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Corrigé détaillé ENS Physique Chimie L PC 2024

Étude du phénomène de stick-slip et réacteurs électrochimiques

Le sujet en bref

Sujet accessible · Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Thermodynamique chimique et équilibres, Oxydoréduction et électrochimie · 17 incontournables · 45 questions de première année
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Ce sujet très formateur du concours ENS Lyon 2024 associe physique non linéaire et génie électrochimique de pointe en deux parties rigoureusement indépendantes et équilibrées.

La partie physique analyse en d'étail le mécanisme d'instabilité par frottement solide dit de stick-slip (coller-glisser). Après avoir mis en équation et adimensionné un modèle élémentaire masse-ressort soumis aux lois d'Amontons-Coulomb, elle applique ces résultats à la modélisation vibratoire continue d'une craie crissant sur un tableau par le biais d'une approximation modale en flexion transverse.

La partie chimie développe une étude approfondie de génie réactionnel électrochimique appliqué à la dégradation d'un polluant industriel (le phénol) au sein de réacteurs fermés, ouverts (RPAC, réacteur piston et cascade de cuves), avant de s'intéresser au contrôle de la régiosélectivité lors d'une électrosynthèse organique à l'interface liquide-solide. Un sujet complet, exigeant et idéal pour tester la polyvalence des candidats de la filière PC.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 5 h pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

17 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

58 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncé
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Résultat donné (4) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    Dans l'énoncé de Q31 (partie 2), la formule brute du cation tétrabutylammonium est notée par erreur \mathrm{C}_4\mathrm{H}_9\mathrm{N}^+ au lieu de (\mathrm{C}_4\mathrm{H}_9)_4\mathrm{N}^+. Il s'agit bien de l'ion ammonium quaternaire symétrique usuel.

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Sommaire

72 questions
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Partie 1 : Partie Physique - Une étude du phénomène de stick-slip / 1 Étude d'un système modèle

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : équilibre d'un solide, loi de coulomb

Nous supposons que et que le ressort a été tendu, mais de telle façon que le solide (1) reste immobile.

Rappeler à quelles conditions un solide soumis à trois forces est à l'équilibre. Représenter, sur un schéma, le solide (1) et les trois forces auxquelles il est soumis. On veillera à situer correctement l'axe portant la réaction qu'exerce la surface (0) sur ce solide, ainsi que le point I d'application de cette réaction.

Voir l'indice

Écrire la nullité de la résultante et du moment résultant en un point judicieux ; les lignes d'action de trois forces concourent obligatoirement.

Rappeler les flux de matière aux frontières du système et souligner la nécessité de traiter des volumes continus d'effluents.

Voir la réponse courte

Conditions d'équilibre sous trois forces concourantes et tracé du solide avec les réactions normale et tangentielle.

Voir le corrigé complet

1. Conditions d'équilibre d'un solide soumis à trois forces :

Un solide indéformable soumis à trois forces extérieures non parallèles \vec{F}_1, \vec{F}_2 et \vec{F}_3 est à l'équilibre mécanique si et seulement si :

  • la résultante des forces est nulle :

    \vec{F}_1 + \vec{F}_2 + \vec{F}_3 = \vec{0}
  • le moment résultant en tout point est nul, ce qui implique géométriquement que les droites d'action des trois forces sont coplanaires et concourantes en un même point.

2. Inventaire des forces appliquées au solide (1) :

  • Le poids \vec{P} = - M g \,\vec{e}_y, vertical, appliqué au centre de masse \mathrm{G}(u, L_y). Sa droite d'action est la verticale d'équation x = u.
  • La force de traction exercée par le ressort tendu \vec{F}_{\mathrm{R}} = F_{\mathrm{R}} \,\vec{e}_x (avec F_{\mathrm{R}} > 0), horizontale, appliquée au point \mathrm{A}(u + L_x, L_y). Sa droite d'action est l'horizontale passant par \mathrm{A} et \mathrm{G}, d'équation y = L_y.
  • L'action de contact de la surface (0) \vec{R} = T \,\vec{e}_x + N \,\vec{e}_y, appliquée en un point \mathrm{I}(x_{\mathrm{I}}, 0) de la zone de contact (y = 0).

3. Point de concours et axe de la réaction \vec{R} :

Les droites d'action du poids \vec{P} et de la force de rappel \vec{F}_{\mathrm{R}} se coupent au centre de masse \mathrm{G}. Par conséquent, pour que le moment résultant en \mathrm{G} soit nul :

\vec{\mathcal{M}}_{\mathrm{G}}(\vec{R}) = \vec{\mathrm{GI}} \wedge \vec{R} = \vec{0}

La droite d'action portant la réaction \vec{R} passe nécessairement par \mathrm{G}.

4. Position du point d'application I :

La condition d'équilibre des forces fournit :

\begin{aligned} \vec{P} + \vec{F}_{\mathrm{R}} + \vec{R} = \vec{0} \quad \implies \quad \begin{cases} T = - F_{\mathrm{R}} \\ N = Mg \end{cases} \end{aligned}

Avec \vec{\mathrm{GI}} = (x_{\mathrm{I}} - u)\,\vec{e}_x - L_y\,\vec{e}_y, la nullité du moment en \mathrm{G} s'écrit :

\vec{\mathrm{GI}} \wedge \vec{R} = \left[ (x_{\mathrm{I}} - u) N - (-L_y) T \right] \vec{e}_z = \left[ (x_{\mathrm{I}} - u)Mg + L_y(-F_{\mathrm{R}}) \right] \vec{e}_z = \vec{0}

On en déduit l'abscisse du point \mathrm{I} :

\boxed{x_{\mathrm{I}} = u + \frac{F_{\mathrm{R}}}{Mg} L_y}

5. Description du schéma d'équilibre :

  • Le solide est un rectangle de largeur 2L_x et de hauteur 2L_y, centré en \mathrm{G}(u, L_y).
  • Le point \mathrm{I} est situé sur la surface horizontale de contact (y = 0), décalé vers la droite par rapport à la verticale de \mathrm{G} d'une distance \Delta x = \frac{F_{\mathrm{R}}}{Mg}L_y > 0.
  • L'axe portant la réaction \vec{R} est la droite joignant le point \mathrm{I} au centre \mathrm{G}.
  • Le vecteur \vec{R} est incliné vers le haut et vers l'arrière gauche (T < 0 et N > 0), compensant à la fois le poids \vec{P} et la traction \vec{F}_{\mathrm{R}}.

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : loi de coulomb, basculement

Nous supposons que l'opérateur extérieur, en déplaçant l'élément (3), fait croître progressivement la force , depuis la valeur nulle.

En raisonnant sur la figure tracée précédemment, déterminer à quelle condition, portant sur , et , le solide (1) atteindra le glissement, sans avoir basculé.

Dans la suite, nous supposerons que cette condition est toujours satisfaite.

Voir l'indice

Exprimer la position du point d'application I de la réaction normale et traduire qu'il doit demeurer à l'intérieur de la surface de contact avant d'atteindre le cône de frottement.

Équilibrer les atomes de carbone, d'hydrogène puis d'oxygène dans l'équation stœchiométrique globale de combustion complète.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la valeur limite de la force F_{\mathrm{R}} provoquant le glissement d'après les lois de Coulomb.
  2. Exprimer la valeur limite de F_{\mathrm{R}} provoquant le basculement à partir de la position du point d'application \mathrm{I} de la réaction normale par rapport à la base du solide.
  3. Comparer ces deux seuils lors de la montée progressive de F_{\mathrm{R}} depuis zéro.
Voir la réponse courte

Le point d'application de la réaction doit rester sur la surface de contact, ce qui impose f_s < L_x/L_y.

Voir le corrigé complet

Lorsque l'opérateur augmente progressivement la force de traction F_{\mathrm{R}} \ge 0 à partir de zéro, deux événements limites sont susceptibles de se produire en premier :

1. Seuil de glissement D'après les lois d'Amontons-Coulomb, le solide reste en adhérence tant que |T| < f_{\mathrm{s}} N. À l'équilibre, on a N = Mg et T = -F_{\mathrm{R}} (d'après la question Q1). Le glissement apparaît donc lorsque la force de traction atteint :

F_{\mathrm{R,\,gliss}} = f_{\mathrm{s}} Mg

2. Seuil de basculement Le solide repose sur sa face inférieure de largeur 2L_x, centrée en x = u. Pour maintenir le contact surfacique sans décollement (non-basculement), la ligne d'action de la résultante des actions de contact \vec{R} doit couper la surface de sustentation, ce qui impose que son point d'application \mathrm{I} appartienne au segment de contact :

u - L_x \le x_{\mathrm{I}} \le u + L_x

D'après le résultat de la question Q1, l'abscisse du point \mathrm{I} vaut :

x_{\mathrm{I}} = u + \frac{F_{\mathrm{R}}}{Mg} L_y

Puisque F_{\mathrm{R}} \ge 0, le point \mathrm{I} se déplace vers l'avant (x_{\mathrm{I}} \ge u). Le basculement autour de l'arête inférieure avant (x = u + L_x) se produit dès que x_{\mathrm{I}} atteint cette limite, ce qui correspond à une force critique :

u + \frac{F_{\mathrm{R,\,basc}}}{Mg} L_y = u + L_x \implies F_{\mathrm{R,\,basc}} = Mg \frac{L_x}{L_y}

3. Condition de glissement sans basculement Comme la force F_{\mathrm{R}} croît progressivement à partir de zéro, le solide atteindra le glissement sans avoir basculé si et seulement si le seuil de glissement est atteint strictement avant le seuil de basculement :

F_{\mathrm{R,\,gliss}} < F_{\mathrm{R,\,basc}} \iff f_{\mathrm{s}} Mg < Mg \frac{L_x}{L_y}

Soit finalement la condition :

\boxed{f_{\mathrm{s}} < \frac{L_x}{L_y}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : loi de coulomb

Nous posons . Représenter graphiquement la dépendance de la fonction vis-à-vis de la vitesse .

Voir l'indice

Distinguer les plateaux dynamiques pour v > 0 et v < 0 ainsi que le segment vertical à v = 0 traduisant l'inégalité stricte ou large d'adhérence.

Relier la masse de dioxygène consommée par unité de volume à la concentration molaire de phénol en exploitant les coefficients stœchiométriques.

Voir la réponse courte

Tracé de la loi de frottement de Coulomb avec discontinuité entre adhérence ([-f_s, f_s]) et glissement (\pm f_d).

Voir le corrigé complet

Le solide (1) restant en contact avec le plan horizontal sans mouvement selon l'axe vertical (Oy), la composante normale de l'action de contact s'identifie au poids :

N = Mg > 0

D'après les lois phénoménologiques de frottement d'Amontons-Coulomb données dans l'énoncé :

  • En glissement (v \neq 0) : la composante tangentielle T s'oppose au mouvement (Tv < 0) et vérifie |T| = f_{\mathrm{d}} N = f_{\mathrm{d}} Mg. Dès lors :

    \begin{aligned} v > 0 &\implies T = -f_{\mathrm{d}} Mg \implies \alpha = -f_{\mathrm{d}} \\ v < 0 &\implies T = +f_{\mathrm{d}} Mg \implies \alpha = +f_{\mathrm{d}} \end{aligned}
  • En adhérence (v = 0) : la force tangentielle compense les autres sollicitations pour maintenir l'immobilité, avec |T| \le f_{\mathrm{s}} N = f_{\mathrm{s}} Mg. Ainsi :

    v = 0 \implies \alpha \in [-f_{\mathrm{s}}, +f_{\mathrm{s}}]

La relation \alpha(v) est multivoque en v = 0 (d'où la remarque en note de bas de page de l'énoncé).

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : principe fondamental de la dynamique, oscillateur harmonique

Écrire, dans le cas général, le principe fondamental de la dynamique appliqué au solide (1). Établir qu'il conduit à l'équation différentielle suivante (pour les conditions initiales choisies) :

où () est un paramètre dont on donnera l'expression.

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique selon l'axe horizontal en exprimant l'allongement du ressort sous la forme (V_{\mathrm{B}}t - u).

Écrire la demi-équation anodique en milieu aqueux acide en faisant intervenir les molécules d'eau et les protons \mathrm{H}^+.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique au solide (1) dans le référentiel d'étude galiléen.
  2. Exprimer la force de rappel du ressort F_{\mathrm{R}} en fonction de l'abscisse u(t) du solide et du déplacement de l'élément tracteur x_{\mathrm{B}}(t).
  3. Projeter sur l'axe horizontal (\mathrm{O}x) et identifier la pulsation propre \omega_0.
Voir la réponse courte

PFD projeté sur l'axe horizontal avec rappel élastique et frottement, faisant apparaître \omega_0 = \sqrt{k/M}.

Voir le corrigé complet

Le solide (1), de masse M, est en translation rectiligne selon (\mathrm{O}x) dans le référentiel galiléen \mathcal{R}(\mathrm{O}, x, y, z). Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

M \frac{\mathrm{d}^2 \vec{r}_{\mathrm{G}}}{\mathrm{d}t^2} = M \ddot{u}\,\vec{e}_x = \vec{P} + \vec{R} + \vec{F}_{\mathrm{R}}

où les forces extérieures appliquées sont :

  • le poids : \vec{P} = -M g\,\vec{e}_y ;
  • la réaction du support : \vec{R} = T\,\vec{e}_x + N\,\vec{e}_y ;
  • la force de rappel du ressort : \vec{F}_{\mathrm{R}} = k(s - a)\,\vec{e}_x.

La projection du PFD selon la verticale \vec{e}_y donne N - Mg = 0, soit N = Mg.

D'après la définition introduite à la question Q3, \alpha = \frac{T}{Mg}, d'où la force de frottement tangentielle :

T = \alpha M g

Par ailleurs, l'élément tracteur (3) se déplace à la vitesse constante V_{\mathrm{B}} à partir de t=0, donc son abscisse est :

x_{\mathrm{B}}(t) = x_{\mathrm{B}}(0) + V_{\mathrm{B}} t

Le solide étant indéformable, l'abscisse de l'extrémité A du ressort suit le déplacement du centre de masse G :

x_{\mathrm{A}}(t) = x_{\mathrm{A}}(0) + \bigl(u(t) - u(0)\bigr) = x_{\mathrm{A}}(0) + u(t) \quad \text{car } u(0) = 0

La longueur du ressort s(t) = x_{\mathrm{B}}(t) - x_{\mathrm{A}}(t) vaut donc, compte tenu de la condition initiale s(0) = x_{\mathrm{B}}(0) - x_{\mathrm{A}}(0) = a :

s(t) = a + V_{\mathrm{B}} t - u(t) \iff s(t) - a = V_{\mathrm{B}} t - u(t)

La force exercée par le ressort s'exprime donc :

F_{\mathrm{R}} = k \bigl(V_{\mathrm{B}} t - u\bigr)

En projetant le PFD selon l'axe horizontal (\mathrm{O}x) :

\begin{aligned} M \ddot{u} &= T + F_{\mathrm{R}} \\ M \ddot{u} &= \alpha M g + k(V_{\mathrm{B}} t - u) \\ \ddot{u} + \frac{k}{M} u &= \alpha g + \frac{k}{M} V_{\mathrm{B}} t \end{aligned}

En posant la pulsation propre \omega_0 :

\boxed{\omega_0 = \sqrt{\frac{k}{M}}}

on obtient bien l'équation différentielle demandée :

\boxed{\ddot{u} + \omega_0^2 u = \alpha g + \omega_0^2 V_{\mathrm{B}} t}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : oscillateur harmonique

Commenter brièvement l'équation différentielle (1).

Voir l'indice

Relever le caractère linéaire à coefficients constants par morceaux, couplé à une excitation temporelle affine due à l'entraînement à vitesse constante.

Exprimer la charge électrique théorique nécessaire d'après la loi de Faraday et la rapporter à la charge totale I\Delta t traversant le réacteur.

Voir la réponse courte

Équation d'un oscillateur harmonique linéaire non amorti excité par un terme affine en temps et une force de frottement.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle (1) régissant le mouvement du solide (1) appelle les commentaires suivants :

  1. Structure d'oscillateur harmonique excité : Le membre de gauche \ddot{u} + \omega_0^2 u est celui d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation propre \omega_0 = \sqrt{k/M}. Le terme \omega_0^2 V_{\mathrm{B}} t au second membre traduit un forçage temporel qui croît linéairement, provenant de la mise sous tension progressive du ressort par l'élément tracteur avançant à vitesse constante V_{\mathrm{B}}.
  2. Non-linéarité due au frottement sec : Le terme \alpha g = \frac{T}{M} dépend de la vitesse v = \dot{u} selon les lois d'Amontons-Coulomb :

    • en phase de glissement avec v > 0, \alpha = -f_{\mathrm{d}} est constant : l'équation est alors linéaire à coefficients constants avec un second membre affine en t ;
    • en phase d'adhérence (v = 0), \alpha peut prendre n'importe quelle valeur de l'intervalle [-f_{\mathrm{s}}, f_{\mathrm{s}}].

    Globalement, le système est donc non linéaire par morceaux, ce qui permet l'apparition d'un cycle limite oscillatoire alternant phases d'adhérence (stick) et de glissement (slip).

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : oscillateur harmonique

Écrire l'équation différentielle vérifiée par la fonction . On y fera apparaître le paramètre .

Voir l'indice

Appliquer les dérivées par rapport à la variable adimensionnée \theta = \omega_0 t pour éliminer explicitement le temps dimensionnel.

Appliquer la loi de Faraday reliant le courant à la quantité de matière transformée par unité de temps selon la stœchiométrie électronique.

Voir la réponse courte

Changement de variable adimensionnelle \theta = \omega_0 t et mise sous forme adimensionnée avec W_{\mathrm{B}} = \omega_0 V_{\mathrm{B}}/g.

Voir le corrigé complet

D'après les relations de changement de variables (2), nous avons \theta = \omega_0 t, d'où \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} = \omega_0, et :

u(t) = \frac{g}{\omega_0^2} U(\theta)

En dérivant par rapport au temps t à l'aide de la règle de dérivation en chaîne :

\begin{aligned} \dot{u}(t) &= \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\theta}\left(\frac{g}{\omega_0^2} U(\theta)\right) = \frac{g}{\omega_0} U'(\theta) \\ \ddot{u}(t) &= \frac{\mathrm{d}\dot{u}}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\theta}\left(\frac{g}{\omega_0} U'(\theta)\right) = g U''(\theta) \end{aligned}

Injectons ces expressions dans l'équation différentielle (1) établie à la question Q4 :

\ddot{u} + \omega_0^2 u = \alpha g + \omega_0^2 V_{\mathrm{B}} t

Il vient :

g U''(\theta) + \omega_0^2 \left(\frac{g}{\omega_0^2} U(\theta)\right) = \alpha g + \omega_0^2 V_{\mathrm{B}} \left(\frac{\theta}{\omega_0}\right)

soit :

g U''(\theta) + g U(\theta) = \alpha g + \omega_0 V_{\mathrm{B}} \theta

En divisant chaque membre par g > 0 et en reconnaissant le paramètre sans dimension W_{\mathrm{B}} = \frac{\omega_0 V_{\mathrm{B}}}{g}, on obtient :

\boxed{U'' + U = \alpha + W_{\mathrm{B}}\theta}

Résultat

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : loi de coulomb

Exprimer l'angle à partir duquel le glissement du solide (1) apparaît.

Voir l'indice

Traduire la condition de rupture d'adhérence où l'allongement du ressort atteint la force de frottement statique maximale f_{\mathrm{s}}Mg.

Constater l'indépendance de la vitesse de réaction vis-à-vis de la concentration en phénol lorsque le courant imposé fixe le débit d'électrons.

Voir la stratégie
  1. Décrire l'état du solide durant la première phase d'adhérence (0 \le \theta \le \theta_1) pour en déduire l'expression de \alpha(\theta).
  2. Appliquer le critère de glissement des lois d'Amontons-Coulomb pour déterminer l'angle \theta_1 marquant la transition adhérence \to glissement.
Voir la réponse courte

Le solide reste immobile tant que la force de rappel ne dépasse pas le frottement statique maximal f_s Mg, d'où \theta_1 = f_s / W_{\mathrm{B}}.

Voir le corrigé complet

Durant la phase initiale d'adhérence, le solide (1) reste immobile à sa position initiale :

u(t) = 0 \quad \text{soit} \quad U(\theta) = 0 \quad \text{et} \quad U''(\theta) = 0

En injectant ces conditions dans l'équation différentielle adimensionnée établie à la question Q6, U'' + U = \alpha + W_{\mathrm{B}}\theta, il vient :

\alpha(\theta) = -W_{\mathrm{B}}\theta

D'après les lois phénoménologiques d'Amontons-Coulomb, le solide reste en adhérence tant que |T| < f_{\mathrm{s}} N = f_{\mathrm{s}} Mg, c'est-à-dire :

|\alpha| < f_{\mathrm{s}}

Le glissement apparaît à l'instant où la force tangentielle atteint la valeur limite statique, soit pour |\alpha(\theta_1)| = f_{\mathrm{s}}. Comme W_{\mathrm{B}} > 0 et \theta \ge 0, on a \alpha(\theta) \le 0, d'où :

W_{\mathrm{B}} \theta_1 = f_{\mathrm{s}}

On en déduit l'expression de l'angle \theta_1 :

\boxed{\theta_1 = \frac{f_{\mathrm{s}}}{W_{\mathrm{B}}}}

Résultat

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : oscillateur harmonique

Nous nous plaçons sur l'intervalle angulaire qui correspond à la phase 2 du mouvement, phase durant laquelle le solide (1) glisse sur la surface (0). est l'angle pour lequel le glissement du solide s'interrompt. Sur cet intervalle, nous définissons la fonction telle que où . Par ailleurs, nous posons () et .

Établir l'équation différentielle vérifiée par la fonction . Exprimer cette fonction. On ne fera intervenir que les paramètres et .

Indication : On remarquera que, sur l'intervalle , l'équation différentielle vérifiée par la fonction est linéaire (et à coefficients constants). Lors de son intégration, on n'omettra pas de considérer que son second membre dépend de l'angle .

Voir l'indice

Poser la solution générale sous forme de somme de la solution homogène et d'une solution particulière polynomiale de degré 1, puis ajuster les constantes d'intégration.

Intégrer la loi de vitesse d'ordre 0 par rapport au temps entre l'instant initial et t.

Voir la stratégie
  1. Identifier la valeur du terme de frottement \alpha lors de la phase de glissement vers l'avant (v > 0).
  2. Effectuer le changement de variable \phi = \theta - \theta_1 dans l'équation différentielle adimensionnée issue de la question Q6 en utilisant la valeur de \theta_1 établie en Q7.
  3. Déterminer la solution générale en sommant la solution générale de l'équation homogène et une solution particulière polynomiale, puis déterminer les constantes d'intégration grâce aux conditions de raccordement en \phi = 0 (continuité de la position et de la vitesse).
Voir la réponse courte

Résolution de F'' + F = \phi - r avec conditions initiales nulles pour la position et la vitesse relatives.

Voir le corrigé complet

Durant la phase 2, le solide (1) est entraîné vers les x croissants sous l'effet de la traction du ressort, de sorte que sa vitesse est positive : v > 0. D'après la loi de Coulomb (étudiée en Q3), la réaction tangentielle s'oppose au mouvement :

T = -f_{\mathrm{d}} N = -f_{\mathrm{d}} M g \implies \alpha = \frac{T}{Mg} = -f_{\mathrm{d}}

L'équation différentielle adimensionnée établie en Q6 s'écrit donc sur l'intervalle I_2 :

U''(\theta) + U(\theta) = -f_{\mathrm{d}} + W_{\mathrm{B}}\theta

Introduisons la variable \phi = \theta - \theta_1, d'où \theta = \theta_1 + \phi. Sachant que \theta_1 = f_{\mathrm{s}}/W_{\mathrm{B}} (d'après la question Q7), le terme source devient :

\begin{aligned} -f_{\mathrm{d}} + W_{\mathrm{B}}\theta &= -f_{\mathrm{d}} + W_{\mathrm{B}}(\theta_1 + \phi) \\ &= -f_{\mathrm{d}} + W_{\mathrm{B}}\theta_1 + W_{\mathrm{B}}\phi \\ &= (f_{\mathrm{s}} - f_{\mathrm{d}}) + W_{\mathrm{B}}\phi \\ &= \delta + W_{\mathrm{B}}\phi \end{aligned}

Comme F(\phi) = U(\theta), les dérivées par rapport à \phi s'identifient à celles par rapport à \theta (\mathrm{d}\phi = \mathrm{d}\theta) : F'(\phi) = U'(\theta) et F''(\phi) = U''(\theta). L'équation différentielle vérifiée par F est donc :

\boxed{F''(\phi) + F(\phi) = \delta + W_{\mathrm{B}}\phi}

Il s'agit d'une équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants avec second membre polynomial :

  • L'équation homogène associée F'' + F = 0 a pour solution générale :

    F_{\mathrm{h}}(\phi) = C_1 \cos\phi + C_2 \sin\phi \quad (C_1, C_2 \in \mathbb{R})
  • Le second membre étant un polynôme de degré 1 et le terme d'ordre 0 en F étant non nul, on cherche une solution particulière sous la forme F_{\mathrm{p}}(\phi) = A\phi + B. En injectant dans l'équation différentielle, on obtient immédiatement F_{\mathrm{p}}(\phi) = \delta + W_{\mathrm{B}}\phi.

