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Corrigé détaillé Mines Physique 1 PC 2022

Mesures optiques de propriétés mécaniques

Le sujet en bref

Sujet accessible · Interférences lumineuses, Mouvement dans un champ de force centrale, Physique quantique · 5 incontournables · 14 questions de première année
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Ce sujet propose une superbe traversée de la physique ondulatoire et corpusculaire à travers deux contributions majeures d'Albert Michelson : la mesure de l'écart angulaire d'étoiles doubles par interférométrie stellaire et l'analyse interférométrique de la structure fine de la raie d'émission de l'hydrogène. Très équilibré, le sujet alterne entre mécanique céleste newtonienne, optique de diffraction, interférences à deux ondes (dispositif des trous d'Young équivalent et interféromètre de Michelson en chariotage) et physique semi-quantique. D'une difficulté très progressive, il constitue une référence incontournable pour réviser la notion de contraste, le phénomène de brouillage spatial et spectral, ainsi que l'étude des champs de forces centrales.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 2 h 05 pour tout traiter, pour une épreuve de 3 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

5 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PCSI : 14 questions sur 26, parties I.A.1, I.A.2 et II.A.1.

Où gagner des points

17 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (17) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : données en annexe
  • Données en annexe

    Une formule trigonométrique utile pour sommer deux signaux sinusoïdaux d'amplitudes inégales est fournie en fin de sujet : elle permet d'établir directement l'expression de l'intensité modulée demandée aux questions Q12 et Q25.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

26 questions
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Partie I : Les étoiles binaires et leur mesure

I.A.1 · Un premier modèle très simple

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force gravitationnelle, énergie potentielle de gravitation

Exprimer les forces et exercées au sein du système en fonction notamment de et . Donner l'expression de l'énergie potentielle associée à ces forces.

Voir l'indice

Exprimer la distance entre les deux étoiles en fonction du rayon orbital r (AB = 2r) et appliquer la loi de la gravitation universelle en projetant sur la base polaire.

Voir la stratégie
  1. Identifier la position relative des deux étoiles par rapport au barycentre O à l'aide de la figure 1 pour en déduire la distance qui les sépare.
  2. Appliquer la loi de gravitation universelle de Newton pour exprimer les forces \vec{F}_B (force exercée par A sur B) et \vec{F}_A (force exercée par B sur A) dans la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) liée à l'étoile B.
  3. Exprimer l'énergie potentielle d'interaction gravitationnelle du système à partir du travail élémentaire des forces intérieures en fixant la référence à l'infini.
Voir la réponse courte

Expression vectorielle de l'interaction gravitationnelle attractive entre deux astres et énergie potentielle associée avec référence nulle à l'infini.

Voir le corrigé complet

Le point O est le barycentre des deux étoiles de même masse M, d'où \overrightarrow{OA} + \overrightarrow{OB} = \vec{0}. Comme l'orbite de chaque composante est un cercle de rayon r centré en O, on a dans la base (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) représentée sur la figure 1 :

\overrightarrow{OB} = r \vec{e}_r \quad \text{et} \quad \overrightarrow{OA} = -r \vec{e}_r.

La distance séparant les deux étoiles vaut donc :

AB = \|\overrightarrow{OB} - \overrightarrow{OA}\| = 2r.

D'après la loi de gravitation universelle de Newton, la force gravitationnelle attractive exercée par A sur B s'écrit :

\vec{F}_B = -\mathcal{G} \frac{M^2}{AB^2} \frac{\overrightarrow{AB}}{AB} = -\mathcal{G} \frac{M^2}{(2r)^2} \vec{e}_r.

Par le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la force exercée par B sur A vérifie \vec{F}_A = -\vec{F}_B. On en déduit :

\boxed{\vec{F}_B = -\frac{\mathcal{G}M^2}{4r^2} \vec{e}_r} \quad \text{et} \quad \boxed{\vec{F}_A = \frac{\mathcal{G}M^2}{4r^2} \vec{e}_r}

L'énergie potentielle d'interaction gravitationnelle E_p du système constitué des deux étoiles dérive des forces intérieures :

\mathrm{d}E_p = - \delta W_{\mathrm{int}} = - \vec{F}_B \cdot \mathrm{d}\overrightarrow{OB} - \vec{F}_A \cdot \mathrm{d}\overrightarrow{OA} = - \vec{F}_B \cdot \mathrm{d}(\overrightarrow{OB} - \overrightarrow{OA}) = - \vec{F}_B \cdot \mathrm{d}(2r \vec{e}_r).

Pour une variation purement radiale de l'écartement :

\mathrm{d}E_p = - \left( -\frac{\mathcal{G}M^2}{4r^2} \right) \mathrm{d}(2r) = \frac{\mathcal{G}M^2}{2r^2}\,\mathrm{d}r.

En intégrant et en choisissant l'état de référence usuel d'énergie potentielle nulle à distance infinie (E_p \to 0 lorsque r \to +\infty), il vient :

\boxed{E_p(r) = -\frac{\mathcal{G}M^2}{2r}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il fallait adapter la loi de gravitation au cas étudié pour éviter les erreurs de préfacteur et veiller au bon signe de l'énergie potentielle.

« Nombre de candidats n’ont pas appliqué la formule des forces gravitationnelles au cas spécifique du sujet. Les préfacteurs étaient donc faux. La détermination de l’énergie potentielle totale du système a également posé beaucoup de problèmes (notamment sur le signe). »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : mouvement circulaire, troisième loi de kepler

Exprimer la période du mouvement des deux composantes de l'étoile binaire en fonction de , et . Application Numérique : Le système est formé de deux étoiles de même masse que le Soleil, distantes l'une de l'autre de la même distance que la distance moyenne Terre–Soleil (dite unité astronomique UA). Calculer la valeur de la période associée que l'on exprimera en années terrestres.

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'une des étoiles en coordonnées polaires en utilisant l'accélération centripète a = r\omega^2.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la deuxième loi de Newton à l'étoile B dans le référentiel galiléen (Oxyz) en coordonnées polaires pour relier la vitesse angulaire \omega aux paramètres du système.
  2. En déduire l'expression de la période T_1 = \frac{2\pi}{\omega}.
  3. Pour l'application numérique, identifier la distance séparant les deux étoiles (2r = d) et exprimer T_1 en fonction de la période de révolution de la Terre autour du Soleil T_0, donnée par la troisième loi de Kepler.
Voir la réponse courte

Application du PFD en coordonnées polaires pour un mouvement circulaire, expression de la période puis conversion en années terrestres.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel galiléen (Oxyz), l'étoile B est en mouvement circulaire uniforme de rayon r à la vitesse angulaire \omega = \frac{2\pi}{T_1}. Son accélération s'écrit en coordonnées polaires :

\vec{a}_B = -r\omega^2\,\vec{e}_r

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à B soumis à la force gravitationnelle \vec{F}_B (déterminée en Q1) s'écrit :

M \vec{a}_B = \vec{F}_B \iff -M r \omega^2\,\vec{e}_r = -\frac{\mathcal{G}M^2}{4r^2}\,\vec{e}_r

On en déduit :

\omega^2 = \frac{\mathcal{G}M}{4r^3}

La période orbitale T_1 = \frac{2\pi}{\omega} s'exprime donc par :

\boxed{T_1 = 4\pi \sqrt{\frac{r^3}{\mathcal{G}M}}}

Application numérique : Les deux étoiles, de masse M = M_\odot, sont distantes de AB = 2r = d = 1\text{ UA}, soit r = d/2. L'expression de T_1 devient :

T_1 = 4\pi \sqrt{\frac{(d/2)^3}{\mathcal{G}M_\odot}} = 2\pi \sqrt{\frac{d^3}{2\mathcal{G}M_\odot}}

Or, pour la Terre (de masse négligeable devant M_\odot) en orbite quasi-circulaire de rayon d autour du Soleil, la troisième loi de Kepler s'écrit :

T_0 = 2\pi\sqrt{\frac{d^3}{\mathcal{G}M_\odot}} = 1\text{ an}

Il apparaît donc immédiatement le rapport simple :

T_1 = \frac{T_0}{\sqrt{2}}

À l'aide de la valeur fournie \frac{1}{\sqrt{2}} \simeq 0{,}71, on obtient :

\boxed{T_1 \simeq 0{,}71\text{ an} \quad (\text{soit environ } 260\text{ jours})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une démonstration complète était exigée, l'application directe de la troisième loi de Kepler n'étant pas acceptée.

« Dans cette question une démonstration était requise. On ne pouvait appliquer la loi de Kepler directement. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie mécanique, état lié

Exprimer, en fonction de , et , l'énergie mécanique totale du système. Commenter brièvement le signe de l'expression obtenue.

Voir l'indice

Sommer l'énergie potentielle d'interaction et l'énergie cinétique totale des deux étoiles ; relier le signe obtenu au caractère lié du système.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique totale du système \{A, B\} dans le référentiel d'étude galiléen à partir de la vitesse orbitale v obtenue lors de l'étude dynamique à la question précédente.
  2. Sommer l'énergie cinétique et l'énergie potentielle E_p(r) établie à la question Q1 pour obtenir l'énergie mécanique E_m.
  3. Interpréter physiquement le signe de E_m au regard de la nature de la liaison gravitationnelle du système binaire.
Voir la réponse courte

Somme des énergies cinétiques et de l'énergie potentielle : E_m = -\mathcal{G} M^2/(2r) < 0, le signe négatif traduisant un état lié.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel galiléen (Oxyz), les deux étoiles de même masse M décrivent un mouvement circulaire uniforme de rayon r à la vitesse v. D'après la relation fondamentale de la dynamique appliquée à l'étoile B (question Q2) :

M \frac{v^2}{r} = \frac{\mathcal{G}M^2}{4r^2} \implies M v^2 = \frac{\mathcal{G}M^2}{4r}

L'énergie cinétique totale du système est la somme des énergies cinétiques de chaque étoile :

E_c = \frac{1}{2}M v_A^2 + \frac{1}{2}M v_B^2 = M v^2 = \frac{\mathcal{G}M^2}{4r}

En utilisant l'énergie potentielle d'interaction gravitationnelle obtenue à la question Q1, E_p(r) = -\dfrac{\mathcal{G}M^2}{2r}, l'énergie mécanique totale s'écrit :

\begin{aligned} E_m &= E_c + E_p(r) \\ &= \frac{\mathcal{G}M^2}{4r} - \frac{\mathcal{G}M^2}{2r} \end{aligned}
\boxed{E_m = -\frac{\mathcal{G}M^2}{4r}}

Commentaire sur le signe : Avec la convention adoptée où l'énergie potentielle s'annule à l'infini, l'énergie mécanique totale est strictement négative (E_m < 0). Ce signe négatif caractérise un système lié : les deux composantes sont mutuellement piégées par l'attraction gravitationnelle et ne peuvent pas s'éloigner indéfiniment l'une de l'autre sans un apport extérieur d'énergie d'au moins |E_m|.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le signe négatif de l'énergie mécanique devait être explicitement relié au caractère lié du système d'astres.

