Corrigé détaillé Banque PT Physique A PT 2024
Le cycle de l'eau de pluie
- 58 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en PTSI : 19 questions sur 58, parties II et I.2
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet accessible · Mécanique des fluides, Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques, Cinématique et dynamique du point · 24 incontournables · 29 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet propose une traversée panoramique et très stimulante des sciences physiques à travers les différentes étapes du cycle de l'eau. Structuré en cinq parties totalement indépendantes, il aborde successivement la mécanique du solide (avec une incursion élégante sur les systèmes à masse variable), l'optique géométrique classique de la dispersion des gouttes de pluie (arc-en-ciel de Descartes), l'électrostatique et le traitement de signal analogique à base d'amplificateurs opérationnels, l'hydrodynamique visqueuse en milieu poreux, puis la statique des fluides appliquée au dimensionnement mécanique d'un barrage hydroélectrique.
Remarquablement progressif et fidèle aux attendus du cours, ce sujet constitue un support de révision incontournable pour consolider les fondamentaux avant les écrits des concours. L'absence de calculatrice impose de soigner les ordres de grandeur et l'aisance calculatoire.
- Difficulté
- Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 3 h 35 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Mécanique des fluides32 %
- Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques25 %
- Cinématique et dynamique du point16 %
- Optique géométrique16 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
24 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en PTSI : 19 questions sur 58, parties II et I.2.
Où gagner des points
53 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Rapides et accessibles (53) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Points à signaler : ambiguïté, à savoir
Ambiguïté
Q41 : Malgré la mention des deux armatures cylindriques, la hauteur de pluie au sol h_{\mathrm{s}} est directement égale à la hauteur h mesurée dans le pluviomètre, sans appliquer de correction de surface.
À savoir
Comment utiliser ce corrigé
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Sommaire
58 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
58 questionsPartie I : Chute d'une gouttelette d'eau dans l'air
I.1 · Cas d'une atmosphère sèche
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : poussée d'archimède
Exprimer la norme de la poussée d'Archimède subie par la gouttelette en fonction des données de l'énoncé.
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Calculer le volume de la gouttelette sphérique et appliquer la définition de la poussée d'Archimède exercée par le fluide ambiant (l'air).
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Expression directe de la poussée d'Archimède \Pi_A = \rho_a V g = \frac{4}{3}\pi R^3 \rho_a g.
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D'après le principe d'Archimède, tout corps immergé dans un fluide au repos subit une force verticale dirigée vers le haut, égale au poids du volume de fluide déplacé.
Le volume d'une gouttelette sphérique de rayon R vaut :
Le fluide déplacé étant l'air de masse volumique \rho_{\text{a}}, la masse d'air déplacée s'écrit m_{\text{a}} = \rho_{\text{a}} V.
La norme de la poussée d'Archimède exercée par l'air sur la gouttelette s'exprime ainsi :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : poussée d'archimède, poids
Calculer numériquement le rapport, en norme, de la poussée d'Archimède sur le poids de la gouttelette, puis justifier qu'il est possible de négliger la poussée d'Archimède dans cette modélisation.
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Exprimer le rapport sous forme du quotient des masses volumiques et comparer sa valeur numérique à 1.
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Rapport \Pi_A/P = \rho_a/\rho_e \approx 10^{-3} \ll 1, ce qui justifie de négliger la poussée d'Archimède devant le poids.
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La gouttelette sphérique d'eau, de rayon R et de masse volumique \rho_{\text{e}}, a un volume V = \frac{4}{3}\pi R^3. La norme de son poids s'écrit :
D'après la question 1, la norme de la poussée d'Archimède exercée par l'air s'exprime par :
Le rapport des normes s'en déduit immédiatement :
Avec \rho_{\text{a}} = 1\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \rho_{\text{e}} = 1\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, on obtient numériquement avec un chiffre significatif :
Comme \frac{P_{\text{A}}}{P} = 10^{-3} \ll 1, la poussée d'Archimède représente seulement 0{,}1\,\% du poids de la gouttelette. Il est donc parfaitement légitime de la négliger devant le poids dans cette modélisation.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : principe fondamental de la dynamique, frottement fluide
Établir l'équation différentielle vérifiée par la composante de la vitesse de la gouttelette projetée sur l'axe vertical descendant.
Voir l'indiceIndice
Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe (Oz) descendant en ne prenant en compte que le poids et la force de Stokes.
Voir la stratégieStratégie
- Définir précisément le système, le référentiel d'étude et faire l'inventaire des forces en tenant compte du fait que la poussée d'Archimède est négligée (résultat de la question 2).
- Appliquer la deuxième loi de Newton et la projeter sur l'axe (Oz) orienté vers le bas.
- Exprimer la masse m de la gouttelette en fonction de son rayon R et de sa masse volumique \rho_{\text{e}} pour expliciter les coefficients de l'équation différentielle.
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD projeté sur l'axe vertical descendant : m\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = mg - 6\pi\eta_a R v.
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On étudie la gouttelette d'eau assimilée à un point matériel de masse constante :
dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
D'après le résultat de la question 2, la poussée d'Archimède est négligée. Le système est donc soumis à deux forces :
- son poids : \vec{P} = m \vec{g} = m g \, \vec{e}_z ;
- la force de frottement visqueux : \vec{f} = -6 \pi \eta_{\text{a}} R \, \vec{v}(t) = -6 \pi \eta_{\text{a}} R \, v(t) \, \vec{e}_z.
La deuxième loi de Newton s'écrit :
Par projection sur l'axe vertical descendant (Oz), on obtient :
En remplaçant la masse par son expression m = \frac{4}{3}\pi R^3 \rho_{\text{e}}, le rapport devient :
L'équation différentielle vérifiée par la composante v(t) est donc :
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : temps caractéristique, frottement fluide
À partir de cette équation différentielle, définir un temps caractéristique en fonction de , et , puis calculer sa valeur numérique.
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Mettre l'équation différentielle sous la forme canonique \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} + \frac{v}{\tau} = g et isoler \tau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du temps caractéristique \tau = \frac{m}{6\pi\eta_a R} = \frac{2\rho_e R^2}{9\eta_a} et calcul numérique.
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D'après la question Q3, l'équation différentielle régissant la vitesse v(t) de la gouttelette s'écrit :
Par identification avec la forme canonique d'une équation différentielle linéaire du premier ordre :
on définit le temps caractéristique de relaxation de la vitesse :
Application numérique : Avec R = 0{,}2\text{ mm} = 2\cdot 10^{-4}\text{ m}, \rho_{\text{e}} = 1\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \eta_{\text{a}} = 2\cdot 10^{-5}\text{ Pa}\cdot\text{s}, on obtient :
Avec un seul chiffre significatif comme requis par l'énoncé :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : chute avec frottement fluide, équation différentielle
En déduire l'expression de en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre avec la condition initiale v(0)=0.
Voir la stratégieStratégie
- Réécrire l'équation différentielle établie à la question 3 à l'aide du temps caractéristique \tau défini à la question 4.
- Résoudre cette équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants avec second membre constant.
- Déterminer la constante d'intégration grâce à la condition initiale sans vitesse à t = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution avec vitesse initiale nulle : v(t) = g\tau(1 - \mathrm{e}^{-t/\tau}).
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D'après les questions 3 et 4, l'équation différentielle régissant la vitesse v(t) s'écrit sous la forme canonique :
La solution générale de cette équation différentielle linéaire du premier ordre avec second membre constant est la somme de la solution générale de l'équation homogène et d'une solution particulière constante :
où C est une constante déterminée par les conditions initiales.
La gouttelette quitte le nuage à t = 0 sans vitesse initiale, d'où v(0) = 0 :
On en déduit l'expression de la composante descendante de la vitesse :
Résultat
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : vitesse limite
Calculer numériquement la vitesse limite vers laquelle tend la gouttelette au cours de sa chute.
Voir l'indiceIndice
Prendre la limite quand t \to \infty de v(t), ce qui donne v_{\mathrm{lim}} = g\tau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de la vitesse limite de chute v_{\mathrm{lim}} = g\tau.
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Lorsque le temps t devient grand devant le temps caractéristique \tau (t \gg \tau), le terme exponentiel tend vers zéro dans l'expression établie à la question précédente. La vitesse de la gouttelette tend alors vers une vitesse limite v_{\text{lim}} :
Avec les valeurs numériques fournies par l'énoncé :
- g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- \tau = \dfrac{4}{9}\text{ s} \approx 0{,}44\text{ s} ;
le calcul donne :
En ne conservant qu'un seul chiffre significatif, conformément aux consignes générales du sujet :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : nombre de reynolds, écoulement laminaire
Calculer numériquement le nombre de Reynolds de l'air qui s'écoule autour de la gouttelette au cours de sa chute, puis conclure sur la validité de cette hypothèse.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la définition du nombre de Reynolds Re = \frac{\rho_{\mathrm{a}} v_{\mathrm{lim}} (2R)}{\eta_{\mathrm{a}}} et comparer à l'ordre de grandeur régissant la transition laminaire/turbulent (Re \lesssim 10^2).
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition du nombre de Reynolds associé à l'écoulement d'un fluide autour d'un obstacle sphérique de diamètre caractéristique D = 2R.
- Effectuer l'application numérique avec la vitesse limite de chute v_{\text{lim}} obtenue à la question Q6, en respectant la consigne d'un seul chiffre significatif.
- Comparer la valeur obtenue au seuil critique de transition vers un écoulement turbulent (de l'ordre de 10^3) pour statuer sur le caractère laminaire de l'écoulement et valider l'hypothèse de l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \mathrm{Re} = \frac{\rho_a v_{\mathrm{lim}} (2R)}{\eta_a} ; le résultat vérifie \mathrm{Re} \ll 1, validant l'hypothèse de Stokes.
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Le nombre de Reynolds associé à l'écoulement de l'air autour de la gouttelette sphérique est défini par :
où la dimension caractéristique retenue est le diamètre de la gouttelette D = 2R, et la vitesse caractéristique est la vitesse maximale atteinte lors de la chute, à savoir la vitesse limite v_{\text{lim}}.
En utilisant la valeur numérique v_{\text{lim}} \approx 4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} établie à la question Q6 (ou la valeur non arrondie v_{\text{lim}} = \frac{40}{9}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), on obtient :
Avec un seul chiffre significatif :
(ou Re \approx 9\cdot 10^1 si l'on prend la valeur non arrondie v_{\text{lim}} \approx 4{,}4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}).
La transition vers la turbulence pour l'écoulement autour d'un obstacle sphérique n'intervient que pour des nombres de Reynolds supérieurs à 10^3. Ici, on a :
L'écoulement de l'air autour de la gouttelette est donc bien laminaire : l'hypothèse de l'énoncé est validée.
Résultat
I.2 · Cas d'une atmosphère humide
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : accrétion, cinématique
En supposant que l'augmentation du volume de la gouttelette au cours du temps est proportionnelle à sa surface, justifier que son rayon peut alors s'exprimer sous la forme :
avec une constante caractéristique de l'humidité du milieu, que l'on ne cherchera pas à exprimer.
