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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 MP 2025

Faire l'image d'une exoplanète

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 36 questions sur 40, partie C en entier. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : BCPST1 4 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Optique ondulatoire, Mécanique, Optique géométrique · 8 incontournables · 36 questions de première année
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Ce sujet d'actualité aborde un défi majeur de l'astrophysique contemporaine : imager directement la surface d'une exoplanète située à 100 années-lumière. L'épreuve propose un parcours original et stimulant à travers plusieurs pans de la physique classique et moderne pour surmonter la limite de diffraction des télescopes usuels.

La première partie modélise la mesure interférométrique par un dispositif équivalent de fentes d'Young et étudie la cohérence spatiale, avant de l'appliquer au projet spatial d'interférométrie infrarouge LIFE. La deuxième partie exploite la déviation relativiste de la lumière par le Soleil pour concevoir un télescope à lentille gravitationnelle doté d'une résolution kilométrique. Enfin, la troisième partie analyse la mécanique orbitale d'une sonde à voile solaire (pression de radiation, trajectoire d'assistance, simulation Python et contraintes thermiques de Stefan-Boltzmann). C'est un excellent sujet de révision, très formateur pour travailler la modélisation physique, l'analyse de données expérimentales et l'intégration numérique.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,33/20)
Temps estimé
≈ 3 h 20 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

25 questions rapides et accessibles · 6 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (25) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (6) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les trois parties A (interférométrie), B (lentille gravitationnelle) et C (propulsion par voile solaire) sont totalement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

40 questions
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Partie A : Utilisation du phénomènes d'interférences

I · Principe de la mesure sur un système équivalent

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : différence de marche, cohérence spatiale

Établir l'expression de en fonction de et .

Voir l'indice

Effectuer la projection géométrique des fentes sur le front d'onde incliné d'un angle \alpha/2 par rapport à l'axe optique pour relier le déphasage géométrique à a et \alpha.

Voir la stratégie
  1. Utiliser le fait que la source ponctuelle S_A est située dans le plan focal objet de la lentille convergente L_1 : les rayons émergent sous la forme d'un faisceau de rayons parallèles.
  2. Déterminer l'inclinaison de ces rayons grâce au rayon non dévié passant par le centre optique O_1.
  3. Appliquer le théorème de Malus pour relier la différence de chemin optique \delta_{\text{source}} = (S_A T_2) - (S_A T_1) à l'écart géométrique entre le plan des fentes et le plan d'onde, puis effectuer le développement limité pour \alpha \ll 1.
Voir la réponse courte

Différence de marche géométrique entre les deux trous \delta_{\text{source}} \approx a\alpha/2 par développement au premier ordre en \alpha.

Voir le corrigé complet

La source S_A est située dans le plan focal objet de la lentille convergente L_1. Par conséquent, les rayons issus de S_A émergent de L_1 parallèlement entre eux.

La direction de propagation du faisceau parallèle est donnée par le rayon passant par le centre optique O_1, qui n'est pas dévié. D'après la figure 1, la droite (S_A O_1) fait un angle \alpha/2 avec l'axe optique (Oz), orienté vers les x négatifs.

D'après le théorème de Malus, les surfaces d'onde en aval de la lentille sont des plans perpendiculaires aux rayons lumineux. Considérons le plan d'onde passant par le centre de la fente T_1. La fente T_2 est située plus en aval le long de la direction de propagation des rayons lumineux.

Le chemin optique de la source S_A jusqu'à ce plan d'onde est identique pour tous les rayons. La différence de marche \delta_{\text{source}} = (S_A T_2) - (S_A T_1) correspond donc à la distance supplémentaire parcourue dans l'air (d'indice n \approx 1) pour atteindre T_2 :

\delta_{\text{source}} = a \sin\left(\frac{\alpha}{2}\right)

Comme \alpha \ll 1, on effectue un développement limité au premier ordre : \sin(\alpha/2) \approx \alpha/2. On obtient ainsi :

\boxed{\delta_{\text{source}} = a\,\frac{\alpha}{2}}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : onde lumineuse, chemin optique

Exprimer le signal reçu au point pour l'onde qui est passée par , ainsi que le signal reçu au point pour l'onde qui est passée par , en fonction de , , , , et . On négligera la décroissance d'amplitude de l'onde liée à la propagation.

Voir l'indice

Exprimer la phase de chaque onde reçue en M sous la forme \omega t - k L où L est le chemin optique associé à chaque trajet.

Voir la réponse courte

Écriture des signaux s_1(t) et s_2(t) retardés par les chemins optiques respectifs (S_A T_1 M) et (S_A T_2 M).

Voir le corrigé complet

L'onde lumineuse se propageant dans le milieu (assimilé au vide ou à l'air d'indice n = 1) à la célérité c, le trajet optique (S_A T_j M) correspond à un retard temporel de propagation :

\tau_j = \frac{(S_A T_j M)}{c} \quad (j \in \{1, 2\})

Comme la pulsation \omega et le nombre d'onde k sont reliés par la relation de dispersion k = \frac{\omega}{c} = \frac{2\pi}{\lambda_0}, le déphasage introduit par la propagation s'écrit :

\omega \tau_j = \frac{\omega}{c} (S_A T_j M) = k (S_A T_j M)

En négligeant la décroissance d'amplitude au cours de la propagation, le signal reçu en M s'obtient par évaluation du signal source à l'instant retardé t - \tau_j, soit s_j(t) = s(t - \tau_j) = s_0 \cos\left(\omega(t - \tau_j)\right) :

\boxed{s_1(t) = s_0 \cos\left(\omega t - k (S_A T_1 M)\right)}
\boxed{s_2(t) = s_0 \cos\left(\omega t - k (S_A T_2 M)\right)}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : formule de fresnel, intensité lumineuse

Donner l'expression de à l'aide de et et éventuellement d'autres grandeurs. Déduire de celle-ci la relation

Voir l'indice

Calculer l'intensité moyenne \langle (s_1+s_2)^2 \rangle et appliquer une formule trigonométrique élémentaire pour faire apparaître le cosinus de la différence de marche totale.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intensité lumineuse détectée comme la moyenne temporelle du carré du signal total s(t) = s_1(t) + s_2(t) reçu au point M.
  2. Développer le produit et calculer la moyenne temporelle du terme d'interférence en faisant apparaître le déphasage \Delta \varphi = k \delta_{\mathrm{tot}}.
  3. Réinjecter la décomposition \delta_{\mathrm{tot}} = \delta_{\text{source}} + \delta avec l'expression de \delta_{\text{source}} obtenue à la question Q1.
Voir la réponse courte

Moyenne temporelle du carré de la somme des signaux et établissement de la formule de Fresnel pour la source S_A.

Voir le corrigé complet

Les récepteurs optiques étant sensibles au flux d'énergie moyen sur une durée grande devant la période optique, l'intensité lumineuse I(M) au point M est proportionnelle à la moyenne temporelle du carré de l'amplitude totale s(t) = s_1(t) + s_2(t) :

I(M) = K \langle (s_1(t) + s_2(t))^2 \rangle

où K est une constante dépendant des unités choisies et \langle \cdot \rangle désigne la moyenne temporelle.

En développant, on obtient :

I(M) = K \langle s_1(t)^2 \rangle + K \langle s_2(t)^2 \rangle + 2 K \langle s_1(t) s_2(t) \rangle.

D'après la question Q2, les signaux s'écrivent s_1(t) = s_0 \cos(\omega t - \varphi_1) et s_2(t) = s_0 \cos(\omega t - \varphi_2), avec \varphi_1 = k(S_A T_1 M) et \varphi_2 = k(S_A T_2 M).

L'intensité associée à chaque onde prise isolément est :

I_0 = K \langle s_1(t)^2 \rangle = K \langle s_2(t)^2 \rangle = \frac{1}{2} K s_0^2.

Le terme d'interférence s'évalue à l'aide de l'identité \cos p \cos q = \frac{1}{2}[\cos(p-q) + \cos(p+q)] :

\begin{aligned} 2 K \langle s_1(t) s_2(t) \rangle &= 2 K s_0^2 \langle \cos(\omega t - \varphi_1) \cos(\omega t - \varphi_2) \rangle \\ &= K s_0^2 \left( \cos(\varphi_2 - \varphi_1) + \langle \cos(2\omega t - \varphi_1 - \varphi_2) \rangle \right). \end{aligned}

Le terme oscillant à la pulsation 2\omega est de moyenne temporelle nulle, d'où :

2 K \langle s_1(t) s_2(t) \rangle = 2 I_0 \cos(\varphi_2 - \varphi_1).

Le déphasage entre les deux chemins optiques vaut :

\Delta \varphi = \varphi_2 - \varphi_1 = k \left[ (S_A T_2 M) - (S_A T_1 M) \right] = k \delta_{\mathrm{tot}}.

Or, d'après l'énoncé et le résultat de la question Q1, la différence de marche totale se décompose selon :

\delta_{\mathrm{tot}} = \delta_{\text{source}} + \delta = a \frac{\alpha}{2} + \delta.

On en déduit l'expression de l'intensité détectée :

\boxed{I(\delta) = 2I_0 \left( 1 + \cos \left[ k \left( a \frac{\alpha}{2} + \delta \right) \right] \right)}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : source incohérente, contraste

Indiquer, avec justification, si les signaux issus de interfèrent avec ceux issus de . Montrer que l'intensité détectée au point se met sous la forme

où la fonction , appelée facteur de cohérence, est donnée par :

Voir l'indice

Invoquer l'incohérence mutuelle des sources S_A et S_B pour sommer directement leurs intensités, puis factoriser à l'aide de la relation trigonométrique fournie.

Voir la stratégie
  1. Justifier l'absence d'interférences entre les ondes issues des deux sources distinctes à partir de leur propriété d'incohérence mutuelle, ce qui permet de sommer les intensités.
  2. Exprimer l'intensité lumineuse I_B(\delta) produite par la source S_B seule en exploitant la symétrie du problème par rapport à S_A.
  3. Additionner les deux intensités et transformer la somme de cosinus à l'aide de la relation trigonométrique du formulaire pour identifier I_{\mathrm{d},0} et \Gamma(a,\alpha).
Voir la réponse courte

Incohérence des deux sources ponctuelles indépendantes : sommation des intensités et factorisation de \Gamma(a,\alpha) = \cos(ka\alpha/2).

Voir le corrigé complet

Les sources S_A et S_B sont mutuellement incohérentes : le déphasage entre les ondes qu'elles émettent varie de manière aléatoire à une échelle de temps très inférieure au temps d'intégration du détecteur. Les signaux issus de S_A n'interfèrent donc pas avec ceux issus de S_B : le terme d'interférence croisé a une moyenne temporelle nulle, \langle s_A(t) s_B(t) \rangle = 0.

Par conséquent, l'intensité totale détectée au point M est la somme des intensités produites indépendamment par chaque source :

I_{\mathrm{d}}(\delta) = I_A(\delta) + I_B(\delta)

D'après la question Q3, l'intensité produite par la source S_A, située dans la direction angulaire +\alpha/2, s'écrit :

I_A(\delta) = 2I_0 \left(1 + \cos\left[k\left(a \frac{\alpha}{2} + \delta\right)\right]\right)

La source S_B est identique à S_A mais inclinée de l'angle symétrique -\alpha/2 par rapport à l'axe optique (figure 1). Par analogie :

I_B(\delta) = 2I_0 \left(1 + \cos\left[k\left(-a \frac{\alpha}{2} + \delta\right)\right]\right)

En sommant ces deux contributions :

\begin{aligned} I_{\mathrm{d}}(\delta) &= 4I_0 + 2I_0 \left( \cos\left(k\delta + \frac{k a \alpha}{2}\right) + \cos\left(k\delta - \frac{k a \alpha}{2}\right) \right) \end{aligned}

D'après la formule trigonométrique fournie dans le formulaire :

\cos\left(k\delta + \frac{k a \alpha}{2}\right) + \cos\left(k\delta - \frac{k a \alpha}{2}\right) = 2 \cos(k\delta) \cos\left(\alpha \frac{k a}{2}\right)

Il vient ainsi :

I_{\mathrm{d}}(\delta) = 4I_0 \left[ 1 + \cos\left(\alpha \frac{k a}{2}\right) \cos(k\delta) \right]

En posant I_{\mathrm{d},0} = 4I_0, l'intensité détectée se met bien sous la forme :

\boxed{I_{\mathrm{d}}(\delta) = I_{\mathrm{d}, 0} \left(1 + \Gamma(a,\alpha) \cos(k\delta) \right) \quad \text{avec} \quad \Gamma(a,\alpha) = \cos\left(\alpha \frac{ka}{2}\right)}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : frange d'interférence, contraste

Tracer l'allure de en fonction de dans le cas où le facteur de cohérence vaut 1, puis dans le cas où le facteur de cohérence est nul.

Voir l'indice

Pour \Gamma=1, tracer des franges d'interférences à contraste maximal oscillant entre 0 et 2 I_{\mathrm{d},0} ; pour \Gamma=0, l'intensité est rigoureusement uniforme.

Voir la réponse courte

Tracé de franges sinusoïdales à contraste maximal pour \Gamma=1 et d'un fond continu uniforme pour \Gamma=0.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q4, l'intensité détectée sur l'écran au point M s'écrit :

I_{\mathrm{d}}(\delta) = I_{\mathrm{d},0} \left(1 + \Gamma(a,\alpha)\cos(k\delta)\right)

où k = \dfrac{2\pi}{\lambda_0}.

  1. Cas où le facteur de cohérence vaut \Gamma = 1 : L'expression de l'intensité devient :

    I_{\mathrm{d}}(\delta) = I_{\mathrm{d},0}(1 + \cos(k\delta))

    L'intensité est strictement périodique de période spatiale en différence de marche \Delta \delta = \lambda_0.

    • L'intensité est maximale pour \delta = p\lambda_0 (p \in \mathbb{Z}), avec :

      I_{\max} = 2I_{\mathrm{d},0}
    • L'intensité s'annule pour \delta = \left(p + \frac{1}{2}\right)\lambda_0 (p \in \mathbb{Z}), avec :

      I_{\min} = 0

    Le contraste est alors maximal : C = \dfrac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}} = 1.

  2. Cas où le facteur de cohérence est nul (\Gamma = 0) : L'expression de l'intensité se réduit à :

    I_{\mathrm{d}}(\delta) = I_{\mathrm{d},0} = \text{cste}

    L'éclairement est parfaitement uniforme sur l'écran : il n'y a plus de franges visibles (phénomène de brouillage complet), le contraste est nul (C = 0).

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : vecteur d'onde, fente de young

Calculer numériquement pour cette expérience.

Voir l'indice

Calculer la valeur numérique de \frac{\pi a}{\lambda_0} en veillant à convertir a et \lambda_0 dans la même unité de longueur.

Voir la réponse courte

Calcul numérique direct de ka/2 = \pi a / \lambda_0 à partir des données de l'expérience.

