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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie PC 2025

Pression de radiation, biochimie de l'éthanol et synthèse de la monensine

  • 49 questions corrigées
  • Sujet difficile
  • Faisable en PCSI : 29 questions sur 49, parties Physique.II, Chimie - Problème 1.II et Chimie - Problème 1.III
  • Vérifié question par question

Le sujet en bref

Sujet difficile · Chimie organique, Ondes mécaniques et acoustiques, Physique quantique · 18 incontournables · 29 questions de première année
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Ce sujet complet du concours e3a-Polytech aborde deux grandes thématiques fondamentales du programme de PC. La partie physique propose une exploration transversale et élégante de la notion de pression de radiation à travers quatre approches complémentaires : électromagnétisme classique dans les conducteurs (force de Laplace), modélisation corpusculaire par photons, ondes transversales mécaniques sur une corde vibrante au second ordre, et acoustique non linéaire dans les fluides.

La partie chimie se divise en deux problèmes concrets : une étude analytique, cinétique et structurale autour de l'alcoolémie (méthode de Cordebard, oxydoréduction, cinétique enzymatique d'ordre 0 et maille de l'oxyde d'étain ), suivie d'une synthèse organique ambitieuse de la monensine (protection, alkylation, hydroboration, Wittig et réductions chimiosélectives). L'ensemble constitue une excellente synthèse de révision couvrant de nombreux pans classiques du programme de deuxième année.

Difficulté
Difficile, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 3 h 40 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Première année

Oui en PCSI : 29 questions sur 49, parties Physique.II, Chimie - Problème 1.II et Chimie - Problème 1.III.

Où gagner des points

37 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncé
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Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    En QPhysique-III-Q15, l'énoncé désigne par erreur \rho comme la « masse volumique » de la corde : il s'agit de sa masse linéique, indispensable pour assurer l'homogénéité de la célérité c = \sqrt{T/\rho}.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

49 questions
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Partie Physique : Pression de radiation

I · Pression de radiation d'une onde électromagnétique

QPhysique-I-Q1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : onde plane progressive, équation de maxwell

Rappeler la relation entre les amplitudes et des champs électrique et magnétique.

Voir la réponse courte

Pour une onde plane progressive monochromatique dans le vide, E_{0} = c B_{0}.

Voir le corrigé complet

Pour une onde électromagnétique plane, progressive et harmonique se propageant dans le vide à la célérité c, la structure de l'onde issue de l'équation de Maxwell-Faraday impose :

\vec{B}_i(x,t) = \frac{\vec{k} \wedge \vec{E}_i(x,t)}{\omega} = \frac{1}{c}\,\vec{e}_x \wedge \vec{E}_i(x,t)

En identifiant avec les expressions données \vec{E}_i(x,t) = E_0 \cos(\omega t - kx)\,\vec{e}_y et \vec{B}_i(x,t) = B_0 \cos(\omega t - kx)\,\vec{e}_z, on obtient la relation entre les amplitudes :

\boxed{E_0 = c \, B_0}

ou, de manière équivalente, B_0 = \dfrac{E_0}{c}.

Résultat

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QPhysique-I-Q2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : onde stationnaire, réflexion sur un conducteur parfait

Déterminer l'expression de l'onde électromagnétique, et , dans le demi-espace .

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe de superposition dans le vide (x < 0) où coexistent l'onde incidente et l'onde réfléchie.
  2. Utiliser les relations de trigonométrie fournies dans l'énoncé pour factoriser les composantes spatiale et temporelle des champs.
Voir la réponse courte

Somme de l'onde incidente et de l'onde réfléchie avec condition limite en x=0, formant une onde stationnaire.

Voir le corrigé complet

Dans le demi-espace x < 0, le champ électromagnétique total est la superposition du champ incident et du champ réfléchi :

\begin{aligned} \vec{E}_{\text{vide}}(x,t) &= \vec{E}_i(x,t) + \vec{E}_r(x,t) \\ \vec{B}_{\text{vide}}(x,t) &= \vec{B}_i(x,t) + \vec{B}_r(x,t) \end{aligned}

Pour le champ électrique :

\begin{aligned} \vec{E}_{\text{vide}}(x,t) &= E_0 \left[ \cos(\omega t - kx) - \cos(\omega t + kx) \right] \vec{e}_y \end{aligned}

En utilisant la formule trigonométrique :

\cos(a) - \cos(b) = -2\sin\left(\frac{a+b}{2}\right)\sin\left(\frac{a-b}{2}\right)

avec a = \omega t - kx et b = \omega t + kx, il vient \frac{a+b}{2} = \omega t et \frac{a-b}{2} = -kx, d'où :

\begin{aligned} \cos(\omega t - kx) - \cos(\omega t + kx) &= -2\sin(\omega t)\sin(-kx) = 2\sin(kx)\sin(\omega t) \end{aligned}

Ainsi :

\boxed{\vec{E}_{\text{vide}}(x,t) = 2E_0 \sin(kx)\sin(\omega t)\,\vec{e}_y}

Pour le champ magnétique :

\begin{aligned} \vec{B}_{\text{vide}}(x,t) &= B_0 \left[ \cos(\omega t - kx) + \cos(\omega t + kx) \right] \vec{e}_z \end{aligned}

En utilisant la formule trigonométrique :

\cos(a) + \cos(b) = 2\cos\left(\frac{a+b}{2}\right)\cos\left(\frac{a-b}{2}\right)

il vient :

\begin{aligned} \cos(\omega t - kx) + \cos(\omega t + kx) &= 2\cos(\omega t)\cos(-kx) = 2\cos(kx)\cos(\omega t) \end{aligned}

Ainsi :

\boxed{\vec{B}_{\text{vide}}(x,t) = 2B_0 \cos(kx)\cos(\omega t)\,\vec{e}_z}

Résultat

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QPhysique-I-Q3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : approximation des régimes quasi stationnaires, équation de maxwell-ampère

Citer l'expression de l'équation locale de Maxwell Ampère. On se place dans l'ARQS magnétique. Simplifier alors l'équation de Maxwell Ampère. Justifier alors qu'une tranche de conducteur de surface est traversée par le courant infinitésimal .

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation de Maxwell-Ampère générale et appliquer l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) magnéto-statique / magnétique pour négliger le courant de déplacement.
  2. Exprimer le rotationnel du champ magnétique \vec{B}_t(x,t) = B_t(x,t)\,\vec{e}_z pour en déduire la densité volumique de courant \vec{\jmath}(x,t).
  3. Calculer le flux de \vec{\jmath} à travers la surface élémentaire d\vec{S} = dx\,dz\,\vec{e}_y.
Voir la réponse courte

Équation de Maxwell-Ampère dans l'ARQS magnétique \vec{\mathrm{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath}, d'où l'expression de di.

Voir le corrigé complet

L'équation locale de Maxwell-Ampère s'écrit de manière générale :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath} + \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}

Dans le cadre de l'ARQS magnétique, le courant de déplacement \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} est négligeable devant le terme de conduction \mu_0 \vec{\jmath} (ceci est d'autant plus vérifié dans le conducteur où la partie électrique du champ est quasiment nulle). L'équation se simplifie en :

\boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath}}

Le champ magnétique transmis est orienté selon \vec{e}_z et ne dépend que de x et t : \vec{B}_t(x,t) = B_t(x,t)\,\vec{e}_z. En coordonnées cartésiennes, son rotationnel s'écrit :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}_t = \left(\frac{\partial B_{t,z}}{\partial y} - \frac{\partial B_{t,y}}{\partial z}\right)\vec{e}_x + \left(\frac{\partial B_{t,x}}{\partial z} - \frac{\partial B_{t,z}}{\partial x}\right)\vec{e}_y + \left(\frac{\partial B_{t,y}}{\partial x} - \frac{\partial B_{t,x}}{\partial y}\right)\vec{e}_z

Comme B_{t,x} = 0, B_{t,y} = 0, et que B_{t,z} = B_t(x,t) ne dépend pas de y, il vient :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}_t = -\frac{\partial B_t}{\partial x}\vec{e}_y

On en déduit la densité volumique de courant dans le conducteur :

\vec{\jmath} = \frac{1}{\mu_0}\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}_t = -\frac{1}{\mu_0}\frac{\partial B_t}{\partial x}\vec{e}_y

Le courant infinitésimal di traversant la tranche de conducteur d'élément de surface orientée d\vec{S} = dx\,dz\,\vec{e}_y correspond au flux du vecteur densité volumique de courant \vec{\jmath} à travers cette surface :

di = \vec{\jmath} \cdot d\vec{S} = \left(-\frac{1}{\mu_0}\frac{\partial B_t}{\partial x}\vec{e}_y\right) \cdot \left(dx\,dz\,\vec{e}_y\right)

On obtient bien l'expression demandée :

\boxed{di = -\frac{1}{\mu_0}\frac{\partial B_t}{\partial x}dx\,dz}

Résultat

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QPhysique-I-Q4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : force de laplace

Déterminer la force de Laplace qui s'exerce sur l'élément de longueur parcouru par le courant di et plongé dans le champ magnétique .

Voir la réponse courte

Calcul de la force élémentaire d^2\vec{F} = di\,\vec{dl}\wedge\vec{B}_t s'exerçant sur la tranche de conducteur.

Voir le corrigé complet

La force de Laplace élémentaire s'exerçant sur l'élément filiforme de longueur \mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}y\,\vec{e}_y, parcouru par le courant \mathrm{d}i et plongé dans le champ magnétique \vec{B}_t(x,t) = B_t(x,t)\,\vec{e}_z, s'écrit selon la loi de Laplace :

\mathrm{d}\vec{F}_L = \mathrm{d}i \, \mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}_t(x,t)

Comme \vec{e}_y \wedge \vec{e}_z = \vec{e}_x, le produit vectoriel devient :

\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}_t(x,t) = (\mathrm{d}y\,\vec{e}_y) \wedge (B_t(x,t)\,\vec{e}_z) = B_t(x,t)\,\mathrm{d}y\,\vec{e}_x

En utilisant l'expression du courant élémentaire établie à la question Q3 :

\mathrm{d}i = -\frac{1}{\mu_0}\frac{\partial B_t}{\partial x}\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}z

on obtient la force de Laplace élémentaire subie par le volume infinitésimal \mathrm{d}\tau = \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z :

\mathrm{d}\vec{F}_L = -\frac{1}{\mu_0} B_t(x,t)\,\frac{\partial B_t}{\partial x}(x,t)\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x

que l'on peut également écrire sous la forme condensée :

\boxed{\mathrm{d}\vec{F}_L = -\frac{1}{2\mu_0} \frac{\partial (B_t^2)}{\partial x}(x,t)\,\mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x = \mathrm{d}i\,B_t(x,t)\,\mathrm{d}y\,\vec{e}_x}

Résultat

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QPhysique-I-Q5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : force de laplace, moyenne temporelle

Montrer que la force totale qui s'exerce sur un pavé de conducteur de section d'aire dydz et de longueur infinie s'écrit . Calculer alors la valeur moyenne temporelle de cette force .

Voir la stratégie
  1. Intégrer la force de Laplace élémentaire déterminée en Q4 le long de la coordonnée x, de x = 0 à x \to +\infty, pour une section droite fixée d'aire \mathrm{d}y\,\mathrm{d}z.
  2. Exploiter les conditions aux limites données pour le champ magnétique transmis : B_t(0,t) = 2B_0 \cos(\omega t) et \lim_{x\to +\infty} B_t(x,t) = 0.
  3. Prendre la moyenne temporelle sur une période du terme oscillant \cos^2(\omega t).
Voir la réponse courte

Intégration de la force de Laplace sur l'épaisseur du conducteur et calcul de la moyenne temporelle avec \langle\cos^2(\omega t)\rangle = 1/2.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, la force élémentaire s'exerçant sur un élément de volume \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z du conducteur s'écrit :

\mathrm{d}^2\vec{F}_L = -\frac{1}{2\mu_0} \frac{\partial (B_t^2)}{\partial x} \mathrm{d}x\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x

La force totale \mathrm{d}\vec{F}_{\text{pavé}} qui s'exerce sur le pavé de section droite \mathrm{d}y\,\mathrm{d}z s'étendant de x = 0 à x \to +\infty s'obtient par sommation sur x :

\begin{aligned} \mathrm{d}\vec{F}_{\text{pavé}} &= \left( \int_{x=0}^{+\infty} -\frac{1}{2\mu_0} \frac{\partial \left(B_t^2(x,t)\right)}{\partial x} \,\mathrm{d}x \right) \mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x \\ &= -\frac{1}{2\mu_0} \left[ B_t^2(x,t) \right]_{x=0}^{x\to+\infty} \mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x \end{aligned}

En utilisant les conditions aux limites fournies par l'énoncé :

B_t(0,t) = 2B_0\cos(\omega t) \quad \text{et} \quad \lim_{x\to+\infty} B_t(x,t) = 0

il vient :

\left[ B_t^2(x,t) \right]_{0}^{+\infty} = 0 - \left(2B_0\cos(\omega t)\right)^2 = -4 B_0^2 \cos^2(\omega t)

On en déduit l'expression de la force instantanée :

\mathrm{d}\vec{F}_{\text{pavé}} = -\frac{1}{2\mu_0} \left(-4 B_0^2 \cos^2(\omega t)\right) \mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x
\boxed{\mathrm{d}\vec{F}_{\text{pavé}} = 2\frac{B_0^2}{\mu_0}\cos^2(\omega t)\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x}

Calculons à présent la moyenne temporelle de cette force. La valeur moyenne sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} de \cos^2(\omega t) vaut :

\langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{T}\int_0^T \frac{1+\cos(2\omega t)}{2}\,\mathrm{d}t = \frac{1}{2}

On obtient ainsi :

\boxed{\langle \mathrm{d}\vec{F}_{\text{pavé}} \rangle = \frac{B_0^2}{\mu_0}\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x}

Résultat

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QPhysique-I-Q6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : pression de radiation

Déterminer l'expression de la pression de radiation.

Voir la réponse courte

Pression obtenue par division de la force moyenne par la section dy dz : P_{\text{rad}} = B_0^2/\mu_0.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la force moyenne exercée sur un élément de surface \mathrm{d}S = \mathrm{d}y\,\mathrm{d}z de la paroi s'écrit :

\langle \mathrm{d}\vec{F}_{\text{pavé}} \rangle = p_{\text{rad}}\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x

Or, d'après le résultat obtenu à la question Q5, la valeur moyenne temporelle de cette force vaut :

\langle \mathrm{d}\vec{F}_{\text{pavé}} \rangle = \frac{B_0^2}{\mu_0}\,\mathrm{d}y\,\mathrm{d}z\,\vec{e}_x

Par identification directe des deux expressions, on en déduit l'expression de la pression de radiation :

\boxed{p_{\text{rad}} = \frac{B_0^2}{\mu_0}}

En utilisant la relation E_0 = c B_0 (question Q1) ainsi que l'expression de la vitesse de la lumière dans le vide c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}}, cette pression peut également s'écrire sous la forme équivalente :

p_{\text{rad}} = \varepsilon_0 E_0^2

Résultat

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QPhysique-I-Q7

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : densité volumique d'énergie électromagnétique, pression de radiation

Justifier la relation entre la pression de radiation et la moyenne temporelle de la densité d'énergie électromagnétique de l'onde dans le vide proposée par Maxwell.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la densité volumique d'énergie électromagnétique u_{\text{em}}(x,t) de l'onde totale présente dans le demi-espace x < 0 à partir des champs \vec{E}_{\text{vide}} et \vec{B}_{\text{vide}} déterminés à la question Q2.
  2. Calculer sa valeur moyenne temporelle \langle u_{\text{em}} \rangle sur une période optique en exploitant la relation de structure E_0 = c B_0.
  3. Conclure en comparant \langle u_{\text{em}} \rangle à la pression de radiation p_{\text{rad}} obtenue à la question Q6.
Voir la réponse courte

Comparaison de P_{\text{rad}} avec la densité volumique moyenne d'énergie électromagnétique dans le vide \langle u_{\text{em}}\rangle.

