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Corrigé détaillé ENS Physique C PC 2021

L'eau dans l'atmosphère

Faisable en sup ?

Faisable en partie en PCSI : 33 questions sur 74, partie 2 en entier. Autres questions faisables en PCSI

Autres premières années : MPSI 11 · PTSI 11 · MP2I 11 · TSI1 11 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet difficile · Diffusion et transferts thermiques, Thermodynamique, Mécanique des fluides · 15 incontournables · 33 questions de première année
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Cette épreuve remarquable de l'ENS aborde la physique du climat à travers la modélisation complète du profil vertical de température de l'atmosphère terrestre et de sa sensibilité au dioxyde de carbone. Le sujet s'articule autour des deux rôles fondamentaux joués par l'eau atmosphérique : la libération de chaleur latente lors des transitions de phase et l'absorption radiative infrarouge.

Le problème progresse avec une très grande rigueur scientifique, partant de la formule de Clausius-Clapeyron et de la statique des fluides pour établir les gradients adiabatiques sec et saturé (critère de Schwarzschild pour la convection), avant d'aborder le transfert radiatif à deux flux de type Schwarzschild-Milne. Il aboutit à la construction guidée du célèbre modèle radiatif-convectif à une dimension de Syukuro Manabe et Richard Wetherald (prix Nobel de physique 2021). C'est un sujet d'entraînement d'un intérêt pédagogique exceptionnel pour la filière PC, combinant thermodynamique fine, bilans locaux et globaux, exploitation de documents récents et ordres de grandeur géophysiques.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,41/20)
Temps estimé
≈ 6 h 30 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

15 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

38 questions rapides et accessibles · 12 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (38) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (12) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    L'énoncé qualifie deux fois la grandeur M_d = 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} de « masse volumique de l'air sec » au lieu de masse molaire moyenne de l'air sec dans Q14. La masse volumique de l'air dépend bien entendu de l'altitude.

  • Erreur d'énoncé

    L'énoncé définit par inadvertance \Gamma = \partial T/\partial z juste après la formule (34) en Q70, au lieu de \Gamma = -\partial T/\partial z. Il faut conserver la définition avec le signe moins pour retrouver l'expression demandée et rester cohérent avec la suite.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

74 questions
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Partie 2 : Courbe de saturation de l'eau

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : équilibre liquide-vapeur, enthalpie libre

Écrire la relation entre les variations d'entropie et d'enthalpie associées à une transition de phase. Montrer que si les phases liquide et vapeur sont à l'équilibre thermodynamique, alors .

Voir l'indice

À l'équilibre diphasique à température et pression fixées, l'enthalpie libre totale G est minimale, ce qui implique l'égalité des enthalpies libres massiques \zeta_l = \zeta_v, avec \Delta s = L/T.

Voir la stratégie
  1. Rappeler que pour un corps pur, le changement d'état à pression fixée est réversible, isobare et isotherme à la température T, ce qui relie directement la variation d'entropie massique \Delta s à la variation d'enthalpie massique \Delta h.
  2. Exprimer la différence \zeta_v - \zeta_l à partir de la définition de \zeta = h - Ts et injecter la relation précédente pour établir l'égalité.
Voir la réponse courte

À l'équilibre diphasé à pression et température fixées, l'égalité des potentiels chimiques donne \Delta h = T\Delta s et \zeta_l = \zeta_v.

Voir le corrigé complet

Lors d'une transition de phase d'un corps pur à la température T (sous la pression d'équilibre correspondante), la transformation est réversible, isotherme et isobare. Pour l'unité de masse, le transfert thermique reçu est égal à la variation d'enthalpie massique :

\Delta h = L(T) = h_v(T) - h_l(T)

D'après le second principe de la thermodynamique, l'entropie échangée pour une transformation réversible isotherme à la température T s'écrit :

\boxed{ \Delta s = s_v - s_l = \frac{\Delta h}{T} = \frac{L(T)}{T} }

Par définition de la grandeur massique \zeta = h - Ts (qui correspond à l'enthalpie libre massique g) :

\begin{aligned} \zeta_v - \zeta_l &= (h_v - T s_v) - (h_l - T s_l) \\ &= (h_v - h_l) - T(s_v - s_l) \\ &= L(T) - T \Delta s \end{aligned}

En utilisant la relation établie précédemment T \Delta s = L(T), il vient :

\zeta_v - \zeta_l = L(T) - L(T) = 0

On en déduit donc bien qu'à l'équilibre thermodynamique liquide-vapeur :

\boxed{ \zeta_l = \zeta_v }

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : identité thermodynamique, enthalpie libre massique

Montrer d'autre part que vérifie :

où est le volume massique.

Voir l'indice

Différencier la définition \zeta = h - Ts et injecter l'identité thermodynamique massique \mathrm{d}h = T\mathrm{d}s + v\mathrm{d}P.

Voir la stratégie
  1. Partir de la définition de l'enthalpie massique h = u + Pv et de la forme massique de l'identité thermodynamique issue de la section 1.3.
  2. Différencier l'enthalpie libre massique \zeta = h - Ts pour faire apparaître la différentielle recherchée.
Voir la réponse courte

Différentielle de l'enthalpie libre massique g = h - Ts : \mathrm{d}\zeta = -s\,\mathrm{d}T + v\,\mathrm{d}P.

Voir le corrigé complet

Considérons une masse m de corps pur sous une seule phase. L'identité thermodynamique fournie en section 1.3 pour un système fermé monophasique s'écrit :

\mathrm{d}U = T\,\mathrm{d}S - P\,\mathrm{d}V

En divisant par la masse fixée m, on obtient l'identité thermodynamique en grandeurs massiques (u = U/m, s = S/m, v = V/m) :

\mathrm{d}u = T\,\mathrm{d}s - P\,\mathrm{d}v

L'enthalpie massique est définie par h = u + Pv. Sa différentielle s'écrit :

\mathrm{d}h = \mathrm{d}u + P\,\mathrm{d}v + v\,\mathrm{d}P

En injectant l'expression de \mathrm{d}u, il vient :

\mathrm{d}h = (T\,\mathrm{d}s - P\,\mathrm{d}v) + P\,\mathrm{d}v + v\,\mathrm{d}P = T\,\mathrm{d}s + v\,\mathrm{d}P

Par définition, la fonction \zeta (enthalpie libre massique g) vaut \zeta = h - Ts. En différentiant cette relation :

\mathrm{d}\zeta = \mathrm{d}h - T\,\mathrm{d}s - s\,\mathrm{d}T

En remplaçant \mathrm{d}h par son expression :

\mathrm{d}\zeta = (T\,\mathrm{d}s + v\,\mathrm{d}P) - T\,\mathrm{d}s - s\,\mathrm{d}T

On en déduit immédiatement :

\boxed{\mathrm{d}\zeta = -s\,\mathrm{d}T + v\,\mathrm{d}P}

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : relation de clapeyron

La pression de vapeur saturante de l'eau, notée , est définie comme la pression partielle de vapeur d'eau lorsque l'équilibre thermodynamique liquide-vapeur est réalisé. Déduire des questions précédentes une relation entre , , , et .

Voir l'indice

Écrire la condition d'équilibre \mathrm{d}\zeta_v = \mathrm{d}\zeta_l le long de la courbe de saturation P = e_s(T) et utiliser la relation liant entropie et enthalpie de vaporisation.

Voir la réponse courte

Égalité \mathrm{d}\zeta_l = \mathrm{d}\zeta_v le long de la courbe d'équilibre conduisant à la formule de Clapeyron \mathrm{d}e_s/\mathrm{d}T = L / [T(v_v - v_l)].

Voir le corrigé complet

Lorsque les deux phases coexistent à l'équilibre à la température T sous la pression de vapeur saturante P = e_s(T), les enthalpies libres massiques des deux phases sont égales d'après la question Q1 :

\zeta_l(T, e_s(T)) = \zeta_v(T, e_s(T))

Pour une variation infinitésimale de température \mathrm{d}T le long de la courbe de coexistence, la pression varie de \mathrm{d}e_s de sorte que l'équilibre soit maintenu, soit :

\mathrm{d}\zeta_l = \mathrm{d}\zeta_v

En utilisant la relation établie à la question Q2, \mathrm{d}\zeta = -s\,\mathrm{d}T + v\,\mathrm{d}P, avec \mathrm{d}P = \mathrm{d}e_s, il vient :

-s_l\,\mathrm{d}T + v_l\,\mathrm{d}e_s = -s_v\,\mathrm{d}T + v_v\,\mathrm{d}e_s

En regroupant les termes :

(v_v - v_l)\,\mathrm{d}e_s = (s_v - s_l)\,\mathrm{d}T

D'après la question Q1, la variation d'entropie massique de vaporisation s'écrit s_v - s_l = \dfrac{L(T)}{T}. On en déduit la relation de Clapeyron :

\boxed{\frac{\mathrm{d}e_s}{\mathrm{d}T} = \frac{L}{T(v_v - v_l)}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Premier et second principes

Notions : enthalpie de changement d'état, loi de kirchhoff

Exprimer en fonction de , où est une température fixée, de et des capacités thermiques pertinentes. Application numérique : estimer la variation de entre et , et montrer qu'elle est négligeable devant .

Voir l'indice

Appliquer la loi de Kirchhoff \mathrm{d}L/\mathrm{d}T = c_{p,v} - c_{p,l} puis estimer numériquement \Delta L = (c_{p,v} - c_{p,l})\Delta T sur l'intervalle de 80\text{ K}.

Voir la stratégie
  1. Partir de la définition L(T) = h_v(T) - h_l(T) et différentier par rapport à la température en utilisant la première loi de Joule pour la vapeur (gaz parfait) et le modèle de la phase condensée incompressible pour le liquide.
  2. Intégrer la relation de Kirchhoff obtenue entre T_m et T sous l'hypothèse de capacités thermiques massiques constantes.
  3. Calculer la variation \Delta L sur l'intervalle [-40\,^\circ\text{C}, +40\,^\circ\text{C}] avec un chiffre significatif conformément aux consignes générales, puis évaluer le ratio \Delta L / L(T_m).
Voir la réponse courte

Intégration de la relation de Kirchhoff \mathrm{d}L/\mathrm{d}T \approx c_{p,v} - c_l ; la variation relative reste minime sur la plage considérée.

Voir le corrigé complet

Par définition de l'enthalpie massique de vaporisation (équation 6) :

L(T) = h_v(T) - h_l(T).

En modélisant la vapeur d'eau comme un gaz parfait (dont l'enthalpie ne dépend que de T) et l'eau liquide comme une phase condensée indilatable et incompressible (pour laquelle l'influence de la pression sur l'enthalpie est négligeable), les enthalpies massiques vérifient :

\mathrm{d}h_v = c_{p,v}\,\mathrm{d}T \quad \text{et} \quad \mathrm{d}h_l = c_{p,l}\,\mathrm{d}T,

où c_{p,v} et c_{p,l} sont les capacités thermiques massiques à pression constante respectives de la vapeur d'eau et de l'eau liquide.

On en déduit la relation de Kirchhoff différentielle :

\frac{\mathrm{d}L}{\mathrm{d}T} = c_{p,v} - c_{p,l}.

En supposant les capacités thermiques constantes sur le domaine de température considéré et en intégrant entre T_m et T, il vient :

\boxed{L(T) = L(T_m) + (c_{p,v} - c_{p,l})(T - T_m)}

Application numérique : Entre les températures T_1 = -40\,^\circ\text{C} = 233\text{ K} et T_2 = +40\,^\circ\text{C} = 313\text{ K}, l'écart de température est \Delta T = T_2 - T_1 = 80\text{ K}.

La variation correspondante de chaleur latente est :

\Delta L = (c_{p,v} - c_{p,l})\,\Delta T.

Avec les valeurs fournies :

\begin{aligned} c_{p,v} - c_{p,l} &= 1,859 \times 10^3 - 4,185 \times 10^3 = -2,326 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}, \\ \Delta L &= -2,326 \times 10^3 \times 80 = -1,86 \times 10^5\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}. \end{aligned}

Avec un chiffre significatif :

\boxed{|\Delta L| \approx 2 \times 10^5\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}}

Comparons cette variation à la valeur de référence L(T_m) = 2,44 \times 10^6\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} :

\frac{|\Delta L|}{L(T_m)} = \frac{1,86 \times 10^5}{2,44 \times 10^6} \approx 0,08 = 8\,\%.

Cette variation relative restant inférieure à 10\,\% sur une plage de température de 80\text{ K}, elle est négligeable en première approximation devant L(T_m).

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : relation de clapeyron, formule de dupre

Montrer que pour , la pression de vapeur saturante vérifie :

où est la masse molaire de l'eau, la constante des gaz parfaits, et où est à définir. Préciser la (les) approximation(s) effectuée(s).

Voir l'indice

Négliger le volume massique du liquide devant celui de la vapeur v_v - v_l \simeq v_v, assimiler la vapeur à un gaz parfait (v_v = R T / (M_e e_s)) et intégrer l'équation différentielle en considérant L constante.

Voir la stratégie

Pour intégrer la relation de Clapeyron obtenue à la question Q3, nous introduisons les approximations usuelles de l'équilibre liquide-vapeur loin du point critique, puis nous intégrons entre la température de référence T_m et T.

Voir la réponse courte

Intégration de la formule de Clapeyron avec v_v \gg v_l, vapeur gaz parfait et L constante.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q3, la formule de Clapeyron s'écrit :

\frac{\mathrm{d}e_s}{\mathrm{d}T} = \frac{L(T)}{T(v_v - v_l)}

Sur l'intervalle de température [-40^\circ\text{C}, 40^\circ\text{C}], nous effectuons les trois approximations suivantes :

  1. Volume massique du liquide négligeable devant celui de la vapeur :

    v_l \ll v_v \implies v_v - v_l \simeq v_v

    En effet, v_l \approx 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1} alors que pour la vapeur sous quelques dizaines d'hectopascals, v_v \gtrsim 10\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}.

  2. Comportement de gaz parfait pour la vapeur d'eau sous la pression partielle e_s :

    e_s v_v = \frac{R}{M_e} T \implies v_v = \frac{R T}{M_e e_s}
  3. Enthalpie massique de vaporisation constante : d'après l'étude menée à la question Q4, on peut poser L(T) \simeq L = L(T_m) sur toute la plage considérée.

En injectant ces approximations dans la relation de Clapeyron, on obtient :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}e_s}{\mathrm{d}T} &= \frac{L}{T \left(\dfrac{R T}{M_e e_s}\right)} = \frac{M_e L}{R} \frac{e_s}{T^2} \end{aligned}

La séparation des variables conduit à :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}e_s}{e_s} &= \frac{M_e L}{R} \frac{\mathrm{d}T}{T^2} \end{aligned}

On intègre cette équation différentielle entre la température de référence T_m = 273\text{ K} et une température quelconque T :

\begin{aligned} \int_{e_s(T_m)}^{e_s(T)} \frac{\mathrm{d}e_s}{e_s} &= \frac{M_e L}{R} \int_{T_m}^{T} \frac{\mathrm{d}T'}{{T'}^2} \\ \ln\left(\frac{e_s(T)}{e_s(T_m)}\right) &= -\frac{M_e L}{R}\left(\frac{1}{T} - \frac{1}{T_m}\right) = \frac{M_e L}{R}\left(\frac{1}{T_m} - \frac{1}{T}\right) \end{aligned}

En prenant l'exponentielle, on retrouve l'expression demandée :

\boxed{e_s(T) = e_m \exp\left(\frac{M_e L}{R}\left(\frac{1}{T_m} - \frac{1}{T}\right)\right)}

où e_m = e_s(T_m) est la pression de vapeur saturante de l'eau à la température T_m = 273\text{ K} (point de fusion sous 1 atm, soit 0^\circ\text{C}, où e_m \simeq 6{,}1\text{ hPa}).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : pression de vapeur saturante

La courbe de la pression de vapeur saturante déduite de l'équation (8) est tracée en figure 3. Décrire cette courbe en deux phrases maximum.

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Souligner la croissance exponentielle extrêmement rapide de e_s avec la température, passant d'environ 0{,}1\text{ hPa} à -40^\circ\text{C} à plus de 70\text{ hPa} à +40^\circ\text{C}.

Voir la réponse courte

Croissance très rapide et quasi exponentielle de la pression de vapeur saturante de l'eau avec la température.

Voir le corrigé complet

La pression de vapeur saturante e_s(T) est une fonction strictement croissante de la température, augmentant de près de trois ordres de grandeur entre -40\text{ }^\circ\text{C} (environ 0,1\text{ hPa}) et +40\text{ }^\circ\text{C} (environ 70\text{ hPa}). En représentation semi-logarithmique (\log_{10}(e_s) en ordonnée et T en abscisse linéaire), elle présente une allure quasi-rectiligne de pente positive, traduisant la croissance exponentielle rapide de la saturation avec la température.

Question déjà tombée ailleurs

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Partie 4 : Profils verticaux

4.1 · Atmosphère isotherme sèche

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : pesanteur

Justifier simplement que la gravité peut être considérée indépendante de , où est la verticale dirigée vers le haut.

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Comparer l'épaisseur caractéristique de l'atmosphère (\sim 10\text{ à }100\text{ km}) au rayon terrestre R_T \approx 6400\text{ km} pour justifier que les variations relatives de gravité \Delta g/g \sim 2z/R_T sont très faibles.

Voir la réponse courte

L'altitude de l'atmosphère reste très faible devant le rayon terrestre R_T, donc g(z) \approx g_0.

Voir le corrigé complet

L'accélération de la pesanteur à l'altitude z s'exprime, en assimilant la Terre à une sphère de rayon R_T \simeq 6{,}4 \times 10^3\text{ km} :

g(z) = g(0) \left(\frac{R_T}{R_T + z}\right)^2 \simeq g(0) \left(1 - \frac{2z}{R_T}\right) \quad \text{pour } z \ll R_T.

D'après le document 3.1 (lignes 31–33), 99 % de la masse de l'atmosphère est concentrée sous z \approx 30\text{ km}, et la quasi-totalité des phénomènes météorologiques se déroule dans la troposphère (z \lesssim 15\text{ km}).

Pour l'épaisseur utile de l'atmosphère (z \lesssim 30\text{ km}), la variation relative de pesanteur vérifie :

\frac{|\Delta g|}{g(0)} \approx \frac{2z}{R_T} \lesssim \frac{2 \times 30}{6400} \approx 1\,\%.

Cette variation étant négligeable devant les autres incertitudes du problème, on peut considérer g uniforme et indépendante de z :

\boxed{g(z) \simeq g = \text{cte}}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : équilibre hydrostatique, pression partielle

Écrire l'équation qui traduit que le diazote est à l'équilibre hydrostatique.

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Traduire l'équilibre d'une tranche d'air sur la pression partielle : \mathrm{d}p_{\mathrm{N}_2}/\mathrm{d}z = -\rho_{\mathrm{N}_2} g avec \rho_{\mathrm{N}_2} = p_{\mathrm{N}_2} M_{\mathrm{N}_2} / (R T_0).

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Équation locale de la statique des fluides appliquée à la pression partielle de diazote : \mathrm{d}p_{\mathrm{N}_2}/\mathrm{d}z = -\rho_{\mathrm{N}_2} g.

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L'énoncé précise que les différents constituants de l'atmosphère se comportent comme des gaz parfaits n'interagissant pas entre eux. Chaque gaz peut donc être traité comme un système thermodynamique indépendant à la température T_0.

Considérons une tranche horizontale de diazote d'épaisseur \mathrm{d}z et de section droite S, située entre les altitudes z et z + \mathrm{d}z. Le diazote est soumis :

  • aux forces de pression exercées sur ses faces inférieure et supérieure :

    \vec{F}_p = p_{\mathrm{N}_2}(z) S \,\vec{e}_z - p_{\mathrm{N}_2}(z+\mathrm{d}z) S \,\vec{e}_z = - \frac{\mathrm{d}p_{\mathrm{N}_2}}{\mathrm{d}z} S \mathrm{d}z \,\vec{e}_z
  • à son propre poids :

    \vec{P} = - \mathrm{d}m_{\mathrm{N}_2} g \,\vec{e}_z = - \rho_{\mathrm{N}_2}(z) S \mathrm{d}z \, g \,\vec{e}_z

    où \rho_{\mathrm{N}_2} désigne la masse volumique du diazote dans l'atmosphère.

À l'équilibre mécanique (équilibre hydrostatique), la somme des forces est nulle, ce qui conduit à la relation fondamentale de la statique des fluides appliquée au diazote :

\boxed{\frac{\mathrm{d}p_{\mathrm{N}_2}}{\mathrm{d}z} = - \rho_{\mathrm{N}_2} g}

En utilisant la loi des gaz parfaits pour le diazote, p_{\mathrm{N}_2} = \dfrac{\rho_{\mathrm{N}_2}}{M_{\mathrm{N}_2}} R T_0, cette condition s'écrit également sous la forme d'une équation différentielle :

\boxed{\frac{\mathrm{d}p_{\mathrm{N}_2}}{\mathrm{d}z} = - \frac{M_{\mathrm{N}_2} g}{R T_0} \, p_{\mathrm{N}_2}}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : atmosphère isotherme, hauteur d'échelle

En déduire la pression partielle de diazote en fonction de . Calculer numériquement la longueur caractéristique qui apparaît dans le résultat.

Voir l'indice

Intégrer l'équation différentielle pour obtenir une loi exponentielle décroissante p_{\mathrm{N}_2}(z) = p_{\mathrm{N}_2}(0)\exp(-z/H_{\mathrm{N}_2}) et calculer H_{\mathrm{N}_2} = R T_0 / (M_{\mathrm{N}_2} g).

Voir la réponse courte

Intégration avec la loi des gaz parfaits menant au profil exponentiel avec la hauteur d'échelle H_{\mathrm{N}_2} \approx 8\text{ km}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q8, la pression partielle de diazote vérifie l'équation différentielle :

\frac{\mathrm{d}p_{\mathrm{N}_2}}{\mathrm{d}z} = - \frac{M_{\mathrm{N}_2} g}{R T_0} p_{\mathrm{N}_2}

La température T_0 et l'accélération de la pesanteur g étant supposées indépendantes de z, l'intégration directe de cette équation différentielle linéaire du premier ordre donne :

\ln\left(\frac{p_{\mathrm{N}_2}(z)}{p_{\mathrm{N}_2}(0)}\right) = - \frac{M_{\mathrm{N}_2} g}{R T_0} z

soit :

\boxed{p_{\mathrm{N}_2}(z) = p_{\mathrm{N}_2}(0) \exp\left(-\frac{z}{H_{\mathrm{N}_2}}\right)}

où p_{\mathrm{N}_2}(0) désigne la pression partielle de diazote au niveau du sol (z = 0), et où la longueur caractéristique (hauteur d'échelle) associée au diazote s'écrit :

\boxed{H_{\mathrm{N}_2} = \frac{R T_0}{M_{\mathrm{N}_2} g}}

Application numérique : Avec R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}, T_0 = 288\text{ K}, M_{\mathrm{N}_2} = 28\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 28 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} et g \approx 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

H_{\mathrm{N}_2} = \frac{8{,}31 \times 288}{28 \times 10^{-3} \times 9{,}8} \approx \frac{2{,}39 \times 10^3}{0{,}274} \approx 8{,}7 \times 10^3\text{ m}

En respectant la consigne d'un seul chiffre significatif :

\boxed{H_{\mathrm{N}_2} \approx 9\text{ km}}

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : atmosphère isotherme, hauteur d'échelle

Exprimer de même la pression partielle dioxyde de carbone , et calculer numériquement la longueur caractéristique associée.

Voir l'indice

Appliquer la même relation au dioxyde de carbone avec sa propre masse molaire M_{\mathrm{CO}_2} = 44\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} pour trouver la hauteur d'échelle correspondante.

Voir la réponse courte

Profil exponentiel identique pour le dioxyde de carbone avec une hauteur d'échelle plus petite, H_{\mathrm{CO}_2} \approx 5\text{ km}.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre du modèle d'une atmosphère isotherme à la température T_0, sèche et sans interactions entre constituants (assimilés à des gaz parfaits indépendants), le dioxyde de carbone \mathrm{CO}_2 vérifie la même équation d'équilibre hydrostatique que le diazote (établie aux questions Q8 et Q9) :

\frac{\mathrm{d}p_{\mathrm{CO}_2}}{\mathrm{d}z} = -\frac{M_{\mathrm{CO}_2} g}{R T_0}\,p_{\mathrm{CO}_2}

Par intégration, la pression partielle de dioxyde de carbone s'écrit :

\boxed{ p_{\mathrm{CO}_2}(z) = p_{\mathrm{CO}_2}(0)\,\exp\left(-\frac{z}{H_{\mathrm{CO}_2}}\right) }

où la longueur caractéristique associée (hauteur d'échelle du \mathrm{CO}_2) est donnée par :

\boxed{ H_{\mathrm{CO}_2} = \frac{R T_0}{M_{\mathrm{CO}_2} g} }

Application numérique avec les données de l'énoncé (M_{\mathrm{CO}_2} = 44\times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1}, R = 8,31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}, T_0 = 288\text{ K} et g = 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) :

H_{\mathrm{CO}_2} = \frac{8,31 \times 288}{44 \times 10^{-3} \times 9,8} \approx \frac{2,39 \times 10^3}{0,431} \approx 5,5 \times 10^3\text{ m}

Soit, avec un chiffre significatif :

\boxed{ H_{\mathrm{CO}_2} \approx 6\text{ km} }

Résultat

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4.2 · Profils de concentration

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : atmosphère isotherme, modèle de l'atmosphère

Montrer que le profil de masse volumique de l'atmosphère standard (figure 4c) est raisonnablement en accord avec le profil du modèle de la partie 4.1.