La solution générale est donc :

F(\phi) = C_1 \cos\phi + C_2 \sin\phi + \delta + W_{\mathrm{B}}\phi

Sa dérivée première s'écrit :

F'(\phi) = -C_1 \sin\phi + C_2 \cos\phi + W_{\mathrm{B}}

Le solide étant resté immobile en u = 0 pendant toute la phase 1 jusqu'à \theta = \theta_1, les conditions de continuité en position et en vitesse à l'instant du décrochage (\phi = 0) s'écrivent :

\begin{cases} F(0) = U(\theta_1) = 0 \implies C_1 + \delta = 0 \implies C_1 = -\delta \\ F'(0) = U'(\theta_1) = 0 \implies C_2 + W_{\mathrm{B}} = 0 \implies C_2 = -W_{\mathrm{B}} \end{cases}

On en déduit l'expression de la fonction F(\phi) :

\boxed{F(\phi) = \delta(1 - \cos\phi) + W_{\mathrm{B}}(\phi - \sin\phi)}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : oscillateur harmonique

Nous notons la largeur de l'intervalle angulaire . Exprimer en fonction de puis en fonction du paramètre ( désigne la fonction tangente).

Voir l'indice

Résoudre l'équation d'annulation de la vitesse F'(\phi_2) = 0 et utiliser l'identité trigonométrique reliant \sin\phi_2 et \cos\phi_2 à \tan(\phi_2/2).

Associer le plateau d'intensité à la vitesse maximale d'apport du soluté par diffusion convective vers l'électrode.

Voir la réponse courte

Annulation de la vitesse relative en \phi_2 et simplification trigonométrique menant à \tan(\phi_2/2) = r.

Voir le corrigé complet

Par définition de la variable angulaire \phi = \theta - \theta_1, la valeur correspondant à l'angle \theta_2 d'arrêt du glissement s'écrit :

\phi_2 = \theta_2 - \theta_1 = \Delta_{12}

d'où directement :

\boxed{\Delta_{12} = \phi_2}

L'interruption du glissement intervient lorsque la vitesse du solide s'annule à nouveau, c'est-à-dire en \phi = \phi_2 > 0 tel que F'(\phi_2) = 0, \phi_2 étant la première racine strictement positive de cette équation.

D'après le résultat de la question Q8, la vitesse adimensionnée au cours du glissement s'exprime par :

F'(\phi) = \delta \sin\phi + W_{\mathrm{B}}(1 - \cos\phi)

L'annulation de F' en \phi_2 conduit à :

\delta \sin\phi_2 + W_{\mathrm{B}}(1 - \cos\phi_2) = 0

En utilisant les formules trigonométriques de duplication :

\begin{aligned} \sin\phi_2 &= 2\sin\left(\frac{\phi_2}{2}\right)\cos\left(\frac{\phi_2}{2}\right) \\ 1 - \cos\phi_2 &= 2\sin^2\left(\frac{\phi_2}{2}\right) \end{aligned}

l'équation se factorise sous la forme :

2\sin\left(\frac{\phi_2}{2}\right)\left[\delta \cos\left(\frac{\phi_2}{2}\right) + W_{\mathrm{B}}\sin\left(\frac{\phi_2}{2}\right)\right] = 0

Comme la phase de glissement se développe sur un intervalle non trivial où la vitesse est strictement positive, on a \phi_2 \in {]0, 2\pi[}, ce qui implique \sin(\phi_2/2) \neq 0. Il reste donc :

\delta \cos\left(\frac{\phi_2}{2}\right) + W_{\mathrm{B}}\sin\left(\frac{\phi_2}{2}\right) = 0

Comme \cos(\phi_2/2) \neq 0 (car \delta \neq 0), on en déduit :

\tan\left(\frac{\phi_2}{2}\right) = -\frac{\delta}{W_{\mathrm{B}}}

soit, avec le paramètre r = \delta / W_{\mathrm{B}} :

\boxed{\tan\left(\frac{\phi_2}{2}\right) = -r}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : oscillateur harmonique

Déterminer à quelle condition (notée ), portant sur le paramètre , la largeur de l'intervalle angulaire tend vers . Puis à quelle autre condition (notée ), portant sur le paramètre , il tend vers . Pour chacune de ces conditions, exprimer en fonction de , de façon approchée.

La condition correspond au domaine des "faibles" vitesses de tirage (ou tractage) et la condition celui des vitesses "élevées".

Indication : On effectuera un développement limité adapté à chacune des conditions et . On ne conservera que le premier terme correctif à chacune des valeurs limites et .

Voir l'indice

Faire un développement de la fonction arctangente ou de \tan(\phi_2/2) au voisinage des pôles ou des zéros selon que r \gg 1 ou r \ll 1.

Faire décroître la hauteur du palier de diffusion du phénol proportionnellement à sa concentration sans modifier la vague d'oxydation de l'eau.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'intervalle auquel appartient l'angle \phi_2 et la relation obtenue à la question précédente : \tan(\phi_2/2) = -r.
  2. Déterminer les limites de la fonction tangente lorsque \Delta_{12} = \phi_2 tend vers \pi et vers 2\pi, pour en déduire les conditions correspondantes sur le paramètre positif r.
  3. Poser un petit paramètre pour l'écart à la limite (\phi_2 = \pi + \varepsilon ou \phi_2 = 2\pi - \eta) et effectuer le développement limité au premier ordre non nul.
Voir la réponse courte

Analyse des limites de \phi_2 pour r \to 0 (grandes vitesses) et r \to +\infty (faibles vitesses) par développement limité.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, la largeur de l'intervalle de glissement est \Delta_{12} = \phi_2, avec la relation :

\tan\left(\frac{\phi_2}{2}\right) = -r

Comme la vitesse F'(\phi) > 0 pour tout \phi \in ]0, \phi_2[, en particulier en \phi = \pi où F'(\pi) = 2W_{\mathrm{B}} > 0, la première annulation a lieu pour \phi_2 \in ]\pi, 2\pi[, ce qui correspond à \frac{\phi_2}{2} \in \left]\frac{\pi}{2}, \pi\right[.

1. Condition \mathrm{C}_\pi (faibles vitesses de tirage) : Lorsque \Delta_{12} \to \pi, on a \frac{\phi_2}{2} \to \left(\frac{\pi}{2}\right)^{\!+}. Par conséquent :

\lim_{\frac{\phi_2}{2} \to (\pi/2)^+} \tan\left(\frac{\phi_2}{2}\right) = -\infty \implies -r \to -\infty \implies r \to +\infty

La condition \mathrm{C}_\pi s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{C}_\pi : r \gg 1}

Pour obtenir l'expression approchée, posons \phi_2 = \pi + \varepsilon avec \varepsilon \to 0^+. On a :

\tan\left(\frac{\phi_2}{2}\right) = \tan\left(\frac{\pi}{2} + \frac{\varepsilon}{2}\right) = -\frac{1}{\tan(\varepsilon/2)} \underset{\varepsilon \to 0}{\simeq} -\frac{2}{\varepsilon}

En identifiant à -r, il vient :

-\frac{2}{\varepsilon} \simeq -r \implies \varepsilon \simeq \frac{2}{r}

Soit, pour la largeur de l'intervalle angulaire :

\boxed{\Delta_{12} \simeq \pi + \frac{2}{r}}

2. Condition \mathrm{C}_{2\pi} (vitesses élevées) : Lorsque \Delta_{12} \to 2\pi, on a \frac{\phi_2}{2} \to \pi^-. Par conséquent :

\lim_{\frac{\phi_2}{2} \to \pi^-} \tan\left(\frac{\phi_2}{2}\right) = 0^- \implies -r \to 0^- \implies r \to 0^+

La condition \mathrm{C}_{2\pi} s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{C}_{2\pi} : r \ll 1}

Pour obtenir l'expression approchée, posons \phi_2 = 2\pi - \eta avec \eta \to 0^+. On a :

\tan\left(\frac{\phi_2}{2}\right) = \tan\left(\pi - \frac{\eta}{2}\right) = -\tan\left(\frac{\eta}{2}\right) \underset{\eta \to 0}{\simeq} -\frac{\eta}{2}

En identifiant à -r, il vient :

-\frac{\eta}{2} \simeq -r \implies \eta \simeq 2r

Soit, pour la largeur de l'intervalle angulaire :

\boxed{\Delta_{12} \simeq 2\pi - 2r}

Résultat

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Q11.1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : oscillateur harmonique

En se reportant aux figures (2) et (3) :

Associer les fonctions (a), (b) et (c) aux tracés (1), (2) et (3).

Voir l'indice

Observer la dérivée : la vitesse s'annule aux deux extrémités de l'intervalle de glissement, tandis que le déplacement est croissant et l'élément tracteur purement affine.

Voir la stratégie

Pour identifier les tracés de la figure (2) :

  1. Identifier la droite affine parmi les trois courbes, qui correspond nécessairement à la position de l'élément tracteur se déplaçant à vitesse constante.
  2. Utiliser la relation cinématique F'(\phi) = \frac{\mathrm{d}F}{\mathrm{d}\phi} : les extrema de la position F(\phi) correspondent aux zéros de la vitesse F'(\phi), et la vitesse F' s'annule aux bornes de la phase de glissement.
Voir la réponse courte

Identification de la position, de la vitesse et de la force à partir des discontinuités et périodicités sur les courbes.

Voir le corrigé complet

Analysons les propriétés mathématiques et physiques des trois fonctions :

  • La fonction (c), X_{\mathrm{B}}(\theta) = W_{\mathrm{B}}(\theta_1 + \phi), est une fonction affine croissante de \phi, représentée par une droite de pente non nulle :

    \text{La fonction (c) correspond au tracé (3).}
  • La fonction (b), F'(\phi), représente la vitesse adimensionnée du solide. Au cours de la phase de glissement, le solide part du repos (F'(0) = 0), accélère puis décélère jusqu'à s'immobiliser en \phi = \phi_2 (F'(\phi_2) = 0). Le tracé (1) part de zéro, passe par un maximum positif, puis s'annule à nouveau pour \phi/\pi \simeq 1{,}8 (comme détaillé sur la figure (3)) :

    \text{La fonction (b) correspond au tracé (1).}
  • La fonction (a), F(\phi), représente la position adimensionnée du solide. Sa dérivée étant nulle en \phi = 0 et en \phi = \phi_2, sa courbe représentative admet une tangente horizontale en ces deux points. C'est précisément le comportement du tracé (2), qui est une fonction strictement croissante sur l'intervalle [0, \phi_2] :

    \text{La fonction (a) correspond au tracé (2).}

On en déduit l'association complète :

\boxed{\text{Tracé (1) : fonction (b) } F'(\phi) \quad ; \quad \text{Tracé (2) : fonction (a) } F(\phi) \quad ; \quad \text{Tracé (3) : fonction (c) } X_{\mathrm{B}}(\theta)}

Résultat

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Q11.2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : oscillateur harmonique

Indiquer dans quel état, d'extension ou de compression, le ressort (2) se trouve lorsque le solide (1) s'immobilise.

Voir l'indice

Comparer l'ordonnée de la position de la craie et celle du chariot tracteur sur le graphique à l'instant d'arrêt.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'instant d'arrêt du solide (fin de la phase de glissement) sur les courbes : il correspond à l'annulation de la vitesse adimensionnée, soit F'(\phi_2) = 0 (passage par zéro du tracé (1)).
  2. Relier l'état d'élongation du ressort à la différence des ordonnées X_{\mathrm{B}}(\theta_2) - F(\phi_2) rappelée dans le texte introductif.
  3. Comparer graphiquement la position relative du tracé (3) et du tracé (2) à cet instant pour conclure sur le signe de l'élongation.
Voir la réponse courte

Lecture graphique de la position montrant que le ressort est encore dans un état d'extension lors de l'arrêt.

Voir le corrigé complet

Le solide (1) s'immobilise à la fin de la phase de glissement, notée \phi = \phi_2, lorsque sa vitesse s'annule, c'est-à-dire quand la vitesse adimensionnée s'annule :

F'(\phi_2) = 0

D'après l'identification effectuée à la question 11.1, la fonction F'(\phi) correspond au tracé (1). Sur les figures 2 et 3, ce tracé s'annule pour :

\frac{\phi_2}{\pi} \simeq 1{,}7

D'après le préambule de la question 11, l'élongation algébrique du ressort adimensionnalisée est donnée par la différence :

\Delta X(\phi) = X_{\mathrm{B}}(\theta(\phi)) - F(\phi)

À l'instant d'arrêt \phi = \phi_2 :

  • le tracé (3) représentant X_{\mathrm{B}} a une ordonnée d'environ 2{,}3 ;
  • le tracé (2) représentant F a une ordonnée d'environ 2{,}0.

Le tracé (3) se situe donc strictement au-dessus du tracé (2) :

X_{\mathrm{B}}(\theta_2) - F(\phi_2) > 0

L'élongation algébrique du ressort est donc positive (s - a > 0).

\boxed{\text{Le ressort (2) se trouve en état d'extension (tendu).}}

Résultat

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Q11.3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : oscillateur harmonique

Estimer la valeur de .

Voir l'indice

Mesurer graphiquement la pente de la droite représentant la trajectoire de l'élément tracteur.

Voir la stratégie

Pour estimer W_{\mathrm{B}}, deux méthodes graphiques sont envisageables :

  1. Par la valeur de F'(\pi) (méthode la plus précise) : utiliser l'expression analytique de F'(\phi) établie à la question Q8 pour exprimer F'(\pi) en fonction de W_{\mathrm{B}}, puis lire cette valeur sur la figure 3 tracée en pleine échelle.
  2. Par la pente de la droite (3) : la fonction X_{\mathrm{B}}(\theta) = W_{\mathrm{B}}\theta_1 + (\pi W_{\mathrm{B}})\,\frac{\phi}{\pi} est une droite affine en fonction de \phi/\pi, dont la pente vaut \pi W_{\mathrm{B}}.
Voir la réponse courte

Détermination de la pente W_{\mathrm{B}} durant la phase d'adhérence où la vitesse relative est nulle.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q8, la vitesse adimensionnée au cours du glissement s'écrit :

F'(\phi) = \delta \sin\phi + W_{\mathrm{B}}(1 - \cos\phi)

Pour \phi = \pi, on a \sin\pi = 0 et \cos\pi = -1, ce qui donne directement :

F'(\pi) = 2 W_{\mathrm{B}} \iff W_{\mathrm{B}} = \frac{F'(\pi)}{2}

Sur la figure 3, qui représente la courbe (1) correspondant à F'(\phi) en pleine échelle, on lit à l'abscisse \phi/\pi = 1{,}0 :

F'(\pi) \simeq 0{,}60

On en déduit :

W_{\mathrm{B}} = \frac{0{,}60}{2} = 0{,}30

Vérification par la pente de la droite (3) : Sur la figure 2, la droite (3) représente X_{\mathrm{B}} = W_{\mathrm{B}}\theta_1 + W_{\mathrm{B}}\phi = W_{\mathrm{B}}\theta_1 + (\pi W_{\mathrm{B}})\left(\frac{\phi}{\pi}\right). Sa pente par rapport à la variable \phi/\pi est donc p = \pi W_{\mathrm{B}}. Entre \phi/\pi = 0 (où X_{\mathrm{B}} \simeq 0{,}6) et \phi/\pi = 1{,}0 (où X_{\mathrm{B}} \simeq 1{,}6), on relève une variation \Delta X_{\mathrm{B}} \simeq 1{,}0, soit :

W_{\mathrm{B}} = \frac{p}{\pi} \simeq \frac{1{,}0}{\pi} \simeq 0{,}32

Conformément à la consigne de ne donner qu'un chiffre significatif :

\boxed{W_{\mathrm{B}} \simeq 0{,}3}

Résultat

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Q11.4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
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Notions : oscillateur harmonique

Estimer la valeur de . Rappelons que est la largeur de l'intervalle angulaire correspondant à la phase 2 du mouvement (phase de glissement).

Voir l'indice

Relever l'abscisse d'arrêt où la vitesse s'annule à nouveau sur la courbe (1).

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition physique définissant la fin de la phase de glissement \theta_2 : le solide s'immobilise, ce qui correspond à une vitesse nulle, soit F'(\phi_2) = 0 avec \phi_2 > 0.
  2. Utiliser l'expression \Delta_{12} = \phi_2 établie à la question Q9.
  3. Lire avec précision sur la figure 3 (représentation en pleine échelle de F'(\phi)) l'abscisse \phi_2/\pi correspondant à la première annulation de F' pour \phi > 0.
Voir la réponse courte

Mesure directe sur le graphe de la largeur angulaire de la phase de glissement I_2.

Voir le corrigé complet

La phase 2 de glissement débute en \phi = 0 et s'achève lorsque le solide s'immobilise à nouveau, c'est-à-dire lorsque sa vitesse s'annule :

F'(\phi_2) = 0 \quad (\text{avec } \phi_2 > 0)

D'après la question Q9, la largeur de l'intervalle angulaire de glissement est directement donnée par :

\Delta_{12} = \theta_2 - \theta_1 = \phi_2

La figure 3 représente la fonction F'(\phi) en pleine échelle. On observe que :

  • pour \phi/\pi = 1{,}6, F' \simeq 0{,}12 ;
  • la courbe traverse l'axe des abscisses (F' = 0) entre \phi/\pi = 1{,}6 et \phi/\pi = 1{,}8, à environ les trois quarts de cet intervalle.

On lit ainsi graphiquement :

\boxed{\frac{\Delta_{12}}{\pi} \simeq 1{,}7 \text{ à } 1{,}8 \quad (\text{soit } \frac{\Delta_{12}}{\pi} \simeq 1{,}75)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Q11.5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
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Notions : oscillateur harmonique

Déduire du résultat précédent une estimation de la valeur du rapport .

Voir l'indice

Utiliser la relation \tan(\phi_2/2) = -r établie à la question 9 avec la valeur numérique de \phi_2/\pi obtenue.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la relation liant la largeur angulaire de glissement \Delta_{12} = \phi_2 et le paramètre r, établie à la question 9.
  2. Exprimer r en fonction de \phi_2, puis mener le calcul trigonométrique à partir de l'estimation de \Delta_{12}/\pi obtenue en 11.4.
Voir la réponse courte

Utilisation de la relation \tan(\Delta_{12}/2) = r avec la valeur de \Delta_{12} précédemment mesurée.

Voir le corrigé complet

D'après la question 9, l'angle \phi_2 = \Delta_{12} auquel s'interrompt le glissement vérifie :

\tan\left(\frac{\phi_2}{2}\right) = -r

Comme \phi_2 \in ]\pi, 2\pi[, on a \frac{\phi_2}{2} \in \left]\frac{\pi}{2}, \pi\right[, ce qui permet d'écrire :

r = -\tan\left(\frac{\phi_2}{2}\right) = \tan\left(\pi - \frac{\phi_2}{2}\right) = \tan\left[\frac{\pi}{2}\left(2 - \frac{\Delta_{12}}{\pi}\right)\right]

En utilisant l'estimation obtenue à la question 11.4, \dfrac{\Delta_{12}}{\pi} \simeq 1{,}75 :

\begin{aligned} \pi - \frac{\phi_2}{2} &\simeq \pi\left(1 - \frac{1{,}75}{2}\right) = \frac{\pi}{8} \\ r &\simeq \tan\left(\frac{\pi}{8}\right) = \sqrt{2} - 1 \simeq 0{,}41 \end{aligned}

Avec l'incertitude de lecture \dfrac{\Delta_{12}}{\pi} \in [1{,}7\,;\,1{,}8], on obtient r \in [0{,}3\,;\,0{,}5]. En conservant un seul chiffre significatif conformément aux consignes générales :

\boxed{r \simeq 0{,}4}

Résultat

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Q11.6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
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  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : loi de coulomb

Estimer la valeur du coefficient .

Voir l'indice

Traduire le seuil de décrochage initial à partir de la pente et de la valeur de \theta_1.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'ordonnée à l'origine (\phi = 0) de la fonction X_{\mathrm{B}}(\theta) en exploitant la condition de début de glissement établie à la question Q7.
  2. En déduire la valeur du coefficient de frottement statique f_{\mathrm{s}} par lecture graphique directe sur la figure 2.
Voir la réponse courte

Lecture de la valeur maximale atteinte par la force avant décrochage pour obtenir f_s.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, le glissement apparaît pour l'angle \theta_1 tel que :

\theta_1 = \frac{f_{\mathrm{s}}}{W_{\mathrm{B}}} \iff W_{\mathrm{B}}\theta_1 = f_{\mathrm{s}}

La fonction (c), associée au tracé (3), s'écrit en fonction de \phi = \theta - \theta_1 :

X_{\mathrm{B}}(\theta(\phi)) = W_{\mathrm{B}}\theta = W_{\mathrm{B}}(\theta_1 + \phi)

À l'abscisse \phi = 0, la valeur de la fonction correspond donc exactement au coefficient de frottement statique :

X_{\mathrm{B}}(\phi = 0) = W_{\mathrm{B}}\theta_1 = f_{\mathrm{s}}

Par lecture graphique sur la figure 2, l'ordonnée à l'origine de la droite (3) vaut :

X_{\mathrm{B}}(0) \simeq 0{,}6

On en déduit :

\boxed{f_{\mathrm{s}} \simeq 0{,}6}

Résultat

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Q11.7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
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  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : oscillateur harmonique

Estimer la valeur de .

Voir l'indice

Utiliser la relation \theta_1 = f_{\mathrm{s}}/W_{\mathrm{B}} liant l'angle initial au coefficient de frottement statique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \theta_1 en fonction de f_{\mathrm{s}} et W_{\mathrm{B}} d'après le résultat de la question 7.
  2. Utiliser les valeurs de f_{\mathrm{s}} et de W_{\mathrm{B}} précédemment estimées (questions 11.3 et 11.6), ou relier directement \theta_1/\pi aux caractéristiques graphiques de la droite X_{\mathrm{B}}(\phi).
Voir la réponse courte

Calcul à partir de \theta_1 = f_s / W_{\mathrm{B}} et comparaison avec la première phase de glissement.

Voir le corrigé complet

D'après la question 7, l'angle \theta_1 marquant le début du glissement s'écrit :

\theta_1 = \frac{f_{\mathrm{s}}}{W_{\mathrm{B}}}

On en déduit :

\frac{\theta_1}{\pi} = \frac{f_{\mathrm{s}}}{\pi W_{\mathrm{B}}}

Par ailleurs, pour la droite (3) représentant X_{\mathrm{B}}(\theta) = W_{\mathrm{B}}\theta_1 + W_{\mathrm{B}}\phi, la pente par rapport à la variable d'abscisse \phi/\pi est :

\frac{\mathrm{d}X_{\mathrm{B}}}{\mathrm{d}(\phi/\pi)} = \pi W_{\mathrm{B}}

Sur la figure 2, entre \phi/\pi = 0 et \phi/\pi = 1, la fonction X_{\mathrm{B}} passe de 0{,}6 à 1{,}6, soit :

\pi W_{\mathrm{B}} \simeq 1{,}6 - 0{,}6 = 1{,}0

Comme X_{\mathrm{B}}(\phi=0) = f_{\mathrm{s}} \simeq 0{,}6, il vient directement :

\frac{\theta_1}{\pi} = \frac{X_{\mathrm{B}}(\phi=0)}{\pi W_{\mathrm{B}}} \simeq \frac{0{,}6}{1{,}0} = 0{,}6

Avec un seul chiffre significatif :

\boxed{\frac{\theta_1}{\pi} \simeq 0{,}6}

Résultat

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Q11.8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : oscillateur harmonique

Estimer la valeur de où est la largeur de l'intervalle angulaire correspondant à la phase 3 durant laquelle le solide reste à nouveau immobile.

On indiquera le raisonnement qui a conduit à chacune des réponses données.

Voir l'indice

Écrire que pendant la phase d'adhérence, la vitesse du solide est nulle et le ressort s'étire jusqu'à atteindre de nouveau le seuil de frottement statique.

Voir la stratégie
  1. Décrire la phase 3 (nouvelle phase d'adhérence) : le solide reste immobile à la position U(\theta_2) = F(\phi_2) tandis que l'élément tracteur continue d'avancer à vitesse constante W_{\mathrm{B}}.
  2. Établir la condition de remise en mouvement (fin de la phase 3 en \theta = \theta_3) : l'effort de traction exercé par le ressort doit à nouveau atteindre le seuil de frottement statique f_{\mathrm{s}}.
  3. Exprimer la durée angulaire \Delta_{23} = \theta_3 - \theta_2 en fonction de r, puis procéder à l'application numérique.
Voir la réponse courte

Détermination de la durée angulaire de la phase d'adhérence \Delta_{23} par différence sur la période totale.