Voir le corrigé complet

Par définition du vecteur d'onde k = \dfrac{2\pi}{\lambda_0}, la grandeur adimensionnée recherchée s'écrit :

\frac{ka}{2} = \frac{\pi a}{\lambda_0}

Avec les valeurs numériques fournies par l'énoncé :

  • a = 200\ \mu\text{m} = 200 \times 10^{-6}\ \text{m} ;
  • \lambda_0 = 650\ \text{nm} = 650 \times 10^{-9}\ \text{m}.

On obtient numériquement :

\begin{aligned} \frac{ka}{2} &= \frac{\pi \times 200 \times 10^{-6}}{650 \times 10^{-9}} \\ &= \frac{2\,000\,\pi}{6{,}5} \approx 967\ \text{rad} \end{aligned}
\boxed{\frac{ka}{2} \approx 9{,}67 \times 10^2\ \text{rad}}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : propagation des incertitudes, incertitude-type

En déduire l'incertitude-type sur .

Voir l'indice

Appliquer la formule de propagation des incertitudes relatives pour une relation en puissance simple (ka/2 \propto \lambda_0^{-1}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer \frac{ka}{2} en fonction de la seule grandeur entachée d'incertitude ici, à savoir la longueur d'onde \lambda_0.
  2. Appliquer la formule de propagation des incertitudes pour une fonction d'une variable.
  3. Réaliser l'application numérique avec le nombre pertinent de chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Propagation d'incertitudes sur un produit/quotient pour déterminer l'incertitude-type composée u(ka/2).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q6, la grandeur s'écrit :

\frac{ka}{2} = \frac{\pi a}{\lambda_0}

En considérant que la distance a entre les fentes est connue sans incertitude (ou d'incertitude négligeable devant celle sur \lambda_0), la formule de propagation des incertitudes donne :

u\left(\frac{ka}{2}\right) = \left| \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\lambda_0}\left(\frac{\pi a}{\lambda_0}\right) \right| u(\lambda_0) = \frac{\pi a}{\lambda_0^2} \, u(\lambda_0)

Ce qui s'exprime plus simplement sous forme relative :

\frac{u\left(\frac{ka}{2}\right)}{\frac{ka}{2}} = \frac{u(\lambda_0)}{\lambda_0} \implies u\left(\frac{ka}{2}\right) = \frac{ka}{2} \cdot \frac{u(\lambda_0)}{\lambda_0}

Avec \frac{ka}{2} \approx 967\text{ rad}, \lambda_0 = 650\text{ nm} et u(\lambda_0) = 30\text{ nm} :

\begin{aligned} u\left(\frac{ka}{2}\right) &= 967 \times \frac{30}{650} \approx 45\text{ rad} \end{aligned}
\boxed{u\left(\frac{ka}{2}\right) \approx 45\text{ rad}} \quad \left(\text{ou } 0{,}05 \times 10^3\text{ rad}\right)

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : contraste, intensité lumineuse

Déterminer la valeur numérique du contraste pour cette figure d'interférences.

Voir l'indice

Relever sur le graphe de la figure 4 les ordonnées de I_{\max} au centre et de I_{\min} au niveau des deux creux adjacents pour évaluer le contraste.

Voir la stratégie
  1. Identifier sur la figure 4 l'abscisse de la zone centrale (\delta/\lambda_0 \approx 0) pour repérer le maximum central et les deux minimums adjacents.
  2. Relever graphiquement la valeur de l'intensité maximale I_{\max} et celle des minimums I_{\min}.
  3. Calculer la valeur numérique du contraste à l'aide de la formule fournie.
Voir la réponse courte

Mesure des intensités maximale et minimale sur la figure d'interférences pour calculer le contraste C = (I_{\max}-I_{\min})/(I_{\max}+I_{\min}).

Voir le corrigé complet

D'après la figure 4 (profil d'intensité lumineuse), le quadrillage présente des graduations principales tous les 20\text{ u.a.} et secondaires tous les 10\text{ u.a.} :

  • Le maximum central d'intensité lumineuse (situé au voisinage immédiat de \delta/\lambda_0 \approx 0) atteint :

    I_{\max} \approx 112\text{ u.a.} \quad (\text{compris entre } 110 \text{ et } 114\text{ u.a.})
  • Les deux minimums qui encadrent ce pic central (situés respectivement à \delta/\lambda_0 \approx -0{,}3 et \delta/\lambda_0 \approx +0{,}6) ont pour intensité :

    I_{\min} \approx 50\text{ u.a.}

On en déduit la valeur du contraste :

C = \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}} = \frac{112 - 50}{112 + 50} = \frac{62}{162} \approx 0{,}38
\boxed{C \approx 0{,}38}

(Une lecture donnant I_{\max} \in [110\,;\,115]\text{ u.a.} et I_{\min} \approx 50\text{ u.a.} conduit à C \in [0{,}37\,;\,0{,}39]).

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : barre d'incertitude, tracé de mesures

Ajouter votre point de mesure avec son incertitude-type sur le document réponse. L'incertitude-type sur le contraste sera prise égale à de sa valeur.

Voir l'indice

Placer le point expérimental sur le document réponse en traçant les barres d'erreur horizontale (incertitude sur ka/2) et verticale (10\,\% sur le contraste).

Voir la stratégie
  1. Rappeler les coordonnées du point expérimental obtenues aux questions Q6 et Q8 : l'abscisse \dfrac{ka}{2} et l'ordonnée C.
  2. Déterminer les incertitudes-types associées : u\!\left(\dfrac{ka}{2}\right) (calculée en Q7) et u(C) = 0{,}10\,C.
  3. Préciser le tracé de la croix et de ses barres d'erreur sur le document réponse à l'aide des graduations des axes.
Voir la réponse courte

Placement du point expérimental avec ses barres d'incertitude horizontale et verticale sur le graphe de contraste.

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes :

  • Abscisse :

    \frac{ka}{2} \approx 967\text{ rad} \approx 0{,}97 \times 10^3\text{ rad}

    avec une incertitude-type (question Q7) :

    u\!\left(\frac{ka}{2}\right) \approx 45\text{ rad} \approx 0{,}05 \times 10^3\text{ rad}
  • Ordonnée :

    C \approx 0{,}38

    avec une incertitude-type :

    u(C) = 0{,}10 \times C = 0{,}10 \times 0{,}38 \approx 0{,}038 \approx 0{,}04

Sur le document réponse, les échelles sont les suivantes :

  • En abscisse, l'intervalle entre deux graduations principales (1 \times 10^3\text{ rad}) est divisé en 5 sous-graduations, soit 0{,}2 \times 10^3 = 200\text{ rad} par sous-graduation. Le point se place donc juste avant la graduation 1 \times 10^3\text{ rad}, et la demi-largeur de la barre d'erreur horizontale (\approx 45\text{ rad}) correspond à environ un quart de sous-graduation.
  • En ordonnée, une subdivision correspond à 0{,}02. Le point se place à 0{,}38 (soit une graduation en dessous de 0{,}40), et la demi-hauteur de la barre d'erreur verticale correspond à 2 sous-graduations (0{,}04).
\boxed{\left(\frac{ka}{2}\right) = (0{,}97 \pm 0{,}05) \times 10^3\text{ rad} \quad \text{et} \quad C = 0{,}38 \pm 0{,}04}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : méthode de monte-carlo, ajustement de paramètres

Expliquer en quelques lignes comment on peut obtenir les incertitudes-types sur les paramètres et en exploitant les incertitudes-types sur les données expérimentales.

Voir l'indice

Mentionner une procédure d'ajustement non linéaire par moindres carrés pondérés ou par tirages aléatoires de Monte-Carlo exploitant la distribution des erreurs de mesure.

Voir la stratégie

Au programme des classes préparatoires, la détermination des incertitudes-types sur des paramètres issus d'un ajustement non linéaire à partir des incertitudes expérimentales s'effectue principalement par :

  1. Une méthode de simulation de Monte-Carlo (tirages aléatoires respectant les incertitudes-types sur les points de mesure) ;
  2. L'exploitation de la matrice de covariance fournie par un algorithme d'ajustement par moindres carrés pondérés (par exemple via scipy.optimize.curve_fit).
Voir la réponse courte

Détermination des incertitudes par simulations de Monte-Carlo en tirant aléatoirement les données selon leurs distributions.

Voir le corrigé complet

Pour propager les incertitudes expérimentales sur les paramètres ajustés C_0 et \alpha, on met en œuvre l'une des démarches suivantes :

1. Méthode numérique de Monte-Carlo

  • Génération de jeux de données synthétiques : on simule un grand nombre N (typiquement N \sim 10^3 à 10^5) de jeux de mesures. Pour chaque point expérimental \left(\left(\frac{ka}{2}\right)_i, C_i\right), on tire une valeur selon une loi de probabilité (souvent gaussienne) centrée sur la valeur mesurée, de largeur égale à son incertitude-type (u(ka/2) et u(C)).
  • Ajustements répétés : pour chacun des N jeux de données ainsi simulés, on réalise l'ajustement non linéaire du modèle (par minimisation de la somme des carrés des écarts), ce qui conduit à un échantillon de N couples de paramètres estimés \{(C_{0,k}, \alpha_k)\}_{k=1\dots N}.
  • Calcul des incertitudes-types : les incertitudes-types u(C_0) et u(\alpha) sont alors estimées par l'écart-type empirique de la distribution des N valeurs obtenues pour chaque paramètre :

    u(C_0) = \sigma(C_0) \quad \text{et} \quad u(\alpha) = \sigma(\alpha).

2. Méthode des moindres carrés pondérés (matrice de covariance) On peut également effectuer un ajustement en minimisant la somme pondérée par l'inverse du carré des incertitudes-types (critère du \chi^2) :

\chi^2 = \sum_i \left( \frac{C_i - C_0 \left|\cos\left(\alpha \frac{k_i a_i}{2}\right)\right|}{u(C_i)} \right)^2.

L'algorithme d'optimisation (tel que l'algorithme de Levenberg-Marquardt dans scipy.optimize.curve_fit) fournit la matrice de covariance des paramètres ajustés. Les incertitudes-types u(C_0) et u(\alpha) correspondent alors aux racines carrées des termes diagonaux de cette matrice.

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : résolution angulaire, propagation des incertitudes

En déduire la valeur numérique de avec son incertitude-type .

Voir l'indice

Relier l'angle \alpha et la distance focale f'_1 à l'écartement spatial d par la relation de conjugaison objet à l'infini, puis propager les incertitudes par quadrature.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la relation géométrique reliant la distance d entre les sources, la distance focale objet f'_1 et le diamètre angulaire \alpha dans les conditions de Gauss.
  2. Calculer la valeur numérique de d et déterminer son incertitude-type u(d) par propagation des incertitudes.
Voir la réponse courte

Déduction du diamètre angulaire \alpha puis calcul de la distance d avec propagation d'incertitude u(d).

Voir le corrigé complet

Les sources ponctuelles S_A et S_B sont situées dans le plan focal objet de la lentille L_1, symétriquement de part et d'autre de l'axe optique, à la distance d = S_A S_B. Le rayon issu de S_A passant par le centre optique O_1 n'est pas dévié et fait un angle \frac{\alpha}{2} avec l'axe optique.

Dans l'approximation des petits angles (\alpha \ll 1), on a :

\tan\left(\frac{\alpha}{2}\right) \approx \frac{\alpha}{2} = \frac{d/2}{f'_1} \iff d = f'_1 \alpha

La distance focale f'_1 = 80\text{ cm} étant fournie sans incertitude, on néglige son incertitude-type devant celle de \alpha. La formule de propagation des incertitudes donne :

u(d) = f'_1 u(\alpha)

Application numérique :

  • f'_1 = 0{,}80\text{ m}
  • \alpha = 6{,}36 \times 10^{-4}\text{ rad}
  • u(\alpha) = 1{,}1 \times 10^{-5}\text{ rad}
\begin{aligned} d &= 0{,}80 \times 6{,}36 \times 10^{-4} = 5{,}088 \times 10^{-4}\text{ m} \approx 509\ \mu\text{m} \\ u(d) &= 0{,}80 \times 1{,}1 \times 10^{-5} = 8{,}8 \times 10^{-6}\text{ m} \approx 9\ \mu\text{m} \end{aligned}
\boxed{d = (509 \pm 9)\ \mu\text{m} = (5{,}09 \pm 0{,}09) \times 10^{-4}\text{ m}}

Résultat

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : écart normalisé, compatibilité des mesures

Déterminer une autre valeur numérique de à partir de cette expérience, en proposant une estimation d'incertitude associée. Comparer à la valeur obtenue à la question Q11. Discuter à l'aide d'un critère quantitatif l'accord des deux résultats.

Voir l'indice

Mesurer la distance entre les deux pics d'intensité sur la figure 5, utiliser le grandissement de la lentille d'imagerie et évaluer la cohérence des deux mesures par un écart normalisé (z-score).

Voir la stratégie
  1. Relier la distance d entre les deux sources sur l'écran du smartphone à l'écartement \Delta x entre les deux pics observés sur le capteur CCD, en modélisant le système optique formé par les deux lentilles L_1 et L_2.
  2. Mesurer graphiquement \Delta x sur la figure 5, puis en déduire la valeur numérique de d et proposer une estimation de son incertitude-type u(d).
  3. Comparer ce résultat à celui obtenu par la méthode interférométrique (question Q11) à l'aide de l'écart normalisé (ou z-score).
Voir la réponse courte

Calcul d'une seconde valeur de d et validation de l'accord par le calcul de l'écart normalisé (z-score < 2).

Voir le corrigé complet

1. Relation entre d et l'écart \Delta x sur le capteur

Les sources S_A et S_B sont situées dans le plan focal objet de la lentille L_1 (O_1 S_A \approx O_1 S_B \approx f'_1). L'angle sous-tendu par les deux sources depuis le centre optique O_1 est :

\alpha = \frac{d}{f'_1}

Chaque source ponctuelle émerge de la lentille L_1 sous forme d'un faisceau de rayons parallèles incliné de l'angle \pm \frac{\alpha}{2} par rapport à l'axe optique.

En l'absence des fentes d'Young, ces faisceaux collimatés traversent l'objectif L_2 (de distance focale f'_2), réglé à l'infini. Ils convergent donc dans son plan focal image, où est situé le capteur CCD. L'écart géométrique \Delta x séparant les deux taches images est donné, dans les conditions de Gauss (petits angles), par :

\Delta x = f'_2 \alpha = f'_2 \frac{d}{f'_1}

On en déduit l'expression de la distance d :

d = \frac{f'_1}{f'_2} \Delta x

2. Détermination graphique de \Delta x et calcul de d

Sur le profil d'intensité de la figure 5, on observe deux maxima symétriques par rapport à l'origine :

  • pic de gauche : x_1 \approx -18\ \mu\mathrm{m} ;
  • pic de droite : x_2 \approx +18\ \mu\mathrm{m}.