Voir l'indice

Mesurer sur la figure 4c l'altitude pour laquelle la masse volumique est divisée par 10 (ou par e) et comparer à la hauteur d'échelle théorique de l'air sec.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le profil théorique de masse volumique \rho(z) issu du modèle isotherme et hydrostatique de la partie 4.1, et en déduire la hauteur d'échelle théorique H_{\mathrm{mod}} ainsi que la hauteur associée à une décade.
  2. Relever sur la figure 4c des points caractéristiques pour vérifier le caractère exponentiel (rectiligne en échelle semi-logarithmique) et estimer la hauteur d'échelle expérimentale H_{\mathrm{mes}}.
  3. Conclure sur l'accord quantitatif et commenter l'origine du faible écart observé.
Voir la réponse courte

Décroissance exponentielle de la masse volumique sur le graphe cohérente avec l'échelle de hauteur de l'atmosphère standard.

Voir le corrigé complet

D'après le modèle de la partie 4.1, chaque gaz constituant l'atmosphère est supposé parfait, isotherme à T_0 = 288\text{ K} et à l'équilibre hydrostatique. L'air sec étant très majoritairement constitué de diazote (M_{\mathrm{N}_2} = 28\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}) et de dioxygène (M_{\mathrm{O}_2} = 32\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}), de masse molaire moyenne M \approx 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, la loi des gaz parfaits relie la masse volumique totale à la pression par :

P(z) = \frac{\rho(z)}{M} R T_0.

Puisque P(z) décroît exponentiellement avec l'altitude selon la hauteur d'échelle H, la masse volumique suit la même loi :

\rho(z) = \rho(0)\,\exp\left(-\frac{z}{H_{\mathrm{mod}}}\right) \quad\text{avec}\quad H_{\mathrm{mod}} = \frac{R T_0}{M g}.

Numériquement, avec M \approx 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, R = 8,31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}, T_0 = 288\text{ K} et g \approx 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

H_{\mathrm{mod}} \approx \frac{8,31 \times 288}{0,029 \times 9,8} \approx 8,4\text{ km} \approx 8\text{ km}.

En échelle semi-logarithmique décimale (abscisse en échelle logarithmique, ordonnée en échelle linéaire), la relation s'écrit :

\log_{10}\left(\frac{\rho(z)}{\rho(0)}\right) = -\frac{z}{H_{\mathrm{mod}}\ln(10)}.

Le modèle prédit donc une droite, avec une diminution d'une décade (\Delta \log_{10}\rho = -1) sur une épaisseur :

\Delta z_{\mathrm{déc, mod}} = H_{\mathrm{mod}} \ln(10) \approx 8,4 \times 2,3 \approx 19\text{ km}.

Sur la figure 4c, on constate que :

  • La courbe \rho(z) est quasiment une droite en échelle semi-logarithmique de z = 0 à z = 50\text{ km}, ce qui confirme la forme exponentielle prévue par le modèle.
  • À l'altitude z = 0\text{ km}, on lit \rho \approx 1,2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}.
  • La masse volumique vaut \rho = 10^{-1}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} à z \approx 16\text{ km}, \rho = 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} à z \approx 32\text{ km}, et \rho = 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} à z \approx 48\text{ km}.

La hauteur par décade mesurée est donc très régulière et vaut :

\Delta z_{\mathrm{déc, mes}} \approx \frac{48 - 0}{3} \approx 16\text{ km},

ce qui correspond à une hauteur d'échelle mesurée :

H_{\mathrm{mes}} = \frac{\Delta z_{\mathrm{déc, mes}}}{\ln(10)} \approx \frac{16}{2,3} \approx 7\text{ km}.

Les valeurs H_{\mathrm{mod}} \approx 8\text{ km} et H_{\mathrm{mes}} \approx 7\text{ km} sont du même ordre de grandeur (écart relatif d'environ 15\,\%).

\boxed{\text{Le profil réel est quasi-exponentiel et sa hauteur d'échelle } H_{\mathrm{mes}} \approx 7\text{ km est en bon accord avec } H_{\mathrm{mod}} \approx 8\text{ km.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 12

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules ; Mécanique des fluides › Fluides visqueux

Notions : brassage convectif, diffusion de particules

En quoi le profil de la figure 6 est-il incompatible avec le résultat de la question Q10 ? La réponse doit être basée sur des arguments numériques quantitatifs. Quelle hypothèse du modèle utilisé dans la question Q10 explique cette différence ? Quel est le phénomène physique qui est responsable de cette différence ?

Voir l'indice

Comparer le profil quasi-vertical et homogène de la fraction molaire mesurée de \mathrm{CO}_2 sur la figure 6 à la séparation barométrique prédite par le modèle à gaz non interagissants ; invoquer le brassage turbulent.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la concentration relative (fraction molaire) théorique en dioxyde de carbone x_{\mathrm{CO}_2}(z) = p_{\mathrm{CO}_2}(z)/P(z) d'après le modèle isotherme où chaque gaz vérifie un équilibre hydrostatique indépendant.
  2. Évaluer quantitativement la variation de x_{\mathrm{CO}_2} prédite par le modèle entre 15\text{ km} et 30\text{ km}, et la confronter aux valeurs quasi-constantes observées sur la figure 6.
  3. Identifier l'hypothèse simplificatrice mise en défaut ainsi que le phénomène physique réel à l'origine de l'homogénéité observée.
Voir la réponse courte

Les gaz sont bien mélangés par la turbulence et la convection atmosphérique, empêchant la séparation gravitaire prédite par la statique.

Voir le corrigé complet

1. Incompatibilité quantitative avec le résultat de la question Q10

La concentration relative en volume (ou en mole) du \mathrm{CO}_2 est donnée par le rapport de sa pression partielle sur la pression totale P(z) de l'air :

x_{\mathrm{CO}_2}(z) = \frac{p_{\mathrm{CO}_2}(z)}{P(z)}

D'après les questions Q9 et Q10, la pression partielle d'un gaz de masse molaire M suit une loi barométrique régie par sa propre hauteur d'échelle H = \frac{R T_0}{M g}. L'air étant majoritairement composé de diazote et de dioxygène de masse molaire moyenne M_d \approx 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}, la pression totale décroît avec une hauteur d'échelle H_d = \frac{R T_0}{M_d g} \approx 8\text{ km}, tandis que pour le \mathrm{CO}_2 (M_{\mathrm{CO}_2} = 44\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}), la hauteur d'échelle calculée en Q10 est H_{\mathrm{CO}_2} \approx 6\text{ km} (ou 5,5\text{ km}).

Le modèle prévoit donc une concentration relative décroissant exponentiellement avec l'altitude :

x_{\mathrm{CO}_2}(z) = x_{\mathrm{CO}_2}(0)\,\exp\left[ - \frac{(M_{\mathrm{CO}_2} - M_d)g}{R T_0}\,z \right] = x_{\mathrm{CO}_2}(0)\,\exp\left( -\frac{z}{H_\Delta} \right)

où la longueur caractéristique de séparation gravitationnelle vaut :

H_\Delta = \frac{R T_0}{(M_{\mathrm{CO}_2} - M_d)g} \approx \frac{8,31 \times 288}{(44 - 29)\times 10^{-3} \times 9,8} \approx \frac{2,4 \times 10^3}{0,15} \approx 1,6 \times 10^4\text{ m} \approx 16\text{ km}

Entre z_1 = 15\text{ km} et z_2 = 30\text{ km} (domaine couvert par la figure 6), la différence d'altitude est \Delta z = 15\text{ km} \approx H_\Delta. Le modèle prévoit ainsi que la concentration relative devrait chuter d'un facteur :

\frac{x_{\mathrm{CO}_2}(30\text{ km})}{x_{\mathrm{CO}_2}(15\text{ km})} = \exp\left(-\frac{\Delta z}{H_\Delta}\right) \approx \mathrm{e}^{-1} \approx 0,37

La concentration relative devrait donc chuter d'environ 60\,\%, passant d'environ 370\text{ ppm} à moins de 140\text{ ppm}.

Or, sur la figure 6, la concentration mesurée reste quasiment constante entre 15\text{ km} et 35\text{ km}, oscillant dans une plage très étroite de 365 à 370\text{ ppm} (variation inférieure à 2\,\%). Le profil de la figure 6 est donc quantitativement incompatible avec la prédiction du modèle.

0.5em 2. Hypothèse du modèle en cause

L'hypothèse erronée introduite au début de la partie 4.1 est de considérer que « les différents constituants de l'atmosphère n'interagissent pas entre eux », c'est-à-dire d'appliquer l'équilibre hydrostatique de manière indépendante à chaque constituant dans une atmosphère statique au repos (hypothèse de séparation barométrique pure).

0.5em 3. Phénomène physique responsable

Le phénomène physique responsable est le brassage dynamique macroscopique de l'atmosphère (mouvements convectifs, turbulents et advectifs). Ce mélange turbulent opère sur des échelles de temps considérablement plus courtes que la diffusion moléculaire, assurant l'homogénéisation de la composition de l'air sec dans toute la basse et moyenne atmosphère (couche appelée homosphère, jusqu'à environ 100\text{ km}).

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : condensation, photochimie

Pourquoi la composition relative en eau n'est-elle pas indépendante de la hauteur ? Même question pour l'ozone.

Voir l'indice

Mentionner la condensation de l'eau liée à la saturation et au profil thermique pour l'eau, et les réactions photochimiques dépendantes du flux solaire ultraviolet pour l'ozone.

Voir la réponse courte

La vapeur d'eau se condense par refroidissement en altitude ; l'ozone est produit par photochimie UV dans la stratosphère.

Voir le corrigé complet

La composition relative d'un constituant atmosphérique n'est homogénéisée par le brassage turbulent que si ce constituant est chimiquement inerte et ne subit pas de changement de phase (gaz passif et non condensable sur les échelles de temps du transport).

  1. Cas de l'eau : L'eau est une espèce condensable. Dans la troposphère, la température décroît avec l'altitude (figure 4a). D'après la loi de Clausius-Clapeyron (question Q5), la pression de vapeur saturante e_s(T) diminue de manière exponentielle avec l'altitude. Dès que la saturation est atteinte, la vapeur se condense en gouttelettes ou cristaux, puis est éliminée de l'atmosphère par les précipitations. Ce phénomène de condensation et de lessivage, renforcé par le « piège froid » de la tropopause (T \approx 215\text{ K}), assèche considérablement les couches supérieures (comme l'illustre la figure 4d, où la masse volumique de vapeur chute de 5 ordres de grandeur entre 0 et 15 km). La fraction relative en eau décroît donc fortement avec l'altitude.
  2. Cas de l'ozone (\mathrm{O_3}) : L'ozone est une espèce chimiquement et photochimiquement réactive. Sa présence résulte d'un équilibre photochimique (cycle de Chapman) :

    • il est produit principalement par photodissociation du dioxygène \mathrm{O_2} sous l'effet du rayonnement ultraviolet solaire (\lambda < 240\text{ nm}), produisant des atomes \mathrm{O} qui se recombinent selon \mathrm{O} + \mathrm{O_2} + \mathrm{M} \to \mathrm{O_3} + \mathrm{M} ;
    • il est détruit par photolyse UV et par des cycles catalytiques.

    Le flux solaire UV nécessaire est maximal en haute altitude mais la densité moléculaire y est très faible, tandis qu'en basse altitude le flux UV efficace a été totalement absorbé en amont. Le taux de production net présente ainsi un maximum très marqué à une altitude intermédiaire (entre 20 et 30 km, visible sur le pic de concentration de la figure 4e). Le temps caractéristique de ces réactions photochimiques étant court devant les temps de mélange vertical dans cette zone, l'ozone n'est pas brassé uniformément.

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : composition de l'air

Justifier simplement que la masse volumique de l'air sec (c'est-à-dire sans vapeur d'eau ni eau liquide) peut être considérée comme indépendante de dans la troposphère et la stratosphère. Dans la suite, nous noterons cette masse volumique de l'air sec.

Voir l'indice

L'homosphère est intensément brassée par la turbulence et la convection, maintenant une composition molaire et donc une masse molaire moyenne M_d rigoureusement constante jusqu'à environ 85\text{ km}.

Voir la réponse courte

La proportion relative diazote/dioxygène reste homogène dans toute l'homosphère grâce au brassage turbulent permanent.

Voir le corrigé complet

L'énoncé mentionne la « masse volumique » tout en lui attribuant l'unité \mathrm{g}\cdot\mathrm{mol}^{-1} et la notation M_d : il s'agit manifestement d'un lapsus du sujet pour désigner la masse molaire moyenne de l'air sec (la masse volumique variant quant à elle fortement avec l'altitude, comme vu à la question Q11).

La masse molaire moyenne de l'air sec s'exprime en fonction des fractions molaires x_i (égales aux proportions volumiques pour des gaz parfaits) et des masses molaires M_i des constituants :

M_d = \sum_i x_i M_i \approx x_{\mathrm{N}_2} M_{\mathrm{N}_2} + x_{\mathrm{O}_2} M_{\mathrm{O}_2} + x_{\mathrm{Ar}} M_{\mathrm{Ar}}
  • Dans la troposphère et la stratosphère (zone appelée l'homosphère, jusqu'à environ 85\text{ à }100\text{ km}), le brassage convectif et turbulent prédomine très largement sur la diffusion moléculaire (séparation gravifique).
  • Les constituants majeurs de l'air sec (\mathrm{N}_2, \mathrm{O}_2, \mathrm{Ar}), qui représentent plus de 99,9\,\% en volume (tableau 1), ne subissent ni condensation ni réactions chimiques notables à ces altitudes : leurs proportions relatives x_i sont donc strictement indépendantes de z.

D'après le tableau 1 (x_{\mathrm{N}_2} \approx 0,78, x_{\mathrm{O}_2} \approx 0,21, x_{\mathrm{Ar}} \approx 0,01) :

M_d \approx 0,78 \times 28 + 0,21 \times 32 + 0,01 \times 40 = 21,84 + 6,72 + 0,40 \approx 28,96\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

La masse molaire moyenne de l'air sec est donc bien uniforme dans la troposphère et la stratosphère :

\boxed{M_d = 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = \text{cte}}

Résultat

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4.3 · Atmosphère isentropique sèche

Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : atmosphère isentropique, enthalpie généralisée

Montrer que l'enthalpie généralisée est constante.

Voir l'indice

Pour une transformation isentropique (\mathrm{d}s = 0), utiliser l'identité \mathrm{d}h = v\mathrm{d}P et l'équilibre hydrostatique \mathrm{d}P = -\rho g\mathrm{d}z = -(1/v)g\mathrm{d}z.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différentielle de l'enthalpie massique h à l'aide de l'identité thermodynamique massique.
  2. Exploiter le caractère isentropique de l'atmosphère (\mathrm{d}s = 0) ainsi que la condition d'équilibre hydrostatique reliant \mathrm{d}P et \mathrm{d}z.
  3. En déduire que la dérivée de h_* = h + gz par rapport à l'altitude est nulle.
Voir la réponse courte

Transformation isentropique \mathrm{d}h = v\,\mathrm{d}P combinée à la statique hydrostatique \mathrm{d}P = -\rho g\,\mathrm{d}z donnant \mathrm{d}(h + gz) = 0.

Voir le corrigé complet

L'enthalpie massique d'un fluide est définie par h = u + Pv, où u est l'énergie interne massique, P la pression et v = 1/\rho le volume massique.

En différentiant et en utilisant l'identité thermodynamique massique issue de l'équation (1) (\mathrm{d}u = T\,\mathrm{d}s - P\,\mathrm{d}v), on obtient la première identité thermodynamique pour l'enthalpie massique :

\mathrm{d}h = T\,\mathrm{d}s + v\,\mathrm{d}P = T\,\mathrm{d}s + \frac{\mathrm{d}P}{\rho}.

Par hypothèse, l'atmosphère considérée est isentropique, ce qui signifie que l'entropie massique ne dépend pas de l'altitude z :

\frac{\mathrm{d}s}{\mathrm{d}z} = 0 \quad \Longrightarrow \quad \mathrm{d}h = \frac{\mathrm{d}P}{\rho}.

D'autre part, l'atmosphère est à l'équilibre hydrostatique dans le champ de pesanteur uniforme \vec{g} = -g\,\vec{e}_z :

\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -\rho g.

En combinant ces deux relations, la variation verticale d'enthalpie s'écrit :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}z} &= \frac{1}{\rho}\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}z} = -g. \end{aligned}

On en déduit immédiatement :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}z}(h + gz) = 0.

L'enthalpie généralisée h_* = h + gz est donc indépendante de l'altitude :

\boxed{h_* = h + gz = \text{constante}.}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : gradient thermique adiabatique

En déduire une expression du gradient thermique défini par :

où l'indice d permet de préciser qu'il s'agit de la valeur pour une atmosphère isentropique sèche. Calculer numériquement la valeur de ce gradient. Comment se compare t-elle à la valeur de l'atmosphère standard (figure 4a) ?

Voir l'indice

Différencier h_* en utilisant \mathrm{d}h = c_p\mathrm{d}T pour l'air sec, puis comparer le gradient adiabatique sec \Gamma_d = g/c_p à la pente de la troposphère sur la figure 4a.

Voir la stratégie
  1. Relier la variation d'enthalpie massique \mathrm{d}h à la variation de température \mathrm{d}T pour l'air sec assimilé à un gaz parfait (loi de Joule).
  2. Exploiter le résultat de la question précédente (Q15) établissant la constance de l'enthalpie généralisée h_* = h + gz.
  3. Évaluer numériquement le gradient adiabatique sec \Gamma_d, puis mesurer la pente \left|\mathrm{d}T/\mathrm{d}z\right| dans la troposphère sur la figure 4a pour comparer les deux valeurs.
Voir la réponse courte

Avec \mathrm{d}h = c_p\,\mathrm{d}T, obtention du gradient adiabatique sec \Gamma_d = g/c_p \approx 9,8\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}, supérieur à l'atmosphère standard.

Voir le corrigé complet

L'air sec étant assimilé à un gaz parfait, son enthalpie ne dépend que de la température (deuxième loi de Joule) :

\mathrm{d}h = c_p \mathrm{d}T.

D'après la question Q15, l'enthalpie généralisée est constante dans une atmosphère isentropique sèche en équilibre hydrostatique, ce qui donne :

\mathrm{d}h_* = \mathrm{d}h + g\,\mathrm{d}z = 0 \implies c_p \mathrm{d}T + g\,\mathrm{d}z = 0.

On en déduit l'expression du gradient thermique adiabatique sec :

\left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\right|_\mathrm{d} = -\frac{g}{c_p} \implies \Gamma_d = -\left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\right|_\mathrm{d} = \frac{g}{c_p}.
\boxed{\Gamma_d = \frac{g}{c_p}}

Application numérique : Avec g \approx 9,8 \text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et c_p = 1,006 \times 10^3 \text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} :

\Gamma_d = \frac{9,8}{1,006 \times 10^3} \approx 9,7 \times 10^{-3} \text{ K}\cdot\text{m}^{-1} \approx 9,8 \text{ K}\cdot\text{km}^{-1}.

Avec un chiffre significatif :

\boxed{\Gamma_d \approx 1 \times 10^{-2} \text{ K}\cdot\text{m}^{-1} = 10 \text{ K}\cdot\text{km}^{-1}}

Comparaison avec l'atmosphère standard (figure 4a) : Sur le profil de température de la troposphère (figure 4a), la température décroît linéairement depuis T(0) \approx 288\text{ K} à l'altitude z = 0 jusqu'à T(H_t) \approx 217\text{ K} au niveau de la tropopause à z = H_t \approx 11\text{ km}. Le gradient thermique observé dans l'atmosphère standard vaut donc :

\Gamma_{\text{std}} = -\frac{\Delta T}{\Delta z} \approx \frac{288 - 217}{11} \approx 6,5 \text{ K}\cdot\text{km}^{-1}.

On constate que :

\Gamma_{\text{std}} < \Gamma_d.

La décroissance de température observée dans l'atmosphère réelle est nettement moins rapide que celle prédite par le modèle adiabatique sec.

Résultat

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4.4 · Stabilité d'une atmosphère sèche

Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : temps caractéristique, onde acoustique

Proposer une estimation du temps nécessaire pour que la pression de la parcelle de fluide soit égale à celle de l'atmosphère environnante à l'altitude . Estimer le temps nécessaire pour que la température de la parcelle de fluide soit égale à celle de l'atmosphère environnante. En déduire qu'il est pertinent dans le cas de l'atmosphère de considérer que la parcelle de fluide est à la même pression que le fluide environnant, mais que les transferts thermiques sont négligeables.

Voir l'indice

Relier le temps d'équilibrage de pression au temps de propagation acoustique \tau_p \sim a/c_{\text{son}} et le temps d'équilibrage thermique au temps de diffusion moléculaire \tau_{\text{th}} \sim a^2/\kappa.

Voir la stratégie
  1. Estimer le temps d'équilibrage mécanique en pression \tau_p lié à la propagation d'ondes acoustiques à l'échelle de la parcelle de fluide.
  2. Estimer le temps d'équilibrage thermique diffusif \tau_{\text{th}} à partir de la loi de diffusion et de la diffusivité thermique.
  3. Comparer ces deux temps caractéristiques au temps typique de mouvement \tau_{\text{dyn}} de la parcelle pour conclure quant à l'égalité des pressions et au caractère adiabatique de la transformation.
Voir la réponse courte

L'ajustement en pression se fait à la vitesse du son (très rapide) alors que la diffusion thermique est extrêmement lente à l'échelle de la parcelle.

Voir le corrigé complet

L'ajustement de pression au sein de la parcelle de fluide de dimension caractéristique a \sim 10\text{ m} s'effectue par propagation d'ondes acoustiques à la célérité du son c_{\text{son}}. Le temps caractéristique d'équilibrage en pression est donc :

\tau_p \sim \frac{a}{c_{\text{son}}}

Avec a = 10\text{ m} et c_{\text{son}} \approx 336\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (donnée 1.2), on obtient avec 1 chiffre significatif :

\boxed{\tau_p \sim 3 \times 10^{-2}\text{ s}}

L'égalisation de la température entre la parcelle et l'atmosphère environnante s'opère par diffusion thermique à travers l'échelle a. L'équation de la diffusion thermique donne un temps caractéristique :

\tau_{\text{th}} \sim \frac{a^2}{\kappa}

Avec \kappa = 2 \times 10^{-5}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} (donnée 1.2), on trouve :

\tau_{\text{th}} \sim \frac{10^2}{2 \times 10^{-5}} = 5 \times 10^6\text{ s}

soit environ deux mois :

\boxed{\tau_{\text{th}} \sim 5 \times 10^6\text{ s}}

Le temps caractéristique du mouvement vertical de la parcelle est \tau_{\text{dyn}} \sim a / w. Même pour des vitesses de courants verticaux élevées de l'ordre de 1\text{ à }10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} (section 3.1), ce temps est de l'ordre de quelques secondes (\tau_{\text{dyn}} \sim 1\text{ à }10\text{ s}). On a donc la hiérarchie des temps :

\tau_p \ll \tau_{\text{dyn}} \ll \tau_{\text{th}}
  • Comme \tau_p \ll \tau_{\text{dyn}}, l'équilibrage mécanique est quasi-instantané : la parcelle s'ajuste continûment à la pression extérieure, P_p(z) = P_{\text{ext}}(z).
  • Comme \tau_{\text{dyn}} \ll \tau_{\text{th}}, la diffusion thermique n'a pas le temps d'avoir lieu pendant le déplacement : les transferts thermiques conductifs sont tout à fait négligeables (évolution adiabatique).

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : transformation adiabatique, loi de laplace

Justifier que la transformation subie par la parcelle de fluide est isentropique. Calculer la masse volumique de la parcelle de fluide à l'altitude , en fonction de sa masse volumique lorsqu'elle se trouvait à l'altitude , de sa température à l'altitude et de sa température à l'altitude .

Voir l'indice

Puisque le temps de déplacement vertical est court devant \tau_{\text{th}}, la parcelle évolue sans échange thermique donc de façon isentropique ; utiliser la loi de Laplace sous la forme T P^{(1-\gamma)/\gamma} = \text{cte} ou \rho \propto T^{1/(\gamma-1)} à pression imposée.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le bilan des échelles de temps établi à la question Q17 pour justifier le caractère adiabatique et réversible (donc isentropique) de la transformation.
  2. Appliquer la loi de Laplace sous la forme reliant la température T et la masse volumique \rho pour un gaz parfait lors d'une évolution isentropique.
Voir la réponse courte

Absence d'échange thermique implique une détente adiabatique réversible, reliant masse volumique et température par Laplace.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude menée à la question Q17 :

  • Le temps caractéristique des transferts thermiques conductifs (\tau_{\text{th}} \sim 10^6\text{ s}) est immensément plus grand que la durée d'ascendance d'une parcelle (quelques dizaines de secondes) : les échanges thermiques avec le milieu extérieur sont négligeables, la transformation est donc adiabatique (\delta Q = 0).
  • Le temps d'équilibrage mécanique (\tau_p \sim 3\times 10^{-2}\text{ s}) est au contraire extrêmement court devant le temps de déplacement, si bien que la parcelle reste à chaque instant en équilibre mécanique avec l'extérieur, sans frottements visqueux notables : la transformation est quasi-statique et réversible.

