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Corrigé détaillé CCINP Physique MP 2020

Lumière et changements de référentiels : de l'éther luminifère à la relativité restreinte

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 10 questions sur 38. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : PTSI 6 · MP2I 9 · TSI1 9 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet moyen · Optique ondulatoire, Électrocinétique et électronique, Mécanique · 7 incontournables · 10 questions de première année
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Ce sujet propose une fresque historique et technologique passionnante autour de la vitesse de la lumière et du concept d'éther luminifère, depuis les expériences fondatrices du XIXe siècle jusqu'aux gyromètres à fibre optique modernes équipant les centrales inertielles aéronautiques.

Très progressif et fidèle à l'esprit du concours CCINP, il balaie un large spectre du programme de MP : optique interférentielle classique (Michelson en lame d'air et coin d'air), électromagnétisme avec mise en évidence des limites des lois galiléennes, traitement du signal (modulation de phase, décomposition harmonique de Bessel, détection synchrone et filtrage passe-bas), complété par une sous-partie de simulation numérique en Python (méthodes d'Euler et de Heun / Runge-Kutta 2). C'est un problème incontournable pour réviser efficacement l'optique ondulatoire, les outils de traitement du signal et les schémas numériques.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,49/20)
Temps estimé
≈ 3 h pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

7 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

28 questions rapides et accessibles · 3 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (28) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (3) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : données en annexe
  • Données en annexe

    L'annexe située en fin de sujet rassemble les développements en séries de Bessel indispensables pour décomposer le signal optique en Q29 et analyser les courbes de réponse temporelle en Q38.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

38 questions
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Partie I : L'expérience "MM" : Michelson et Morley (1887)

Question 1

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : composition des vitesses, référentiel galiléen

Reproduire la figure 1 et la compléter en dessinant les "triangles des vitesses" reliant les vecteurs , et aux points , , , et en supposant qu'une loi de composition galiléenne des vitesses s'applique. Attribuer à chaque expression fournie ci-dessous la norme correspondante :

Voir l'indice

Écrire la composition des vitesses galiléenne \vec{v}_{\varepsilon i} = \vec{c}_{\varepsilon i} + \vec{w} en veillant à la direction imposée de la trajectoire dans le référentiel de l'observateur. Appliquer le théorème de Pythagore pour les trajets transverses.

Voir la stratégie
  1. Écrire la loi de composition galiléenne des vitesses reliant la vitesse \vec{v}_{\varepsilon i} dans le référentiel de l'observateur (\mathrm{R}_{\text{obs}}), la vitesse \vec{c}_{\varepsilon i} dans le référentiel de l'éther (\mathrm{R}_{\text{eth}}) et la vitesse d'entraînement du fluide d'éther \vec{w} = w \vec{e}_x par rapport à (\mathrm{R}_{\text{obs}}).
  2. Imposer la direction de propagation observée dans (\mathrm{R}_{\text{obs}}) (fixée par la géométrie des bras de l'interféromètre) et la condition d'isotropie dans (\mathrm{R}_{\text{eth}}) : \|\vec{c}_{\varepsilon i}\| = c.
  3. Construire les triangles vectoriels et en déduire la norme de chaque vitesse.
Voir la réponse courte

Construction des triangles des vitesses selon la loi galiléenne et identification des normes des vitesses de la lumière dans chaque bras.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de la cinématique galiléenne classique, la vitesse \vec{v}_{\varepsilon i} de la lumière dans le référentiel du laboratoire (\mathrm{R}_{\text{obs}}) est liée à sa vitesse \vec{c}_{\varepsilon i} dans le référentiel de l'éther (\mathrm{R}_{\text{eth}}) par la loi d'addition des vitesses :

\vec{v}_{\varepsilon i} = \vec{c}_{\varepsilon i} + \vec{w} \iff \vec{c}_{\varepsilon i} = \vec{v}_{\varepsilon i} - \vec{w}

avec \|\vec{c}_{\varepsilon i}\| = c, la célérité de la lumière dans l'éther étant isotrope.

Les bras de l'interféromètre étant immobiles dans (\mathrm{R}_{\text{obs}}), les vecteurs vitesse \vec{v}_{\varepsilon i} sont obligatoirement colinéaires aux bras pour que les faisceaux atteignent les miroirs et reviennent sur la séparatrice :

  • Voie 1 (aller, point \mathrm{A}_1) : le trajet s'effectue selon +\vec{e}_x. Les vecteurs \vec{c}_{a1} et \vec{w} sont de même sens :

    \vec{v}_{a1} = (c+w)\,\vec{e}_x \implies v_{a1} = c + w
  • Voie 1 (retour, point \mathrm{R}_1) : le trajet s'effectue selon -\vec{e}_x. La vitesse \vec{c}_{r1} = -c\,\vec{e}_x s'oppose au vent d'éther \vec{w} = w\,\vec{e}_x :

    \vec{v}_{r1} = -(c-w)\,\vec{e}_x \implies v_{r1} = c - w
  • Voie 2 (aller, point \mathrm{A}_2) : la vitesse \vec{v}_{a2} = v_{a2}\,\vec{e}_y est orthogonale à \vec{w}. Le triangle (\vec{v}_{a2}, \vec{w}, \vec{c}_{a2}) est rectangle en l'extrémité de \vec{v}_{a2}, avec \vec{c}_{a2} pour hypoténuse :

    c^2 = v_{a2}^2 + w^2 \implies v_{a2} = \sqrt{c^2 - w^2}
  • Voie 2 (retour, point \mathrm{R}_2) : de façon identique, la vitesse \vec{v}_{r2} = -v_{r2}\,\vec{e}_y est dirigée selon -\vec{e}_y :

    c^2 = v_{r2}^2 + w^2 \implies v_{r2} = \sqrt{c^2 - w^2}

On attribue ainsi les normes correspondantes :

\boxed{v_{a1} = c + w \quad ; \quad v_{r1} = c - w \quad ; \quad v_{a2} = \sqrt{c^2 - w^2} \quad ; \quad v_{r2} = \sqrt{c^2 - w^2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soignez vos schémas vectoriels et veillez à la cohérence entre le dessin et les normes choisies.

« La représentation graphique de la loi de composition vectorielle des vitesses a posé beaucoup de problèmes. Les schémas des vecteurs sont souvent bâclés, voire illisibles. »

« L’attribution des normes des vitesses est souvent erronée et/ou incohérente avec le schéma des vitesses donné par le candidat. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : interféromètre de michelson, ordre d'interférence, retard temporel

En déduire l'expression de la différence des durées de parcours de la lumière arrivant à l'oculaire en suivant la voie 1 (respectivement 2) dans la configuration . Faire un développement limité de à l'ordre 2 en . Donner alors l'expression de l'ordre d'interférence en fonction de la fréquence , de , de et du rapport (on rappelle que l'ordre d'interférence de deux signaux lumineux cohérents entre eux et présentant un déphasage est égal à ).

Voir l'indice

Exprimer la durée totale sur chaque bras comme la somme des durées aller et retour. Effectuer un développement limité de (1 - x^2)^{-1} et (1 - x^2)^{-1/2} en posant x = w/c. Relier l'ordre d'interférence au déphasage par p = \nu \tau.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les durées d'aller-retour \tau_1(\alpha) et \tau_2(\alpha) pour chaque bras en utilisant les vitesses déterminées en Q1.
  2. Effectuer le développement limité à l'ordre 2 en w/c des deux durées de parcours pour obtenir \tau(\alpha).
  3. Relier le retard temporel \tau(\alpha) au déphasage \varphi puis à l'ordre d'interférence p(\alpha) = \varphi / (2\pi) = \nu\tau(\alpha).
Voir la réponse courte

Calcul des durées de parcours le long des deux bras, développement limité à l'ordre deux en w/c et expression de l'ordre d'interférence.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q1, les normes des vitesses de propagation dans (\mathrm{R}_{\text{obs}}) sur les deux voies sont :

  • voie 1 (trajet aller suivant +Ox puis retour suivant -Ox) :

    v_{a1} = c + w \quad \text{et} \quad v_{r1} = c - w
  • voie 2 (trajets aller et retour selon Oy) :

    v_{a2} = v_{r2} = \sqrt{c^2 - w^2}

Les durées d'aller-retour sur les voies 1 et 2 s'écrivent :

\begin{aligned} \tau_1(\alpha) &= \frac{L}{v_{a1}} + \frac{L}{v_{r1}} = \frac{L}{c+w} + \frac{L}{c-w} = \frac{2Lc}{c^2 - w^2} = \frac{2L}{c} \frac{1}{1 - \left(\frac{w}{c}\right)^2} \\ \tau_2(\alpha) &= \frac{L}{v_{a2}} + \frac{L}{v_{r2}} = \frac{2L}{\sqrt{c^2 - w^2}} = \frac{2L}{c} \frac{1}{\sqrt{1 - \left(\frac{w}{c}\right)^2}} \end{aligned}

La différence des durées de parcours \tau(\alpha) = \tau_2(\alpha) - \tau_1(\alpha) est donc :

\boxed{\tau(\alpha) = \frac{2L}{c} \left[ \frac{1}{\sqrt{1 - \left(\frac{w}{c}\right)^2}} - \frac{1}{1 - \left(\frac{w}{c}\right)^2} \right]}

Au voisinage de w/c \ll 1, effectuons les développements limités à l'ordre 2 en posant x = w/c :

\begin{aligned} \frac{1}{1 - x^2} &= 1 + x^2 + o(x^2) \\ \frac{1}{\sqrt{1 - x^2}} = (1 - x^2)^{-1/2} &= 1 + \left(-\frac{1}{2}\right)(-x^2) + o(x^2) = 1 + \frac{1}{2}x^2 + o(x^2) \end{aligned}

Il vient :

\tau(\alpha) = \frac{2L}{c} \left[ \left(1 + \frac{1}{2}\left(\frac{w}{c}\right)^2\right) - \left(1 + \left(\frac{w}{c}\right)^2\right) + o\left(\frac{w}{c}\right)^2 \right]

Soit, à l'ordre 2 en w/c :

\boxed{\tau(\alpha) = -\frac{L}{c} \left(\frac{w}{c}\right)^2}

Le déphasage entre les ondes issues des voies 2 et 1 à l'oculaire est relié au retard temporel par :

\varphi(\alpha) = \omega \, \tau(\alpha) = 2\pi\nu \, \tau(\alpha)

L'ordre d'interférence s'en déduit directement :

p(\alpha) = \frac{\varphi(\alpha)}{2\pi} = \nu \, \tau(\alpha)
\boxed{p(\alpha) = -\frac{L\nu}{c} \left(\frac{w}{c}\right)^2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Entraînez-vous à exprimer rigoureusement les durées de parcours et à mener les développements limités à l'ordre demandé.

« On note des difficultés à exprimer une durée de parcours. »

« L’écriture d’un développement limité à un ordre donné pose quelques problèmes »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : interféromètre de michelson, ordre d'interférence

Avec le moins possible de calculs, donner de même les expressions : – de la différence des durées de parcours de la lumière arrivant à l'oculaire en suivant la voie 1 (respectivement 2) dans la configuration ; – du développement limité de à l'ordre 2 en ; – de l'ordre d'interférence en fonction de , , et du rapport .

Voir l'indice

Remarquer que la rotation de 90^\circ échange simplement les rôles des voies 1 et 2 vis-à-vis du vent d'éther, d'où une inversion de signe pour le retard temporel.

Voir la stratégie
  1. Remarquer que la rotation de 90^\circ du dispositif échange les orientations respectives des deux bras par rapport au vent d'éther : le bras 2 se retrouve dans l'axe du vent et le bras 1 lui devient perpendiculaire.
  2. Permuter les indices 1 et 2 dans les résultats de la question Q2 pour en déduire directement l'expression exacte, le développement limité ainsi que l'ordre d'interférence dans la configuration \beta.
Voir la réponse courte

Déduction directe par permutation des bras des durées de parcours et de l'ordre d'interférence dans la configuration \beta.

Voir le corrigé complet

Lors du passage de la configuration \alpha à la configuration \beta, le dispositif subit une rotation horaire de 90^\circ. Ainsi :

  • le bras \mathrm{n^\circ\,2} devient colinéaire au vent d'éther \vec{w} (rôle précédemment joué par le bras \mathrm{n^\circ\,1}) ;
  • le bras \mathrm{n^\circ\,1} devient orthogonal à \vec{w} (rôle précédemment joué par le bras \mathrm{n^\circ\,2}).

Les durées de parcours sur chaque voie se déduisent donc de celles établies à la question Q2 par simple permutation des indices 1 et 2 :

\begin{aligned} \tau_1(\beta) &= \tau_2(\alpha) = \frac{2L}{\sqrt{c^2 - w^2}} = \frac{2L}{c}\frac{1}{\sqrt{1 - \left(\frac{w}{c}\right)^2}} \\ \tau_2(\beta) &= \tau_1(\alpha) = \frac{2Lc}{c^2 - w^2} = \frac{2L}{c}\frac{1}{1 - \left(\frac{w}{c}\right)^2} \end{aligned}

La différence des durées de parcours dans la configuration \beta s'écrit alors :

\tau(\beta) = \tau_2(\beta) - \tau_1(\beta) = \tau_1(\alpha) - \tau_2(\alpha) = -\tau(\alpha)

soit sous forme développée :

\boxed{\tau(\beta) = \frac{2L}{c}\left(\frac{1}{1 - \left(\frac{w}{c}\right)^2} - \frac{1}{\sqrt{1 - \left(\frac{w}{c}\right)^2}}\right)}

D'après le développement limité à l'ordre 2 de \tau(\alpha) obtenu à la question Q2, on en déduit immédiatement :

\boxed{\tau(\beta) = \frac{L}{c}\left(\frac{w}{c}\right)^2}

L'ordre d'interférence étant défini par p(\beta) = \frac{\varphi(\beta)}{2\pi} = \nu \tau(\beta), il vient :

\boxed{p(\beta) = \frac{L\nu}{c}\left(\frac{w}{c}\right)^2}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : interféromètre de michelson, ordre d'interférence

Soit la variation de l'ordre d'interférence produite lors du passage de l'interféromètre de la configuration à la configuration . Montrer que

Voir l'indice

Faire la différence \Delta p = p(\beta) - p(\alpha) à partir des expressions approchées obtenues en Q2 et Q3.

Voir la réponse courte

Différence des ordres d'interférence entre les deux configurations pour faire apparaître le décalage quadratique en w/c.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q2 et Q3, les ordres d'interférence dans les configurations \alpha et \beta s'écrivent respectivement à l'ordre 2 en \frac{w}{c} :

\begin{aligned} p(\alpha) &= -\frac{L\nu}{c}\left(\frac{w}{c}\right)^2 \\ p(\beta) &= \frac{L\nu}{c}\left(\frac{w}{c}\right)^2 \end{aligned}

La variation de l'ordre d'interférence lors du passage de la configuration \alpha à la configuration \beta vaut donc :

\Delta p = p(\beta) - p(\alpha) = \frac{L\nu}{c}\left(\frac{w}{c}\right)^2 - \left(-\frac{L\nu}{c}\left(\frac{w}{c}\right)^2\right)

On obtient bien :

\boxed{\Delta p = 2L\,\frac{\nu}{c}\left(\frac{w}{c}\right)^2}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne modifiez pas indûment vos calculs précédents pour forcer l'obtention du résultat fourni.

« La donnée de Δp permet de traiter la suite en cas d'erreur, mais aussi de repérer quelques candidats qui modifient les résultats précédents de manière indue pour parvenir à la bonne formule »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : interféromètre de michelson, coin d'air, interfrange

De manière à visualiser un petit nombre de franges d'interférence à l'oculaire micrométrique, on règle l'interféromètre en coin d'air à partir de la configuration en opérant une toute petite rotation du miroir autour de son diamètre . La figure d'interférences se présente alors comme un ensemble de franges rectilignes parallèles équidistantes d'interfrange . En supposant la variation de l'ordre d'interférence obtenue en Q4 inchangée par ce nouveau réglage, indiquer quelle modification de la figure d'interférences est attendue lors du passage de la configuration à la configuration . Exprimer cette modification à l'aide de et .