Voir l'indiceIndice
Écrire la relation de proportionnalité \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t} \propto S, exprimer V(r) et S(r) en fonction de r, puis simplifier pour obtenir \frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} = \mathrm{cste} = k.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le volume V(t) et la surface extérieure S(t) d'une gouttelette sphérique de rayon r(t).
- Calculer la dérivée temporelle \dfrac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t} par dérivation de fonction composée et utiliser l'hypothèse de proportionnalité avec la surface pour obtenir l'équation différentielle sur r(t).
- Intégrer cette équation compte tenu de la condition initiale r(0) = r_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Avec \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t} = 4\pi r^2 \frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} \propto 4\pi r^2, on obtient \frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} = k, d'où la loi affine r(t) = r_0 + kt.
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La gouttelette étant modélisée par une sphère de rayon r(t), son volume V(t) et son aire surfacique S(t) s'écrivent :
En dérivant le volume par rapport au temps, on obtient :
L'énoncé indique que l'augmentation du volume au cours du temps est proportionnelle à la surface de la gouttelette :
où k est une constante positive liée au flux de vapeur d'eau se condensant à la surface de la gouttelette.
En identifiant les deux expressions de \dfrac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}t}, et la surface S(t) étant non nulle, il vient :
Par intégration entre t = 0 (où r(0) = r_0) et l'instant t, on en déduit immédiatement :
Résultat
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : conservation de la masse, accrétion
Exprimer en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Dériver par rapport au temps la masse m(t) = \frac{4}{3}\pi \rho_{\mathrm{e}} r(t)^3 en utilisant la règle de dérivation d'une fonction composée.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la masse m(t) de la gouttelette sphérique en fonction de sa masse volumique \rho_{\mathrm{e}} et de son rayon r(t).
- Dériver cette expression par rapport au temps t à l'aide du résultat établi à la question précédente : r(t) = r_0 + k t.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation de la masse par rapport au temps : \frac{\mathrm{d}m}{\mathrm{d}t} = 4\pi \rho_e k (r_0 + kt)^2.
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La gouttelette étant assimilée à une sphère de rayon r(t) et de masse volumique uniforme \rho_{\mathrm{e}}, sa masse à l'instant t s'écrit :
En dérivant par rapport au temps, on obtient :
D'après la question précédente, le rayon s'exprime par r(t) = r_0 + k t, ce qui donne \dfrac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} = k. On en déduit :
Résultat
Question 10
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : principe fondamental de la dynamique, système à masse variable
Montrer que l'équation différentielle vérifiée par la vitesse de la gouttelette projetée sur l'axe vertical descendant peut alors s'écrire sous la forme :
avec et des constantes que l'on exprimera en fonction de , et .
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Appliquer la forme modifiée du PFD pour les systèmes à masse variable en divisant l'ensemble de l'équation par m(t).
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la seconde loi de Newton adaptée à un système de masse variable telle que formulée par l'énoncé.
- Projeter le bilan des forces (poids et traînée visqueuse de Stokes) sur l'axe vertical descendant (Oz).
- Exprimer m(t) et \frac{\mathrm{d}m}{\mathrm{d}t} en fonction de r(t) = r_0 + kt, puis diviser l'équation par m(t) pour identifier les constantes A et B.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de quantité de mouvement \frac{\mathrm{d}(mv)}{\mathrm{d}t} = mg - 6\pi\eta_a r v, développement du produit et division par m(t).
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On étudie la gouttelette assimilée à un point matériel de masse variable m(t) dans le référentiel terrestre supposé galiléen. L'axe (Oz) est vertical descendant de vecteur unitaire \vec{u}_z.
La gouttelette est soumise à deux forces au cours de sa chute :
- son poids : \vec{P} = m(t) g \vec{u}_z ;
- la force de frottement fluide : \vec{f} = -6\pi \eta_{\mathrm{a}} r(t) \vec{v}(t) = -6\pi \eta_{\mathrm{a}} r(t) v(t) \vec{u}_z.
D'après l'énoncé, la seconde loi de Newton pour ce système s'écrit :
En projetant sur l'axe vertical descendant (Oz), on obtient :
En divisant par la masse m(t) \neq 0 :
D'après les résultats de la question Q9, la gouttelette reste sphérique de rayon r(t) = r_0 + kt :
On en déduit les deux termes entre crochets :
L'équation différentielle s'écrit donc bien sous la forme :
avec :
Résultat
Question 11
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : équation différentielle
En prenant en compte cette simplification, résoudre l'équation différentielle obtenue en résolvant d'abord l'équation sans second membre, puis en cherchant une solution particulière de l'équation complète sous la forme d'une fonction affine, afin d'en déduire l'expression de en fonction de , , et .
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Séparer les variables pour l'équation homogène avec A = 3k, puis poser une solution particulière sous la forme v_{\mathrm{p}}(t) = C(r_0 + kt) à substituer dans l'équation complète.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation différentielle simplifiée en utilisant la valeur A = 3k obtenue à la question Q10.
- Résoudre l'équation homogène associée en intégrant par séparation des variables.
- Déterminer une solution particulière affine v_{\mathrm{p}}(t) = \alpha t + \beta par identification.
- Sommer les deux solutions et déterminer la constante d'intégration à l'aide de la condition initiale v(0) = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'équation homogène simplifiée, recherche de la solution particulière affine et utilisation de v(0)=0.
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Compte tenu de l'approximation proposée et du résultat A = 3k établi à la question Q10, l'équation différentielle se simplifie en :
1. Résolution de l'équation sans second membre (homogène) :
Par séparation des variables :
La solution de l'équation sans second membre est donc :
2. Recherche d'une solution particulière affine : On cherche une solution particulière de la forme v_{\mathrm{p}}(t) = \alpha t + \beta, avec \alpha et \beta deux constantes. En dérivant, \frac{\mathrm{d}v_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}t} = \alpha. En injectant dans l'équation complète :
En multipliant par (r_0 + kt) :
Par identification terme à terme des coefficients polynomiaux en t :
La solution particulière s'écrit donc :
3. Solution générale et condition initiale : La solution générale est la somme de la solution homogène et de la solution particulière :
À t=0, la gouttelette part sans vitesse initiale (v(0) = 0) :
On en déduit finalement l'expression de la vitesse v(t) :
ou, sous forme factorisée :
Résultat
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : tension superficielle
Grâce à votre culture scientifique, donner le nom de l'énergie par unité de surface qui est responsable de la forme sphérique des gouttelettes d'eau de petites tailles.
Voir l'indiceIndice
Faire référence à l'énergie de surface, aussi appelée tension superficielle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la tension superficielle (ou énergie d'interface) minimisant l'aire pour un volume donné.
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L'énergie par unité de surface responsable de la forme sphérique des petites gouttes d'eau est l'énergie de surface (ou énergie d'interface), grandeur thermodynamique dont le coefficient associé est la tension superficielle (notée usuellement \gamma ou \sigma).
Résultat
Partie II : Formation d'un arc-en-ciel
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : déviation, loi de snell-descartes
Exprimer les angles de déviation , et à chaque interface en fonction de , , et (en tenant compte de l'orientation de ces angles).
Voir l'indiceIndice
Suivre l'angle de rotation du vecteur directeur du rayon à chaque interface : D_1 = i_2 - i_1, D_2 = i_2 + i_3 - \pi et D_3 = i_3 - i_4.
Voir la stratégieStratégie
- Par définition, l'angle de déviation à une interface est l'angle orienté entre le vecteur unitaire prolongeant le rayon incident et le vecteur unitaire du rayon issu de l'interface.
- L'énoncé précise que le sens trigonométrique (anti-horaire) est compté positivement. On constate sur la figure 3 que le rayon subit à chaque interface une déviation dans le sens des aiguilles d'une montre (sens horaire), ces déviations sont donc toutes de valeur algébrique négative.
- Relier la norme géométrique de chaque déviation aux angles d'incidence et de réfraction/réflexion, puis en déduire leur expression algébrique orientée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des déviations successives aux trois dioptres : D_1 = i_1 - i_2, D_2 = \pi - 2i_3 et D_3 = i_4 - i_3.
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Considérons successivement les trois interfaces rencontrées par le rayon lumineux :
Première interface (réfraction air \to eau) :
Le rayon passe d'un milieu moins réfringent à un milieu plus réfringent (n > 1) ; il se rapproche de la normale. La déviation s'effectue dans le sens horaire (négatif). L'écart angulaire géométrique étant i_1 - i_2, la déviation orientée s'écrit :\boxed{D_1 = i_2 - i_1}Deuxième interface (réflexion interne partielle eau \to eau) :
Le rayon se réfléchit sur la face interne de la goutte. L'angle géométrique entre le prolongement du rayon incident et le rayon réfléchi vaut \pi - (i_2 + i_3). Cette déviation a également lieu dans le sens horaire, d'où :\boxed{D_2 = i_2 + i_3 - \pi}Troisième interface (réfraction eau \to air) :
Le rayon sort de la goutte en s'écartant de la normale. La déviation géométrique vaut i_4 - i_3, toujours orientée dans le sens des aiguilles d'une montre (négatif). La déviation orientée est donc :\boxed{D_3 = i_3 - i_4}
Résultat
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : loi de snell-descartes, réfraction
À l'aide des lois de Snell-Descartes, exprimer les angles , et en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer les lois de la réfraction de Snell-Descartes au premier et au second dioptre, ainsi que la loi de la réflexion au niveau du miroir interne.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi de Snell-Descartes pour la réfraction au point d'entrée pour exprimer i_2 en fonction de i_1 et n.
- Utiliser les propriétés géométriques de la gouttelette sphérique (triangles isocèles formés avec le centre de la goutte) et la loi de Snell-Descartes pour la réflexion pour relier i_3 à i_2.
- Appliquer la loi de Snell-Descartes pour la réfraction au point de sortie pour relier i_4 à i_3, puis en déduire i_4 en fonction de i_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Par réfraction et symétrie géométrique du triangle isocèle interne, i_3 = i_2 = \arcsin(\sin i_1 / n) et i_4 = i_1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Première réfraction (interface air-eau) : Le rayon passe de l'air (indice n_{\text{air}} = 1) à l'eau (indice n). D'après la loi de Snell-Descartes pour la réfraction :
1 \cdot \sin i_1 = n \sin i_2Les angles étant aigus, on en déduit directement :
\boxed{i_2 = \arcsin\left(\frac{\sin i_1}{n}\right)}Réflexion interne : Le triangle formé par le centre de la gouttelette sphérique et les deux premiers points d'impact sur le dioptre est isocèle, car deux de ses côtés sont des rayons de la sphère. L'angle d'incidence sur la face interne avant réflexion a donc la même valeur que l'angle de réfraction i_2. D'après la loi de Snell-Descartes pour la réflexion, l'angle de réflexion i_3 est égal à l'angle d'incidence, d'où :
\boxed{i_3 = i_2 = \arcsin\left(\frac{\sin i_1}{n}\right)}Seconde réfraction (interface eau-air) : De la même façon, le triangle formé par le centre de la gouttelette, le point de réflexion et le point de sortie est isocèle. L'angle d'incidence sous lequel le rayon atteint l'interface de sortie vaut donc i_3. La loi de Snell-Descartes pour la réfraction s'écrit alors :
n \sin i_3 = 1 \cdot \sin i_4Comme i_3 = i_2, il vient :
\sin i_4 = n \sin i_2 = \sin i_1Les angles i_1 et i_4 appartenant à l'intervalle \left[0, \frac{\pi}{2}\right], on en conclut :
\boxed{i_4 = i_1}
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : déviation, arc-en-ciel
En déduire que l'angle de déviation totale peut s'exprimer :
Voir l'indiceIndice
Faire la somme des trois déviations élémentaires D = D_1 + D_2 + D_3 et substituer les expressions des angles trouvées en Q14.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme des trois déviations élémentaires D = D_1 + D_2 + D_3 et substitution des angles en fonction de i_1 et n.
