Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 MP 2024
Quelques aspects du transport ferroviaire
- 42 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en MPSI : 25 questions sur 42, parties I.A, I.B.3 et II.B.1
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet moyen · Cinématique et dynamique du point, Oxydoréduction et électrochimie, Électronique numérique : échantillonnage et modulation · 16 incontournables · 25 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet transversal aborde différentes technologies liées au secteur ferroviaire à travers trois grands pans du programme de physique-chimie en filière MP. La première partie propose une étude thermodynamique soignée d'un moteur Diesel, suivie de l'analyse électrochimique et structurale d'une pile à hydrogène (PEMFC) et de son stockage sous forme d'hydrure métallique. La deuxième partie s'intéresse à la dynamique ferroviaire : adhérence au démarrage, géométrie du virage et compensation par dévers, puis influence de la force de Coriolis sur l'usure asymétrique des rails. Enfin, la troisième partie étudie la transmission de données par LiFi via une chaîne de modulation et de démodulation synchrone.
Très progressif et fidèle aux attendus du concours Centrale-Supélec, ce sujet constitue un excellent support de révision couvrant de larges pans des programmes de première et deuxième années, avec des applications concrètes et bien contextualisées.
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,36/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 15 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Cinématique et dynamique du point17 %
- Oxydoréduction et électrochimie17 %
- Électronique numérique : échantillonnage et modulation13 %
- Atomistique, liaisons et cristallographie10 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
16 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en MPSI : 25 questions sur 42, parties I.A, I.B.3 et II.B.1.
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Sommaire
42 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
42 questionsPartie I : La motorisation des trains
I.A · Le moteur Diesel
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : cycle de diesel, diagramme de watt
Représenter le cycle Diesel dans le diagramme de Watt .
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Tracer dans le plan (P,V) les phases successives : deux isobares horizontales d'admission et d'échappement, une compression adiabatique réversible, une combustion isobare et une détente adiabatique se refermant par une isochore.
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- Recenser la nature thermodynamique de chaque étape à partir de la description du cycle donnée dans l'énoncé (isobare, isochore, adiabatique réversible).
- Identifier les états caractéristiques (P, V) et les relations d'ordre entre les volumes (V_{\min} < V_C < V_{\max}) et les pressions (P_{\mathrm{atm}} < P_D < P_B = P_C).
- Tracer le cycle dans le diagramme de Watt (P,V) en indiquant le sens de parcours par des flèches.
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Tracé du cycle Diesel constitué de deux adiabatiques réversibles, une isochore et une isobare dans le diagramme (P, V).
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Le cycle se décompose en six étapes successives :
- A_0 \to A : admission isobare à la pression atmosphérique P_A = P_{A_0} = P_{\mathrm{atm}}, le volume augmentant de V_{\min} à V_{\max} ;
- A \to B : compression adiabatique réversible (loi de Laplace P V^\gamma = \text{cste}), le volume diminuant de V_{\max} à V_{\min} et la pression augmentant de P_{\mathrm{atm}} à P_B ;
- B \to C : combustion isobare à la pression P_B = P_C, le volume augmentant de V_{\min} à V_C avec V_{\min} < V_C < V_{\max} ;
- C \to D : détente adiabatique réversible (loi de Laplace P V^\gamma = \text{cste}), le volume augmentant de V_C à V_{\max} et la pression chutant de P_C à P_D ;
- D \to A : refroidissement isochore à volume constant V_{\max}, la pression chutant brutalement de P_D à P_{\mathrm{atm}} ;
- A \to A_0 : éjection isobare à la pression P_{\mathrm{atm}}, le volume diminuant de V_{\max} à V_{\min} (trajet confondu avec A_0 A, parcouru en sens inverse).
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : loi de laplace, détente adiabatique
On définit le rapport volumétrique de compression , ainsi que le rapport volumétrique de détente . Exprimer les pressions et en fonction de , , et du rapport , des capacités thermiques molaires à pression et à volume constant du gaz considéré.
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Appliquer la loi de Laplace sous la forme P V^\gamma = \text{cte} le long des évolutions adiabatiques réversibles AB et CD, en exprimant les volumes en fonction de V_{\max}, x et y.
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- Appliquer la loi de Laplace (P V^\gamma = \text{cte}) le long de la compression isentropique AB pour relier P_B à P_A = P_{\text{atm}} et au taux de compression x = V_{\max}/V_{\min}.
- Utiliser l'isobare de combustion pour identifier P_C = P_B.
- Appliquer de nouveau la loi de Laplace le long de la détente isentropique CD pour relier P_D à P_C et au taux de détente y = V_{\max}/V_C.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application des lois de Laplace le long des transformations isentropiques pour exprimer P_B et P_D avec x et y.
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Le gaz est modélisé par un gaz parfait diatomique de coefficient isentropique \gamma constant.
1. Expression de P_B : L'évolution AB est une compression adiabatique et réversible d'un gaz parfait, la loi de Laplace s'écrit :
Sachant que P_A = P_{\text{atm}}, V_A = V_{\max} et V_B = V_{\min}, on obtient :
D'où :
2. Expression de P_D : L'évolution BC étant isobare, on a P_C = P_B.
L'évolution CD est une détente adiabatique et réversible entre l'état C (volume V_C) et l'état D (volume V_D = V_{\max}). La loi de Laplace s'écrit :
D'où l'expression de la pression au point D :
Comme y = V_{\max}/V_C, il vient :
Soit finalement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : rendement thermique, premier principe
Définir le rendement thermodynamique, noté , pour ce moteur et l'exprimer en fonction des températures et du rapport .
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Écrire le premier principe sur l'ensemble du cycle fermé, identifier les transferts thermiques reçu Q_{BC} et cédé Q_{DA}, puis relier les enthalpies et énergies internes aux variations de température.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition générale du rendement thermodynamique d'un moteur thermique comme le rapport de l'énergie utile fournie au milieu extérieur sur l'énergie thermique consommée (reçue de la source chaude).
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique sur le cycle fermé A-B-C-D-A pour relier le travail net aux transferts thermiques.
- Exprimer les transferts thermiques le long de l'isobare de combustion B \to C et de l'isochore de refroidissement D \to A en fonction des capacités thermiques et des températures pour obtenir \eta_D.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique et énergétique sur les étapes d'échange thermique pour exprimer le rendement thermodynamique \eta_D avec les températures.
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Le rendement thermodynamique \eta_D d'un moteur thermique est le rapport entre l'énergie mécanique utile fournie à l'extérieur, -W, et l'énergie thermique reçue par le fluide moteur lors de la combustion, Q_c = Q_{BC} :
Les évolutions d'admission A_0 \to A et d'éjection A \to A_0 s'effectuant à la même pression P_{\mathrm{atm}}, leurs travaux se compensent exactement :
Il suffit donc d'étudier le cycle fermé A-B-C-D-A.
D'après le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide sur ce cycle :
Les transformations A \to B et C \to D étant adiabatiques (Q_{AB} = Q_{CD} = 0), le travail total fourni s'écrit :
Le rendement prend donc la forme :
Calculons les transferts thermiques reçus par le gaz parfait :
pour la transformation isobare B \to C :
Q_{BC} = \Delta H_{BC} = n\,C_{pm}(T_C - T_B) > 0pour la transformation isochore D \to A :
Q_{DA} = \Delta U_{DA} = n\,C_{vm}(T_A - T_D) = -n\,C_{vm}(T_D - T_A) < 0
En remarquant que \dfrac{C_{vm}}{C_{pm}} = \dfrac{1}{\gamma}, on obtient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Identifiez soigneusement les étapes du cycle au cours desquelles ont lieu les transferts thermiques pour établir le rendement.
« les questions portant sur le rendement du cycle ont posé des difficultés à une majorité de candidats : bien que ceux-ci connaissent la définition « générale » du rendement, nombre d’entre eux n’a pas réussi à identifier correctement les étapes du cycle au cours desquelles les différents échanges énergétiques interviennent. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : rendement thermique, cycle de diesel
Exprimer en fonction de , et puis faire l'application numérique en utilisant les données en fin de sujet. En réalité, le rendement observé est de l'ordre de 0,45. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Relier chaque température d'état à T_A par les lois de Laplace et la loi des gaz parfaits, factoriser par T_A et comparer au rendement réel qui prend en compte les pertes thermiques et mécaniques.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rapport des températures intervenant dans l'expression de \eta_D (obtenue en Q3) à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits et des relations établies en Q2.
- Factoriser par T_A et faire apparaître les rapports x = V_{\max}/V_{\min} et y = V_{\max}/V_C.
- Réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé, puis analyser les écarts entre cycle théorique et cycle réel.
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplacement des températures par les taux de compression et détente, calcul numérique et comparaison au rendement réel incluant les irréversibilités.
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D'après la question Q3, le rendement s'écrit :
En modélisant le gaz par un gaz parfait (T = \frac{PV}{nR}), exprimons les températures des différents états en fonction de T_A = \frac{P_{\mathrm{atm}} V_{\max}}{nR} :
État B : P_B = P_{\mathrm{atm}} x^\gamma et V_B = V_{\min} = \frac{V_{\max}}{x}, d'où :
T_B = \frac{P_B V_B}{nR} = \frac{P_{\mathrm{atm}} x^\gamma \frac{V_{\max}}{x}}{nR} = T_A\, x^{\gamma-1}État C : la combustion étant isobare, P_C = P_B et V_C = \frac{V_{\max}}{y}, d'où :
T_C = \frac{P_B V_C}{nR} = \frac{P_{\mathrm{atm}} x^\gamma \frac{V_{\max}}{y}}{nR} = T_A\, x^{\gamma-1}\frac{x}{y}État D : V_D = V_{\max} et d'après Q2, P_D = P_{\mathrm{atm}}\left(\frac{x}{y}\right)^\gamma, d'où :
T_D = \frac{P_D V_D}{nR} = T_A \left(\frac{x}{y}\right)^\gamma
En substituant ces températures dans l'expression du rendement :
On en déduit l'expression du rendement théorique du cycle Diesel :
Application numérique : Avec x = 20, y = 7 (soit \frac{x}{y} = \frac{20}{7} \approx 2{,}86) et \gamma = 1{,}4 :
Soit :
Commentaire : Le rendement observé en pratique (\eta_{\mathrm{exp}} \approx 0{,}45) est nettement inférieur au rendement théorique (\eta_D \approx 0{,}61). Cet écart s'explique par les nombreuses irréversibilités et pertes non prises en compte dans le modèle idéalisé :
- des transferts thermiques non négligeables à travers les parois du cylindre (les phases de compression et de détente ne sont pas strictement adiabatiques) ;
- des frottements mécaniques (pistons, embiellage) et des pertes de charge visqueuses lors de l'écoulement des gaz à travers les tubulures et les soupapes ;
- une combustion non instantanée, non rigoureusement isobare et parfois incomplète.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Identifiez soigneusement les étapes du cycle au cours desquelles ont lieu les transferts thermiques pour établir le rendement.
« les questions portant sur le rendement du cycle ont posé des difficultés à une majorité de candidats : bien que ceux-ci connaissent la définition « générale » du rendement, nombre d’entre eux n’a pas réussi à identifier correctement les étapes du cycle au cours desquelles les différents échanges énergétiques interviennent. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : puissance mécanique, bilan d'énergie
Une locomotive à moteur Diesel roule à la vitesse constante . Le moteur tourne à la vitesse angulaire, elle aussi constante, de , un tour correspondant à un cycle du moteur. Calculer la puissance mécanique moyenne du moteur de la locomotive (en utilisant la valeur du rendement observé) ainsi que sa consommation en gasoil pour 100 km. On utilisera les données en fin de sujet.
Voir l'indiceIndice
Calculer le travail net produit par tour, en déduire la puissance mécanique via la vitesse de rotation, puis relier la chaleur absorbée sur 100\text{ km} au pouvoir calorifique massique du carburant.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le transfert thermique Q_{BC} reçu par le gaz lors de la combustion isobare au cours d'un cycle à partir des grandeurs thermodynamiques déjà déterminées.
- En déduire le travail mécanique fourni par cycle |W| = \eta_{\mathrm{obs}} Q_{BC}, puis la puissance mécanique moyenne \mathcal{P}_m = |W| f, où f est la fréquence des cycles.
- Relier la puissance thermique consommée à la vitesse de consommation de combustible via l'enthalpie massique de combustion \Delta_{\mathrm{comb}} h, et calculer la masse de gasoil nécessaire pour parcourir une distance d = 100\text{ km}.
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Calcul du travail par cycle, multiplication par la fréquence de rotation et déduction de la consommation massique sur 100 km.