L'écartement mesuré entre les centres des deux pics est donc :

\Delta x = x_2 - x_1 \approx 36\ \mu\mathrm{m}

Avec f'_1 = 80\text{ cm} = 0{,}80\text{ m} et f'_2 = 5{,}6\text{ cm} = 5{,}6 \times 10^{-2}\text{ m} :

d = \frac{0{,}80}{5{,}6 \times 10^{-2}} \times 36 \times 10^{-6} \approx 5{,}14 \times 10^{-4}\text{ m} = 514\ \mu\mathrm{m}

3. Estimation de l'incertitude-type associée

La largeur des pics à mi-hauteur rend la détermination du maximum incertaine. On peut estimer une demi-largeur de lecture sur chaque position de pic \Delta x_{\text{lecture}} \approx 1{,}5\ \mu\mathrm{m}, ce qui conduit pour la différence à une demi-étendue maximale d'environ \Delta(\Delta x) \approx 2\ \mu\mathrm{m}. En supposant une loi uniforme :

u(\Delta x) = \frac{\Delta(\Delta x)}{\sqrt{3}} \approx 1{,}2\ \mu\mathrm{m}

En considérant que l'incertitude sur la mesure de position est prépondérante devant celles sur les focales f'_1 et f'_2 :

u(d) = \frac{f'_1}{f'_2} u(\Delta x) = \frac{80}{5{,}6} \times 1{,}2\ \mu\mathrm{m} \approx 17\ \mu\mathrm{m}

On retient donc :

\boxed{d = (514 \pm 20)\ \mu\mathrm{m}}

(Une lecture à \Delta x \approx 35{,}5\ \mu\mathrm{m} fournit de même d \approx 507\ \mu\mathrm{m}, parfaitement compatible).

4. Comparaison avec la valeur obtenue en Q11 et critère quantitatif

À la question Q11, la mesure par interférométrie donnait :

d_{\text{Q11}} = (509 \pm 9)\ \mu\mathrm{m}

Pour évaluer quantitativement la cohérence entre la mesure directe d et la mesure interférométrique d_{\text{Q11}}, on calcule l'écart normalisé (ou z-score) :

E_n = \frac{|d - d_{\text{Q11}}|}{\sqrt{u(d)^2 + u(d_{\text{Q11}})^2}}

Application numérique :

E_n = \frac{|514 - 509|}{\sqrt{20^2 + 9^2}} = \frac{5}{\sqrt{481}} \approx 0{,}23

Comme E_n < 2, la différence entre les deux valeurs n'est pas significative au niveau de confiance de 95 % : l'accord entre les deux méthodes est excellent.

Résultat

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II · Interférences à deux télescopes

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : interférométrie stellaire, différence de marche

Établir l'expression de la différence de marche totale entre un rayon passant dans le télescope 2 et un rayon passant dans le télescope 1 en fonction de , et . Comparer au résultat de la question Q1 et commenter.

Voir l'indice

Faire la somme du retard géométrique amont dû à l'inclinaison de l'onde incidente et du retard optique \delta_r introduit par la ligne à retard instrumentale.

Voir la stratégie
  1. Considérer une surface d'onde plane associée aux rayons parallèles issus de la source A_0 à l'infini pour exprimer la différence de marche géométrique en amont des télescopes.
  2. Exprimer la différence de chemin optique en aval entre les deux voies guidées jusqu'au détecteur.
  3. Sommer les deux contributions et comparer à l'expression obtenue pour le dispositif des fentes d'Young.
Voir la réponse courte

Bilan de marche \delta = a\alpha + \delta_{\mathrm{r}} pour deux télescopes et comparaison avec le dispositif à fentes d'Young.

Voir le corrigé complet

La source A_0 étant à l'infini, l'onde arrivant sur les télescopes est une onde plane dont la normale fait un angle \alpha/2 avec l'axe optique des télescopes.

Considérons le plan d'onde passant par l'entrée T_1 du premier télescope. Le rayon se propageant vers le télescope 2 doit parcourir une distance supplémentaire dans l'air avant d'atteindre l'entrée T_2. Dans l'approximation des petits angles (|\alpha| \ll 1) :

\delta_{\text{amont}} = a \sin\left(\frac{\alpha}{2}\right) \approx a \frac{\alpha}{2}

Entre l'entrée des télescopes et le détecteur, les chemins optiques valent respectivement :

\begin{aligned} (T_1 \to \text{détecteur}) &= L \\ (T_2 \to \text{détecteur}) &= L + \delta_{\mathrm{r}} \end{aligned}

La différence de marche introduite en aval est donc :

\delta_{\text{aval}} = (T_2 \to \text{détecteur}) - (T_1 \to \text{détecteur}) = \delta_{\mathrm{r}}

La différence de marche totale entre le rayon passant par le télescope 2 et celui passant par le télescope 1 s'écrit alors :

\boxed{\delta_{\mathrm{tot}} = a \frac{\alpha}{2} + \delta_{\mathrm{r}}}

Comparaison et commentaire :

  • À la question Q1, la différence de marche amont due à l'inclinaison \alpha/2 de la source par rapport à l'axe était également \delta_{\text{source}} = a \frac{\alpha}{2}, et la différence de marche totale s'écrivait \delta_{\text{tot}} = a \frac{\alpha}{2} + \delta, où \delta = (T_2 M) - (T_1 M) \approx \frac{a x}{f'_2} dépendait de la position du point d'observation sur l'écran.
  • On constate une analogie formelle directe entre les deux situations, la ligne à retard \delta_{\mathrm{r}} jouant exactement le rôle de la différence de marche aval \delta.
  • Dans un interféromètre astronomique, il n'y a pas d'écran étendu : un unique détecteur mesure l'intensité en faisant varier continûment la ligne à retard \delta_{\mathrm{r}}. Cela permet à la fois de compenser le retard géométrique (a \frac{\alpha}{2} + \delta_{\mathrm{r}} = 0) pour observer au centre de la frange blanche, et d'enregistrer le profil d'interférences ainsi que son contraste.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division du front d'onde

Notions : résolution angulaire, interférométrie

Déterminer la résolution angulaire que l'on peut ainsi obtenir avec ces télescopes. En déduire la résolution spatiale (en kilomètres) que l'on peut espérer atteindre pour une exoplanète située à une distance de 100 années-lumière. Commenter.

Voir l'indice

Déduire \alpha_{\mathrm{res}} = \lambda_0 / (2a), puis multiplier cet angle par la distance de l'exoplanète convertie en kilomètres pour obtenir la taille minimale discernable.

Voir la stratégie
  1. Exprimer puis calculer la résolution angulaire \alpha_{\text{res}} à partir de la relation \alpha_{\text{res}} k a = \pi fournie par l'énoncé.
  2. Relier la résolution angulaire \alpha_{\text{res}} à la résolution spatiale d_{\text{res}} à la distance D = 100\text{ al} par la relation des petits angles d_{\text{res}} = D\,\alpha_{\text{res}}.
  3. Comparer cette résolution aux dimensions caractéristiques d'une exoplanète (taille de l'ordre de 10^4\text{ km}) et d'un système planétaire (distance étoile-planète de l'ordre de 1\text{ au} \approx 1{,}5 \times 10^8\text{ km}).
Voir la réponse courte

Résolution angulaire \Delta\theta \sim \lambda/a et calcul de la résolution spatiale transverse D \Delta\theta à 100 années-lumière.

Voir le corrigé complet

La relation donnant la résolution angulaire s'écrit, avec k = \dfrac{2\pi}{\lambda_0} :

\alpha_{\text{res}}\,k\,a = \pi \iff \alpha_{\text{res}} \left(\frac{2\pi}{\lambda_0}\right) a = \pi

On en déduit l'expression de la résolution angulaire :

\alpha_{\text{res}} = \frac{\lambda_0}{2a}

Avec \lambda_0 = 5\,\mu\text{m} = 5 \times 10^{-6}\text{ m} et a = 1\text{ km} = 10^3\text{ m} :

\alpha_{\text{res}} = \frac{5 \times 10^{-6}}{2 \times 10^3} = 2{,}5 \times 10^{-9}\text{ rad}
\boxed{\alpha_{\text{res}} = 2{,}5 \times 10^{-9}\text{ rad}}

Pour une exoplanète située à la distance D = 100\text{ al}, la résolution spatiale minimale d_{\text{res}} accessible au niveau de l'astre vaut :

d_{\text{res}} = D\,\alpha_{\text{res}} = D\,\frac{\lambda_0}{2a}

D'après les données, 1{,}00\text{ al} = 9{,}46 \times 10^{15}\text{ m}, soit D = 100 \times 9{,}46 \times 10^{15} = 9{,}46 \times 10^{17}\text{ m}. Ainsi :

\begin{aligned} d_{\text{res}} &= 9{,}46 \times 10^{17} \times 2{,}5 \times 10^{-9} = 2{,}37 \times 10^9\text{ m} = 2{,}37 \times 10^6\text{ km} \end{aligned}
\boxed{d_{\text{res}} \approx 2{,}4 \times 10^6\text{ km}}

Commentaire :

  • La résolution spatiale obtenue (2{,}4 \times 10^6\text{ km}) est très largement supérieure au diamètre d'une exoplanète tellurique (de l'ordre de 10^4\text{ km} pour la Terre) et même supérieure au diamètre du Soleil (2R_s \approx 1{,}4 \times 10^6\text{ km}). Ce dispositif interférométrique est donc totalement incapable de résoudre des détails à la surface de l'exoplanète, ni même d'en discerner le disque planétaire.
  • En revanche, cette résolution reste nettement inférieure à la distance séparant une planète de son étoile hôte (par exemple 1\text{ au} = 1{,}5 \times 10^8\text{ km} \gg d_{\text{res}}). Cet interféromètre permet ainsi de séparer angulairement l'exoplanète de son étoile et d'en acquérir le spectre global sans être aveuglé par l'étoile.
  • Pour cartographier la surface d'une exoplanète, une résolution spatiale bien plus fine est nécessaire : cela motive l'exploration d'autres techniques, comme la lentille gravitationnelle solaire étudiée en partie B.

Résultat

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Partie B : Utilisation d'une lentille gravitationnelle

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : lentille gravitationnelle, distance focale

Exprimer la distance en fonction de et . Calculer numériquement . On exprimera cette distance en unités astronomiques et on la comparera au rayon de l'orbite de Neptune, qui est de 30 unités astronomiques.

Voir l'indice

Écrire la relation approchée \chi \approx b / SF_b pour les faibles déviations angulaires, puis évaluer numériquement la distance focale minimale z_0 pour b=R_s.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le triangle rectangle formé par le centre S du Soleil, le point de déviation à la distance b de l'axe optique et le foyer F_b, en utilisant l'approximation des petits angles pour relier \chi, b et S F_b.
  2. Exprimer \chi en fonction de r_{\mathrm{sch}} et b pour en déduire S F_b, puis particulariser pour le rayon rasant b = R_s.
  3. Effectuer l'application numérique en mètres puis la convertir en unités astronomiques, et la comparer au rayon orbital de Neptune.
Voir la réponse courte

Relation géométrique SF_b = b/\theta = b^2/(2r_{\text{sch}}) et calcul numérique de la focale minimale en unités astronomiques.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 7, le rayon lumineux incident, parallèle à l'axe optique avec un paramètre d'impact b, subit une déviation d'angle \chi dans le plan passant par le centre S du Soleil. En modélisant la trajectoire par deux demi-droites, la géométrie du triangle rectangle en S donne :

\tan\chi = \frac{b}{S F_b}

L'angle de déviation étant très faible (\chi \ll 1), on a \tan\chi \approx \chi. Avec l'expression fournie \chi = \dfrac{2 r_{\mathrm{sch}}}{b}, il vient :

\frac{b}{S F_b} = \frac{2 r_{\mathrm{sch}}}{b} \implies S F_b = \frac{b^2}{2 r_{\mathrm{sch}}}
\boxed{S F_b = \frac{b^2}{2 r_{\mathrm{sch}}} = \frac{c^2 b^2}{4 G M_s}}

Pour un rayon rasant le Soleil, b = R_s, et le point d'intersection est le foyer image gravitationnel F_0. La distance focale gravitationnelle associée z_0 = S F_0 vaut :

z_0 = \frac{R_s^2}{2 r_{\mathrm{sch}}} = \frac{c^2 R_s^2}{4 G M_s}

Calculons préalablement le rayon de Schwarzschild du Soleil :

\begin{aligned} r_{\mathrm{sch}} &= \frac{2 G M_s}{c^2} = \frac{2 \times 6{,}67 \times 10^{-11} \times 1{,}99 \times 10^{30}}{(3{,}00 \times 10^8)^2} \approx 2{,}95 \times 10^3\text{ m} = 2{,}95\text{ km} \end{aligned}

On en déduit :

\begin{aligned} z_0 &= \frac{(6{,}96 \times 10^8)^2}{2 \times 2{,}95 \times 10^3} \approx 8{,}21 \times 10^{13}\text{ m} \end{aligned}

En unités astronomiques (1{,}00\text{ au} = 1{,}50 \times 10^{11}\text{ m}) :

z_0 = \frac{8{,}21 \times 10^{13}}{1{,}50 \times 10^{11}} \approx 547\text{ au}
\boxed{z_0 \approx 547\text{ au}}

Comparaison avec l'orbite de Neptune (r_{\mathrm{N}} = 30\text{ au}) :

\frac{z_0}{r_{\mathrm{N}}} = \frac{547}{30} \approx 18

Le foyer gravitationnel du Soleil est situé à une distance environ 18 fois plus grande que le rayon de l'orbite de Neptune.

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : lentille gravitationnelle, tracé de rayons

Analyser la possibilité, pour un observateur situé entre et , d'exploiter l'effet de lentille gravitationnelle pour voir le point .

Voir l'indice

Remarquer que la zone focale gravitationnelle est un demi-axe situé à des distances supérieures à SF_0, de sorte qu'aucun rayon ne converge en deçà de ce foyer minimal.

Voir la stratégie
  1. Rappeler que le point source A_0 émet un faisceau continu de rayons parallèles d'axe (SA_0), couvrant toute une gamme de paramètres d'impact b'.
  2. Relier la position axiale z d'un observateur sur l'axe au paramètre d'impact b' des rayons qui y convergent, en tenant compte de la contrainte matérielle b' \ge R_s imposée par la présence du Soleil.
  3. Discuter séparément la possibilité d'observation selon la position de l'observateur : entre S et le foyer image F_0 (z < z_0), puis entre F_0 et F_b (z_0 \le z \le SF_b).
Voir la réponse courte

Les rayons ne se coupent qu'au-delà de F_b, aucun rayon dévié ne converge avant cette distance focale minimale.

Voir le corrigé complet

Le point source A_0, situé à l'infini sur l'axe optique, émet des rayons parallèles à l'axe avec une infinité de paramètres d'impact b'. D'après la question Q15, un rayon de paramètre d'impact b' coupe l'axe optique en un point à l'abscisse :

z = \frac{b'^2}{2 r_{\mathrm{sch}}} \iff b' = \sqrt{2 r_{\mathrm{sch}} z}

Pour qu'un rayon lumineux contourne le Soleil et parvienne jusqu'à l'axe, son paramètre d'impact doit nécessairement vérifier :

b' \ge R_s

Le rayon rasant (b' = R_s) converge au foyer image gravitationnel F_0, situé à la distance minimale z_0 = SF_0 \approx 547\text{ au}.

