-(aq)}}
  • Allure de la courbe :

    • Pour U < -0{,}45\text{ V}, la réduction s'amorce avec une surtension cathodique |\eta_c| \approx 0{,}51 - (-0{,}45) = 0{,}96\text{ V} sur l'acier, traduisant la lenteur cinétique du transfert de charge.
    • Entre -0{,}6\text{ V} et -1{,}0\text{ V}, la densité de courant atteint un palier de diffusion quasi-horizontal (j_{\text{lim}} \approx -0{,}7\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2}). En effet, le dioxygène est une espèce dissoute présente en faible concentration à saturation : la vitesse de la réaction est alors limitée par le transport de matière par diffusion de \mathrm{O_2} depuis le cœur de la solution jusqu'à la surface de l'électrode.

(b) Domaine \mathbf{U < -1{,}00\text{ V}} :

  • Réactions électrochimiques observées : la réduction du dioxygène dissous se poursuit à son courant limite de diffusion, mais la réaction prépondérante devient la réduction de l'eau (le solvant) avec dégagement de dihydrogène gazeux :

    \boxed{\mathrm{2\,H_2O(liq) + 2\,e^- \longrightarrow H_2(g) + 2\,HO^-(aq)}}
  • Allure de la courbe :

    • La réaction démarre à un potentiel U \approx -1{,}00\text{ V / ECS} inférieur au potentiel thermodynamique d'équilibre (-0{,}71\text{ V / ECS}), en raison de la surtension cathodique de dégagement de \mathrm{H_2} sur l'acier (\eta_c \approx -0{,}29\text{ V}).
    • Lorsque U devient plus négatif, la densité de courant cathodique croît très fortement en valeur absolue (forte pente négative sans saturation), marquant le début du mur du solvant : l'eau étant le solvant, elle est présente en très large excès et sa réduction n'est pas limitée par le transport de matière.

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Notions : courbe intensité-potentiel, courant de diffusion

Indiquer sur un graphique comment serait modifiée la courbe si elle était tracée avec une eau de mer contenant une plus faible concentration de dioxygène dissout.

Voir l'indice

Rappeler que la hauteur du palier de diffusion cathodique est directement proportionnelle à la concentration en réactif électroactif en solution.

Voir la stratégie
  1. Identifier la dépendance du courant de diffusion vis-à-vis de la concentration de l'espèce électroactive (loi de diffusion de Fick : j_{\text{lim}} \propto [\mathrm{O_2}]).
  2. Analyser l'effet d'une diminution de [\mathrm{O_2}] sur les deux domaines mis en évidence en Q37 : le palier de diffusion de \mathrm{O_2} et la branche de réduction de l'eau.
  3. Représenter l'allure de la nouvelle courbe superposée à la courbe initiale.
Voir la réponse courte

Tracé avec diminution de la valeur absolue du courant limite de diffusion cathodique proportionnel à [\mathrm{O_2}].

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Fick relative au transport par diffusion stationnaire dans la couche limite d'épaisseur \delta, la densité de courant limite de diffusion cathodique associée à la réduction du dioxygène dissous s'écrit :

j_{\text{lim}}(\mathrm{O_2}) = -\frac{4\,F\,D_{\mathrm{O_2}}}{\delta}\,[\mathrm{O_2}]

Elle est directement proportionnelle à la concentration [\mathrm{O_2}] en dioxygène dissous.

Par conséquent, si la teneur en dioxygène dissous diminue :

  • Dans le domaine du palier (-1{,}00\text{ V} < U < -0{,}45\text{ V}) : la valeur absolue |j_{\text{lim}}| diminue, ce qui signifie que le palier se déplace vers le haut, en se rapprochant de j = 0 ;
  • Dans le domaine de réduction de l'eau (U < -1{,}00\text{ V}) : la réduction du solvant n'est pas limitée par la diffusion car l'eau est présente en très large excès. Le courant total s'écrit j \approx j_{\text{lim}}(\mathrm{O_2}) + j(\mathrm{H_2O}). La branche descendante conserve donc la même pente exponentielle, simplement translatée verticalement de la différence \Delta j_{\text{lim}}, différence qui devient négligeable à fort courant cathodique.
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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : précipitation, alcalinisation

Expliquer ces observations.

Voir l'indice

Relier la production locale d'ions \mathrm{HO}^- à la surface de l'électrode à l'élévation locale du \mathrm{pH} interfacial et comparer aux seuils de précipitation déterminés en Q33 et Q34.