Voir le corrigé complet

Dans le vide (x < 0), l'onde résultante est la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie. La densité volumique d'énergie électromagnétique s'écrit :

u_{\text{em}}(x,t) = \frac{\varepsilon_0}{2} \vec{E}_{\text{vide}}^2(x,t) + \frac{1}{2\mu_0} \vec{B}_{\text{vide}}^2(x,t)

D'après les expressions établies à la question Q2 :

\begin{aligned} \vec{E}_{\text{vide}}(x,t) &= 2E_0 \sin(kx)\sin(\omega t)\,\vec{e}_y \\ \vec{B}_{\text{vide}}(x,t) &= 2B_0 \cos(kx)\cos(\omega t)\,\vec{e}_z \end{aligned}

En injectant ces expressions dans u_{\text{em}}(x,t), il vient :

u_{\text{em}}(x,t) = 2\varepsilon_0 E_0^2 \sin^2(kx)\sin^2(\omega t) + \frac{2 B_0^2}{\mu_0} \cos^2(kx)\cos^2(\omega t)

Prenons la moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}. Comme \langle \sin^2(\omega t) \rangle = \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2} :

\langle u_{\text{em}}(x,t) \rangle = \varepsilon_0 E_0^2 \sin^2(kx) + \frac{B_0^2}{\mu_0} \cos^2(kx)

D'après la question Q1, E_0 = c B_0 avec c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}}, d'où l'égalité des densités crêtes électrique et magnétique :

\varepsilon_0 E_0^2 = \varepsilon_0 c^2 B_0^2 = \frac{B_0^2}{\mu_0}

On en déduit :

\begin{aligned} \langle u_{\text{em}} \rangle &= \frac{B_0^2}{\mu_0} \left(\sin^2(kx) + \cos^2(kx)\right) \\ &= \frac{B_0^2}{\mu_0} \end{aligned}

En comparant avec l'expression de la pression de radiation obtenue à la question Q6, p_{\text{rad}} = \frac{B_0^2}{\mu_0}, on justifie parfaitement l'affirmation de Maxwell :

\boxed{p_{\text{rad}} = \langle u_{\text{em}} \rangle}

Résultat

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II · Aspect corpusculaire

QPhysique-II-Q8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : photon, quantité de mouvement

Rappeler l'expression de la quantité de mouvement d'un photon. Déterminer la variation de la quantité de mouvement d'un photon frappant la surface parfaitement réfléchissante en incidence normale.

Voir la réponse courte

Quantité de mouvement p = h\nu/c et variation \Delta\vec{p} = -2(h\nu/c)\vec{u}_x par réflexion élastique.

Voir le corrigé complet

Un photon de fréquence \nu possède une énergie :

E = h\nu

Sa masse propre étant nulle, la relation relativiste de dispersion E^2 = p^2 c^2 + m^2 c^4 donne la norme de sa quantité de mouvement :

p = \frac{E}{c} = \frac{h\nu}{c} = \frac{h}{\lambda}

Vectoriellement, en notant \vec{u} le vecteur unitaire dans la direction de propagation de l'onde, la quantité de mouvement du photon s'écrit :

\boxed{\vec{p} = \frac{h\nu}{c}\,\vec{u}}

Considérons un photon se propageant selon les x croissants en incidence normale sur le conducteur situé en x = 0 :

  • Avant réflexion, son vecteur quantité de mouvement incident est :

    \vec{p}_i = \frac{h\nu}{c}\,\vec{e}_x
  • Après réflexion élastique sans perte d'énergie, la fréquence du photon reste \nu et sa direction est inversée selon les lois de Snell-Descartes :

    \vec{p}_r = -\frac{h\nu}{c}\,\vec{e}_x

La variation de la quantité de mouvement du photon au cours du choc s'en déduit :

\Delta \vec{p} = \vec{p}_r - \vec{p}_i = -\frac{h\nu}{c}\,\vec{e}_x - \frac{h\nu}{c}\,\vec{e}_x
\boxed{\Delta \vec{p} = -2\frac{h\nu}{c}\,\vec{e}_x}

Résultat

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QPhysique-II-Q9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : pression de radiation, quantité de mouvement

Déterminer le nombre de photons frappant la surface pendant la durée . À l'aide de la question Q8 et de la deuxième loi de Newton, retrouver la force totale exercée par l'ensemble des photons incidents sur une section de la surface réfléchissante pendant la durée . Donner alors l'expression de la pression de radiation exercée par les photons sur la surface réfléchissante.

Voir la stratégie
  1. Modéliser le volume de l'espace balayé par les photons incidents frappant la surface S pendant \Delta t sous forme d'un cylindre de longueur c\Delta t.
  2. Exprimer la variation de quantité de mouvement totale de ces photons pendant \Delta t à partir de la question Q8, puis relier cette quantité à la force exercée sur la surface via le principe fondamental de la dynamique et la troisième loi de Newton.
  3. En déduire la pression de radiation par définition du quotient de la force normale par la surface.
Voir la réponse courte

Décompte des photons incidents de volume S c \Delta t, bilan de quantité de mouvement et quotient par S.

Voir le corrigé complet

1. Nombre de photons frappant la surface S :

Les photons se déplacent dans le vide à la célérité c dans le sens de \vec{e}_x. Les photons qui atteignent la surface plane S (située en x=0) pendant la durée \Delta t sont ceux initialement compris dans le cylindre droit de base S, d'axe (Ox) et de longueur c\Delta t en amont de la surface.

Le volume de ce cylindre vaut :

\Delta V = S \, c \, \Delta t

La densité volumique de photons incidents étant notée n, le nombre de photons frappant la surface pendant \Delta t est :

\boxed{N = n \, S \, c \, \Delta t}

2. Force totale exercée par les photons sur la surface :

D'après la question Q8, chaque photon subit lors de la réflexion spéculaire une variation de quantité de mouvement :

\Delta \vec{p} = -2\frac{h\nu}{c}\,\vec{e}_x

Pour le système fermé constitué par les N photons qui entrent en collision avec la paroi pendant la durée \Delta t, la variation de quantité de mouvement totale s'écrit :

\begin{aligned} \Delta \vec{P}_{\text{photons}} &= N \Delta \vec{p} \\ &= (n \, S \, c \, \Delta t) \left( -2\frac{h\nu}{c}\,\vec{e}_x \right) \\ &= -2 \, n \, S \, h\nu \, \Delta t \, \vec{e}_x \end{aligned}

En appliquant la deuxième loi de Newton au système de ces photons pendant la durée \Delta t, la force moyenne exercée par la paroi sur les photons est :

\vec{F}_{\text{paroi}\to\text{photons}} = \frac{\Delta \vec{P}_{\text{photons}}}{\Delta t} = -2 \, n \, S \, h\nu \, \vec{e}_x

D'après le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la force exercée par les photons sur la section S de la surface réfléchissante est :

\vec{F} = -\vec{F}_{\text{paroi}\to\text{photons}} = 2 \, n \, S \, h\nu \, \vec{e}_x
\boxed{\vec{F} = 2 \, n \, S \, h\nu \, \vec{e}_x}

3. Pression de radiation :

La force étant orthogonale à la surface S, la pression de radiation p_{\text{rad}} correspond au quotient de la norme de la force par l'aire S :

p_{\text{rad}} = \frac{\|\vec{F}\|}{S}
\boxed{p_{\text{rad}} = 2 \, n \, h\nu}

Résultat

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QPhysique-II-Q10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : pression de radiation, densité d'énergie

Retrouver alors le lien entre la pression de radiation et la densité d'énergie des photons présents dans le vide (photons incidents et photons réfléchis) décrit par Maxwell.

Voir la réponse courte

Mise en relation de la pression avec la densité volumique d'énergie photonique totale (incidente et réfléchie).

Voir le corrigé complet

Chaque photon de fréquence \nu transporte un quantum d'énergie :

\mathcal{E} = h\nu

Dans le demi-espace x < 0 devant la surface parfaitement réfléchissante :

  • les photons incidents forment un faisceau de densité volumique n, se propageant à la célérité c vers les x croissants ;
  • les photons réfléchis repartent à la célérité c vers les x décroissants sans perte d'énergie. Par conservation du flux en régime permanent, leur densité volumique est également égale à n.

La densité volumique totale de photons présents dans le vide est donc :

n_{\text{tot}} = n_{\text{inc}} + n_{\text{réfl}} = n + n = 2n

La densité volumique moyenne d'énergie électromagnétique dans le vide s'en déduit :

u_{\text{vide}} = n_{\text{tot}} h\nu = 2nh\nu

En comparant cette grandeur à l'expression de la pression de radiation établie à la question Q9 (p_{\text{rad}} = 2nh\nu), on retrouve l'égalité énoncée par Maxwell :

\boxed{p_{\text{rad}} = u_{\text{vide}}}

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QPhysique-II-Q11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : pression de radiation, quantité de mouvement

Reprendre le raisonnement des questions Q8 et Q9 et montrer que l'expression de la pression de radiation dépend de l'angle d'incidence comme . On prendra soin de réaliser un schéma de la situation.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la variation de quantité de mouvement \Delta\vec{p}_{\text{photon}} subie par un photon lors de la réflexion spéculaire à l'angle d'incidence \theta, et en déduire l'impulsion transmise à la paroi.
  2. Déterminer le volume du cylindre oblique interceptant la surface S pendant la durée \Delta t, pour en déduire le nombre N de photons incidents atteignant cette surface.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique pour obtenir la force moyenne exercée sur la surface S, puis la pression de radiation p_{\text{rad}}.
Voir la réponse courte

Schéma de la réflexion sous incidence \theta, prise en compte de la projection normale et du flux de photons.

Voir le corrigé complet

Considérons une surface plane parfaitement réfléchissante située dans le plan x = 0, de normale sortante dirigée selon -\vec{e}_x. Les photons proviennent du demi-espace x < 0 sous un angle d'incidence \theta mesuré par rapport à la normale \vec{e}_x.

1. Variation de quantité de mouvement d'un photon

D'après les lois de Descartes de la réflexion, la composante tangentielle de la quantité de mouvement est conservée tandis que sa composante normale est inversée :

\begin{aligned} \vec{p}_i &= \frac{h\nu}{c}\left(\cos\theta\,\vec{e}_x - \sin\theta\,\vec{e}_y\right) \\ \vec{p}_r &= \frac{h\nu}{c}\left(-\cos\theta\,\vec{e}_x - \sin\theta\,\vec{e}_y\right) \end{aligned}

La variation de quantité de mouvement subie par un photon lors du choc élastique est donc :

\Delta\vec{p}_{\text{photon}} = \vec{p}_r - \vec{p}_i = -2\frac{h\nu}{c}\cos\theta\,\vec{e}_x

D'après le principe des actions réciproques, la quantité de mouvement cédée à la paroi par ce photon vaut :

\delta\vec{p}_{\text{paroi}} = -\Delta\vec{p}_{\text{photon}} = 2\frac{h\nu}{c}\cos\theta\,\vec{e}_x

2. Nombre de photons frappant la surface S pendant \Delta t

Les photons se déplacent à la vitesse c dans la direction d'incidence. Pendant l'intervalle de temps \Delta t, les photons atteignant la surface S sont ceux contenus dans un prisme oblique de base S et d'arêtes parallèles au faisceau incident de longueur c\Delta t.

La hauteur de ce prisme, mesurée selon la normale \vec{e}_x, vaut :

h_{\perp} = c\Delta t \cos\theta

Le volume correspondant est :

V = S\, h_{\perp} = S\,c\,\Delta t\cos\theta

Le nombre de photons incidents frappant la surface S pendant \Delta t s'en déduit :

N = n\,V = n\,S\,c\,\Delta t\cos\theta

3. Force moyenne et pression de radiation

La quantité de mouvement totale cédée à la surface S pendant la durée \Delta t s'écrit :

\Delta\vec{P}_{\text{tot}} = N\,\delta\vec{p}_{\text{paroi}} = (n\,S\,c\,\Delta t\cos\theta)\left(2\frac{h\nu}{c}\cos\theta\,\vec{e}_x\right) = 2 n S h\nu \cos^2\theta\,\Delta t\,\vec{e}_x

En appliquant la deuxième loi de Newton, la force moyenne exercée par le faisceau sur la surface S est :

\vec{F} = \frac{\Delta\vec{P}_{\text{tot}}}{\Delta t} = 2 n S h\nu \cos^2(\theta)\,\vec{e}_x

La pression de radiation correspond à la composante normale de cette force par unité de surface :

p_{\text{rad}} = \frac{\vec{F}\cdot\vec{e}_x}{S}

On obtient bien :

\boxed{p_{\text{rad}} = 2nh\nu\cos^2(\theta)}

Résultat

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QPhysique-II-Q12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : sécurité laser, pression de radiation

Rappeler les principales consignes de prévention nécessaires à l'utilisation d'un laser en activité expérimentale de physique. Exprimer la pression de radiation en fonction de la puissance du laser, de la surface du faisceau laser et de la vitesse de la lumière dans le vide.

Voir la stratégie
  1. Pour les consignes de sécurité, citer les règles fondamentales de prévention relatives aux risques oculaires liés aux faisceaux laser.
  2. Exprimer la puissance du faisceau laser P_{\text{laser}} en reliant le débit énergétique au flux de photons incidents à travers la section S.
  3. En déduire la densité volumique d'énergie des photons incidents, puis injecter cette relation dans l'expression de la pression de radiation établie à la question Q9.
Voir la réponse courte

Règles de sécurité laser (lunettes adaptées, éviter faisceau direct) et relation P_{\text{rad}} = 2\mathcal{P}/(c S).

Voir le corrigé complet

1. Consignes de sécurité et de prévention :

  • Protection oculaire : ne jamais regarder directement dans l'axe du faisceau laser ni observer un faisceau réfléchi (risque de lésions rétiniennes irréversibles) ; porter des lunettes de protection adaptées à la longueur d'onde si la classe du laser l'exige.
  • Disposition du faisceau : maintenir le faisceau horizontal, à une hauteur bien inférieure à celle des yeux (éviter impérativement de se baisser au niveau du plan de propagation).
  • Gestion de l'environnement : retirer tout objet métallique ou réfléchissant (montre, bague, bracelet) pouvant engendrer des réflexions parasites spéculaires, et obturer le faisceau en bout de banc optique à l'aide d'un écran absorbant (ou piège à lumière).

2. Expression de la pression de radiation :

Soit S l'aire de la section droite du faisceau laser. Pendant une durée \Delta t, le volume occupé par les photons qui traversent cette section est V = S c \Delta t. Le nombre de photons incidents transportés pendant \Delta t est donc :

N = n S c \Delta t

Chaque photon transportant l'énergie h\nu, l'énergie lumineuse traversant la section S pendant \Delta t s'écrit :

\Delta E = N h\nu = n S c h\nu \Delta t

La puissance véhiculée par le faisceau incident est par conséquent :

P_{\text{laser}} = \frac{\Delta E}{\Delta t} = n h\nu S c \implies n h\nu = \frac{P_{\text{laser}}}{c S}

D'après le résultat de la question Q9, pour une surface parfaitement réfléchissante sous incidence normale :

p_{\text{rad}} = 2 n h\nu

On obtient ainsi :

\boxed{p_{\text{rad}} = \frac{2 P_{\text{laser}}}{c S}}

Remarque : pour une surface parfaitement absorbante, où les photons incidents ne sont pas réfléchis mais absorbés (\Delta \vec{p} = -\vec{p}), la pression de radiation s'écrirait :

p_{\text{rad}} = \frac{P_{\text{laser}}}{c S}

Résultat

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QPhysique-II-Q13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : ordre de grandeur

En s'aidant de la question Q12 et de la figure 2, déterminer un ordre de grandeur de la force exercée par le faisceau laser sur un cheveu de diamètre dans le cas de l'expérience étudiée. Conclure.

Voir la stratégie
  1. Estimer les dimensions caractéristiques du faisceau laser (diamètre D) à partir de la figure 2.
  2. Évaluer la fraction de la puissance du faisceau interceptée par le cheveu, puis en déduire la force de radiation correspondante via les relations obtenues en Q12.
  3. Conclure sur les conséquences mécaniques pour l'expérience en comparant cette force à d'autres grandeurs physiques (poids du cheveu, par exemple).
Voir la réponse courte

Calcul de la force exercée sur la section du cheveu interceptant le faisceau ; force extrêmement faible.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 2, les profils transverses du faisceau montrent une intensité maximale au centre et s'étendent sur une largeur totale à la base d'environ 2\,000\;\mu\text{m}, ce qui correspond à un diamètre de faisceau de l'ordre de :

D \sim 1{,}5 \text{ à } 2\;\text{mm}.