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Lors de l'étape de combustion isobare B \to C, le transfert thermique reçu par les n moles de gaz parfait s'écrit :
D'après les résultats des questions précédentes, avec n = \frac{P_{\mathrm{atm}} V_{\max}}{R T_A} et C_{pm} = \frac{\gamma R}{\gamma - 1} :
d'où :
En substituant ces expressions, on obtient :
Avec \gamma = 1{,}4, \frac{\gamma}{\gamma - 1} = 3{,}5, x = 20, y = 7 (d'où \frac{x}{y} - 1 = \frac{13}{7}), on remarque la simplification \frac{\gamma}{\gamma-1}\left(\frac{x}{y}-1\right) = 3{,}5 \times \frac{13}{7} = 6{,}5 :
Application numérique :
Le travail mécanique fourni à l'extérieur par cycle est :
Le moteur effectuant un cycle par tour à la fréquence f = \frac{N}{60} (avec N = 2000\text{ tr}\cdot\text{min}^{-1}, soit f = \frac{100}{3}\text{ Hz}), la puissance mécanique moyenne délivrée vaut :
Pour parcourir une distance d = 100\text{ km} à la vitesse constante v = 140\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}, la durée du trajet est :
L'énergie thermique totale que doit fournir la combustion du gasoil durant ce temps est :
En notant m_g la masse de gasoil consommée et \Delta_{\mathrm{comb}} h son enthalpie massique de combustion :
Application numérique :
Résultat
I.B.1 · La pile à hydrogène PEMFC (Polymère Exchange Membrane Fuel Cell)
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : anode, cathode, demi-équation électronique
Définir les termes « anode » et « cathode ». Écrire les demi-équations électroniques mises en jeu au niveau de chacune des deux électrodes de cette pile.
Voir l'indiceIndice
Rappeler qu'une oxydation a lieu à l'anode et une réduction à la cathode, puis équilibrer les demi-réactions redox avec les protons \mathrm{H}^+ et les électrons.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de l'anode (oxydation) et de la cathode (réduction) puis écriture des demi-équations d'oxydation de \mathrm{H}_2 et réduction de \mathrm{O}_2.
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Par définition, en électrochimie :
- l'anode est le siège d'une réaction d'oxydation (libération d'électrons) ;
- la cathode est le siège d'une réaction de réduction (consommation d'électrons).
D'après le bilan réactionnel global fourni :
Le dihydrogène \mathrm{H}_2 est oxydé en protons \mathrm{H}^+ à l'anode :
\boxed{\text{À l'anode : } \quad \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} = 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^-}Le dioxygène \mathrm{O}_2 est réduit en eau \mathrm{H}_2\mathrm{O} à la cathode :
\boxed{\text{À la cathode : } \quad \frac{1}{2}\,\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}}(ou de manière équivalente : \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{H}^+ + 4\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : pile électrochimique, sen du courant
Reproduire le schéma de la pile et y faire apparaitre le nom des électrodes, le sens du courant, le sens de déplacement des protons responsables du passage du courant au sein de l'électrolyte, et celui de déplacement des électrons. Indiquer également le pôle positif et le pôle négatif de la pile.
Voir l'indiceIndice
Noter le sens de circulation des électrons dans le circuit extérieur de l'anode vers la cathode, ce qui fixe le sens conventionnel du courant et la polarité des bornes.
Voir la stratégieStratégie
- Associer à chaque réaction identifiée à la question Q6 le nom de l'électrode correspondante (oxydation à l'anode, réduction à la cathode).
- Identifier les polarités : les électrons sont libérés par l'oxydation (pôle -) et consommés par la réduction (pôle +).
- Déterminer le sens de circulation des porteurs de charge (électrons dans les fils extérieurs, protons \mathrm{H}^+ dans l'électrolyte) et en déduire le sens conventionnel du courant I.
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma fonctionnel de la cellule avec polarités, circulation des électrons dans le circuit extérieur et des ions \mathrm{H}^+ dans la membrane.
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D'après la question Q6 :
- À l'électrode de gauche a lieu l'oxydation du dihydrogène \mathrm{H}_2 : c'est l'anode. Les électrons y sont produits et injectés dans le circuit extérieur : l'anode constitue donc le pôle négatif (-) de la pile.
- À l'électrode de droite a lieu la réduction du dioxygène \mathrm{O}_2 : c'est la cathode. Les électrons y sont consommés : la cathode constitue le pôle positif (+) de la pile.
Circulation des porteurs de charge et du courant :
- Dans le circuit extérieur, les électrons circulent spontanément de l'anode (pôle -) vers la cathode (pôle +).
- Le courant conventionnel I circule dans le sens opposé aux électrons à l'extérieur, soit de la cathode (pôle +) vers l'anode (pôle -).
- Dans la membrane échangeuse de protons (électrolyte), les ions \mathrm{H}^+ migrent de l'anode vers la cathode, fermant ainsi le circuit électrique en assurant un transport de charge positive dans le même sens que le courant intérieur.
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : loi de hess, enthalpie libre standard, formule de nernst
Calculer, à 298 K, l'enthalpie standard et l'entropie standard de la réaction. En déduire la valeur de l'enthalpie libre standard de la réaction à 298 K, puis la force électromotrice standard de la pile.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la loi de Hess pour \Delta_r H^\circ et \Delta_r S^\circ, en déduire \Delta_r G^\circ = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ, puis appliquer la relation fondamentale \Delta_r G^\circ = -n_e \mathcal{F} e^\circ.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi de Hess pour déterminer l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H^\circ(298\text{ K}) et l'entropie standard de réaction \Delta_r S^\circ(298\text{ K}) à partir des grandeurs molaires tabulées en fin de sujet.
- En déduire l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ(298\text{ K}) = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ.
- Relier \Delta_r G^\circ à la force électromotrice standard e^\circ par la relation thermodynamique fondamentale \Delta_r G^\circ = -n_e F e^\circ où n_e = 2 est le nombre d'électrons échangés dans l'équation-bilan.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des grandeurs standard de réaction par la loi de Hess puis obtention de la fem standard e^\circ = -\Delta_r G^\circ / (nF).
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L'équation-bilan de fonctionnement de la pile s'écrit :
1. Enthalpie standard de réaction D'après la loi de Hess :
Les corps simples dans leur état standard de référence ayant une enthalpie standard de formation nulle, on obtient :
2. Entropie standard de réaction De même, en appliquant le troisième principe :
3. Enthalpie libre standard de réaction Par définition de l'enthalpie libre :
4. Force électromotrice standard D'après les demi-équations établies à la question Q6, l'avancement d'une mole de réaction correspond au transfert de n_e = 2 moles d'électrons de l'anode vers la cathode. La relation entre enthalpie libre standard et force électromotrice standard s'écrit :
On en déduit l'expression de e^\circ :
Application numérique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
I.B.2 · La pile à hydrogène PEMFC (Polymère Exchange Membrane Fuel Cell)
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : travail électrique, convention thermodynamique
Justifier la présence du signe « - » dans l'expression ci-dessus.
Voir l'indiceIndice
Considérer les conventions thermodynamiques : le travail électrique W_{\mathrm{e}} est cédé à l'extérieur (donc compté négativement pour le système), tandis que la réaction est exothermique (\Delta H < 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Justification du signe négatif selon la convention thermodynamique de travail électrique cédé par le système électrochimique à l'extérieur.
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La présence du signe « - » s'explique par les signes respectifs des grandeurs en jeu et la positivité du rendement :
- Par définition, l'énergie électrique W_{\mathrm{e}} fournie au circuit extérieur est une grandeur positive (W_{\mathrm{e}} > 0).
La réaction globale de fonctionnement de la pile (\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + \frac{1}{2}\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} = \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}) est une combustion fortement exothermique, ainsi que l'atteste la valeur négative de l'enthalpie standard de réaction calculée à la question précédente (\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ = -286\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0). La variation d'enthalpie du système électrochimique est donc négative :
\Delta H < 0- Le rendement thermodynamique \eta étant le rapport d'une énergie utile fournie au milieu extérieur (W_{\mathrm{e}}) sur l'énergie chimique libérée par la réaction (-\Delta H > 0), il s'agit d'une grandeur sans dimension nécessairement positive.
Le signe « - » permet ainsi d'assurer la positivité du rendement :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Veillez au signe du travail électrique afin de ne pas commettre de contresens physique pour justifier la présence du signe moins.
« Le signe de Weest souvent faux, et sert de justification à la présence du signe « – » dans l’expression du rendement donnée dans l’énoncé. Cette justification repose alors sur un contresens physique »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Mise en équation
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : travail électrique, enthalpie libre
À pression et température constantes, établir l'inégalité liant la variation d'enthalpie libre du système et le travail électrique fourni .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier et le second principe pour une transformation monobare et monotherme en introduisant la création d'entropie S_{\mathrm{cr}} \ge 0.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique à une transformation monobare en séparant le travail des forces de pression et le travail électrique échangé avec l'extérieur.
- Appliquer le deuxième principe à cette transformation monotherme pour exprimer le transfert thermique en fonction de la création d'entropie.
- Relier ces grandeurs à la variation d'enthalpie libre \Delta G à température et pression constantes, puis exploiter la positivité de l'entropie créée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison des premier et deuxième principes à T et P constantes pour établir que W_u \le -\Delta G.
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Considérons le système électrochimique fermé subissant une transformation à pression P et température T constantes.
Premier principe de la thermodynamique La variation d'énergie interne du système s'écrit :
où :
- W_p = -\int P_{\text{ext}} \mathrm{d}V = -P\Delta V est le travail des forces de pression (la pression étant constante) ;
- W_{\text{autre}} est le travail électrique reçu par le système. L'énoncé définissant W_{\mathrm{e}} comme le travail électrique fourni à l'extérieur, on a W_{\text{autre}} = -W_{\mathrm{e}} ;
- Q est le transfert thermique reçu par le système.
La variation d'enthalpie H = U + PV s'écrit donc :
Deuxième principe de la thermodynamique La transformation étant monotherme à la température T, la variation d'entropie s'exprime par :
On en déduit l'expression du transfert thermique :
Variation d'enthalpie libre Par définition, l'enthalpie libre est G = H - TS. À température constante :
Comme la température thermodynamique vérifie T > 0 et que l'entropie créée vérifie S_{\text{créée}} \ge 0, on a -T S_{\text{créée}} \le 0, ce qui conduit à :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : rendement théorique, pile à combustible
Montrer que le rendement théorique maximal dans les conditions standard peut s'écrire
Voir l'indiceIndice
Partir de l'égalité réversible W_{\mathrm{e},\max} = -\Delta_r G^\circ pour une mole d'avancement et substituer \Delta_r G^\circ = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ dans l'expression du rendement.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le travail électrique maximal W_{\mathrm{e},\max} fourni à l'extérieur lors d'un fonctionnement réversible à température et pression constantes à partir du résultat de la question Q10.
- Relier les grandeurs d'état \Delta G^\circ et \Delta H^\circ aux grandeurs molaires standard de réaction pour un avancement \xi.
- Injecter l'expression de l'enthalpie libre standard \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ = \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ - T\Delta_{\mathrm{r}} S^\circ dans le rendement thermodynamique maximal \eta_{\max}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rapport entre le travail électrique maximal récupérable |\Delta_r G^\circ| et l'énergie thermique mobilisable |\Delta_r H^\circ|.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'inégalité établie en question Q10, le travail électrique fourni à l'extérieur vérifie W_{\mathrm{e}} \le -\Delta G.
Dans les conditions standard, pour un fonctionnement réversible, isotherme et isobare, le travail électrique fourni est maximal :
D'après la définition du rendement donnée par l'énoncé, le rendement maximal s'écrit alors :
Pour une transformation effectuée sous une avance \xi, on a \Delta G^\circ = \xi \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ et \Delta H^\circ = \xi \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ. Le rendement théorique maximal s'exprime donc par le rapport des grandeurs de réaction :
En utilisant la relation thermodynamique définissant l'enthalpie libre de réaction, \Delta_{\mathrm{r}} G^\circ = \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ - T \Delta_{\mathrm{r}} S^\circ, on obtient :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Distinguez rigoureusement les grandeurs extensives des grandeurs molaires lors de la démonstration.
« La démonstration attendue de l’expression du rendement maximal, pourtant fournie, a révélé d’énormes confusions entre grandeurs extensives et grandeurs molaires. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
Notions : rendement théorique, pile à combustible
Évaluer le rendement théorique maximal de la pile PEMFC à la température de .
Voir l'indiceIndice
Effectuer l'application numérique à T = 333\text{ K} en supposant les grandeurs de réaction indépendantes de la température (approximation d'Ellingham).
Voir la stratégieStratégie
- Convertir la température de fonctionnement en kelvins : T = 60\text{ }^\circ\text{C} = 333\text{ K}.
- Utiliser l'approximation d'Ellingham, selon laquelle les grandeurs standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ et \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ sont indépendantes de la température dans l'intervalle considéré.