Voir le corrigé complet

Durant la phase 3 (intervalle [\theta_2, \theta_3]), le solide est à nouveau immobile à la position finale de glissement :

U(\theta) = U(\theta_2) = F(\phi_2) = \text{Cste}

L'élément tracteur poursuit son déplacement à vitesse constante, de sorte que l'abscisse adimensionnée du point B s'écrit X_{\mathrm{B}}(\theta) = W_{\mathrm{B}}\theta. L'allongement adimensionné du ressort augmente donc linéairement avec \theta :

X_{\mathrm{B}}(\theta) - U(\theta) = W_{\mathrm{B}}\theta - F(\phi_2)

Le solide reste immobile tant que la force de rappel exercée par le ressort est inférieure au seuil de frottement statique, c'est-à-dire :

X_{\mathrm{B}}(\theta) - U(\theta) \le f_{\mathrm{s}}

Le glissement reprend à l'angle \theta_3 dès que ce seuil est atteint :

X_{\mathrm{B}}(\theta_3) - U(\theta_2) = f_{\mathrm{s}} \iff W_{\mathrm{B}}\theta_3 - F(\phi_2) = f_{\mathrm{s}}

Or, à l'arrêt en \theta_2 = \theta_1 + \phi_2, l'expression de F(\phi) établie à la question Q8 donne :

F(\phi_2) = \delta(1 - \cos\phi_2) + W_{\mathrm{B}}(\phi_2 - \sin\phi_2)

En utilisant la condition d'arrêt F'(\phi_2) = 0, soit \delta\sin\phi_2 + W_{\mathrm{B}}(1 - \cos\phi_2) = 0 (soit \tan(\phi_2/2) = -r), on montre l'identité exacte :

\delta(1 - \cos\phi_2) - W_{\mathrm{B}}\sin\phi_2 = 2W_{\mathrm{B}}r = 2\delta

Par conséquent :

F(\phi_2) = W_{\mathrm{B}}\phi_2 + 2\delta

L'élongation adimensionnée du ressort à l'instant de l'arrêt vaut donc :

\begin{aligned} X_{\mathrm{B}}(\theta_2) - U(\theta_2) &= W_{\mathrm{B}}(\theta_1 + \phi_2) - (W_{\mathrm{B}}\phi_2 + 2\delta) \\ &= W_{\mathrm{B}}\theta_1 - 2\delta = f_{\mathrm{s}} - 2\delta \end{aligned}

Pour que l'élongation remonte de la valeur f_{\mathrm{s}} - 2\delta jusqu'au seuil de décrochage f_{\mathrm{s}}, l'élément tracteur doit parcourir la distance supplémentaire :

\Delta X_{\mathrm{B}} = X_{\mathrm{B}}(\theta_3) - X_{\mathrm{B}}(\theta_2) = f_{\mathrm{s}} - (f_{\mathrm{s}} - 2\delta) = 2\delta

Comme \Delta X_{\mathrm{B}} = W_{\mathrm{B}}(\theta_3 - \theta_2) = W_{\mathrm{B}}\Delta_{23}, on en déduit :

W_{\mathrm{B}}\Delta_{23} = 2\delta \iff \Delta_{23} = \frac{2\delta}{W_{\mathrm{B}}} = 2r

La largeur relative de la phase d'adhérence est donc simplement :

\frac{\Delta_{23}}{\pi} = \frac{2r}{\pi}

Avec l'estimation r \simeq 0{,}4 obtenue à la question 11.5 :

\frac{\Delta_{23}}{\pi} \simeq \frac{2 \times 0{,}4}{\pi} \simeq \frac{0{,}8}{3{,}14} \simeq 0{,}25 \approx 0{,}3
\boxed{\frac{\Delta_{23}}{\pi} \simeq 0{,}3}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : oscillateur harmonique

Représenter l'allure des fonctions et sur quelques cycles adhérence-glissement (trois, par exemple). Donner une estimation de la largeur angulaire d'un tel cycle pour le jeu de paramètres correspondant à la figure (2). Situer, dans ce cas, la fréquence (temporelle) de ce phénomène de stick-slip par rapport à la fréquence propre de l'oscillateur mécanique.

Voir l'indice

Tracer la succession de rampes d'adhérence à pente nulle et de relaxations oscillantes rapides, puis sommer les durées angulaires de chaque phase.

Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre régissant la concentration lorsque la vitesse est limitée par le transfert de matière.

Voir la stratégie
  1. Décrire les deux régimes qui composent un cycle complet de stick-slip en régime permanent : un palier d'adhérence (U = \text{cste}) suivi d'une phase de glissement rapide où le solide rattrape le point tracteur, puis tracer l'allure sur trois cycles avec la droite X_{\mathrm{B}}(\theta) = W_{\mathrm{B}}\theta.
  2. Exprimer la période angulaire totale \Delta = \Delta_{12} + \Delta_{23} en sommant les largeurs des phases de glissement et d'adhérence estimées aux questions précédentes.
  3. Relier la fréquence temporelle f_{\mathrm{ss}} = \omega_0 / \Delta à la fréquence propre f_0 = \omega_0 / (2\pi) pour conclure sur leur position relative.
Voir la réponse courte

Tracé en dents de scie de U(\theta), calcul de la période totale et vérification que f_{\mathrm{ss}} < f_0.

Voir le corrigé complet

1. Allure des fonctions U(\theta) et X_{\mathrm{B}}(\theta) :

  • La position de l'élément tracteur est une droite de pente constante W_{\mathrm{B}} :

    X_{\mathrm{B}}(\theta) = W_{\mathrm{B}}\theta
  • Phases d'adhérence (« stick ») : le solide est immobile par rapport au support, sa vitesse est nulle (U' = 0), donc U(\theta) forme un palier horizontal. Pendant ce temps, X_{\mathrm{B}} progresse, ce qui accroît l'élongation du ressort X_{\mathrm{B}} - U jusqu'à ce que la force atteigne le seuil de glissement statique f_{\mathrm{s}}.
  • Phases de glissement (« slip ») : le solide glisse vers l'avant (U' > 0). La fonction U(\theta) présente une croissance sigmoïdale rapide, d'amplitude \Delta U = F(\phi_2) \simeq 2{,}0, jusqu'à ce que le solide s'immobilise à nouveau (U' = 0).

La fonction U(\theta) présente ainsi une allure caractéristique en « marches d'escalier » adoucies, oscillant autour de la droite X_{\mathrm{B}}(\theta) :

2. Estimation de la largeur angulaire \Delta d'un cycle :

En régime établi, un cycle complet comprend une phase de glissement de largeur \Delta_{12} et une phase d'adhérence de largeur \Delta_{23} :

\Delta = \Delta_{12} + \Delta_{23}

D'après les estimations des questions 11.4 et 11.8 :

\frac{\Delta_{12}}{\pi} \simeq 1{,}75 \quad \text{et} \quad \frac{\Delta_{23}}{\pi} \simeq 0{,}25

d'où :

\frac{\Delta}{\pi} \simeq 1{,}75 + 0{,}25 = 2{,}0 \implies \Delta \simeq 2\pi \approx 6\text{ rad}
\boxed{\Delta \simeq 2\pi \approx 6\text{ rad}}

3. Fréquence temporelle f_{\mathrm{ss}} du stick-slip par rapport à f_0 :

La période temporelle T_{\mathrm{ss}} du cycle est reliée à la période angulaire \Delta par \Delta = \omega_0 T_{\mathrm{ss}}, d'où la fréquence temporelle :

f_{\mathrm{ss}} = \frac{1}{T_{\mathrm{ss}}} = \frac{\omega_0}{\Delta}

Or la fréquence propre de l'oscillateur libre est f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi}. On en déduit :

\frac{f_{\mathrm{ss}}}{f_0} = \frac{2\pi}{\Delta}

Comme \Delta \simeq 2\pi, on a directement :

\boxed{f_{\mathrm{ss}} \simeq f_0}

Plus rigoureusement, comme \Delta = 2\pi + 2(r - \arctan r) > 2\pi pour r > 0, la période est légèrement supérieure à la période propre, de sorte que la fréquence de stick-slip est très légèrement inférieure à la fréquence propre f_0, tout en restant du même ordre de grandeur (f_{\mathrm{ss}} \lesssim f_0).

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : oscillateur mécanique

On peut établir une analogie entre les oscillations de ce système mécanique et des oscillations auto-entretenues en électronique. Dans la situation que nous venons d'étudier (correspondant à la figure (2)), est-ce plutôt un oscillateur (quasi)harmonique ou un oscillateur de relaxation ? Indiquer quel élément joue ici le rôle de l'alimentation de tension continue en électronique assurant l'entretien des oscillations.

Voir l'indice

Comparer le caractère discontinu et dissipatif du cycle avec un multivibrateur astable et identifier l'opérateur tracteur comme la source de puissance continue.

Exprimer le rapport entre le courant servant effectivement à la dépollution (courant limite) et le courant total galvanostatique imposé.

Voir la stratégie
  1. Analyser la dynamique du système au cours d'un cycle : distinguer un oscillateur quasi-harmonique (forme d'onde quasi-sinusoïdale) d'un oscillateur de relaxation (alternance d'une phase de charge lente et d'une phase de libération rapide avec non-linéarité forte / seuil).
  2. Identifier la source d'énergie continue extérieure qui entretient le mouvement en compensant la dissipation visqueuse ou de frottement solide.
Voir la réponse courte

Oscillateur de relaxation ; le déplacement à vitesse constante V_{\mathrm{B}} joue le rôle de la source d'énergie continue.

Voir le corrigé complet
  • Type d'oscillateur : Le phénomène de « stick-slip » repose sur une forte non-linéarité à seuil (la force de frottement solide discontinue selon les lois d'Amontons-Coulomb). Le cycle d'oscillation est une alternance de deux régimes dynamiques distincts :

    • une phase lente d'adhérence (stick), durant laquelle l'énergie élastique s'accumule progressivement dans le ressort sous l'effet du déplacement imposé de l'extrémité tractée ;
    • une phase rapide de glissement (slip), où cette énergie potentielle est brusquement relâchée sous forme d'énergie cinétique puis partiellement dissipée par frottement dynamique.

    Cette alternance périodique de stockage lent et de décharge rapide, analogue à la charge et la décharge d'un condensateur à travers un interrupteur à seuil (ou un composant non linéaire), caractérise un oscillateur de relaxation.

  • Élément jouant le rôle de l'alimentation continue : Dans un oscillateur de relaxation électronique (ex. oscillateur à néon, multivibrateur astable, trigger de Schmitt), l'entretien des oscillations est rendu possible par un apport permanent d'énergie issu d'une source continue.

    Ici, ce rôle est joué par l'opérateur extérieur qui entraîne l'élément tracteur (3) à vitesse constante \vec{V}_{\mathrm{B}} = V_{\mathrm{B}} \vec{e}_x (moteur ou opérateur fournissant une puissance mécanique continue pour compenser les pertes énergétiques dissipées par frottement au contact).

\boxed{\text{Oscillateur de relaxation} \quad ; \quad \text{Élément tracteur (3) entraîné à vitesse constante } V_{\mathrm{B}}}

Résultat

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Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : réacteur ouvert, réacteur fermé

Rappeler la différence entre un réacteur ouvert et un réacteur fermé. Indiquer l'intérêt d'utiliser un réacteur ouvert plutôt qu'un réacteur fermé dans l'objectif de dépolluer des effluents industriels.

Voir la réponse courte

Un réacteur ouvert traite un flux continu en régime permanent, adapté aux volumes importants d'effluents.

Voir le corrigé complet
  1. Différence entre réacteur ouvert et réacteur fermé :

    • Un réacteur fermé (ou discontinu, batch) n'échange pas de matière avec le milieu extérieur au cours de la réaction chimique : les réactifs sont chargés initialement à t=0, la transformation chimique se déroule au cours du temps sans apport ni soutirage, puis les produits formés sont déchargés à la fin du cycle.
    • Un réacteur ouvert (ou continu) échange continuellement de la matière avec l'extérieur grâce à un ou plusieurs flux d'entrée (alimentation en réactifs) et de sortie (évacuation des produits et du mélange réactionnel).
  2. Intérêt pour la dépollution d'effluents industriels :

    Les effluents industriels sont généralement générés en continu et en grands volumes. L'utilisation d'un réacteur ouvert présente plusieurs avantages majeurs :

    • il permet un traitement en continu sans interruption, directement connecté à la ligne d'évacuation industrielle ;
    • il supprime les temps morts (remplissage, vidange, nettoyage) inhérents aux réacteurs discontinus, ce qui autorise le traitement de forts débits avec un volume de réacteur plus compact ;
    • il autorise l'établissement d'un régime permanent, facilitant ainsi l'automatisation, la régulation et le contrôle constant de la qualité de l'eau traitée en sortie.
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1.1

Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : réaction d'oxydoréduction

Donner l'équation de réaction d'oxydation complète du phénol par le dioxygène. On rappelle qu'une oxydation complète conduit à la formation de dioxyde de carbone et d'eau .

Voir la réponse courte

Équation d'oxydation complète : \mathrm{C}_6\mathrm{H}_6\mathrm{O} + 7\,\mathrm{O}_2 \to 6\,\mathrm{CO}_2 + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}.

Voir le corrigé complet

La formule brute du phénol est \mathrm{C_6H_6O} (notée \mathrm{C_6H_5OH} dans l'énoncé). L'oxydation complète par le dioxygène produit du dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} et de l'eau \mathrm{H_2O} selon :

\mathrm{C_6H_5OH} + x\,\mathrm{O_2} \longrightarrow y\,\mathrm{CO_2} + z\,\mathrm{H_2O}

En établissant les bilans de matière pour chaque élément chimique :

  • Carbone : y = 6 ;
  • Hydrogène : 2z = 6 \implies z = 3 ;
  • Oxygène : 1 + 2x = 2y + z = 2 \times 6 + 3 = 15 \implies 2x = 14 \implies x = 7.

L'équation de la réaction d'oxydation complète s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{C_6H_5OH} + 7\,\mathrm{O_2} \longrightarrow 6\,\mathrm{CO_2} + 3\,\mathrm{H_2O}}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : demande chimique en oxygène

En déduire la relation de proportionnalité entre la concentration molaire en phénol et la demande chimique en oxygène .

Voir la réponse courte

Une mole de phénol consomme 7 moles de \mathrm{O}_2, d'où \mathrm{DCO} = 7 \cdot M_{\mathrm{O}_2} \cdot [\mathrm{phénol}].

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de la réaction d'oxydation établie à la question Q2 :

\mathrm{C_6H_5OH} + 7\,\mathrm{O_2} \longrightarrow 6\,\mathrm{CO_2} + 3\,\mathrm{H_2O}

l'oxydation complète d'une mole de phénol nécessite la consommation de 7\text{ moles} de dioxygène :

n(\mathrm{O_2}) = 7\,n(\mathrm{C_6H_5OH})

Par définition, la demande chimique en oxygène \mathrm{DCO} correspond à la masse de dioxygène consommée par unité de volume de solution :

\mathrm{DCO} = \frac{m(\mathrm{O_2})}{V} = \frac{n(\mathrm{O_2})\,M_{\mathrm{O_2}}}{V}

En introduisant la concentration molaire en phénol c = [\mathrm{C_6H_5OH}] = \frac{n(\mathrm{C_6H_5OH})}{V}, on obtient :

\mathrm{DCO} = 7\,M_{\mathrm{O_2}}\,[\mathrm{C_6H_5OH}]

soit la relation de proportionnalité :

\boxed{\mathrm{DCO} = 7\,M_{\mathrm{O_2}}\,c} \quad\Longleftrightarrow\quad \boxed{c = \frac{\mathrm{DCO}}{7\,M_{\mathrm{O_2}}}}

Avec M_{\mathrm{O_2}} = 32\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, le coefficient de proportionnalité s'écrit numériquement :

\mathrm{DCO} = 224\,c

où \mathrm{DCO} est exprimée en \text{g}\cdot\text{L}^{-1} et c en \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}.

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : demi-équation électronique

Donner la demi-équation électronique d'oxydation du phénol en à l'anode.

Voir la réponse courte

Oxydation du phénol : \mathrm{C}_6\mathrm{H}_6\mathrm{O} + 11\,\mathrm{H}_2\mathrm{O} \to 6\,\mathrm{CO}_2 + 28\,\mathrm{H}^+ + 28\,\mathrm{e}^-.

Voir le corrigé complet

Le phénol, de formule brute \mathrm{C_6H_6O} (noté \mathrm{C_6H_5OH}), est oxydé en dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} à l'anode en milieu aqueux. Pour équilibrer la demi-équation électronique d'oxydation :

  • conservation de l'élément carbone : formation de 6 molécules de \mathrm{CO_2} ;
  • conservation de l'élément oxygène : la molécule de phénol apportant déjà 1 atome d'oxygène et les 6 molécules de \mathrm{CO_2} en contenant 12, il faut introduire 11 molécules de \mathrm{H_2O} du côté du réducteur ;
  • conservation de l'élément hydrogène : le membre de gauche compte 6 + 11 \times 2 = 28 atomes d'hydrogène, compensés par 28 ions \mathrm{H^+} à droite ;
  • conservation de la charge électrique : 28 électrons sont libérés à droite.

La demi-équation électronique d'oxydation du phénol à l'anode s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{C_6H_5OH} + 11\,\mathrm{H_2O} \longrightarrow 6\,\mathrm{CO_2} + 28\,\mathrm{H^+} + 28\,\mathrm{e^-}}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : rendement faradique

Montrer alors que le rendement faradique de la réaction de dépollution est donné par la relation :

où et représentent respectivement la demande chimique en oxygène en entrée et en sortie du réacteur, le volume de la solution traitée, la constante de Faraday, le courant imposé, le temps durant lequel le volume a été électrolysé et la masse molaire du dioxygène.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition du rendement faradique comme le rapport de la charge électrique théoriquement nécessaire pour transformer le réactif sur la charge totale ayant traversé le réacteur.
  2. Exprimer la quantité d'électrons échangés pour oxyder la quantité de phénol éliminée en utilisant la demi-équation établie à la question Q4.
  3. Exprimer cette quantité de phénol en fonction de la variation de demande chimique en oxygène (\mathrm{DCO}_e - \mathrm{DCO}_s) d'après la relation établie à la question Q3.
Voir la réponse courte

Bilan de charge faradique en reliant l'oxygène consommé (4\,\mathrm{e}^- par \mathrm{O}_2) à la charge totale I\Delta t.

Voir le corrigé complet

Le rendement faradique r_F est défini par le rapport entre la quantité d'électricité Q_{\text{utile}} effectivement consommée par la réaction d'oxydation du phénol et la quantité totale d'électricité Q_{\text{tot}} débitée pendant la durée \Delta t sous le courant I :

r_F = \frac{Q_{\text{utile}}}{Q_{\text{tot}}} = \frac{n_{e^-} F}{I \Delta t}

où n_{e^-} désigne la quantité de matière d'électrons nécessaire à l'oxydation de la quantité de phénol dégradée dans le volume V.

D'après la demi-équation d'oxydation anodique du phénol établie à la question Q4 :

\mathrm{C_6H_5OH} + 11\,\mathrm{H_2O} \longrightarrow 6\,\mathrm{CO_2} + 28\,\mathrm{H^+} + 28\,\mathrm{e^-}

chaque mole de phénol oxydée libère n = 28\text{ mol} d'électrons. La quantité d'électrons mobilisée s'écrit donc :

n_{e^-} = 28\,\Delta n_{\text{phénol}} = 28\,(c_e - c_s)V

Or, d'après la relation de proportionnalité obtenue à la question Q3, la concentration en phénol est reliée à la \mathrm{DCO} par :

\mathrm{DCO} = 7\,M_{\mathrm{O}_2}\,c \iff c = \frac{\mathrm{DCO}}{7\,M_{\mathrm{O}_2}}

On en déduit :

c_e - c_s = \frac{\mathrm{DCO}_e - \mathrm{DCO}_s}{7\,M_{\mathrm{O}_2}}

En injectant cette relation dans l'expression de n_{e^-}, il vient :

n_{e^-} = 28 \times \frac{(\mathrm{DCO}_e - \mathrm{DCO}_s)V}{7\,M_{\mathrm{O}_2}} = 4\,\frac{(\mathrm{DCO}_e - \mathrm{DCO}_s)V}{M_{\mathrm{O}_2}}

La charge utile s'écrit alors :

Q_{\text{utile}} = \frac{4(\mathrm{DCO}_e - \mathrm{DCO}_s)VF}{M_{\mathrm{O}_2}}

On retrouve ainsi l'expression demandée pour le rendement faradique :

\boxed{r_F = \frac{4(\mathrm{DCO}_e - \mathrm{DCO}_s)VF}{I\Delta t\,M_{\mathrm{O}_2}}}

Résultat

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1.2

Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : vitesse de réaction

Justifier le lien entre la vitesse de la réaction et le courant utilisé pour la réaction chimique :

où on rappellera la signification de et où est la constante de Faraday.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la quantité d'électrons libérés pendant un intervalle de temps élémentaire \mathrm{d}t en fonction de la quantité de matière de réducteur consommée et du nombre d'électrons n de la demi-équation.
  2. Relier cette quantité d'électrons à la charge électrique élémentaire \mathrm{d}Q, puis en déduire le courant faradaïque I_F = \frac{\mathrm{d}Q}{\mathrm{d}t}.
Voir la réponse courte

Relation de Faraday reliant le courant faradique au flux d'électrons échangés (n est le nombre d'électrons échangés).

Voir le corrigé complet

Considérons la demi-équation électronique d'oxydation à l'anode :

\text{Red} \longrightarrow \text{Ox} + n\,\mathrm{e}^-

où :

  • n désigne le nombre stœchiométrique d'électrons échangés lors de l'oxydation d'une mole de réducteur (dans le cas du phénol, n = 28 d'après la question Q4) ;
  • F est la constante de Faraday, correspondant à la valeur absolue de la charge électrique transportée par une mole d'électrons (F = \mathcal{N}_{\mathrm{A}} e \simeq 9{,}6 \times 10^4\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1}).

Pendant une durée élémentaire \mathrm{d}t, la quantité de réducteur consommée s'écrit, d'après la définition de la vitesse globale de réaction donnée par l'énoncé :

-\mathrm{d}n_{\text{Red}} = v\,\mathrm{d}t

D'après la stœchiométrie de la demi-équation, la quantité d'électrons \mathrm{d}n_{\mathrm{e}^-} transférée à l'anode durant ce même intervalle \mathrm{d}t est :

\mathrm{d}n_{\mathrm{e}^-} = n(-\mathrm{d}n_{\text{Red}}) = n\,v\,\mathrm{d}t

La charge électrique correspondante qui traverse l'électrode pendant \mathrm{d}t est donc :

\mathrm{d}Q = F\,\mathrm{d}n_{\mathrm{e}^-} = n\,F\,v\,\mathrm{d}t

Par définition du courant faradaïque I_F = \frac{\mathrm{d}Q}{\mathrm{d}t}, on obtient bien :

\boxed{I_F = n\,F\,v}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : ordre de réaction

En utilisant la réponse à la question précédente, donner l'ordre de la réaction par rapport au phénol en mode galvanostatique. En déduire que, quel que soit le type de réacteur utilisé, ouvert ou fermé, la quantité de polluant éliminée par unité de temps est la même.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de réaction v en fonction du courant imposé I_{\mathrm{imp}} en exploitant la relation de la question précédente en régime galvanostatique sans réaction parasite.
  2. Identifier la dépendance vis-à-vis de la concentration en phénol c pour en déduire l'ordre partiel de la réaction.
  3. Relier la vitesse v au taux d'élimination du polluant par unité de temps et conclure sur son indépendance vis-à-vis de la configuration du réacteur.
Voir la réponse courte

À courant constant imposé, la vitesse de réaction est constante donc l'ordre apparent est nul.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q6, le courant faradaïque est relié à la vitesse de réaction par :

I_F = n F v

En mode galvanostatique et en l'absence de réaction parasite, le courant est maintenu constant : I_F = I_{\mathrm{imp}} = \text{Cste}. La vitesse de réaction s'écrit alors :

v = -\frac{\mathrm{d}n_{\text{phénol}}}{\mathrm{d}t} = \frac{I_{\mathrm{imp}}}{n F} = \text{Cste}

La vitesse de réaction (ainsi que la vitesse volumique v_V = v/V) est indépendante de la concentration en phénol c. La réaction suit donc une cinétique d'ordre zéro par rapport au phénol :

\boxed{\text{L'ordre de la réaction par rapport au phénol est } 0.}

Par définition, la vitesse v = -\frac{\mathrm{d}n_{\text{phénol}}}{\mathrm{d}t} représente la quantité de matière de polluant éliminée par unité de temps. Comme :

\boxed{v = \frac{I_{\mathrm{imp}}}{n F}}

cette quantité dépend uniquement du courant imposé I_{\mathrm{imp}} et de grandeurs constantes (n = 28 et F). Elle est donc totalement indépendante de la concentration locale en réactif, de l'état de mélange de la solution et de l'hydrodynamique de l'écoulement.

Par conséquent, que le réacteur soit ouvert (agité ou piston) ou fermé, la quantité de phénol éliminée par unité de temps est rigoureusement la même tant que le rendement faradique reste unitaire (I_F = I_{\mathrm{imp}}).

