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Corrigé détaillé Mines Physique 1 PSI 2022

Fourier dans tous ses états

Faisable en sup ?

Ce sujet demande la 2e année : aucune question ne se traite avec le seul programme de PCSI.

Le sujet en bref

Sujet moyen · Diffusion et transferts thermiques, Électrocinétique et électronique, Ondes et signaux · 4 incontournables
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Ce sujet remarquable et très formateur illustre la puissance unificatrice de l'analyse de Fourier à travers trois domaines fondamentaux de la physique en filière PSI. La première partie aborde l'échantillonnage temporel, le repliement de spectre et le critère de Shannon-Nyquist jusqu'à l'application numérique classique du format CD audio. La deuxième partie s'intéresse à l'acoustique linéaire dans les fluides et modélise l'atténuation phonique par une cloison vibrante (comportement résonant puis loi de masse). Enfin, la troisième partie revisite avec élégance l'expérience historique de Joseph Fourier sur un tore conducteur avec pertes conducto-convectives, résolue d'abord en régime permanent puis par décomposition modale à variables séparées.

D'un niveau technique très abordable et dépourvu de pièges calculatoires superflus, ce sujet constitue un support de révision incontournable pour consolider les fondamentaux du cours et les démarches types des épreuves de concours Mines-Ponts.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 11,25/20)
Temps estimé
≈ 2 h 20 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

4 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Non : toutes les questions demandent le programme de 2e année.

Où gagner des points

13 questions rapides et accessibles · 5 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (13) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Voir les 1 autres

Résultat donné (5) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : à savoir
  • À savoir

    Pour l'application numérique de Q14, la valeur de la célérité du son dans l'air ou de l'impédance acoustique Z_a n'est pas fournie : il faut utiliser les ordres de grandeur usuels (c_s \approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \mu_0 \approx 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}).

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

23 questions
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Partie I : Analyse de Fourier et échantillonnage d'un signal électronique

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : modulation d'amplitude, spectre

On s'intéresse tout d'abord à l'opération consistant à multiplier le signal par la fonction , de fréquence . Représenter sur un même diagramme les spectres respectifs des signaux et .

Voir l'indice

Utiliser la formule trigonométrique élémentaire de linéarisation \cos(a)\cos(b) = \frac{1}{2}[\cos(a+b) + \cos(a-b)] pour identifier les deux raies spectrales symétriques autour de la fréquence porteuse f_1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le signal produit x_e(t) sous la forme d'une somme de signaux sinusoïdaux en linéarisant le produit de cosinus.
  2. Identifier les fréquences et les amplitudes associées à chaque composante spectrale de x(t) et de x_e(t).
  3. Représenter les spectres d'amplitude respectifs sur un même axe fréquentiel unilatéral (f \ge 0).
Voir la réponse courte

Représentation des raies spectrales : celle du signal initial à f_0 et celles du produit décalées à f_1 \pm f_0.

Voir le corrigé complet

Le signal d'entrée est purement sinusoïdal :

x(t) = \cos(2\pi f_0 t).

Son spectre d'amplitude comporte une unique raie à la fréquence f_0, d'amplitude 1.

Le signal obtenu après multiplication s'écrit :

x_e(t) = x(t) \times p(t) = \cos(2\pi f_0 t) \cos(2\pi f_1 t).

En utilisant la relation trigonométrique \cos a \cos b = \frac{1}{2}\big[\cos(a-b) + \cos(a+b)\big] et compte tenu de la condition f_1 > f_0, on obtient :

\boxed{x_e(t) = \frac{1}{2}\cos\big(2\pi(f_1 - f_0)t\big) + \frac{1}{2}\cos\big(2\pi(f_1 + f_0)t\big)}

Le signal x_e(t) est donc composé de deux raies spectrales :

  • une composante à la fréquence f_1 - f_0 > 0, d'amplitude \frac{1}{2} ;
  • une composante à la fréquence f_1 + f_0, d'amplitude \frac{1}{2}.

On représente les deux spectres d'amplitude sur le diagramme ci-dessous :

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à respecter l'énoncé (f1 > f0) et à soigner le tracé en positionnant correctement les fréquences négatives et les amplitudes relatives des pics.

« Simple application d’une formule trigonométrique, bien traitée dans la majorité des copies malgré parfois un manque de soin : positionnement des fréquences négatives, non-prise en compte de l’énoncé (f1 > f0), amplitudes relatives des pics. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : échantillonnage, repliement de spectre

Représenter le signal pour , et . Montrer qualitativement que, dans l'un des cas, le signal échantillonné n'est pas représentatif du signal analogique de départ.

Voir l'indice

Tracer la sinusoïde continue de référence et marquer les points d'échantillonnage espacés de T_e = 1/f_e. Pour f_e = \frac{4}{3}f_0, relier les points par une sinusoïde de plus basse fréquence pour observer la fréquence apparente résultant du sous-échantillonnage.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les valeurs des échantillons x(t_k) = \cos(2\pi f_0 k T_e) aux instants discrets t_k = k T_e = k/f_e pour chacune des trois fréquences d'échantillonnage.
  2. Représenter graphiquement le signal continu sous-jacent x(t) et le train d'impulsions x_e(t).
  3. Identifier la période apparente reliant les échantillons dans le cas f_e = \frac{4}{3}f_0 pour mettre en évidence le phénomène de sous-échantillonnage (aliasing).
Voir la réponse courte

Tracé temporel des points échantillonnés montrant qu'à f_e = \frac{4}{3}f_0, l'allure sinusoïdale d'origine est dénaturée.

Voir le corrigé complet

Puisque la durée d'impulsion vérifie T \ll T_e, le signal échantillonné est constitué d'une succession d'impulsions très étroites localisées aux instants t_k = k T_e d'amplitudes respectives :

x_e(t_k) = x(t_k) = \cos\left(2\pi f_0 k T_e\right) = \cos\left(2\pi k \frac{f_0}{f_e}\right).
  • Cas f_e = 4f_0 (T_e = T_0/4) : Les échantillons sont prélevés quatre fois par période :

    x_e(t_k) = \cos\left(k \frac{\pi}{2}\right) \in \{1,\, 0,\, -1,\, 0,\, 1,\, \dots\}.
  • Cas f_e = 2f_0 (T_e = T_0/2) : Les échantillons sont prélevés deux fois par période, aux extrema du signal :

    x_e(t_k) = \cos(k\pi) = (-1)^k \in \{1,\, -1,\, 1,\, -1,\, \dots\}.
  • Cas f_e = \frac{4}{3}f_0 (T_e = \frac{3}{4}T_0) : L'intervalle de temps entre deux prélèvements vaut les trois quarts de la période :

    x_e(t_k) = \cos\left(k \frac{3\pi}{2}\right) = \cos\left(-k \frac{\pi}{2}\right) \in \{1,\, 0,\, -1,\, 0,\, 1,\, \dots\}.

Interprétation qualitative : Pour f_e = 4f_0 et f_e = 2f_0, les valeurs échantillonnées restituent la périodicité T_0 du signal.

En revanche, pour f_e = \frac{4}{3}f_0, la suite des échantillons \{1, 0, -1, 0, 1\} s'étale sur 4 pas d'échantillonnage, soit sur une durée :

T_{\text{app}} = 4 T_e = 4 \times \left(\frac{3}{4} T_0\right) = 3 T_0.

Un observateur interpolant les échantillons perçoit un signal sinusoïdal de fréquence apparente :

\boxed{f_{\text{app}} = \frac{1}{T_{\text{app}}} = \frac{f_0}{3} \neq f_0.}

Le signal échantillonné n'est donc pas représentatif du signal analogique initial : il y a un effet d'illusion fréquentielle (repliement du spectre ou aliasing).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Tracez soigneusement un cosinus, et non un sinus, pour en extraire correctement les points remarquables.

« Il suffisait ici d’un tracé (soigneux si possible) pour extraire de la courbe représentant un cosinus (et pas un sinus. . .) les quelques points remarquables demandés. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 3

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : échantillonnage, repliement de spectre, série de fourier

Du fait de sa périodicité, le signal est décomposable en série de Fourier, de la forme

Représenter, par analogie avec la question 1, le spectre du signal pour puis (on se limitera aux valeurs de telles que ). Montrer que, dans l'un des cas, les motifs fréquentiels se chevauchent (on parle de repliement de spectre). En considérant seulement la fenêtre fréquentielle , indiquer autour de quelle fréquence a lieu le repliement.

Voir l'indice

Multiplier chaque terme de la série de Fourier de w(t) par \cos(2\pi f_0 t) pour montrer que le spectre de x_e(t) contient des doublets centrés en k f_e. Le recouvrement intervient dès que f_e - f_0 < f_0, symétriquement autour de f_e/2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le produit x_e(t) = x(t) \times w(t) à l'aide de la décomposition en série de Fourier de w(t) et de la formule de Simpson vue en question 1.
  2. Lister les fréquences des raies spectrales pour k \in \{0, 1, 2\} dans les deux cas proposés (f_e = 4f_0 et f_e = \frac{4}{3}f_0).
  3. Représenter les spectres et identifier la condition de non-chevauchement ainsi que la fréquence de symétrie du repliement dans l'intervalle [0, f_e].
Voir la réponse courte

Le spectre échantillonné périodise le spectre initial par pas de f_e : pour f_e = \frac{4}{3}f_0, chevauchement autour de f_e/2.

Voir le corrigé complet

En injectant le développement de w(t) dans l'expression de x_e(t), on obtient :

x_e(t) = a_0 \cos(2\pi f_0 t) + \sum_{k=1}^{+\infty} a_k \cos(2\pi k f_e t) \cos(2\pi f_0 t).

D'après la question 1, le produit de deux cosinus se linéarise en :

\cos(2\pi k f_e t)\cos(2\pi f_0 t) = \frac{1}{2}\cos(2\pi (k f_e - f_0) t) + \frac{1}{2}\cos(2\pi (k f_e + f_0) t).

En se limitant aux valeurs 0 \le k \le 2, le spectre unilatéral (fréquences positives) de x_e(t) contient les composantes suivantes :

  • pour k=0 : fréquence f_0 d'amplitude a_0 ;
  • pour k=1 : fréquences |f_e - f_0| et f_e + f_0, d'amplitude \frac{a_1}{2} ;
  • pour k=2 : fréquences |2f_e - f_0| et 2f_e + f_0, d'amplitude \frac{a_2}{2}.

1. Cas f_e = 4f_0 : Les fréquences associées sont :

  • k=0 : f_0 ;
  • k=1 : 4f_0 - f_0 = 3f_0 et 4f_0 + f_0 = 5f_0 ;
  • k=2 : 8f_0 - f_0 = 7f_0 et 8f_0 + f_0 = 9f_0.

Dans la fenêtre [0, f_e], les deux raies sont à f_0 et 3f_0. Elles sont nettement séparées et situées de part et d'autre de f_e/2 = 2f_0 : il n'y a aucun chevauchement.

2. Cas f_e = \frac{4}{3}f_0 : Les fréquences associées sont :

  • k=0 : f_0 ;
  • k=1 : |f_e - f_0| = \left|\frac{4}{3} - 1\right|f_0 = \frac{1}{3}f_0 et f_e + f_0 = \frac{7}{3}f_0 ;
  • k=2 : 2f_e - f_0 = \frac{8}{3}f_0 - f_0 = \frac{5}{3}f_0 et 2f_e + f_0 = \frac{11}{3}f_0.

Dans ce second cas (f_e = \frac{4}{3}f_0), le motif issu de k=0 (raie à f_0) a dépassé la borne \frac{f_e}{2} = \frac{2}{3}f_0, tandis que la raie issue de la modulation par k=1 (à f_e - f_0 = \frac{1}{3}f_0) est descendue en dessous de \frac{f_e}{2}. Les motifs centrés en 0 et en f_e se croisent et se chevauchent.

Dans la fenêtre [0, f_e], ce repliement de spectre (ou effet de miroir) s'effectue symétriquement autour de :

\boxed{f_{\mathrm{repliement}} = \frac{f_e}{2}}

qui vaut ici \frac{2}{3}f_0 (dite fréquence de Nyquist).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Un tracé soigné était attendu pour positionner précisément les différentes fréquences f0 ± kfe.

« Ici aussi il suffisait d’être soigneux pour positionner la liste des valeurs des f0 ± kfe. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : critère de shannon

En s'inspirant des questions 2 et 3, proposer une relation entre et permettant d'assurer un bon échantillonnage du signal . Cette relation est appelée « critère de Shannon-Nyquist ».

