WikiPrépaLivrets

Corrigé détaillé X ENS Physique U PSI 2024

Atomes de Rydberg piégés dans des pinces optiques

  • 74 questions corrigées
  • Sujet accessible
  • Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 39 questions sur 74, parties Deuxième partie.1 et Deuxième partie.2
  • Vérifié question par question

Le sujet en bref

Sujet accessible · Mouvement dans un champ de force centrale, Électrostatique, Physique quantique · 29 incontournables · 39 questions de première année
Afficher ou masquer la section

Cette épreuve d'une grande richesse aborde la manipulation cohérente d'atomes uniques et les technologies quantiques contemporaines, au cœur des travaux récompensés par les prix Nobel récents (Arthur Ashkin en 2018 pour les pinces optiques, Alain Aspect en 2022 pour l'intrication). Le sujet comporte 74 questions et se compose de deux grandes parties complémentaires. La première modélise l'atome selon Thomson sous éclairement laser pour dégager l'énergie dipolaire, puis étudie la mise en forme de faisceaux par modulateur spatial de lumière (SLM) pour créer un réseau de pièges optiques. La seconde partie développe un modèle semi-classique très élégant de l'atome d'hydrogène à l'aide du vecteur de Runge-Lenz, généralisé ensuite aux états hautement excités de Rydberg soumis à des perturbations électrostatiques, pour aboutir à l'interprétation du blocage de Rydberg.

Le sujet demande une excellente maîtrise du calcul vectoriel, des théorèmes de la mécanique du point (intégrales premières, moyennes séculaires) et de l'électromagnétisme. C'est un problème d'entraînement exceptionnel pour les concours de haut niveau (ENS et Polytechnique), illustrant la fécondité des concepts classiques pour aborder la physique atomique moderne.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 4 h 45 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Première année

Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 39 questions sur 74, parties Deuxième partie.1 et Deuxième partie.2.

Où gagner des points

62 questions rapides et accessibles · 9 résultats donnés par l'énoncé
Afficher ou masquer la section
Points à signaler : erreur d'énoncé, parties indépendantes
  • Erreur d'énoncé

    En Q[33], la référence à la « figure 3.b » est une coquille : il faut regarder le cliché 2.b montrant la matrice de pinces optiques (la figure 3 étant réservée aux orbites de la deuxième partie).

  • Parties indépendantes

    La deuxième partie (Q[34] à Q[74]), consacrée à la mécanique képlérienne et aux atomes de Rydberg, est totalement indépendante de la première partie et peut être abordée directement.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

74 questions
Afficher ou masquer la section

Partie Première partie : Modèle simplifié de l'atome. Forces radiatives et pinces optiques.

1 · Modèle de Thomson

Q[1]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : moyenne temporelle, notation complexe

Question préliminaire : On considère deux grandeurs physiques oscillant toutes deux à la pulsation . On note les grandeurs complexes associées. Donner l'expression de la moyenne temporelle en fonction des et de leurs complexes conjugués.

Voir la réponse courte

Moyenne d'un produit en notation complexe : \langle A_1 A_2 \rangle = \frac{1}{2}\operatorname{Re}(\underline{A}_1 \underline{A}_2^*).

Voir le corrigé complet

D'après les conventions de l'énoncé, chaque grandeur réelle A_i(t) s'exprime à l'aide de sa grandeur complexe associée \underline{A}_i(t) par la relation d'Euler :

A_i(t) = \Re(\underline{A}_i(t)) = \frac{1}{2}\left(\underline{A}_i(t) + \underline{A}_i^*(t)\right), \quad \text{avec } \underline{A}_i(t) = \underline{A}_{0,i} e^{i\omega t}

où \underline{A}_i^* désigne le complexe conjugué de \underline{A}_i.

Le produit instantané des deux grandeurs s'écrit alors :

\begin{aligned} A_1(t) A_2(t) &= \frac{1}{4} \left(\underline{A}_1(t) + \underline{A}_1^*(t)\right)\left(\underline{A}_2(t) + \underline{A}_2^*(t)\right) \\ &= \frac{1}{4} \left( \underline{A}_1(t)\underline{A}_2^*(t) + \underline{A}_1^*(t)\underline{A}_2(t) + \underline{A}_1(t)\underline{A}_2(t) + \underline{A}_1^*(t)\underline{A}_2^*(t) \right) \end{aligned}

Étudions le comportement temporel de chacun de ces termes :

  • Les termes \underline{A}_1(t)\underline{A}_2^*(t) = \underline{A}_{0,1}\underline{A}_{0,2}^* et \underline{A}_1^*(t)\underline{A}_2(t) = \underline{A}_{0,1}^*\underline{A}_{0,2} sont indépendants du temps (les facteurs e^{i\omega t} et e^{-i\omega t} se compensent). Leur valeur moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} est donc égale à leur valeur instantanée.
  • Les termes \underline{A}_1(t)\underline{A}_2(t) = \underline{A}_{0,1}\underline{A}_{0,2}e^{2i\omega t} et \underline{A}_1^*(t)\underline{A}_2^*(t) = \underline{A}_{0,1}^*\underline{A}_{0,2}^*e^{-2i\omega t} oscillent à la pulsation 2\omega. Leur moyenne sur une période T est strictement nulle :

    \frac{1}{T}\int_0^T e^{\pm 2i\omega t} \, dt = 0

En prenant la moyenne temporelle, il vient :

\boxed{\langle A_1 A_2 \rangle = \frac{1}{4}\left(\underline{A}_1 \underline{A}_2^* + \underline{A}_1^* \underline{A}_2\right) = \frac{1}{2}\Re\left(\underline{A}_1\underline{A}_2^*\right)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[2]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : densité volumique de charge

On considère ici le cas simple d'un atome à un électron. Dans le modèle de Thomson (dit aussi modèle du plump pudding) on décrit le noyau comme une boule de rayon uniformément chargée en volume. On note la densité de charge correspondante. Relier , et .

Voir la réponse courte

Charge totale répartie uniformément dans la sphère : \rho = q_e / (\frac{4}{3}\pi \mathcal{R}_0^3).

Voir le corrigé complet

L'atome considéré est électriquement neutre et constitué d'un unique électron de charge q_e (q_e < 0) et d'un noyau modélisé par une boule de rayon \mathcal{R}_0 uniformément chargée avec la densité volumique de charge \rho.

La neutralité électrique globale de l'atome impose :

Q_{\text{noyau}} + q_e = 0 \quad \implies \quad Q_{\text{noyau}} = -q_e

Le noyau étant une sphère homogène de rayon \mathcal{R}_0, son volume vaut :

\mathcal{V}_0 = \frac{4}{3} \pi \mathcal{R}_0^3

La charge totale du noyau s'exprime donc en fonction de \rho par :

Q_{\text{noyau}} = \rho \mathcal{V}_0 = \rho \left( \frac{4}{3} \pi \mathcal{R}_0^3 \right)

On en déduit l'expression de la densité volumique de charge :

\boxed{\rho = -\frac{3 q_e}{4 \pi \mathcal{R}_0^3}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Q[3]

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : théorème de gauss, symétrie

En appliquant le théorème de Gauss, calculer le champ électrique à l'intérieur et à l'extérieur du noyau. On exprimera le résultat à l'aide de , , et .

Voir la stratégie
  1. Déterminer la direction et les dépendances du champ électrique \vec{E}(\vec{r}) à l'aide des symétries et des invariances de la distribution sphérique de charges.
  2. Appliquer le théorème de Gauss sur une sphère concentrique de rayon r pour les deux domaines : r < \mathcal{R}_0 et r \ge \mathcal{R}_0.
Voir la réponse courte

Application du théorème de Gauss à travers une sphère concentrique de rayon r.

Voir le corrigé complet

1. Symétries et invariances :

  • La distribution de charge du noyau présente une invariance sous toute rotation de centre O. Le champ électrique ne dépend donc que de la distance radiale r.
  • Tout plan contenant l'origine O et le point M(\vec{r}) est un plan de symétrie de la distribution. Le champ électrique en M appartient à l'intersection de tous ces plans : il est purement radial.

On peut donc poser :

\vec{E}(\vec{r}) = E(r) \, \vec{u}_r.

2. Théorème de Gauss : On choisit pour surface de Gauss \mathcal{S}_r une sphère de centre O et de rayon r, orientée vers l'extérieur. Le flux du champ électrique sortant de cette surface s'écrit :

\Phi = \iint_{\mathcal{S}_r} \vec{E} \cdot d\vec{S} = E(r) \iint_{\mathcal{S}_r} dS = 4\pi r^2 E(r).

D'après le théorème de Gauss, \Phi = \frac{Q_{\text{int}}(r)}{\varepsilon_0}.

3. Calcul de la charge intérieure et du champ :

  • À l'intérieur du noyau (r < \mathcal{R}_0) : La charge comprise à l'intérieur de la sphère de rayon r vaut :

    Q_{\text{int}}(r) = \rho \times \frac{4}{3}\pi r^3 = \left(-\frac{3q_e}{4\pi \mathcal{R}_0^3}\right) \frac{4}{3}\pi r^3 = -q_e \frac{r^3}{\mathcal{R}_0^3}.

    On en déduit :

    4\pi r^2 E(r) = -\frac{q_e}{\varepsilon_0} \frac{r^3}{\mathcal{R}_0^3} \implies E(r) = -\frac{q_e \, r}{4\pi\varepsilon_0 \mathcal{R}_0^3}.

    Soit :

    \boxed{\vec{E}(\vec{r}) = -\frac{q_e \, r}{4\pi\varepsilon_0 \mathcal{R}_0^3} \, \vec{u}_r = -\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 \mathcal{R}_0^3} \, \vec{r} \quad (r < \mathcal{R}_0)}
  • À l'extérieur du noyau (r \ge \mathcal{R}_0) : La charge intérieure est la charge totale du noyau Q_{\text{noyau}} = -q_e :

    Q_{\text{int}}(r) = -q_e.

    On obtient :

    4\pi r^2 E(r) = -\frac{q_e}{\varepsilon_0} \implies E(r) = -\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 r^2}.

    Soit :

    \boxed{\vec{E}(\vec{r}) = -\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 r^2} \, \vec{u}_r = -\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 r^3} \, \vec{r} \quad (r \ge \mathcal{R}_0)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[4]

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : potentiel électrostatique, condition de passage

Rappeler la relation entre le potentiel électrostatique et le champ électrique. Quelles conditions de passage satisfait-il à l'interface du noyau ?

Voir la réponse courte

Relation locale \vec{E} = -\vec{\operatorname{grad}} U et continuité du potentiel électrostatique en tout point.

Voir le corrigé complet

Le champ électrostatique \vec{E}(\vec{r}) dérive du potentiel électrostatique U(\vec{r}) selon la relation locale :

\boxed{\vec{E}(\vec{r}) = -\overrightarrow{\operatorname{grad}}\, U(\vec{r})}

soit, sous forme intégrale pour un déplacement élémentaire d\vec{r} :

dU = -\vec{E}(\vec{r}) \cdot d\vec{r}

À la traversée de la surface du noyau sphérique (en r = \mathcal{R}_0) :

  • Le potentiel électrostatique est partout défini et continu dans l'espace en l'absence de double couche de charges. Ainsi, à l'interface :

    \boxed{U(\mathcal{R}_0^-) = U(\mathcal{R}_0^+)}
  • La distribution de charge ne comportant pas de nappe surfacique (\sigma = 0), le champ électrique \vec{E} est également continu à la traversée de la frontière. En coordonnées sphériques, avec \vec{E} = -\frac{dU}{dr}\vec{u}_r, il en résulte la continuité de la dérivée normale du potentiel :

    \boxed{\left.\frac{dU}{dr}\right|_{r = \mathcal{R}_0^-} = \left.\frac{dU}{dr}\right|_{r = \mathcal{R}_0^+}}

Le potentiel U est donc de classe \mathcal{C}^1 en tout point de l'espace.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[5]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : potentiel électrostatique, circulation du champ électrique

Pourquoi peut-on prendre arbitrairement ? En déduire sous cette hypothèse l'expression de partout dans l'espace.

Voir la stratégie
  1. Justifier le choix de l'origine du potentiel par la compacité de la distribution de charge et la décroissance du champ à l'infini en 1/r^2.
  2. Intégrer la relation E_r(r) = -\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}r} pour r \ge \mathcal{R}_0 en fixant la constante d'intégration grâce à la condition à l'infini.
  3. Intégrer pour r \le \mathcal{R}_0 et déterminer la seconde constante d'intégration par continuité du potentiel en r = \mathcal{R}_0.
Voir la réponse courte

Intégration de dU = -E dr avec continuité en r = \mathcal{R}_0 et référence nulle à l'infini.

Voir le corrigé complet

Le potentiel électrostatique est défini à une constante additive près. Comme la distribution de charges est bornée dans l'espace (contenue dans la sphère de rayon \mathcal{R}_0), le champ électrique décroît en 1/r^2 à l'infini : l'intégrale \int_r^{+\infty} E(r')\,\mathrm{d}r' converge. Il est donc physiquement légitime et usuel de choisir l'infini comme référence de potentiel :

U(r \to +\infty) = 0.

D'après les questions Q3 et Q4, le champ est radial et dérive du potentiel selon :

E(r) = -\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}r}.

1. À l'extérieur du noyau (r \ge \mathcal{R}_0) :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}r} &= -E(r) = \frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 r^2}, \\ U(r) &= -\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 r} + C_1. \end{aligned}

La condition U(r \to +\infty) = 0 impose C_1 = 0, soit :

\boxed{U(r) = -\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 r} \quad (r \ge \mathcal{R}_0)}

2. À l'intérieur du noyau (r \le \mathcal{R}_0) :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}r} &= -E(r) = \frac{q_e r}{4\pi\varepsilon_0 \mathcal{R}_0^3}, \\ U(r) &= \frac{q_e r^2}{8\pi\varepsilon_0 \mathcal{R}_0^3} + C_2. \end{aligned}

La continuité du potentiel en r = \mathcal{R}_0 (établie en Q4) impose :

\begin{aligned} U(\mathcal{R}_0^-) = U(\mathcal{R}_0^+) &\implies \frac{q_e \mathcal{R}_0^2}{8\pi\varepsilon_0 \mathcal{R}_0^3} + C_2 = -\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 \mathcal{R}_0} \\ &\implies C_2 = -\frac{3q_e}{8\pi\varepsilon_0 \mathcal{R}_0}. \end{aligned}

On en déduit l'expression du potentiel à l'intérieur :

\boxed{U(r) = -\frac{q_e}{8\pi\varepsilon_0 \mathcal{R}_0} \left( 3 - \frac{r^2}{\mathcal{R}_0^2} \right) \quad (r \le \mathcal{R}_0)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[6]

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé

Notions : potentiel électrostatique

Tracer l'allure du potentiel en fonction de la position.

Voir la réponse courte

Allure parabolique pour r \le \mathcal{R}_0 raccordée continûment à une branche en 1/r.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[5], en posant U_0 = U(\mathcal{R}_0) = -\dfrac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 \mathcal{R}_0} > 0 (puisque q_e < 0) :

  • pour r \le \mathcal{R}_0 : U(r) = U_0 \left( \dfrac{3}{2} - \dfrac{1}{2}\left(\dfrac{r}{\mathcal{R}_0}\right)^{\!2} \right) ;
  • pour r \ge \mathcal{R}_0 : U(r) = U_0 \dfrac{\mathcal{R}_0}{r}.

Les caractéristiques remarquables du tracé sont :

  • Signe et valeur centrale : q_e < 0, donc U(r) > 0 partout, avec un maximum au centre U(0) = \dfrac{3}{2}U_0.
  • Tangente au centre : \dfrac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}r}(0) = -E(0) = 0, la tangente est horizontale en r = 0.
  • Continuité et dérivabilité en r = \mathcal{R}_0 : le potentiel U et le champ E = -\dfrac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}r} sont continus en r = \mathcal{R}_0, ce qui garantit l'absence de point anguleux. La pente vaut \dfrac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}r}(\mathcal{R}_0) = -\dfrac{U_0}{\mathcal{R}_0}.
  • Courbure : pour r < \mathcal{R}_0, U''(r) < 0 (courbe concave vers le bas) ; pour r > \mathcal{R}_0, U''(r) > 0 (courbe convexe). Le point r = \mathcal{R}_0 est un point d'inflexion.
  • Comportement asymptotique : U(r) \xrightarrow[r \to \infty]{} 0 par valeurs positives, en 1/r.
Signaler une erreurSommaire

Q[7]

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : force électrostatique, oscillateur harmonique

On considère à présent un électron situé à une distance du centre du noyau. Montrer que le noyau exerce une force

sur l'électron. Donner l'expression de en fonction de , , et .

Voir la réponse courte

Force \vec{F} = q_e \vec{E}_{\text{int}} linéaire en \vec{r}, d'où la pulsation \omega_0^2 = q_e^2 / (4\pi\epsilon_0 m_e \mathcal{R}_0^3).

Voir le corrigé complet

L'électron, de charge q_e, est soumis au champ électrostatique \vec{E}(\vec{r}) créé par la répartition sphérique de charge du noyau. La force électrostatique subie par l'électron s'écrit :

\vec{F} = q_e \vec{E}(\vec{r})

D'après le résultat de la question Q3, pour r < \mathcal{R}_0, le champ électrique vaut :

\vec{E}(\vec{r}) = -\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 \mathcal{R}_0^3}\vec{r}

On en déduit l'expression de la force :

\vec{F} = -\frac{q_e^2}{4\pi\varepsilon_0 \mathcal{R}_0^3}\vec{r}

Comme q_e^2 > 0, cette force est colinéaire à -\vec{r} et peut s'identifier à une force de rappel élastique de la forme demandée :

\vec{F} = -m_e \omega_0^2 \vec{r}

avec

\boxed{\omega_0 = \sqrt{\frac{q_e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e \mathcal{R}_0^3}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Q[8]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : onde plane, structure d'une onde électromagnétique

Interaction avec un laser. On éclaire l'atome à l'aide d'un faisceau laser que l'on décrit par un champ électrique de pulsation , de vecteur d'onde et d'amplitude dépendant lentement de la position par rapport à la longueur d'onde. On écrit le champ complexe sous la forme

Rappeler sans calcul le lien entre l'amplitude du champ électrique et du champ magnétique d'une onde électromagnétique plane et monochromatique.

Voir la réponse courte

Relation de structure pour une onde plane monochromatique progressive dans le vide : E_0 = c B_0.

Voir le corrigé complet

Pour une onde électromagnétique plane et monochromatique (OPPM) se propageant dans le vide à la célérité c, les amplitudes E_0 et B_0 des champs électrique et magnétique sont reliées par :

\boxed{E_0 = c B_0 \quad \Longleftrightarrow \quad B_0 = \frac{E_0}{c}}

Plus précisément, en notation complexe, la structure d'onde plane impose la relation locale :

\underline{\vec{B}}(\vec{r}, t) = \frac{\vec{k} \wedge \underline{\vec{E}}(\vec{r}, t)}{\omega} = \frac{\vec{u} \wedge \underline{\vec{E}}(\vec{r}, t)}{c}

où \vec{u} = \vec{k}/\|\vec{k}\| est le vecteur unitaire dans la direction de propagation.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[9]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Notions : force de lorentz, approximation dipolaire

On suppose le noyau infiniment lourd et placé en . Écrire la force totale s'exerçant sur l'électron dans l'hypothèse où . Montrer que dans l'approximation non relativiste on peut négliger la force de Lorentz exercée par le champ magnétique de l'onde, ainsi que la dépendance spatiale du champ électrique de l'onde électromagnétique incidente.

Voir la réponse courte

PFD sur l'électron ; force magnétique négligée car v \ll c et phase spatiale négligée car r \ll \lambda.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel lié au noyau supposé fixe en \vec{r} = \vec{0}, l'électron (masse m_e, charge q_e, position \vec{r}, vitesse \vec{v} = \dot{\vec{r}}) est soumis à :

  • la force de rappel électrostatique exercée par le noyau de Thomson pour r < \mathcal{R}_0 (d'après la question Q[7]) :

    \vec{F}_{\text{noyau}} = -m_e \omega_0^2 \vec{r} ;
  • la force de Lorentz exercée par l'onde électromagnétique incidente :

    \vec{F}_L = q_e \big( \vec{E}(\vec{r},t) + \vec{v} \wedge \vec{B}(\vec{r},t) \big).

La force totale s'exerçant sur l'électron s'écrit donc :

\boxed{\vec{F}_{\text{tot}} = -m_e \omega_0^2 \vec{r} + q_e \vec{E}(\vec{r},t) + q_e \vec{v} \wedge \vec{B}(\vec{r},t)}

1. Négligence de la composante magnétique de la force de Lorentz :
D'après la question Q[8], l'amplitude du champ magnétique d'une onde plane monochromatique dans le vide est reliée à celle du champ électrique par B \sim E/c. L'ordre de grandeur du rapport des forces magnétique et électrique est ainsi :

\frac{\|\vec{F}_{\text{mag}}\|}{\|\vec{F}_{\text{él}}\|} = \frac{\|q_e \vec{v} \wedge \vec{B}\|}{\|q_e \vec{E}\|} \sim \frac{v B}{E} \sim \frac{v}{c}

Dans le cadre de l'approximation non relativiste, v \ll c, la force magnétique est donc totalement négligeable devant la force électrique :

\vec{F}_L \approx q_e \vec{E}(\vec{r},t).

2. Négligence de la dépendance spatiale du champ électrique :
Le mouvement de l'électron s'effectue à l'échelle atomique avec une vitesse caractéristique v \sim \omega r. L'argument spatial dans l'onde est contrôlé par le produit scalaire \vec{k}\cdot\vec{r}, dont l'ordre de grandeur vaut :

\|\vec{k}\cdot\vec{r}\| \sim k r = \frac{\omega}{c} r \sim \frac{v}{c} \ll 1

La variation de phase spatiale est donc négligeable sur l'étendue de la trajectoire :

e^{-i \vec{k}\cdot\vec{r}} \approx 1.

Par ailleurs, l'énoncé précise que l'amplitude \vec{E}_0(\vec{r}) varie lentement à l'échelle de la longueur d'onde \lambda, donc a fortiori à l'échelle sub-longueur d'onde de l'atome (r < \mathcal{R}_0 \ll \lambda) : \vec{E}_0(\vec{r}) \approx \vec{E}_0(\vec{0}).

On peut ainsi assimiler le champ électrique ressenti par l'électron à sa valeur en \vec{r} = \vec{0} (approximation dipolaire électrique) :

\boxed{\vec{E}(\vec{r},t) \approx \vec{E}(\vec{0},t)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Q[10]

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : oscillateur harmonique forcé, résonance

En déduire l'expression de l'amplitude complexe de la composante du mouvement de l'électron oscillant à la pulsation .

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron dans le référentiel du laboratoire (galiléen), en utilisant la force totale obtenue à la question précédente Q[9].
  2. Rechercher la solution en régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega sous forme complexe.
Voir la réponse courte

Recherche de solution harmonique en régime forcé : \underline{\vec{r}}_0 = \frac{q_e \vec{E}_0 / m_e}{\omega_0^2 - \omega^2}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[9], le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron de masse m_e et de charge q_e s'écrit :

m_e \frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = -m_e \omega_0^2 \vec{r} + q_e \vec{E}(\vec{0}, t)

soit l'équation différentielle du mouvement :

\frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} + \omega_0^2 \vec{r} = \frac{q_e}{m_e} \vec{E}(\vec{0}, t)

En adoptant la notation complexe avec une dépendance temporelle en e^{i\omega t}, le champ au centre du noyau s'écrit \underline{\vec{E}}(\vec{0}, t) = \vec{E}_0(\vec{0})\, e^{i\omega t}. On cherche la réponse en régime forcé oscillant à la pulsation \omega sous la forme \underline{\vec{r}}(t) = \underline{\vec{r}}_0\, e^{i\omega t}.

En dérivant deux fois par rapport au temps, \frac{\mathrm{d}^2\underline{\vec{r}}}{\mathrm{d}t^2} = -\omega^2 \underline{\vec{r}}(t), d'où :

(-\omega^2 + \omega_0^2)\, \underline{\vec{r}}_0 = \frac{q_e}{m_e} \vec{E}_0(\vec{0})

On en déduit l'expression de l'amplitude vectorielle :

\boxed{\underline{\vec{r}}_0 = \frac{q_e}{m_e(\omega_0^2 - \omega^2)} \vec{E}_0(\vec{0})}

Si l'on s'intéresse à la composante selon la direction de polarisation du champ électrique (en notant \vec{E}_0 = E_0 \vec{u} et \vec{r} = r \vec{u}) :

\boxed{\underline{r}_0 = \frac{q_e E_0}{m_e(\omega_0^2 - \omega^2)}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[11]

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : moment dipolaire, polarisabilité

On note le moment dipôlaire électrique de l'atome. Montrer qu'en régime forcé on a

où désigne la polarisabilité de l'atome.

Voir la réponse courte

Expression du moment dipolaire induit \vec{d} = q_e \vec{r} et identification de la polarisabilité \alpha(\omega).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[10], la réponse en régime sinusoïdal forcé s'écrit en représentation complexe :

\underline{\vec{r}}(t) = \underline{\vec{r}}_0 \, e^{i\omega t} = \frac{q_e}{m_e(\omega_0^2 - \omega^2)}\,\underline{\vec{E}}(0,t),

où \underline{\vec{E}}(0,t) = \vec{E}_0(\vec{0})\,e^{i\omega t}.

Le moment dipolaire électrique de l'atome est défini par \vec{d}(t) = q_e \vec{r}(t), soit en notation complexe :

\underline{\vec{d}}(t) = q_e \underline{\vec{r}}(t) = \frac{q_e^2}{m_e(\omega_0^2 - \omega^2)}\,\underline{\vec{E}}(0,t).

En l'absence de terme dissipatif, le coefficient reliant \underline{\vec{d}}(t) à \underline{\vec{E}}(0,t) est réel. En prenant la partie réelle de cette relation, on obtient directement l'égalité instantanée :

\vec{d}(t) = \frac{q_e^2}{m_e(\omega_0^2 - \omega^2)}\,\vec{E}(0,t).