« Dans trop de copies, savoir que l’énergie mécanique est négative (constante nulle car énergie nulle à l’infinie) n’est pas associé à un état lié des deux astres. »

Source : rapport du jury Mines-Ponts 2022

Question déjà tombée ailleurs

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I.A.2 · Généralisation partielle du modèle

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force gravitationnelle, invariance par changement de référentiel

Exprimer en fonction de , , et les forces et exercées sur les deux étoiles. Ces forces dépendent-elles du référentiel d'étude ?

Voir l'indice

Écrire la force de gravitation newtonienne en fonction du vecteur déplacement relatif \vec{R} = \overrightarrow{AB} et rappeler l'invariance des forces par changement de référentiel galiléen.

Voir la réponse courte

Expression vectorielle des forces d'interaction mutuelle, indépendantes du référentiel d'étude car la distance et les masses sont invariantes.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de la gravitation universelle de Newton, l'étoile A exerce sur l'étoile B une force attractive dirigée vers A, c'est-à-dire dans le sens opposé au vecteur position relative \vec{R} = \overrightarrow{AB} :

\boxed{\vec{F}_B = -\frac{\mathcal{G} m_A m_B}{R^3} \vec{R}}

En vertu du principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la force gravitationnelle exercée par l'étoile B sur l'étoile A s'écrit :

\boxed{\vec{F}_A = -\vec{F}_B = \frac{\mathcal{G} m_A m_B}{R^3} \vec{R}}

En mécanique classique (newtonienne), l'espace est absolu : le vecteur position relative \vec{R} = \vec{r}_B - \vec{r}_A reliant deux points matériels à un même instant est invariant par changement de référentiel. Par conséquent, les forces d'interaction gravitationnelle \vec{F}_A et \vec{F}_B ne dépendent pas du référentiel d'étude.

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : centré de masse, référentiel galiléen

Montrer que le référentiel () est également galiléen. Toute la suite de l'étude sera menée relativement à ce nouveau référentiel.

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Appliquer le théorème de la résultante dynamique au système isolé constitué des deux étoiles pour en déduire le mouvement rectiligne uniforme du barycentre.

Voir la stratégie
  1. Isoler le système formé par les deux étoiles \{A, B\} et faire le bilan des forces extérieures.
  2. Appliquer le théorème de la résultante cinétique (théorème du centre d'inertie) dans le référentiel galiléen (\Omega xyz) pour déterminer le mouvement de G.
  3. En déduire la nature du mouvement de (Gxyz) par rapport à (\Omega xyz) pour conclure sur son caractère galiléen.
Voir la réponse courte

Le système étant pseudo-isolé dans un référentiel galiléen, son barycentre a un mouvement rectiligne uniforme, donc le référentiel barycentrique est galiléen.

Voir le corrigé complet

Considérons le système \{A, B\}, de masse totale m_A + m_B et de centre de masse G. D'après l'énoncé, les deux étoiles interagissent uniquement par leurs forces gravitationnelles mutuelles : le système est donc mécaniquement isolé de l'extérieur, soit :

\vec{F}_{\text{ext}} = \vec{0}.

Appliquons le théorème de la résultante cinétique (ou relation fondamentale de la dynamique pour le centre de masse) dans le référentiel galiléen d'étude \mathcal{R}_\Omega(\Omega xyz) :

(m_A + m_B) \, \vec{a}(G)_{/\mathcal{R}_\Omega} = \vec{F}_{\text{ext}} = \vec{0}.

L'accélération du barycentre G dans \mathcal{R}_\Omega est donc nulle :

\vec{a}(G)_{/\mathcal{R}_\Omega} = \frac{\mathrm{d}\vec{v}(G)_{/\mathcal{R}_\Omega}}{\mathrm{d}t} = \vec{0} \quad \Longrightarrow \quad \vec{v}(G)_{/\mathcal{R}_\Omega} = \vec{v}_0 = \vec{\text{cste}}.

Le barycentre G est donc animé d'un mouvement rectiligne et uniforme par rapport au référentiel galiléen \mathcal{R}_\Omega.

Par définition, le référentiel \mathcal{R}_G(Gxyz) conserve des axes orientés parallèlement à ceux de \mathcal{R}_\Omega(\Omega xyz) : il est donc en translation rectiligne et uniforme par rapport à un référentiel galiléen.

\boxed{\text{Le référentiel }(Gxyz)\text{ est un référentiel galiléen.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : centré de masse, mobile fictif

Établir les relations et . En déduire la relation et expliciter les constantes et .

Voir l'indice

Exploiter la définition vectorielle du barycentre combinée à la relation de Chasles, puis dériver deux fois \vec{R} par rapport au temps en utilisant le PFD appliqué à chaque particule.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la relation de définition du centre de masse G du système \{A, B\}, puis injecter la relation de Chasles \vec{R} = \overrightarrow{AB} = \overrightarrow{GB} - \overrightarrow{GA} pour isoler \overrightarrow{GB} puis \overrightarrow{GA}.
  2. Appliquer la deuxième loi de Newton aux points matériels A et B dans le référentiel galiléen pour en déduire l'accélération relative \frac{\mathrm{d}^2\vec{R}}{\mathrm{d}t^2}, puis identifier par identification directe les constantes K et n.
Voir la réponse courte

Définition du barycentre, puis soustraction des deux PFD pour obtenir l'équation du mobile fictif avec K = \mathcal{G}(m_A+m_B) et n = 3.

Voir le corrigé complet

Par définition du barycentre G du système des deux étoiles affectées des masses m_A et m_B :

m_A \overrightarrow{GA} + m_B \overrightarrow{GB} = \vec{0}

En introduisant le vecteur position relative \vec{R} = \overrightarrow{AB} = \overrightarrow{GB} - \overrightarrow{GA}, on a \overrightarrow{GA} = \overrightarrow{GB} - \vec{R}. En reportant dans la relation barycentrique :

m_A (\overrightarrow{GB} - \vec{R}) + m_B \overrightarrow{GB} = \vec{0} \iff (m_A + m_B)\overrightarrow{GB} = m_A \vec{R}

D'où l'expression de \overrightarrow{GB} :

\boxed{\overrightarrow{GB} = \frac{m_A}{m_A + m_B}\vec{R}}

De même, en écrivant \overrightarrow{GB} = \overrightarrow{GA} + \vec{R} :

m_A \overrightarrow{GA} + m_B (\overrightarrow{GA} + \vec{R}) = \vec{0} \iff (m_A + m_B)\overrightarrow{GA} = -m_B \vec{R}

D'où l'expression de \overrightarrow{GA} :

\boxed{\overrightarrow{GA} = -\frac{m_B}{m_A + m_B}\vec{R}}

Dans le référentiel galiléen (Gxyz), appliquons le principe fondamental de la dynamique à l'étoile B :

m_B \frac{\mathrm{d}^2\overrightarrow{GB}}{\mathrm{d}t^2} = \vec{F}_B

En dérivant deux fois par rapport au temps la relation liant \overrightarrow{GB} à \vec{R} :

\frac{\mathrm{d}^2\overrightarrow{GB}}{\mathrm{d}t^2} = \frac{m_A}{m_A + m_B} \frac{\mathrm{d}^2\vec{R}}{\mathrm{d}t^2}

On obtient ainsi :

\frac{m_A m_B}{m_A + m_B} \frac{\mathrm{d}^2\vec{R}}{\mathrm{d}t^2} = \vec{F}_B

D'après l'expression de \vec{F}_B établie à la question Q4, \vec{F}_B = -\frac{\mathcal{G}m_A m_B}{R^3}\vec{R}. En simplifiant par le produit m_A m_B :

\frac{1}{m_A + m_B}\frac{\mathrm{d}^2\vec{R}}{\mathrm{d}t^2} = -\frac{\mathcal{G}}{R^3}\vec{R}

Soit finalement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2\vec{R}}{\mathrm{d}t^2} = -\mathcal{G}(m_A + m_B)\frac{\vec{R}}{R^3}}

Par identification avec la relation \frac{\mathrm{d}^2\vec{R}}{\mathrm{d}t^2} = -K\frac{\vec{R}}{R^n}, on déduit :

\boxed{K = \mathcal{G}(m_A + m_B) \quad \text{et} \quad n = 3}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : troisième loi de kepler, état lié

Si l'étoile binaire forme un système lié, justifier que son mouvement est périodique et déterminer l'expression de la période du mouvement en fonction notamment des deux masses et d'une longueur que l'on précisera.

Voir l'indice

Associer le mouvement relatif à celui d'une particule fictive de masse réduite soumise à une force centrale newtonienne pour invoquer la troisième loi de Kepler.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la trajectoire pour un système lié soumis à un champ newtonien à l'aide des théorèmes généraux de la mécanique céleste (problème à deux corps ramené à une particule fictive).
  2. Appliquer la troisième loi de Kepler au mouvement relatif pour exprimer la période orbitale T_2.
Voir la réponse courte

Pour un système lié en force newtonienne la trajectoire est elliptique, d'où la période via la troisième loi de Kepler appliquée au mobile fictif.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q6, l'équation du mouvement relatif s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2\vec{R}}{\mathrm{d}t^2} = -\frac{\mathcal{G}(m_A + m_B)}{R^3}\vec{R}

Cette équation est rigoureusement identique à celle d'un point matériel soumis à une force centrale newtonienne attractive émanant d'un centre fixe, associée à la constante de gravitation effective K = \mathcal{G}(m_A + m_B).

Pour un tel champ de forces en 1/R^2, les trajectoires possibles sont des coniques. Un système lié correspond à une énergie mécanique négative (E_m < 0), ce qui implique que la trajectoire relative du vecteur \vec{R} = \overrightarrow{AB} est une ellipse (première loi de Kepler). L'ellipse étant une courbe fermée et bornée, le mouvement relatif est nécessairement périodique.

Puisque les positions des étoiles dans le référentiel barycentrique sont reliées à \vec{R} par une homothétie fixe (d'après la question Q6) :

\overrightarrow{GA} = -\frac{m_B}{m_A + m_B}\vec{R} \quad \text{et} \quad \overrightarrow{GB} = \frac{m_A}{m_A + m_B}\vec{R}

les deux étoiles décrivent chacune une ellipse autour de G et le mouvement global du système est périodique de même période T_2.

D'après la troisième loi de Kepler appliquée au problème à un corps équivalent :

\frac{T_2^2}{a^3} = \frac{4\pi^2}{K} = \frac{4\pi^2}{\mathcal{G}(m_A + m_B)}

où a est le demi-grand axe de l'orbite relative décrite par \vec{R} (qui vérifie également a = a_A + a_B, somme des demi-grands axes des orbites elliptiques de A et B autour de G).