Voir l'indice

Écrire la condition de non-chevauchement entre la raie utile en f_0 et la première bande latérale inférieure issue du fondamental d'échantillonnage située à f_e - f_0.

Voir la stratégie
  1. Confronter les observations temporelles de la question 2 et l'analyse spectrale de la question 3.
  2. Exprimer mathématiquement la condition de non-chevauchement spectral dans l'intervalle [0, f_e].
  3. En déduire l'inégalité liant la fréquence d'échantillonnage f_e à la fréquence du signal f_0.
Voir la réponse courte

Énoncé de la condition d'échantillonnage de Shannon-Nyquist sans repliement : f_e \ge 2 f_0.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude menée aux questions précédentes :

  • Sur le plan temporel (question 2), pour f_e = \frac{4}{3}f_0 < 2f_0, les échantillons prélevés décrivent une sinusoïde apparente de fréquence f_{\text{app}} = \frac{f_0}{3} \neq f_0, conduisant à une perte irréversible de l'information (spectre faussé).
  • Sur le plan fréquentiel (question 3), le premier motif répliqué est centré en f_e et possède une composante basse à la fréquence f_e - f_0. Pour éviter tout chevauchement (repliement spectral) entre la composante d'origine f_0 et cette composante répliquée dans la bande de base [0, f_e/2], il faut que :

    f_e - f_0 \ge f_0

On en déduit la relation fondamentale assurant un bon échantillonnage du signal sinusoïdal x(t), connue sous le nom de critère de Shannon-Nyquist :

\boxed{f_e \ge 2f_0}

En pratique, pour éviter toute ambiguïté de phase ou difficulté de filtrage dans le cas limite f_e = 2f_0, on impose une inégalité stricte f_e > 2f_0.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il suffisait simplement d'énoncer la condition de Nyquist-Shannon pour assurer un bon échantillonnage.

« Le jury attendait seulement l’énoncé de la condition de Nyquist–Shannon, laquelle est bien connue de presque tous les candidats. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : critère de shannon, spectre

On considère dorénavant un signal temporel dont le spectre en fréquence , représenté sur la figure 2, fait apparaître une fréquence maximale . Que devient le critère de Shannon-Nyquist dans cette situation ? Représenter le spectre du signal échantillonné selon que ce critère soit ou non vérifié. Pour un signal sonore audible, proposer des valeurs raisonnables de et .

Voir l'indice

Généraliser la condition d'absence de recouvrement au spectre continu borné : l'extrémité supérieure de la bande de base ne doit pas chevaucher l'extrémité inférieure du premier motif répliqué. Prendre l'oreille humaine comme référence (20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}).

Voir la réponse courte

Condition f_e \ge 2 f_{\text{max}}, tracés avec et sans recouvrement spectral, et choix f_{\text{max}} = 20\text{ kHz} donc f_e \ge 40\text{ kHz}.

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1. Généralisation du critère de Shannon-Nyquist

Le signal X(t) a un spectre à bande de base borné par la fréquence maximale f_{\max} : son spectre est contenu dans la bande [0, f_{\max}] (ou [-f_{\max}, f_{\max}] en représentation bilatérale).

L'échantillonnage à la fréquence f_e duplique le spectre initial autour de chaque harmonique k f_e (k \in \mathbb{N}^*), créant des motifs latéraux délimités par [k f_e - f_{\max}, k f_e + f_{\max}]. Pour éviter tout chevauchement (repliement spectral) entre le spectre utile [0, f_{\max}] et la première réplique inférieure [f_e - f_{\max}, f_e + f_{\max}], la borne inférieure du premier motif répliqué doit être supérieure ou égale à la borne supérieure du spectre utile :

f_e - f_{\max} \ge f_{\max}

Le critère de Shannon-Nyquist s'écrit donc :

\boxed{f_e \ge 2 f_{\max}}

2. Représentation des spectres échantillonnés

Le spectre échantillonné X_e(f) comporte le spectre d'origine ainsi que ses répliques centrées en f_e, 2f_e, \dots

3. Ordres de grandeur pour un signal sonore audible

L'oreille humaine perçoit les sons de fréquences comprises approximativement entre 20\text{ Hz} et 20\text{ kHz}. Pour un signal sonore audible :

  • La fréquence maximale à conserver est :

    \boxed{f_{\max} \approx 20\text{ kHz}}
  • D'après le critère de Shannon-Nyquist, la fréquence d'échantillonnage doit vérifier f_e \ge 40\text{ kHz}. En pratique, afin de permettre un filtrage anti-repliement analogique réaliste (pente finie), on choisit typiquement :

    \boxed{f_e = 44{,}1\text{ kHz}} \quad \text{(norme CD audio) ou } \boxed{f_e = 48\text{ kHz}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La représentation du spectre continu après échantillonnage s'est révélée discriminante.

« la représentation du spectre après échantillonnage n’est pas toujours maîtrisée. La compréhension des notions fait ici la différence entre les meilleures copies et les autres. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtrage, restitution de signal

Sur l'exemple de la question précédente montrer que, lorsque le critère de Shannon-Nyquist est vérifié, un filtrage approprié permet de retrouver le signal analogique de départ. On donnera les caractéristiques du filtre à utiliser.

Voir l'indice

Identifier le type de filtre (gabarit passe-bas) permettant de sélectionner uniquement la bande de base [0, f_{\max}] tout en coupant totalement la première réplique spectrale débutant à f_e - f_{\max}.

Voir la stratégie
  1. Analyser la structure spectrale du signal échantillonné obtenue à la question Q5 dans le cas où le critère de Shannon-Nyquist est respecté (f_e \ge 2f_{\max}).
  2. Identifier la composante spectrale correspondant au signal analogique d'origine et en déduire la nature du filtre permettant de l'isoler sans altération.
  3. Spécifier les caractéristiques fréquentielles (gabarit, fréquence de coupure, gain, phase) du filtre de reconstruction.
Voir la réponse courte

Utilisation d'un filtre passe-bas idéal de fréquence de coupure f_c \in [f_{\text{max}}, f_e - f_{\text{max}}] pour isoler le motif central.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q5, lorsque le critère de Shannon-Nyquist est satisfait (f_e \ge 2f_{\max}), le spectre du signal échantillonné X_e(f) est constitué :

  • du spectre utile a_0 X(f), centré en f = 0 et confiné dans la bande passante [0, f_{\max}] ;
  • d'une infinité de répliques fréquentielles centrées sur les harmoniques de la fréquence d'échantillonnage k f_e (k \in \mathbb{N}^*), la première s'étendant à partir de f = f_e - f_{\max}.

Puisque f_e \ge 2f_{\max}, on a f_e - f_{\max} \ge f_{\max} : il n'y a aucun recouvrement spectral. Il existe donc une zone spectrale séparatrice entre la bande utile et les répliques :

[f_{\max}\,,\, f_e - f_{\max}]

Pour récupérer fidèlement le signal analogique de départ X(t), il suffit d'intercaler un filtre passe-bas (appelé filtre de lissage ou filtre de reconstruction) dont les caractéristiques sont :

  • Nature du filtre : filtre passe-bas, idéalement d'ordre élevé afin de rejeter le plus possible la première réplique dès f = f_e - f_{\max}.
  • Fréquence de coupure f_c : elle doit être strictement supérieure à f_{\max} pour laisser intact le signal d'origine, et strictement inférieure à f_e - f_{\max} pour éliminer toutes les répliques périodiques :

    \boxed{f_{\max} \le f_c \le f_e - f_{\max}}

    On choisit couramment la fréquence de Nyquist f_c = \frac{f_e}{2}.

  • Gain dans la bande passante : le gain statique doit être constant et valoir G_0 = \frac{1}{a_0} pour rétablir l'amplitude initiale du signal X(t).
  • Phase : la phase doit dépendre linéairement de la fréquence dans la bande passante [0, f_{\max}] pour garantir un temps de propagation de groupe constant et éviter toute distorsion temporelle.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne proposez pas de schéma de filtre non demandé, mais discutez plutôt de l'importance de son ordre ou de son gabarit.

« Certains candidats ont développé le schéma d’un filtre (en général RC) qui n’était pas demandé ; le jury attendait plutôt une courte discussion sur l’importance de l’ordre (ou du gabarit) de ce filtre. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : échantillonnage, débit binaire

La durée d'enregistrement d'un CD audio est de . L'échantillonnage se fait à une fréquence et avec résolution de 16 bits. De plus, l'enregistrement est fait sur deux voies séparées en stéréo. Déterminer la taille minimale du fichier musical. On donnera le résultat en mégaoctets (Mo), un octet correspondant à 8 bits.

Voir l'indice

Calculer le nombre total d'échantillons sur la durée \Delta t, multiplier par le nombre de bits par échantillon et par le nombre de canaux (stéréo = 2), puis convertir les bits en mégaoctets (1\text{ octet} = 8\text{ bits} et 1\text{ Mo} = 10^6\text{ octets}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre total d'octets générés en multipliant la fréquence d'échantillonnage par la durée d'enregistrement, le nombre de voies stéréophoniques, et le nombre d'octets codant chaque échantillon (résolution).
  2. Convertir la durée en secondes, effectuer l'application numérique, puis convertir en mégaoctets avec au plus deux chiffres significatifs comme demandé dans les consignes du sujet.
Voir la réponse courte

Calcul du nombre d'octets 2 \times f_e \times \Delta t \times (16/8) donnant environ 794\text{ Mo}.

Voir le corrigé complet

Chaque échantillon est codé sur r = 16\text{ bits}, soit :

\frac{16\text{ bits}}{8\text{ bits}\cdot\text{octet}^{-1}} = 2\text{ octets par voie et par échantillon.}

L'enregistrement étant réalisé en stéréo (soit N_v = 2 voies indépendantes), le volume d'octets prélevé à chaque instant d'échantillonnage est :

q = N_v \times \frac{r}{8} = 2 \times 2 = 4\text{ octets/échantillon.}

Pendant la durée \Delta t, le nombre total d'échantillons prélevés par voie est N_{\text{ech}} = f_e \Delta t. La taille totale minimale \mathcal{T} du fichier musical s'exprime donc par :

\mathcal{T} = N_v \, \frac{r}{8} \, f_e \, \Delta t

Avec :

  • \Delta t = 75\text{ min} = 75 \times 60\text{ s} = 4\,500\text{ s},
  • f_e = 44{,}1\text{ kHz} = 44\,100\text{ Hz}.

Calculons la taille en octets :

\begin{aligned} \mathcal{T} &= 4 \times 44\,100 \times 4\,500 \\ &= 4 \times 441 \times 45 \times 10^4 \\ &= 793\,800\,000\text{ octets} = 793{,}8 \times 10^6\text{ octets.} \end{aligned}

Selon la définition standard du Système International (1\text{ Mo} = 10^6\text{ octets}) :

\mathcal{T} = 793{,}8\text{ Mo} \approx 790\text{ Mo} \quad \text{(au plus 2 chiffres significatifs)}.
\boxed{\mathcal{T} \approx 790\text{ Mo}}

Remarque : En adoptant la convention informatique binaire (1\text{ Mio} = 2^{20}\text{ octets} = 1\,048\,576\text{ octets}), on obtiendrait \mathcal{T} = \frac{793\,800\,000}{1\,048\,576}\text{ Mo} \approx 757\text{ Mo} \approx 760\text{ Mo}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Cette question de bon sens a été peu et mal traitée, sans doute en raison de sa position en fin de partie.

« Le jury a été souvent déçu ; c’était pourtant une question de simple bon sens. Peut-être a-t-elle été peu et mal traitée simplement à cause de sa position en fin de partie ? »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Partie II : Analyse de Fourier et acoustique

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Application numérique

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : approximation acoustique, onde acoustique

Rappeler en quoi consiste l'approximation acoustique. Donner des ordres de grandeur vraisemblables pour , et correspondant à un son audible par une oreille humaine. À quel domaine de fréquence appartiennent les ondes audibles ?

Voir l'indice

Préciser les trois inégalités reliant les perturbations de pression, masse volumique et vitesse aux grandeurs au repos et à la célérité. Rappeler l'intervalle des fréquences audibles pour l'être humain.

Voir la réponse courte

Énoncé des hypothèses de l'acoustique linéaire, ordres de grandeur des fluctuations et intervalle audible de 20 Hz à 20 kHz.