En identifiant terme à terme avec la relation phénoménologique proposée \vec{d}(t) = \varepsilon_0 \alpha(\omega) \vec{E}(0,t), il vient :

\boxed{\vec{d}(t) = \varepsilon_0 \alpha(\omega) \vec{E}(0,t) \quad \text{avec} \quad \alpha(\omega) = \frac{q_e^2}{\varepsilon_0 m_e (\omega_0^2 - \omega^2)}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[12]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : polarisabilité, résonance

Quelle est la dimension de ? Exprimer la en fonction de , et du volume de l'atome de Thomson. Tracer son allure en fonction de et interpréter son comportement au voisinage de .

Voir la stratégie
  1. Déterminer la dimension de \alpha à partir de la relation constitutive définissant le moment dipolaire induit.
  2. Exprimer \alpha(\omega) en fonction du volume \mathcal{V}_0 = \frac{4}{3}\pi \mathcal{R}_0^3 de l'atome de Thomson à l'aide de l'expression de la pulsation propre \omega_0.
  3. Tracer la courbe \alpha(\omega) et discuter physiquement la divergence et le déphasage (changement de signe) autour de la résonance.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle de \alpha, expression en fonction de \mathcal{V}_0, tracé et divergence à la résonance.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q[11], on a \vec{d}(t) = \varepsilon_0 \alpha(\omega) \vec{E}(0,t). En termes de dimensions :

[\vec{d}] = \mathrm{I}\cdot\mathrm{T}\cdot\mathrm{L} = \mathrm{C}\cdot\mathrm{m}, \quad [\vec{E}] = \mathrm{V}\cdot\mathrm{m}^{-1}, \quad [\varepsilon_0] = \mathrm{F}\cdot\mathrm{m}^{-1} = \mathrm{C}\cdot\mathrm{V}^{-1}\cdot\mathrm{m}^{-1}

Il vient [\varepsilon_0 \vec{E}] = \mathrm{C}\cdot\mathrm{m}^{-2}, d'où :

\boxed{[\alpha] = \mathrm{L}^3}

La polarisabilité \alpha a donc la dimension d'un volume (on parle d'ailleurs souvent de volume de polarisabilité).

D'après les questions Q[7] et Q[11], on a :

\omega_0^2 = \frac{q_e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e \mathcal{R}_0^3} \quad \text{et} \quad \alpha(\omega) = \frac{q_e^2}{\varepsilon_0 m_e (\omega_0^2 - \omega^2)}

Le volume d'une boule de rayon \mathcal{R}_0 est \mathcal{V}_0 = \frac{4}{3}\pi \mathcal{R}_0^3, ce qui donne 4\pi\mathcal{R}_0^3 = 3\mathcal{V}_0. On peut alors écrire :

\frac{q_e^2}{\varepsilon_0 m_e} = 3\mathcal{V}_0 \omega_0^2

En injectant cette relation dans l'expression de \alpha(\omega), on obtient :

\boxed{\alpha(\omega) = \frac{3\mathcal{V}_0}{1 - \left(\dfrac{\omega}{\omega_0}\right)^2} = 3\mathcal{V}_0 \frac{\omega_0^2}{\omega_0^2 - \omega^2}}

Interprétation physique au voisinage de \omega = \omega_0 :

  • Phénomène de résonance : lorsque la pulsation de l'onde excitatrice \omega est proche de la pulsation propre \omega_0 de l'électron élastiquement lié, l'amplitude de la réponse dipolaire devient très grande. La divergence observée en \omega = \omega_0 est un artefact dû à l'absence de terme dissipatif (frottement fluide ou amortissement radiatif) dans le modèle.
  • Déphasage de la réponse :

    • En deçà de la résonance (\omega < \omega_0), on a \alpha > 0 : le dipôle induit oscille en phase avec le champ électrique excitateur.
    • Au-delà de la résonance (\omega > \omega_0), on a \alpha < 0 : l'inertie de l'électron domine la force de rappel élastique, et le dipôle induit oscille en opposition de phase avec le champ excitateur.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[13]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : polarisabilité, ordre de grandeur

On suppose que l'atome de rubidium peut être décrit par le modèle précédent. Sachant qu'il possède une raie d'absorption à une longueur d'onde , déterminez dans ce modèle le volume de l'atome de Thomson correspondant. Commentez.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le volume atomique \mathcal{V}_0 en fonction de la pulsation propre \omega_0 à partir des relations établies aux questions Q[7] et Q[12].
  2. Relier la pulsation de résonance \omega_0 à la longueur d'onde d'absorption \lambda_0 par la relation de dispersion dans le vide \omega_0 = \frac{2\pi c}{\lambda_0}.
  3. Mener l'application numérique pour déterminer \mathcal{V}_0 (ainsi que le rayon \mathcal{R}_0 associé) et commenter la pertinence physique de cet ordre de grandeur.
Voir la réponse courte

Calcul du volume atomique à partir de \omega_0 = 2\pi c/\lambda_0 et comparaison avec le rayon atomique usuel.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[7], la pulsation propre de l'électron dans le modèle de Thomson est donnée par :

\omega_0^2 = \frac{q_e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e \mathcal{R}_0^3}

Or, le volume de la boule représentant l'atome vaut \mathcal{V}_0 = \frac{4}{3}\pi \mathcal{R}_0^3, d'où 4\pi \mathcal{R}_0^3 = 3\mathcal{V}_0. On en déduit :

\omega_0^2 = \frac{q_e^2}{3\varepsilon_0 m_e \mathcal{V}_0} \iff \mathcal{V}_0 = \frac{q_e^2}{3\varepsilon_0 m_e \omega_0^2}

La raie d'absorption à la longueur d'onde \lambda_0 correspond à la résonance du modèle dipolaire à la pulsation :

\omega_0 = \frac{2\pi c}{\lambda_0}

En injectant cette relation dans l'expression de \mathcal{V}_0, il vient :

\boxed{\mathcal{V}_0 = \frac{q_e^2 \lambda_0^2}{12\pi^2 \varepsilon_0 m_e c^2}}

Application numérique : Avec les données fournies :

  • |q_e| = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C} ;
  • \lambda_0 = 780\text{ nm} = 7{,}80 \times 10^{-7}\text{ m} ;
  • \varepsilon_0 = 8{,}85 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • m_e = 9{,}10 \times 10^{-31}\text{ kg} ;
  • c \simeq 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
\begin{aligned} \mathcal{V}_0 &= \frac{(1{,}60 \times 10^{-19})^2 \times (7{,}80 \times 10^{-7})^2}{12\pi^2 \times 8{,}85 \times 10^{-12} \times 9{,}10 \times 10^{-31} \times (3{,}00 \times 10^8)^2} \\ &= \frac{1{,}558 \times 10^{-50}}{8{,}58 \times 10^{-23}} \simeq 1{,}8 \times 10^{-28}\text{ m}^3 \end{aligned}
\boxed{\mathcal{V}_0 \simeq 1{,}8 \times 10^{-28}\text{ m}^3}

Le rayon \mathcal{R}_0 associé vaut alors :

\mathcal{R}_0 = \left(\frac{3\mathcal{V}_0}{4\pi}\right)^{1/3} \simeq \left(4{,}3 \times 10^{-29}\right)^{1/3} \simeq 3{,}5 \times 10^{-10}\text{ m} = 0{,}35\text{ nm}

Commentaires :

  • L'ordre de grandeur obtenu pour le rayon atomique (\mathcal{R}_0 \sim 3{,}5\text{ \AA}) est tout à fait cohérent avec le rayon atomique attendu pour un atome alcalin lourd comme le rubidium (dont le rayon de van der Waals est de l'ordre de 3\text{ \AA}). Il est remarquable qu'un modèle classique aussi élémentaire redonne le bon ordre de grandeur des dimensions atomiques.
  • Cependant, ce modèle présente des limites intrinsèques évidentes :

    • Le noyau réel est quasi-ponctuel (rayon \sim 10^{-15}\text{ m}) et concentre la quasi-totalité de la masse, contrairement à la distribution de charge étendue de Thomson réfutée par l'expérience de Rutherford.
    • Il ne prédit qu'une seule fréquence de résonance (la raie D_2 du rubidium à 780\text{ nm}), alors que la mécanique quantique explique l'existence d'un spectre discret complexe de transitions dipolaires (structure fine avec la raie D_1 à 795\text{ nm}, raies de Rydberg, etc.).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[14]

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : force sur un dipôle, force de lorentz

On considère à présent la dynamique de l'atome dans son ensemble et on note sa position identifiée à celle du noyau. En écrivant les forces s'appliquant sur le noyau et l'électron, montrer que la force électromagnétique exercée sur l'atome peut s'écrire approximativement

où et désignent les champs électriques et magnétiques de l'onde incidente évalués en . Préciser le domaine de validité de cette approximation. En particulier, expliquer pourquoi la force magnétique ne peut plus être négligée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la résultante des forces électromagnétiques extérieures appliquées au noyau et à l'électron en exploitant la compensation des forces d'interaction interne (troisième loi de Newton).
  2. Réaliser un développement de Taylor au premier ordre spatial des champs \vec{E} et \vec{B} au voisinage de la position \vec{R} du noyau (approximation dipolaire).
  3. Comparer l'ordre de grandeur de la force électrique résiduelle et de la force magnétique pour justifier la conservation de cette dernière.
Voir la réponse courte

Développement de Taylor de la force électrique sur les deux charges et prise en compte de la force magnétique de Lorentz.

Voir le corrigé complet

L'atome est constitué :

  • d'un noyau de charge q_N = -q_e > 0, situé en \vec{R}, animé d'une vitesse \vec{v}_N = \dot{\vec{R}} ;
  • d'un électron de charge q_e < 0, situé en \vec{r}_e = \vec{R} + \vec{r}, animé d'une vitesse \vec{v}_e = \dot{\vec{R}} + \dot{\vec{r}}.

D'après le principe des actions réciproques, la somme des forces d'interaction interne entre le noyau et l'électron est nulle. La résultante des forces électromagnétiques appliquées à l'atome se réduit donc à la somme des forces de Lorentz exercées par l'onde incidente :

\vec{F} = -q_e \left[ \vec{E}(\vec{R}) + \dot{\vec{R}} \wedge \vec{B}(\vec{R}) \right] + q_e \left[ \vec{E}(\vec{R}+\vec{r}) + (\dot{\vec{R}} + \dot{\vec{r}}) \wedge \vec{B}(\vec{R}+\vec{r}) \right].

L'atome étant de dimensions spatiales très petites devant la longueur d'onde du laser (r \ll \lambda), on effectue un développement de Taylor à l'ordre 1 au voisinage de \vec{R} :

\begin{aligned} \vec{E}(\vec{R}+\vec{r}) &= \vec{E}(\vec{R}) + (\vec{r} \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}}) \vec{E}(\vec{R}) + \dots \\ \vec{B}(\vec{R}+\vec{r}) &= \vec{B}(\vec{R}) + (\vec{r} \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}}) \vec{B}(\vec{R}) + \dots \end{aligned}

En injectant ces développements dans l'expression de \vec{F} :

\begin{aligned} \vec{F} &= q_e \left[ \vec{E}(\vec{R}+\vec{r}) - \vec{E}(\vec{R}) \right] + q_e \dot{\vec{r}} \wedge \vec{B}(\vec{R}+\vec{r}) + q_e \dot{\vec{R}} \wedge \left[ \vec{B}(\vec{R}+\vec{r}) - \vec{B}(\vec{R}) \right] \\ &\approx q_e (\vec{r} \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}}) \vec{E}(\vec{R}) + q_e \dot{\vec{r}} \wedge \vec{B}(\vec{R}) + \mathcal{O}(r^2) + \mathcal{O}(\dot{R} \cdot r). \end{aligned}

La vitesse du centre de masse de l'atome est thermique donc très faible devant celle de l'électron (\|\dot{\vec{R}}\| \ll \|\dot{\vec{r}}\|), et le dernier terme est d'ordre 2 en perturbations. En introduisant le moment dipolaire électrique \vec{d} = q_e \vec{r}, on obtient bien :

\boxed{\vec{F} \approx (\vec{d} \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}}) \vec{E} + \dot{\vec{d}} \wedge \vec{B}}

où les champs \vec{E} et \vec{B} sont évalués en \vec{R}.

Domaine de validité :

  • Approximation dipolaire électrique : la dimension de l'atome doit être très petite devant la longueur d'onde optique incidente (r \ll \lambda, soit kr \ll 1), assurant la convergence rapide du développement de Taylor.
  • Approximation non relativiste : la vitesse de l'électron doit rester faible devant c (\|\dot{\vec{r}}\| \ll c), ce qui garantit que les termes d'ordres multipolaires supérieurs (quadripolaire électrique, dipolaire magnétique) sont négligeables.

Rôle de la force magnétique :

  • À la question Q[9], on étudiait le mouvement relatif de l'électron dans l'atome : la force électrique dominante était d'ordre 0, à savoir q_e \vec{E}. La force magnétique q_e \dot{\vec{r}} \wedge \vec{B} était d'un facteur v/c \ll 1 plus petite et pouvait être négligée.
  • Pour l'atome globalement neutre (q_{\text{tot}} = q_N + q_e = 0), les contributions électriques d'ordre 0 s'annulent exactement : -q_e\vec{E}(\vec{R}) + q_e\vec{E}(\vec{R}) = \vec{0}.
  • L'ordre le plus bas de la force électrique est donc le terme dipolaire :

    \|(\vec{d}\cdot\overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{E}\| \sim d \, k E \sim q_e r \, \frac{\omega}{c} E.
  • Or, la force magnétique s'écrit :

    \|\dot{\vec{d}} \wedge \vec{B}\| \sim q_e (\omega r) \, B \sim q_e (\omega r) \frac{E}{c} = q_e r \, \frac{\omega}{c} E.

    La force magnétique est donc du même ordre de grandeur que la force électrique dipolaire résiduelle : elle ne peut plus être négligée.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[15]

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : énergie potentielle, force moyenne

Déduire de la question précédente que la force moyenne exercée par le laser sur l'atome dérive d'une énergie potentielle s'écrivant

On supposera pour simplifier que est réel.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \vec{d}(t) et \dot{\vec{d}}(t) en régime forcé à partir de la relation \vec{d}(t) = \varepsilon_0 \alpha \vec{E}(\vec{R},t) (la polarisabilité \alpha étant réelle en l'absence d'amortissement).
  2. Transformer le terme convectif (\vec{E} \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{E} grâce à l'identité vectorielle fournie et utiliser l'équation de Maxwell-Faraday pour faire apparaître une dérivée temporelle totale.
  3. Prendre la moyenne temporelle sur une période optique : la dérivée d'une fonction périodique a une moyenne nulle, ce qui isole le gradient du carré moyen du champ électrique et permet d'identifier l'énergie potentielle dipolaire U_{\operatorname{dip}}.
Voir la réponse courte

Moyenne temporelle des termes oscillants et identification du gradient d'un potentiel effectif U_{\text{dip}}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q11, le dipôle induit instantané s'écrit en régime forcé :

\vec{d}(t) = \varepsilon_0 \alpha \vec{E}(\vec{R},t)

où \alpha est la polarisabilité dynamique, qui est réelle ici en l'absence de terme d'amortissement. La dérivée temporelle du dipôle vaut donc :

\dot{\vec{d}}(t) = \varepsilon_0 \alpha \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}(\vec{R},t).

En injectant ces deux expressions dans la force établie à la question Q14, il vient :

\vec{F} = \varepsilon_0 \alpha \left[ (\vec{E} \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{E} + \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \wedge \vec{B} \right].

D'après l'identité d'analyse vectorielle donnée en préambule :

(\vec{E} \cdot \overrightarrow{\operatorname{grad}})\vec{E} = \frac{1}{2}\overrightarrow{\operatorname{grad}}(E^2) - \vec{E} \wedge \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{E}.

L'équation de Maxwell-Faraday \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} permet d'écrire :

-\vec{E} \wedge \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{E} + \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \wedge \vec{B} = \vec{E} \wedge \frac{\partial \vec{B}}{\partial t} + \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \wedge \vec{B} = \frac{\partial}{\partial t}(\vec{E} \wedge \vec{B}).

La force instantanée prend alors la forme :

\vec{F} = \frac{1}{2}\varepsilon_0 \alpha \overrightarrow{\operatorname{grad}}(E^2) + \varepsilon_0 \alpha \frac{\partial}{\partial t}(\vec{E} \wedge \vec{B}).

Prenons la moyenne temporelle sur une période optique T = \frac{2\pi}{\omega}. Les champs étant périodiques de pulsation \omega, la moyenne temporelle de la dérivée est strictement nulle :

\left\langle \frac{\partial}{\partial t}(\vec{E} \wedge \vec{B}) \right\rangle = \frac{1}{T} \int_0^T \frac{\partial}{\partial t}(\vec{E} \wedge \vec{B})\,\mathrm{d}t = \frac{1}{T}\Big[ \vec{E} \wedge \vec{B} \Big]_0^T = \vec{0}.

Puisque les opérateurs de dérivation spatiale et de moyenne temporelle commutent, la force moyenne exercée sur l'atome est :

\langle \vec{F} \rangle = \frac{1}{2}\varepsilon_0 \alpha \overrightarrow{\operatorname{grad}}\langle E^2 \rangle.

Le champ électrique s'écrit \vec{E}(\vec{R},t) = \vec{E}_0(\vec{R})\cos(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{R}), où \vec{E}_0 est supposé réel, ce qui donne d'après la formule préliminaire (Q1) :

\langle E^2 \rangle = \frac{1}{2}\|\vec{E}_0(\vec{R})\|^2.

On obtient ainsi :

\langle \vec{F} \rangle = \overrightarrow{\operatorname{grad}}\!\left( \frac{\varepsilon_0 \alpha}{4} \|\vec{E}_0(\vec{R})\|^2 \right).

Par définition, une force conservative dérive d'une énergie potentielle selon \langle \vec{F} \rangle = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} U_{\operatorname{dip}}. En fixant la constante arbitraire à zéro à l'infini (où le champ s'annule), on en déduit :

\boxed{U_{\operatorname{dip}} = -\varepsilon_0 \frac{\alpha}{4} \|\vec{E}_{0}(\vec{R})\|^{2}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[16]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : polarisabilité, développement limité

On introduit le désaccord à résonance . Donner une expression approchée de pour .

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression de la polarisabilité \alpha(\omega) établie à la question Q[11] (ou Q[12]).
  2. Factoriser la différence de carrés \omega_0^2 - \omega^2 = (\omega_0 - \omega)(\omega_0 + \omega) et effectuer un développement limité au premier ordre en \Delta/\omega_0.
Voir la réponse courte

Développement au premier ordre en \Delta : \alpha \approx \frac{\mathcal{V}_0 \omega_0}{2\Delta}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[11], la polarisabilité s'écrit :

\alpha(\omega) = \frac{q_e^2}{\varepsilon_0 m_e (\omega_0^2 - \omega^2)} = \frac{3\mathcal{V}_0 \omega_0^2}{\omega_0^2 - \omega^2}.

Avec \omega = \omega_0 + \Delta, factorisons le dénominateur :

\begin{aligned} \omega_0^2 - \omega^2 &= (\omega_0 - \omega)(\omega_0 + \omega) \\ &= -\Delta (2\omega_0 + \Delta) \\ &= -2\omega_0 \Delta \left(1 + \frac{\Delta}{2\omega_0}\right). \end{aligned}

À l'ordre 1 en \Delta / \omega_0 \ll 1, on a donc \omega_0^2 - \omega^2 \simeq -2\omega_0 \Delta.

On en déduit l'expression approchée de \alpha au voisinage de la résonance :

\boxed{\alpha \simeq -\frac{q_e^2}{2\varepsilon_0 m_e \omega_0 \Delta} = -\frac{3\mathcal{V}_0 \omega_0}{2\Delta}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[17]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : piège optique, force radiative

Montrer que suivant le signe de l'atome est attiré vers les régions de faible ou forte intensité lumineuse.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force moyenne exercée sur l'atome à partir de l'énergie potentielle dipolaire U_{\operatorname{dip}} établie en Q[15].
  2. Déterminer le signe de la polarisabilité \alpha selon le signe du désaccord \Delta = \omega - \omega_0 à l'aide du résultat de la question Q[16].
  3. Conclure sur le sens de la force en reliant l'amplitude carrée du champ électrique \|\vec{E}_0(\vec{R})\|^2 à l'intensité lumineuse locale I(\vec{R}).
Voir la réponse courte

Étude du signe de U_{\text{dip}} selon le signe du désaccord \Delta (accordé au rouge ou au bleu).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[15], la force moyenne exercée par le faisceau laser sur l'atome dérive de l'énergie potentielle dipolaire :

U_{\operatorname{dip}}(\vec{R}) = -\frac{\varepsilon_0 \alpha}{4} \|\vec{E}_0(\vec{R})\|^2.

L'intensité lumineuse locale I(\vec{R}) étant proportionnelle au carré de l'amplitude du champ électrique (\|\vec{E}_0(\vec{R})\|^2 \propto I(\vec{R})), la force moyenne s'écrit :

\vec{F}_{\operatorname{dip}} = -\overrightarrow{\operatorname{grad}}\, U_{\operatorname{dip}} = \frac{\varepsilon_0 \alpha}{4} \overrightarrow{\operatorname{grad}}\!\left(\|\vec{E}_0(\vec{R})\|^2\right) \propto \alpha\, \overrightarrow{\operatorname{grad}} I.

D'après la question Q[16], pour |\Delta| \ll \omega_0, la polarisabilité s'écrit :

\alpha \simeq -\frac{3\mathcal{V}_0\omega_0}{2\Delta}.

On distingue ainsi deux régimes selon le signe du désaccord à résonance \Delta :

  • Désaccord vers le rouge (\Delta < 0, soit \omega < \omega_0) :

    \alpha > 0 \implies \vec{F}_{\operatorname{dip}} \text{ est dirigée dans le sens de } \overrightarrow{\operatorname{grad}} I.

    L'énergie potentielle U_{\operatorname{dip}} est minimale là où l'intensité lumineuse est maximale. L'atome est donc attiré vers les zones de forte intensité lumineuse.

  • Désaccord vers le bleu (\Delta > 0, soit \omega > \omega_0) :

    \alpha < 0 \implies \vec{F}_{\operatorname{dip}} \text{ est dirigée dans le sens opposé à } \overrightarrow{\operatorname{grad}} I.

    L'énergie potentielle U_{\operatorname{dip}} est minimale là où l'intensité lumineuse est minimale. L'atome est donc repoussé de la lumière et attiré vers les zones de faible intensité lumineuse.

\boxed{ \begin{aligned} \Delta < 0 &\implies \text{attraction vers les régions de forte intensité (piège optique au foyer),} \\ \Delta > 0 &\implies \text{attraction vers les régions de faible intensité (répulsion du foyer).} \end{aligned} }

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[18]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : vecteur de poynting, intensité lumineuse

On considère des atomes de rubidium interagissant avec un laser de longueur d'onde et d'intensité . Rappeler sans démonstration le lien entre et .

Voir la réponse courte

Intensité lumineuse moyenne d'une onde plane dans le vide : I = \frac{1}{2}\epsilon_0 c E_0^2.

Voir le corrigé complet

L'intensité lumineuse (ou éclairement énergétique) I d'une onde électromagnétique plane progressive et monochromatique se propageant dans le vide correspond au module de la moyenne temporelle du vecteur de Poynting \vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0} :

I = \|\langle \vec{\Pi} \rangle\|

Compte tenu de la relation de structure B_0 = E_0/c et de c = 1/\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}, on a :

\boxed{I = \frac{1}{2} \varepsilon_0 c E_0^2}

où c désigne la célérité de la lumière dans le vide et E_0 = \|\vec{E}_0\| l'amplitude (valeur crête) du champ électrique.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[19]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : piège optique, puits de potentiel

Montrer que l'atome est attiré vers le foyer du faisceau laser. En déduire l'expression de la profondeur du puits de potentiel en fonction de , et .

Voir la stratégie
  1. Comparer la longueur d'onde du laser \lambda à la longueur d'onde de résonance \lambda_0 afin de déterminer le signe du désaccord à résonance \Delta et donc celui de la polarisabilité \alpha.
  2. Identifier la zone d'intensité maximale dans le faisceau focalisé pour en déduire le sens de la force dipolaire.
  3. Exprimer le potentiel dipolaire U_{\operatorname{dip}} au foyer en fonction de I, \alpha et c à partir de la relation établie à la question Q[18], et en déduire la profondeur du puits.
Voir la réponse courte

L'atome est attiré par le maximum d'intensité au foyer ; profondeur \Delta U_{\text{dip}} = \frac{\alpha I}{2c}.

Voir le corrigé complet

La longueur d'onde du laser utilisé est \lambda = 850\text{ nm}, supérieure à la raie d'absorption du rubidium \lambda_0 = 780\text{ nm} (question Q[13]). Les pulsations correspondantes vérifient donc :

\omega = \frac{2\pi c}{\lambda} < \omega_0 = \frac{2\pi c}{\lambda_0} \implies \Delta = \omega - \omega_0 < 0.

Le désaccord à résonance étant strictement négatif (désaccord vers le rouge ou red-detuned), on a d'après la question Q[16] :

\alpha > 0.

D'après la question Q[17], l'atome est alors attiré vers les régions de forte intensité lumineuse. Comme un faisceau laser focalisé présente son maximum d'intensité lumineuse au niveau de son foyer (le col ou waist), l'atome y subit une force de rappel le confinant : l'atome est attiré vers le foyer du faisceau laser.

L'énergie potentielle dipolaire s'écrit (question Q[15]) :

U_{\operatorname{dip}}(\vec{R}) = -\varepsilon_0 \frac{\alpha}{4} \|\vec{E}_0(\vec{R})\|^2.

En utilisant la relation entre l'intensité lumineuse I et l'amplitude E_0 (question Q[18]), I = \frac{1}{2}\varepsilon_0 c \|\vec{E}_0\|^2, soit \varepsilon_0 \|\vec{E}_0\|^2 = \frac{2I}{c}, le potentiel dipolaire au foyer (où l'intensité vaut I) s'exprime par :

U_{\operatorname{dip}}(\text{foyer}) = -\frac{\alpha I}{2c}.