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : vitesse de réaction

Donner l'expression de la concentration en phénol en fonction du temps dans un réacteur fermé en fonction de la concentration initiale , du courant imposé et du volume du réacteur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de disparition du phénol v = -\frac{\mathrm{d}n_{\text{phénol}}}{\mathrm{d}t} en fonction de la concentration c et du volume constant V du réacteur fermé.
  2. Relier cette vitesse au courant imposé I_{\text{imp}} à l'aide des résultats des questions Q6 et Q7.
  3. Intégrer l'équation différentielle obtenue en prenant en compte la condition initiale c(0) = c_0.
Voir la réponse courte

Intégration de la cinétique d'ordre zéro : c(t) = c_0 - \frac{I_{\text{imp}}}{nFV}t.

Voir le corrigé complet

Le réacteur étant fermé et de volume constant V, la quantité de matière de phénol en solution à l'instant t est reliée à sa concentration par :

n_{\text{phénol}}(t) = c(t) \, V

La vitesse de la réaction d'oxydation, définie par v = -\frac{\mathrm{d}n_{\text{phénol}}}{\mathrm{d}t}, s'écrit donc :

v = - V \frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}t}

D'après les questions Q6 et Q7, en régime galvanostatique et en l'absence de réaction parasite, l'intégralité du courant imposé est utilisée pour l'oxydation du phénol (I_F = I_{\text{imp}}), ce qui conduit à :

v = \frac{I_{\text{imp}}}{n F}

où n = 28 est le nombre d'électrons échangés par molécule de phénol (établi à la question Q4) et F est la constante de Faraday.

On en déduit l'équation différentielle régissant l'évolution de la concentration c(t) :

\frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}t} = -\frac{I_{\text{imp}}}{n F V}

Le terme de droite étant constant, l'intégration immédiate avec la condition initiale c(0) = c_0 donne :

\boxed{c(t) = c_0 - \frac{I_{\text{imp}}}{n F V}\, t}

avec n = 28.

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : courant limite de diffusion

Indiquer à quoi correspond le palier observé pour l'oxydation du phénol.

Voir la réponse courte

Palier de diffusion provoqué par la limitation du transport de matière par diffusion vers l'électrode.

Voir le corrigé complet

Le palier observé sur la courbe courant-potentiel pour l'oxydation du phénol correspond à un palier de diffusion (ou palier de limitation par le transport de matière).

À des potentiels d'électrode suffisamment élevés (forte surtension anodique) :

  • La cinétique du transfert de charge à l'électrode devient beaucoup plus rapide que le transport du phénol depuis le sein de la solution vers la surface de l'électrode (assuré par diffusion et convection).
  • Le phénol est consommé dès qu'il atteint l'électrode, si bien que sa concentration à la surface de celle-ci s'annule :

    c(x = 0) \simeq 0
  • Le flux de matière arrivant à l'électrode atteint alors une valeur maximale, indépendante du potentiel imposé.

Le système se trouve ainsi en régime de contrôle par le transport de matière : le courant électrique plafonne à la valeur constante I_{\lim}.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé

Notions : courbe courant-potentiel

En reproduisant le schéma de la figure (1), tracer l'évolution de la courbe courant-potentiel au fur et à mesure de l'électrolyse.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le lien entre le courant limite I_{\lim} et l'avancement de l'électrolyse en exploitant la dépendance en concentration c(t).
  2. Identifier les parties de la courbe modifiées au cours du temps (vague du phénol) et celles qui restent invariantes (oxydation et réduction de l'eau).
  3. Représenter l'évolution temporelle sur un diagramme intensité-potentiel (I, E) en faisant apparaître le niveau du courant imposé I_{\text{imp}}.
Voir la réponse courte

Tracé montrant la baisse progressive du courant limite de diffusion du phénol au cours de sa consommation.

Voir le corrigé complet

D'après la relation fournie :

I_{\lim}(t) = n F A k_m c(t)

Au cours de l'électrolyse, le phénol est consommé, sa concentration c(t) en solution décroît progressivement (question Q8). Par conséquent :

  • la hauteur du palier de diffusion associé à l'oxydation du phénol, I_{\lim}, diminue au cours du temps ;
  • le solvant (l'eau) étant présent en très large excès, les courbes relatives aux réactions de l'eau (oxydation en \mathrm{O_2} et réduction en \mathrm{H_2}) demeurent quant à elles inchangées.

Au fur et à mesure du temps, la courbe courant-potentiel évolue ainsi :

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Notions : courbe courant-potentiel

En déduire qu'à partir d'un instant , le rendement faradique n'est plus égal à 1 mais qu'il se déroule également une équation d'oxydation parasite sur l'électrode dont on donnera la demi-équation.

Voir l'indice

Traduire la condition où le courant imposé dépasse le courant limite de diffusion, contraignant le solvant à s'oxyder pour assurer le passage du courant restant.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'évolution du courant limite d'oxydation du phénol I_{\lim}(t) en fonction de la concentration c(t), décroissante au cours du temps.
  2. Examiner la contrainte imposée par le mode galvanostatique (I = I_{\mathrm{imp}} = \text{cste}) : dès que I_{\lim}(t) < I_{\mathrm{imp}}, l'oxydation du phénol est limitée par le transport de matière et ne peut plus fournir à elle seule le courant imposé.
  3. Identifier sur la courbe courant-potentiel (figure 1) le système électrochimique oxydé au potentiel supérieur suivant et écrire sa demi-équation électronique.
Voir la réponse courte

Lorsque I_{\lim} < I_{\text{imp}}, le potentiel franchit l'oxydation de l'eau : 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O} \to \mathrm{O}_2 + 4\,\mathrm{H}^+ + 4\,\mathrm{e}^-.

Voir le corrigé complet

Au cours de l'électrolyse, le phénol est consommé, donc sa concentration c(t) diminue. Par conséquent, le courant limite de diffusion associé à son oxydation :

I_{\lim}(t) = n F A k_m c(t)

diminue continûment au cours du temps.

  • Tant que t < t_m : on a I_{\lim}(t) > I_{\mathrm{imp}}. Le courant imposé peut être intégralement assuré par l'oxydation du phénol (I_F = I_{\mathrm{imp}}). Le potentiel de travail se situe sur la branche ascendante précédant le palier de diffusion, à une valeur inférieure au potentiel d'oxydation de l'eau : le rendement faradique est alors égal à 1 (r_F = 1).
  • À l'instant t = t_m : le courant limite atteint exactement le courant imposé :

    I_{\lim}(t_m) = n F A k_m c_m = I_{\mathrm{imp}}
  • Pour t > t_m : la concentration devient inférieure à c_m, de sorte que I_{\lim}(t) < I_{\mathrm{imp}}. L'oxydation du phénol est alors plafonnée par le transport de matière à la valeur I_F = I_{\lim}(t) < I_{\mathrm{imp}}.

Le dispositif étant en mode galvanostatique, le courant total imposé par le générateur doit rester égal à I_{\mathrm{imp}}. Le potentiel de l'anode augmente alors spontanément jusqu'à atteindre la vague d'oxydation du solvant (l'eau), visible sur la figure 1.

La réaction parasite d'oxydation de l'eau s'enclenche alors simultanément selon la demi-équation électronique :

\boxed{2\,\mathrm{H_2O}_{(\ell)} = \mathrm{O_2}_{(g)} + 4\,\mathrm{H^+}_{(aq)} + 4\,\mathrm{e^-}}

Le courant imposé se partage alors entre le courant faradaïque utile I_F = I_{\lim} et le courant parasite d'oxydation de l'eau I_{\mathrm{H_2O}} > 0 :

I_{\mathrm{imp}} = I_F + I_{\mathrm{H_2O}} = I_{\lim}(t) + I_{\mathrm{H_2O}}

Le rendement faradique de dépollution devient ainsi strictement inférieur à 1 :

\boxed{r_F = \frac{I_F}{I_{\mathrm{imp}}} = \frac{I_{\lim}(t)}{I_{\mathrm{imp}}} < 1}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : vitesse de réaction

Exprimer l'évolution de la concentration en phénol lorsque dans un réacteur fermé. Réécrire cette expression en faisant apparaître le temps caractéristique du transfert de masse :

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de réaction v = -\frac{\mathrm{d}n_{\text{Red}}}{\mathrm{d}t} en fonction de la dérivée temporelle de la concentration \frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}t} dans le volume constant V.
  2. Utiliser la relation entre le courant faradaïque I_F et la vitesse v, sachant que pour t > t_m, I_F = I_{\lim} = n F A k_m c.
  3. Établir l'équation différentielle du premier ordre satisfaite par c(t) et intégrer entre les instants t_m et t, avec la condition c(t_m) = c_m.
Voir la réponse courte

Cinétique contrôlée par la diffusion devenant d'ordre 1 avec décroissance exponentielle de constante de temps \tau_m.

Voir le corrigé complet

Dans un réacteur fermé de volume constant V, la quantité de matière de phénol en solution est n_{\text{Red}} = c\,V. La vitesse de la réaction d'oxydation s'écrit donc :

v = -\frac{\mathrm{d}n_{\text{Red}}}{\mathrm{d}t} = -V \frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}t}

D'après la question Q6, le courant faradaïque assurant la réaction d'oxydation du phénol est donné par :

I_F = n F v = -n F V \frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}t}

Pour t > t_m, la cinétique est contrôlée par le transport de matière, de sorte que le courant faradaïque est égal au courant limite de diffusion :

I_F = I_{\lim} = n F A k_m c(t)

En égalant les deux expressions de I_F, on obtient l'équation différentielle :

\begin{aligned} -n F V \frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}t} &= n F A k_m c(t) \\ \frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}t} + \frac{A k_m}{V} c(t) &= 0 \end{aligned}

En introduisant le temps caractéristique du transfert de masse \tau_m = \dfrac{V}{A k_m}, cette équation devient :

\frac{\mathrm{d}c}{\mathrm{d}t} + \frac{c}{\tau_m} = 0

La séparation des variables conduit à :

\begin{aligned} \int_{c_m}^{c(t)} \frac{\mathrm{d}c'}{c'} &= -\frac{1}{\tau_m} \int_{t_m}^t \mathrm{d}t' \\ \ln\left(\frac{c(t)}{c_m}\right) &= -\frac{t - t_m}{\tau_m} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la concentration en phénol pour t > t_m :

\boxed{c(t) = c_m \exp\left(-\frac{t - t_m}{\tau_m}\right)}

avec c_m = \dfrac{I_{\text{imp}}}{n F A k_m} la concentration à l'instant de transition t = t_m.

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : rendement faradique

Justifier que, par définition, le rendement faradique, lorsque , s'exprime . En déduire l'expression du rendement faradique en fonction du temps pour .

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition du rendement faradique instantané comme le quotient du courant faradaïque utile (associé à l'oxydation du phénol) par le courant total imposé au réacteur.
  2. Exprimer le rapport \frac{I_{\lim}(t)}{I_{\text{imp}}} à l'aide des concentrations c(t) et c_m, puis substituer la loi exponentielle établie à la question Q12.
Voir la réponse courte

Rapport du courant limite au courant total imposé, donnant une décroissance exponentielle pour t > t_m.

Voir le corrigé complet

Le rendement faradique instantané r_F correspond à la fraction du courant électrique total traversant l'électrode qui est effectivement consommée par la transformation chimique recherchée (ici l'oxydation du phénol) :

r_F = \frac{I_{\text{utile}}}{I_{\text{total}}} = \frac{I_F}{I_{\text{imp}}}

Pour t > t_m, l'oxydation du phénol est limitée par le transport de matière vers l'anode : le courant faradaïque associé au phénol ne peut excéder le courant limite de diffusion, soit I_F = I_{\lim}. Le complément de courant I_{\text{imp}} - I_{\lim} > 0 est consommé par la réaction parasite d'oxydation de l'eau. On a donc bien, par définition :

\boxed{r_F = \frac{I_{\lim}}{I_{\text{imp}}}}

D'après les questions Q9 et Q11, les courants limite et imposé s'expriment respectivement selon :

I_{\lim}(t) = n F A k_m c(t) \quad \text{et} \quad I_{\text{imp}} = n F A k_m c_m

Le rendement faradique s'écrit donc simplement comme le rapport des concentrations :

r_F(t) = \frac{n F A k_m c(t)}{n F A k_m c_m} = \frac{c(t)}{c_m}

En utilisant l'évolution temporelle de la concentration obtenue à la question Q12, c(t) = c_m \exp\left(-\frac{t - t_m}{\tau_m}\right), on en déduit l'expression du rendement faradique pour t > t_m :

\boxed{r_F(t) = \exp\left(-\frac{t - t_m}{\tau_m}\right)}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : courbe courant-potentiel

Commenter les deux courbes obtenues expérimentalement en comparant avec l'étude théorique précédente.

Voir la stratégie
  1. Analyser successivement la courbe de demande chimique en oxygène \mathrm{DCO}(t) et celle du rendement faradique r_F(t) en identifiant les deux régimes temporels mis en évidence dans l'étude théorique (questions Q8 à Q13).
  2. Confronter les prédictions théoriques (tracé continu) aux points de mesure expérimentaux (cercles) et estimer graphiquement le temps de transition t_m.
Voir la réponse courte

Confrontation des deux régimes expérimentaux : ordre zéro initial (r_F = 1) puis décroissance exponentielle sous contrôle diffusionnel.

Voir le corrigé complet

L'observation des deux graphes de la figure (2) permet de dégager les points de concordance remarquables entre la théorie et l'expérience :

  • Évolution de la DCO en fonction du temps :

    • Pour t < t_m \simeq 0{,}6 - 0{,}7\text{ h} : la DCO décroît de façon strictement linéaire depuis sa valeur initiale (environ 2\,500\text{ ppm}). Cela confirme la loi cinétique d'ordre zéro établie à la question Q8, où c(t) = c_0 - \frac{I_{\mathrm{imp}}}{nFV}\,t. La DCO étant proportionnelle à c (question Q3), sa vitesse d'abaissement est constante :

      \frac{\mathrm{d(DCO)}}{\mathrm{d}t} = -\,\frac{7\,M_{\mathrm{O}_2} I_{\mathrm{imp}}}{nFV} = \text{Cste}
    • Pour t > t_m : la vitesse d'élimination ralentit et la DCO présente une décroissance exponentielle tendant asymptotiquement vers zéro, en parfait accord avec la loi établie à la question Q12 :

      \mathrm{DCO}(t) = \mathrm{DCO}(t_m)\,\exp\left(-\frac{t-t_m}{\tau_m}\right)
  • Évolution du rendement faradique r_F en fonction du temps :

    • Pour t < t_m : les points expérimentaux se placent au voisinage de r_F \simeq 1{,}0 (100\,\%). Tout le courant imposé sert à oxyder le phénol (I_F = I_{\mathrm{imp}}), aucune réaction parasite n'a lieu.
    • Pour t > t_m : dès que le courant limite I_{\lim} devient inférieur au courant imposé I_{\mathrm{imp}}, le rendement chute exponentiellement selon r_F(t) = \exp\left(-\frac{t-t_m}{\tau_m}\right) (question Q13). Une part croissante du courant imposé est alors dissipée dans l'oxydation parasite de l'eau en dioxygène.
  • Accord global théorie-expérience : L'accord entre le modèle théorique en deux phases (trait plein) et les données expérimentales (symboles circulaires) est excellent sur l'ensemble de l'électrolyse.
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1.3

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : réacteur parfaitement agité

Faire un bilan de matière dans le réacteur parfaitement agité en régime permanent (RPAC). On supposera que l'électrode est entièrement immergée dans la solution et que la concentration dans le réacteur est homogène. En déduire l'expression de la concentration en sortie en fonction de la concentration en entrée et du facteur de performance du réacteur.

Voir la stratégie
  1. Choisir pour système le volume fixe de solution contenu dans le réacteur et écrire le bilan de matière sur le réducteur (le phénol) en régime permanent.
  2. Exploiter la propriété fondamentale du réacteur parfaitement agité continu (RPAC) : la concentration au sein du réacteur est homogène et égale à la concentration du flux de sortie (c = c_s).
  3. Résoudre l'équation algébrique obtenue et introduire le facteur de performance p = \frac{k_m A}{Q}.
Voir la réponse courte

Bilan de matière en régime stationnaire pour le RPAC : c_s = c_e / (1+p).

Voir le corrigé complet

Considérons le réacteur parfaitement agité de volume V traversé par un écoulement de débit volumique constant Q.

Pendant une durée \mathrm{d}t, le bilan molaire sur le phénol s'écrit :

\mathrm{d}n = \mathrm{d}n_{\text{entrée}} - \mathrm{d}n_{\text{sortie}} - \mathrm{d}n_{\text{consommé}}

En régime permanent, la quantité de matière dans le réacteur est constante, donc \dfrac{\mathrm{d}n}{\mathrm{d}t} = 0. Le bilan s'exprime en termes de flux molaires :

F_e - F_s - v = 0

où :

  • le flux molaire entrant est F_e = Q\,c_e ;
  • le flux molaire sortant est F_s = Q\,c_s ;
  • v est la vitesse de consommation électrochimique du phénol à l'électrode, donnée par v = A\,k_m\,c.

Dans un réacteur parfaitement agité, le mélange est instantané à l'échelle du temps de séjour : la concentration est uniforme en tout point du volume réactionnel et coïncide avec la concentration du fluide en sortie :

c = c_s

La vitesse de réaction s'écrit donc v = A\,k_m\,c_s.

En réinjectant ces termes dans le bilan de matière :

\begin{aligned} Q\,c_e - Q\,c_s - A\,k_m\,c_s &= 0 \\ (Q + A\,k_m)\,c_s &= Q\,c_e \\ c_s &= \frac{c_e}{1 + \dfrac{A\,k_m}{Q}} \end{aligned}

En introduisant le facteur de performance p = \dfrac{k_m A}{Q}, on obtient :

\boxed{c_s = \frac{c_e}{1 + p}}

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : taux de conversion

En déduire l'expression du taux de conversion pour le réacteur parfaitement agité en fonction du facteur de performance du réacteur.

Voir la réponse courte

Expression du taux de conversion dans le réacteur agité continu : X = p / (1+p).

Voir le corrigé complet

D'après le résultat établi à la question 15, la concentration en sortie du réacteur parfaitement agité en continu (RPAC) en régime permanent s'écrit :

c_s = \frac{c_e}{1 + p}

Le taux de conversion X du polluant est défini par :

X = \frac{c_e - c_s}{c_e} = 1 - \frac{c_s}{c_e}

En substituant le rapport \dfrac{c_s}{c_e} = \dfrac{1}{1 + p}, on obtient :

\begin{aligned} X &= 1 - \frac{1}{1 + p} \\ &= \frac{1 + p - 1}{1 + p} \end{aligned}

D'où l'expression du taux de conversion en fonction de p :

\boxed{X = \frac{p}{1 + p}}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : réacteur piston

Faire un bilan de matière au sein d'une couche élémentaire d'épaisseur . En déduire l'expression de la concentration en sortie en fonction de la concentration en entrée et du facteur de performance du réacteur.

Voir la stratégie
  1. Définir le système ouvert constitué par la tranche élémentaire de fluide comprise entre les abscisses x et x + \mathrm{d}x.
  2. Établir le bilan molaire en phénol en régime permanent en reliant la surface élémentaire d'électrode \mathrm{d}A à la largeur L et à l'épaisseur \mathrm{d}x.
  3. Intégrer l'équation différentielle obtenue entre l'entrée (x = 0, c = c_e) et la sortie (x = l, c = c_s) en faisant apparaître l'aire totale A = L \times l et le facteur de performance p.
Voir la réponse courte

Bilan différentiel sur une tranche \mathrm{d}x et intégration le long de la cuve : c_s = c_e \exp(-p).

Voir le corrigé complet

Considérons une tranche élémentaire de réacteur comprise entre les plans d'abscisses x et x + \mathrm{d}x, de longueur l et de largeur L.

En régime permanent, le bilan de matière sur le phénol dans ce volume de contrôle s'écrit :

\text{Débit entrant} - \text{Débit sortant} + \text{Production} = 0
  • Le débit molaire entrant en x est :

    F_n(x) = Q\,c(x)
  • Le débit molaire sortant en x + \mathrm{d}x est :

    F_n(x + \mathrm{d}x) = Q\,c(x + \mathrm{d}x) = Q \left[ c(x) + \mathrm{d}c \right]
  • La surface élémentaire d'anode en contact avec cette tranche est \mathrm{d}A = L\,\mathrm{d}x. Le phénol est consommé à la vitesse :

    \mathrm{d}v = k_m\,c(x)\,\mathrm{d}A = k_m\,L\,c(x)\,\mathrm{d}x

Le bilan de matière s'écrit donc :

\begin{aligned} Q\,c(x) - Q\left[ c(x) + \mathrm{d}c \right] - k_m\,L\,c(x)\,\mathrm{d}x &= 0 \\ -Q\,\mathrm{d}c - k_m\,L\,c(x)\,\mathrm{d}x &= 0 \end{aligned}

soit l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}c}{c} = -\frac{k_m L}{Q}\,\mathrm{d}x

En intégrant cette relation tout le long du réacteur, depuis l'entrée en x = 0 (où c = c_e) jusqu'à la sortie en x = l (où c = c_s) :

\begin{aligned} \int_{c_e}^{c_s} \frac{\mathrm{d}c}{c} &= -\frac{k_m L}{Q} \int_0^l \mathrm{d}x \\ \ln\left( \frac{c_s}{c_e} \right) &= -\frac{k_m L l}{Q} \end{aligned}

L'aire totale de la plaque d'anode est A = L \times l. On reconnaît le facteur de performance p = \frac{k_m A}{Q} :

\ln\left( \frac{c_s}{c_e} \right) = -p

D'où l'expression de la concentration en sortie :

\boxed{c_s = c_e\,\mathrm{e}^{-p}}

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Notions : taux de conversion

En déduire l'expression du taux de conversion pour le réacteur piston en fonction du facteur de performance du réacteur.

Voir la réponse courte

Déduction directe du taux de conversion pour l'écoulement piston : X = 1 - \exp(-p).

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question 17, la concentration en phénol en sortie du réacteur piston est donnée par :

c_s = c_e \, \mathrm{e}^{-p}

En injectant cette relation dans la définition du taux de conversion X, il vient :

X = \frac{c_e - c_s}{c_e} = 1 - \frac{c_s}{c_e} = 1 - \mathrm{e}^{-p}

On obtient ainsi :

\boxed{X = 1 - \mathrm{e}^{-p}}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : réacteur ouvert

Comparer les performances des deux réacteurs sur la base du graphique de la figure (4) et indiquer le réacteur *a priori* le plus adéquat pour dépolluer des effluents industriels.

Voir la stratégie
  1. Comparer les courbes X(p) de la figure 4 pour les deux réacteurs (RP et RPAC) à une valeur donnée de p, ou comparer les valeurs de p nécessaires pour atteindre un taux de conversion fixé.
  2. Interpréter physiquement cet écart à partir du profil de concentration dans chaque réacteur.
  3. Conclure sur le choix du réacteur le plus adapté aux contraintes de la dépollution (abattement poussé du polluant).
Voir la réponse courte

Lecture comparée montrant qu'à même paramètre de performance p, le réacteur piston atteint une conversion supérieure.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 4 :

  • Pour toute valeur de p > 0, la courbe du réacteur piston (RP) se situe strictement au-dessus de celle du réacteur parfaitement agité (RPAC) :

    X_{\mathrm{RP}}(p) > X_{\mathrm{RPAC}}(p)

    Par exemple, pour p = 1 : X_{\mathrm{RP}} = 1 - \mathrm{e}^{-1} \simeq 0{,}63 alors que X_{\mathrm{RPAC}} = \frac{1}{1+1} = 0{,}50 ; pour p = 2 : X_{\mathrm{RP}} \simeq 0{,}86 contre X_{\mathrm{RPAC}} \simeq 0{,}67.

  • Inversement, pour atteindre un taux de conversion donné X, la valeur du facteur de performance p = \frac{k_m A}{Q} requise est nettement plus faible dans le réacteur piston que dans le réacteur agité (l'écart devient d'autant plus grand que X \to 1).

Dans l'objectif de dépolluer des effluents industriels, il est indispensable d'atteindre un abattement très élevé du polluant (X \to 1, afin de respecter les normes de rejet). Pour un débit Q fixé, le réacteur piston nécessite une surface d'électrode A (donc un coût d'investissement et un encombrement) bien inférieure à celle d'un RPAC.

\boxed{\text{Le réacteur piston (RP) est \textit{a priori} le plus adéquat pour dépolluer des effluents industriels.}}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : réacteur parfaitement agité

Exprimer en fonction de et en déduire que la concentration de sortie pour réacteurs parfaitement agités en série est donnée par :

Voir la stratégie
  1. Exprimer le facteur de performance individuel p' de chacun des n réacteurs identiques en série, sachant que la surface d'électrode de chaque réacteur est A' = A/n.
  2. Appliquer la relation établie à la question Q15 au (i+1)-ième réacteur, alimenté à la concentration c_i et dont l'effluent sort à la concentration c_{i+1}.
  3. Établir par récurrence la concentration de sortie globale c_s = c_n en fonction de la concentration initiale d'entrée c_e = c_0.
Voir la réponse courte

Récurrence sur l'étagement de n cellules de volume V/n avec facteur p/n par cellule.

Voir le corrigé complet

Considérons une cascade de n réacteurs parfaitement agités (RPAC) identiques montés en série, traversés par le même débit volumique stationnaire Q.