Voir le corrigé complet

1. Définition de l'approximation acoustique

L'approximation acoustique consiste à supposer que le passage de l'onde sonore n'engendre que de très faibles perturbations par rapport à l'état de repos du fluide :

  • la surpression acoustique reste négligeable devant la pression au repos : |p_1| \ll P_0 ;
  • la variation relative de masse volumique est très faible : |\mu_1| \ll \mu_0 ;
  • la vitesse particulaire reste très petite devant la célérité du son : |v_1| \ll c_s (nombre de Mach acoustique M = |v_1|/c_s \ll 1).

Cette hypothèse permet de linéariser les équations locales de la mécanique des fluides (équation de conservation de la masse, équation d'Euler et équation d'état) en négligeant tous les termes d'ordre supérieur ou égal à deux, notamment le terme convectif (\vec{v}_1\cdot\vec{\nabla})\vec{v}_1 \approx \vec{0} et la dérivée convective (\vec{v}_1\cdot\vec{\nabla})\mu_1 \approx 0.

2. Ordres de grandeur pour un son audible

Pour une oreille humaine saine, les pressions acoustiques audibles s'étendent du seuil d'audibilité (0 dB, |p_1| \approx 2\times 10^{-5}\text{ Pa}) au seuil de douleur (environ 120 dB, |p_1| \approx 20\text{ Pa}). Pour une conversation courante (niveau d'environ 60 dB) :

  • Surpression acoustique :

    \boxed{|p_1| \sim 10^{-2}\text{ à } 10^{-1}\text{ Pa}} \quad (\text{soit } 10^{-5}\text{ à } 20\text{ Pa sur toute la plage audible}).
  • Vitesse particulaire : liée à la surpression par |v_1| \approx \frac{|p_1|}{\mu_0 c_s}. Avec \mu_0 = 1{,}0\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et c_s \approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

    \boxed{|v_1| \sim 10^{-5}\text{ à } 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}} \quad (\text{très inférieure à } c_s).
  • Perturbation de masse volumique : liée à la surpression par |\mu_1| \approx \frac{|p_1|}{c_s^2} :

    \boxed{|\mu_1| \sim 10^{-7}\text{ à } 10^{-5}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}} \quad (\text{très inférieure à } \mu_0).

Ces valeurs confirment a posteriori la parfaite validité des critères de l'approximation acoustique dans le domaine audible usuel.

3. Domaine de fréquence des ondes audibles

Le domaine des fréquences audibles par l'oreille humaine s'étend classiquement de :

\boxed{20\text{ Hz} \le f \le 20\text{ kHz}}

En deçà de 20 Hz se situent les infrasons, et au-delà de 20 kHz, les ultrasons.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury attend de la cohérence entre les ordres de grandeur proposés et l'hypothèse de l'acoustique linéaire.

« Notons quand même que certains candidats sont capables d’écrire la condition |v1| ≪cs avant de proposer. . . |v1| ≃cs quelques lignes plus bas ! Le jury n’attend pas une connaissance fine des valeurs numériques associées aux limites de l’audition mais seulement un minimum de cohérence. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : compressibilité isentropique, approximation acoustique

On note le coefficient de compressibilité isentropique. Donner sa définition générale, puis son expression linéarisée dans l'approximation acoustique. Pourquoi est-il pertinent de l'introduire ici ? Que mesure-t-il ?

Voir l'indice

Partir de la définition thermodynamique \chi_S = -\frac{1}{V}\left(\frac{\partial V}{\partial P}\right)_S = \frac{1}{\mu}\left(\frac{\partial \mu}{\partial P}\right)_S. Justifier le caractère isentropique par la rapidité des oscillations devant les transferts thermiques et la faible dissipation visqueuse.

Voir la réponse courte

Définition \chi_S = -\frac{1}{V}\left(\frac{\partial V}{\partial P}\right)_S = \frac{\mu_1}{\mu_0 p_1} justifiée par le caractère adiabatique et réversible de la propagation sonore.

Voir le corrigé complet

1. Définition générale de \chi_S

Par définition thermodynamique, pour un système fermé de volume V et de masse m (donc de masse volumique \mu = m/V) :

\chi_S = -\frac{1}{V} \left( \frac{\partial V}{\partial P} \right)_S

Comme \mathrm{d}\mu = -\frac{m}{V^2}\,\mathrm{d}V = -\frac{\mu}{V}\,\mathrm{d}V, on a également :

\boxed{\chi_S = \frac{1}{\mu} \left( \frac{\partial \mu}{\partial P} \right)_S}

2. Expression linéarisée dans l'approximation acoustique

Dans le cadre de l'approximation acoustique, les perturbations sont d'ordre 1 : P = P_0 + p_1 et \mu = \mu_0 + \mu_1 avec |p_1| \ll P_0 et |\mu_1| \ll \mu_0. Un développement de Taylor au premier ordre autour de l'état d'équilibre (P_0, \mu_0) donne :

\mu_1 \approx \left( \frac{\partial \mu}{\partial P} \right)_{S} (P - P_0) = \mu_0 \chi_S \, p_1

On en déduit l'expression linéarisée :

\boxed{\chi_S = \frac{\mu_1}{\mu_0 p_1}} \quad \Longleftrightarrow \quad \boxed{\mu_1 = \mu_0 \chi_S p_1}

3. Pertinence de son introduction

Le passage d'une onde acoustique est un phénomène rapide à l'échelle des échanges thermiques conductifs : le temps caractéristique de diffusion de la chaleur à l'échelle d'une longueur d'onde est très grand devant la période temporelle de l'onde sonore (\tau_{\text{diff}} \sim \lambda^2 / D_{\text{th}} \gg T_{\text{onde}}). Chaque élément de fluide subit donc des transformations adiabatiques. De plus, les gradients et la viscosité étant très faibles à cette échelle de perturbation, ces transformations s'effectuent sans création d'entropie appréciable : elles sont réversibles, donc isentropiques. Il est donc tout à fait pertinent d'utiliser le coefficient isentropique \chi_S pour relier les variations de masse volumique et de pression.

4. Signification physique

Le coefficient \chi_S (exprimé en \mathrm{Pa}^{-1}) mesure la compressibilité du fluide à entropie constante, c'est-à-dire l'aptitude relative du fluide à faire varier son volume (ou sa masse volumique) sous l'effet d'une variation de pression :

\chi_S = -\frac{1}{V}\frac{\Delta V}{\Delta P} = \frac{1}{\mu}\frac{\Delta \mu}{\Delta P}

Plus \chi_S est élevé, plus le milieu est facilement compressible.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Explicitez la signification physique de la compressibilité isentropique et n'invoquez pas à tort les propriétés du gaz parfait pour justifier l'isentropie.

« Au delà de la définition rigoureuse et de l’expression approchée attendues, la question portait sur la pertinence et la signification physique de la compressibilité isentropique χS. »

« De nombreux candidats ont aussi évoqué les propriétés du gaz parfait pour justifier le caractère isentropique de la perturbation apportée par l’onde sonore. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 10 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : équation de d'alembert, équation d'euler, célérité du son

Établir, en les justifiant, deux autres équations régissant le passage de l'onde sonore, puis les simplifier dans l'approximation acoustique. En déduire que est solution d'une équation de d'Alembert et exprimer la célérité de l'onde en fonction de et de .

Voir l'indice

Écrire l'équation d'Euler et l'équation de conservation de la masse sous forme 1D, puis les linéariser au premier ordre en négligeant les termes convectifs quadratiques. Combiner les équations après dérivation croisée par rapport à x et t.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux lois fondamentales de la mécanique des fluides complémentaires de l'équation d'état thermodynamique : la conservation de la masse (équation de continuité) et la relation fondamentale de la dynamique (équation d'Euler).
  2. Linéariser ces équations au premier ordre dans le cadre de l'approximation acoustique établie à la question Q8.
  3. Éliminer la vitesse v_1(x,t) et la masse volumique \mu_1(x,t) grâce à la relation de compressibilité \mu_1 = \mu_0 \chi_S p_1 (question Q9) pour aboutir à l'équation de d'Alembert sur p_1(x,t) et identifier la célérité c_s.
Voir la réponse courte

Combinaison d'Euler et de la conservation de la masse linéarisées pour obtenir d'Alembert avec c_s = 1/\sqrt{\mu_0 \chi_S}.

Voir le corrigé complet

1. Équation de conservation de la masse :

Elle traduit la conservation de la matière dans un écoulement sans source ni puits :

\frac{\partial \mu}{\partial t} + \mathrm{div}(\mu \vec{v}_1) = 0

En géométrie unidimensionnelle selon (Ox) avec \mu = \mu_0 + \mu_1(x,t) et \vec{v}_1 = v_1(x,t)\,\widehat{e}_x :

\frac{\partial \mu_1}{\partial t} + \frac{\partial}{\partial x}\big((\mu_0 + \mu_1)v_1\big) = 0

Dans le cadre de l'approximation acoustique, on néglige le terme d'ordre 2, \mu_1 v_1 \ll \mu_0 v_1 (car |\mu_1| \ll \mu_0) :

\frac{\partial \mu_1}{\partial t} + \mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial x} = 0

2. Équation de la dynamique (équation d'Euler) :

L'air est modélisé par un fluide parfait (effets visqueux dissipatifs négligeables à l'échelle de l'onde) et le poids des particules de fluide est négligeable devant les forces de pression acoustique. La relation fondamentale de la dynamique appliquée à une particule fluide s'écrit :

\mu \left( \frac{\partial \vec{v}_1}{\partial t} + (\vec{v}_1 \cdot \vec{\nabla})\vec{v}_1 \right) = -\vec{\nabla} P

En projection selon \widehat{e}_x :

(\mu_0 + \mu_1)\left( \frac{\partial v_1}{\partial t} + v_1 \frac{\partial v_1}{\partial x} \right) = -\frac{\partial (P_0 + p_1)}{\partial x} = -\frac{\partial p_1}{\partial x}

Dans l'approximation acoustique, le terme convectif d'accélération v_1 \frac{\partial v_1}{\partial x} est négligeable devant l'accélération locale \frac{\partial v_1}{\partial t} (car |v_1| \ll c_s), et \mu_1 \frac{\partial v_1}{\partial t} est un terme du second ordre :

\mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} = -\frac{\partial p_1}{\partial x}

3. Obtention de l'équation de d'Alembert :

D'après la question Q9, la transformation isentropique donne \mu_1 = \mu_0 \chi_S p_1. En injectant cette relation dans l'équation de continuité linéarisée, on obtient :

\chi_S \frac{\partial p_1}{\partial t} + \frac{\partial v_1}{\partial x} = 0

Dérivons cette équation par rapport au temps t :

\chi_S \frac{\partial^2 p_1}{\partial t^2} + \frac{\partial^2 v_1}{\partial t \partial x} = 0

Par ailleurs, dérivons l'équation d'Euler linéarisée par rapport à x :

\mu_0 \frac{\partial^2 v_1}{\partial x \partial t} = -\frac{\partial^2 p_1}{\partial x^2} \implies \frac{\partial^2 v_1}{\partial t \partial x} = -\frac{1}{\mu_0} \frac{\partial^2 p_1}{\partial x^2}

En combinant ces deux relations (le théorème de Schwarz s'appliquant aux fonctions régulières), il vient :

\frac{\partial^2 p_1}{\partial x^2} - \mu_0 \chi_S \frac{\partial^2 p_1}{\partial t^2} = 0

On reconnaît l'équation de propagation de d'Alembert :

\boxed{\frac{\partial^2 p_1}{\partial x^2} - \frac{1}{c_s^2} \frac{\partial^2 p_1}{\partial t^2} = 0}

avec une célérité c_s donnée par la formule de Laplace :

\boxed{c_s = \frac{1}{\sqrt{\mu_0 \chi_S}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question de cours classique : sachez établir rigoureusement l'équation de d'Alembert sans masquer des lacunes de calcul.

« Établir l’équation de propagation des ondes acoustiques et y identifier leur célérité cs est une question de cours, classique et en général bien traitée, sauf par ceux qui savent vaguement la forme attendue mais pas comment l’obtenir et essayent d’embrouiller le correcteur. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : impédance acoustique

Déterminer l'expression de en fonction de et . Comment appelle-t-on cette grandeur en acoustique ? L'interaction de l'onde incidente avec la cloison donne naissance à une onde réfléchie et une onde transmise . Donner les expressions de et en fonction de , et .

Voir l'indice

Injecter l'expression de l'onde plane progressive monochromatique dans l'équation d'Euler linéarisée pour identifier le quotient entre la surpression et la vitesse particulaire. Faire attention au signe pour l'onde se propageant selon les x décroissants.