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La déviation totale subie par le rayon lumineux au cours de sa traversée de la gouttelette est la somme algébrique des déviations successives à chaque interface, toutes définies avec la même convention d'orientation (sens trigonométrique) :
En utilisant les expressions obtenues à la question 13 :
D'après les relations établies à la question 14, la symétrie du trajet impose i_3 = i_2 et i_4 = i_1, d'où :
En remplaçant i_2 par son expression en fonction de i_1 et n, i_2 = \arcsin\left(\dfrac{\sin i_1}{n}\right), on obtient l'expression demandée :
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : déviation, extremum
Montrer que l'angle d'incidence vérifie l'équation suivante :
Voir l'indiceIndice
Dériver D(i_1) par rapport à i_1, poser la dérivée égale à zéro et utiliser l'identité \cos^2 i_1 = 1 - \sin^2 i_1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition d'extremum local de la fonction déviation : \dfrac{\mathrm{d}D}{\mathrm{d}i_1}(i_{1,\max}) = 0.
- Dériver l'expression de D(i_1) établie à la question Q15 à l'aide de la dérivée de la fonction \arcsin fournie dans l'énoncé.
- Isoler \sin i_{1,\max} en utilisant l'identité trigonométrique \cos^2 i_1 = 1 - \sin^2 i_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation de D(i_1) par rapport à i_1, recherche du zéro de la dérivée et simplification trigonométrique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q15, l'angle de déviation totale s'écrit :
La fonction D(i_1) atteint son maximum D_{\max} pour un angle d'incidence i_{1,\max} \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right] annulant sa dérivée première :
En utilisant la formule de dérivation d'une fonction composée et le rappel de l'énoncé \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x}(\arcsin x) = \dfrac{1}{\sqrt{1-x^2}}, on calcule la dérivée de D(i_1) :
L'annulation de cette dérivée en i_1 = i_{1,\max} conduit à :
Comme i_{1,\max} \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right], \cos i_{1,\max} \geqslant 0. On peut donc élever au carré les deux membres :
En remplaçant \cos^2 i_{1,\max} par 1 - \sin^2 i_{1,\max} :
Puisque \sin i_{1,\max} \geqslant 0, on obtient directement :
Résultat
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : déviation, extremum
En déduire l'expression du maximum en fonction de .
Voir l'indiceIndice
Injecter l'expression de \sin i_{1,\mathrm{max}} obtenue en Q16 dans la formule de la déviation totale D.
Voir la réponse courteRéponse courte
Substitution de l'angle d'incidence optimal i_{1,\mathrm{max}} dans l'expression de la déviation totale pour obtenir D_{\mathrm{max}}(n).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression établie à la question Q15, la déviation totale D s'écrit en fonction de l'angle d'incidence i_1 :
Le maximum de déviation D_{\max} est atteint pour l'angle d'incidence i_{1,\max} déterminé à la question Q16, vérifiant :
L'angle i_{1,\max} étant compris entre 0 et \frac{\pi}{2}, on a :
En injectant cette relation dans l'expression de la déviation totale, on obtient :
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : dispersion, loi de cauchy
Comment évolue le maximum lorsque la longueur d'onde augmente ? Justifier votre raisonnement.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la formule de Cauchy pour déterminer comment varie l'indice n avec \lambda, puis observer la variation de D_{\mathrm{max}} sur le graphe fourni.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le sens de variation de l'indice de réfraction n en fonction de la longueur d'onde \lambda à partir de la loi de Cauchy.
- Déterminer le sens de variation de D_{\max} en fonction de n par lecture de la Figure 5.
- Conclure sur le sens de variation de D_{\max} avec \lambda par composition.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'indice n décroît avec \lambda (dispersion normale), ce qui induit une diminution de l'angle de déviation maximale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la formule empirique de Cauchy :
n(\lambda) = A + \frac{B}{\lambda^2} \quad \text{avec } B > 0En dérivant par rapport à \lambda :
\frac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}\lambda} = -\frac{2B}{\lambda^3} < 0L'indice optique n est donc une fonction strictement décroissante de la longueur d'onde \lambda : lorsque \lambda augmente, n diminue.
- D'après la Figure 5, la fonction n \mapsto D_{\max}(n) est strictement décroissante sur l'intervalle [1,\, 2] : lorsque l'indice n diminue, le maximum de déviation D_{\max} augmente (sa valeur algébrique se rapproche de 0).
Par composition de ces deux fonctions strictement décroissantes :
Résultat
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : spectre visible
Rappeler l'intervalle de longueur d'onde constituant le spectre visible.
Voir l'indiceIndice
Donner les bornes usuelles en nanomètres dans le vide : de 400\text{ nm} (violet) à 800\text{ nm} (rouge).
Voir la réponse courteRéponse courte
Rappel des bornes du spectre visible dans le vide : environ 400\text{ nm} (violet) à 750\text{ nm} (rouge).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le vide (ou dans l'air), le domaine des longueurs d'onde du spectre visible s'étend approximativement de :
(ou plus restrictivement de 400\text{ nm} à 750\text{ nm} selon les conventions usuelles).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : arc-en-ciel, dispersion
Lorsque l'observateur situé au niveau du sol regarde l'arc-en-ciel, aperçoit-t-il l'anneau rouge situé au-dessus ou en-dessous de l'anneau violet ? Justifier votre raisonnement.
Voir l'indiceIndice
Relier l'angle d'élévation du rayon émergent par rapport à l'horizon au maximum de déviation D_{\mathrm{max}}, puis comparer la position angulaire des composantes rouge et violette.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la longueur d'onde de chaque couleur à la valeur de l'angle de déviation maximale D_{\max}.
- Exprimer l'angle géométrique \theta d'observation (demi-angle du cône de l'arc-en-ciel par rapport à la direction antisolaire) en fonction de D_{\max}.
- En déduire l'ordre géométrique des anneaux rouge et violet vus par l'observateur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le rouge étant moins dévié que le violet, il parvient à l'œil depuis des gouttes plus élevées : le rouge est en haut.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q18 et Q19, la longueur d'onde du rouge est supérieure à celle du violet :
Puisque le maximum de déviation D_{\max} augmente avec la longueur d'onde (question Q18) :
Sur la figure 3 de l'énoncé, la déviation totale D est comptée négativement dans le sens horaire (-\pi \leqslant D \leqslant 0). L'angle \theta formé entre la direction des rayons incidents solaires (direction de l'axe antisolaire) et le rayon émergent dirigé vers l'observateur s'écrit :
Pour le rayon d'intensité maximale correspondant à D_{\max}, le demi-angle du cône de diffusion vaut :
Comme D_{\max,\text{rouge}} > D_{\max,\text{violet}}, on en déduit que :
Le faisceau rouge parvient donc à l'observateur sous un angle d'élévation par rapport à la direction antisolaire plus grand que celui du faisceau violet (typiquement \theta_{\text{rouge}} \approx 42^\circ et \theta_{\text{violet}} \approx 40^\circ).
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : arc-en-ciel
En considérant toujours des gouttelettes d'eau sphériques en suspension dans l'air, expliquer l'origine de ces différents arcs-en-ciel.
Voir l'indiceIndice
Considérer des rayons subissant deux réflexions internes dans la goutte (arc secondaire), voire trois réflexions internes (arc tertiaire).
Voir la stratégieStratégie
- Généraliser le trajet géométrique du rayon lumineux étudié précédemment en faisant varier le nombre de réflexions internes au sein de la gouttelette d'eau sphérique.
- Analyser l'intensité lumineuse de chaque ordre en rappelant le caractère partiel de la réflexion interne à l'interface eau/air.
- Préciser les conséquences sur la position angulaire et la disposition des couleurs pour l'arc secondaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les arcs d'ordres supérieurs proviennent de rayons subissant plusieurs réflexions internes avant d'émerger de la goutte.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'origine de ces différents arcs-en-ciel réside dans le nombre de réflexions internes subies par les rayons solaires à l'intérieur de la gouttelette d'eau sphérique avant d'en émerger :
- L'arc-en-ciel primaire (ordre p = 1) : correspond au trajet modélisé aux questions précédentes, comprenant deux réfractions (entrée et sortie) et une seule réflexion interne. Il est observé sous un demi-angle au sommet d'environ 42^\circ autour de la direction antisolaire, avec le rouge à l'extérieur (au-dessus).
- L'arc-en-ciel secondaire (ordre p = 2) : est formé par les rayons subissant deux réflexions internes successives (et deux réfractions). L'angle d'émergence de concentration maximale correspond alors à un demi-angle d'environ 51^\circ autour de la direction antisolaire : il apparaît donc au-dessus de l'arc primaire. De plus, la réflexion supplémentaire inverse l'ordre des couleurs (le rouge se retrouve à l'intérieur et le violet à l'extérieur).
- L'arc-en-ciel tertiaire (ordre p = 3) : provient des rayons subissant trois réflexions internes.
Évolution de l'intensité lumineuse : À chaque rencontre avec la surface eau/air, la réflexion n'est que partielle (la majeure partie de l'énergie lumineuse est transmise par réfraction vers l'extérieur). L'intensité du faisceau émergent diminue donc drastiquement à chaque réflexion interne supplémentaire :
C'est pourquoi l'arc secondaire est nettement moins lumineux que l'arc primaire. L'arc tertiaire, encore beaucoup plus faible, est de surcroît dirigé vers l'avant (vers le Soleil, à environ 40^\circ de celui-ci) : il est donc presque impossible à observer à l'œil nu car noyé dans l'éblouissement du Soleil.
Partie III : Fonctionnement d'un pluviomètre capacitif
III.1 · Capacité du pluviomètre
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : symétrie, invariance
Justifier, de façon rigoureuse, que le champ électrique entre les deux armatures s'écrit sous la forme :
Voir l'indiceIndice
Utiliser les plans de symétrie contenant l'axe (Oz) et les invariances par translation selon z et rotation selon \theta permises par l'approximation des armatures infinies.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser les invariances de la distribution de charges pour déterminer les coordonnées d'espace dont dépendent les composantes du champ électrique.
- Déterminer les plans de symétrie matérielle passant par un point M quelconque pour trouver la direction de \vec{E}(M).