Voir l'indice

Rappeler le lien fondamental entre le déplacement spatial \Delta x des franges rectilignes, l'interfrange i et la variation de l'ordre d'interférence : \Delta x = \Delta p \cdot i.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'ordre d'interférence en tout point du champ après réglage en coin d'air pour les deux configurations.
  2. Déterminer l'effet d'une variation globale et spatiellement uniforme \Delta p sur un réseau de franges rectilignes équidistantes d'interfrange i.
Voir la réponse courte

Déplacement des franges rectilignes du coin d'air d'une distance \Delta x = \Delta p \cdot i lors de la rotation de l'interféromètre.

Voir le corrigé complet

Le réglage en coin d'air impose une différence de marche qui varie linéairement le long d'une coordonnée de l'espace x' (perpendiculaire aux franges) :

p(x') = p_0 + \frac{x'}{i}

où i désigne l'interfrange.

Lors du passage de la configuration \alpha à la configuration \beta, l'ordre d'interférence en tout point subit une variation uniforme égale à \Delta p = p(\beta) - p(\alpha) (d'après la question Q4), sans modification de l'angle du coin d'air ni de la longueur d'onde du faisceau. L'interfrange i reste donc inchangé.

La figure d'interférences subit par conséquent une translation globale (un glissement latéral) dans la direction perpendiculaire aux franges, sans déformation ni modification de l'interfrange.

Une variation \Delta p = 1 correspondant au décalage d'un interfrange complet, le déplacement spatial \Delta x' du système de franges s'exprime par :

\boxed{\Delta x' = \Delta p \, i}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Lisez attentivement l'énoncé, qui rappelait le caractère rectiligne des franges observées.

« Quand elle l’est, de nombreux candidats indiquent que l’interfrange est modifié, ou bien évoquent des franges circulaires alors que l’énoncé rappelait que les franges étaient rectilignes »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : loi de kepler, vitesse orbitale, référentiel héliocentrique

En faisant l'hypothèse d'un éther immobile dans le référentiel héliocentrique et ne subissant aucun effet d'entraînement par l'atmosphère terrestre, Michelson et Morley comptaient observer cette modification avec une vitesse de vent d'éther de norme environ. a) Rappeler la définition du référentiel héliocentrique. b) Énoncer, sans les démontrer, les trois lois de Képler pour une planète autour du Soleil. c) Expliquer à quelle caractéristique terrestre correspond la valeur escomptée par Michelson et Morley. Retrouver cette valeur à partir de (constante de Newton), (masse du Soleil) et (durée de l'année terrestre). Faire l'application numérique avec , et .

Voir l'indice

Définir le référentiel héliocentrique. Énoncer les trois lois de Kepler. Pour une orbite quasi-circulaire, égaler l'accélération centripète à la force gravitationnelle pour exprimer la vitesse orbitale terrestre en fonction de G, M_{\mathrm{S}} et T_{\mathrm{an}}.

Voir la réponse courte

Énoncé des lois de Kepler et calcul de la vitesse orbitale de la Terre sur son orbite quasi-circulaire autour du Soleil.

Voir le corrigé complet

a) Le référentiel héliocentrique (ou référentiel de Képler) est défini par :

  • son origine, située au centre de masse du Système solaire (très proche du centre du Soleil) ;
  • trois axes dirigés vers trois étoiles lointaines considérées comme fixes.

C'est un référentiel galiléen avec une excellente précision pour l'étude du mouvement des corps du Système solaire.

b) Les trois lois de Képler s'énoncent, dans le référentiel héliocentrique, pour une planète de masse négligeable devant celle du Soleil :

  1. Première loi (loi des orbites) : La trajectoire du centre d'inertie de chaque planète est une ellipse dont le Soleil occupe l'un des foyers.
  2. Deuxième loi (loi des aires) : Le rayon-vecteur reliant le centre du Soleil au centre d'inertie de la planète balaie des aires égales pendant des durées égales (la vitesse surfacique est constante).
  3. Troisième loi (loi des périodes) : Le rapport entre le carré de la période de révolution T et le cube du demi-grand axe a de l'orbite est constant pour toutes les planètes :

    \frac{T^2}{a^3} = \frac{4\pi^2}{G M_{\mathrm{S}}}

c) La valeur w = 30,0\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} correspond à la vitesse orbitale moyenne de translation (révolution) de la Terre autour du Soleil. L'éther étant supposé au repos dans le référentiel héliocentrique, et la vitesse de rotation propre de la Terre à sa surface (v_{\mathrm{rot}} \le 0,46\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}) étant négligeable devant sa vitesse orbitale, un observateur terrestre se déplace dans l'éther à la vitesse w, ce qui engendre un « vent d'éther » apparent de même norme.

En assimilant l'orbite terrestre à un cercle de rayon R, la vitesse orbitale s'écrit :

w = \frac{2\pi R}{T_{\mathrm{an}}}

D'après la troisième loi de Képler appliquée à une trajectoire circulaire de rayon R = a :

\frac{T_{\mathrm{an}}^2}{R^3} = \frac{4\pi^2}{G M_{\mathrm{S}}} \implies R = \left(\frac{G M_{\mathrm{S}} T_{\mathrm{an}}^2}{4\pi^2}\right)^{1/3}

En injectant cette expression de R dans celle de w, on obtient :

w = \frac{2\pi}{T_{\mathrm{an}}} \left(\frac{G M_{\mathrm{S}} T_{\mathrm{an}}^2}{4\pi^2}\right)^{1/3} = \left(\frac{2\pi G M_{\mathrm{S}}}{T_{\mathrm{an}}}\right)^{1/3}
\boxed{w = \left(\frac{2\pi G M_{\mathrm{S}}}{T_{\mathrm{an}}}\right)^{1/3}}

Application numérique :

  • T_{\mathrm{an}} = 365,25 \times 24 \times 3\,600\text{ s} = 3,1558\cdot 10^7\text{ s}
  • G = 6,67\cdot 10^{-11}\text{ N}\cdot\text{kg}^{-2}\cdot\text{m}^2
  • M_{\mathrm{S}} = 1,99\cdot 10^{30}\text{ kg}
\begin{aligned} w &= \left(\frac{2\pi \times 6,67\cdot 10^{-11} \times 1,99\cdot 10^{30}}{3,1558\cdot 10^7}\right)^{1/3} \\ &= \left(2,6428\cdot 10^{13}\right)^{1/3} \approx 2,98\cdot 10^4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = \mathbf{29,8\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}} \end{aligned}

On retrouve bien la valeur escomptée d'environ 30,0\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Énoncez les lois de Kepler avec précision et ne confondez pas un référentiel avec un repère ou son origine.

« Confusions référentiel/repère. Un référentiel n’a pas de barycentre ou de centre (erreur très répandue). »

« Les candidats ne pensent pas toujours à préciser que le Soleil est positionné à l’un des foyers des orbites elliptiques. »

« Pour la loi des aires, de nombreux candidats parlent de la surface (ou de l’aire) balayée par une planète au lieu de l’aire balayée par le rayon vecteur soleil-planète. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : interféromètre de michelson, ordre d'interférence

Pour passer de la configuration à la configuration , Michelson et Morley avaient monté leur interféromètre sur une table en granit posée au-dessus d'un flotteur en bois sur un bain de mercure, ce qui leur permettait d'opérer une rotation de l'ensemble en toute simplicité (photo 1). Une grande longueur des bras de l'interféromètre (obtenue par un rallongement des trajets à l'aide de plusieurs jeux de miroirs) et un oculaire micrométrique avaient été prévus afin d'assurer une détection confortable des modifications attendues de la figure d'interférences. La sensibilité du dispositif était de l'ordre du centième d'interfrange. Avec , et , donner la valeur numérique de , variation de l'ordre d'interférence escomptée par Michelson et Morley, exprimée en Q4. Commenter.

Voir l'indice

Remplacer directement les données numériques dans la relation établie en Q4 pour calculer \Delta p et comparer la valeur obtenue à la limite de résolution du centième de frange.

Voir la réponse courte

Calcul numérique du déplacement de franges attendu (\Delta p \approx 0{,}37) et comparaison à la sensibilité du centième d'interfrange.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression établie à la question Q4 :

\Delta p = 2 L \frac{\nu}{c} \left(\frac{w}{c}\right)^2

Avec les valeurs numériques fournies :

  • w = 30,0\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} = 3,00\cdot 10^4\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • L = 11,2\text{ m} ;
  • \nu = 4,57\cdot 10^{14}\text{ Hz} ;
  • c = 3,0\cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

Le rapport des vitesses vaut :

\frac{w}{c} = \frac{3,00\cdot 10^4}{3,0\cdot 10^8} = 1,0\cdot 10^{-4}

On en déduit :

\begin{aligned} \Delta p &= 2 \times 11,2 \times \frac{4,57\cdot 10^{14}}{3,0\cdot 10^8} \times \left(1,0\cdot 10^{-4}\right)^2 \\ &= 3,41\cdot 10^7 \times 1,0\cdot 10^{-8} \\ &= 0,34 \end{aligned}
\boxed{\Delta p \approx 0,34}

Commentaire : La sensibilité du dispositif est de l'ordre du centième d'interfrange (\delta p_{\min} \approx 0,01). La variation d'ordre attendue, \Delta p \approx 0,34, correspond à un déplacement des franges égal à environ un tiers d'interfrange (\Delta x \approx 0,34\,i). Ce décalage est plus de 30 fois supérieur à la limite de détection de l'appareil : l'effet escompté aurait donc dû être observé de façon parfaitement nette et incontestable.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Reliez la variation d'ordre à la sensibilité de détection de l'appareil et rappelez-vous qu'elle est sans dimension.

« De nombreux candidats indiquent que cette variation n’est pas détectable car elle est inférieure à 1 (ou à 0,5) et n’ont pas fait le lien avec la sensibilité i/100 indiquée dans l’énoncé. »

« Enfin, la valeur de Δp est parfois exprimée en mètre !? »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : interféromètre de michelson, vent d'éther

Donner une estimation numérique de la vitesse d'éther minimale que le dispositif permettait de mesurer a priori. Quelle(s) objection(s) aurait-on pu faire quant au résultat de l'expérience finalement annoncé négatif par Michelson et Morley ? Pourquoi l'expérience fut-elle reconduite à différents moments de l'année ?

Voir l'indice

Poser \Delta p_{\min} = 0{,}01 dans l'expression de \Delta p pour en déduire w_{\min}. Penser à l'éventualité d'une vitesse orbitale momentanément compensée par un mouvement d'ensemble du système solaire dans l'éther pour justifier les mesures à six mois d'intervalle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse minimale w_{\min} à partir de la plus petite variation détectable d'ordre d'interférence \Delta p_{\min} imposée par la sensibilité de l'appareil (\Delta p_{\min} \sim 10^{-2}).
  2. Analyser les hypothèses physiques sous-jacentes (mouvement propre du Soleil, entraînement de l'éther) pour recenser les objections légitimes à un résultat négatif isolé.
  3. Utiliser la variation de la vitesse orbitale de la Terre sur son orbite au cours de l'année pour expliquer la nécessité de réitérer l'expérience à différentes saisons.
Voir la réponse courte

Calcul de la vitesse minimale détectable et justification de la répétition des mesures pour éliminer l'hypothèse d'une compensation orbitale fortuite.

Voir le corrigé complet

1. Vitesse d'éther minimale mesurable

La sensibilité du dispositif étant de l'ordre du centième d'interfrange, la variation minimale de l'ordre d'interférence détectable est :

\Delta p_{\min} \approx 0{,}01

D'après la relation établie en Q4, la variation \Delta p est proportionnelle au carré de la vitesse du vent d'éther :

\Delta p = 2 L \frac{\nu}{c} \left(\frac{w}{c}\right)^2

On en déduit l'expression de la vitesse minimale détectable w_{\min} :

w_{\min} = c \sqrt{\frac{c \, \Delta p_{\min}}{2 L \nu}} = w \sqrt{\frac{\Delta p_{\min}}{\Delta p}}

Avec \Delta p \approx 0{,}34 pour w = 30{,}0\text{ km}\cdot\text{s}^{-1} (calculé en Q7) :

w_{\min} = 30{,}0 \cdot 10^3 \times \sqrt{\frac{0{,}01}{0{,}34}} \approx 5{,}1 \cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{w_{\min} \approx 5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}}

2. Objections possibles au résultat négatif

Face à l'absence de déplacement observable des franges, plusieurs objections pouvaient être formulées :

  • Compensation fortuite par le mouvement du Soleil : le système solaire se déplace lui-même dans la galaxie par rapport à un éventuel éther cosmologique à une vitesse \vec{v}_{\odot/\text{eth}}. Il se pouvait qu'au moment précis de la mesure, la vitesse orbitale de la Terre compense exactement celle du Soleil (\vec{v}_{\text{Terre}/\odot} + \vec{v}_{\odot/\text{eth}} \approx \vec{0}), annulant temporairement le vent d'éther au niveau de la Terre.
  • Entraînement de l'éther : l'éther pouvait être partiellement ou totalement entraîné au voisinage de la Terre par le globe terrestre ou son atmosphère (hypothèse de Stokes), ce qui rendrait la vitesse du vent d'éther nulle ou très faible dans le laboratoire.

3. Répétition de l'expérience à différents moments de l'année

Au cours de sa révolution autour du Soleil, le vecteur vitesse orbitale de la Terre \vec{v}_{\text{orb}} change continuellement de direction : entre deux mesures espacées de six mois, ce vecteur s'inverse, ce qui correspond à une variation de vitesse de :

\|\Delta \vec{v}_{\text{orb}}\| = 2 w \approx 60\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}

Même si une compensation fortuite avait eu lieu à une date donnée, elle ne pouvait donc pas subsister six mois plus tard, la vitesse par rapport à l'éther devenant au moins égale à 30\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}, largement supérieure à la limite de détection (w_{\min} \approx 5\text{ km}\cdot\text{s}^{-1}). La reconduite de l'expérience à différentes saisons a définitivement écarté l'hypothèse d'une compensation fortuite.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à envisager la mobilité de l'éther et n'oubliez pas d'effectuer l'application numérique demandée.

« La possibilité d'une mobilité de l'éther dans le référentiel héliocentrique est rarement envisagée. Peu de candidats ont fait l’application numérique de la vitesse d’éther minimale détectable. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Partie II : Électromagnétisme et relativité

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI

Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B

Notions : force de lorentz

Rappeler l'expression de la force électromagnétique exprimant l'action du champ électromagnétique sur une particule de charge animée d'une vitesse dans (R).

Voir l'indice

Écrire la force de Lorentz s'exerçant sur une charge ponctuelle en mouvement dans un champ électromagnétique.

Voir la réponse courte

Rappel de l'expression de la force de Lorentz s'exerçant sur une particule chargée.

Voir le corrigé complet

L'action du champ électromagnétique (\vec{E}, \vec{B}) sur une particule ponctuelle de charge q, animée d'une vitesse \vec{v} dans le référentiel (\mathrm{R}), s'exerce par l'intermédiaire de la force de Lorentz :

\boxed{\vec{F} = q\left(\vec{E} + \vec{v} \wedge \vec{B}\right)}

Cette force se décompose en une composante électrique \vec{F}_e = q\vec{E}, indépendante de la vitesse de la particule, et une composante magnétique \vec{F}_m = q\,\vec{v} \wedge \vec{B}, orthogonale à la trajectoire de la particule et au champ magnétique.

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : composition des vitesses, référentiel galiléen

Expliciter la formule de transformation galiléenne des vitesses reliant la vitesse de la particule dans (R') à sa vitesse dans (R) et à .

Voir l'indice

Appliquer la loi classique d'addition des vitesses pour un changement de référentiel en translation rectiligne uniforme.