Retenons D \approx 1{,}5\;\text{mm}. Le cheveu, de diamètre d = 70\;\mu\text{m}, traverse le faisceau. La surface de faisceau interceptée par le cheveu est celle d'un rectangle de dimensions D \times d :

S_{\text{int}} \approx D \times d \approx 1{,}5 \cdot 10^{-3} \times 70 \cdot 10^{-6} \approx 1{,}0 \cdot 10^{-7}\;\text{m}^2.

La section totale du faisceau étant S \approx \frac{\pi D^2}{4} \approx \frac{\pi (1{,}5 \cdot 10^{-3})^2}{4} \approx 1{,}8 \cdot 10^{-6}\;\text{m}^2, la fraction de puissance interceptée par le cheveu est :

\frac{P_{\text{int}}}{P_{\text{laser}}} \approx \frac{S_{\text{int}}}{S} = \frac{4d}{\pi D} \approx \frac{4 \times 70 \cdot 10^{-6}}{\pi \times 1{,}5 \cdot 10^{-3}} \approx 6\,\%.

La puissance lumineuse interceptée vaut donc :

P_{\text{int}} \approx 0{,}06 \times 0{,}9 \cdot 10^{-3}\;\text{W} \approx 5 \cdot 10^{-5}\;\text{W}.

En modélisant le cheveu comme un corps absorbant ou diffusant, la force exercée s'exprime selon les résultats de la question Q12 par :

F \sim \frac{P_{\text{int}}}{c} \quad \left(\text{ou } \frac{2P_{\text{int}}}{c} \text{ en cas de réflexion totale}\right).

Avec c = 3{,}0 \cdot 10^8\;\text{m}\cdot\text{s}^{-1} :

F \sim \frac{5 \cdot 10^{-5}}{3{,}0 \cdot 10^8} \approx 1{,}7 \cdot 10^{-13}\;\text{N}.

On obtient ainsi un ordre de grandeur de :

\boxed{F \sim 10^{-13}\;\text{N}}

Conclusion : Cette force est extraordinairement faible (de l'ordre du dixième de piconewton). À titre de comparaison, un brin de cheveu de 1\;\text{cm} de long a une masse de l'ordre de 0{,}05\;\text{mg}, ce qui correspond à un poids P \sim 5 \cdot 10^{-7}\;\text{N}, supérieur de six ordres de grandeur. La pression de radiation n'a donc rigoureusement aucune influence mécanique sur la position ou la fixité du cheveu lors de la mesure optique.

Résultat

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III · Réflexion sur une corde

QPhysique-III-Q14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : corde vibrante, développement limité

Exprimer la force exercée par la corde sur l'anneau en fonction de la tension de la corde et de l'angle entre et l'horizontale ( est un angle non orienté et positif).
Justifier alors que cette force s'exprime en fonction de la dérivée partielle de au ordre comme et .

Voir la stratégie
  1. Exprimer les deux tensions \vec{T}_1 et \vec{T}_2 appliquées à l'anneau en x = 0 et en déduire l'expression géométrique de la force totale \vec{F} = \vec{T}_1 + \vec{T}_2 en fonction de T et de l'angle \beta.
  2. Relier l'angle \beta à la pente géométrique de la corde \left(\frac{\partial y}{\partial x}\right)_{x=0^-} en tenant compte de la géométrie de la figure 3.
  3. Réaliser un développement limité au second ordre en \beta pour établir les projections demandées.
Voir la réponse courte

Projection de la tension de la corde et développement aux petits angles \sin\beta \approx \tan\beta \approx \partial y/\partial x.

Voir le corrigé complet

L'anneau situé en x = 0 est soumis à deux forces de tension exercées respectivement par la partie droite (x > 0) et la partie gauche (x < 0) de la corde :

  • Pour x > 0, la corde reste immobile le long de l'axe horizontal Ox en l'absence d'onde transmise, d'où :

    \vec{T}_1 = T\,\vec{e}_x
  • Pour x < 0, la force \vec{T}_2 est tangentielle à la corde au point d'abscisse x = 0^-, dirigée vers les x décroissants. D'après la figure 3, l'angle positif non orienté \beta est repéré par rapport à la direction horizontale -\vec{e}_x, le vecteur \vec{T}_2 pointant vers le haut et vers la gauche :

    \vec{T}_2 = -T\cos\beta\,\vec{e}_x + T\sin\beta\,\vec{e}_y

La force totale \vec{F} = \vec{T}_1 + \vec{T}_2 exercée par la corde sur l'anneau s'écrit donc :

\boxed{\vec{F} = T(1 - \cos\beta)\,\vec{e}_x + T\sin\beta\,\vec{e}_y}

Dans l'approximation des petits mouvements, l'angle \beta est petit devant 1 rad. La pente de la corde en x = 0^- s'identifie à la dérivée spatiale partielle. Sur la figure 3, la corde arrive avec une pente négative (\left(\frac{\partial y}{\partial x}\right)_{x=0^-} < 0), de sorte que :

\tan\beta = -\left(\frac{\partial y}{\partial x}\right)_{x=0^-}

Au premier ordre en \beta, on a \beta \approx \tan\beta = -\left(\frac{\partial y}{\partial x}\right)_{x=0^-}.

Effectuons les développements limités au deuxième ordre :

\begin{aligned} 1 - \cos\beta &= \frac{\beta^2}{2} + o(\beta^2) = \frac{1}{2}\left(\left(\frac{\partial y}{\partial x}\right)_{x=0^-}\right)^2 + o\left(\left(\frac{\partial y}{\partial x}\right)^2\right) \\ \sin\beta &= \beta + o(\beta^2) = -\left(\frac{\partial y}{\partial x}\right)_{x=0^-} + o\left(\left(\frac{\partial y}{\partial x}\right)^2\right) \end{aligned}

On en déduit immédiatement les projections de la force \vec{F} au deuxième ordre :

\boxed{\vec{F}\cdot\vec{e}_x = \frac{T}{2}\left(\left(\frac{\partial y}{\partial x}\right)_{x=0^-}\right)^2} \quad\text{et}\quad \boxed{\vec{F}\cdot\vec{e}_y = -T\left(\frac{\partial y}{\partial x}\right)_{x=0^-}}

Résultat

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QPhysique-III-Q15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : relation de dispersion, célérité

Rappeler la relation entre les grandeurs suivantes: célérité de l'onde , pulsation de l'onde et la norme du vecteur d'onde . Déterminer l'expression de la célérité des ondes dans la corde en fonction de la tension et de la masse volumique .

Voir la stratégie
  1. Rappeler la relation cinématique générale reliant pulsation \omega, norme du vecteur d'onde k et célérité de phase c.
  2. Injecter la forme de l'onde progressive y_i(x,t) dans l'équation de propagation (1) (ou identifier celle-ci avec l'équation classique de d'Alembert) pour exprimer c en fonction de la tension T et de la masse linéique \rho.
Voir la réponse courte

Relation \omega = k c et célérité d'une onde sur une corde c = \sqrt{T/\mu} = \sqrt{T/(\rho S)}.

Voir le corrigé complet

Pour une onde progressive harmonique, la pulsation \omega, la norme du vecteur d'onde k et la célérité c de l'onde sont reliées par la relation de dispersion :

\boxed{\omega = c \, k \quad \Longleftrightarrow \quad c = \frac{\omega}{k}}

L'onde progressive incidente proposée par le sujet s'écrit y_i(x,t) = A \sin(\omega t - kx). Calculons ses dérivées partielles secondes :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 y_i}{\partial t^2} &= -\omega^2 A \sin(\omega t - kx) = -\omega^2 y_i(x,t) \\ \frac{\partial^2 y_i}{\partial x^2} &= -k^2 A \sin(\omega t - kx) = -k^2 y_i(x,t) \end{aligned}

En injectant ces dérivées dans l'équation d'onde (1) :

\frac{\partial^2 y}{\partial t^2} = \frac{T}{\rho} \frac{\partial^2 y}{\partial x^2}

on obtient :

-\omega^2 y_i(x,t) = -\frac{T}{\rho} k^2 y_i(x,t) \implies \frac{\omega^2}{k^2} = \frac{T}{\rho}

Sachant que c = \frac{\omega}{k} > 0, on en déduit l'expression de la célérité des ondes transversales le long de la corde :

\boxed{c = \sqrt{\frac{T}{\rho}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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QPhysique-III-Q16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI

Notions : onde stationnaire, réflexion

Donner l'expression de l'onde résultante pour les . Préciser alors le type d'onde qui en résulte.

Voir la réponse courte

Superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie pour former une onde stationnaire présentant des nœuds.

Voir le corrigé complet

L'équation de d'Alembert (1) étant linéaire, l'onde résultante dans le domaine x < 0 est obtenue par superposition de l'onde incidente y_i(x,t) et de l'onde réfléchie y_r(x,t) :

\begin{aligned} y(x,t) &= y_i(x,t) + y_r(x,t) \\ &= A \sin(\omega t - kx) - A \sin(\omega t + kx) \end{aligned}

À l'aide de l'identité trigonométrique fournie dans les données de l'énoncé :

\sin(a) - \sin(b) = 2\cos\left(\frac{a+b}{2}\right)\sin\left(\frac{a-b}{2}\right)

en posant a = \omega t - kx et b = \omega t + kx, il vient :

\frac{a+b}{2} = \omega t \quad \text{et} \quad \frac{a-b}{2} = -kx

d'où :

\begin{aligned} y(x,t) &= 2A \cos(\omega t) \sin(-kx) \\ &= -2A \sin(kx) \cos(\omega t) \end{aligned}
\boxed{y(x,t) = -2A \sin(kx) \cos(\omega t)}

Cette onde présente une séparation stricte des variables spatiale et temporelle sous la forme y(x,t) = f(x)g(t) : il s'agit d'une onde stationnaire.

Résultat

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QPhysique-III-Q17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : corde vibrante, moyenne temporelle

Déterminer la projection de la force sur l'axe dans le cas d'une telle onde. Déterminer alors l'expression de sa valeur moyenne .

Voir la stratégie
  1. Calculer la dérivée spatiale partielle \dfrac{\partial y}{\partial x}(x,t) pour l'onde stationnaire établie en Q16, puis l'évaluer en x = 0^-.
  2. Injecter cette dérivée dans l'expression de la composante axiale \vec{F}\cdot\vec{e}_x obtenue à la question Q14.
  3. Prendre la moyenne temporelle sur une période à l'aide de \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \dfrac{1}{2}.
Voir la réponse courte

Injection de l'expression de l'onde stationnaire dans \vec{F}\cdot\vec{e}_x et calcul de la moyenne temporelle.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, le déplacement transversal pour x < 0 s'écrit :

y(x,t) = -2A\sin(kx)\cos(\omega t)

En dérivant par rapport à la variable d'espace x :

\frac{\partial y}{\partial x}(x,t) = -2Ak\cos(kx)\cos(\omega t)

En x = 0^- (au niveau de l'anneau, avec \cos(0) = 1) :

\left(\frac{\partial y}{\partial x}\right)_{x=0^-} = -2Ak\cos(\omega t)

D'après la relation établie à la question Q14, la projection de la force exercée par la corde sur l'anneau selon l'axe Ox vaut :

\begin{aligned} \vec{F} \cdot \vec{e}_x &= \frac{T}{2} \left( \left(\frac{\partial y}{\partial x}\right)_{x=0^-} \right)^2 \\ &= \frac{T}{2} \Big(-2Ak\cos(\omega t)\Big)^2 \end{aligned}

Soit :

\boxed{\vec{F} \cdot \vec{e}_x = 2 T A^2 k^2 \cos^2(\omega t)}

La valeur moyenne temporelle sur une période T_{\text{onde}} = \dfrac{2\pi}{\omega} s'obtient en utilisant \langle \cos^2(\omega t) \rangle = \dfrac{1}{2} :

\begin{aligned} \langle \vec{F} \cdot \vec{e}_x \rangle &= 2 T A^2 k^2 \, \langle \cos^2(\omega t) \rangle \\ &= 2 T A^2 k^2 \times \frac{1}{2} \end{aligned}

D'où l'expression de la force moyenne :

\boxed{\langle \vec{F} \cdot \vec{e}_x \rangle = T A^2 k^2}

Résultat

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QPhysique-III-Q18

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : énergie linéique, valeur moyenne

Relier la moyenne spatiale de l'énergie linéique de l'onde résultante à l'expression de la valeur moyenne de la projection sur l'axe Ox de la force exercée par la corde sur l'anneau.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les dérivées partielles temporelle et spatiale du déplacement y(x,t) de l'onde stationnaire obtenue en Q16.
  2. Injecter ces dérivées dans l'expression de la densité linéique d'énergie \varepsilon(x,t), en simplifiant grâce à la relation de dispersion \rho\omega^2 = Tk^2.
  3. Calculer la moyenne spatiale \overline{\varepsilon} sur une période spatiale (longueur d'onde \lambda) et comparer directement à la moyenne temporelle \langle \vec{F}\cdot\vec{e}_x \rangle obtenue à la question Q17.
Voir la réponse courte

Expression de la densité linéique moyenne d'énergie et identification directe avec la force moyenne axiale.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q16, l'onde résultante dans le domaine x < 0 est stationnaire et s'écrit :

y(x,t) = -2A\sin(kx)\cos(\omega t)

Calculons les dérivées partielles de y(x,t) :

\begin{aligned} \frac{\partial y}{\partial t}(x,t) &= 2\omega A\sin(kx)\sin(\omega t) \\ \frac{\partial y}{\partial x}(x,t) &= -2kA\cos(kx)\cos(\omega t) \end{aligned}

En injectant ces dérivées dans l'expression de la densité linéique d'énergie :

\begin{aligned} \varepsilon(x,t) &= \frac{1}{2}\rho\left(\frac{\partial y}{\partial t}\right)^2 + \frac{1}{2}T\left(\frac{\partial y}{\partial x}\right)^2 \\ &= 2\rho\omega^2 A^2 \sin^2(kx)\sin^2(\omega t) + 2Tk^2 A^2 \cos^2(kx)\cos^2(\omega t) \end{aligned}

Or, d'après la relation établie à la question Q15, la pulsation et le vecteur d'onde vérifient \omega^2 = \frac{T}{\rho}k^2, soit \rho\omega^2 = Tk^2. On en déduit :

\varepsilon(x,t) = 2Tk^2 A^2 \left[ \sin^2(kx)\sin^2(\omega t) + \cos^2(kx)\cos^2(\omega t) \right]

Calculons la moyenne spatiale de cette densité linéique sur une longueur d'onde \lambda = \frac{2\pi}{k} :

\overline{\varepsilon}(t) = \frac{1}{\lambda}\int_0^\lambda \varepsilon(x,t)\,\mathrm{d}x

Sur une période spatiale, la valeur moyenne de \sin^2(kx) et celle de \cos^2(kx) valent toutes deux \frac{1}{2} :

\overline{\sin^2(kx)} = \overline{\cos^2(kx)} = \frac{1}{2}

Il vient ainsi :

\begin{aligned} \overline{\varepsilon}(t) &= 2Tk^2 A^2 \left( \frac{1}{2}\sin^2(\omega t) + \frac{1}{2}\cos^2(\omega t) \right) \\ &= Tk^2 A^2 \left(\sin^2(\omega t) + \cos^2(\omega t)\right) = Tk^2 A^2 \end{aligned}

La moyenne spatiale est indépendante du temps. En comparant cette valeur à la force moyenne longitudinale obtenue à la question Q17 (\langle \vec{F}\cdot\vec{e}_x \rangle = TA^2k^2), on obtient l'égalité remarquable :

\boxed{\overline{\varepsilon} = \langle \vec{F} \cdot \vec{e}_x \rangle}

Résultat

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IV · Onde acoustique

QPhysique-IV-Q19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : acoustique, surpression

Expliquer pourquoi la pression acoustique ne permet pas d'expliquer le phénomène de pression de radiation sur l'obstacle.

Voir la réponse courte

La surpression acoustique p_1(x,t) est d'ordre 1 et de moyenne temporelle nulle, d'où l'effet non linéaire d'ordre 2.

Voir le corrigé complet

La pression totale du fluide s'écrit au premier ordre de la théorie acoustique :

p(x,t) = p_0 + p_1(x,t)

où p_0 est la pression uniforme du fluide au repos et p_1(x,t) la surpression acoustique.