Voir la réponse courteRéponse courte
Plans méridiens et horizontaux de symétrie, invariances par rotation autour de (Oz) et translation selon (Oz) : \vec{E} = E(r)\vec{e}_r.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La distribution de charges est modélisée par deux cylindres coaxiaux d'axe (Oz), de rayons a_1 et a_2, de charges respectives +Q et -Q uniformément réparties. On néglige les effets de bord, ce qui revient à considérer des cylindres de longueur infinie selon (Oz).
Étude des invariances :
- La distribution de charges est invariante par translation le long de l'axe (Oz) (cylindres infinis) : le champ électrique ne dépend pas de la coordonnée z.
- La distribution est invariante par rotation d'un angle quelconque autour de l'axe (Oz) (symétrie axiale) : le champ électrique ne dépend pas de la coordonnée \theta.
En coordonnées cylindriques, les composantes du champ électrique ne dépendent donc que de la distance axiale r :
Étude des symétries : Considérons un point M(r,\theta,z) situé entre les deux armatures :
Le plan méridien \Pi_1 = (M, \vec{e}_r, \vec{e}_z), qui contient l'axe (Oz), est un plan de symétrie de la distribution de charges. Le champ électrique étant un vecteur polaire, il appartient à tout plan de symétrie passant par M. Donc :
\vec{E}(M) \in \Pi_1 \implies E_\theta(r) = 0Le plan transversal \Pi_2 = (M, \vec{e}_r, \vec{e}_\theta), orthogonal à l'axe (Oz), est également un plan de symétrie de la distribution de charges infinie. Par conséquent :
\vec{E}(M) \in \Pi_2 \implies E_z(r) = 0
Le champ électrique est donc dirigé suivant l'intersection de ces deux plans de symétrie, soit la droite (M, \vec{e}_r). En notant E(r) = E_r(r), on obtient bien :
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : théorème de gauss, champ électrostatique
À l'aide du théorème de Gauss, déterminer l'expression de entre les deux armatures en fonction des données de l'énoncé.
Voir l'indiceIndice
Choisir un cylindre de rayon r \in [a_1, a_2] et de hauteur H comme surface de Gauss fermée et exprimer la charge intérieure Q_{\mathrm{int}}.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir une surface de Gauss fermée adaptée à la géométrie du problème : un cylindre coaxial d'axe (Oz), de rayon r \in [a_1, a_2] et de hauteur L.
- Exprimer le flux du champ électrique à travers cette surface fermée en exploitant la forme du champ établie à la question précédente.
- Évaluer la charge intérieure Q_{\text{int}} comprise dans la surface de Gauss en fonction de la charge totale Q et de la hauteur H.
- Appliquer le théorème de Gauss pour en déduire l'expression de E(r).
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du théorème de Gauss à un cylindre fermé coaxial : E(r) = \frac{Q}{2\pi\varepsilon_0 H r}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On choisit comme surface de Gauss fermée \mathcal{S} un cylindre d'axe (Oz), de rayon r tel que a_1 < r < a_2, et d'une hauteur arbitraire L (avec L \leqslant H).
Cette surface fermée est constituée de trois parties :
- la surface latérale \mathcal{S}_{\text{lat}} de vecteur surface élémentaire \mathrm{d}\vec{S} = r\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_r ;
- les deux bases planes \mathcal{S}_{\text{sup}} et \mathcal{S}_{\text{inf}} perpendiculaires à l'axe (Oz), orientées selon +\vec{e}_z et -\vec{e}_z.
D'après la question Q22, le champ électrique s'écrit \vec{E}(M) = E(r)\vec{e}_r. Le flux total du champ électrique à travers la surface fermée \mathcal{S} s'exprime donc :
Comme les effets de bord sont négligés, la charge superficielle est répartie uniformément sur l'armature intérieure de rayon a_1 et de hauteur H. La densité linéique de charge portée par cette armature est :
La charge contenue à l'intérieur de la surface de Gauss (qui n'englobe que la portion de longueur L de l'armature intérieure) s'écrit donc :
D'après le théorème de Gauss dans le vide (l'air étant assimilé au vide) :
On en déduit l'expression de E(r) entre les deux armatures :
Résultat
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : condensateur, capacité
Exprimer la capacité du condensateur en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la relation fondamentale de définition de la capacité d'un condensateur : Q = C_0 (V_1 - V_2).
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de la capacité d'un conducteur ou condensateur : C_0 = \frac{Q}{V_1 - V_2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, la capacité C_0 d'un condensateur constitué de deux conducteurs portant respectivement les charges +Q et -Q est le rapport de la charge positive Q sur la différence de potentiel entre l'armature positive et l'armature négative.
L'armature intérieure porte la charge Q > 0 au potentiel V_1, et l'armature extérieure porte la charge -Q au potentiel V_2, avec V_1 > V_2. La capacité s'écrit donc :
Résultat
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : capacité, condensateur cylindrique
En déduire l'expression de en fonction de , , et de la permittivité diélectrique du vide .
Voir l'indiceIndice
Calculer la circulation du champ électrique entre a_1 et a_2 pour obtenir la tension V_1 - V_2, puis en déduire C_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de la circulation du champ E(r) entre a_1 et a_2 pour obtenir C_0 = \frac{2\pi\varepsilon_0 H}{\ln(a_2/a_1)}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La relation entre le champ électrostatique \vec{E} et le potentiel scalaire V s'écrit localement :
d'où :
La différence de potentiel V_1 - V_2 = V(a_1) - V(a_2) entre les deux armatures s'obtient par intégration en utilisant l'expression de E(r) établie à la question Q23 :
Comme a_2 > a_1, on a bien V_1 - V_2 > 0, en accord avec V_1 > V_2.
En réinjectant cette expression dans la définition de la capacité C_0 établie à la question Q24, on en déduit :
soit finalement :
Résultat
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : condensateur, association en parallèle
Justifier que la capacité du condensateur en présence d'eau peut s'exprimer comme la somme :
avec la capacité de la partie du condensateur contenant de l'eau, et la capacité de la partie du condensateur contenant de l'air.
Voir l'indiceIndice
Remarquer que les surfaces équipotentielles restent cylindriques coaxiales et que les deux tronçons (air et eau) sont soumis à la même d.d.p. V_1 - V_2.
Voir la stratégieStratégie
Pour justifier l'association en parallèle de deux sous-condensateurs :
- Identifier que les armatures conductrices imposent la même différence de potentiel U = V_1 - V_2 aux deux régions (eau et air).
- Exprimer la charge totale Q de l'armature intérieure comme la somme des charges réparties sur chacune des deux zones.
- Relier ces grandeurs à la définition de la capacité équivalente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les parties eau et air partagent la même différence de potentiel entre armatures : association en parallèle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les deux armatures métalliques sont des conducteurs en équilibre électrostatique, donc chacune constitue une équipotentielle : l'armature intérieure est partout au potentiel V_1 et l'armature extérieure partout au potentiel V_2.
Ainsi, la partie inférieure remplie d'eau et la partie supérieure remplie d'air sont soumises à la même différence de potentiel :
La charge totale Q portée par l'armature intérieure se décompose en la somme de la charge Q_{\text{eau}} sur la zone en contact avec l'eau (de hauteur h) et de la charge Q_{\text{air}} sur la zone en contact avec l'air (de hauteur H-h) :
Or, par définition des capacités C_{\text{eau}} et C_{\text{air}} de ces deux parties :
La capacité totale C du condensateur étant définie par Q = C(V_1 - V_2), on en déduit immédiatement :
Ce qui donne bien l'association en parallèle :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : capacité, milieu diélectrique
En déduire que la capacité du condensateur peut s'exprimer sous la forme :
avec et des constantes que l'on exprimera en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer C_{\mathrm{eau}} et C_{\mathrm{air}} à partir de la formule de C_0 en remplaçant la hauteur totale H respectivement par h et (H-h), et factoriser par C_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les capacités élémentaires C_{\text{eau}} et C_{\text{air}} en adaptant l'expression de C_0 établie à la question Q25 aux hauteurs respectives h et H-h ainsi qu'aux permittivités associées (\varepsilon et \varepsilon_0).
- Sommer ces deux contributions conformément au résultat de la question Q26, puis factoriser par C_0 pour identifier les constantes A et B.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme des capacités élémentaires proportionnelles à h et H-h : C(h) = C_0 \left(1 + \left(\frac{\varepsilon}{\varepsilon_0}-1\right)\frac{h}{H}\right).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q25, la capacité d'un condensateur cylindrique coaxial de hauteur L rempli d'un milieu diélectrique de permittivité diélectrique uniforme \varepsilon_m s'écrit :
En appliquant ce résultat à chacune des deux zones du pluviomètre :
pour la partie inférieure remplie d'eau, de hauteur h et de permittivité \varepsilon :
C_{\text{eau}} = \frac{2\pi \varepsilon h}{\ln(a_2/a_1)} = C_0 \frac{\varepsilon}{\varepsilon_0} \frac{h}{H}pour la partie supérieure remplie d'air, assimilé au vide, de hauteur H - h et de permittivité \varepsilon_0 :
C_{\text{air}} = \frac{2\pi \varepsilon_0 (H - h)}{\ln(a_2/a_1)} = C_0 \frac{H - h}{H}
D'après la question Q26, la capacité équivalente s'exprime comme la somme :
Cette expression est bien de la forme C(h) = C_0 (A h + B) avec :
soit :
Résultat
III.2 · Conditionnement du pluviomètre
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : amplificateur linéaire intégré
Rappeler les valeurs des courants de polarisation, de l'impédance d'entrée, de l'impédance de sortie, et du gain statique pour un ALI idéal.
Voir l'indiceIndice
Donner les grandeurs idéales limites : courants de polarisation nuls, impédance d'entrée infinie, impédance de sortie nulle et gain statique infini.
Voir la réponse courteRéponse courte
Modèle de l'ALI idéal : courants d'entrée nuls i_+=i_-=0, Z_e \to \infty, Z_s = 0 et gain différentiel infini.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour un amplificateur linéaire intégré (ALI) considéré comme idéal :
Les courants de polarisation d'entrée sont nuls :
\boxed{i_+ = i_- = 0}L'impédance d'entrée différentielle est infinie :
\boxed{Z_{\mathrm{e}} \to +\infty}L'impédance de sortie est nulle :
\boxed{Z_{\mathrm{s}} = 0}Le gain statique en boucle ouverte (amplification différentielle en régime continu) est infini :
\boxed{\mu_0 \to +\infty}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : amplificateur linéaire intégré, boucle de rétroaction
Justifier que l'ALI n°1 fonctionne en régime saturé.
Voir l'indiceIndice
Identifier la boucle de rétroaction sur l'entrée non-inverseuse (+), caractéristique d'un fonctionnement instable/saturé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rétroaction branchée sur la borne non-inverseuse (e^+) : instabilité du régime linéaire, donc régime saturé.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur le schéma du montage (Figure 7) :
- la sortie de l'ALI n°1 est reliée à son entrée non-inverseuse (+) par l'intermédiaire du conducteur ohmique de résistance R_2 : il existe donc une rétroaction positive (ou boucle de réaction positive) ;
- l'entrée inverseuse (-) est directement reliée à la masse (potentiel nul) et ne comporte aucune boucle de rétroaction.