Chaque réacteur élémentaire comporte une électrode de surface A' = \dfrac{A}{n}. Le facteur de performance associé à un réacteur individuel s'écrit donc :

p' = \frac{k_m A'}{Q} = \frac{k_m A}{n\,Q} = \frac{p}{n}

où p = \dfrac{k_m A}{Q} est le facteur de performance global associé à la surface totale A.

Pour le (i+1)-ième réacteur de la cascade :

  • la concentration du flux entrant est la concentration de sortie du i-ième réacteur, soit c_i ;
  • la concentration du flux sortant est c_{i+1} (qui est aussi la concentration uniforme régnant à l'intérieur du réacteur).

D'après la relation établie à la question Q15 pour un RPAC en régime permanent :

c_{\text{sortie}} = \frac{c_{\text{entrée}}}{1 + p'}

ce qui donne directement pour le réacteur (i+1) :

\boxed{c_{i+1} = \frac{c_i}{1 + \dfrac{p}{n}} = c_i \left(1 + \frac{p}{n}\right)^{-1}}

La suite (c_i)_{0 \le i \le n} est donc une suite géométrique de raison \left(1 + \dfrac{p}{n}\right)^{-1}. En posant c_0 = c_e (concentration en entrée du premier réacteur) et c_s = c_n (concentration en sortie du n-ième réacteur), on en déduit immédiatement :

\boxed{c_s = c_e \left(1 + \frac{p}{n}\right)^{-n}}

Résultat

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : réacteur piston, réacteur parfaitement agité

En déduire lorsque est très grand que le comportement de réacteurs parfaitement agités est équivalent à celui d'un réacteur piston.

Voir la réponse courte

Passage à la limite classique (1 + p/n)^{-n} \to \exp(-p), établissant l'équivalence avec le réacteur piston.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question 20, la concentration en sortie d'une cascade de n réacteurs parfaitement agités continus (RPAC) en série s'écrit :

c_s = c_e \left( 1 + \frac{p}{n} \right)^{-n}

Pour étudier la limite lorsque n \to +\infty, exprimons cette grandeur sous forme exponentielle :

c_s = c_e \exp\left[ -n \ln\left( 1 + \frac{p}{n} \right) \right]

Lorsque n \to +\infty, \dfrac{p}{n} \to 0. En effectuant un développement limité au premier ordre :

\ln\left( 1 + \frac{p}{n} \right) = \frac{p}{n} + o\left(\frac{1}{n}\right)

Il vient ainsi :

-n \ln\left( 1 + \frac{p}{n} \right) = -p + o(1) \xrightarrow[n \to +\infty]{} -p

Par continuité de la fonction exponentielle, on en déduit :

\boxed{\lim_{n \to +\infty} c_s = c_e\,\mathrm{e}^{-p}}

On retrouve précisément l'expression de la concentration en sortie obtenue à la question 17 pour le réacteur piston, ce qui conduit également au même taux de conversion X = 1 - \mathrm{e}^{-p} (question 18).

Le comportement d'une infinité de réacteurs parfaitement agités en série de volume infinitésimal est donc rigoureusement équivalent à celui d'un réacteur piston.

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Notions : temps de passage

Calculer le temps de passage théorique pour le réacteur puis montrer que les résultats obtenus lors de la manipulation sans électrolyse permettent de montrer que les réacteurs se comportent bien comme des réacteurs parfaitement agités.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le temps de passage théorique \tau à partir du volume V du réacteur et du débit volumique Q, puis effectuer l'application numérique.
  2. Comparer le temps moyen de séjour expérimental t_{\mathrm{moy}} lu sur la figure 6-(b) à la valeur théorique calculée afin de vérifier l'absence de volumes morts ou de courts-circuits.
  3. Analyser l'allure de la distribution des temps de séjour E(t) pour une cascade de N = 10 réacteurs parfaitement agités (allure en cloche, position du pic et de la moyenne).
Voir la réponse courte

Calcul de \tau = V/D_v et comparaison de la réponse impulsionnelle expérimentale avec le modèle du RPAC.

Voir le corrigé complet

1. Calcul du temps de passage théorique :

Le temps de passage théorique \tau du réacteur est défini par le rapport entre le volume total V du réacteur et le débit volumique Q de la solution :

\tau = \frac{V}{Q}

Avec V = 8{,}4\text{ L} et Q = 40\text{ L}\cdot\text{h}^{-1} :

\tau = \frac{8{,}4}{40}\text{ h} = 0{,}21\text{ h} = 0{,}21 \times 60\text{ min} = 12{,}6\text{ min}

En respectant la consigne d'un chiffre significatif (ou deux pour une lecture graphique précise) :

\boxed{\tau \simeq 1 \times 10^{1}\text{ min} \quad (\text{soit } 13\text{ min})}

2. Validation du comportement en réacteurs parfaitement agités :

Pour le système sans électrolyse (figure 6-(b)) :

  • Temps de séjour moyen : Le trait en pointillés désignant t_{\mathrm{moy}} sur la figure 6-(b) est situé à environ 12{,}5\text{--}13\text{ min}, en accord avec la valeur théorique \tau = 12{,}6\text{ min}. Cette égalité t_{\mathrm{moy}} \simeq \tau prouve que l'intégralité du volume du réacteur participe à l'écoulement (absence de volumes morts) et qu'il n'y a pas de court-circuit hydraulique.
  • Forme de la distribution E(t) : Pour une cascade de N = 10 réacteurs parfaitement agités continus (RPAC) identiques de temps de passage individuel \tau/N, la théorie de la distribution des temps de séjour donne une loi d'Erlang :

    E(t) = \frac{1}{(N-1)!}\left(\frac{N}{\tau}\right)^N t^{N-1}\,\mathrm{e}^{-N t/\tau}

    Cette distribution est nulle en t = 0, unimodale, présente une dissymétrie vers les temps longs, et son maximum théorique apparaît pour :

    t_{\max} = \frac{N-1}{N}\,\tau = \frac{9}{10} \times 12{,}6\text{ min} \simeq 11{,}3\text{ min}

    C'est précisément l'allure observée sur la figure 6-(b) : le signal démarre vers 6\text{ min}, culmine autour de 11\text{ min}, et présente une traîne amortie jusqu'à environ 25\text{ min}.

L'accord entre le profil expérimental sans électrolyse et la distribution d'une cascade de 10 RPAC confirme que chaque cellule se comporte comme un réacteur parfaitement agité.

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : temps de passage

Comparer les résultats obtenus avec et sans électrolyse pour vérifier si le dégagement gazeux produit lors de la réaction d'oxydation ne perturbe pas le fonctionnement du réacteur. Proposer une explication à la différence observée entre les deux temps moyens de sortie.

Voir la stratégie
  1. Comparer qualitativement les distributions de temps de séjour (DTS) de la figure 6 (forme générale, symétrie, étalement) pour évaluer l'impact du dégagement gazeux sur l'hydrodynamique globale.
  2. Relever la position des temps moyens t_{\text{moy}} dans les deux cas et expliquer la diminution de t_{\text{moy}} en présence d'électrolyse par l'encombrement volumique des bulles de gaz formées.
Voir la réponse courte

Les bulles de gaz formées réduisent le volume liquide effectif ou créent un effet de traînée diminuant le temps de séjour.

Voir le corrigé complet

1. Comparaison des distributions de temps de séjour :

  • Les deux courbes E(t) présentent une allure quasi identique : un pic unimodal bien défini, modérément dispersé, caractéristique d'une cascade de réacteurs continus parfaitement agités en série (ici n = 10).
  • L'absence de pic précoce traduit l'absence de court-circuit hydraulique, et la faible traînée aux temps longs montre qu'il n'y a pas de zone morte significative.

Le dégagement gazeux induit par l'électrolyse (oxydation en \mathrm{CO_2} et \mathrm{O_2} à l'anode, réduction de l'eau en \mathrm{H_2} à la cathode) ne perturbe donc pas le comportement hydrodynamique du réacteur, qui reste fidèlement modélisé par 10 RPAC en série.

2. Explication de l'écart sur les temps moyens :

  • Sur la figure 6, on relève que le temps moyen avec électrolyse est légèrement inférieur à celui sans électrolyse :

    t_{\text{moy, avec}} \simeq 11{,}5\text{ min} < t_{\text{moy, sans}} \simeq 12{,}5\text{ min}
  • Le dégagement de bulles de gaz (\mathrm{CO_2}, \mathrm{O_2}, \mathrm{H_2}) occupe une fraction non négligeable du volume interne de chaque cellule (rétention gazeuse ou taux de vide). Le volume utile réellement occupé par la phase liquide, V_{\text{liq}}, est donc inférieur au volume total V du réacteur :

    V_{\text{liq}} = V - V_{\text{gaz}} < V
  • Le débit volumique liquide Q étant fixé par l'opérateur (Q = 40\text{ L}\cdot\text{h}^{-1}), le temps de séjour moyen effectif de la phase liquide devient :

    \boxed{\tau_{\text{eff}} = \frac{V_{\text{liq}}}{Q} < \frac{V}{Q} = \tau_{\text{th}}}

    ce qui justifie le décalage systématique de la distribution vers des temps plus courts en présence d'électrolyse.

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : réacteur parfaitement agité

Commenter l'évolution obtenue pour la concentration en phénol dans les différentes cellules et de la performance de ce type de réacteur composé de cellules en série en vue de son objectif de dépollution d'effluents industriels.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'évolution de la concentration (représentée par la \mathrm{DCO}) de cellule en cellule à partir de la figure 7 : allure de la courbe, vitesse d'élimination aux différents étages.
  2. Évaluer quantitativement la performance globale de dépollution (taux d'abattement ou de conversion) en reliant la concentration initiale en phénol à la \mathrm{DCO} d'entrée.
  3. Discuter les avantages et les limites de cette configuration multi-cellulaire pour le traitement des effluents industriels.
Voir la réponse courte

Décroissance étagée de la concentration en polluant d'une cellule à la suivante, confirmant l'efficacité de la cascade.

Voir le corrigé complet

1. Évolution de la concentration le long de la cascade de réacteurs

  • D'après la relation établie à la question 3, la demande chimique en oxygène à l'entrée vaut :

    \mathrm{DCO}_e = \frac{7\,M_{\mathrm{O}_2}}{M_{\text{phénol}}}\,c_{\text{massique},e} = \frac{7 \times 32}{94} \times 50 \simeq 1{,}2 \times 10^2\,\text{mg}\cdot\text{L}^{-1}

    Cette valeur correspond bien à l'ordonnée à l'origine extrapolée à l'entrée de la cascade (cellule 0).

  • On observe une diminution monotone de la \mathrm{DCO} le long de la cascade : elle passe d'environ 120\,\text{mg}\cdot\text{L}^{-1} à l'entrée à 79\,\text{mg}\cdot\text{L}^{-1} dans la cellule 2, 45\,\text{mg}\cdot\text{L}^{-1} dans la cellule 4, 30\,\text{mg}\cdot\text{L}^{-1} dans la cellule 6, 23\,\text{mg}\cdot\text{L}^{-1} dans la cellule 8 et environ 20\,\text{mg}\cdot\text{L}^{-1} en sortie de la cellule 10.
  • L'abattement est rapide dans les premières cellules, puis l'évolution se tasse nettement à partir de la cellule 6 :

    • Dans les premières cellules, la concentration en phénol est élevée, ce qui confère un courant limite I_{\lim} \propto c important et une vitesse d'élimination élevée (rendement faradique proche de 1).
    • Dans les dernières cellules, la faible concentration résiduelle place le système en régime de limitation par transfert de matière (I_{\lim} < I_{\mathrm{imp}}) : la vitesse de réaction devient proportionnelle à c (cinétique d'ordre 1 apparent), d'où une décroissance pseudo-exponentielle et une diminution marginale très faible (seulement 3\,\text{mg}\cdot\text{L}^{-1} gagnés entre les cellules 8 et 10).

2. Performance pour la dépollution d'effluents industriels

  • Taux d'abattement global : le taux de conversion en sortie de la cascade de 10 cellules atteint :

    X = \frac{\mathrm{DCO}_e - \mathrm{DCO}_{s,10}}{\mathrm{DCO}_e} \simeq \frac{120 - 20}{120} \simeq 83\% \approx 80\%

    Le réacteur permet donc d'éliminer plus de 80\% de la charge polluante pour un temps de passage de 100\,\text{min}.

  • Intérêt de la cascade de RPAC : comme établi aux questions 19 et 20, la disposition en série permet de se rapprocher d'un réacteur piston sans subir les contraintes hydrodynamiques de ce dernier (pas d'écoulement laminaire défavorable au transfert de matière, bonne agitation par convection forcée). Elle maintient une concentration moyenne plus élevée sur les premiers étages qu'un réacteur unique agité, ce qui maximise le rendement faradique moyen et la productivité.
  • Limites industrielles : l'abattement dans les dernières cellules devient peu efficace énergétiquement. En raison de la chute de concentration, l'oxydation parasite de l'eau (2\,\mathrm{H_2O} \to \mathrm{O_2} + 4\,\mathrm{H^+} + 4\,\mathrm{e^-}) consomme la majeure partie du courant, ce qui dégrade considérablement le rendement faradique global pour les faibles teneurs finales.
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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : temps de passage

Commenter l'évolution de la concentration en phénol en fonction du temps de passage dans le réacteur. Justifier le choix d'utiliser un temps de passage de 100 min lors de l'étude de l'influence de la concentration de départ en phénol.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'évolution de la concentration de sortie c_s (mesurée via \mathrm{DCO}_s) sur la figure 8 en fonction du temps de passage \tau, en s'appuyant sur le lien avec le facteur de performance p.
  2. Justifier la valeur de \tau = 100\text{ min} retenue pour les expériences suivantes en dégageant un compromis entre taux d'abattement du polluant, productivité (débit traité) et rendement énergétique (rendement faradique).
Voir la réponse courte

Compromis technico-économique assurant une dépollution quasi complète sans allonger excessivement la durée de séjour.

Voir le corrigé complet

1. Évolution de la concentration en phénol avec le temps de passage :

D'après la figure 8, pour le réacteur mono-cellule comme pour le réacteur multi-cellules, la demande chimique en oxygène en sortie \mathrm{DCO}_s (directement proportionnelle à la concentration en phénol résiduelle c_s) est une fonction strictement décroissante du temps de passage \tau :

  • Pour les temps courts (\tau < 40\text{ min}), la concentration résiduelle chute très rapidement au fur et à mesure que le temps de contact entre l'effluent et l'électrode augmente.
  • Pour des temps plus longs (\tau \gtrsim 80\text{ min}), la décroissance s'amortit progressivement pour tendre asymptotiquement vers une valeur résiduelle faible.

Ce comportement est en parfait accord avec les modèles théoriques des questions Q16 et Q20 : le facteur de performance p = \frac{k_m A}{Q} = \frac{k_m A}{V}\,\tau est proportionnel à \tau. Lorsque \tau croît, p augmente, ce qui accroît le taux de conversion X et diminue donc c_s = c_e(1 - X).

2. Justification du choix de \tau = 100\text{ min} :

Le choix d'un temps de passage de 100\text{ min} pour étudier l'influence de la concentration initiale (figure 9) résulte d'un compromis technologique et économique :

  • Efficacité d'épuration : À \tau = 100\text{ min}, le réacteur multi-cellules atteint un niveau de dépollution très satisfaisant avec une \mathrm{DCO}_s \simeq 20\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1} (soit un taux d'abattement supérieur à 80\,\% par rapport aux 120\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1} initiaux), ce qui permet d'atteindre les seuils de rejet réglementaires.
  • Optimalité du temps de séjour :

    • Pour \tau < 100\text{ min}, la dépollution est incomplète et le système se trouve dans une zone de forte sensibilité aux variations de débit (forte pente de \mathrm{DCO}_s(\tau)).
    • Pour \tau > 100\text{ min}, le gain supplémentaire en dépollution devient minime (gain marginal décroissant), alors que le rendement faradique r_F continue de chuter (r_F < 5\,\% sur la figure 8 de droite) du fait de la survenue de l'oxydation parasite de l'eau sur une solution très appauvrie en phénol.
  • Productivité du procédé : Augmenter davantage \tau imposerait de réduire considérablement le débit d'effluent traité (Q = V/\tau), ce qui serait pénalisant pour une installation industrielle.
\boxed{\tau = 100\text{ min}\text{ constitue un compromis optimal entre taux d'abattement élevé, rendement faradique et débit de traitement.}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : réacteur ouvert

Justifier que les résultats expérimentaux obtenus lors de la variation de la concentration en phénol de la solution à dépolluer présentés sur la figure (9) sont bien cohérents avec l'étude théorique précédente menée précédemment dans les questions (15) à (21). Aucune application numérique n'est attendue dans cette question.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \mathrm{DCO}_s en fonction de \mathrm{DCO}_e à partir des relations établies pour le RPAC et la cascade de RPAC en série (questions Q15 et Q20).
  2. Discuter la dépendance de \mathrm{DCO}_s vis-à-vis de \mathrm{DCO}_e (linéarité, taux de conversion constant) et comparer les pentes relatives aux deux réacteurs.
  3. Analyser l'évolution du rendement faradique r_F en fonction de \mathrm{DCO}_e et entre les deux types de réacteurs à l'aide de la formule établie à la question Q5.
Voir la réponse courte

En régime de premier ordre diffusionnel, le taux de conversion ne dépend pas de la concentration initiale d'entrée.

Voir le corrigé complet

L'étude théorique menée aux questions Q15 et Q20 a montré qu'en régime limité par le transfert de matière :

  • pour le réacteur parfaitement agité unique (mono-cellule) :

    c_s = \frac{c_e}{1 + p} \quad \implies \quad X_{\text{mono}} = \frac{p}{1 + p}
  • pour n réacteurs parfaitement agités en série (multi-cellule) :

    c_s = c_e \left(1 + \frac{p}{n}\right)^{-n} \quad \implies \quad X_{\text{multi}} = 1 - \left(1 + \frac{p}{n}\right)^{-n}

Le temps de passage \tau = 100\text{ min} étant maintenu constant, le débit Q = V/\tau est fixe, ce qui implique que le facteur de performance p = k_m A / Q est également constant.

1. Linéarité de \mathrm{DCO}_s en fonction de \mathrm{DCO}_e : La demande chimique en oxygène étant directement proportionnelle à la concentration en phénol (\mathrm{DCO} \propto c, d'après la question Q3), les taux de conversion X sont indépendants de la concentration d'entrée c_e (donc de \mathrm{DCO}_e). Il en résulte :

\mathrm{DCO}_s = (1 - X)\,\mathrm{DCO}_e

Pour un type de réacteur donné, \mathrm{DCO}_s doit donc varier de manière rigoureusement linéaire avec \mathrm{DCO}_e et passer par l'origine. C'est exactement ce que met en évidence le graphe de gauche de la figure (9).

2. Supériorité de la cascade multi-cellule : D'après l'étude comparée des réacteurs (questions Q19 et Q20), à surface totale d'électrode et débit identiques, une cascade de réacteurs parfaitement agités présente un taux de conversion supérieur à celui d'un réacteur agité unique :

X_{\text{multi}} > X_{\text{mono}} \quad \implies \quad 1 - X_{\text{multi}} < 1 - X_{\text{mono}}

La pente de la droite \mathrm{DCO}_s = f(\mathrm{DCO}_e) est donc nettement plus faible pour le réacteur multi-cellule (\square) que pour le mono-cellule (\blacksquare). À toute valeur de \mathrm{DCO}_e, la concentration résiduelle en polluant est ainsi bien inférieure en sortie du réacteur multi-cellule.

3. Évolution du rendement faradique r_F : D'après la relation établie à la question Q5, le rendement faradique s'écrit en régime continu :

r_F \propto \frac{(\mathrm{DCO}_e - \mathrm{DCO}_s)Q}{I} = \frac{X \cdot \mathrm{DCO}_e \cdot Q}{I}

À courant imposé I et débit Q constants :

  • r_F croît avec \mathrm{DCO}_e : à faible concentration, le courant limite de diffusion I_{\lim} \propto c est inférieur au courant imposé, contraignant une fraction importante du courant à oxyder le solvant (parasite \mathrm{H_2O} \to \mathrm{O_2}, rendement faible). À forte concentration, l'apport de réactif est suffisant et le courant faradaïque de dépollution devient prépondérant.
  • Pour une valeur fixée de \mathrm{DCO}_e, comme X_{\text{multi}} > X_{\text{mono}}, la quantité de matière de phénol oxydée par unité de temps est plus grande dans le système multi-cellule, d'où un rendement faradique systématiquement supérieur (r_{F,\text{multi}} > r_{F,\text{mono}}), conformément au graphe de droite de la figure (9).

L'ensemble des observations expérimentales de la figure (9) est donc en parfait accord qualitatif avec le modèle théorique.

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : réacteur ouvert

Indiquer finalement, à partir des résultats des deux études expérimentales présentées sur les figures (8) et (9), quel type de réacteur est le plus efficace afin de dépolluer des effluents industriels contenant du phénol.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux critères de performance d'un réacteur électrochimique de dépollution : l'efficacité d'abattement de la pollution (minimisation de la \mathrm{DCO}_s) et l'efficacité énergétique (maximisation du rendement faradique r_F).
  2. Comparer les résultats expérimentaux des deux configurations (mono-cellule et multi-cellule) présentés sur les figures 8 et 9 au regard de ces deux critères.
  3. Conclure sur le réacteur le plus adapté au traitement des effluents industriels.
Voir la réponse courte

L'association en cascade de cuves agitées (approchant l'écoulement piston) est la configuration la plus performante.

Voir le corrigé complet

L'analyse comparative des performances du réacteur à cellule unique (RPAC seul) et du réacteur à dix cellules en série (multi-cellule) s'appuie sur deux critères fondamentaux :

  1. Efficacité de dépollution (abattement de la DCO) :

    • Influence du temps de passage (figure 8 gauche) : à temps de passage \tau fixé, la demande chimique en oxygène en sortie \mathrm{DCO}_s est systématiquement plus faible dans le réacteur multi-cellule que dans le réacteur mono-cellule (par exemple, pour \tau = 50\text{ min}, \mathrm{DCO}_s \simeq 28\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1} pour le multi-cellule contre environ 60\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1} pour le mono-cellule).
    • Influence de la charge polluante d'entrée (figure 9 gauche) : à temps de passage fixé (\tau = 100\text{ min}), pour toute valeur de \mathrm{DCO}_e, la \mathrm{DCO}_s obtenue est nettement inférieure avec le réacteur multi-cellule. Le taux d'abattement X = (\mathrm{DCO}_e - \mathrm{DCO}_s)/\mathrm{DCO}_e est donc toujours supérieur.
  2. Efficacité énergétique (rendement faradique r_F) :

    • Pour un temps de passage donné (figure 8 droite), le rendement faradique du réacteur multi-cellule est considérablement plus élevé que celui du réacteur mono-cellule (il dépasse 15\,\% pour les faibles temps de séjour, contre moins de 5\,\% pour le mono-cellule).
    • À concentration d'entrée croissante (figure 9 droite), le rendement faradique du multi-cellule atteint des valeurs proches de 75\,\%, tandis que celui du mono-cellule stagne en dessous de 15\,\%. L'énergie électrique injectée sert donc bien majoritairement à oxyder le phénol plutôt qu'à oxyder l'eau de façon parasite.

Ces résultats confirment la supériorité théorique d'une cascade de RPAC (se rapprochant d'un réacteur piston) par rapport à un réacteur agité unique.

\boxed{\text{Le réacteur constitué de cellules en série (multi-cellule) est le plus efficace.}}

Résultat

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Partie 2 : Partie Physique - Une étude du phénomène de stick-slip / 2 Application au cas du frottement d'un bâton de craie contre la surface d'un tableau

2.1 · Modélisation

Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : loi de hooke

La figure (4) représente une barre de module d'élasticité (qui a la dimension du rapport d'une force sur une surface), de section uniforme et de longueur "à vide" . Sa section inférieure (point O) est supposée rester solidaire d'un support fixe (0). Sous l'action d'une force agissant selon son axe , sa longueur s'accroît (algébriquement) de .

Exprimer, en fonction de , , et , la force qu'il faut appliquer à la barre pour la maintenir en situation d'équilibre correspondant à la longueur .

Voir l'indice

Utiliser la loi de Hooke uniaxiale reliant la contrainte normale à la déformation relative \Delta \ell / \ell_0.

Identifier sur les courbes expérimentales la transition nette entre le régime linéaire initial d'ordre 0 et la décroissance exponentielle ultérieure.

Voir la réponse courte

Loi de Hooke unidimensionnelle pour une barre : F = ES(\ell - \ell_0)/\ell_0.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Hooke pour un matériau élastique linéaire isotrope soumis à une sollicitation uniaxiale de traction ou compression le long de son axe \Delta :

  • la contrainte normale homogène s'écrit \sigma = \dfrac{F}{S} ;
  • la déformation relative axiale s'écrit \varepsilon = \dfrac{\ell - \ell_0}{\ell_0}.