- Appliquer la relation établie à la question Q11 avec les valeurs calculées à la question Q8.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation numérique de \eta_{\max} à 333\text{ K} en supposant les grandeurs de réaction indépendantes de la température.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À la température T = 60\text{ }^\circ\text{C} = 333{,}15\text{ K}, l'eau formée reste à l'état liquide sous la pression standard (T < 100\text{ }^\circ\text{C}).
Dans l'approximation d'Ellingham, on suppose que l'enthalpie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ et l'entropie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ ne dépendent pas de la température. D'après la question Q8 :
D'après la formule établie à la question Q11 :
L'application numérique donne :
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : association de piles, densité de courant
Combien de cellules doivent-elles être branchées en série ? Quelle doit être la surface des électrodes d'une cellule ?
Voir l'indiceIndice
Déterminer le nombre de cellules en série à partir de la tension totale requise, en déduire le courant nominal de la pile puis la surface nécessaire via la densité de courant j_n.
Voir la stratégieStratégie
- Associer en série des cellules identiques implique l'additivité des tensions nominales à leurs bornes pour atteindre la tension totale U.
- Les cellules étant en série, elles sont traversées par un même courant I, directement lié à la puissance électrique totale \mathcal{P} et à la tension U.
- Relier ce courant à la surface des électrodes à l'aide de la densité de courant nominale j_n = I/S.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination du nombre d'éléments en série à partir de la tension requise et de la surface via la densité de courant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Nombre de cellules en série
Les cellules élémentaires étant branchées en série, la tension totale U délivrée par la pile est la somme des tensions nominales U_n de chaque cellule :
Application numérique avec U = 300\text{ V} et U_n = 0{,}7\text{ V} :
Le nombre de cellules devant être un entier, il faut brancher :
2. Surface des électrodes d'une cellule
La puissance électrique totale fournie sous la tension U s'écrit \mathcal{P} = U \, I, où I est le courant qui traverse l'ensemble des cellules en série :
Par définition de la densité de courant j_n, pour une surface active S d'électrode :
Application numérique avec \mathcal{P} = 200\text{ kW} = 2{,}00 \times 10^5\text{ W}, U = 300\text{ V} et j_n = 0{,}45\text{ A}\cdot\text{cm}^{-2} :
En ne conservant que deux chiffres significatifs :
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : loi de faraday, bilan de matière
Évaluer le débit molaire en dihydrogène nécessaire au fonctionnement de la pile ainsi que la masse d'hydrogène assurant l'autonomie annoncée par le constructeur.
Voir l'indiceIndice
Relier l'intensité totale au débit d'électrons par la constante de Faraday (\dot{n}_{\mathrm{H}_2} = I / (2\mathcal{F})), puis intégrer sur la durée totale du trajet pour obtenir la masse consommée.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le débit molaire en dihydrogène consommé par une cellule à partir de la loi de Faraday et de la demi-équation à l'anode, puis en déduire le débit molaire total consommé par les N cellules en série.
- Déterminer la durée de fonctionnement correspondant à l'autonomie annoncée, puis en déduire la quantité de matière puis la masse de dihydrogène nécessaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de la relation de Faraday reliant l'intensité au débit molaire de \mathrm{H}_2, puis calcul de la masse totale embarquée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'anode de chaque cellule élémentaire, l'oxydation du dihydrogène s'écrit :
La consommation d'une mole de dihydrogène libère z = 2\text{ moles d'électrons}, soit une quantité de charge électrique q = 2\,\mathcal{F}.
L'intensité du courant I traversant une cellule est reliée au débit molaire de dihydrogène consommé par cette cellule, noté \dot{n}_{\mathrm{cell}}, par la loi de Faraday :
Les N cellules étant branchées électriquement en série, chacune d'elles est traversée par le même courant I et consomme sa propre alimentation en combustible. Le débit molaire total de dihydrogène de la pile, noté \dot{n}_{\mathrm{H}_2}, est donc la somme des débits de chaque cellule :
Comme la puissance électrique totale est \mathcal{P} = U I = N U_n I, on peut également écrire :
Application numérique :
Pour parcourir la distance D = 1000\text{ km} à la vitesse moyenne v = 100\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}, la durée de fonctionnement continu à puissance nominale est :
La quantité totale de matière de dihydrogène nécessaire est :
La masse molaire de \mathrm{H}_2 vaut M(\mathrm{H}_2) = 2\,M(\mathrm{H}) = 2{,}00\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 2{,}00 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}. La masse totale d'hydrogène s'en déduit :
Application numérique :
Résultat
I.B.3 · La pile à hydrogène PEMFC (Polymère Exchange Membrane Fuel Cell)
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : maille conventionnelle, masse volumique
Représenter la maille de FeTi et déterminer le paramètre de maille , à partir des données.
Voir l'indiceIndice
Reconnaître une maille de type chlorure de césium (CsCl) avec une unité formulaire par maille (Z = 1), puis relier la masse volumique à la masse molaire et au volume élémentaire a^3.
Voir la stratégieStratégie
- Représenter la maille cubique de type chlorure de césium (\mathrm{CsCl}) en plaçant les atomes de titane aux 8 sommets et l'atome de fer au centre du cube.
- Dénombrer les atomes appartenant en propre à la maille pour déterminer la population Z en unités formulaires \mathrm{FeTi}.
- Exprimer la masse volumique de l'alliage en fonction du paramètre de maille a, de la masse molaire M(\mathrm{FeTi}) et de la constante d'Avogadro N_A, puis en déduire a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Représentation de la maille cubique de type \mathrm{CsCl} et calcul du paramètre a à partir des rayons métalliques ou de la masse volumique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Représentation de la maille de \mathrm{FeTi}
D'après le texte, la maille est cubique de paramètre a, avec un atome de titane à chaque sommet et un atome de fer au centre du cube (structure de type \mathrm{CsCl}, réseau cubique centré à deux espèces).
2. Détermination du paramètre de maille a
Déterminons la composition d'une maille :
Les atomes de titane sont situés aux 8 sommets du cube et sont partagés chacun par 8 mailles :
N(\mathrm{Ti}) = 8 \times \frac{1}{8} = 1L'atome de fer est situé au centre du cube et appartient en propre à la maille :
N(\mathrm{Fe}) = 1 \times 1 = 1
Chaque maille contient donc en propre Z = 1 groupement formulaire \mathrm{FeTi}.
La masse d'une maille s'écrit :
Le volume d'une maille cubique étant V_{\text{maille}} = a^3, la masse volumique théorique \rho_{\mathrm{FeTi}} de l'alliage s'exprime par :
On en déduit l'expression littérale du paramètre de maille :
Application numérique :
- M(\mathrm{Fe}) = 55{,}8 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
- M(\mathrm{Ti}) = 47{,}9 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
- M(\mathrm{FeTi}) = 103{,}7 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}
- \rho_{\mathrm{FeTi}} = 6{,}35 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
- N_A = 6{,}02 \times 10^{23}\text{ mol}^{-1}
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : site interstitiel, formule stœchiométrique
Identifier la position de ces sites interstitiels. En déduire la formule stœchiométrique de l'hydrure contenant le maximum théorique d'atomes d'hydrogène.
Voir l'indiceIndice
Repérer la géométrie formée par les centres des faces du cube, entourés de quatre atomes de sommet (\mathrm{Ti}) et de deux atomes au centre des mailles adjacentes (\mathrm{Fe}), puis compter la multiplicité de ces sites.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'environnement géométrique d'un site octaédrique entouré de 4\text{ Ti} et 2\text{ Fe} en examinant les positions remarquables de la maille cubique (centres des faces et milieux des arêtes).
- Dénombrer le nombre de ces sites appartenant en propre à la maille en tenant compte de leur multiplicité (partage entre mailles voisines).
- Relier le nombre d'atomes d'hydrogène par maille au nombre d'entités \mathrm{FeTi} par maille (Z = 1) pour en déduire la formule de l'hydrure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Localisation des sites octaédriques au centre des faces et arêtes de la maille pour déterminer la stœchiométrie limite.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans la maille de type \mathrm{CsCl} de \mathrm{FeTi} :
- Les atomes de titane \mathrm{Ti} occupent les 8 sommets du cube.
- L'atome de fer \mathrm{Fe} occupe le centre du cube.
Examinons les sites octaédriques interstitiels de cette structure :
Centres des faces du cube : Le centre d'une face est entouré par :
- les 4 atomes de \mathrm{Ti} situés aux quatre sommets de cette face, formant un carré dans le plan de la face (à la distance d = \frac{a\sqrt{2}}{2}) ;
- les 2 atomes de \mathrm{Fe} situés aux centres des deux mailles cubiques adjacentes partageant cette face, sur la normale passant par son centre (à la distance d' = \frac{a}{2}).
Ces 6 atomes (4\text{ Ti} et 2\text{ Fe}) forment bien un octaèdre (légèrement déformé).
- Milieux des arêtes du cube : Le milieu d'une arête est entouré de 2 atomes de \mathrm{Ti} (sommets de l'arête) et de 4 atomes de \mathrm{Fe} (centres des quatre mailles partageant l'arête). Ce type de site ne correspond donc pas à la condition imposée.
Les sites interstitiels considérés sont donc situés au centre de chacune des 6 faces du cube.
Formule stœchiométrique maximale théorique :
Le cube possède 6 faces, et chaque face est partagée entre 2 mailles adjacentes. Le nombre de ces sites en propre par maille est donc :
N_{\mathrm{H}} = 6 \times \frac{1}{2} = 3\text{ atomes de H par maille}- La maille contient Z = 1 groupement formulaire \mathrm{FeTi} (voir question Q15).
Le rapport stœchiométrique maximal théorique est donc n = 3, ce qui donne pour formule de l'hydrure :
Résultat
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Notions : masse volumique, capacité volumique d'absorption
En réalité, l'absorption maximale d'hydrogène correspond à l'hydrure . Exprimer puis calculer la capacité volumique d'absorption définie comme la masse d'hydrogène qui peut être insérée dans un mètre cube d'alliage FeTi.
Voir l'indiceIndice
Calculer le nombre de mailles contenues dans 1\text{ m}^3 d'alliage, puis en déduire le nombre de moles d'atomes d'hydrogène insérées par unité de volume.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la capacité volumique d'absorption C_V comme le rapport de la masse d'hydrogène absorbée sur le volume d'alliage \mathrm{FeTi} considéré, soit à l'échelle macroscopique (à partir de la masse volumique \rho_{\mathrm{FeTi}}), soit à l'échelle microscopique (à l'échelle d'une maille élémentaire).
- Effectuer l'application numérique avec trois chiffres significatifs, cohérents avec les données.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la masse de dihydrogène insérée par unité de volume de maille pour la composition \mathrm{FeTiH}_{1,9}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons un volume V = 1\text{ m}^3 d'alliage \mathrm{FeTi}. La masse correspondante d'alliage est :
La quantité de matière d'unités formulaires \mathrm{FeTi} contenue dans ce volume s'écrit :
D'après la stœchiométrie de l'hydrure \mathrm{FeTiH}_{1,9}, chaque mole de \mathrm{FeTi} absorbe x = 1{,}9\text{ mol} d'atomes d'hydrogène (soit \frac{1{,}9}{2}\text{ mol} de \mathrm{H}_2). La masse d'hydrogène insérée dans le volume V est donc :
Par définition, la capacité volumique d'absorption C_V est la masse d'hydrogène insérée par unité de volume d'alliage :
Remarque : On retrouve exactement la même expression à l'échelle de la maille élémentaire de volume a^3 contenant Z = 1 motif et donc 1{,}9 atome d'hydrogène :
Application numérique :
- M(\mathrm{FeTi}) = 55{,}8 + 47{,}9 = 103{,}7\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- M(\mathrm{H}) = 1{,}00\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- \rho_{\mathrm{FeTi}} = 6{,}35 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}.
Résultat
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Menez un raisonnement clair dès que l'étude s'écarte du modèle idéal pour éviter d'aboutir à des valeurs aberrantes.
« Les questions Q17. et Q18. qui nécessitaient de s’éloigner de la situation idéale envisagée par les modèles ont donné lieu à des raisonnements confus, conduisant parfois à des résultats numériques manifestement aberrants. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : stockage d'hydrogène, comparaison de volume
Déterminer le volume d'alliage nécessaire pour stocker les 108 kg de dihydrogène permettant d'assurer l'autonomie du Coradia iLint. Comparer ce volume aux deux autres possibilités de stockage et conclure.
Voir l'indiceIndice
Calculer le rapport V = m / C_V et comparer ce résultat aux volumes occupés par le gaz comprimé sous 700 bar et par le liquide cryogénique sous 10 bar.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer le volume d'alliage \mathrm{FeTi} nécessaire à partir de la capacité volumique C_V déterminée à la question Q17.