On distingue donc deux zones pour un observateur situé sur l'axe entre S et F_b (0 < z \le SF_b) :

  • Entre S et F_0 (z < z_0) : les rayons qui convergeraient en une telle abscisse devraient avoir un paramètre d'impact b' < R_s. Ces rayons rencontrent la surface du Soleil et sont absorbés ou diffusés par la matière solaire. Aucun rayon gravitationnellement dévié ne converge donc sur l'axe en avant de F_0 : il est impossible d'exploiter la lentille gravitationnelle entre S et F_0.
  • Entre F_0 et F_b (z_0 \le z \le SF_b) : pour chaque position z, les rayons ayant pour paramètre d'impact b' = \sqrt{2 r_{\mathrm{sch}} z} \in [R_s, b] passent à l'extérieur du Soleil et convergent précisément sur l'axe. Par symétrie de révolution autour de l'axe optique, l'observateur voit alors le point A_0 amplifié sous la forme d'un anneau circulaire (anneau d'Einstein) : l'effet de lentille gravitationnelle est parfaitement exploitable entre F_0 et F_b.
\boxed{\text{L'observation est impossible entre } S \text{ et } F_0 \ (z < z_0), \text{ mais possible entre } F_0 \text{ et } F_b \ (z_0 \le z \le SF_b).}

Résultat

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : lentille convergente, lentille gravitationnelle

Comparer le devenir de rayons venant de l'infini, parallèles à l'axe optique, lorsqu'ils sont déviés par : – une lentille mince en verre, utilisée en optique géométrique ; – une lentille gravitationnelle. Il est conseillé d'illustrer votre réponse à l'aide de schémas.

Voir l'indice

Opposer une lentille mince classique (foyer image ponctuel unique pour un faisceau parallèle) à la lentille gravitationnelle qui présente une aberration géométrique intrinsèque (foyer dépendant du paramètre d'impact b).

Voir la stratégie
  1. Pour chaque système, exprimer l'angle de déviation en fonction du paramètre d'impact b (ou hauteur d'incidence h).
  2. En déduire la position d'intersection des rayons émergents avec l'axe optique et discuter le stigmatisme (point focal unique versus ligne focale).
  3. Illustrer la marche des rayons par deux schémas comparatifs clairs.
Voir la réponse courte

Une lentille mince fait converger en un foyer unique alors que la lentille gravitationnelle présente une ligne focale sans foyer unique.

Voir le corrigé complet

1. Lentille mince convergente en verre (optique géométrique) Dans le cadre de l'approximation de Gauss, tout rayon incident parallèle à l'axe optique situé à une distance h de cet axe subit une déviation angulaire :

D(h) \approx \frac{h}{f'}

où f' est la distance focale image de la lentille, indépendante de h.

  • La déviation angulaire est proportionnelle à la distance à l'axe.
  • Par conséquent, tous les rayons émergents convergent rigoureusement en un point unique, le foyer image F' : la lentille mince présente un stigmatisme approché rigoureux pour les rayons paraxiaux.

2. Lentille gravitationnelle D'après l'énoncé et la question Q15, un rayon incident parallèle à l'axe avec un paramètre d'impact b \ge R_s est dévié d'un angle :

\chi(b) = \frac{2 r_{\mathrm{sch}}}{b} \propto \frac{1}{b}

Le point d'intersection F_b avec l'axe optique se situe à une distance :

SF_b \approx \frac{b^2}{2 r_{\mathrm{sch}}}
  • La déviation angulaire est inversement proportionnelle au paramètre d'impact : plus un rayon passe loin du centre de l'astre, moins il est dévié.
  • Par conséquent, les rayons émergents ne convergent pas en un point unique, mais coupent l'axe optique en une infinité de points F_b formant une demi-droite focale s'étendant de z_0 = SF_0 = \frac{R_s^2}{2 r_{\mathrm{sch}}} jusqu'à l'infini : la lentille gravitationnelle est fortement astigmatique (aberration de sphéricité intrinsèque maximale).
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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : grandissement, optique géométrique

Exprimer la distance en fonction de , et .

Voir l'indice

Expliquer l'alignement des points et appliquer le théorème de Thalès aux triangles homothétiques de sommet S.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la géométrie du problème illustrée sur la figure 8a : l'axe optique est la droite passant par A_0, S et A_1.
  2. Utiliser l'alignement des points B_0, S et B_1 et la perpendicularité des segments [A_0 B_0] et [A_1 B_1] à l'axe optique pour appliquer le théorème de Thalès (ou l'égalité des angles au sommet S).
Voir la réponse courte

Application du théorème de Thalès ou relation de grandissement angulaire A_1 B_1 = A_0 B_0 \cdot (SA_1 / SA_0).

Voir le corrigé complet

D'après la figure 8a, le point A_0 et son image A_1 sont situés sur l'axe optique passant par le centre S du Soleil. Les objets et images considérés étant dans des plans perpendiculaires à cet axe :

  • la droite (A_0 B_0) est perpendiculaire à (S A_0) en A_0 ;
  • la droite (A_1 B_1) est perpendiculaire à (S A_1) en A_1.

Comme indiqué dans le texte et sur la figure, les points B_0, S et B_1 sont alignés. Les angles opposés par le sommet vérifient donc :

\widehat{A_0 S B_0} = \widehat{A_1 S B_1}

En exprimant la tangente de cet angle dans les deux triangles rectangles S A_0 B_0 et S A_1 B_1 (ou directement d'après le théorème de Thalès en configuration papillon) :

\tan(\widehat{A_0 S B_0}) = \frac{A_0 B_0}{S A_0} = \frac{A_1 B_1}{S A_1}

On en déduit l'expression de la distance A_1 B_1 :

\boxed{A_1 B_1 = A_0 B_0 \frac{S A_1}{S A_0}}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : tache d'airy, critère de rayleigh

Proposer, à l'aide de la courbe figure 8b, une valeur numérique pour , valeur minimale de la distance telle que les taches centrales des intensités lumineuses autour de et ne se superposent pas.

Voir l'indice

Estimer la demi-largeur de la tache centrale sur la courbe de distribution d'intensité de la figure 8b pour définir la séparation minimale sans recouvrement significatif.

Voir la stratégie
  1. Identifier sur la figure 8b la tache centrale de diffraction associée au point A_0, délimitée par ses premiers zéros (ou minimums).
  2. Relever graphiquement le rayon (distance du centre au premier minimum) et la largeur (diamètre) de cette tache centrale.
  3. En déduire la distance minimale \rho_{\min} = A_1 B_1 selon que l'on considère un non-recouvrement géométrique strict des deux taches ou un critère de résolution usuel (type Rayleigh).
Voir la réponse courte

Lecture graphique de la séparation minimale entre deux profils d'intensité diffractée selon le critère de résolution.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 8b, l'intensité lumineuse (ou facteur d'amplification) présente un pic central très marqué, centré en \rho = 0, qui atteint une valeur maximale d'environ 12 \times 10^{10}.

Ce lobe central s'annule (ou atteint son premier minimum d'intensité) pour une distance à l'axe optique :

\rho_0 \approx 0{,}05\text{ m}.

Le rayon de la tache centrale d'intensité autour de l'image A_1 est donc R_{\text{tache}} = \rho_0 \approx 0{,}05\text{ m}, et son diamètre vaut D_{\text{tache}} = 2\rho_0 \approx 0{,}10\text{ m}.

La condition pour que les deux taches centrales centrées en A_1 et B_1 ne se superposent pas peut être interprétée de deux manières :

  • Non-recouvrement strict : la distance entre les deux centres doit être au moins égale au diamètre de la tache centrale (A_1 B_1 \ge 2 R_{\text{tache}}) :

    \rho_{\min} = 2 \rho_0 \approx 0{,}10\text{ m}.
  • Critère de séparation limite (type Rayleigh) : le maximum de la seconde tache coïncide avec le premier minimum de la première (A_1 B_1 \ge R_{\text{tache}}) :

    \rho_{\min} = \rho_0 \approx 0{,}05\text{ m}.

On retient typiquement la valeur correspondant au non-recouvrement spatial strict des deux disques :

\boxed{\rho_{\min} \approx 0{,}1\text{ m}} \quad (\text{ou } 0{,}05\text{ m selon le critère retenu}).

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images ; Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : résolution spatiale, lentille gravitationnelle

Déterminer la valeur numérique de correspondant à . Commenter.

Voir l'indice

Utiliser la relation établie à la question Q18 en fixant A_1 B_1 = \rho_{\min} pour calculer la résolution spatiale effective sur l'exoplanète.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la taille A_0 B_0 sur l'exoplanète à partir de la relation de grandissement établie à la question Q18.
  2. Réaliser l'application numérique en convertissant les distances S A_0 et S A_1 dans le système international.
  3. Commenter le résultat en le comparant à la résolution spatiale obtenue à la question Q14.
Voir la réponse courte

Déduction de la taille minimale résolue sur la source A_0 B_0 et commentaire sur l'extraordinaire résolution obtenue.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q18 :

A_1 B_1 = A_0 B_0 \frac{S A_1}{S A_0}

Pour A_1 B_1 = \rho_{\min}, la distance minimale discernable à la surface de l'exoplanète est donc :

A_0 B_0 = \rho_{\min} \frac{S A_0}{S A_1}

D'après les données de l'énoncé :

\begin{aligned} S A_0 &= 100\text{ al} = 100 \times 9{,}46 \times 10^{15}\text{ m} = 9{,}46 \times 10^{17}\text{ m} \\ S A_1 &= 600\text{ au} = 600 \times 1{,}50 \times 10^{11}\text{ m} = 9{,}00 \times 10^{13}\text{ m} \end{aligned}

Le rapport des distances vaut ainsi :

\frac{S A_0}{S A_1} = \frac{9{,}46 \times 10^{17}}{9{,}00 \times 10^{13}} \approx 1{,}05 \times 10^4

En utilisant la valeur \rho_{\min} \approx 0{,}10\text{ m} estimée à la question Q19 (diamètre de la tache centrale) :

A_0 B_0 \approx 0{,}10 \times 1{,}05 \times 10^4 \approx 1{,}05 \times 10^3\text{ m}
\boxed{A_0 B_0 \approx 1\text{ km}}

Remarque : avec le critère plus serré \rho_{\min} \approx 0{,}05\text{ m} (demi-largeur de la tache), on trouve A_0 B_0 \approx 500\text{ m}. Dans les deux cas, la résolution spatiale est de l'ordre du kilomètre.

Commentaire :

  • À la question Q14, l'interféromètre spatial LIFE fournissait une résolution spatiale de d_{\text{res}} \approx 2{,}4 \times 10^6\text{ km}, soit un ordre de grandeur supérieur au diamètre du Soleil et à peu près 200 fois le diamètre de la Terre (\approx 12\,700\text{ km}) : l'exoplanète y apparaissait comme un point non résolu.
  • Grâce à la lentille gravitationnelle solaire, la résolution spatiale passe à environ 1\text{ km}, ce qui représente un gain de plus de six ordres de grandeur (10^6).
  • Une résolution kilométrique à une distance de 100 années-lumière permettrait de cartographier directement la surface d'une exoplanète de taille terrestre et d'en distinguer les continents, calottes glaciaires, océans ou grands systèmes nuageux.

Résultat

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : anneau d'einstein, déviation gravitationnelle

Discuter la modification de l'anneau d'Einstein lorsque la sonde s'éloigne du Soleil.

Voir l'indice

Exprimer le rayon angulaire de l'anneau \theta_E = b/z \propto 1/\sqrt{z} et observer comment son rayon apparent diminue tout en restant supérieur au diamètre angulaire du Soleil.

Voir la stratégie

Pour décrire l'évolution de l'anneau d'Einstein lorsque la sonde s'éloigne du Soleil (la distance z augmente) :

  1. Exprimer le paramètre d'impact b des rayons captés et le rayon angulaire apparent \theta_{\mathrm{E}} de l'anneau en fonction de z.
  2. Analyser l'évolution de la taille angulaire de l'anneau et la comparer à celle du disque solaire.
  3. En déduire l'impact pratique sur les conditions d'observation (éblouissement).
Voir la réponse courte

Analyse de la variation du paramètre d'impact b et du rayon angulaire de l'anneau lorsque l'observateur s'éloigne.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q15, la distance z à laquelle convergent sur l'axe optique les rayons de paramètre d'impact b vérifie :

z = \frac{b^2}{2 r_{\mathrm{sch}}} \iff b(z) = \sqrt{2 r_{\mathrm{sch}}\, z}

Lorsque la sonde s'éloigne du Soleil (z augmente) :

  • Paramètre d'impact b : la lumière captée par le télescope provient de rayons passant à une distance de plus en plus grande du centre du Soleil (b \propto \sqrt{z}).
  • Rayon angulaire apparent de l'anneau : vu depuis le télescope situé à la distance z, l'anneau est vu sous un demi-angle au sommet :

    \theta_{\mathrm{E}} \approx \frac{b(z)}{z} = \sqrt{\frac{2 r_{\mathrm{sch}}}{z}} = \chi(b)

    Ce rayon angulaire diminue lorsque z augmente (en 1/\sqrt{z}) : l'anneau d'Einstein rétrécit angulairement dans le champ du télescope.

  • Position relative par rapport au Soleil : le demi-diamètre angulaire apparent du Soleil est \theta_{\mathrm{S}} = \frac{R_s}{z}. Il décroît en 1/z, c'est-à-dire plus rapidement que \theta_{\mathrm{E}}. Le rapport des tailles angulaires vaut :

    \frac{\theta_{\mathrm{E}}}{\theta_{\mathrm{S}}} = \frac{b(z)}{R_s} = \sqrt{\frac{z}{z_0}}

    Ce rapport augmente avec z.

\boxed{\text{Lorsque la sonde s'éloigne, l'anneau rétrécit angulairement ($\theta_{\mathrm{E}} \propto z^{-1/2}$), mais s'écarte angulairement du limbe solaire ($\theta_{\mathrm{E}}/\theta_{\mathrm{S}} \propto z^{1/2}$).}}

Résultat

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Question 22

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : amplification lumineuse, lentille gravitationnelle

Justifier que . Calculer numériquement pour un télescope situé en (donc pour ) et . Commenter.

Voir l'indice

Calculer le rapport de l'aire de la zone de collecte annulaire déviée (de rayon b et d'épaisseur D) sur l'aire du diaphragme d'entrée du télescope sans déviation gravitationnelle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance collectée par le télescope sans lentille gravitationnelle en calculant l'aire de la pupille circulaire du télescope.
  2. Utiliser la symétrie de révolution autour de l'axe optique et l'indication de l'énoncé pour déterminer l'aire de la couronne interceptée en amont grâce à la lentille gravitationnelle, puis en déduire le rapport des puissances.
  3. Effectuer l'application numérique avec b = R_s et D = 1{,}0\text{ m}, puis commenter la grandeur du facteur obtenu.
Voir la réponse courte

Bilan géométrique du flux collecté par la couronne d'impact et calcul du facteur d'amplification colossal \mu.