Voir la réponse courte

Écriture de la loi galiléenne de composition des vitesses pour une translation relative rectiligne uniforme.

Voir le corrigé complet

Le référentiel (\mathrm{R}') étant en translation rectiligne et uniforme à la vitesse \vec{V}_e par rapport au référentiel (\mathrm{R}), la vitesse d'entraînement d'un point coïncidant lié à (\mathrm{R}') est constante et vaut \vec{v}_e = \vec{V}_e.

En cinématique classique galiléenne (temps absolu t' = t), la vitesse absolue \vec{v} de la particule dans (\mathrm{R}) est la somme de sa vitesse relative \vec{v}' dans (\mathrm{R}') et de la vitesse d'entraînement :

\vec{v} = \vec{v}' + \vec{V}_e

On en déduit l'expression de la vitesse relative \vec{v}' dans (\mathrm{R}') en fonction de \vec{v} et \vec{V}_e :

\boxed{\vec{v}' = \vec{v} - \vec{V}_e}

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : transformation des champs, force de lorentz

Dans (R') le champ électromagnétique précédent est caractérisé par les champs . En utilisant l'invariance de la force électromagnétique entre les référentiels (R) et (R'), montrer que la loi de composition des vitesses utilisée en Q10 est compatible avec les lois suivantes de transformation « classique » des champs :

Voir l'indice

Écrire \vec{F} = q(\vec{E} + \vec{v}\wedge\vec{B}) et \vec{F}' = q(\vec{E}' + \vec{v}'\wedge\vec{B}'), imposer \vec{F} = \vec{F}' pour toute vitesse \vec{v} et identifier les termes indépendants de \vec{v} et ceux qui en dépendent.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force de Lorentz dans le référentiel (\mathrm{R}') puis dans le référentiel (\mathrm{R}).
  2. Utiliser l'invariance de la force électromagnétique \vec{F} = \vec{F}' et de la charge q par changement de référentiel galiléen.
  3. Injecter la loi de composition galiléenne des vitesses \vec{v} = \vec{v}' + \vec{V}_e établie en Q10 pour vérifier la compatibilité avec les lois de transformation proposées.
Voir la réponse courte

Égalité des forces de Lorentz dans les deux référentiels galiléens pour identifier les lois de transformation classique des champs.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel (\mathrm{R}'), la charge q est animée de la vitesse \vec{v}' et subit la force de Lorentz :

\vec{F}' = q\left(\vec{E}' + \vec{v}' \wedge \vec{B}'\right)

Dans le référentiel (\mathrm{R}), la force de Lorentz s'écrit d'après la question Q9 :

\vec{F} = q\left(\vec{E} + \vec{v} \wedge \vec{B}\right)

D'après la loi de composition galiléenne des vitesses (question Q10), on a :

\vec{v} = \vec{v}' + \vec{V}_e

En mécanique classique, la force agissant sur une particule est invariante par changement de référentiel galiléen (\vec{F} = \vec{F}'), et la charge électrique q est une grandeur invariante (q \neq 0). On en déduit :

\begin{aligned} \vec{E} + \vec{v} \wedge \vec{B} &= \vec{E}' + \vec{v}' \wedge \vec{B}' \\ \vec{E} + (\vec{v}' + \vec{V}_e) \wedge \vec{B} &= \vec{E}' + \vec{v}' \wedge \vec{B}' \\ (\vec{E} - \vec{E}' + \vec{V}_e \wedge \vec{B}) + \vec{v}' \wedge (\vec{B} - \vec{B}') &= \vec{0} \end{aligned}

Cette égalité devant être vérifiée quelle que soit la vitesse \vec{v}' de la particule test, il vient nécessairement :

\vec{B} - \vec{B}' = \vec{0} \quad \implies \quad \vec{B} = \vec{B}'

puis :

\vec{E} - \vec{E}' + \vec{V}_e \wedge \vec{B}' = \vec{0} \quad \implies \quad \vec{E} = \vec{E}' - \vec{V}_e \wedge \vec{B}'

La loi de composition galiléenne des vitesses est donc parfaitement compatible avec les transformations « classiques » :

\boxed{\begin{cases} \vec{E} = \vec{E}' - \vec{V}_e \wedge \vec{B}' \\ \vec{B} = \vec{B}' \end{cases}}

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : champ magnétique, invariance

Justifier que . En déduire d'après Q11.

Voir l'indice

Dans le référentiel propre du fil (R'), les charges sont immobiles : il n'y a donc aucun courant électrique. En déduire \vec{B}' puis utiliser la loi de transformation classique de Q11.

Voir la réponse courte

Absence de courant dans le référentiel propre du fil donc champ magnétique propre nul, d'où \vec{B} = \vec{0} classiquement.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel (\mathrm{R}'), le fil chargé est immobile par définition de (\mathrm{R}') (référentiel propre du fil). Les charges étant stationnaires dans ce référentiel, la densité de courant électrique est identiquement nulle en tout point :

\vec{\jmath}\,' = \vec{0}

En l'absence de courants électriques et en régime stationnaire, la loi de Biot et Savart (ou les équations de Maxwell de la magnétostatique sans source de courant avec conditions aux limites nulles à l'infini) implique que le fil ne crée aucun champ magnétique dans (\mathrm{R}') :

\boxed{\vec{B}' = \vec{0}}

D'après la loi de transformation classique du champ magnétique établie à la question Q11 :

\vec{B} = \vec{B}'

On en déduit immédiatement :

\boxed{\vec{B} = \vec{0}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il suffisait d'invoquer l'immobilité des charges dans le référentiel d'étude pour justifier l'annulation du champ magnétique.

« Cette simple justification suffisait pourtant (plutôt que de se lancer dans des explications parfois farfelues, comme par exemple d’assimiler le fil à un solénoïde infini). »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss, symétrie

Par l'application du théorème de Gauss, calculer . En déduire d'après Q11.

Voir l'indice

Utiliser la symétrie cylindrique et choisir un cylindre de Gauss coaxial au fil pour déterminer \vec{E}'. Appliquer ensuite la transformation galiléenne de Q11.

Voir la stratégie
  1. Analyser les invariances et les symétries de la distribution de charges dans le référentiel propre (R') du fil pour déterminer la direction et les dépendances du champ électrostatique \vec{E}'.
  2. Appliquer le théorème de Gauss à une surface fermée adaptée (un cylindre coaxial au fil) de rayon r > a et de hauteur h.
  3. Utiliser la loi de transformation classique de \vec{E} établie en Q11 et le résultat \vec{B}' = \vec{0} de la question Q12 pour en déduire \vec{E}.
Voir la réponse courte

Application du théorème de Gauss à un cylindre pour déterminer le champ radial \vec{E}', puis déduction de \vec{E} = \vec{E}'.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel (R'), le fil est immobile et porte une distribution de charge invariante par translation selon O'z' et par rotation autour de cet axe. Le champ électrostatique ne dépend donc que de la coordonnée radiale r :

\vec{E}' = \vec{E}'(r).

Tout plan contenant l'axe O'z' est un plan de symétrie de la distribution de charge, donc le champ \vec{E}'(M) appartient à chacun de ces plans. De plus, le plan orthogonal à O'z' passant par M est également un plan de symétrie, ce qui implique que la composante axiale est nulle. Le champ \vec{E}' est par conséquent purement radial :

\vec{E}'(M) = E'(r)\,\vec{e}_r.

Appliquons le théorème de Gauss à un cylindre fermé \mathcal{S} de rayon r > a, de hauteur h, d'axe O'z' :

  • Le flux de \vec{E}' à travers les deux bases est nul car \vec{E}' \cdot \vec{e}_z = 0.
  • Le flux à travers la surface latérale vaut :

    \Phi = E'(r) \times 2\pi r h.
  • La charge intérieure au cylindre de Gauss est Q_{\text{int}} = \lambda_f h.

D'après le théorème de Gauss :

E'(r) \times 2\pi r h = \frac{\lambda_f h}{\varepsilon_0} \implies E'(r) = \frac{\lambda_f}{2\pi\varepsilon_0 r}.

Le champ électrique dans (R') s'écrit donc :

\boxed{\vec{E}' = \frac{\lambda_f}{2\pi\varepsilon_0 r}\,\vec{e}_r}

D'après la loi de transformation « classique » des champs établie en Q11 :

\vec{E} = \vec{E}' - \vec{V}_e \wedge \vec{B}'.

Comme \vec{B}' = \vec{0} (question Q12), le terme d'entraînement magnétique est nul, et il vient directement :

\boxed{\vec{E} = \vec{E}' = \frac{\lambda_f}{2\pi\varepsilon_0 r}\,\vec{e}_r}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Lisez bien les consignes pour ne calculer que les champs demandés et choisissez une surface de Gauss fermée adaptée.

« Plusieurs candidats ont perdu du temps à calculer les champs à l’intérieur du fil, alors que seules les valeurs à l’extérieur étaient demandées : il faut lire attentivement l’énoncé ! »

« On trouve parfois de grossières erreurs comme par exemple le choix d’un disque pour surface de Gauss ! »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : théorème d'ampère, densité de courant

Quelle est, en fonction de et , l'expression de l'intensité du courant électrique vue par un observateur dans (R) ? À l'aide du théorème d'Ampère, exprimer . Commenter par rapport à Q12.

Voir l'indice

Exprimer le courant par I = \lambda_f V_e. Appliquer le théorème d'Ampère sur un cercle centré sur le fil pour calculer \vec{B}, puis constater la contradiction flagrante avec le résultat nul de Q12.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intensité I traversant une section droite du fil en mouvement dans (R) à partir de la définition du vecteur densité de courant volumique \vec{\jmath} = \rho_f \vec{V}_e ou du débit de charge dq/dt.
  2. Exploiter les symétries et invariances de la distribution pour déterminer la direction et les dépendances du champ magnétique \vec{B}, puis appliquer le théorème d'Ampère sur un contour circulaire adapté.
  3. Comparer le résultat obtenu au champ \vec{B} = \vec{0} prédit par la transformation galiléenne en Q12, et interpréter ce désaccord fondamental.
Voir la réponse courte

Calcul du courant I = \lambda_f V_e et du champ \vec{B} par le théorème d'Ampère, mettant en évidence l'incompatibilité galiléenne.

Voir le corrigé complet

1. Expression de l'intensité du courant dans (R)

Dans le référentiel (R), le fil chargé se déplace à la vitesse \vec{V}_e = V_e \vec{e}_z. La densité volumique de courant associée à ce mouvement d'ensemble des charges est :

\vec{\jmath} = \rho_f \vec{V}_e = \rho_f V_e \vec{e}_z

L'intensité I traversant une section droite \mathcal{S} orientée selon \vec{e}_z s'obtient par intégration du flux de \vec{\jmath} :

I = \iint_{\mathcal{S}} \vec{\jmath} \cdot \vec{e}_z \, \mathrm{d}S = \rho_f V_e \cdot (\pi a^2) = \lambda_f V_e
\boxed{I = \lambda_f V_e}

2. Détermination de \vec{B} par le théorème d'Ampère

La distribution de courant est invariante par translation le long de l'axe Oz et par rotation autour de cet axe. Le champ magnétique ne dépend donc que de la coordonnée radiale r :

\vec{B}(M) = \vec{B}(r)

Tout plan contenant l'axe Oz est un plan de symétrie pour la distribution de courant \vec{\jmath}. En tout point M, le champ magnétique \vec{B}(M) est orthogonal à ce plan de symétrie, donc selon le vecteur orthoradial \vec{e}_\theta :

\vec{B}(M) = B_\theta(r)\,\vec{e}_\theta

Choisissons comme contour d'Ampère \mathcal{C} un cercle de rayon r > a, orthogonal à l'axe Oz, centré sur celui-ci et orienté selon \vec{e}_\theta.

  • La circulation de \vec{B} le long de \mathcal{C} vaut :

    \oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \int_0^{2\pi} B_\theta(r) \, r\,\mathrm{d}\theta = 2\pi r B_\theta(r)
  • Le courant total enlacé par le contour \mathcal{C} est l'intensité totale du fil : I_{\text{enl}} = I = \lambda_f V_e.

D'après le théorème d'Ampère, 2\pi r B_\theta(r) = \mu_0 I_{\text{enl}} = \mu_0 \lambda_f V_e, d'où :

\boxed{\vec{B} = \frac{\mu_0 \lambda_f V_e}{2\pi r}\,\vec{e}_\theta}

3. Commentaire par rapport à Q12

La loi de transformation classique (galiléenne) des champs utilisée à la question Q12 prévoyait \vec{B} = \vec{B}' = \vec{0}, car le fil est purement électrostatique dans son référentiel propre (R').

Or, l'application directe des lois fondamentales de l'électromagnétisme (théorème d'Ampère, issu de l'équation de Maxwell-Ampère en régime stationnaire) montre que le déplacement du fil dans (R) crée un courant réel I = \lambda_f V_e et induit donc un champ magnétique non nul.

La transformation galiléenne des champs est donc incompatible avec les équations de Maxwell : l'électromagnétisme classique n'est pas invariant par transformation de Galilée, ce qui impose d'abandonner celle-ci au profit des transformations de Lorentz et de la relativité restreinte.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez l'expression de l'intensité à partir du vecteur densité volumique de courant.

« Beaucoup semblent ignorer l’expression d’un vecteur densité de courant électrique et son lien avec l’intensité électrique. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : transformation des champs, relativité restreinte

À l'aide de ces lois de transformations et en considérant exacts les champs et obtenus en Q12 et Q13, donner les expressions correctes de et .

Voir l'indice

Décomposer \vec{E}' et \vec{B}' selon les directions parallèle et perpendiculaire à \vec{V}_e, puis appliquer les formules de Lorentz données dans le préambule.

Voir la stratégie
  1. Identifier les composantes parallèle et perpendiculaire à \vec{V}_e = V_e \vec{e}_z des champs \vec{E}' et \vec{B}' obtenus dans le référentiel propre (R').
  2. Appliquer directement les transformations de Lorentz du champ électromagnétique données par l'énoncé.
  3. Simplifier l'expression de \vec{B} à l'aide de la relation de Maxwell c^2 = \frac{1}{\varepsilon_0 \mu_0}.
Voir la réponse courte

Application des lois de transformation relativistes des champs à partir des champs électrostatiques du référentiel propre.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel (R'), d'après les questions Q12 et Q13 :

\vec{B}' = \vec{0} \quad \text{et} \quad \vec{E}' = \frac{\lambda_f}{2\pi\varepsilon_0 r}\,\vec{e}_r

La vitesse de translation étant portée par l'axe Oz, \vec{V}_e = V_e \vec{e}_z, et le vecteur unitaire \vec{e}_r étant orthogonal à \vec{e}_z, on décompose les champs en composantes parallèle (//) et perpendiculaire (\perp) à \vec{V}_e :

\begin{aligned} \vec{E}'_{//} &= \vec{0}, & \vec{E}'_\perp &= \vec{E}' = \frac{\lambda_f}{2\pi\varepsilon_0 r}\,\vec{e}_r \\ \vec{B}'_{//} &= \vec{0}, & \vec{B}'_\perp &= \vec{0} \end{aligned}

D'après les lois de transformation relativistes :

  • Pour le champ électrique :

    \begin{aligned} \vec{E}_{//} &= \vec{E}'_{//} = \vec{0} \\ \vec{E}_\perp &= \gamma\left(\vec{E}'_\perp - \vec{V}_e \wedge \vec{B}'_\perp\right) = \gamma \vec{E}'_\perp = \gamma \frac{\lambda_f}{2\pi\varepsilon_0 r}\,\vec{e}_r \end{aligned}

    D'où le champ électrique dans le référentiel (R) :

    \boxed{\vec{E} = \frac{\gamma \lambda_f}{2\pi\varepsilon_0 r}\,\vec{e}_r}
  • Pour le champ magnétique :

    \begin{aligned} \vec{B}_{//} &= \vec{B}'_{//} = \vec{0} \\ \vec{B}_\perp &= \gamma\left(\vec{B}'_\perp + \frac{\vec{V}_e}{c^2} \wedge \vec{E}'_\perp\right) = \frac{\gamma}{c^2} \vec{V}_e \wedge \vec{E}' \end{aligned}

    Or \vec{e}_z \wedge \vec{e}_r = \vec{e}_\theta dans la base cylindro-polaire directe (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_z), et la vitesse de la lumière vérifie c^2 = \frac{1}{\varepsilon_0 \mu_0}, soit \frac{1}{\varepsilon_0 c^2} = \mu_0. On en déduit :

    \vec{B}_\perp = \frac{\gamma}{c^2} \left(V_e \vec{e}_z\right) \wedge \left(\frac{\lambda_f}{2\pi\varepsilon_0 r}\,\vec{e}_r\right) = \frac{\gamma V_e \lambda_f}{2\pi \varepsilon_0 c^2 r}\,\vec{e}_\theta = \frac{\mu_0 \gamma \lambda_f V_e}{2\pi r}\,\vec{e}_\theta

    D'où le champ magnétique dans le référentiel (R) :

    \boxed{\vec{B} = \frac{\mu_0 \gamma \lambda_f V_e}{2\pi r}\,\vec{e}_\theta}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : densité linéique de charge, contraction des longueurs

Quelle est alors, en fonction de et , la valeur de la densité linéique de charge vue par un observateur dans (R) ? Ce résultat correspond-il à une contraction ou à une dilatation des longueurs si on considère qu'il y a conservation de la charge électrique ?