Le module d'élasticité (module d'Young) E relie la contrainte à la déformation selon :

\sigma = E\,\varepsilon

En remplaçant \sigma et \varepsilon par leurs expressions, on obtient :

\frac{F}{S} = E\,\frac{\ell - \ell_0}{\ell_0}

d'où l'expression de la force de traction axiale nécessaire pour maintenir la barre à la longueur \ell :

\boxed{F(\ell) = \frac{E\,S}{\ell_0}(\ell - \ell_0)}

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : énergie potentielle

Exprimer, en fonction de , , et , l'énergie potentielle élastique emmagasinée par la barre au cours de son évolution de à .

Voir l'indice

Intégrer le travail élémentaire de la force de traction depuis la longueur à vide jusqu'à la longueur courante.

Écrire le bilan macroscopique entrée - sortie - disparition = 0 en régime permanent pour un volume parfaitement mélangé de concentration c_{\mathrm{s}}.

Voir la réponse courte

Intégration du travail élastique : E_p = \frac{1}{2}\frac{ES}{\ell_0}(\ell - \ell_0)^2.

Voir le corrigé complet

L'énergie potentielle élastique E_{\mathrm{p}} emmagasinée par la barre correspond au travail fourni de manière quasi-statique par la force extérieure \vec{F} = F(\ell')\,\vec{e}_\Delta pour amener la barre de sa longueur à vide \ell_0 (état de référence sans déformation où E_{\mathrm{p}}(\ell_0) = 0) jusqu'à la longueur \ell :

\mathrm{d}E_{\mathrm{p}} = F(\ell')\,\mathrm{d}\ell'

En utilisant l'expression de la force F(\ell') établie à la question 14, il vient :

\begin{aligned} E_{\mathrm{p}} &= \int_{\ell_0}^{\ell} \frac{E\,S}{\ell_0}(\ell' - \ell_0)\,\mathrm{d}\ell' \\ &= \frac{E\,S}{\ell_0} \left[ \frac{(\ell' - \ell_0)^2}{2} \right]_{\ell_0}^{\ell} \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{E_{\mathrm{p}} = \frac{1}{2}\frac{E\,S}{\ell_0}(\ell - \ell_0)^2}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : cinématique

Exprimer le déplacement relatif en fonction de et .

Voir l'indice

Effectuer un développement limité au second ordre de la flèche d'un arc de cercle de rayon R sous-tendant un arc de longueur L_0.

Injecter l'expression de c_{\mathrm{s}} dans la définition du taux de conversion X = (c_{\mathrm{e}} - c_{\mathrm{s}})/c_{\mathrm{e}}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la géométrie de la fibre centrale : arc de cercle de rayon R, de longueur L_0, encastré verticalement en B.
  2. Exprimer les coordonnées du point Q relativement à B en fonction du rayon R et de l'angle au centre sous-tendu par l'arc.
  3. Utiliser l'approximation des faibles fléchissements (|q| \ll L_0 \iff L_0 \ll R) pour obtenir l'expression approchée de q.
Voir la réponse courte

Relation géométrique de courbure pour un arc circulaire de rayon R : q \approx L_0^2 / (2R).

Voir le corrigé complet

Le bâton de craie est encastré rigidement en son extrémité supérieure B sur le support horizontal (3), ce qui impose une tangente verticale à la fibre centrale en ce point. Le centre de courbure C est donc situé sur l'horizontale passant par B, à une distance R :

\vec{\mathrm{BC}} = R\,\vec{e}_x

La fibre centrale BQ constitue un arc de cercle de centre C et de rayon R. Sa longueur étant constante et égale à L_0, l'angle au centre \alpha = (\vec{\mathrm{CQ}}, \vec{\mathrm{CB}}) vérifie :

L_0 = R\,\alpha \implies \alpha = \frac{L_0}{R}

Dans le repère d'origine B, les coordonnées du centre C sont (R, 0). Les coordonnées du point Q sur le cercle de centre C et de rayon R s'écrivent :

x_\mathrm{Q} - x_\mathrm{C} = -R\cos\alpha \quad \text{et} \quad y_\mathrm{Q} - y_\mathrm{C} = -R\sin\alpha

L'abscisse de Q par rapport à l'axe vertical non déformé passant par B correspond au déplacement horizontal q :

q = x_\mathrm{Q} - x_\mathrm{B} = (x_\mathrm{Q} - x_\mathrm{C}) + (x_\mathrm{C} - x_\mathrm{B}) = R(1 - \cos\alpha)

Dans le cadre de l'hypothèse de faible fléchissement (|q| \ll L_0, ce qui équivaut à L_0 \ll R, soit \alpha \ll 1), on effectue un développement limité au second ordre en \alpha :

1 - \cos\alpha \simeq \frac{\alpha^2}{2} = \frac{1}{2}\left(\frac{L_0}{R}\right)^2

On en déduit l'expression du déplacement relatif q :

\boxed{q = \frac{L_0^2}{2R}}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : cinématique

Exprimer le déplacement relatif en fonction de , et .

Voir l'indice

Exprimer la flèche résiduelle en fonction de l'altitude Y en conservant le profil circulaire uniforme.

Établir l'équation différentielle régissant l'évolution de la concentration le long de la coordonnée axiale d'écoulement x sur une tranche \mathrm{d}x.

Voir la stratégie
  1. Décrire géométriquement l'arc de cercle formant la fibre moyenne, en tenant compte de l'encastrement vertical en B(Y = L_0) et du centre de courbure C(R, L_0).
  2. Exprimer le déplacement horizontal X(Y) à l'ordre le plus bas en 1/R dans l'hypothèse de faible fléchissement.
  3. Relier cette expression au déplacement q obtenu à la question Q16 pour éliminer le rayon de courbure R.
Voir la réponse courte

Profil de déplacement horizontal le long de la barre en fonction de la coordonnée axiale Y.

Voir le corrigé complet

Le bâton de craie est encastré verticalement en B d'abscisse relative nulle et d'ordonnée Y = L_0. L'arc de cercle de rayon R, tangent à la verticale en B, a donc son centre de courbure C situé sur l'horizontale passant par B, c'est-à-dire de coordonnées (R, L_0) dans le repère centré en Q_0.

L'équation du cercle décrivant la fibre neutre s'écrit :

(X - R)^2 + (Y - L_0)^2 = R^2

soit, en choisissant la branche correspondant à X \ll R :

X(Y) = R - \sqrt{R^2 - (L_0 - Y)^2} = R \left[ 1 - \sqrt{1 - \left(\frac{L_0 - Y}{R}\right)^2} \right]

Dans le cadre de l'hypothèse de faible fléchissement (L_0 \ll R), un développement limité à l'ordre deux en (L_0 - Y)/R conduit à :

\begin{aligned} X(Y) &\simeq R \left[ 1 - \left( 1 - \frac{1}{2} \left(\frac{L_0 - Y}{R}\right)^2 \right) \right] \\ X(Y) &= \frac{(L_0 - Y)^2}{2R} \end{aligned}

D'après le résultat de la question Q16, le déplacement à l'extrémité inférieure (Y = 0) est :

q = X(0) = \frac{L_0^2}{2R} \quad \implies \quad \frac{1}{2R} = \frac{q}{L_0^2}

En injectant cette relation dans l'expression de X(Y), on obtient :

\boxed{X = q \left( 1 - \frac{Y}{L_0} \right)^2}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : énergie cinétique

Nous paramétrons la déformation du bâton de craie par la variable . Nous ne considérons que le déplacement (horizontal) de chaque section du bâton de craie (c'est-à-dire que nous ne tenons pas compte de leur rotation). Exprimer, dans ces conditions, l'énergie cinétique du bâton. On se placera dans le repère lié au support (3) (galiléen). Vérifier qu'elle prend la forme suivante :

On exprimera en fonction de puis en fonction de , et .

Voir l'indice

Intégrer l'énergie cinétique élémentaire \frac{1}{2}\mathrm{d}m\,\dot{X}^2 sur toute la hauteur de la craie.

Intégrer le profil exponentiel de concentration le long de la longueur l du réacteur.

Voir la stratégie
  1. Découper le bâton de craie en tranches élémentaires d'épaisseur \mathrm{d}Y situées à la hauteur Y, de masse \mathrm{d}m.
  2. Exprimer la vitesse horizontale locale v(Y) = \dot{X}(Y,t) dans le référentiel lié au support (3) à partir du résultat de la question Q17.
  3. Intégrer l'énergie cinétique élémentaire \mathrm{d}E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2} v(Y)^2\,\mathrm{d}m sur toute la longueur L_0 de la craie pour identifier la masse effective M^\star.
Voir la réponse courte

Intégration de \frac{1}{2}\mathrm{d}m\,\dot{X}^2 sur la barre pour identifier la masse équivalente M^\star.

Voir le corrigé complet

Dans le repère lié au support (3), l'extrémité supérieure B (Y = L_0) est fixe. Une tranche de craie située à l'ordonnée Y et d'épaisseur \mathrm{d}Y a pour section uniforme S = h^2. Sa masse élémentaire s'écrit :

\mathrm{d}m = \rho\,S\,\mathrm{d}Y = \rho\,h^2\,\mathrm{d}Y = \frac{M}{L_0}\,\mathrm{d}Y

où la masse totale du bâton est M = \rho\,h^2\,L_0.

D'après le résultat de la question Q17, le déplacement horizontal relatif d'une section d'ordonnée Y est :

X(Y,t) = q(t) \left(1 - \frac{Y}{L_0}\right)^2

En ne tenant compte que de la translation horizontale de chaque section, la vitesse d'une tranche d'ordonnée Y par rapport au support (3) est simplement :

v(Y,t) = \dot{X}(Y,t) = \dot{q}(t) \left(1 - \frac{Y}{L_0}\right)^2

L'énergie cinétique totale du bâton de craie dans le repère lié à (3) s'obtient en sommant sur toutes les tranches :

\begin{aligned} E_{\mathrm{c}} &= \int_{Y=0}^{L_0} \frac{1}{2}\,v(Y,t)^2\,\mathrm{d}m \\ &= \frac{1}{2}\,\dot{q}^2 \int_0^{L_0} \left(1 - \frac{Y}{L_0}\right)^4 \frac{M}{L_0}\,\mathrm{d}Y \end{aligned}

En effectuant le changement de variable u = 1 - \frac{Y}{L_0} (d'où \mathrm{d}Y = -L_0\,\mathrm{d}u) :

\begin{aligned} \int_0^{L_0} \left(1 - \frac{Y}{L_0}\right)^4 \frac{\mathrm{d}Y}{L_0} &= \int_0^1 u^4\,\mathrm{d}u = \left[ \frac{u^5}{5} \right]_0^1 = \frac{1}{5} \end{aligned}

L'énergie cinétique s'écrit donc bien sous la forme :

\boxed{E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2} M^\star \dot{q}^2}

avec :

\boxed{M^\star = \frac{M}{5} = \frac{1}{5}\,\rho\,h^2\,L_0}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : énergie cinétique

Indiquer pourquoi .

Voir l'indice

Remarquer que la vitesse locale des tranches de craie décroît continûment depuis l'extrémité libre jusqu'à l'encastrement où elle est strictement nulle.

Comparer la position relative des deux courbes de conversion à tout paramètre de performance p fixé sur le graphique.

Voir la réponse courte

Tous les points de la craie n'ont pas la vitesse maximale \dot{q} de l'extrémité libre.

Voir le corrigé complet

La masse effective M^\star est définie à partir de l'énergie cinétique du bâton dans le référentiel lié au support (3) par :

E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2} M^\star \dot{q}^2

où \dot{q} est la vitesse de l'extrémité libre inférieure du bâton (Y = 0).

D'après l'expression du champ de vitesse établie à la question Q18 :

\dot{X}(Y) = \dot{q} \left(1 - \frac{Y}{L_0}\right)^2
  • L'extrémité supérieure (Y = L_0) est encastrée dans le support (3), de sorte que sa vitesse relative est nulle : \dot{X}(L_0) = 0 ;
  • L'extrémité inférieure (Y = 0) se déplace à la vitesse relative maximale : \dot{X}(0) = \dot{q} ;
  • Pour toute section intermédiaire (0 < Y < L_0), la vitesse relative est strictement inférieure à \dot{q} en valeur absolue :

    |\dot{X}(Y)| < |\dot{q}|

L'ensemble du bâton ne se déplace donc pas à la vitesse \dot{q}. L'énergie cinétique réelle E_{\mathrm{c}} est strictement inférieure à l'énergie cinétique qu'aurait un solide indéformable de même masse M en translation à la vitesse \dot{q} :

E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2}\int_0^{L_0} \dot{X}(Y)^2\,\mathrm{d}m < \frac{1}{2} \left(\int_0^{L_0}\mathrm{d}m\right)\dot{q}^2 = \frac{1}{2} M \dot{q}^2

Par identification avec E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2} M^\star \dot{q}^2, on en déduit immédiatement :

\boxed{M^\star < M}

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : onde mécanique

Exprimer la longueur de la fibre (EF) en fonction de , et .

Voir l'indice

Exprimer le rayon de courbure effectif de la fibre située à la distance algébrique e de la fibre neutre.

Appliquer la relation de récurrence du RPAC à chaque étage successif de la cascade en tenant compte de la division de la surface active.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'angle au centre sous-tendu par la craie fléchie en exploitant l'incompressibilité de la fibre centrale de longueur L_0 et de rayon de courbure R.
  2. Déterminer le rayon de courbure d'une fibre (EF) située à une distance algébrique e de la fibre centrale et en déduire sa longueur L(e).
Voir la réponse courte

Longueur de la fibre à distance e de la ligne neutre : L(e) = L_0(1 + e/R).

Voir le corrigé complet

Le bâton de craie fléchi s'enroule selon un arc de cercle de centre C et de rayon de courbure R.

La fibre centrale (BQ) conserve sa longueur initiale L_0. L'angle au centre \alpha qu'elle sous-tend vérifie donc :

L_0 = R \alpha \iff \alpha = \frac{L_0}{R}

Une fibre (EF) quelconque est située parallèlement à la fibre centrale, à une distance algébrique e de celle-ci, avec e \in \left[-\frac{h}{2}, +\frac{h}{2}\right]. D'après la figure 6, pour e > 0 orienté vers l'extérieur de la courbure (opposé au centre de courbure C, c'est-à-dire côté extrados où les fibres sont étirées), le rayon de courbure de la fibre (EF) est :

R(e) = R + e

Toutes les fibres sous-tendant le même angle au centre \alpha, la longueur de la fibre (EF) s'écrit :

L(e) = R(e)\,\alpha = (R + e)\frac{L_0}{R}

Soit finalement :

\boxed{L(e) = L_0\left(1 + \frac{e}{R}\right)}

Remarque : si la variable e est repérée selon l'axe horizontal (Ox) dirigé vers le centre C, le rayon de courbure de la fibre s'écrit R - e et l'on obtient L(e) = L_0\left(1 - \frac{e}{R}\right).

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : énergie potentielle

Sur la base du résultat établi en réponse à la question (15), exprimer l'énergie potentielle élastique du bâton de craie correspondant à un rayon de courbure . L'origine de l'énergie potentielle est choisie telle que pour . On exprimera le résultat en fonction de , , et .

Voir l'indice

Intégrer l'énergie élastique de traction/compression sur la section droite transversale de la poutre fléchie.

Utiliser la définition de l'exponentielle comme limite remarquable de (1 + x/n)^n lorsque n \to +\infty.

Voir la stratégie
  1. Considérer une fibre élémentaire de section droite \mathrm{d}S = h\,\mathrm{d}e, de longueur à vide \ell_0 = L_0 et de longueur déformée L(e).
  2. Appliquer le résultat de la question Q15 pour exprimer son énergie potentielle élémentaire \mathrm{d}E_{\mathrm{p}}.
  3. Intégrer sur l'ensemble de la section droite du bâton pour obtenir l'énergie potentielle totale E_{\mathrm{p}} en fonction de E, L_0, h et R.
Voir la réponse courte

Intégration de l'énergie élastique élémentaire sur l'épaisseur du bâton à rayon de courbure R.

Voir le corrigé complet

Considérons une fibre matérielle élémentaire située à la distance e de la fibre centrale (e \in [-h/2, +h/2]), de dimension selon l'axe (\mathrm{O}z) égale à la largeur h du bâton de craie. La section droite de cette fibre est :

\mathrm{d}S = h\,\mathrm{d}e

D'après la question Q20, la longueur de cette fibre à l'état déformé s'écrit :

L(e) = L_0\left(1 + \frac{e}{R}\right)

de sorte que son allongement algébrique vaut :

\ell - \ell_0 = L(e) - L_0 = L_0 \frac{e}{R}

En appliquant l'expression établie à la question Q15 à cette fibre élémentaire assimilée à une barre de section \mathrm{d}S et de longueur à vide L_0, l'énergie potentielle élastique élémentaire emmagasinée s'écrit :

\mathrm{d}E_{\mathrm{p}} = \frac{1}{2} \frac{E\,\mathrm{d}S}{L_0} (L(e) - L_0)^2 = \frac{1}{2} \frac{E (h\,\mathrm{d}e)}{L_0} \left( \frac{L_0 e}{R} \right)^2 = \frac{E h L_0}{2 R^2} e^2 \,\mathrm{d}e

L'énergie potentielle élastique totale du bâton de craie s'obtient par sommation sur toutes les fibres constituant la section, c'est-à-dire en intégrant pour e variant de -h/2 à +h/2 :

\begin{aligned} E_{\mathrm{p}} &= \int_{-h/2}^{h/2} \frac{E h L_0}{2 R^2} e^2 \,\mathrm{d}e \\ &= \frac{E h L_0}{2 R^2} \left[ \frac{e^3}{3} \right]_{-h/2}^{h/2} \\ &= \frac{E h L_0}{2 R^2} \times \frac{2}{3} \left(\frac{h}{2}\right)^3 \\ &= \frac{E h L_0}{2 R^2} \frac{h^3}{12} \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{E_{\mathrm{p}} = \frac{E L_0 h^4}{24 R^2}}

Cette expression vérifie bien la condition de référence choisie : lorsque |R| \to +\infty (bâton rectiligne non déformé), on a E_{\mathrm{p}} \to 0.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : énergie potentielle

Nous adoptons maintenant le déplacement comme paramètre de déformation. En utilisant le résultat établi en réponse à la question (16), établir que l'énergie potentielle prend la forme suivante :

On exprimera le paramètre en fonction de , et .

Voir l'indice

Remplacer le rayon de courbure R par son expression en fonction du déplacement q obtenue précédemment.

Calculer le rapport volume sur débit volumique \tau = V/Q et vérifier l'accord avec l'abscisse du barycentre de la DTS expérimentale.

Voir la réponse courte

Substitution du rayon de courbure R en fonction de q pour obtenir la raideur effective k^\star.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, le déplacement relatif q de l'extrémité inférieure est relié au rayon de courbure R par :

q = \frac{L_0^2}{2R} \iff \frac{1}{R} = \frac{2q}{L_0^2}

D'après la question Q21, l'énergie potentielle élastique emmagasinée par le bâton de craie fléchi s'écrit :

E_{\mathrm{p}} = \frac{E L_0 h^4}{24 R^2}

En injectant l'expression de 1/R^2 = \dfrac{4q^2}{L_0^4} dans celle de E_{\mathrm{p}}, il vient :

\begin{aligned} E_{\mathrm{p}} &= \frac{E L_0 h^4}{24} \left( \frac{2q}{L_0^2} \right)^2 \\ &= \frac{E L_0 h^4}{24} \times \frac{4q^2}{L_0^4} \\ &= \frac{E h^4}{6 L_0^3} q^2 \end{aligned}

En identifiant cette expression à la forme standard E_{\mathrm{p}} = \dfrac{1}{2} k^\star q^2, on obtient :

\frac{1}{2} k^\star = \frac{E h^4}{6 L_0^3}

soit :

\boxed{k^\star = \frac{E h^4}{3 L_0^3}}

Résultat

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique, énergie potentielle

Indiquer pour quelle(s) raison(s) la forme de la relation (4) était attendue.

Voir l'indice

Invoquer le développement limité de l'énergie potentielle au voisinage d'une position d'équilibre stable pour un système conservatif linéaire.

Tenir compte de l'occupation d'une fraction du volume intérieur par les bulles de gaz dégagées, réduisant le volume liquide effectif.

Voir la réponse courte

Conséquence de la linéarité élastique et approximation quadratique au voisinage de l'équilibre stable.

Voir le corrigé complet

La forme quadratique E_{\mathrm{p}} = \dfrac{1}{2} k^\star q^2 était attendue pour plusieurs raisons physiques fondamentales :

  1. Développement au voisinage d'un équilibre stable : L'état rectiligne non fléchi (q = 0) constitue la position d'équilibre mécanique de la craie en l'absence de sollicitation extérieure. Cette position d'équilibre étant stable, l'énergie potentielle y présente un minimum local :

    \left.\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}q}\right|_{q=0} = 0 \quad \text{et} \quad \left.\frac{\mathrm{d}^2E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}q^2}\right|_{q=0} = k^\star > 0

    Avec le choix de jauge E_{\mathrm{p}}(0) = 0, un développement de Taylor au second ordre pour les faibles déformations (|q| \ll L_0) conduit naturellement à :

    E_{\mathrm{p}}(q) \simeq \frac{1}{2} k^\star q^2
  2. Symétrie du système (parité) : Le bâton de craie étant symétrique (section carrée homogène), une flexion vers la droite (q > 0) ou vers la gauche (q < 0) d'une même amplitude |q| met en jeu le même travail élastique. La fonction E_{\mathrm{p}}(q) est donc nécessairement paire (E_{\mathrm{p}}(q) = E_{\mathrm{p}}(-q)), ce qui exclut tout terme d'ordre impair dans son développement (en particulier les termes en q et q^3).
  3. Cadre de l'élasticité linéaire : Le matériau est modélisé dans le domaine des petites déformations et de l'élasticité linéaire (loi de Hooke). L'énergie volumique de déformation étant proportionnelle au carré des déformations locales, l'énergie potentielle globale intégrée sur le volume de la craie est nécessairement quadratique en fonction de la coordonnée généralisée de déplacement q.
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2.2 · Application au stick-slip

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pulsation propre

Établir, en fonction des paramètres et , l'expression du carré de la pulsation propre () des oscillations libres de flexion du bâton de craie.

Voir l'indice

Identifier les termes d'énergie cinétique et potentielle équivalents pour retrouver l'expression classique \omega_0^2 = k^\star / M^\star.

Analyser la décroissance par paliers successifs de la DCO le long des 10 compartiments de la cascade.

Voir la stratégie

Pour déterminer la pulsation propre d'un système à un seul degré de liberté dont on connaît l'énergie cinétique et l'énergie potentielle :

  1. On écrit l'énergie mécanique E_{\mathrm{m}} = E_{\mathrm{c}} + E_{\mathrm{p}} en fonction de la variable d'état q et de sa dérivée \dot{q}.
  2. En l'absence de dissipation (oscillations libres), l'énergie mécanique est conservée : on dérive par rapport au temps pour obtenir l'équation différentielle du mouvement.
  3. On identifie la pulsation propre \omega_0 par comparaison avec l'équation canonique de l'oscillateur harmonique.
Voir la réponse courte

Pulsation propre du système masse-ressort équivalent : \omega_0^2 = k^\star / M^\star.

Voir le corrigé complet

Pour les oscillations libres du bâton de craie, le système équivalent est conservatif. D'après les questions Q18 et Q22, l'énergie cinétique et l'énergie potentielle élastique s'écrivent :

\begin{aligned} E_{\mathrm{c}} &= \frac{1}{2} M^{\star} \dot{q}^2 \\ E_{\mathrm{p}} &= \frac{1}{2} k^{\star} q^2 \end{aligned}

L'énergie mécanique totale du système vaut donc :

E_{\mathrm{m}} = E_{\mathrm{c}} + E_{\mathrm{p}} = \frac{1}{2} M^{\star} \dot{q}^2 + \frac{1}{2} k^{\star} q^2 = \text{cte}

En dérivant cette relation par rapport au temps, on obtient :

\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} = M^{\star} \dot{q} \ddot{q} + k^{\star} q \dot{q} = \dot{q} \left( M^{\star} \ddot{q} + k^{\star} q \right) = 0

Pour un mouvement oscillatoire non trivial (\dot{q} \neq 0), l'équation différentielle régissant l'évolution libre de q(t) est :

\ddot{q} + \frac{k^{\star}}{M^{\star}} q = 0

Par identification avec l'équation canonique de l'oscillateur harmonique libre \ddot{q} + \omega_0^2 q = 0, on en déduit l'expression du carré de la pulsation propre :

\boxed{\omega_0^2 = \frac{k^{\star}}{M^{\star}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : fréquence propre

Le carré de la pulsation propre s'exprime, avec les paramètres initiaux, selon la relation suivante :

Nous adoptons les valeurs suivantes : ; ; (4 autres centimètres sont utilisés pour la saisie – encastrement – du bâton de craie) ; .

Estimer la valeur de la fréquence propre correspondante.

Voir l'indice

Effectuer l'application numérique avec les grandeurs en unités SI, en veillant aux conversions de centimètres en mètres.