- Évaluer le volume nécessaire pour les deux autres modes de stockage décrits dans l'énoncé : sous forme liquide à l'aide de la masse volumique fournie, et sous forme gazeuse à 700\text{ bar} en appliquant l'équation d'état des gaz parfaits.
- Comparer les volumes obtenus ainsi que les contraintes associées (masse du réservoir, pression, cryogénie) pour conclure sur le compromis d'utilisation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du volume d'hydrure solide et confrontation aux réservoirs de gaz sous pression ou liquide cryogénique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Volume d'alliage FeTi nécessaire
D'après la question Q17, la capacité volumique d'absorption de l'alliage \mathrm{FeTi} vaut C_V \approx 116\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}. Pour une masse m_{\mathrm{H}_2} = 108\text{ kg} de dihydrogène, le volume d'alliage requis est :
2. Comparaison avec les deux autres modes de stockage
Stockage sous forme liquide (à -253\text{ }^\circ\text{C} et 10\text{ bar}) :
Avec \rho_{\mathrm{H}_2(\mathrm{l})} = 70{,}8\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} (donnée), le volume nécessaire est :\begin{aligned} V_{\text{liq}} &= \frac{m_{\mathrm{H}_2}}{\rho_{\mathrm{H}_2(\mathrm{l})}} = \frac{108}{70{,}8} \approx 1{,}53\text{ m}^3 = 1{,}53 \times 10^3\text{ L} \end{aligned}Stockage sous forme de gaz comprimé (à P = 700\text{ bar} = 7{,}00 \times 10^7\text{ Pa} et T = 298\text{ K}) :
En modélisant le dihydrogène par un gaz parfait de masse molaire M(\mathrm{H}_2) = 2{,}00\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 2{,}00 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} :\begin{aligned} P V_{\text{gaz}} &= \frac{m_{\mathrm{H}_2}}{M(\mathrm{H}_2)} R T \implies V_{\text{gaz}} = \frac{m_{\mathrm{H}_2} R T}{M(\mathrm{H}_2) P} \\ V_{\text{gaz}} &= \frac{108 \times 8{,}314 \times 298}{2{,}00 \times 10^{-3} \times 7{,}00 \times 10^7} \approx 1{,}91\text{ m}^3 = 1{,}91 \times 10^3\text{ L} \end{aligned}
3. Conclusion
Le stockage sous forme d'hydrure métallique est le plus compact en volume : il nécessite un volume environ 1{,}6 fois plus faible que le stockage liquide et plus de 2 fois inférieur à celui du gaz comprimé à 700\text{ bar}. De plus, il s'opère à pression modérée et température ambiante, ce qui offre un avantage majeur en matière de sécurité.
Cependant, la masse de l'alliage métallique correspondant est considérable :
Ce surpoids est un handicap important pour un véhicule de transport, même si le domaine ferroviaire y est moins sensible que l'automobile ou l'aéronautique. En pratique, le Coradia iLint privilégie ainsi des réservoirs à hydrogène gazeux sous pression (350 bar sur le toit), offrant le meilleur compromis masse/encombrement sans les pertes d'évaporation du stockage liquide.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Menez un raisonnement clair dès que l'étude s'écarte du modèle idéal pour éviter d'aboutir à des valeurs aberrantes.
« Les questions Q17. et Q18. qui nécessitaient de s’éloigner de la situation idéale envisagée par les modèles ont donné lieu à des raisonnements confus, conduisant parfois à des résultats numériques manifestement aberrants. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Partie II : Mécanique du transport ferroviaire
II.A · Démarrage du train de Trevithick
Question 19
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : principe fondamental de la dynamique, bilan des forces
Faire un schéma de la situation et représenter les forces qui s'exercent sur . Exprimer la force en fonction, entre autres, de l'accélération .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe horizontal pour l'ensemble tracté \Sigma_1, en l'absence de force tangentielle sur les roues des wagons.
Voir la stratégieStratégie
- Définir précisément le système \Sigma_1, le référentiel d'étude et le repère associé.
- Réaliser l'inventaire des forces extérieures en exploitant l'indication de l'énoncé sur la nullité des composantes tangentielles des actions de contact rail/roue pour \Sigma_1.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à \Sigma_1 pour exprimer \vec{F}_{\Sigma_2/\Sigma_1}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan des forces sur les wagons en translation rectiligne accélérée et application du principe fondamental de la dynamique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le système \Sigma_1 (les dix wagons et leur chargement, de masse totale M_{\mathrm{c}}) dans le référentiel terrestre supposé galiléen, muni d'un repère d'espace (O, \vec{u}_x, \vec{u}_z) où \vec{u}_x est le vecteur unitaire horizontal colinéaire à l'accélération \vec{a}_0 = a_0 \, \vec{u}_x et \vec{u}_z est le vecteur unitaire vertical ascendant.
Le système \Sigma_1 est soumis aux actions mécaniques extérieures suivantes :
- son poids : \vec{P}_1 = - M_{\mathrm{c}} g \, \vec{u}_z ;
- l'action normale résultante exercée par les rails sur l'ensemble des roues des wagons, notée \vec{N}_{r/1} = N_{r/1} \, \vec{u}_z (la composante tangentielle est nulle car les roues sont supposées de masse négligeable) ;
- la force de traction horizontale exercée par la locomotive \Sigma_2 : \vec{F}_{\Sigma_2/\Sigma_1} = F_{\Sigma_2/\Sigma_1} \, \vec{u}_x.
Le principe fondamental de la dynamique appliqué au système \Sigma_1 s'écrit :
En projetant sur l'axe horizontal (\vec{u}_x), on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : bilan des forces, réaction du rail
Faire un autre schéma où figurent les forces qui s'exercent sur . On négligera toute force de frottement fluide due à l'air.
Voir l'indiceIndice
Faire l'inventaire des forces sur \Sigma_2 : le poids, l'action normale des rails, l'effort résistant exercé par les wagons et la force tangentielle motrice sur les essieux.
Voir la stratégieStratégie
- Définir précisément le système \Sigma_2 (la locomotive de masse M_\ell) et le référentiel d'étude (référentiel terrestre supposé galiléen).
- Recenser toutes les actions mécaniques extérieures appliquées à \Sigma_2 : le poids, l'action mécanique des wagons \Sigma_1 sur \Sigma_2 (déduite de Q19 par la troisième loi de Newton), et les actions de contact réparties exercées par les rails sur les quatre roues motrices de la locomotive.
- Réaliser un schéma clair en vue de profil faisant apparaître les axes du repère, le sens de l'accélération \vec{a}_0, ainsi que chaque force avec son point d'application et son sens physique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma clair des actions mécaniques sur la locomotive : poids, réaction normale, force de traction et réaction d'attelage.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le système \Sigma_2 constitué de la locomotive de Trevithick, de masse M_\ell, dans le référentiel terrestre supposé galiléen, muni de la base orthonormée directe (\vec{u}_x, \vec{u}_z) où \vec{u}_x est horizontal orienté dans le sens de la marche (et de l'accélération \vec{a}_0 = a_0 \vec{u}_x) et \vec{u}_z est vertical ascendant.
Le système \Sigma_2 est soumis aux actions extérieures suivantes :
Son poids :
\vec{P}_2 = - M_\ell g \, \vec{u}_zappliqué au centre d'inertie G_2 de la locomotive ;
L'action exercée par les wagons \Sigma_1 sur la locomotive \Sigma_2 au niveau de l'attelage. D'après le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton) et le résultat de la question Q19 :
\vec{F}_{\Sigma_1/\Sigma_2} = - \vec{F}_{\Sigma_2/\Sigma_1} = - M_{\mathrm{c}} \vec{a}_0 = - M_{\mathrm{c}} a_0 \, \vec{u}_xCette force est horizontale et orientée vers l'arrière (-\vec{u}_x) ;
Les actions de contact rail-roue exercées sur chacune des quatre roues motrices i \in \{1, 2, 3, 4\} au point de contact I_i :
\vec{F}_{r/2, i} = \vec{N}_{r/2, i} + \vec{T}_{r/2, i}où la réaction normale \vec{N}_{r/2, i} est verticale ascendante (+\vec{u}_z) et la composante tangentielle \vec{T}_{r/2, i} est motrice, donc orientée vers l'avant (+\vec{u}_x) pour propulser l'ensemble vers l'avant sans glissement.
Sur le schéma de profil ci-dessous, la locomotive est représentée avec ses deux essieux visibles (chacun regroupant deux roues) et les actions de contact sont représentées au niveau des roues.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Placez précisément les points d'application des forces et retenez qu'au démarrage, les frottements moteurs permettent au train d'avancer.
« Le jury a été très surpris de constater que l’action tangentielle exercée par les rails sur la locomotive lors de la phase de démarrage a fait trébucher une part importante des candidats : dans cette situation, les frottements permettent au train d’avancer ! Les points d’application des différentes forces sont trop souvent hasardeux. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : adhérence, principe fondamental de la dynamique
Montrer que est nécessairement non nulle. On admettra que cette force est identique sur les quatre roues de la locomotive. Exprimer en fonction notamment de l'accélération et des diverses masses introduites dans l'énoncé.
Voir l'indiceIndice
Projeter le PFD appliqué à la locomotive sur l'axe horizontal pour relier l'effort total de traction aux composantes tangentielles exercées par le rail.
Voir la stratégieStratégie
- Projeter le principe fondamental de la dynamique appliqué à la locomotive \Sigma_2 (ou au système global \{\Sigma_1 \cup \Sigma_2\}) sur l'axe horizontal du mouvement.
- Montrer que l'absence de force tangentielle interdirait toute accélération du train.
- Exprimer \vec{T}_{r/2} en fonction des masses M_\ell, M_{\mathrm{c}} et de l'accélération \vec{a}_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Justification de la composante tangentielle motrice par non-glissement au contact roue-rail et calcul de sa valeur globale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Appliquons le principe fondamental de la dynamique au système \Sigma_2 (la locomotive, de masse M_\ell) dans le référentiel terrestre supposé galiléen :
Les forces normales \vec{N}_{r/2}^{(i)} ainsi que le poids M_\ell \, \vec{g} sont strictement verticaux. Par symétrie et selon l'énoncé, les quatre roues motrices sont soumises à la même force tangentielle \vec{T}_{r/2}.
En projetant cette relation sur l'axe horizontal Ox orienté dans le sens du mouvement, et en utilisant la troisième loi de Newton \vec{F}_{\Sigma_1/\Sigma_2} = -\vec{F}_{\Sigma_2/\Sigma_1} = -M_{\mathrm{c}} \, \vec{a}_0 établie à la question Q20 :
On en déduit immédiatement :
soit :
Puisque le train démarre avec une accélération non nulle (\vec{a}_0 \neq \vec{0}) et que la masse totale du convoi M_\ell + M_{\mathrm{c}} est strictement positive, la composante tangentielle \vec{T}_{r/2} est nécessairement non nulle.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Comprenez bien le rôle moteur des frottements au démarrage et définissez soigneusement les points d'application des forces.
« Le jury a été très surpris de constater que l’action tangentielle exercée par les rails sur la locomotive lors de la phase de démarrage a fait trébucher une part importante des candidats : dans cette situation, les frottements permettent au train d’avancer ! Les points d’application des différentes forces sont trop souvent hasardeux. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : loi de coulomb, accélération constante
Calculer le temps qu'a mis le train de Trevhitick à atteindre sa vitesse de croisière, en supposant que , de sorte que l'absence de glissement est assurée.
Voir l'indiceIndice
Projeter le PFD sur la verticale pour obtenir l'effort normal, exploiter la condition limite imposée sur T_{r/2} pour déterminer l'accélération a_0, puis intégrer temporellement jusqu'à v_0.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la composante normale \|\vec{N}_{r/2}\| exercée par le rail sur une roue de la locomotive en projetant le principe fondamental de la dynamique appliqué à la locomotive sur l'axe vertical.
- Exprimer l'accélération a_0 à partir de la condition donnée liant \|\vec{T}_{r/2}\| et \|\vec{N}_{r/2}\|, et de l'expression de \vec{T}_{r/2} établie à la question Q21.