Voir l'indice

Comparer le champ électrique relativiste obtenu en Q15 à celui d'une distribution statique pour identifier la densité apparente \lambda. Relier le facteur \gamma > 1 à la contraction de Lorentz de l'élément de longueur \mathrm{d}z.

Voir la réponse courte

Détermination de la densité linéique \lambda = \gamma \lambda_f traduisant la contraction relativiste de la longueur du fil.

Voir le corrigé complet

Dans le référentiel (R), le fil rectiligne infini présente une symétrie cylindrique. Par application du théorème de Gauss à un cylindre de rayon r > a et de hauteur h coaxial au fil portant une densité linéique \lambda, le champ électrique s'écrit :

\vec{E} = \frac{\lambda}{2\pi\varepsilon_0 r}\,\vec{e}_r

Par identification avec l'expression relativiste obtenue à la question Q15, \vec{E} = \dfrac{\gamma \lambda_f}{2\pi\varepsilon_0 r}\,\vec{e}_r, on en déduit immédiatement :

\boxed{\lambda = \gamma \lambda_f}

Considérons un tronçon de fil portant une charge élémentaire \mathrm{d}q. L'invariance relativiste de la charge électrique impose que cette charge ait la même valeur dans les deux référentiels :

\mathrm{d}q = \lambda_f\,\mathrm{d}\ell' = \lambda\,\mathrm{d}\ell

où \mathrm{d}\ell' est la longueur propre du tronçon (mesurée dans le référentiel propre (R')) et \mathrm{d}\ell sa longueur mesurée dans le référentiel du laboratoire (R).

On a donc :

\mathrm{d}\ell = \frac{\lambda_f}{\lambda}\,\mathrm{d}\ell' = \frac{\mathrm{d}\ell'}{\gamma}

Comme V_e > 0, le facteur de Lorentz vérifie \gamma = \dfrac{1}{\sqrt{1 - V_e^2/c^2}} > 1, d'où :

\mathrm{d}\ell < \mathrm{d}\ell'

La longueur d'un élément de fil mesurée dans le référentiel où il est en mouvement est plus courte que sa longueur propre : ce résultat correspond bien au phénomène de contraction des longueurs (contraction de Lorentz).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à interpréter correctement le rapport des densités de charge sans conclure à une dilatation erronée.

« Beaucoup de candidats concluent à une dilatation des longueurs alors qu’ils ont trouvé f λ > λ . »

Source : rapport du jury CCINP 2020

Question déjà tombée ailleurs

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Partie III : L'expérience "M-G-P" : Michelson-Gale-Pearson (1924), ou de la mesure de l'effet Sagnac à l'échelle de la Terre

Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : référentiel géocentrique, vitesse angulaire

Rappeler la définition du référentiel géocentrique . Quel est le mouvement de la Terre dans ? Relier la norme du vecteur à la durée du jour terrestre.

Voir l'indice

Définir le référentiel géocentrique. La Terre y effectue une rotation uniforme autour de l'axe des pôles. Relier \Omega_T à la durée du jour sidéral T_j \approx 86164\text{ s}.

Voir la réponse courte

Définition du référentiel géocentrique, rotation propre de la Terre autour de l'axe des pôles et relation \Omega_T = 2\pi/T_j.

Voir le corrigé complet
  • Définition du référentiel géocentrique (\mathrm{R}_g) : Le référentiel géocentrique a pour origine le centre de masse (centre d'inertie) de la Terre, et ses trois axes sont dirigés vers trois étoiles lointaines considérées comme fixes. Il est en translation par rapport au référentiel de Copernic (ou héliocentrique).
  • Mouvement de la Terre dans (\mathrm{R}_g) : Dans (\mathrm{R}_g), le centre de la Terre est fixe : la Terre est donc animée d'un mouvement de rotation propre uniforme autour de l'axe Sud-Nord reliant ses pôles géographiques, orienté d'Ouest en Est, à la vitesse angulaire \vec{\Omega}_T = \Omega_T \vec{e}_z.
  • Lien entre \Omega_T et la durée T_j du jour terrestre : La Terre effectuant un tour complet (2\pi\text{ rad}) sur elle-même dans (\mathrm{R}_g) en une durée T_j (jour sidéral), la vitesse angulaire de rotation s'écrit :

    \boxed{\Omega_T = \frac{2\pi}{T_j}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Définissez précisément le référentiel géocentrique et précisez que la Terre tourne autour de l'axe des pôles.

« La définition du référentiel géocentrique est souvent incomplète ou imprécise »

« Peu de candidats précisent que la rotation de la Terre se fait autour de l'axe des pôles. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : vitesse d'entraînement, cinématique du point

Dans quelle direction et dans quel sens "souffle le vent d'éther" pour un observateur terrestre ? On note la vitesse du vent d'éther à la latitude , avec le vecteur unitaire adéquat pour que soit positive. Exprimer en fonction de , et .

Voir l'indice

Dans le référentiel terrestre en rotation vers l'Est, le vent d'éther souffle vers l'Ouest. Le rayon du cercle décrit à la latitude \varphi vaut R_T \cos\varphi, d'où la vitesse linéaire correspondante.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse de l'observateur terrestre dans le référentiel géocentrique (R_g) en déterminant sa distance à l'axe de rotation terrestre à la latitude \varphi.
  2. Appliquer la loi de composition galiléenne des vitesses pour déterminer la vitesse de l'éther par rapport à l'observateur terrestre (direction, sens et norme).
Voir la réponse courte

Le vent d'éther souffle vers l'ouest à la vitesse w(\varphi) = \Omega_T R_T \cos\varphi opposée à la vitesse d'entraînement terrestre.

Voir le corrigé complet

L'éther étant supposé immobile dans le référentiel géocentrique (R_g), sa vitesse dans ce référentiel est nulle :

\vec{v}_{\text{éther}/(R_g)} = \vec{0}

Un observateur terrestre situé à la latitude \varphi se trouve à une distance d(\varphi) = R_T \cos\varphi de l'axe de rotation de la Terre (axe des pôles). La Terre tournant d'Ouest en Est à la vitesse angulaire \vec{\Omega}_T, la vitesse de l'observateur dans (R_g) est :

\vec{v}_{\text{obs}/(R_g)} = R_T \Omega_T \cos\varphi \, \vec{u}_{\text{Est}}

où \vec{u}_{\text{Est}} est le vecteur unitaire tangent au parallèle local, orienté vers l'Est.

D'après la loi classique d'addition des vitesses (transformation galiléenne) :

\vec{w}(\varphi) = \vec{v}_{\text{éther}/(R_{\text{obs}})} = \vec{v}_{\text{éther}/(R_g)} - \vec{v}_{\text{obs}/(R_g)} = - R_T \Omega_T \cos\varphi \, \vec{u}_{\text{Est}}

Le vent d'éther souffle donc selon la direction Est-Ouest (tangente au parallèle local), dans le sens d'Est en Ouest.

En choisissant pour \vec{e} le vecteur unitaire orienté vers l'Ouest (\vec{e} = -\vec{u}_{\text{Est}}), on obtient \vec{w}(\varphi) = w(\varphi)\vec{e} avec :

\boxed{w(\varphi) = R_T \Omega_T \cos\varphi}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez garde au sens de déplacement relatif du vent d'éther et à l'expression de sa vitesse selon la latitude.

« Des erreurs sur le sens du mouvement du vent d’éther et sur l’expression de w(φ). »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation ; Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : composition des vitesses, retard temporel

a) On note la durée que met la lumière à parcourir la distance cumulée entre les deux latitudes et (il est inutile de chercher à déterminer sa valeur). À l'aide de deux lois de composition galiléenne des vitesses aux latitudes et , exprimer en fonction de , , et des composantes de vitesse du vent d'éther et , la durée de parcours de la lumière dans son trajet ABCDA. b) Faire le développement limité de à l'ordre 1 en et en , puis à l'ordre 1 en (on rappelle que où désigne la dérivée de ). En faisant apparaître , établir que la durée peut s'écrire sous la forme

dans laquelle on explicitera . c) Exprimer de même la durée de parcours de la lumière effectuant le trajet ADCBA en fonction de , , , et . Un calcul non demandé analogue à celui de Q19.b conduit à .

Voir l'indice

Composer les vitesses de la lumière le long des segments parallèles Est-Ouest (c \pm w). Réaliser le DL au premier ordre en w/c, puis au premier ordre en \Delta\varphi en identifiant Y = R_T \Delta\varphi.

Voir la stratégie
  1. Identifier pour chaque tronçon horizontal le sens de propagation de la lumière par rapport au vent d'éther qui souffle d'Est en Ouest (d'après la question Q18).
  2. Appliquer la loi d'addition galiléenne des vitesses pour exprimer les temps de parcours t = \frac{X}{v}.
  3. Effectuer les développements limités à l'ordre 1 et relier l'accroissement angulaire \Delta\varphi à la dimension méridienne Y = R_T \Delta\varphi.
Voir la réponse courte

Calcul des durées de parcours aller-retour le long du rectangle et développement limité au premier ordre pour identifier f(Y, \varphi) = 2 Y \sin\varphi.

Voir le corrigé complet

a) D'après la question Q18, le vent d'éther souffle d'Est en Ouest à la vitesse w(\varphi) à la latitude \varphi et w(\varphi + \Delta\varphi) à la latitude \varphi + \Delta\varphi. Décomposons le trajet \mathrm{ABCDA} :

  • Sur le tronçon \mathrm{AB} (latitude \varphi), la lumière se propage d'Ouest en Est, c'est-à-dire en sens opposé au vent d'éther. Par composition galiléenne des vitesses, sa vitesse dans (\mathrm{R}_{\mathrm{obs}}) est v_{\mathrm{AB}} = c - w(\varphi), d'où une durée t_{\mathrm{AB}} = \frac{X}{c - w(\varphi)}.
  • Sur les côtés \mathrm{BC} et \mathrm{DA}, la lumière se déplace dans la direction Sud-Nord ; la durée cumulée est notée \tau_0.
  • Sur le tronçon \mathrm{CD} (latitude \varphi + \Delta\varphi), la lumière se propage d'Est en Ouest, dans le même sens que le vent d'éther. Sa vitesse dans (\mathrm{R}_{\mathrm{obs}}) est donc v_{\mathrm{CD}} = c + w(\varphi + \Delta\varphi), d'où une durée t_{\mathrm{CD}} = \frac{X}{c + w(\varphi + \Delta\varphi)}.

La durée totale de parcours \tau_1 s'écrit donc :

\boxed{\tau_1 = \tau_0 + \frac{X}{c - w(\varphi)} + \frac{X}{c + w(\varphi + \Delta\varphi)}}

b) Effectuons le développement limité à l'ordre 1 au voisinage de zéro :

\begin{aligned} \frac{X}{c - w(\varphi)} &= \frac{X}{c}\left(1 - \frac{w(\varphi)}{c}\right)^{-1} \approx \frac{X}{c}\left(1 + \frac{w(\varphi)}{c}\right) \\ \frac{X}{c + w(\varphi + \Delta\varphi)} &= \frac{X}{c}\left(1 + \frac{w(\varphi + \Delta\varphi)}{c}\right)^{-1} \approx \frac{X}{c}\left(1 - \frac{w(\varphi + \Delta\varphi)}{c}\right) \end{aligned}

En sommant ces deux contributions :

\tau_1 = \tau_0 + \frac{2X}{c} + \frac{X}{c^2}\left[w(\varphi) - w(\varphi + \Delta\varphi)\right]

Au premier ordre en \Delta\varphi, w(\varphi + \Delta\varphi) \approx w(\varphi) + w'(\varphi)\Delta\varphi, ce qui donne :

w(\varphi) - w(\varphi + \Delta\varphi) \approx -w'(\varphi)\Delta\varphi

D'après la question Q18, w(\varphi) = R_T \Omega_T \cos\varphi, donc :

w'(\varphi) = -R_T \Omega_T \sin\varphi \implies -w'(\varphi)\Delta\varphi = R_T \Omega_T \sin\varphi\,\Delta\varphi

La distance séparant les deux parallèles le long d'un méridien terrestre est un arc de cercle de rayon R_T, soit Y = R_T \Delta\varphi. On en déduit :

-w'(\varphi)\Delta\varphi = \Omega_T Y \sin\varphi

En injectant ce résultat dans l'expression de \tau_1 :

\tau_1 = \tau_0 + \frac{2X}{c} + \frac{\Omega_T X}{c^2} Y \sin\varphi

On identifie ainsi par comparaison avec la formule fournie :

\boxed{f(Y,\varphi) = Y \sin\varphi}

c) Pour le trajet inverse \mathrm{ADCBA} :

  • La durée cumulée le long des méridiens \mathrm{AD} et \mathrm{CB} reste égale à \tau_0.
  • Sur le tronçon \mathrm{DC} (latitude \varphi + \Delta\varphi), la lumière se propage d'Ouest en Est (à contre-courant du vent d'éther) : v_{\mathrm{DC}} = c - w(\varphi + \Delta\varphi).
  • Sur le tronçon \mathrm{BA} (latitude \varphi), la lumière se propage d'Est en Ouest (dans le sens du vent d'éther) : v_{\mathrm{BA}} = c + w(\varphi).

La durée totale de parcours \tau_2 s'exprime donc par :

\boxed{\tau_2 = \tau_0 + \frac{X}{c + w(\varphi)} + \frac{X}{c - w(\varphi + \Delta\varphi)}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Aidez-vous d'un schéma pour justifier la composition des vitesses et expliciter les distances géométriques.