Voir la stratégie
  1. Relier la réaction cathodique ayant lieu à chaque potentiel à la production d'ions hydroxyde \mathrm{HO^-} et à l'élévation locale du \mathrm{pH} à la surface de l'électrode.
  2. Confronter le \mathrm{pH} interfacial atteint aux conditions thermodynamiques de précipitation de \mathrm{CaCO_3} (étudiée en Q32-Q33) et de \mathrm{Mg(OH)_2} (\mathrm{pH}_{\text{app}} \approx 9{,}2, établi en Q34).
Voir la réponse courte

La réduction de l'eau produit des ions \mathrm{HO^-}, augmentant le pH localement et provoquant la précipitation de \mathrm{CaCO_3} et \mathrm{Mg(OH)_2}.

Voir le corrigé complet

À la cathode en acier, les réductions électrochimiques libèrent des ions hydroxyde \mathrm{HO^-} au voisinage immédiat du métal, ce qui entraîne une basification locale de l'électrolyte et une hausse du \mathrm{pH} interfacial (\mathrm{pH}_{\text{local}} > 8{,}1) :

  • À un potentiel de -0{,}80\text{ V / ECS} : Le système se trouve sur le palier de diffusion de la réduction du dioxygène dissous (question Q37) :

    \mathrm{O_2(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(liq)} + 4\,\mathrm{e}^- \longrightarrow 4\,\mathrm{HO^-(aq)}

    Le flux d'ions \mathrm{HO^-} formés est limité par le transport par diffusion de \mathrm{O_2(aq)} (|j| \approx 0{,}7\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2}). La hausse de \mathrm{pH} interfacial est alors modérée :

    • elle déplace l'équilibre acido-basique de \mathrm{HCO_3^-} vers \mathrm{CO_3^{2-}} et débloque cinétiquement la formation de carbonate de calcium via la réaction (11), conduisant à la précipitation de \mathrm{CaCO_3(s)} ;
    • elle reste insuffisante pour atteindre le seuil de précipitation de l'hydroxyde de magnésium (\mathrm{pH}_{\text{local}} < \mathrm{pH}_{\text{app}} \approx 9{,}2, d'après Q34).

    Le dépôt formé à ce potentiel est donc exclusivement constitué de carbonate de calcium \mathrm{CaCO_3}.

  • Pour un potentiel inférieur à -1{,}10\text{ V / ECS} : Le potentiel franchit la surtension de réduction de l'eau, constituant le solvant (question Q37) :

    2\,\mathrm{H_2O(liq)} + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{H_2(g)} + 2\,\mathrm{HO^-(aq)}

    La réduction de \mathrm{H_2O} n'est pas limitée par la diffusion d'un soluté dilué ; la densité de courant cathodique croît très fortement en valeur absolue (|j| > 2{,}5\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2}). La production massive d'ions \mathrm{HO^-} induit un \mathrm{pH} interfacial très élevé, supérieur au seuil critique :

    \mathrm{pH}_{\text{local}} > \mathrm{pH}_{\text{app}}(\mathrm{Mg(OH)_2}) \approx 9{,}2

    Le produit de solubilité de \mathrm{Mg(OH)_2} est dépassé : l'hydroxyde de magnésium coprécipite alors avec le carbonate de calcium.

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Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : électrolyse, réaction anodique

Montrer que deux réactions sont envisageables à l'anode.

Voir l'indice

Examiner l'oxydation de l'eau en dioxygène et l'oxydation des ions chlorure très concentrés dans l'eau de mer en dichlore gazeux.

Voir la stratégie
  1. Rappeler qu'une anode est le siège de réactions d'oxydation.
  2. Recenser les espèces réductrices présentes dans le système : l'anode étant constituée d'un matériau inerte (« inoxydable »), seuls les constituants de l'électrolyte (l'eau de mer) sont susceptibles de s'oxyder.
  3. Identifier les deux réducteurs prépondérants à l'aide des couples redox fournis en données (\mathrm{O_2/H_2O} et \mathrm{Cl_2/Cl^-}) et écrire les équations correspondantes en justifiant leur compétition thermo-cinétique.
Voir la réponse courte

Deux oxydations possibles : oxydation de l'eau en \mathrm{O_2} et oxydation des ions chlorure en dichlore \mathrm{Cl_2}.