Loin du foyer (à l'extérieur du faisceau), l'intensité s'annule, ce qui fixe la référence du potentiel à zéro : U_{\operatorname{dip}}(\infty) = 0. La profondeur du puits de potentiel, définie positivement par \Delta U_{\operatorname{dip}} = U_{\operatorname{dip}}(\infty) - U_{\operatorname{dip}}(\text{foyer}), vaut :

\boxed{\Delta U_{\operatorname{dip}} = \frac{\alpha I}{2c}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Q[20]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique

Notions : puits de potentiel, ordre de grandeur

Faire l'application numérique. À quelle température faut il refroidir l'atome pour le maintenir piégé ?

Voir la stratégie
  1. Calculer la polarisabilité \alpha du rubidium à la longueur d'onde du laser \lambda = 850\text{ nm} à partir du résultat établi à la question Q[11] ou Q[12].
  2. En déduire la profondeur du puits de potentiel dipolaire \Delta U_{\operatorname{dip}} = \frac{\alpha I}{2c} (question Q[19]).
  3. Relier cette énergie potentielle à l'énergie thermique d'agitation par k_B T \lesssim \Delta U_{\operatorname{dip}} afin d'estimer la température maximale de piégeage.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de la profondeur du piège et condition de confinement k_B T \lesssim \Delta U_{\text{dip}}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[11], la polarisabilité de l'atome s'écrit :

\alpha(\omega) = \frac{q_e^2}{\varepsilon_0 m_e (\omega_0^2 - \omega^2)}

En exprimant les pulsations en fonction des longueurs d'onde dans le vide \omega = \frac{2\pi c}{\lambda} et \omega_0 = \frac{2\pi c}{\lambda_0}, il vient :

\omega_0^2 - \omega^2 = 4\pi^2 c^2 \left(\frac{1}{\lambda_0^2} - \frac{1}{\lambda^2}\right) = 4\pi^2 c^2 \, \frac{\lambda^2 - \lambda_0^2}{\lambda_0^2 \lambda^2}

ce qui conduit à :

\alpha = \frac{q_e^2}{4\pi^2 \varepsilon_0 m_e c^2} \, \frac{\lambda_0^2 \lambda^2}{\lambda^2 - \lambda_0^2}

Avec \lambda_0 = 780\text{ nm} = 7{,}80 \times 10^{-7}\text{ m}, \lambda = 850\text{ nm} = 8{,}50 \times 10^{-7}\text{ m} et c \simeq 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\begin{aligned} \alpha &= \frac{(-1{,}60 \times 10^{-19})^2}{4\pi^2 \times 8{,}85 \times 10^{-12} \times 9{,}10 \times 10^{-31} \times (3{,}00 \times 10^8)^2} \times \frac{(7{,}80 \times 8{,}50 \times 10^{-14})^2}{(8{,}50^2 - 7{,}80^2)\times 10^{-14}} \\ &\simeq 8{,}95 \times 10^{-16} \times 3{,}85 \times 10^{-12} \simeq 3{,}45 \times 10^{-27}\text{ m}^3 \end{aligned}

D'après la question Q[19], la profondeur du puits dipolaire s'écrit :

\Delta U_{\operatorname{dip}} = \frac{\alpha I}{2c}

L'intensité lumineuse au foyer est I = 60\text{ kW}\cdot\text{cm}^{-2} = 6{,}0 \times 10^8\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}. On a donc :

\Delta U_{\operatorname{dip}} = \frac{3{,}45 \times 10^{-27} \times 6{,}0 \times 10^8}{2 \times 3{,}00 \times 10^8} \simeq 3{,}5 \times 10^{-27}\text{ J}

Pour qu'un atome reste piégé au foyer, son énergie d'agitation thermique ne doit pas lui permettre de s'échapper du puits de potentiel, ce qui impose une condition de la forme :

k_B T \lesssim \Delta U_{\operatorname{dip}} \quad \text{soit} \quad T \lesssim T_{\operatorname{piege}} = \frac{\Delta U_{\operatorname{dip}}}{k_B}

Numériquement, avec k_B = 1{,}38 \times 10^{-23}\text{ J}\cdot\text{K}^{-1} :

T_{\operatorname{piege}} = \frac{3{,}45 \times 10^{-27}}{1{,}38 \times 10^{-23}} \simeq 2{,}5 \times 10^{-4}\text{ K} = 0{,}25\text{ mK} = 250\ \mu\text{K}
\boxed{\Delta U_{\operatorname{dip}} \simeq 3{,}5 \times 10^{-27}\text{ J} \quad \text{et} \quad T \lesssim 0{,}25\text{ mK} \quad (\text{ou } T \sim \text{quelques dizaines de }\mu\text{K})}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

2 · Réalisation d'un réseau de pinces optiques

Q[21]

Application directeTemps estimé : ≈ 1 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : lentille mince convergente, foyer image

Focalisation d'un faisceau laser. Afin de maximiser l'intensité lumineuse au niveau des atomes on focalise le laser à l'aide d'une lentille convergente de distance focale . On considère le dispositif schématisé sur la figure 1 et s'intéresse au diamètre minimal réalisable à l'aide d'une lentille donnée. Le faisceau lumineux possède un diamètre initial et les rayons émis sont approximativement parallèles à l'axe optique .

À quelle distance de la lentille le faisceau est-il focalisé ?

Voir la réponse courte

Des rayons incidents parallèles à l'axe optique convergent dans le plan focal image, à distance f.

Voir le corrigé complet

Les rayons lumineux incidents constituent un faisceau cylindrique parallèle à l'axe optique z, ce qui correspond à un objet ponctuel situé à l'infini sur l'axe optique.

D'après les lois de l'optique géométrique pour une lentille mince convergente, tout faisceau incident parallèle à l'axe optique converge au foyer principal image F' de la lentille.

Le faisceau est donc focalisé dans le plan focal image, à une distance de la lentille égale à sa distance focale f :

\boxed{d = f}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Q[22]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : approximation de gauss, stigmatisme

Dans l'approximation de l'optique géométrique, quel est le diamètre du faisceau au point de focalisation ? Quelle est l'intensité correspondante ?

Voir la réponse courte

Modèle géométrique ponctuel : diamètre nul au foyer et intensité théoriquement infinie.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'optique géométrique, un faisceau de rayons incidents parallèles à l'axe optique converge rigoureusement en un unique point géométrique : le foyer principal image F' de la lentille.

Le diamètre du faisceau au point de focalisation est donc strictement nul :

\boxed{d_f = 0}

La puissance lumineuse totale transportée par le faisceau, \mathcal{P} = I_0 \times \frac{\pi w^2}{4}, étant finie et non nulle, elle se retrouve concentrée sur une surface géométrique nulle (S \to 0). L'intensité lumineuse au foyer est par conséquent infinie :

\boxed{I(F') \to +\infty}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[23]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : approximation paraxiale, stigmatisme

Afin d'obtenir une estimation plus réaliste du diamètre du faisceau au niveau du foyer on utilise un argument fondé sur le Principe d'incertitude d'Heisenberg appliqué aux photons du faisceau. Toujours dans l'approximation de l'optique géométrique, donner l'angle maximale d'inclinaison de la trajectoire d'un photon après la traversée de la lentille en fonction de et (on supposera petit).

Voir la stratégie
  1. Identifier le rayon lumineux subissant la déviation maximale (rayon marginal situé au bord du faisceau).
  2. Exprimer \tan\theta dans le triangle rectangle formé par le centre optique, le point d'impact du rayon marginal sur la lentille et le foyer image.
  3. Utiliser l'approximation des petits angles (\theta \ll 1).
Voir la réponse courte

Rayon incident extrême à distance w/2 convergeant en f : \theta \approx w / (2f).

Voir le corrigé complet

D'après la figure 1, le faisceau incident, de symétrie cylindrique autour de l'axe optique z, possède un diamètre w. Les rayons marginaux, qui correspondent à la trajectoire la plus inclinée par rapport à l'axe après réfraction, coupent le plan de la lentille à une distance de l'axe optique :

x_{\max} = \frac{w}{2}.

Ces rayons convergent au foyer image F' situé sur l'axe optique à la distance f de la lentille. Dans le triangle rectangle délimité par le centre optique, le bord supérieur du faisceau sur la lentille et le foyer, l'angle maximal d'inclinaison \theta vérifie :

\tan\theta = \frac{w/2}{f} = \frac{w}{2f}.

L'énoncé précisant que l'angle \theta est petit (\theta \ll 1), le développement au premier ordre donne :

\boxed{\theta \simeq \frac{w}{2f}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Q[24]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : vecteur d'onde

En déduire la composante maximale correspondante de la projection du vecteur d'onde selon .

Voir la réponse courte

Projection de la composante transverse du vecteur d'onde : k_x = k \sin\theta \approx k w / (2f).

Voir le corrigé complet

Dans le vide, la norme du vecteur d'onde \vec{k} d'une onde plane monochromatique de pulsation \omega et de longueur d'onde \lambda est fixée par la relation de dispersion :

k = \|\vec{k}\| = \frac{\omega}{c} = \frac{2\pi}{\lambda}.

Après la traversée de la lentille, les rayons convergent vers le foyer. Pour un rayon incliné de l'angle maximal \theta par rapport à l'axe optique (Oz) dans le plan (xOz), la composante du vecteur d'onde selon l'axe x s'écrit :

k_x = k \sin\theta.

Dans le cadre de l'approximation des petits angles (\theta \ll 1) et en utilisant le résultat de la question Q[23] (\theta \simeq \frac{w}{2f}), on obtient :

k_x \simeq k\theta \simeq k\,\frac{w}{2f}.

En exprimant k en fonction de la longueur d'onde \lambda ou de la pulsation \omega :

\boxed{k_x \simeq \frac{\pi w}{\lambda f} = \frac{\omega w}{2cf}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

Signaler une erreurSommaire

Q[25]

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Notions : relation de de broglie, impulsion du photon

Pour une particule quantique, comment la quantité de mouvement et le vecteur d'onde sont-ils reliés ? En déduire la plage de quantité de mouvement occupée par les photons du faisceau après la traversée de la lentille.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la relation de de Broglie liant le vecteur quantité de mouvement d'une particule quantique à son vecteur d'onde.
  2. Exploiter la symétrie du faisceau focalisé pour déterminer l'intervalle des valeurs de k_x, puis en déduire l'étendue (la plage) \Delta p_x couverte par les photons.
Voir la réponse courte

Relation \vec{p} = \hbar \vec{k} et étalement en quantité de mouvement transverse \Delta p_x \approx \hbar k w / f.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de de Broglie (étendue aux photons par la relation d'Einstein-de Broglie), le vecteur quantité de mouvement \vec{p} d'une particule quantique est proportionnel à son vecteur d'onde \vec{k} selon :

\boxed{\vec{p} = \hbar \vec{k}}

où \hbar = \frac{h}{2\pi} est la constante de Planck réduite.

Après la traversée de la lentille, les photons convergent vers le foyer avec une inclinaison par rapport à l'axe optique z comprise entre -\theta et +\theta, où \theta \simeq \frac{w}{2f} (question Q23). La composante selon x du vecteur d'onde varie donc de façon symétrique dans l'intervalle :

k_x \in [-k_x^{\max}, \, +k_x^{\max}] \quad \text{avec} \quad k_x^{\max} \simeq k \frac{w}{2f}

Par conséquent, la composante de la quantité de mouvement selon x, p_x = \hbar k_x, s'étend sur la plage [-p_x^{\max}, \, +p_x^{\max}] avec :

p_x^{\max} = \hbar k_x^{\max} \simeq \hbar k \frac{w}{2f}

La plage totale \Delta p_x (largeur de l'intervalle) occupée par les photons du faisceau vaut ainsi :

\begin{aligned} \Delta p_x &= p_x^{\max} - (-p_x^{\max}) = 2 \hbar k_x^{\max} \\ &= 2 \hbar \left( k \frac{w}{2f} \right) = \hbar k \frac{w}{f} \end{aligned}

Comme le vecteur d'onde a pour norme k = \frac{2\pi}{\lambda} = \frac{\omega}{c}, on peut également écrire :

\boxed{\Delta p_x = \hbar k \frac{w}{f} = \frac{h}{\lambda} \frac{w}{f} = \frac{\hbar \omega w}{c f}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[26]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI

Notions : inégalité de heisenberg, taille de tache

Dans le cas d'une lumière cohérente comme celle d'un laser, on admet que la dispersion estimée à la question précédente correspond à la dispersion quantique de la fonction d'onde des photons du laser. En déduire la valeur minimale de la taille du faisceau dans la direction .

Voir la stratégie
  1. Appliquer la relation d'incertitude spatiale de Heisenberg \Delta x \, \Delta p_x \ge \frac{\hbar}{2} appliquée aux photons du faisceau.
  2. Remplacer \Delta p_x par l'expression établie à la question précédente afin de déterminer la taille minimale \Delta x_{\min} au foyer.
Voir la réponse courte

Inégalité d'Heisenberg \Delta x \Delta p_x \ge \hbar/2 fournissant la limite de diffraction \Delta x \sim \lambda f / w.

Voir le corrigé complet

D'après le principe d'incertitude de Heisenberg appliqué à la coordonnée x et à la projection correspondante de la quantité de mouvement, la dispersion spatiale \Delta x et la dispersion en impulsion \Delta p_x vérifient :

\Delta x \, \Delta p_x \ge \frac{\hbar}{2}

La taille minimale transverse \Delta x_{\min} du faisceau au foyer est ainsi atteinte lorsque l'inégalité devient une égalité :

\Delta x_{\min} = \frac{\hbar}{2 \Delta p_x}

En injectant l'expression de la plage d'impulsion obtenue à la question précédente, \Delta p_x = \hbar k \dfrac{w}{f} = \dfrac{2\pi \hbar}{\lambda} \dfrac{w}{f} :

\begin{aligned} \Delta x_{\min} &= \frac{\hbar}{2 \left( \dfrac{2\pi \hbar w}{\lambda f} \right)} \\ &= \frac{\lambda f}{4\pi w} \end{aligned}
\boxed{\Delta x_{\min} = \frac{\lambda f}{4\pi w}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[27]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI

Notions : diffraction, limite classique

La formule précédente fait-elle intervenir ? Expliquer pourquoi.

Voir la réponse courte

La constante \hbar disparaît car la relation de de Broglie et l'inégalité d'Heisenberg compensent la nature quantique.

Voir le corrigé complet

La formule obtenue à la question précédente est :

\Delta x_{\min} \sim \frac{\lambda f}{w}

Elle ne fait pas intervenir la constante de Planck réduite \hbar.

Physiquement, cela s'explique par le fait que :

  • la quantité de mouvement d'un photon est proportionnelle à son vecteur d'onde par la relation de de Broglie : \vec{p} = \hbar \vec{k}, d'où \Delta p_x = \hbar \Delta k_x ;
  • l'inégalité d'Heisenberg impose \Delta x \, \Delta p_x \ge \frac{\hbar}{2}, soit :

    \Delta x (\hbar \Delta k_x) \ge \frac{\hbar}{2} \iff \Delta x \, \Delta k_x \ge \frac{1}{2}.

La constante \hbar se simplifie rigoureusement. La relation \Delta x \, \Delta k_x \sim 1 est en réalité une propriété générale de l'analyse de Fourier valable pour toute onde classique (le produit de l'extension spatiale par la largeur spectrale spatiale est minoré par une constante d'ordre un). La limitation de la taille du faisceau au foyer est un phénomène purement ondulatoire classique, à savoir la diffraction, et n'a pas une origine intrinsèquement quantique.

Signaler une erreurSommaire

Q[28]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : tache d'airy, ouverture numérique

D'après ce qui précède, comment faut-il choisir le diamètre de la lentille si l'on veut maximiser l'intensité lumineuse au foyer ?

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intensité lumineuse au foyer en fonction de la puissance totale P du laser et de la taille transverse de la tache focale \Delta x.
  2. Utiliser la dépendance de \Delta x vis-à-vis du diamètre du faisceau w établie à la question Q[26].
  3. En déduire la condition sur le diamètre d'ouverture utile de la lentille D.
Voir la réponse courte

Il faut maximiser le diamètre de la lentille pour minimiser la taille de la tache et maximiser l'intensité.

Voir le corrigé complet

L'intensité lumineuse au foyer s'exprime comme le rapport de la puissance lumineuse P à la surface de la tache de focalisation :

I_{\text{foyer}} \sim \frac{P}{\pi (\Delta x)^2}

D'après la question Q[26], la diffraction impose une taille transverse minimale de la tache focale :

\Delta x \sim \frac{\lambda f}{w}

où w désigne le diamètre transverse du faisceau incident intercepté par la lentille. L'intensité au foyer varie donc comme :

I_{\text{foyer}} \propto \frac{P\, w^2}{\lambda^2 f^2}

Pour une puissance incidente P, une longueur d'onde \lambda et une distance focale f fixées, maximiser l'intensité au foyer exige de minimiser la taille de la tache focale \Delta x, et donc de maximiser la largeur w du faisceau.

Comme le diamètre utile du faisceau est limité par l'ouverture de la lentille (w \le D, où D désigne le diamètre de la lentille), il convient de choisir :

\boxed{\text{un diamètre de lentille le plus grand possible}}

de façon à maximiser l'angle d'ouverture numérique \theta \simeq \frac{D}{2f} (ou à minimiser le rapport d'ouverture f/D).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[29]

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : plan focal image, stigmatisme

Expliquer pourquoi il suffit de changer l'angle d'incidence du faisceau sur la lentille pour décaler le point de focalisation du laser transversalement à l'axe optique. En négligeant les aberrations, et en supposant toujours faible l'inclinaison des faisceaux par rapport à l'axe optique, donner la valeur de son décalage selon , noté , en fonction de l'angle initial d'inclinaison avant la lentille.

Voir la stratégie
  1. Interpréter le faisceau incident collimaté et incliné d'un angle \theta_0 comme provenant d'une source à l'infini dans une direction non axiale.
  2. Utiliser le tracé du rayon particulier passant par le centre optique de la lentille pour localiser le foyer secondaire image dans le plan focal image.
  3. Exprimer le décalage transverse \Delta x par trigonométrie dans l'approximation des petits angles.
Voir la réponse courte

Faisceau incliné d'un angle \theta_0 : focalisation dans le plan focal à la coordonnée \Delta x = f \theta_0.

Voir le corrigé complet

Un faisceau laser collimaté incliné d'un angle \theta_0 par rapport à l'axe optique est constitué de rayons mutuellement parallèles : il correspond à un objet situé à l'infini dans la direction \theta_0.

En l'absence d'aberrations (conditions de Gauss), la lentille forme de cet objet une image stigmatique située dans le plan focal image, à la distance z = f de la lentille. Ce point de convergence est le foyer secondaire image.

Pour déterminer sa position :

  • Le rayon incident passant par le centre optique O de la lentille n'est pas dévié ;
  • Il émerge donc de la lentille en formant toujours l'angle \theta_0 avec l'axe optique z ;
  • Il coupe le plan focal image en un point situé à la coordonnée transverse :

    \Delta x = f \tan\theta_0

Comme l'inclinaison par rapport à l'axe optique est supposée faible (\theta_0 \ll 1), on effectue l'approximation paraxiale \tan\theta_0 \simeq \theta_0 :

\boxed{\Delta x = f \theta_0}

Ainsi, modifier l'angle d'incidence \theta_0 permet de translater continûment le foyer du laser dans le plan focal image, transversalement à l'axe de propagation.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[30]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : onde plane, relation de dispersion

D'après le principe d'Huygens-Fresnel, pour une onde se propageant dans une direction donnée (ici vers les croissants), la connaissance du champ électrique dans un plan normal à la direction de propagation permet de le connaître dans tout l'espace. En considérant le cas d'une onde plane, quel est le champ électrique généré en tout point de l'espace par un champ de pulsation et dont la valeur dans le plan est ?

Voir la stratégie
  1. Exprimer la forme générale d'une onde plane progressive monochromatique de pulsation \omega se propageant dans le vide.
  2. Identifier les composantes du vecteur d'onde \vec{k} et l'amplitude à partir de la condition aux limites imposée dans le plan z = 0.
  3. Utiliser la relation de dispersion dans le vide et la condition de propagation vers les z croissants pour déterminer sans ambiguïté la composante k_z.
Voir la réponse courte

Écriture d'une onde plane progressive harmonique : E(\vec{r},t) = \exp[i(k_x x + \sqrt{(\omega/c)^2 - k_x^2}\,z - \omega t)].

Voir le corrigé complet

Une onde plane progressive monochromatique de pulsation \omega se propageant dans le vide admet pour champ électrique scalaire complexe :

\underline{E}(x,y,z,t) = \underline{E}_0 \exp\left[ i \left( k_x x + k_y y + k_z z - \omega t \right) \right]

La condition imposée dans le plan z = 0 s'écrit :

\underline{E}(x,y,0,t) = \underline{E}_0 \exp\left[ i \left( k_x x + k_y y - \omega t \right) \right] = \exp\left[ i \left( k_x x - \omega t \right) \right]

Par identification pour tout x, y et tout t, on obtient :

\underline{E}_0 = 1 \quad \text{et} \quad k_y = 0

Dans le vide, l'onde satisfait l'équation de d'Alembert \Delta \underline{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \underline{E}}{\partial t^2} = 0, ce qui conduit à la relation de dispersion :

\|\vec{k}\|^2 = k_x^2 + k_z^2 = \frac{\omega^2}{c^2} \implies k_z^2 = \frac{\omega^2}{c^2} - k_x^2

Pour une onde se propageant vers les z croissants, la phase \phi(x,z,t) = k_x x + k_z z - \omega t doit vérifier \frac{\partial z}{\partial t}\Big|_{\phi = \text{cte}} = \frac{\omega}{k_z} > 0, ce qui impose de retenir la racine positive :

k_z = \sqrt{\frac{\omega^2}{c^2} - k_x^2}

Le champ électrique généré en tout point de l'espace (z \ge 0) est donc :

\boxed{\underline{E}(x,z,t) = \exp\left[ i \left( k_x x + \sqrt{\frac{\omega^2}{c^2} - k_x^2}\; z - \omega t \right) \right]}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[31]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : modulateur spatial de lumière, développement limité

On suppose que l'on éclaire le SLM à l'aide d'une onde plane d'amplitude se propageant parallèlement à l'axe et on le programme de façon à ce que le déphasage subi par la lumière à la traversée des cristaux liquides soit de la forme

Écrire le champ électrique à la sortie du SLM. Développer son expression à l'ordre 1 en puissance de .

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ incident au niveau du SLM (placé dans le plan z = 0) en cohérence avec la convention temporelle de la question Q[30].
  2. Appliquer la fonction de transmission en phase du modulateur, t(x) = e^{i\Phi(x)}, pour obtenir le champ électrique immédiatement après la traversée du SLM.
  3. Réaliser un développement limité au premier ordre en puissances de \Phi_1 au voisinage de 0.
Voir la réponse courte

Champ transmis E_0 e^{i\Phi(x)} développé au premier ordre : E \approx E_0 e^{i\Phi_0}(1 + i\Phi_1 \cos(qx)).

Voir le corrigé complet

Le SLM, assimilé à une lame mince sans absorption située dans le plan z = 0, applique au champ incident une transmittance purement de phase :

t(x) = e^{i\Phi(x)} = e^{i\left(\Phi_0 + \Phi_1 \cos(qx)\right)}.

En adoptant la convention de dépendance temporelle en e^{-i\omega t} introduite à la question Q[30], l'onde plane incidente de pulsation \omega et d'amplitude E_0, se propageant selon les z croissants, s'écrit en z = 0^- :

\underline{E}_{\text{inc}}(x, z=0^-, t) = E_0 e^{-i\omega t}.

Le champ électrique immédiatement en sortie du SLM (en z = 0^+) est donc donné par :

\boxed{\underline{E}(x, 0, t) = E_0 e^{i\Phi_0} e^{i\Phi_1 \cos(qx)} e^{-i\omega t}}

Pour une modulation de faible amplitude (\Phi_1 \ll 1), effectuons un développement de Taylor au premier ordre de l'exponentielle :

e^{i\Phi_1 \cos(qx)} = 1 + i\Phi_1 \cos(qx) + \mathcal{O}(\Phi_1^2).

En injectant ce développement, le champ électrique à la sortie du SLM s'écrit au premier ordre en \Phi_1 :

\boxed{\underline{E}(x, 0, t) \simeq E_0 e^{i\Phi_0} \Bigl( 1 + i\Phi_1 \cos(qx) \Bigr) e^{-i\omega t}}

En utilisant les formules d'Euler, on peut également l'écrire sous forme décomposée :

\underline{E}(x, 0, t) \simeq E_0 e^{i\Phi_0} \left( 1 + i\frac{\Phi_1}{2} e^{iqx} + i\frac{\Phi_1}{2} e^{-iqx} \right) e^{-i\omega t}.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[32]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : réseau de diffraction, ordre de diffraction

Déduire que le faisceau incident va se diviser en trois faisceaux transmis inclinés par rapport à l'axe optique avec des angles que l'on précisera (on supposer le rapport petit).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ en sortie du modulateur (question Q31) comme une superposition linéaire de trois ondes planes dans le plan z = 0.
  2. Identifier pour chacune la pulsation spatiale transverse k_x et utiliser le résultat de la question Q30 pour en déduire la direction de propagation de chaque onde dans le demi-espace z > 0.
  3. Déterminer les trois angles d'inclinaison par rapport à l'axe optique en exploitant l'hypothèse qc/\omega \ll 1.
Voir la réponse courte

Décomposition de \cos(qx) en exponentielles : ordre 0 dans l'axe et ordres \pm 1 inclinés de \pm qc/\omega.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q31, le champ électrique à la sortie du modulateur spatial de lumière (z = 0) s'écrit au premier ordre en \Phi_1 :

\underline{E}(x, 0, t) \simeq E_0 e^{i\Phi_0} e^{-i\omega t} + i\frac{\Phi_1}{2} E_0 e^{i\Phi_0} e^{i(qx - \omega t)} + i\frac{\Phi_1}{2} E_0 e^{i\Phi_0} e^{i(-qx - \omega t)}.