« Quand la question est abordée, on trouve souvent c-w(φ) au lieu de c+w(φ) et c−w(φ+∆φ) au lieu de c+w(φ+∆φ) et pas d’explication (un schéma pouvait pourtant être très utile). »

« Le développement limité de τ1 est généralement bien fait, mais il y a eu des difficultés à trouver Y. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : déphasage, effet sagnac

On suppose la lumière monochromatique de longueur d'onde dans le vide . On note la composante du vecteur sur la direction de la normale au plan ABCD orientée vers le ciel (zénith local) et l'aire du rectangle ABCD délimité par le trajet lumineux. Établir que le déphasage entre les deux rayons lumineux à leur arrivée en A est

Voir l'indice

Calculer la différence de marche temporelle \Delta\tau = \tau_1 - \tau_2 puis le déphasage \Delta\Phi = \omega \Delta\tau = \frac{2\pi c}{\lambda_0}\Delta\tau. Exprimer le résultat en fonction de l'aire S = XY et de \Omega_n = \Omega_T \sin\varphi.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le retard temporel \Delta\tau = \tau_1 - \tau_2 entre les deux trajets contra-propagatifs à partir des durées établies en Q19.
  2. Relier le retard temporel \Delta\tau au déphasage optique \Delta\Phi pour une onde monochromatique de pulsation \omega = \frac{2\pi c}{\lambda_0}.
Voir la réponse courte

Expression du déphasage \Delta\Phi = \omega(\tau_1 - \tau_2) entre les deux faisceaux se propageant en sens inverse.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q19, avec f(Y,\varphi) = Y\sin\varphi, les durées de parcours des deux ondes contra-propagatives s'écrivent :

\begin{aligned} \tau_1 &= \tau_0 + \frac{2X}{c} + \frac{\Omega_T X Y \sin\varphi}{c^2} \\ \tau_2 &= \tau_0 + \frac{2X}{c} - \frac{\Omega_T X Y \sin\varphi}{c^2} \end{aligned}

Le retard temporel accumulé entre le rayon 1 (trajet horaire \mathrm{ABCDA}) et le rayon 2 (trajet anti-horaire \mathrm{ADCBA}) vaut ainsi :

\Delta\tau = \tau_1 - \tau_2 = \frac{2 X Y \Omega_T \sin\varphi}{c^2}

En introduisant l'aire du rectangle S = XY et la composante normale de la vitesse de rotation \Omega_n = \Omega_T \sin\varphi, on obtient :

\Delta\tau = \frac{2 S \Omega_n}{c^2}

Pour une onde monochromatique de longueur d'onde dans le vide \lambda_0, la pulsation est donnée par \omega = 2\pi\nu = \frac{2\pi c}{\lambda_0}. Le déphasage correspondant entre les deux ondes à leur recombinaison en A est donc :

\Delta\Phi = \omega \Delta\tau = \frac{2\pi c}{\lambda_0} \times \frac{2 S \Omega_n}{c^2}

On en déduit l'expression demandée :

\boxed{\Delta\Phi = \frac{4\pi}{\lambda_0 c} S \Omega_n}

Résultat

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : ordre d'interférence, déphasage

Quel est l'ordre d'interférence correspondant ?

Voir l'indice

Utiliser la relation fondamentale de l'interférométrie liant l'ordre d'interférence au déphasage : p = \Delta\Phi / 2\pi.

Voir la réponse courte

Calcul direct de l'ordre d'interférence p = \Delta\Phi / (2\pi) = \frac{2 S \Omega_n}{\lambda_0 c}.

Voir le corrigé complet

Par définition, l'ordre d'interférence p associé à un déphasage \Delta\Phi entre deux ondes cohérentes interférant en un point est donné par :

p = \frac{\Delta\Phi}{2\pi}

En utilisant l'expression du déphasage \Delta\Phi établie à la question précédente Q20, il vient :

p = \frac{1}{2\pi} \left( \frac{4\pi}{\lambda_0 c} S \Omega_n \right)

soit :

\boxed{p = \frac{2 S \Omega_n}{\lambda_0 c} = \frac{2 S \Omega_T \sin\varphi}{\lambda_0 c}}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : effet sagnac, interférométrie

Dans l'expérience de Sagnac, un décalage des franges (donc une variation de l'ordre d'interférence) est observé par rapport à la situation où le plateau est immobile. Quelle est la difficulté de la mesure d'une variation dans le cas de la Terre sur le même principe ? Expliquer le rôle du rectangle AEFD, d'aire beaucoup plus petite que .

Voir l'indice

On ne peut pas arrêter la rotation de la Terre pour observer le déplacement de franges. Une boucle de surface beaucoup plus faible fournit une référence d'interférence avec un déphasage Sagnac quasi nul.

Voir la réponse courte

Impossibilité d'arrêter la rotation terrestre, et utilisation du petit rectangle d'aire négligeable comme référence d'ordre zéro.

Voir le corrigé complet

1. Difficulté de la mesure dans le cas de la Terre

Dans l'expérience initiale de Sagnac (1913), le plateau tournant peut être arrêté (\Omega = 0) ou mis en rotation dans l'autre sens (-\Omega), ce qui permet de comparer la position des franges en rotation à une référence connue.

Dans le cas de la Terre :

  • la rotation terrestre ne peut évidemment pas être arrêtée (\Omega_T = 0 est inaccessible) ;
  • au vu des dimensions gigantesques de l'installation (612\text{ m} \times 339\text{ m} de tubes en fonte sous vide), il est impossible d'inverser l'orientation du circuit pour changer le signe de \Omega_n.

On ne dispose donc pas directement d'une référence expérimentale de franges sans rotation.

2. Rôle du rectangle secondaire AEFD

D'après le résultat de la question Q21, l'ordre d'interférence dû à l'effet Sagnac est proportionnel à l'aire de la boucle optique :

p = \frac{2 S \Omega_n}{\lambda_0 c}

Le rectangle secondaire AEFD présente une aire S_{\mathrm{AEFD}} = \mathrm{AE} \times Y très petite devant celle du grand rectangle S = \mathrm{AB} \times Y (S_{\mathrm{AEFD}} \ll S).

Par conséquent, l'effet Sagnac dans la petite boucle est négligeable (p_{\mathrm{AEFD}} \approx 0) : elle fournit un système de franges de référence (quasiment équivalent à un dispositif immobile). La mesure du décalage relatif entre les franges issues de la grande boucle et celles issues de la petite boucle donne accès à \Delta p.

Voir ce qu'a relevé le jury

Analysez le rôle physique de chaque partie du dispositif expérimental pour interpréter les observations.

« Très peu de compréhension physique de l’expérience MGP et du rôle du petit rectangle AEFD. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : effet sagnac, ordre d'interférence

On donne , et . Calculer .

Voir l'indice

Effectuer l'application numérique directe de la formule de \Delta p établie en Q21 avec les dimensions du rectangle de la figure 4 (X = 612\text{ m}, Y = 339\text{ m}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la variation de l'ordre d'interférence \Delta p à partir de l'ordre d'interférence p obtenu à la question Q21, en utilisant l'aire de la boucle S = XY.
  2. Convertir l'angle de latitude \varphi en degrés décimaux et effectuer l'application numérique avec les grandeurs données.
  3. Comparer le résultat théorique obtenu à la valeur expérimentale (\Delta p)_{\exp} = 0,26 fournie par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Application numérique de l'ordre d'interférence de Sagnac pour l'expérience de Michelson-Gale-Pearson.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q22, la variation de l'ordre d'interférence \Delta p mesurée par rapport à la boucle de référence de surface négligeable correspond à l'ordre d'interférence p de la grande boucle ABCD établi à la question Q21 :

\Delta p = p = \frac{2 S \Omega_n}{\lambda_0 c} = \frac{2 X Y \Omega_T \sin\varphi}{\lambda_0 c}

Convertissons la latitude en degrés décimaux :

\varphi = 41^\circ 48' = 41 + \frac{48}{60} = 41,8^\circ

d'où \sin\varphi = \sin(41,8^\circ) \approx 0,6665.

L'aire de la boucle vaut :

S = X Y = 612 \times 339 = 207\,468\text{ m}^2 \approx 2,07\cdot 10^5\text{ m}^2

Avec les données numériques :

  • \Omega_T = 7,29\cdot 10^{-5}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
  • \lambda_0 = 0,500\ \mu\text{m} = 5,00\cdot 10^{-7}\text{ m}
  • c = 3,0\cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

On obtient :

\begin{aligned} \Delta p &= \frac{2 \times 207\,468 \times 7,29\cdot 10^{-5} \times \sin(41,8^\circ)}{5,00\cdot 10^{-7} \times 3,0\cdot 10^8} \\ &= \frac{20,16}{150} \approx 0,134 \end{aligned}
\boxed{\Delta p \approx 0,13}

Résultat

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Partie IV : Une application moderne de l'effet Sagnac : le gyromètre à fibre

IV.1 · Principe de fonctionnement et modulation de phase

Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : effet sagnac, déphasage

Donner en fonction de et de l'aire totale de la boucle qui compte tours de fibre.

Voir l'indice

Exprimer l'aire totale cumulée de la bobine S_{\mathrm{tot}} = N_t \pi r^2 et relier la longueur totale de la fibre au rayon et au nombre de spires : L = 2\pi r N_t.

Voir la réponse courte

Généralisation du déphasage de Sagnac à une bobine de fibre optique de surface totale S_{\mathrm{tot}} = N_t \pi r^2.

Voir le corrigé complet

La bobine est constituée d'une fibre de longueur totale L enroulée en N_t spires circulaires de rayon r. La longueur totale s'exprime donc par :

L = N_t \times 2\pi r

L'aire délimitée par une spire est S_1 = \pi r^2, si bien que l'aire totale S_{\text{tot}} de la boucle formée par les N_t tours vaut :

S_{\text{tot}} = N_t \, \pi r^2

On en déduit la relation géométrique :

L r = 2 N_t \pi r^2 = 2 S_{\text{tot}}

En injectant cette relation dans l'expression du déphasage de Sagnac fournie par l'énoncé, \Delta\Phi_s = \dfrac{4\pi L r \Omega}{\lambda_0 c}, on obtient :

\boxed{\Delta\Phi_s = \frac{8\pi S_{\text{tot}} \Omega}{\lambda_0 c}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à l'expression de la surface totale de la boucle en fonction de son rayon et du nombre de tours.

« Erreur fréquente sur l’expression de la surface de la boucle de fibre »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : formule de fresnel, interférence à deux ondes

On note l'intensité du rayon lumineux incident sur la séparatrice. En supposant une séparatrice idéale avec des coefficients de réflexion et de transmission en intensité égaux à , donner sans démonstration l'expression de l'intensité enregistrée par le détecteur en sortie d'interféromètre en fonction de et .

Voir l'indice

Rappeler la formule classique de Fresnel pour deux ondes d'égales amplitudes divisées par une séparatrice semi-réfléchissante : I = \frac{I_0}{2}(1 + \cos\Delta\Phi_s).

Voir la réponse courte

Application de la formule de Fresnel pour deux ondes d'amplitudes égales en sortie de séparatrice idéale : I = \frac{I_0}{2}(1+\cos\Delta\Phi_s).

Voir le corrigé complet

Les deux ondes contra-propagatives issues de la division d'amplitude à la séparatrice parcourent la boucle en sens opposés. Après un tour, chacune d'elles a subi exactement une réflexion et une transmission sur la séparatrice (ou a été atténuée d'un facteur 1/2 à l'aller et 1/2 au retour vers la voie de détection). Les deux ondes ont donc la même intensité :

I_1 = I_2 = R\,T\,I_0 = \frac{I_0}{4}

En appliquant la formule de Fresnel pour l'interférence de deux ondes cohérentes de même intensité présentant un déphasage \Delta\Phi_s, l'intensité résultante enregistrée par le détecteur s'écrit directement :

I(\Delta\Phi_s) = I_1 + I_2 + 2\sqrt{I_1 I_2}\cos(\Delta\Phi_s) = \frac{I_0}{2}\bigl(1 + \cos(\Delta\Phi_s)\bigr)

soit encore sous forme factorisée :

\boxed{I(\Delta\Phi_s) = \frac{I_0}{2}\bigl(1 + \cos(\Delta\Phi_s)\bigr) = I_0 \cos^2\left(\frac{\Delta\Phi_s}{2}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Maîtrisez la formule de Fresnel pour deux ondes cohérentes et justifiez soigneusement le facteur d'intensité.

« La formule de Fresnel ne semble pas connue de tous les candidats. Le pré facteur I0/2 est souvent présent mais non justifié. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : formule de fresnel, sensibilité

a) Partant d'un interféromètre au repos (), la mesure de la variation de produite par une rotation permet-elle de discriminer le sens de la rotation ? Argumenter. b) On définit la sensibilité en intensité par . Exprimer en fonction de , , et . À donné, sur quels paramètres peut-on jouer pour augmenter sachant que le rapport reste très inférieur à 1 pour les valeurs et usuellement rencontrées dans un gyromètre optique ? c) À donnée, quelle difficulté apparaît pour la mesure des très faibles vitesses de rotation ?

Voir l'indice

Analyser la parité de la fonction I(\Delta\Phi_s) au voisinage de zéro. Calculer la dérivée \mathrm{d}I/\mathrm{d}\Omega et constater qu'elle s'annule en \Omega = 0, rendant le système aveugle aux rotations lentes.

Voir la stratégie
  1. Pour étudier la discrimination du sens de rotation, on examine la parité de l'intensité I en fonction de la vitesse angulaire \Omega.
  2. On dérive l'intensité I(\Omega) par rapport à \Omega via la règle de dérivation en chaîne, puis on utilise l'approximation aux petits angles suggérée par l'énoncé (\frac{S_{\text{tot}}\Omega}{\lambda_0 c} \ll 1) pour déterminer l'influence des paramètres géométriques et optiques.
  3. On évalue la limite de la sensibilité lorsque \Omega \to 0.
Voir la réponse courte

Parité en \Delta\Phi_s empêchant de déterminer le sens, calcul de la sensibilité et mise en évidence de son annulation à vitesse nulle.

Voir le corrigé complet

a) D'après les questions Q24 et Q25, l'expression de l'intensité enregistrée est :

I(\Omega) = \frac{I_0}{2}\left[ 1 + \cos\left( \frac{8\pi S_{\text{tot}}\Omega}{\lambda_0 c} \right) \right]

La fonction cosinus étant paire, on a :

I(-\Omega) = I(\Omega)

Une rotation à la vitesse +\Omega produit exactement la même variation d'intensité \Delta I = I(\Omega) - I_0 qu'une rotation à la vitesse -\Omega. La seule mesure de l'intensité I ne permet donc pas de déterminer le sens de rotation.

b) Par dérivation de I(\Omega) par rapport à \Omega :

\frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}\Omega} = \frac{\mathrm{d}I}{\mathrm{d}(\Delta\Phi_s)}\frac{\mathrm{d}(\Delta\Phi_s)}{\mathrm{d}\Omega} = -\frac{I_0}{2}\sin(\Delta\Phi_s) \cdot \frac{8\pi S_{\text{tot}}}{\lambda_0 c} = -\frac{4\pi S_{\text{tot}}I_0}{\lambda_0 c}\sin\left( \frac{8\pi S_{\text{tot}}\Omega}{\lambda_0 c} \right)

On en déduit la sensibilité en intensité :

\boxed{\kappa = \frac{4\pi S_{\text{tot}}}{\lambda_0 c} \left| \sin\left( \frac{8\pi S_{\text{tot}}\Omega}{\lambda_0 c} \right) \right|}

Comme le rapport \frac{S_{\text{tot}}\Omega}{\lambda_0 c} \ll 1, le déphasage Sagnac est très petit devant 1 rad. On peut donc effectuer l'approximation \sin x \approx x, ce qui donne :

\kappa \approx 32\pi^2 \left( \frac{S_{\text{tot}}}{\lambda_0 c} \right)^{\!2} |\Omega|

Pour augmenter la sensibilité \kappa à \Omega fixé (la célérité c étant fixée), on peut :

  • augmenter l'aire totale S_{\text{tot}} de la bobine (en augmentant le nombre de spires N_t ou le rayon r de l'enroulement) ;
  • diminuer la longueur d'onde \lambda_0 du rayonnement émis par la source laser.

c) Lorsque \Omega \to 0, la sensibilité s'annule :

\lim_{\Omega \to 0} \kappa = 0

Au voisinage du repos, l'interféromètre fonctionne au sommet d'une frange brillante (extremum de la fonction cosinus), où la réponse I(\Omega) est parabolique (\Delta I \propto \Omega^2).

La variation de signal est alors du second ordre en \Omega, ce qui rend la détection des très faibles vitesses angulaires extrêmement difficile, le signal utile étant masqué par le bruit de détection.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Précisez le sens de variation des paramètres influençant la sensibilité et tenez compte de sa dépendance en rotation.