Voir la stratégie
  1. Appliquer l'équation d'Euler linéarisée établie à la question Q10 à l'onde plane progressive incidente pour identifier l'expression de Z_{\mathrm{a}}.
  2. Appliquer cette même relation aux ondes réfléchie et transmise en prêtant attention au sens de propagation (signe de la dérivée spatiale).
Voir la réponse courte

Expression de l'impédance acoustique Z_a = \mu_0 c_s, d'où \underline{v}_t = \underline{p}_t / Z_a et \underline{v}_r = -\underline{p}_r / Z_a.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation d'Euler linéarisée obtenue à la question Q10, le champ de vitesse et le champ de surpression sont liés par :

\mu_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} = -\frac{\partial p_1}{\partial x}

Pour l'onde incidente \underline{p}_{\mathrm{i}}(x,t) = p_{\mathrm{im}} \mathrm{e}^{j(\omega t - kx)} et \underline{v}_{\mathrm{i}}(x,t) = \frac{p_{\mathrm{im}}}{Z_{\mathrm{a}}} \mathrm{e}^{j(\omega t - kx)}, la dérivation s'écrit \frac{\partial}{\partial t} \leftrightarrow j\omega et \frac{\partial}{\partial x} \leftrightarrow -jk. L'équation d'Euler devient :

j\omega \mu_0 \, \underline{v}_{\mathrm{i}}(x,t) = -(-jk) \, \underline{p}_{\mathrm{i}}(x,t) = jk \, \underline{p}_{\mathrm{i}}(x,t)

Sachant que \frac{\omega}{k} = c_s, on obtient :

\underline{v}_{\mathrm{i}}(x,t) = \frac{k}{\mu_0 \omega} \underline{p}_{\mathrm{i}}(x,t) = \frac{1}{\mu_0 c_s} \underline{p}_{\mathrm{i}}(x,t)

Par identification avec la relation de définition \underline{v}_{\mathrm{i}}(x,t) = \frac{\underline{p}_{\mathrm{i}}(x,t)}{Z_{\mathrm{a}}}, il vient :

\boxed{Z_{\mathrm{a}} = \mu_0 c_s}

Cette grandeur est appelée l'impédance acoustique caractéristique (ou spécifique) du fluide.

Pour l'onde réfléchie \underline{p}_{\mathrm{r}}(x,t) = \underline{p}_{\mathrm{rm}} \mathrm{e}^{j(\omega t + kx)}, l'onde se propage selon les x décroissants, d'où \frac{\partial}{\partial x} \leftrightarrow +jk. L'équation d'Euler donne :

j\omega \mu_0 \, \underline{v}_{\mathrm{r}}(x,t) = -(+jk) \, \underline{p}_{\mathrm{r}}(x,t) \implies \underline{v}_{\mathrm{r}}(x,t) = -\frac{k}{\mu_0 \omega}\underline{p}_{\mathrm{r}}(x,t)
\boxed{\underline{v}_{\mathrm{r}}(x,t) = -\frac{\underline{p}_{\mathrm{r}}(x,t)}{Z_{\mathrm{a}}}}

Pour l'onde transmise \underline{p}_{\mathrm{t}}(x,t) = \underline{p}_{\mathrm{tm}} \mathrm{e}^{j(\omega t - kx)}, l'onde se propage selon les x croissants dans le même fluide (l'air, donc de même impédance Z_{\mathrm{a}}) :

\boxed{\underline{v}_{\mathrm{t}}(x,t) = \frac{\underline{p}_{\mathrm{t}}(x,t)}{Z_{\mathrm{a}}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : condition aux limites, approximation acoustique

En traduisant la continuité de la vitesse en (au niveau de la cloison), déterminer une relation entre , et . Pourquoi peut-on écrire cette condition aux limites en malgré le déplacement de la cloison ?

Voir l'indice

Écrire la continuité de la composante normale de la vitesse du fluide de part et d'autre de la paroi mobile. Justifier l'évaluation en x = 0 par l'approximation acoustique : l'amplitude du déplacement est infinitésimale devant la longueur d'onde sonore.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ de vitesse de part et d'autre de la cloison et utiliser la condition de non-décollement du fluide pour relier les vitesses du fluide à celle de la cloison.
  2. Justifier l'évaluation de la condition aux limites en x = 0 par un développement de Taylor au premier ordre, cohérent avec l'approximation acoustique.
Voir la réponse courte

Continuité des vitesses fluides et de la paroi, évaluée en x=0 car le déplacement de la cloison est très inférieur à la longueur d'onde.

Voir le corrigé complet

L'épaisseur de la cloison vérifie e \ll \lambda : elle vibre donc en bloc sans déformation interne, avec une vitesse d'ensemble selon \widehat{e}_x donnée par :

\underline{v}_{\mathrm{cloison}}(t) = \frac{\mathrm{d}\underline{X}}{\mathrm{d}t}(t) = j\omega \underline{X}_{\mathrm{m}} \mathrm{e}^{j\omega t}

En l'absence de cavitation ou de décollement du fluide à l'interface, la vitesse normale du fluide est continue au contact de chaque face de la cloison :

\underline{v}(X^-, t) = \underline{v}_{\mathrm{cloison}}(t) = \underline{v}(X^+, t)

Le champ de vitesse vaut \underline{v}(x,t) = \underline{v}_{\mathrm{i}}(x,t) + \underline{v}_{\mathrm{r}}(x,t) pour x < 0 et \underline{v}(x,t) = \underline{v}_{\mathrm{t}}(x,t) pour x > 0. Évalué en x \approx 0, l'égalité des vitesses du fluide de part et d'autre de la cloison s'écrit :

\underline{v}_{\mathrm{i}}(0,t) + \underline{v}_{\mathrm{r}}(0,t) = \underline{v}_{\mathrm{t}}(0,t)

En factorisant par le terme temporel \mathrm{e}^{j\omega t}, on en déduit immédiatement la relation entre les amplitudes complexes de vitesse :

\boxed{\underline{v}_{\mathrm{im}} + \underline{v}_{\mathrm{rm}} = \underline{v}_{\mathrm{tm}}}

Légitimité de l'écriture en x \approx 0 : La position réelle de la cloison est x = X(t). Effectuons un développement de Taylor du champ de vitesse au voisinage de sa position d'équilibre x = 0 :

\underline{v}(X(t), t) = \underline{v}(0, t) + X(t) \left.\frac{\partial \underline{v}}{\partial x}\right|_{x=0} + \mathcal{O}(X^2)

L'ordre de grandeur de l'amplitude du déplacement est X_{\mathrm{m}} \sim \frac{v_{\mathrm{m}}}{\omega}. Par conséquent :

k X_{\mathrm{m}} = \frac{\omega}{c_s} \frac{v_{\mathrm{m}}}{\omega} = \frac{v_{\mathrm{m}}}{c_s} \ll 1

d'après l'approximation acoustique (v_1 \ll c_s, établie à la question Q8). Le terme correctif X(t) \frac{\partial \underline{v}}{\partial x} \sim k X_{\mathrm{m}} v_{\mathrm{m}} est donc du second ordre en perturbation acoustique. Au premier ordre de la théorie linéaire, il est tout à fait légitime de linéariser la condition aux limites et de l'appliquer en la position moyenne d'équilibre x = 0.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez les erreurs de signe entre ondes incidente, réfléchie et transmise, et pensez à justifier l'approximation via e ≪ λ.

« Quelques candidats font ici une faute de signe, confondant peut-être causalité (incident →réfléchi et transmis) et linéarité (incident + réfléchi = transmis). »

« La justification demandée (exp (−jke) ≃1 car e ≪λ) n’est presque jamais complètement explicitée mais le jury a largement considéré des réponses moins formalisées. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 13

DifficileTemps estimé : ≈ 12 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : principe fondamental de la dynamique, fonction de transfert, résonance

En appliquant le théorème de la résultante cinétique à la cloison en , montrer que celle-ci joue le rôle d'un filtre sonore de fonction de transfert

où on explicitera , et en fonction de , , et . Tracer l'allure de la courbe et discuter le comportement de la cloison sur la transmission des ondes sonores. Que se passe-t-il pour ?

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la cloison selon \widehat{e}_x en comptabilisant la résultante des forces de pression exercées sur les deux faces (\underline{p}_{\mathrm{i}} + \underline{p}_{\mathrm{r}} - \underline{p}_{\mathrm{t}})S et la force de rappel -K\underline{X}. Relier ensuite \underline{X}_{\mathrm{m}} à \underline{v}_{\mathrm{tm}} via la cinématique complexe.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de la résultante cinétique à la cloison selon \widehat{e}_x en recensant les forces de pression acoustique de part et d'autre (x \approx 0) et la force de rappel élastique.
  2. Exprimer \underline{p}_{\mathrm{rm}} et le déplacement \underline{X}_{\mathrm{m}} en fonction de \underline{p}_{\mathrm{tm}} et des grandeurs acoustiques grâce aux relations de la question Q12.
  3. Identifier la fonction de transfert canonique d'un filtre passe-bande du second ordre, expliciter (H_0, \omega_0, Q), tracer |\underline{H}|(\omega) et interpréter physiquement les limites ainsi que la résonance.
Voir la réponse courte

TRC appliqué à la cloison soumis aux forces de pression et de rappel élastique : passe-bande avec transparence acoustique à \omega_0.

Voir le corrigé complet

Considérons la cloison de masse m, d'épaisseur e \ll \lambda et de surface S, assimilée à un solide indéformable en translation le long de l'axe (Ox) repéré par \underline{X}(t) = \underline{X}_{\mathrm{m}} \mathrm{e}^{j\omega t}.

Le bilan des forces projeté selon \widehat{e}_x s'écrit :

  • Force pressante exercée par l'air à gauche (x = 0^-) :

    \vec{F}_{\mathrm{g}\to\mathrm{c}} = P(0^-, t) S \, \widehat{e}_x = \left[ P_0 + p_{\mathrm{i}}(0,t) + p_{\mathrm{r}}(0,t) \right] S \, \widehat{e}_x
  • Force pressante exercée par l'air à droite (x = 0^+) :

    \vec{F}_{\mathrm{d}\to\mathrm{c}} = - P(0^+, t) S \, \widehat{e}_x = - \left[ P_0 + p_{\mathrm{t}}(0,t) \right] S \, \widehat{e}_x
  • Force de rappel élastique :

    \vec{F}_{\text{rappel}} = - K X(t) \, \widehat{e}_x

La pression statique P_0 s'élimine. Le théorème de la résultante cinétique s'écrit en représentation complexe :

-m \omega^2 \underline{X}_{\mathrm{m}} = S \left( \underline{p}_{\mathrm{im}} + \underline{p}_{\mathrm{rm}} - \underline{p}_{\mathrm{tm}} \right) - K \underline{X}_{\mathrm{m}}

D'après la question Q12, la continuité de la vitesse en x \approx 0 fournit :

\begin{aligned} \underline{v}_{\mathrm{tm}} &= j\omega \underline{X}_{\mathrm{m}} \implies \underline{X}_{\mathrm{m}} = \frac{\underline{v}_{\mathrm{tm}}}{j\omega} = \frac{\underline{p}_{\mathrm{tm}}}{j\omega Z_{\mathrm{a}}} \\ \underline{v}_{\mathrm{im}} + \underline{v}_{\mathrm{rm}} &= \underline{v}_{\mathrm{tm}} \iff \frac{\underline{p}_{\mathrm{im}} - \underline{p}_{\mathrm{rm}}}{Z_{\mathrm{a}}} = \frac{\underline{p}_{\mathrm{tm}}}{Z_{\mathrm{a}}} \implies \underline{p}_{\mathrm{rm}} = \underline{p}_{\mathrm{im}} - \underline{p}_{\mathrm{tm}} \end{aligned}

En substituant \underline{p}_{\mathrm{rm}} dans le bilan dynamique :

\underline{p}_{\mathrm{im}} + \underline{p}_{\mathrm{rm}} - \underline{p}_{\mathrm{tm}} = 2 \left( \underline{p}_{\mathrm{im}} - \underline{p}_{\mathrm{tm}} \right)

L'équation du mouvement devient :

\left( K - m\omega^2 \right) \frac{\underline{p}_{\mathrm{tm}}}{j\omega Z_{\mathrm{a}}} = 2S \left( \underline{p}_{\mathrm{im}} - \underline{p}_{\mathrm{tm}} \right)

En réorganisant les termes :