En présence d'une rétroaction sur la borne non-inverseuse et en l'absence de rétroaction sur la borne inverseuse, le point de fonctionnement en régime linéaire est instable. En pratique, la moindre fluctuation de tension est amplifiée par le gain différentiel statique infini de l'ALI idéal (\mu_0 \to +\infty), ce qui entraîne la divergence de la tension de sortie jusqu'à l'une des tensions d'alimentation.
L'ALI n°1 fonctionne donc en régime saturé (régime non linéaire), sa tension de sortie ne pouvant prendre que deux valeurs :
Résultat
Question 30
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : théorème de millman, amplificateur linéaire intégré
Exprimer le potentiel de l'entrée non-inverseuse de l'ALI n°1 en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Millman à l'entrée non-inverseuse de l'ALI n°1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème de Millman à l'entrée non-inverseuse : V_1^+ = \frac{u_1/R_1 + u_2/R_2}{1/R_1 + 1/R_2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Notons V_+ le potentiel de l'entrée non-inverseuse de l'ALI \text{n}^\circ 1.
L'ALI étant supposé idéal (d'après la question Q28), le courant d'entrée sur la borne non-inverseuse est nul :
L'entrée non-inverseuse est reliée :
- au potentiel u_1(t) à travers la résistance R_1 ;
- au potentiel de sortie u_2(t) à travers la résistance R_2.
D'après le théorème de Millman appliqué au nœud correspondant à l'entrée non-inverseuse :
En multipliant le numérateur et le dénominateur par le produit R_1 R_2, on obtient :
Résultat
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Notions : comparateur à hystérésis, tension seuil
En supposant que , déterminer la tension seuil correspondant au basculement de l'ALI n°1.
Voir l'indiceIndice
Le basculement a lieu lorsque la tension différentielle d'entrée change de signe, c'est-à-dire quand le potentiel de l'entrée non-inverseuse franchit 0\text{ V}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Basculement lorsque V_1^+ = 0 avec u_2 = +V_{\mathrm{sat}}, donnant le seuil bas U_1^- = -\frac{R_1}{R_2} V_{\mathrm{sat}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'entrée inverseuse de l'ALI \mathrm{n^\circ 1} est reliée à la masse, son potentiel est donc nul :
L'ALI étant idéal et fonctionnant en régime de saturation, sa tension de sortie est régie par le signe de la tension différentielle d'entrée \varepsilon = V_+ - V_- :
Tant que u_2(t) = +V_{\mathrm{sat}}, on a V_+ > 0. Le basculement vers la valeur -V_{\mathrm{sat}} a lieu lorsque la tension différentielle change de signe en décroissant, c'est-à-dire lorsque V_+ s'annule :
En utilisant l'expression du potentiel de l'entrée non-inverseuse établie à la question Q30 :
On en déduit immédiatement la tension seuil de basculement U_1^- :
Résultat
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Notions : comparateur à hystérésis, tension seuil
En supposant que , déterminer la tension seuil correspondant au basculement de l'ALI n°1.
Voir l'indiceIndice
Procéder de manière symétrique à la question précédente en remplaçant +V_{\mathrm{sat}} par -V_{\mathrm{sat}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Basculement lorsque V_1^+ = 0 avec u_2 = -V_{\mathrm{sat}}, conduisant au seuil haut U_1^+ = +\frac{R_1}{R_2} V_{\mathrm{sat}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'entrée inverseuse de l'ALI \mathrm{n^\circ 1} étant reliée à la masse, son potentiel est nul : V_- = 0.
La tension différentielle d'entrée est donc :
D'après le résultat de la question Q30, avec u_2(t) = -V_{\mathrm{sat}}, le potentiel de l'entrée non-inverseuse s'écrit :
L'ALI étant initialement en saturation basse (u_2 = -V_{\mathrm{sat}}), le basculement vers la saturation haute (u_2 = +V_{\mathrm{sat}}) intervient dès que \varepsilon devient strictement positif, c'est-à-dire lors du passage par la condition seuil \varepsilon = 0, soit V_+ = 0.
On en déduit :
Résultat
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : amplificateur linéaire intégré, boucle de rétroaction
Justifier que l'ALI n°2 fonctionne en régime linéaire.
Voir l'indiceIndice
Observer la présence d'une rétroaction négative entre la sortie et l'entrée inverseuse (-) via le condensateur de capacité C(h).
Voir la réponse courteRéponse courte
Bouclage sur la borne inverseuse (e^-) : contre-réaction stabilisatrice garantissant le fonctionnement en régime linéaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le schéma du montage (Figure 7), la sortie de l'ALI \text{n}^\circ 2 (de potentiel u_3(t)) est reliée à sa borne inverseuse (-) à travers le condensateur de capacité C(h), tandis que la borne non-inverseuse (+) est directement reliée à la masse.
La présence exclusive d'une boucle de rétroaction sur la borne inverseuse (rétroaction négative) assure la stabilité du montage. L'ALI \text{n}^\circ 2 fonctionne donc en régime linéaire (tant que sa tension de sortie ne sature pas).
On en déduit que la tension différentielle d'entrée est nulle :
Résultat
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : montage intégrateur, amplificateur linéaire intégré
Montrer que la tension peut s'exprimer sous la forme :
avec une constante positive que l'on exprimera en fonction des composants du montage.
Voir l'indiceIndice
Écrire la loi d'Ohm aux bornes de la résistance d'entrée et relier le courant au débit de charge traversant le condensateur en tenant compte de la masse virtuelle V_- = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter le régime linéaire de l'ALI n°2 établi en question Q33 pour déterminer le potentiel de la borne inverseuse.
- Exprimer le courant circulant à travers la résistance R_2 puis à travers le condensateur de capacité C(h), sachant que le courant d'entrée de l'ALI est nul.
- Égaler ces expressions pour identifier la constante k.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi des nœuds en e^- avec potentiel nul : \frac{u_2}{R} + C\frac{\mathrm{d}u_3}{\mathrm{d}t} = 0, soit k = RC.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'entrée non-inverseuse de l'ALI n°2 est reliée à la masse, donc V_+ = 0. D'après la question Q33, l'ALI n°2 fonctionne en régime linéaire et est supposé idéal (question Q28), ce qui implique :
L'impédance d'entrée étant infinie, le courant de polarisation est nul (i_- = 0). D'après la loi des nœuds à l'entrée inverseuse, le courant i(t) arrivant de la sortie de l'ALI n°1 à travers la résistance R_2 traverse intégralement le condensateur de capacité C(h) vers la sortie :
En égalant les deux expressions du courant i(t), on obtient :
soit :
On identifie ainsi l'expression demandée :
Puisque R_2 > 0 et C(h) > 0, la constante k est bien strictement positive et homogène à un temps.
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : intégration, montage intégrateur
Déterminer l'expression de la tension , tant que l'ALI n°1 n'a pas basculé, en fonction du temps , de la tension de saturation et des composants du montage.
Voir l'indiceIndice
Intégrer par rapport au temps la relation trouvée à la question 34 lorsque u_2(t) = +V_{\mathrm{sat}}, avec la condition initiale u_3(0^+) = U_1^+.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la relation différentielle reliant u_2(t) et u_3(t) établie à la question Q34.
- Intégrer cette équation sachant que u_2(t) = +V_{\text{sat}} tant que l'ALI n°1 n'a pas basculé.
- Déterminer la constante d'intégration à l'aide de la condition initiale u_3(t=0^+) = U_1^+ fournie par l'énoncé et exprimée à la question Q32.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour u_2 = +V_{\mathrm{sat}}, intégration temporelle d'une pente constante négative : u_3(t) = u_3(0) - \frac{V_{\mathrm{sat}}}{RC}t.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q34, l'ALI n°2 se comporte comme un intégrateur inverseur, vérifiant :
Tant que l'ALI n°1 n'a pas basculé, sa tension de sortie reste constante et égale à u_2(t) = +V_{\mathrm{sat}}. La dérivée de u_3(t) est donc constante :
Par intégration entre t = 0 et t, on obtient :
D'après l'énoncé, la condition initiale est u_3(0^+) = U_1^+. En rappelant l'expression de la tension seuil haute établie à la question Q32, U_1^+ = \frac{R_1}{R_2} V_{\mathrm{sat}}, il vient :
soit finalement :
Résultat
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : oscillateur de relaxation, comparateur à hystérésis
Exprimer l'instant , où le potentiel en sortie de l'ALI n°1 bascule à , en fonction des composants du montage.
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation u_3(t_1) = U_1^- pour déterminer la date de franchissement du seuil bas.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la tension d'entrée de l'étage comparateur : d'après le schéma du montage (Figure 7), la sortie du montage est rebouclée sur son entrée, de sorte que u_1(t) = u_3(t).
- Utiliser la condition de basculement établie à la question 31 : tant que u_2(t) = +V_{\mathrm{sat}}, la sortie bascule à -V_{\mathrm{sat}} lorsque u_1(t) atteint le seuil bas U_1^-.
- Égaler l'expression temporelle de u_3(t) trouvée à la question 35 à U_1^- pour en déduire t_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'instant t_1 où la tension intégrée atteint le seuil de basculement du comparateur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la Figure 7, la tension en sortie du second ALI est directement injectée à l'entrée du premier étage, soit :
Initialement, pour t \in [0, t_1], la tension de sortie de l'ALI n°1 vaut u_2(t) = +V_{\mathrm{sat}}. D'après la question 31, cette sortie bascule à -V_{\mathrm{sat}} dès que la tension u_1(t) décroît jusqu'au seuil bas :
L'instant t_1 vérifie donc la condition de basculement :
En injectant l'expression de u_3(t) obtenue à la question 35, il vient :
En simplifiant par R_2, on obtient finalement :
Résultat
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : montage intégrateur, intégration
Déterminer l'expression de la tension , après le basculement de l'ALI n°1, en fonction du temps , de la tension de saturation et des composants du montage.
Voir l'indiceIndice
Intégrer de nouveau l'équation de l'intégrateur pour t > t_1 avec cette fois u_2(t) = -V_{\mathrm{sat}} et la condition initiale u_3(t_1) = U_1^-.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nouvelle valeur de la tension de sortie u_2(t) de l'ALI n°1 après son premier basculement à l'instant t_1.
- Intégrer la relation entrée-sortie de l'ALI n°2 établie à la question Q34.
- Utiliser la continuité de la tension u_3(t) aux bornes du condensateur en t = t_1 ainsi que l'expression de t_1 déterminée à la question Q36.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour u_2 = -V_{\mathrm{sat}}, intégration d'une pente constante positive : croissance linéaire de u_3(t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Après le basculement à l'instant t_1, la sortie de l'ALI n°1 s'établit à :
D'après la relation entrée-sortie de l'intégrateur inverseur (question Q34) :
Par continuité de la tension aux bornes du condensateur, la tension u_3(t) est continue en t_1 :
En intégrant entre t_1 et t \geqslant t_1 (tant que l'ALI n°1 n'a pas à nouveau basculé) :
En remplaçant u_3(t_1) = -\dfrac{R_1}{R_2} V_{\mathrm{sat}} et t_1 = 2 R_1 C(h) (d'après la question Q36) :
On obtient finalement :
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : oscillateur de relaxation, comparateur à hystérésis
Exprimer l'instant , où le potentiel en sortie de l'ALI n°1 bascule à nouveau à , en fonction des composants du montage.