- En déduire la durée \Delta t de la phase de démarrage à accélération constante pour atteindre la vitesse de croisière v_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exploitation du critère de Coulomb limite pour déduire l'accélération maximale et la durée nécessaire pour atteindre la vitesse cible.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Appliquons le principe fondamental de la dynamique à la locomotive \Sigma_2 dans le référentiel terrestre galiléen. En projection sur la verticale ascendante \vec{u}_y, le mouvement étant purement horizontal (accélération verticale nulle) et l'action de l'attelage \vec{F}_{\Sigma_1/\Sigma_2} étant horizontale :
D'après la question Q21, la composante tangentielle sur chacune des quatre roues motrices s'écrit :
En utilisant la condition imposée par l'énoncé, \|\vec{T}_{r/2}\| = 0{,}1 f_a \|\vec{N}_{r/2}\|, il vient :
Le démarrage s'effectuant à accélération constante a_0 depuis l'arrêt (v(0) = 0), la vitesse à l'instant t est v(t) = a_0 t. Le temps \Delta t nécessaire pour atteindre la vitesse de croisière v_0 s'exprime donc par :
Application numérique :
- v_0 = 8\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{8}{3{,}6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 2{,}22\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
- M_\ell = 1\text{ t} = 1{,}0 \times 10^3\text{ kg}
- M_{\mathrm{c}} = 10\text{ t} = 1{,}0 \times 10^4\text{ kg}, soit M_\ell + M_{\mathrm{c}} = 11\text{ t}
- f_a = 0{,}12
- g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
On calcule d'abord l'accélération :
Puis la durée nécessaire :
Résultat
II.B.1 · Circulation des trains à grande vitesse (TGV) - Passage en courbe
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : rayon de courbure, raccordement
Déterminer le rayon du cercle en fonction des données.
Voir l'indiceIndice
Considérer le triangle isocèle formé par les deux rayons et la corde AB ; déterminer l'angle au centre à l'aide de l'angle entre les voies rectilignes tangentes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination géométrique du rayon de courbure de la trajectoire circulaire à partir de la corde et de la géométrie de la voie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Soit O le centre du cercle \mathcal{C} et R_{\mathcal{C}} son rayon. Les deux tronçons rectilignes A_0A et BB_0 se raccordent tangentiellement au cercle \mathcal{C} respectivement en A et en B. Par conséquent, les rayons [OA] et [OB] sont perpendiculaires aux tangentes en ces points :
Notons S le point d'intersection des deux droites (A_0A) et (BB_0) (matérialisé par les pointillés sur la figure 4). L'angle formé par les deux tronçons est l'angle obtus \widehat{ASB} = 120^\circ.
Dans le quadrilatère convexe OASB, la somme des angles vaut 360^\circ :
Sachant que \widehat{OAS} = \widehat{SBO} = 90^\circ, il vient pour l'angle au centre \theta = \widehat{AOB} :
Le triangle OAB est isocèle en O puisque OA = OB = R_{\mathcal{C}}. Possédant un angle au sommet \widehat{AOB} = 60^\circ, il est donc équilatéral.
La distance en ligne droite entre A et B étant notée d_{AB} = AB, on en déduit directement :
De manière générale, pour un angle quelconque \alpha entre les deux tronçons, l'angle au centre vaut \theta = 180^\circ - \alpha, et la relation trigonométrique dans le triangle isocèle donne d_{AB} = 2 R_{\mathcal{C}} \sin(\theta / 2), soit R_{\mathcal{C}} = \frac{d_{AB}}{2\sin(30^\circ)} = d_{AB}.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La détermination du rayon de courbure à partir des données géométriques a posé des difficultés.
« l’expression du rayon de courbure de la trajectoire a posé des problèmes d’ordre géométrique »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : accélération normale, repère de frenet
En supposant la vitesse du train constante en norme, de valeur notée (soit ), tracer l'évolution de la norme de l'accélération du train, assimilé à un point matériel, entre l'instant où il se trouve en et l'instant où il se trouve en .
Voir l'indiceIndice
Distinguer les tronçons rectilignes où l'accélération est nulle du tronçon circulaire où l'accélération normale vaut V_0^2/R_{\mathcal{C}}, en considérant un mouvement à vitesse scalaire constante.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'accélération du point matériel dans la base de Frenet pour chacune des trois étapes du trajet : le tronçon rectiligne d'entrée A_0A, l'arc de raccordement circulaire AB, et le tronçon rectiligne de sortie BB_0.
- En déduire la norme de l'accélération en fonction du temps et repérer les instants remarquables t_A, t_B et t_{\mathrm{f}}.
- Tracer l'allure de la courbe \|\vec{a}(t)\| correspondante.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de l'accélération normale v^2/R(t) le long de la clothoïde puis sur l'arc de cercle, puis tracé temporel continu par morceaux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans la base de Frenet (\vec{u}_t, \vec{u}_n) associée à la trajectoire, l'accélération d'un point matériel se décompose selon :
où R est le rayon de courbure local de la trajectoire et v(t) = V_0 est la vitesse scalaire, constante sur tout le trajet (\mathrm{d}v/\mathrm{d}t = 0).
Le mouvement se décompose en trois phases :
Pour t \in [0, t_A[, le train circule sur le tronçon rectiligne A_0A : le rayon de courbure est infini (R \to \infty). L'accélération est donc identiquement nulle :
\|\vec{a}(t)\| = 0Pour t \in ]t_A, t_B[, le train parcourt l'arc de cercle AB de rayon constant R_{\mathcal{C}} à la vitesse V_0. L'accélération est purement centripète :
\vec{a}(t) = \frac{V_0^2}{R_{\mathcal{C}}} \, \vec{u}_n \implies \|\vec{a}(t)\| = a_{\mathcal{C}} = \frac{V_0^2}{R_{\mathcal{C}}}Pour t \in ]t_B, t_{\mathrm{f}}], le train circule sur le tronçon rectiligne BB_0 (R \to \infty) :
\|\vec{a}(t)\| = 0
Les instants de transition s'écrivent :
où \mathcal{L}_{AB} = R_{\mathcal{C}} \frac{\pi}{3} est la longueur de l'arc circulaire (l'angle au centre étant \theta = 60^\circ = \pi/3\text{ rad}).
L'évolution de la norme de l'accélération est représentée ci-dessous :
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : accélération normale, repère de frenet
Calculer la valeur numérique de l'accélération entre les points et dans le cas où et .
Voir l'indiceIndice
Convertir la vitesse V_0 en mètres par seconde avant d'appliquer l'expression de l'accélération centripète calculée précédemment.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application numérique de l'accélération centripète a_c = V_0^2 / R_{\mathcal{C}} avec conversion des unités en \mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q23 et Q24, entre les points A et B, le mouvement est circulaire uniforme sur un arc de cercle de rayon R_{\mathcal{C}} = d_{AB} à la vitesse V_0. L'accélération est purement normale et a pour norme :
Convertissons les grandeurs dans le système international d'unités :
L'application numérique donne :
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : déver, force centrifuge
Estimer la valeur du dévers lors de la réalisation de cette expérience. Préciser à l'aide d'un schéma clair lequel des deux rails, intérieur ou extérieur au virage, est surélevé.
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition d'équilibre du pendule dans le référentiel non galiléen lié au train incliné, et déterminer géométriquement quel rail compense l'effet centrifuge.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'angle \theta_0 que fait la verticale apparente avec la verticale terrestre dans le référentiel lié au train en virage, à partir de la vitesse v et du rayon de courbure R_c.
- Relier cet angle à l'angle de dévers \alpha et à l'angle résiduel \theta_{\mathrm{rel}} mesuré sur la photo entre le pendule et le segment noir.
- En déduire la valeur du dévers h = E_{\mathrm{r}} \sin\alpha et justifier par un bilan des forces l'élévation du rail extérieur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équilibre transversal dans le référentiel du train compensant l'accélération centripète par surélévation du rail extérieur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le référentiel non galiléen lié au train en virage circulaire uniforme de rayon R_c = 4{,}0\text{ km} à la vitesse v = 287\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{287}{3{,}6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 79{,}7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, la masse m_{\mathrm{p}} du pendule est soumise à :
- son poids : \vec{P} = m_{\mathrm{p}} \vec{g} (vertical descendant) ;
- la force d'inertie d'entraînement (centrifuge) : \vec{F}_{\mathrm{ie}} = m_{\mathrm{p}} \dfrac{v^2}{R_c} \vec{u}_{\mathrm{ext}} (horizontale, dirigée vers l'extérieur du virage) ;
- la tension du fil \vec{T}.
À l'équilibre, le fil s'aligne selon la direction du champ de pesanteur effectif \vec{g}_{\mathrm{eff}} = \vec{g} + \dfrac{v^2}{R_c}\vec{u}_{\mathrm{ext}}. L'angle \theta_0 entre \vec{g}_{\mathrm{eff}} et la verticale terrestre vérifie :
Numériquement :
1. Rail surélevé : Pour compenser la force centrifuge \vec{F}_{\mathrm{ie}} qui déporte les passagers vers l'extérieur du virage, le train doit être incliné vers l'intérieur. La composante du poids parallèle au plancher, P_\parallel = m_{\mathrm{p}} g \sin\alpha, est alors dirigée vers l'intérieur du virage et s'oppose à la force centrifuge. C'est donc le rail extérieur au virage qui est surélevé.
2. Estimation du dévers : Le segment noir matérialise la direction perpendiculaire au plancher du train (verticale lorsque le train est à plat). Sur la photographie de droite, le fil du pendule fait un angle résiduel \theta_{\mathrm{rel}} avec ce segment noir, mesuré à environ :
L'angle de dévers de la voie est donc :
La différence de hauteur entre les deux rails (le dévers) s'en déduit par h = E_{\mathrm{r}} \sin\alpha :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Pour cette résolution non guidée, il fallait poser la méthode classique : choix du référentiel, bilan d'actions mécaniques et paramétrage adapté.
« Dans la question non-guidée Q26., peu de candidats ont su réinvestir la démarche classique de résolution d’un problème de mécanique (choix d’un référentiel de travail, inventaire rigoureux et exhaustif des efforts subis, définition d’un paramétrage adapté […] ) pour exploiter les documents et estimer le dévers des rails. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
II.B.2 · Circulation des trains à grande vitesse (TGV) - Usure abrasive des rails sur la ligne de TGV Paris-Lyon
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : référentiel terrestre, référentiel géocentrique
Décrire le mouvement du référentiel terrestre par rapport au référentiel .
Voir l'indiceIndice
Indiquer que le référentiel terrestre est en rotation uniforme autour de l'axe des pôles par rapport au référentiel géocentrique, à la pulsation sidérale terrestre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Description du mouvement de rotation uniforme du référentiel terrestre par rapport au référentiel géocentrique autour de l'axe polaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le référentiel géocentrique \mathcal{R}_{\mathrm{g}} a pour origine le centre de masse de la Terre et ses trois axes sont dirigés vers trois étoiles lointaines supposées fixes.
Le référentiel terrestre \mathcal{R}_{\mathrm{t}} est lié à la Terre solide.
Par conséquent, le référentiel terrestre \mathcal{R}_{\mathrm{t}} est en rotation uniforme par rapport au référentiel géocentrique \mathcal{R}_{\mathrm{g}} autour de l'axe des pôles (axe Sud-Nord géographique).
- Sens de rotation : de l'ouest vers l'est (sens direct lorsqu'on regarde le pôle Nord depuis l'espace).
Période de rotation : le jour sidéral, de durée :
T_{\text{sid}} \approx 23\text{ h } 56\text{ min } 4\text{ s} \approx 86\,164\text{ s}Vitesse angulaire de rotation :
\Omega = \frac{2\pi}{T_{\text{sid}}} \approx 7{,}29 \times 10^{-5}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne confondez pas mouvement circulaire et mouvement de rotation pour décrire le mouvement relatif du référentiel terrestre par rapport au géocentrique.
« Le jury a relevé pas mal d’imprécisions lors de la description du mouvement relatif des référentiels géocentrique et terrestre, avec notamment la confusion fréquente entre mouvement circulaire et mouvement de rotation. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : force de coriolis, référentiel terrestre
La prise en compte du caractère non galiléen du référentiel terrestre implique l'existence d'une force normale horizontale exercée par l'intérieur d'un des deux rails sur les roues avec lesquelles il est en contact. Identifier, en le justifiant, le rail concerné dans le cas d'un TGV circulant de Paris vers Lyon. Sur un schéma inspiré de celui de la figure 7 faire figurer les forces de contact exercées par les rails sur les roues.
Voir l'indiceIndice
Calculer le produit vectoriel définissant l'accélération de Coriolis -2\vec{\Omega} \wedge \vec{v} pour un déplacement vers le sud dans l'hémisphère nord et observer le sens de la déviation latérale.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force d'inertie de Coriolis s'exerçant sur le train dans le référentiel terrestre \mathcal{R}_{\mathrm{t}}, en projetant dans la base locale associée au méridien Paris-Lyon.
- En déduire le sens de la déviation transversale subie par le train (vers l'ouest, soit vers sa droite).
- Identifier le rail dont le boudin de roue vient au contact de la face intérieure (le rail ouest), puis représenter les actions de contact normales (verticales et horizontale) sur une coupe transversale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Produit vectoriel -2m\vec{\Omega}\wedge\vec{v} vers l'ouest/droite de l'avancement dans l'hémisphère Nord identifiant le rail d'appui droit.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Bilan cinématique et force d'inertie de Coriolis
Le train circule de Paris (latitude 48{,}9^\circ\,\text{N}) vers Lyon (latitude 45{,}8^\circ\,\text{N}) le long d'une ligne méridienne nord-sud. Sa vitesse par rapport au référentiel terrestre \mathcal{R}_{\mathrm{t}} est donc orientée vers le sud :
où (\vec{u}_{\mathrm{E}}, \vec{u}_{\mathrm{N}}, \vec{u}_z) désigne la base locale orthonormée directe (Est, Nord, Verticale ascendante).