\underline{p}_{\mathrm{im}} = \underline{p}_{\mathrm{tm}} \left[ 1 + \frac{K - m\omega^2}{2 j \omega S Z_{\mathrm{a}}} \right] = \underline{p}_{\mathrm{tm}} \left[ 1 + j \left( \frac{m\omega}{2 S Z_{\mathrm{a}}} - \frac{K}{2\omega S Z_{\mathrm{a}}} \right) \right]

On en déduit l'expression de la fonction de transfert :

\underline{H}(j\omega) = \frac{\underline{p}_{\mathrm{tm}}}{\underline{p}_{\mathrm{im}}} = \frac{1}{1 + j \left( \dfrac{m\omega}{2 S Z_{\mathrm{a}}} - \dfrac{K}{2\omega S Z_{\mathrm{a}}} \right)}

Par identification avec la forme demandée \underline{H}(j\omega) = \dfrac{H_0}{1 + j Q \left( \dfrac{\omega}{\omega_0} - \dfrac{\omega_0}{\omega} \right)}, on obtient :

\boxed{H_0 = 1 \quad ; \quad \omega_0 = \sqrt{\frac{K}{m}} \quad ; \quad Q = \frac{\sqrt{mK}}{2 S Z_{\mathrm{a}}} = \frac{m\omega_0}{2 S Z_{\mathrm{a}}}}

Le module de la fonction de transfert vaut :

|\underline{H}|(\omega) = \frac{1}{\sqrt{1 + Q^2 \left( \dfrac{\omega}{\omega_0} - \dfrac{\omega_0}{\omega} \right)^2}}

Discussion physique :

  • La cloison se comporte acoustiquement comme un filtre passe-bande du deuxième ordre centré sur sa pulsation propre \omega_0.
  • À basse fréquence (\omega \ll \omega_0), |\underline{H}| \approx \frac{\omega}{\omega_0 Q} \to 0 : le rappel élastique rigidifie la cloison, qui reste quasi-immobile et réfléchit l'essentiel de l'onde incidente.
  • À haute fréquence (\omega \gg \omega_0), |\underline{H}| \approx \frac{\omega_0}{\omega Q} \to 0 : l'inertie de masse de la cloison l'empêche d'osciller efficacement, la transmission est fortement atténuée (régime de la « loi de masse »).
  • Pour \boldsymbol{\omega = \omega_0} : l'effet élastique et l'effet inertiel se compensent rigoureusement (K - m\omega_0^2 = 0). Il y a résonance mécanique : on a alors |\underline{H}(\omega_0)| = 1 et \underline{p}_{\mathrm{tm}} = \underline{p}_{\mathrm{im}} (avec \underline{p}_{\mathrm{rm}} = 0). La cloison devient parfaitement transparente à l'onde acoustique.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne confondez pas résultante et énergie cinétique, et identifiez clairement l'échelle si vous effectuez un tracé logarithmique.

« certains candidats confondent ici le théorème de la résultante et celui de l’énergie cinétique »

« À noter que les tracés logarithmiques ont été acceptés seulement s’ils étaient clairement identifiés comme tels (un tracé de |H| s’étendant vers les réels négatifs n’est vraiment pas sérieux). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : atténuation acoustique, décibel

On néglige désormais l'élasticité de la cloison. Dans quel cas est-ce légitime ? Donner alors l'expression approchée de et commenter le comportement de la cloison. Déterminer l'épaisseur de la cloison (de masse volumique ) pour que l'intensité sonore soit affaiblie de 40 dB pour une fréquence de 200 Hz.

Voir l'indice

Négliger le terme élastique K devant le terme d'inertie de masse (K \ll m\omega^2). Relier l'atténuation de 40\text{ dB} au module au carré de la transmittance acoustique : |H|^2 = 10^{-4}. Exprimer ensuite la masse m en fonction de \mu_{\mathrm{c}}, S et e.

Voir la stratégie
  1. Comparer la force de rappel élastique à l'inertie de la cloison pour identifier le domaine fréquentiel où l'élasticité peut être négligée.
  2. Effectuer l'approximation haute fréquence (\omega \gg \omega_0) sur la fonction de transfert établie à la question précédente et interpréter le comportement obtenu (loi de masse).
  3. Relier l'affaiblissement en décibels de l'intensité acoustique au module de la fonction de transfert pour en déduire l'épaisseur e requise.
Voir la réponse courte

Loi de masse en haute fréquence (\underline{H} \approx \frac{2Z_a}{j m \omega/S}) et calcul de l'épaisseur e pour atteindre un affaiblissement de 40 dB.

Voir le corrigé complet

1. Validité de l'approximation :

L'équation du mouvement de la cloison projetée sur l'axe (Ox) fait intervenir la force d'inertie -m\omega^2 \underline{X} et la force de rappel élastique -K\underline{X}. Négliger l'élasticité revient à supposer que la force de rappel est négligeable devant l'inertie de la cloison :

K \ll m\omega^2 \iff \omega \gg \omega_0 = \sqrt{\frac{K}{m}}

Cette approximation est donc légitime pour des ondes sonores de pulsation \omega très supérieure à la pulsation propre \omega_0 du système mécanique formé par la cloison et ses fixations.

2. Expression approchée de \underline{H}(\mathrm{j}\omega) et comportement :

Pour \omega \gg \omega_0, le terme \frac{\omega_0}{\omega} devient négligeable devant \frac{\omega}{\omega_0}. En utilisant l'expression du facteur de qualité Q = \frac{m\omega_0}{2SZ_{\mathrm{a}}} issue de la question Q13, le dénominateur se simplifie :

Q\left(\frac{\omega}{\omega_0} - \frac{\omega_0}{\omega}\right) \approx Q\frac{\omega}{\omega_0} = \frac{m\omega}{2SZ_{\mathrm{a}}}

La fonction de transfert approchée s'écrit alors :

\boxed{\underline{H}(\mathrm{j}\omega) \approx \frac{1}{1 + \mathrm{j}\dfrac{m\omega}{2SZ_{\mathrm{a}}}}}

La cloison se comporte comme un filtre passe-bas acoustique du premier ordre, de pulsation de coupure :

\omega_{\mathrm{c}} = \frac{2SZ_{\mathrm{a}}}{m} = \frac{2Z_{\mathrm{a}}}{\mu_{\mathrm{c}} e}

Pour \omega \gg \omega_{\mathrm{c}}, le gain |\underline{H}(\mathrm{j}\omega)| \approx \frac{2SZ_{\mathrm{a}}}{m\omega} décroît en 1/\omega (atténuation de 20\text{ dB} par décade, soit 6\text{ dB} par octave). La cloison isole d'autant mieux que la fréquence du son est élevée et que sa masse surfacique m/S = \mu_{\mathrm{c}} e est grande : c'est la « loi de masse » de l'isolation phonique.

3. Détermination de l'épaisseur e de la cloison :

L'intensité acoustique moyenne d'une onde plane progressive est proportionnelle au carré de l'amplitude de surpression : I = \frac{p_{\mathrm{m}}^2}{2Z_{\mathrm{a}}}. Le coefficient de transmission en intensité est donc :

T_I = \frac{I_{\mathrm{t}}}{I_{\mathrm{i}}} = |\underline{H}(\mathrm{j}\omega)|^2

Un affaiblissement sonore de 40\text{ dB} se traduit par :

\Delta L = 10\log_{10}\left(\frac{I_{\mathrm{i}}}{I_{\mathrm{t}}}\right) = -20\log_{10}|\underline{H}(\mathrm{j}\omega)| = 40\text{ dB} \iff |\underline{H}(\mathrm{j}\omega)| = 10^{-2}

Puisque |\underline{H}| = 10^{-2} \ll 1, le terme imaginaire est très grand devant 1, d'où :

\frac{m\omega}{2SZ_{\mathrm{a}}} = \frac{\mu_{\mathrm{c}} e (2\pi f)}{2Z_{\mathrm{a}}} \approx 10^2

On en déduit l'expression littérale de l'épaisseur :

\boxed{e = \frac{100\, Z_{\mathrm{a}}}{\pi f \mu_{\mathrm{c}}}}

Application numérique :

L'impédance acoustique de l'air vaut Z_{\mathrm{a}} = \mu_0 c_s. En adoptant la valeur usuelle de la célérité du son dans l'air à température ambiante c_s \approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et avec \mu_0 = 1{,}0\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, on a Z_{\mathrm{a}} = 340\text{ kg}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1}.

e = \frac{100 \times 340}{\pi \times 200 \times 1200} = \frac{17}{120\pi} \approx \frac{17}{377} \approx 4{,}5 \times 10^{-2}\text{ m}
\boxed{e \approx 4{,}5\text{ cm}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à relier l'élasticité au coefficient de raideur pour mener à terme les calculs approchés.

« Le lien entre « élasticité » et coefficient de raideur n’est pas souvent fait spontanément. Les calculs qui suivent ne sont pas élémentaires et donc rarement complets. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Partie III : Analyse de Fourier et diffusion thermique

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : diffusivité thermique, temps caractéristique de diffusion

Déterminer l'expression de la constante en fonction de la masse volumique , du coefficient de conductivité thermique et de la capacité thermique massique du matériau considéré. On pourra raisonner par analyse dimensionnelle. En déduire l'expression du temps caractéristique de diffusion sur une longueur . Faire l'application numérique pour une diffusion dans le fer sur une longueur .

Voir l'indice

Établir les dimensions de \lambda, \mu et c pour former par produit de puissances une grandeur homogène à une diffusivité thermique en \mathrm{m^2\cdot s^{-1}}. En déduire le temps caractéristique par l'analyse d'échelle L^2/D.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la dimension du coefficient de diffusion D à partir de l'équation de diffusion, puis exprimer D en fonction de \lambda, \mu et c par analyse dimensionnelle (ou via le bilan d'énergie thermique local).
  2. Déduire l'ordre de grandeur du temps caractéristique de diffusion \tau sur la distance L.
  3. Réaliser l'application numérique avec deux chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle pour D = \lambda/(\mu c) puis \tau = L^2/D et application numérique pour la barre de fer.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de la diffusion unidimensionnelle :

\frac{\partial T}{\partial t} = D \frac{\partial^2 T}{\partial x^2},

la constante D (diffusivité thermique) a pour dimension :

[D] = \frac{[x]^2}{[t]} = \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-1}.

Exprimons les dimensions des grandeurs physiques mises en jeu :

\begin{aligned} [\mu] &= \mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^{-3}, \\ [c] &= \frac{[\text{Énergie}]}{[\text{Masse}] \cdot [\text{Température}]} = \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-2} \cdot \Theta^{-1}, \\ [\lambda] &= \frac{[\text{Puissance}]}{[\text{Longueur}] \cdot [\text{Température}]} = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-3} \cdot \Theta^{-1}. \end{aligned}

Le produit \mu c, capacité thermique volumique, a pour dimension :

[\mu c] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^{-1} \cdot \mathrm{T}^{-2} \cdot \Theta^{-1}.

Le rapport \frac{\lambda}{\mu c} a donc la dimension :

\left[ \frac{\lambda}{\mu c} \right] = \frac{\mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-3} \cdot \Theta^{-1}}{\mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^{-1} \cdot \mathrm{T}^{-2} \cdot \Theta^{-1}} = \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-1} = [D].

Un bilan d'énergie sur une tranche de matériau d'épaisseur \mathrm{d}x (\mu c \, \mathrm{d}x \, \frac{\partial T}{\partial t} = -\frac{\partial j_{\mathrm{th}}}{\partial x} \mathrm{d}x = \lambda \frac{\partial^2 T}{\partial x^2}\mathrm{d}x) confirme que le facteur numérique sans dimension vaut 1 :

\boxed{D = \frac{\lambda}{\mu c}}

Par analyse des ordres de grandeur de l'équation de diffusion sur une longueur caractéristique L et une durée caractéristique \tau :

\frac{\Delta T}{\tau} \sim D \frac{\Delta T}{L^2} \implies \tau \sim \frac{L^2}{D}.

On adopte l'expression usuelle du temps caractéristique de diffusion :

\boxed{\tau = \frac{L^2}{D} = \frac{\mu c L^2}{\lambda}}

Application numérique : Pour le fer, avec les données numériques fournies :

  • \mu = 7{,}9 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3},
  • c = 4{,}0 \times 10^2\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1},
  • \lambda = 80\text{ W}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{K}^{-1},
  • L = 50\text{ cm} = 0{,}50\text{ m}.