Pour une onde harmonique (qu'elle soit progressive ou stationnaire), la surpression acoustique p_1(x,t) est une grandeur sinusoïdale de pulsation \omega. Sa moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} (ou sur un temps long devant T) est rigoureusement nulle :

\langle p_1(x,t) \rangle = 0

Par conséquent, la force acoustique nette exercée sur l'obstacle en x=0, qui s'écrit au premier ordre \vec{F}_1(t) = p_1(0,t)\,S\,\vec{e}_x, a une valeur moyenne temporelle nulle :

\langle \vec{F}_1 \rangle = \vec{0}

L'obstacle subit alternativement une surpression et une dépression qui se compensent en moyenne au premier ordre.

La pression de radiation acoustique, qui se traduit par une poussée permanente non nulle (comme observée expérimentalement lors de la déformation d'une interface ou de la pesée sur une balance), est un phénomène non linéaire du second ordre par rapport aux perturbations (proportionnel au carré de l'amplitude p_{1,0}^2). Elle ne peut donc pas être décrite par la seule surpression acoustique p_1 de l'acoustique linéaire.

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QPhysique-IV-Q20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : acoustique, densité d'énergie acoustique

Dans le cas de l'onde plane progressive incidente , justifier que l'on trouve .

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse particulaire v_1(x,t) en fonction de la surpression acoustique p_1(x,t) pour l'onde plane progressive se propageant selon les x croissants, à l'aide de l'équation d'Euler linéarisée.
  2. Exprimer le terme d'énergie cinétique volumique \frac{1}{2}\rho_0 v_1(x,t)^2 à l'aide de la célérité c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0\chi_0}}.
  3. En déduire l'énergie volumique totale e(x,t) en constatant l'équirépartition entre énergie cinétique et énergie potentielle élastique.
Voir la réponse courte

Équipartition de l'énergie acoustique cinétique et potentielle pour une onde plane progressive : e = \chi_0 p_1^2.

Voir le corrigé complet

L'équation d'Euler linéarisée régissant le mouvement du fluide selon l'axe Ox s'écrit :

\rho_0 \frac{\partial v_1}{\partial t} = -\frac{\partial p_1}{\partial x}

Pour l'onde incidente plane progressive se propageant selon les x croissants, p_1(x,t) = p_{1,0} \cos(\omega t - kx). On a donc :

-\frac{\partial p_1}{\partial x} = -k p_{1,0}\sin(\omega t - kx)

En intégrant par rapport au temps, la vitesse particulaire (sans composante stationnaire) s'écrit :

v_1(x,t) = \frac{k}{\rho_0 \omega} p_{1,0} \cos(\omega t - kx) = \frac{p_1(x,t)}{\rho_0 c}

en utilisant la relation de dispersion \omega = c k.

La densité volumique d'énergie cinétique vaut ainsi :

e_c(x,t) = \frac{1}{2}\rho_0 v_1(x,t)^2 = \frac{1}{2}\rho_0 \left(\frac{p_1(x,t)}{\rho_0 c}\right)^2 = \frac{p_1(x,t)^2}{2\rho_0 c^2}

Or, d'après l'expression de la célérité donnée par l'énoncé, c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi_0}}, soit :

\rho_0 c^2 = \frac{1}{\chi_0}

Il vient immédiatement :

e_c(x,t) = \frac{1}{2}\chi_0 p_1(x,t)^2 = e_p(x,t)

La densité volumique d'énergie totale est la somme des contributions cinétique et potentielle :

e(x,t) = e_c(x,t) + e_p(x,t) = \frac{1}{2}\chi_0 p_1(x,t)^2 + \frac{1}{2}\chi_0 p_1(x,t)^2

On obtient bien :

\boxed{e(x, t) = \chi_0 p_1(x, t)^2}

Résultat

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QPhysique-IV-Q21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : onde stationnaire, acoustique

En considérant l'onde réfléchie sur l'obstacle d'expression , déterminer la densité volumique d'énergie de l'onde totale (incidente et réfléchie). En déduire l'expression de la pression de radiation acoustique en fonction de et de .

Voir la stratégie
  1. Déterminer la pression acoustique totale p_1(x,t) et la vitesse particulaire totale v_1(x,t) par superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie.
  2. Injecter ces grandeurs dans l'expression de la densité volumique d'énergie e(x,t) et simplifier à l'aide des formules trigonométriques.
  3. Calculer la moyenne temporelle \langle e \rangle pour en déduire la pression de radiation acoustique p_{\text{rad}}.
Voir la réponse courte

Calcul de l'énergie volumique moyenne de l'onde résultante et déduction de la pression de radiation acoustique.

Voir le corrigé complet

L'onde acoustique totale dans le demi-espace x < 0 résulte de la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie.

Pour la pression acoustique, en utilisant les formules trigonométriques fournies :

\begin{aligned} p_1(x,t) &= p_{1,i}(x,t) + p_{1,r}(x,t) \\ &= p_{1,0} \cos(\omega t - kx) + p_{1,0} \cos(\omega t + kx) \\ &= 2 p_{1,0} \cos(kx) \cos(\omega t) \end{aligned}

Pour la vitesse particulaire, rappelons que pour une onde plane progressive se propageant dans le sens des x croissants, v_{1,i} = \frac{p_{1,i}}{\rho_0 c}, tandis que pour l'onde réfléchie se propageant dans le sens des x décroissants, l'équation d'Euler linéarisée \rho_0 \frac{\partial v_{1,r}}{\partial t} = -\frac{\partial p_{1,r}}{\partial x} conduit à :

v_{1,r}(x,t) = -\frac{p_{1,r}(x,t)}{\rho_0 c} = -\frac{p_{1,0}}{\rho_0 c}\cos(\omega t + kx)

La vitesse particulaire totale s'écrit donc :

\begin{aligned} v_1(x,t) &= \frac{p_{1,0}}{\rho_0 c} \left[ \cos(\omega t - kx) - \cos(\omega t + kx) \right] \\ &= \frac{2 p_{1,0}}{\rho_0 c} \sin(kx) \sin(\omega t) \end{aligned}

On vérifie bien que v_1(x=0, t) = 0, ce qui correspond à la condition aux limites sur un obstacle rigide fixe en x=0.

La densité volumique d'énergie de l'onde totale vaut :

\begin{aligned} e(x,t) &= \frac{1}{2} \rho_0 v_1(x,t)^2 + \frac{1}{2} \chi_0 p_1(x,t)^2 \\ &= \frac{1}{2} \rho_0 \left(\frac{2 p_{1,0}}{\rho_0 c}\right)^2 \sin^2(kx)\sin^2(\omega t) + \frac{1}{2} \chi_0 \left(2 p_{1,0}\right)^2 \cos^2(kx)\cos^2(\omega t) \end{aligned}

Comme c = \frac{1}{\sqrt{\rho_0 \chi_0}}, on a \frac{1}{\rho_0 c^2} = \chi_0, d'où :

e(x,t) = 2 \chi_0 p_{1,0}^2 \left[ \sin^2(kx)\sin^2(\omega t) + \cos^2(kx)\cos^2(\omega t) \right]

En utilisant les identités \sin^2(u) = \frac{1-\cos(2u)}{2} et \cos^2(u) = \frac{1+\cos(2u)}{2} :

\begin{aligned} \sin^2(kx)\sin^2(\omega t) + \cos^2(kx)\cos^2(\omega t) &= \frac{1 - \cos(2kx)}{2}\frac{1 - \cos(2\omega t)}{2} + \frac{1 + \cos(2kx)}{2}\frac{1 + \cos(2\omega t)}{2} \\ &= \frac{1}{2} \left[ 1 + \cos(2kx)\cos(2\omega t) \right] \end{aligned}

L'expression de la densité volumique d'énergie totale est donc :

\boxed{e(x,t) = \chi_0 p_{1,0}^2 \left[ 1 + \cos(2kx)\cos(2\omega t) \right]}

Calculons sa valeur moyenne temporelle sur une période acoustique, en notant que \langle \cos(2\omega t) \rangle = 0 :

\langle e(x,t) \rangle = \chi_0 p_{1,0}^2

D'après l'égalité établie dans les parties précédentes entre la pression de radiation et la moyenne temporelle de la densité d'énergie volumique de l'onde (p_{\text{rad}} = \langle e \rangle), on en déduit l'expression de la pression de radiation acoustique :

\boxed{p_{\text{rad}} = \chi_0 p_{1,0}^2}

Résultat

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QPhysique-IV-Q22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Notions : acoustique, régression linéaire

À partir des données de l'expérience, démontrer que celles-ci sont compatibles avec le résultat de la question Q21. Une analyse graphique est attendue.

Voir la stratégie
  1. Exprimer théoriquement la masse mesurée m en fonction de la tension U_e à l'aide de la formule établie en Q21 et des hypothèses de l'énoncé.
  2. Identifier la relation de proportionnalité attendue (m \propto U_e^2) et construire un tableau de valeurs linéarisé (U_e^2 en fonction de m, ou inversement).
  3. Réaliser l'analyse graphique demandée et vérifier la bonne corrélation linéaire pour conclure à la validité du modèle.
Voir la réponse courte

Tracé de la pression de radiation en fonction de p_{1,0}^2 pour vérifier la proportionnalité théorique.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q21, la pression de radiation acoustique exercée sur un obstacle parfaitement réfléchissant s'écrit :

p_{\text{rad}} = \chi_0 p_{1,0}^2

L'énoncé précise que l'amplitude de la pression acoustique est proportionnelle à l'amplitude de la tension électrique appliquée à l'émetteur :

p_{1,0} = \alpha\, U_e \quad (\alpha = \text{cste})

La force moyenne exercée par la pression de radiation sur la surface réceptrice S du plateau de la balance vaut :

F_{\text{rad}} = p_{\text{rad}} S = \chi_0 \alpha^2 S\, U_e^2

La balance mesure cette force normale descendante sous forme d'une masse apparente m telle que F_{\text{rad}} = m g :

m = \frac{\chi_0 \alpha^2 S}{g}\, U_e^2 = K\, U_e^2

où K = \dfrac{\chi_0 \alpha^2 S}{g} est une constante dans les conditions de l'expérience (distance fixée).

Le modèle théorique prévoit donc une relation linéaire entre la masse affichée m et le carré de la tension d'alimentation U_e^2, avec une droite passant par l'origine.

Calculons les valeurs de U_e^2 associées à chaque mesure :

U_e\ (\text{V})44,5566,5788,599,510
U_e^2\ (\text{V}^2)1620,3253642,3496472,38190,3100
m\ (\text{mg})5671011141719212326

Tracer m en fonction de U_e^2 permet de tester cette loi :

On constate un excellent alignement des points expérimentaux selon une droite. La régression linéaire donne :

m \approx 0{,}25\, U_e^2 + 0{,}9 \quad (\text{avec } m \text{ en mg et } U_e^2 \text{ en V}^2)

L'ordonnée à l'origine (de l'ordre de 0{,}9\text{ mg}) est négligeable devant les valeurs mesurées et s'explique par la précision de tarage de la balance ou de légers bruits ambiants.

\boxed{\text{L'alignement quasi-parfait confirme que } m \propto U_e^2 \text{, en parfait accord avec } p_{\text{rad}} \propto p_{1,0}^2 \text{ issue de Q21.}}

Résultat

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Partie Chimie - Problème 1 : Autour de l'éthanol

I · Dosage de l'éthanol dans le sang

QChimie-Problème 1-I-Q23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : configuration électronique, électron de valence

Établir la configuration électronique du chrome dans son état fondamental. Donner le nombre d'électrons de valence.

Voir la stratégie
  1. Utiliser le numéro atomique du chrome (Z = 24) et appliquer la règle de Klechkowski en tenant compte de l'exception liée à la demi-saturation de la sous-couche 3\mathrm{d}.
  2. Identifier les sous-couches de valence pour un élément de transition du bloc \mathrm{d} afin de dénombrer les électrons de valence.
Voir la réponse courte

Configuration du chrome : 1s^2 2s^2 2p^6 3s^2 3p^6 4s^1 3d^5, soit 6 électrons de valence.

Voir le corrigé complet

Le chrome a pour numéro atomique Z = 24. Il possède donc 24 électrons dans son état fondamental.

L'application directe des règles de remplissage (Klechkowski) conduirait à la configuration 1\mathrm{s}^2 2\mathrm{s}^2 2\mathrm{p}^6 3\mathrm{s}^2 3\mathrm{p}^6 4\mathrm{s}^2 3\mathrm{d}^4. Cependant, la promotion d'un électron 4\mathrm{s} vers la sous-couche 3\mathrm{d} permet d'atteindre une sous-couche 3\mathrm{d} demi-remplie, plus stable énergétiquement en raison de la symétrie sphérique et de la minimisation de la répulsion électronique.

La configuration électronique du chrome à l'état fondamental est donc :

\boxed{1\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{p}^6\, 3\mathrm{s}^2\, 3\mathrm{p}^6\, 3\mathrm{d}^5\, 4\mathrm{s}^1} \quad \text{soit} \quad \boxed{[\mathrm{Ar}]\, 3\mathrm{d}^5\, 4\mathrm{s}^1}

Pour un élément du bloc \mathrm{d}, la couche de valence est constituée des électrons de la couche externe (n = 4) ainsi que de ceux de la sous-couche (n-1)\mathrm{d} en cours de remplissage (3\mathrm{d}). Le nombre d'électrons de valence du chrome est donc :

\boxed{n_{\text{val}} = 6}

Résultat

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QChimie-Problème 1-I-Q24

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : stœchiométrie, titrage

Déterminer, à l'aide de l'équation de la réaction, la relation entre la quantité de matière d'éthanol contenu dans la prise d'essai et la quantité de matière d'ions dichromate ayant réagi avec l'éthanol.

Voir la réponse courte

Exploitation des coefficients stœchiométriques de la réaction d'oxydation de l'éthanol par le dichromate.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction entre l'éthanol et les ions dichromate s'écrit :

3\,\mathrm{CH_3CH_2OH\,(aq)} + 2\,\mathrm{Cr_2O_7^{2-}\,(aq)} + 16\,\mathrm{H^+\,(aq)} \longrightarrow 3\,\mathrm{CH_3COOH\,(aq)} + 4\,\mathrm{Cr^{3+}\,(aq)} + 11\,\mathrm{H_2O\,(\ell)}

Les ions dichromate étant introduits en excès et la réaction étant supposée totale, l'éthanol constitue le réactif limitant.

D'après les nombres stœchiométriques de la réaction, la consommation de 3\text{ mol} d'éthanol nécessite 2\text{ mol} d'ions dichromate. Ainsi, à l'avancement maximal \xi_{\max}, on a :

\xi_{\max} = \frac{n_{\text{éth}}}{3} = \frac{n_{\text{dich}}}{2}

On en déduit la relation entre la quantité d'éthanol n_{\text{éth}} et la quantité d'ions dichromate ayant réagi n_{\text{dich}} :

\boxed{n_{\text{dich}} = \frac{2}{3}\,n_{\text{éth}}} \quad \text{ou de façon équivalente} \quad \boxed{n_{\text{éth}} = \frac{3}{2}\,n_{\text{dich}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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QChimie-Problème 1-I-Q25

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : demi-équation électronique, réaction d'oxydoréduction

Écrire les deux autres équations de réaction (supposées totales) intervenant au cours du dosage, à savoir :

  • la réaction entre les ions iodure et les ions dichromate (restants) ;
  • la réaction entre le diiode et les ions thiosulfate.
Voir la stratégie

Pour chacune des réactions :

  1. identifier les deux couples redox mis en jeu à l'aide des données ;
  2. écrire les demi-équations électroniques correspondantes en milieu acide (\mathrm{H^+} et \mathrm{H_2O}) ;
  3. combiner ces demi-équations de façon à éliminer les électrons échangés.
Voir la réponse courte

Écriture des réactions \mathrm{Cr_2O_7^{2-} + 6 I^- + 14 H^+ \to 2 Cr^{3+} + 3 I_2 + 7 H_2O} et \mathrm{I_2 + 2 S_2O_3^{2-} \to 2 I^- + S_4O_6^{2-}}.