Voir le corrigé complet

À l'anode d'une cellule d'électrolyse a lieu une réaction d'oxydation. Le métal de l'anode étant inoxydable (électrode inattaquable), les espèces oxydées proviennent exclusivement de l'électrolyte (l'eau de mer) :

  • Oxydation de l'eau (solvant) : L'eau est le solvant ultra-majoritaire. Son oxydation produit du dioxygène selon :

    2\,\mathrm{H_2O(liq)} = \mathrm{O_2(g)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} + 4\,e^-

    À \mathrm{pH} = 8{,}1 et sous P^\circ = 1\text{ bar}, le potentiel d'équilibre vaut (d'après les données et Q35) :

    E_{\mathrm{eq}}(\mathrm{O_2/H_2O}) = E_1^\circ - 0{,}06\,\mathrm{pH} = 1{,}23 - 0{,}06\times 8{,}1 = 0{,}74\text{ V / ENH}
  • Oxydation des ions chlorure \mathrm{Cl^-(aq)} : Les ions chlorure sont très abondants dans l'eau de mer (d'après le tableau 1, [\mathrm{Cl^-}] \approx 0{,}5\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}). Leur oxydation conduit à un dégagement de dichlore selon :

    2\,\mathrm{Cl^-(aq)} = \mathrm{Cl_2(g)} + 2\,e^-

    Le potentiel d'équilibre associé est :

    E_{\mathrm{eq}}(\mathrm{Cl_2/Cl^-}) = E_2^\circ - \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{Cl^-}]^2}{c^{\circ 2}}\right) \approx 1{,}36 - 0{,}06\log(0{,}5) \approx 1{,}38\text{ V / ENH}

Bien que l'oxydation de l'eau soit thermodynamiquement plus favorable (E_{\mathrm{eq}}(\mathrm{O_2/H_2O}) < E_{\mathrm{eq}}(\mathrm{Cl_2/Cl^-})), le dégagement de \mathrm{O_2} met en jeu quatre électrons et s'accompagne d'une forte surtension anodique (\eta_a(\mathrm{O_2}) \gg 0). À l'inverse, l'oxydation des ions chlorure présente une surtension anodique généralement très faible et bénéficie d'une concentration élevée en ions \mathrm{Cl^-}. Les deux réactions sont donc en compétition cinétique directe.

Les deux réactions envisageables à l'anode sont ainsi :

\boxed{2\,\mathrm{H_2O(liq)} = \mathrm{O_2(g)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} + 4\,e^- \quad \text{et} \quad 2\,\mathrm{Cl^-(aq)} = \mathrm{Cl_2(g)} + 2\,e^-}

Résultat

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Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cellule d'électrolyse

Faire un schéma de la cellule d'électrolyse en fonctionnement en indiquant le sens de circulation du courant et la ou les réaction(s) aux électrodes.

Voir l'indice

Schématiser le générateur, l'anode, la cathode, le sens de déplacement des électrons et des porteurs de charge ioniques en indiquant les demi-équations associées.

Voir la stratégie
  1. Identifier la polarité des électrodes et le rôle du générateur : le générateur impose le sens du courant en délivrant des électrons à la cathode (pôle négatif) et en les captant à l'anode (pôle positif).
  2. Préciser le sens de circulation du courant électrique I (du pôle + vers le pôle - dans le circuit extérieur) et le déplacement des porteurs de charge (électrons dans les fils métalliques, cations et anions dans l'électrolyte).
  3. Rappeler les réactions électrochimiques ayant lieu à chaque électrode, établies en Q37 et Q40 pour le domaine de potentiel -1{,}00\text{ V} < U < -0{,}45\text{ V} vs ECS.
Voir la réponse courte

Schéma fléché avec générateur, cathode (réductions de \mathrm{O_2} et \mathrm{H_2O}), anode (oxydation) et sens des électrons et ions.

Voir le corrigé complet

Dans le domaine de potentiel imposé à la cathode (-1{,}00\text{ V} < U < -0{,}45\text{ V} par rapport à l'ECS) :

  • À la cathode (pôle négatif, électrode en acier) : siège d'une réduction. D'après la question Q37, le dioxygène dissous est réduit selon :

    \mathrm{O_2(aq)} + 2\,\mathrm{H_2O(liq)} + 4\,e^- \longrightarrow 4\,\mathrm{HO^-(aq)}

    Cette production d'ions hydroxyde entraîne la précipitation de carbonate de calcium à la surface de l'électrode :