La diffusivité thermique du fer vaut :

D = \frac{80}{7{,}9 \times 10^3 \times 4{,}0 \times 10^2} = \frac{80}{3{,}16 \times 10^6} \approx 2{,}5 \times 10^{-5}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}.

Le temps caractéristique est alors :

\tau = \frac{(0{,}50)^2}{2{,}53 \times 10^{-5}} = \frac{0{,}25 \times 3{,}16 \times 10^6}{80} = \frac{7{,}9 \times 10^5}{80} = 9{,}875 \times 10^3\text{ s}.

En conservant deux chiffres significatifs :

\boxed{\tau \approx 9{,}9 \times 10^3\text{ s} \approx 2{,}7\text{ h}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Un bilan thermique explicite ou une analyse dimensionnelle convenaient, à condition d'en expliciter la démarche.

« Le jury acceptait autant les méthodes basées sur un bilan thermique explicite (1D cartésien) que celles appuyées sur l’analyse dimensionnelle (si celle-ci était explicitée et pas seulement invoquée). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

Question déjà tombée ailleurs

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : loi de fourier, vecteur densité de courant thermique

Rappeler la loi de Fourier pour la diffusion thermique. En déduire l'expression du vecteur densité de courant thermique puis dessiner l'allure des lignes de champ le long de l'anneau, en précisant leur orientation.

Voir l'indice

Énoncer la loi phénoménologique de Fourier reliant le vecteur densité de flux thermique au gradient spatial de température. Utiliser la composante orthoradiale du gradient en coordonnées cylindriques et orienter les lignes de flux du chaud vers le froid.

Voir la stratégie
  1. Énoncer la loi phénoménologique de Fourier reliant le vecteur densité de courant thermique au gradient de température.
  2. Utiliser l'hypothèse d'uniformité de la température sur la section droite (a \ll R) et l'expression du gradient en coordonnées cylindriques fournie par l'énoncé pour expliciter \vec{j}_{\mathrm{th}}.
  3. Déterminer le sens d'écoulement de la chaleur à partir du fait que l'anneau est chauffé en \theta = 0, puis tracer les lignes de champ orientées.
Voir la réponse courte

Rappel de \vec{j}_{\mathrm{th}} = -\lambda \vec{\nabla} T, orienté vers les zones froides, et schéma des lignes de champ le long de l'anneau.

Voir le corrigé complet

La loi phénoménologique de Fourier s'écrit :

\vec{j}_{\mathrm{th}} = -\lambda \, \overrightarrow{\mathrm{grad}}\, T

où \lambda est la conductivité thermique du fer (\lambda > 0).

D'après l'énoncé, la température T(\theta, t) est uniforme sur toute section droite de l'anneau, de sorte qu'elle ne dépend ni de r ni de z : \frac{\partial T}{\partial r} = 0 et \frac{\partial T}{\partial z} = 0. Comme l'épaisseur de la section est très petite devant le rayon moyen (a \ll R), on peut approximer la coordonnée radiale par r \approx R. L'expression du gradient en coordonnées cylindriques se réduit alors à :

\overrightarrow{\mathrm{grad}}\, T = \frac{1}{R}\frac{\partial T}{\partial \theta}\,\widehat{e}_{\theta}

On en déduit l'expression du vecteur densité de courant thermique :

\boxed{\vec{j}_{\mathrm{th}}(\theta,t) = -\frac{\lambda}{R}\frac{\partial T}{\partial \theta}\,\widehat{e}_{\theta}}

L'anneau est chauffé en \theta = 0 qui constitue la zone la plus chaude. La chaleur diffuse des zones chaudes vers les zones froides, c'est-à-dire de \theta = 0 vers le point diamétralement opposé \theta = \pm\pi :

  • pour \theta \in ]0, \pi[, la température décroît avec \theta (\partial T/\partial \theta < 0), donc \vec{j}_{\mathrm{th}} est orienté dans le sens trigonométrique (+\widehat{e}_{\theta}) ;
  • pour \theta \in ]-\pi, 0[, la température croît avec \theta (\partial T/\partial \theta > 0), donc \vec{j}_{\mathrm{th}} est orienté dans le sens horaire (-\widehat{e}_{\theta}).

Les lignes de champ de \vec{j}_{\mathrm{th}} sont des cercles concentriques guidés par la géométrie torique de l'anneau, divergeant du point chaud \theta = 0 et convergeant vers le point froid \theta = \pm \pi.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Indiquez l'orientation sur les lignes de courant thermique et respectez le sens physique de l'écoulement de la chaleur.

« Rappelons ici que l’allure des lignes de champ doit comporter des marques de l’orientation du vecteur étudié. La chaleur qui « tourne en rond » en faisant tout le tour de l’anneau n’est bien sûr pas un choix raisonnable. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : équation de la chaleur, loi de newton, ailette de refroidissement

Déterminer les expressions approchées de ainsi défini et de la surface élémentaire de son contact avec l'air. On rappelle que . En déduire que vérifie l'équation

Voir l'indice

Exprimer le volume élémentaire a^2 R\,\mathrm{d}\theta et les surfaces d'échange latérales 4a R\,\mathrm{d}\theta. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à cette tranche entre t et t+\mathrm{d}t en sommant les flux de conduction entrants/sortants et les pertes convectives de Newton.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le volume élémentaire \mathrm{d}V et la surface latérale \mathrm{d}S_{\mathrm{lat}} en exploitant l'approximation d'anneau mince (a \ll R), pour laquelle la longueur curviligne moyenne de la tranche angulaire [\theta, \theta + \mathrm{d}\theta] est \mathrm{d}\ell = R\,\mathrm{d}\theta.
  2. Réaliser un bilan d'énergie (premier principe de la thermodynamique) sur cette tranche entre les instants t et t+\mathrm{d}t, en comptabilisant le terme de stockage thermique, les flux conductifs aux frontières \theta et \theta+\mathrm{d}\theta, ainsi que les pertes conducto-convectives par la surface latérale selon la loi de Newton.
Voir la réponse courte

Bilan thermique sur un volume élémentaire dV avec conduction longitudinale et pertes convectives de Newton vers l'air ambiant.

Voir le corrigé complet

Puisque le côté de la section carrée vérifie a \ll R, le rayon de courbure est assimilable au rayon moyen R en tout point de la section. La longueur curviligne de la tranche angulaire comprise entre \theta et \theta + \mathrm{d}\theta vaut donc \mathrm{d}\ell = R\,\mathrm{d}\theta.

  • Le volume élémentaire de cette tranche de section droite S = a^2 s'écrit :

    \boxed{\mathrm{d}V = a^2 R\,\mathrm{d}\theta}
  • Le contour de la section droite a pour périmètre \mathcal{P} = 4a. La surface latérale élémentaire en contact avec l'air environnant est donc :

    \boxed{\mathrm{d}S_{\mathrm{lat}} = 4a R\,\mathrm{d}\theta}

Appliquons le premier principe de la thermodynamique au système fermé constitué par la matière contenue dans ce volume élémentaire \mathrm{d}V, de masse \mathrm{d}m = \mu\,\mathrm{d}V, entre les instants t et t + \mathrm{d}t. En l'absence de travail utile :

\mathrm{d}U = \delta Q = \delta Q_{\mathrm{cond}} + \delta Q_{\mathrm{lat}}
  • La variation d'énergie interne s'exprime par :

    \mathrm{d}U = \mathrm{d}m\,c\,\frac{\partial T}{\partial t}\,\mathrm{d}t = \mu c\,a^2 R\,\mathrm{d}\theta\,\frac{\partial T}{\partial t}\,\mathrm{d}t
  • Le transfert thermique reçu par conduction à travers les sections d'entrée en \theta et de sortie en \theta + \mathrm{d}\theta s'écrit à l'aide du flux conductif \Phi(\theta,t) = \vec{j}_{\mathrm{th}}(\theta,t)\cdot (a^2\,\widehat{e}_{\theta}) = -\frac{\lambda a^2}{R}\frac{\partial T}{\partial \theta} (d'après la question Q16) :

    \begin{aligned} \delta Q_{\mathrm{cond}} &= \left[\Phi(\theta,t) - \Phi(\theta+\mathrm{d}\theta,t)\right]\mathrm{d}t = -\frac{\partial \Phi}{\partial \theta}\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}t \\ &= \frac{\lambda a^2}{R}\frac{\partial^2 T}{\partial \theta^2}\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}t \end{aligned}
  • Le transfert thermique échangé avec l'air extérieur à travers la surface latérale s'obtient via la loi de Newton :

    \delta Q_{\mathrm{lat}} = -\delta \Phi\,\mathrm{d}t = -h\left(T(\theta,t) - T_e\right)\mathrm{d}S_{\mathrm{lat}}\,\mathrm{d}t = -4h a R\left(T(\theta,t) - T_e\right)\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}t

En rassemblant ces contributions dans le bilan thermique :

\mu c\,a^2 R\,\mathrm{d}\theta\,\frac{\partial T}{\partial t}\,\mathrm{d}t = \left[\frac{\lambda a^2}{R}\frac{\partial^2 T}{\partial \theta^2} - 4h a R (T - T_e)\right]\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}t

En divisant chaque terme par le volume \mathrm{d}V = a^2 R\,\mathrm{d}\theta et par la durée \mathrm{d}t, on obtient :

\boxed{\frac{\lambda}{R^2} \frac{\partial^2 T}{\partial \theta^2} - \frac{4h}{a} (T - T_e) = \mu c \frac{\partial T}{\partial t}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Quand le résultat est fourni par l'énoncé, détaillez le fil du raisonnement au lieu de vous contenter de simples affirmations.

« lorsqu’un énoncé demande de « montrer que (un résultat donné). . . », le jury ne se contente pas d’affirmations et vérifie le fil du raisonnement des candidats avant d’attribuer (ou pas) les points prévus au barème. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : ailette de refroidissement, longueur caractéristique

Donner, en régime stationnaire, et en fonction de , , et de , la forme de la solution . On introduira deux constantes d'intégration et sans chercher à les déterminer pour l'instant. Préciser, en le justifiant, la dimension de la grandeur .

Voir l'indice

Poser \partial T/\partial t = 0 pour obtenir une équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants sur l'écart de température \theta \mapsto T(\theta) - T_e. Vérifier l'homogénéité de \delta en étudiant le quotient \lambda a / h.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équation régissant la température issue de la question Q17 en régime stationnaire (\partial T / \partial t = 0).
  2. Exprimer l'équation différentielle en faisant apparaître \delta et donner la forme générale de la solution.
  3. Déterminer la dimension de \delta, soit directement à partir de l'équation différentielle, soit par les dimensions élémentaires des grandeurs a, \lambda et h.
Voir la réponse courte

Forme générale T(\theta) = T_e + A \cosh(R\theta/\delta) + B \sinh(R\theta/\delta) et justification dimensionnelle de la longueur caractéristique \delta.

Voir le corrigé complet

En régime stationnaire, la température ne dépend plus du temps, soit \dfrac{\partial T}{\partial t} = 0. L'équation établie à la question Q17 devient :

\frac{\lambda}{R^2} \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}\theta^2} - \frac{4h}{a}\left(T(\theta) - T_e\right) = 0.

En introduisant la grandeur \delta = \sqrt{\dfrac{a\lambda}{4h}}, le terme \dfrac{4h}{a} s'écrit \dfrac{\lambda}{\delta^2}. En divisant l'ensemble de l'équation par \lambda, il vient :

\frac{1}{R^2} \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}\theta^2} - \frac{1}{\delta^2}\left(T(\theta) - T_e\right) = 0 \iff \frac{\mathrm{d}^2 T}{\mathrm{d}\theta^2} - \left(\frac{R}{\delta}\right)^2 \left(T(\theta) - T_e\right) = 0.

Il s'agit d'une équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants avec second membre constant. La solution générale s'écrit :

\boxed{T(\theta) = T_e + A\,\mathrm{e}^{\frac{R\theta}{\delta}} + B\,\mathrm{e}^{-\frac{R\theta}{\delta}}}

ou, sous forme équivalente :

T(\theta) = T_e + A' \cosh\left(\frac{R\theta}{\delta}\right) + B' \sinh\left(\frac{R\theta}{\delta}\right),

où A et B (ou A' et B') sont deux constantes d'intégration réelles homogènes à une température.

Dimension de \delta : L'argument de l'exponentielle \dfrac{R\theta}{\delta} doit être sans dimension. Comme \theta est un angle (sans dimension, [\theta] = 1) et que le rayon R est une longueur ([R] = \mathrm{L}), on en déduit immédiatement :

[\delta] = [R] = \mathrm{L}.