Voir l'indiceIndice
Résoudre u_3(t_2) = U_1^+ pour déterminer la durée de la demi-période suivante.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la condition de basculement de l'ALI n°1 de -V_{\text{sat}} vers +V_{\text{sat}}, qui fait intervenir le seuil haut U_1^+ déterminé à la question Q32.
- Égaler la tension u_3(t_2) obtenue à la question Q37 à ce seuil haut, puis en déduire l'instant t_2 en fonction de t_1 et des composants du montage.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'instant t_2 correspondant au franchissement du second seuil de basculement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour t \in [t_1, t_2], la tension de sortie de l'ALI n°1 vaut u_2(t) = -V_{\mathrm{sat}}.
D'après la question Q32, le basculement de l'ALI n°1 de -V_{\mathrm{sat}} vers +V_{\mathrm{sat}} se produit lorsque la tension d'entrée u_1(t) = u_3(t) atteint le seuil haut :
En utilisant l'expression de u_3(t) établie à la question Q37 :
En simplifiant par V_{\mathrm{sat}} \neq 0, il vient :
Sachant d'après la question Q36 que t_1 = 2 R_1 C(h), on obtient :
Résultat
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Schéma ou tracé
Notions : oscillateur de relaxation
Représenter graphiquement l'évolution des tensions et entre les instants et .
Voir l'indiceIndice
Tracer un créneau symétrique entre \pm V_{\mathrm{sat}} pour u_2(t) et un signal triangulaire oscillant entre U_1^- et U_1^+ pour u_3(t).
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'évolution par morceaux de la tension de sortie du comparateur u_2(t) et de l'intégrateur u_3(t) entre t = 0 et t = t_2, établies aux questions Q35 à Q38.
- Représenter les deux chronogrammes synchronisés en précisant clairement les valeurs remarquables d'ordonnée (\pm V_{\text{sat}}, \pm U_1^+) et les instants caractéristiques (0, t_1, t_2).
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de u_2(t) en créneaux symétriques et de u_3(t) en rampe triangulaire entre les deux tensions seuils.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats des questions Q35 à Q38 :
Sur l'intervalle [0, t_1] avec t_1 = 2 R_1 C(h) :
u_2(t) = +V_{\text{sat}}La tension u_3(t) décroît linéairement depuis u_3(0^+) = U_1^+ = +\frac{R_1}{R_2}V_{\text{sat}} jusqu'à u_3(t_1) = U_1^- = -\frac{R_1}{R_2}V_{\text{sat}} avec une pente égale à -\frac{V_{\text{sat}}}{R_2 C(h)}.
- À l'instant t_1 : u_3(t) atteint le seuil bas U_1^-, ce qui provoque le basculement instantané de l'ALI n°1 : la tension u_2(t) passe de +V_{\text{sat}} à -V_{\text{sat}}.
Sur l'intervalle [t_1, t_2] avec t_2 = 4 R_1 C(h) :
u_2(t) = -V_{\text{sat}}La tension u_3(t) croît linéairement depuis u_3(t_1) = U_1^- jusqu'à u_3(t_2) = U_1^+ avec une pente opposée +\frac{V_{\text{sat}}}{R_2 C(h)}.
- À l'instant t_2 : u_3(t) atteint le seuil haut U_1^+, déclenchant un nouveau basculement de l'ALI n°1 vers +V_{\text{sat}}. Le système retrouve son état initial à t=0^+ : le cycle est bouclé.
On représente ci-dessous les deux signaux synchronisés :
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : période d'oscillation, oscillateur de relaxation
Exprimer la période des oscillations de ces tensions en fonction des composants du montage.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la période complète T en sommant les durées des deux phases d'intégration : T = t_2 = 2t_1.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la durée d'un cycle complet d'oscillation à partir des instants de basculement t_1 et t_2 établis aux questions Q36 et Q38.
- Exprimer la période T comme la somme des durées passées dans chacun des deux états de saturation de l'ALI \mathrm{n}^\circ 1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Période d'oscillation totale de la relaxation : T = t_2 = 4 RC \frac{R_1}{R_2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système retrouve à l'instant t_2 le même état électrique qu'à l'instant initial t=0^+ :
- la tension de sortie du comparateur vaut u_2(t_2^+) = +V_{\text{sat}} ;
- la tension en sortie de l'intégrateur vaut u_3(t_2) = U_1^+.
Le régime permanent auto-oscillant est donc établi dès le premier cycle. La période T des oscillations correspond à la durée nécessaire pour parcourir ce cycle complet :
D'après l'expression de t_2 obtenue à la question Q38 :
Résultat
III.3 · Mesure d'un volume de précipitations
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : conservation de la masse, débit volumique
Sachant que le pluviomètre ne contient que l'eau tombée dans l'espace entre ses deux armatures cylindriques, relier la hauteur d'eau tombée au sol par unité de surface à la hauteur d'eau dans le pluviomètre.
Voir l'indiceIndice
Écrire la conservation du volume d'eau tombé : la surface de collecte étant égale à la section utile de l'espace annulaire, les hauteurs sont directement égales.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le volume d'eau de pluie collecté à travers la surface d'ouverture du pluviomètre à partir de la hauteur de précipitations h_{\mathrm{s}}.
- Exprimer le volume d'eau accumulé dans l'espace inter-armatures en fonction de la hauteur d'eau h et de la section droite du condensateur.
- Égaler ces deux volumes pour en déduire la relation entre h_{\mathrm{s}} et h.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'eau collectée tombant uniformément sur la surface de captation, la hauteur dans le pluviomètre vérifie h_s = h.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, la hauteur de pluie h_{\mathrm{s}} tombée au sol correspond au volume d'eau reçu par unité de surface horizontale lors d'une chute verticale uniforme : sur une surface horizontale S, le volume d'eau tombé est :
L'énoncé précise que le pluviomètre ne recueille que l'eau tombée directement dans l'espace compris entre ses deux armatures cylindriques coaxiales, de rayons a_1 et a_2. La surface d'ouverture (ou de captage) offerte aux précipitations est la section annulaire :
Le volume d'eau ainsi collecté au cours de l'averse vaut :
Cette eau se stocke verticalement dans l'espace inter-armatures, dont la section droite horizontale est constante et identique à la surface de captage : S_{\mathrm{stockage}} = \pi \left(a_2^2 - a_1^2\right). Pour une hauteur d'eau mesurée h, le volume d'eau emmagasiné s'écrit donc :
En égalant les deux expressions du volume V, on obtient immédiatement :
Résultat
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : période d'oscillation, capacité
À l'aide des résultats précédents, déterminer l'expression de en fonction de , , , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Combiner l'expression de la période T avec la forme affine de C(h), puis isoler la hauteur d'eau h.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la capacité C(h) à la période T mesurée via le résultat de la question Q40.
- Exprimer C(h) en fonction de h d'après la question Q27.
- Égaler les deux expressions pour isoler la hauteur d'eau h, qui est égale à h_{\mathrm{s}} d'après la question Q41.
- Exprimer le résultat en fonction des grandeurs demandées, en conservant C_0 ou en explicitant C_0 à l'aide de la question Q25.
Voir la réponse courteRéponse courte
Inversion de l'expression de la période T(C) combinée à la loi C(h) pour extraire la hauteur de pluie h_s.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q41, la hauteur d'eau précipitée au sol par unité de surface est égale à la hauteur d'eau présente dans le pluviomètre :
D'après la question Q40, la période T des oscillations du multivibrateur astable s'écrit :
Par ailleurs, d'après la question Q27, la capacité C(h) s'exprime sous la forme :
En égalant ces deux expressions de C(h), il vient :
On en déduit :
Soit finalement :
Si l'on souhaite expliciter C_0 à l'aide de l'expression établie à la question Q25, C_0 = \dfrac{2\pi \varepsilon_0 H}{\ln(a_2/a_1)}, on obtient la forme équivalente faisant intervenir explicitement a_1 et a_2 :
Résultat
Question 43
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
Notions : période d'oscillation
Calculer la valeur de après cette averse à l'aide des données numériques.
Voir l'indiceIndice
Effectuer l'application numérique avec précaution en ne retenant qu'un seul chiffre significatif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de la hauteur d'eau h_s tombée lors de l'averse à partir de la période mesurée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression établie à la question Q42, la hauteur d'eau précipitée h_{\mathrm{s}} s'exprime :
Calculons séparément le terme sans dimension lié à la période :
Avec H = 10\text{ cm} = 0{,}10\text{ m} et \dfrac{\varepsilon}{\varepsilon_0} = 81, il vient :
L'énoncé demandant d'exprimer les résultats numériques avec un seul chiffre significatif :
Résultat
Partie IV : Remplissage d'une nappe phréatique
Question 44
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : condition aux limites, fluide newtonien
Exprimer la condition aux limites imposée sur la vitesse de l'eau en l'assimilant à un fluide newtonien.
Voir l'indiceIndice
Énoncer la condition de non-glissement (ou d'adhérence) d'un fluide visqueux sur une paroi solide immobile en r = a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition d'adhérence du fluide visqueux à la paroi solide indéformable : v(r=a) = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour un fluide visqueux (fluide newtonien), les interactions moléculaires à l'interface fluide-solide imposent la condition d'adhérence à la paroi : le fluide prend la vitesse de la paroi solide avec laquelle il est en contact.
Le capillaire étant fixe dans le référentiel d'étude, la vitesse de l'eau s'annule à la paroi en r = a :
Par ailleurs, pour assurer la régularité physique de l'écoulement le long de l'axe de symétrie (r = 0), le champ de vitesse doit y rester fini, ce qui impose en outre par symétrie radiale :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 45
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : écoulement de poiseuille, viscosité
Montrer que la vitesse de l'eau peut s'exprimer sous la forme :
avec une constante que l'on exprimera en fonction des données de l'énoncé.
Voir l'indiceIndice
Intégrer deux fois par rapport à r l'équation différentielle régissant le laplacien de la vitesse et utiliser la régularité sur l'axe en r = 0.
Voir la stratégieStratégie
- Projeter l'équation de Navier-Stokes simplifiée selon l'axe vertical descendant (Oz), avec \vec{g} = g\,\vec{e}_z.
- Intégrer deux fois par rapport à r en tenant compte de la condition de régularité de l'écoulement sur l'axe du capillaire (r=0).
- Appliquer la condition aux limites d'adhérence à la paroi (r=a) pour déterminer la constante d'intégration restante et identifier la constante K.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de l'équation de Navier-Stokes en coordonnées cylindriques avec vitesse bornée en r=0 et nulle en r=a.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'axe (Oz) étant vertical descendant, le vecteur accélération de la pesanteur s'écrit \vec{g} = g\,\vec{e}_z. En projetant l'équation donnée par l'énoncé sur la base locale selon \vec{e}_z :
soit encore :
Une première intégration par rapport à r conduit à :
où C_1 est une constante d'intégration.