    \mathrm{Ca^{2+}(aq)} + \mathrm{HCO_3^-(aq)} + \mathrm{HO^-(aq)} \longrightarrow \mathrm{CaCO_3(s)} + \mathrm{H_2O(liq)}
  • À l'anode (pôle positif, métal inoxydable) : siège d'une oxydation. D'après la question Q40, deux réactions concurrentes sont envisageables :

    \begin{aligned} 2\,\mathrm{H_2O(liq)} &\longrightarrow \mathrm{O_2(g)} + 4\,\mathrm{H^+(aq)} + 4\,e^- \\ 2\,\mathrm{Cl^-(aq)} &\longrightarrow \mathrm{Cl_2(g)} + 2\,e^- \end{aligned}
  • Circulation du courant : dans le circuit extérieur, le courant continu I circule de la borne positive (+) vers la borne négative (-) du générateur (de l'anode vers la cathode). Dans l'électrolyte (eau de mer), le courant est assuré par la migration des ions : les cations (\mathrm{Na^+}, \mathrm{Ca^{2+}}, \mathrm{Mg^{2+}}) migrent vers la cathode et les anions (\mathrm{Cl^-}, \mathrm{SO_4^{2-}}, \mathrm{HCO_3^-}) vers l'anode.

Question déjà tombée ailleurs

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III · Structure cristalline du dépôt de carbonate de calcium

Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : schéma de lewis

Donner un schéma de Lewis de l'ion carbonate . On rappelle que le carbone et l'oxygène sont situés respectivement dans la quatrième et la sixième colonne de la deuxième période du tableau périodique des éléments.

Voir l'indice

Déterminer le nombre total d'électrons de valence (en comptant la charge globale négative) et répartir les doublets liants et non liants pour satisfaire la règle de l'octet.

Voir la stratégie
  1. Dénombrer le nombre total d'électrons de valence (en tenant compte de la charge globale de l'ion) et le nombre de doublets à répartir.
  2. Disposer les atomes autour de l'atome le moins électronégatif (l'atome de carbone) et attribuer les doublets liants et non liants pour satisfaire la règle de l'octet pour chaque atome de la deuxième période.
  3. Déterminer les charges formelles portées par chaque atome.
Voir la réponse courte

Décompte de 24 électrons de valence et écriture de la forme mésomère avec une double liaison \mathrm{C=O} et deux liaisons simples \mathrm{C-O^-}.

Voir le corrigé complet
  • Décompte des électrons de valence :

    • Le carbone appartient à la colonne 14 (4e colonne du bloc p) : n_v(\mathrm{C}) = 4 électrons.
    • L'oxygène appartient à la colonne 16 (6e colonne du bloc p) : n_v(\mathrm{O}) = 6 électrons.
    • L'ion porte une charge globale q = -2\,e, soit 2 électrons supplémentaires.

    Le nombre total d'électrons de valence est :

    N_e = 4 + 3 \times 6 + 2 = 24 \text{ électrons, soit } 12 \text{ doublets}.
  • Respect de la règle de l'octet et charges formelles : Le carbone et l'oxygène appartiennent à la deuxième période et ne peuvent pas être hypervalents : ils doivent satisfaire strictement la règle de l'octet.

    Autour du carbone central :

    • une double liaison avec un premier oxygène, qui possède 2 doublets non liants (charge formelle 6 - 4 - 2 = 0) ;
    • deux liaisons simples avec les deux autres oxygènes, qui possèdent chacun 3 doublets non liants et portent une charge formelle 6 - 6 - 1 = -1 ;
    • le carbone est engagé dans 4 liaisons covalentes et n'a aucun doublet non liant (charge formelle 4 - 4 = 0).

Le schéma de Lewis de l'ion carbonate \mathrm{CO_3^{2-}} est représenté ci-dessous (l'ion présente trois formes mésomères équivalentes) :

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Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : méthode vsepr, géométrie des molécules

Justifier qualitativement la géométrie plane de l'ion carbonate.

Voir l'indice

Appliquer la théorie VSEPR à l'atome de carbone central entouré de 3 liaisons et d'aucun doublet non liant (\mathrm{AX}_3).

Voir la stratégie
  1. Appliquer le modèle Vsepr (ou théorie de Gillespie) au carbone central à partir du schéma de Lewis établi à la question précédente.
  2. Justifier la géométrie triangulaire plane par la minimisation des répulsions électroniques et la délocalisation des électrons \pi.
Voir la réponse courte

Modèle VSEPR de type AX_3 sans doublet non liant sur le carbone central, correspondant à une géométrie trigonale plane (120^\circ).

Voir le corrigé complet

D'après le schéma de Lewis établi en Q42 :

  • l'atome central de carbone est entouré de m = 3 atomes d'oxygène (liaisons \sigma) ;
  • le carbone ne possède aucun doublet non liant (n = 0).