On peut également le vérifier à partir de sa définition :

  • [a] = \mathrm{L} ;
  • [\lambda] = \mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-1}\cdot\mathrm{K}^{-1} = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-3}\cdot\Theta^{-1} ;
  • [h] = \mathrm{W}\cdot\mathrm{m}^{-2}\cdot\mathrm{K}^{-1} = \mathrm{M}\cdot\mathrm{T}^{-3}\cdot\Theta^{-1}.

Le rapport [\lambda/h] = \mathrm{L}, d'où :

[\delta] = \left[\sqrt{\frac{a\lambda}{4h}}\right] = \left(\mathrm{L} \times \mathrm{L}\right)^{1/2} = \mathrm{L}.
\boxed{\text{La grandeur }\delta \text{ est homogène à une longueur.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Maîtrisez la résolution des équations différentielles linéaires à coefficients constants et second membre constant.

« Il s’agissait ici seulement de résoudre une équation différentielle linéaire à coefficients et second membre constants. Difficile de trouver plus usuel, et pourtant une proportion significative des candidats n’y est pas parvenu. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : condition aux limites, profil de température

On donne sur la figure 4 l'allure de la représentation graphique associée aux solutions et (pour fixé). On note la valeur, imposée par le chauffage, en . Commenter ces deux graphes puis les exploiter judicieusement pour déterminer, sur l'intervalle , les constantes et introduites précédemment, en fonction de , , et . En déduire la solution sur l'intervalle .

Voir l'indice

Exploiter la symétrie thermique T(-\theta) = T(\theta) qui impose une dérivée nulle (donc un flux conductif nul) en \theta = \pi. Utiliser les conditions aux limites T(0) = T_1 et \mathrm{d}T/\mathrm{d}\theta(\pi) = 0 pour déterminer les deux constantes d'intégration.

Voir la stratégie
  1. Analyser les graphes en reliant la parité de la température, l'imparité de la densité de courant thermique via la loi de Fourier, la présence d'une source ponctuelle en \theta = 0 et la condition de symétrie au point opposé \theta = \pi.
  2. Exprimer les deux conditions aux limites sur [0, \pi] : température imposée en \theta = 0 et annulation du flux thermique en \theta = \pi.
  3. Résoudre le système pour expliciter les constantes A et B, puis factoriser la solution T(\theta) sous forme hyperbolique.
Voir la réponse courte

Exploitation de la symétrie thermique en \theta = \pi (j_{\text{th}} = 0) et de T(0) = T_1 pour déterminer A et B.

Voir le corrigé complet

Commentaire des graphes de la figure 4 :

  • Symétrie et parité : le profil d'écart de température \theta \mapsto T(\theta) - T_e est une fonction paire, traduisant la symétrie géométrique du tore et du chauffage par rapport au plan \theta = 0. D'après la question Q16, le vecteur densité de courant thermique s'écrit \vec{j}_{\mathrm{th}}(\theta) = j_{\mathrm{th}}(\theta)\,\widehat{e}_\theta avec :

    j_{\mathrm{th}}(\theta) = -\frac{\lambda}{R}\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}\theta}

    La dérivée d'une fonction paire étant impaire, la composante j_{\mathrm{th}}(\theta) est bien représentée par une fonction impaire.

  • Comportement en \theta = 0 : la source thermique ponctuelle en \theta = 0 crée un apport de flux se séparant vers les deux moitiés du tore. Cela engendre une discontinuité de la composante j_{\mathrm{th}} en \theta = 0 (j_{\mathrm{th}}(0^+) > 0 et j_{\mathrm{th}}(0^-) < 0), ce qui se manifeste sur le graphe de la température par un point anguleux (discontinuité de la dérivée spatiale).
  • Comportement en \theta = ± \pi : par symétrie et continuité au point diamétralement opposé à la source, les flux thermiques issus de \theta > 0 et de \theta < 0 se compensent exactement, ce qui impose j_{\mathrm{th}}(\pi) = 0, soit une tangente horizontale pour T(\theta) en \theta = \pi :

    \left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}\theta}\right|_{\theta = \pi} = 0

Détermination des constantes A et B sur [0, +\pi] :

D'après la question Q18, la solution s'écrit :

T(\theta) - T_e = A\,\mathrm{e}^{\frac{R\theta}{\delta}} + B\,\mathrm{e}^{-\frac{R\theta}{\delta}}

Sa dérivée par rapport à \theta est :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}\theta} = \frac{R}{\delta}\left(A\,\mathrm{e}^{\frac{R\theta}{\delta}} - B\,\mathrm{e}^{-\frac{R\theta}{\delta}}\right)

Les deux conditions aux limites s'écrivent :

\begin{aligned} T(0) = T_1 &\implies A + B = T_1 - T_e \\ j_{\mathrm{th}}(\pi) = 0 \iff \left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}\theta}\right|_{\theta = \pi} = 0 &\implies A\,\mathrm{e}^{\frac{\pi R}{\delta}} - B\,\mathrm{e}^{-\frac{\pi R}{\delta}} = 0 \end{aligned}

La seconde équation donne B = A\,\mathrm{e}^{\frac{2\pi R}{\delta}}. En réinjectant dans la première :

A\left(1 + \mathrm{e}^{\frac{2\pi R}{\delta}}\right) = T_1 - T_e \iff 2A\,\mathrm{e}^{\frac{\pi R}{\delta}}\cosh\left(\frac{\pi R}{\delta}\right) = T_1 - T_e

On en déduit l'expression des constantes A et B :

\boxed{A = \frac{T_1 - T_e}{2\cosh\left(\frac{\pi R}{\delta}\right)}\,\mathrm{e}^{-\frac{\pi R}{\delta}}} \quad \text{et} \quad \boxed{B = \frac{T_1 - T_e}{2\cosh\left(\frac{\pi R}{\delta}\right)}\,\mathrm{e}^{\frac{\pi R}{\delta}}}

Expression de la température sur [0, +\pi] :

En remplaçant A et B dans l'expression de T(\theta) :

\begin{aligned} T(\theta) - T_e &= \frac{T_1 - T_e}{2\cosh\left(\frac{\pi R}{\delta}\right)}\left(\mathrm{e}^{-\frac{\pi R}{\delta}}\mathrm{e}^{\frac{R\theta}{\delta}} + \mathrm{e}^{\frac{\pi R}{\delta}}\mathrm{e}^{-\frac{R\theta}{\delta}}\right) \\ &= \frac{T_1 - T_e}{2\cosh\left(\frac{\pi R}{\delta}\right)}\left(\mathrm{e}^{-\frac{R(\pi - \theta)}{\delta}} + \mathrm{e}^{\frac{R(\pi - \theta)}{\delta}}\right) \\ &= (T_1 - T_e)\,\frac{\cosh\left(\frac{R(\pi - \theta)}{\delta}\right)}{\cosh\left(\frac{\pi R}{\delta}\right)} \end{aligned}

D'où l'expression finale de la température sur l'intervalle [0, +\pi] :

\boxed{T(\theta) = T_e + (T_1 - T_e)\,\frac{\cosh\left(\frac{R(\pi - \theta)}{\delta}\right)}{\cosh\left(\frac{\pi R}{\delta}\right)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Tenez compte de la non-dérivabilité en θ = 0 pour traiter les constantes comme des fonctions constantes par morceaux.

« la solution cherchée T(θ) n’étant pas dérivable en θ = 0 (comme explicité par l’énoncé), les grandeurs A et B ne sont que constantes par morceaux. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : temps caractéristique de diffusion, ordre de grandeur

Sur les relevés expérimentaux de Joseph Fourier du 31 juillet 1806, on lit que deux heures après le début du chauffage, les valeurs de températures des différentes sections de l'anneau sont stationnaires. Montrer que cet ordre de grandeur était prévisible à condition de supposer le phénomène de diffusion prépondérant en régime transitoire.

Voir l'indice

Calculer le temps caractéristique de diffusion sur un demi-périmètre de l'anneau torique L = \pi R avec l'expression de \tau établie à la question 15, et comparer la valeur numérique obtenue aux deux heures observées expérimentalement.

Voir la stratégie
  1. Identifier la distance maximale de propagation thermique dans le tore, entre la source de chaleur en \theta = 0 et le point le plus éloigné en \theta = \pi.
  2. Relier cette distance à la longueur caractéristique étudiée à la question 15, et en déduire le temps caractéristique de diffusion associé.
  3. Conclure sur la cohérence avec l'observation expérimentale de deux heures.
Voir la réponse courte

Évaluation de \tau \sim (R\pi)^2/D, de l'ordre de grandeur de l'heure, cohérent avec l'observation historique de Fourier.

Voir le corrigé complet

Le chauffage étant localisé en \theta = 0, la chaleur se propage par conduction le long des deux demi-anneaux vers le point le plus éloigné, situé à \theta = \pi. La distance maximale parcourue le long du tore vaut :

L = \pi R

Avec le rayon moyen R = 16\text{ cm} = 0{,}16\text{ m}, cette longueur maximale vaut :

L = \pi \times 0{,}16 \approx 0{,}50\text{ m} = 50\text{ cm}

En supposant la diffusion thermique prépondérante pendant le régime transitoire, le temps caractéristique nécessaire à l'établissement de la température sur l'ensemble de l'anneau est le temps de diffusion \tau sur cette distance L. D'après le résultat de la question 15 :

\tau = \frac{L^2}{D} = \frac{\mu_{\mathrm{f}} c (\pi R)^2}{\lambda}

L'application numérique réalisée à la question 15 pour une barre de fer de longueur L = 50\text{ cm} donne :

\tau \approx 9{,}9 \times 10^3\text{ s} \approx 2{,}7\text{ h}
\boxed{\tau \sim 2\text{ à }3\text{ heures}}

Cet ordre de grandeur de quelques heures est parfaitement compatible avec l'observation expérimentale de Joseph Fourier, qui constate l'obtention du régime stationnaire deux heures après le début du chauffage.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question qualitative sans calcul nouveau, très révélatrice de la bonne compréhension de l'étude.

« Cette question sans aucun nouveau calcul n’a malheureusement pas été très souvent abordée. Elle a de fait constitué un marqueur de la bonne compréhension par le candidat de l’étude en cours. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : séparation des variables, équation de la chaleur

Donner l'équation vérifiée par . On cherche les solutions à variable séparée de la forme . L'interprétation de l'indice apparaîtra dans la donnée de la condition initiale nécessaire à la résolution complète de l'équation. Déterminer les expressions générales de et puis montrer que s'écrit sous la forme

On donnera la relation entre et et on précisera leurs dimensions respectives.

Voir l'indice

Poser l'équation de diffusion sans pertes convectives (h = 0). Injecter la forme à variables séparées T_n(\theta,t) = f_n(\theta)g_n(t), séparer les termes dépendants de \theta et de t en les égalant à une constante négative réelle, et traduire la parité de la solution.

Voir la stratégie
  1. Établir l'équation de la chaleur sans fuite thermique en adaptant l'équation obtenue à la question Q17 avec h = 0.
  2. Séparer les variables en posant T_n(\theta,t) = f_n(\theta) g_n(t), introduire une constante de séparation réelle négative assurant la décroissance temporelle, et exploiter la parité spatiale imposée par l'énoncé.
  3. Identifier les expressions de f_n(\theta), g_n(t) et déduire la relation liant le temps caractéristique \tau_n à la longueur caractéristique d_n, puis expliciter leurs dimensions.
Voir la réponse courte

Méthode de séparation des variables sur l'anneau calorifugé conduisant aux modes propres et à la relation \tau_n = d_n^2/D.

Voir le corrigé complet

L'anneau étant enfoui dans le sable (isolant parfait sans fuite thermique latérale), les échanges conducto-convectifs avec l'extérieur sont nuls (h = 0). D'après l'équation établie à la question Q17, T(\theta,t) vérifie donc :

\boxed{\frac{\lambda}{R^2} \frac{\partial^2 T}{\partial \theta^2} = \mu c \frac{\partial T}{\partial t}} \quad \text{soit} \quad \frac{\partial T}{\partial t} = \frac{D}{R^2} \frac{\partial^2 T}{\partial \theta^2}

où D = \frac{\lambda}{\mu c} est la diffusivité thermique du fer introduite à la question Q15.