La vitesse v(r) et le gradient de vitesse (donc la contrainte visqueuse) doivent rester finis sur l'axe de révolution du capillaire en r=0. Le terme en \ln(r) résultant d'une constante non nulle divergerait en r=0 ; par régularité (ou par symétrie de révolution où \left.\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r}\right|_{r=0} = 0), on en déduit :
On intègre une seconde fois par rapport à r :
où C_2 est une seconde constante d'intégration.
D'après la condition d'adhérence à la paroi établie à la question Q44, la vitesse s'annule en r=a :
Le profil radial de vitesse s'écrit donc :
On retrouve bien la forme demandée v(r) = K\left(a^2 - r^2\right) en identifiant la constante K :
Résultat
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : écoulement de poiseuille, cinématique
Exprimer le temps minimal mis par une gouttelette d'eau pour rejoindre la nappe phréatique depuis le niveau du sol en fonction des données de l'énoncé, puis calculer sa valeur numérique.
Voir l'indiceIndice
La gouttelette la plus rapide se situe sur la ligne de courant centrale (r = 0) ; relier la profondeur H à la vitesse maximale pour trouver \Delta t_{\mathrm{min}}.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la trajectoire associée à la vitesse d'écoulement maximale afin de déterminer le temps de parcours minimal.
- Exprimer ce temps en fonction de la hauteur H du capillaire et de la vitesse maximale sur l'axe du cylindre.
- Réaliser l'application numérique avec 1 chiffre significatif conformément aux consignes de l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le temps minimal correspond à la ligne de courant la plus rapide sur l'axe : \Delta t_{\mathrm{min}} = \frac{L}{v(0)} = \frac{L}{Ka^2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de la vitesse établie à la question Q45 :
L'écoulement étant rectiligne uniforme le long de chaque ligne de courant parallèle à (Oz), une gouttelette située à la distance radiale r de l'axe parcourt la hauteur H à vitesse constante v(r). Le temps de parcours est minimal pour la gouttelette circulant à la vitesse maximale, atteinte sur l'axe du capillaire en r = 0 :
Le temps minimal \Delta t_{\mathrm{min}} pour rejoindre la nappe phréatique située à la profondeur H s'exprime donc par :
Application numérique : Avec les données de l'énoncé :
- \eta_{\mathrm{e}} = 1\cdot 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s} ;
- H = 1\text{ km} = 1\cdot 10^{3}\text{ m} ;
- \rho_{\mathrm{e}} = 1\cdot 10^{3}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- a = 1\,\mu\text{m} = 1\cdot 10^{-6}\text{ m}.
On calcule :
Avec un seul chiffre significatif :
Résultat
Question 47
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : débit volumique, formule de poiseuille
Exprimer le débit volumique à travers une section du capillaire en fonction des données de l'énoncé.
Voir l'indiceIndice
Intégrer le profil de vitesse sur la section droite du tube : D_v = \int_0^a v(r) 2\pi r\,\mathrm{d}r.
Voir la stratégieStratégie
Le profil de vitesse v(r) étant à symétrie de révolution, on calcule le débit volumique à travers une section droite du capillaire en intégrant le flux du vecteur vitesse sur des couronnes élémentaires d'aire \mathrm{d}S = 2\pi r\,\mathrm{d}r.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration du profil parabolique sur la section du tube cylindrique : D_v = \int_0^a v(r) 2\pi r\,\mathrm{d}r = \frac{\pi K a^4}{2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, le débit volumique D_{\mathrm{v}} correspond au flux du vecteur vitesse \vec{v}(r) = v(r)\,\vec{e}_z à travers une section transversale du capillaire orientée selon l'axe vertical (Oz) :
En injectant l'expression de la vitesse établie à la question Q45, v(r) = K(a^2 - r^2) avec K = \frac{\rho_{\mathrm{e}} g}{4\eta_{\mathrm{e}}}, on obtient :
En remplaçant K par son expression en fonction des données de l'énoncé, il vient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 48
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : vitesse moyenne, débit volumique
En déduire l'expression de la vitesse moyenne à travers une section du capillaire.
Voir l'indiceIndice
Diviser le débit volumique par l'aire de la section droite \pi a^2 pour obtenir la vitesse moyenne.
Voir la réponse courteRéponse courte
Vitesse moyenne par section : v_{\mathrm{moy}} = \frac{D_v}{\pi a^2} = \frac{Ka^2}{2} = \frac{v_{\mathrm{max}}}{2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, la vitesse moyenne v_{\text{moy}} de l'écoulement à travers une section droite d'aire S = \pi a^2 du capillaire cylindrique est reliée au débit volumique D_{\mathrm{v}} par :
En utilisant l'expression du débit volumique obtenue à la question Q47 :
on en déduit l'expression de la vitesse moyenne :
Résultat
Question 49
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : écoulement de poiseuille, vitesse moyenne
Exprimer le temps moyen mis par une gouttelette d'eau pour rejoindre la nappe phréatique en fonction des données de l'énoncé, puis calculer sa valeur numérique.
Voir l'indiceIndice
Calculer \Delta t_{\mathrm{moy}} = \frac{H}{v_{\mathrm{moy}}} et constater qu'il vaut le double du temps minimal.
Voir la réponse courteRéponse courte
Temps moyen de traversée : \Delta t_{\mathrm{moy}} = \frac{L}{v_{\mathrm{moy}}} = 2 \Delta t_{\mathrm{min}}, puis calcul numérique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le temps moyen de parcours \Delta t_{\mathrm{moy}} mis par une gouttelette d'eau pour parcourir la hauteur H du capillaire s'obtient en considérant la vitesse moyenne v_{\mathrm{moy}} établie à la question Q48 :
En remplaçant v_{\mathrm{moy}} par son expression :
on obtient :
Application numérique : Avec les valeurs de l'énoncé :
- \eta_{\mathrm{e}} = 1\cdot 10^{-3}\text{ Pa}\cdot\text{s} ;
- H = 1\text{ km} = 10^3\text{ m} ;
- \rho_{\mathrm{e}} = 1\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} ;
- a = 1\,\mu\text{m} = 10^{-6}\text{ m} ;
on a :
Avec un seul chiffre significatif demandé :
Résultat
Question 50
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : écoulement en milieu poreux, dissolution
À l'aide de la modélisation précédente, proposer une explication à cette différence de minéralisation entre l'eau de pluie et l'eau de source.
Voir l'indiceIndice
Comparer les temps d'infiltration très longs (plusieurs siècles ou décennies) trouvés aux questions précédentes avec le temps de séjour de l'eau météorique.
Voir la stratégieStratégie
Pour relier la modélisation à la minéralisation de l'eau, il convient d'analyser les deux facteurs déterminants mis en évidence par l'écoulement dans le milieu poreux :
- La durée du trajet de l'eau à travers la roche calcaire, calculée à la question précédente.
- La géométrie du milieu poreux, caractérisée par une surface de contact fluide-roche considérable.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le temps de percolation très long dans la roche favorise la lente dissolution des ions minéraux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats de la question Q49, le temps moyen mis par l'eau pour traverser la roche poreuse est :
Ce temps de transfert particulièrement long (de l'ordre de plusieurs décennies) s'accompagne d'une surface d'échange spécifique extrêmement élevée au sein des microporosités du sol : pour un capillaire de rayon a = 1\,\mu\text{m}, le rapport surface/volume vaut :
Durant cette infiltration extrêmement lente, l'eau reste en contact intime et prolongé avec les roches calcaires. Des réactions de dissolution chimique lente (notamment des carbonates et d'autres minéraux de la matrice rocheuse) ont ainsi le temps d'avoir lieu et de déplacer l'équilibre vers une dissolution substantielle.
Résultat
Partie V : Production hydroélectrique d'un barrage
Question 51
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides, symétrie
À l'aide d'arguments de symétrie, déterminer la direction de la résultante des forces de pression qui s'exercent sur le barrage, puis représenter le sens de cette résultante sur un schéma en vue de dessus.
Voir l'indiceIndice
Identifier le plan médiateur vertical de symétrie géométrique du quart de cylindre orienté selon la première bissectrice (y=x).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les plans de symétrie géométrique du barrage et de distribution des pressions.
- En déduire l'orientation spatiale de la résultante \vec{F} (direction horizontale et colinéarité à la bissectrice).
- Comparer l'intensité des forces de pression de l'eau et de l'air pour en déduire le sens de \vec{F}, puis tracer le schéma en vue de dessus.
Voir la réponse courteRéponse courte
Plan médian de symétrie pour la voûte et la pression : la résultante est portée par l'axe de symétrie, dirigée vers l'aval.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Direction de la résultante :
Absence de composante verticale : La surface du barrage est une portion de cylindre vertical d'axe (Oz). En tout point de cette surface, le vecteur normal est purement horizontal (radial dans le plan horizontal). Par conséquent, les forces élémentaires de pression \mathrm{d}\vec{F}_{\text{p}} = -P\,\vec{n}_{\text{ext}}\,\mathrm{d}S sont purement horizontales, ce qui implique que :
F_z = 0Symétrie par rapport au plan bissecteur : Le système présente un plan de symétrie matérielle \Pi, défini par x = y (c'est-à-dire l'angle \theta = \frac{\pi}{4} en coordonnées cylindriques) et contenant l'axe (Oz). Les champs de pression dans l'air (uniforme) et dans l'eau (ne dépendant que de la profondeur z) sont invariants par réflexion par rapport à \Pi.
La résultante \vec{F}, étant un vecteur polaire, appartient nécessairement à tout plan de symétrie de la distribution des forces. Par conséquent, \vec{F} est contenue dans le plan \Pi.
La résultante \vec{F} est donc contenue à la fois dans le plan horizontal (Oxy) et dans le plan vertical \Pi : sa droite d'action est la première bissectrice y = x dans le plan (Oxy).
Sens de la résultante : L'eau se trouve à l'extérieur de la voûte (r > R) et l'air à l'intérieur (r < R). En tout point immergé (z < H), la pression hydrostatique de l'eau est strictement supérieure à la pression atmosphérique :
L'action de l'eau (qui pousse radialement vers l'axe (Oz)) l'emporte donc sur celle de l'air (qui pousse radialement vers l'extérieur). La résultante \vec{F} est par conséquent dirigée vers l'origine O.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 52
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides, force de pression
Exprimer la résultante des forces de pression exercées par l'air sur le barrage en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Projeter l'élément de surface \mathrm{d}\vec{S} sur les axes ou intégrer le vecteur unitaire normal sur le secteur angulaire [0, \pi/2].
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force de pression élémentaire \mathrm{d}\vec{F}_{\mathrm{air}} exercée par l'air sur un élément de surface \mathrm{d}S de la face interne (concave) du barrage.
- Exprimer le vecteur unitaire radial \vec{e}_r en coordonnées cartésiennes (\vec{e}_x, \vec{e}_y).
- Intégrer sur l'ensemble de la surface du barrage pour \theta \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right] et z \in [0, H].
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de la pression atmosphérique uniforme sur la surface cylindrique projetée : \vec{F}_{\mathrm{air}} = -P_0 \sqrt{2} R H \vec{u}_x.