« pour l’influence des paramètres, il ne suffit pas d’indiquer que l'on peut jouer sur la longueur d'onde ou le nombre de tours : il faut préciser si on doit augmenter ou diminuer ces grandeurs. »

« La dépendance en Ω de la sensibilité n'est souvent pas repérée. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : modulation de phase, déphasage

a) Montrer que

b) On note la fréquence propre de la fibre. Montrer que pour des valeurs de bien choisies par rapport à , prend la forme suivante :

où on exprimera la constante en fonction de .

Voir l'indice

Utiliser la formule trigonométrique \cos a - \cos b = -2\sin(\frac{a-b}{2})\sin(\frac{a+b}{2}). Choisir ensuite f_m = f_p = \frac{1}{2\tau_r} pour maximiser l'amplitude du sinus et simplifier la phase.

Voir la stratégie
  1. Pour la question a), on explicite la différence des modulations \Phi_b(t) - \Phi_b(t-\tau_r) en utilisant la formule de factorisation trigonométrique rappelée en tête de sujet pour la différence de deux cosinus.
  2. Pour la question b), on exprime le produit f_m \tau_r à l'aide de la fréquence propre de la fibre f_p, puis on cherche les conditions sur f_m permettant d'annuler la phase résiduelle et de transformer le sinus temporel en cosinus tout en maximisant l'amplitude.
Voir la réponse courte

Calcul du déphasage modulé aux deux extrémités de la fibre et choix de la fréquence propre pour maximiser l'excursion de phase.

Voir le corrigé complet

a) Le déphasage total s'écrit :

\Delta\Phi_t = \Delta\Phi_s + \Phi_b(t) - \Phi_b(t-\tau_r)

avec \Phi_b(t) = \Phi_0 \cos(2\pi f_m t). Exprimons la différence des biais :

\Phi_b(t) - \Phi_b(t-\tau_r) = \Phi_0 \left[ \cos(2\pi f_m t) - \cos(2\pi f_m (t-\tau_r)) \right]

En utilisant la formule trigonométrique fournie :

\cos(a) - \cos(b) = -2\sin\left(\frac{a-b}{2}\right)\sin\left(\frac{a+b}{2}\right)

en posant a = 2\pi f_m t et b = 2\pi f_m (t-\tau_r), on obtient :

\begin{aligned} \frac{a-b}{2} &= \frac{2\pi f_m \tau_r}{2} = \pi f_m \tau_r \\ \frac{a+b}{2} &= \frac{2\pi f_m (2t-\tau_r)}{2} = 2\pi f_m\left(t - \frac{\tau_r}{2}\right) \end{aligned}

On en déduit directement l'expression demandée :

\boxed{\Delta\Phi_t = \Delta\Phi_s - 2\Phi_0 \sin(\pi f_m \tau_r)\sin\left(2\pi f_m\left(t - \frac{\tau_r}{2}\right)\right)}

b) La durée de transit dans la bobine est \tau_r = \frac{nL}{c}, or la fréquence propre de la fibre est définie par f_p = \frac{c}{2nL}, d'où la relation :

\tau_r = \frac{1}{2f_p} \implies \pi f_m \tau_r = \frac{\pi f_m}{2f_p}

Le terme d'oscillation temporelle se réécrit :

\sin\left(2\pi f_m\left(t - \frac{\tau_r}{2}\right)\right) = \sin\left(2\pi f_m t - \frac{\pi f_m}{2f_p}\right)

Pour obtenir un terme en \cos(2\pi f_m t) après multiplication par -\sin(\pi f_m \tau_r), choisissons f_m tel que :

\frac{\pi f_m}{2f_p} = \frac{\pi}{2} + k\pi \quad (k \in \mathbb{N}) \iff f_m = (2k+1)f_p

Dans ce cas :

\begin{aligned} \sin(\pi f_m \tau_r) &= \sin\left(\frac{\pi}{2} + k\pi\right) = (-1)^k \\ \sin\left(2\pi f_m t - \pi f_m \tau_r\right) &= \sin\left(2\pi f_m t - \frac{\pi}{2} - k\pi\right) = -(-1)^k \cos(2\pi f_m t) \end{aligned}

Le produit vaut alors :

-2\Phi_0 \sin(\pi f_m \tau_r) \sin\left(2\pi f_m\left(t - \frac{\tau_r}{2}\right)\right) = -2\Phi_0 \cdot (-1)^k \cdot \left[ -(-1)^k \cos(2\pi f_m t) \right] = 2\Phi_0 \cos(2\pi f_m t)

puisque (-1)^{2k} = 1. Ainsi, pour toute fréquence f_m = (2k+1)f_p (la fréquence de modulation usuelle étant la fréquence fondamentale f_m = f_p), le déphasage total prend bien la forme :

\boxed{\Delta\Phi_t = \Delta\Phi_s + \Phi_{\mathrm{eff}} \cos(2\pi f_m t)}

avec :

\boxed{\Phi_{\mathrm{eff}} = 2\Phi_0}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Manipulez les fonctions trigonométriques avec rigueur en discutant la parité des entiers.

« Un manque de rigueur dans la manipulation des fonctions trigonométriques. Par exemple, on voit souvent l’égalité sin(nπ) = 1 où n est un entier, sans discussion sur la parité de n ! »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : formule de fresnel, trigonométrie

Donner l'expression de l'intensité enregistrée par le détecteur en fonction de , , , et , puis montrer qu'elle peut se mettre sous la forme suivante :

Voir l'indice

Injecter le déphasage total modulé dans la formule de l'intensité, puis développer le cosinus de la somme à l'aide de \cos(a+b) = \cos a\cos b - \sin a\sin b.

Voir la stratégie
  1. Réinvestir l'expression de l'intensité d'interférence obtenue à la question Q25 en y substituant le déphasage total instantané \Delta\Phi_t(t) établi en Q27.b.
  2. Développer le terme d'interférence à l'aide de la formule trigonométrique \cos(a+b) = \cos a \cos b - \sin a \sin b.
Voir la réponse courte

Injection de la phase modulée dans la formule de Fresnel et développement trigonométrique du cosinus de la somme.

Voir le corrigé complet

La fréquence optique de la source lumineuse (\sim 10^{14}\text{ Hz}) est immensément supérieure à la fréquence de modulation (f_m \sim 10^4\text{ Hz}). L'intensité optique mesurée suit donc de manière quasi statique les variations temporelles lentes du déphasage total \Delta\Phi_t(t).

D'après la formule de Fresnel pour une séparatrice 50/50 établie à la question Q25, l'intensité s'exprime en fonction du déphasage total par :

I(t) = \frac{I_0}{2} \left[ 1 + \cos\big(\Delta\Phi_t(t)\big) \right]

En injectant l'expression de \Delta\Phi_t(t) issue de la question Q27.b, il vient :

\boxed{I(t) = \frac{I_0}{2}\left[ 1 + \cos\Big( \Delta\Phi_s + \Phi_{\mathrm{eff}}\cos(2\pi f_m t) \Big) \right]}

En appliquant la relation trigonométrique d'addition :

\cos(a+b) = \cos a \cos b - \sin a \sin b

avec a = \Delta\Phi_s et b = \Phi_{\mathrm{eff}}\cos(2\pi f_m t), on obtient directement :

\boxed{I(t) = \frac{I_0}{2}\left[1+\cos(\Delta\Phi_s)\cos\big(\Phi_{\mathrm{eff}}\cos(2\pi f_m t)\big) - \sin(\Delta\Phi_s)\sin\big(\Phi_{\mathrm{eff}}\cos(2\pi f_m t)\big)\right]}

Résultat

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IV.2 · Analyse harmonique

Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : série de fourier, fonction de bessel

À l'aide des données de l'annexe (page 19), montrer que le développement en série de Fourier du signal limité à ses trois premiers termes s'écrit

avec , et trois coefficients à exprimer en fonction de , et des valeurs , et des fonctions de Bessel.

Voir l'indice

Utiliser les décompositions de Fourier données en annexe pour f_z et g_z en identifiant \xi = 2\pi f_m t et z = \Phi_{\mathrm{eff}}. Tronquer aux trois premiers harmoniques.

Voir la stratégie
  1. Identifier dans l'expression de I(t) obtenue en Q28 les fonctions f_z et g_z données en annexe pour la variable \xi = 2\pi f_m t et le paramètre z = \Phi_{\mathrm{eff}}.
  2. Développer ces fonctions à l'aide de leurs séries de Fourier en tronquant aux composantes de fréquences 0, f_m et 2f_m.
  3. Rassembler les termes pour identifier les coefficients i_0, i_1 et i_2.
Voir la réponse courte

Utilisation des développements de Fourier-Bessel fournis pour exprimer les harmoniques 0, 1 et 2 de l'intensité lumineuse.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q28, l'intensité s'écrit :

I(t) = \frac{I_0}{2}\left[1 + \cos(\Delta\Phi_s)\cos\big(\Phi_{\mathrm{eff}}\cos(2\pi f_m t)\big) - \sin(\Delta\Phi_s)\sin\big(\Phi_{\mathrm{eff}}\cos(2\pi f_m t)\big)\right]

En posant \xi = 2\pi f_m t et z = \Phi_{\mathrm{eff}}, on reconnaît les fonctions f_z(\xi) = \cos(z\cos\xi) et g_z(\xi) = \sin(z\cos\xi) définies en annexe.

Leurs développements en série de Fourier donnés par l'énoncé sont :

\begin{aligned} f_z(\xi) &= J_0(z) + 2\sum_{n=1}^{\infty} (-1)^n J_{2n}(z) \cos(2n\xi) \\ &= J_0(z) - 2J_2(z)\cos(2\xi) + 2J_4(z)\cos(4\xi) - \dots \\ g_z(\xi) &= 2\sum_{n=0}^{\infty} (-1)^n J_{2n+1}(z) \cos((2n+1)\xi) \\ &= 2J_1(z)\cos(\xi) - 2J_3(z)\cos(3\xi) + \dots \end{aligned}

En ne conservant que les composantes de pulsation nulle, \omega_m = 2\pi f_m et 2\omega_m = 4\pi f_m, on obtient :

\begin{aligned} \cos\big(\Phi_{\mathrm{eff}}\cos(2\pi f_m t)\big) &= J_0(\Phi_{\mathrm{eff}}) - 2J_2(\Phi_{\mathrm{eff}})\cos(4\pi f_m t) + \dots \\ \sin\big(\Phi_{\mathrm{eff}}\cos(2\pi f_m t)\big) &= 2J_1(\Phi_{\mathrm{eff}})\cos(2\pi f_m t) + \dots \end{aligned}

En reportant ces expressions dans I(t) :

\begin{aligned} I(t) = \frac{I_0}{2}\Big[ 1 &+ \cos(\Delta\Phi_s)\big(J_0(\Phi_{\mathrm{eff}}) - 2J_2(\Phi_{\mathrm{eff}})\cos(4\pi f_m t)\big) \\ &- \sin(\Delta\Phi_s)\big(2J_1(\Phi_{\mathrm{eff}})\cos(2\pi f_m t)\big) \Big] + \dots \end{aligned}

Le signal se met bien sous la forme demandée :

I(t) = i_0 + i_1 \cos(2\pi f_m t) + i_2 \cos(4\pi f_m t) + \dots

par identification des coefficients :

\boxed{i_0 = \frac{I_0}{2}\Big(1 + J_0(\Phi_{\mathrm{eff}})\cos(\Delta\Phi_s)\Big)}
\boxed{i_1 = -I_0 J_1(\Phi_{\mathrm{eff}})\sin(\Delta\Phi_s)}
\boxed{i_2 = -I_0 J_2(\Phi_{\mathrm{eff}})\cos(\Delta\Phi_s)}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : harmonique, détection synchrone

a) Que vaut en l'absence de rotation ? b) Expliquer pourquoi la détermination de permet de résoudre les problèmes sur le sens de la rotation et sur la sensibilité aux faibles vitesses évoqués en Q26.

Voir l'indice

Examiner la dépendance de i_1 en \sin(\Delta\Phi_s). Pour \Omega = 0, i_1 = 0, et pour les faibles vitesses, i_1 varie linéairement avec \Omega, ce qui résout le problème de sensibilité et signe le sens de rotation.

Voir la stratégie
  1. Exprimer i_1 en fonction de la vitesse de rotation \Omega à l'aide de l'expression établie en Q29 et du déphasage Sagnac explicité en Q24, puis évaluer le cas \Omega = 0.
  2. Analyser la parité et la dérivée de i_1 par rapport à \Omega au voisinage de \Omega = 0 pour répondre aux deux limitations relevées en Q26 (insensibilité au signe de rotation et annulation de la sensibilité aux faibles vitesses).
Voir la réponse courte

Propriété i_1 \propto \sin\Delta\Phi_s : nulle au repos, impaire (sens de rotation) et de pente maximale à l'origine (sensibilité optimale).

Voir le corrigé complet

a) D'après la question Q29, le coefficient i_1 s'exprime par :

i_1 = -I_0 \, J_1(\Phi_{\text{eff}}) \sin(\Delta\Phi_s)

En l'absence de rotation (\Omega = 0), le déphasage Sagnac est nul d'après la formule de Q24 (\Delta\Phi_s = 0), d'où :

\boxed{i_1 = 0}

b)

  • Discrimination du sens de rotation : La fonction sinus étant impaire, le coefficient i_1 est une fonction impaire de \Delta\Phi_s, et donc impaire de \Omega. Contrairement à l'intensité non modulée de la question Q26.a qui était une fonction paire de \Omega (en \cos(\Delta\Phi_s)), le signe de i_1 dépend directement du signe de \Omega (pourvu que |\Delta\Phi_s| < \pi). La mesure de i_1 permet donc de déterminer sans ambiguïté le sens de rotation.
  • Sensibilité aux faibles vitesses : Pour de faibles vitesses angulaires (\Delta\Phi_s \ll 1), on peut effectuer un développement limité au premier ordre :

    \sin(\Delta\Phi_s) \approx \Delta\Phi_s = \frac{8\pi S_{\text{tot}}}{\lambda_0 c} \Omega

    ce qui donne :

    i_1 \approx -\left(\frac{8\pi I_0 S_{\text{tot}} J_1(\Phi_{\text{eff}})}{\lambda_0 c}\right)\Omega

    La dérivée par rapport à \Omega au repos est donc non nulle :

    \left. \frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}\Omega} \right|_{\Omega=0} = -\frac{8\pi I_0 S_{\text{tot}} J_1(\Phi_{\text{eff}})}{\lambda_0 c} \neq 0 \quad (\text{dès lors que } J_1(\Phi_{\text{eff}}) \neq 0)

    Le signal présente ainsi une réponse linéaire au voisinage de l'origine au lieu d'une réponse quadratique à tangente horizontale : la « zone morte » autour de \Omega = 0 mise en évidence en Q26.c est totalement supprimée, ce qui restaure une excellente sensibilité aux très faibles vitesses de rotation.

Résultat

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Question 31

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : détection synchrone, multiplication de signaux

Exprimer la tension sous la forme d'une somme

dans laquelle on précisera les valeurs des coefficients , , et en fonction de , , et des coefficients , et introduits en Q29.

Voir l'indice

Calculer le produit p(t) = K_p K I(t) s_0 \cos(2\pi f_m t) en transformant les produits de cosinus en sommes à l'aide de la trigonométrie, puis regrouper par fréquence.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le signal de sortie du multiplieur p(t) = K_p d(t) s(t) en fonction de I(t) et s(t).
  2. Injecter le développement de Fourier tronqué de I(t) établi à la question Q29.
  3. Linéariser les produits trigonométriques à l'aide des formules fournies dans l'énoncé pour identifier les composantes harmoniques et leurs amplitudes.
Voir la réponse courte

Produit du signal détecté par la porteuse sinusoïdale et linéarisation trigonométrique des produits de cosinus.