Identifier sur la courbe le temps au-delà duquel l'abattement marginal de pollution devient très faible au détriment du coût énergétique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la fréquence propre f_0 en fonction de la pulsation propre \omega_0 selon la relation f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} = \frac{1}{2\pi} \frac{h}{L_0^2} \sqrt{\frac{5E}{3\rho}}.
  2. Simplifier l'expression numérique sous le radical avant d'effectuer l'application numérique sans calculatrice avec un unique chiffre significatif, conformément aux consignes générales.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de f_0 = \omega_0/(2\pi), conduisant à une fréquence de quelques kilohertz.

Voir le corrigé complet

La fréquence propre f_0 associée à la pulsation propre \omega_0 est donnée par :

f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} = \frac{1}{2\pi} \sqrt{\frac{5Eh^2}{3\rho L_0^4}} = \frac{h}{2\pi L_0^2}\sqrt{\frac{5E}{3\rho}}

Calculons séparément le terme sous la racine :

\begin{aligned} \frac{5E}{3\rho} &= \frac{5 \times 10 \times 10^9}{3 \times 1500} = \frac{5 \times 10^{10}}{4500} = \frac{10^{10}}{900} = \frac{10^8}{9} = \left(\frac{10^4}{3}\right)^2 \end{aligned}

La racine carrée se simplifie donc exactement :

\sqrt{\frac{5E}{3\rho}} = \frac{10^4}{3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Par ailleurs, avec h = 1\text{ cm} = 10^{-2}\text{ m} et L_0 = 4\text{ cm} = 4 \times 10^{-2}\text{ m} :

\frac{h}{L_0^2} = \frac{10^{-2}}{(4\times 10^{-2})^2} = \frac{10^{-2}}{16 \times 10^{-4}} = \frac{100}{16} = \frac{25}{4}\text{ m}^{-1}

La pulsation propre vaut ainsi :

\omega_0 = \frac{25}{4} \times \frac{10^4}{3} = \frac{25}{12}\times 10^4 \simeq 2{,}1 \times 10^4\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

On en déduit la fréquence propre f_0 :

f_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} = \frac{25 \times 10^4}{24\pi}\text{ Hz}

En approximant 24\pi \simeq 24 \times 3{,}14 \simeq 75 :

f_0 \simeq \frac{250\,000}{75} = \frac{10\,000}{3} \simeq 3{,}3 \times 10^3\text{ Hz}

En ne conservant qu'un seul chiffre significatif comme demandé par l'énoncé :

\boxed{f_0 \simeq 3\text{ kHz}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : oscillateur harmonique

Nous considérons le système masse-ressort () équivalent au bâton de craie. Son évolution est décrite par la variable (se reporter à la figure (5)). Établir l'équation différentielle vérifiée par la variable . On y fera apparaître, en particulier, les paramètres et , et la variable .

Voir l'indice

Écrire le PFD sur le système équivalent masse-ressort sous sollicitation tangentielle T = \alpha N.

Montrer que le modèle théorique prédit une indépendance du taux de conversion et du rendement faradique vis-à-vis de la concentration d'entrée en régime diffusionnel.

Voir la stratégie
  1. Identifier les éléments du système équivalent : une masse effective M^\star repérée par l'abscisse u(t) de son extrémité inférieure Q, reliée par un ressort de raideur effective k^\star au support tracteur d'abscisse X_{\mathrm{B}}(t) = V_{\mathrm{B}} t.
  2. Exprimer le déplacement relatif q en fonction de u et X_{\mathrm{B}}, puis en déduire la force de rappel élastique équivalente exercée sur la masse M^\star.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masse M^\star selon la direction horizontale (\mathrm{O}x), en y incorporant la force de frottement T = \alpha(\dot{u}) N et la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{k^\star / M^\star}.
Voir la réponse courte

Bilan dynamique sur le modèle à un degré de liberté avec frottement de Coulomb à l'extrémité.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle discret masse-ressort équivalent :

  • Le support tracteur (3) avance à la vitesse constante V_{\mathrm{B}}, son abscisse est donc X_{\mathrm{B}}(t) = V_{\mathrm{B}} t (avec l'origine choisie telle que X_{\mathrm{B}}(0) = 0).
  • En l'absence de déformation (q = 0), l'extrémité inférieure se trouve en Q_0 à l'abscisse x_{Q_0} = X_{\mathrm{B}}(t).
  • Lorsque le bâton fléchit, le déplacement relatif de l'extrémité Q selon (\mathrm{O}x) est noté q, de sorte que l'abscisse de la masse M^\star est :

    u(t) = X_{\mathrm{B}}(t) + q(t) = V_{\mathrm{B}} t + q(t) \quad \implies \quad q(t) = u(t) - V_{\mathrm{B}} t

L'énergie potentielle élastique associée à la flexion s'écrit, d'après la relation (4) établie à la question Q22 :

E_{\mathrm{p}} = \frac{1}{2} k^\star q^2 = \frac{1}{2} k^\star (u - V_{\mathrm{B}} t)^2

La force élastique de rappel s'exerçant sur la masse équivalente selon \vec{e}_x dérive de cette énergie potentielle :

F_{\mathrm{el}} = -\frac{\partial E_{\mathrm{p}}}{\partial u} = -k^\star (u - V_{\mathrm{B}} t) = k^\star (V_{\mathrm{B}} t - u)

Appliquons le principe fondamental de la dynamique à la masse effective M^\star dans le référentiel galiléen du tableau, en projection sur l'axe horizontal (\mathrm{O}x) :

M^\star \ddot{u} = F_{\mathrm{el}} + T

où T est la composante tangentielle de la réaction de contact au point Q. En introduisant la grandeur sans dimension \alpha(\dot{u}) = T / N, on a T = \alpha(\dot{u}) N.

L'équation du mouvement devient ainsi :

M^\star \ddot{u} + k^\star u = \alpha(\dot{u}) N + k^\star V_{\mathrm{B}} t

En divisant par la masse effective M^\star et en utilisant la pulsation propre \omega_0^2 = \frac{k^\star}{M^\star} (établie à la question Q24), on obtient :

\boxed{\ddot{u} + \omega_0^2 u = \alpha(\dot{u}) \frac{N}{M^\star} + \omega_0^2 V_{\mathrm{B}} t}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : principe fondamental de la dynamique

Indiquer, à partir de cette équation, comment définir une accélération de la pesanteur effective de telle manière que cette grandeur joue un rôle analogue à celui joué par dans l'équation (1). Donner sa valeur.

Voir l'indice

Identifier le terme constant divisant \alpha avec le terme de pesanteur du modèle de la partie 1 pour poser g_{\text{eff}} = N/M^\star.

Conclure en comparant directement les taux d'abattement et les rendements énergétiques obtenus pour une même puissance injectée.

Voir la réponse courte

Identification du terme de force normale divisé par la masse équivalente M^\star pour définir g_{\text{eff}}.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle obtenue à la question Q26 pour le système équivalent masse-ressort s'écrit :

\ddot{u} + \omega_0^2 u = \alpha \frac{N}{M^\star} + \omega_0^2 V_{\mathrm{B}} t

Par comparaison terme à terme avec l'équation différentielle (1) établie pour le système modèle :

\ddot{u} + \omega_0^2 u = \alpha g + \omega_0^2 V_{\mathrm{B}} t

on identifie l'accélération de la pesanteur effective g_{\text{eff}} jouant le rôle de g :

\boxed{g_{\text{eff}} = \frac{N}{M^\star}}

Avec les valeurs numériques fournies :

  • N = 1\text{ N} ;
  • M^\star \simeq 1\text{ g} = 10^{-3}\text{ kg}.

On obtient numériquement :

g_{\text{eff}} = \frac{1}{10^{-3}} = 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{g_{\text{eff}} = 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}}

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, PTSI

Notions : onde acoustique, stick-slip

Avec la valeur de trouvée et en adoptant la valeur , nous obtenons les valeurs de paramètres suivantes : et .

À la lumière de l'étude conduite dans la partie (1), et en particulier des résultats déduits de l'analyse de la figure (2) (question (11)), caractériser la nature des oscillations (de flexion) du bâton de craie. Indiquer alors comment est reliée la fréquence du son émis par le phénomène de stick-slip à la fréquence propre de vibration du bâton de craie. Situer cette fréquence dans l'intervalle d'acuité de l'oreille humaine.

Voir l'indice

Comparer la valeur du paramètre r à 1 pour caractériser le régime oscillatoire et relier la fréquence fondamentale au spectre audible de l'oreille humaine.

Appliquer les règles IUPAC de nomenclature en repérant la chaîne carbonée principale la plus longue contenant les insaturations et fonctions prioritaires.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature des oscillations à partir de la valeur de r \ll 1 en exploitant la durée relative des phases de glissement et d'adhérence.
  2. Exprimer la durée angulaire totale d'un cycle \Delta pour relier la fréquence du stick-slip f_{\mathrm{ss}} à la fréquence propre f_0 déterminée à la question Q25.
  3. Conclure sur la valeur numérique de la fréquence et la situer par rapport à la bande passante et à la zone d'acuité maximale de l'oreille humaine.
Voir la réponse courte

Oscillations de stick-slip avec f_{\mathrm{ss}} \approx f_0 \sim 2\text{ à }4\text{ kHz}, situées dans la zone de sensibilité maximale de l'oreille.

Voir le corrigé complet

1. Nature des oscillations :

Le système effectue des oscillations auto-entretenues de coller-glisser (stick-slip). Puisque le paramètre r \simeq 10^{-1} \ll 1, le système se trouve dans le régime des vitesses relativement élevées (condition \mathrm{C}_{2\pi} établie à la question Q10) :

  • la phase de glissement est très largement dominante sur le cycle, de largeur angulaire \Delta_{12} \simeq 2\pi - 2r \approx 2\pi ;
  • la phase d'adhérence est très brève, de largeur angulaire \Delta_{23} \simeq 2r \ll 1.

L'oscillation est donc quasi-sinusoïdale durant la phase de glissement, périodiquement interrompue par une phase d'accrochage extrêmement courte.

2. Relation entre f_{\mathrm{ss}} et f_0 :

La période adimensionnée d'un cycle complet d'adhérence-glissement vaut :

\Delta = \Delta_{12} + \Delta_{23} \simeq (2\pi - 2r) + 2r = 2\pi

La période temporelle T_{\mathrm{ss}} des oscillations de stick-slip est donc reliée à la pulsation propre \omega_0 par :

T_{\mathrm{ss}} = \frac{\Delta}{\omega_0} \simeq \frac{2\pi}{\omega_0} = T_0 = \frac{1}{f_0}

On en déduit l'égalité approchée :

\boxed{f_{\mathrm{ss}} \simeq f_0 \simeq 3\text{ kHz}}

3. Situation dans l'intervalle d'acuité de l'oreille humaine :

Le domaine de l'audible pour l'oreille humaine s'étend d'environ 20\text{ Hz} à 20\text{ kHz}. La fréquence de vibration f_{\mathrm{ss}} \simeq 3\text{ kHz} est bien située dans ce domaine.

De plus, l'intervalle d'acuité (sensibilité) maximale de l'oreille humaine se situe précisément entre 2\text{ kHz} et 4\text{ kHz} (effet de résonance du conduit auditif externe). La fréquence de crissement de la craie se trouve donc exactement dans la zone où l'oreille est la plus sensible, ce qui explique le caractère particulièrement perçant, strident et désagréable de ce son.

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en PCSI

Notions : nomenclature

Donner les noms en nomenclature officielle du substrat 1 de départ ainsi que des deux adduits et .

Voir la stratégie

Pour nommer chaque composé selon la nomenclature systématique officielle (IUPAC) :

  1. Identifier la formule semi-développée de chaque molécule à partir de la figure 10 et de la position d'attaque (\alpha ou \gamma) du groupement prényle sur le benzaldéhyde.
  2. Déterminer la fonction principale (qui impose le suffixe), la chaîne carbonée principale (la plus longue comportant la fonction principale et le maximum d'insaturations), et le sens de numérotation donnant les indices les plus bas possibles.
  3. Énumérer les substituants par ordre alphabétique (sans tenir compte des préfixes multiplicateurs).
Voir la réponse courte

Règles IUPAC pour désigner un halogénoalcène et des alcools insaturés ramifiés.

Voir le corrigé complet

1. Substrat 1 :

  • Formule semi-développée : (\mathrm{CH}_3)_2\mathrm{C}=\mathrm{CH}-\mathrm{CH}_2\mathrm{Cl}.
  • La chaîne principale comporte 4 atomes de carbone et comprend la double liaison : c'est un dérivé du butène.
  • La double liaison est située entre les carbones 2 et 3 quel que soit le sens de numérotation (\text{but-2-ène}). Pour départager les deux sens, on cherche les plus bas indices pour les substituants : la numérotation de droite à gauche attribue l'indice 1 au chlore et 3 au groupe méthyle (indices 1,3, préférés à 2,4).
  • Les substituants sont le chlore en position 1 et un groupe méthyle en position 3 (classés par ordre alphabétique : chloro avant méthyle).
\boxed{\text{Substrat \textbf{1} : 1-chloro-3-méthylbut-2-ène}}

2. Adduit \boldsymbol{\alpha} :

  • L'adduit \alpha résulte de l'attaque du carbone \alpha (le carbone \mathrm{C}_1 portant initialement le chlore) sur le carbone électrophile du benzaldéhyde.
  • Formule semi-développée : \mathrm{C}_6\mathrm{H}_5-\mathrm{CH(OH)}-\mathrm{CH}_2-\mathrm{CH}=\mathrm{C}(\mathrm{CH}_3)_2.
  • La fonction principale est l'alcool (suffixe -ol), qui doit porter le plus bas indice possible (\mathrm{C}_1).
  • La chaîne principale la plus longue contenant le carbone fonctionnel et la double liaison comporte 5 atomes de carbone : c'est un \text{pent-3-én-1-ol}.
  • Les substituants sont un groupe méthyle en position 4 et un groupe phényle en position 1. Par ordre alphabétique (« m » avant « p ») :
\boxed{\text{Adduit } \alpha\text{ : 4-méthyl-1-phénylpent-3-én-1-ol}}

3. Adduit \boldsymbol{\gamma} :

  • L'adduit \gamma résulte de l'attaque du carbone \gamma (le carbone \mathrm{C}_3 portant les deux méthyles, avec transposition allylique) sur le benzaldéhyde.
  • Formule semi-développée : \mathrm{C}_6\mathrm{H}_5-\mathrm{CH(OH)}-\mathrm{C}(\mathrm{CH}_3)_2-\mathrm{CH}=\mathrm{CH}_2.
  • La fonction principale est l'alcool en position 1.
  • La chaîne principale la plus longue reliant le carbone fonctionnel et la double liaison comporte 4 atomes de carbone : c'est un \text{but-3-én-1-ol}.
  • Les substituants sont deux groupes méthyle en position 2 (diméthyl) et un groupe phényle en position 1. Par ordre alphabétique (« m » de méthyle avant « p » de phényle, le préfixe multiplicateur di- n'étant pas pris en compte) :
\boxed{\text{Adduit } \gamma\text{ : 2,2-diméthyl-1-phénylbut-3-én-1-ol}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Faisable en PCSI

Notions : mésomérie

La réduction de 1 par électrolyse conduit à un carbanion que l'on notera 1' et au départ de l'ion chlorure . Donner la demi-équation électronique de la réduction et représenter les différentes formes mésomères pour le carbanion 1'.

Voir l'indice

Écrire le transfert bi-électronique avec départ d'un chlorure et délocaliser le doublet non-liant sur le système allylique conjugué.

Voir la stratégie
  1. Établir la demi-équation électronique de réduction en identifiant les réactifs (le dérivé halogéné \mathbf{1} et les électrons captés à la cathode) et les produits (le carbanion allylique \mathbf{1'} et l'ion chlorure \mathrm{Cl^-}), en vérifiant la conservation des éléments et de la charge.
  2. Représenter les deux formes limites de résonance du système carbanionique allylique conjugué (\pi - \sigma - n) en faisant figurer les doublets non liants, les charges formelles et les flèches courbes décrivant le mouvement des doublets d'électrons.
Voir la réponse courte

Réduction bielectronique avec départ de \mathrm{Cl}^- et écriture des deux formes limites mésomères du carbanion allylique.

Voir le corrigé complet

1. Demi-équation électronique de la réduction :

La rupture hétérolytique de la liaison \mathrm{C-Cl} assistée par transfert de deux électrons provenant de la cathode conduit à l'anion chlorure et au carbanion allylique \mathbf{1'} :

\boxed{(\mathrm{CH_3})_2\mathrm{C}=\mathrm{CH}-\mathrm{CH_2Cl} + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow [(\mathrm{CH_3})_2\mathrm{C}=\mathrm{CH}-\mathrm{CH_2}]^- + \mathrm{Cl}^-}

2. Formes mésomères du carbanion \mathbf{1'} :

Le carbanion \mathbf{1'} est une espèce conjuguée de type allylique (\pi - \sigma - n), stabilisée par délocalisation du doublet non liant sur les trois atomes de carbone sp^2. On peut lui associer deux formes mésomères limites principales :

  • Une forme primaire (notée \mathbf{1'_\alpha}), où le doublet non liant et la charge formelle négative sont situés sur le carbone en bout de chaîne \mathrm{C_\alpha} :
  • Une forme tertiaire (notée \mathbf{1'_\gamma}), où le doublet non liant et la charge formelle négative sont situés sur le carbone le plus substitué \mathrm{C_\gamma}.

;

(3.8,0) – (4.8,0);

(B) at (8.5,0)

;

\boxed{ (\mathrm{CH_3})_2\mathrm{C}=\mathrm{CH}-\stackrel{\ominus}{\mathrm{C}}\mathrm{H}_2 \ \longleftrightarrow \ (\mathrm{CH_3})_2\stackrel{\ominus}{\mathrm{C}}-\mathrm{CH}=\mathrm{CH}_2 }

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en PCSI

Notions : addition nucléophile, mécanisme réactionnel

Montrer que la réaction entre 1' et 2 peut conduire aux deux adduits et . Indiquer le nom de la réaction mise en jeu ainsi que son mécanisme pour chacun des deux adduits.

Voir l'indice

Examiner l'attaque nucléophile du carbanion sur le carbone électrophile du carbonyle soit par son extrémité primaire, soit par son extrémité tertiaire.

Voir la stratégie
  1. Exploiter le caractère ambident du carbanion allylique \mathbf{1'} délocalisé établi à la question précédente (site nucléophile \mathrm{C}_\alpha primaire ou site nucléophile \mathrm{C}_\gamma tertiaire).
  2. Identifier la nature de la réaction avec le benzaldéhyde \mathbf{2} : addition nucléophile sur le groupe carbonyle, suivie d'une protonation de l'alcoolate formé.
  3. Détailler le mécanisme réactionnel étape par étape (mouvement des doublets d'électrons) conduisant respectivement à l'adduit \alpha et à l'adduit \gamma.
Voir la réponse courte

Attaque nucléophile du carbanion allylique sur le carbonyle selon le site carboné d'attaque \alpha ou \gamma.

Voir le corrigé complet

1. Caractère ambident du carbanion et régiochimie :

Le carbanion allylique \mathbf{1'} présente deux formes mésomères limites :

\underbrace{(\mathrm{CH}_3)_2\mathrm{C}=\mathrm{CH}-\stackrel{\ominus}{\mathrm{C}}\mathrm{H}_2}_{\text{forme } \alpha} \;\longleftrightarrow\; \underbrace{(\mathrm{CH}_3)_2\stackrel{\ominus}{\mathrm{C}}-\mathrm{CH}=\mathrm{CH}_2}_{\text{forme } \gamma}

Ce carbanion est un nucléophile ambident comportant deux sites réactifs riches en électrons :

  • le carbone \mathrm{C}_\alpha (primaire) ;
  • le carbone \mathrm{C}_\gamma (tertiaire).

Le benzaldéhyde \mathbf{2} (\mathrm{Ph-CHO}) possède un carbone carbonyle électrophile polarisé \delta^+ en raison de l'électronégativité de l'oxygène. L'attaque nucléophile du carbanion peut donc avoir lieu selon deux régiochimies distinctes :

  • une attaque par le carbone \mathrm{C}_\alpha conduisant, après protonation, à l'adduit \boldsymbol{\alpha} ;
  • une attaque par le carbone \mathrm{C}_\gamma conduisant, après protonation, à l'adduit \boldsymbol{\gamma}.

2. Nom de la réaction :

Il s'agit d'une addition nucléophile sur le groupe carbonyle (ou addition nucléophile 1,2), suivie de la protonation de l'alcoolate intermédiaire.

3. Mécanisme réactionnel pour chaque adduit :

  • Formation de l'adduit\boldsymbol{\alpha} :

    1. Addition nucléophile : le doublet porté par le carbone \mathrm{C}_\alpha du carbanion \mathbf{1'} attaque le carbone électrophile du carbonyle de \mathbf{2}, avec basculement du doublet \pi_{(\mathrm{C}=\mathrm{O})} sur l'atome d'oxygène :

      (\mathrm{CH}_3)_2\mathrm{C}=\mathrm{CH}-\mathrm{CH}_2^{\ominus} + \mathrm{Ph}-\mathrm{CHO} \longrightarrow (\mathrm{CH}_3)_2\mathrm{C}=\mathrm{CH}-\mathrm{CH}_2-\mathrm{CH}(\mathrm{O}^\ominus)-\mathrm{Ph}
    2. Protonation : l'alcoolate intermédiaire capte un proton (présent dans le milieu ou apporté lors du traitement acide/hydrolyse) pour donner l'alcool :

      (\mathrm{CH}_3)_2\mathrm{C}=\mathrm{CH}-\mathrm{CH}_2-\mathrm{CH}(\mathrm{O}^\ominus)-\mathrm{Ph} + \mathrm{H}^+ \longrightarrow \underbrace{(\mathrm{CH}_3)_2\mathrm{C}=\mathrm{CH}-\mathrm{CH}_2-\mathrm{CH}(\mathrm{OH})-\mathrm{Ph}}_{\text{adduit }\alpha}
  • Formation de l'adduit\boldsymbol{\gamma} :

    1. Addition nucléophile : le doublet non liant sur le carbone \mathrm{C}_\gamma (ou le doublet non liant sur \mathrm{C}_\alpha avec réarrangement allylique du système conjugué) attaque le carbone électrophile du benzaldéhyde :

      (\mathrm{CH}_3)_2\mathrm{C}^{\ominus}-\mathrm{CH}=\mathrm{CH}_2 + \mathrm{Ph}-\mathrm{CHO} \longrightarrow (\mathrm{CH}_3)_2\mathrm{C}(\mathrm{CH}=\mathrm{CH}_2)-\mathrm{CH}(\mathrm{O}^\ominus)-\mathrm{Ph}
    2. Protonation : l'alcoolate formé est protoné pour libérer l'alcool secondaire ramifié :

      (\mathrm{CH}_3)_2\mathrm{C}(\mathrm{CH}=\mathrm{CH}_2)-\mathrm{CH}(\mathrm{O}^\ominus)-\mathrm{Ph} + \mathrm{H}^+ \longrightarrow \underbrace{(\mathrm{CH}_3)_2\mathrm{C}(\mathrm{CH}=\mathrm{CH}_2)-\mathrm{CH}(\mathrm{OH})-\mathrm{Ph}}_{\text{adduit }\gamma}
\boxed{\text{La réaction mise en jeu est une addition nucléophile sur le carbonyle du benzaldéhyde, suivie d'une protonation.}}

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : nucléophile

Indiquer le site du carbanion 1' qui aura la plus grande interaction avec l'électrolyte perchlorate de tetrabutylammonium (). En déduire quel carbone présente le caractère nucléophile le plus important du carbanion 1' en solution, en présence de perchlorate de tetrabutylammonium.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Coulomb entre le cation tétrabutylammonium volumineux et l'atome de carbone portant la plus forte densité de charge négative.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de l'interaction entre le carbanion \mathbf{1'} et l'électrolyte (attraction électrostatique avec le cation tétrabutylammonium \mathrm{Bu}_4\mathrm{N}^+).
  2. Comparer les charges partielles issues de la figure 11 ainsi que l'accessibilité stérique des deux sites nucléophiles (\mathrm{C}_\alpha et \mathrm{C}_\gamma).
  3. Analyser l'effet du contre-ion volumineux sur la réactivité relative des deux sites carbanioniques pour déterminer le site nucléophile prépondérant en solution.
Voir la réponse courte

Appariement du volumineux cation ammonium sur le site le moins encombré et déduction du site réactif libre.

Voir le corrigé complet

1. Site d'interaction privilégiée avec l'électrolyte :

  • L'électrolyte apporte le cation tétrabutylammonium \mathrm{N(C_4H_9)_4^+} (noté \mathrm{Bu}_4\mathrm{N}^+), portant une charge nette positive. L'interaction entre ce cation et le carbanion délocalisé \mathbf{1'} est de nature électrostatique (formation d'une paire d'ions).
  • D'après la figure (11), le carbone primaire terminal (\mathrm{C}_\alpha) porte la charge partielle la plus négative :

    q(\mathrm{C}_\alpha) = -0{,}59\text{ e} \quad \text{contre} \quad q(\mathrm{C}_\gamma) = -0{,}37\text{ e}
  • De plus, le carbone primaire \mathrm{C}_\alpha est bien moins encombré que le carbone tertiaire \mathrm{C}_\gamma (qui porte deux groupes méthyle), ce qui facilite l'approche du cation \mathrm{Bu}_4\mathrm{N}^+.