Par linéarité des équations de propagation, le champ pour z > 0 est la superposition de trois ondes planes, dont la forme est donnée par la question Q30 avec respectivement k_x = 0, k_x = +q et k_x = -q :

  • Faisceau d'ordre 0 (k_{x,0} = 0) : Le vecteur d'onde est purement longitudinal, dirigé selon l'axe optique \vec{u}_z. L'angle avec l'axe optique est :

    \theta_0 = 0.
  • Faisceaux d'ordre ± 1 (k_{x,\pm 1} = \pm q) : Pour une onde plane de norme d'onde k = \omega/c, la projection de la direction de propagation sur le plan transverse vérifie :

    \sin\theta_{\pm} = \frac{k_{x,\pm 1}}{k} = \pm \frac{qc}{\omega}.

    Puisque le rapport \frac{qc}{\omega} \ll 1, on effectue un développement à l'ordre 1 :

    \theta_{\pm} \simeq \pm \frac{qc}{\omega}.

Le faisceau incident se sépare donc en trois faisceaux transmis, inclinés par rapport à l'axe optique des angles :

\boxed{\theta_0 = 0 \quad \text{et} \quad \theta_{\pm} \simeq \pm \frac{qc}{\omega}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[33]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : réseau de diffraction, modulateur spatial de lumière

Expliquer pourquoi un profil de phase de la forme

pourrait permettre de réaliser une matrice de puits de potentiel illustrée sur la figure 3.b.

Voir la stratégie
  1. Linéariser l'effet du déphasage \Phi(x,y) au premier ordre en \Phi_1 et exprimer le produit de cosinus sous forme d'ondes planes bidimensionnelles.
  2. Appliquer le résultat de la question Q[29] pour déterminer la position des foyers créés par la lentille dans son plan focal image.
  3. Faire le lien avec le piégeage dipolaire (Q[15]–Q[19]) pour conclure à l'obtention d'un réseau 2D de puits de potentiel.
Voir la réponse courte

La modulation bidimensionnelle génère une grille discrète d'ondes planes qui focalisent en un réseau de pinces.

Voir le corrigé complet

À la traversée du modulateur spatial de lumière (SLM), le champ électrique incident subit un déphasage \Phi(x, y). En se plaçant au premier ordre en \Phi_1 \ll 1, le champ complexe en sortie du SLM s'écrit :

\begin{aligned} \underline{E}(x, y, 0, t) &= E_0 e^{i \Phi(x, y)} e^{-i \omega t} \\ &\simeq E_0 e^{i \Phi_0} \left[ 1 + i \Phi_1 \sum_{n, m} \cos(n q_0 x) \cos(m q_0 y) \right] e^{-i \omega t}. \end{aligned}

En linéarisant le produit des cosinus :

\cos(n q_0 x) \cos(m q_0 y) = \frac{1}{4} \sum_{\epsilon_x = \pm 1} \sum_{\epsilon_y = \pm 1} e^{i (\epsilon_x n q_0 x + \epsilon_y m q_0 y)}.

Le champ transmis est donc une superposition d'une onde d'ordre 0 se propageant selon z et d'une collection discrète d'ondes planes inclinées, caractérisées par un vecteur d'onde transverse :

\vec{k}_{\perp} = (k_x, k_y) = (\pm n q_0, \pm m q_0).

Chaque composante (n, m) correspond à une onde plane inclinée par rapport à l'axe optique z d'angles faibles (au sens de la question Q[32]) :

\theta_x \simeq \pm n \frac{q_0 c}{\omega}, \qquad \theta_y \simeq \pm m \frac{q_0 c}{\omega}.

D'après la question Q[29], la lentille de distance focale f focalise chacune de ces ondes planes en un point du plan focal image décalé transversalement de :

x_n = f \theta_x \simeq \pm n \frac{q_0 c f}{\omega}, \qquad y_m = f \theta_y \simeq \pm m \frac{q_0 c f}{\omega}.

La lentille crée donc une matrice bidimensionnelle régulière de foyers lumineux aux coordonnées (x_n, y_m) espacés d'un pas \Delta x = \Delta y = \frac{q_0 c f}{\omega}.

D'après les questions Q[15] et Q[19], sous un désaccord vers le rouge (\Delta < 0, soit \alpha > 0), l'énergie potentielle dipolaire s'écrit U_{\text{dip}}(\vec{R}) = -\frac{\varepsilon_0 \alpha}{4} \|\vec{E}_0(\vec{R})\|^2. Chaque maximum d'intensité lumineuse au niveau d'un foyer constitue ainsi un puits de potentiel attractif 3D capable de capturer un atome individuel.

\boxed{\text{Ce profil de phase génère un ensemble de puits de potentiel réguliers formant la matrice de pinces optiques (figure 2.b).}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Partie Deuxième partie : propriétés des atomes de Rydberg

1 · Modèle planétaire de l'atome d'hydrogène

Q[34]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : force coulombienne, principe fondamental de la dynamique

Quelle force s'exerce sur l'électron ? Comment s'écrit dans ce cas le principe fondamental de la dynamique pour l'électron.

Voir la réponse courte

Écriture de la force coulombienne attractive et du PFD pour l'électron : m_e \ddot{\vec{r}} = -\frac{e^2}{r^2}\vec{u}_r.

Voir le corrigé complet

Le système étudié est l'électron de masse m_e et de charge q_e, repéré par sa position \vec{r} par rapport au proton placé à l'origine. Le proton étant supposé ponctuel et infiniment lourd, le référentiel d'étude centré sur le proton est galiléen.

Le proton possède une charge opposée à celle de l'électron, soit -q_e = |q_e| > 0. L'électron subit la force d'interaction électrostatique de Coulomb attractive exercée par le proton :

\vec{F} = \frac{(-q_e) q_e}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\vec{u}_r = -\frac{q_e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\vec{u}_r

En introduisant la convention de notation définie en préambule, e^2 = \frac{q_e^2}{4\pi\varepsilon_0}, la force s'écrit :

\boxed{\vec{F} = -\frac{e^2}{r^2}\,\vec{u}_r = -\frac{e^2}{r^3}\,\vec{r}}

Dans le référentiel galiléen lié au proton, le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron s'écrit :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\vec{p}}{\mathrm{d}t} = m_e \frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = -\frac{e^2}{r^2}\,\vec{u}_r}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[35]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : moment cinétique, force centrale

Montrer que le moment cinétique est conservé.

Voir la réponse courte

Moment de la force nul en O d'où conservation du moment cinétique orbital \vec{L}.

Voir le corrigé complet

Le moment cinétique de l'électron par rapport au proton (choisi comme origine O du référentiel galiléen d'étude) est défini par :

\vec{L} = \vec{r} \wedge \vec{p}.

En dérivant cette relation par rapport au temps :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\vec{L}}{\mathrm{d}t} &= \frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t} \wedge \vec{p} + \vec{r} \wedge \frac{\mathrm{d}\vec{p}}{\mathrm{d}t} \\ &= \vec{v} \wedge (m_e \vec{v}) + \vec{r} \wedge \vec{F}. \end{aligned}

D'une part, le produit vectoriel d'un vecteur par lui-même est nul :

\vec{v} \wedge (m_e \vec{v}) = \vec{0}.

D'autre part, la force d'interaction coulombienne établie à la question Q[34] est centrale : \vec{F} = -\dfrac{e^2}{r^2} \vec{u}_r, où \vec{u}_r = \dfrac{\vec{r}}{r}. Le moment de cette force en O est donc identiquement nul :

\vec{\mathcal{M}}_O(\vec{F}) = \vec{r} \wedge \vec{F} = -\frac{e^2}{r^3} (\vec{r} \wedge \vec{r}) = \vec{0}.

On en déduit :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}}{\mathrm{d}t} = \vec{0},

ce qui démontre que le moment cinétique est une constante du mouvement :

\boxed{\vec{L} = \vec{\mathrm{cte}}.}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[36]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : moment cinétique, mouvement plan

En déduire que la trajectoire est plane. On choisira dans la suite l'axe orthogonal au plan de la trajectoire.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la définition du produit mixte pour relier le vecteur position \vec{r}(t) et le moment cinétique \vec{L}.
  2. Conclure sur la géométrie de la trajectoire à partir de la constance temporelle de \vec{L} établie à la question Q[35].
Voir la réponse courte

Produit scalaire \vec{r} \cdot \vec{L} = 0, donc la trajectoire reste confinée dans le plan normal à \vec{L}.

Voir le corrigé complet

Par définition du produit vectoriel et des propriétés du produit mixte, le vecteur position \vec{r}(t) et le moment cinétique \vec{L} = \vec{r}(t) \wedge \vec{p}(t) vérifient à chaque instant :

\vec{r}(t) \cdot \vec{L} = \vec{r}(t) \cdot (\vec{r}(t) \wedge \vec{p}(t)) = 0.

D'après le résultat de la question Q[35], le moment cinétique \vec{L} est un vecteur constant au cours du temps.

  • Si \vec{L} \neq \vec{0}, la relation \vec{r}(t) \cdot \vec{L} = 0 montre que le vecteur position \vec{r}(t) est à chaque instant confiné dans le plan fixe passant par l'origine O (position du proton) et orthogonal au vecteur constant \vec{L}.
  • Si \vec{L} = \vec{0}, le mouvement est rectiligne le long d'une droite passant par l'origine, ce qui constitue un cas particulier de mouvement plan.

Dans tous les cas :

\boxed{\text{La trajectoire de l'électron est entièrement contenue dans un plan.}}

En choisissant l'axe (Oz) colinéaire à \vec{L}, c'est-à-dire dirigé par le vecteur unitaire \vec{u}_z = \frac{\vec{L}}{\|\vec{L}\|} (pour \vec{L}\neq \vec{0}), le plan de la trajectoire est le plan (Oxy), défini par l'équation z = 0.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[37]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : moment cinétique, coordonnée polaire

Donner l'expression du moment cinétique en coordonnées polaires dans le plan de la trajectoire.

Voir la réponse courte

Expression du moment cinétique en base cylindro-polaire : \vec{L} = m_e r^2 \dot{\theta} \vec{u}_z.

Voir le corrigé complet

Dans le plan de la trajectoire rapporté au système de coordonnées polaires (r, \theta), le vecteur position de l'électron par rapport au proton et son vecteur vitesse s'écrivent :

\begin{aligned} \vec{r} &= r\,\vec{u}_r, \\ \vec{v} &= \dot{r}\,\vec{u}_r + r\dot{\theta}\,\vec{u}_\theta. \end{aligned}

La quantité de mouvement s'exprime donc par :

\vec{p} = m_e\vec{v} = m_e\left(\dot{r}\,\vec{u}_r + r\dot{\theta}\,\vec{u}_\theta\right).

Le moment cinétique de l'électron par rapport à l'origine (position du proton) vaut alors :

\begin{aligned} \vec{L} &= \vec{r} \wedge \vec{p} \\ &= (r\,\vec{u}_r) \wedge m_e\left(\dot{r}\,\vec{u}_r + r\dot{\theta}\,\vec{u}_\theta\right) \\ &= m_e r^2 \dot{\theta} \, (\vec{u}_r \wedge \vec{u}_\theta). \end{aligned}

Le repère cylindro-polaire (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z) étant orthonormé direct, on a \vec{u}_r \wedge \vec{u}_\theta = \vec{u}_z. On en déduit l'expression vectorielle du moment cinétique :

\boxed{\vec{L} = m_e r^2 \dot{\theta}\,\vec{u}_z}

Sa projection scalaire L sur l'axe orthogonal au plan du mouvement s'écrit :

\boxed{L = m_e r^2 \dot{\theta}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[38]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : vecteur de runge-lenz, intégrale première

Montrer que le vecteur

où , est une constante du mouvement (baptisée vecteur de Runge-Lenz).

Voir la stratégie
  1. Dériver le vecteur de Runge-Lenz \vec{A} par rapport au temps en utilisant la conservation du moment cinétique (\mathrm{d}\vec{L}/\mathrm{d}t = \vec{0}) et le principe fondamental de la dynamique (\mathrm{d}\vec{p}/\mathrm{d}t = \vec{F}).
  2. Exprimer le produit vectoriel \vec{L} \wedge \vec{u}_r dans la base polaire pour simplifier le premier terme et le comparer à la dérivée temporelle de \vec{u}_r.
Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de \vec{A} et utilisation du PFD pour montrer que d\vec{A}/dt = \vec{0}.

Voir le corrigé complet

Dérivons le vecteur \vec{A} par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}\vec{A}}{\mathrm{d}t} = \frac{1}{m_e e^2} \left( \frac{\mathrm{d}\vec{L}}{\mathrm{d}t} \wedge \vec{p} + \vec{L} \wedge \frac{\mathrm{d}\vec{p}}{\mathrm{d}t} \right) + \frac{\mathrm{d}\vec{u}_r}{\mathrm{d}t}.

D'après la question Q[35], le moment cinétique est conservé :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}}{\mathrm{d}t} = \vec{0}.

D'après le principe fondamental de la dynamique établi à la question Q[34], la force coulombienne donne :

\frac{\mathrm{d}\vec{p}}{\mathrm{d}t} = -\frac{e^2}{r^2}\vec{u}_r.

Le premier terme se réduit donc à :

\frac{1}{m_e e^2} \left( \vec{L} \wedge \frac{\mathrm{d}\vec{p}}{\mathrm{d}t} \right) = -\frac{1}{m_e r^2} \left( \vec{L} \wedge \vec{u}_r \right).

En utilisant l'expression du moment cinétique en coordonnées polaires obtenue à la question Q[37], \vec{L} = m_e r^2 \dot{\theta} \vec{u}_z, et sachant que \vec{u}_z \wedge \vec{u}_r = \vec{u}_\theta, on calcule :

\vec{L} \wedge \vec{u}_r = (m_e r^2 \dot{\theta} \vec{u}_z) \wedge \vec{u}_r = m_e r^2 \dot{\theta} \vec{u}_\theta.

On en déduit :

\frac{1}{m_e e^2} \left( \vec{L} \wedge \frac{\mathrm{d}\vec{p}}{\mathrm{d}t} \right) = -\frac{1}{m_e r^2} (m_e r^2 \dot{\theta} \vec{u}_\theta) = -\dot{\theta}\vec{u}_\theta.

Par ailleurs, la dérivée du vecteur unitaire radial \vec{u}_r dans le plan de la trajectoire est :

\frac{\mathrm{d}\vec{u}_r}{\mathrm{d}t} = \dot{\theta}\vec{u}_\theta.

En sommant ces deux contributions, on obtient :

\frac{\mathrm{d}\vec{A}}{\mathrm{d}t} = -\dot{\theta}\vec{u}_\theta + \dot{\theta}\vec{u}_\theta = \vec{0}.
\boxed{\frac{\mathrm{d}\vec{A}}{\mathrm{d}t} = \vec{0} \implies \vec{A} = \vec{\mathrm{cte}}}

Le vecteur de Runge-Lenz \vec{A} est donc bien une constante du mouvement.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[39]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : vecteur de runge-lenz, produit vectoriel

Montrer que est dans le plan de la trajectoire. Dans la suite, on choisira l'axe aligné selon le vecteur et on note en conséquence l'angle entre et .

Voir la réponse courte

Orthogonalité de \vec{L} \wedge \vec{p} et de \vec{u}_r avec \vec{L}, attestant que \vec{A} est dans le plan orbital.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[36], le plan de la trajectoire passe par l'origine et admet pour vecteur normal le moment cinétique \vec{L} = \vec{r} \wedge \vec{p}. Un vecteur appartient à ce plan si et seulement s'il est orthogonal à \vec{L}.

Calculons le produit scalaire de \vec{A} avec \vec{L} :

\vec{A} \cdot \vec{L} = \frac{1}{m_e e^2} (\vec{L} \wedge \vec{p}) \cdot \vec{L} + \vec{u}_r \cdot \vec{L}.

Examinons les deux termes séparément :

  • Par orthogonalité du produit vectoriel avec ses facteurs, on a (\vec{L} \wedge \vec{p}) \cdot \vec{L} = 0 ;
  • Par définition de \vec{L}, le vecteur position est orthogonal au moment cinétique, d'où \vec{u}_r \cdot \vec{L} = \frac{1}{r} \vec{r} \cdot (\vec{r} \wedge \vec{p}) = 0.

Il s'ensuit immédiatement que :

\boxed{\vec{A} \cdot \vec{L} = 0}

Le vecteur de Runge-Lenz \vec{A} est donc orthogonal à \vec{L} : il est contenu dans le plan de la trajectoire de l'électron.

En choisissant l'axe x dirigé selon \vec{A}, on a \vec{A} = A \vec{u}_x, et l'angle polaire \theta = (\widehat{\vec{A}, \vec{r}}) repère la direction de l'électron par rapport au vecteur de Runge-Lenz.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[40]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : conique, équation de trajectoire

En projetant le vecteur de Runge-Lenz sur le vecteur , montrer que la trajectoire de l'électron peut s'écrire

Exprimer et en fonction de , , , .

Voir la stratégie
  1. Projeter scalairement la définition vectorielle de \vec{A} sur le vecteur unitaire \vec{u}_r.
  2. Utiliser les propriétés du produit mixte pour exprimer (\vec{L} \wedge \vec{p}) \cdot \vec{u}_r en fonction du moment cinétique L et de la distance r.
  3. Isoler r et identifier les grandeurs r_0 et \varepsilon par identification avec la forme demandée.
Voir la réponse courte

Projection scalaire \vec{A} \cdot \vec{u}_r pour obtenir la trajectoire conique avec r_0 = L^2/(m_e e^2) et \varepsilon = A.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[38], le vecteur de Runge-Lenz s'écrit :

\vec{A} = \frac{\vec{L} \wedge \vec{p}}{m_e e^2} + \vec{u}_r.

Par projection scalaire sur le vecteur unitaire radial \vec{u}_r, on obtient :

\vec{A} \cdot \vec{u}_r = \frac{(\vec{L} \wedge \vec{p}) \cdot \vec{u}_r}{m_e e^2} + \vec{u}_r \cdot \vec{u}_r.

D'une part, comme le vecteur \vec{A} définit la direction de l'axe x et que \theta est l'angle entre \vec{A} et \vec{u}_r (question Q[39]), on a :

\vec{A} \cdot \vec{u}_r = A \cos\theta.

D'autre part, en utilisant l'invariance du produit mixte par permutation circulaire et le fait que \vec{p} = m_e \dot{\vec{r}} et \vec{r} = r \vec{u}_r, il vient :

\begin{aligned} (\vec{L} \wedge \vec{p}) \cdot \vec{u}_r &= \vec{L} \cdot (\vec{p} \wedge \vec{u}_r) \\ &= \vec{L} \cdot \left( m_e \dot{\vec{r}} \wedge \frac{\vec{r}}{r} \right) \\ &= -\frac{1}{r}\, \vec{L} \cdot (\vec{r} \wedge \vec{p}) \\ &= -\frac{\vec{L} \cdot \vec{L}}{r} = -\frac{L^2}{r}. \end{aligned}

En reportant cette relation et en remarquant que \vec{u}_r \cdot \vec{u}_r = 1, la projection s'écrit :

A \cos\theta = -\frac{L^2}{m_e e^2 r} + 1.

On isole alors le rayon vecteur r :

\frac{L^2}{m_e e^2 r} = 1 - A \cos\theta \implies r = \frac{\dfrac{L^2}{m_e e^2}}{1 - A \cos\theta}.

Par identification avec l'expression proposée :

r = \frac{r_0}{1 - \varepsilon \cos(\theta)},

on en déduit :

\boxed{r_0 = \frac{L^2}{m_e e^2}} \quad \text{et} \quad \boxed{\varepsilon = A}.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[41]

Application directeTemps estimé : ≈ 1 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : trajectoire circulaire, excentricité

On admet que cette équation est celle d'une ellipse et est baptisé "excentricité de l'ellipse". Quelle trajectoire particulière obtient-on dans le cas où ?

Voir la réponse courte

Pour une excentricité \varepsilon = 0, le rayon est constant : la trajectoire est un cercle.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de la trajectoire obtenue à la question Q[40] :

r(\theta) = \frac{r_0}{1 - \varepsilon \cos\theta}

Pour une excentricité nulle \varepsilon = 0, le rayon vecteur est indépendant de l'angle \theta :

r(\theta) = r_0 = \frac{L^2}{m_e e^2} = \mathrm{cte}

La distance entre l'électron et le proton reste constante au cours du temps. On obtient donc :

\boxed{\text{Une trajectoire circulaire de rayon } r_0 = \frac{L^2}{m_e e^2} \text{ centrée sur le proton.}}

De plus, la conservation du moment cinétique L = m_e r_0^2 \dot{\theta} = \mathrm{cte} implique que la vitesse angulaire \dot{\theta} est constante : le mouvement est circulaire et uniforme.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[42]

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : ellipse, demi-grand axe

On note demi-grand axe de l'ellipse la quantité . Représenter graphiquement sur la trajectoire de l'électron. Donner l'expression de en fonction de et .

Voir la stratégie
  1. Exprimer les rayons r(0) et r(\pi) à partir de l'équation polaire de la trajectoire obtenue à la question Q[40].
  2. Calculer la demi-somme a = \frac{r(0) + r(\pi)}{2} pour obtenir l'expression de a en fonction de r_0 et \varepsilon.
  3. Réaliser un schéma de l'ellipse orbitale faisant apparaître le foyer occupé par le proton, les deux sommets le long de l'axe de Runge-Lenz, ainsi que les grandeurs r(0), r(\pi) et le demi-grand axe a.
Voir la réponse courte

Calcul du demi-grand axe a = \frac{1}{2}(r(0)+r(\pi)) = \frac{r_0}{1-\varepsilon^2} et schéma de l'ellipse.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de la trajectoire établie à la question Q[40] :

r(\theta) = \frac{r_0}{1 - \varepsilon \cos\theta}

En évaluant cette distance pour \theta = 0 et \theta = \pi :

\begin{aligned} r(0) &= \frac{r_0}{1 - \varepsilon} \\ r(\pi) &= \frac{r_0}{1 + \varepsilon} \end{aligned}

Par définition du demi-grand axe a :

\begin{aligned} a &= \frac{r(0) + r(\pi)}{2} \\ &= \frac{r_0}{2} \left( \frac{1}{1-\varepsilon} + \frac{1}{1+\varepsilon} \right) \\ &= \frac{r_0}{2} \frac{(1+\varepsilon) + (1-\varepsilon)}{1 - \varepsilon^2} \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{a = \frac{r_0}{1 - \varepsilon^2}}

Sur l'ellipse ci-dessous, le proton occupe le foyer O. L'axe polaire Ox est orienté selon le vecteur de Runge-Lenz \vec{A}. La distance entre les deux sommets (l'apoastre pour \theta = 0 et le périastre pour \theta = \pi) est le grand axe 2a = r(0) + r(\pi), dont la moitié définit le demi-grand axe a :

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[43]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : formule de binet, énergie mécanique

Montrer que l'énergie mécanique de l'électron peut se mettre sous la forme

où .

Voir la stratégie
  1. Exprimer les composantes radiale et orthoradiale de la vitesse en coordonnées polaires en fonction de la variable de Binet u(\theta) = 1/r(\theta) et du moment cinétique L.
  2. En déduire l'énergie cinétique de l'électron (première formule de Binet).
  3. Exprimer l'énergie potentielle électrostatique associée à la force coulombienne et sommer les contributions pour obtenir l'énergie mécanique E_m.
Voir la réponse courte

Expression de la vitesse en variable de Binet u=1/r et écriture de l'énergie mécanique.

Voir le corrigé complet

L'énergie mécanique de l'électron dans le référentiel lié au proton s'écrit comme la somme de son énergie cinétique et de son énergie potentielle :

E_m = E_c + E_p.

En coordonnées polaires (r, \theta) dans le plan de la trajectoire, le vecteur vitesse s'écrit :

\vec{v} = \dot{r} \vec{u}_r + r\dot{\theta} \vec{u}_\theta.

D'après la question Q[37], le moment cinétique est conservé et a pour norme :

L = m_e r^2 \dot{\theta} \implies \dot{\theta} = \frac{L}{m_e r^2} = \frac{L}{m_e} u^2.

En introduisant la variable de Binet u = 1/r, soit r = 1/u, la composante radiale de la vitesse s'exprime selon la règle de dérivation en chaîne :

\dot{r} = \frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\frac{1}{u}\right) = -\frac{1}{u^2} \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}\theta} \dot{\theta} = -\frac{1}{u^2} \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}\theta} \left(\frac{L}{m_e} u^2\right) = -\frac{L}{m_e} \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}\theta}.

La composante orthoradiale s'écrit quant à elle :

v_\theta = r\dot{\theta} = \frac{1}{u} \left(\frac{L}{m_e} u^2\right) = \frac{L}{m_e} u.

Le carré de la vitesse de l'électron vaut donc :

v^2 = \dot{r}^2 + v_\theta^2 = \frac{L^2}{m_e^2} \left[ \left(\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}\theta}\right)^2 + u^2 \right],

ce qui donne pour l'énergie cinétique :

E_c = \frac{1}{2} m_e v^2 = \frac{L^2}{2m_e} \left[ \left(\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}\theta}\right)^2 + u^2 \right].

Par ailleurs, la force exercée sur l'électron est purement coulombienne et conservative (question Q[34]) :

\vec{F} = -\frac{e^2}{r^2} \vec{u}_r = -\frac{\mathrm{d}E_p}{\mathrm{d}r} \vec{u}_r \implies E_p(r) = -\frac{e^2}{r} + \text{cte}.

En choisissant la référence d'énergie potentielle nulle à l'infini (E_p(r \to \infty) = 0), on a :

E_p = -\frac{e^2}{r} = -e^2 u.

En sommant les deux contributions, on obtient bien :

\boxed{E_m = \frac{L^2}{2m_e} \left[ \left(\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}\theta}\right)^2 + u^2 \right] - e^2 u}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[44]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : énergie mécanique, demi-grand axe

En déduire que

Voir la stratégie
  1. Exprimer la variable de Binet u(\theta) = 1/r(\theta) et sa dérivée \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}\theta} à partir de l'équation de la trajectoire obtenue en Q[40].
  2. Injecter ces expressions dans la formule de l'énergie mécanique établie en Q[43] en utilisant la relation r_0 = \frac{L^2}{m_e e^2}.
  3. Identifier le demi-grand axe a = \frac{r_0}{1 - \varepsilon^2} établi en Q[42] pour conclure.
Voir la réponse courte

Substitution de la conique dans l'expression de l'énergie pour obtenir E_m = -e^2 / (2a).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[40], l'équation de la trajectoire s'écrit :

r(\theta) = \frac{r_0}{1 - \varepsilon \cos\theta} \implies u(\theta) = \frac{1}{r(\theta)} = \frac{1 - \varepsilon \cos\theta}{r_0}.