On cherche une solution sous la forme à variables séparées T_n(\theta,t) = f_n(\theta) g_n(t). En injectant cette forme dans l'équation de diffusion :

\begin{aligned} f_n(\theta) \frac{\mathrm{d}g_n}{\mathrm{d}t}(t) &= \frac{D}{R^2} \frac{\mathrm{d}^2 f_n}{\mathrm{d}\theta^2}(\theta) \, g_n(t) \end{aligned}

En divisant par f_n(\theta) g_n(t) \neq 0 :

\begin{aligned} \frac{1}{g_n(t)} \frac{\mathrm{d}g_n}{\mathrm{d}t} &= \frac{D}{R^2} \frac{1}{f_n(\theta)} \frac{\mathrm{d}^2 f_n}{\mathrm{d}\theta^2} \end{aligned}

Le membre de gauche ne dépend que de t et celui de droite uniquement de \theta ; ils sont donc tous deux égaux à une même constante de séparation réelle, notée -\frac{1}{\tau_n} avec \tau_n > 0 afin d'éviter toute divergence physique de la température lorsque t \to +\infty.

Évolution temporelle g_n(t) : La fonction g_n(t) vérifie l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}g_n}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{\tau_n} g_n(t) = 0 \implies g_n(t) = C_t \, \mathrm{e}^{-t/\tau_n}

où C_t est une constante.

Dépendance angulaire f_n(\theta) : La fonction f_n(\theta) vérifie :

\frac{\mathrm{d}^2 f_n}{\mathrm{d}\theta^2} + \frac{R^2}{D \tau_n} f_n(\theta) = 0

En posant d_n = \sqrt{D \tau_n}, cette équation s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2 f_n}{\mathrm{d}\theta^2} + \left(\frac{R}{d_n}\right)^2 f_n(\theta) = 0

La solution générale est une combinaison linéaire de fonctions sinusoïdales :

f_n(\theta) = A_n \cos\left(\frac{R\theta}{d_n}\right) + C_n \sin\left(\frac{R\theta}{d_n}\right)

L'énoncé précisant la condition de symétrie T(-\theta,t) = T(\theta,t), la fonction f_n est paire, d'où C_n = 0.

Expression de la solution élémentaire T_n(\theta,t) : En regroupant les constantes multiplicatives sous la constante B_n = A_n C_t, on obtient la forme requise :

\boxed{T_n(\theta,t) = B_n \cos\left(\frac{R\theta}{d_n}\right) \mathrm{e}^{-t/\tau_n}}

Relation entre \tau_n et d_n et analyse dimensionnelle : Par définition de d_n, la relation liant \tau_n et d_n est :

\boxed{\tau_n = \frac{d_n^2}{D} = \frac{\mu c\, d_n^2}{\lambda}}
  • L'argument \frac{R\theta}{d_n} de la fonction cosinus étant sans dimension et \theta étant un angle sans dimension, R\theta représente une longueur d'arc : d_n a donc la dimension d'une longueur, [d_n] = \mathrm{L}.
  • L'argument \frac{t}{\tau_n} de l'exponentielle étant sans dimension, \tau_n a la dimension d'un temps, [\tau_n] = \mathrm{T} (ce qui est cohérent avec [D] = \mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-1}).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soignez les discussions du signe de la constante de séparation pour le terme temporel et de la parité pour la partie spatiale.

« Les techniques de séparation des variables semblaient connues par presque tous les candidats qui ont abordé cette question, la différence se faisant entre autres sur les discussions de signe (pour la partie temporelle) et de parité (de la partie spatiale). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : série de fourier, principe de superposition

À l'instant , la température initiale d'une section repérée par l'angle est une fonction , symétrique, de période et dont le développement en série de Fourier est de la forme

Les coefficients sont supposés connus. Que représente la constante ? Justifier précisément pourquoi la solution générale peut se mettre sous la forme

Expliciter , et en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Identifier les coefficients du développement en série de Fourier à l'instant initial t=0. Exploiter la linéarité de l'équation de la diffusion pour sommer les solutions élémentaires modales. Interpréter T_{\mathrm{m}} comme la température moyenne de l'anneau.

Voir la stratégie
  1. Interpréter la valeur moyenne du développement de Fourier T_m en termes de moyenne spatiale et de bilan d'énergie global (système thermiquement isolé).
  2. Justifier la forme de la solution par la linéarité de l'équation de la diffusion et le principe de superposition.
  3. Identifier terme à terme l'état initial T(\theta, 0) avec le développement de Fourier T_0(\theta) pour en déduire B_n, d_n et \tau_n.
Voir la réponse courte

Linéarité de l'équation de la chaleur, identification des conditions aux limites périodiques R/d_n = n et des coefficients de Fourier initiaux.

Voir le corrigé complet

1. Signification de la constante T_m :

Dans la décomposition en série de Fourier de la fonction 2\pi-périodique T_0(\theta), la constante T_m représente la valeur moyenne spatiale de la température initiale le long de l'anneau :

T_m = \langle T_0 \rangle = \frac{1}{2\pi} \int_{-\pi}^{\pi} T_0(\theta)\,\mathrm{d}\theta

L'anneau étant parfaitement calorifugé dans le sable (aucun échange thermique avec l'extérieur), l'énergie interne totale de l'anneau se conserve au cours du temps. Par conséquent, la température moyenne de l'anneau reste constante :

\langle T(\theta, t) \rangle = \frac{1}{2\pi} \int_{-\pi}^{\pi} T(\theta, t)\,\mathrm{d}\theta = T_m, \quad \forall t \ge 0

Lorsque t \to +\infty, les gradients de température s'annulent par diffusion et l'anneau atteint un état d'équilibre thermique uniforme : T_m est donc également la température finale d'équilibre de l'anneau.

2. Justification de la forme de la solution générale :

  • L'équation de diffusion thermique obtenue à la question Q21,

    \frac{\partial T}{\partial t} = \frac{\lambda}{\mu c R^2} \frac{\partial^2 T}{\partial \theta^2},

    est une équation aux dérivées partielles linéaire et homogène.

  • D'après le principe de superposition, toute combinaison linéaire de solutions est encore solution.
  • La constante T_m est trivialement une solution stationnaire de cette équation (dérivées temporelle et spatiale nulles).
  • Chaque terme T_n(\theta,t) établi en Q21 est une solution particulière vérifiant les conditions de symétrie (T(-\theta,t) = T(\theta,t)) et de continuité le long du tore.

Par linéarité, la somme infinie T(\theta,t) = T_m + \sum_{n=1}^\infty T_n(\theta,t) est bien solution de l'équation de la diffusion.

3. Détermination de B_n, d_n et \tau_n :

À l'instant initial t = 0, la solution s'écrit, compte tenu de l'expression de T_n(\theta,t) issue de la question Q21 :

T(\theta, 0) = T_m + \sum_{n=1}^\infty B_n \cos\left(\frac{R\theta}{d_n}\right)

En identifiant cette expression avec le développement en série de Fourier de la condition initiale :

T_0(\theta) = T_m + \sum_{n=1}^\infty b_n \cos(n\theta)

l'unicité du développement en série de Fourier impose, pour tout entier n \ge 1 :

\begin{aligned} \frac{R}{d_n} &= n \implies \boxed{d_n = \frac{R}{n}} \\ B_n &= \boxed{b_n} \end{aligned}

D'après la relation établie à la question Q21, \tau_n = \frac{\mu c\, d_n^2}{\lambda}, on en déduit immédiatement :

\boxed{\tau_n = \frac{\mu c R^2}{n^2 \lambda}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Suivez le guidage de l'énoncé : aucune connaissance mathématique avancée sur les séries de Fourier n'était requise.

« Cette question technique était suffisamment bien guidée pour que les meilleurs copies puissent en proposer une résolution complète. »

« Aucune connaissance des propriétés mathématiques des séries de Fourier n’était nécessaire. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique

Notions : amortissement modal, temps caractéristique de diffusion

Joseph Fourier remarque, en mesurant la température en fonction du temps en différents points de l'anneau, que devient rapidement proportionnel à . Commenter cette constatation.

Voir l'indice

Comparer les temps caractéristiques d'amortissement \tau_n = \tau_1 / n^2 des harmoniques successifs : les modes spatiaux d'ordre supérieur (n \ge 2) s'atténuent beaucoup plus rapidement que le mode fondamental n = 1.

Voir la stratégie
  1. Partir de la solution générale établie à la question Q22 pour exprimer la différence de température T(\theta,t) - T_{\mathrm{m}}.
  2. Analyser l'évolution temporelle des différents modes grâce à la dépendance en n des temps caractéristiques \tau_n = \tau_1/n^2.
  3. Conclure sur le rôle de « filtre passe-bas spatial » joué par l'opérateur de diffusion thermique.
Voir la réponse courte

Les harmoniques n \ge 2 s'amortissent en \tau_n = \tau_1/n^2, si bien que seul le mode fondamental n=1 subsiste aux temps longs.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q22, la température dans l'anneau isolé s'écrit sous la forme :

T(\theta,t) - T_{\mathrm{m}} = \sum_{n=1}^{\infty} b_n \cos(n\theta)\,\mathrm{e}^{-t/\tau_n}

avec un temps caractéristique de relaxation pour chaque mode n donné par :

\tau_n = \frac{\tau_1}{n^2} \quad \text{où} \quad \tau_1 = \frac{\mu c R^2}{\lambda}.

La hiérarchie des temps caractéristiques montre que pour tout harmonique supérieur (n \ge 2), le temps de relaxation est considérablement plus court que celui du fondamental (n = 1) :

\tau_2 = \frac{\tau_1}{4} = 0{,}25\,\tau_1, \qquad \tau_3 = \frac{\tau_1}{9} \approx 0{,}11\,\tau_1, \qquad \dots

Dès que le temps écoulé vérifie quelques fois \tau_2 (c'est-à-dire pour t \gg \tau_2), les facteurs exponentiels \mathrm{e}^{-t/\tau_n} avec n \ge 2 deviennent négligeables devant \mathrm{e}^{-t/\tau_1} :

\forall n \ge 2, \quad \mathrm{e}^{-t/\tau_n} \ll \mathrm{e}^{-t/\tau_1}.

La somme est alors très rapidement dominée par son premier terme (n = 1) :

\boxed{T(\theta,t) - T_{\mathrm{m}} \approx b_1 \cos(\theta)\,\mathrm{e}^{-t/\tau_1}}

Ce terme est bien directement proportionnel à \cos(\theta), ce qui confirme l'observation de Fourier.

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2022 ?

Surtout 3 chapitres : Diffusion thermique (39 % des questions, partie III), Électronique numérique (28 %, partie I) et Ondes acoustiques (26 %, partie II). Plus ponctuellement : Régime sinusoïdal forcé et filtrage et Description d'un système thermodynamique.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2022 dès la première année ?

Non : toutes les questions demandent le programme de deuxième année.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2022 ?

Environ 2 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2022 ?

Q13 (principe fondamental de la dynamique), cotée 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2022 ?

Questions de cours : Q4 (critère de shannon), Q8 (approximation acoustique), Q9 (compressibilité isentropique), Q10 (équation de d'alembert), Q11 (impédance acoustique) et Q16 (loi de fourier). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q15 (diffusivité thermique) et Q17 (équation de la chaleur).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2022 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (13 sur 23), par exemple : Q1, Q2, Q4 à Q9, Q11, Q15, Q16, Q20 et Q23. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q10, Q13, Q17, Q21 et Q22.

Le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet Mines-Ponts Physique 1 PSI 2022 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge le sujet de longueur et de difficulté raisonnables, avec une structure progressive qui a permis à des candidats de tous niveaux d'en traiter une partie significative. Moyenne : 11,25/20 (écart-type 4,13, 3 627 présents).

Faut-il savoir calculer les coefficients de Fourier pour traiter la question Q22 ?

Non : les coefficients b_n sont supposés connus par l'énoncé. Il suffit d'invoquer la linéarité de l'équation de la diffusion thermique pour sommer les modes propres et d'identifier terme à terme avec la décomposition fournie à t = 0.

Quelle condition en θ = π faut-il utiliser à la question Q19 ?

L'annulation du flux thermique : par symétrie de l'anneau chauffé en \theta = 0, la température est paire et présente un extremum en \theta = \pi, soit \mathrm{d}T/\mathrm{d}\theta(\pi) = 0 et j_{\mathrm{th}}(\pi) = 0. Il ne faut pas appliquer une condition d'annulation à l'infini.

Où je me situe, question par question

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Note estimée
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Position estimée
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 23 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 11,25 et d'écart-type 4,13 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.