Voir le corrigé complet

La tension en sortie du multiplieur est définie par :

p(t) = K_p \, d(t) \, s(t) = K_p K s_0 \, I(t) \cos(2\pi f_m t)

En utilisant le développement en série de Fourier de I(t) limité à ses trois premiers termes (d'après la question Q29) :

I(t) = i_0 + i_1 \cos(2\pi f_m t) + i_2 \cos(4\pi f_m t)

l'expression de p(t) devient :

p(t) = K_p K s_0 \left[ i_0 \cos(2\pi f_m t) + i_1 \cos^2(2\pi f_m t) + i_2 \cos(4\pi f_m t)\cos(2\pi f_m t) \right]

En appliquant les formules trigonométriques de linéarisation :

\begin{aligned} \cos^2(2\pi f_m t) &= \frac{1}{2}\left(1 + \cos(4\pi f_m t)\right) \\ \cos(4\pi f_m t)\cos(2\pi f_m t) &= \frac{1}{2}\left(\cos(2\pi f_m t) + \cos(6\pi f_m t)\right) \end{aligned}

On réorganise les termes par ordre de fréquence croissante :

\begin{aligned} p(t) = K_p K s_0 \bigg[ \frac{i_1}{2} &+ \left(i_0 + \frac{i_2}{2}\right)\cos(2\pi f_m t) \\ &+ \frac{i_1}{2}\cos(4\pi f_m t) + \frac{i_2}{2}\cos(6\pi f_m t) \bigg] \end{aligned}

Par identification avec l'expression demandée :

p(t) = p_0 + p_1 \cos(2\pi f_m t) + p_2 \cos(4\pi f_m t) + p_3 \cos(6\pi f_m t)

on obtient les différents coefficients :

\boxed{ \begin{aligned} p_0 &= \frac{1}{2} K_p K s_0 \, i_1 \\ p_1 &= K_p K s_0 \left( i_0 + \frac{i_2}{2} \right) \\ p_2 &= \frac{1}{2} K_p K s_0 \, i_1 \\ p_3 &= \frac{1}{2} K_p K s_0 \, i_2 \end{aligned} }

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : filtre passe-ba, constante de temps

Expliquer le rôle de la cellule par rapport à l'objectif visé. Exprimer une condition littérale avec et la constante de temps de la cellule pour que la tension aux bornes de C soit constante. Donner une valeur numérique convenable de .

Voir l'indice

Identifier la cellule (R,C) comme un filtre passe-bas passif. Pour ne conserver que la composante continue p_0, la fréquence de coupure doit être très inférieure à f_m, soit 2\pi f_m \tau \gg 1.

Voir la stratégie
  1. Identifier la fonction de transfert de la cellule (R, C) connectée en sortie du multiplieur pour relier u(t) à p(t).
  2. Exprimer le rôle de filtrage passe-bas en lien avec l'objectif de détection synchrone (isoler la composante continue p_0, directement liée à i_1).
  3. Établir la condition fréquentielle pour éliminer les harmoniques de fréquence f \ge f_m, puis proposer un ordre de grandeur numérique cohérent avec f_m = 30\text{ kHz}.
Voir la réponse courte

Rôle de filtre passe-bas pour ne conserver que la composante continue : condition \tau \gg 1/(2\pi f_m) et choix numérique de \tau.

Voir le corrigé complet

La cellule (R,C) se comporte en filtre passe-bas du premier ordre non chargé, de transmittance isochrone :

\underline{H}(jf) = \frac{\underline{u}}{\underline{p}} = \frac{1}{1 + j 2\pi f \tau} \quad \text{avec} \quad \tau = RC.

1. Rôle de la cellule (R, C) : D'après la question Q31, la tension p(t) est la somme d'une composante continue p_0 = \frac{1}{2} K_p K s_0 i_1 et d'harmoniques de fréquences f_m, 2f_m et 3f_m. L'objectif de la détection synchrone est d'extraire la grandeur i_1, indicatrice de la rotation. La cellule (R,C) a pour rôle d'atténuer fortement toutes les composantes alternatives non nulles tout en transmettant la composante continue sans atténuation (H(0) = 1), de sorte que la tension de sortie vaille :

u(t) \approx p_0 = \frac{1}{2} K_p K s_0 i_1.

2. Condition sur \tau et f_m : Pour que les composantes spectrales oscillantes soient très fortement filtrées, la fréquence de coupure à -3\text{ dB}, f_c = \frac{1}{2\pi \tau}, doit être très inférieure à la plus basse fréquence des harmoniques de p(t), à savoir le fondamental f_m :

f_c \ll f_m \iff \frac{1}{2\pi \tau} \ll f_m,

ce qui équivaut à la condition :

\boxed{2\pi f_m \tau \gg 1} \quad \left(\text{soit } \tau \gg \frac{1}{2\pi f_m} = \frac{T_m}{2\pi}\right).

3. Valeur numérique de \tau : Avec f_m = 30\text{ kHz} (valeur fournie en Q33), le temps caractéristique minimal est :

\frac{1}{2\pi f_m} = \frac{1}{2\pi \times 30\cdot 10^3} \approx 5{,}3\ \mu\text{s} \quad \left(\text{et } T_m = \frac{1}{f_m} \approx 33{,}3\ \mu\text{s}\right).

Pour assurer une réjection efficace des oscillations (par exemple une atténuation d'un facteur supérieur à 50), il convient de choisir \tau de l'ordre de quelques centaines de microsecondes :

\boxed{\tau \approx 500\ \mu\text{s}}

(valeur par ailleurs retenue dans les simulations de la question Q38).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Tracez un gabarit de filtrage pour justifier l'intérêt du filtre passe-bas et établir la condition sur la fréquence de coupure.

« Quand le filtrage passe-bas est bien identifié, son intérêt et la condition sur fc l’est moins. La représentation d’un gabarit succinct pouvait aider à trouver cette condition. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence ; Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : effet sagnac, détection synchrone

La condition demandée en Q32 étant satisfaite, on donne la valeur de obtenue aux bornes de C :

Application numérique : , , , , , , et . Calculer (en radians) puis .

Voir l'indice

Inverser la formule fournie pour obtenir \sin(\Delta\Phi_s), en déduire \Delta\Phi_s, puis remonter à \Omega via la relation établie en Q24 en exploitant la courbe de Bessel J_1(x) fournie en annexe.

Voir la stratégie
  1. Déterminer graphiquement la valeur de J_1(\Phi_{\mathrm{eff}}) à partir du document de l'annexe pour \Phi_{\mathrm{eff}} = 1{,}8\text{ rad}.
  2. Isoler \sin(\Delta\Phi_s) dans l'expression fournie de la tension continue u, puis en déduire le déphasage \Delta\Phi_s.
  3. Exprimer la vitesse angulaire \Omega à partir de la formule du déphasage Sagnac établie en Q24, en exprimant l'aire totale de la bobine S_{\mathrm{tot}} en fonction de N_t et r.
Voir la réponse courte

Inversion de la formule reliant la tension continue à \sin(\Delta\Phi_s), puis extraction numérique de la vitesse de rotation \Omega.

Voir le corrigé complet

1. Détermination du déphasage \Delta\Phi_s :

D'après le graphe des fonctions de Bessel fourni en annexe (courbe en trait plein pour J_1), on lit pour l'abscisse \Phi_{\mathrm{eff}} = 1{,}8\text{ rad} :

J_1(1{,}8) \approx 0{,}58

La relation liant la composante continue u au déphasage Sagnac s'écrit :

u = -\frac{1}{2} K_p K I_0 s_0 J_1(\Phi_{\mathrm{eff}}) \sin(\Delta\Phi_s)

On en déduit :

\begin{aligned} \sin(\Delta\Phi_s) &= -\frac{2u}{K_p K I_0 \, s_0 \, J_1(\Phi_{\mathrm{eff}})} \end{aligned}

Application numérique :

\sin(\Delta\Phi_s) = -\frac{2 \times (-1{,}5)}{1{,}0 \times 10{,}0 \times 0{,}58} = \frac{3{,}0}{5{,}8} \approx 0{,}517

Comme la rotation produit un déphasage modéré (|\Delta\Phi_s| < \frac{\pi}{2}), on obtient :

\begin{aligned} \Delta\Phi_s &= \arcsin(0{,}517) \approx 0{,}54\text{ rad} \end{aligned}
\boxed{\Delta\Phi_s \approx 0{,}54\text{ rad}}

2. Détermination de la vitesse angulaire \Omega :

D'après l'expression du déphasage Sagnac établie à la question Q24 :

\Delta\Phi_s = \frac{8\pi S_{\mathrm{tot}} \Omega}{\lambda_0 c}

L'enroulement circulaire comportant N_t spires de rayon r, l'aire totale de la boucle vaut S_{\mathrm{tot}} = N_t \pi r^2. Il vient :

\Delta\Phi_s = \frac{8\pi^2 N_t r^2}{\lambda_0 c} \Omega

On en déduit l'expression de la vitesse de rotation \Omega :

\Omega = \frac{\lambda_0 c \, \Delta\Phi_s}{8\pi^2 N_t r^2}

Application numérique :

\begin{aligned} \Omega &= \frac{410 \cdot 10^{-9} \times 3{,}0 \cdot 10^8 \times 0{,}543}{8\pi^2 \times 10^4 \times (0{,}100)^2} \\ &= \frac{66{,}8}{7{,}896 \cdot 10^3} \approx 8{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Omega \approx 8{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \quad (\text{soit } \approx 0{,}48^\circ\cdot\text{s}^{-1})}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Vérifiez le réglage de votre calculatrice en radians pour vos applications numériques.

« Certains candidats n’ont pas su régler leur calculatrice en radians et donnent une valeur de 31 radians alors qu’il s’agit de 31°, soit 0,54 radians. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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IV.3 · Simulation informatique

Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : circuit rc, équation différentielle

a) Établir l'équation différentielle liant , et . b) Mettre cette dernière sous la forme où on explicitera la fonction (paramétrée par ). c) En déduire l'écriture de la différence en fonction de l'intégrale

Voir l'indice

Écrire la loi des mailles et la relation courant-tension du condensateur pour former l'équation différentielle du premier ordre régissant u(t). Intégrer entre t_n et t_{n+1}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi des mailles et la relation constitutive du condensateur à la cellule (R,C) pour obtenir l'équation différentielle du premier ordre régissant la tension de sortie u(t).
  2. Isoler la dérivée temporelle \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} pour identifier la fonction f.
  3. Intégrer cette dérivée entre les dates consécutives t_n et t_{n+1} pour relier la variation discrète u_{n+1}-u_n à l'intégrale \Psi_n.
Voir la réponse courte

Établissement de la loi des mailles \tau \mathrm{d}u/\mathrm{d}t + u = p(t), mise sous forme canonique et intégration sur un pas de temps.

Voir le corrigé complet

a) D'après le schéma de la figure 6, la cellule (R,C) fonctionne en régime de sortie ouverte (aucun courant n'est prélevé en aval de la tension u). La loi des mailles donne :

p(t) = R\,i(t) + u(t)

Le courant traversant le condensateur s'écrit i(t) = C\,\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t}. Avec \tau = RC, il vient directement l'équation différentielle :

\boxed{\tau\,\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t}(t) + u(t) = p(t)}

b) En isolant la dérivée temporelle de u(t), on obtient :

\frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} = \frac{p(t) - u(t)}{\tau}

En identifiant à la forme demandée \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} = f(p(t), u(t)), la fonction f s'exprime par :

\boxed{f(p(t), u(t)) = \frac{p(t) - u(t)}{\tau}}

(ou sous forme générique pour deux variables réelles x et y : f(x, y) = \frac{x - y}{\tau}).

c) En intégrant la dérivée première de u(t) entre les deux dates de discrétisation t_n et t_{n+1} :

\int_{t_n}^{t_{n+1}} \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t}\,\mathrm{d}t = u(t_{n+1}) - u(t_n) = u_{n+1} - u_n

Comme \frac{\mathrm{d}u}{\mathrm{d}t} = f(p(t), u(t)), on en déduit immédiatement :

\boxed{u_{n+1} - u_n = \Psi_n}

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : méthode d'euler, schéma numérique

Méthode n° 1 Écrire l'évaluation approchée de par la méthode des rectangles. En déduire la relation de récurrence donnant à partir de , , et . Quel nom donne-t-on à cette méthode ?

Voir l'indice

Approcher l'intégrale par l'aire du rectangle à gauche : \Psi_n \approx h f(p_n, u_n). Reconnaître le schéma d'Euler explicite.

Voir la stratégie
  1. Approcher l'intégrale \Psi_n = \int_{t_n}^{t_{n+1}} f(p(t), u(t))\,\mathrm{d}t par la méthode des rectangles à gauche sur l'intervalle [t_n\,;\, t_{n+1}] de largeur h.
  2. Injecter cette approximation dans l'expression établie en Q34.c pour en déduire le schéma récurrent et identifier la méthode d'intégration numérique associée.
Voir la réponse courte

Approximation de l'intégrale à gauche donnant la formule d'Euler explicite u_{n+1} = u_n + h f(p_n, u_n).

Voir le corrigé complet

Par la méthode des rectangles (rectangle à gauche), la fonction intégrée est approchée sur le sous-intervalle [t_n\,;\, t_{n+1}] par sa valeur à la borne inférieure t_n :

\Psi_n = \int_{t_n}^{t_{n+1}} f(p(t), u(t))\,\mathrm{d}t \approx (t_{n+1} - t_n)\, f(p(t_n), u(t_n))

Sachant que t_{n+1} - t_n = h, p(t_n) = p_n et u(t_n) = u_n, il vient :

\boxed{\Psi_n \approx h\, f(p_n, u_n)}

D'après le résultat de la question Q34.c, u_{n+1} - u_n = \Psi_n. On en déduit immédiatement la relation de récurrence :

\boxed{u_{n+1} = u_n + h\, f(p_n, u_n)}

En explicitant la fonction f paramétrée par \tau obtenue en Q34.b (f(p_n, u_n) = \frac{p_n - u_n}{\tau}), la relation s'écrit également :

\boxed{u_{n+1} = u_n + \frac{h}{\tau}(p_n - u_n)}

Cette méthode d'intégration numérique d'une équation différentielle ordinaire est la méthode d'Euler explicite (ou méthode d'Euler).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Prenez le temps de rédiger soigneusement l'évaluation approchée par la méthode des rectangles.

« Pas de problème de fond à signaler, mais une rédaction insuffisante. »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : méthode de runge-kutta, intégration numérique

Méthode n° 2 : méthode améliorée de Runge-Kutta On reprend l'intégrale de la question Q34.c. Écrire l'évaluation approchée de par la méthode des trapèzes. Grâce à une évaluation approchée de à préciser, montrer que la relation de récurrence qui permet de calculer à partir de , et , prend la forme suivante :

Voir l'indice

Appliquer la formule de quadrature des trapèzes sur [t_n, t_{n+1}]. Estimer la valeur inconnue u_{n+1} au second membre par un pas d'Euler préalable u_n + r h pour obtenir le schéma d'ordre 2 explicite de Heun.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la formule de quadrature des trapèzes sur l'intervalle [t_n\,;\, t_{n+1}] pour approcher l'intégrale \Psi_n.
  2. Identifier que la relation obtenue est implicite en u_{n+1} et estimer u_{n+1} au second membre à l'aide d'un pas d'Euler explicite (étape de prédiction de la méthode de Heun ou RK2).
  3. Identifier les grandeurs intermédiaires r et k pour aboutir à l'écriture demandée.
Voir la réponse courte

Formulation de la méthode des trapèzes avec prédiction d'Euler pour obtenir l'algorithme de Runge-Kutta d'ordre 2 (Heun).