Voir le corrigé complet

Soit \mathcal{I} l'éclairement (puissance surfacique) de l'onde plane issue du point A_0 au niveau du plan d'entrée.

1. En l'absence de lentille gravitationnelle : Le télescope capte directement les rayons incidents sur sa pupille circulaire de diamètre D, soit de rayon R_{\text{t}} = D/2. La surface de collecte est :

S_{\text{sans}} = \pi \left(\frac{D}{2}\right)^2 = \frac{\pi D^2}{4}

La puissance collectée vaut donc :

\mathcal{P}_{\text{sans}} = \mathcal{I} \, S_{\text{sans}} = \mathcal{I} \frac{\pi D^2}{4}

2. En présence de la lentille gravitationnelle : D'après l'énoncé, le télescope capte tous les rayons dont le paramètre d'impact est compris entre b et b+D. Par invariance par rotation autour de l'axe optique (A_0 S), la région du plan d'onde amont dont les rayons sont déviés vers le télescope est une couronne circulaire de rayon intérieur b et de rayon extérieur b+D. L'aire de cette couronne est :

\begin{aligned} S_{\text{avec}} &= \pi (b+D)^2 - \pi b^2 \\ &= \pi \left(2 b D + D^2\right) \end{aligned}

Comme le diamètre du télescope est infiniment petit devant les dimensions solaires (D \ll b), on néglige le terme D^2 devant 2 b D :

S_{\text{avec}} \approx 2\pi b D

La puissance collectée correspondante s'écrit :

\mathcal{P}_{\text{avec}} = \mathcal{I} \, S_{\text{avec}} \approx \mathcal{I} \, 2\pi b D

Le facteur d'amplification \mu est alors donné par le rapport de ces deux puissances :

\mu = \frac{\mathcal{P}_{\text{avec}}}{\mathcal{P}_{\text{sans}}} = \frac{2\pi b D}{\frac{\pi D^2}{4}} = \frac{8b}{D}
\boxed{\mu = \frac{8 b}{D}}

3. Application numérique : Pour b = R_s = 6{,}96 \times 10^8\text{ m} et D = 1{,}0\text{ m} :

\mu = \frac{8 \times 6{,}96 \times 10^8}{1{,}0} \approx 5{,}6 \times 10^9
\boxed{\mu \approx 5{,}6 \times 10^9}

Commentaire : Ce facteur d'amplification est colossal (de l'ordre de 10^{10}, soit un gain de près de 24 magnitudes astronomiques). La lentille gravitationnelle agit comme un collecteur géant dont l'aire efficace équivaut à celle d'un anneau de circonférence 2\pi R_s \approx 4{,}4 \times 10^9\text{ m} et de largeur D = 1\text{ m}. Cette concentration de lumière permet à un télescope d'ouverture modeste (1\text{ m}) de détecter les flux lumineux extrêmement faibles émis par une exoplanète située à des dizaines d'années-lumière.

Résultat

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Partie C : Propulsion de la sonde

I · Pression de radiation

Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : photon, quantité de mouvement

Rappeler l'expression de l'énergie et l'expression de la norme de la quantité de mouvement d'un photon associé à cette onde lumineuse en fonction de et de constantes fondamentales.

Voir l'indice

Rappeler les relations quantiques fondamentales de Planck-Einstein E = h c / \lambda et de De Broglie p = h / \lambda.

Voir la réponse courte

Rappel des relations fondamentales de Planck-Einstein E = hc/\lambda et de de Broglie p = h/\lambda.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie E d'un photon associé à une onde monochromatique de fréquence \nu = \frac{c}{\lambda} dans le vide s'écrit :

\boxed{E = \frac{h c}{\lambda}}

Le photon ayant une masse propre nulle, la relation relativiste énergie-impulsion E^2 = p^2 c^2 + m^2 c^4 se simplifie en E = p c. La norme p de sa quantité de mouvement (ou impulsion) est donc donnée par :

\boxed{p = \frac{E}{c} = \frac{h}{\lambda}}

où h désigne la constante de Planck et c la célérité de la lumière dans le vide.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : flux de photons, pression de radiation

Exprimer le nombre de photons qui se réfléchissent sur la voile pendant une durée en fonction de , , , , , et .

Voir l'indice

Déterminer l'énergie totale reçue pendant \delta t sur la surface projetée S\cos\beta, puis diviser par l'énergie unitaire d'un photon.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la surface apparente de la voile perpendiculaire à la direction de propagation du faisceau incident pour obtenir la puissance lumineuse interceptée.
  2. Calculer l'énergie lumineuse totale \delta \mathcal{E} reçue par la voile pendant la durée \delta t.
  3. En déduire le nombre de photons \delta N en divisant l'énergie totale par l'énergie d'un photon déterminée à la question précédente.
Voir la réponse courte

Bilan d'énergie incidente sur la voile inclinée pour exprimer le nombre de photons réfléchis \delta N = (I_s S \cos\beta\,\delta t)/(hc/\lambda).

Voir le corrigé complet

L'onde lumineuse transporte une puissance surfacique I_s définie à travers une surface orthogonale à la direction de propagation.

La voile plane, de surface S, est inclinée d'un angle \beta par rapport à cette onde : l'angle entre le vecteur normal \vec{u} à la voile et la direction incidente vaut \beta. La surface efficace (ou section efficace) interceptant le faisceau lumineux est donc :

S_{\perp} = S \cos\beta

La puissance lumineuse reçue par la voile s'écrit alors :

\mathcal{P} = I_s S_{\perp} = I_s S \cos\beta

Pendant une durée élémentaire \delta t, l'énergie lumineuse totale reçue (et intégralement réfléchie, la voile étant supposée parfaitement réfléchissante) est :

\delta \mathcal{E} = \mathcal{P}\,\delta t = I_s S \cos\beta\,\delta t

D'après la question Q23, l'énergie d'un photon associé à cette onde lumineuse est :

E = \frac{h c}{\lambda}

Le nombre de photons \delta N frappant la voile pendant la durée \delta t est le quotient de l'énergie totale reçue par l'énergie d'un photon :

\delta N = \frac{\delta \mathcal{E}}{E} = \frac{I_s S \cos\beta\,\delta t}{\dfrac{h c}{\lambda}}

On obtient ainsi :

\boxed{\delta N = \frac{I_s \lambda S \cos\beta\,\delta t}{h c}}

Résultat

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Question 25

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : pression de radiation, quantité de mouvement

Montrer que la force exercée par les photons sur la voile s'identifie à une force de pression, associée à une pression de radiation d'expression :

Voir l'indice

Appliquer le théorème de la quantité de mouvement aux photons incidents et réfléchis pour déterminer la force normale exercée sur la paroi, puis diviser par la surface S.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la variation de quantité de mouvement d'un photon lors d'une réflexion spéculaire sur la voile plane.
  2. Appliquer le principe fondamental de la dynamique (ou le bilan de quantité de mouvement) à la voile pour en déduire la force moyenne exercée par les \delta N photons durant \delta t.
  3. Constater que la force est normale à la surface et proportionnelle à celle-ci pour identifier la pression de radiation p_r.
Voir la réponse courte

Variation de quantité de mouvement normale à la voile par réflexion élastique des photons et déduction de p_r = (2I_s/c)\cos^2\beta.

Voir le corrigé complet

Considérons la collision élastique (réflexion spéculaire) d'un photon sur la voile parfaitement réfléchissante. Choisissons un repère orthonormé (O, \vec{e}_x, \vec{e}_y) où \vec{e}_x est le vecteur unitaire normal au plan de la voile, dirigé dans le sens du faisceau réfléchi (vers l'arrière de la voile par rapport au flux incident).

D'après la figure 10, le vecteur quantité de mouvement d'un photon incident s'écrit :

\vec{p}_{\text{inc}} = p \cos\beta\,\vec{e}_x + p \sin\beta\,\vec{e}_y

où p = \frac{h}{\lambda} d'après la question Q23.

La réflexion étant parfaitement spéculaire, la composante tangentielle de la quantité de mouvement est conservée tandis que la composante normale est inversée :

\vec{p}_{\text{réfl}} = -p \cos\beta\,\vec{e}_x + p \sin\beta\,\vec{e}_y

La variation de quantité de mouvement subie par un photon lors du choc est donc :

\Delta \vec{p}_{\text{photon}} = \vec{p}_{\text{réfl}} - \vec{p}_{\text{inc}} = -2 p \cos\beta\,\vec{e}_x

Par principe des actions réciproques (ou par conservation de la quantité de mouvement totale du système isolé \{\text{voile} + \text{photons}\}), la quantité de mouvement transmise à la voile par un photon vaut :

\delta \vec{p}_{\text{voile, 1}} = -\Delta \vec{p}_{\text{photon}} = 2 p \cos\beta\,\vec{e}_x

Pendant la durée \delta t, le nombre de photons se réfléchissant sur la voile est \delta N. La variation totale de quantité de mouvement de la voile s'écrit donc :

\delta \vec{p}_{\text{voile}} = \delta N \times \delta \vec{p}_{\text{voile, 1}} = 2 p \cos\beta\,\delta N\,\vec{e}_x

En utilisant les expressions obtenues aux questions Q23 et Q24 (p = \frac{h}{\lambda} et \delta N = \frac{I_s \lambda S \cos\beta\,\delta t}{h c}), on obtient :

\begin{aligned} \delta \vec{p}_{\text{voile}} &= 2 \left(\frac{h}{\lambda}\right) \cos\beta \times \left(\frac{I_s \lambda S \cos\beta\,\delta t}{h c}\right) \vec{e}_x \\ &= \frac{2 I_s \cos^2\beta}{c} S\,\delta t\,\vec{e}_x \end{aligned}

La force moyenne exercée par les photons sur la voile est :

\vec{F} = \frac{\delta \vec{p}_{\text{voile}}}{\delta t} = \frac{2 I_s \cos^2\beta}{c} S\,\vec{e}_x

Cette force est proportionnelle à l'aire S de la surface et dirigée selon la normale \vec{e}_x. Elle s'identifie donc à une force de pression \vec{F} = p_r S \vec{e}_x, associée à la pression de radiation :

\boxed{p_r = \frac{2 I_s \cos^2 \beta}{c}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : pression de radiation, confrontation expérimentale

Comparer le résultat obtenu à la question précédente avec le résultat de cette expérience. Commenter.

Voir l'indice

Calculer la force théorique F = p_r S = 2 I_s S / c pour une incidence normale (\beta=0) et confronter le résultat à la mesure expérimentale de la sonde IKAROS.

Voir la stratégie
  1. Calculer la force théorique F_{\mathrm{th}} = p_r S prédite par le modèle de la voile parfaitement réfléchissante avec les données numériques de la mission IKAROS.
  2. Comparer cette valeur à la force mesurée expérimentalement F_{\exp} = 1{,}12\text{ mN}.
  3. Commenter l'écart observé en discutant les hypothèses simplificatrices du modèle (réflexion parfaite, planéité, réémission thermique).
Voir la réponse courte

Comparaison de la valeur théorique avec les données expérimentales et validation du modèle de réflexion spéculaire.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, pour une incidence normale (\beta = 0), la pression de radiation exercée sur une voile plane parfaitement réfléchissante vaut :

p_r = \frac{2 I_s}{c}

La force totale théorique exercée sur la voile de surface S s'écrit donc :

F_{\mathrm{th}} = p_r S = \frac{2 I_s S}{c}

Avec les valeurs numériques fournies :

  • I_s = 1{,}36 \times 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} ;
  • S = 173\text{ m}^2 ;
  • c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

On obtient :

\begin{aligned} p_r &= \frac{2 \times 1{,}36 \times 10^3}{3{,}00 \times 10^8} \approx 9{,}07 \times 10^{-6}\text{ Pa} = 9{,}07\ \mu\text{Pa} \\ F_{\mathrm{th}} &= 9{,}067 \times 10^{-6} \times 173 \approx 1{,}57 \times 10^{-3}\text{ N} = 1{,}57\text{ mN} \end{aligned}
\boxed{F_{\mathrm{th}} \approx 1{,}57\text{ mN}}

L'expérience IKAROS a mesuré une force de F_{\exp} = 1{,}12\text{ mN}. L'écart relatif vaut :

\frac{F_{\mathrm{th}} - F_{\exp}}{F_{\mathrm{th}}} = \frac{1{,}57 - 1{,}12}{1{,}57} \approx 29\,\%

Commentaires :

  • Accord sur l'ordre de grandeur : La valeur théorique est du même ordre de grandeur que la mesure (1{,}57\text{ mN} contre 1{,}12\text{ mN}), ce qui valide l'origine physique de la force propulsive par pression de radiation solaire.
  • Origine de la surestimation théorique : La force mesurée est inférieure à la force théorique (F_{\exp} < F_{\mathrm{th}}), ce qui s'explique par les limites du modèle idéal :

    • La voile n'est pas parfaitement réfléchissante : une partie du rayonnement incident est absorbée (ce qui ne transfère qu'une quantité de mouvement \delta p = p au lieu de 2p, divisant par deux la contribution de ces photons) ;
    • La réflexion n'est pas purement spéculaire (diffusion) et la voile subit une réémission thermique infrarouge sur ses deux faces ;
    • La membrane de la voile n'est pas rigoureusement plane (ondulations, plis, courbure sous tension centrifuge et radiative).

Résultat

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II · Voile solaire orthogonale au rayonnement solaire

Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : troisième loi de kepler, vitesse orbitale

Montrer que :

Rappeler le nom de cette loi. Déduire l'expression de la vitesse de la sonde sur son orbite, en fonction de , et .

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe normal de Frenet pour une trajectoire circulaire et retrouver la troisième loi de Kepler.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la deuxième loi de Newton à la sonde sur son orbite circulaire dans le référentiel héliocentrique galiléen afin d'obtenir la relation entre le rayon R_T et la pulsation orbitale \omega_T.
  2. Identifier la relation avec la troisième loi de Kepler exprimée sous forme pulsationnelle.
  3. Relier la vitesse orbitale v_T au rayon R_T et à la pulsation \omega_T pour en déduire son expression.
Voir la réponse courte

PFD en orbite circulaire : accélération normale v^2/R_T = GM_s/R_T^2, obtention de la 3e loi de Kepler et de v_T.

Voir le corrigé complet

On étudie la sonde assimilée à un point matériel M de masse m dans le référentiel héliocentrique, supposé galiléen. Elle est repérée par ses coordonnées polaires (r, \theta) de centre O et de base locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta).