Une transformation adiabatique et réversible est isentropique :

\mathrm{d}s = \frac{\delta Q_{\text{rev}}}{T} = 0 \implies s = \text{constante}.

L'air sec étant modélisé par un gaz parfait de coefficients calorimétriques constants, la loi de Laplace s'applique le long de cette isentropique. Avec le volume massique v = 1/\rho_p :

T_p \, v^{\gamma - 1} = \text{cte} \iff \frac{T_p}{\rho_p^{\gamma - 1}} = \text{cte} \iff \rho_p \propto T_p^{\frac{1}{\gamma - 1}}.

En appliquant cette relation entre l'état initial en z_i et l'état en z_i + \mathrm{d}z, on obtient :

\boxed{\rho_p(z_i + \mathrm{d}z) = \rho_p(z_i)\left(\frac{T_p(z_i + \mathrm{d}z)}{T_p(z_i)}\right)^{\frac{1}{\gamma - 1}}}

Au premier ordre en \mathrm{d}z, puisque la variation relative de température est infinitésimale :

\rho_p(z_i + \mathrm{d}z) \simeq \rho_p(z_i)\left[1 + \frac{1}{\gamma - 1}\frac{T_p(z_i + \mathrm{d}z) - T_p(z_i)}{T_p(z_i)}\right].

Résultat

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : poussée d'archimède, stabilité convective

Effectuer un bilan des forces sur cette parcelle de fluide, et en déduire que l'atmosphère sèche est stable si le gradient thermique est inférieur à .

Voir l'indice

Projeter la somme du poids et de la poussée d'Archimède sur la verticale pour une parcelle déplacée de \mathrm{d}z, et exprimer la force de rappel en fonction de l'écart entre le gradient du milieu et le gradient adiabatique sec.

Voir la stratégie
  1. Réaliser le bilan des forces appliquées à la parcelle de fluide déplacée de \mathrm{d}z > 0 : le poids et la résultante des forces de pression (poussée d'Archimède).
  2. Exprimer l'écart de masse volumique \rho(z_i+\mathrm{d}z) - \rho_p(z_i+\mathrm{d}z) en exploitant l'égalité des pressions entre la parcelle et le milieu environnant établie en Q17.
  3. Relier les températures de la parcelle (détente adiabatique) et du milieu au gradient adiabatique sec \Gamma_d et au gradient vertical effectif -\mathrm{d}T/\mathrm{d}z.
  4. Établir la condition pour que la force résultante soit une force de rappel vers la position d'équilibre (F_z < 0).
Voir la réponse courte

Bilan entre poids et poussée d'Archimède : la parcelle subit une force de rappel si le gradient de température ambiant -\mathrm{d}T/\mathrm{d}z < \Gamma_d.

Voir le corrigé complet

Soit une parcelle d'air sec de volume V_p, initialement à l'équilibre à l'altitude z_i, où sa masse volumique est \rho_i = \rho(z_i) et sa température T_i = T(z_i).

On lui impose un déplacement vertical infinitésimal \mathrm{d}z > 0. À l'altitude z_i + \mathrm{d}z, la parcelle est soumise à deux forces :

  • son poids : \vec{P}_{\text{oids}} = - \rho_p(z_i+\mathrm{d}z)\,V_p\,g\,\vec{e}_z ;
  • la poussée d'Archimède exercée par le fluide environnant : \vec{\Pi} = \rho(z_i+\mathrm{d}z)\,V_p\,g\,\vec{e}_z.

La projection verticale de la résultante des forces s'écrit :

F_z = \left[\rho(z_i+\mathrm{d}z) - \rho_p(z_i+\mathrm{d}z)\right] V_p\,g

D'après le résultat de la question Q17, la parcelle est en équilibre de pression avec l'atmosphère extérieure :

P_p(z_i+\mathrm{d}z) = P(z_i+\mathrm{d}z)

L'air étant modélisé comme un gaz parfait de masse molaire M_d, on a \rho = \frac{P M_d}{R T}. À pression fixée, une différentiation logarithmique donne \frac{\mathrm{d}\rho}{\rho} = -\frac{\mathrm{d}T}{T}. Au premier ordre en \mathrm{d}z, la différence de masse volumique s'exprime donc directement à l'aide des températures :

\rho(z_i+\mathrm{d}z) - \rho_p(z_i+\mathrm{d}z) = \frac{\rho_i}{T_i}\left[T_p(z_i+\mathrm{d}z) - T(z_i+\mathrm{d}z)\right]

Évaluons les deux températures à l'altitude z_i+\mathrm{d}z :

  • Pour le fluide environnant :

    T(z_i+\mathrm{d}z) = T_i + \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\,\mathrm{d}z = T_i - \left(-\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\right)\mathrm{d}z
  • Pour la parcelle, la transformation est isentropique (question Q18), le gradient de température suivi est donc le gradient adiabatique sec \Gamma_d défini en équation (9) :

    T_p(z_i+\mathrm{d}z) = T_i - \Gamma_d\,\mathrm{d}z

On en déduit l'écart de température :

T_p(z_i+\mathrm{d}z) - T(z_i+\mathrm{d}z) = -\left(\Gamma_d - \left(-\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\right)\right)\mathrm{d}z

La composante verticale de la force résultante devient :

F_z = -\frac{\rho_i V_p g}{T_i}\left[\Gamma_d - \left(-\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\right)\right]\mathrm{d}z

L'atmosphère est stable si la force résultante tend à ramener la parcelle vers sa position initiale. Pour un déplacement ascendant (\mathrm{d}z > 0), la force nette doit être dirigée vers le bas (F_z < 0), ce qui impose :

\Gamma_d - \left(-\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\right) > 0

(Le même raisonnement mené avec \mathrm{d}z < 0 conduit à exiger une force vers le haut F_z > 0, aboutissant à la même condition).

L'atmosphère sèche est donc mécaniquement stable sous la condition :

\boxed{-\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} < \Gamma_d}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : gradient thermique, stabilité convective

Est-ce que l'atmosphère standard est stable selon ce critère ?

Voir l'indice

Comparer la valeur mesurée du gradient de l'atmosphère standard (\approx 6{,}5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}) à \Gamma_d \approx 10\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}.

Voir la réponse courte

Le gradient atmosphérique standard (6,5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}) étant inférieur à \Gamma_d, l'atmosphère standard sèche est stable vis-à-vis de la convection.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q19, une atmosphère sèche est mécaniquement stable si son gradient thermique vertical vérifie :

-\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} < \Gamma_d

où \Gamma_d \approx 9,8\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} \approx 10\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} d'après la question Q16.

Examinons les différentes couches de l'atmosphère standard (figure 4a) :

  • Dans la troposphère (de 0 à environ 11\text{ km}), la température décroît de 288\text{ K} à 217\text{ K}, ce qui correspond à un gradient thermique moyen :

    \Gamma_{\text{std}} = -\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} \approx 6,5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} < \Gamma_d
  • Dans la tropopause et la basse stratosphère (entre 11\text{ km} et 20\text{ km}), la température est constante (-\mathrm{d}T/\mathrm{d}z = 0 < \Gamma_d).
  • Plus haut dans la stratosphère, la température croît avec l'altitude (-\mathrm{d}T/\mathrm{d}z < 0 < \Gamma_d), ce qui est une situation d'inversion thermique particulièrement stable.

Le critère de stabilité mécanique vis-à-vis de l'air sec est donc satisfait à toutes les altitudes.

\boxed{\text{L'atmosphère standard est stable selon le critère de Schwarzschild pour l'air sec.}}

Résultat

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4.5 · Atmosphère isentropique saturée

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Changements d'état du corps pur

Notions : mélange diphasé, enthalpie massique

Exprimer l'enthalpie massique de la parcelle de fluide, en fonction notamment de , et .

Voir l'indice

Utiliser l'extensivité de l'enthalpie : diviser H = m_d h_d + m_v h_v + m_l h_l par la masse totale m_t pour faire apparaître les fractions massiques.

Voir la réponse courte

Sommation pondérée des enthalpies des constituants : h = (1 - q_t)h_d + q_v h_v + (q_t - q_v)h_l.

Voir le corrigé complet

L'enthalpie H est une grandeur extensive. En négligeant toute enthalpie de mélange entre les gaz parfaits (air sec et vapeur d'eau) et la phase condensée liquide, l'enthalpie totale de la parcelle d'air s'écrit comme la somme des enthalpies de chacun de ses constituants :

H = m_d h_d + m_v h_v + m_l h_l

L'enthalpie massique h = H / m_t de la parcelle est donc obtenue en divisant par la masse totale m_t :

h = \frac{m_d}{m_t} h_d + \frac{m_v}{m_t} h_v + \frac{m_l}{m_t} h_l

D'après les définitions données dans le préambule :

\begin{aligned} q_v &= \frac{m_v}{m_t}, \quad q_l = \frac{m_l}{m_t}, \quad q_e = q_v + q_l \\ \frac{m_d}{m_t} &= \frac{m_t - m_v - m_l}{m_t} = 1 - q_v - q_l = 1 - q_e \end{aligned}

On en déduit l'expression de l'enthalpie massique de la parcelle :

\boxed{h = (1 - q_v - q_l) h_d + q_v h_v + q_l h_l = (1 - q_e) h_d + q_v h_v + q_l h_l}

Résultat

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Question 22

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Changements d'état du corps pur

Notions : enthalpie de vaporisation, atmosphère humide

Montrer que l'enthalpie généralisée, notée (voir question Q15), vérifie en première approximation :

où est la capacité thermique massique à pression constante de l'air sec. Les approximations effectuées doivent être justifiées, notamment par des applications numériques. Dans cette question, nous considérons que la température maximale est de .

Voir l'indice

Remplacer h_v - h_l par L, utiliser h_d \simeq c_p T et justifier la négligence des termes d'enthalpie sensible de la vapeur et du liquide devant l'air sec grâce à la faiblesse de q_e \ll 1.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression de l'enthalpie massique h établie à la question Q21 en faisant apparaître la chaleur latente L = h_v - h_l.
  2. Identifier et justifier par des applications numériques les approximations au vu des conditions imposées (T \le 40\,^\circ\text{C}) : faible teneur totale en eau (q_e \ll 1), enthalpie de l'eau liquide négligeable devant L, et constance de L.
  3. En déduire l'expression approchée de l'enthalpie généralisée h_{*,m} = h + gz.
Voir la réponse courte

Différentiation en utilisant h_v - h_l = L et la faible humidité massique q_v \ll 1 pour obtenir l'expression approchée.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, l'enthalpie massique du mélange s'écrit :

h = (1 - q_e) h_d + q_v h_v + q_l h_l.

En utilisant la définition de l'enthalpie massique de vaporisation L = h_v - h_l, soit h_v = h_l + L, il vient :

\begin{aligned} q_v h_v + q_l h_l &= q_v (h_l + L) + q_l h_l \\ &= (q_v + q_l) h_l + L q_v = q_e h_l + L q_v. \end{aligned}

L'enthalpie massique du mélange s'exprime donc rigoureusement sous la forme :

h = (1 - q_e) h_d + q_e h_l + L q_v.

Justifions successivement les approximations effectuées :

  1. Faible fraction massique d'eau (q_e \ll 1) :
    À la température maximale considérée T = 40\,^\circ\text{C} = 313\text{ K}, la pression de vapeur saturante vaut (d'après la figure 3 ou l'équation (8)) e_s \approx 70\text{ hPa} = 7 \times 10^3\text{ Pa}. Au niveau du sol où la pression totale est P_0 \approx 10^5\text{ Pa}, la fraction massique maximale de vapeur est :

    q_s \approx \frac{M_e}{M_d} \frac{e_s}{P_0} = \frac{18}{29} \times 0,07 \approx 4\times 10^{-2} = 4\,\%.

    Comme la fraction d'eau condensée est encore plus faible (q_l \ll q_v), la fraction massique totale d'eau vérifie à toute altitude :

    q_e \ll 1 \implies 1 - q_e \simeq 1.
  2. Terme d'eau liquide négligeable devant la chaleur latente (q_e h_l \ll L q_v) :
    En choisissant l'état de référence de l'eau liquide tel que h_l(T_m) = 0 à T_m = 273\text{ K}, l'enthalpie massique du liquide à 40\,^\circ\text{C} (\Delta T = 40\text{ K}) vaut :

    |h_l| \approx c_{p,l} |T - T_m| \approx 4,2 \times 10^3 \times 40 \approx 1,7 \times 10^5\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}.

    Cette valeur reste très faible devant L \approx 2,44 \times 10^6\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} :

    \frac{|h_l|}{L} \approx \frac{1,7 \times 10^5}{2,44 \times 10^6} \approx 7\,\% \ll 1.

    Puisque q_e est du même ordre de grandeur que q_v, le terme q_e h_l est négligeable devant L q_v.

  3. Approximation de la chaleur latente constante :
    Comme établi à la question Q4, la variation relative de L sur la plage [-40\,^\circ\text{C}, +40\,^\circ\text{C}] ne dépasse pas 8\,\%, ce qui permet de la traiter comme une constante.
  4. Enthalpie de l'air sec :
    En prenant pour référence h_d(0\text{ K}) = 0, le gaz étant parfait, on a h_d = c_p T (une éventuelle constante de référence disparaissant lors de la dérivation).

En combinant ces approximations, l'enthalpie massique s'écrit simplement :

h \simeq c_p T + L q_v.

Par définition de l'enthalpie généralisée h_{*,m} = h + gz (question Q15), on obtient bien :

\boxed{h_{*,m} \simeq c_p T + L q_v + gz}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : gradient thermique saturé

En déduire une expression du gradient thermique en fonction notamment de et .

Voir l'indice

Différencier h_{*,m} en posant \mathrm{d}h_{*,m} = 0 pour une transformation isentropique de la colonne d'air saturé.

Voir la stratégie
  1. Rappeler que, pour une atmosphère isentropique à l'équilibre hydrostatique, l'enthalpie généralisée massique h_{*,m} est uniforme avec l'altitude (\mathrm{d}h_{*,m} = 0).
  2. Différencier l'expression obtenue à la question Q22 par rapport à l'altitude z, en traitant la chaleur latente massique L comme une constante (justifié en Q4).
  3. En déduire l'expression de \dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} et celle du gradient thermique -\dfrac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}.
Voir la réponse courte

Différentielle de h_{*,m} nulle pour une parcelle isentropique : c_p\,\mathrm{d}T + L\,\mathrm{d}q_v + g\,\mathrm{d}z = 0.

Voir le corrigé complet

Dans une atmosphère isentropique (\mathrm{d}s = 0) à l'équilibre hydrostatique (\mathrm{d}p = -\rho g\,\mathrm{d}z), l'identité thermodynamique appliquée au mélange diphasique à l'équilibre s'écrit :

\mathrm{d}h = T\,\mathrm{d}s + v\,\mathrm{d}p = 0 + \frac{1}{\rho}(-\rho g\,\mathrm{d}z) = -g\,\mathrm{d}z,

ce qui assure, comme à la question Q15, la conservation de l'enthalpie généralisée :

h_{*,m} = h + gz = \text{constante}.

D'après le résultat de la question Q22 (équation 10) :

h_{*,m} \simeq c_p T + L q_v + gz = \text{constante}.

En différentiant cette relation par rapport à l'altitude z, et en considérant L constant en première approximation (comme établi à la question Q4) :

c_p \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} + L \frac{\mathrm{d}q_v}{\mathrm{d}z} + g = 0.

On en déduit l'expression de la dérivée verticale de température :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} = -\frac{g + L \dfrac{\mathrm{d}q_v}{\mathrm{d}z}}{c_p},

soit, pour le gradient thermique défini positivement :

\boxed{-\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} = \frac{g}{c_p} + \frac{L}{c_p} \frac{\mathrm{d}q_v}{\mathrm{d}z} = \Gamma_d + \frac{L}{c_p} \frac{\mathrm{d}q_v}{\mathrm{d}z}}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Changements d'état du corps pur

Notions : chaleur latente, condensation

Le gradient thermique pour une atmosphère saturée est noté :

où l'indice note le caractère saturé de l'atmosphère. Déduire des résultats précédents que l'on a toujours :

Expliquer qualitativement l'origine physique de cette inégalité (2 phrases maximum).

Voir l'indice

Remarquer que lors de l'ascension, la température diminue, provoquant une condensation (\mathrm{d}q_v/\mathrm{d}z < 0) ; la libération de chaleur latente réchauffe la parcelle et freine son refroidissement.

Voir la réponse courte

Lors de l'ascension, la condensation libère de la chaleur latente qui réchauffe l'air et réduit le taux de refroidissement vertical (\Gamma_s < \Gamma_d).

Voir le corrigé complet

D'après la relation obtenue à la question Q23, le gradient thermique saturé s'écrit :

\Gamma_s = -\left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\right|_s = \Gamma_d + \frac{L}{c_p} \frac{\mathrm{d}q_v}{\mathrm{d}z}.

Lorsqu'une parcelle d'air saturé s'élève (\mathrm{d}z > 0), la baisse de pression entraîne une détente qui la refroidit, ce qui diminue la pression de vapeur saturante e_s(T) (loi de Clapeyron, question Q5). Une partie de la vapeur d'eau se condense alors en eau liquide sous forme de gouttelettes, si bien que la teneur en vapeur d'eau diminue au cours de l'ascension :

\frac{\mathrm{d}q_v}{\mathrm{d}z} < 0.

Comme l'enthalpie massique de vaporisation L > 0 et la capacité thermique massique de l'air sec c_p > 0, le terme correctif \frac{L}{c_p}\frac{\mathrm{d}q_v}{\mathrm{d}z} est strictement négatif. On en déduit directement :

\boxed{\Gamma_s < \Gamma_d}

Origine physique qualitative : Lors de l'ascension d'une parcelle d'air saturé, la condensation d'une partie de la vapeur d'eau libère de l'enthalpie de changement d'état (chaleur latente). Cet apport thermique compense partiellement le refroidissement dû à la détente adiabatique, ce qui limite la décroissance de la température avec l'altitude.

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Thermodynamique › Changements d'état du corps pur

Notions : différentielle totale, humidité spécifique

Pour insister sur le caractère saturé de l'atmosphère, nous notons la quantité à saturation. Exprimer en fonction de , et de dérivées partielles que l'on précisera.

Voir l'indice

Écrire la différentielle totale de la fonction de deux variables q_s(T, p) à l'aide de ses dérivées partielles par rapport à T et à p.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux variables d'état intensives locales indépendantes dont dépend la fraction massique de vapeur d'eau à saturation q_s, à savoir la température T et la pression totale p.
  2. Écrire la différentielle totale de la fonction d'état q_s(T, p).
  3. Diviser par l'élément d'altitude \mathrm{d}z pour obtenir la dérivée par rapport à l'altitude z et préciser rigoureusement la signification de chaque dérivée partielle.
Voir la réponse courte

Expression de la dérivée totale de q_s(T, p) : \mathrm{d}q_s/\mathrm{d}z = (\partial q_s/\partial T)_p \mathrm{d}T/\mathrm{d}z + (\partial q_s/\partial p)_T \mathrm{d}p/\mathrm{d}z.

Voir le corrigé complet

À saturation, la pression partielle de vapeur d'eau est fixée par la température : p_v = e_s(T). L'air étant assimilé à un mélange de gaz parfaits où la vapeur d'eau est très diluée (q_s \ll 1), la fraction massique à saturation s'écrit en fonction de la température T et de la pression totale p :

q_s = \frac{m_v}{m_t} \simeq \frac{\rho_v}{\rho} = \frac{M_e \, e_s(T)}{M_d \, p}

La grandeur q_s est donc une fonction des deux variables locales indépendantes T(z) et p(z) :

q_s = q_s(T, p)

Sa différentielle totale s'écrit :

\mathrm{d}q_s = \left(\frac{\partial q_s}{\partial T}\right)_{\!p} \mathrm{d}T + \left(\frac{\partial q_s}{\partial p}\right)_{\!T} \mathrm{d}p

En divisant par la variation d'altitude \mathrm{d}z, on obtient :

\boxed{\frac{\mathrm{d}q_s}{\mathrm{d}z} = \left(\frac{\partial q_s}{\partial T}\right)_{\!p} \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} + \left(\frac{\partial q_s}{\partial p}\right)_{\!T} \frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}z}}

où les dérivées partielles sont :

  • \left(\frac{\partial q_s}{\partial T}\right)_{\!p} : la dérivée partielle de q_s par rapport à la température à pression totale p constante ;
  • \left(\frac{\partial q_s}{\partial p}\right)_{\!T} : la dérivée partielle de q_s par rapport à la pression à température T constante.

Résultat

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : formule de clapeyron, équilibre hydrostatique

Montrer l'égalité suivante :

avec et .

Voir l'indice

Exprimer q_s \simeq \frac{M_e e_s(T)}{M_d p}, utiliser la relation de Clausius-Clapeyron pour la dérivée en T et l'équilibre hydrostatique pour \mathrm{d}p/\mathrm{d}z.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les dérivées partielles de q_s(T, p) \simeq \frac{R_d}{R_v}\frac{e_s(T)}{p} par rapport à T et à p en utilisant la relation de Clausius-Clapeyron (question Q3).
  2. Exprimer le gradient vertical de pression \frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}z} via la relation fondamentale de la statique des fluides et l'équation d'état de l'air sec.
  3. Rassembler ces termes dans l'expression de la différentielle totale de q_s obtenue en Q25.
Voir la réponse courte

Évaluation des dérivées partielles via Clapeyron et l'équation hydrostatique pour établir la relation demandée.

Voir le corrigé complet

Rappelons que la fraction massique de vapeur d'eau à saturation s'écrit au premier ordre en e_s/p \ll 1 :

q_s(T, p) \simeq \frac{M_e}{M_d} \frac{e_s(T)}{p} = \frac{R_d}{R_v} \frac{e_s(T)}{p}.

Calculons les deux dérivées partielles introduites à la question Q25 :

  • D'après la relation de Clausius-Clapeyron (question Q3 avec v_v \gg v_l et gaz parfait) :

    \frac{\mathrm{d}e_s}{\mathrm{d}T} = \frac{M_e L}{R T^2} e_s(T) = \frac{L}{R_v T^2} e_s(T).

    Par conséquent :

    \left(\frac{\partial q_s}{\partial T}\right)_{\!p} = \frac{R_d}{R_v p}\frac{\mathrm{d}e_s}{\mathrm{d}T} = \frac{R_d}{R_v p} \frac{L e_s}{R_v T^2} = \frac{L q_s}{R_v T^2}.
  • Par dérivation par rapport à la pression à température fixée :

    \left(\frac{\partial q_s}{\partial p}\right)_{\!T} = -\frac{R_d}{R_v}\frac{e_s(T)}{p^2} = -\frac{q_s}{p}.

D'autre part, l'atmosphère est à l'équilibre hydrostatique, et pour un air humide très dilué (q_s \ll 1), la masse volumique totale est très proche de celle de l'air sec :

\frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}z} = -\rho g \simeq -\frac{p}{R_d T} g.

En injectant ces trois relations dans la dérivée totale établie en Q25 :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}q_s}{\mathrm{d}z} &= \left(\frac{\partial q_s}{\partial T}\right)_{\!p} \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} + \left(\frac{\partial q_s}{\partial p}\right)_{\!T} \frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}z} \\ &= \frac{L q_s}{R_v T^2}\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} + \left(-\frac{q_s}{p}\right)\left(-\frac{p g}{R_d T}\right). \end{aligned}

Les termes en p se simplifient dans le second terme, ce qui conduit directement à :

\boxed{\frac{\mathrm{d}q_s}{\mathrm{d}z} = \frac{L q_s}{R_v T^2}\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} + \frac{g q_s}{R_d T}}

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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Changements d'état du corps pur

Notions : gradient pseudo-adiabatique

Montrer que le gradient thermique pour une atmosphère isentropique saturée vaut :

Les valeurs numériques correspondant à cette équation sont présentées en figure 7.

Voir l'indice

Injecter l'expression de \mathrm{d}q_s/\mathrm{d}z obtenue en Q26 dans le gradient thermique de Q23 et regrouper les termes proportionnels à \mathrm{d}T/\mathrm{d}z.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation établie à la question Q23 reliant le gradient de température -\mathrm{d}T/\mathrm{d}z au gradient de fraction massique \mathrm{d}q_s/\mathrm{d}z.
  2. Injecter l'expression de \mathrm{d}q_s/\mathrm{d}z obtenue à la question Q26 en posant -\mathrm{d}T/\mathrm{d}z = \Gamma_s.
  3. Regrouper les termes proportionnels à \Gamma_s pour isoler le gradient thermique saturé.
Voir la réponse courte

Remplacement de \mathrm{d}q_s/\mathrm{d}z dans l'équation d'énergie isentropique pour obtenir la formule du gradient adiabatique saturé.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q23, pour une atmosphère isentropique saturée où q_v = q_s, la conservation de l'enthalpie généralisée massique conduit à :

-\left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\right|_s = \frac{g}{c_p} + \frac{L}{c_p}\frac{\mathrm{d}q_s}{\mathrm{d}z}.