Voir le corrigé complet

L'intégrale intervenant dans l'incrément temporel s'écrit, d'après la question Q34.c :

\Psi_n = \int_{t_n}^{t_{n+1}} f(p(t), u(t))\,\mathrm{d}t

L'approximation de cette intégrale par la méthode des trapèzes sur le pas h = t_{n+1} - t_n consiste à remplacer la fonction intégrée par le segment joignant ses valeurs aux deux bornes :

\Psi_n \approx \frac{h}{2} \Big[ f(p(t_n), u(t_n)) + f(p(t_{n+1}), u(t_{n+1})) \Big]

Soit, avec les notations de l'énoncé (p_n = p(t_n) et u_n = u(t_n)) :

\boxed{\Psi_n \approx \frac{h}{2} \Big[ f(p_n, u_n) + f(p_{n+1}, u_{n+1}) \Big]}

En reportant cette approximation dans la relation exacte u_{n+1} - u_n = \Psi_n, on obtient le schéma implicite :

u_{n+1} = u_n + \frac{h}{2} \Big[ f(p_n, u_n) + f(p_{n+1}, u_{n+1}) \Big]

Pour expliciter cette relation sans avoir à résoudre une équation algébrique, on utilise pour la quantité u_{n+1} intervenant dans le second terme une évaluation approchée par la méthode d'Euler explicite (méthode n^\circ 1 de la question Q35) :

u_{n+1}^{\text{approx}} = u_n + h f(p_n, u_n)

En introduisant la pente initiale :

r = f(p_n, u_n)

l'estimation approchée devient :

u_{n+1}^{\text{approx}} = u_n + r h

En injectant cette estimation dans l'argument de f à la date t_{n+1}, on définit la seconde pente :

k = f(p_{n+1}, u_n + r h)

La relation de récurrence prend ainsi la forme souhaitée d'un schéma de Runge-Kutta d'ordre 2 (méthode de Heun) :

\boxed{u_{n+1} = u_n + \frac{h}{2}(r+k) \quad \text{avec} \quad \begin{cases} r = f(p_n, u_n) \\ k = f(p_{n+1}, u_n + rh) \end{cases}}

Résultat

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Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Python
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : méthode d'euler, méthode de runge-kutta, python

Répondre sur la copie aux consignes ci-dessous : * bloc ligne 32 : compléter le programme pour la définition de la fonction f. * bloc ligne 44 : compléter cette section par les lignes nécessaires à la création de la liste T des N dates équidistantes dans l'intervalle . * bloc ligne 49 : faire de même pour la création de la liste P des valeurs . * bloc ligne 53 : recopier et compléter cette partie de programme pour obtenir la liste U des valeurs calculées par la méthode n° 1 de la question Q35. * bloc ligne 65 : écrire une fonction RK(P) qui remplit la liste U des valeurs calculées par la méthode de Runge-Kutta de la question Q36.

Voir l'indice

Traduire fidèlement en Python l'équation différentielle pour f(x,y), la discrétisation temporelle avec une boucle ou une compréhension de liste, et les itérations respectives d'Euler et de Runge-Kutta.

Voir la réponse courte

Écriture en Python des fonctions d'intégration numérique par les méthodes d'Euler explicite et de Runge-Kutta 2.

Voir le corrigé complet
  1. Bloc ligne 32 (définition de la fonction f) :
    D'après la question Q34.b, on a \displaystyle f(p, u) = \frac{p - u}{\tau}. Avec les arguments x et y représentant respectivement p et u :

    def f(x, y):
        return (x - y) / tau
  2. Bloc ligne 44 (création de la liste T des dates t_n) :
    Il y a N dates allant de t_0 = t_i à t_{N-1} = t_f avec un pas h = (t_f - t_i)/(N-1) :

    T = []
    for n in range(N):
        T.append(ti + n * h)
  3. Bloc ligne 49 (création de la liste P des valeurs p(t_n)) :
    On évalue la fonction p(t) pour chaque date de la liste T :

    P = []
    for t in T:
        P.append(p(t))

    Remarque : l'écriture par compréhension P = [p(t) for t in T] est également tout à fait valide.

  4. Bloc ligne 53 (recopier et compléter la fonction E(P)) :
    D'après la question Q35, la méthode d'Euler explicite s'écrit u_{n+1} = u_n + h\,f(p_n, u_n). La boucle s'exécute pour n \in \{0, \dots, N-2\} afin de calculer les termes de u_1 à u_{N-1} :

    def E(P):
        U = [0] # initialisation avec u(0)=0
        for n in range(N - 1):
            U.append(U[n] + h * f(P[n], U[n]))
        return U
  5. Bloc ligne 65 (écriture de la fonction RK(P)) :
    D'après les relations établies à la question Q36 :

    def RK(P):
        U = [0]
        for n in range(N - 1):
            r = f(P[n], U[n])
            k = f(P[n + 1], U[n] + r * h)
            U.append(U[n] + (h / 2) * (r + k))
        return U
Voir ce qu'a relevé le jury

Complétez le squelette fourni sans le réécrire, utilisez append plutôt que la concaténation et réutilisez les grandeurs déjà définies.

« Certains candidats ne respectent pas le corps de programme donné dans l’énoncé et proposent d’autres solutions. »

« Du point de vue de la complexité, la concaténation est une mauvaise idée pour ajouter un élément à la fois à une liste : utiliser la méthode append et proscrire L=L+[terme]. »

« Beaucoup de candidats ont écrit la fonction RK(P) sans s'appuyer sur r et k définis à la Q36, ce qui conduit à plusieurs évaluations de la même expression f(pn,un). »

Source : rapport du jury CCINP 2020

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Électronique numérique

Notions : constante de temps, détection synchrone, filtrage passe-ba

Pour la valeur de la question Q33, les figures 7a, b, c, d et e fournies en page 18 sont les représentations graphiques de et obtenues par la fonction RK. L'unité utilisée en ordonnée est le volt. Chaque figure correspond à un couple dont les valeurs sont regroupées dans le tableau 2.

a) Recopier le tableau 2 et compléter la ligne vide à l'aide du document dans l'annexe et des valeurs numériques données en Q33. Vous fournirez les explications qui ont motivé vos réponses. b) Quelle valeur de n'est-elle pas conseillée ? Pourquoi ? c) Quel avantage et quel inconvénient ces graphes laissent-ils entrevoir dans le choix d'une grande valeur de ? d) Calculer la valeur de si on exploite le graphe () en pensant qu'il s'agit d'un graphe ().

Voir l'indice

Observer l'amplitude des oscillations résiduelles (ondulation) et le temps d'établissement du régime permanent sur chaque graphe pour associer les constantes de temps \tau. Repérer sur l'annexe la valeur de J_1(\Phi_{\mathrm{eff}}) qui maximise le signal ou qui l'annule.

Voir la stratégie
  1. Identifier d'abord la valeur moyenne u_\infty en régime permanent pour chaque couple à partir de la relation établie en Q33 : le signe et l'amplitude de u_\infty dépendent directement de J_1(\Phi_{\mathrm{eff}}).
  2. Pour les trois couples partageant la même valeur \Phi_{\mathrm{eff}} = 1{,}8\text{ rad}, distinguer les courbes en comparant le temps d'établissement (5\tau) et l'amplitude de l'ondulation résiduelle (condition \tau \gg \frac{1}{2\pi f_m}).
  3. Calculer le déphasage apparent en exploitant la fausse valeur de sensibilité J_1(1{,}8) sur la tension mesurée réellement avec J_1(5{,}4).
Voir la réponse courte

Identification des courbes selon \tau et \Phi_{\mathrm{eff}}, analyse du compromis filtrage/temps de réponse et calcul de l'erreur d'étalonnage.

Voir le corrigé complet

a) Identification des figures du tableau 2

D'après la question Q33, la tension continue en régime permanent aux bornes du condensateur s'écrit :

u_\infty = -\frac{1}{2} K_p K I_0 s_0 J_1(\Phi_{\mathrm{eff}}) \sin(\Delta\Phi_s)
  • Influence de \Phi_{\mathrm{eff}} sur la valeur moyenne u_\infty :

    • Pour les couples 1, 2 et 3 (\Phi_{\mathrm{eff}} = 1{,}8\text{ rad}) : d'après l'annexe, J_1(1{,}8) \approx 0{,}58 > 0, ce qui donne la valeur u_\infty = -1{,}5\text{ V} étudiée en Q33. Ces couples correspondent donc aux figures 7a, 7b et 7c, où la tension u(t) oscille ou se stabilise autour de -1{,}5\text{ V}.
    • Pour le couple 4 (\Phi_{\mathrm{eff}} = 3{,}8\text{ rad}) : le document de l'annexe montre que J_1(3{,}8) \approx 0. Ainsi, u_\infty \approx 0\text{ V}, ce qui correspond à la figure 7e.
    • Pour le couple 5 (\Phi_{\mathrm{eff}} = 5{,}4\text{ rad}) : d'après l'annexe, J_1(5{,}4) \approx -0{,}35 < 0. La tension moyenne devient positive :

      u_\infty = -1{,}5 \times \frac{-0{,}35}{0{,}58} \approx +0{,}9\text{ V}

      ce qui correspond à la figure 7d.

  • Influence de \tau sur la dynamique et le filtrage (figures 7a, 7b et 7c) : La constante de temps \tau fixe la durée du régime transitoire (\approx 5\tau) ainsi que l'efficacité du filtrage de l'harmonique fondamental à f_m = 30\text{ kHz} (période T_m \approx 33{,}3\ \mu\text{s}) :

    • Pour \tau = 500\ \mu\text{s} (couple 1) : le temps de réponse 5\tau = 2{,}5\text{ ms} est supérieur à la durée de simulation t_f = 1{,}0\text{ ms}. À t_f = 2\tau, la tension n'a atteint que u(t_f) = u_\infty(1 - e^{-2}) \approx 0{,}86\,u_\infty \approx -1{,}3\text{ V}, avec un lissage parfait (ondulation nulle). C'est la figure 7c.
    • Pour \tau = 50\ \mu\text{s} (couple 2) : le régime permanent est atteint en 5\tau = 0{,}25\text{ ms} < t_f. Le filtrage est satisfaisant (2\pi f_m \tau \approx 9{,}4 \gg 1) et ne laisse qu'une très faible ondulation résiduelle. C'est la figure 7a.
    • Pour \tau = 5\ \mu\text{s} (couple 3) : l'établissement est quasi instantané (5\tau = 25\ \mu\text{s}), mais la condition de coupure n'est pas vérifiée (2\pi f_m \tau \approx 0{,}94 \sim 1). Le signal n'est pas lissé et présente une très forte ondulation d'amplitude de l'ordre du volt autour de -1{,}5\text{ V}. C'est la figure 7b.

On complète ainsi le tableau 2 :

\mathrm{N}^\circ du couple12345
Nom de la figurefig 7cfig 7afig 7bfig 7efig 7d
(\tau, \Phi_{\mathrm{eff}})(500\ \mu\text{s}, 1{,}8\text{ rad})(50\ \mu\text{s}, 1{,}8\text{ rad})(5\ \mu\text{s}, 1{,}8\text{ rad})(50\ \mu\text{s}, 3{,}8\text{ rad})(50\ \mu\text{s}, 5{,}4\text{ rad})

b) Choix déconseillé de \Phi_{\mathrm{eff}}

La valeur \Phi_{\mathrm{eff}} = 3{,}8\text{ rad} n'est absolument pas conseillée. En effet, elle correspond au premier zéro strictement positif de la fonction de Bessel d'ordre 1 : J_1(3{,}8) \approx 0. La tension continue de sortie s'annule alors quelle que soit la rotation subie par le système (u \approx 0), ce qui détruit totalement la sensibilité du gyromètre.

c) Avantages et inconvénients d'une grande valeur de \tau

  • Avantage : une réjection très efficace des harmoniques haute fréquence de modulation (f_m, 2f_m, \dots), assurant une tension u parfaitement continue, sans ondulation résiduelle.
  • Inconvénient : une constante de temps élevée confère au filtre un temps de réponse important (5\tau), ce qui limite la bande passante du gyromètre et introduit une forte latence dans la détection des variations temporelles de vitesse angulaire \Omega(t).

d) Déphasage apparent déduit par erreur

Sur la figure 7d (couple 5 : \tau = 50\ \mu\text{s}, \Phi_{\mathrm{eff}} = 5{,}4\text{ rad}), la tension moyenne mesurée vaut :

u_{\mathrm{mes}} = -\frac{1}{2} K_p K I_0 s_0 J_1(5{,}4) \sin(\Delta\Phi_s) \approx +0{,}90\text{ V}

Si l'expérimentateur utilise par erreur la valeur \Phi_{\mathrm{eff}} = 1{,}8\text{ rad}, il calcule un déphasage estimé \Delta\Phi_s' tel que :

\sin(\Delta\Phi_s') = -\frac{2 u_{\mathrm{mes}}}{K_p K I_0 s_0 J_1(1{,}8)} = \frac{J_1(5{,}4)}{J_1(1{,}8)} \sin(\Delta\Phi_s)

Avec \sin(\Delta\Phi_s) \approx \sin(0{,}54\text{ rad}) \approx 0{,}514, J_1(1{,}8) \approx 0{,}58 et J_1(5{,}4) \approx -0{,}35 :

\begin{aligned} \sin(\Delta\Phi_s') &\approx \frac{-0{,}35}{0{,}58} \times 0{,}514 \approx -0{,}310 \end{aligned}

D'où la valeur estimée :

\boxed{\Delta\Phi_s' \approx -0{,}32\text{ rad}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique MP 2020 ?

Surtout 4 chapitres : Modèle scalaire de la lumière et cohérence (25 % des questions, partie III), Interférences par division d'amplitude (16 %, partie I), Circuits électriques et régimes transitoires (13 %) et Référentiels non galiléens et forces d'inertie (12 %). Plus ponctuellement : Régime sinusoïdal forcé et filtrage, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Magnétostatique, Électrostatique, Électronique numérique…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique MP 2020 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 10 questions sur 38 (26 %) ne demandent que le programme de MPSI : Q6, Q9, Q25, Q26, Q28, Q32 et Q34 à Q37. Avec les autres programmes de première année : 10 en PCSI, 9 en MP2I et 9 en TSI1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique MP 2020 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie IV est la plus longue (environ 1 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique MP 2020 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q1 (composition des vitesses), Q19 (composition des vitesses), Q27 (modulation de phase), Q31 (détection synchrone), Q37 (méthode d'euler) et Q38 (constante de temps).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique MP 2020 ?

Questions de cours : Q6 (loi de kepler), Q9 (force de lorentz), Q10 (composition des vitesses), Q17 (référentiel géocentrique), Q25 (formule de fresnel) et Q35 (méthode d'euler). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (interféromètre de michelson), Q5 (interféromètre de michelson), Q13 (théorème de gauss), Q14 (théorème d'ampère) et Q32 (filtre passe-ba).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique MP 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (22 sur 38), par exemple : Q3, Q5, Q7 à Q10, Q12 à Q18, Q21 à Q25, Q30, Q32, Q34 et Q35. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q1, Q4, Q11, Q19, Q20, Q27 à Q29 et Q36.

Le sujet CCINP Physique MP 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CCINP Physique MP 2020 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport juge le sujet long, mais ses parties indépendantes permettaient de repartir facilement sur de nouvelles questions après un blocage. Moyenne : 9,49/20 (écart-type 3,51, 7 294 présents).

Pourquoi l'expérience de Michelson-Gale-Pearson utilise-t-elle deux rectangles optiques ?

Pour obtenir une référence d'ordre zéro : la Terre ne pouvant être arrêtée pour observer les franges au repos, la boucle de surface quasi nulle AEFD sert de référence non déphasée pour mesurer le décalage en Q22.

Comment discriminer le sens de rotation dans le gyromètre à fibre optique ?

En appliquant une modulation de phase : le signal d'interférence direct dépend de \cos(\Delta\Phi_s), invariant par changement de signe en Q26, tandis que la modulation fait apparaître une harmonique proportionnelle à \sin(\Delta\Phi_s), impaire selon le signe de \Omega (Q29 et Q30).

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