Le vecteur rotation de la Terre par rapport au référentiel géocentrique \mathcal{R}_{\mathrm{g}} s'écrit dans cette base :
avec \Omega > 0 et la latitude \lambda > 0 dans l'hémisphère nord.
La force d'inertie de Coriolis subie par une masse m liée au train s'exprime par :
Comme \vec{u}_{\mathrm{N}} \wedge \vec{u}_z = \vec{u}_{\mathrm{E}}, on obtient :
où \vec{u}_{\mathrm{O}} = -\vec{u}_{\mathrm{E}} est le vecteur unitaire orienté vers l'ouest.
2. Identification du rail concerné
La force d'inertie de Coriolis est orientée horizontalement vers l'Ouest (vers la droite dans le sens de la marche du train). Elle plaque le boudin de la roue droite contre la face intérieure du rail droit.
Pour maintenir le train sur une trajectoire rectiligne, le rail situé à l'ouest doit compenser cette force en exerçant une force normale horizontale de réaction orientée vers l'Est.
3. Schéma des forces de contact
Plaçons-nous face au train (le train avance vers l'observateur, \odot vers le sud) :
- L'ouest (droite du train) se trouve à la gauche du schéma ;
- L'est (gauche du train) se trouve à la droite du schéma.
Les forces de contact exercées par les rails sur les roues dans le plan de coupe sont :
- Deux forces normales d'appui vertical \vec{N}_{\mathrm{v,1}} et \vec{N}_{\mathrm{v,2}}, dirigées vers le haut ;
- Une force normale horizontale \vec{N}_{\mathrm{h}} exercée par la face intérieure du rail ouest sur le boudin de la roue droite, dirigée vers l'est.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Exprimez formellement la force de Coriolis pour trouver sa direction et son sens, au lieu de conclure hâtivement par analogie avec la déviation vers l'Est.
« Faisant trop rapidement un rapprochement avec la situation de « déviation vers l’Est », beaucoup de candidats n’ont pas pris la peine d’exprimer la force de Coriolis subie par le train, et ainsi d’en déterminer la direction et le sens. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Notions : frottement solide, usure abrasive
Discuter qualitativement la loi de Preston-Achard.
Voir l'indiceIndice
Vérifier le sens de variation physique : l'usure croît logiquement avec la distance de glissement et la charge normale, et décroît si le matériau est plus dur.
Voir la stratégieStratégie
Pour discuter qualitativement la loi phénoménologique d'usure de Preston-Archard :
- Analyser l'influence de chaque grandeur physique (d, F_{\mathrm{n}}, H) sur le volume de matière usée V et en dégager le sens physique direct.
- Expliciter le rôle du coefficient phénoménologique k et relier ces dépendances aux choix technologiques mentionnés dans le texte (utilisation d'acier trempé).
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse physique de la proportionnalité entre le volume de matière arraché, la force normale de contact et la distance glissée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La loi de Preston-Archard modélise le volume V de matière arrachée par usure abrasive sous la forme :
L'analyse de chaque terme met en évidence des comportements physiques tout à fait intuitifs :
- Dépendance vis-à-vis de la distance de glissement d (V \propto d) : l'usure est proportionnelle à la distance parcourue avec frottement. Plus le glissement se prolonge, plus le travail des forces de frottement est important, ce qui conduit à un arrachement cumulatif accru de matière.
- Dépendance vis-à-vis de la force normale F_{\mathrm{n}} (V \propto F_{\mathrm{n}}) : l'effort presseur favorise l'interpénétration des aspérités microscopiques de la roue et du rail. Une augmentation de la charge normale accroît l'aire réelle de contact et les contraintes de cisaillement au niveau des micro-jonctions, facilitant ainsi leur rupture et la formation de débris.
- Dépendance vis-à-vis de la dureté H (V \propto 1/H) : la dureté mesure la résistance mécanique superficielle du matériau à la pénétration et à la déformation plastique locale. Un matériau plus dur s'oppose plus efficacement à l'abrasion par les aspérités antagonistes, ce qui réduit le volume de débris formés.
- Rôle du coefficient d'Archard k : ce préfacteur phénoménologique traduit la probabilité qu'a une aspérité en contact de se rompre pour engendrer une particule d'usure. Il synthétise l'effet de l'état de surface, de la lubrification éventuelle, de la température et de l'environnement chimique.
Question 30
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : analyse dimensionnelle
Déterminer la dimension du coefficient d'Archard .
Voir l'indiceIndice
Isoler la dimension de k à partir de l'équation aux dimensions appliquée à la formule d'usure, en faisant bien attention aux unités de dureté H fournies par l'énoncé.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le coefficient d'Archard k à partir de la relation fournie : k = \frac{V\,H}{F_{\mathrm{n}}\,d}.
- Écrire la dimension de chaque grandeur intervenant dans cette relation selon le système international (MKSA), en prenant scrupuleusement en compte l'unité attribuée à la dureté H par l'énoncé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation aux dimensions à partir de la loi d'Archard pour relier [k] aux dimensions de volume, force et longueur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi d'usure de Preston-Archard :
Déterminons la dimension de chacune des grandeurs :
- Le volume de matière usée : [V] = \mathrm{L}^3.
- La dureté H, dont l'unité est donnée dans l'énoncé en \mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}^{-2} : [H] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-2}.
- La force normale F_{\mathrm{n}}, homogène à une masse multipliée par une accélération : [F_{\mathrm{n}}] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}.
- La distance de glissement : [d] = \mathrm{L}.
En effectuant le quotient des dimensions :
L'unité de k dans le Système International est donc le \mathrm{s}^2\cdot\mathrm{m}^{-1}.
Résultat
Question 31
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : force de coriolis, usure abrasive
Pour le rail identifié dans la question Q 28, comparer le degré d'usure des faces supérieure et intérieure du rail. Préciser les approximations réalisées.
Voir l'indiceIndice
Comparer l'ordre de grandeur de la composante normale latérale (due à la force de Coriolis) à l'effort normal supérieur (dû à la gravité supportant le poids du train).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le volume d'usure pour chaque face à l'aide de la loi de Preston-Archard, en supposant le matériau homogène (k et H identiques).
- Évaluer le rapport des forces normales respectives : le poids sur la face supérieure et la force de guidage due à l'accélération de Coriolis sur la face intérieure.
- Comparer les distances de glissement selon la nature du contact (roulement avec micro-glissement sur la table de roulement versus frottement cinématique sur le boudin) et expliciter les approximations adoptées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rapport entre les forces normales sur les faces supérieure (poids) et latérale (Coriolis) pour comparer les taux d'usure respectifs.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la loi de Preston-Archard établie à la question précédente :
En supposant la dureté H et le coefficient k identiques pour les deux zones de contact, le rapport des volumes de matière usée s'écrit :
1. Rapport des forces normales :
Sur la face supérieure (table de roulement), les roues supportent le poids du train. En supposant une répartition équitable de la masse M entre les deux rails :
F_{\mathrm{n,sup}} \approx \frac{1}{2} M gSur la face intérieure du rail Ouest (question Q28), la force normale compense la force d'inertie de Coriolis F_{\mathrm{ie}} = 2 M V_0 \Omega \sin\lambda :
F_{\mathrm{n,int}} \approx 2 M V_0 \Omega \sin\lambda
Le rapport des forces normales vaut donc :
Avec V_0 = 300\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{300}{3{,}6} \approx 83{,}3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, \Omega \approx 7{,}29 \times 10^{-5}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}, une latitude moyenne \lambda \approx 47^\circ (\sin\lambda \approx 0{,}73) et g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :
La force normale sur la face intérieure est environ mille fois plus faible que sur la face supérieure.
2. Rapport des distances de glissement :
- Sur la face supérieure, le contact correspond macroscopiquement à un roulement sans glissement. Le glissement n'a lieu que par déformation élastique dans l'aire de contact (pseudo-glissement de contact de Carter-Reynolds), soit une distance de glissement d_{\mathrm{sup}} = \varepsilon D, avec un taux de glissement \varepsilon \sim 10^{-3}\text{ à } 10^{-2} sur la distance totale parcourue D.
- Sur la face intérieure, le contact entre le boudin de la roue et le flanc du rail s'effectue avec un glissement cinématique continu sur une distance d_{\mathrm{int}} \sim D (ou une fraction notable de D).
Ainsi, le rapport des distances de glissement est de l'ordre de :
3. Bilan comparatif et approximations :
- Si l'on fait l'approximation usuelle de premier niveau d_{\mathrm{int}} \approx d_{\mathrm{sup}}, l'usure de la face intérieure est négligeable devant celle de la face supérieure (V_{\mathrm{int}} \ll V_{\mathrm{sup}} d'un facteur 10^3).
- En tenant compte de la différence entre roulement avec micro-glissement (\varepsilon \ll 1) et frottement franc sur le boudin (d_{\mathrm{int}} \sim D), le facteur d_{\mathrm{int}}/d_{\mathrm{sup}} compense le faible rapport des forces normales : le volume usé V_{\mathrm{int}} est du même ordre de grandeur que V_{\mathrm{sup}}. De plus, l'aire de contact boudin-rail étant beaucoup plus étroite que celle de la table de roulement, l'usure linéaire (profondeur d'usure) sur la face intérieure est particulièrement marquée et asymétrique.
Approximations réalisées :
- Voie rectiligne et horizontale sans dévers, vitesse V_0 constante.
- Répartition égale du poids du train sur les deux rails.
- Guidage latéral assuré uniquement par le contact boudin-rail du rail Ouest soumis à la force de Coriolis.
- Identité des caractéristiques tribologiques (k et H) pour les deux surfaces en contact.
Résultat
Partie III : Connexion à Internet par LiFi
III.A · Émission du signal lumineux
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : diode électroluminescente, tension seuil
Déterminer la valeur constante minimale de qui permet d'obtenir une émission lumineuse par la diode.
Voir l'indiceIndice
Identifier la tension de seuil de la caractéristique idéale de la diode électroluminescente sous laquelle aucun courant ne passe.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi des mailles au circuit d'émission pour relier la tension d'entrée u_e, l'intensité i_1 et la tension aux bornes de la diode u_1.
- Exploiter la caractéristique de la diode électroluminescente pour identifier la condition sur u_e assurant la conduction directe (i_1 > 0) et donc l'émission de lumière.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la condition de conduction de la diode à partir de sa tension seuil V_d pour amorcer l'émission de photons.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le schéma de la figure 8, la loi des mailles dans le circuit émetteur en convention récepteur pour la résistance r_e et la diode D_1 s'écrit :
D'après les caractéristiques de la diode électroluminescente données dans le document :
- tant que u_1 < V_{sb}, la diode est bloquée et aucun courant ne la traverse (i_1 = 0), il n'y a donc pas d'émission de photons ;
- pour i_1 > 0, la diode est passante, la tension à ses bornes est fixée à sa tension de seuil u_1 = V_{sb} = 2{,}90\text{ V} et elle émet de la lumière.
Lorsque la diode conduit, le courant vaut :
Pour obtenir une émission lumineuse, il faut que le courant soit strictement positif (i_1 > 0), soit :
La valeur minimale constante de la tension u_e permettant l'émission lumineuse est donc la tension de seuil de la diode :
Résultat
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : point de fonctionnement, puissance lumineuse
Calculer la valeur constante de qui permet d'obtenir un courant constant égal à à travers la diode. Calculer la puissance lumineuse moyenne correspondante, notée , émise par la diode.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi des mailles dans le circuit d'émission en régime continu et utiliser la relation de proportionnalité liant le flux optique émis au courant direct.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la loi des mailles au circuit d'émission lorsque la diode est passante (u_1 = V_{sb}) pour relier la tension constante d'alimentation U_0 au courant i_0.
- Exprimer la puissance électrique reçue par la diode électroluminescente, puis en déduire la puissance lumineuse moyenne \Phi_{e0} émise à l'aide de son rendement énergétique \eta_{\text{led}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi des mailles pour fixer la tension d'entrée assurant le courant i_0, puis calcul du flux lumineux par conversion linéaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le schéma de la figure 8, la loi des mailles dans le circuit émetteur s'écrit :
Pour i_1 = i_0 = 0{,}73\text{ A} > 0, la diode électroluminescente D_1 est polarisée en sens direct et passante. Sa tension à ses bornes est donc égale à sa tension de seuil :
Pour obtenir ce courant continu i_0, la tension constante d'alimentation U_0 doit valoir :
Application numérique :
La puissance électrique reçue par la diode s'exprime par :
Le rendement en puissance de la diode étant noté \eta_{\text{led}}, la puissance lumineuse émise vaut :
On remarque que cela permet d'identifier la constante de proportionnalité K_e définie par \Phi_e = K_e \, i_1 :
Application numérique avec \eta_{\text{led}} = 33\,\% = 0{,}33 :
Résultat
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : modulation d'amplitude, condition de surmodulation
Exprimer la tension dans le cas où est un signal sinusoïdal d'amplitude , de fréquence telle que . Quelle est la valeur maximale du produit qui permet de s'assurer que la diode électroluminescente émet toujours de la lumière ?