Par définition du gradient thermique saturé (équation 11 de la question Q24), on pose \Gamma_s = -\left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\right|_s, soit \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} = -\Gamma_s.

En substituant cette égalité dans l'expression de \frac{\mathrm{d}q_s}{\mathrm{d}z} établie à la question Q26 (équation 13) :

\frac{\mathrm{d}q_s}{\mathrm{d}z} = -\frac{L q_s}{R_v T^2}\,\Gamma_s + \frac{g q_s}{R_d T}.

En reportant cette relation dans celle du gradient thermique :

\begin{aligned} \Gamma_s &= \frac{g}{c_p} + \frac{L}{c_p}\left(-\frac{L q_s}{R_v T^2}\,\Gamma_s + \frac{g q_s}{R_d T}\right) \\ &= \frac{g}{c_p}\left(1 + \frac{L q_s}{R_d T}\right) - \frac{L^2 q_s}{c_p R_v T^2}\,\Gamma_s. \end{aligned}

En regroupant tous les termes en \Gamma_s dans le membre de gauche :

\Gamma_s\left(1 + \frac{L^2 q_s}{c_p R_v T^2}\right) = \frac{g}{c_p}\left(1 + \frac{L q_s}{R_d T}\right).

On en déduit immédiatement l'expression demandée :

\boxed{\Gamma_s = \frac{g}{c_p}\,\frac{1 + \dfrac{L q_s}{R_d T}}{1 + \dfrac{L^2 q_s}{c_p R_v T^2}}}

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Changements d'état du corps pur

Notions : ordre de grandeur

Calculer numériquement pour . En déduire quel terme de l'équation (14) est responsable de la variation de avec la température.

Voir l'indice

Calculer numériquement le rapport sans dimension et constater qu'il est très inférieur à 1, montrant que le dénominateur de l'équation gouverne l'essentiel de la variation thermique.

Voir la réponse courte

Le rapport vaut environ 0,07 \ll 1, montrant que la variation thermique au dénominateur gouverne celle de \Gamma_s.

Voir le corrigé complet

Effectuons l'application numérique avec les valeurs données par l'énoncé :

  • R_v = 462\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • R_d = 287\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • c_p = 1,006 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • L(273\text{ K}) = 2,44 \times 10^6\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • T = 288\text{ K}.

Le rapport demandé s'écrit :

\frac{R_v c_p T}{R_d L} = \frac{462 \times 1,006 \times 10^3 \times 288}{287 \times 2,44 \times 10^6} = \frac{1,34 \times 10^8}{7,00 \times 10^8} \approx 0,19

Soit, avec un chiffre significatif :

\boxed{\frac{R_v c_p T}{R_d L} \approx 0,2}

Ce rapport correspond précisément au quotient des deux termes correctifs dépendant de q_s intervenant respectivement au numérateur et au dénominateur de l'équation (14) :

\frac{L q_s / (R_d T)}{L^2 q_s / (c_p R_v T^2)} = \frac{R_v c_p T}{R_d L} \approx 0,2

Le terme correctif du dénominateur est donc environ 5 fois plus grand que celui du numérateur :

\frac{L^2 q_s}{c_p R_v T^2} \approx 5 \times \frac{L q_s}{R_d T}

Puisque la fraction massique saturante q_s(T) croît très rapidement (exponentiellement) avec la température d'après la loi de Clausius-Clapeyron, c'est le terme \dfrac{L^2 q_s}{c_p R_v T^2} au dénominateur qui domine largement les variations et qui est responsable de la diminution de \Gamma_s lorsque la température augmente.

Résultat

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Question 29

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Changements d'état du corps pur

Notions : gradient thermique saturé

Expliquer à partir de l'équation (14) le sens de variation de avec de la figure 7. Retrouver la valeur de pour les basses températures.

Voir l'indice

À basse température, q_s \to 0 : le terme correctif s'annule et on retrouve le gradient sec \Gamma_d. Lorsque T augmente, q_s explose et réduit considérablement \Gamma_s.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'évolution de la fraction massique à saturation q_s avec la température T et son impact différentiel sur le numérateur et le dénominateur de l'équation (14) grâce au résultat de la question Q28.
  2. Étudier la limite pour les basses températures (q_s \to 0) dans l'équation (14) afin d'identifier le gradient limite et de le comparer aux courbes de la figure 7.
Voir la réponse courte

À basse température, q_s \to 0 par gel de la vapeur, si bien que \Gamma_s \to g/c_p = \Gamma_d.

Voir le corrigé complet

À pression p fixée, lorsque la température T augmente, la pression de vapeur saturante e_s(T) croît très rapidement (croissance exponentielle d'après la relation de Clausius-Clapeyron établie à la question Q5). Il en découle que la fraction massique d'eau à saturation :

q_s \simeq \frac{M_e}{M_d} \frac{e_s(T)}{p}

est une fonction fortement croissante de T.

Or, d'après le résultat de la question Q28, le terme correctif du dénominateur est relié à celui du numérateur par :

\frac{L^2 q_s}{c_p R_v T^2} = \left(\frac{R_d L}{R_v c_p T}\right) \frac{L q_s}{R_d T} \approx 5 \times \frac{L q_s}{R_d T}

Le dénominateur de l'expression (14) augmente donc environ cinq fois plus vite avec q_s que le numérateur. Par conséquent, le quotient :

\frac{1 + \frac{L q_s}{R_d T}}{1 + \frac{L^2 q_s}{c_p R_v T^2}}

diminue lorsque T augmente. Le gradient thermique saturé \Gamma_s est donc une fonction décroissante de la température à pression donnée.

Ce comportement est bien visible sur la figure 7 : à une pression fixée de 1000\text{ hPa}, \Gamma_s passe de 9\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} pour T \approx 250\text{ K} à moins de 4\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} pour T \approx 315\text{ K}.

Basses températures : Lorsque la température devient très faible (T \to 0), la pression de vapeur saturante tend vers zéro (e_s(T) \to 0), et donc :

q_s \to 0

Les termes en q_s au numérateur et au dénominateur deviennent négligeables devant 1, ce qui conduit à :

\boxed{\lim_{T \text{ basses}} \Gamma_s = \frac{g}{c_p} = \Gamma_d \approx 9,8\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}}

On retrouve le gradient thermique adiabatique sec \Gamma_d déterminé à la question Q16. Sur la figure 7, pour T \le 240\text{ K}, \Gamma_s est en effet très proche de 9,8\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} (isovaleurs tendant vers 10).

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : stabilité convective, atmosphère saturée

Par analogie avec la partie 4.4, donner le critère de stabilité d'une atmosphère saturée.

Voir l'indice

Par analogie avec le cas sec, l'atmosphère saturée est mécaniquement stable vis-à-vis des déplacements verticaux si -\mathrm{d}T/\mathrm{d}z < \Gamma_s.

Voir la stratégie

Dans la partie 4.4, la stabilité mécanique d'une atmosphère sèche a été établie en comparant le gradient réel de température -\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} au gradient adiabatique sec \Gamma_d, suivi par la parcelle lors de son ascension isentropique. Il suffit de transposer ce raisonnement à une parcelle saturée en eau, dont l'ascension isentropique s'effectue cette fois selon le gradient thermique saturé \Gamma_s.

Voir la réponse courte

Condition de stabilité convective d'une couche saturée : gradient ambiant -\mathrm{d}T/\mathrm{d}z < \Gamma_s.

Voir le corrigé complet

Dans la partie 4.4 (question Q19), le déplacement vertical infinitésimal \mathrm{d}z > 0 d'une parcelle d'air sec s'effectue de manière isentropique, de sorte que sa température varie selon :

\mathrm{d}T_p = -\Gamma_d\,\mathrm{d}z.

L'atmosphère environnante présente quant à elle une variation de température :

\mathrm{d}T_{\text{env}} = \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\,\mathrm{d}z.

Pour que le profil soit stable, la force d'Archimède nette doit être un rappel vers la position d'équilibre, ce qui exige que la parcelle déplacée vers le haut soit plus froide (donc plus dense à même pression) que le milieu environnant : T_p < T_{\text{env}}, soit -\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} < \Gamma_d.

Pour une atmosphère saturée en eau, la transformation isentropique de la parcelle s'accompagne d'une libération de chaleur latente par condensation de la vapeur d'eau. La température de la parcelle suit alors le gradient thermique saturé \Gamma_s :

\mathrm{d}T_p = -\Gamma_s\,\mathrm{d}z.

Par stricte analogie, la condition de rappel (T_p < T_{\text{env}} pour \mathrm{d}z > 0) conduit au critère de stabilité :

\boxed{-\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} < \Gamma_s}

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : instabilité conditionnelle, atmosphère standard

Comparer la valeur de à la valeur du gradient thermique de l'atmosphère standard. Commenter.

Voir l'indice

Constater que le gradient de l'atmosphère standard (\approx 6{,}5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}) est très proche du gradient saturé moyen : l'atmosphère réelle est dans un état d'ajustement convectif marginal.

Voir la réponse courte

Le gradient standard (6,5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}) est intermédiaire entre \Gamma_s aux températures chaudes et \Gamma_d : instabilité conditionnelle.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 4a (et la question Q16), le gradient thermique moyen dans la troposphère (0 \le z \le 11\text{ km}) pour l'atmosphère standard vaut :

\Gamma_{\text{std}} = -\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} \approx \frac{288 - 217}{11} \approx 6,5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}

Sur la figure 7, pour les conditions de la troposphère :

  • au niveau de la surface (p \approx 1000\text{ hPa}, T \approx 288\text{ K}), on lit \Gamma_s \approx 5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} ;
  • en moyenne troposphère (p \approx 500\text{ hPa}, T \approx 250\text{ K}), on lit \Gamma_s \approx 7\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}.

En moyenne sur la troposphère, le gradient thermique saturé est donc de l'ordre de \Gamma_s \approx 6\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}, ce qui est très proche de \Gamma_{\text{std}}.

\boxed{\Gamma_s \approx 5 \text{ à } 7\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} \approx \Gamma_{\text{std}} \approx 6,5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} < \Gamma_d \approx 10\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}}

Commentaires :

  1. Rôle de l'humidité et de la convection : La valeur observée \Gamma_{\text{std}} est nettement inférieure au gradient adiabatique sec \Gamma_d \approx 10\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} et coïncide très bien avec la valeur moyenne de \Gamma_s. Cela confirme que le profil thermique de la troposphère est régie par la convection humide : la libération de chaleur latente de condensation réchauffe les parcelles ascendantes et adoucit la décroissance de température avec l'altitude.
  2. Instabilité conditionnelle : On a la hiérarchie \Gamma_s \lesssim \Gamma_{\text{std}} < \Gamma_d. L'atmosphère standard est donc stable pour de l'air sec, mais se trouve à la limite de l'instabilité (ou instable) pour de l'air saturé en humidité : c'est le régime d'instabilité conditionnelle, propice au déclenchement de mouvements convectifs verticaux (orages, cumulonimbus) dès qu'il y a saturation.

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Partie 5 : Radiation

5.1 · Spectres

Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
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  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : loi de wien, spectre infrarouge

Donner la valeur numérique de la longueur d'onde pour laquelle l'émission de rayonnement terrestre est maximale. Donner les bornes du domaine de longueurs d'onde où est émis l'essentiel de l'énergie.

Voir l'indice

Appliquer la loi de déplacement de Wien avec T_0 = 288\text{ K} pour trouver le maximum d'émission, puis utiliser l'intervalle [0{,}5\lambda_m,\, 8\lambda_m] donné dans le préambule.

Voir la réponse courte

Application de la loi de déplacement de Wien pour la Terre à 288\text{ K} donnant \lambda_{\max} \approx 10\,\mu\mathrm{m} dans l'infrarouge thermique.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (5) de la partie 1.4, la loi de déplacement de Wien relie la température T du corps noir à la longueur d'onde \lambda_m d'émission maximale :

\lambda_m T = 2,898 \times 10^{-3} \text{ m}\cdot\text{K}

Pour la surface terrestre à la température moyenne T_0 = 288\text{ K} (précisée dans l'introduction de la partie 5.1), on obtient :

\begin{aligned} \lambda_m &= \frac{2,898 \times 10^{-3}}{288} \approx 1,01 \times 10^{-5}\text{ m} \end{aligned}

Soit, avec le nombre de chiffres significatifs requis :

\boxed{\lambda_m \approx 10\text{ }\mu\text{m}}

D'après les données de la partie 1.4, 98\,\% de l'énergie rayonnée par un corps noir (ce qui constitue l'essentiel de l'énergie) est concentré dans l'intervalle [0,5\,\lambda_m \,;\, 8\,\lambda_m]. Les bornes de ce domaine sont donc :

\begin{aligned} \lambda_{\min} &= 0,5\,\lambda_m \approx 5\text{ }\mu\text{m} \\ \lambda_{\max} &= 8\,\lambda_m \approx 80\text{ }\mu\text{m} \end{aligned}

L'essentiel de l'énergie est donc émis dans le domaine :

\boxed{[\lambda_{\min}, \lambda_{\max}] \approx [5\text{ }\mu\text{m}, 80\text{ }\mu\text{m}]}

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : loi de wien, spectre solaire

Comparer au spectre solaire en haut de l'atmosphère (figure 8) et commenter.

Voir l'indice

Comparer la gamme infrarouge thermique (5\text{ à }80\ \mu\text{m}) au spectre solaire visible et proche infrarouge (0{,}2\text{ à }2\ \mu\text{m}) : les deux spectres sont disjoints.

Voir la stratégie
  1. Relever sur la figure 8 les caractéristiques spectrales du rayonnement solaire (maximum d'émission, domaine spectral prépondérant).
  2. Les comparer aux grandeurs obtenues à la question Q32 pour le rayonnement terrestre, en reliant la position des maxima aux températures de surface via la loi de Wien.
  3. Commenter la séparation spectrale entre les deux rayonnements et son rôle fondamental dans l'effet de serre.
Voir la réponse courte

Le soleil émet dans le visible (\sim 0,5\,\mu\mathrm{m}) tandis que la Terre émet dans l'infrarouge : spectres disjoints du fait des températures.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 8 représentant le spectre d'irradiance solaire en haut de l'atmosphère :

  • Le maximum d'émission solaire est situé à \lambda_{m,\odot} \approx 500\text{ nm} = 0{,}5\text{ }\mu\text{m}, au cœur du domaine visible. D'après la loi de Wien, cela correspond à une température d'émission de surface du Soleil :

    T_{\odot} = \frac{2{,}898 \times 10^{-3}\text{ K}\cdot\text{m}}{0{,}5 \times 10^{-6}\text{ m}} \approx 6 \times 10^3\text{ K}.
  • L'essentiel de l'énergie solaire est émis entre environ 250\text{ nm} (0{,}25\text{ }\mu\text{m}, UV) et 2500\text{ nm} (2{,}5\text{ }\mu\text{m}, proche infrarouge).

En comparaison avec le rayonnement terrestre étudié en Q32 :

  • Le maximum d'émission terrestre se situe à \lambda_{m,\oplus} \approx 10\text{ }\mu\text{m}, soit une longueur d'onde environ 20 fois plus grande que celle du Soleil, ce qui s'explique directement par le rapport des températures :

    \frac{\lambda_{m,\oplus}}{\lambda_{m,\odot}} = \frac{T_{\odot}}{T_0} \approx \frac{6000\text{ K}}{288\text{ K}} \approx 20.
  • Le domaine d'émission terrestre s'étend typiquement de 5\text{ }\mu\text{m} à 80\text{ }\mu\text{m} (infrarouge thermique ou lointain).

Commentaires physiques :

\boxed{\text{Il y a un découplage spectral quasi-total entre le rayonnement solaire et le rayonnement terrestre.}}

Le rayonnement solaire entrant est concentré dans les courtes longueurs d'onde (\lambda < 4\text{ }\mu\text{m}, « ondes courtes »), tandis que le rayonnement thermique réémis par la Terre l'est dans les grandes longueurs d'onde (\lambda > 5\text{ }\mu\text{m}, noté avec l'indice L pour longwave dans la suite). Cette séparation spectrale est la condition nécessaire de l'effet de serre : l'atmosphère est en grande partie transparente au flux solaire incident mais fortement absorbante pour le rayonnement infrarouge terrestre émis par la surface.

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5.2 · Équilibre radiatif

Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : loi de beer-lambert

Dans quel autre contexte rencontre-t-on une expression similaire à pour l'absorption du rayonnement ?

Voir l'indice

Faire référence à la loi d'atténuation de Beer-Lambert en optique ou en absorption des rayonnements ionisants.

Voir la réponse courte

Forme identique à la loi de Beer-Lambert régissant l'atténuation exponentielle d'un faisceau lumineux en solution absorbante.

Voir le corrigé complet

Une expression similaire de la puissance absorbée par une tranche d'épaisseur infinitésimale \mathrm{d}z, proportionnelle à l'intensité incidente I_\lambda, à l'épaisseur traversée \mathrm{d}z et à la densité du milieu absorbant, se rencontre principalement dans la loi de Beer-Lambert en spectrophotométrie (ou optique des milieux absorbants).

Dans ce cadre, la diminution élémentaire d'intensité lumineuse d'un faisceau monochromatique traversant une épaisseur \mathrm{d}z d'une solution contenant une espèce absorbante à la concentration massique \rho (ou molaire C) s'écrit :

\mathrm{d}I_\lambda = -\, k_\lambda \rho \, I_\lambda \,\mathrm{d}z

ce qui conduit, après intégration en milieu homogène, à la décroissance exponentielle usuelle :

\boxed{I_\lambda(z) = I_\lambda(0) \exp(- k_\lambda \rho z)}

où le produit k_\lambda \rho joue le rôle de coefficient d'atténuation linéique.

On rencontre également ce formalisme :

  • en physique nucléaire et radioprotection pour l'atténuation de faisceaux de photons énergétiques (rayons X et \gamma) dans la matière, où k_\lambda correspond au coefficient d'atténuation massique \mu/\rho ;
  • en océanographie optique pour l'extinction exponentielle du flux solaire dans l'eau en fonction de la profondeur.

Résultat

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : bilan radiatif, épaisseur optique

Nous admettons que la tranche d'atmosphère émet un rayonnement thermique dans toutes les directions. Le rayonnement émis dans la direction vaut (voir partie 1.4). En effectuant un bilan sur la tranche d'atmosphère qui tient compte de l'émission de rayonnement thermique et de l'absorption, calculer l'expression de :

Voir l'indice

Écrire le bilan de flux sur la tranche entre z et z+\mathrm{d}z : \mathrm{d}I_\lambda = -I_\lambda k_\lambda \rho\mathrm{d}z + A_\lambda k_\lambda \rho\mathrm{d}z, puis exprimer le résultat en fonction de \mathrm{d}\tau_\lambda = -k_\lambda \rho\mathrm{d}z.

Voir la stratégie
  1. Effectuer le bilan énergétique pour le rayonnement monochromatique ascendant traversant la tranche atmosphérique comprise entre z et z + \mathrm{d}z.
  2. Exprimer la variation différentielle \mathrm{d}I_\lambda en tenant compte des termes d'atténuation (absorption) et de source (émission thermique locale).
  3. Remplacer \mathrm{d}z par la différentielle de l'épaisseur optique \mathrm{d}\tau_\lambda = -k_\lambda \rho\,\mathrm{d}z pour en déduire la dérivée demandée.
Voir la réponse courte

Bilan d'intensité sur la tranche en prenant l'épaisseur optique \mathrm{d}\tau_\lambda = -k_\lambda \rho\,\mathrm{d}z : \mathrm{d}I_\lambda/\mathrm{d}\tau_\lambda = I_\lambda - A_\lambda.

Voir le corrigé complet

Considérons le rayonnement se propageant selon +\vec{e}_z à travers la tranche d'atmosphère comprise entre z et z+\mathrm{d}z. Le bilan de flux énergétique s'écrit :

I_\lambda(z + \mathrm{d}z) = I_\lambda(z) - \delta I_{\lambda,\mathrm{abs}} + \delta I_{\lambda,\text{émis}}

D'après l'énoncé :

  • l'énergie absorbée par la tranche est \delta I_{\lambda,\mathrm{abs}} = I_\lambda k_\lambda \rho\,\mathrm{d}z ;
  • l'énergie émise par la tranche dans la direction \vec{e}_z est \delta I_{\lambda,\text{émis}} = A_\lambda k_\lambda \rho\,\mathrm{d}z.

La variation du flux énergétique le long de la verticale s'exprime donc par :

\begin{aligned} \mathrm{d}I_\lambda &= I_\lambda(z + \mathrm{d}z) - I_\lambda(z) \\ &= - I_\lambda k_\lambda \rho\,\mathrm{d}z + A_\lambda k_\lambda \rho\,\mathrm{d}z \\ &= (A_\lambda - I_\lambda)\,k_\lambda \rho\,\mathrm{d}z \end{aligned}

La variable d'épaisseur optique \tau_\lambda étant définie par \mathrm{d}\tau_\lambda = - k_\lambda \rho\,\mathrm{d}z, on a k_\lambda \rho\,\mathrm{d}z = -\mathrm{d}\tau_\lambda. Il vient alors :

\begin{aligned} \mathrm{d}I_\lambda &= (A_\lambda - I_\lambda)(-\mathrm{d}\tau_\lambda) \\ &= (I_\lambda - A_\lambda)\,\mathrm{d}\tau_\lambda \end{aligned}

On obtient ainsi l'équation de transfert radiatif :

\boxed{\frac{\mathrm{d}I_\lambda}{\mathrm{d}\tau_\lambda} = I_\lambda - A_\lambda}

où A_\lambda = \frac{B_\lambda}{\pi} d'après la partie 1.4.

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : transfert radiatif, trajet oblique

Expliquer qualitativement pourquoi en 2 phrases maximum.

Voir l'indice

Les rayons obliques traversent une épaisseur de gaz plus grande que les rayons verticaux par un facteur géométrique 1/\cos\theta, augmentant l'atténuation moyenne intégrée sur le demi-espace.

Voir la réponse courte

Les rayons voyagent obliquement dans la couche, augmentant la distance moyenne parcourue par rapport à l'épaisseur verticale (\zeta > 1).

Voir le corrigé complet

Les rayons composant le flux hémisphérique se propagent selon des directions inclinées d'un angle \theta par rapport à la verticale, parcourant ainsi une distance oblique \mathrm{d}s = \mathrm{d}z/\cos\theta > \mathrm{d}z supérieure à l'épaisseur verticale de la tranche atmosphérique. Le trajet optique moyen étant allongé par rapport au trajet purement vertical, l'atténuation effective du flux diffus est amplifiée par ce facteur géométrique moyen \zeta = \langle 1/\cos\theta \rangle > 1 (appelé facteur de diffusivité).

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : transfert radiatif à deux flux

Nous appelons le flux énergétique vers le bas et nous choisissons la convention , avec ce flux vers le bas orienté selon (voir figure 9) Donner l'équation pour , en s'inspirant de l'équation (16).

Voir l'indice

Changer le sens de propagation pour le rayonnement descendant : l'atténuation compense la croissance de \tau, d'où -\mathrm{d}D_\lambda/\mathrm{d}\tau = D_\lambda - B_\lambda ou \mathrm{d}D_\lambda/\mathrm{d}\tau = -D_\lambda + B_\lambda.

Voir la stratégie
  1. Identifier le sens de propagation de D_\lambda par rapport à la coordonnée verticale \tau_\lambda.
  2. Comparer l'orientation du flux descendant D_\lambda à celle du flux ascendant U_\lambda pour déterminer le changement de signe de la dérivée par rapport à \tau_\lambda.
  3. Vérifier la cohérence de l'équation obtenue avec l'équation (17) de la question suivante.
Voir la réponse courte

Équation différentielle sur le flux descendant D_\lambda en inversant le sens de propagation : \mathrm{d}D_\lambda/\mathrm{d}\tau = -D_\lambda + B_\lambda.

Voir le corrigé complet

La coordonnée optique \tau_\lambda (définie par \mathrm{d}\tau_\lambda = - \kappa_\lambda \rho\,\mathrm{d}z) est orientée vers le bas : elle est nulle au sommet de l'atmosphère et croît vers la surface terrestre.

  • Le flux énergétique hémisphérique ascendant U_\lambda se propage vers le haut (selon +\vec{e}_z), c'est-à-dire dans le sens des \tau_\lambda décroissants. Son équation de transfert (16) s'écrit :

    \frac{\mathrm{d}U_\lambda}{\mathrm{d}\tau_\lambda} = U_\lambda - B_\lambda.
  • Le flux énergétique hémisphérique descendant D_\lambda est orienté vers le bas (selon -\vec{e}_z, dans le sens des \tau_\lambda croissants). Au cours de sa propagation vers le sol (\mathrm{d}\tau_\lambda > 0), il subit l'absorption par la couche atmosphérique traversée (terme d'extinction proportionnel à -D_\lambda) et s'enrichit de l'émission thermique locale émise vers le bas (terme de source +B_\lambda).