L'ion carbonate relève donc de la figure de répulsion Vsepr du type :

\boxed{\mathrm{AX}_3\mathrm{E}_0}

Selon le modèle de Gillespie, les trois domaines électroniques entourant l'atome central se repoussent mutuellement de façon à minimiser leur répulsion électrostatique. La disposition géométrique qui maximise leur éloignement mutuel est la configuration triangulaire plane, avec les trois liaisons \mathrm{C}-\mathrm{O} orientées vers les sommets d'un triangle équilatéral.

De surcroît, la mésomérie décrite en Q42 fait intervenir un système délocalisé à 4 électrons \pi conjugués sur l'ensemble de l'ion. Le recouvrement optimal des orbitales atomiques 2p_z du carbone et des trois oxygènes impose la coplanarité de tous les noyaux, conférant à l'ion une géométrie rigoureusement plane à trois angles de liaison identiques :

\boxed{\widehat{\mathrm{O-C-O}} = 120^\circ}

Résultat

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Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : solide ionique, liaison chimique

Préciser la nature des interactions à l'origine de la cohésion de l'aragonite.

Voir l'indice

Identifier les interactions coulombiennes entre cations \mathrm{Ca}^{2+} et anions \mathrm{CO}_3^{2-} assurant la cohésion ionique du réseau cristallin.

Voir la réponse courte

Interaction électrostatique coulombienne entre les cations calcium \mathrm{Ca^{2+}} et les anions carbonate \mathrm{CO_3^{2-}}.

Voir le corrigé complet

L'aragonite est un cristal ionique de formule statistique \mathrm{CaCO_3}, constitué d'un arrangement périodique de cations calcium \mathrm{Ca^{2+}} et d'anions polyatomiques carbonate \mathrm{CO_3^{2-}}.

On distingue deux échelles d'interaction assurant la cohésion de l'édifice :

  • À l'échelle du réseau cristallin (cohésion globale du solide) : la cohésion est assurée par la liaison ionique, c'est-à-dire par les interactions électrostatiques (coulombiennes) à longue portée, attractives entre ions de charges opposées (\mathrm{Ca^{2+}} et \mathrm{CO_3^{2-}}) et répulsives entre ions de même signe, complétées à courte distance par les forces de répulsion stérique entre nuages électroniques.
  • Au sein de l'anion carbonate \mathrm{CO_3^{2-}} (cohésion intra-ionique) : la cohésion des atomes d'oxygène autour du carbone central est assurée par des liaisons covalentes fortes (mise en commun de doublets d'électrons), partiellement polarisées.
\boxed{\text{Liaisons ioniques (interactions électrostatiques coulombiennes entre } \mathrm{Ca^{2+}} \text{ et } \mathrm{CO_3^{2-}}\text{)}}

Résultat

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Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : masse volumique, maille cristalline

Vérifier, en déterminant la masse volumique de l'aragonite, qu'elle est moins stable que la calcite à basse pression.

Voir l'indice

Dénombrer les groupements formulaires \mathrm{CaCO}_3 par maille orthorhombique pour calculer la masse volumique théorique \rho = \frac{Z M}{N_\mathrm{A} a b c} et la comparer à celle de la calcite.

Voir la stratégie
  1. Dénombrer le nombre de motifs \mathrm{CaCO_3} par maille (Z) à partir de la représentation de la figure 8.
  2. Calculer le volume V = abc de la maille parallélépipédique rectangle, puis la masse volumique \rho_{\text{aragonite}} correspondante.
  3. Comparer cette valeur à celle de la calcite (\rho_{\text{calcite}} = 2{,}7\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}) et appliquer la règle thermodynamique fournie pour conclure sur la stabilité relative à basse pression.
Voir la réponse courte

Calcul de \rho = Z M / (N_A V_{\mathrm{maille}}), comparaison à la calcite et justification de la stabilité thermodynamique en fonction de la pression.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 8, les ions \mathrm{Ca^{2+}} et les groupements \mathrm{CO_3^{2-}} représentés sont tous situés à l'intérieur du parallélépipède rectangle délimitant la maille. On y dénombre :

  • 4 ions calcium \mathrm{Ca^{2+}} entièrement inclus dans la maille ;
  • 4 groupements carbonate \mathrm{CO_3^{2-}} entièrement inclus dans la maille.

La multiplicité de la maille est donc Z = 4 motifs \mathrm{CaCO_3} par maille.