Avant le déploiement de la voile, la sonde est uniquement soumise à la force d'attraction gravitationnelle exercée par le Soleil :

\vec{F}_g = - \frac{G M_s m}{R_T^2}\,\vec{e}_r

L'orbite étant circulaire de rayon r(t) = R_T, le vecteur position s'écrit \vec{OM} = R_T \vec{e}_r. Le vecteur accélération s'exprime par :

\vec{a} = (\ddot{r} - r\dot{\theta}^2)\,\vec{e}_r + (r\ddot{\theta} + 2\dot{r}\dot{\theta})\,\vec{e}_\theta = - R_T \omega_T^2\,\vec{e}_r + R_T \ddot{\theta}\,\vec{e}_\theta

où \omega_T = \dot{\theta} désigne la vitesse angulaire (ou pulsation) du mouvement.

D'après le principe fondamental de la dynamique :

m\vec{a} = \vec{F}_g

La projection selon \vec{e}_\theta donne \ddot{\theta} = 0, soit une pulsation \omega_T = \text{cste} (le mouvement est donc circulaire uniforme).

La projection selon le vecteur radial \vec{e}_r conduit à :

- m R_T \omega_T^2 = - \frac{G M_s m}{R_T^2}

d'où, en simplifiant par m et en multipliant par R_T^2 :

\boxed{R_T^3 \omega_T^2 = G M_s}

Cette relation s'identifie à la troisième loi de Kepler (ou loi des périodes), que l'on retrouve sous sa forme usuelle en posant \omega_T = \frac{2\pi}{T} :

\frac{T^2}{R_T^3} = \frac{4\pi^2}{G M_s}

Le mouvement étant circulaire, la norme de la vitesse orbitale de la sonde s'écrit v_T = R_T \omega_T. En injectant \omega_T = \sqrt{\frac{G M_s}{R_T^3}}, on en déduit :

\boxed{v_T = \sqrt{\frac{G M_s}{R_T}}}

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
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  • Question de cours
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Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : moment cinétique, loi des aires

Montrer que le moment cinétique de la sonde par rapport à l'axe se conserve. Montrer que la grandeur vérifie la relation .

Voir l'indice

Justifier que le moment de la force centrale par rapport au centre attracteur est nul, assurant la conservation de la constante des aires.

Voir la stratégie
  1. Faire le bilan des forces extérieures appliquées à la sonde dans le référentiel héliocentrique galiléen et montrer que la force totale est centrale de centre O.
  2. Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire par rapport à l'axe (Oz) (ou vectoriel en O) pour en déduire la conservation de L_z.
  3. Exprimer le vecteur vitesse en coordonnées polaires pour calculer \vec{L}_O, puis identifier L_z et en déduire l'expression de C = \frac{|L_z|}{m}.
Voir la réponse courte

La force est centrale donc le moment cinétique est conservé, d'où la constante des aires C = r^2 |\dot{\theta}|.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel héliocentrique supposé galiléen, la sonde assimilée à un point matériel M de masse m est soumise à deux forces :

  • l'attraction gravitationnelle du Soleil : \vec{F}_g = - \dfrac{G M_s m}{r^2} \vec{e}_r ;
  • la force de pression de radiation : \vec{F}_r = p_T \dfrac{R_T^2}{r^2} S \vec{e}_r.

La force totale résultante s'écrit :

\vec{F} = \vec{F}_g + \vec{F}_r = \left( -\frac{G M_s m}{r^2} + p_T \frac{R_T^2 S}{r^2} \right) \vec{e}_r

Cette force est colinéaire à \vec{e}_r à chaque instant : il s'agit donc d'une force centrale de centre O.

Le moment de la force \vec{F} par rapport à l'axe (Oz) est donné par :

\mathcal{M}_z(\vec{F}) = \left( \vec{OM} \times \vec{F} \right) \cdot \vec{e}_z = \left( r \vec{e}_r \times F_r \vec{e}_r \right) \cdot \vec{e}_z = 0

D'après le théorème du moment cinétique scalaire appliqué à la sonde par rapport à l'axe (Oz) fixe dans le référentiel galiléen :

\frac{\mathrm{d}L_z}{\mathrm{d}t} = \mathcal{M}_z(\vec{F}) = 0

Le moment cinétique L_z de la sonde par rapport à l'axe (Oz) est donc une constante du mouvement.

En coordonnées polaires dans le plan (xOy), le vecteur position et le vecteur vitesse s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{OM} &= r \vec{e}_r \\ \vec{v} &= \dot{r} \vec{e}_r + r \dot{\theta} \vec{e}_\theta \end{aligned}

Le moment cinétique de la sonde par rapport à O vaut :

\begin{aligned} \vec{L}_O &= \vec{OM} \times (m \vec{v}) \\ &= r \vec{e}_r \times m \left( \dot{r} \vec{e}_r + r \dot{\theta} \vec{e}_\theta \right) \\ &= m r^2 \dot{\theta} \vec{e}_z \end{aligned}

La composante selon l'axe (Oz) est donc :

L_z = \vec{L}_O \cdot \vec{e}_z = m r^2 \dot{\theta}

On en déduit l'expression de la constante des aires C :

\boxed{C = \frac{|L_z|}{m} = r^2 |\dot{\theta}|}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
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Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle, force newtonienne

Déterminer l'expression de l'énergie potentielle associée à la somme de la force gravitationnelle et de la force due à la pression de radiation subies par la sonde, en fonction de , , , , , et . On prendra une énergie potentielle nulle à l'infini.

Voir l'indice

Intégrer le travail élémentaire de la force totale (gravitationnelle attractive et radiative répulsive) en imposant la condition limite de nullité à l'infini.

Voir la réponse courte

Les deux forces sont en 1/r^2 : intégration pour trouver l'énergie potentielle globale E_p(r) = -(GM_s m - p_T S R_T^2)/r.

Voir le corrigé complet

La sonde est soumise à deux forces centrales dirigées selon la direction radiale \vec{e}_r :

  • la force d'attraction gravitationnelle exercée par le Soleil :

    \vec{F}_g = -\frac{G M_s m}{r^2} \vec{e}_r
  • la force répulsive issue de la pression de radiation sur la voile solaire :

    \vec{F}_r = p_T \frac{R_T^2}{r^2} S \vec{e}_r

La force totale s'écrit donc :

\vec{F}_{\text{tot}} = \vec{F}_g + \vec{F}_r = \left( -\frac{G M_s m}{r^2} + \frac{p_T R_T^2 S}{r^2} \right) \vec{e}_r

Ces forces dérivent d'une énergie potentielle E_p(r) telle que \vec{F}_{\text{tot}} = -\vec{\nabla} E_p = -\dfrac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}r}\vec{e}_r, ce qui conduit à :

\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}r} = \frac{G M_s m - p_T R_T^2 S}{r^2}

En intégrant par rapport à r, on obtient :

E_p(r) = -\frac{G M_s m - p_T R_T^2 S}{r} + \text{cte}

La condition d'une énergie potentielle nulle à l'infini (E_p(r \to +\infty) = 0) impose une constante d'intégration nulle. Ainsi :

\boxed{E_p(r) = -\frac{G M_s m}{r} + \frac{p_T R_T^2 S}{r} = -\frac{G M_s m - p_T R_T^2 S}{r}}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
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Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle effective, énergie mécanique

Montrer que l'énergie mécanique de la sonde se met sous la forme

et exprimer l'énergie potentielle effective en fonction de , , , , , , et .

Voir l'indice

Exprimer l'énergie cinétique en coordonnées polaires, éliminer la vitesse angulaire \dot{\theta} au profit de C, et regrouper les termes dépendant uniquement de r.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique du point matériel M en coordonnées polaires planes (r, \theta).
  2. Éliminer la vitesse angulaire \dot{\theta} au profit de la constante des aires C établie à la question Q28.
  3. Sommer l'énergie cinétique et l'énergie potentielle E_p(r) obtenue à la question Q29 pour identifier E_{p,\mathrm{eff}}(r).
Voir la réponse courte

Décomposition de l'énergie cinétique en coordonnées polaires et identification de E_{p,\mathrm{eff}}(r) = E_p(r) + mC^2/(2r^2).

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel héliocentrique muni de la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta), le vecteur vitesse du point matériel M s'écrit :

\vec{v} = \dot{r} \vec{e}_r + r\dot{\theta} \vec{e}_\theta

L'énergie cinétique de la sonde est donc :

E_c = \frac{1}{2} m \vec{v}^{\,2} = \frac{1}{2} m \dot{r}^2 + \frac{1}{2} m r^2 \dot{\theta}^2

D'après la question Q28, la constante des aires s'exprime par C = r^2 |\dot{\theta}|, ce qui permet d'écrire la composante orthoradiale de la vitesse sous la forme :

r |\dot{\theta}| = \frac{C}{r} \implies \frac{1}{2} m r^2 \dot{\theta}^2 = \frac{m C^2}{2 r^2}

L'énergie mécanique de la sonde s'écrit comme la somme de son énergie cinétique et de son énergie potentielle E_p(r) déterminée à la question Q29 :

\begin{aligned} E_m &= E_c + E_p(r) \\ &= \frac{1}{2} m \dot{r}^2 + \frac{m C^2}{2 r^2} - \frac{G M_s m - p_T R_T^2 S}{r} \end{aligned}

On met ainsi en évidence la forme demandée :

E_m = \frac{1}{2} m \dot{r}^2 + E_{p,\mathrm{eff}}(r)

où l'énergie potentielle effective a pour expression :

\boxed{E_{p,\mathrm{eff}}(r) = \frac{m C^2}{2 r^2} - \frac{G M_s m - p_T R_T^2 S}{r}}

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
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Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : énergie potentielle effective, état lié

Montrer que l'énergie potentielle effective admet un extremum si est inférieure à une valeur limite . Tracer alors, sans justification, l'allure de l'énergie potentielle effective en fonction de dans le cas où . Donner enfin, sans justification, la nature de la trajectoire de la sonde selon la valeur de son énergie mécanique.

Voir l'indice

Dériver l'expression de E_{p,\mathrm{eff}}(r) par rapport à r, chercher la condition d'existence d'une racine positive, et caractériser les états liés ou libres selon le signe de l'énergie mécanique.

Voir la stratégie
  1. Dériver l'énergie potentielle effective établie à la question Q30 par rapport à r et déterminer la condition d'existence d'une position d'annulation pour r > 0.
  2. Tracer l'allure caractéristique de E_{p,\mathrm{eff}}(r) présentant la barrière centrifuge en 1/r^2 à courte distance et le puits attractif en -1/r à longue distance.
  3. Identifier les différents régimes de mouvement (orbite circulaire, elliptique, parabolique ou hyperbolique) selon la valeur de l'énergie mécanique E_m par analogie avec le mouvement képlérien classique.
Voir la réponse courte

Dérivée de E_{p,\mathrm{eff}}, condition d'annulation, tracé de la courbe et discussion des trajectoires selon le signe de E_m.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q30, l'énergie potentielle effective s'écrit :

E_{p,\mathrm{eff}}(r) = \frac{m C^2}{2 r^2} - \frac{G M_s m - p_T R_T^2 S}{r}.

Posons la constante K = G M_s m - p_T R_T^2 S. La dérivée de E_{p,\mathrm{eff}} par rapport à r vaut :

\frac{\mathrm{d}E_{p,\mathrm{eff}}}{\mathrm{d}r}(r) = -\frac{m C^2}{r^3} + \frac{K}{r^2} = \frac{1}{r^3}\left(K r - m C^2\right).

Un extremum existe pour une distance r_{\mathrm{ext}} > 0 si et seulement si l'équation K r_{\mathrm{ext}} - m C^2 = 0 admet une solution strictement positive. Comme m C^2 > 0, cela impose :

K > 0 \iff G M_s m - p_T R_T^2 S > 0 \iff S < \frac{G M_s m}{p_T R_T^2}.

L'énergie potentielle effective admet donc un extremum si S < S_{\mathrm{lim}} avec :

\boxed{S_{\mathrm{lim}} = \frac{G M_s m}{p_T R_T^2}}

Pour S < S_{\mathrm{lim}}, cet extremum est atteint en r_0 = \frac{m C^2}{K} > 0 et correspond à un minimum d'énergie :

E_{p,\mathrm{eff},\min} = -\frac{K^2}{2 m C^2} < 0.

Allure de E_{p,\mathrm{eff}}(r) pour S < S_{\mathrm{lim}} :

Nature de la trajectoire de la sonde selon E_m : Le mouvement n'est possible que dans les domaines où l'énergie cinétique radiale \frac{1}{2}m\dot{r}^2 = E_m - E_{p,\mathrm{eff}}(r) \ge 0 :

  • Si E_m < E_{p,\mathrm{eff},\min} : mouvement impossible.
  • Si E_m = E_{p,\mathrm{eff},\min} : le rayon est constant (r = r_0), la trajectoire est un cercle.
  • Si E_{p,\mathrm{eff},\min} < E_m < 0 : état lié, le rayon oscille entre deux valeurs extrêmes (r_p \le r \le r_a), la trajectoire est une ellipse.
  • Si E_m = 0 : état de diffusion limite, la sonde peut s'éloigner à l'infini avec une vitesse résiduelle nulle, la trajectoire est une parabole.
  • Si E_m > 0 : état de diffusion, la sonde s'éloigne à l'infini avec une vitesse résiduelle non nulle, la trajectoire est une hyperbole.

Résultat

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Question 32

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : vitesse de libération, énergie mécanique

Exprimer l'énergie mécanique de la sonde juste après l'ouverture de la voile solaire. Expliciter la condition sur cette énergie mécanique pour que la sonde puisse atteindre l'infini. En déduire la surface minimale de la voile de la sonde.

Voir l'indice

Écrire l'énergie mécanique totale au moment du déploiement en additionnant l'énergie cinétique orbitale initiale et la nouvelle énergie potentielle, puis imposer E_m \ge 0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique E_m(0^+) juste après le déploiement de la voile à partir de la vitesse orbitale v_T (la vitesse et la position étant continues lors de l'ouverture instantanée) et de l'énergie potentielle déterminée à la question Q29.
  2. Traduire la condition énergétique simplifiée demandée par l'énoncé pour atteindre l'infini (E_m \ge E_{p,\mathrm{eff}}(\infty) = 0).
  3. Isoler la surface S pour en déduire la surface minimale S_{\min} et procéder à l'application numérique.
Voir la réponse courte

Condition de diffusion E_m \ge 0 immédiatement après déploiement de la voile pour trouver la surface minimale S_{\min}.

Voir le corrigé complet

À l'instant t = 0^+, juste après l'ouverture de la voile, la sonde se trouve toujours à la distance r(0^+) = R_T, avec une vitesse radiale nulle (\dot{r}(0^+) = 0) et une vitesse orthoradiale inchangée égale à la vitesse circulaire v_T.

L'énergie cinétique de la sonde vaut alors :

E_c(0^+) = \frac{1}{2} m v_T^2 = \frac{G M_s m}{2 R_T}

d'après l'expression de v_T établie à la question Q27.