Par inversion de la direction de propagation par rapport à la coordonnée \tau_\lambda, on en déduit directement l'équation pour D_\lambda (ou avec la notation simplifiée \tau) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}D_\lambda}{\mathrm{d}\tau_\lambda} = - D_\lambda + B_\lambda}

ou, sous une forme similaire à l'équation (16) faisant apparaître le signe opposé :

\boxed{-\frac{\mathrm{d}D_\lambda}{\mathrm{d}\tau_\lambda} = D_\lambda - B_\lambda}

Résultat

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : approximation à deux flux, transfert radiatif

Nous considérons le rayonnement infrarouge et nous supposons pour simplifier que est indépendant de (la dépendance en longueur d'onde sera discutée en partie 5.4). Nous notons alors . Les valeurs intégrées pour les longueurs d'onde supérieures à sont notées avec un indice . Montrer l'égalité suivante :

et donner l'équation vérifiée par :

Voir l'indice

Sommer et soustraire les équations vérifiées par U_\lambda et D_\lambda puis intégrer sur tout le spectre infrarouge en assimilant l'intégrale de B_\lambda à B = \sigma T^4.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les équations différentielles spectrales vérifiées par le flux montant U_\lambda et le flux descendant D_\lambda en fonction de la profondeur optique \tau.
  2. Utiliser l'hypothèse d'une profondeur optique \tau indépendante de la longueur d'onde pour intégrer ces équations sur le domaine infrarouge (\lambda \ge 5\,\mu\mathrm{m}).
  3. Relier l'intégrale spectrale de la fonction de Planck B_\lambda au flux total de Stefan-Boltzmann B grâce aux résultats de la question Q32, puis former la différence et la somme des équations obtenues.
Voir la réponse courte

Combinaison linéaire des équations différentielles sur U_L et D_L pour former somme et différence.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (16) de l'énoncé et le résultat de la question Q37, les flux monochromatiques montant U_\lambda et descendant D_\lambda vérifient :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}U_\lambda}{\mathrm{d}\tau} &= U_\lambda - B_\lambda, \\ \frac{\mathrm{d}D_\lambda}{\mathrm{d}\tau} &= -D_\lambda + B_\lambda. \end{aligned}

Puisque la profondeur optique \tau est supposée indépendante de la longueur d'onde \lambda dans le domaine infrarouge, l'opérateur de dérivation par rapport à \tau commute avec l'intégration sur les longueurs d'onde. En intégrant ces équations pour \lambda \ge 5\,\mu\mathrm{m}, avec les notations :

U_L = \int_{5\,\mu\mathrm{m}}^{+\infty} U_\lambda\,\mathrm{d}\lambda, \quad D_L = \int_{5\,\mu\mathrm{m}}^{+\infty} D_\lambda\,\mathrm{d}\lambda \quad \text{et} \quad B_L = \int_{5\,\mu\mathrm{m}}^{+\infty} B_\lambda\,\mathrm{d}\lambda,

on obtient :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}U_L}{\mathrm{d}\tau} &= U_L - B_L, \\ \frac{\mathrm{d}D_L}{\mathrm{d}\tau} &= -D_L + B_L. \end{aligned}

D'après la question Q32, pour les températures terrestres (T \approx 288\text{ K}), on a \lambda_m \approx 10\,\mu\mathrm{m} et seulement 1\,\% du flux d'un corps noir est émis pour \lambda < 0{,}5\,\lambda_m = 5\,\mu\mathrm{m}. On peut donc assimiler le flux infrarouge B_L au flux hémisphérique total émis B = \sigma T^4 :

B_L \simeq B.

En soustrayant membre à membre les deux équations de transfert, on établit l'égalité demandée :

\frac{\mathrm{d}(U_L - D_L)}{\mathrm{d}\tau} = (U_L - B) - (-D_L + B),
\boxed{\frac{\mathrm{d}(U_L - D_L)}{\mathrm{d}\tau} = (U_L + D_L) - 2B}

En additionnant membre à membre ces deux mêmes équations, les termes d'émission en B s'annulent :

\frac{\mathrm{d}(U_L + D_L)}{\mathrm{d}\tau} = (U_L - B) + (-D_L + B),
\boxed{\frac{\mathrm{d}(U_L + D_L)}{\mathrm{d}\tau} = U_L - D_L}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : équilibre radiatif local

Nous considérons que l'atmosphère est à l'équilibre radiatif local, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'échauffement ni de refroidissement des tranches d'air liés à l'inhomogénéité du rayonnement infrarouge Que vaut dans cette hypothèse d'équilibre radiatif local l'expression :

Voir l'indice

À l'équilibre radiatif local sans apport de chaleur interne, la divergence du flux net est nulle : \mathrm{d}(U_L - D_L)/\mathrm{d}z = 0, donc le flux net est conservé.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un bilan énergétique pour une tranche horizontale d'atmosphère de section S, comprise entre les altitudes z et z + \mathrm{d}z, en comptabilisant les puissances radiatives entrantes et sortantes.
  2. Relier la variation de la température de la tranche à la divergence du flux net, puis appliquer la condition d'absence d'échauffement ou de refroidissement (équilibre radiatif local).
Voir la réponse courte

L'absence de chauffage ou refroidissement local net implique la divergence nulle du flux net : \mathrm{d}(U_L - D_L)/\mathrm{d}z = 0.

Voir le corrigé complet

Considérons une tranche horizontale d'atmosphère de surface S, comprise entre les cotes z et z + \mathrm{d}z.

Le rayonnement montant apporte à travers la face inférieure en z une puissance S U_L(z) et quitte la tranche par la face supérieure en z + \mathrm{d}z avec une puissance S U_L(z + \mathrm{d}z). De même, le rayonnement descendant apporte à travers la face supérieure en z + \mathrm{d}z une puissance S D_L(z + \mathrm{d}z) et en ressort par la face inférieure avec une puissance S D_L(z).

La puissance thermique nette absorbée par cette tranche d'air s'écrit :

\begin{aligned} \delta P_{\text{reçue}} &= S \Big[ U_L(z) - U_L(z + \mathrm{d}z) \Big] + S \Big[ D_L(z + \mathrm{d}z) - D_L(z) \Big] \\ &= -S \, \mathrm{d}(U_L - D_L) \\ &= -S \, \frac{\mathrm{d}(U_L - D_L)}{\mathrm{d}z} \, \mathrm{d}z. \end{aligned}

En l'absence de convection (hypothèse de la partie 5.2), l'équation de conservation de l'énergie pour la tranche d'air de masse volumique \rho et de capacité thermique c_p s'écrit :

\rho c_p S \mathrm{d}z \frac{\partial T}{\partial t} = \delta P_{\text{reçue}} = -S \, \frac{\mathrm{d}(U_L - D_L)}{\mathrm{d}z} \, \mathrm{d}z.

L'hypothèse d'équilibre radiatif local stipule qu'il n'y a ni échauffement ni refroidissement de la tranche d'air (\partial T / \partial t = 0). On en déduit immédiatement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}(U_L - D_L)}{\mathrm{d}z} = 0}

Résultat

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Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : condition aux limites, rayonnement descendant

Nous appelons la valeur de en haut de l'atmosphère. Quelle est la valeur de ? On pourra utiliser la figure 8.

Voir l'indice

Au sommet de l'atmosphère (\tau = 0), il n'y a aucun flux infrarouge descendant en provenance de l'espace, donc D_L(0) = 0.

Voir la réponse courte

L'espace n'émet pas de rayonnement infrarouge vers la Terre, donc au sommet de l'atmosphère D_L(\tau = 0) = 0.

Voir le corrigé complet

Le flux descendant D_L(\tau = 0) représente le flux radiatif dans le domaine infrarouge thermique (\lambda \ge 5\ \mu\text{m}) entrant au sommet de l'atmosphère (\tau = 0).

Ce flux provient exclusivement de l'espace extérieur :

  • le milieu spatial extranaturel est assimilable à un réservoir à la température du fond diffus cosmologique (T \approx 2{,}7\text{ K}), dont le rayonnement thermique dans cette bande spectrale est strictement négligeable ;
  • le rayonnement solaire incident, représenté sur la figure 8, est concentré dans les domaines ultraviolet, visible et proche infrarouge. La radiance solaire décroît rapidement au-delà de 1\ \mu\text{m} et devient quasi nulle à \lambda = 2{,}5\ \mu\text{m}. Pour le domaine infrarouge considéré ici (\lambda \ge 5\ \mu\text{m}), le flux solaire incident est donc négligeable.

On en déduit que le flux infrarouge incident au sommet de l'atmosphère est nul :

\boxed{D_L(\tau = 0) = 0}

Résultat

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Question 41

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : profil de flux, fonction source

Montrer l'égalité suivante, toujours dans l'hypothèse de l'équilibre radiatif local :

En déduire une expression de , et en fonction de et .

Voir l'indice

Dériver la deuxième équation de Milne-Eddington par rapport à \tau et utiliser \mathrm{d}(U_L - D_L)/\mathrm{d}\tau = 0 pour établir la nullité de la dérivée seconde ; intégrer avec les conditions limites.

Voir la stratégie
  1. Dériver par rapport à \tau l'équation différentielle reliant la somme des flux à la différence des flux établie en question Q38, puis appliquer la condition d'équilibre radiatif local.
  2. Exprimer la constance du flux net U_L - D_L à l'aide de la condition aux limites au sommet de l'atmosphère (\tau = 0).
  3. Intégrer l'équation sur U_L + D_L pour déterminer la somme et en déduire le système linéaire fournissant U_L(\tau), D_L(\tau) et B(\tau).
Voir la réponse courte

Flux net constant U_L - D_L = U_{Lt}, d'où dérivée seconde nulle et profil linéaire en \tau des flux et de l'émission B.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (18) établie à la question Q38 :

\frac{\mathrm{d}(U_L + D_L)}{\mathrm{d}\tau} = U_L - D_L

En dérivant cette relation par rapport à \tau :

\frac{\mathrm{d}^2(U_L + D_L)}{\mathrm{d}\tau^2} = \frac{\mathrm{d}(U_L - D_L)}{\mathrm{d}\tau}

Comme la variable \tau est reliée à l'altitude z par \mathrm{d}\tau = -k_L \rho\,\mathrm{d}z, l'hypothèse d'équilibre radiatif local (question Q39), qui impose \frac{\mathrm{d}(U_L - D_L)}{\mathrm{d}z} = 0, implique directement :

\frac{\mathrm{d}(U_L - D_L)}{\mathrm{d}\tau} = 0

On en déduit l'égalité demandée :

\boxed{\frac{\mathrm{d}^2(U_L + D_L)}{\mathrm{d}\tau^2} = 0}

Par conséquent, le flux net U_L - D_L est constant dans toute l'atmosphère. En utilisant les conditions au sommet de l'atmosphère (\tau = 0) établies à la question Q40, où U_L(0) = U_{Lt} et D_L(0) = 0 :

U_L(\tau) - D_L(\tau) = U_L(0) - D_L(0) = U_{Lt}

L'équation (18) devient alors :

\frac{\mathrm{d}(U_L + D_L)}{\mathrm{d}\tau} = U_{Lt}

En intégrant entre 0 et \tau :

(U_L + D_L)(\tau) - (U_L + D_L)(0) = U_{Lt}\,\tau

Comme (U_L + D_L)(0) = U_{Lt} + 0 = U_{Lt}, il vient :

U_L(\tau) + D_L(\tau) = U_{Lt}(1 + \tau)

En sommant et en soustrayant les deux relations précédentes :

\begin{aligned} 2 U_L(\tau) &= U_{Lt}(1 + \tau) + U_{Lt} = U_{Lt}(2 + \tau) \\ 2 D_L(\tau) &= U_{Lt}(1 + \tau) - U_{Lt} = U_{Lt}\,\tau \end{aligned}

Enfin, l'équation (17) à l'équilibre radiatif local (\frac{\mathrm{d}(U_L - D_L)}{\mathrm{d}\tau} = 0) donne 2B = U_L + D_L. On obtient finalement :

\boxed{D_L(\tau) = \frac{U_{Lt}}{2}\,\tau}
\boxed{U_L(\tau) = \frac{U_{Lt}}{2}\,(2 + \tau)}
\boxed{B(\tau) = \frac{U_{Lt}}{2}\,(1 + \tau)}

Résultat

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Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique ; Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : épaisseur optique, échelle de hauteur

Nous prenons comme forme pour :

avec , . Il s'agit de paramètres effectifs, une « moyenne » sur les spectres et les espèces chimiques. Justifier qualitativement la dépendance exponentielle de avec , et l'ordre de grandeur de .

Voir l'indice

La vapeur d'eau, principal absorbant infrarouge, est concentrée près du sol du fait de la condensation, d'où une décroissance exponentielle plus rapide que celle de la masse totale d'air (H_a \sim 2\text{ km} \ll 8\text{ km}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la profondeur optique \tau(z) comme l'intégrale verticale de la masse volumique des espèces absorbantes.
  2. Identifier le principal gaz responsable de l'absorption infrarouge dans l'atmosphère (l'eau) et analyser son profil vertical lié à la décroissance de la température et à la condensation.
  3. Vérifier quantitativement l'ordre de grandeur de la hauteur d'échelle H_a à l'aide de la courbe de vapeur d'eau de la figure 4d.
Voir la réponse courte

La vapeur d'eau absorbante est concentrée en basse troposphère selon une échelle de hauteur plus faible que l'atmosphère sèche.

Voir le corrigé complet

D'après la définition introduite en partie 5.2, la profondeur optique effective \tau(z) (en intégrant le facteur de diffusivité \zeta) s'écrit, pour une tranche comprise entre l'altitude z et le sommet de l'atmosphère où \tau \to 0 :

\tau(z) = \int_z^{+\infty} k_{\text{eff}}\,\rho(z')\,\mathrm{d}z'

où \rho(z) est la masse volumique du (ou des) gaz à effet de serre absorbant dans l'infrarouge.

Dépendance exponentielle : Si le profil de masse volumique de l'absorbant décroît exponentiellement selon \rho(z) = \rho(0)\exp(-z/H_a), l'intégration donne immédiatement :

\tau(z) = k_{\text{eff}}\,\rho(0) \int_z^{+\infty} \exp(-z'/H_a)\,\mathrm{d}z' = k_{\text{eff}}\,\rho(0) H_a \exp(-z/H_a) = \tau_0 \exp(-z/H_a)

La profondeur optique \tau(z) hérite donc exactement de la forme exponentielle et de la hauteur d'échelle du profil de densité du gaz absorbant.

Ordre de grandeur de H_a = 2\text{ km} : D'après le tableau 2, l'eau est le principal gaz à effet de serre (contribution de 60\,\%). Contrairement aux gaz non condensables bien mélangés (comme le diazote ou le dioxyde de carbone dont la hauteur d'échelle est H \approx 8\text{ km}, questions Q9 à Q11), la vapeur d'eau est un gaz condensable :

  • La température décroît avec l'altitude dans la troposphère (\Gamma \approx 6,5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} d'après la figure 4a).
  • La pression de vapeur saturante e_s(T) diminue extrêmement vite avec l'altitude selon la loi de Clausius-Clapeyron (question Q5), ce qui provoque la condensation de l'eau et limite drastiquement sa concentration en altitude.

La vapeur d'eau est donc fortement confinée dans les basses couches de la troposphère.

Sur la figure 4d, on lit que la masse volumique de vapeur d'eau vaut environ 10^{-2}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} au sol (z = 0) et chute à environ 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} à l'altitude z \approx 4\text{ km}. La hauteur d'échelle effective associée est donc :

H_a \approx \frac{\Delta z}{\ln(10)} \approx \frac{4\text{ km}}{2,3} \approx 1,7\text{ km} \approx 2\text{ km}

ce qui justifie parfaitement la valeur retenue :

\boxed{H_a = 2\text{ km}}

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : loi de stefan-boltzmann, profil de température

Montrer que la température est reliée à selon l'expression :

Voir l'indice

Utiliser la relation d'équilibre radiatif local 2B = U_L + D_L établie en Q38 et remplacer U_L + D_L par sa dépendance linéaire en \tau(z).

Voir la stratégie

Pour relier la température T(z) à l'altitude z :

  1. Exprimer le flux d'émission du corps noir B en fonction de T d'après la loi de Stefan ;
  2. Utiliser le profil vertical de la fonction source B(\tau) obtenu à la question Q41 à l'équilibre radiatif local ;
  3. Injecter l'expression de la profondeur optique effective \tau(z) introduite à la question Q42.
Voir la réponse courte

Utilisation de B = \sigma T^4 et de l'expression de B(\tau) déduite précédemment avec le profil exponentiel \tau(z).

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Stefan rappelée à l'équation (2) de la partie 1.4, le flux hémisphérique surfacique émis par une tranche d'atmosphère assimilée localement à un corps noir à la température thermodynamique T(z) s'écrit :

B(z) = \sigma T(z)^4.

À la question Q41, l'hypothèse d'équilibre radiatif local a conduit à la relation :

B(\tau) = \frac{U_{Lt}}{2}(1 + \tau).

En substituant le profil de profondeur optique effective proposé à la question Q42 (équation (21)), \tau(z) = \tau_0 \exp(-z/H_a), on en déduit directement le profil vertical de température :

\boxed{\sigma T^4 = \frac{U_{Lt}}{2}\left(1 + \tau_0 \exp(-z/H_a)\right)}

Résultat

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : bilan radiatif global, constante solaire

La fraction du rayonnement solaire réfléchie par les nuages, l'atmosphère et le sol est appelée albédo . Nous prendrons . En utilisant la valeur de la constante solaire, déterminer la valeur numérique de avec deux chiffres significatifs.

Voir l'indice

Écrire l'égalité entre la puissance solaire nette absorbée par la Terre et la puissance totale infrarouge réémise vers l'espace : \pi R_T^2 (1-\alpha) F = 4\pi R_T^2 U_{Lt}.

Voir la stratégie
  1. Établir le bilan radiatif global du système Terre-atmosphère à l'état stationnaire : la puissance thermique infrarouge émise vers l'espace est égale à la puissance solaire nette absorbée.
  2. Exprimer ces deux puissances en tenant compte de la géométrie : le rayonnement solaire incident est intercepté par la section efficace de la Terre (\pi R_T^2), tandis que l'émission thermique s'effectue sur l'ensemble de la surface sphérique terrestre (4\pi R_T^2).
  3. En déduire l'expression de la densité de flux montant au sommet de l'atmosphère U_{Lt} et effectuer l'application numérique avec deux chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

À l'équilibre global, le flux IR sortant compense l'insolation moyenne absorbée : U_{Lt} = \frac{1}{4}(1 - \alpha) C_s \approx 240\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre radiatif global du système Terre-atmosphère, la puissance totale émise sous forme de rayonnement infrarouge vers l'espace compense exactement la puissance solaire absorbée :

\mathcal{P}_{\text{émise}} = \mathcal{P}_{\text{absorbée}}.

La Terre, assimilée à une sphère de rayon R_T, intercepte le flux solaire incident F sur un disque de section efficace \pi R_T^2. Une fraction \alpha de ce flux étant réfléchie vers l'espace (albédo), la puissance solaire nette absorbée s'écrit :

\mathcal{P}_{\text{absorbée}} = (1 - \alpha) F \times \pi R_T^2.

Par ailleurs, l'émission thermique infrarouge s'effectue au sommet de l'atmosphère sur toute la sphère, soit une aire totale de 4\pi R_T^2. La puissance totale rayonnée vers l'espace vaut donc :

\mathcal{P}_{\text{émise}} = U_{Lt} \times 4\pi R_T^2.

L'égalité de ces deux puissances conduit immédiatement à :

4\pi R_T^2 U_{Lt} = (1 - \alpha) F \pi R_T^2,

d'où l'expression du flux thermique hémisphérique montant au sommet de l'atmosphère :

U_{Lt} = \frac{(1 - \alpha) F}{4}.

Application numérique : Avec F = 1360\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} et \alpha = 0{,}3, on a 1 - \alpha = 0{,}7 et :

\begin{aligned} \frac{F}{4} &= \frac{1360}{4} = 340\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}, \\ U_{Lt} &= 0{,}7 \times 340 = 238\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}. \end{aligned}

Avec deux chiffres significatifs, on obtient :

\boxed{U_{Lt} = 2{,}4 \times 10^2\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} \quad (\text{soit } 240\text{ W}\cdot\text{m}^{-2})}.

Résultat

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Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : température de sommet d'atmosphère

Calculer avec deux chiffres significatifs la température en haut de l'atmosphère pour la valeur de trouvée à la question précédente.

Voir l'indice

Appliquer la formule en haut de l'atmosphère avec \tau = 0 : \sigma T_t^4 = U_{Lt}/2 et utiliser le graphique fourni de la fonction x \mapsto (x/5{,}67)^{1/4}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition en haut de l'atmosphère (z \to +\infty, soit \tau = 0) à partir du profil de température issu de l'équilibre radiatif local (question Q43).
  2. Relier T_t au flux U_{Lt} déterminé à la question Q44.
  3. Exploiter la représentation graphique de la figure 1b pour évaluer sans calculatrice la racine quatrième requise.
Voir la réponse courte

En haut de l'atmosphère (\tau = 0), \sigma T_t^4 = U_{Lt}/2, ce qui conduit à une température T_t \approx 215\text{ K}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (22) établie à la question Q43, la température en tout point de l'atmosphère vérifie :

\sigma T(z)^4 = \frac{U_{Lt}}{2}\left(1 + \tau_0 \exp\left(-\frac{z}{H_a}\right)\right)

En haut de l'atmosphère, lorsque z \gg H_a (soit \tau \to 0), la température tend vers la température limite T_t :

\sigma T_t^4 = \frac{U_{Lt}}{2} \implies T_t = \left(\frac{U_{Lt}}{2\sigma}\right)^{1/4}

Avec \sigma = 5,67 \times 10^{-8}\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{K}^{-4} et U_{Lt} \approx 238\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} d'après la question Q44, on a :

\frac{U_{Lt}}{2} \approx 119\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} \quad (\text{ou } 120\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} \text{ avec deux chiffres significatifs})

On peut alors factoriser la puissance de 10 pour utiliser la figure 1b :

\begin{aligned} T_t &= \left(\frac{119}{5,67 \times 10^{-8}}\right)^{1/4} = \left(\frac{119}{5,67}\right)^{1/4} \times 10^2\text{ K} \end{aligned}

Sur la figure 1b représentant la fonction x \mapsto y = (x / 5,67)^{1/4}, pour x \approx 119 (ou x \approx 120), on lit :

y \approx 2,14

On en déduit :

T_t \approx 2,14 \times 10^2\text{ K}

En ne conservant que les deux chiffres significatifs demandés par l'énoncé :

\boxed{T_t = 2,1 \times 10^2\text{ K} = 210\text{ K}}

(soit environ -63\,{}^\circ\text{C}).

Résultat

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Question 46

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : température de surface, gradient thermique radiatif

Calculer numériquement la température à la surface (remarque : il est normal de trouver une température de surface différente de dans cette question). Calculer numériquement le gradient thermique à la surface.

Voir l'indice

Calculer T(0) à partir de \sigma T(0)^4 = \frac{U_{Lt}}{2}(1+\tau_0), puis différencier T(z) en z=0 pour obtenir le gradient thermique de surface.

Voir la stratégie
  1. Évaluer la température de surface T(0) à partir de la relation établie à la question Q43, en utilisant la température au sommet T_t déterminée à la question Q45.
  2. Exprimer le gradient thermique \Gamma(z) = -\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} en dérivant l'expression de T(z), puis l'évaluer numériquement en z = 0.
Voir la réponse courte

Évaluation en z=0 (\tau = \tau_0) donnant une température de surface trop élevée (337\text{ K}) et un gradient radiatif gigantesque.

Voir le corrigé complet

1. Température à la surface

D'après l'équation (22) obtenue à la question Q43 :

\sigma T(z)^4 = \frac{U_{Lt}}{2}\left(1 + \tau_0 \exp(-z/H_a)\right)

En z = 0, la température de surface T(0) vérifie :

\sigma T(0)^4 = \frac{U_{Lt}}{2}(1 + \tau_0)

Sachant que d'après la question Q45, T_t = \left(\frac{U_{Lt}}{2\sigma}\right)^{1/4}, il vient :

T(0) = T_t \, (1 + \tau_0)^{1/4}

Avec \tau_0 = 5, on a 1 + \tau_0 = 6. Calculons 6^{1/4} = \sqrt{\sqrt{6}} :

\sqrt{6} \approx 2,45 \quad \Longrightarrow \quad 6^{1/4} \approx \sqrt{2,45} \approx 1,57

Avec T_t \approx 214\text{ K} (soit 2,1 \times 10^2\text{ K}) :

T(0) \approx 214 \times 1,57 \approx 336\text{ K}
\boxed{T(0) \approx 3,4 \times 10^2\text{ K} \quad (\text{soit environ } 335\text{ K ou } 62\text{ }^\circ\text{C})}

2. Gradient thermique à la surface

Le gradient thermique est défini par \Gamma(z) = -\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}. Prenons la dérivée logarithmique de T(z) :

\ln T(z) = \frac{1}{4}\ln\left(\frac{U_{Lt}}{2\sigma}\right) + \frac{1}{4}\ln\left(1 + \tau_0 \mathrm{e}^{-z/H_a}\right)

En dérivant par rapport à z :

\frac{1}{T(z)}\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} = \frac{1}{4} \frac{-\frac{\tau_0}{H_a}\mathrm{e}^{-z/H_a}}{1 + \tau_0 \mathrm{e}^{-z/H_a}}

D'où l'expression du gradient thermique :

\Gamma(z) = -\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} = \frac{T(z)}{4 H_a}\frac{\tau_0 \mathrm{e}^{-z/H_a}}{1 + \tau_0 \mathrm{e}^{-z/H_a}}

À la surface (z = 0) :

\Gamma(0) = \frac{T(0)}{4 H_a}\frac{\tau_0}{1 + \tau_0}

Avec T(0) \approx 335\text{ K}, H_a = 2\text{ km} et \frac{\tau_0}{1 + \tau_0} = \frac{5}{6} :

\begin{aligned} \Gamma(0) &= \frac{335}{4 \times 2} \times \frac{5}{6} \approx 35\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Gamma(0) = -\left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\right|_{z=0} \approx 35\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} \approx 4 \times 10^1\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 47

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : profil de température

Tracer le profil de température en vous servant des questions précédentes.