En dérivant par rapport à \theta, il vient :

\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}\theta} = \frac{\varepsilon \sin\theta}{r_0}.

Calculons le terme entre crochets intervenant dans l'énergie mécanique :

\begin{aligned} \left(\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}\theta}\right)^2 + u^2 &= \frac{\varepsilon^2 \sin^2\theta + (1 - \varepsilon \cos\theta)^2}{r_0^2} \\ &= \frac{\varepsilon^2(\sin^2\theta + \cos^2\theta) + 1 - 2\varepsilon \cos\theta}{r_0^2} \\ &= \frac{1 + \varepsilon^2 - 2\varepsilon \cos\theta}{r_0^2}. \end{aligned}

En remarquant que 1 - \varepsilon \cos\theta = r_0 u, on peut réécrire ce numérateur sous la forme :

1 + \varepsilon^2 - 2\varepsilon \cos\theta = \varepsilon^2 - 1 + 2(1 - \varepsilon \cos\theta) = -(1 - \varepsilon^2) + 2r_0 u.

L'énergie mécanique s'écrit alors d'après l'expression de la question Q[43] :

\begin{aligned} E_m &= \frac{L^2}{2m_e}\left[ -\frac{1 - \varepsilon^2}{r_0^2} + \frac{2u}{r_0} \right] - e^2 u \\ &= -\frac{L^2(1 - \varepsilon^2)}{2m_e r_0^2} + \left( \frac{L^2}{m_e r_0} - e^2 \right) u. \end{aligned}

Or, d'après la question Q[40], r_0 = \frac{L^2}{m_e e^2}, soit \frac{L^2}{m_e r_0} = e^2. Le terme dépendant de la position u s'annule identiquement, ce qui confirme la conservation de l'énergie mécanique au cours du mouvement :

E_m = -\frac{e^2 (1 - \varepsilon^2)}{2r_0}.

En utilisant enfin l'expression du demi-grand axe obtenue en Q[42], a = \frac{r_0}{1 - \varepsilon^2}, on obtient :

\boxed{E_m = -\frac{e^2}{2a}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[45]

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : loi des aires, période orbitale

Montrer que la période de la trajectoire de l'électron peut s'écrire

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'élément de temps différentiel \mathrm{d}t en fonction de la coordonnée polaire angulaire \theta et de sa dérivée \dot{\theta}.
  2. Utiliser la conservation du moment cinétique L = m_e r^2 \dot{\theta} établie aux questions Q[35] et Q[37] pour relier \mathrm{d}t à \mathrm{d}\theta.
  3. Intégrer sur une révolution complète correspondant à une période T, soit pour un intervalle angulaire \Delta \theta = 2\pi.
Voir la réponse courte

Intégration de la constante des aires dt = \frac{m_e}{L} r^2 d\theta sur une révolution complète.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[37], la composante scalaire du moment cinétique selon l'axe normal au plan orbital s'écrit :

L = m_e r^2 \dot{\theta} = m_e r^2 \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t}.

Ce moment cinétique L étant une constante du mouvement (question Q[35]), on peut isoler l'élément de temps \mathrm{d}t :

\mathrm{d}t = \frac{m_e}{L} r^2(\theta) \, \mathrm{d}\theta.

Par définition, la période orbitale T est la durée nécessaire à l'électron pour effectuer un tour complet sur son ellipse, c'est-à-dire pour que l'angle polaire \theta varie de 0 à 2\pi :

T = \int_0^T \mathrm{d}t = \int_0^{2\pi} \frac{m_e}{L} r^2(\theta) \, \mathrm{d}\theta.

Le facteur \frac{m_e}{L} étant constant, on le sort de l'intégrale pour obtenir :

\boxed{T = \frac{m_e}{L} \int_0^{2\pi} r^2(\theta) \, \mathrm{d}\theta}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[46]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : troisième loi de kepler

En déduire que

Comment cette loi s'appelle-t-elle ?

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intégrale définissant la période T obtenue en Q[45] à l'aide de la fonction G_2(\varepsilon) donnée en préambule du sujet.
  2. Exprimer le produit r_0^2 G_2(\varepsilon) en fonction de a et r_0 grâce à la relation géométrique établie en Q[42].
  3. Remplacer r_0 par son expression en fonction de L, m_e et e^2 issue de Q[40], puis élever au carré pour former le rapport T^2/a^3.
Voir la réponse courte

Calcul de l'intégrale définissant l'aire de l'ellipse pour aboutir à la troisième loi de Kepler.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de la trajectoire obtenue en Q[40], on a r(\theta) = \frac{r_0}{1 - \varepsilon \cos\theta}. L'expression de la période T établie en Q[45] s'écrit alors :

T = \frac{m_e}{L} \int_0^{2\pi} r^2(\theta) \, \mathrm{d}\theta = \frac{m_e r_0^2}{L} \int_0^{2\pi} \frac{\mathrm{d}\theta}{(1 - \varepsilon \cos\theta)^2} = \frac{m_e r_0^2}{L} G_2(\varepsilon).

En utilisant la formule fournie dans le préambule pour l'intégrale G_2 :

G_2(\varepsilon) = \frac{2\pi}{(1 - \varepsilon^2)^{3/2}},

il vient :

T = \frac{m_e r_0^2}{L} \frac{2\pi}{(1 - \varepsilon^2)^{3/2}}.

Or, d'après la relation entre le demi-grand axe et le paramètre orbital établie en Q[42], a = \frac{r_0}{1 - \varepsilon^2}, ce qui donne :

1 - \varepsilon^2 = \frac{r_0}{a} \implies (1 - \varepsilon^2)^{3/2} = \left(\frac{r_0}{a}\right)^{3/2} = \frac{r_0^{3/2}}{a^{3/2}}.

On en déduit :

T = \frac{2\pi m_e}{L} \frac{r_0^2 a^{3/2}}{r_0^{3/2}} = \frac{2\pi m_e}{L} a^{3/2} \sqrt{r_0}.

En rappelant l'expression de r_0 issue de la question Q[40], r_0 = \frac{L^2}{m_e e^2}, il vient \sqrt{r_0} = \frac{L}{\sqrt{m_e e^2}}. En injectant cette expression dans la période :

T = \frac{2\pi m_e}{L} a^{3/2} \frac{L}{\sqrt{m_e e^2}} = 2\pi a^{3/2} \sqrt{\frac{m_e}{e^2}}.

En élevant cette expression au carré et en divisant par a^3, on obtient :

\boxed{\frac{T^2}{a^3} = 4\pi^2 \frac{m_e}{e^2}}

Cette relation est la troisième loi de Kepler (ou loi des périodes), appliquée ici au mouvement d'une particule dans un potentiel coulombien attractif en 1/r.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[47]

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : moment dipolaire, valeur moyenne

Montrer que le dipôle électrique moyenné sur une trajectoire vaut

Indication : on pourra introduire la fonction donnée en préambule et la relier à la dérivée de .

Voir la stratégie
  1. Exprimer le dipôle électrique instantané \vec{d}(t) = q_e \vec{r}(t) et passer à la moyenne temporelle en utilisant le changement de variable t \to \theta permis par la loi des aires (\mathrm{d}t = \frac{m_e r^2}{L}\,\mathrm{d}\theta).
  2. Projeter le vecteur position \vec{r}(\theta) dans le repère de l'orbite lié au vecteur de Runge-Lenz \vec{A} et utiliser la parité pour éliminer la composante transverse.
  3. Exprimer l'intégrale restante à l'aide de la fonction F_3(\varepsilon) reliée à la dérivée \frac{\mathrm{d}G_2}{\mathrm{d}\varepsilon}, puis simplifier grâce aux relations reliant L, T et a établies aux questions précédentes.
Voir la réponse courte

Moyenne temporelle du vecteur position \vec{r} = r \cos\theta \vec{u}_x + r \sin\theta \vec{u}_y et lien avec les intégrales F_3 et G_2.

Voir le corrigé complet

Le dipôle électrique instantané s'écrit \vec{d}(t) = q_e \vec{r}(t). Sa moyenne temporelle sur une période orbitale T est définie par :

\langle \vec{d} \rangle = \frac{1}{T} \int_0^T q_e \vec{r}(t)\,\mathrm{d}t

En utilisant la conservation du moment cinétique L = m_e r^2 \dot{\theta}, la relation différentielle \mathrm{d}t = \frac{m_e r^2}{L}\,\mathrm{d}\theta permet d'exprimer la moyenne sous forme d'une intégrale angulaire :

\langle \vec{d} \rangle = \frac{q_e m_e}{L T} \int_0^{2\pi} r^3(\theta)\,\vec{u}_r(\theta)\,\mathrm{d}\theta

D'après la question Q[39], l'axe x est choisi colinéaire au vecteur de Runge-Lenz \vec{A}, de sorte que \vec{A} = \varepsilon \vec{u}_x (car \varepsilon = A, d'après Q[40]). Le vecteur unitaire radial se décompose selon :

\vec{u}_r(\theta) = \cos\theta\,\vec{u}_x + \sin\theta\,\vec{u}_y = \frac{\cos\theta}{\varepsilon}\vec{A} + \sin\theta\,\vec{u}_y

L'équation polaire de l'ellipse est r(\theta) = \frac{r_0}{1 - \varepsilon\cos\theta}. La fonction r(\theta) étant paire en \theta, le produit r^3(\theta)\sin\theta est une fonction impaire de \theta sur [-\pi, \pi] (ou symétrique par rapport à \pi sur [0, 2\pi]), ce qui annule la composante selon \vec{u}_y :

\int_0^{2\pi} r^3(\theta)\sin\theta\,\mathrm{d}\theta = 0

Il ne subsiste que la projection selon \vec{A} :

\langle \vec{d} \rangle = \frac{q_e m_e}{L T \varepsilon} \left( \int_0^{2\pi} r^3(\theta)\cos\theta\,\mathrm{d}\theta \right) \vec{A} = \frac{q_e m_e r_0^3}{L T \varepsilon} F_3(\varepsilon)\,\vec{A}

où F_3(\varepsilon) = \displaystyle\int_0^{2\pi} \frac{\cos\theta\,\mathrm{d}\theta}{(1 - \varepsilon\cos\theta)^3}.

En dérivant par rapport à \varepsilon l'intégrale G_2(\varepsilon) = \displaystyle\int_0^{2\pi} \frac{\mathrm{d}\theta}{(1 - \varepsilon\cos\theta)^2}, on obtient :

G_2'(\varepsilon) = \int_0^{2\pi} \frac{2\cos\theta\,\mathrm{d}\theta}{(1 - \varepsilon\cos\theta)^3} = 2 F_3(\varepsilon) \implies F_3(\varepsilon) = \frac{1}{2} G_2'(\varepsilon)

En utilisant la formule admise en préambule G_2(\varepsilon) = \frac{2\pi}{(1 - \varepsilon^2)^{3/2}} = 2\pi (1 - \varepsilon^2)^{-3/2}, il vient :

G_2'(\varepsilon) = 2\pi \left(-\frac{3}{2}\right)(-2\varepsilon)(1 - \varepsilon^2)^{-5/2} = \frac{6\pi\varepsilon}{(1 - \varepsilon^2)^{5/2}} \implies F_3(\varepsilon) = \frac{3\pi\varepsilon}{(1 - \varepsilon^2)^{5/2}}

Le demi-grand axe étant donné par a = \frac{r_0}{1 - \varepsilon^2} (question Q[42]), on a r_0 = a(1 - \varepsilon^2), d'où :

r_0^3 F_3(\varepsilon) = a^3(1 - \varepsilon^2)^3 \times \frac{3\pi\varepsilon}{(1 - \varepsilon^2)^{5/2}} = 3\pi\varepsilon a^3 \sqrt{1 - \varepsilon^2}

Par ailleurs, exprimons le dénominateur LT :

  • D'après Q[40] et Q[42], L^2 = m_e e^2 r_0 = m_e e^2 a (1 - \varepsilon^2), soit L = \sqrt{m_e e^2 a (1 - \varepsilon^2)} ;
  • D'après Q[46], T = 2\pi \sqrt{\frac{m_e a^3}{e^2}}.

Leur produit vaut alors :

L T = \sqrt{m_e e^2 a (1 - \varepsilon^2)} \times 2\pi \sqrt{\frac{m_e a^3}{e^2}} = 2\pi m_e a^2 \sqrt{1 - \varepsilon^2}

En injectant ces résultats dans l'expression de \langle \vec{d} \rangle, les facteurs \sqrt{1 - \varepsilon^2}, m_e et \varepsilon se simplifient :

\begin{aligned} \langle \vec{d} \rangle &= \frac{q_e m_e}{2\pi m_e a^2 \sqrt{1 - \varepsilon^2} \varepsilon} \times \left(3\pi\varepsilon a^3 \sqrt{1 - \varepsilon^2}\right) \vec{A} \end{aligned}
\boxed{\langle\vec{d}\rangle = \frac{3}{2} q_e a \vec{A}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

2 · Modèle de Bohr-Sommerfled de l'atome d'hydrogène

Q[48]

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : pulsation orbitale, énergie mécanique

À partir des questions précédentes montrer que ne dépend que de l'énergie de l'électron sur sa trajectoire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le demi-grand axe a en fonction de l'énergie mécanique E à partir de la relation établie en Q[44].
  2. Exprimer la période orbitale T en fonction de a grâce à la troisième loi de Kepler obtenue en Q[46].
  3. En déduire la pulsation \Omega = 2\pi/T et exprimer explicitement \Omega en fonction de l'énergie E.
Voir la réponse courte

Expression de \Omega = 2\pi/T en fonction de a puis de l'énergie mécanique E.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[44], l'énergie mécanique E d'un électron sur une orbite elliptique liée (E < 0) est uniquement déterminée par le demi-grand axe a :

E = -\frac{e^2}{2a} \implies a = -\frac{e^2}{2E} = \frac{e^2}{2|E|}.

Par ailleurs, la troisième loi de Kepler établie à la question Q[46] relie la période orbitale T au demi-grand axe a :

\frac{T^2}{a^3} = 4\pi^2 \frac{m_e}{e^2} \implies T = 2\pi \sqrt{\frac{m_e}{e^2}}\, a^{3/2}.

La pulsation du mouvement périodique de l'électron, définie par \Omega = \frac{2\pi}{T}, s'écrit donc :

\Omega = \sqrt{\frac{e^2}{m_e a^3}}.

En substituant l'expression de a en fonction de E, on obtient :

\Omega = \sqrt{\frac{e^2}{m_e}} \left( -\frac{2E}{e^2} \right)^{3/2} = \frac{(-2E)^{3/2}}{e^2 \sqrt{m_e}}.

Les grandeurs m_e et e^2 étant des constantes physiques universelles, \Omega ne dépend que de l'énergie E de l'électron sur sa trajectoire :

\boxed{\Omega(E) = \frac{(-2E)^{3/2}}{e^2 \sqrt{m_e}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[49]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI

Notions : modèle de bohr, principe de correspondance

On note l'énergie du -ième état permis par la mécanique quantique, que l'on classe par ordre croissant de . Montrer que dans la limite des grands, la conservation de l'énergie s'écrit

Voir la stratégie
  1. Exprimer le bilan d'énergie lors de la transition d'un état quantique n vers l'état immédiatement inférieur n-1, en utilisant l'hypothèse de Bohr rappelée dans le texte introductif.
  2. Passer à la limite continue pour les grands nombres quantiques n \gg 1 (principe de correspondance de Bohr) en assimilant la différence finie E_n - E_{n-1} à une dérivée \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}n}.
Voir la réponse courte

Principe de correspondance de Bohr identifiant \Delta E \approx \hbar \Omega(E) pour les grands nombres quantiques n.

Voir le corrigé complet

D'après le préambule de la section 2, la transition de l'électron depuis le n-ième niveau vers l'orbitale immédiatement inférieure (le niveau n-1) s'accompagne de l'émission d'un photon de pulsation \Omega = 2\pi/T.

Le principe de conservation de l'énergie pour ce processus d'émission radiative impose :

E_n - E_{n-1} = \hbar \Omega.

Dans la limite des nombres quantiques élevés (n \gg 1), la variation relative de l'énergie entre deux états successifs devient infinitésimale. On peut alors traiter la variable discrète n comme une variable continue. Le taux d'accroissement avec \Delta n = n - (n-1) = 1 s'identifie à la dérivée :

E_n - E_{n-1} = \frac{E(n) - E(n - \Delta n)}{\Delta n} \underset{n \gg 1}{\simeq} \frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}n}.

En identifiant les deux expressions, on obtient bien :

\boxed{\frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}n} = \hbar \Omega(E)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[50]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI

Notions : niveau d'énergie, quantification de l'énergie

Résoudre cette équation différentielle et en déduire que les énergies se mettent sous la forme

où est une constante d'intégration appelée défaut quantique et où l'on exprimera en fonction de , et .

Voir la stratégie
  1. Réécrire l'équation différentielle issue de la question précédente en séparant les variables E et n, sachant que E < 0 pour un état lié.
  2. Intégrer les deux membres en introduisant une constante d'intégration notée n^*.
  3. Isoler E_n et identifier l'expression de l'énergie caractéristique E_I.
Voir la réponse courte

Intégration de l'équation différentielle séparable pour trouver la formule de Rydberg avec constante E_I.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[49], l'équation différentielle régissant l'évolution de l'énergie avec le niveau n s'écrit :

\frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}n} = \hbar \Omega(E) = \frac{\hbar}{e^2 \sqrt{m_e}} (-2E)^{3/2}.

L'électron étant dans un état lié du potentiel coulombien, son énergie mécanique est strictement négative (E < 0), ce qui garantit -2E > 0. En séparant les variables, il vient :

\frac{\mathrm{d}E}{(-2E)^{3/2}} = \frac{\hbar}{e^2 \sqrt{m_e}} \mathrm{d}n.

On remarque que :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}E} \left( \frac{1}{\sqrt{-2E}} \right) = -\frac{1}{2} (-2) (-2E)^{-3/2} = \frac{1}{(-2E)^{3/2}}.

L'intégration directe par rapport à n donne :

\frac{1}{\sqrt{-2E}} = \frac{\hbar}{e^2 \sqrt{m_e}} (n + n^*),

où n^* est une constante d'intégration sans dimension appelée défaut quantique.

En inversant cette relation puis en l'élevant au carré, on obtient :

-2E = \frac{m_e e^4}{\hbar^2 (n + n^*)^2},

soit pour l'énergie du niveau n :

E_n = -\frac{m_e e^4}{2\hbar^2 (n + n^*)^2}.

Cette expression se met bien sous la forme demandée :

\boxed{E_n = -\frac{E_I}{2(n + n^*)^2}}

avec :

\boxed{E_I = \frac{m_e e^4}{\hbar^2}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[51]

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI

Notions : rayon de bohr, quantification de l'orbite

Montrer que chaque état quantique possède un demi-grand axe s'écrivant

où l'on exprimera en fonction de constantes fondamentales.

Voir la stratégie
  1. Prendre en compte la donnée de l'énoncé indiquant que le défaut quantique est nul dans la suite (n^* = 0), d'où E_n = -\dfrac{E_I}{2n^2}.
  2. Égaler cette énergie à l'expression classique de l'énergie mécanique en fonction du demi-grand axe établie à la question Q[44] : E_n = -\dfrac{e^2}{2a_n}.
  3. Isoler a_n pour identifier le facteur n^2 ainsi que l'expression de a_1 en fonction des constantes fondamentales.
Voir la réponse courte

Identification du demi-grand axe a_n = -e^2/(2E_n) = n^2 a_1 et expression du rayon de Bohr.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le défaut quantique est nul pour l'atome d'hydrogène (n^* = 0). L'énergie du niveau n trouvée à la question Q[50] s'écrit donc :

E_n = -\frac{E_I}{2n^2} = -\frac{m_e e^4}{2\hbar^2 n^2}.

D'autre part, la relation établie à la question Q[44] relie l'énergie mécanique E_n au demi-grand axe a_n de la trajectoire :

E_n = -\frac{e^2}{2a_n}.

En identifiant ces deux expressions :

-\frac{e^2}{2a_n} = -\frac{m_e e^4}{2\hbar^2 n^2} \implies \frac{1}{a_n} = \frac{m_e e^2}{\hbar^2 n^2}.

On en déduit immédiatement :

a_n = n^2 \frac{\hbar^2}{m_e e^2}.

Chaque état quantique possède ainsi un demi-grand axe de la forme :

\boxed{a_n = n^2 a_1}

avec

\boxed{a_1 = \frac{\hbar^2}{m_e e^2} = \frac{4\pi\varepsilon_0 \hbar^2}{m_e q_e^2}.}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[52]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : rayon de bohr, énergie d'ionisation

Donner les valeurs numériques de et (en eV et en Angstrom respectivement).

Voir la réponse courte

Valeurs usuelles fondamentales : E_I \approx 27{,}2\text{ eV} (soit 13{,}6\text{ eV} pour E_I/2) et a_1 \approx 0{,}53\text{ \AA}.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions Q[50] et Q[51], les expressions de E_I et a_1 sont :

E_I = \frac{m_e e^4}{\hbar^2} \quad \text{et} \quad a_1 = \frac{\hbar^2}{m_e e^2},

avec la convention posée en préambule e^2 = \frac{q_e^2}{4\pi\varepsilon_0}.

Calculons tout d'abord la constante e^2 avec les valeurs numériques de l'énoncé :

e^2 = \frac{(-1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C})^2}{4\pi \times 8{,}85 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}} \simeq 2{,}302 \times 10^{-28}\text{ J}\cdot\text{m}.

1. Calcul du demi-grand axe a_1 :

\begin{aligned} a_1 &= \frac{(1{,}05 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s})^2}{9{,}10 \times 10^{-31}\text{ kg} \times 2{,}302 \times 10^{-28}\text{ J}\cdot\text{m}} \\ &\simeq 5{,}26 \times 10^{-11}\text{ m}. \end{aligned}

Sachant que 1\text{ \AA} = 10^{-10}\text{ m}, on obtient :

\boxed{a_1 \simeq 0{,}53\text{ \AA}}

2. Calcul de l'énergie caractéristique E_I : Remarquons que E_I = \frac{e^2}{a_1} :

\begin{aligned} E_I &= \frac{2{,}302 \times 10^{-28}\text{ J}\cdot\text{m}}{5{,}263 \times 10^{-11}\text{ m}} \simeq 4{,}37 \times 10^{-18}\text{ J}. \end{aligned}

En convertissant en électronvolts (1\text{ eV} = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ J}) :

E_I = \frac{4{,}374 \times 10^{-18}\text{ J}}{1{,}60 \times 10^{-19}\text{ J}\cdot\text{eV}^{-1}} \simeq 27{,}3\text{ eV}.

(Avec des constantes tabulées plus précises pour \hbar, on trouve la valeur canonique de 27{,}2\text{ eV}).

\boxed{E_I \simeq 27{,}2\text{ eV} \quad (\text{ou } 27{,}3\text{ eV})}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[53]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI

Notions : quantification du moment cinétique, excentricité

La condition de quantification de l'énergie ne suffit pas à spécifier complètement les orbites permises. Pour cela on rajoute une condition de quantification du moment cinétique, qui ne peut prendre que les valeurs où est un entier positif. Donner l'excentricité de la trajectoire en fonction de et .

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'excentricité \varepsilon en fonction du paramètre orbital r_0 et du demi-grand axe a établis aux questions précédentes.
  2. Injecter la condition de quantification du moment cinétique L = \ell\hbar ainsi que la quantification du demi-grand axe a_n = n^2 a_1 pour en déduire \varepsilon_{n,\ell}.
Voir la réponse courte

Combinaison de L = \ell\hbar et a_n = n^2 a_1 pour isoler l'excentricité \varepsilon_{n,\ell} = \sqrt{1 - \ell^2/n^2}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q42, le demi-grand axe a et le paramètre r_0 de la trajectoire elliptique sont reliés par :

a = \frac{r_0}{1 - \varepsilon^2} \iff 1 - \varepsilon^2 = \frac{r_0}{a}.

D'après la question Q40, le paramètre r_0 s'exprime en fonction du moment cinétique L sous la forme :

r_0 = \frac{L^2}{m_e e^2}.

En utilisant la quantification du moment cinétique L = \ell\hbar et la définition du rayon de Bohr a_1 = \frac{\hbar^2}{m_e e^2} (question Q51), on obtient :

r_0 = \frac{(\ell\hbar)^2}{m_e e^2} = \ell^2 a_1.

Par ailleurs, pour l'état quantique de nombre principal n, le demi-grand axe est quantifié selon a_n = n^2 a_1 (question Q51). Le rapport r_0 / a_n s'écrit donc simplement :

\frac{r_0}{a_n} = \frac{\ell^2 a_1}{n^2 a_1} = \frac{\ell^2}{n^2}.

L'excentricité \varepsilon étant une grandeur positive, on en déduit :

\boxed{\varepsilon_{n,\ell} = \sqrt{1 - \frac{\ell^2}{n^2}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[54]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI

Notions : nombre quantique, excentricité

Quelle inégalité et doivent-ils vérifier ?

Voir la réponse courte

La positivité du terme sous la racine impose la condition quantique usuelle \ell \le n.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de l'excentricité établie à la question précédente :

\varepsilon_{n,\ell} = \sqrt{1 - \frac{\ell^2}{n^2}}

Pour que la trajectoire soit physiquement admissible (état lié formant une ellipse fermée dans l'espace réel), l'excentricité doit être un réel positif ou nul vérifiant \varepsilon_{n,\ell} \ge 0, ce qui impose :

1 - \frac{\ell^2}{n^2} \ge 0 \implies \ell^2 \le n^2

Puisque n et \ell sont des entiers strictement positifs (avec \ell > 0 pour éviter une trajectoire rectiligne dégénérée passant par le centre attracteur), on en déduit l'inégalité :

\boxed{\ell \le n}

L'entier \ell peut donc prendre toutes les valeurs entières telles que :

1 \le \ell \le n

Résultat

Signaler une erreurSommaire

3 · Atomes de Rydberg

Q[55]

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet d'écran, charge effective

Justifier que quel que soit l'atome, on puisse décrire les propriétés des états de Rydberg en considérant en première approximation la dynamique d'un électron unique gravitant autour d'un noyau central de charge .