On en déduit l'expression de la période T_2 :

\boxed{T_2 = 2\pi\sqrt{\frac{a^3}{\mathcal{G}(m_A + m_B)}}}

Résultat

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I.B · Mesure de l'écartement angulaire des étoiles doubles

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : critère de rayleigh, pouvoir de résolution

En déduire la valeur du pouvoir séparateur (ou résolution angulaire) du télescope utilisé. Montrer qu'un système binaire formé de deux étoiles distantes d'une unité astronomique ne peut pas être séparé s'il est, par rapport à l'observateur, distant de . Déterminer la valeur de en années-lumière.

Voir l'indice

Estimer l'angle minimal résolu par le critère de diffraction \theta_{\min} \sim \lambda_0/d, puis poser \theta_{\text{app}} = 1\text{ UA}/L pour trouver la distance maximale.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la résolution angulaire \theta_{\min} à l'aide de l'échelle angulaire de diffraction fournie dans le préambule.
  2. Exprimer le diamètre angulaire apparent \alpha sous lequel le système binaire est vu depuis la Terre à une distance L, puis poser la condition de résolution \alpha \geqslant \theta_{\min} pour en déduire L_{\max}.
  3. Réaliser l'application numérique de L_{\max} en mètres, puis convertir en années-lumière avec deux chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Utilisation du critère de Rayleigh \theta_{\min} \simeq 1{,}22\lambda/D et de l'écart angulaire \theta = d/L pour trouver la distance maximale séparable.

Voir le corrigé complet

1. Pouvoir séparateur du télescope

D'après le préambule, le phénomène de diffraction par l'ouverture circulaire de diamètre d impose une échelle angulaire caractéristique. Deux sources ponctuelles sont résolues si leur écart angulaire est supérieur à l'angle de diffraction \theta_{\min} :

\sin \theta_{\min} \simeq \theta_{\min} = \frac{\lambda_0}{d}

Application numérique :

\theta_{\min} = \frac{550 \times 10^{-9}}{5{,}0} = 1{,}1 \times 10^{-7}\text{ rad}
\boxed{\theta_{\min} = 1{,}1 \times 10^{-7}\text{ rad}}

2. Condition de non-séparation du système binaire

Deux étoiles séparées d'une distance D = 1\text{ UA} et situées à une distance L de l'observateur (avec L \gg D) sont vues sous un écart angulaire :

\alpha \simeq \frac{D}{L}

Les deux composantes ne peuvent plus être séparées si leur séparation angulaire est strictement inférieure au pouvoir séparateur du télescope :

\alpha < \theta_{\min} \iff \frac{D}{L} < \theta_{\min} \iff L > \frac{D}{\theta_{\min}} = L_{\max}

avec :

\boxed{L_{\max} = \frac{D d}{\lambda_0}}

3. Détermination de L_{\max} en années-lumière

En mètres, la distance maximale s'écrit :

L_{\max} = \frac{1{,}49 \times 10^{11} \times 5{,}0}{5{,}50 \times 10^{-7}} \simeq 1{,}35 \times 10^{18}\text{ m}

En convertissant en années-lumière à l'aide de la donnée 1\text{ AL} = 9{,}46 \times 10^{15}\text{ m} :

L_{\max} = \frac{1{,}35 \times 10^{18}}{9{,}46 \times 10^{15}} \simeq 1{,}4 \times 10^2\text{ AL}
\boxed{L_{\max} = 1{,}4 \times 10^2\text{ AL}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : théorème de malus, différence de marche, interfrange

Rappeler l'énoncé du théorème de Malus (ou de Malus et Dupin). En déduire l'expression de la différence de marche en fonction de la géométrie du dispositif et d'une coordonnée cartésienne de . Application Numérique : On donne . Calculer et commenter l'interfrange .

Voir l'indice

Rappeler que les surfaces d'onde sont orthogonales aux rayons lumineux et que le chemin optique entre deux surfaces d'onde est constant ; en déduire la différence de marche dans le plan focal image.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le théorème de Malus qui relie les rayons lumineux aux surfaces d'onde dans un milieu isotrope.
  2. Exploiter la symétrie du montage entre l'étoile A (sur l'axe optique) et les miroirs auxiliaires M'_1 et M'_2, puis appliquer le théorème de Malus à la lentille équivalente pour déterminer la différence de marche en un point P(x) du plan focal.
  3. En déduire l'interfrange i = \frac{\lambda_0 f'}{a}, effectuer l'application numérique et commenter sa valeur.
Voir la réponse courte

Énoncé de Malus, calcul de la différence de marche \delta_A = ax/f' par tracé d'ondes planes, puis expression et valeur numérique de l'interfrange.

Voir le corrigé complet

1. Théorème de Malus

Dans un milieu transparent, homogène et isotrope, les rayons lumineux issus d'une même source ponctuelle sont les trajectoires orthogonales aux surfaces d'onde. Après un nombre quelconque de réflexions et de réfractions, cette orthogonalité est conservée. En particulier, le chemin optique entre deux surfaces d'onde est indépendant du rayon lumineux suivi.

2. Expression de la différence de marche \delta_A

L'étoile A se situe à l'infini sur l'axe optique du télescope : l'onde incidente est donc une onde plane dont la surface d'onde est normale à l'axe (Oz).

  • Par symétrie du dispositif par rapport à l'axe optique, les chemins optiques de l'étoile A jusqu'aux miroirs auxiliaires M'_1 et M'_2 sont strictement identiques :

    (A M_1 M'_1) = (A M_2 M'_2).
  • Les miroirs M'_1 et M'_2, séparés de la distance a selon l'axe (Ox), se comportent comme deux sources secondaires cohérentes et en phase, situées respectivement en x_1 = -a/2 et x_2 = +a/2 dans le plan d'entrée de la lentille équivalente.
  • Les rayons issus de ces deux miroirs qui convergent au point P(x) du plan focal image font un angle \alpha \simeq \frac{x}{f'} avec l'axe optique (dans les conditions de Gauss, \tan\alpha \simeq \alpha \ll 1).
  • D'après le théorème de Malus, la lentille transforme une onde plane incidente inclinée de l'angle \alpha en une onde sphérique convergeant en P. Tous les rayons de cette onde plane ont le même chemin optique jusqu'en P à partir d'un plan d'onde orthogonal à la direction \alpha.

Le décalage de marche entre le rayon issu de M'_1 (x = -a/2) et celui issu de M'_2 (x = +a/2) correspond donc à la projection de leur écartement sur la direction de propagation :

\delta_A = (A M_1 P) - (A M_2 P) = a \sin\alpha \simeq a \frac{x}{f'}.
\boxed{\delta_A = \frac{a\,x}{f'}}

3. Application numérique : calcul et commentaire de l'interfrange i

L'interfrange i est la distance séparant deux franges brillantes consécutives, correspondant à une variation de \delta_A égale à \lambda_0 :

\Delta \delta_A = \frac{a\,i}{f'} = \lambda_0 \implies \boxed{i = \frac{\lambda_0 f'}{a}}

Avec \lambda_0 = 550\text{ nm} = 5{,}50 \cdot 10^{-7}\text{ m}, f' = 33\text{ m} et a = 2{,}50\text{ m} :

\begin{aligned} i &= \frac{5{,}50 \cdot 10^{-7} \times 33}{2{,}50} = 2{,}20 \cdot 10^{-7} \times 33 = 7{,}26 \cdot 10^{-6}\text{ m} \simeq 7{,}3\ \mu\text{m}. \end{aligned}
\boxed{i \simeq 7{,}3\ \mu\text{m}}

Commentaire : Cette valeur est extrêmement faible, de l'ordre de grandeur de quelques micromètres seulement (comparable à la taille des pixels d'un capteur CCD actuel). Ces franges sont donc invisibles à l'œil nu et nécessitent un oculaire de fort grossissement (microscope d'observation) pour pouvoir être résolues et mesurées.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : formule de fresnel, intensité lumineuse

Exprimer l'intensité lumineuse (ou éclairement) observée au point en fonction de , , , et de qui désigne l'intensité totale issue de et parvenant sur l'un des miroirs ou .

Voir l'indice

Appliquer la formule d'interférence à deux ondes d'amplitudes égales issues d'une source ponctuelle monochromatique en reliant le déphasage à la différence de marche \delta_A.

Voir la réponse courte

Application directe de la formule de Fresnel pour deux ondes cohérentes de même amplitude déphasées de \Delta\phi = 2\pi\delta_A/\lambda_0.

Voir le corrigé complet

Les deux faisceaux issus de l'étoile A traversent respectivement les deux voies de l'interféromètre (miroirs \mathbf{M}_1 et \mathbf{M}_1' d'une part, \mathbf{M}_2 et \mathbf{M}_2' d'autre part). Issus d'une même source ponctuelle monochromatique à l'infini, ces deux faisceaux sont mutuellement cohérents et présentent au point P un déphasage :

\Delta \phi_A = \frac{2\pi}{\lambda_0} \delta_A

En utilisant l'expression de la différence de marche établie à la question Q9, \delta_A = \frac{a x}{f'}, il vient :

\Delta \phi_A = \frac{2\pi a x}{\lambda_0 f'}

En l'absence de pertes au sein de l'instrument, chacun des deux bras transporte une intensité I_{0A}. La formule de Fresnel pour l'interférence de deux ondes cohérentes de même intensité donne ainsi directement l'intensité (ou éclairement) totale au point P :

I_A(P) = I_{0A} + I_{0A} + 2\sqrt{I_{0A}\cdot I_{0A}}\cos(\Delta\phi_A) = 2I_{0A}\left(1 + \cos\Delta\phi_A\right)

Soit, en remplaçant par l'expression du déphasage :

\boxed{I_A(P) = 2I_{0A}\left[1 + \cos\left(\frac{2\pi a x}{\lambda_0 f'}\right)\right]}

On peut également l'écrire sous forme factorisée :

I_A(P) = 4I_{0A}\cos^2\left(\frac{\pi a x}{\lambda_0 f'}\right)

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : cohérence spatiale, différence de marche

Les sources et sont-elles cohérentes entre elles ? Calculer en fonction de , et .

Voir l'indice

Considérer deux points émetteurs distincts d'une source thermique pour justifier l'incohérence, puis calculer la différence de marche supplémentaire en amont des miroirs externes inclinés d'un angle \theta.

Voir la stratégie
  1. Pour la cohérence, analyser l'origine physique de l'émission lumineuse des deux étoiles (processus indépendants).
  2. Pour la différence de marche \delta_B, utiliser le théorème de Malus en amont des miroirs M_1 et M_2 : la lumière issue de B arrive sous forme d'ondes planes inclinées d'un angle \theta par rapport à l'axe optique, ce qui introduit une différence de marche géométrique supplémentaire par rapport à la situation de l'étoile A.
Voir la réponse courte

Deux étoiles distinctes sont mutuellement incohérentes. La différence de marche totale inclut le terme géométrique amont : \delta_B = \delta_A + b\theta.