Voir l'indice

Tracer une courbe partant d'une pente raide au sol (\approx 35\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}) et s'adoucissant exponentiellement vers l'asymptote T_t \approx 210\text{ K} en altitude.

Voir la réponse courte

Tracé de la courbe décroissante de température T(z), mettant en évidence le gradient radiatif très raide au sol.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (22) établie à la question Q43, le profil de température de l'atmosphère à l'équilibre radiatif local pur est donné par :

T(z) = T_t \left(1 + \tau_0 \exp\left(-\frac{z}{H_a}\right)\right)^{1/4}

avec T_t \approx 210\text{ K} (d'après Q45), \tau_0 = 5 et H_a = 2\text{ km} (d'après Q42).

Les caractéristiques remarquables de cette courbe sont les suivantes :

  • À la surface (z = 0) : la température vaut T(0) = T_t(1 + \tau_0)^{1/4} \approx 335\text{ K} (d'après Q46). Le gradient vertical y est très abrupt : -\left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\right|_{z=0} \approx 35\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}, ce qui correspond sur le tracé z(T) à une tangente quasi-horizontale \left(\left.\frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}T}\right|_{z=0} \approx -0{,}03\text{ km}\cdot\text{K}^{-1}\right).
  • Décroissance rapide : la température diminue très rapidement sur les premiers kilomètres, l'épaisseur caractéristique d'absorption étant H_a = 2\text{ km}. À z = 4\text{ km} = 2H_a, on a déjà T \approx 244\text{ K}.
  • Comportement asymptotique en haute altitude : pour z \gg H_a (z \gtrsim 8\text{--}10\text{ km}), \tau(z) \to 0 et la température tend asymptotiquement vers la valeur constante en haut de l'atmosphère :

    \lim_{z \to +\infty} T(z) = T_t \approx 210\text{ K}.
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Question 48

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : température d'émission effective

On définit la température d'émission par . Calculer en fonction de la température en haut de l'atmosphère, , puis calculer numériquement avec deux chiffres significatifs. Laquelle de ces températures est la plus grande ? Interpréter.

Voir l'indice

Exprimer T_e = 2^{1/4} T_t \approx 255\text{ K}. Expliquer que T_e > T_t car le rayonnement émis vers l'espace provient de couches plus profondes et plus chaudes que le sommet de l'atmosphère.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \sigma T_e^4 et \sigma T_t^4 en fonction de U_{Lt} pour en déduire la relation liant T_e à T_t.
  2. Réaliser l'application numérique avec deux chiffres significatifs à l'aide de la valeur de T_t (ou par lecture sur la figure 1b pour x = U_{Lt}).
  3. Comparer T_e et T_t, puis interpréter physiquement l'écart en reliant T_e à une altitude moyenne d'émission vers l'espace.
Voir la réponse courte

T_e = 2^{1/4} T_t \approx 255\text{ K} > T_t : l'émission globale vers l'espace provient en moyenne d'une couche intermédiaire plus chaude.

Voir le corrigé complet

Par définition de la température d'émission T_e et d'après le résultat de la question Q45 pour la température au sommet de l'atmosphère T_t :

\begin{aligned} U_{Lt} &= \sigma T_e^4, \\ U_{Lt} &= 2\,\sigma T_t^4. \end{aligned}

On en déduit immédiatement :

\sigma T_e^4 = 2\,\sigma T_t^4 \implies \boxed{T_e = 2^{1/4} \, T_t}

Application numérique : Comme 2^{1/4} = \sqrt{\sqrt{2}} \approx \sqrt{1{,}414} \approx 1{,}189 et T_t \approx 214\text{ K} :

T_e \approx 1{,}189 \times 214 \approx 255\text{ K}

On peut également utiliser la figure 1b représentant la fonction x \mapsto (x/5{,}67)^{1/4}. Pour x = U_{Lt} \approx 238\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}, on lit y \approx 2{,}55, ce qui donne :

T_e = \left(\frac{U_{Lt}}{\sigma}\right)^{1/4} = 100 \times \left(\frac{238}{5{,}67}\right)^{1/4} \approx 2{,}55 \times 10^2\text{ K}

Avec deux chiffres significatifs :

\boxed{T_e \approx 2{,}5 \times 10^2\text{ K} \quad (\text{ou } 260\text{ K})}

Comparaison et interprétation : On a :

\boxed{T_e > T_t}

puisque 2^{1/4} \approx 1{,}19 > 1.

  • T_t \approx 214\text{ K} est la température locale de la couche la plus élevée (\tau = 0), qui ne reçoit aucun rayonnement descendant venant de l'espace (D_L = 0) et rayonne dans les deux hémisphères, ce qui en fait la région la plus froide de ce modèle radiatif.
  • T_e \approx 255\text{ K} est la température effective globale de la Terre vue depuis l'espace. Le flux sortant U_{Lt} n'est pas émis par le seul sommet de l'atmosphère, mais résulte de l'intégration du rayonnement émis par des couches plus profondes et plus denses, situées à une altitude moyenne d'émission z_e (typiquement là où \tau(z_e) \sim 1). Ces couches étant plus chaudes que le sommet en raison de l'effet de serre, on a bien T(0) > T_e > T_t.

Résultat

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5.3 · Équilibre radiatif-convectif

Question 49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique ; Mécanique des fluides › Statique des fluides

Notions : équilibre radiatif, instabilité convective

Nous considérons que l'atmosphère est saturée en eau. Est-ce que le profil de la question Q47 est stable ?

Voir l'indice

Comparer le gradient radiatif au sol (35\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}) au gradient saturé \Gamma_s (\sim 5\text{ à }6\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}) : le profil radiatif pur est violemment instable à la convection.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le critère de stabilité mécanique établi à la question Q30 pour une atmosphère saturée en eau.
  2. Comparer le gradient thermique du profil d'équilibre radiatif pur (calculé à la surface à la question Q46) à la valeur du gradient adiabatique saturé \Gamma_s.
  3. Conclure sur la stabilité mécanique du profil.
Voir la réponse courte

Le gradient de température radiatif au voisinage du sol est bien supérieur à \Gamma_s, entraînant une forte instabilité convective.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q30, une atmosphère saturée en eau est mécaniquement stable si son gradient thermique réel -\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} est strictement inférieur au gradient adiabatique saturé \Gamma_s :

-\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} < \Gamma_s.

Or, d'après les questions Q24 et Q29 ainsi que la figure 7 :

  • \Gamma_s est toujours inférieur au gradient sec \Gamma_d \approx 9{,}8\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} ;
  • aux températures élevées rencontrées dans les basses couches du profil radiatif (T \ge 288\text{ K}), la figure 7 indique des valeurs typiques comprises entre 4\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} et 6\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}.

À la surface (z = 0), le gradient thermique du profil radiatif calculé à la question Q46 vaut :

-\left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\right|_{z=0} \approx 35\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}.

On constate donc que :

-\left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\right|_{z=0} \gg \Gamma_s.
\boxed{\text{Le profil de température de la question Q47 est instable vis-à-vis de la convection.}}

Résultat

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Question 50

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Bilans macroscopiques

Notions : temps caractéristique de convection

Estimer à partir des documents un temps caractéristique lié à la convection.

Voir l'indice

Prendre le rapport entre l'épaisseur de la troposphère (H \sim 10\text{ km}) et une vitesse typique de courant ascendant (w \sim 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) donnée dans les documents.

Voir la stratégie
  1. Relever dans les documents les grandeurs caractéristiques du transport convectif : la vitesse verticale typique d'une ascendance et l'épaisseur de la troposphère sur laquelle s'effectue ce transport.
  2. Construire le temps caractéristique de renouvellement/transport convectif par analyse dimensionnelle : \tau_{\text{conv}} \sim H / v_z.
Voir la réponse courte

Temps d'ascension convective sur la troposphère : \tau_{\mathrm{conv}} \sim H_t / w \sim 10\text{ km} / (1\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) \sim quelques heures.

Voir le corrigé complet

D'après le document 3.1 (lignes 44-45), les mouvements verticaux associés aux ascendances convectives rapides présentent des vitesses de l'ordre de :

v_z \sim 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

Par ailleurs, le document 3.1 (lignes 10-11) et le document 3.2 (lignes 9-10) indiquent que l'épaisseur de la troposphère, où est confiné ce transport vertical convectif, est de l'ordre de :

H \sim 10\text{ km} = 10^4\text{ m}.

Le temps caractéristique nécessaire à une parcelle d'air pour traverser la troposphère par convection s'exprime ainsi :

\tau_{\text{conv}} \sim \frac{H}{v_z}.

Numériquement, avec un chiffre significatif :

\tau_{\text{conv}} \sim \frac{10^4\text{ m}}{10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}} \sim 10^3\text{ s}.

Ce temps caractéristique est d'environ 15\text{ à } 30\text{ minutes} (soit de l'ordre de l'heure pour des ascendances plus modérées) :

\boxed{\tau_{\text{conv}} \sim 10^3\text{ s} \sim 1\text{ h}}

Résultat

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Question 51

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique ; Rayonnement thermique

Notions : temps de relaxation radiatif

Quel est d'après vous l'ordre de grandeur de la baisse typique de la température pendant une nuit claire ? En comparant cette valeur à la température , déduire un temps de relaxation typique lié aux phénomènes radiatifs dans l'atmosphère terrestre.

Voir l'indice

Estimer la chute nocturne typique de température (\Delta T \sim 5\text{ à }10\text{ K}) sur une durée \Delta t \sim 12\text{ h} pour en déduire un temps de relaxation radiatif \tau_{\text{rad}} \sim T_0 \Delta t / \Delta T \sim 10\text{ jours}.

Voir la stratégie
  1. Estimer l'ordre de grandeur de l'amplitude thermique nocturne \Delta T et de la durée d'une nuit \Delta t.
  2. Écrire une relation d'ordre de grandeur liant le taux de variation relatif de température au temps de relaxation radiatif \tau_{\text{rad}}, puis effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Refroidissement nocturne de quelques degrés pour une température de 300\text{ K} : relaxation radiative de l'ordre de plusieurs semaines.

Voir le corrigé complet

Pendant une nuit claire, l'absence de rayonnement solaire et l'émission infrarouge vers l'espace entraînent un refroidissement nocturne typique de l'ordre de :

|\Delta T| \sim 10\text{ K} \quad (\text{soit } 5\text{ à } 15\text{ K}),

sur une durée d'une nuit estimée à \Delta t \sim 10\text{ h} \sim 4 \times 10^4\text{ s} (soit environ une demi-journée).

En modélisant la relaxation thermique radiative vers l'état d'équilibre par une loi linéaire de temps caractéristique \tau_{\text{rad}}, la variation relative de température sur une durée \Delta t \ll \tau_{\text{rad}} s'écrit au premier ordre :

\frac{|\Delta T|}{T_0} \sim \frac{\Delta t}{\tau_{\text{rad}}}.

On en déduit l'expression du temps de relaxation radiatif :

\tau_{\text{rad}} \sim \Delta t \, \frac{T_0}{|\Delta T|}.

Avec T_0 = 288\text{ K} \approx 300\text{ K}, |\Delta T| \sim 10\text{ K} et \Delta t \sim 10\text{ h} :

\tau_{\text{rad}} \sim 10\text{ h} \times \frac{300}{10} \approx 300\text{ h} \approx 10\text{ à } 15\text{ jours} \sim 10^6\text{ s}.
\boxed{\tau_{\text{rad}} \sim 10\text{ jours} \sim 10^6\text{ s}}

Résultat

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Question 52

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : hiérarchie des temps, équilibre radiatif-convectif

Justifier que nous prenons comme gradient thermique le gradient correspondant à la convection (humide) plutôt que le profil radiatif.

Voir l'indice

Comme \tau_{\text{conv}} \ll \tau_{\text{rad}}, les mouvements convectifs mélangent et stabilisent le profil thermique bien plus vite que le rayonnement ne peut le déstabiliser.

Voir la stratégie

Pour justifier l'imposition du gradient convectif humide dans la troposphère, il convient de combiner deux résultats clés établis précédemment :

  1. L'instabilité convective du profil d'équilibre radiatif pur (question Q49) ;
  2. La comparaison des échelles temporelles caractéristiques de la convection et du rayonnement (questions Q50 et Q51).
Voir la réponse courte

Le brassage convectif étant beaucoup plus rapide que les processus radiatifs, c'est lui qui impose le gradient thermique troposphérique.

Voir le corrigé complet

Le choix d'un gradient thermique correspondant à la convection humide (\Gamma = \Gamma_s \approx 6,5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}) plutôt qu'au profil radiatif repose sur deux arguments physiques complémentaires :

  1. Instabilité convective du profil radiatif pur : D'après la question Q49, le profil de température issu de l'équilibre radiatif pur présente en basse atmosphère un gradient thermique -\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} \approx 35\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} (question Q46), très supérieur au gradient adiabatique saturé \Gamma_s \approx 6,5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}. Ce profil est donc violemment instable vis-à-vis des mouvements de convection verticale.
  2. Hiérarchie des temps caractéristiques : D'après les questions Q50 et Q51, le temps caractéristique associé au développement de la convection est de l'ordre de l'heure (\tau_{\text{conv}} \sim 10^3\text{ s}), tandis que le temps de relaxation radiatif est de l'ordre d'une dizaine de jours (\tau_{\text{rad}} \sim 10^6\text{ s}). On a donc :

    \tau_{\text{conv}} \ll \tau_{\text{rad}}.

La convection transporte la chaleur verticalement de manière beaucoup plus rapide et efficace que le rayonnement. Dès qu'une instabilité apparaît, le brassage convectif ramène quasi instantanément le profil vertical de température à sa limite de stabilité mécanique marginale, c'est-à-dire le gradient adiabatique saturé :

\boxed{\Gamma = -\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} = \Gamma_s \approx 6,5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}}

Ce mécanisme est le principe même de l'ajustement convectif (convective adjustment) régissant la troposphère.

Résultat

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Question 53

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : condition aux limites

Montrer que l'équation (23) est cohérente avec la valeur de en et en .

Voir l'indice

Vérifier qu'en surface z=0, le rapport vaut 1, ce qui traduit la continuité avec le sol, et qu'en z=H_t, B/U_L = 1/2 correspond à la limite optiquement mince.

Voir la stratégie
  1. Évaluer le rapport B/U_L prédit par l'équation (23) aux deux bornes z = 0 et z = H_t.
  2. Rappeler l'expression de ce même rapport issue de l'équilibre radiatif local établie à la question Q41, à savoir B/U_L = (1+\tau)/(2+\tau).
  3. Comparer les valeurs obtenues en utilisant le profil de profondeur optique \tau(z) et les ordres de grandeur de \tau(0) et \tau(H_t).
Voir la réponse courte

Vérification de la compatibilité de l'approximation du modèle aux altitudes limites z=0 et z=H_t.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (23), le rapport B/U_L vaut :

  • en surface (z = 0) :

    \frac{B}{U_L}(0) = 1 - \frac{0}{2H_t} = 1,
  • à la tropopause (z = H_t) :

    \frac{B}{U_L}(H_t) = 1 - \frac{H_t}{2H_t} = \frac{1}{2}.

D'après les résultats de la question Q41 à l'équilibre radiatif local, les flux s'écrivent en fonction de la profondeur optique \tau :

B(\tau) = \frac{U_{Lt}}{2}\,(1 + \tau) \quad \text{et} \quad U_L(\tau) = \frac{U_{Lt}}{2}\,(2 + \tau),

d'où le rapport théorique :

\frac{B}{U_L}(\tau) = \frac{1 + \tau}{2 + \tau}.

Examinons ce rapport aux deux altitudes considérées :

  • En surface (z = 0) : la profondeur optique vaut \tau(0) = \tau_0 = 5. L'atmosphère y est optiquement épaisse (\tau_0 \gg 1), ce qui donne :

    \frac{B}{U_L}(\tau_0) = \frac{6}{7} \approx 0{,}86 \approx 1.

    Dans la limite d'un milieu optiquement épais (\tau \gg 1), le champ de rayonnement s'isotropise et tend vers celui du corps noir (U_L \to B), d'où B/U_L \to 1.

  • À la tropopause (z = H_t) : avec H_a = 2\text{ km} et une tropopause située à H_t \sim 10\text{ km} (soit H_t \gg H_a), la profondeur optique résiduelle est très faible :

    \tau(H_t) = \tau_0 \exp\left(-\frac{H_t}{H_a}\right) \approx 5\,\mathrm{e}^{-5} \approx 0{,}03 \ll 1.

    En approximant \tau(H_t) \approx 0 (équivalent au sommet de l'atmosphère radiatif), on obtient :

    \frac{B}{U_L}(\tau \approx 0) \approx \frac{1 + 0}{2 + 0} = \frac{1}{2}.

L'expression empirique linéaire de l'équation (23) est donc parfaitement cohérente avec les limites physiques aux deux frontières de la troposphère :

\boxed{\frac{B}{U_L}(0) = 1 \quad \text{et} \quad \frac{B}{U_L}(H_t) = \frac{1}{2}}

Résultat

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Question 54

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : profil de flux, dérivation

Calculer en fonction de et de l'expression suivante :

Voir l'indice

Partir de la relation \mathrm{d}U_L/\mathrm{d}\tau = U_L - B et diviser par U_L en injectant l'approximation B/U_L = 1 - z/(2H_t).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée logarithmique \dfrac{\mathrm{d}\ln U_L}{\mathrm{d}\tau} en fonction de U_L et de sa dérivée \dfrac{\mathrm{d}U_L}{\mathrm{d}\tau}.
  2. Utiliser l'équation différentielle de transfert radiatif pour le flux montant U_L issue de la partie 5.2.
  3. Injecter l'approximation linéaire du rapport B/U_L donnée par l'équation (23).
Voir la réponse courte

Calcul analytique de la dérivée logarithmique du flux U_L par rapport à l'épaisseur optique.

Voir le corrigé complet

Par définition de la dérivée logarithmique :

\frac{\mathrm{d}\ln U_L}{\mathrm{d}\tau} = \frac{1}{U_L} \frac{\mathrm{d}U_L}{\mathrm{d}\tau}.

D'après l'équation différentielle de transfert radiatif régissant le flux hémisphérique montant U_L (équation (16) intégrée sur le domaine infrarouge thermique, rappelée valide dans le préambule de la partie 5.3) :

\frac{\mathrm{d}U_L}{\mathrm{d}\tau} = U_L - B.

Il vient ainsi :

\frac{\mathrm{d}\ln U_L}{\mathrm{d}\tau} = \frac{U_L - B}{U_L} = 1 - \frac{B}{U_L}.

En utilisant l'approximation empirique donnée par l'équation (23), \dfrac{B}{U_L} = 1 - \dfrac{z}{2H_t}, on obtient directement :

\frac{\mathrm{d}\ln U_L}{\mathrm{d}\tau} = 1 - \left(1 - \frac{z}{2H_t}\right),

soit :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\ln U_L}{\mathrm{d}\tau} = \frac{z}{2H_t}}

Résultat

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Question 55

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : dérivée de chaîne, profil de flux

En déduire une expression de :

Voir l'indice

Appliquer la dérivation en chaîne \frac{\mathrm{d}\ln U_L}{\mathrm{d}z} = \frac{\mathrm{d}\ln U_L}{\mathrm{d}\tau}\frac{\mathrm{d}\tau}{\mathrm{d}z} avec \tau(z) = \tau_0 \exp(-z/H_a).

Voir la réponse courte

Application de la règle de dérivation en chaîne avec \mathrm{d}\tau/\mathrm{d}z = -(\tau_0/H_a)\exp(-z/H_a).

Voir le corrigé complet

Par dérivation en chaîne, la dérivée spatiale de \ln U_L s'exprime sous la forme :

\frac{\mathrm{d}\ln U_L}{\mathrm{d}z} = \frac{\mathrm{d}\ln U_L}{\mathrm{d}\tau} \frac{\mathrm{d}\tau}{\mathrm{d}z}.

D'après l'équation (21), le profil de profondeur optique est donné par :

\tau(z) = \tau_0 \exp\left(-\frac{z}{H_a}\right),

ce qui conduit immédiatement à sa dérivée par rapport à z :

\frac{\mathrm{d}\tau}{\mathrm{d}z} = -\frac{\tau_0}{H_a} \exp\left(-\frac{z}{H_a}\right) = -\frac{\tau(z)}{H_a}.

En utilisant le résultat de la question Q54 :

\frac{\mathrm{d}\ln U_L}{\mathrm{d}\tau} = \frac{z}{2H_t},

on en déduit :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\ln U_L}{\mathrm{d}z} = -\frac{\tau_0}{2 H_a H_t} \, z \exp\left(-\frac{z}{H_a}\right)}

ou de façon équivalente :

\frac{\mathrm{d}\ln U_L}{\mathrm{d}z} = -\frac{z\,\tau(z)}{2 H_a H_t}.

Résultat

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Question 56

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : approximation de couche mince, intégration

Montrer l'égalité approchée suivante, en supposant :

Voir l'indice

Intégrer par parties l'expression de \ln(U_L(H_t)/U_L(0)) entre 0 et H_t en exploitant la condition H_t \gg H_a pour annuler le terme aux limites supérieur.

Voir la stratégie
  1. Intégrer l'expression de \frac{\mathrm{d}\ln U_L}{\mathrm{d}z} établie à la question Q55 entre la surface (z = 0) et la tropopause (z = H_t).
  2. Calculer l'intégrale par parties.
  3. Utiliser l'hypothèse H_a \ll H_t pour négliger les termes exponentiellement amortis en \exp(-H_t/H_a) devant 1.
Voir la réponse courte

Intégration sur la colonne avec H_a \ll H_t justifiant l'expression simplifiée de l'atténuation logarithmique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q55, la dérivée verticale de \ln U_L s'écrit :

\frac{\mathrm{d}\ln U_L}{\mathrm{d}z} = -\frac{\tau_0}{2 H_a H_t}\,z\exp\left(-\frac{z}{H_a}\right).

Par intégration entre z = 0 et z = H_t, on obtient :

\ln\left(\frac{U_L(H_t)}{U_L(0)}\right) = \int_0^{H_t} \frac{\mathrm{d}\ln U_L}{\mathrm{d}z}\,\mathrm{d}z = -\frac{\tau_0}{2 H_a H_t} \int_0^{H_t} z\exp\left(-\frac{z}{H_a}\right)\mathrm{d}z.

Calculons l'intégrale I = \int_0^{H_t} z\exp\left(-\frac{z}{H_a}\right)\mathrm{d}z par parties en posant :

\begin{aligned} u(z) &= z \implies u'(z) = 1, \\ v'(z) &= \exp\left(-\frac{z}{H_a}\right) \implies v(z) = -H_a\exp\left(-\frac{z}{H_a}\right). \end{aligned}

Il vient :

\begin{aligned} I &= \left[-z H_a \exp\left(-\frac{z}{H_a}\right)\right]_0^{H_t} + H_a \int_0^{H_t} \exp\left(-\frac{z}{H_a}\right)\mathrm{d}z \\ &= -H_t H_a \exp\left(-\frac{H_t}{H_a}\right) - H_a^2 \left[\exp\left(-\frac{z}{H_a}\right)\right]_0^{H_t} \\ &= H_a^2 - H_a(H_t + H_a)\exp\left(-\frac{H_t}{H_a}\right) \\ &= H_a^2 \left[1 - \left(1 + \frac{H_t}{H_a}\right)\exp\left(-\frac{H_t}{H_a}\right)\right]. \end{aligned}

Comme H_a \ll H_t, le rapport \frac{H_t}{H_a} \gg 1. Le terme \left(1 + \frac{H_t}{H_a}\right)\exp\left(-\frac{H_t}{H_a}\right) est exponentiellement négligeable devant 1 (pour H_a = 2\text{ km} et H_t \sim 10\text{--}15\text{ km}, \frac{H_t}{H_a} \approx 5 à 7 et \mathrm{e}^{-H_t/H_a} < 10^{-2}).

On a donc en première approximation :

I \approx H_a^2.

En reportant cette approximation dans l'intégrale de \ln U_L :

\ln\left(\frac{U_L(H_t)}{U_L(0)}\right) \approx -\frac{\tau_0}{2 H_a H_t} \times H_a^2,

d'où l'égalité demandée :

\boxed{\ln\left(\frac{U_L(H_t)}{U_L(0)}\right) \approx -\frac{\tau_0 H_a}{2 H_t}}

Résultat

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Question 57

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : flux en sommet de troposphère

D'autre part, exprimer en fonction notamment de .