Voir l'indiceIndice
Écrire la tension d'entrée comme la somme de la composante continue et du signal modulé, puis imposer que la tension minimale reste supérieure au seuil V_{sb}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la tension de sortie u_e(t) du bloc additionneur A_1 à partir du produit m_1(t) élaboré par le multiplieur M_1 et de la tension continue U_0.
- Identifier la condition sur u_e(t) garantissant que la diode reste conductrice et émettrice à tout instant (u_e(t) \ge U_{\min}).
- En déduire la borne supérieure sur l'amplitude de modulation k\,p_m\,a_m et calculer sa valeur numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition de non-surmodulation assurant que la tension modulée reste supérieure au seuil d'extinction de la LED à tout instant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le schéma fonctionnel de la figure 9, le bloc multiplieur M_1 délivre la tension :
En choisissant l'origine des dates de sorte que la phase à l'origine du signal informatif soit nulle, celui-ci s'écrit a(t) = a_m \cos(\omega_a t). Avec p(t) = p_m \cos(\omega_p t + \alpha_p), on a :
Le bloc additionneur A_1 réalise la somme de la composante continue de polarisation U_0 et du signal modulé m_1(t) :
D'où l'expression de la tension d'entrée du circuit émetteur :
D'après la question Q32, la diode électroluminescente émet de la lumière dès lors que le courant direct i_1(t) est strictement positif, c'est-à-dire tant que la tension d'attaque vérifie :
Comme la pulsation de la porteuse est très grande devant celle du signal modulant (\omega_a \ll \omega_p), le produit des deux cosinus oscille entre -1 et +1. La valeur minimale atteinte par la tension u_e(t) au cours du temps est donc :
Pour s'assurer que la diode ne s'éteint jamais (absence de surmodulation et maintien de la conduction), il faut donc :
D'après la question Q33, on sait que U_0 - V_{sb} = r_e i_0. La valeur maximale du produit est donc :
Application numérique :
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Schéma ou tracé
Notions : modulation d'amplitude, spectre d'un signal
Représenter l'allure du signal , ainsi que l'allure de son spectre, dans le cas où le signal est sinusoïdal de fréquence .
Voir l'indiceIndice
Tracer une sinusoïde lente servant d'enveloppe à la sous-porteuse rapide et représenter les trois raies spectrales (porteuse et bandes latérales).
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser une relation de trigonométrie pour linéariser le produit \cos(\omega_p t + \alpha_p)\cos(\omega_a t) contenu dans u_e(t) afin de faire apparaître les fréquences spectrales.
- Décrire précisément les caractéristiques de l'allure temporelle (fuseaux de battement, nœuds avec sauts de phase, valeur moyenne U_0) et tracer u_e(t) avec un rapport de fréquences f_p/f_a = 10.
- Représenter le spectre d'amplitude associé en précisant la fréquence et l'amplitude de chaque raie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Allure temporelle d'une modulation d'amplitude sinusoïdale et tracé des trois raies spectrales aux fréquences f_p et f_p \pm f_a.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression établie à la question Q34 avec a(t) = a_m \cos(\omega_a t) :
En posant pour alléger A = k p_m a_m et en prenant \alpha_p = 0 sans perte de généralité pour le tracé, la transformation trigonométrique donne :
1. Allure temporelle de u_e(t) :
- Le signal oscille à la fréquence rapide f_p (période T_p = 1/f_p) autour d'une valeur moyenne non nulle U_0.
- L'enveloppe lente varie à la fréquence f_a = f_p/10 (période T_a = 10 T_p). Les enveloppes supérieure et inférieure sont données par U_0 \pm A \cos(\omega_a t).
- Aux zéros du signal informatif (lorsque \cos(\omega_a t) = 0, soit pour t = T_a/4 + k T_a/2), l'amplitude des oscillations s'annule en u_e = U_0 avec une inversion de phase de \pi.
- Chaque fuseau a une durée d'une demi-période T_a/2 = 5 T_p et contient donc 5 alternances de la porteuse.
- La condition de non-extinction de la LED (A \le U_0 - V_{sb}) garantit que u_e(t) \ge V_{sb} > 0 à tout instant.
2. Allure du spectre en amplitude de u_e(t) : Le signal se décompose en une composante continue et deux composantes sinusoïdales pures de fréquences f_p - f_a et f_p + f_a :
- une raie continue à f = 0, d'amplitude U_0 ;
- deux raies latérales situées à f_p - f_a = 0{,}9 f_p et f_p + f_a = 1{,}1 f_p, chacune d'amplitude \dfrac{k p_m a_m}{2} ;
- aucune raie à la fréquence sous-porteuse f_p (modulation à porteuse supprimée avec décalage continu).
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Schéma ou tracé
Notions : modulation d'amplitude, décomposition spectrale
Représenter l'allure du signal , ainsi que l'allure de son spectre, dans le cas où le signal est un signal créneau variant entre 0 et , de fréquence . L'allure d'un spectre d'un tel signal créneau est donné en annexe.
Voir l'indiceIndice
Superposer le créneau enveloppant le découpage de la sous-porteuse haute fréquence et transposer les harmoniques impaires du signal créneau de part et d'autre de f_p.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer analytiquement u_e(t) sur les deux phases du signal créneau a(t) (valeur a_m et valeur 0) et en déduire l'allure temporelle sur une période T_a = 10\,T_p.
- Décomposer a(t) en série de Fourier en isolant sa valeur moyenne et ses harmoniques impaires.
- Effectuer le produit par p(t) pour obtenir le contenu spectral de u_e(t) et représenter le spectre d'amplitude associé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Allure de l'enveloppe créneau et représentation du spectre constitué de la raie porteuse entourée des harmoniques du créneau transposées.
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1. Allure temporelle du signal u_e(t)
La tension u_e(t) en sortie de l'additionneur s'écrit :
Le signal modulant a(t) est un créneau de période T_a = 10\,T_p variant entre 0 et a_m avec un rapport cyclique de 1/2 :
lorsque a(t) = a_m (durant une demi-période T_a/2 = 5\,T_p) :
u_e(t) = U_0 + k\,p_m\,a_m \cos(\omega_p t + \alpha_p)Le signal oscille à la fréquence porteuse f_p autour de la valeur moyenne U_0, avec une amplitude crête k\,p_m\,a_m. Il effectue 5 oscillations complètes.
lorsque a(t) = 0 (durant l'autre demi-période T_a/2 = 5\,T_p) :
u_e(t) = U_0La modulation s'annule et la tension reste constante égale à la tension de décalage U_0.
Cette modulation par saut d'amplitude d'une sous-porteuse correspond à une modulation de type ASK (Amplitude Shift Keying) ou OOK (On-Off Keying).
2. Spectre d'amplitude de u_e(t)
Le signal créneau a(t) variant entre 0 et a_m se décompose en série de Fourier sous la forme :
L'expression de u_e(t) devient ainsi :
Le spectre d'amplitude de u_e(t) comporte donc :
- une composante continue à la fréquence f = 0, d'amplitude U_0 ;
- une raie à la fréquence de la sous-porteuse f_p, d'amplitude \dfrac{1}{2} k p_m a_m due à la valeur moyenne de a(t) ;
- des bandes latérales symétriques autour de f_p, formées de raies aux fréquences f_p \pm (2k+1)f_a (k \in \mathbb{N}) : f_p \pm f_a, f_p \pm 3f_a, f_p \pm 5f_a, …, dont l'amplitude décroît comme \dfrac{1}{2k+1}.
Question déjà tombée ailleurs
III.B · Réception du signal lumineux et extraction de l'information
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : photodiode, chaîne de transmission
Exprimer la tension en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la puissance surfacique reçue sur la demi-sphère de rayon d, calculer le photocourant i_2 puis en déduire la tension aux bornes de la résistance de charge r.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le courant i_1(t) traversant la diode émettrice en fonction de u_e(t), r_e et de la tension de seuil V_{sb}, pour en déduire la puissance lumineuse émise \Phi_e(t).
- Calculer le flux lumineux reçu \Phi_r(t) par la photodiode réceptrice en exploitant le rayonnement isotrope dans le demi-espace au-dessus de la diode.
- Relier le courant inverse i_2(t) de la photodiode à la tension de sortie u_r(t) aux bornes du résistor r.
Voir la réponse courteRéponse courte
Enchaînement des atténuations géométriques de la lumière puis conversion du photocourant en tension aux bornes du récepteur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le circuit émetteur (figure 8), la loi des mailles s'écrit, lorsque la diode est passante (i_1 > 0) :
La puissance lumineuse totale émise par la diode D_1 vaut donc :
D'après le document introductif, cette puissance est émise de manière isotrope dans le demi-espace supérieur. À la distance d, la surface de la demi-sphère de diffusion vaut S_{\text{hémisphère}} = 2\pi d^2. L'éclairement énergétique au niveau du récepteur est donc :
La photodiode d'aire s_r, orientée face à l'émetteur, intercepte un flux lumineux :
Dans le circuit récepteur, la photodiode polarisée en inverse génère un photocourant i_2(t) = K_r \, \Phi_r(t). En appliquant la loi d'Ohm en convention récepteur aux bornes de la résistance de charge r, on a :
En combinant les expressions obtenues :
Résultat
Question 38
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : filtre passe-haut, pulsation de coupure
Quelle est la fonction du bloc ? Exprimer sa fonction de transfert et préciser sa pulsation de coupure en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Reconnaître un filtre passe-haut passif RC destiné à éliminer la composante continue sans atténuer les fréquences informatives.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la structure du quadripôle (filtre RC série avec prélèvement de la tension aux bornes du conducteur ohmique) et en déduire la nature du filtre.
- Exprimer la fonction de transfert harmonique \underline{H}(\mathrm{j}\omega) = \frac{\underline{u}_{r2}}{\underline{u}_{r1}} à l'aide d'un pont diviseur de tension, en tenant compte de l'impédance d'entrée infinie du multiplieur M_2.
- Déterminer la pulsation de coupure à -3\text{ dB} et expliciter le rôle physique de ce bloc dans la chaîne de démodulation (suppression de la composante continue due à la polarisation).
Voir la réponse courteRéponse courte
Reconnaissance d'un filtre bloqueur de composante continue (passe-haut du premier ordre) et expression de \omega_c = 1/(r_2 C_2).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le multiplieur M_2 étant identique à M_1, son impédance d'entrée est infinie : le bloc F fonctionne en sortie ouverte (aucun courant n'est prélevé à la sortie).
En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, en appliquant la formule du pont diviseur de tension à l'association série du condensateur de capacité C_2 (d'impédance \underline{Z}_{C_2} = \frac{1}{\mathrm{j}C_2\omega}) et du conducteur ohmique de résistance r_2, la fonction de transfert s'écrit :
Soit sous forme canonique :
Le module de la fonction de transfert est donné par :
On observe que :
- en basse fréquence (\omega \to 0), H(\omega) \to 0 : les composantes continues et basses fréquences sont bloquées ;
- en haute fréquence (\omega \to +\infty), H(\omega) \to H_{\max} = 1 : les signaux de pulsation élevée sont transmis sans atténuation ni déphasage.
Le bloc F est donc un filtre passe-haut du premier ordre.
La pulsation de coupure à -3\text{ dB}, notée \omega_c, est définie par H(\omega_c) = \frac{H_{\max}}{\sqrt{2}} = \frac{1}{\sqrt{2}}, ce qui conduit à :
Fonction du bloc F : D'après l'expression de u_r(t) établie à la question Q37, le signal reçu comporte une composante continue non nulle issue de la polarisation de la diode (U_0 - V_{sb}). Comme \omega_c \ll \omega_a \ll \omega_p, le bloc F a pour fonction d'éliminer la composante continue (rôle de filtre réjecteur de continu ou condensateur de liaison), tout en laissant passer intégralement le signal utile modulé autour de la porteuse.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La reconnaissance et la détermination de la fonction de transfert d'un filtre passe-haut du premier ordre doivent être parfaitement maîtrisées.
« le jury s’est étonné de constater que la question Q38., qui portait sur la reconnaissance et l’établissement de la fonction de transfert d’un filtre passe-haut du premier ordre, n’ait pas donné lieu à un taux de réussite de 100 % dans les copies où elle a été abordée. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2024
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : détection synchrone, spectre d'un signal
Montrer que la tension peut s'écrire sous la forme ; exprimer l'amplitude en fonction des données du problème, puis représenter le spectre du signal .