Voir le corrigé complet

Cohérence des sources A et B :

Les étoiles A et B sont deux sources lumineuses macroscopiques totalement distinctes et indépendantes. Les trains d'ondes émis par chacune d'elles sont issus de désexcitations atomiques thermiques aléatoires et n'ont aucune relation de phase entre eux. Les sources A et B sont donc mutuellement incohérentes.

Calcul de la différence de marche \delta_B :

L'étoile B étant située à l'infini, elle émet une onde plane parvenant sur le dispositif sous une incidence \theta.

Considérons une surface d'onde plane \Sigma_B associée à l'étoile B, orthogonale aux rayons incidents issus de B. Soient H_1 et H_2 les projetés orthogonaux respectifs des miroirs M_1 et M_2 sur cette surface d'onde. D'après le théorème de Malus :

(B H_1) = (B H_2)

Le chemin optique de l'étoile B jusqu'au point P en passant par le miroir M_i (i \in \{1, 2\}) s'écrit :

(B M_i P) = (B H_i) + (H_i M_i) + (M_i P)

La différence de marche pour l'étoile B vaut ainsi :

\begin{aligned} \delta_B &= (B M_1 P) - (B M_2 P) \\ &= \big[(H_1 M_1) - (H_2 M_2)\big] + \big[(M_1 P) - (M_2 P)\big] \end{aligned}

En aval des miroirs M_1 et M_2, le trajet géométrique jusqu'au point P est identique à celui suivi par la lumière issue de l'étoile A, de sorte que :

(M_1 P) - (M_2 P) = (A M_1 P) - (A M_2 P) = \delta_A

D'après la figure 4, pour un angle \theta > 0, l'onde plane issue de B atteint le miroir supérieur M_2 avant le miroir inférieur M_1. Le retard géométrique du rayon atteignant M_1 est donné par l'interception de la droite (M_1 M_2) de longueur b avec l'angle \theta :

(H_1 M_1) - (H_2 M_2) = b \sin\theta \simeq b \theta

car l'angle \theta est extrêmement petit (\theta \ll 1\text{ rad}).

On en déduit l'expression de \delta_B :

\boxed{\delta_B = \delta_A + b\theta}

(ou de façon rigoureuse \delta_B = \delta_A + b\sin\theta).

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : contraste, superposition de sources incohérentes, visibilité

Exprimer l'intensité lumineuse totale en utilisant la formule géométrique affirmée en annexe pour l'exprimer sous la forme :

dans laquelle on explicitera uniquement les constantes et ainsi que la fonction en fonction des données du problème.

Voir l'indice

Additionner les éclairements indépendants produits par A et B et utiliser la relation de linéarisation fournie en annexe pour factoriser l'expression sous la forme demandée.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'intensité totale résultant de la superposition incohérente des rayonnements émis par les étoiles A et B : I(P) = I_A(P) + I_B(P).
  2. Identifier les phases \theta_1 et \theta_2 ainsi que les amplitudes a_1 et a_2 pour appliquer directement la formule trigonométrique donnée dans le formulaire.
  3. Factoriser par la constante K et identifier par comparaison les termes \Delta x et V(\theta).
Voir la réponse courte

Sommation des intensités I_A + I_B de sources indépendantes, factorisation trigonométrique révélant le facteur de visibilité V(\theta) = \cos(\pi b\theta/\lambda_0).

Voir le corrigé complet

Les étoiles A et B étant deux sources mutuellement incohérentes (établi à la question précédente), les intensités s'ajoutent dans le plan focal :

I(P) = I_A(P) + I_B(P)

D'après les questions Q10 et Q11, l'intensité produite par l'étoile B seule s'écrit de manière analogue à celle de A, avec la différence de marche \delta_B = \delta_A + b\theta :

\begin{aligned} I_A(P) &= 2I_{0A}\left[1 + \cos\left(\frac{2\pi a x}{\lambda_0 f'}\right)\right] \\ I_B(P) &= 2I_{0B}\left[1 + \cos\left(\frac{2\pi a x}{\lambda_0 f'} + \frac{2\pi b\theta}{\lambda_0}\right)\right] \end{aligned}

L'intensité totale s'exprime ainsi :

I(P) = 2(I_{0A} + I_{0B}) + 2I_{0A}\cos\theta_1 + 2I_{0B}\cos\theta_2

en posant :

\theta_1 = \frac{2\pi a x}{\lambda_0 f'} \quad \text{et} \quad \theta_2 = \frac{2\pi a x}{\lambda_0 f'} + \frac{2\pi b\theta}{\lambda_0}

On applique la formule trigonométrique du formulaire avec a_1 = 2I_{0A} et a_2 = 2I_{0B} :

a_1\cos\theta_1 + a_2\cos\theta_2 = a\cos\left[\frac{\theta_1+\theta_2}{2} + \varphi\right]

où :

\begin{aligned} a_1 + a_2 &= 2(I_{0A} + I_{0B}) \\ m &= \frac{2\sqrt{a_1 a_2}}{a_1 + a_2} = \frac{2\sqrt{I_{0A}I_{0B}}}{I_{0A} + I_{0B}} \\ \frac{\theta_1 - \theta_2}{2} &= -\frac{\pi b\theta}{\lambda_0} \end{aligned}

L'amplitude a vaut donc :

a = 2(I_{0A} + I_{0B}) \sqrt{1 - \frac{4I_{0A}I_{0B}}{(I_{0A} + I_{0B})^2}\sin^2\left(\frac{\pi b\theta}{\lambda_0}\right)}

Par ailleurs, la phase moyenne s'écrit :

\frac{\theta_1 + \theta_2}{2} + \varphi = \frac{2\pi a x}{\lambda_0 f'} + \frac{\pi b\theta}{\lambda_0} + \varphi = 2\pi\frac{a}{\lambda_0 f'}\left(x - x_0\right)

avec x_0 = -\frac{\lambda_0 f'}{2\pi a}\left(\frac{\pi b\theta}{\lambda_0} + \varphi\right).

En factorisant l'intensité totale par K = 2(I_{0A} + I_{0B}), on obtient la forme requise :

I(P) = K\left[1 + \cos\left(2\pi\frac{x - x_0}{\Delta x}\right) V(\theta)\right]

Par identification immédiate, on trouve :

\boxed{K = 2(I_{0A} + I_{0B})}
\boxed{\Delta x = \frac{\lambda_0 f'}{a}}
\boxed{V(\theta) = \sqrt{1 - \frac{4I_{0A}I_{0B}}{(I_{0A} + I_{0B})^2}\sin^2\left(\frac{\pi b\theta}{\lambda_0}\right)}}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : contraste, brouillage des franges

Quelles sont les significations physiques de et ? Expliquez comment l'étude des franges permet de mesurer l'écartement angulaire des deux composantes d'une étoile double à l'instant de l'observation. Comment, à votre avis, peut-on ainsi distinguer un vrai système binaire d'une étoile double par alignement fortuit ?

Voir l'indice

Associer \Delta x à la période spatiale des franges (interfrange) et exploiter la condition d'annulation du contraste V(\theta) pour relier la distance b d'extinction à l'angle \theta.

Voir la stratégie
  1. Interpréter les paramètres géométriques de la figure d'interférence : \Delta x est la période spatiale (interfrange) et x_0 repère la position de la frange centrale.
  2. Expliquer le principe de la mesure par visibilité : en faisant varier l'écartement b des miroirs externes M_1 et M_2, on repère l'annulation (ou le minimum) du contraste des franges (phénomène de brouillage).
  3. Conclure sur la dynamique temporelle : un système binaire lié gravitationnellement présente une variation périodique de son écartement et de son orientation angulaires au cours du temps, contrairement à une simple coïncidence géométrique.
Voir la réponse courte

Interprétation physique de l'interfrange \Delta x et du décalage x_0 ; détermination de \theta par annulation du contraste ; distinction grâce au mouvement orbital.

Voir le corrigé complet

1. Signification physique de \Delta x et x_0

  • \Delta x = \dfrac{\lambda_0 f'}{a} est l'interfrange de la figure d'interférence dans le plan focal image. Il représente la période spatiale d'oscillation de l'intensité lumineuse selon l'axe x. Il ne dépend que de l'écartement a des miroirs intérieurs M'_1 et M'_2, de la focale f' et de la longueur d'onde \lambda_0.
  • x_0 est l'abscisse de la frange centrale (maximum d'ordre zéro) de la figure résultante. Elle caractérise le décalage spatial de la figure d'interférence globale, induit par l'inclinaison angulaire \theta de l'étoile B pondérée par les intensités respectives des deux sources.

2. Mesure de l'écartement angulaire \theta

Le facteur de visibilité (ou contraste) des franges s'écrit :

V(\theta) = \sqrt{1 - \frac{4I_{0A}I_{0B}}{(I_{0A} + I_{0B})^2}\sin^2\left(\frac{\pi b\theta}{\lambda_0}\right)}

Dans le cas idéal de deux étoiles de même éclat (I_{0A} = I_{0B}), on a V(\theta) = \left|\cos\left(\dfrac{\pi b\theta}{\lambda_0}\right)\right|.

En augmentant progressivement la distance b entre les miroirs externes M_1 et M_2, le contraste diminue jusqu'à s'annuler (ou atteindre un minimum prononcé si I_{0A} \neq I_{0B}) pour :

\frac{\pi b_0 \theta}{\lambda_0} = \frac{\pi}{2} \iff \boxed{\theta = \frac{\lambda_0}{2b_0}}

La mesure de la distance critique b_0 d'extinction des franges donne ainsi directement accès à la séparation angulaire \theta avec une résolution bien supérieure à celle fixée par le seul diamètre de l'ouverture du télescope, car b peut être nettement plus grand que le diamètre d.

3. Distinction entre système binaire physique et alignement fortuit

  • Dans un vrai système binaire (lié par la gravitation), les deux astres sont en révolution orbitale autour de leur barycentre commun (étudié en partie I.A). L'écart angulaire \theta(t) ainsi que l'angle de position dans le plan du ciel varient de façon périodique dans le temps, avec la période orbitale T.
  • Pour un alignement fortuit (étoiles indépendantes situées à des distances de la Terre très différentes), le mouvement relatif apparent provient des vitesses propres respectives dans la Voie lactée : l'évolution de la séparation angulaire au cours des années est non périodique (déplacement relatif linéaire uniforme à l'échelle séculaire).

Résultat

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Question 14

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : diffraction par une fente, champ d'interférences

Quelle valeur faut-il donner à la largeur commune des miroirs auxiliaires et pour pouvoir observer en tout au moins une dizaine de franges de part et d'autre de la frange centrale ?