D'après la question Q29, l'énergie potentielle au rayon R_T s'écrit :

E_p(R_T) = -\frac{G M_s m - p_T R_T^2 S}{R_T} = -\frac{G M_s m}{R_T} + p_T R_T S

L'énergie mécanique de la sonde juste après l'ouverture de la voile est donc :

E_m = E_c(0^+) + E_p(R_T) = \frac{G M_s m}{2 R_T} - \frac{G M_s m}{R_T} + p_T R_T S
\boxed{E_m = -\frac{G M_s m}{2 R_T} + p_T R_T S}

Puisque l'énergie potentielle effective tend vers zéro à l'infini (E_{p,\mathrm{eff}}(r) \xrightarrow[r \to \infty]{} 0) et que l'énergie cinétique est nécessairement positive ou nulle, la condition pour que la sonde dispose de suffisamment d'énergie pour atteindre l'infini s'écrit :

\boxed{E_m \ge 0}

On en déduit immédiatement la condition sur la surface de la voile :

p_T R_T S \ge \frac{G M_s m}{2 R_T} \iff S \ge \frac{G M_s m}{2 p_T R_T^2}

La surface minimale requise est donc :

\boxed{S_{\min} = \frac{G M_s m}{2 p_T R_T^2} = \frac{1}{2} S_{\mathrm{lim}}}

Application numérique :

\begin{aligned} G &= 6{,}67 \times 10^{-11}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{s}^{-2} \\ M_s &= 1{,}99 \times 10^{30}\text{ kg} \\ m &= 50\text{ kg} \\ p_T &= 8{,}0 \times 10^{-6}\text{ Pa} \\ R_T &= 1{,}50 \times 10^{11}\text{ m} \end{aligned}
S_{\min} = \frac{6{,}67 \times 10^{-11} \times 1{,}99 \times 10^{30} \times 50}{2 \times 8{,}0 \times 10^{-6} \times (1{,}50 \times 10^{11})^2} \approx 1{,}84 \times 10^4\text{ m}^2
\boxed{S_{\min} \approx 1{,}8 \times 10^4\text{ m}^2}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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III · Influence de l'orientation de la voile sur le mouvement

Question 33

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : équation du mouvement, adimensionnement

Montrer que l'équation du mouvement se met sous la forme

On exprimera la constante réelle positive en fonction des paramètres du problème. Proposer une signification physique pour .

Voir l'indice

Adimensionner le temps par \tau = \omega_T t et le rayon par \rho = r/R_T, puis identifier le facteur \eta comme le rapport de la force de radiation sur la gravitation à l'orbite terrestre.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la sonde dans le référentiel héliocentrique en prenant en compte l'attraction gravitationnelle solaire et la force de pression de radiation.
  2. Réécrire la dérivée temporelle seconde en fonction de la variable adimensionnée \tau = \omega_T t et exploiter la troisième loi de Kepler établie à la question Q27 pour simplifier l'expression.
  3. Identifier par identification le paramètre \eta et expliciter sa signification physique en comparant les deux forces en jeu.
Voir la réponse courte

Écriture du PFD en variables adimensionnées et identification de \eta comme rapport de la force radiative sur la gravitation.

Voir le corrigé complet

On étudie le système constitué par la sonde de masse m, assimilée à un point matériel M, dans le référentiel héliocentrique supposé galiléen.

La sonde est soumise à deux forces :

  • la force d'attraction gravitationnelle exercée par le Soleil :

    \vec{F}_g = -\frac{G M_s m}{r^2}\,\vec{e}_r
  • la force de pression de radiation exercée sur la voile :

    \vec{F}_r = p_T \frac{R_T^2}{r^2} \cos^2\beta\, S\,\vec{u}

Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}^2 \vec{OM}}{\mathrm{d}t^2} = \vec{F}_g + \vec{F}_r = -\frac{G M_s m}{r^2}\,\vec{e}_r + p_T \frac{R_T^2}{r^2} \cos^2\beta\, S\,\vec{u}

soit, en divisant par m :

\frac{\mathrm{d}^2 \vec{OM}}{\mathrm{d}t^2} = -\frac{G M_s}{r^2}\,\vec{e}_r + \frac{p_T R_T^2 S}{m r^2} \cos^2\beta\,\vec{u}

Introduisons les variables adimensionnées \vec{\rho} = \frac{\vec{OM}}{R_T} (de norme \rho = \frac{r}{R_T}) et \tau = \omega_T t. Les dérivées temporelles s'écrivent :

\frac{\mathrm{d}\vec{OM}}{\mathrm{d}t} = R_T \frac{\mathrm{d}\vec{\rho}}{\mathrm{d}\tau} \frac{\mathrm{d}\tau}{\mathrm{d}t} = R_T \omega_T \frac{\mathrm{d}\vec{\rho}}{\mathrm{d}\tau} \quad \Longrightarrow \quad \frac{\mathrm{d}^2 \vec{OM}}{\mathrm{d}t^2} = R_T \omega_T^2 \frac{\mathrm{d}^2\vec{\rho}}{\mathrm{d}\tau^2}

Or, d'après la troisième loi de Kepler (question Q27), R_T^3 \omega_T^2 = G M_s, ce qui donne R_T \omega_T^2 = \frac{G M_s}{R_T^2}. L'équation du mouvement devient :

\frac{G M_s}{R_T^2} \frac{\mathrm{d}^2\vec{\rho}}{\mathrm{d}\tau^2} = -\frac{G M_s}{R_T^2 \rho^2}\,\vec{e}_r + \frac{p_T R_T^2 S}{m R_T^2 \rho^2} \cos^2\beta\,\vec{u}

En divisant les deux membres par \frac{G M_s}{R_T^2}, on obtient :

\frac{\mathrm{d}^2 \vec{\rho}}{\mathrm{d}\tau^2} = -\frac{1}{\rho^2} \vec{e}_r + \frac{p_T R_T^2 S}{G M_s m} \frac{1}{\rho^2} \cos^2\beta\,\vec{u}

Cette équation est bien de la forme attendue :

\frac{\mathrm{d}^2 \vec{\rho}}{\mathrm{d}\tau^2} = -\frac{1}{\rho^2} \vec{e}_r + \frac{\eta}{\rho^2} \cos^2\beta\,\vec{u}

avec :

\boxed{\eta = \frac{p_T R_T^2 S}{G M_s m}}

Signification physique de \eta : Considérons le cas où la voile est orthogonale au rayonnement solaire (\beta = 0). Les deux forces ont alors la même direction radiale et leurs normes valent respectivement :

F_r(\beta=0) = \frac{p_T R_T^2 S}{r^2} \quad \text{et} \quad F_g = \frac{G M_s m}{r^2}

Le rapport de ces deux forces est :

\frac{F_r(\beta=0)}{F_g} = \frac{p_T R_T^2 S}{G M_s m} = \eta

Ainsi, la constante sans dimension \eta représente le rapport entre la force de pression de radiation maximale (à incidence normale \beta = 0) et la force d'attraction gravitationnelle exercée par le Soleil sur la sonde.

Résultat

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Question 34

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : système différentiel, mise sous forme d'état

Montrer que l'équation différentielle trouvée à la question précédente peut se réécrire sous la forme d'un système de quatre équations différentielles du premier ordre portant sur les grandeurs , , et .

Voir l'indice

Projeter l'accélération en base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) et introduire les dérivées premières comme variables d'état pour obtenir un système d'ordre un.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur unitaire \vec{u} dans la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) à l'aide de l'angle \beta.
  2. Calculer l'accélération adimensionnée \frac{\mathrm{d}^2\vec{\rho}}{\mathrm{d}\tau^2} en coordonnées polaires par rapport à la variable adimensionnée \tau.
  3. Projeter l'équation du mouvement établie à la question Q33 sur la base polaire pour obtenir deux équations du second ordre en \rho(\tau) et \theta(\tau).
  4. Réécrire ces deux équations du second ordre sous la forme d'un système standard de quatre équations différentielles du premier ordre portant sur \rho, \theta, \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}\tau} et \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau}.
Voir la réponse courte

Projection de l'accélération en coordonnées polaires pour former un système différentiel d'ordre 1 à 4 inconnues.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 11 de l'énoncé, l'angle orienté entre les vecteurs unitaires est (\vec{e}_r, \vec{u}) = \beta. Le vecteur unitaire \vec{u} se décompose donc dans la base polaire (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta) selon :

\vec{u} = \cos\beta\,\vec{e}_r + \sin\beta\,\vec{e}_\theta

Le vecteur position adimensionné s'écrit \vec{\rho} = \rho\,\vec{e}_r. En dérivant successivement par rapport au temps adimensionné \tau, sachant que \frac{\mathrm{d}\vec{e}_r}{\mathrm{d}\tau} = \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau}\,\vec{e}_\theta et \frac{\mathrm{d}\vec{e}_\theta}{\mathrm{d}\tau} = -\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau}\,\vec{e}_r, on obtient la vitesse puis l'accélération adimensionnées :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\vec{\rho}}{\mathrm{d}\tau} &= \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}\tau}\vec{e}_r + \rho\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau}\vec{e}_\theta \\ \frac{\mathrm{d}^2\vec{\rho}}{\mathrm{d}\tau^2} &= \left( \frac{\mathrm{d}^2\rho}{\mathrm{d}\tau^2} - \rho\left(\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau}\right)^2 \right)\vec{e}_r + \left( \rho\frac{\mathrm{d}^2\theta}{\mathrm{d}\tau^2} + 2\frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}\tau}\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau} \right)\vec{e}_\theta \end{aligned}

L'équation différentielle du mouvement obtenue à la question Q33 s'écrit :

\frac{\mathrm{d}^2\vec{\rho}}{\mathrm{d}\tau^2} = -\frac{1}{\rho^2}\vec{e}_r + \frac{\eta}{\rho^2}\cos^2\beta\,\vec{u} = \left( -\frac{1}{\rho^2} + \frac{\eta}{\rho^2}\cos^3\beta \right)\vec{e}_r + \left( \frac{\eta}{\rho^2}\cos^2\beta\sin\beta \right)\vec{e}_\theta

Par identification selon chaque composante de la base polaire, on en déduit les deux équations du second ordre :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}^2\rho}{\mathrm{d}\tau^2} - \rho\left(\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau}\right)^2 &= -\frac{1}{\rho^2} + \frac{\eta}{\rho^2}\cos^3\beta \\ \rho\frac{\mathrm{d}^2\theta}{\mathrm{d}\tau^2} + 2\frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}\tau}\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau} &= \frac{\eta}{\rho^2}\cos^2\beta\sin\beta \end{aligned}

En introduisant les grandeurs \rho, \theta, v_\rho = \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}\tau} et \omega_\theta = \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau}, ces deux équations du second ordre se réécrivent sous la forme d'un système de quatre équations différentielles du premier ordre :

\boxed{ \left\{ \begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}\tau} &= v_\rho \\[6pt] \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau} &= \omega_\theta \\[6pt] \frac{\mathrm{d}v_\rho}{\mathrm{d}\tau} &= \rho\,\omega_\theta^2 - \frac{1}{\rho^2} + \frac{\eta}{\rho^2}\cos^3\beta \\[6pt] \frac{\mathrm{d}\omega_\theta}{\mathrm{d}\tau} &= -\frac{2}{\rho}\,v_\rho\,\omega_\theta + \frac{\eta}{\rho^3}\cos^2\beta\sin\beta \end{aligned} \right. }

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Python
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : condition initiale, python

Déterminer les valeurs à des grandeurs , , et . En déduire la liste à fournir à la ligne 7 du code de la figure 12.

Voir l'indice

Traduire les conditions initiales du mouvement circulaire terrestre en grandeurs réduites : position initiale unitaire, angle nul, vitesse radiale nulle et vitesse angulaire unitaire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les variables adimensionnées et leurs dérivées par rapport à \tau en fonction des grandeurs physiques (r, \theta, \dot{r}, \dot{\theta}).
  2. Évaluer ces expressions à l'instant initial t = 0 (\tau = 0) à l'aide des conditions initiales fournies dans l'énoncé.
  3. En déduire la syntaxe Python de la liste cond_init.
Voir la réponse courte

Détermination du vecteur d'état initial Y_0 = [1, 0, 0, 1] pour le schéma d'intégration numérique.

Voir le corrigé complet

À l'instant t = 0 (\tau = \omega_T \times 0 = 0), les conditions initiales physiques données par l'énoncé sont :

r(0) = R_T, \quad \theta(0) = 0, \quad \dot{r}(0) = 0, \quad \dot{\theta}(0) = \omega_T

D'après les relations d'adimensionnement \vec{OM} = R_T \vec{\rho} et \tau = \omega_T t, la distance au centre s'écrit r(t) = R_T \rho(\tau), et la dérivation par rapport au temps adimensionné s'exprime par \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\tau} = \frac{1}{\omega_T} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}. Il vient donc :

\begin{aligned} \rho(0) &= \frac{r(0)}{R_T} = \frac{R_T}{R_T} = 1 \\ \theta(0) &= 0 \\ \left.\frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}\tau}\right|_{\tau=0} &= \frac{1}{R_T \omega_T} \dot{r}(0) = 0 \\ \left.\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau}\right|_{\tau=0} &= \frac{1}{\omega_T} \dot{\theta}(0) = \frac{\omega_T}{\omega_T} = 1 \end{aligned}

Les valeurs à \tau = 0 sont donc :

\boxed{\rho(0) = 1, \quad \theta(0) = 0, \quad \left.\frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}\tau}\right|_{\tau=0} = 0, \quad \left.\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau}\right|_{\tau=0} = 1}

Le commentaire de la ligne 6 précise que l'ordre des composantes du vecteur d'état est \left[\rho, \theta, \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}\tau}, \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau}\right]. La ligne 7 du script Python s'écrit par conséquent :

\boxed{\texttt{cond\_init = [1.0, 0.0, 0.0, 1.0]}}

(ou sous forme entière cond_init = [1, 0, 0, 1]).

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Question 36

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Python
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : résolution numérique d'edo, odeint

Proposer un code pour la fonction voile_solaire_beta en respectant la syntaxe attendue par la fonction odeint.

Voir l'indice

Définir la fonction Python renvoyant le vecteur des quatre dérivées temporelles en veillant à l'ordre des arguments requis par la fonction odeint.

Voir la stratégie
  1. Identifier les arguments reçus par la fonction selon l'appel odeint à la ligne 23 de la figure 12 et la notice fournie : le vecteur d'état Y, l'instant adimensionné \tau, puis les paramètres additionnels eta et beta.
  2. Déballer les quatre composantes du vecteur d'état Y = \left(\rho,\, \theta,\, \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}\tau},\, \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau}\right).
  3. Calculer les dérivées temporelles établies à la question précédente (Q34) et retourner le vecteur des dérivées \frac{\mathrm{d}Y}{\mathrm{d}\tau}.
Voir la réponse courte

Définition de la fonction de dérivation vectorielle retournant les dérivées premières pour utilisation dans odeint.

Voir le corrigé complet

D'après l'instruction d'appel fournie dans le script de la figure 12 :

sol = scipy.integrate.odeint(voile_solaire_beta, cond_init, array_temps, args=(eta, beta))

la fonction dérivée appelée par le solveur doit admettre la signature :

\texttt{voile\_solaire\_beta(y, tau, eta, beta)}

où :

  • y est le vecteur d'état à l'instant \tau, contenant respectivement \rho, \theta, \frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}\tau} et \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau} ;
  • tau est l'instant adimensionné \tau (non utilisé explicitement ici car le système est autonome) ;
  • eta et beta sont les paramètres passés via le tuple args.