Voir l'indiceIndice
Linéariser le terme \cos^2(\omega_p t + \alpha_p) pour faire apparaître une composante à basse fréquence et des composantes modulées autour de 2\omega_p.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le signal u_{r1}(t) en sortie de l'amplificateur A_2 à partir de u_r(t) obtenu à la question Q37.
- Étudier l'action du filtre passe-haut (bloc F) sur les différentes composantes fréquentielles (composante continue et bande passante autour de \omega_p) pour en déduire u_{r2}(t).
- Appliquer l'opération de multiplication par la sous-porteuse p(t) dans le multiplieur M_2 pour obtenir u_{r3}(t) et identifier l'amplitude U_{3m}.
- Linéariser l'expression trigonométrique de u_{r3}(t) pour identifier les raies spectrales et tracer le spectre d'amplitude.
Voir la réponse courteRéponse courte
Multiplication par la sous-porteuse, linéarisation trigonométrique des termes en fréquences somme et différence, puis tracé spectral.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q37, la tension u_r(t) s'exprime en fonction de u_e(t) par :
En injectant l'expression de u_e(t) établie à la question Q34 avec a(t) = a_m \cos(\omega_a t) :
La tension en sortie de l'amplificateur de gain K vaut donc :
Le bloc F est un filtre passe-haut de pulsation de coupure \omega_c (question Q38). Analysons la transmission des composantes spectrales de u_{r1}(t) :
- La composante continue correspond à la pulsation \omega = 0. Comme \underline{H}(0) = 0, cette composante est entièrement éliminée par le condensateur de liaison C_2.
Les composantes modulées sont situées aux pulsations \omega_p \pm \omega_a. Comme \omega_c \ll \omega_a \ll \omega_p, on a \omega_p \pm \omega_a \gg \omega_c. Le filtre est dans sa bande passante unitaire :
\underline{H}(\mathrm{j}\omega) \approx 1Le signal modulé est donc transmis sans atténuation ni déphasage.
La tension en sortie du bloc F est ainsi :
Le multiplieur M_2, identique à M_1, réalise le produit u_{r3}(t) = k \, u_{r2}(t) \, p(t) avec p(t) = p_m \cos(\omega_p t + \alpha_p) :
On obtient bien la forme demandée :
avec pour amplitude :
Pour déterminer le spectre de u_{r3}(t), linéarisons le terme en cosinus carré à l'aide de \cos^2(\theta) = \frac{1 + \cos(2\theta)}{2} :
En utilisant la relation trigonométrique \cos A \cos B = \frac{1}{2}\big(\cos(A-B) + \cos(A+B)\big) :
Le spectre d'amplitude du signal u_{r3} comporte donc trois raies discrètes :
- une raie à la fréquence basse f_a = \frac{\omega_a}{2\pi}, d'amplitude \dfrac{U_{3m}}{2} ;
- deux raies haute fréquence à 2f_p - f_a et 2f_p + f_a, chacune d'amplitude \dfrac{U_{3m}}{4}.
Résultat
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : filtre passe-ba, détection synchrone
On souhaite que la tension soit proportionnelle au signal informatif. Proposer un montage pour le bloc inconnu, noté « ? » sur la figure 10.
Voir l'indiceIndice
Proposer un filtre passe-bas passif ou actif dont la fréquence de coupure isole la composante en \omega_a tout en rejetant les harmoniques situées autour de 2\omega_p.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser le spectre du signal u_{r3}(t) obtenu à la question précédente afin d'identifier la composante basse fréquence utile et les composantes haute fréquence indésirables.
- En déduire la nature du filtrage requis pour isoler le signal informatif et préciser la condition sur la pulsation de coupure.
- Proposer un schéma électrique simple (filtre RC passe-bas du premier ordre) et expliciter sa fonction de transfert.
Voir la réponse courteRéponse courte
Proposition d'un filtre passe-bas coupant à basse fréquence pour éliminer la composante résiduelle à 2\omega_p et isoler le signal utile.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q39, le signal en sortie du multiplieur M_2 se décompose sous la forme :
Le spectre de u_{r3}(t) comprend :
- une composante basse fréquence à la pulsation \omega_a, proportionnelle au signal informatif a(t) = a_m \cos(\omega_a t) ;
- des composantes haute fréquence autour de 2\omega_p (2\omega_p - \omega_a et 2\omega_p + \omega_a).
Comme \omega_a \ll \omega_p, les deux domaines de fréquences sont très éloignés. Pour que la tension u_{r4}(t) soit proportionnelle à a(t), le bloc « ? » doit être un filtre passe-bas, éliminant les composantes haute fréquence autour de 2\omega_p tout en transmettant sans atténuation la composante à \omega_a.
On propose un filtre passe-bas passif du premier ordre constitué d'un dipôle RC série :
En régime sinusoïdal de pulsation \omega, en supposant la sortie non chargée (impédance de sortie infinie), la fonction de transfert s'écrit par pont diviseur de tension :
La pulsation de coupure \omega_0 doit être choisie telle que :
Sous cette condition :
- à la pulsation \omega = \omega_a, \underline{H}_{\text{PB}}(\mathrm{j}\omega_a) \approx 1 ;
- aux pulsations \omega \approx 2\omega_p, |\underline{H}_{\text{PB}}(\mathrm{j}\omega)| \approx \frac{\omega_0}{2\omega_p} \ll 1.
On obtient alors bien en sortie :
Résultat
III.C · Débit binaire du LiFi
Question 41
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : modulation d'amplitude, largeur de bande
Les liaisons WiFi actuelles procurent un débit descendant de l'ordre de , obtenu avec des porteuses dont la fréquence est de l'ordre de quelques GHz. Vérifier que la condition d'une bonne modulation est satisfaite.
Voir l'indiceIndice
Comparer l'ordre de grandeur de la fréquence de coupure ou d'horloge du signal binaire aux gigahertz de la porteuse WiFi par rapport au critère de bande passante.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le débit binaire descendant D à la fréquence d'horloge f_{ck} du signal binaire.
- Comparer cette fréquence d'horloge à la borne maximale admissible f_p/100 imposée par la condition d'une bonne modulation pour des porteuses de quelques gigahertz.
Voir la réponse courteRéponse courte
Vérification du critère de modulation à bande étroite : le débit d'information reste très inférieur à la fréquence de la porteuse micro-onde.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre d'une transmission binaire élémentaire où un bit est transmis à chaque période d'horloge T_{ck}, le débit binaire D est directement relié à la fréquence d'horloge f_{ck} par :
Pour un débit descendant de l'ordre de 10\text{ Mbit}\cdot\text{s}^{-1}, la fréquence d'horloge vaut :
Les liaisons WiFi usuelles exploitent des ondes radiofréquences porteuses de fréquence f_p de l'ordre de quelques gigahertz (typiquement les bandes standard 2{,}4\text{ GHz} ou 5\text{ GHz}). Prenons par exemple :
Le critère imposé par l'énoncé pour assurer une modulation correcte s'écrit :
Or, avec cette gamme de fréquences :
On constate bien que :
soit encore un rapport :
Résultat
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : débit binaire, fréquence de la porteuse
Calculer la fréquence de la porteuse lumineuse. En déduire l'ordre de grandeur de la fréquence de la sous-porteuse qui peut être utilisée pour la technologie LiFi, puis estimer l'ordre de grandeur du débit binaire maximal que l'on peut obtenir avec le LiFi. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Calculer \nu = c/\lambda_b, déduire la fréquence sous-porteuse maximale admissible selon les critères précédents et estimer le débit binaire atteignable par LiFi.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la fréquence optique \nu_0 de la porteuse lumineuse à partir de sa longueur d'onde dans le vide \lambda_b et de la célérité c.
- En déduire l'ordre de grandeur de la fréquence de la sous-porteuse f_p en appliquant la condition de découplage spectral entre modulation et porteuse (f_p \ll \nu_0, typiquement un facteur 10^2 à 10^3).
- En déduire le débit binaire maximal théorique D_{\max} \sim f_{ck,\max} grâce à la condition f_{ck} < f_p / 100, puis commenter les perspectives et limitations réelles du LiFi.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de f = c/\lambda, estimation d'une sous-porteuse bien plus élevée qu'en radiofréquence et discussion sur l'accroissement spectaculaire du débit LiFi.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Fréquence de la porteuse lumineuse
La fréquence de l'onde lumineuse bleue émise par la diode dans le vide est donnée par :
Application numérique avec c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \lambda_b = 470\text{ nm} = 4{,}70 \times 10^{-7}\text{ m} :
2. Ordre de grandeur de la fréquence de la sous-porteuse f_p
Pour qu'une modulation d'amplitude de la porteuse lumineuse soit physiquement réalisable et que les spectres soient bien séparés, la fréquence de modulation (ici la sous-porteuse p(t)) doit être très inférieure à celle de la porteuse optique. En retenant typiquement un facteur d'au moins 10^2 à 10^3 :
D'un point de vue purement théorique déduit de la porteuse optique, la sous-porteuse peut donc atteindre l'ordre de grandeur du térahertz :
3. Ordre de grandeur du débit binaire maximal
D'après le préambule de la sous-partie III.C, une transmission binaire correcte impose :
Le débit binaire maximal théorique associé est de l'ordre de la fréquence d'horloge maximale admissible :
4. Commentaire
- Ce débit théorique est colossal : il dépasse de trois à quatre ordres de grandeur celui du WiFi classique présenté à la question Q41 (10\text{ Mbit}\cdot\text{s}^{-1}).
- En pratique, le débit réel n'est pas limité par la fréquence optique de la lumière, mais par le temps de réponse électro-optique de la diode électroluminescente (temps de recombinaison radiative des porteurs de charge, effets capacitifs de la jonction) et par la bande passante de l'électronique de réception. Les systèmes LiFi actuels opèrent ainsi plutôt avec des bandes passantes électroniques de quelques dizaines à quelques centaines de mégahertz, offrant des débits réels de l'ordre de 100\text{ Mbit}\cdot\text{s}^{-1} à quelques \text{Gbit}\cdot\text{s}^{-1}, ce qui reste très supérieur au WiFi tout en évitant l'encombrement du spectre radioélectrique et les interférences électromagnétiques.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2024 ?
Surtout 3 chapitres : Oxydoréduction et électrochimie (17 % des questions), Cinématique et dynamique du point (17 %, partie II) et Électronique numérique : échantillonnage et modulation (13 %, partie III). Plus ponctuellement : Machines thermiques et systèmes ouverts, Atomistique, liaisons et cristallographie, Mécanique du solide, Référentiels non galiléens, Circuits électriques et régimes transitoires…
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2024 dès la première année (MPSI) ?
En partie : 25 questions sur 42 (60 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la sous-partie I.A (Q1 à Q5), la sous-partie I.B.3 (Q15 à Q18) et la sous-partie II.B.1 (Q23 à Q26). Avec les autres programmes de première année : 25 en PCSI, 25 en PTSI, 22 en MP2I, 22 en TSI1 et 15 en BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2024 ?
Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 1 h 30).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2024 ?
Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q31 (force de coriolis).
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2024 ?
Questions de cours : Q3 (rendement thermique), Q6 (anode), Q7 (pile électrochimique), Q9 (travail électrique), Q10 (travail électrique), Q16 (site interstitiel), Q27 (référentiel terrestre) et Q38 (filtre passe-haut). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (cycle de diesel), Q2 (loi de laplace), Q8 (loi de hess), Q15 (maille conventionnelle), Q26 (déver), Q28 (force de coriolis), Q34 (modulation d'amplitude), Q35 (modulation d'amplitude)….
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2024 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MP 2024 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury juge les questions de cours plutôt bien traitées, mais les questions d'initiative ou appuyées sur des documents ont été très clivantes et la partie III a donné des résultats assez décevants. Moyenne : 9,36/20 (écart-type 3,87, 4 456 présents).
Comment calculer le débit d'hydrogène pour les cellules en série en Q14 ?
En sommant les débits de chaque cellule : le débit total vaut N \dot{n}_{\text{cell}}. Même si les cellules sont couplées électriquement en série pour augmenter la tension globale, elles sont alimentées en parallèle par le circuit de distribution de gaz.
Pourquoi le spectre de la tension modulée en Q35 comporte-t-il une composante continue ?
Parce que la tension de décalage U_0 est additionnée après le multiplieur. Elle n'est pas modulée par la sous-porteuse : elle sert uniquement à polariser la diode dans sa zone passante et engendre une raie à fréquence nulle f = 0.
Où je me situe, question par question
Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.
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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 42 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,36 et d'écart-type 3,87 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.
Source des chiffres : document officiel du concours.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.