Voir l'indice

Calculer la largeur de la tache centrale de diffraction diffractée par une fente de largeur \ell et imposer qu'elle contienne au moins vingt interfranges.

Voir la stratégie
  1. Modéliser les miroirs auxiliaires \mathbf{M}'_1 et \mathbf{M}'_2 de largeur \ell et distants de a comme deux fentes diffractantes (dispositif des fentes d'Young).
  2. Exprimer la demi-largeur de la tache centrale de diffraction dans le plan focal de la lentille ainsi que l'interfrange i.
  3. Établir la condition sur \ell pour que la tache centrale contienne au moins 10 franges de chaque côté de la frange centrale, puis faire l'application numérique.
Voir la réponse courte

La tache centrale de diffraction de demi-largeur angulaire \lambda/\ell doit contenir au moins 10 interfranges, ce qui majore la largeur \ell du miroir.

Voir le corrigé complet

Chaque faisceau réfléchi par un miroir auxiliaire (\mathbf{M}'_1 ou \mathbf{M}'_2) est limité par la largeur \ell du miroir, qui agit comme une ouverture diffractante de dimension \ell.

D'après la théorie de la diffraction à l'infini (ou dans le plan focal d'une lentille de focale f'), la figure d'interférences à deux ondes est modulée par l'enveloppe de diffraction d'une ouverture de largeur \ell. La répartition d'intensité s'écrit classiquement sous la forme :

I(x) = I_{\max} \, \mathrm{sinc}^2\!\left(\frac{\pi \ell x}{\lambda_0 f'}\right) \cos^2\!\left(\frac{\pi a x}{\lambda_0 f'}\right)

Le premier minimum de l'enveloppe de diffraction est obtenu pour une demi-largeur angulaire \theta_{\mathrm{diff}} = \frac{\lambda_0}{\ell}, ce qui correspond dans le plan focal image à une abscisse :

x_{\min} = f' \theta_{\mathrm{diff}} = \frac{\lambda_0 f'}{\ell}

Par ailleurs, les franges brillantes d'interférence sont situées aux abscisses :

x_p = p \, i = p \, \frac{\lambda_0 f'}{a} \quad (p \in \mathbb{Z})

Pour observer au moins une dizaine de franges de part et d'autre de la frange centrale (p = 0), il faut que la dixième frange brillante (p = 10) soit située dans le lobe principal de diffraction, soit :

x_{10} \leqslant x_{\min} \iff 10 \, \frac{\lambda_0 f'}{a} \leqslant \frac{\lambda_0 f'}{\ell}

On en déduit la condition sur la largeur \ell :

\boxed{\ell \leqslant \frac{a}{10}}

Application numérique : Avec a = 2{,}50\text{ m} :

\ell \leqslant \frac{2{,}50}{10} = 0{,}25\text{ m} = 25\text{ cm}

Il faut donc choisir des miroirs auxiliaires de largeur \ell \leqslant 25\text{ cm} (soit au maximum 25\text{ cm}).

Résultat

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Partie II : La raie rouge de l'hydrogène

II.A.1 · Le modèle de Bohr et les raies de Balmer

Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : moment cinétique, force centrale

Montrer que dans ce modèle le mouvement de l'électron est plan. On notera la distance de l'électron à , et l'amplitude du moment cinétique de l'électron.

Voir l'indice

Calculer la dérivée temporelle du moment cinétique orbital par rapport à l'origine en exploitant la colinéarité de la force coulombienne et du vecteur position.

Voir la stratégie
  1. Identifier la force subie par l'électron et constater qu'il s'agit d'une force centrale de centre O.
  2. Appliquer le théorème du moment cinétique en O dans le référentiel galiléen d'étude pour établir la conservation du vecteur moment cinétique.
  3. En déduire que le vecteur position reste confiné dans un plan fixe orthogonal à ce moment cinétique.
Voir la réponse courte

Conservation du moment cinétique en O sous l'action d'une force centrale, imposant une trajectoire plane orthogonale à \vec{\sigma}.

Voir le corrigé complet

On étudie l'électron de masse m_e et de charge -e, repéré par \vec{r} = \overrightarrow{OP}, dans le référentiel lié au proton fixe en O, supposé galiléen.

La seule force agissant sur l'électron est la force d'attraction coulombienne exercée par le proton de charge +e :

\vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\vec{e}_r = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^3}\,\vec{r}

Cette force est centrale de centre O, dirigée selon la droite support (OP). Son moment en O est donc nul :

\vec{\mathcal{M}}_O(\vec{F}) = \vec{r} \wedge \vec{F} = \vec{0}

D'après le théorème du moment cinétique appliqué à l'électron au point O fixe dans le référentiel d'étude galiléen :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}_O}{\mathrm{d}t} = \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{F}) = \vec{0}

Le vecteur moment cinétique \vec{L}_O = \vec{r} \wedge (m_e \vec{v}) est donc un vecteur constant au cours du mouvement : \vec{L}_O = \vec{\mathrm{cte}}.

Deux situations se présentent :

  • si \vec{L}_O = \vec{0}, la vitesse \vec{v} et la position \vec{r} sont colinéaires, le mouvement est rectiligne passant par O (cas dégénéré de mouvement plan) ;
  • si \vec{L}_O \neq \vec{0}, à tout instant t :

    \vec{r}(t) \cdot \vec{L}_O = \vec{r}(t) \cdot \left(\vec{r}(t) \wedge m_e \vec{v}(t)\right) = 0

    Le vecteur position \vec{r}(t) est orthogonal au vecteur constant \vec{L}_O.

\boxed{\text{Le mouvement de l'électron est donc plan, confiné dans le plan orthogonal à }\vec{L}_O\text{ passant par }O.}

En repérant l'électron par ses coordonnées polaires (r, \theta) dans ce plan orienté selon le vecteur unitaire \vec{e}_z = \frac{\vec{L}_O}{\|\vec{L}_O\|}, le vecteur vitesse s'écrit \vec{v} = \dot{r}\,\vec{e}_r + r\dot{\theta}\,\vec{e}_\theta, d'où :

\vec{L}_O = m_e r^2 \dot{\theta}\,\vec{e}_z

L'amplitude \sigma = \|\vec{L}_O\| du moment cinétique de l'électron, constante du mouvement, vaut :

\boxed{\sigma = m_e r^2 |\dot{\theta}|}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : énergie potentielle effective, conservation de l'énergie mécanique

Établir l'équation de conservation et exprimer l'énergie potentielle effective en fonction de , , et .

Voir l'indice

Écrire l'énergie mécanique en coordonnées polaires planes et éliminer la vitesse angulaire \dot{\theta} au profit du moment cinétique constant \sigma = m_e r^2 \dot{\theta}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique de l'électron en coordonnées polaires planes (r, \theta), puis substituer la vitesse orthoradiale en exploitant la conservation de l'amplitude du moment cinétique \sigma.
  2. Déterminer l'énergie potentielle d'interaction électrostatique associée à la force de Coulomb.
  3. Écrire la conservation de l'énergie mécanique totale E_m dans un champ de forces conservatives pour identifier l'énergie potentielle effective U_{\mathrm{eff}}(r).
Voir la réponse courte

Écriture de l'énergie cinétique en coordonnées polaires, élimination de \dot{\theta} via \sigma, identification de la barrière centrifuge dans U_{\mathrm{eff}}(r).

Voir le corrigé complet

Le mouvement de l'électron étant plan (d'après la question Q15), on utilise les coordonnées polaires (r,\theta) dans le plan de l'orbite. Le vecteur vitesse s'écrit :

\vec{v} = \dot{r}\vec{e}_r + r\dot{\theta}\vec{e}_\theta

L'énergie cinétique de l'électron vaut donc :

E_c = \frac{1}{2}m_e v^2 = \frac{1}{2}m_e\dot{r}^2 + \frac{1}{2}m_e r^2\dot{\theta}^2

D'après la question Q15, la norme du moment cinétique orbital s'écrit \sigma = m_e r^2|\dot{\theta}|, ce qui donne :

r|\dot{\theta}| = \frac{\sigma}{m_e r} \implies \frac{1}{2}m_e r^2\dot{\theta}^2 = \frac{\sigma^2}{2m_e r^2}

La seule force agissant sur l'électron est la force d'attraction coulombienne :

\vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\vec{e}_r

Elle est conservative et dérive de l'énergie potentielle électrostatique E_p(r) telle que \vec{F} = -\vec{\nabla} E_p = -\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}r}\vec{e}_r. En fixant l'origine des potentiels à l'infini (E_p(\infty) = 0), on obtient :

E_p(r) = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}

Le système n'étant soumis à aucune force non conservative, l'énergie mécanique E_m = E_c + E_p est une constante du mouvement :

E_m = \frac{1}{2}m_e\dot{r}^2 + \frac{\sigma^2}{2m_e r^2} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r} = \text{cte}

En introduisant l'énergie potentielle effective U_{\mathrm{eff}}(r), cette équation se met sous la forme :

\frac{1}{2}m_e\dot{r}^2 + U_{\mathrm{eff}}(r) = \text{cte}

avec :

\boxed{U_{\mathrm{eff}}(r) = \frac{\sigma^2}{2m_e r^2} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : orbite circulaire, énergie potentielle effective

Quelle est la signification physique d'un minimum de l'énergie potentielle effective ? En déduire le rayon et l'énergie d'une trajectoire circulaire en fonction de , , et .

Voir l'indice

Traduire la condition d'une orbite circulaire stable par un extremum de l'énergie effective : \mathrm{d}U_{\text{eff}}/\mathrm{d}r = 0.

Voir la réponse courte

Un minimum de U_{\mathrm{eff}} correspond à une orbite circulaire stable où \mathrm{d}U_{\mathrm{eff}}/\mathrm{d}r = 0, déterminant le rayon r_0 et l'énergie associée.

Voir le corrigé complet

L'équation de conservation établie à la question Q16 s'interprète comme celle d'un mobile fictif à un degré de liberté de coordonnée r, de masse m_e, évoluant dans le potentiel effectif U_{\text{eff}}(r) :

E = \frac{1}{2}m_e \dot{r}^2 + U_{\text{eff}}(r) = \text{cte}

Un extremum de U_{\text{eff}}(r) correspond à une position d'équilibre radial (\ddot{r} = 0), traduisant l'équilibre mécanique entre la force d'attraction électrostatique et la force d'inertie d'entraînement centrifuge. Un minimum de U_{\text{eff}}(r) correspond plus précisément à une position d'équilibre radial stable, c'est-à-dire à une trajectoire circulaire stable de rayon fixe r_0 (pour laquelle \dot{r} = 0).