Le site du carbanion \mathbf{1'} qui présente la plus grande interaction avec l'électrolyte est donc le carbone \mathrm{C}_\alpha (le carbone primaire portant le groupe -\mathrm{CH}_2).

2. Caractère nucléophile effectif en solution :

  • L'association étroite entre le cation volumineux \mathrm{Bu}_4\mathrm{N}^+ et le carbone \mathrm{C}_\alpha entraîne un fort encombrement stérique autour de ce carbone ainsi qu'un écrantage de sa charge négative.
  • Le site \mathrm{C}_\alpha se trouve ainsi masqué et passivé vis-à-vis de l'attaque d'une espèce électrophile.
  • Par conséquent, le carbone tertiaire \mathrm{C}_\gamma, libre de toute gêne stérique stœchiométrique liée au contre-ion, devient le site le plus disponible et le plus réactif.
\boxed{\text{En présence de }\mathrm{Bu}_4\mathrm{N}^+\text{, c'est le carbone }\mathrm{C}_\gamma\text{ qui présente le caractère nucléophile le plus important.}}

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Notions : régiosélectivité

Indiquer, en justifiant, l'adduit qui est formé majoritairement lors de la réaction entre le carbanion 1' et 2 en présence de perchlorate de tetrabutylammonium.

Voir l'indice

Déduire que le masquage stérique et électrostatique du site primaire oriente l'attaque nucléophile préférentiellement via le site libre.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la conclusion de la question Q31 concernant le site le plus nucléophile du carbanion \mathbf{1'} en solution.
  2. Relier le site d'attaque nucléophile du carbanion \mathbf{1'} sur le benzaldéhyde \mathbf{2} à la structure de l'adduit obtenu (établi à la question Q30).
  3. Conclure sur l'adduit formé majoritairement.
Voir la réponse courte

Déduction de l'adduit majoritaire à partir du site d'attaque préférentiellement démasqué du carbanion.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q31, l'association ionique préférentielle entre le cation tétrabutylammonium volumineux et le carbone primaire \mathrm{C}_\alpha (qui porte la densité de charge négative la plus forte, \delta = -0{,}59) masque et encombre stériquement ce site. En solution, c'est donc le carbone tertiaire \mathrm{C}_\gamma (\delta = -0{,}37) qui présente le caractère nucléophile prépondérant.

Comme établi à la question Q30 :

  • l'attaque nucléophile de l'atome de carbone \mathrm{C}_\gamma de \mathbf{1'} sur le carbone électrophile du benzaldéhyde \mathbf{2} forme la liaison \mathrm{C}-\mathrm{C}_\gamma, conduisant après protonation à l'adduit \gamma (\text{2,2-diméthyl-1-phénylbut-3-én-1-ol}) ;
  • l'attaque par l'atome de carbone \mathrm{C}_\alpha conduirait à l'adduit \alpha.

Le carbone \mathrm{C}_\gamma étant le centre réactionnel le plus réactif en présence de perchlorate de tétrabutylammonium, c'est l'adduit \gamma qui se forme majoritairement :

\boxed{\text{L'adduit formé majoritairement est l'adduit }\gamma.}

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI

Notions : chimie organique

En utilisant le spectre RMN , identifier l'adduit formé majoritairement lorsque l'aldéhyde est réduit. Attribuer les différents signaux observés en justifiant soigneusement.

Voir l'indice

Compter le nombre de protons et analyser la multiplicité des singulets caractéristiques des groupements méthyles pour trancher entre les deux squelettes.

Voir la stratégie
  1. Comparer le nombre et la nature des protons de l'adduit \alpha (\mathrm{PhCH(OH)-CH_2-CH=C(CH_3)_2}) et de l'adduit \gamma (\mathrm{PhCH(OH)-C(CH_3)_2-CH=CH_2}), en particulier au niveau des motifs éthyléniques et méthylènes.
  2. Identifier l'adduit correspondant au spectre à partir des signaux diagnostiques (présence d'un seul proton éthylénique et d'un motif -\mathrm{CH_2}-).
  3. Attribuer rigoureusement chaque signal en précisant le déplacement chimique \delta, l'intégration, la multiplicité et l'environnement chimique des protons.
Voir la réponse courte

Attribution des signaux RMN ^{1}\mathrm{H} (multiplicité, intégration, déplacement) identifiant sans ambiguïté l'adduit formé.

Voir le corrigé complet

Analysons les deux structures candidates :

  • Adduit \alpha : \mathrm{C_6H_5-CH(OH)-CH_2-CH=C(CH_3)_2}

    • 5 protons aromatiques (\mathrm{Ph}) ;
    • 1 proton carbinolique et benzylique (\mathrm{-CH(OH)-}) ;
    • 1 proton d'alcool (\mathrm{-OH}) ;
    • 2 protons d'un groupe méthylène allylique (\mathrm{-CH_2-}) ;
    • 1 seul proton éthylénique (\mathrm{-CH=C(Me)_2}) ;
    • 6 protons répartis en deux groupes méthyle allyliques non équivalents (=\mathrm{C(CH_3)_2}).
  • Adduit \gamma : \mathrm{C_6H_5-CH(OH)-C(CH_3)_2-CH=CH_2}

    • 5 protons aromatiques (\mathrm{Ph}) ;
    • 1 proton carbinolique et benzylique (\mathrm{-CH(OH)-}) ;
    • 1 proton d'alcool (\mathrm{-OH}) ;
    • 0 proton de type méthylène -\mathrm{CH_2}- ;
    • 3 protons éthyléniques appartenant au groupe vinyle terminal (\mathrm{-CH=CH_2}), attendus entre 5{,}0 et 6{,}0\text{ ppm} ;
    • 6 protons de deux méthyles portés par un carbone quaternaire saturé.

Sur le spectre fourni :

  • Il n'apparaît qu'un seul proton éthylénique (signal à \delta = 5{,}15\text{ ppm}, intégrant pour 1\,\mathrm{H}), ce qui est incompatible avec le motif vinyle -\mathrm{CH=CH_2} de l'adduit \gamma (qui nécessiterait 3\,\mathrm{H} dans ce domaine).
  • Il apparaît un signal intégrant pour 2\,\mathrm{H} à \delta = 2{,}43\text{ ppm}, caractéristique d'un groupe méthylène -\mathrm{CH_2}- allylique, absent dans l'adduit \gamma.

L'adduit obtenu est donc sans ambiguïté l'adduit \alpha :

\boxed{\text{Adduit formé majoritairement : l'adduit }\alpha}

Attribution détaillée des signaux de l'adduit \alpha :

  • \boldsymbol{\delta = 7{,}40\text{--}7{,}23\text{ ppm}} (m, 5\,\mathrm{H}) : 5 protons aromatiques du groupe phényle (\mathrm{C_6H_5-}), déblindés par le courant de cycle aromatique.
  • \boldsymbol{\delta = 5{,}15\text{ ppm}} (m, 1\,\mathrm{H}) : proton éthylénique -\mathrm{CH=C(CH_3)_2}, déblindé par la double liaison carbone-carbone (sp^2), couplé au -\mathrm{CH_2}- vicinal et aux méthyles allyliques par couplage à longue distance.
  • \boldsymbol{\delta = 4{,}68\text{ ppm}} (m, 1\,\mathrm{H}) : proton carbinolique -\mathrm{CH(OH)}-, fortement déblindé à la fois par l'atome d'oxygène électronégatif de la fonction alcool et par le noyau aromatique adjacent (position benzylique).
  • \boldsymbol{\delta = 2{,}43\text{ ppm}} (m, 2\,\mathrm{H}) : les 2 protons diastéréotopiques du groupement méthylène -\mathrm{CH_2}- en position allylique et adjacent au centre stéréogène.
  • \boldsymbol{\delta = 1{,}83\text{ ppm}} (singulet large, 1\,\mathrm{H}) : proton labile de la fonction hydroxyle -\mathrm{OH} (caractérisé par un pic élargi en raison des échanges chimiques).
  • \boldsymbol{\delta = 1{,}72\text{ ppm}} (s, 3\,\mathrm{H}) et \boldsymbol{\delta = 1{,}61\text{ ppm}} (s, 3\,\mathrm{H}) : protons des deux groupes méthyle allyliques portés par la double liaison (=\mathrm{C(CH_3)_2}). Ils présentent deux singulets distincts car ils sont stéréochimiquement non équivalents (l'un est en position cis par rapport à la chaîne principale, l'autre en trans).

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : courbe courant-potentiel

Au vu des résultats précédents, et des potentiels de réduction des deux espèces, proposer une explication à la sélectivité observée.

Voir l'indice

Comparer les potentiels standards apparents de réduction pour identifier quelle molécule est réduite en premier à la cathode à potentiel contrôlé.

Voir la stratégie
  1. Comparer les potentiels de réduction cathodique des deux espèces E_{\text{red}}(\mathbf{2}) = -1{,}52\text{ V/ref} et E_{\text{red}}(\mathbf{1}) = -2{,}20\text{ V/ref}, ainsi que leurs concentrations initiales.
  2. Relier chaque voie de réduction à la régiosélectivité observée : la réduction de l'aldéhyde \mathbf{2} conduit préférentiellement à l'adduit \alpha (étudié en Q33), tandis que la réduction du composé chloré \mathbf{1} forme le carbanion \mathbf{1'} conduisant préférentiellement à l'adduit \gamma (étudié en Q32).
  3. Conclure sur la proportion expérimentale obtenue (71\,\% de \alpha et 29\,\% de \gamma).
Voir la réponse courte

Réduction sélective du dérivé halogéné sans réduire l'aldéhyde grâce à l'écart de potentiels de réduction.

Voir le corrigé complet

D'après les données de l'énoncé :

E_{\text{red}}(\mathbf{2}) = -1{,}52\text{ V/ref} \quad > \quad E_{\text{red}}(\mathbf{1}) = -2{,}20\text{ V/ref}

Le benzaldéhyde \mathbf{2} présente un potentiel de réduction nettement moins négatif que le composé halogéné \mathbf{1} : il est donc beaucoup plus facile à réduire à la cathode. De plus, il a été introduit en large excès ([\mathbf{2}] = 2{,}0\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} contre [\mathbf{1}] = 0{,}500\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}).

Deux voies compétitives de réduction cathodique ont lieu en réacteur fermé :

  • Voie majoritaire (réduction de l'aldéhyde \mathbf{2}) : le benzaldéhyde \mathbf{2} étant l'espèce la plus électroactive et la plus concentrée, il est préférentiellement réduit à la cathode. D'après la question Q33, cette réduction passe par un intermédiaire radicalaire (radical-anion/cétyle) et conduit très majoritairement à l'adduit \boldsymbol{\alpha}.
  • Voie minoritaire (réduction du chlorure d'allyle \mathbf{1}) : en mode galvanostatique (j = 10\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2}), le potentiel de cathode devient suffisamment négatif pour permettre la réduction concurrente du composé \mathbf{1}. D'après la question Q32, cette réduction produit le carbanion allylique \mathbf{1'} qui s'additionne préférentiellement par sa position \gamma pour former l'adduit \boldsymbol{\gamma}.
\boxed{\text{La sélectivité obtenue ($71\,\%$ de $\alpha$ et $29\,\%$ de $\gamma$) résulte de la réduction majoritaire de l'aldéhyde $\mathbf{2}$ thermodynamiquement plus réductible.}}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : régiosélectivité

En utilisant les résultats des questions précédentes, justifier les résultats obtenus expérimentalement.

Voir l'indice

Prendre en compte la proximité de chaque réactif vis-à-vis de la cathode selon qu'il est injecté en solution A ou en solution B dans l'écoulement de Couette.

Voir la stratégie
  1. Identifier sur la figure (12) l'emplacement de l'électrode où se déroule la réduction (la cathode) et la solution en contact direct avec celle-ci (la solution A).
  2. Analyser le premier cas (solution A contenant le dérivé chloré 1) : déterminer quelle espèce subit la réduction cathodique et relier le produit obtenu aux résultats de la question Q32.
  3. Analyser le second cas (solution A contenant l'aldéhyde 2) : déterminer quelle espèce est réduite à la cathode et relier le produit obtenu aux résultats de la question Q33.
Voir la réponse courte

Synthèse des effets de potentiel et de solvant sur les sélectivités observées expérimentalement.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma de la figure (12), l'écoulement se fait sans mélange convectif (écoulement de Couette plan) :

  • La solution A s'écoule directement au contact de la cathode (électrode où s'effectuent les réductions) ;
  • La solution B s'écoule au voisinage de l'anode, sans contact direct avec la cathode.

Par conséquent, seule l'espèce présente dans la solution A est réduite à la cathode :

  • Premier cas : solution A = dérivé chloré 1, solution B = aldéhyde 2

    Le dérivé chloré 1 est en contact avec la cathode : il est réduit sélectivement en carbanion \mathbf{1'} selon la demi-équation établie à la question Q29. L'aldéhyde 2 n'est pas au contact de la cathode et ne subit donc aucune réduction directe.

    Le carbanion \mathbf{1'} ainsi formé diffuse vers la zone interfaciale entre les deux solutions et réagit par addition nucléophile avec l'aldéhyde 2. En présence de l'électrolyte \mathrm{Bu_4N^+\cdot ClO_4^-}, l'attaque s'effectue préférentiellement par le site \mathrm{C}_\gamma (questions Q31 et Q32), ce qui conduit très majoritairement à l'adduit \gamma.

    On retrouve parfaitement le résultat expérimental :

    \boxed{87\,\%\text{ d'adduit }\gamma \quad\text{et}\quad 13\,\%\text{ d'adduit }\alpha}
  • Second cas : solution A = aldéhyde 2, solution B = dérivé chloré 1

    L'aldéhyde 2 est cette fois la seule espèce au contact de la cathode : il est réduit sélectivement par voie monoélectronique pour former un intermédiaire radicalaire (ion radical cétyle). Le dérivé chloré 1, confiné dans la solution B, ne subit aucune réduction.

    D'après l'étude de la question Q33, le mécanisme radicalaire initié par la réduction de l'aldéhyde conduit très majoritairement à l'adduit \alpha.

    On retrouve ainsi de manière quantitative le résultat expérimental :

    \boxed{91\,\%\text{ d'adduit }\alpha \quad\text{et}\quad 9\,\%\text{ d'adduit }\gamma}

Le réacteur piston microfluidique à écoulement laminaire permet donc de contourner la compétition thermodynamique entre réductions observée en réacteur fermé, en imposant spatialement quelle espèce est réduite à la cathode.

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en PCSI

Notions : addition nucléophile

Proposer un mécanisme pour la formation de chacun des adduits à partir de l'organomagnésien dérivé du composé 1.

Voir l'indice

Proposer un mécanisme faisant intervenir un équilibre de métallotropie de l'organomagnésien ou un état de transition cyclique à six centres de type Zimmermann-Traxler.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la structure de l'organomagnésien allylique issu du dérivé chloré 1 et préciser la dynamique d'isomérisation (équilibre métallotrope) propre aux magnésiens allyliques.
  2. Décrire les deux modes opératoires conduisant aux adduits \alpha et \gamma :

    • soit par addition nucléophile directe (1,2) à partir des deux isomères métallotropes en équilibre ;
    • soit via un état de transition cyclique à six centres (très favorisé pour les magnésiens allyliques).
  3. Conclure sur l'étape classique d'hydrolyse acide ménagée libérant les alcools correspondants.
Voir la réponse courte

Formation de l'organomagnésien allylique puis addition nucléophile sur l'aldéhyde avec réarrangement allylique.

Voir le corrigé complet

L'organomagnésien formé à partir du composé 1 est un organomagnésien allylique. Deux descriptions complémentaires permettent de rendre compte de la formation des deux adduits :

1. Équilibre métallotrope et additions directes En solution, les organomagnésiens allyliques sont soumis à un réarrangement allylique rapide (équilibre métallotrope entre forme primaire et forme tertiaire) :

\underbrace{(\mathrm{CH}_3)_2\mathrm{C}=\mathrm{CH}-\mathrm{CH}_2-\mathrm{MgCl}}_{\text{forme primaire \textbf{A} (majoritaire)}} \ \rightleftharpoons \ \underbrace{(\mathrm{CH}_3)_2\mathrm{C}(\mathrm{MgCl})-\mathrm{CH}=\mathrm{CH}_2}_{\text{forme tertiaire \textbf{B} (très minoritaire)}}

Chaque forme peut alors réagir par addition nucléophile classique sur le groupe carbonyle du benzaldéhyde \mathrm{Ph}-\mathrm{CHO} :

  • Formation de l'adduit \alpha : L'attaque du carbone \mathrm{C}_\alpha nucléophile de l'isomère primaire A sur le carbone électrophile du benzaldéhyde conduit à un alcoolate de magnésium intermédiaire :

    \begin{aligned} (\mathrm{CH}_3)_2\mathrm{C}=\mathrm{CH}-\mathrm{CH}_2-\mathrm{MgCl} + \mathrm{Ph}-\mathrm{CHO} &\longrightarrow (\mathrm{CH}_3)_2\mathrm{C}=\mathrm{CH}-\mathrm{CH}_2-\mathrm{CH}(\mathrm{OMgCl})-\mathrm{Ph} \\ &\xrightarrow{\mathrm{H_3O^+}} \underbrace{(\mathrm{CH}_3)_2\mathrm{C}=\mathrm{CH}-\mathrm{CH}_2-\mathrm{CH(OH)}-\mathrm{Ph}}_{\text{adduit }\alpha} \end{aligned}
  • Formation de l'adduit \gamma : L'attaque du carbone \mathrm{C}_\gamma nucléophile de l'isomère tertiaire B sur le benzaldéhyde conduit à l'autre régioisomère :

    \begin{aligned} \mathrm{H_2C}=\mathrm{CH}-\mathrm{C}(\mathrm{CH}_3)_2-\mathrm{MgCl} + \mathrm{Ph}-\mathrm{CHO} &\longrightarrow \mathrm{H_2C}=\mathrm{CH}-\mathrm{C}(\mathrm{CH}_3)_2-\mathrm{CH}(\mathrm{OMgCl})-\mathrm{Ph} \\ &\xrightarrow{\mathrm{H_3O^+}} \underbrace{\mathrm{H_2C}=\mathrm{CH}-\mathrm{C}(\mathrm{CH}_3)_2-\mathrm{CH(OH)}-\mathrm{Ph}}_{\text{adduit }\gamma} \end{aligned}

2. Mécanisme concerté par état de transition cyclique à 6 centres Le comportement des réactifs de Grignard allyliques s'explique plus fidèlement par une réaction concertée via un état de transition cyclique à six centres (type chaise) :

  • L'atome de magnésium de la forme primaire A se coordonne à l'atome d'oxygène du carbonyle ;
  • La double liaison allylique attaque simultanément le carbone carbonyle via sa position \gamma (\mathrm{C}(\mathrm{CH}_3)_2), avec transfert de double liaison vers la liaison \mathrm{C}_\alpha-\mathrm{C}_\beta et rupture de la liaison \mathrm{C}_\alpha-\mathrm{Mg} :

Ce mécanisme prépondérant génère ainsi préférentiellement l'intermédiaire de l'adduit \gamma, qui donne l'adduit \gamma après hydrolyse acide \mathrm{H_3O^+}. De manière symétrique, l'état de transition cyclique à six centres formé à partir de la forme tertiaire B conduit à l'adduit \alpha.

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : réacteur piston

Indiquer les avantages de l'utilisation de l'électrolyse en réacteur piston plutôt que la séquence réactionnelle proposée à la question précédente.

Voir l'indice

Souligner le caractère écocompatible de l'électrosynthèse (absence de réactifs stœchiométriques métalliques toxiques et conditions douces de flux continu).

Voir la stratégie

Pour répondre de manière complète et structurée, on compare la synthèse électrochimique en réacteur piston (en flux continu) et la méthode classique par voie organomagnésienne selon trois axes majeurs :

  1. la sélectivité (régiosélectivité modulable à façon) ;
  2. la chimie verte, l'économie d'atomes et la gestion des déchets ;
  3. la sécurité et les aspects liés au procédé en flux continu.
Voir la réponse courte

Procédé continu évitant la manipulation d'organométalliques sensibles à l'air et à l'eau, limitant les sous-produits.

Voir le corrigé complet

L'utilisation de l'électrolyse en réacteur piston présente plusieurs avantages déterminants par rapport à la méthode organomagnésienne :

  • Contrôle et modularité de la régiosélectivité :

    • Par voie organomagnésienne, l'addition de l'halogénure d'allylmagnésium conduit inévitablement à un mélange d'adduits \alpha et \gamma (en raison de l'équilibre de métallotropie et/ou d'un état de transition cyclique à 6 centres), difficilement contrôlable et nécessitant des étapes lourdes de purification.
    • En réacteur piston à double entrée, il est possible de piloter la régiosélectivité simplement en choisissant la solution injectée au contact de la cathode : on obtient jusqu'à 91\,\% d'adduit \alpha (en réduisant l'aldéhyde \mathbf{2}) ou 87\,\% d'adduit \gamma (en réduisant le dérivé chloré \mathbf{1}).
  • Chimie verte et économie d'atomes :

    • L'électron joue le rôle de réactif réducteur « propre » : le procédé ne consomme pas de métal réducteur stœchiométrique tel que le magnésium (\mathrm{Mg}).
    • L'absence de magnésium évite la génération de sels minéraux comme sous-produits stœchiométriques (\mathrm{Mg(OH)Cl} ou sels dérivés lors de l'hydrolyse), réduisant drastiquement le facteur environnemental E.
    • La synthèse s'effectue en une seule étape continue, sans étape ultérieure d'hydrolyse acide.
  • Sécurité et opérabilité (procédé en flux continu) :

    • Les organomagnésiens allyliques sont particulièrement instables, sensibles à l'humidité et à l'air, et très enclins à des réactions parasites d'homocouplage de Wurtz lors de leur préparation.
    • Le réacteur piston (chimie en flux) permet de générer in situ et à l'état de traces les intermédiaires réactifs très énergétiques (radicaux-anions ou carbanions), sans accumulation dans le milieu, ce qui minimise les risques thermiques et sécuritaires et facilite le passage à l'échelle industrielle (scale-up).
\boxed{\text{Avantages : haute régiosélectivité modulable, absence de } \mathrm{Mg} \text{ stœchiométrique, sécurité et chimie en flux.}}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique-Chimie L PC 2024 ?

Surtout 4 chapitres : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (30 % des questions, parties 1 et 2), Thermodynamique chimique et équilibres (19 %, partie 1), Oxydoréduction et électrochimie (17 %) et Chimie organique (12 %, partie 2). Plus ponctuellement : Ondes mécaniques et acoustiques, Mécanique du solide, Cinétique chimique, Cinématique et dynamique du point et Circuits électriques et régimes transitoires.

Peut-on travailler le sujet ENS Physique-Chimie L PC 2024 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 45 questions sur 72 (62 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la partie 1 en entier (Q1 (partie 1) à Q13 (partie 1)) et la partie 2 en entier (Q14 (partie 2) à Q28 (partie 2)). Avec les autres programmes de première année : 38 en PTSI.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique-Chimie L PC 2024 ?

Environ 5 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie 1 est la plus longue (environ 1 h 45).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique-Chimie L PC 2024 ?

Aucune question n'est vraiment difficile : toutes sont cotées 1 ou 2 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique-Chimie L PC 2024 ?

Questions de cours : Q1 (partie 1) (équilibre d'un solide), Q14 (partie 2) (loi de hooke), Q24 (partie 2) (pulsation propre), Q1 (partie 1) (réacteur ouvert), Q6 (partie 1) (vitesse de réaction), Q9 (partie 1) (courant limite de diffusion), Q28 (partie 2) (nomenclature), Q30 (partie 2) (addition nucléophile)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q15 (partie 2) (énergie potentielle), Q2 (partie 1) (réaction d'oxydoréduction), Q4 (partie 1) (demi-équation électronique), Q10 (partie 1) (courbe courant-potentiel), Q11 (partie 1) (courbe courant-potentiel), Q15 (partie 1) (réacteur parfaitement agité), Q17 (partie 1) (réacteur piston) et Q33 (partie 2) (chimie organique).

Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique-Chimie L PC 2024 ?

Comment inverser la relation tan (φ₂/2) = -r en Q9 (partie 1) et Q10 (partie 1) ?

En tenant compte du fait que \phi_2 \in ]\pi, 2\pi[, soit \phi_2/2 \in ]\pi/2, \pi[. L'angle cherché s'écrit \phi_2 = 2(\pi - \arctan r) et non -2\arctan(r), ce qui garantit une durée de glissement strictement positive.

Pourquoi la cinétique d'électrolyse passe-t-elle d'un ordre 0 à 1 en Q12 (partie 1) ?

Parce que le régime cinétique change : pour \begin{aligned}t &lt; t_m\end{aligned}, le courant constant imposé impose une disparition linéaire (ordre 0 apparent), tandis que pour \begin{aligned}t &gt; t_m\end{aligned}, la réaction est limitée par le flux de diffusion du réactif, proportionnel à sa concentration (ordre 1).

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.