Voir le corrigé complet

1. Réaction entre les ions iodure et les ions dichromate restants

Les couples d'oxydoréduction mis en jeu sont \mathrm{Cr_2O_7^{2-}(aq) / Cr^{3+}(aq)} et \mathrm{I_2(aq) / I^-(aq)}. Leurs demi-équations électroniques s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{Cr_2O_7^{2-}(aq) + 14\,H^+(aq) + 6\,e^-} &\rightleftharpoons 2\,\mathrm{Cr^{3+}(aq) + 7\,H_2O(\ell)} \\ 2\,\mathrm{I^-(aq)} &\rightleftharpoons \mathrm{I_2(aq) + 2\,e^-} \qquad (\times 3) \end{aligned}

En combinant ces deux demi-équations afin d'échanger 6\,\mathrm{e^-}, on obtient l'équation de la réaction :

\boxed{\mathrm{Cr_2O_7^{2-}(aq) + 6\,I^-(aq) + 14\,H^+(aq) \longrightarrow 2\,Cr^{3+}(aq) + 3\,I_2(aq) + 7\,H_2O(\ell)}}

2. Réaction entre le diiode formé et les ions thiosulfate

Les couples redox engagés sont \mathrm{I_2(aq) / I^-(aq)} et \mathrm{S_4O_6^{2-}(aq) / S_2O_3^{2-}(aq)}. Leurs demi-équations électroniques s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{I_2(aq) + 2\,e^-} &\rightleftharpoons 2\,\mathrm{I^-(aq)} \\ 2\,\mathrm{S_2O_3^{2-}(aq)} &\rightleftharpoons \mathrm{S_4O_6^{2-}(aq) + 2\,e^-} \end{aligned}

Les deux demi-équations mettent chacune en jeu 2\,\mathrm{e^-}. L'équation de la réaction de dosage s'écrit donc :

\boxed{\mathrm{I_2(aq) + 2\,S_2O_3^{2-}(aq) \longrightarrow 2\,I^-(aq) + S_4O_6^{2-}(aq)}}

Résultat

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QChimie-Problème 1-I-Q26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : enthalpie libre standard de réaction, constante d'équilibre

Montrer, en utilisant notamment la notion d'enthalpie libre standard de réaction, que la réaction entre le diiode et les ions thiosulfate est quantitative (totale) à .

Voir la stratégie
  1. Identifier le nombre d'électrons n échangés dans la réaction d'oxydoréduction établie à la question Q25.
  2. Exprimer l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ à partir de la différence des potentiels standard d'oxydoréduction, puis effectuer l'application numérique.
  3. Déduire la constante d'équilibre K^\circ via la relation fondamentale \Delta_r G^\circ = -R T \ln K^\circ et comparer cette valeur au critère usuel de quantitativité.
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r G^\circ = -n F \Delta E^\circ, puis K^\circ = \exp(-\Delta_r G^\circ / RT) \gg 10^3, réaction quantitative.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, la réaction de titrage du diiode par les ions thiosulfate s'écrit :

\mathrm{I_2(aq) + 2\,S_2O_3^{2-}(aq) \rightleftharpoons 2\,I^-(aq) + S_4O_6^{2-}(aq)}

Elle met en jeu les deux couples redox suivants :

\begin{aligned} \mathrm{I_2(aq) + 2\,e^-} &\rightleftharpoons \mathrm{2\,I^-(aq)} \quad \text{avec} \quad E_3^\circ = 0{,}62\text{ V} \\ \mathrm{S_4O_6^{2-}(aq) + 2\,e^-} &\rightleftharpoons \mathrm{2\,S_2O_3^{2-}(aq)} \quad \text{avec} \quad E_4^\circ = 0{,}09\text{ V} \end{aligned}

Le nombre d'électrons échangés par mole d'avancement est donc n = 2.

L'enthalpie libre standard de réaction est reliée à la force électromotrice standard par :

\Delta_r G^\circ = -n \mathscr{F} (E_3^\circ - E_4^\circ)

Application numérique à T = 298\text{ K} :

\begin{aligned} \Delta_r G^\circ &= -2 \times 96\,500 \times (0{,}62 - 0{,}09) \\ &= -2 \times 96\,500 \times 0{,}53 = -102\,290\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r G^\circ \approx -102\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

La constante thermodynamique d'équilibre K^\circ est reliée à \Delta_r G^\circ par la relation de Van 't Hoff :

\begin{aligned} \Delta_r G^\circ &= -R T \ln K^\circ \\ \ln K^\circ &= -\frac{\Delta_r G^\circ}{R T} = \frac{n \mathscr{F}(E_3^\circ - E_4^\circ)}{R T} \end{aligned}

Application numérique :

\begin{aligned} \ln K^\circ &= \frac{102\,290}{8{,}31 \times 298} \approx 41{,}3 \\ K^\circ &= \exp(41{,}3) \approx 9 \times 10^{17} \end{aligned}
\boxed{K^\circ \approx 9 \times 10^{17}}

Puisque K^\circ \gg 10^4 (et \Delta_r G^\circ \ll 0), la réaction est quantitative (totale), ce qui valide son utilisation comme réaction de dosage.

Résultat

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QChimie-Problème 1-I-Q27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : titrage indirect, stœchiométrie

Établir la relation entre la quantité de matière d'ions dichromate restants et la quantité de matière d'ions thiosulfate introduits à l'équivalence.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la quantité de matière de diiode formé en fonction de la quantité de matière d'ions dichromate restants n_{\text{dich,r}} à l'aide de l'équation de la réaction d'oxydation des ions iodure.
  2. Exprimer la quantité de matière de diiode dosé en fonction de la quantité d'ions thiosulfate n_{\text{thio}} introduits à l'équivalence.
  3. Identifier ces deux quantités pour relier directement n_{\text{dich,r}} et n_{\text{thio}}.
Voir la réponse courte

Enchaînement stœchiométrique du dosage en retour : n_{\text{dich,r}} = n_{\text{thio}}/6.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, la réaction entre les ions dichromate restants et les ions iodure introduits en excès s'écrit :

\mathrm{Cr_2O_7^{2-}(aq) + 6\,I^-(aq) + 14\,H^+(aq) \rightarrow 2\,Cr^{3+}(aq) + 3\,I_2(aq) + 7\,H_2O(\ell)}

Cette réaction étant totale et les ions iodure étant en excès, la quantité de diiode formé s'écrit d'après les nombres stœchiométriques :

n(\mathrm{I_2}) = 3\,n_{\text{dich,r}}

Le diiode ainsi formé est ensuite dosé par les ions thiosulfate selon l'équation établie à la question Q25 :

\mathrm{I_2(aq) + 2\,S_2O_3^{2-}(aq) \rightarrow 2\,I^-(aq) + S_4O_6^{2-}(aq)}

À l'équivalence de ce titrage, les réactifs sont introduits dans les proportions stœchiométriques, soit :

n(\mathrm{I_2}) = \frac{n_{\text{thio}}}{2}

En égalant les deux expressions de la quantité de diiode n(\mathrm{I_2}), on obtient :

3\,n_{\text{dich,r}} = \frac{n_{\text{thio}}}{2}

D'où la relation cherchée :

\boxed{n_{\text{dich,r}} = \frac{n_{\text{thio}}}{6}}

Résultat

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QChimie-Problème 1-I-Q28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : dosage en retour, stœchiométrie

Déduire des questions précédentes que la concentration en éthanol du distillat est :

Voir la stratégie
  1. Réaliser le bilan de matière sur les ions dichromate introduits dans la prise d'essai : ils se partagent entre ceux qui ont réagi avec l'éthanol et ceux restés en excès.
  2. Exprimer la quantité de matière d'ions dichromate restants n_{\text{dich,r}} à l'aide de la relation obtenue à la question Q27.
  3. Exprimer la quantité de matière d'éthanol n_{\text{éth}} à partir du résultat de la question Q24, puis diviser par le volume de prise d'essai V_1 pour obtenir C_{\text{distillat}}.
Voir la réponse courte

Bilan de matière global reliant le dichromate initial, consommé et dosé pour aboutir à l'expression de C_{\text{distillat}}.

Voir le corrigé complet

Dans le volume V_1 de distillat introduit dans l'erlenmeyer, la quantité d'éthanol est :

n_{\text{éth}} = C_{\text{distillat}} \, V_1

La quantité initiale d'ions dichromate introduite lors de l'ajout de la solution nitrochromique vaut :

n_{\text{dich,0}} = C_2 \, V_2

Ces ions dichromate sont introduits en excès. La conservation de la matière s'écrit :

n_{\text{dich,0}} = n_{\text{dich}} + n_{\text{dich,r}}

où :

  • n_{\text{dich}} est la quantité d'ions dichromate consommée par l'oxydation de l'éthanol ;
  • n_{\text{dich,r}} est la quantité d'ions dichromate restants.

D'après la question Q27, la quantité d'ions dichromate restants est reliée à la quantité de thiosulfate versée à l'équivalence par :

n_{\text{dich,r}} = \frac{n_{\text{thio}}}{6} = \frac{C \, V_{\text{éq}}}{6}

On en déduit la quantité de dichromate ayant réagi avec l'éthanol :

\begin{aligned} n_{\text{dich}} &= n_{\text{dich,0}} - n_{\text{dich,r}} \\ &= C_2 \, V_2 - \frac{C \, V_{\text{éq}}}{6} \\ &= \frac{6 \, C_2 \, V_2 - C \, V_{\text{éq}}}{6} \end{aligned}

D'après la relation stœchiométrique établie à la question Q24, on a :

n_{\text{éth}} = \frac{3}{2} \, n_{\text{dich}}

soit :

\begin{aligned} n_{\text{éth}} &= \frac{3}{2} \left( \frac{6 \, C_2 \, V_2 - C \, V_{\text{éq}}}{6} \right) \\ &= \frac{6 \, C_2 \, V_2 - C \, V_{\text{éq}}}{4} \end{aligned}

Enfin, la concentration molaire en éthanol du distillat s'obtient en divisant par le volume V_1 :

C_{\text{distillat}} = \frac{n_{\text{éth}}}{V_1}
\boxed{C_{\text{distillat}} = \frac{6 \cdot C_{2} \cdot V_{2} - C \cdot V_{\text{éq}}}{4 \cdot V_{1}}}

Résultat

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QChimie-Problème 1-I-Q29

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : concentration molaire, application numérique

Calculer la valeur de la concentration en éthanol dans le sang sachant que cette dernière vaut . Commenter la valeur obtenue.

Voir la stratégie
  1. Exprimer et calculer la concentration molaire en éthanol du distillat C_{\text{distillat}} à partir de la relation établie à la question Q28, puis en déduire la concentration molaire dans le sang C_{\text{sang}}.
  2. Calculer la concentration massique correspondante C_{m,\text{sang}} à l'aide de la masse molaire de l'éthanol afin de pouvoir la comparer au seuil légal mentionné dans l'énoncé.
  3. Commenter la valeur obtenue au regard de la réglementation sur la conduite automobile.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de la concentration sanguine et comparaison avec le seuil légal d'alcoolémie au volant.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q28, la concentration en quantité de matière d'éthanol dans le distillat est :

C_{\text{distillat}} = \frac{6\,C_2\,V_2 - C\,V_{\text{éq}}}{4\,V_1}

D'où la concentration molaire d'éthanol dans le sang :

C_{\text{sang}} = 5 \cdot C_{\text{distillat}} = \frac{5\,(6\,C_2\,V_2 - C\,V_{\text{éq}})}{4\,V_1}

Effectuons l'application numérique avec les grandeurs fournies :

  • C_2 = 1{,}80 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et V_2 = 10{,}00\text{ mL} = 10{,}00 \times 10^{-3}\text{ L} ;
  • C = 5{,}00 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et V_{\text{éq}} = 15{,}95\text{ mL} = 15{,}95 \times 10^{-3}\text{ L} ;
  • V_1 = 20{,}00\text{ mL} = 20{,}00 \times 10^{-3}\text{ L}.

On calcule le numérateur :

\begin{aligned} 6\,C_2\,V_2 - C\,V_{\text{éq}} &= 6 \times (1{,}80 \times 10^{-2}) \times (10{,}00 \times 10^{-3}) - (5{,}00 \times 10^{-2}) \times (15{,}95 \times 10^{-3}) \\ &= 1{,}080 \times 10^{-3} - 0{,}7975 \times 10^{-3} \\ &= 2{,}825 \times 10^{-4}\text{ mol} \end{aligned}

On en déduit :

C_{\text{distillat}} = \frac{2{,}825 \times 10^{-4}}{4 \times 20{,}00 \times 10^{-3}} = 3{,}531 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

puis la concentration molaire dans le sang :

C_{\text{sang}} = 5 \times 3{,}531 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} = 1{,}77 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{C_{\text{sang}} = 1{,}77 \times 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Pour commenter cette valeur, calculons la concentration massique (alcoolémie) en éthanol (\mathrm{C_2H_6O}) :

M(\mathrm{C_2H_5OH}) = 2\,M(\mathrm{C}) + 6\,M(\mathrm{H}) + M(\mathrm{O}) = 2 \times 12{,}0 + 6 \times 1{,}0 + 16{,}0 = 46{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
C_{m,\text{sang}} = C_{\text{sang}} \times M(\mathrm{C_2H_5OH}) = 1{,}766 \times 10^{-2} \times 46{,}0 = 0{,}812\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{C_{m,\text{sang}} = 0{,}81\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}}

Commentaire : Le texte introductif rappelle que la limite légale autorisée pour la conduite est de 0{,}5\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} de sang (hors permis probatoire). La concentration mesurée (0{,}81\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}) est nettement supérieure à ce seuil (elle dépasse même le seuil délictuel de 0{,}80\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}) : l'individu n'est pas en état de conduire.

Résultat

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II · Élimination de l'éthanol dans le sang

QChimie-Problème 1-II-Q30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
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Notions : ordre de réaction, méthode intégrale

À l'aide de la représentation graphique fournie, déterminer la valeur de . Une démonstration est attendue.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la vitesse volumique de réaction v en fonction de la dérivée temporelle de la concentration en éthanol en tenant compte de la stœchiométrie.
  2. Intégrer l'équation différentielle pour l'hypothèse d'un ordre \alpha = 0 et expliciter la loi d'évolution temporelle [\text{CH}_3\text{CH}_2\text{OH}](t).
  3. Comparer l'expression obtenue à la courbe expérimentale fournie et conclure sur la valeur de \alpha.
Voir la réponse courte

La concentration décroît linéairement au cours du temps, ce qui prouve un ordre de réaction \alpha = 0.

Voir le corrigé complet

Le coefficient stœchiométrique de l'éthanol étant égal à 1 (réactif), la vitesse volumique de la réaction d'élimination s'écrit :

v = -\frac{\mathrm{d}[\text{CH}_3\text{CH}_2\text{OH}]}{\mathrm{d}t}

D'après la loi de vitesse proposée par l'énoncé :

v = k_{\text{app}}\,[\text{CH}_3\text{CH}_2\text{OH}]^\alpha

On obtient ainsi l'équation différentielle régissant la cinétique :

-\frac{\mathrm{d}[\text{CH}_3\text{CH}_2\text{OH}]}{\mathrm{d}t} = k_{\text{app}}\,[\text{CH}_3\text{CH}_2\text{OH}]^\alpha

Démonstration pour un ordre \alpha = 0 : Pour \alpha = 0, l'équation différentielle se simplifie en :

\frac{\mathrm{d}[\text{CH}_3\text{CH}_2\text{OH}]}{\mathrm{d}t} = -k_{\text{app}}

En intégrant entre l'instant initial t = 0 et un instant t quelconque :

[\text{CH}_3\text{CH}_2\text{OH}](t) = [\text{CH}_3\text{CH}_2\text{OH}]_0 - k_{\text{app}}\,t

La concentration en éthanol (ainsi que la concentration massique proportionnelle) varie donc de façon affine et décroissante au cours du temps.

Exploitation de la représentation graphique : Le graphique donné représente directement la concentration en éthanol dans le sang en fonction du temps t. Les points expérimentaux sont très nettement alignés sur une droite affine de pente négative, ce qui est corroboré par un coefficient de corrélation linéaire de régression :

r = -0{,}9924 \approx -1

Cette dépendance linéaire directe de la concentration vis-à-vis du temps prouve que la réaction est d'ordre 0 par rapport à l'éthanol.

On en déduit donc :

\boxed{\alpha = 0}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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QChimie-Problème 1-II-Q31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
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Notions : constante de vitesse

Calculer la valeur de la constante dans les conditions de l'expérience.