Voir la stratégie
  1. Évaluer la charge totale du cœur constitué du noyau atomique et des Z-1 électrons de cœur.
  2. Comparer l'extension spatiale du cœur à celle de la trajectoire de l'électron de Rydberg (n \gg 1).
  3. Appliquer le théorème de Gauss (ou un développement multipolaire) à grande distance pour en déduire l'effet d'écran quasi-parfait.
Voir la réponse courte

Écran total des Z-1 électrons de cœur sur le noyau de charge +Z q_e, charge effective nette +q_e.

Voir le corrigé complet

Considérons un atome neutre de numéro atomique Z :

  • Le noyau possède une charge Q_{\mathrm{noyau}} = -Z q_e (avec q_e = -1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C} < 0).
  • Les Z-1 électrons de cœur, situés sur des couches internes de faible nombre quantique principal, portent une charge totale Q_{\mathrm{elec}} = (Z-1)q_e.

La charge totale du cœur atomique (noyau et électrons de cœur) vaut donc :

Q_{\mathrm{cœ ur}} = Q_{\mathrm{noyau}} + Q_{\mathrm{elec}} = -Z q_e + (Z-1)q_e = -q_e > 0.

D'après le résultat de la question Q[51], le demi-grand axe de l'orbite de l'électron périphérique varie comme :

a_n = n^2 a_1.

Pour un état de Rydberg, le nombre quantique principal est très grand (n \gg 1, typiquement n \sim 30\text{ à }100), de sorte que la distance typique r de l'électron périphérique au noyau est de l'ordre de a_n \gg a_1.

À l'inverse, les électrons de cœur restent confinés à des distances de l'ordre de quelques rayons de Bohr a_1 au maximum. Vu de la position r \sim a_n de l'électron de Rydberg, le cœur apparaît ponctuel (r_{\mathrm{cœ ur}} \ll r).

D'après le théorème de Gauss, le champ électrique créé par cette distribution de charge à une distance r \gg r_{\mathrm{cœ ur}} est identique à celui d'une charge ponctuelle égale à la charge intérieure totale :

\vec{E}(\vec{r}) \simeq \frac{Q_{\mathrm{cœ ur}}}{4\pi\varepsilon_0 r^2} \vec{u}_r = -\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 r^2} \vec{u}_r.

Les Z-1 électrons de cœur font ainsi un écran presque parfait à la charge du noyau pour l'électron périphérique. Ce dernier évolue donc, en première approximation, dans le champ coulombien attractif créé par un noyau effectif ponctuel de charge :

\boxed{Q_{\mathrm{eff}} = -q_e}

quelle que soit la valeur du numéro atomique Z.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[56]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : champ électrostatique, moment dipolaire induit

On suppose que sous l'effet d'un champ électrique externe uniforme , les électrons de coeur acquièrent un dipôle électrique donné par

où désigne la polarisabilité du cœur. Calculer le dipôle induit par la présence de l'électron périphérique en .

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ électrostatique créé par l'électron périphérique (de charge q_e, situé en \vec{r}) au centre du cœur situé à l'origine \vec{0}.
  2. Utiliser la relation linéaire de polarisation du cœur \vec{d}_c = \varepsilon_0 \alpha_c \vec{E}(\vec{0}) pour obtenir le dipôle induit.
Voir la réponse courte

Champ coulombien créé par l'électron périphérique en O polarisant le cœur : \vec{d}_c = \epsilon_0 \alpha_c \vec{E}_e(0).

Voir le corrigé complet

Le noyau et le cœur atomique sont centrés à l'origine \vec{0}. L'électron périphérique, de charge q_e, se trouve à la position repérée par le rayon-vecteur \vec{r}.

D'après la loi de Coulomb, le champ électrique créé par cette charge ponctuelle au niveau du cœur (\vec{r}' = \vec{0}) s'écrit :

\vec{E}(\vec{0}) = \frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0} \frac{\vec{0} - \vec{r}}{\|\vec{0} - \vec{r}\|^3} = -\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 r^3} \vec{r}.

Le champ étant supposé quasi-uniforme à l'échelle du cœur (puisque le rayon du cœur r_c \sim a_1 est très inférieur à la distance r de l'électron de Rydberg), le moment dipolaire induit s'obtient directement par la relation constitutive donnée par l'énoncé :

\vec{d}_c = \varepsilon_0 \alpha_c \vec{E}(\vec{0}) = \varepsilon_0 \alpha_c \left( -\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 r^3}\vec{r} \right).

On en déduit :

\boxed{\vec{d}_c = -\frac{q_e \alpha_c}{4\pi r^3} \vec{r} = -\frac{q_e \alpha_c}{4\pi r^2} \vec{u}_r}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[57]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : temps caractéristique, approximation quasi-statique

Par analogie avec la première partie, dépend a priori de la pulsation du champ électrique. En comparant les temps caractéristiques d'évolution des électrons de cœur et de l'électron périphérique pourquoi peut-on se contenter de considérer ici la valeur de à ?

Voir la stratégie
  1. Rappeler le comportement de la polarisabilité dynamique \alpha_c(\omega) établi dans la première partie et identifier la condition pour laquelle \alpha_c(\omega) \simeq \alpha_c(0).
  2. Comparer les pulsations (ou périodes) caractéristiques du cœur atomique et de l'électron périphérique de Rydberg à l'aide des résultats des questions Q[46] et Q[51].
  3. Conclure sur le régime quasi-statique (approximation adiabatique).
Voir la réponse courte

L'électron de Rydberg évolue bien plus lentement que les électrons de cœur : régime statique \omega \to 0.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude de la première partie (question Q[12]), la polarisabilité dynamique d'un système électronique de pulsation propre \omega_c est de la forme :

\alpha_c(\omega) = \frac{\alpha_c(0)}{1 - (\omega/\omega_c)^2}

Elle se confond avec sa valeur statique \alpha_c(0) tant que la pulsation d'excitation \omega vérifie :

\omega \ll \omega_c \quad \Longleftrightarrow \quad \tau_c \ll \tau

où \tau_c \sim 2\pi/\omega_c est le temps caractéristique de réponse des électrons de cœur et \tau le temps caractéristique de variation du champ perturbateur.

  • Les électrons de cœur, fortement liés au noyau (r \sim a_1), possèdent des temps caractéristiques très courts, de l'ordre de la période orbitale d'un état peu excité :

    \tau_c \sim T_1 = \frac{2\pi}{\Omega_1} \sim 10^{-16}\text{ s}
  • L'électron périphérique de Rydberg, promu sur un état de nombre quantique principal n \gg 1, évolue sur une orbite de demi-grand axe a_n = n^2 a_1 (question Q[51]). D'après la troisième loi de Kepler (question Q[46]), sa période orbitale T_n vérifie :

    \frac{T_n^2}{a_n^3} = \frac{T_1^2}{a_1^3} \implies T_n = n^3 T_1

Le champ électrique créé par l'électron périphérique sur le cœur varie donc à une pulsation caractéristique \omega \sim \Omega_n = 2\pi/T_n = \Omega_1 / n^3. Pour n \gg 1 (typiquement n \sim 30\text{ à }100), on a :

\omega \sim \frac{\Omega_1}{n^3} \ll \omega_c \quad \Longleftrightarrow \quad T_n \gg \tau_c

À l'échelle du temps de réponse des électrons de cœur, le mouvement de l'électron périphérique est infiniment lent : le nuage électronique de cœur s'ajuste instantanément et de façon réversible à la position de l'électron de Rydberg (régime quasi-statique ou approximation adiabatique).

On peut donc parfaitement se contenter de la polarisabilité statique :

\boxed{\alpha_c \simeq \alpha_c(0)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[58]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : développement multipolaire, développement limité

On note la position de l'électron de cœur . Montrer que pour on a

Voir la stratégie
  1. Exprimer le carré de la norme |\vec{r} - \vec{r}_i|^2 en factorisant par r^2.
  2. Effectuer un développement limité de la fonction (1 + u)^{-1/2} au premier ordre par rapport au petit paramètre u \sim r_i / r \ll 1.
Voir la réponse courte

Développement de Taylor au premier ordre de l'inverse de la distance pour r_i \ll r.

Voir le corrigé complet

Exprimons la norme au carré de la distance |\vec{r} - \vec{r}_i| :

|\vec{r} - \vec{r}_i|^2 = (\vec{r} - \vec{r}_i) \cdot (\vec{r} - \vec{r}_i) = r^2 - 2 \vec{r} \cdot \vec{r}_i + r_i^2 = r^2 \left( 1 - 2 \frac{\vec{r}_i \cdot \vec{r}}{r^2} + \frac{r_i^2}{r^2} \right).

Puisque r_i \ll r, le terme \dfrac{r_i^2}{r^2} est d'ordre 2 en r_i/r. En prenant la racine inverse, il vient :

\frac{1}{|\vec{r} - \vec{r}_i|} = \frac{1}{r} \left( 1 - 2 \frac{\vec{r}_i \cdot \vec{r}}{r^2} + \mathcal{O}\left(\frac{r_i^2}{r^2}\right) \right)^{-1/2}.

En utilisant le développement limité usuel (1 + u)^{-1/2} = 1 - \dfrac{1}{2} u + \mathcal{O}(u^2) au voisinage de u = 0, avec u = - 2 \dfrac{\vec{r}_i \cdot \vec{r}}{r^2} + \mathcal{O}\left(\frac{r_i^2}{r^2}\right) :

\begin{aligned} \frac{1}{|\vec{r} - \vec{r}_i|} &= \frac{1}{r} \left[ 1 - \frac{1}{2} \left( - 2 \frac{\vec{r}_i \cdot \vec{r}}{r^2} \right) + \mathcal{O}\left(\frac{r_i^2}{r^2}\right) \right] \\ &= \frac{1}{r} + \frac{\vec{r}_i \cdot \vec{r}}{r^3} + \mathcal{O}\left(\frac{r_i^2}{r^3}\right). \end{aligned}

On obtient bien la relation souhaitée :

\boxed{\frac{1}{|\vec{r} - \vec{r}_i|} \simeq \frac{1}{r} + \frac{\vec{r}_i \cdot \vec{r}}{r^3} + \dots}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[59]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : potentiel électrostatique, dipôle électrostatique

En déduire que les électrons de cœur et le noyau créent au niveau de l'électron périphérique un potentiel électrostatique

Voir la stratégie
  1. Exprimer le potentiel total créé en \vec{r} par superposition du potentiel coulombien du noyau (ponctuel, placé en \vec{0}, de charge Q_{\mathrm{noyau}} = -Z q_e > 0) et de celui des Z-1 électrons de cœur (de charges q_e aux positions \vec{r}_i).
  2. Injecter le développement multipolaire obtenu à la question Q[58] pour chacun des électrons de cœur.
  3. Identifier la charge totale du cœur non perturbé (terme monopolaire effectif) et le moment dipolaire induit \vec{d}_c des électrons de cœur.
Voir la réponse courte

Sommation sur les charges du cœur et identification du terme monopolaire et dipolaire.

Voir le corrigé complet

Le noyau ponctuel, situé à l'origine \vec{r} = \vec{0}, porte une charge Q_{\mathrm{noyau}} = +Z e = -Z q_e (puisque q_e < 0). Il crée au point \vec{r} le potentiel :

U_{\mathrm{noyau}}(\vec{r}) = \frac{-Z q_e}{4\pi\varepsilon_0 r}.

Les Z-1 électrons de cœur sont situés aux positions \vec{r}_i et portent chacun la charge q_e. Par principe de superposition, ils créent en \vec{r} le potentiel :

U_{\mathrm{cœ ur}}(\vec{r}) = \sum_{i=1}^{Z-1} \frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 \|\vec{r} - \vec{r}_i\|}.

En utilisant le développement à l'ordre 1 obtenu à la question Q[58] pour r_i \ll r :

\frac{1}{\|\vec{r} - \vec{r}_i\|} \simeq \frac{1}{r} + \frac{\vec{r}_i \cdot \vec{r}}{r^3},

on obtient pour le potentiel dû aux électrons de cœur :

U_{\mathrm{cœ ur}}(\vec{r}) \simeq \frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0} \sum_{i=1}^{Z-1} \left( \frac{1}{r} + \frac{\vec{r}_i \cdot \vec{r}}{r^3} \right) = \frac{(Z-1) q_e}{4\pi\varepsilon_0 r} + \frac{1}{4\pi\varepsilon_0 r^3} \left( \sum_{i=1}^{Z-1} q_e \vec{r}_i \right) \cdot \vec{r}.

Le moment dipolaire électrique du cœur (composé du noyau en \vec{0} et des Z-1 électrons de cœur) s'écrit par définition :

\vec{d}_c = Q_{\mathrm{noyau}} \vec{0} + \sum_{i=1}^{Z-1} q_e \vec{r}_i = \sum_{i=1}^{Z-1} q_e \vec{r}_i.

En sommant les contributions du noyau et des électrons de cœur, il vient :

\begin{aligned} U(\vec{r}) &= U_{\mathrm{noyau}}(\vec{r}) + U_{\mathrm{cœ ur}}(\vec{r}) \\ &= \frac{-Z q_e + (Z-1) q_e}{4\pi\varepsilon_0 r} + \frac{\vec{d}_c \cdot \vec{r}}{4\pi\varepsilon_0 r^3}. \end{aligned}

On en déduit l'expression demandée :

\boxed{U(\vec{r}) = -\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 r} + \frac{\vec{d}_c \cdot \vec{r}}{4\pi\varepsilon_0 r^3}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[60]

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : gradient, force électrostatique

En déduire le champ électrique créé par le cœur au niveau de l'électron périphérique et montrer que la déformation du cœur provoque sur l'électron périphérique une force additionnelle de la forme

où l'on exprimera en fonction de et .

Voir la stratégie
  1. Déterminer le champ électrique créé par le cœur au point \vec{r} en calculant le gradient du potentiel électrostatique U(\vec{r}) établi à la question Q[59], puis y substituer l'expression du dipôle induit \vec{d}_c obtenue à la question Q[56].
  2. En déduire la force électrostatique subie par l'électron de charge q_e, séparer la force coulombienne centrale non perturbée de la force additionnelle \vec{F}_c due à la polarisation du cœur, et identifier \beta_c à l'aide de la convention e^2 = \frac{q_e^2}{4\pi\varepsilon_0}.
Voir la réponse courte

Dérivation du champ électrique dipolaire et calcul de la force d'induction en -1/r^5.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[59], le potentiel créé en tout point de l'espace par le cœur (de charge nette -q_e et de moment dipolaire \vec{d}_c situé à l'origine) s'écrit :

U(\vec{r}) = -\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 r} + \frac{\vec{d}_c \cdot \vec{r}}{4\pi\varepsilon_0 r^3}.

Le champ électrique s'en déduit via la relation locale \vec{E}_c(\vec{r}) = -\overrightarrow{\operatorname{grad}} U(\vec{r}) :

\begin{aligned} \vec{E}_c(\vec{r}) &= -\overrightarrow{\operatorname{grad}}\left(-\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 r}\right) - \overrightarrow{\operatorname{grad}}\left(\frac{\vec{d}_c \cdot \vec{r}}{4\pi\varepsilon_0 r^3}\right) \\ &= -\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 r^3}\vec{r} + \frac{1}{4\pi\varepsilon_0 r^3} \left[ 3(\vec{d}_c \cdot \vec{u}_r)\vec{u}_r - \vec{d}_c \right]. \end{aligned}

D'après la question Q[56], le dipôle induit par l'électron périphérique vaut :

\vec{d}_c = -\frac{q_e \alpha_c}{4\pi r^3}\vec{r} = -\frac{q_e \alpha_c}{4\pi r^2}\vec{u}_r.

Ce dipôle étant purement radial, \vec{d}_c \cdot \vec{u}_r = -\frac{q_e \alpha_c}{4\pi r^2}, ce qui donne :

3(\vec{d}_c \cdot \vec{u}_r)\vec{u}_r - \vec{d}_c = 2\vec{d}_c = -\frac{2 q_e \alpha_c}{4\pi r^3}\vec{r}.

Le champ électrique total créé par le cœur au niveau de l'électron s'écrit donc :

\boxed{\vec{E}_c(\vec{r}) = -\frac{q_e}{4\pi\varepsilon_0 r^3}\vec{r} - \frac{2 q_e \alpha_c}{(4\pi)^2 \varepsilon_0 r^6}\vec{r}}

La force totale exercée par le cœur sur l'électron périphérique de charge q_e est \vec{F} = q_e \vec{E}_c(\vec{r}). Elle se décompose en :

  • la force coulombienne usuelle : \vec{F}_{\text{coul}} = -\frac{q_e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^3}\vec{r} = -\frac{e^2}{r^2}\vec{u}_r ;
  • une force additionnelle \vec{F}_c due à la déformation du cœur :
\begin{aligned} \vec{F}_c &= -\frac{2 q_e^2 \alpha_c}{(4\pi)^2 \varepsilon_0} \frac{\vec{r}}{r^6} \\ &= -\frac{1}{2\pi}\left(\frac{q_e^2}{4\pi\varepsilon_0}\right) \alpha_c \frac{\vec{r}}{r^6} \\ &= -\frac{e^2 \alpha_c}{2\pi} \frac{\vec{r}}{r^6}. \end{aligned}

La force additionnelle est bien de la forme annoncée :

\vec{F}_c = -\beta_c \frac{\vec{r}}{r^6},

avec :

\boxed{\beta_c = \frac{e^2 \alpha_c}{2\pi}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[61]

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : vecteur de runge-lenz, moment cinétique

On cherche à présent à étudier la polarisabilité d'un atome de Rydberg sous l'effet d'un champ électrique extérieur uniforme et constant . En écrivant les équations du mouvement pour l'électron périphérique, montrer que le moment cinétique et le vecteur de Runge-Lenz obéissent aux équations

avec et où l'on négligera l'effet de sur les électrons de cœur.

Voir la stratégie
  1. Établir le principe fondamental de la dynamique (PFD) appliqué à l'électron périphérique en faisant l'inventaire des trois forces en jeu : l'attraction coulombienne centrale, la force de déformation du cœur \vec{F}_c et la force électrostatique uniforme \vec{f}.
  2. Dériver le moment cinétique \vec{L} = \vec{r} \wedge \vec{p} par rapport au temps pour obtenir son équation d'évolution.
  3. Dériver le vecteur de Runge-Lenz \vec{A} et réutiliser la relation démontrée à la question Q[38] entre \frac{\mathrm{d}\vec{u}_r}{\mathrm{d}t} et la force coulombienne non perturbée afin de faire émerger les termes perturbatifs.
Voir la réponse courte

Dérivation de \vec{L} et \vec{A} en présence de la perturbation extérieure \vec{f} et de la force du cœur.

Voir le corrigé complet

L'électron périphérique est soumis à trois forces :

  • la force d'attraction coulombienne centrale exercée par le cœur non déformé : \vec{F}_{\text{Coulomb}} = -\dfrac{e^2}{r^2} \vec{u}_r = -\dfrac{e^2}{r^3} \vec{r} ;
  • la force issue de la polarisation du cœur établie à la question Q[60] : \vec{F}_c = -\beta_c \dfrac{\vec{r}}{r^6} ;
  • la force uniforme due au champ électrique extérieur : \vec{f} = q_e \vec{E}_0.

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron dans le référentiel lié au noyau (supposé galiléen) s'écrit donc :

\frac{\mathrm{d}\vec{p}}{\mathrm{d}t} = -\frac{e^2}{r^3}\vec{r} - \beta_c \frac{\vec{r}}{r^6} + \vec{f}.

1. Évolution du moment cinétique \vec{L} Par définition, \vec{L} = \vec{r} \wedge \vec{p}. En dérivant par rapport au temps :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\vec{L}}{\mathrm{d}t} &= \frac{\mathrm{d}\vec{r}}{\mathrm{d}t} \wedge \vec{p} + \vec{r} \wedge \frac{\mathrm{d}\vec{p}}{\mathrm{d}t} \\ &= \vec{v} \wedge (m_e \vec{v}) + \vec{r} \wedge \left( -\frac{e^2}{r^3}\vec{r} - \beta_c \frac{\vec{r}}{r^6} + \vec{f} \right). \end{aligned}

Comme \vec{v} \wedge \vec{v} = \vec{0} et \vec{r} \wedge \vec{r} = \vec{0}, les termes centraux ont un moment nul, ce qui donne directement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\vec{L}}{\mathrm{d}t} = \vec{r} \wedge \vec{f}}

2. Évolution du vecteur de Runge-Lenz \vec{A} Par définition (question Q[38]) :

\vec{A} = \frac{\vec{L} \wedge \vec{p}}{m_e e^2} + \vec{u}_r, \quad \text{avec } \vec{u}_r = \frac{\vec{r}}{r}.

En dérivant par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}\vec{A}}{\mathrm{d}t} = \frac{1}{m_e e^2} \left[ \frac{\mathrm{d}\vec{L}}{\mathrm{d}t} \wedge \vec{p} + \vec{L} \wedge \frac{\mathrm{d}\vec{p}}{\mathrm{d}t} \right] + \frac{\mathrm{d}\vec{u}_r}{\mathrm{d}t}.

Or, d'après l'étude du problème coulombien non perturbé (question Q[38]) :

\vec{L} \wedge \vec{u}_r = (\vec{r} \wedge m_e \vec{v}) \wedge \vec{u}_r = m_e r [(\vec{u}_r \cdot \vec{u}_r)\vec{v} - (\vec{u}_r \cdot \vec{v})\vec{u}_r] = m_e r (\vec{v} - \dot{r}\vec{u}_r) = m_e r^2 \frac{\mathrm{d}\vec{u}_r}{\mathrm{d}t},

de sorte que :

\frac{1}{m_e e^2} \vec{L} \wedge \left(-\frac{e^2}{r^2} \vec{u}_r\right) + \frac{\mathrm{d}\vec{u}_r}{\mathrm{d}t} = -\frac{1}{m_e r^2} (\vec{L} \wedge \vec{u}_r) + \frac{\mathrm{d}\vec{u}_r}{\mathrm{d}t} = \vec{0}.

Le terme d'interaction coulombienne compense ainsi rigoureusement la dérivée \frac{\mathrm{d}\vec{u}_r}{\mathrm{d}t}. En injectant l'expression complète de \frac{\mathrm{d}\vec{p}}{\mathrm{d}t} et en remplaçant \frac{\mathrm{d}\vec{L}}{\mathrm{d}t} par \vec{r} \wedge \vec{f}, il reste :

\frac{\mathrm{d}\vec{A}}{\mathrm{d}t} = \frac{1}{m_e e^2} \left[ (\vec{r} \wedge \vec{f}) \wedge \vec{p} + \vec{L} \wedge \left( \vec{f} - \beta_c \frac{\vec{r}}{r^6} \right) \right].

Par linéarité du produit vectoriel, on obtient la forme demandée :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\vec{A}}{\mathrm{d}t} = \frac{1}{m_e e^2} \left[ (\vec{r} \wedge \vec{f}) \wedge \vec{p} + \vec{L} \wedge \vec{f} - \beta_c \vec{L} \wedge \frac{\vec{r}}{r^6} \right]}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[62]

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : moyenne temporelle, perturbation séculaire

Pour et suffisamment petits, on peut faire l'hypothèse que les trajectoires restent elliptiques à l'échelle de quelques périodes. On suppose donc que l'on peut toujours associer à ces trajectoires un vecteur de Runge-Lenz, une énergie mécanique, un moment cinétique... qui vont caractériser la forme de l'ellipse sur des échelles de temps suffisamment courte. Pour obtenir l'évolution lente de ces paramètres orbitaux, on suppose que l'on peut juste remplacer le second membre des équations précédentes par leur valeur moyenne sur une période non perturbée, Montrer que dans ce cas

avec

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur position \vec{r} dans le repère de l'orbite non perturbée, dont l'axe x est dirigé selon le vecteur de Runge-Lenz \vec{A}.
  2. Effectuer le changement de variable temporelle t \to \theta dans la moyenne temporelle en utilisant la constante des aires L = m_e r^2 \dot{\theta}.
  3. Annuler la composante selon y par parité et exprimer la composante selon x à l'aide de l'intégrale F_{3-n}(\varepsilon) introduite en préambule.
Voir la réponse courte

Moyenne orbitale par symétrie axiale le long du grand axe \vec{A} et intégration angulaire.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q[39] et Q[40], l'axe x est choisi colinéaire et de même sens que le vecteur de Runge-Lenz \vec{A}. Comme \|\vec{A}\| = \varepsilon, le vecteur unitaire s'écrit :

\vec{u}_x = \frac{\vec{A}}{\varepsilon}.

Dans le plan de la trajectoire non perturbée, le vecteur position de l'électron s'exprime en coordonnées polaires par :

\vec{r}(\theta) = r(\theta) \cos\theta \, \vec{u}_x + r(\theta) \sin\theta \, \vec{u}_y,

où l'équation de la trajectoire est :

r(\theta) = \frac{r_0}{1 - \varepsilon \cos\theta}.

La conservation du moment cinétique (question Q[37]) impose L = m_e r^2 \dot{\theta}, ce qui permet d'effectuer le changement de variable :

\mathrm{d}t = \frac{m_e r^2(\theta)}{L} \, \mathrm{d}\theta.