Déterminons la position de ce minimum en annulant la dérivée première de U_{\text{eff}}(r) :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}U_{\text{eff}}}{\mathrm{d}r}(r) &= -\frac{\sigma^2}{m_e r^3} + \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2} = 0 \end{aligned}

On en déduit immédiatement le rayon r de l'orbite circulaire :

\boxed{r = \frac{4\pi\varepsilon_0 \sigma^2}{m_e e^2}}

La dérivée seconde s'écrit :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}^2U_{\text{eff}}}{\mathrm{d}r^2}(r) &= \frac{3\sigma^2}{m_e r^4} - \frac{2e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^3} = \frac{1}{r^3}\left(\frac{3\sigma^2}{m_e r} - \frac{2e^2}{4\pi\varepsilon_0}\right) \end{aligned}

En injectant l'expression de r, on a \frac{\sigma^2}{m_e r} = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0}, d'où :

\frac{\mathrm{d}^2U_{\text{eff}}}{\mathrm{d}r^2}(r) = \frac{1}{r^3} \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0} > 0

Il s'agit donc bien d'un minimum local strict.

Pour une trajectoire circulaire, le terme cinétique radial est nul (\dot{r} = 0), si bien que l'énergie mécanique totale est donnée par la valeur minimale du potentiel effectif :

\begin{aligned} E = U_{\text{eff}}(r) &= \frac{\sigma^2}{2m_e r^2} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r} \end{aligned}

En utilisant la relation d'équilibre radial \frac{\sigma^2}{m_e r^2} = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}, on retrouve la relation du viriel E = -\frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 r}. En remplaçant r par son expression :

\boxed{E = -\frac{m_e e^4}{32\pi^2\varepsilon_0^2 \sigma^2}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, TSI1

Notions : modèle de bohr, transition électronique

Expliciter l'écart d'énergie entre ces deux niveaux puis en fonction de , (célérité de la lumière dans le vide), , et .

Voir l'indice

Calculer la différence des énergies mécaniques entre les états \sigma = 3\hbar et \sigma = 2\hbar, puis appliquer la relation de Planck-Einstein \Delta E = hc/\lambda_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les énergies des deux niveaux en substituant \sigma = 3\hbar et \sigma = 2\hbar avec \hbar = \frac{h}{2\pi} dans l'expression de l'énergie mécanique obtenue à la question Q17.
  2. Calculer l'écart d'énergie \Delta E = E_3 - E_2 libéré sous forme de rayonnement.
  3. Relier \Delta E à la longueur d'onde \lambda_0 du photon émis grâce à la relation de Planck-Einstein \Delta E = \frac{hc}{\lambda_0}.
Voir la réponse courte

Quantification du moment cinétique \sigma = n\hbar, niveaux d'énergie en -1/n^2, puis calcul de \Delta E = E_3 - E_2 et de la longueur d'onde \lambda_0 = hc/\Delta E.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q17, l'énergie mécanique d'une orbite circulaire s'écrit :

E = -\frac{m_e e^4}{32\pi^2\varepsilon_0^2 \sigma^2}

Avec la quantification du moment cinétique \sigma = n\hbar = n \frac{h}{2\pi}, cette énergie devient :

E_n = -\frac{m_e e^4}{32\pi^2\varepsilon_0^2 \left(n\frac{h}{2\pi}\right)^2} = -\frac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2 n^2}

L'écart d'énergie émis lors de la désexcitation du niveau n = 3 vers le niveau n = 2 est :

\begin{aligned} \Delta E &= E_3 - E_2 \\ &= \frac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2} \left(\frac{1}{2^2} - \frac{1}{3^2}\right) \\ &= \frac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2} \left(\frac{1}{4} - \frac{1}{9}\right) \\ &= \frac{5\,m_e e^4}{288\,\varepsilon_0^2 h^2} \end{aligned}
\boxed{\Delta E = \frac{5\,m_e e^4}{288\,\varepsilon_0^2 h^2}}

D'après la relation de Planck-Einstein, le photon émis emporte une énergie \Delta E = h\nu = \frac{hc}{\lambda_0}, d'où :

\begin{aligned} \lambda_0 &= \frac{hc}{\Delta E} \\ &= hc \times \frac{288\,\varepsilon_0^2 h^2}{5\,m_e e^4} \end{aligned}
\boxed{\lambda_0 = \frac{288\,\varepsilon_0^2 h^3 c}{5\,m_e e^4}}

Résultat

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II.A.2 · Une correction relativiste

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : analyse dimensionnelle, constante de structure fine

On appelle constante de structure fine la grandeur . Préciser sa dimension puis estimer son ordre de grandeur.

Voir l'indice

Effectuer une analyse dimensionnelle des constantes élémentaires en observant que [e^2/(4\pi\varepsilon_0)] = [E \cdot L] et [\hbar c] = [E \cdot L], puis calculer sa valeur numérique.

Voir la stratégie
  1. Pour déterminer la dimension de \alpha, on relie le terme \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0} à une énergie électrostatique multipliée par une distance, et le produit \hbar c aux dimensions usuelles de l'action et de la vitesse.
  2. On effectue ensuite l'application numérique avec les constantes fournies pour en déduire la valeur et l'ordre de grandeur.
Voir la réponse courte

Vérification par analyse dimensionnelle du caractère adimensionnel de \alpha, puis calcul numérique fournissant la valeur usuelle \alpha \simeq 1/137.

Voir le corrigé complet

L'énergie potentielle électrostatique d'interaction entre deux charges élémentaires à la distance r est de la forme E_p \sim \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r}, ce qui donne :

\left[\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0}\right] = [E] \cdot [L]

Par ailleurs, la relation de Planck-Einstein E = \hbar\omega = h\nu montre que la constante de Planck a la dimension d'une énergie par un temps ([\hbar] = [E]\cdot[T]). Avec la dimension de la célérité [c] = [L]\cdot[T]^{-1}, on obtient :

[\hbar c] = [E]\cdot[T]\cdot[L]\cdot[T]^{-1} = [E]\cdot[L]

Le quotient \alpha = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0\hbar c} est donc le rapport de deux grandeurs de même dimension :

\boxed{[\alpha] = 1 \quad \text{($\alpha$ est une grandeur sans dimension)}}

Calculons numériquement la valeur de \alpha à partir de l'expression \alpha = \frac{e^2}{2\varepsilon_0 h c} :

\begin{aligned} e^2 &= (1{,}60 \cdot 10^{-19})^2 = 2{,}56 \cdot 10^{-38}\ \text{C}^2 \\ 2\varepsilon_0 h c &= 2 \times 8{,}85 \cdot 10^{-12} \times 6{,}63 \cdot 10^{-34} \times 3{,}00 \cdot 10^8 \\ &= 53{,}1 \times 6{,}63 \cdot 10^{-38} \simeq 352 \cdot 10^{-38}\ \text{J}\cdot\text{m} \end{aligned}

Il vient :

\alpha = \frac{2{,}56}{352} \simeq \frac{1}{137} \simeq 7{,}3 \cdot 10^{-3}

L'ordre de grandeur de la constante de structure fine est donc :

\boxed{\alpha \sim 10^{-2}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie relativiste, énergie de repos, énergie cinétique

Exprimer le développement limité de à l'ordre 4 en sous la forme en précisant les expressions de et . Proposer une interprétation simple des deux premiers termes et .

Voir l'indice

Réaliser le développement limité de (1 - u)^{-1/2} jusqu'à l'ordre 2 en posant u = (v/c)^2 et interpréter le terme d'ordre zéro comme l'énergie de masse au repos.

Voir la stratégie
  1. Effectuer le développement limité de la fonction (1-u)^{-1/2} au voisinage de u=0 à l'ordre 2 en posant u = v^2/c^2.
  2. Multiplier par le facteur mc^2 et identifier terme à terme les constantes E_0, \kappa et \mu.
  3. Identifier la nature physique de E_0 et \kappa v^2 dans le cadre de la mécanique classique et de la relativité restreinte.
Voir la réponse courte

Développement en série de Taylor de \gamma mc^2 en (v/c)^2 : E_0 = mc^2 est l'énergie de repos et \kappa v^2 = \frac{1}{2}mv^2 l'énergie cinétique classique.

Voir le corrigé complet

L'énergie relativiste s'écrit sous la forme :

E = mc^2 \left(1 - \frac{v^2}{c^2}\right)^{-1/2}

Au voisinage de u=0, le développement limité d'ordre 2 de (1-u)^{-1/2} est :

(1-u)^{-1/2} = 1 + \left(-\frac{1}{2}\right)(-u) + \frac{\left(-\frac{1}{2}\right)\left(-\frac{3}{2}\right)}{2!}(-u)^2 + o(u^2) = 1 + \frac{1}{2}u + \frac{3}{8}u^2 + o(u^2)

En posant u = \dfrac{v^2}{c^2}, on obtient à l'ordre 4 en v/c :

\begin{aligned} E &= mc^2 \left[ 1 + \frac{1}{2}\left(\frac{v}{c}\right)^2 + \frac{3}{8}\left(\frac{v}{c}\right)^4 + o\left(\frac{v^4}{c^4}\right) \right] \\ &= mc^2 + \frac{1}{2}mv^2 + \frac{3}{8}\frac{m}{c^2}v^4 + mc^2\,o\left(\frac{v^4}{c^4}\right) \end{aligned}

Par identification avec la forme E = E_0 + \kappa v^2 + \mu v^4 + o(v^4/c^4), on déduit :

\boxed{E_0 = mc^2, \quad \kappa = \frac{1}{2}m, \quad \mu = \frac{3m}{8c^2}}

Interprétation physique des deux premiers termes :

  • Le terme constant E_0 = mc^2 représente l'énergie de masse au repos de la particule.
  • Le terme \kappa v^2 = \dfrac{1}{2}mv^2 correspond à l'énergie cinétique classique (newtonienne) de la particule dans la limite des faibles vitesses (v \ll c).

Résultat

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : correction relativiste, constante de structure fine

La correction relativiste à l'énergie d'une transition entre niveaux d'énergie s'écrit sous la forme . Déduire de ce qui précède l'entier puis conclure, numériquement.

Voir l'indice

Comparer l'ordre de grandeur de la correction relativiste d'énergie au terme non relativiste à l'aide de l'estimation de v/c sur les orbites de Bohr pour identifier l'exposant p.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport v/c de l'électron en fonction de la constante de structure fine \alpha à partir des relations du modèle de Bohr établies en Q17 et de la définition de \alpha donnée en Q19.
  2. Estimer l'ordre de grandeur de la correction relativiste sur l'énergie à l'aide du terme d'ordre 4 en v obtenu à la question Q20, puis le comparer à l'énergie non relativiste \Delta E.
  3. Identifier l'exposant p et réaliser l'application numérique de \alpha^p.
Voir la réponse courte

Comparaison de l'ordre correctif (v/c)^2 au terme principal pour identifier p = 2, conduisant à un décalage relatif de l'ordre de 10^{-4}.