Voir la stratégie
  1. Identifier la relation entre la pente de la droite obtenue à la question précédente et la constante de vitesse k_{\text{app}}.
  2. Calculer la pente à partir des points du tableau (régression linéaire ou choix de points extrêmes représentatifs).
  3. Exprimer k_{\text{app}} dans l'unité de la grandeur suivie (concentration massique en \text{mg}\cdot\text{mL}^{-1}\cdot\text{min}^{-1} ou \text{g}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1} en vue de la question Q32), puis en concentration molaire (\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1} ou \text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}).
Voir la réponse courte

Détermination de la pente de la droite pour obtenir la constante apparente k_{\text{app}}.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, pour un ordre global \alpha = 0, la vitesse de disparition de l'éthanol s'écrit :

v = -\frac{\mathrm{d}C(t)}{\mathrm{d}t} = k_{\text{app}} \implies C(t) = C(0) - k_{\text{app}}\,t

La constante k_{\text{app}} est donc égale à l'opposé de la pente de la droite représentant la concentration au cours du temps.

1. Détermination de la constante en concentration massique k_{\text{app},m} : La concentration est donnée en \text{mg}\cdot\text{mL}^{-1}, ce qui équivaut rigoureusement à des \text{g}\cdot\text{L}^{-1} (1\text{ mg}\cdot\text{mL}^{-1} = \frac{10^{-3}\text{ g}}{10^{-3}\text{ L}} = 1\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}).

Par régression linéaire sur l'ensemble des 7 points expérimentaux :

\bar{t} = 90\text{ min} \quad \text{et} \quad \bar{C}_m = 0{,}414\text{ mg}\cdot\text{mL}^{-1}
\begin{aligned} \sum_{i=1}^7 (t_i - \bar{t})^2 &= 25\,200\text{ min}^2 \\ \sum_{i=1}^7 (t_i - \bar{t})(C_{m,i} - \bar{C}_m) &= -62{,}1\text{ mg}\cdot\text{mL}^{-1}\cdot\text{min} \end{aligned}

La pente vaut ainsi :

p = \frac{-62{,}1}{25\,200} \approx -2{,}46 \times 10^{-3}\text{ mg}\cdot\text{mL}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}

(Remarque : entre les points extrêmes t=0 et t=180\text{ min}, on trouverait \frac{0{,}18 - 0{,}64}{180} \approx -2{,}56 \times 10^{-3}\text{ mg}\cdot\text{mL}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}.)

On en déduit :

k_{\text{app},m} = -p \approx 2{,}5 \times 10^{-3}\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}

Exprimée en heure (pour préparer la comparaison avec la question Q32) :

k_{\text{app},m} = 2{,}46 \times 10^{-3} \times 60 \approx 0{,}15\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1}
\boxed{k_{\text{app},m} = 2{,}5 \times 10^{-3}\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1} \approx 0{,}15\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1}}

2. Détermination de la constante en concentration molaire k_{\text{app}} : La masse molaire de l'éthanol \mathrm{C_2H_6O} vaut :

M = 2\,M(\mathrm{C}) + 6\,M(\mathrm{H}) + M(\mathrm{O}) = 2 \times 12{,}0 + 6 \times 1{,}0 + 16{,}0 = 46{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

On en déduit la constante en unités molaires usuelles :

k_{\text{app}} = \frac{k_{\text{app},m}}{M} = \frac{2{,}46 \times 10^{-3}\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}}{46{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}} \approx 5{,}4 \times 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}

Soit dans le système international (\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{s}^{-1}) :

\boxed{k_{\text{app}} \approx 8{,}9 \times 10^{-7}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{s}^{-1} \quad \left(\text{ou } 5{,}4 \times 10^{-5}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}\right)}

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QChimie-Problème 1-II-Q32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
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Notions : vitesse volumique de réaction

Expliquer si la valeur obtenue précédemment est en accord avec la phrase présente dans le texte introductif du problème ( « l'éthanol est éliminé à une vitesse moyenne de 0,17 g par litre de sang et par heure » ).

Voir la réponse courte

Conversion de k_{\text{app}} en \text{g}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1} avec la masse molaire et comparaison à 0{,}17.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q31, la vitesse d'élimination de l'éthanol dans le sang s'identifie à la constante de vitesse massique k_{\text{app},m} (puisque l'ordre partiel est nul, \alpha = 0) :

v = -\frac{\mathrm{d}C_{m}}{\mathrm{d}t} = k_{\text{app},m} \approx 0{,}15\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1}

Cette valeur est à comparer à la valeur de référence donnée dans le texte introductif :

v_{\text{texte}} = 0{,}17\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1}

L'écart relatif entre ces deux valeurs est de :

\frac{|0{,}15 - 0{,}17|}{0{,}17} \approx 12\,\%
  • Sur le plan quantitatif : cet écart est très modéré et s'explique parfaitement par la variabilité biologique interindividuelle du métabolisme de l'alcool (l'expérience ne porte que sur une moyenne de huit individus, alors que la valeur du texte représente une moyenne en population générale).
  • Sur le plan cinétique : le résultat \alpha = 0 (ordre global nul tant que l'alcoolémie est notable) justifie le fait que l'élimination se fasse à vitesse constante, ce qui valide la formulation du texte parlant d'une vitesse exprimée simplement en grammes par litre et par heure.
\boxed{\text{La valeur trouvée expérimentalement ($0{,}15\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1}$) est en très bon accord avec le texte ($0{,}17\text{ g}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{h}^{-1}$).}}

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QChimie-Problème 1-II-Q33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
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Notions : catalyse enzymatique

Déterminer à quelle température l'enzyme ADH est la plus efficace. Commenter.

Voir la stratégie
  1. Repérer l'abscisse du maximum de la courbe d'activité enzymatique (vitesse initiale en fonction de la température).
  2. Convertir cette température optimale en degrés Celsius à l'aide de la relation fournie dans les données.
  3. Commenter la valeur obtenue en la confrontant aux conditions physiologiques du corps humain et en expliquant la forme de la courbe (compromis cinétique / dénaturation thermique).
Voir la réponse courte

Lecture du maximum d'activité enzymatique autour de 37\,^\circ\text{C} (température physiologique humaine).

Voir le corrigé complet

L'efficacité d'une enzyme est maximale lorsque la vitesse de la réaction qu'elle catalyse est maximale.

Sur le graphique représentant la vitesse initiale en fonction de la température, on observe un extremum de vitesse (environ 15{,}5\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}\cdot\text{min}^{-1}) pour une température :

T_{\text{opt}} \approx 310\text{ K}

En utilisant la relation fournie dans les données T(\text{K}) = T(^\circ\text{C}) + 273, on convertit cette température en degrés Celsius :

\theta_{\text{opt}} = 310 - 273 = 37^\circ\text{C}
\boxed{T_{\text{opt}} \approx 310\text{ K} \quad (\text{soit } \theta_{\text{opt}} \approx 37^\circ\text{C})}

Commentaires :

  • Cette température correspond exactement à la température physiologique normale du corps humain (37^\circ\text{C}), ce qui est parfaitement cohérent pour une enzyme métabolique hépatique assurant l'élimination de l'éthanol dans le sang.
  • L'allure en cloche de la courbe s'interprète par la compétition entre deux phénomènes :

    • Pour T < T_{\text{opt}}, l'agitation thermique augmente avec la température, ce qui favorise les collisions efficaces entre le substrat et le site actif (loi d'Arrhenius usuelle) et augmente la vitesse de réaction ;
    • Pour T > T_{\text{opt}}, l'énergie thermique rompt les liaisons faibles maintenant la structure tridimensionnelle de la protéine : l'enzyme subit une dénaturation thermique irréversible, entraînant la perte de conformation du site actif et la chute drastique de son activité catalytique.

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III · Utilisation d'un capteur électrochimique à base d'étain

QChimie-Problème 1-III-Q34

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
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Notions : maille cristalline, formule chimique

Montrer que la maille fournie dans le document 2 est en accord avec la formule chimique du dioxyde d'étain .

Voir la stratégie

Pour montrer que la maille cristalline est en accord avec la formule \mathrm{SnO_2}, il faut dénombrer la multiplicité (nombre de groupements ou d'ions en propre) de chaque espèce dans la maille élémentaire :

  1. Compter les ions étain \mathrm{Sn^{4+}} en tenant compte de leur partage entre mailles adjacentes ;
  2. Compter les ions oxyde \mathrm{O^{2-}} selon qu'ils sont situés sur les faces ou à l'intérieur de la maille ;
  3. Vérifier le rapport stœchiométrique \mathrm{Sn} : \mathrm{O} et la neutralité électrique.
Voir la réponse courte

Dénombrement des atomes d'étain et d'oxygène dans la maille rutile pour retrouver le rapport \mathrm{SnO_2}.

Voir le corrigé complet

D'après la figure du document 2 et sa légende :

  • Ions étain \mathrm{Sn^{4+}} (cercles noirs) :

    • 8 ions occupent les sommets de la maille, chacun étant partagé par 8 mailles ;
    • 1 ion est situé au centre de la maille, appartenant entièrement à celle-ci.

    Le nombre d'ions \mathrm{Sn^{4+}} en propre par maille est donc :

    N(\mathrm{Sn^{4+}}) = 8 \times \frac{1}{8} + 1 \times 1 = 2
  • Ions oxyde \mathrm{O^{2-}} :

    • 4 ions sont situés sur des faces de la maille (cercles grisés hachurés), chacun étant partagé par 2 mailles voisines ;
    • 2 ions sont situés à l'intérieur de la maille (cercles avec une croix), appartenant entièrement à la maille.

    Le nombre d'ions \mathrm{O^{2-}} en propre par maille est donc :

    N(\mathrm{O^{2-}}) = 4 \times \frac{1}{2} + 2 \times 1 = 4

Le rapport stœchiométrique au sein de la maille s'écrit :

\frac{N(\mathrm{O^{2-}})}{N(\mathrm{Sn^{4+}})} = \frac{4}{2} = 2
\boxed{\text{La maille contient 2 motifs formulaires }\mathrm{SnO_2}\text{ (soit } Z = 2 \text{), ce qui est bien en accord avec la stœchiométrie du dioxyde d'étain.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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QChimie-Problème 1-III-Q35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
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Notions : coordinence

Déterminer la coordinence de l'ion .

Voir la stratégie

Pour déterminer la coordinence d'un ion (nombre de plus proches voisins de signe opposé) :

  1. On se place au centre de la maille, où l'environnement d'un ion \mathrm{Sn}^{4+} est entièrement contenu ou directement visible.
  2. On compte les ions \mathrm{O}^{2-} immédiatement liés à cet ion central : les ions situés à l'intérieur de la maille et ceux situés sur les faces.
  3. On peut vérifier la cohérence avec la stœchiométrie \mathrm{SnO_2} et la coordinence des anions.
Voir la réponse courte

Décompte des proches voisins oxygène autour d'un cation étain, donnant une coordinence 6.

Voir le corrigé complet

La coordinence d'un ion correspond au nombre de ses plus proches voisins de charge opposée.

Considérons l'ion \mathrm{Sn}^{4+} situé au centre de la maille élémentaire (Document 2) :

  • il est entouré par les 2 ions \mathrm{O}^{2-} entièrement situés à l'intérieur de la maille ;
  • il est également lié aux 4 ions \mathrm{O}^{2-} situés au centre des faces latérales de la maille.

Cet ion \mathrm{Sn}^{4+} est donc entouré par un total de 2 + 4 = 6 ions \mathrm{O}^{2-} formant un octaèdre (légèrement déformé) à son voisinage immédiat.

\boxed{\text{Coordinence}(\mathrm{Sn}^{4+}) = 6}

Résultat

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QChimie-Problème 1-III-Q36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
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Notions : masse volumique cristalline

Calculer la masse volumique du dioxyde d'étain.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le volume V de la maille parallélépipédique (ici quadratique car a = b et \alpha = \beta = \gamma = 90^\circ).
  2. Déterminer la masse molaire de l'unité formulaire \mathrm{SnO_2} et en déduire la masse contenue dans une maille grâce à la multiplicité Z = 2 établie à la question Q34.
  3. Calculer la masse volumique \rho = \dfrac{m_{\text{maille}}}{V} en veillant aux unités du système international.
Voir la réponse courte

Calcul de la masse volumique \rho = Z M / (N_A V) à partir des paramètres de maille fournis.

Voir le corrigé complet

La maille élémentaire est un parallélépipède rectangle d'angles droits (\alpha = \beta = \gamma = 90^\circ) et de paramètres de maille a = b = 0{,}474\text{ nm} et c = 0{,}318\text{ nm}. Son volume s'écrit :

V = a^2 c
V = (0{,}474 \times 10^{-9}\text{ m})^2 \times (0{,}318 \times 10^{-9}\text{ m}) \approx 7{,}145 \times 10^{-29}\text{ m}^3

D'après la question Q34, la maille contient Z = 2 unités formulaires de dioxyde d'étain \mathrm{SnO_2}. La masse molaire du dioxyde d'étain vaut :

M(\mathrm{SnO_2}) = M(\mathrm{Sn}) + 2\,M(\mathrm{O}) = 118{,}7 + 2 \times 16{,}0 = 150{,}7\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 0{,}1507\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}

La masse volumique \rho du dioxyde d'étain est donnée par le rapport de la masse de la maille sur son volume :

\rho = \frac{Z \cdot M(\mathrm{SnO_2})}{N_{\mathrm{A}} \cdot a^2 c}

En effectuant l'application numérique avec N_{\mathrm{A}} = 6{,}02 \times 10^{23}\text{ mol}^{-1} :

\begin{aligned} \rho &= \frac{2 \times 0{,}1507}{6{,}02 \times 10^{23} \times 7{,}145 \times 10^{-29}} \\ &= 7{,}01 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 7{,}01\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} \end{aligned}
\boxed{\rho = 7{,}01 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 7{,}01\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3}}

Résultat

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Partie Chimie - Problème 2 : Synthèse de la monensine

QChimie-Problème 2-Q37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : analyse élémentaire, formule brute

Établir la formule brute de la monensine à partir de l'analyse élémentaire fournie.

Voir la stratégie
  1. Noter la formule brute sous la forme générale \mathrm{C}_x\mathrm{H}_y\mathrm{O}_z.
  2. Exprimer le nombre d'atomes de chaque élément par mole de composé à l'aide des fractions massiques et de la masse molaire de la molécule.
  3. Réaliser l'application numérique avec les masses molaires atomiques fournies pour déterminer les entiers (x, y, z).
Voir la réponse courte

Détermination des indices stœchiométriques à partir des pourcentages massiques en C, H, O et de la masse molaire.

Voir le corrigé complet

La molécule de monensine ne contient que du carbone, de l'hydrogène et de l'oxygène, puisque la somme des pourcentages massiques vérifie :

\%(\mathrm{C}) + \%(\mathrm{H}) + \%(\mathrm{O}) = 64{,}47\% + 9{,}27\% + 26{,}26\% = 100{,}00\%

Notons la formule brute de la monensine \mathrm{C}_x\mathrm{H}_y\mathrm{O}_z. Sa masse molaire s'écrit :

M = x\,M(\mathrm{C}) + y\,M(\mathrm{H}) + z\,M(\mathrm{O})

Par définition des pourcentages massiques élémentaires :

\begin{aligned} x &= \frac{\%(\mathrm{C}) \cdot M}{100 \cdot M(\mathrm{C})} \\ y &= \frac{\%(\mathrm{H}) \cdot M}{100 \cdot M(\mathrm{H})} \\ z &= \frac{\%(\mathrm{O}) \cdot M}{100 \cdot M(\mathrm{O})} \end{aligned}

Avec les données de l'énoncé (M = 670{,}8\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, M(\mathrm{C}) = 12{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, M(\mathrm{H}) = 1{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, M(\mathrm{O}) = 16{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}) :

\begin{aligned} x &= \frac{64{,}47 \times 670{,}8}{100 \times 12{,}0} = 36{,}04 \approx 36 \\ y &= \frac{9{,}27 \times 670{,}8}{100 \times 1{,}0} = 62{,}18 \approx 62 \\ z &= \frac{26{,}26 \times 670{,}8}{100 \times 16{,}0} = 11{,}01 \approx 11 \end{aligned}

Les coefficients stœchiométriques étant des entiers naturels, la formule brute recherchée est :

\boxed{\mathrm{C}_{36}\mathrm{H}_{62}\mathrm{O}_{11}}

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QChimie-Problème 2-Q38

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : groupe caractéristique, nomenclature

Nommer les trois groupes caractéristiques encadrés sur la structure de la monensine (Figure 2).