En appliquant les équations différentielles obtenues à la question Q34 :

def voile_solaire_beta(y, tau, eta, beta):
    rho, theta, drho, dtheta = y

    # Derivees secondes
    d2rho = rho * dtheta**2 - 1.0 / rho**2 + (eta / rho**2) * np.cos(beta)**3
    d2theta = -2.0 / rho * drho * dtheta + (eta / rho**3) * (np.cos(beta)**2) * np.sin(beta)

    return [drho, dtheta, d2rho, d2theta]
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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : voile solaire, force radiative

Expliquer pourquoi lorsque et .

Voir l'indice

Remarquer que pour \beta = \pm 90^\circ, la voile est orientée parallèlement aux rayons solaires (\cos\beta = 0), ce qui annule la force radiative et préserve l'orbite circulaire initiale.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force de pression de radiation pour \beta = \pm 90^\circ et en déduire le bilan des forces s'exerçant sur la sonde.
  2. Identifier le mouvement résultant à partir des conditions initiales établies à la question Q35.
Voir la réponse courte

Pour \beta = \pm 90^\circ, la voile est parallèle aux rayons lumineux : la force de radiation s'annule, l'orbite reste circulaire.

Voir le corrigé complet

Lorsque \beta = \pm 90^\circ = \pm \frac{\pi}{2}, on a \cos\beta = 0.

L'expression de la force de pression de radiation établie dans l'énoncé,

\vec{F}_r = p_T \frac{R_T^2}{r^2} \cos^2(\beta) \, S \vec{u} ,

s'annule donc identiquement :

\vec{F}_r = \vec{0} .

Physiquement, le plan de la voile est alors parallèle aux rayons lumineux incidents (incidence rasante) ; la voile n'intercepte aucun flux lumineux.

La sonde n'est alors soumise qu'à la seule attraction gravitationnelle du Soleil. Or, d'après les conditions initiales déterminées à la question Q35 :

\rho(0) = 1, \quad \theta(0) = 0, \quad \left.\frac{\mathrm{d}\rho}{\mathrm{d}\tau}\right|_{\tau=0} = 0 \quad \text{et} \quad \left.\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}\tau}\right|_{\tau=0} = 1 ,

la sonde se trouve initialement sur l'orbite circulaire képlérienne de rayon R_T avec la vitesse orbitale adéquate.

En l'absence de force perturbatrice, la trajectoire reste cette orbite circulaire de rayon constant \rho(\tau) = 1 pour tout \tau \ge 0. On a donc en particulier à la fin des 5 mois de simulation :

\boxed{\rho_f = 1}

Résultat

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Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : optimisation d'angle, lecture graphique

En utilisant le résultat de cette simulation, déterminer la valeur optimale de , notée , pour que la sonde s'éloigne le plus loin possible du Soleil, ainsi que la valeur optimale de , notée , pour que la sonde s'approche le plus possible du Soleil au bout de 5 mois.

Voir l'indice

Identifier graphiquement sur la figure 13 l'abscisse du pic maximal pour l'éloignement (\beta_e) et du creux le plus bas pour le freinage/rapprochement (\beta_a).

Voir la stratégie
  1. Associer chaque objectif de la trajectoire à un extremum de la grandeur adimensionnée \rho_f représentée sur la figure 13 : s'éloigner le plus possible correspond au maximum de \rho_f, tandis que s'approcher le plus possible correspond au minimum de \rho_f.
  2. Déterminer par lecture graphique les abscisses correspondantes avec la précision permise par les graduations du graphe (le pas des graduations principales est de 30^\circ, avec des subdivisions de 10^\circ).
Voir la réponse courte

Lecture directe sur les abaques des angles \beta extrémisant la distance finale \rho_f après 5 mois.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 13, la distance adimensionnée finale \rho_f atteinte au bout de 5 mois dépend fortement de l'orientation \beta de la voile solaire :

  • Éloignement maximal du Soleil : on cherche la valeur \beta_e qui maximise \rho_f. La courbe présente un maximum net situé entre 0^\circ et 30^\circ, précisément aux deux tiers de cet intervalle. On lit :

    \boxed{\beta_e \approx +20^\circ \quad (\text{soit entre } 18^\circ \text{ et } 22^\circ)}

    À cet optimum, la distance finale atteint \rho_f \approx 2{,}0 (soit r_f \approx 2{,}0\text{ au}).

  • Rapprochement maximal du Soleil : on cherche la valeur \beta_a qui minimise \rho_f afin de faire plonger la sonde vers le Soleil (\rho_f < 1). La courbe présente un minimum dans le domaine des angles négatifs, situé entre -60^\circ et -50^\circ. On lit :

    \boxed{\beta_a \approx -55^\circ \quad (\text{soit entre } -60^\circ \text{ et } -50^\circ)}

    À cet optimum, la distance finale minimale descend aux alentours de \rho_f \approx 0{,}6 (soit r_f \approx 0{,}6\text{ au}).

Résultat

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IV · Trajectoire proposée

Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : assistance gravitationnelle, voile solaire

Expliquer qualitativement pourquoi commencer à se rapprocher du Soleil conduit à une diminution du temps mis pour s'en éloigner. Aucun calcul n'est attendu pour répondre à cette question.

Voir l'indice

Expliquer que se rapprocher du Soleil permet de plonger dans le puits gravitationnel pour acquérir de l'énergie cinétique, tout en bénéficiant au périhélie d'une pression de radiation considérablement accrue en 1/r^2.

Voir la stratégie

Pour expliquer ce résultat contre-intuitif (faire un « détour » vers l'intérieur du système solaire pour aller plus vite vers l'extérieur), il convient d'analyser :

  1. la dépendance en distance de la force de propulsion par voile solaire ;
  2. le bilan énergétique et le gain en vitesse asymptotique ;
  3. la comparaison des échelles de temps entre la phase initiale et le grand transit vers 500\text{ au}.
Voir la réponse courte

Se rapprocher du Soleil augmente la poussée radiative en 1/r^2 et permet une éjection à vitesse asymptotique bien plus grande.

Voir le corrigé complet

Le gain spectaculaire sur le temps de trajet s'explique qualitativement par deux phénomènes physiques conjugués :

  • Intensification considérable de la force de poussée : La pression de radiation solaire et le flux lumineux varient en 1/r^2. En s'approchant très près du Soleil (par exemple à r_{\min} \approx 0{,}05\text{ au} au lieu de 1\text{ au}), l'intensité du rayonnement est multipliée par un facteur (1/0{,}05)^2 = 400. La voile solaire subit alors une force répulsive gigantesque au voisinage du périhélie.
  • Gain massif d'énergie mécanique et vitesse de fuite élevée : D'une part, la chute dans le puits de potentiel gravitationnel confère à la sonde une vitesse orbitale très élevée au périhélie. D'autre part, la force radiative motrice travaille sur cette sonde rapide, ce qui lui communique une très forte puissance mécanique (\mathcal{P} = \vec{F}_r \cdot \vec{v}). L'énergie mécanique totale acquise est bien plus grande que si la voile était simplement déployée depuis l'orbite terrestre, conférant à la sonde une vitesse asymptotique v_\infty considérablement accrue.

Bien que la phase de descente vers le Soleil prenne quelques mois, le trajet principal vers 500\text{ au} s'effectue à une vitesse moyenne bien plus élevée, permettant d'économiser plusieurs décennies de voyage (environ 35\text{ ans} au lieu de plus de 60\text{ ans}).

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Question 40

DifficileTemps estimé : ≈ 15 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résolution de problème
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale ; Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : transfert radiatif, résolution de problème

Proposer une estimation du temps minimal envisageable pour qu'une sonde atteigne une distance de 500 unités astronomiques du Soleil, compte tenu des contraintes thermiques et dans les conditions des simulations présentées à la figure 14. On explicitera soigneusement la démarche suivie avec les éventuels choix effectués.

Voir l'indice

Établir le bilan radiatif surfacique absorbé/émis en régime stationnaire pour trouver la distance d'approche minimale compatible avec T_{\max}, puis lire le temps de transit associé sur la figure 14.

Voir la stratégie
  1. Établir le bilan d'énergie thermique de la voile à l'état stationnaire afin de relier la température d'équilibre T à la distance au Soleil r.
  2. Exprimer la distance minimale d'approche r_{\min} imposée par la température limite T_{\max} = 700\text{ K}, en précisant les choix de modélisation (nombre de faces émissives de la voile, inclinaison \beta).
  3. Déterminer graphiquement, à l'aide de la courbe de droite de la figure 14, le temps de trajet correspondant pour atteindre 500 unités astronomiques.
Voir la réponse courte

Bilan radiatif de Stefan-Boltzmann fixant la distance minimale d'approche au Soleil, puis estimation du temps de parcours vers 500 UA.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre thermique stationnaire, la puissance radiative absorbée par la voile compense exactement la puissance qu'elle réémet sous forme thermique :

\mathcal{P}_{\text{abs}} = \mathcal{P}_{\text{ray}}

D'après le texte, la puissance absorbée s'écrit :

\mathcal{P}_{\text{abs}} = \xi I_s \frac{R_T^2}{r^2} S \cos\beta

Pour l'émission thermique, la voile solaire est une membrane d'épaisseur micrométrique, d'excellente conductivité thermique transversale : ses deux faces sont à la même température T. Elle rayonne donc par ses deux faces (avant et arrière), chacune de surface S, soit une surface émissive totale de 2S :

\mathcal{P}_{\text{ray}} = 2 S \varphi_{\text{ray}} = 2 S \varepsilon \sigma T^4

(Remarque : si l'on ne prenait en compte que l'émission par une seule face, on écrirait \mathcal{P}_{\text{ray}} = S \varepsilon \sigma T^4.)

En égalant les deux puissances :

\xi I_s \frac{R_T^2}{r^2} S \cos\beta = 2 S \varepsilon \sigma T^4 \implies T(r) = \left( \frac{\xi I_s \cos\beta}{2 \varepsilon \sigma} \right)^{1/4} \sqrt{\frac{R_T}{r}}

La condition de non-dégradation du matériau, T \le T_{\max} = 700\text{ K}, impose une distance minimale au Soleil r_{\min} :

r_{\min} = R_T \sqrt{\frac{\xi I_s \cos\beta}{2 \varepsilon \sigma T_{\max}^4}}

Discutons les choix possibles pour l'orientation \beta au périhélie :

  • Cas conservatoire (le plus défavorable) : incidence normale au rayonnement, soit \beta = 0 (\cos\beta = 1).
    Avec \xi = 0{,}1, I_s = 1{,}4\text{ kW}\cdot\text{m}^{-2} = 1{,}4 \times 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}, \varepsilon = 0{,}8, \sigma = 5{,}67 \times 10^{-8}\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-4} et T_{\max} = 700\text{ K} :

    \begin{aligned} r_{\min} &= 1{,}0\text{ au} \times \sqrt{\frac{0{,}1 \times 1{,}4 \times 10^3}{2 \times 0{,}8 \times 5{,}67 \times 10^{-8} \times (700)^4}} \\ &= 1{,}0\text{ au} \times \sqrt{\frac{140}{2{,}18 \times 10^4}} \approx 0{,}080\text{ au} \end{aligned}
  • En prenant en compte l'inclinaison de réorientation \beta_e \approx 20^\circ : avec \cos(20^\circ) \approx 0{,}94, on obtient r_{\min} \approx 0{,}080 \times \sqrt{0{,}94} \approx 0{,}078\text{ au} \approx 0{,}08\text{ au}.
  • Si la sonde conserve l'angle d'approche \beta_a \approx -55^\circ : avec \cos(-55^\circ) \approx 0{,}57, on trouve r_{\min} \approx 0{,}080 \times \sqrt{0{,}57} \approx 0{,}061\text{ au} \approx 0{,}06\text{ au}.
  • (Si l'on avait considéré une seule face émissive avec \beta = 0, on aurait obtenu r_{\min} \approx 0{,}080 \times \sqrt{2} \approx 0{,}11\text{ au}.)

Reportons la valeur r_{\min} \approx 0{,}08\text{ au} sur la courbe de droite de la figure 14 (temps en fonction de r_{\min}) :

  • pour r_{\min} \approx 0{,}08\text{ au}, on lit une durée de vol d'environ 40\text{ à }42\text{ ans} ;
  • avec l'hypothèse d'une inclinaison \beta_a = -55^\circ (r_{\min} \approx 0{,}06\text{ au}), le premier point simulé donne une durée minimale de l'ordre de 35\text{ ans}.
\boxed{r_{\min} \approx 0{,}08\text{ au} \quad \Longrightarrow \quad t_{\min} \approx 40\text{ ans}}

(ou environ 35\text{ ans} pour une approche inclinée à -55^\circ).

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2025 ?

Surtout 4 chapitres : Interférences par division du front d'onde (35 % des questions, partie A), Mouvement dans un champ de force centrale (34 %, partie C), Lentilles, miroirs et formation des images (16 %, partie B) et Photons et dualité onde-corpuscule (10 %). Plus ponctuellement : Diffraction et réseaux et Rayonnement thermique.

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2025 dès la première année (MPSI) ?

Oui, presque entièrement : 36 questions sur 40 ne demandent que le programme de MPSI. Exceptions : Q4, Q11, Q19 et Q20. Avec les autres programmes de première année : 36 en PCSI, 36 en PTSI, 36 en MP2I et 36 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2025 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie C est la plus longue (environ 1 h 30). Questions les plus longues : Q40 (15 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2025 ?

Q22 (amplification lumineuse) et Q40 (transfert radiatif), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2025 ?

Questions de cours : Q2 (onde lumineuse), Q23 (photon), Q27 (troisième loi de kepler) et Q28 (moment cinétique). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (différence de marche), Q3 (formule de fresnel), Q4 (source incohérente), Q25 (pression de radiation), Q30 (énergie potentielle effective) et Q31 (énergie potentielle effective).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2025 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (21 sur 40), par exemple : Q1, Q2, Q5 à Q10, Q13, Q14, Q16, Q18 à Q20, Q23, Q24, Q26, Q29, Q35…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q3, Q4, Q22, Q25, Q27, Q28, Q30, Q31, Q33 et Q34.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2025 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury indique que la longueur du sujet n'est pas excessive et que les candidats les plus efficaces atteignent 90 % du barème, mais il relève des lacunes fréquentes sur la rigueur des incertitudes, la justification physique et l'usage de Python. Moyenne : 9,33/20 (écart-type 4,02, 4 512 présents).

Quelle surface émissive retenir pour le bilan thermique de la voile en Q40 ?

Prendre 2S : la voile étant une membrane très mince, elle rayonne vers l'espace par ses deux faces (avant et arrière), alors que seule la face avant éclairée intercepte le flux solaire incident.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.