Tous les angles entre les arêtes étant droits (90^\circ), le volume de la maille s'écrit simplement :

V = a \, b \, c

La masse contenue dans une maille est la masse de Z entités formulaires \mathrm{CaCO_3} :

m_{\text{maille}} = \frac{Z \, M(\mathrm{CaCO_3})}{N_{\mathrm{A}}}

La masse volumique de l'aragonite s'exprime donc sous la forme :

\rho_{\text{aragonite}} = \frac{Z \, M(\mathrm{CaCO_3})}{N_{\mathrm{A}} \, a \, b \, c}

Effectuons l'application numérique avec les données de l'énoncé :

  • Z = 4
  • M(\mathrm{CaCO_3}) = 100{,}1\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
  • N_{\mathrm{A}} = 6{,}02\times 10^{23}\text{ mol}^{-1}
  • a = 496\text{ pm} = 496\times 10^{-10}\text{ cm}
  • b = 797\text{ pm} = 797\times 10^{-10}\text{ cm}
  • c = 574\text{ pm} = 574\times 10^{-10}\text{ cm}

Le volume de la maille vaut :

V = (496\times 10^{-10})\times (797\times 10^{-10})\times (574\times 10^{-10}) \approx 2{,}269\times 10^{-22}\text{ cm}^3

D'où :

\rho_{\text{aragonite}} = \frac{4 \times 100{,}1}{6{,}02\times 10^{23} \times 2{,}269\times 10^{-22}} \approx 2{,}93\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}
\boxed{\rho_{\text{aragonite}} \approx 2{,}93\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} = 2{,}93\times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}}

On constate que :

\rho_{\text{aragonite}} > \rho_{\text{calcite}} = 2{,}7\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}

L'aragonite est donc plus dense que la calcite.

Comme une élévation de pression favorise thermodynamiquement la structure la plus dense, l'aragonite est la variété stable aux pressions élevées. Par conséquent, à basse pression (notamment à pression atmosphérique), la forme la plus stable est la moins dense, c'est-à-dire la calcite : l'aragonite est bien métastable, donc moins stable que la calcite.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2025 ?

Surtout 3 chapitres : Électronique numérique : échantillonnage et modulation (21 % des questions, partie B), Ondes électromagnétiques dans les milieux (17 %) et Oxydoréduction et électrochimie (14 %). Plus ponctuellement : Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Atomistique, liaisons et cristallographie, Interférences lumineuses, Ondes mécaniques et acoustiques, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2025 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 21 questions sur 45 (47 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la sous-partie B.I (Q18 à Q21), la sous-partie C.I (Q31 à Q34) et la sous-partie C.III (Q42 à Q45). Avec les autres programmes de première année : 21 en PCSI, 21 en PTSI, 21 en MP2I, 21 en TSI1 et 11 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2025 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2025 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q6 (condition aux limites).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2025 ?

Questions de cours : Q2 (interférence constructive), Q3 (équation de d'alembert), Q5 (réflexion sur un conducteur parfait), Q11 (onde progressive), Q18 (détection synchrone), Q19 (filtre passe-ba), Q25 (critère de shannon), Q42 (schéma de lewis)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (différence de marche), Q20 (fonction de transfert), Q24 (télémétrie fmcw), Q31 (diagramme de prédominance), Q33 (quotient de réaction), Q34 (précipitation), Q35 (formule de nernst), Q36 (formule de nernst)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (31 sur 45), par exemple : Q1, Q3 à Q5, Q8 à Q11, Q13, Q14, Q18, Q19, Q22, Q24, Q25, Q27, Q28…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q2, Q6 et Q15.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge le sujet bien calibré en longueur et en progressivité, mais relève des lacunes de travaux pratiques sur la deuxième partie et des résultats hétérogènes en chimie du fait de la difficulté variable du questionnement. Moyenne : 9,33/20 (écart-type 4, 4 539 présents).

Pourquoi la différence de marche en Q1 comporte-t-elle un signe positif ?

Parce que le signal est capté en rétrodiffusion. L'onde incidente atteint le motif suivant avec un retard, puis l'onde réfléchie rebrousse chemin vers l'émetteur, ce qui additionne les deux trajets géométriques au lieu de les soustraire.

Comment déterminer la fréquence de Bragg sur le spectre de la question Q16 ?

Calculer la demi-distance entre les deux pics du spectre. Mesurer la position d'un pic par rapport à l'origine serait faux, car le courant marin induit un décalage Doppler qui translate l'ensemble des deux raies.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.