Voir la stratégie

Pour identifier les groupes caractéristiques (ou familles fonctionnelles correspondantes), on analyse la nature des atomes et des liaisons chimiques délimités par les encadrés en pointillés sur la figure 2 :

  1. Identifier la chaîne ou le motif d'atomes entouré.
  2. Donner le nom officiel du groupe caractéristique ainsi que la famille de composés associée pour être exhaustif par rapport aux attentes du jury.
Voir la réponse courte

Identification des groupes fonctionnels encadrés : acide carboxylique, alcool, éther-oxyde (tétrahydrofurane).

Voir le corrigé complet

D'après la figure 2 de l'énoncé :

  • Groupe 1 : L'encadré entoure le motif -\mathrm{C}(=\mathrm{O})\mathrm{OH}.

    \boxed{\text{Groupe 1 : groupe \textbf{carboxyle} (fonction \textbf{acide carboxylique})}}
  • Groupe 2 : L'encadré entoure un atome de carbone tétrasubstitué lié à deux atomes d'oxygène intracycliques (motif -\mathrm{O}-\mathrm{C}-\mathrm{O}- reliant deux cycles tétrahydrofurane). Il s'agit d'un :

    \boxed{\text{Groupe 2 : groupe \textbf{acétal}} \quad (\text{ou plus précisément \textbf{cétal}} \text{ / } \textbf{spirocétal})}
  • Groupe 3 : L'encadré entoure le groupe -\mathrm{OH} lié à un atome de carbone sp^3. Il s'agit d'un :

    \boxed{\text{Groupe 3 : groupe \textbf{hydroxyle} (fonction \textbf{alcool})}}

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QChimie-Problème 2-Q39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : chiralité, stéréoisomérie

Expliquer si la monensine est une molécule chirale. Déterminer le nombre de stéréoisomères de configuration que cette molécule possède.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le critère géométrique de chiralité (non-superposabilité à l'image dans un miroir, absence de plan et de centre de symétrie) et l'appliquer à la structure de la monensine.
  2. Dénombrer les centres stéréogènes (atomes de carbone asymétriques C^* et centre spirocétalique) présents dans la molécule.
  3. Calculer le nombre de stéréoisomères de configuration grâce à la formule 2^n applicable aux molécules dépourvues de symétrie.
Voir la réponse courte

Molécule asymétrique chirale ; calcul du nombre maximal de stéréoisomères 2^n via le décompte des carbones asymétriques.

Voir le corrigé complet

1. Chiralité de la monensine

Une molécule est chirale si elle n'est pas superposable à son image dans un miroir plan, ce qui équivaut à l'absence de tout élément de symétrie impropre (plan de symétrie \sigma, centre d'inversion i).

La monensine possède un squelette entièrement asymétrique : ses deux extrémités sont de natures chimiques totalement différentes (une fonction acide carboxylique d'un côté, des fonctions alcool de l'autre) et ses cycles portent de multiples substituants non équivalents. Elle ne présente donc aucun plan ni aucun centre de symétrie :

\boxed{\text{La monensine est une molécule chirale.}}

2. Nombre de stéréoisomères de configuration

En examinant la formule topologique de la monensine (figures 1 et 2), on identifie n = 17 centres stéréogènes tétraédriques (carbones asymétriques portant quatre substituants différents, en incluant les jonctions de cycle, les carbones substitués par les groupements méthyle/hydroxyle et le carbone central du motif spiroacétal).

En l'absence de toute symétrie moléculaire globale, aucune forme méso n'est possible. Le nombre de stéréoisomères de configuration vaut donc :

\begin{aligned} N &= 2^n = 2^{17} = 131\,072 \end{aligned}
\boxed{N = 2^{17} = 131\,072 \text{ stéréoisomères de configuration}}

Résultat

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QChimie-Problème 2-Q40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : déprotonation, mésomérie

Donner la structure de l'anion obtenu par action du butyllithium sur le composé (12). Représenter deux formes mésomères prouvant la stabilité particulière de cet anion.

Voir la stratégie
  1. Identifier le site le plus acide de la molécule (12) pour déterminer la position déprotonée par le n-butyllithium (n-BuLi).
  2. Écrire la structure de l'anion formé au niveau du groupe méthylène, situé à la fois en \alpha du groupe nitrile et en position « benzylique » (hétéroaromatique) du cycle furane.
  3. Écrire les formes mésomères majeures montrant la délocalisation du doublet non liant (sur l'azote du nitrile et/ou sur le cycle furane) pour justifier sa remarquable stabilité.
Voir la réponse courte

Déprotonation en \alpha du groupe carbonyle et stabilisation de l'énolate par deux formes mésomères.

Voir le corrigé complet

Le composé (12) possède deux protons sur le carbone méthylénique \mathrm{-CH_2-}, situés simultanément :

  • en position \alpha d'un groupe nitrile (\mathrm{-C\equiv N}), fortement attracteur par effets inductif (-I) et mésomère (-M) ;
  • en position hétérobenzylique du cycle furane, système aromatique plan conjugué.

Ces protons sont donc particulièrement acides (\mathrm{p}K_a \approx 20\text{--}25).

Le n-butyllithium (n-BuLi) est une base très forte (le \mathrm{p}K_a du butane conjugué est de l'ordre de 50). Il arrache quantitativement l'un de ces protons pour former un carbanion stabilisé par résonance.

\boxed{ \text{Anion délocalisé : } \mathrm{Ar}\text{--}\overline{\mathrm{C}}\mathrm{H}\text{--}\mathrm{C{\equiv}N} \;\longleftrightarrow\; \mathrm{Ar}\text{--}\mathrm{CH{=}C{=}}\overline{\underline{\mathrm{N}}}^{\,\ominus} \;\longleftrightarrow\; \text{formes délocalisées dans le cycle furane} }

La stabilité remarquable de cet anion provient de cette vaste délocalisation électronique :

  • la forme mésomère (II) porte la charge négative sur l'atome d'azote, élément nettement plus électronégatif (\chi(\mathrm{N}) \approx 3{,}0) que le carbone (\chi(\mathrm{C}) = 2{,}5), ce qui stabilise fortement l'anion ;
  • la délocalisation s'étend également au système conjugué du cycle furane (forme (III) et analogues).

Résultat

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QChimie-Problème 2-Q41

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : chauffage à reflux

Représenter un dispositif de chauffage à reflux, comme celui mis en place lors de la transformation (12) . Rappeler un des intérêts d'un tel dispositif.

Voir la réponse courte

Schéma légendé du chauffage à reflux ; permet d'accélérer la réaction sans perte de matière par évaporation.

Voir le corrigé complet

Le schéma légendé d'un montage de chauffage à reflux est représenté ci-dessous :

Intérêts d'un tel dispositif :

  • Augmenter la vitesse de la réaction : la température est un facteur cinétique ; chauffer le milieu réactionnel permet d'accélérer considérablement la transformation chimique (loi d'Arrhenius).
  • Éviter les pertes de matière : le réfrigérant condense les vapeurs de solvant et de réactifs volatils, qui retombent sous forme liquide (reflux) dans le ballon, maintenant constants les volumes et concentrations.
  • Sécurité du montage : le haut du réfrigérant reste ouvert à l'air libre pour éviter toute surpression au sein de la verrerie, tandis que le support élévateur permet de retirer la source de chaleur instantanément en cas d'emballement thermique.
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QChimie-Problème 2-Q42

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : stéréochimie, dédoublement d'énantiomères

Donner l'objectif de l'étape de « résolution chirale » mise en place lors de la transformation (12) .

Voir la stratégie
  1. Analyser la stéréochimie des étapes 1 et 2 conduisant au précurseur de l'ester \underline{\mathbf{A}} : le réactif (12) est achiral et l'intermédiaire carbanionique déprotoné est plan. L'alkylation par le iodométhane produit donc un mélange équimolaire des deux énantiomères (mélange racémique).
  2. Définir la « résolution chirale » (ou dédoublement de racémique) et préciser son rôle dans le contexte d'une synthèse totale de substance naturelle bioactive énantiopure.
Voir la réponse courte

Séparation des deux énantiomères d'un mélange racémique pour obtenir l'énantiomère biologiquement actif.

Voir le corrigé complet

Lors de la première étape, l'arrachement d'un proton sur le composé achiral (12) engendre un carbanion plan délocalisé, achiral. L'attaque nucléophile du carbanion sur le iodométhane \text{CH}_3\text{I} s'effectue avec une égale probabilité sur l'une ou l'autre de ses deux faces : on obtient donc un mélange racémique (mélange équimolaire des deux énantiomères), qui est ensuite transformé en ester méthylique lors de l'étape 2 sans modification du carbone asymétrique.

L'objectif de l'étape de résolution chirale (ou dédoublement du racémique) est :

\boxed{\text{Séparer les deux énantiomères du mélange racémique afin d'isoler l'énantiomère pur } \underline{\mathbf{A}}.}

Cela permet d'obtenir le produit avec la configuration stéréochimique requise (stéréochimie absolue définie au niveau du carbone asymétrique portant le groupe méthyle) pour poursuivre la synthèse énantiosélective de la monensine bioactive.

Résultat

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QChimie-Problème 2-Q43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours

Notions : oxydation ménagée

Proposer des conditions opératoires permettant d'obtenir le produit à partir du composé .

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature des fonctions chimiques du réactif de départ \underline{\mathbf{A}} (ester) et du produit d'arrivée \underline{\mathbf{B}} (aldéhyde).
  2. Proposer la voie de synthèse en deux étapes (réduction en alcool primaire puis oxydation ménagée) en s'appuyant sur le document 3 fourni par l'énoncé.
  3. Mentionner également la méthode directe de réduction ménagée par le DIBAL-H.
Voir la réponse courte

Choix d'un réactif d'oxydation ménagée sélective (oxydant au chrome type PCC ou Swern) ou déprotection.

Voir le corrigé complet

Le composé \underline{\mathbf{A}} porte une fonction ester méthylique, tandis que le composé \underline{\mathbf{B}} possède une fonction aldéhyde.

Méthode 1 : Voie en deux étapes (guidée par le document 3)

  1. Réduction de l'ester en alcool primaire :

    • Addition d'hydrure de lithium et d'aluminium \mathrm{LiAlH}_4 (1 équivalent réducteur) dans un solvant éthéré anhydre (\mathrm{Et}_2\mathrm{O} ou \mathrm{THF}) à température ambiante ;
    • Hydrolyse acide douce (\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ / \mathrm{H}_2\mathrm{O}) pour libérer l'alcool primaire correspondant, le 2-(furan-2-yl)propan-1-ol.
  2. Oxydation ménagée de l'alcool primaire en aldéhyde :

    • D'après le document 3, afin d'éviter la sur-oxydation en acide carboxylique, on utilise le réactif de Sarett (\mathrm{CrO}_3 dans la pyridine) ou le PCC (chlorochromate de pyridinium) dans le dichlorométhane anhydre (\mathrm{CH}_2\mathrm{Cl}_2) à température ambiante.

Méthode 2 : Réduction ménagée directe en une étape Il est également possible d'effectuer une réduction directe de l'ester en aldéhyde à l'aide de l'hydrure de diisobutylaluminium (DIBAL-H ou i\text{-}\mathrm{Bu}_2\mathrm{AlH}, 1 équivalent) à basse température (-78\,^\circ\mathrm{C}) dans un solvant aprotique (toluène ou \mathrm{CH}_2\mathrm{Cl}_2), suivie d'une hydrolyse aqueuse acide à froid.

\boxed{ \text{1) } \mathrm{LiAlH}_4\text{ dans }\mathrm{Et}_2\mathrm{O}\text{ puis }\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ \quad \longrightarrow \quad \text{2) Réactif de Sarett (ou PCC dans }\mathrm{CH}_2\mathrm{Cl}_2\text{)} }

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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QChimie-Problème 2-Q44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : chimiosélectivité, réduction d'un ester

Expliquer si l'utilisation du tétrahydroborate de sodium aurait également été possible pour convertir la fonction ester en fonction alcool lors de la première étape de la transformation .

Voir la réponse courte

\mathrm{NaBH_4} est trop peu réducteur pour réduire un ester, l'emploi de \mathrm{LiAlH_4} est nécessaire.

Voir le corrigé complet

L'utilisation du tétrahydroborate de sodium \mathrm{NaBH}_4 n'aurait pas été possible pour effectuer cette transformation :

  • Électrophilie de la fonction ester : Le carbone du groupe carbonyle d'un ester est nettement moins électrophile que celui d'un aldéhyde ou d'une cétone. En effet, l'atome d'oxygène du groupement éthoxy exerce un effet mésomère donneur (+M) qui stabilise le carbonyle :

    \mathrm{R-C(=O)-OEt} \longleftrightarrow \mathrm{R-C(O^-)=\overset{+}{O}Et}
  • Pouvoir réducteur comparé des hydrures : L'atome de bore étant plus électronégatif que l'aluminium (\chi(\mathrm{B}) > \chi(\mathrm{Al})), la liaison \mathrm{B-H} est moins polarisée et l'ion \mathrm{BH}_4^- est un donneur d'hydrures nettement moins nucléophile et moins réducteur que \mathrm{AlH}_4^-.

    Le réactif \mathrm{NaBH}_4 ne permet de réduire sélectivement que les aldéhydes et les cétones ; il est inactif sur les esters dans les conditions opératoires usuelles.

Pour réduire un ester en alcool primaire, il est donc impératif d'utiliser un réducteur puissant comme l'aluminohydrure de lithium \mathrm{LiAlH}_4.

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QChimie-Problème 2-Q45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : hydroboration, régiosélectivité

Indiquer la structure du produit obtenu à l'issue de la réaction . Justifier la régiosélectivité observée par analogie avec l'hydroboration des liaisons terminales.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la réaction : la suite de réactifs (1. \mathrm{BH}_3, \mathrm{THF} ; 2. \mathrm{KOH}, \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2) correspond à une hydroboration suivie d'une oxydation d'un alcène (méthode de Brown).
  2. Analyser l'analogie avec les alcènes terminaux : rappeler la régiosélectivité anti-Markovnikov (addition du bore sur le carbone le moins encombré et le moins substitué).
  3. Appliquer cette régiosélectivité aux deux carbones de la double liaison du composé \underline{\mathbf{D}} pour déterminer l'emplacement de la fonction alcool dans \underline{\mathbf{E}}, en cohérence avec la structure du composé \underline{\mathbf{F}} donné dans l'énoncé.
Voir la réponse courte

Addition anti-Markovnikov du bore sur le carbone le moins encombré suivie d'une oxydation en alcool.

Voir le corrigé complet

1. Structure du produit \underline{\mathbf{E}}

La transformation \underline{\mathbf{D}} \rightarrow \underline{\mathbf{E}} est une séquence d'hydroboration-oxydation :

  • l'étape 1 (\mathrm{BH}_3, \mathrm{THF}) réalise la syn-addition stéréospécifique et régiosélective d'une liaison \mathrm{B-H} sur la double liaison carbone-carbone ;
  • l'étape 2 (\mathrm{KOH}, \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2) correspond à l'oxydation de l'organoborane en alcool avec rétention de configuration au niveau du carbone lié au bore.

L'alcool \underline{\mathbf{E}} obtenu est méthylé à l'étape suivante pour former \underline{\mathbf{F}} (qui porte un groupe -\mathrm{OCH}_3). Sa structure s'en déduit directement en remplaçant -\mathrm{OCH}_3 par -\mathrm{OH} :

\boxed{\underline{\mathbf{E}} \text{ est le } 1\text{-(furan-2-yl)-2,4-diméthyl-5-(benzyloxy)pentan-3-ol}}

2. Justification de la régiosélectivité par analogie avec les alcènes terminaux

  • Analogie avec un alcène terminal : Lors de l'hydroboration d'un alcène terminal \mathrm{R-CH=CH_2}, l'atome de bore de \mathrm{BH}_3 se lie préférentiellement au carbone terminal -\mathrm{CH}_2-, c'est-à-dire le moins substitué et le moins encombré stériquement, tandis que l'hydrure se transfère sur le carbone -\mathrm{CH}-. Après oxydation par le peroxyde d'hydrogène en milieu basique, le groupe hydroxyle -\mathrm{OH} remplace le bore avec rétention de configuration, conduisant à l'alcool dit « anti-Markovnikov ».
  • Application au composé \underline{\mathbf{D}} : La double liaison de \underline{\mathbf{D}} est trisubstituée et dissymétrique :

    • le carbone \mathrm{C_3} est disubstitué (-\mathrm{CH}=), ne portant qu'un seul hydrogène et la chaîne furyle ;
    • le carbone \mathrm{C_4} est trisubstitué (=\mathrm{C}(\mathrm{CH}_3)-), substitué par un groupe méthyle et le groupement -\mathrm{CH}_2\mathrm{OBn}.
  • Facteurs régissant la sélectivité :

    • Facteur stérique : L'atome de bore, volumineux avec ses ligands, s'approche et se lie sélectivement sur le carbone le moins encombré stériquement, à savoir le carbone disubstitué \mathrm{C_3}.
    • Facteur électronique : Dans l'état de transition cyclique concerté à 4 centres, une charge partielle positive se développe sur le carbone recevant l'hydrure ; celle-ci est bien mieux stabilisée par le carbone le plus substitué \mathrm{C_4} (effet donneur inductif des alkyles).