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L'air se situe dans la région intérieure au barrage (r \leqslant R). La pression atmosphérique P_0 y étant uniforme, la force élémentaire exercée par l'air sur un élément de surface \mathrm{d}S de la face concave du barrage s'écrit :
où \vec{e}_r = \cos\theta\,\vec{e}_x + \sin\theta\,\vec{e}_y, et l'élément d'aire sur le cylindre de rayon R vaut :
La résultante s'obtient en intégrant sur le quart de cylindre pour \theta \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right] et z \in [0, H] :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 53
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : relation fondamentale de l'hydrostatique, champ de pression
En supposant que l'eau est un fluide incompressible, établir l'expression du champ de pression dans l'eau.
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Appliquer l'équation fondamentale de la statique des fluides \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\rho_{\mathrm{e}} g en prenant pour condition aux limites la pression atmosphérique à la surface libre z=H.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\rho_e g pour un liquide incompressible : P(z) = P_0 + \rho_e g (H - z).
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On se place dans le référentiel terrestre supposé galiléen. L'eau du réservoir est au repos (équilibre hydrostatique) et soumise au champ de pesanteur uniforme :
puisque l'axe (Oz) est vertical ascendant.
La relation fondamentale de la statique des fluides s'écrit :
Par projection sur les axes du repère cylindrique, le champ de pression ne dépend que de l'altitude z et vérifie :
Le fluide étant supposé incompressible, sa masse volumique \rho_{\mathrm{e}} est constante et indépendante de l'altitude. En intégrant entre une altitude z quelconque (0 \leqslant z \leqslant H) et la surface libre située en z = H, on obtient :
À la surface libre (z = H), l'eau est en contact avec l'atmosphère extérieure où règne la pression uniforme P_0. Par continuité de la pression à l'interface eau-air :
On en déduit l'expression du champ de pression dans l'eau :
Résultat
Question 54
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides, force de pression
Exprimer la résultante des forces de pression exercées par l'eau sur le barrage en fonction de , , , et .
Voir l'indiceIndice
Intégrer le champ de pression hydrostatique P(z) sur la surface incurvée en exploitant la séparation des variables en z et en \theta.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force élémentaire de pression exercée par l'eau sur un élément de surface \mathrm{d}S de la paroi extérieure du barrage, dirigée vers l'intérieur (selon -\vec{e}_r).
- Projeter le vecteur unitaire \vec{e}_r dans la base cartésienne (\vec{e}_x, \vec{e}_y) et intégrer sur l'ensemble de la surface de contact avec l'eau (\theta \in [0, \pi/2] et z \in [0, H]).
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration double de P(z)\vec{n}\,\mathrm{d}S sur la surface amont du barrage voûte selon l'axe de symétrie.
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L'eau se trouve à l'extérieur du quart de cylindre (r > R). La force de pression exercée par l'eau sur un élément de surface \mathrm{d}S = R\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}z de la voûte est dirigée vers l'axe (Oz), c'est-à-dire dans le sens opposé au vecteur unitaire radial \vec{e}_r :
où P(z) = P_0 + \rho_{\mathrm{e}} g (H - z) d'après la question Q53.
Par intégration sur la paroi du barrage pour \theta \in [0, \pi/2] et z \in [0, H] :
Les intégrales angulaires valent :
L'intégrale sur la hauteur s'écrit :
On en déduit l'expression de la résultante des forces de pression exercées par l'eau :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 55
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides, force de pression
En déduire que la norme de la résultante des forces de pression qui s'exercent sur le barrage s'exprime :
Voir l'indiceIndice
Effectuer la somme vectorielle \vec{F} = \vec{F}_{\mathrm{air}} + \vec{F}_{\mathrm{eau}} pour constater la compensation des termes en P_0, puis calculer la norme euclidienne.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la résultante totale \vec{F} = \vec{F}_{\text{air}} + \vec{F}_{\text{eau}} à l'aide des expressions établies aux questions Q52 et Q54.
- Constater la compensation exacte des termes dépendant de la pression atmosphérique P_0.
- Calculer la norme du vecteur résultant en utilisant \|\vec{e}_x + \vec{e}_y\| = \sqrt{2}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme vectorielle des forces amont et aval : compensation exacte des termes en P_0 et obtention de la résultante nette.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q52 et Q54, les résultantes des forces de pression exercées par l'air et par l'eau s'écrivent respectivement :
La résultante totale des forces de pression s'exerçant sur le barrage est donc :
Sachant que \|\vec{e}_x + \vec{e}_y\| = \sqrt{1^2 + 1^2} = \sqrt{2}, la norme de cette résultante vaut :
On en déduit bien :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 56
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : statique des fluides
Calculer numériquement la norme de cette résultante pour le barrage de Jinping I.
Voir l'indiceIndice
Calculer le rayon de courbure R à partir de la longueur de l'arc de cercle (L = R \frac{\pi}{2}) avant d'évaluer numériquement F.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le rayon R du barrage à partir de la longueur de l'arc de cercle formant le quart de cylindre.
- Réaliser l'application numérique de l'expression de F établie à la question précédente en respectant la consigne d'un unique chiffre significatif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de la poussée totale colossale exercée par l'eau sur le barrage de Jinping I.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le barrage est modélisé par un quart de cylindre de rayon R. La longueur de l'arc de cercle correspondant à un angle au centre de \pi/2 vaut :
D'après le texte introductif de la partie V, la hauteur du barrage est H = 305\text{ m} et la longueur de l'arc est L = 568\text{ m}.
On en déduit :
En injectant cette relation dans l'expression de la norme de la force résultante obtenue à la question Q55 :
Avec les données numériques :
- \rho_{\mathrm{e}} = 1\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
- g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
- H = 305\text{ m} \implies H^2 \approx 9{,}3\cdot 10^4\text{ m}^2
- R \approx 3{,}6\cdot 10^2\text{ m}
On obtient :
En arrondissant à un chiffre significatif conformément aux consignes :
Résultat
Question 57
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : bilan de puissance, énergie potentielle
À partir des données de l'énoncé, estimer numériquement la puissance hydroélectrique moyenne que peut récupérer le barrage de Jinping I.
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Convertir le débit annuel moyen en débit volumique par seconde (1\text{ an} \approx 3{,}15\cdot 10^7\text{ s}), puis utiliser l'expression de la puissance gravitaire \mathcal{P} = \rho_{\mathrm{e}} D_v g H.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance mécanique moyenne disponible associée à la chute d'un débit massique d'eau D_{\mathrm{m}} = \rho_{\mathrm{e}} D_{\mathrm{v}} sur une dénivellation de hauteur H.
- Convertir le débit volumique annuel moyen fourni par l'énoncé en unités du Système International (\text{m}^3\cdot\text{s}^{-1}).
- Réaliser l'application numérique en respectant la consigne d'un unique chiffre significatif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Estimation de la puissance hydroélectrique moyenne via \mathcal{P} = \eta \rho_e g D_v H et calcul numérique.
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Pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t, le volume d'eau traversant le barrage est \mathrm{d}V = D_{\mathrm{v}}\,\mathrm{d}t, soit une masse :
En chutant d'une hauteur H sous l'effet de la pesanteur, cette masse d'eau perd une énergie potentielle de pesanteur :
La puissance hydroélectrique maximale récupérable (en supposant un rendement unitaire de conversion) s'écrit donc :
Le débit volumique annuel moyen est donné par D_{\mathrm{v},\text{an}} = 2{,}0\cdot 10^{10}\text{ m}^3\cdot\text{an}^{-1}. En estimant la durée d'une année à :
le débit volumique moyen en \text{m}^3\cdot\text{s}^{-1} vaut :
Avec \rho_{\mathrm{e}} = 1\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et H = 305\text{ m} :
En arrondissant à un seul chiffre significatif :
Résultat
Question 58
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, BCPST1
Notions : ordre de grandeur, puissance
Comparer l'ordre de grandeur de cette puissance à celle générée par une centrale nucléaire.
Voir l'indiceIndice
Comparer le résultat obtenu à la puissance électrique moyenne d'une tranche de réacteur nucléaire usuel (environ 1\text{ GW}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison avec un réacteur nucléaire ( 1\text{ GW}) : la centrale hydroélectrique équivaut à plusieurs réacteurs.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q57, la puissance hydroélectrique moyenne pouvant être récupérée par le barrage de Jinping I est de l'ordre de :
Une tranche nucléaire usuelle (réacteur à eau pressurisée REP) délivre une puissance électrique typique de l'ordre de 1\text{ GW} (entre 900\text{ MW} et 1\,450\text{ MW} pour le parc français, et jusqu'à 1{,}6\text{ GW} pour un réacteur EPR). Une centrale nucléaire comportant généralement entre 2 et 4 réacteurs, la puissance électrique totale d'un tel site est comprise entre quelques gigawatts et une dizaine de gigawatts (typiquement de 2\text{ à }5\text{ GW}).
Par conséquent, la puissance moyenne délivrée par ce grand barrage hydroélectrique est :
Elle équivaut à elle seule à la production électrique continue d'environ deux tranches nucléaires de forte puissance.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Banque PT Physique A PT 2024 ?
Surtout 4 chapitres : Mécanique des fluides (32 % des questions, parties IV et V), Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques (25 %, partie III), Cinématique et dynamique du point (16 %, partie I) et Optique géométrique (16 %, partie II). Plus ponctuellement : Électrostatique et Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation.
Peut-on travailler le sujet Banque PT Physique A PT 2024 dès la première année (PTSI) ?
En partie : 19 questions sur 58 (33 %) ne demandent que le programme de PTSI. Blocs abordables : la partie II en entier (Q13 à Q21) et la sous-partie I.2 (Q8 à Q12), ainsi que Q3 à Q6 et Q41. Avec les autres programmes de première année : 19 en MPSI, 29 en PCSI, 19 en MP2I, 19 en TSI1 et 29 en BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Banque PT Physique A PT 2024 ?
Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie III est la plus longue (environ 1 h 15).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Banque PT Physique A PT 2024 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Banque PT Physique A PT 2024 ?
Questions de cours : Q1 (poussée d'archimède), Q12 (tension superficielle), Q19 (spectre visible), Q22 (symétrie), Q24 (condensateur), Q28 (amplificateur linéaire intégré), Q29 (amplificateur linéaire intégré), Q33 (amplificateur linéaire intégré)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (principe fondamental de la dynamique), Q5 (chute avec frottement fluide), Q13 (déviation), Q14 (loi de snell-descartes), Q15 (déviation), Q16 (déviation), Q23 (théorème de gauss), Q25 (capacité)….
Où gagner des points facilement dans le sujet Banque PT Physique A PT 2024 ?
Faut-il maîtriser les systèmes à masse variable pour aborder Q10 ?
Non : la relation de la dynamique pour un système à masse variable est directement fournie par l'énoncé. Il suffit de dériver le produit m(t)v(t) et d'utiliser l'expression de \mathrm{d}m/\mathrm{d}t établie en Q9.
Pourquoi l'expression de la déviation est-elle négative en Q15 ?
Parce que la déviation est orientée dans le sens horaire : le rayon tourne dans le sens des aiguilles d'une montre à chaque interface, opposé au sens trigonométrique conventionnel, ce qui conduit à une valeur algébrique négative.
Où je me situe, question par question
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.