Voir l'indice

Au-delà de la tropopause, l'atmosphère est transparente et isotherme à T_t, donc le flux sortant U_L(H_t) s'identifie au flux au sommet U_{Lt} = 2\sigma T_t^4.

Voir la stratégie
  1. Identifier la température à l'altitude de la tropopause z = H_t d'après les hypothèses du modèle.
  2. Utiliser la relation empirique de l'énoncé liant B et U_L en z = H_t.
  3. Exprimer le flux d'émission du corps noir B(H_t) via la loi de Stefan et en déduire U_L(H_t).
Voir la réponse courte

Au niveau de la tropopause, le flux s'identifie au rayonnement d'équilibre : U_L(H_t) = \sigma T_t^4.

Voir le corrigé complet

D'après les hypothèses introduites pour ce modèle radiatif-convectif :

  • Au-delà de la tropopause (z \ge H_t), la température est considérée comme constante ; elle est donc égale à la température du haut de l'atmosphère T_t :

    T(H_t) = T_t.
  • Le flux d'émission thermique de corps noir à cette altitude vaut donc, selon la loi de Stefan (équation 2) :

    B(H_t) = \sigma T(H_t)^4 = \sigma T_t^4.

Par ailleurs, l'équation (23) donne pour z = H_t :

\frac{B(H_t)}{U_L(H_t)} = 1 - \frac{H_t}{2H_t} = \frac{1}{2},

d'où l'on tire directement :

U_L(H_t) = 2 B(H_t).

En remplaçant B(H_t) par son expression, on obtient :

\boxed{U_L(H_t) = 2\sigma T_t^4}

Résultat

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Question 58

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : profil convectif linéaire, équilibre de surface

En utilisant une condition d'équilibre thermique à la surface, montrer l'égalité suivante :

où est le gradient thermique, supposé constant ().

Voir l'indice

Écrire U_L(0) \simeq \sigma T(0)^4 avec le profil convectif linéaire T(0) = T_t + \Gamma H_t, puis effectuer un développement limité au premier ordre en \Gamma H_t / T_t.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la température au sol T(0) en fonction de la température de la tropopause T(H_t) = T_t en intégrant le gradient thermique constant \Gamma.
  2. Relier le flux montant en surface U_L(0) à la température de surface T(0) via la condition d'équilibre thermique (B(0) = U_L(0)), puis utiliser l'expression de U_L(H_t) établie à la question Q57.
  3. Écrire le rapport U_L(H_t)/U_L(0), prendre le logarithme népérien et appliquer un développement limité au premier ordre.
Voir la réponse courte

Développement avec le profil linéaire de température T(z) = T_t + \Gamma(H_t - z) et la condition au sol.

Voir le corrigé complet

Dans la troposphère (0 \le z \le H_t), le gradient thermique est supposé constant :

\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z} = -\Gamma \implies T(z) = T(0) - \Gamma z

À la tropopause (z = H_t), la température vaut T(H_t) = T_t, d'où :

T_t = T(0) - \Gamma H_t \iff T(0) = T_t + \Gamma H_t = T_t \left(1 + \frac{\Gamma H_t}{T_t}\right)

À la surface (z = 0), l'équilibre thermique avec le sol assimilé à un corps noir (ou d'après l'équation (23) pour laquelle B(0)/U_L(0) = 1) donne :

U_L(0) = B(0) = \sigma T(0)^4 = \sigma T_t^4 \left(1 + \frac{\Gamma H_t}{T_t}\right)^4

D'après le résultat de la question Q57, le flux montant à la tropopause s'écrit :

U_L(H_t) = 2 \sigma T_t^4

Le rapport des flux s'en déduit immédiatement :

\frac{U_L(H_t)}{U_L(0)} = \frac{2 \sigma T_t^4}{\sigma T_t^4 \left(1 + \frac{\Gamma H_t}{T_t}\right)^4} = 2 \left(1 + \frac{\Gamma H_t}{T_t}\right)^{-4}

En prenant le logarithme népérien :

\ln\left(\frac{U_L(H_t)}{U_L(0)}\right) = \ln(2) - 4 \ln\left(1 + \frac{\Gamma H_t}{T_t}\right)

Comme \frac{\Gamma H_t}{T_t} \ll 1 (avec H_t \sim 10\text{ km}, \Gamma = 6,5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} et T_t \approx 210\text{ K}, on a \frac{\Gamma H_t}{T_t} \approx 0,3), on effectue le développement limité au premier ordre \ln(1 + x) \approx x :

\boxed{\ln\left(\frac{U_L(H_t)}{U_L(0)}\right) \approx \ln(2) - \frac{4\Gamma H_t}{T_t}}

Résultat

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Question 59

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : hauteur de tropopause, équation du second degré

Déduire des questions précédentes :

avec .

Voir l'indice

Égaler les deux expressions de \ln(U_L(H_t)/U_L(0)) trouvées en Q56 et Q58 pour obtenir une équation du second degré en H_t, et en extraire la racine physique positive.

Voir la stratégie
  1. Égaler les deux expressions distinctes de \ln\left(U_L(H_t)/U_L(0)\right) établies aux questions Q56 et Q58.
  2. Se ramener à une équation polynomiale du second degré en H_t.
  3. Exprimer les racines et sélectionner la seule solution strictement positive ayant un sens physique.
Voir la réponse courte

Résolution de l'équation du second degré en H_t issue de l'égalisation des deux expressions de \ln[U_L(H_t)/U_L(0)].

Voir le corrigé complet

D'après la question Q56, l'intégration du transfert radiatif à travers la troposphère donne :

\ln\left(\frac{U_L(H_t)}{U_L(0)}\right) \approx -\frac{\tau_0 H_a}{2 H_t}.

D'autre part, la condition de continuité radiative à la surface combinée au profil convectif établie à la question Q58 fournit :

\ln\left(\frac{U_L(H_t)}{U_L(0)}\right) \approx \ln(2) - \frac{4\Gamma H_t}{T_t}.

En égalant ces deux expressions, on obtient :

\ln(2) - \frac{4\Gamma H_t}{T_t} = -\frac{\tau_0 H_a}{2 H_t}.

En multipliant par 2 T_t H_t (avec H_t > 0) et en regroupant les termes, on aboutit à l'équation du second degré en H_t :

8\Gamma H_t^2 - 2\ln(2) T_t H_t - \tau_0 H_a T_t = 0.

En posant C = 2\ln(2) = 1,39, cette équation s'écrit :

8\Gamma H_t^2 - C T_t H_t - \tau_0 H_a T_t = 0.

Le discriminant associé est :

\Delta = (-C T_t)^2 - 4(8\Gamma)(-\tau_0 H_a T_t) = C^2 T_t^2 + 32\Gamma \tau_0 H_a T_t.

Puisque le produit des racines -\frac{\tau_0 H_a T_t}{8\Gamma} est strictement négatif, l'équation admet deux racines réelles de signes opposés. L'altitude de la tropopause devant être strictement positive (H_t > 0), la seule racine physique est :

\boxed{H_t = \frac{1}{16\Gamma}\left(C T_t + \sqrt{C^2 T_t^2 + 32\Gamma \tau_0 H_a T_t}\right)}

Résultat

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Question 60

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : hauteur de tropopause, ordre de grandeur

En déduire la valeur numérique de la hauteur de la tropopause dans ce modèle. Indications : et . La valeur trouvée est-elle en accord avec les observations dans l'atmosphère ?

Voir l'indice

Effectuer l'application numérique avec les valeurs données : on trouve environ 10\text{ km}, en excellent accord avec l'épaisseur typique de la troposphère aux latitudes moyennes.

Voir la stratégie
  1. Identifier les valeurs numériques des paramètres intervenant dans la formule de H_t établie à la question Q59, en exprimant \Gamma en \mathrm{K\cdot km^{-1}} et H_a en \mathrm{km} pour obtenir directement H_t en kilomètres.
  2. Effectuer le calcul numérique pas à pas à l'aide des indications fournies par l'énoncé (16 \times 6,5 = 104 et (2\ln 2)^2 = 1,9).
  3. Comparer la valeur obtenue aux données textuelles du document 3.1 et au profil de l'atmosphère standard (figure 4a).
Voir la réponse courte

Résolution numérique donnant une tropopause vers H_t \approx 11\text{ km}, en excellent accord avec les observations.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q59, la hauteur de la tropopause s'exprime par :

H_t = \frac{1}{16\Gamma}\left(C T_t + \sqrt{C^2 T_t^2 + 32\Gamma \tau_0 H_a T_t}\right)

avec les grandeurs suivantes :

  • \Gamma = 6,5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} ;
  • 16\Gamma = 16 \times 6,5 = 104\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} ;
  • C = 2\ln(2) = 1,39 et C^2 = 1,9 ;
  • T_t \approx 210\text{ K} (d'après la question Q45) ;
  • \tau_0 = 5 et H_a = 2\text{ km} (d'après la question Q42).

Calculons successivement chaque terme :

\begin{aligned} C T_t &= 1,39 \times 210 \approx 292\text{ K}, \\ C^2 T_t^2 &= 1,9 \times (210)^2 = 1,9 \times 44\,100 \approx 8,4 \times 10^4\text{ K}^2, \\ 32\Gamma \tau_0 H_a T_t &= 2 \times (16\Gamma) \times (\tau_0 H_a) \times T_t \\ &= 2 \times 104 \times (5 \times 2) \times 210 \\ &= 208 \times 10 \times 210 = 4,37 \times 10^5\text{ K}^2. \end{aligned}

Le terme sous le radical vaut donc :

C^2 T_t^2 + 32\Gamma \tau_0 H_a T_t \approx 8,4 \times 10^4 + 43,7 \times 10^4 = 52,1 \times 10^4\text{ K}^2.

Comme \sqrt{52} \approx 7,2 (puisque 7,2^2 = 51,84), on a :

\sqrt{C^2 T_t^2 + 32\Gamma \tau_0 H_a T_t} \approx 7,2 \times 10^2\text{ K} = 720\text{ K}.

On en déduit la hauteur de la tropopause :

H_t \approx \frac{292 + 720}{104} = \frac{1012}{104} \approx 9,7\text{ km}.

Avec un chiffre significatif :

\boxed{H_t \approx 10\text{ km}}

(ou H_t \approx 9,7\text{ km} avec deux chiffres significatifs).

Comparaison avec les observations :

  • Le document 3.1 (lignes 10 à 12) indique que l'ordre de grandeur de l'épaisseur de la troposphère est « la dizaine de kilomètres dans les régions tempérées, mais se réduit à 7\text{ km} aux pôles alors qu'il frôle la vingtaine de kilomètres au-dessus de la zone équatoriale ».
  • La figure 4a montre que, dans l'atmosphère standard (latitudes moyennes), la troposphère s'étend jusqu'à environ z \approx 11\text{ km}, altitude où débute la tropopause isotherme.

La valeur trouvée (H_t \approx 10\text{ km}) est donc en très bon accord avec les observations expérimentales.

Résultat

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Question 61

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Diffusion et transferts thermiques › Diffusion de particules

Notions : cycle de l'eau, temps de résidence

Les modèles numériques montrent que les émissions de vapeur d'eau d'origine humaine (irrigation, combustion, tours de refroidissement des centrales thermiques, ...) n'affectent pas le climat, au contraire des émissions de . Justifier brièvement cette propriété.

Voir l'indice

La vapeur d'eau a un temps de résidence très court (\sim 10\text{ jours}) régulé par les précipitations et la température de l'air, empêchant toute accumulation directe d'origine anthropique.

Voir la stratégie

Pour comparer l'impact climatique des émissions anthropiques de vapeur d'eau et de dioxyde de carbone, nous nous appuyons sur les temps caractéristiques de séjour dans l'atmosphère et sur la nature physique de ces deux gaz :

  1. Extraire du document (table 3) les temps d'ajustement respectifs de \mathrm{H_2O} et du \mathrm{CO_2} ;
  2. Identifier le mécanisme limitant la teneur atmosphérique en vapeur d'eau (la saturation et le cycle hydrologique) par opposition à l'accumulation du \mathrm{CO_2}.
Voir la réponse courte

L'eau anthropique se condense et précipite en quelques jours (cycle naturel rapide), tandis que le \mathrm{CO}_2 s'accumule sur des siècles.

Voir le corrigé complet

D'après la table 3 de l'énoncé, le temps d'ajustement de la vapeur d'eau dans l'atmosphère est de l'ordre de :

\tau_{\mathrm{H_2O}} \approx 10\text{ jours},

tandis que celui du dioxyde de carbone est beaucoup plus long :

\tau_{\mathrm{CO_2}} \ge 45\text{ ans}.

Cette différence fondamentale s'explique par les mécanismes régissant leur concentration :

  • L'eau est une espèce condensable dans les conditions atmosphériques. Sa teneur maximale sous forme gazeuse est strictement plafonnée par la pression de vapeur saturante e_s(T) (loi de Clausius-Clapeyron, équation (8)). Tout apport anthropique d'eau entraîne rapidement une sursaturation locale, provoquant la condensation puis l'évacuation sous forme de précipitations (pluie, neige) à l'échelle d'une dizaine de jours. La vapeur d'eau ne s'accumule donc pas par émission directe.
  • À l'inverse, le \mathrm{CO_2} est un gaz non condensable et chimiquement inerte dans la troposphère. Ses émissions anthropiques s'accumulent durablement dans l'enveloppe atmosphérique, modifiant le forçage radiatif sur plusieurs décennies.
\boxed{\text{L'eau est évacuée en }\sim 10\text{ jours par condensation/précipitations (cycle hydrologique), tandis que le }\mathrm{CO_2}\text{ s'accumule pendant plusieurs décennies.}}

Résultat

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Question 62

DifficileTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : effet de serre, élévation de la tropopause

Justifier qualitativement que augmente si la concentration en augmente. Tracer les profils verticaux de température pour la concentration de initiale et une concentration plus élevée. On indiquera ainsi que , l'altitude qui correspond à la hauteur d'émission . Quelle est la conséquence sur la température au sol ?

Voir l'indice

Une hausse de \mathrm{CO}_2 augmente l'épaisseur optique \tau_0, ce qui accroît H_t et élève l'altitude d'émission H_e vers des couches plus froides, nécessitant un réchauffement global de la troposphère.

Voir la stratégie
  1. Relier l'augmentation de la concentration en \mathrm{CO}_2 à la profondeur optique \tau_0, puis utiliser l'expression de H_t issue de la question Q59 ainsi qu'un argument physique sur l'altitude d'échappement des photons infrarouges.
  2. Tracer les profils verticaux T(z) : une troposphère de gradient constant \Gamma = -\mathrm{d}T/\mathrm{d}z surmontée d'une stratosphère isotherme à T_t, en repérant les altitudes H_e et H_t pour les deux concentrations.
  3. En déduire l'effet sur la température au sol en utilisant la constance de la température d'émission effective T_e imposée par le bilan radiatif global.
Voir la réponse courte

L'opacité accrue monte l'altitude d'émission H_e ; par prolongation selon le gradient \Gamma, la température au sol augmente.

Voir le corrigé complet

1. Augmentation de la hauteur de la tropopause H_t

D'après la question Q59, la hauteur de la tropopause s'écrit :

H_t = \frac{1}{16\Gamma}\left(C T_t + \sqrt{C^2 T_t^2 + 32\,\Gamma \tau_0 H_a T_t}\right)

Une augmentation de la concentration en \mathrm{CO}_2, gaz à effet de serre absorbant dans l'infrarouge, augmente le coefficient d'absorption moyen et donc la profondeur optique globale \tau_0. Tous les autres paramètres (\Gamma, H_a, T_t) restant fixés, H_t est une fonction strictement croissante de \tau_0 : la tropopause s'élève (H_t' > H_t).

Physiquement, l'accroissement de l'opacité infrarouge empêche le rayonnement thermique de s'échapper des basses couches ; le niveau effectif d'émission vers l'espace H_e est repoussé vers des couches plus hautes et plus raréfiées, ce qui étend la colonne convective vers le haut et élève la tropopause.

2. Tracé des profils verticaux de température

Dans ce modèle :

  • pour z \le H_t, le profil est régi par la convection saturée : T(z) = T(0) - \Gamma z avec \Gamma = 6{,}5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1} constant ;
  • pour z \ge H_t, l'atmosphère est isotherme à la température T_t ;
  • l'altitude d'émission H_e est définie par T(H_e) = T_e. L'équilibre radiatif global de la Terre impose U_{Lt} = \sigma T_e^4 = \frac{(1-\alpha)F}{4}, de sorte que la température d'émission T_e demeure inchangée.

3. Conséquence sur la température au sol

La température au sol s'exprime à partir de la hauteur d'émission par :

T(0) = T_e + \Gamma H_e

Comme T_e et \Gamma sont constants alors que la hauteur d'émission augmente (H_e' > H_e), la température au sol augmente :

\boxed{\Delta T(0) = \Gamma \, \Delta H_e > 0}

L'augmentation de la concentration en \mathrm{CO}_2 provoque ainsi un réchauffement à la surface de la Terre.

Résultat

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5.4 · Étude en fonction de la longueur d'onde

Question 63

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : opacité spectrale, bande d'absorption

À partir notamment de la figure 11, déterminer (approximativement) les valeurs de sur toute la hauteur de l'atmosphère, pour (soit environ ) et pour (soit environ ). Nous prenons comme valeur de concentration en la valeur , soit une concentration en masse d'environ ( de par kg d'air). Cette concentration est proche de la concentration préindustrielle. Commenter les valeurs obtenues pour .

Voir l'indice

Estimer l'intégrale \tau_\lambda \sim k_\lambda \Sigma pour chaque gaz à partir des masses surfaciques totales données et des valeurs de k_\lambda lues sur la figure 11.

Voir la stratégie
  1. Définir l'épaisseur optique intégrée sur toute la hauteur de l'atmosphère \tau_\lambda = \int_0^{+\infty} k_\lambda \rho\,\mathrm{d}z pour chaque constituant absorbant (\mathrm{H}_2\mathrm{O} et \mathrm{CO}_2), sous la forme \tau_\lambda = k_{\lambda,\mathrm{H}_2\mathrm{O}}\,\Sigma_v + k_{\lambda,\mathrm{CO}_2}\,\Sigma_{\mathrm{CO}_2}.
  2. Déterminer les masses surfaciques \Sigma_v (donnée en légende de la figure 4) et \Sigma_{\mathrm{CO}_2} (déduite de la pression au sol et de la concentration massique).
  3. Lire les coefficients d'absorption k_\lambda sur la figure 11 aux deux longueurs d'onde considérées, en déduire \tau_\lambda et commenter les ordres de grandeur (milieu optiquement épais vs fenêtre atmosphérique transparente).
Voir la réponse courte

Forte opacité \tau \gg 1 à 15\,\mu\mathrm{m} (\mathrm{CO}_2), tandis que la fenêtre atmosphérique à 11\,\mu\mathrm{m} est transparente (\tau \ll 1).

Voir le corrigé complet

L'épaisseur optique de l'atmosphère entre le sol (z = 0) et le sommet (z \to +\infty) s'écrit :

\tau_\lambda = \int_0^{+\infty} k_\lambda(z)\,\rho(z)\,\mathrm{d}z = k_{\lambda,\mathrm{H}_2\mathrm{O}}\,\Sigma_v + k_{\lambda,\mathrm{CO}_2}\,\Sigma_{\mathrm{CO}_2}

où \Sigma_v et \Sigma_{\mathrm{CO}_2} sont les masses de vapeur d'eau et de dioxyde de carbone par unité de surface au-dessus du sol.

1. Masses surfaciques des gaz absorbants :

  • D'après la légende de la figure 4, la quantité de vapeur d'eau intégrée verticalement vaut :

    \Sigma_v = 14,4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-2} \approx 14\text{ kg}\cdot\text{m}^{-2}
  • La masse surfacique totale de l'atmosphère découle de la condition hydrostatique au sol : P_0 = g\,\Sigma_{\text{air}}, soit avec P_0 \approx 10^5\text{ Pa} et g \approx 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

    \Sigma_{\text{air}} = \frac{P_0}{g} \approx \frac{10^5}{10} \approx 10^4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-2}

    La concentration massique du \mathrm{CO}_2 étant uniforme et égale à w_{\mathrm{CO}_2} \approx 450 \times 10^{-6}\text{ kg}\cdot\text{kg}^{-1} :

    \Sigma_{\mathrm{CO}_2} = w_{\mathrm{CO}_2}\,\Sigma_{\text{air}} \approx 450 \times 10^{-6} \times 10^4 \approx 4,5\text{ kg}\cdot\text{m}^{-2}

2. Détermination de \tau_\lambda pour \lambda_1 = 15\,µ\mathrm{m} (650\text{ cm}^{-1}) : Sur la figure 11, autour de 650\text{ cm}^{-1} se trouve la bande d'absorption fondamentale de flexion du \mathrm{CO}_2 :

  • Pour le \mathrm{CO}_2 (courbe grise), le pic atteint k_{\lambda_1,\mathrm{CO}_2} \approx 10^3\text{ à } 10^4\text{ m}^2\cdot\text{kg}^{-1} ;
  • Pour l'eau (courbe noire), k_{\lambda_1,\mathrm{H}_2\mathrm{O}} \approx 1\text{ à } 10\text{ m}^2\cdot\text{kg}^{-1}.

L'absorption par le \mathrm{CO}_2 est largement dominante :

\tau_{\lambda_1} \approx k_{\lambda_1,\mathrm{CO}_2}\,\Sigma_{\mathrm{CO}_2} \sim 10^3 \times 4,5 \sim 10^3 \text{ à } 10^4
\boxed{\tau_{\lambda_1} \sim 10^3 \gg 1}

3. Détermination de \tau_\lambda pour \lambda_2 = 11\,µ\mathrm{m} (900\text{ cm}^{-1}) : Sur la figure 11, à 900\text{ cm}^{-1} :

  • Le \mathrm{CO}_2 n'absorbe quasiment pas : k_{\lambda_2,\mathrm{CO}_2} < 10^{-4}\text{ m}^2\cdot\text{kg}^{-1}, contribution négligeable ;
  • Pour l'eau, le coefficient d'absorption est dans un creux très prononcé : k_{\lambda_2,\mathrm{H}_2\mathrm{O}} \approx 10^{-2}\text{ m}^2\cdot\text{kg}^{-1}.

On obtient donc :

\tau_{\lambda_2} \approx k_{\lambda_2,\mathrm{H}_2\mathrm{O}}\,\Sigma_v \sim 10^{-2} \times 14,4 \sim 0,1
\boxed{\tau_{\lambda_2} \sim 0,1 \ll 1}

Commentaire :

  • À \lambda_1 = 15\,\mu\mathrm{m}, \tau_{\lambda_1} \gg 1 : l'atmosphère est optiquement très épaisse (totalement opaque). Le rayonnement émis par la surface est absorbé sur les premiers mètres ou dizaines de mètres au-dessus du sol.
  • À \lambda_2 = 11\,\mu\mathrm{m}, \tau_{\lambda_2} \ll 1 : l'atmosphère est optiquement mince (quasi transparente). Cette bande spectrale (8\text{--}12\,\mu\mathrm{m}) correspond à la « fenêtre atmosphérique », par laquelle la surface terrestre rayonne directement vers l'espace.

Résultat

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Question 64

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : niveau d'émission effectif

Estimer l'altitude où est émise le rayonnement pour ces deux longueurs d'onde, à partir notamment de la figure 10. Faire le lien avec la question précédente.

Voir l'indice

Le rayonnement vers l'espace s'échappe de la couche où \tau(z) \sim 1 : associer la fenêtre à 11\ \mu\text{m} à une émission directe du sol chaud (300\text{ K}) et la bande à 15\ \mu\text{m} à la tropopause froide (220\text{ K}).

Voir la stratégie
  1. Associer chaque longueur d'onde à son nombre d'onde \sigma = 1/\lambda pour lire sur la figure 10 la température de brillance (courbe d'émission du corps noir équivalente).
  2. Utiliser le profil vertical de température de l'atmosphère standard (figure 4a) pour en déduire l'altitude d'émission correspondante.
  3. Relier ces altitudes aux épaisseurs optiques calculées à la question précédente (Q63).
Voir la réponse courte

À 15\,\mu\mathrm{m}, l'émission provient de la haute troposphère froide ; à 11\,\mu\mathrm{m}, elle provient directement de la surface chaude.

Voir le corrigé complet

1. Détermination des températures et des altitudes d'émission

  • Pour \lambda_2 = 11\,µ\mathrm{m} (\sigma_2 \approx 900\,\mathrm{cm}^{-1}) :
    Sur la figure 10, à \sigma = 900\,\mathrm{cm}^{-1}, le spectre de radiance mesuré se situe au niveau de la courbe d'émission du corps noir pour une température de :

    T_2 \approx 290\text{ à }300\,\mathrm{K}.

    D'après le profil de température de l'atmosphère standard (figure 4a), une température de l'ordre de 290\,\mathrm{K} correspond au voisinage du sol :

    \boxed{z_2 \approx 0\,\mathrm{km}}.
  • Pour \lambda_1 = 15\,µ\mathrm{m} (\sigma_1 \approx 650\,\mathrm{cm}^{-1}) :
    Sur la figure 10, on observe un creux d'émission très marqué correspondant à la bande du \mathrm{CO}_2, dont le fond coïncide avec la courbe de corps noir à la température :

    T_1 \approx 215\text{ à }220\,\mathrm{K}.