Voir le corrigé complet

Sur une orbite circulaire de rayon r, le moment cinétique scalaire de l'électron vaut \sigma = m_e v r. D'après le résultat de la question Q17, le rayon est donné par :

r = \frac{4\pi\varepsilon_0 \sigma^2}{m_e e^2}

On en déduit la vitesse orbitale de l'électron :

v = \frac{\sigma}{m_e r} = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \sigma}

Pour les premiers niveaux de l'atome d'hydrogène, le moment cinétique est de l'ordre de \hbar (\sigma = 2\hbar ou 3\hbar). On en déduit le rapport :

\frac{v}{c} \sim \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 \hbar c} = \alpha

D'après le développement limité de l'énergie établi à la question Q20, la première correction relativiste à l'énergie cinétique vaut :

\delta E_{\mathrm{relat}} \sim \mu v^4 = \frac{3}{8} m_e \frac{v^4}{c^2} = \frac{3}{4} \left(\frac{1}{2}m_e v^2\right) \left(\frac{v}{c}\right)^2 \sim E_c \left(\frac{v}{c}\right)^2

L'énergie de transition non relativiste \Delta E est du même ordre de grandeur que l'énergie des niveaux, elle-même égale en valeur absolue à l'énergie cinétique E_c (théorème du viriel : |E| = E_c). Par conséquent :

\frac{\Delta E_{\mathrm{relat}} - \Delta E}{\Delta E} \sim \left(\frac{v}{c}\right)^2 \sim \alpha^2

On identifie donc l'entier :

\boxed{p = 2}

Numériquement, avec la valeur \alpha \simeq 7{,}3 \cdot 10^{-3} obtenue à la question Q19 :

\alpha^2 \simeq (7{,}3 \cdot 10^{-3})^2 \simeq 5{,}3 \cdot 10^{-5}
\boxed{\frac{\Delta E_{\mathrm{relat}} - \Delta E}{\Delta E} \sim \alpha^2 \simeq 5{,}3 \cdot 10^{-5} \sim 10^{-4}}

La correction relativiste est très faible (de l'ordre de quelques 10^{-5} à 10^{-4}), ce qui justifie a posteriori la validité de l'approche classique non relativiste de Bohr en première approximation, tout en expliquant l'existence d'un dédoublement fin des raies accessible uniquement par des méthodes interférométriques de haute précision.

Résultat

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II.B.1 · La méthode de Michelson

Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Notions : interféromètre de michelson, lame compensatrice

Expliquez, au moyen d'un schéma, le rôle de la lame (). Précisez en particulier, dans le cas de la figure 5, si la face réfléchissante de la lame () est la face supérieure (1) ou la face inférieure (2).

Voir l'indice

Dessiner les chemins optiques des deux bras et compter le nombre de traversées de l'épaisseur de verre de la séparatrice pour identifier la face traitée.

Voir la stratégie
  1. Dénombrer le nombre de traversées de la lame séparatrice (S) pour chacun des deux trajets (vers M_f et vers M_m), selon que le traitement semi-réfléchissant est déposé sur la face (1) ou sur la face (2).
  2. En déduire le rôle de la lame compensatrice (C) vis-à-vis de la dispersion chromatique du verre.
  3. Identifier la face traitée en observant sur quel bras se situe la lame compensatrice sur la figure 5.
Voir la réponse courte

Rôle de compensation d'épaisseur de verre entre les deux bras et identification de la face semi-réfléchissante convenable pour symétriser les trajets.

Voir le corrigé complet

1. Rôle de la lame compensatrice (C)

La séparatrice (S) est une lame à faces parallèles d'épaisseur e et d'indice optique n(\lambda). En raison de la dispersion du verre (n dépend de la longueur d'onde \lambda), la traversée de la lame introduit une différence de marche qui varie avec \lambda. En lumière blanche ou polychromatique, une dissymétrie de verre traversé entraînerait une dispersion chromatique : la condition de différence de marche nulle ne pourrait être satisfaite simultanément pour toutes les longueurs d'onde, ce qui empêcherait l'observation de la frange centrale achromatique (teinte de passage).

La lame compensatrice (C), identique en épaisseur et en indice à (S) et orientée parallèlement à celle-ci, a pour rôle d'égaliser exactement l'épaisseur de verre traversée par les deux faisceaux interférents, rendant la différence de marche \delta purement géométrique et strictement indépendante de \lambda :

\delta = 2(d_m - d_f)

2. Détermination de la face semi-réfléchissante

Supposons que la face (1) (face supérieure, tournée vers la source et M_f) porte la couche semi-réfléchissante :

  • Faisceau (2) (vers M_m) : il entre par la face (1), traverse S vers M_m (1^{\text{re}} traversée). Au retour de M_m, il pénètre par la face (2), traverse S jusqu'à la face (1) (2^{\text{e}} traversée), s'y réfléchit intérieurement, puis retraverse S pour en sortir par la face (2) vers la voie de sortie (3^{\text{e}} traversée). Il effectue ainsi 3 traversées de la lame (S).
  • Faisceau (1) (vers M_f) : il se réfléchit directement sur la face semi-réfléchissante (1) sans pénétrer dans (S) (0 traversée à l'aller). Au retour de M_f, il traverse la lame (S) pour émerger par la face (2) vers la voie de sortie (1 seule traversée).

Sans compensatrice, le faisceau se propageant vers M_m traverserait la lame (S) deux fois de plus que celui se propageant vers M_f. Pour rétablir la symétrie, la lame compensatrice (C) doit donc être insérée sur le bras menant à M_f : le faisceau (1) la traverse alors à l'aller et au retour (2 traversées), portant son total à 1 + 2 = 3 traversées de verre.

Si la couche semi-réfléchissante était sur la face inférieure (2), le faisceau vers M_f effectuerait 3 traversées de S et celui vers M_m n'en ferait qu'une seule ; la compensatrice (C) devrait alors se trouver sur le bras horizontal menant à M_m.

Comme la lame (C) est placée sur le bras vertical menant au miroir M_f sur la figure 5 :

\boxed{\text{La face réfléchissante de la lame }(S)\text{ est la face supérieure (1).}}

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : interféromètre de michelson, frange d'égale inclinaison, localisation des franges

L'appareil est éclairé par une source de lumière étendue. Quelle est la nature des franges ? Où peut-on les observer ?

Voir l'indice

Identifier la symétrie de révolution du dispositif lorsque les miroirs sont orthogonaux et en déduire la nature des franges ainsi que leur plan de localisation.

Voir la stratégie
  1. Identifier la configuration de l'interféromètre de Michelson à partir de l'orientation respective des miroirs M_f et M_m.
  2. En déduire la nature géométrique et physique des franges d'interférence obtenues avec une source étendue.
  3. Préciser le lieu de localisation des franges et le dispositif expérimental permettant leur observation.
Voir la réponse courte

En configuration lame d'air éclairée par une source étendue, observation d'anneaux d'égale inclinaison localisés à l'infini (plan focal image).

Voir le corrigé complet

Les miroirs plans M_f et M_m sont orthogonaux aux axes (Oy) et (Ox), eux-mêmes perpendiculaires. Par réflexion sur la lame séparatrice S inclinée à 45^\circ, l'image M'_1 de l'un des miroirs est rigoureusement parallèle à l'autre miroir : l'interféromètre de Michelson est réglé en lame d'air à faces parallèles.

Pour un point source de la source étendue émettant dans une direction inclinée d'un angle i par rapport à la normale aux miroirs, la différence de marche s'écrit :

\delta = 2e\cos i

où e est l'épaisseur de la lame d'air équivalente.

  • Nature des franges : La différence de marche \delta ne dépend que de l'inclinaison i des rayons lumineux incidents et non de la position du point source émetteur. Les franges sont donc des franges d'égale inclinaison (ou anneaux de Haidinger), se présentant sous la forme d'anneaux circulaires concentriques.
  • Lieu d'observation : Tous les rayons ayant la même inclinaison i émergent sous forme de faisceaux parallèles entre eux. Les franges sont par conséquent localisées à l'infini. On peut les observer :

    • sur un écran placé dans le plan focal image d'une lentille convergente disposée en sortie de l'interféromètre ;
    • directement avec l'œil accommodé à l'infini.
\boxed{\text{Franges d'égale inclinaison (anneaux concentriques), localisées à l'infini (observables dans le plan focal d'une lentille).}}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : interféromètre de michelson, formule de fresnel

On utilise une source monochromatique de longueur d'onde . On choisit l'instant au moment du contact optique et on note l'intensité lumineuse totale en sortie de l'appareil sur l'axe () lorsqu'un des deux miroirs est obstrué. Exprimer, en fonction de , , et , l'intensité observée sur cet axe lorsque les deux miroirs sont éclairés.

Voir l'indice

Relier le déplacement x(t) = vt du miroir mobile à la différence de marche \delta(t) = 2vt sur l'axe optique, puis écrire la formule des interférences à deux ondes.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le déplacement x(t) du miroir mobile depuis la position de contact optique (t = 0).
  2. En déduire la différence de marche \delta(t) sous incidence normale (sur l'axe) et le déphasage \Delta\phi(t) associé.
  3. Appliquer la formule de Fresnel pour deux ondes cohérentes de même intensité I_0.
Voir la réponse courte

Différence de marche axiale \delta = 2vt, application de la formule de Fresnel pour obtenir l'intensité modulée sinusoïdalement au cours du temps.

Voir le corrigé complet

Le miroir mobile M_m se déplace le long de l'axe (Ox) à la vitesse constante \vec{v} = v\vec{e}_x. À l'instant t = 0, l'appareil est au contact optique (différence de marche nulle). À l'instant t, la position du miroir mobile par rapport à la position de contact optique est donc :

e(t) = v t

Sur l'axe (Oy), les rayons émergents correspondent à une incidence normale sur les miroirs (i = 0). Le trajet aller-retour dans l'air introduit ainsi une différence de marche :

\delta(t) = 2 e(t) = 2 v t

Grâce à la présence de la lame compensatrice C, les deux faisceaux traversent le même nombre de fois la même épaisseur de verre, de sorte qu'il n'y a pas de différence de marche supplémentaire liée au verre.

Le déphasage entre les deux ondes interférant sur l'axe s'écrit alors :

\Delta\phi(t) = \frac{2\pi}{\lambda_0}\,\delta(t) = \frac{4\pi v t}{\lambda_0}

Chaque bras pris isolément transmet une intensité I_0. Comme les deux ondes issues de la même source monochromatique sont parfaitement cohérentes entre elles, la formule de Fresnel donne l'intensité totale observée en sortie sur l'axe :

I(t) = I_0 + I_0 + 2\sqrt{I_0 \cdot I_0}\cos(\Delta\phi(t)) = 2I_0\left[1 + \cos\left(\frac{4\pi v t}{\lambda_0}\right)\right]
\boxed{I(t) = 2I_0\left[1 + \cos\left(\frac{4\pi v t}{\lambda_0}\right)\right]}

Résultat

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II.B.2 · La mesure de la structure fine de la raie rouge

Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : contraste, battement optique, doublet spectral

En admettant que , montrer que l'expression du contraste des franges s'écrit de la manière suivante :

puis calculer les contrastes maximal et minimal en fonction de et .