La moyenne temporelle sur une période orbitale T de la quantité \frac{\vec{r}}{r^n} s'écrit alors :

\begin{aligned} \left\langle \frac{\vec{r}}{r^n} \right\rangle &= \frac{1}{T} \int_0^T \frac{\vec{r}(t)}{r(t)^n} \, \mathrm{d}t \\ &= \frac{1}{T} \int_0^{2\pi} \frac{r(\theta) \cos\theta \, \vec{u}_x + r(\theta) \sin\theta \, \vec{u}_y}{r^n(\theta)} \cdot \frac{m_e r^2(\theta)}{L} \, \mathrm{d}\theta \\ &= \frac{m_e}{L T} \left( \int_0^{2\pi} r^{3-n}(\theta) \cos\theta \, \mathrm{d}\theta \right) \vec{u}_x + \frac{m_e}{L T} \left( \int_0^{2\pi} r^{3-n}(\theta) \sin\theta \, \mathrm{d}\theta \right) \vec{u}_y. \end{aligned}

La fonction r(\theta) = \frac{r_0}{1 - \varepsilon \cos\theta} est une fonction paire et 2\pi-périodique de \theta. Par conséquent :

  • L'intégrande selon \vec{u}_y est une fonction impaire de \theta sur [-\pi, \pi] (ou antisymétrique par rapport à \pi sur [0, 2\pi]) :

    \int_0^{2\pi} r^{3-n}(\theta) \sin\theta \, \mathrm{d}\theta = 0.
  • L'intégrande selon \vec{u}_x fait intervenir la forme explicite de r(\theta) :

    \int_0^{2\pi} r^{3-n}(\theta) \cos\theta \, \mathrm{d}\theta = r_0^{3-n} \int_0^{2\pi} \frac{\cos\theta}{(1 - \varepsilon \cos\theta)^{3-n}} \, \mathrm{d}\theta = r_0^{3-n} F_{3-n}(\varepsilon),

    où F_k est la fonction définie dans les notations préliminaires du sujet.

En réinjectant ce résultat et en exprimant \vec{u}_x = \frac{\vec{A}}{\varepsilon}, on obtient :

\left\langle \frac{\vec{r}}{r^n} \right\rangle = \frac{m_e r_0^{3-n}}{L T} F_{3-n}(\varepsilon) \, \vec{u}_x = \frac{m_e r_0^{3-n}}{L T \varepsilon} F_{3-n}(\varepsilon) \, \vec{A}.

On a donc bien :

\boxed{\left\langle \frac{\vec{r}}{r^n} \right\rangle = \lambda_n \vec{A} \quad \text{avec} \quad \lambda_n = \frac{m_e r_0^{3-n}}{L T \varepsilon} F_{3-n}(\varepsilon)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[63]

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : perturbation séculaire, moment cinétique

En déduire que

Indication : on pourra montrer que la valeur moyenne d'une dérivée par rapport au temps d'une fonction périodique est nulle et utiliser les propriétés du double produit vectoriel.

Voir la stratégie
  1. Pour l'équation d'évolution de \vec{L}, il suffit de moyenner le membre de droite de l'équation de la question Q[61] en utilisant le résultat de Q[62] pour n=0.
  2. Pour l'équation d'évolution de \vec{A}, on développe le double produit vectoriel (\vec{r}\wedge\vec{f})\wedge\vec{p} ainsi que \vec{L}\wedge\vec{f}.
  3. On utilise l'indication de l'énoncé : la moyenne temporelle sur une période T de la dérivée d'une fonction T-périodique est nulle, ce qui permet de relier \langle (\vec{p}\cdot\vec{f})\vec{r} \rangle à \vec{L}\wedge\vec{f} et de montrer que \langle \vec{r}\cdot\vec{p} \rangle = 0.
Voir la réponse courte

Remplacement des seconds membres par leurs moyennes orbitales et annulation de la dérivée moyenne.

Voir le corrigé complet

1. Évolution moyenne du moment cinétique :

D'après la question Q[61], l'équation du mouvement pour \vec{L} est :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}}{\mathrm{d}t} = \vec{r} \wedge \vec{f}

En moyennant sur une période de l'orbite non perturbée, \vec{f} = q_e \vec{E}_0 étant un vecteur constant, on obtient :

\left\langle \frac{\mathrm{d}\vec{L}}{\mathrm{d}t} \right\rangle = \langle \vec{r} \rangle \wedge \vec{f}

En appliquant le résultat de la question Q[62] pour n=0, il vient \langle \vec{r} \rangle = \lambda_0 \vec{A}. L'équation séculaire pour le moment cinétique s'écrit donc :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\vec{L}}{\mathrm{d}t} = \lambda_0 \vec{A} \wedge \vec{f}}

2. Évolution moyenne du vecteur de Runge-Lenz :

D'après la question Q[61], on a :

m_e e^2 \frac{\mathrm{d}\vec{A}}{\mathrm{d}t} = (\vec{r} \wedge \vec{f}) \wedge \vec{p} + \vec{L} \wedge \vec{f} - \beta_c \vec{L} \wedge \frac{\vec{r}}{r^6}

À l'échelle de la période orbitale non perturbée, le moment cinétique \vec{L} est quasi-invariant. Le troisième terme se moyenne immédiatement grâce à la question Q[62] avec n=6 :

\left\langle -\beta_c \vec{L} \wedge \frac{\vec{r}}{r^6} \right\rangle = -\beta_c \vec{L} \wedge \left\langle \frac{\vec{r}}{r^6} \right\rangle = -\beta_c \lambda_6 \vec{L} \wedge \vec{A} = \vec{L} \wedge \left( -\beta_c \lambda_6 \vec{A} \right)

Pour moyenner les deux premiers termes, développons les produits vectoriels à l'aide de la formule du double produit vectoriel :

\begin{aligned} \vec{L} \wedge \vec{f} &= (\vec{r} \wedge \vec{p}) \wedge \vec{f} = (\vec{r} \cdot \vec{f})\vec{p} - (\vec{p} \cdot \vec{f})\vec{r} \\ (\vec{r} \wedge \vec{f}) \wedge \vec{p} &= -\vec{p} \wedge (\vec{r} \wedge \vec{f}) = (\vec{r} \cdot \vec{p})\vec{f} - (\vec{p} \cdot \vec{f})\vec{r} \end{aligned}

Considérons à présent la dérivée temporelle de grandeurs T-périodiques sur l'orbite non perturbée. Pour toute fonction périodique g(t) de période T :

\left\langle \frac{\mathrm{d}g}{\mathrm{d}t} \right\rangle = \frac{1}{T} \int_0^T \frac{\mathrm{d}g}{\mathrm{d}t}\,\mathrm{d}t = \frac{g(T)-g(0)}{T} = 0
  • Pour la grandeur scalaire g_1(t) = r^2(t) :

    \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}(r^2) = 2\vec{r}\cdot\dot{\vec{r}} = \frac{2}{m_e} (\vec{r}\cdot\vec{p}) \implies \langle \vec{r}\cdot\vec{p} \rangle = 0

    Comme \vec{f} est constant, on en déduit que \langle (\vec{r}\cdot\vec{p})\vec{f} \rangle = \langle \vec{r}\cdot\vec{p} \rangle \vec{f} = \vec{0}.

  • Pour la grandeur vectorielle \vec{g}_2(t) = (\vec{r}\cdot\vec{f})\vec{r} :

    \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left[ (\vec{r}\cdot\vec{f})\vec{r} \right] = (\dot{\vec{r}}\cdot\vec{f})\vec{r} + (\vec{r}\cdot\vec{f})\dot{\vec{r}} = \frac{1}{m_e}\left[ (\vec{p}\cdot\vec{f})\vec{r} + (\vec{r}\cdot\vec{f})\vec{p} \right]

    Par conséquent :

    \langle (\vec{p}\cdot\vec{f})\vec{r} \rangle + \langle (\vec{r}\cdot\vec{f})\vec{p} \rangle = \vec{0} \iff \langle (\vec{r}\cdot\vec{f})\vec{p} \rangle = -\langle (\vec{p}\cdot\vec{f})\vec{r} \rangle

En prenant la moyenne temporelle de l'expression de \vec{L}\wedge\vec{f}, il vient :

\vec{L}\wedge\vec{f} = \langle (\vec{r}\cdot\vec{f})\vec{p} \rangle - \langle (\vec{p}\cdot\vec{f})\vec{r} \rangle = -2\langle (\vec{p}\cdot\vec{f})\vec{r} \rangle \implies \langle (\vec{p}\cdot\vec{f})\vec{r} \rangle = -\frac{1}{2} \vec{L}\wedge\vec{f}

La moyenne du premier terme vaut donc :

\langle (\vec{r} \wedge \vec{f}) \wedge \vec{p} \rangle = \vec{0} - \langle (\vec{p}\cdot\vec{f})\vec{r} \rangle = \frac{1}{2}\vec{L}\wedge\vec{f}

On en déduit la somme des deux premiers termes :

\langle (\vec{r} \wedge \vec{f}) \wedge \vec{p} + \vec{L} \wedge \vec{f} \rangle = \frac{1}{2}\vec{L}\wedge\vec{f} + \vec{L}\wedge\vec{f} = \frac{3}{2}\vec{L}\wedge\vec{f} = \vec{L} \wedge \left(\frac{3}{2}\vec{f}\right)

En regroupant tous les termes moyennés, on obtient :

m_e e^2 \frac{\mathrm{d}\vec{A}}{\mathrm{d}t} = \vec{L} \wedge \left(\frac{3}{2}\vec{f}\right) - \beta_c \lambda_6 \vec{L} \wedge \vec{A} = \vec{L} \wedge \left(\frac{3}{2}\vec{f} - \beta_c \lambda_6 \vec{A}\right)

soit finalement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\vec{A}}{\mathrm{d}t} = \frac{1}{m_{e} e^{2}} \left[\vec{L} \wedge \left(\frac{3}{2}\vec{f} - \beta_{c} \lambda_{6} \vec{A}\right)\right]}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[64]

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : force centrale, moment cinétique

On considère jusqu'à la question Q[66] incluse que le champ électrique extérieur est nul. Que dire des variations de dans ce cas. Pour quoi était-ce attendu ?

Voir la stratégie
  1. Évaluer la dérivée temporelle de \vec{L} pour un champ électrique extérieur nul (\vec{f} = \vec{0}) à partir de l'équation du mouvement obtenue à la question Q[61].
  2. Interpréter la conservation de \vec{L} à l'aide de la nature centrale des forces s'exerçant sur l'électron périphérique.
Voir la réponse courte

En champ extérieur nul, la force totale reste purement centrale donc \vec{L} est rigoureusement conservé.

Voir le corrigé complet

En l'absence de champ électrique extérieur (\vec{E}_0 = \vec{0}), la force extérieure est nulle : \vec{f} = q_e \vec{E}_0 = \vec{0}.

D'après l'équation exacte d'évolution du moment cinétique établie à la question Q[61] :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}}{\mathrm{d}t} = \vec{r} \wedge \vec{f} = \vec{0}

Il n'y a donc aucune variation du moment cinétique :

\boxed{\vec{L}(t) = \vec{L}_0 = \vec{\mathrm{cte}}}

Ce résultat était parfaitement attendu : en l'absence de champ extérieur perturbateur, l'électron périphérique n'est soumis qu'à :

  • l'attraction coulombienne du cœur : \vec{F}_{\mathrm{Coulomb}} = -\dfrac{e^2}{r^2}\vec{u}_r,
  • la force attractive due à la polarisation du cœur : \vec{F}_c = -\beta_c \dfrac{\vec{r}}{r^6}.

Toutes les forces en jeu sont purement centrales de centre O (le cœur atomique). Le moment résultant de ces forces par rapport à O est rigoureusement nul :

\vec{\mathcal{M}}_O = \vec{r} \wedge (\vec{F}_{\mathrm{Coulomb}} + \vec{F}_c) = \vec{0}

D'après le théorème du moment cinétique appliqué à l'électron dans le référentiel du cœur (supposé galiléen), le moment cinétique \vec{L} est donc une constante du mouvement.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[65]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : précession, vecteur de runge-lenz

On suppose que la trajectoire électronique est initialement dans le plan avec un grand axe parallèle à . Montrer que précesse autour de . Donner l'expression de la pulsation de précession.

Dans la suite on notera cette solution en l'absence de champ extérieur.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation séculaire régissant \vec{A} obtenue à la question Q[63] en faisant \vec{f} = \vec{0}.
  2. Utiliser la conservation de \vec{L} (établie en Q[64]) pour mettre l'équation sous la forme canonique d'une précession \frac{\mathrm{d}\vec{A}}{\mathrm{d}t} = \vec{\Omega}_c \wedge \vec{A}.
  3. Identifier le vecteur rotation \vec{\Omega}_c, en déduire la pulsation de précession \Omega_c et expliciter la solution \vec{A}_0(t) compte tenu des conditions initiales.
Voir la réponse courte

Mise sous forme d'équation gyroscopique d\vec{A}/dt = \vec{\Omega}_c \wedge \vec{A}, précession à pulsation constante.

Voir le corrigé complet

En l'absence de champ extérieur (\vec{f} = \vec{0}), l'équation d'évolution séculaire de \vec{A} établie à la question Q[63] devient :

\frac{\mathrm{d}\vec{A}}{\mathrm{d}t} = -\frac{\beta_c \lambda_6}{m_e e^2} (\vec{L} \wedge \vec{A}).

En utilisant la propriété d'antisymétrie du produit vectoriel, on peut réécrire cette équation sous la forme :

\frac{\mathrm{d}\vec{A}}{\mathrm{d}t} = \vec{\Omega}_c \wedge \vec{A}, \quad \text{avec} \quad \vec{\Omega}_c = -\frac{\beta_c \lambda_6}{m_e e^2}\vec{L}.

D'après la question Q[64], le moment cinétique est conservé en l'absence de champ extérieur : \vec{L} = \vec{L}_0 = \vec{\mathrm{cte}}. Par conséquent, le vecteur rotation \vec{\Omega}_c est rigoureusement constant au cours du temps.

De plus :

  • la norme de \vec{A} est invariante : \frac{\mathrm{d}(A^2)}{\mathrm{d}t} = 2\vec{A}\cdot\frac{\mathrm{d}\vec{A}}{\mathrm{d}t} = 2\vec{A}\cdot(\vec{\Omega}_c \wedge \vec{A}) = 0 ;
  • la projection de \vec{A} sur \vec{L} reste nulle : d'après la question Q[39], \vec{A}\cdot\vec{L} = 0, et \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}(\vec{A}\cdot\vec{L}) = (\vec{\Omega}_c \wedge \vec{A})\cdot\vec{L} = 0 puisque \vec{\Omega}_c \propto \vec{L}.

Le vecteur de Runge-Lenz \vec{A} effectue donc une rotation uniforme (précession) autour de l'axe fixe défini par \vec{L}, tout en restant dans le plan de l'orbite (x, y).

La trajectoire étant dans le plan (x, y), le moment cinétique est orienté selon \vec{u}_z : \vec{L} = L \vec{u}_z. Le vecteur rotation s'écrit donc \vec{\Omega}_c = \Omega_c \vec{u}_z, où la pulsation de précession vaut :

\boxed{\Omega_c = -\frac{\beta_c \lambda_6 L}{m_e e^2}}

À l'instant initial t=0, le grand axe de l'orbite est parallèle à l'axe x, ce qui impose \vec{A}(0) = A_0 \vec{u}_x. La solution en l'absence de champ extérieur s'écrit donc explicitement :

\boxed{\vec{A}_0(t) = A_0 \cos(\Omega_c t)\,\vec{u}_x + A_0 \sin(\Omega_c t)\,\vec{u}_y}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[66]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : précession, moment dipolaire moyen

Interpréter la Figure 3.a. Pourquoi l'atome de Rydberg n'a-t-il pas de moment dipolaire permanent moyen ?

Voir la réponse courte

La précession fait tourner \vec{A} dans le plan, annulant sa moyenne temporelle et donc le dipôle permanent moyen.

Voir le corrigé complet

1. Interprétation de la figure 3.a :

La figure 3.a représente une trajectoire en rosette. Il s'agit d'une ellipse orbitale dont le grand axe (orienté selon le vecteur de Runge-Lenz \vec{A}) tourne uniformément dans le plan (x, y) autour de l'axe perpendiculaire \vec{u}_z, à la pulsation de précession \Omega_c établie à la question Q65 :

\vec{A}_0(t) = A_0 \cos(\Omega_c t)\vec{u}_x + A_0 \sin(\Omega_c t)\vec{u}_y.

Cette précession du périhélie est induite par la force centrale non coulombienne en -1/r^6 issue de la polarisation du cœur d'électrons par l'électron de Rydberg (question Q60).

2. Absence de moment dipolaire permanent moyen :

D'après la question Q47, la moyenne du moment dipolaire sur une période orbitale rapide T est portée par le vecteur de Runge-Lenz :

\langle \vec{d} \rangle_T(t) = \frac{3}{2} q_e a \vec{A}_0(t).

À l'échelle macroscopique ou séculaire, c'est-à-dire en moyennant sur une période de précession T_c = \frac{2\pi}{|\Omega_c|} (ou sur un temps long devant T_c), la moyenne temporelle de \vec{A}_0(t) est nulle :

\overline{\vec{A}_0} = \frac{1}{T_c} \int_0^{T_c} \vec{A}_0(t)\,\mathrm{d}t = \vec{0}.

Le dipôle électrique permanent moyen de l'atome de Rydberg est donc nul :

\boxed{\overline{\langle \vec{d} \rangle} = \frac{3}{2} q_e a \overline{\vec{A}_0} = \vec{0}}

Par invariance rotationnelle moyenne autour de l'axe z, le barycentre moyen de la charge électronique coïncide avec le noyau, annulant tout moment dipolaire permanent.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[67]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : théorie des perturbations, moment cinétique

On rajoute à présent un faible champ extérieur perturbant lui aussi faiblement la dynamique trouvée aux questions précédentes. Montrer qu'à l'odre 1 en , on peut écrire

avec

Calculer explicitement ,

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation séculaire d'évolution de \vec{L} obtenue à la question Q[63].
  2. Développer \vec{L} à l'ordre 1 en \vec{f} sous la forme \vec{L}(t) = \vec{L}_0 + \vec{L}_1(t) en évaluant le second membre à l'ordre 0, c'est-à-dire avec \vec{A}_0(t) établi à la question Q[65].
  3. Intégrer par rapport au temps entre 0 et t et calculer explicitement l'intégrale de \vec{A}_0(t').
Voir la réponse courte

Intégration directe du terme perturbateur linéaire en utilisant la précession non perturbée de \vec{A}_0(t).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[63], l'équation d'évolution séculaire du moment cinétique est :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}}{\mathrm{d}t} = \lambda_0 \vec{A} \wedge \vec{f}

En l'absence de champ extérieur (\vec{f} = \vec{0}), on a \vec{L} = \vec{L}_0 = \vec{\mathrm{cte}} et \vec{A}(t) = \vec{A}_0(t) (questions Q[64] et Q[65]).

Sous l'effet d'une faible force extérieure \vec{f}, effectuons un développement perturbatif au premier ordre en \vec{f} :

\vec{L}(t) = \vec{L}_0 + \vec{L}_1(t) \quad \text{avec} \quad \|\vec{L}_1\| \ll \|\vec{L}_0\|

Le membre de droite étant déjà d'ordre 1 en \vec{f}, le vecteur de Runge-Lenz s'y remplace par sa solution non perturbée d'ordre 0, \vec{A}_0(t) :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}_1}{\mathrm{d}t} = \lambda_0 \vec{A}_0(t) \wedge \vec{f} + \mathcal{O}(f^2)

En prenant pour condition initiale \vec{L}(0) = \vec{L}_0, soit \vec{L}_1(0) = \vec{0}, une intégration temporelle entre 0 et t donne :

\vec{L}_1(t) = \lambda_0 \int_0^t \vec{A}_0(t') \wedge \vec{f} \, \mathrm{d}t'

D'après la question Q[65], la précession de Runge-Lenz non perturbée s'écrit :

\vec{A}_0(t') = A_0 \cos(\Omega_c t') \vec{u}_x + A_0 \sin(\Omega_c t') \vec{u}_y

Puisque la force \vec{f} est constante dans le temps, elle peut être sortie de l'intégrale :

\vec{L}_1(t) = \lambda_0 \left( \int_0^t \vec{A}_0(t') \, \mathrm{d}t' \right) \wedge \vec{f}

Calculons l'intégrale du vecteur de Runge-Lenz :

\begin{aligned} \int_0^t \vec{A}_0(t') \, \mathrm{d}t' &= A_0 \left[ \frac{\sin(\Omega_c t')}{\Omega_c} \right]_0^t \vec{u}_x + A_0 \left[ \frac{-\cos(\Omega_c t')}{\Omega_c} \right]_0^t \vec{u}_y \\ &= \frac{A_0}{\Omega_c} \left( \sin(\Omega_c t) \vec{u}_x + (1 - \cos(\Omega_c t)) \vec{u}_y \right) \end{aligned}

On en déduit l'expression explicite de \vec{L}_1(t) :

\boxed{\vec{L}_1(t) = \frac{\lambda_0 A_0}{\Omega_c} \left[ \sin(\Omega_c t) \vec{u}_x + (1 - \cos(\Omega_c t)) \vec{u}_y \right] \wedge \vec{f}}

Si l'on décompose la force extérieure selon la base cartésienne \vec{f} = f_x \vec{u}_x + f_y \vec{u}_y + f_z \vec{u}_z, le calcul du produit vectoriel fournit les composantes scalaires :

\vec{L}_1(t) = \frac{\lambda_0 A_0}{\Omega_c} \begin{pmatrix} (1 - \cos(\Omega_c t)) f_z \\ -\sin(\Omega_c t) f_z \\ \sin(\Omega_c t) f_y - (1 - \cos(\Omega_c t)) f_x \end{pmatrix}

En particulier, pour un champ électrique horizontal parallèle à l'axe x (\vec{f} = f \vec{u}_x), la perturbation est purement portée par l'axe z :

\vec{L}_1(t) = -\frac{\lambda_0 A_0 f}{\Omega_c} (1 - \cos(\Omega_c t)) \vec{u}_z

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[68]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : théorie des perturbations, document

En quoi cette solution éclaire-t-elle le graphe de la Figure 3.b ?

Voir la stratégie
  1. Analyser l'orientation et la dépendance temporelle de la correction \vec{L}_1(t) calculée à la question précédente lorsque le champ appliqué est horizontal.
  2. Relier les variations de la norme du moment cinétique L(t) aux caractéristiques géométriques de la trajectoire (planéité, excentricité \varepsilon).
  3. Comparer qualitativement les trajectoires des figures 3.a et 3.b pour interpréter les différences observées.
Voir la réponse courte

La perturbation induit une nutation/oscillation périodique du plan orbital et du moment cinétique visible sur le graphe.

Voir le corrigé complet

Le champ électrique extérieur appliqué étant horizontal, la force correspondante s'écrit \vec{f} = f \vec{u}_x. À l'aide de l'expression obtenue à la question Q[67], le produit vectoriel se simplifie :

\vec{u}_x \wedge \vec{f} = \vec{0} \quad \text{et} \quad \vec{u}_y \wedge \vec{f} = -f \vec{u}_z,

d'où :

\vec{L}_1(t) = -\frac{\lambda_0 A_0 f}{\Omega_c} \bigl(1 - \cos(\Omega_c t)\bigr)\,\vec{u}_z.

Cette solution éclaire la figure 3.b sur plusieurs aspects fondamentaux :

  1. Planéité du mouvement : \vec{L}_1(t) est colinéaire à \vec{L}_0 = L_0 \vec{u}_z, donc le moment cinétique total \vec{L}(t) reste strictement selon \vec{u}_z. La trajectoire de l'électron reste donc confinée dans le plan (x, y), en accord avec la trajectoire plane représentée sur la figure 3.b.
  2. Oscillation de l'excentricité : la norme du moment cinétique L(t) = L_0 + L_{1,z}(t) n'est plus constante mais oscille périodiquement à la pulsation de précession \Omega_c. Or, à l'ordre 1, le demi-grand axe a demeure constant (l'énergie mécanique moyenne est conservée), et la relation :

    L^2(t) = m_e e^2 a \bigl(1 - \varepsilon^2(t)\bigr)

    impose que l'excentricité \varepsilon(t) oscille également au cours du temps. C'est exactement ce que montre la figure 3.b :

    • lorsque L(t) est minimal, l'excentricité \varepsilon est maximale : l'ellipse est très aplatie et allongée ;
    • lorsque L(t) est maximal, l'excentricité diminue : l'ellipse devient plus renflée (ouverte).
  3. Brisure de la symétrie de révolution : alors que la figure 3.a présente une rosette à symétrie circulaire parfaite (toutes les ellipses ont la même excentricité A_0), la figure 3.b exhibe une nette anisotropie induite par le champ horizontal \vec{E}_0, avec une déformation maximale le long de l'axe du champ.
Signaler une erreurSommaire

Q[69]

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : perturbation séculaire, moyenne temporelle

Si l'on moyenne l'équation d'évolution de sur plusieurs périodes de précession, montrer que l'on a

Voir la stratégie
  1. Partir de l'équation séculaire régissant l'évolution du vecteur de Runge-Lenz \vec{A} issue de Q[63].
  2. Effectuer un développement perturbatif au premier ordre en \vec{f} en posant \vec{L}(t) = \vec{L}_0 + \vec{L}_1(t) et \vec{A}(t) = \vec{A}_0(t) + \vec{A}_1(t).
  3. Moyennor l'équation sur plusieurs périodes de précession en exploitant le fait que la moyenne de la dérivée temporelle d'une grandeur bornée s'annule, puis calculer la moyenne du terme de couplage \vec{L}_1(t) \wedge \vec{A}_0(t) à l'aide de l'expression de \vec{L}_1(t) obtenue en Q[67].
Voir la réponse courte

Moyenne sur le temps long de la précession et équilibre séculaire des couples appliqués.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[63], l'équation d'évolution séculaire de \vec{A} est :

\frac{\mathrm{d}\vec{A}}{\mathrm{d}t} = \frac{1}{m_e e^2} \left[ \vec{L} \wedge \left( \frac{3}{2}\vec{f} - \beta_c \lambda_6 \vec{A} \right) \right]

Au premier ordre dans la perturbation induite par le champ extérieur \vec{f}, le moment cinétique s'écrit \vec{L}(t) = \vec{L}_0 + \vec{L}_1(t) où \vec{L}_1 \sim \mathcal{O}(f), tandis que le vecteur de Runge-Lenz s'écrit \vec{A}(t) = \vec{A}_0(t) + \vec{A}_1(t) avec \vec{A}_1 \sim \mathcal{O}(f).