Après oxydation, le groupe hydroxyle -\mathrm{OH} se fixe donc régiosélectivement sur le carbone \mathrm{C_3} (le moins substitué), fournissant l'alcool secondaire \underline{\mathbf{E}} et non un alcool tertiaire.

Résultat

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QChimie-Problème 2-Q46

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : substitution nucléophile, mécanisme réactionnel

Donner le mécanisme réactionnel associé à la transformation . Justifier le choix du type de mécanisme retenu.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature de la transformation chimique : il s'agit d'une méthylation d'un alcool secondaire en éther-oxyde (synthèse de Williamson).
  2. Détailler les deux étapes élémentaires : la déprotonation de l'alcool par l'hydrure de potassium (\mathrm{KH}), suivie de l'attaque nucléophile de l'alcoolate sur l'iodométhane (\mathrm{CH_3I}).
  3. Justifier le type de mécanisme (\mathrm{S_N2}) en analysant la classe du substrat halogéné, la force du nucléophile et la nature du solvant.
Voir la réponse courte

Mécanisme \mathrm{S_N2} bimoléculaire avec inversion de Walden sur un site primaire peu encombré.

Voir le corrigé complet

La transformation \underline{\mathbf{E}} \rightarrow \underline{\mathbf{F}} correspond à la synthèse d'éthers de Williamson, qui s'effectue en deux étapes :

  1. Étape acido-basique (formation de l'alcoolate) : L'ion hydrure \mathrm{H^-} (apporté par \mathrm{KH}) est une base très forte (\mathrm{p}K_a(\mathrm{H_2/H^-}) \approx 35) et non nucléophile. Il arrache le proton du groupe hydroxyle de l'alcool secondaire \underline{\mathbf{E}} :

    \mathrm{R\text{---}OH} + \mathrm{H^-} \longrightarrow \mathrm{R\text{---}O^-} + \mathrm{H_2\,(g)\uparrow}

    Cette étape est totale et irréversible en raison du dégagement de dihydrogène gazeux.

  2. Étape de substitution nucléophile (\mathrm{S_N2}) : L'ion alcoolate \mathrm{R\text{---}O^-}, bon nucléophile, attaque le carbone électrophile de l'iodométhane (\mathrm{CH_3\text{---}I}), polarisé \delta^+, avec départ concerté du nucléofuge iodure \mathrm{I^-} :

    L'ensemble conduit à l'éther méthylique \underline{\mathbf{F}}.

Justification du mécanisme de type \mathrm{S_N2} :

  • Substrat non encombré : le dérivé halogéné est un halogénure de méthyle (\mathrm{CH_3I}), stériquement très dégagé, ce qui rend l'approche dorsale du nucléophile optimale. De plus, le cation méthyle \mathrm{CH_3^+} étant trop instable, une voie unimoléculaire \mathrm{S_N1} est strictement exclue.
  • Nucléophile fort : l'ion alcoolate \mathrm{R\text{---}O^-} est une espèce chargée, donc un nucléophile puissant favorisant une cinétique d'ordre 2.
  • Solvant polaire aprotique : le mélange \mathrm{DMF\text{-}THF} est polaire aprotique ; il dissocie les paires d'ions et solvate le contre-ion \mathrm{K^+} sans solvater efficacement l'anion alcoolate (absence de liaisons hydrogène), exaltant ainsi la nucléophilie de \mathrm{R\text{---}O^-}.
  • Groupe partant excellent : l'ion iodure \mathrm{I^-}, base très faible et très polarisable, est un excellent groupe partant.
\boxed{\text{Mécanisme : Substitution nucléophile bimoléculaire } \mathrm{S_N2} \text{ (synthèse de Williamson)}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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QChimie-Problème 2-Q47

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : oxydoréduction en chimie organique, nombre d'oxydation

Expliquer si le composé subit une réduction ou une oxydation lors de la transformation . Justifier.

Voir la stratégie

Pour déterminer si une transformation chimique correspond à une oxydation ou à une réduction :

  1. On identifie la modification fonctionnelle entre le réactif \underline{\mathbf{H}} et le produit \underline{\mathbf{I}}.
  2. On calcule la variation du nombre d'oxydation (n.o.) de l'atome de carbone siège de la transformation, ou on analyse le transfert formel d'atomes d'hydrogène et d'électrons apportés par le réactif utilisé (\mathrm{LiAlH}_4).
Voir la réponse courte

Réduction mise en évidence par le gain d'hydrogènes ou la diminution du degré d'oxydation du carbone.

Voir le corrigé complet

Lors de la transformation \underline{\mathbf{H}} \rightarrow \underline{\mathbf{I}}, la fonction ester méthylique -\mathrm{CO}_2\mathrm{Me} est convertie en une fonction alcool primaire -\mathrm{CH}_2\mathrm{OH}, la double liaison carbone-carbone étant par ailleurs conservée.

Calculons le nombre d'oxydation (n.o.) de l'atome de carbone fonctionnel :

  • Dans l'ester \underline{\mathbf{H}} (-\mathrm{C}(=\mathrm{O})\mathrm{OMe}), le carbone carbonylique est lié à :

    • un atome de carbone adjacent (\Delta(\mathrm{n.o.}) = 0) ;
    • un atome d'oxygène par une double liaison (\Delta(\mathrm{n.o.}) = +2) ;
    • un atome d'oxygène par une simple liaison (\Delta(\mathrm{n.o.}) = +1).

    Ainsi :

    \mathrm{n.o.}(\mathrm{C}_{\text{ester}}) = +2 + 1 = +\mathrm{III}
  • Dans l'alcool \underline{\mathbf{I}} (-\mathrm{CH}_2\mathrm{OH}), le carbone carbinol est lié à :

    • un atome de carbone adjacent (\Delta(\mathrm{n.o.}) = 0) ;
    • un atome d'oxygène plus électronégatif (\Delta(\mathrm{n.o.}) = +1) ;
    • deux atomes d'hydrogène moins électronégatifs (\Delta(\mathrm{n.o.}) = 2 \times (-1) = -2).

    Ainsi :

    \mathrm{n.o.}(\mathrm{C}_{\text{alcool}}) = +1 - 2 = -\mathrm{I}

Le nombre d'oxydation du carbone passe de +\mathrm{III} à -\mathrm{I} (\Delta(\mathrm{n.o.}) = -4 < 0) : il diminue, ce qui caractérise un gain formel d'électrons. Par ailleurs, cette étape emploie le tétrahydroaluminate de lithium \mathrm{LiAlH}_4, qui est un réducteur fort donneur d'hydrures.

\boxed{\text{Le composé }\underline{\mathbf{H}}\text{ subit donc une réduction.}}

Résultat

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QChimie-Problème 2-Q48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Schéma ou tracé

Notions : mécanisme réactionnel, réduction par les hydrures

Proposer un schéma mécanistique pour la transformation sachant que le tétrahydroaluminate de lithium peut être assimilé à une source d'ions hydrure.

Voir la stratégie
  1. Identifier la chaîne carbonée portée par le groupe ester et la noter \mathrm{R'-CO_2Me} afin d'alléger l'écriture sans perdre la structure de l'ester \alpha,\beta-insaturé.
  2. Décomposer la réduction d'un ester par les hydrures en deux phases successives :

    • Une addition-élimination conduisant à l'aldéhyde intermédiaire ;
    • Une addition nucléophile d'un second équivalent d'hydrure sur l'aldéhyde conduisant à l'alcoolate.
  3. Terminer par l'hydrolyse acide finale (étape 2) qui protone l'alcoolate en alcool.
Voir la réponse courte

Attaque nucléophile de l'ion hydrure sur le carbonyle suivie de l'ouverture ou élimination/addition.

Voir le corrigé complet

Pour simplifier l'écriture sans perte de généralité, on note \mathrm{R'} le reste de la molécule insaturée tel que le composé \underline{\mathbf{H}} s'écrit \mathrm{R'-COOCH_3}, avec \mathrm{R'} = \mathrm{R-CH=C(CH_3)}-.

Le mécanisme de la réduction par \mathrm{LiAlH}_4 (assimilé à une source d'ions hydrures \mathrm{H}^-) se décompose selon les étapes suivantes :

1. Addition-élimination conduisant à l'aldéhyde

  • Addition nucléophile 1,2 de l'hydrure : L'ion \mathrm{H}^- attaque le carbone électrophile du groupe carbonyle de l'ester \underline{\mathbf{H}}, polarisé positivement (\delta^+), avec basculement du doublet \pi_{\mathrm{C=O}} vers l'atome d'oxygène. On forme un intermédiaire tétraédrique :

    \mathrm{R'-C(=O)OCH_3} + \mathrm{H}^- \longrightarrow \mathrm{R'-C(O^-)(H)(OCH_3)}
  • Élimination de l'ion méthanolate : Le doublet d'électrons porté par l'oxygène se rabat pour reformer la double liaison \mathrm{C=O}, provoquant le départ du groupe partant méthanolate \mathrm{CH_3O^-} :

    \mathrm{R'-C(O^-)(H)(OCH_3)} \longrightarrow \mathrm{R'-CH=O} + \mathrm{CH_3O^-}

    Cette élimination conduit à un aldéhyde intermédiaire \alpha,\beta-insaturé.

2. Addition nucléophile sur l'aldéhyde L'aldéhyde intermédiaire est plus électrophile que l'ester initial (absence de mésomérie donneuse concurrente de l'oxygène de l'alcoxy). Un second ion hydrure s'additionne immédiatement et quantitativement sur le carbonyle de l'aldéhyde :

\mathrm{R'-CH=O} + \mathrm{H}^- \longrightarrow \mathrm{R'-CH_2-O^-}

On obtient l'ion alcoolate primaire allylique.

3. Hydrolyse acide (étape 2 : \mathrm{H^+}, \mathrm{H_2O}) Lors de l'hydrolyse acide finale, l'alcoolate est protoné pour fournir l'alcool allylique \underline{\mathbf{I}} :

\mathrm{R'-CH_2-O^-} + \mathrm{H}^+ \longrightarrow \mathrm{R'-CH_2OH} \quad (\underline{\mathbf{I}})

(L'ion méthanolate libéré à la première étape est également protoné en méthanol \mathrm{CH_3OH}).

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QChimie-Problème 2-Q49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : protection de fonction, régiosélectivité

Expliquer la régiosélectivité observée lors de la protection successive des fonctions alcools au cours de la transformation .

Voir la stratégie
  1. Identifier la classe de chacune des deux fonctions alcool présentes sur le diol \underline{\mathbf{J}}.
  2. Relier la réactivité et l'encombrement stérique de ces deux fonctions alcool à la première étape de protection par le bromure de méthoxyméthyle (\mathrm{MOMBr}).
  3. Décrire le déroulement de la seconde étape de protection par le bromure de benzyle (\mathrm{BnBr}) sur l'alcool restant.
Voir la réponse courte

L'alcool primaire, moins encombré stériquement que les alcools secondaires, réagit préférentiellement avec l'agent protecteur.

Voir le corrigé complet

Le composé \underline{\mathbf{J}} est un diol comportant deux fonctions alcool de classes différentes :

  • une fonction alcool primaire (-\mathrm{CH_2OH}) située en bout de chaîne ;
  • une fonction alcool secondaire (-\mathrm{CH(OH)}-) située au sein de la chaîne carbonée et encadrée par deux centres portant des groupements méthyle.

1. Première étape : protection sélective par \mathrm{MOMBr}
L'alcool primaire est stériquement beaucoup moins encombré et cinétiquement plus accessible que l'alcool secondaire. Lors de l'addition de l'agent électrophile volumineux \mathrm{MOMBr}, la substitution nucléophile a lieu préférentiellement (contrôle cinétique lié à l'encombrement stérique) sur l'oxygène de l'alcool primaire.

Celui-ci est donc protégé de manière régiosélective sous la forme d'un éther de méthoxyméthyle (\mathrm{-OMOM}).

2. Seconde étape : protection de l'alcool restant par \mathrm{BnBr}
La fonction alcool secondaire étant la seule fonction hydroxyle résiduelle non protégée, l'addition de l'hydrure de potassium \mathrm{KH} la déprotone sélectivement en alcoolate secondaire, qui réagit ensuite selon une synthèse de Williamson avec le bromure de benzyle \mathrm{BnBr} pour donner l'éther benzylique (\mathrm{-OBn}).

On obtient ainsi le dérivé \underline{\mathbf{K}} portant deux groupes protecteurs distincts et orthogonalement positionnés :

\boxed{\text{Alcool primaire (moins encombré) protégé par MOMBr, puis alcool secondaire protégé par BnBr/KH}}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie PC 2025 ?

Surtout 3 chapitres : Chimie organique (27 % des questions, Chimie - Problème 2), Ondes mécaniques et acoustiques (18 %) et Physique quantique (12 %). Plus ponctuellement : Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Atomistique, liaisons et cristallographie, Cinétique chimique, Oxydoréduction et électrochimie, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation…

Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie PC 2025 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 29 questions sur 49 (59 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la sous-partie Physique.II (QPhysique-II-Q8 à QPhysique-II-Q13), la sous-partie Chimie - Problème 1.II (QChimie-Problème 1-II-Q30 à QChimie-Problème 1-II-Q33) et la sous-partie Chimie - Problème 1.III (QChimie-Problème 1-III-Q34 à QChimie-Problème 1-III-Q36). Avec les autres programmes de première année : 19 en MPSI, 15 en MP2I, 15 en TSI1 et 24 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie PC 2025 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La Physique est la plus longue (environ 1 h 45).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie PC 2025 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : QPhysique-II-Q11 (pression de radiation) et QPhysique-III-Q18 (énergie linéique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie PC 2025 ?

Questions de cours : QPhysique-I-Q1 (onde plane progressive), QPhysique-I-Q3 (approximation des régimes quasi stationnaires), QPhysique-II-Q8 (photon), QPhysique-II-Q12 (sécurité laser), QPhysique-III-Q15 (relation de dispersion), QPhysique-IV-Q20 (acoustique), QChimie-Problème 1-I-Q23 (configuration électronique), QChimie-Problème 1-I-Q25 (demi-équation électronique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : QPhysique-II-Q9 (pression de radiation), QPhysique-III-Q16 (onde stationnaire), QChimie-Problème 1-I-Q26 (enthalpie libre standard de réaction), QChimie-Problème 1-I-Q27 (titrage indirect), QChimie-Problème 1-II-Q30 (ordre de réaction), QChimie-Problème 1-III-Q36 (masse volumique cristalline), QChimie-Problème 2-Q39 (chiralité) et QChimie-Problème 2-Q40 (déprotonation).

Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie PC 2025 ?

Le sujet E3A Physique-Chimie PC 2025 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport indique des résultats en physique inférieurs à ceux obtenus en chimie, avec plusieurs copies vides sur cette partie et peu de candidats ayant perçu le fil conducteur du sujet.

Le carbone spirocétalique de la monensine en QChimie-Problème 2-Q39 est-il stéréogène ?

Oui : ce carbone tétraédrique est relié à deux atomes d'oxygène distincts et deux chaînes carbonées différentes. Il constitue un centre stéréogène à part entière et doit être comptabilisé parmi les centres asymétriques pour évaluer les 2^n stéréoisomères.

Faut-il considérer une réflexion totale ou une absorption en QPhysique-II-Q12 ?

Une réflexion totale : l'énoncé conserve l'hypothèse de surface parfaitement réfléchissante posée dès le début de la partie II, ce qui conduit à p_{\text{rad}} = 2\mathcal{P}/(cS). Préciser l'alternative d'une absorption totale (p_{\text{rad}} = \mathcal{P}/(cS)) est toutefois valorisé face à la cible biologique de la question suivante.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.