Voir l'indice

Sommer les intensités associées aux deux longueurs d'onde indépendantes et appliquer la formule d'addition trigonométrique du formulaire pour déterminer I_{\max} et I_{\min}.

Voir la stratégie
  1. Les deux longueurs d'onde étant distinctes, les rayonnements correspondants sont mutuellement incohérents : l'intensité totale est la somme des intensités associées à chaque raie.
  2. En exprimant l'intensité de chaque composante à partir du résultat de la question Q24, on utilise la formule trigonométrique fournie en annexe pour mettre I(t) sous la forme standard I(t) = \overline{I}\,[1 + C(t)\cos(\dots)].
  3. On en déduit l'expression du contraste C(t) à l'approximation |\Delta\lambda| \ll \lambda_0, puis ses extrema lorsque la fonction sinus vaut 0 ou \pm 1.
Voir la réponse courte

Somme des intensités des deux raies incohérentes, factorisation trigonométrique et mise sous forme canonique pour extraire le contraste modulé et ses extrema.

Voir le corrigé complet

Les deux raies spectrales de longueurs d'onde \lambda_1 = \lambda_0 et \lambda_2 = \lambda_0 + \Delta\lambda correspondent à des fréquences différentes : elles sont mutuellement incohérentes. L'intensité totale en sortie sur l'axe s'obtient donc par addition des intensités :

I(t) = I_{(1)}(t) + I_{(2)}(t)

D'après le résultat de la question Q24, chaque raie monochromatique d'intensité I_k donne :

I_{(k)}(t) = 2I_k \left[1 + \cos\left(\frac{4\pi vt}{\lambda_k}\right)\right] \quad (k \in \{1, 2\})

En posant \theta_1 = \dfrac{4\pi vt}{\lambda_0} et \theta_2 = \dfrac{4\pi vt}{\lambda_0 + \Delta\lambda}, l'intensité résultante s'écrit :

I(t) = 2(I_1 + I_2) + 2\left(I_1 \cos\theta_1 + I_2 \cos\theta_2\right)

On applique le formulaire trigonométrique fourni avec a_1 = I_1 et a_2 = I_2 :

I_1 \cos\theta_1 + I_2 \cos\theta_2 = a \cos\left[\frac{\theta_1 + \theta_2}{2} + \varphi\right]

où :

a = (I_1 + I_2)\sqrt{1 - m^2 \sin^2\left(\frac{\theta_1 - \theta_2}{2}\right)} \quad \text{avec} \quad m = \frac{2\sqrt{I_1 I_2}}{I_1 + I_2}

L'intensité totale prend alors la forme canonique :

I(t) = 2(I_1 + I_2)\left[1 + C(t)\cos\left(\frac{\theta_1 + \theta_2}{2} + \varphi\right)\right]

où le contraste (ou visibilité) des franges s'identifie à :

C(t) = \frac{a}{I_1 + I_2} = \sqrt{1 - \frac{4I_1 I_2}{(I_1 + I_2)^2}\sin^2\left(\frac{\theta_1 - \theta_2}{2}\right)}

Calculons l'argument de la fonction sinus :

\begin{aligned} \frac{\theta_1 - \theta_2}{2} &= 2\pi vt \left(\frac{1}{\lambda_0} - \frac{1}{\lambda_0 + \Delta\lambda}\right) \\ &= 2\pi vt \frac{\Delta\lambda}{\lambda_0(\lambda_0 + \Delta\lambda)} \end{aligned}

À l'ordre le plus bas en |\Delta\lambda|/\lambda_0 \ll 1, le dénominateur s'approxime par \lambda_0(\lambda_0 + \Delta\lambda) \simeq \lambda_0^2. On obtient ainsi l'expression attendue :

\boxed{C(t) = \sqrt{1 - \frac{4I_1 I_2}{(I_1 + I_2)^2}\sin^2\left(2\pi vt\frac{\Delta\lambda}{\lambda_0^2}\right)}}

La fonction \sin^2 prenant ses valeurs dans [0, 1], on déduit directement les valeurs extrêmes du contraste :

  • Lorsque \sin^2\left(2\pi vt\frac{\Delta\lambda}{\lambda_0^2}\right) = 0 :

    \boxed{C_{\max} = 1}
  • Lorsque \sin^2\left(2\pi vt\frac{\Delta\lambda}{\lambda_0^2}\right) = 1 :

    C_{\min} = \sqrt{1 - \frac{4I_1 I_2}{(I_1 + I_2)^2}} = \sqrt{\frac{(I_1 + I_2)^2 - 4I_1 I_2}{(I_1 + I_2)^2}} = \sqrt{\frac{(I_1 - I_2)^2}{(I_1 + I_2)^2}}

    Comme I_1 > I_2 > 0, il vient :

    \boxed{C_{\min} = \frac{I_1 - I_2}{I_1 + I_2}}

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : contraste, doublet spectral, mesure interférométrique

Réalisant la mesure du spectre de cette raie, Michelson a observé, en déplaçant le miroir mobile d'une longueur depuis le contact optique, une diminution progressive du contraste qui atteint alors sa valeur minimale . En déduire puis la valeur de puis commenter l'ordre de grandeur obtenu au regard des développements mécaniques qui précèdent.

Voir l'indice

Associer la valeur minimale du contraste à l'argument du sinus valant \pi/2 pour une translation \Delta x du miroir, puis inverser la formule donnant C_{\min} en fonction de I_2/I_1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport d'intensités I_2/I_1 à partir du contraste minimal C_{\min} obtenu à la question Q25.
  2. Relier le déplacement \Delta x = vt du miroir mobile à la condition d'annulation de la dérivée du contraste (premier minimum pour un argument du sinus valant \pi/2), et en déduire le rapport \Delta\lambda/\lambda_0.
  3. Comparer numériquement \Delta\lambda/\lambda_0 à l'ordre de grandeur de la correction relativiste \alpha^2 déterminée à la question Q21.
Voir la réponse courte

Utilisation de la condition d'anticoïncidence \delta = 2\Delta x et du contraste minimal pour calculer le rapport d'intensités et l'écart \Delta\lambda.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, le contraste minimal s'écrit :

C_{\min} = \frac{I_1 - I_2}{I_1 + I_2} = \frac{1 - \dfrac{I_2}{I_1}}{1 + \dfrac{I_2}{I_1}}

En résolvant par rapport au rapport d'intensités :

\frac{I_2}{I_1} = \frac{1 - C_{\min}}{1 + C_{\min}}

Avec C_{\min} \simeq 0{,}15 :

\frac{I_2}{I_1} = \frac{1 - 0{,}15}{1 + 0{,}15} = \frac{0{,}85}{1{,}15} = \frac{17}{23} \simeq 0{,}74
\boxed{\frac{I_2}{I_1} \simeq 0{,}74}

Le déplacement du miroir mobile depuis le contact optique (t=0) est \Delta x = vt. À l'instant initial, le contraste est maximal (C(0) = 1). La première annulation progressive conduisant à un minimum de contraste est atteinte lorsque l'argument du terme en sinus vaut \pi/2 :

2\pi v t \frac{\Delta\lambda}{\lambda_0^2} = 2\pi \Delta x \frac{\Delta\lambda}{\lambda_0^2} = \frac{\pi}{2}

On en déduit :

\frac{\Delta\lambda}{\lambda_0} = \frac{\lambda_0}{4\Delta x}

Application numérique avec \lambda_0 = 656\text{ nm} = 6{,}56 \cdot 10^{-7}\text{ m} et \Delta x = 8{,}5\text{ mm} = 8{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ m} :

\frac{\Delta\lambda}{\lambda_0} = \frac{6{,}56 \cdot 10^{-7}}{4 \times 8{,}5 \cdot 10^{-3}} = \frac{6{,}56 \cdot 10^{-7}}{3{,}4 \cdot 10^{-2}} \simeq 1{,}9 \cdot 10^{-5}
\boxed{\frac{\Delta\lambda}{\lambda_0} \simeq 1{,}9 \cdot 10^{-5}}

(soit un écart en longueur d'onde de l'ordre de \Delta\lambda \simeq 0{,}013\text{ nm} = 0{,}13\text{ \AA}).

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2022 ?

Surtout 3 chapitres : Interférences lumineuses (40 % des questions), Mouvement dans un champ de force centrale (27 %) et Physique quantique (12 %). Plus ponctuellement : Cinématique et dynamique du point, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Diffraction et réseaux et Optique géométrique.

Peut-on travailler le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2022 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 14 questions sur 26 (54 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie I.A.1 (Q1 à Q3), la sous-partie I.A.2 (Q4 à Q7) et la sous-partie II.A.1 (Q15 à Q18), ainsi que Q10, Q19 et Q20. Avec les autres programmes de première année : 14 en MPSI, 12 en PTSI, 12 en MP2I, 9 en TSI1 et 7 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2022 ?

Environ 2 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 3 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2022 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q14 (diffraction par une fente), Q21 (correction relativiste) et Q25 (contraste).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2022 ?

Questions de cours : Q1 (force gravitationnelle), Q4 (force gravitationnelle), Q5 (centré de masse), Q7 (troisième loi de kepler), Q9 (théorème de malus), Q10 (formule de fresnel), Q15 (moment cinétique), Q17 (orbite circulaire)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q6 (centré de masse), Q16 (énergie potentielle effective) et Q25 (contraste).

Où gagner des points facilement dans le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2022 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (14 sur 26), par exemple : Q1 à Q5, Q7, Q10, Q11, Q15, Q18, Q19 et Q22 à Q24. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q6, Q8, Q12, Q16, Q20 et Q25.

Le sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Quelle a été la moyenne au sujet Mines-Ponts Physique 1 PC 2022 ?

Moyenne : 10,76/20 (écart-type 4,09, 3 532 présents).

Comment trouver l'exposant p à la question Q21 ?

Le développement obtenu en Q20 montre que la correction relativiste à l'énergie cinétique varie en (v/c)^2. Comme la vitesse orbitale vérifie v/c \sim \alpha dans le modèle de Bohr, l'écart relatif varie comme \alpha^2, ce qui donne immédiatement p = 2 sans calcul supplémentaire.

Pourquoi la largeur du miroir est-elle bornée supérieurement en Q14 ?

L'étalement de la tache de diffraction est inversement proportionnel à la largeur \ell du miroir. Pour que cette enveloppe contienne au moins dix interfranges de part et d'autre du centre, le champ diffracté doit être suffisamment large, ce qui impose une majoration : \ell \leqslant a/10.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 26 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 10,76 et d'écart-type 4,09 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.