En développant le produit vectoriel au premier ordre en \vec{f} :

\begin{aligned} \vec{L} \wedge \left( \frac{3}{2}\vec{f} - \beta_c \lambda_6 \vec{A} \right) &= \vec{L}_0 \wedge \frac{3}{2}\vec{f} - \beta_c \lambda_6 \,(\vec{L}_0 + \vec{L}_1) \wedge (\vec{A}_0 + \vec{A}_1) + \mathcal{O}(f^2) \\ &= \vec{L}_0 \wedge \frac{3}{2}\vec{f} - \beta_c \lambda_6 \vec{L}_0 \wedge \vec{A}(t) - \beta_c \lambda_6 \,\vec{L}_1(t) \wedge \vec{A}_0(t) + \mathcal{O}(f^2) \end{aligned}

où l'on a regroupé \vec{L}_0 \wedge (\vec{A}_0 + \vec{A}_1) = \vec{L}_0 \wedge \vec{A}(t).

Moyennons cette équation sur plusieurs périodes de précession T_c = 2\pi/\Omega_c. Comme le vecteur \vec{A}(t) reste borné, la moyenne temporelle de sa dérivée s'annule :

\left\langle \frac{\mathrm{d}\vec{A}}{\mathrm{d}t} \right\rangle = \vec{0}

Il vient ainsi :

\vec{L}_0 \wedge \left( \frac{3}{2}\vec{f} - \beta_c \lambda_6 \langle \vec{A} \rangle \right) - \beta_c \lambda_6 \left\langle \vec{L}_1(t) \wedge \vec{A}_0(t) \right\rangle = \vec{0}

Calculons à présent le terme croisé \left\langle \vec{L}_1(t) \wedge \vec{A}_0(t) \right\rangle. D'après la question Q[67], avec \vec{A}_0(t) = A_0(\cos(\Omega_c t)\vec{u}_x + \sin(\Omega_c t)\vec{u}_y), la partie oscillante de \vec{L}_1(t) s'écrit :

\vec{L}_{1,\mathrm{osc}}(t) = \frac{\lambda_0 A_0}{\Omega_c} \left( \sin(\Omega_c t)\vec{u}_x - \cos(\Omega_c t)\vec{u}_y \right) \wedge \vec{f} = -\frac{\lambda_0}{\Omega_c} \left( \vec{u}_z \wedge \vec{A}_0(t) \right) \wedge \vec{f}

La partie constante de \vec{L}_1(t) ayant une moyenne nulle lorsqu'elle est vectoriellement multipliée par \vec{A}_0(t) (car \langle \vec{A}_0 \rangle = \vec{0}), seule la composante oscillante contribue :

\left\langle \vec{L}_1(t) \wedge \vec{A}_0(t) \right\rangle = -\frac{\lambda_0}{\Omega_c} \left\langle \left[ (\vec{u}_z \wedge \vec{A}_0(t)) \wedge \vec{f} \right] \wedge \vec{A}_0(t) \right\rangle

En posant \vec{u}(t) = \vec{u}_z \wedge \vec{A}_0(t) = A_0 (-\sin(\Omega_c t)\vec{u}_x + \cos(\Omega_c t)\vec{u}_y) et pour un champ dans le plan orbital \vec{f} = f_x \vec{u}_x + f_y \vec{u}_y :

\vec{u} \wedge \vec{f} = (u_x f_y - u_y f_x)\vec{u}_z = -A_0 (f_y \sin(\Omega_c t) + f_x \cos(\Omega_c t))\vec{u}_z

Puis, en utilisant \vec{u}_z \wedge \vec{A}_0(t) = \vec{u}(t) :

(\vec{u} \wedge \vec{f}) \wedge \vec{A}_0 = (u_x f_y - u_y f_x)\vec{u}

En effectuant la moyenne temporelle :

\begin{aligned} \langle (u_x f_y - u_y f_x) u_x \rangle &= A_0^2 \langle f_y \sin^2(\Omega_c t) + f_x \sin(\Omega_c t)\cos(\Omega_c t) \rangle = \frac{1}{2} A_0^2 f_y \\ \langle (u_x f_y - u_y f_x) u_y \rangle &= -A_0^2 \langle f_y \sin(\Omega_c t)\cos(\Omega_c t) + f_x \cos^2(\Omega_c t) \rangle = -\frac{1}{2} A_0^2 f_x \end{aligned}

On en déduit :

\left\langle \left[ (\vec{u}_z \wedge \vec{A}_0(t)) \wedge \vec{f} \right] \wedge \vec{A}_0(t) \right\rangle = \frac{1}{2} A_0^2 (f_y \vec{u}_x - f_x \vec{u}_y) = -\frac{1}{2} A_0^2 (\vec{u}_z \wedge \vec{f})

Par conséquent :

\left\langle \vec{L}_1(t) \wedge \vec{A}_0(t) \right\rangle = \frac{\lambda_0 A_0^2}{2 \Omega_c} (\vec{u}_z \wedge \vec{f}) = \frac{\lambda_0 A_0^2}{2 \Omega_c L_0} (\vec{L}_0 \wedge \vec{f})

En rappelant la relation établie en Q[65], \Omega_c = -\dfrac{\beta_c \lambda_6 L_0}{m_e e^2}, soit -\dfrac{\beta_c \lambda_6}{\Omega_c} = \dfrac{m_e e^2}{L_0}, le terme de couplage devient :

-\beta_c \lambda_6 \left\langle \vec{L}_1(t) \wedge \vec{A}_0(t) \right\rangle = \frac{m_e e^2}{2 L_0^2} \lambda_0 A_0^2 (\vec{L}_0 \wedge \vec{f}) = \vec{L}_0 \wedge \left( \frac{m_e e^2}{2 L_0^2} \lambda_0 A_0^2 \vec{f} \right)

En réinjectant ce résultat dans l'équation moyennée, on obtient l'égalité demandée :

\boxed{\vec{L}_{0} \wedge \left(\frac{3}{2}\vec{f} - \beta_{c} \lambda_{6} \langle\vec{A}\rangle + \frac{m_{e} e^{2}}{2 L_{0}^{2}} \lambda_{0} A_{0}^{2} \vec{f}\right) = 0}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[70]

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : atome de rydberg, ordre de grandeur

Pourquoi le deuxième terme proportionnel à domine-t-il le premier dans le cas d'une orbite très excitée ?

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux termes proportionnels à \vec{f} apparaissant dans l'équation séculaire moyennée obtenue en Q[69].
  2. Exprimer le coefficient du second terme à l'aide des paramètres orbitaux (a, L_0, \varepsilon) puis des nombres quantiques n et \ell.
  3. Conclure sur le rapport de ces deux termes dans la limite des états de Rydberg très excités (n \gg 1).
Voir la réponse courte

Pour les très grandes orbites (n \gg 1), a \propto n^2 et A_0 \approx 1, ce qui amplifie considérablement le terme proportionnel à \vec{f}.

Voir le corrigé complet

Dans l'équation moyennée obtenue à la question Q[69] :

\vec{L}_0 \wedge \left( \frac{3}{2}\vec{f} - \beta_c \lambda_6 \langle\vec{A}\rangle + \frac{m_e e^2}{2 L_0^2} \lambda_0 A_0^2 \vec{f} \right) = \vec{0},

les deux termes proportionnels à la force extérieure \vec{f} sont :

\begin{aligned} \vec{T}_1 &= \frac{3}{2}\vec{f}, \\ \vec{T}_2 &= \frac{m_e e^2}{2 L_0^2} \lambda_0 A_0^2 \vec{f}. \end{aligned}

D'après les questions Q[47] et Q[62], on a \langle \vec{r} \rangle = \lambda_0 \vec{A} = \frac{3}{2} a \vec{A}, ce qui identifie directement :

\lambda_0 = \frac{3}{2}a.

De plus, d'après la question Q[40], l'amplitude non perturbée du vecteur de Runge-Lenz est l'excentricité : A_0 = \varepsilon. Le coefficient scalaire C_2 associé à \vec{T}_2 = C_2 \vec{f} s'écrit alors :

C_2 = \frac{m_e e^2}{2 L_0^2} \left( \frac{3}{2} a \right) \varepsilon^2 = \frac{3}{4} \frac{m_e e^2 a}{L_0^2} \varepsilon^2.

En introduisant la quantification du moment cinétique L_0 = \ell \hbar (Q[53]) et celle du demi-grand axe a = n^2 a_1 avec a_1 = \frac{\hbar^2}{m_e e^2} (Q[51]), on obtient :

\frac{m_e e^2 a}{L_0^2} = \frac{m_e e^2 (n^2 a_1)}{\ell^2 \hbar^2} = \frac{n^2}{\ell^2}.

Puisque \varepsilon^2 = 1 - \frac{\ell^2}{n^2} (Q[53]), le coefficient C_2 devient exactement :

C_2 = \frac{3}{4} \frac{n^2}{\ell^2} \left( 1 - \frac{\ell^2}{n^2} \right) = \frac{3}{4} \left( \frac{n^2}{\ell^2} - 1 \right).

Pour une orbite très excitée (n \gg 1), et pour les états de faible moment cinétique usuellement peuplés par excitation dipolaire optique (\ell \sim 1 \ll n), l'orbite est très excentrique (\varepsilon \to 1) et :

C_2 \simeq \frac{3}{4}\frac{n^2}{\ell^2} \gg 1.

Le premier terme possède un coefficient constant indépendant de n : C_1 = \frac{3}{2}. On a ainsi :

\frac{\|\vec{T}_2\|}{\|\vec{T}_1\|} = \frac{C_2}{C_1} \simeq \frac{n^2}{2\ell^2} \gg 1.
\boxed{\text{Le deuxième terme croît comme } n^2/\ell^2 \text{ et domine largement le premier pour } n \gg 1 \text{ et } \ell \ll n.}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[71]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : polarisabilité, moment dipolaire

En déduire que le dipôle électrique moyen de l'atome se met sous la forme

Voir la stratégie
  1. Exploiter la relation vectorielle issue de Q[69] en tenant compte de la géométrie planaire (\vec{f} et \langle\vec{A}\rangle orthogonaux à \vec{L}_0).
  2. Utiliser la domination établie en Q[70] pour exprimer le vecteur de Runge-Lenz moyen \langle\vec{A}\rangle en fonction de \vec{f}.
  3. Relier \langle\vec{A}\rangle au dipôle moyen \langle\vec{d}\rangle grâce au résultat de la question Q[47], puis introduire \vec{f} = q_e \vec{E}_0 et la définition de e^2.
Voir la réponse courte

Extraction de la composante moyenne \langle\vec{A}\rangle et déduction du dipôle induit proportionnel à \vec{E}_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q[69], l'équation séculaire moyennée sur la précession s'écrit :

\vec{L}_0 \wedge \left( \frac{3}{2}\vec{f} - \beta_c \lambda_6 \langle\vec{A}\rangle + \frac{m_e e^2}{2 L_0^2} \lambda_0 A_0^2 \vec{f} \right) = \vec{0}.

Le moment cinétique non perturbé \vec{L}_0 = L_0 \vec{u}_z est orthogonal au plan de l'orbite (x,y). Le champ électrique extérieur \vec{E}_0, la force \vec{f} = q_e \vec{E}_0 et le vecteur de Runge-Lenz \vec{A} sont contenus dans ce plan (x,y). Le vecteur entre parenthèses est donc orthogonal à \vec{L}_0. Par conséquent, son produit vectoriel avec \vec{L}_0 ne peut s'annuler que si ce vecteur est nul :

\beta_c \lambda_6 \langle\vec{A}\rangle = \left( \frac{3}{2} + \frac{m_e e^2}{2 L_0^2} \lambda_0 A_0^2 \right) \vec{f}.

D'après la question Q[70], dans le cas d'un atome de Rydberg fortement excité (n \gg 1), le second terme domine largement \frac{3}{2}, ce qui donne :

\langle\vec{A}\rangle \simeq \frac{m_e e^2 \lambda_0 A_0^2}{2 L_0^2 \beta_c \lambda_6} \vec{f}.

D'après la question Q[47], le moment dipolaire électrique moyen de l'électron sur une orbite est proportionnel au vecteur de Runge-Lenz :

\langle\vec{d}\rangle = \frac{3}{2} q_e a \langle\vec{A}\rangle.

En substituant l'expression de \langle\vec{A}\rangle et en remplaçant \vec{f} par q_e \vec{E}_0 :

\langle\vec{d}\rangle = \frac{3}{4} q_e^2 \frac{m_e e^2 a \lambda_0 A_0^2}{L_0^2 \beta_c \lambda_6} \vec{E}_0.

Sachant que par définition e^2 = \frac{q_e^2}{4\pi\varepsilon_0}, soit q_e^2 = 4\pi\varepsilon_0 e^2, on obtient directement :

\boxed{\langle\vec{d}\rangle = \varepsilon_0 \alpha \vec{E}_0}

avec une polarisabilité statique \alpha donnée par :

\alpha = 3\pi \frac{m_e e^4 a \lambda_0 A_0^2}{L_0^2 \beta_c \lambda_6}.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[72]

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : atome de rydberg, loi d'échelle

Montrer que pour une orbite très aplatie on a , où est un entier positif dont on déterminera la valeur.

Voir la stratégie
  1. Caractériser une « orbite très aplatie » : l'excentricité \varepsilon est proche de 1, ce qui correspond à un nombre quantique azimutal \ell fixé faible devant le nombre quantique principal (\ell \ll n).
  2. Déterminer la loi d'échelle en fonction de n pour chacune des grandeurs intervenant dans l'expression de \alpha issue de la question Q[71] : le demi-grand axe a, la période T, ainsi que les coefficients \lambda_0 et \lambda_6.
  3. Conclure sur la puissance k telle que \alpha \propto n^k.
Voir la réponse courte

Dépendance de \lambda_0 et a_n en puissances du nombre quantique principal, menant à une loi d'échelle en n^7.

Voir le corrigé complet

Une orbite très aplatie correspond à une excentricité \varepsilon \to 1. D'après la question Q[53], on a :

\varepsilon = \sqrt{1 - \frac{\ell^2}{n^2}} \implies 1 - \varepsilon^2 = \frac{\ell^2}{n^2} \propto n^{-2},

ce qui correspond à un état très excité (n \gg 1) avec un faible moment cinétique (\ell fixé, indépendant de n). Par conséquent :

  • Le moment cinétique L_0 = \ell \hbar \propto n^0 ;
  • Le paramètre de l'ellipse r_0 = \frac{L_0^2}{m_e e^2} = \frac{\ell^2 \hbar^2}{m_e e^2} \propto n^0 ;
  • La norme du vecteur de Runge-Lenz A_0 = \varepsilon \simeq 1 \propto n^0 ;
  • Le demi-grand axe (question Q[51]) :

    a = a_1 n^2 \propto n^2 ;
  • La période orbitale T donnée par la troisième loi de Kepler (question Q[46]) :

    T = 2\pi \sqrt{\frac{m_e}{e^2}} a^{3/2} \propto (n^2)^{3/2} = n^3.

Examinons à présent les facteurs de moyenne séculaire \lambda_n = \frac{m_e r_0^{3-n}}{L T \varepsilon} F_{3-n}(\varepsilon) établis à la question Q[62] :

  1. Pour \lambda_0 : D'après les questions Q[47] et Q[70], l'intégrale vaut :

    F_3(\varepsilon) = \frac{3\pi\varepsilon}{(1-\varepsilon^2)^{5/2}} \propto (n^{-2})^{-5/2} = n^5.

    On en déduit :

    \lambda_0 = \frac{m_e r_0^3}{L_0 T \varepsilon} F_3(\varepsilon) \propto \frac{1}{T} F_3(\varepsilon) \propto \frac{n^5}{n^3} = n^2.
  2. Pour \lambda_6 : L'intégrale intervenant est :

    F_{-3}(\varepsilon) = \int_0^{2\pi} \cos(\theta) (1 - \varepsilon \cos\theta)^3 \, \mathrm{d}\theta.

    Lorsque \varepsilon \to 1, cette intégrale ne présente aucune divergence et converge vers une constante finie non nulle :

    F_{-3}(1) = \int_0^{2\pi} \cos(\theta) (1 - \cos\theta)^3 \, \mathrm{d}\theta = -\frac{15\pi}{4} = \mathcal{O}(n^0).

    Comme r_0 et L_0 ne dépendent pas de n, la dépendance en n de \lambda_6 provient uniquement de la période T :

    \lambda_6 = \frac{m_e r_0^{-3}}{L_0 T \varepsilon} F_{-3}(\varepsilon) \propto \frac{1}{T} \propto n^{-3}.

D'après le résultat de la question Q[71], la polarisabilité s'écrit :

\alpha \simeq 3\pi \frac{m_e e^4 a \lambda_0 A_0^2}{L_0^2 \beta_c \lambda_6} \propto a \frac{\lambda_0}{\lambda_6}.

En combinant les lois d'échelle obtenues :

\alpha \propto n^2 \times \frac{n^2}{n^{-3}} = n^7.
\boxed{\alpha \propto n^7 \quad \text{soit} \quad k = 7}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

4 · Interaction entre deux atomes de Rydberg, blocage de Rydberg

Q[73]

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : probabilité, atome indépendant

On considère le cas de deux atomes piégés dans deux pinces optiques voisines et éclairés par le même laser. On note la probabilité que les deux atomes soient dans l'état excité à l'instant . Relier à pour deux atomes suffisamment éloignés. Comparer au résultat de la figure Fig 4.a.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de non-interaction pour deux atomes suffisamment éloignés afin d'en déduire l'indépendance statistique des processus d'excitation.
  2. En déduire l'expression de la probabilité conjointe P_{12}(t) en fonction de la probabilité individuelle P(t).
  3. Confronter cette loi théorique aux données de la figure 4.a correspondant à une distance interatomique R = 18\ \mu\mathrm{m}.
Voir la réponse courte

Atomes indépendants : la probabilité conjointe se factorise sous la forme P_{12}(t) = P(t)^2, en accord avec les oscillations.

Voir le corrigé complet

Lorsque les deux atomes piégés sont suffisamment éloignés l'un de l'autre, leurs interactions mutuelles (interaction dipôle-dipôle ou de van der Waals) sont négligeables. L'évolution de chaque atome sous l'action du faisceau laser résonant est donc totalement indépendante de la présence de l'autre : le système global est décrit par un état séparable (état produit).

Les événements « l'atome 1 est dans l'état excité » et « l'atome 2 est dans l'état excité » à l'instant t sont statistiquement indépendants. La probabilité conjointe P_{12}(t) d'avoir simultanément les deux atomes dans l'état excité de Rydberg est ainsi égale au produit des probabilités individuelles :

P_{12}(t) = P_1(t) \times P_2(t)

Comme les deux atomes sont identiques et éclairés par le même faisceau laser, leurs probabilités individuelles d'excitation sont identiques : P_1(t) = P_2(t) = P(t). On en déduit :

\boxed{P_{12}(t) = [P(t)]^2}

Comparaison avec la figure 4.a (R = 18\ µ\mathrm{m}) :

  • Les cercles pleins et les carrés pleins représentent les probabilités individuelles P_1(t) et P_2(t), qui oscillent avec le temps (oscillations de Rabi) et atteignent un premier maximum d'environ 0{,}8 pour une durée d'excitation t \simeq 80\text{ ns}.
  • Les cercles vides correspondent au produit calculé P_1(t)P_2(t) = [P(t)]^2.
  • Les triangles pleins représentent la probabilité mesurée P_{12}(t) lorsque les deux pinces sont simultanément peuplées.

On observe une excellente superposition entre les triangles pleins et les cercles vides sur toute la durée de l'expérience, avec un premier pic à P_{12} \simeq 0{,}6 \approx (0{,}8)^2. Ce résultat confirme expérimentalement qu'à une séparation R = 18\ \mu\mathrm{m}, les deux atomes se comportent de manière parfaitement indépendante, sans effet d'interaction observable.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Q[74]

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : blocage de rydberg, interaction dipôle-dipôle

On approche à présent les deux atomes. Comparer qualitativement l'énergie nécessaire pour faire passer un atome depuis l'état fondamental au niveau excité, puis celle nécessaire à faire transiter le deuxième atome. Expliquer la différence entre les figures 4.a et 4.b.

Voir la stratégie
  1. Identifier les états quantiques des deux atomes et comparer les énergies requises pour l'excitation du premier atome puis du second, en faisant intervenir l'interaction électrostatique entre atomes de Rydberg.
  2. En déduire le phénomène de désaccord à résonance pour le faisceau laser (blocage de Rydberg).
  3. Interpréter comparativement les courbes expérimentales des figures 4.a et 4.b (probabilité conjointe mesurée P_{12} par rapport au produit indépendant P_1 P_2).
Voir la réponse courte

L'interaction dipolaire décale l'état doublement excité hors de résonance, empêchant l'excitation du second atome.

Voir le corrigé complet

1. Énergie nécessaire aux excitations successives

Considérons l'état initial des deux atomes dans leur état fondamental respectif, noté |g_1, g_2\rangle. La polarisabilité des atomes dans l'état fondamental étant très faible, l'interaction interatomique est négligeable :

  • Excitation du premier atome : Pour promouvoir un atome vers l'état de Rydberg |r\rangle (par exemple l'atome 1, pour former l'état |r_1, g_2\rangle), l'interaction entre un atome de Rydberg et un atome dans l'état fondamental reste infime. L'énergie nécessaire correspond simplement à l'écart énergétique atomique :

    \Delta E_1 \simeq E_r - E_g = \hbar \omega_L.

    Le laser incident, réglé à résonance, permet donc d'exciter ce premier atome.

  • Excitation du deuxième atome : Lorsque le premier atome est déjà dans l'état de Rydberg |r\rangle, le passage du deuxième atome à l'état de Rydberg mène à l'état doublement excité |r_1, r_2\rangle. Les deux atomes de Rydberg possèdent alors une polarisabilité gigantesque (\alpha \propto n^7 d'après la question Q[72]), ce qui induit entre eux une interaction électrostatique (dipôle-dipôle ou van der Waals) répulsive ou attractive d'énergie V_{\mathrm{int}}(R). L'énergie requise pour cette seconde transition vaut donc :

    \Delta E_2 = (E_r - E_g) + V_{\mathrm{int}}(R) = \hbar \omega_L + V_{\mathrm{int}}(R).

Lorsque la distance interatomique R devient faible, le décalage énergétique V_{\mathrm{int}}(R) devient largement supérieur à la largeur spectrale d'excitation du laser (et au couplage dipolaire de Rabi). Le laser n'est alors plus du tout à résonance pour exciter le second atome : c'est le phénomène de blocage de Rydberg.

2. Explication de la différence entre les figures 4.a et 4.b

  • À grande distance (R = 18\ µ\mathrm{m}, figure 4.a) : L'interaction dipolaire est négligeable devant la largeur de transition (V_{\mathrm{int}} \approx 0). Les deux atomes évoluent de manière indépendante. La probabilité conjointe mesurée expérimentalement P_{12}(t) (représentée par les triangles pleins) est égale au produit des probabilités individuelles P_1(t)P_2(t) (cercles vides).
  • À courte distance (R = 3{,}6\ \mu\mathrm{m}, figure 4.b) : La distance R est désormais inférieure au rayon de blocage R_b. Le décalage V_{\mathrm{int}}(R) interdit l'excitation simultanée des deux atomes à l'état de Rydberg. En conséquence, la probabilité d'avoir les deux atomes simultanément excités est fortement inhibée : la courbe des triangles pleins s'effondre et reste voisine de zéro (P_{12}(t) \approx 0), alors même que le produit P_1(t)P_2(t) continue d'osciller.
\boxed{ \Delta E_2 = \Delta E_1 + V_{\mathrm{int}}(R) \neq \hbar\omega_L \implies \text{Blocage de Rydberg : } P_{12}(t) \approx 0 \text{ à courte distance (Fig. 4.b)}. }

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique U PSI 2024 ?

Surtout 3 chapitres : Mouvement dans un champ de force centrale (32 % des questions, Deuxième partie), Électrostatique (19 %) et Physique quantique (13 %). Plus ponctuellement : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Optique géométrique, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Cinématique et dynamique du point…

Peut-on travailler le sujet ENS Physique U PSI 2024 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 39 questions sur 74 (53 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie Deuxième partie.1 (Q[34] à Q[47]) et la sous-partie Deuxième partie.2 (Q[48] à Q[54]). Avec les autres programmes de première année : 26 en MP2I et 18 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique U PSI 2024 ?

Environ 4 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique U PSI 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q[14] (force sur un dipôle), Q[15] (énergie potentielle), Q[47] (moment dipolaire), Q[61] (vecteur de runge-lenz), Q[62] (moyenne temporelle) et Q[63] (perturbation séculaire).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique U PSI 2024 ?

Questions de cours : Q[1] (moyenne temporelle), Q[4] (potentiel électrostatique), Q[8] (onde plane), Q[18] (vecteur de poynting), Q[21] (lentille mince convergente), Q[25] (relation de de broglie), Q[34] (force coulombienne), Q[35] (moment cinétique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q[2] (densité volumique de charge), Q[3] (théorème de gauss), Q[5] (potentiel électrostatique), Q[7] (force électrostatique), Q[9] (force de lorentz), Q[10] (oscillateur harmonique forcé), Q[26] (inégalité de heisenberg), Q[29] (plan focal image)….

Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique U PSI 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (49 sur 74), par exemple : Q[1] à Q[6], Q[8], Q[10], Q[12], Q[13], Q[16] à Q[37], Q[39], Q[41], Q[42], Q[48], Q[52] à Q[57], Q[64] à Q[68]…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q[7], Q[11], Q[14], Q[15], Q[38], Q[40], Q[43] à Q[47], Q[49] à Q[51], Q[58] à Q[63], Q[69] et Q[71].

Quelle est la convention adoptée pour la charge de l'électron qₑ ?

La grandeur q_e désigne la charge négative de l'électron (q_e = -1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C}). La charge positive du noyau ou du cœur s'écrit donc -q_e, ce qui explique la présence d'un signe moins dans l'expression de la densité de charge en Q[2] ou du champ électrique en Q[3].

Que représente la quantité notée e² dans la deuxième partie ?

L'énoncé pose e^2 = q_e^2 / (4\pi\varepsilon_0) afin d'alléger l'écriture de la force coulombienne attractive -\frac{e^2}{r^2}\vec{u}_r dès Q[34]. Cette constante n'est pas le carré de la charge élémentaire seule et possède la dimension d'une énergie multipliée par une longueur (\text{J}\cdot\text{m}).

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

Note estimée
–
0 question réussie sur 74

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 74 questions de ce corrigé. Votre sélection reste sur cet appareil.

S'entraîner sur les mêmes chapitres

Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

Signaler une erreur

Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q[1]) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.

Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.