    D'après la figure 4a, cette température minimale de l'ordre de 217\,\mathrm{K} correspond à la tropopause et à la basse stratosphère, soit une altitude comprise entre 11\,\mathrm{km} et 20\,\mathrm{km} :

    \boxed{z_1 \approx 11\text{ à }15\,\mathrm{km}}.

2. Lien avec la question Q63

Ce résultat confirme directement les conclusions de la question Q63 :

  • À \lambda_2 = 11\,\mu\mathrm{m}, l'épaisseur optique intégrée de l'atmosphère est très faible (\tau \ll 1) : l'atmosphère est quasi-transparente dans cette « fenêtre atmosphérique ». Le rayonnement thermique émis par la surface terrestre n'est pas absorbé et s'échappe directement vers l'espace ; le satellite « voit » donc directement le sol.
  • À \lambda_1 = 15\,\mu\mathrm{m}, l'épaisseur optique est très grande (\tau \gg 1) : le rayonnement provenant du sol ou des basses couches est entièrement absorbé. Le rayonnement détecté par le satellite ne peut être émis que par les couches très élevées au-dessus desquelles l'atmosphère devient optiquement mince (\tau(z) \sim 1), c'est-à-dire au niveau de la tropopause, région particulièrement froide de l'atmosphère.

Résultat

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Question 65

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : saturation spectrale, fenêtre atmosphérique

Nous étudions qualitativement l'effet d'un doublement de la concentration en dans l'atmosphère, c'est-à-dire le passage de à . Nous considérons dans cette question que la concentration massique en eau est constante lorsque la concentration en change. Déterminer 3 types de comportements suivant la longueur d'onde. À quel type de comportement correspond le raisonnement de la question Q62 ? Commenter le rôle de ces 3 zones de longueurs d'onde dans l'augmentation de la température au sol.

Voir l'indice

Distinguer le centre saturé de la bande à 15\ \mu\text{m}, la fenêtre atmosphérique transparente et les flancs (ailes) de la bande d'absorption où \tau \sim 1, ces derniers étant les seuls moteurs du forçage.

Voir la stratégie
  1. Analyser le spectre d'absorption de la figure 11 en fonction de l'opacité du \mathrm{CO}_2 pour distinguer les trois régimes : bande transparente/dominée par \mathrm{H}_2\mathrm{O}, centre saturé de la bande à 15\,\mu\mathrm{m}, et ailes de la bande (régime optiquement intermédiaire).
  2. Identifier dans quel régime l'altitude d'émission H_e s'élève dans une zone à gradient thermique négatif (troposphère), ce qui correspond à l'hypothèse de la question Q62.
  3. Décrire le rôle radiatif respectif de chaque zone dans le forçage radiatif initial et dans la réponse en température de la surface pour restaurer l'équilibre global.
Voir la réponse courte

Cœur saturé du \mathrm{CO}_2, ailes de bandes s'épaississant (effet principal de forçage), et fenêtres spectrales inchangées.

Voir le corrigé complet

1. Les trois types de comportements spectraux

Lors d'un doublement de la concentration en \mathrm{CO}_2, la masse volumique de ce gaz double en tout point, donc sa contribution à l'épaisseur optique \tau_{\lambda} double. L'examen des figures 10 et 11 permet de distinguer trois domaines de longueurs d'onde :

  • Zone 1 : Région transparente au \mathrm{CO}_2 ou dominée par la vapeur d'eau (par exemple la fenêtre atmosphérique 8\text{--}13\,\mu\mathrm{m} hors 9{,}6\,\mu\mathrm{m}, et les bandes d'absorption de l'eau en deçà de 8\,\mu\mathrm{m} ou au-delà de 20\,\mu\mathrm{m}). Le coefficient k_\lambda du \mathrm{CO}_2 y est nul ou très faible devant celui de la vapeur d'eau. La variation de \mathrm{CO}_2 ne modifie pas \tau_\lambda dans cette zone.
  • Zone 2 : Cœur de la bande d'absorption du \mathrm{CO}_2 (autour de \lambda \approx 15\,\mu\mathrm{m}) : le coefficient d'absorption est très élevé (k_\lambda \sim 10^3\text{ m}^2\cdot\text{kg}^{-1}), de sorte que \tau_\lambda \gg 1 dès la haute troposphère. La bande est déjà totalement opaque (saturée). Le rayonnement vers l'espace est déjà émis depuis la tropopause / basse stratosphère isotherme (T \approx T_t \approx 215\text{--}220\text{ K}). Une augmentation de concentration déplace l'altitude d'émission dans une couche où la température varie très peu : la radiance émise vers l'espace reste quasi inchangée.
  • Zone 3 : Ailes (flancs) de la bande du \mathrm{CO}_2 (typiquement 12\text{--}14\,\mu\mathrm{m} et 16\text{--}18\,\mu\mathrm{m}) : le coefficient d'absorption est intermédiaire, de sorte que l'altitude d'émission z(\tau_\lambda \sim 1) se situe dans la troposphère, où le gradient thermique est strictement négatif (-\mathrm{d}T/\mathrm{d}z = \Gamma = 6{,}5\text{ K}\cdot\text{km}^{-1}). Un doublement de \mathrm{CO}_2 élève l'altitude d'émission dans une couche d'air plus haute et donc plus froide, ce qui réduit la radiance émise vers l'espace.

2. Lien avec le raisonnement de la question Q62

Le raisonnement de la question Q62 repose sur le fait qu'une augmentation de gaz à effet de serre fait monter l'altitude d'émission effective H_e dans une atmosphère où la température décroît avec l'altitude (T(z) = T(0) - \Gamma z), diminuant ainsi le flux émis à température inchangée au sol.

\boxed{\text{Le raisonnement de la question Q62 correspond au comportement des ailes de la bande (zone 3).}}

3. Rôle de ces trois zones dans l'augmentation de la température au sol

  • Les ailes de la bande (zone 3) sont le moteur principal du forçage radiatif : en réduisant l'émission vers l'espace par élargissement spectral du « creux » à 15\,\mu\mathrm{m} (effet d'élargissement de bande), elles créent un déficit radiatif sortant.
  • Le cœur de bande saturé (zone 2) a une contribution quasi nulle au forçage radiatif supplémentaire, car la transmission au niveau du sol est déjà nulle et l'émission au sommet provient déjà de la zone isotherme de tropopause.
  • La zone transparente / fenêtre atmosphérique (zone 1) ne crée pas de forçage direct, mais joue un rôle d'évacuation crucial lors de la réponse du climat : pour compenser le déficit d'émission créé dans la zone 3 et rétablir le bilan radiatif global (U_{Lt} = \text{constante}), la température de surface T(0) doit s'élever, augmentant l'émission thermique essentiellement à travers cette fenêtre atmosphérique.

Résultat

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5.5 · Modèle numérique

Question 66

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : équation de transfert radiatif, facteur intégrant

En utilisant notamment le résultat de la question Q37, et en multipliant par , montrer que :

où pour simplifier nous notons la variable notée à la question Q37. Montrer de même que :

où est la valeur de en (cette valeur dépend de , mais comme mentionné plus haut nous omettons cette précision pour simplifier les notations). Nous supposerons que la surface terrestre se comporte comme un corps noir.

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire d'ordre 1 avec le facteur intégrant \exp(\tau), puis intégrer entre les bornes en utilisant la définition T_\lambda(\tau) = \exp(-\tau).

Voir la stratégie
  1. Pour le flux descendant D_\lambda : partir de l'équation de transfert établie à la question Q37, multiplier par le facteur intégrant \mathrm{e}^\tau, intégrer entre le sommet de l'atmosphère (\tau' = 0) où D_\lambda(0) = 0 et le niveau \tau, puis exprimer le noyau sous forme de dérivée de la transmittance T_\lambda(\tau - \tau').
  2. Pour le flux ascendant U_\lambda : partir de l'équation (16), multiplier par le facteur intégrant \mathrm{e}^{-\tau}, intégrer entre le niveau \tau et la surface (\tau' = \tau_0) où U_\lambda(\tau_0) = B_\lambda(\tau_0) (corps noir), puis identifier la dérivée de T_\lambda(\tau' - \tau).
Voir la réponse courte

Intégration par facteur intégrant de l'équation de transfert de Schwarzschild pour les flux ascendant et descendant.

Voir le corrigé complet

1. Expression du flux énergétique descendant D_\lambda :

D'après la question Q37, l'équation régissant le flux hémisphérique descendant D_\lambda s'écrit (en omettant l'exposant * selon la convention de l'énoncé) :

\frac{\mathrm{d}D_\lambda}{\mathrm{d}\tau} = -D_\lambda + B_\lambda \iff \frac{\mathrm{d}D_\lambda}{\mathrm{d}\tau} + D_\lambda = B_\lambda.

En multipliant cette relation par \exp(\tau), on reconnaît la dérivée d'un produit :

\exp(\tau)\,\frac{\mathrm{d}D_\lambda}{\mathrm{d}\tau} + \exp(\tau)\,D_\lambda = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\tau}\left(D_\lambda(\tau)\,\mathrm{e}^{\tau}\right) = B_\lambda(\tau)\,\mathrm{e}^{\tau}.

Intégrons cette relation par rapport à la variable muette \tau' entre le haut de l'atmosphère (\tau' = 0) et la profondeur optique \tau :

\left[D_\lambda(\tau')\,\mathrm{e}^{\tau'}\right]_0^\tau = \int_0^\tau B_\lambda(\tau')\,\mathrm{e}^{\tau'}\,\mathrm{d}\tau'.

Or, en haut de l'atmosphère, aucun rayonnement infrarouge ne pénètre depuis l'espace (question Q40), soit D_\lambda(\tau = 0) = 0. Il vient donc :

\begin{aligned} D_\lambda(\tau)\,\mathrm{e}^{\tau} &= \int_0^\tau B_\lambda(\tau')\,\mathrm{e}^{\tau'}\,\mathrm{d}\tau' \\ D_\lambda(\tau) &= \int_0^\tau B_\lambda(\tau')\,\mathrm{e}^{-(\tau - \tau')}\,\mathrm{d}\tau'. \end{aligned}

Par définition, la transmittance monochromatique est T_\lambda(x) = \exp(-x), ce qui donne pour argument (\tau - \tau') :

T_\lambda(\tau - \tau') = \exp(-(\tau - \tau')) = \exp(\tau' - \tau).

En dérivant par rapport à la variable d'intégration \tau' :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\tau'} T_\lambda(\tau - \tau') = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\tau'} \exp(\tau' - \tau) = \exp(\tau' - \tau) = \exp(-(\tau - \tau')).

On obtient bien la formule (29) de l'énoncé :

\boxed{D_\lambda = \int_0^\tau B_\lambda(\tau')\,\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\tau'} T_\lambda(\tau - \tau')\,\mathrm{d}\tau'}

2. Expression du flux énergétique montant U_\lambda :

L'équation (16) pour le flux montant s'écrit :

\frac{\mathrm{d}U_\lambda}{\mathrm{d}\tau} = U_\lambda - B_\lambda \iff \frac{\mathrm{d}U_\lambda}{\mathrm{d}\tau} - U_\lambda = -B_\lambda.

En multipliant par le facteur intégrant \exp(-\tau) :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\tau}\left(U_\lambda(\tau)\,\mathrm{e}^{-\tau}\right) = -B_\lambda(\tau)\,\mathrm{e}^{-\tau}.

On intègre cette équation entre le niveau \tau et la surface terrestre \tau_0 (où z = 0) :

\left[U_\lambda(\tau')\,\mathrm{e}^{-\tau'}\right]_\tau^{\tau_0} = -\int_\tau^{\tau_0} B_\lambda(\tau')\,\mathrm{e}^{-\tau'}\,\mathrm{d}\tau',

ce qui donne :

U_\lambda(\tau_0)\,\mathrm{e}^{-\tau_0} - U_\lambda(\tau)\,\mathrm{e}^{-\tau} = -\int_\tau^{\tau_0} B_\lambda(\tau')\,\mathrm{e}^{-\tau'}\,\mathrm{d}\tau'.

En multipliant par \exp(\tau), on isole U_\lambda(\tau) :

U_\lambda(\tau) = U_\lambda(\tau_0)\,\mathrm{e}^{-(\tau_0 - \tau)} + \int_\tau^{\tau_0} B_\lambda(\tau')\,\mathrm{e}^{-(\tau' - \tau)}\,\mathrm{d}\tau'.

Comme la surface terrestre est assimilée à un corps noir, le flux émis vers le haut à la surface est égal au flux de Planck :

U_\lambda(\tau_0) = B_\lambda(\tau_0).

De plus, avec T_\lambda(x) = \exp(-x), on a T_\lambda(\tau_0 - \tau) = \exp(-(\tau_0 - \tau)).

Considérons maintenant la transmittance entre le niveau d'émission \tau' et le niveau d'observation \tau \le \tau' :

T_\lambda(\tau' - \tau) = \exp(-(\tau' - \tau)).

Sa dérivée par rapport à \tau' vaut :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\tau'} T_\lambda(\tau' - \tau) = -\exp(-(\tau' - \tau)).

On peut donc réécrire l'intégrale sous la forme :

\int_\tau^{\tau_0} B_\lambda(\tau')\,\mathrm{e}^{-(\tau' - \tau)}\,\mathrm{d}\tau' = - \int_\tau^{\tau_0} B_\lambda(\tau')\,\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\tau'} T_\lambda(\tau' - \tau)\,\mathrm{d}\tau'.

On en déduit l'expression (30) attendue :

\boxed{U_\lambda = B_\lambda(\tau_0)\,T_\lambda(\tau_0 - \tau) - \int_\tau^{\tau_0} B_\lambda(\tau')\,\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\tau'} T_\lambda(\tau' - \tau)\,\mathrm{d}\tau'}

Résultat

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Question 67

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : intégration spectrale, masse optique

Nous introduisons la coordonnée (pour l'eau) définie par :

où est la masse volumique de vapeur d'eau. Nous notons la valeur en haut de l'atmosphère. Comme à la question Q38, nous notons la valeur de intégrée sur tout le spectre infrarouge. Au contraire de la question Q38, nous prenons maintenant en compte le fait que dépend de . Montrer que :

où pour simplifier nous notons au lieu de , et où . Remarque sur les notations : ici désigne la température absolue à la hauteur repérée par et la transmittance monochromatique. Calculer de même .

Voir l'indice

Effectuer le changement de variable d'intégration spatiale \mathrm{d}z' = \mathrm{d}u'/\rho_v(z') et intégrer le flux monochromatique sur tout le domaine infrarouge \lambda \ge \lambda^*.

Voir la stratégie
  1. Relier la profondeur optique \tau à la masse surfacique de vapeur d'eau u en utilisant les définitions différentielles \mathrm{d}\tau = -k_\lambda \rho_v\,\mathrm{d}z et \mathrm{d}u = \rho_v\,\mathrm{d}z.
  2. Effectuer le changement de variable de \tau' vers u' dans l'expression de D_\lambda obtenue à la question Q66, puis intégrer sur le domaine infrarouge \lambda \ge \lambda^* = 5\,\mu\mathrm{m} pour obtenir D_L.
  3. Appliquer le même changement de variable à l'expression de U_\lambda issue de la question Q66 pour exprimer le flux infrarouge ascendant U_L.
Voir la réponse courte

Changement de variable vers la masse surfacique de gaz absorbant u et intégration sur la bande infrarouge.

Voir le corrigé complet

La coordonnée u(z) = \int_0^z \rho_v(z')\,\mathrm{d}z' représente la masse surfacique de vapeur d'eau comprise entre le sol et l'altitude z. On a donc :

\mathrm{d}u = \rho_v(z)\,\mathrm{d}z.

Par définition de la profondeur optique (orientée vers le bas depuis le sommet où \tau = 0 et u = u_t) :

\mathrm{d}\tau = -k_\lambda \rho_v\,\mathrm{d}z = -k_\lambda\,\mathrm{d}u.

La profondeur optique entre un niveau d'altitude repéré par u' et un niveau repéré par u vaut donc :

  • pour u' \ge u (couche située au-dessus de u) : \tau - \tau' = k_\lambda(u' - u), d'où la transmittance T_\lambda(\tau - \tau') = T_\lambda(u' - u) ;
  • pour u' \le u (couche située en-dessous de u) : \tau' - \tau = k_\lambda(u - u'), d'où la transmittance T_\lambda(\tau' - \tau) = T_\lambda(u - u').

1. Expression de D_L :

D'après la question Q66, le flux descendant monochromatique s'écrit :

D_\lambda = \int_0^\tau B_\lambda(\tau') \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\tau'} T_\lambda(\tau - \tau')\,\mathrm{d}\tau'.

En différentiant la relation T_\lambda(\tau - \tau') = T_\lambda(u' - u), il vient directement :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\tau'} T_\lambda(\tau - \tau')\,\mathrm{d}\tau' = \mathrm{d}\left[ T_\lambda(\tau - \tau') \right] = \mathrm{d}\left[ T_\lambda(u' - u) \right] = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}u'} T_\lambda(u' - u)\,\mathrm{d}u'.

Les bornes d'intégration se transforment comme suit :

  • au sommet de l'atmosphère : \tau' = 0 \iff u' = u_t ;
  • au niveau considéré : \tau' = \tau \iff u' = u.

Par conséquent :

D_\lambda = \int_{u_t}^u B_\lambda(T(u')) \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}u'} T_\lambda(u' - u)\,\mathrm{d}u'.

En intégrant sur l'ensemble du domaine infrarouge (\lambda \ge \lambda^* = 5\,\mu\mathrm{m}), on obtient :

\boxed{D_L = \int_{\lambda^*}^{+\infty} \int_{u_t}^u B_\lambda(T(u')) \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}u'} T_\lambda(u' - u)\,\mathrm{d}u'\,\mathrm{d}\lambda}

2. Calcul de U_L :

D'après la question Q66, le flux montant monochromatique s'écrit :

U_\lambda = B_\lambda(\tau_0) T_\lambda(\tau_0 - \tau) - \int_\tau^{\tau_0} B_\lambda(\tau') \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\tau'} T_\lambda(\tau' - \tau)\,\mathrm{d}\tau'.

Le sol se situe à z=0, où \tau' = \tau_0 et u' = 0. Ainsi :

\tau_0 - \tau = k_\lambda(u - 0) = k_\lambda u \implies T_\lambda(\tau_0 - \tau) = T_\lambda(u).

La température à la surface est notée T(0), de sorte que B_\lambda(\tau_0) = B_\lambda(T(0)).

Pour l'intégrale, la tranche émettrice est située entre le sol et l'altitude u (u' \in [0, u]), d'où :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\tau'} T_\lambda(\tau' - \tau)\,\mathrm{d}\tau' = \mathrm{d}\left[ T_\lambda(\tau' - \tau) \right] = \mathrm{d}\left[ T_\lambda(u - u') \right] = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}u'} T_\lambda(u - u')\,\mathrm{d}u'.

Avec les bornes \tau' = \tau \iff u' = u et \tau' = \tau_0 \iff u' = 0, l'intégrale devient :

\begin{aligned} - \int_\tau^{\tau_0} B_\lambda(\tau') \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}\tau'} T_\lambda(\tau' - \tau)\,\mathrm{d}\tau' &= - \int_u^0 B_\lambda(T(u')) \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}u'} T_\lambda(u - u')\,\mathrm{d}u' \\ &= \int_0^u B_\lambda(T(u')) \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}u'} T_\lambda(u - u')\,\mathrm{d}u'. \end{aligned}

En sommant la contribution de surface et l'émission atmosphérique, puis en intégrant sur le domaine infrarouge \lambda \ge \lambda^*, on obtient :

\boxed{U_L = \int_{\lambda^*}^{+\infty} \left[ B_\lambda(T(0))\,T_\lambda(u) + \int_0^u B_\lambda(T(u')) \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}u'} T_\lambda(u - u')\,\mathrm{d}u' \right] \mathrm{d}\lambda}

Résultat

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Question 68

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : émissivité globale

Nous introduisons l'émissivité globale isotherme par :

Exprimer et en fonction de . Les expressions obtenues ne devront pas faire apparaître . Quel est l'intérêt d'introduire la variable ?

Voir l'indice

Exprimer T_\lambda en fonction de 1 - \epsilon, permuter les intégrales spatiale et spectrale pour faire apparaître la dérivée de l'émissivité globale isotherme.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intégrale spectrale de B_\lambda(T) T_\lambda en fonction de \epsilon(u,T) en utilisant la définition de l'émissivité globale isotherme et le fait que la quasi-totalité du rayonnement de corps noir se situe dans le domaine infrarouge (\lambda > \lambda^*).
  2. Intervertir les intégrales spatiale et spectrale dans les expressions de D_L et U_L obtenues en Q67 pour faire apparaître la dérivée de \epsilon par rapport à sa variable d'espace (ou intégrer par parties pour faire apparaître directement \epsilon).
  3. Discuter l'intérêt physique et numérique de la coordonnée de masse optique u (méthode de l'émissivité globale pour s'affranchir de l'intégration spectrale raie par raie).
Voir la réponse courte

Écriture compacte éliminant la complexité spectrale fine grâce à une fonction paramétrée universelle \epsilon(u,T).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q32, plus de 99\,\% du rayonnement thermique terrestre est émis pour \lambda \ge \lambda^* = 5\,\mu\mathrm{m}. On a donc avec une excellente approximation :

\int_{\lambda^*}^{+\infty} B_\lambda(T)\,\mathrm{d}\lambda \simeq \int_0^{+\infty} B_\lambda(T)\,\mathrm{d}\lambda = \sigma T^4.

La définition de l'émissivité globale isotherme \epsilon(u, T) conduit alors à :

\int_{\lambda^*}^{+\infty} B_\lambda(T) T_\lambda(u)\,\mathrm{d}\lambda = \sigma T^4 \left[ 1 - \epsilon(u, T) \right].

En dérivant cette relation par rapport à la variable d'espace u à température T fixée (caractère isotherme) :

\int_{\lambda^*}^{+\infty} B_\lambda(T) \frac{\mathrm{d}T_\lambda(u)}{\mathrm{d}u}\,\mathrm{d}\lambda = -\sigma T^4 \frac{\partial \epsilon}{\partial u}(u, T).

Expression de D_L : En intervertissant les intégrales dans l'expression de D_L établie en Q67 :

D_L = \int_{u_t}^u \left[ \int_{\lambda^*}^{+\infty} B_\lambda(T(u')) \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}u'} T_\lambda(u' - u)\,\mathrm{d}\lambda \right] \mathrm{d}u'.

En posant v = u' - u, on a \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}u'} T_\lambda(u' - u) = \frac{\mathrm{d}T_\lambda}{\mathrm{d}v}(v). L'intégrale spectrale interne vaut donc -\sigma T(u')^4 \left.\frac{\partial \epsilon}{\partial v}(v, T(u'))\right|_{v = u' - u}. Comme u \le u_t, on obtient :

\boxed{D_L(u) = \int_u^{u_t} \sigma T(u')^4 \left. \frac{\partial \epsilon}{\partial v}(v, T(u')) \right|_{v = u' - u}\,\mathrm{d}u'}

Remarque : Une intégration par parties par rapport à u' permet également d'écrire cette relation sous la forme :

D_L(u) = \sigma T(u_t)^4\,\epsilon(u_t - u, T(u_t)) - \int_u^{u_t} \epsilon(u' - u, T(u'))\,\frac{\mathrm{d}(\sigma T^4)}{\mathrm{d}u'}\,\mathrm{d}u'.

Expression de U_L : D'après l'expression de U_L obtenue à la question Q67 :

U_L = \int_{\lambda^*}^{+\infty} B_\lambda(T(0)) T_\lambda(u)\,\mathrm{d}\lambda + \int_0^u \left[ \int_{\lambda^*}^{+\infty} B_\lambda(T(u')) \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}u'} T_\lambda(u - u')\,\mathrm{d}\lambda \right] \mathrm{d}u'.

Le premier terme représente la transmission directe du rayonnement du sol :

\int_{\lambda^*}^{+\infty} B_\lambda(T(0)) T_\lambda(u)\,\mathrm{d}\lambda = \sigma T(0)^4 \left[ 1 - \epsilon(u, T(0)) \right].

Pour le second terme, en posant w = u - u', \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}u'} T_\lambda(u - u') = -\frac{\mathrm{d}T_\lambda}{\mathrm{d}w}(w), ce qui donne une contribution intégrée égale à +\sigma T(u')^4 \left.\frac{\partial \epsilon}{\partial w}(w, T(u'))\right|_{w = u - u'}. On en déduit :

\boxed{U_L(u) = \sigma T(0)^4 \left[ 1 - \epsilon(u, T(0)) \right] + \int_0^u \sigma T(u')^4 \left. \frac{\partial \epsilon}{\partial w}(w, T(u')) \right|_{w = u - u'}\,\mathrm{d}u'}

Remarque : Par intégration par parties, cette expression se réécrit de manière équivalente :

U_L(u) = \sigma T(0)^4 + \int_0^u \epsilon(u - u', T(u'))\,\frac{\mathrm{d}(\sigma T^4)}{\mathrm{d}u'}\,\mathrm{d}u'.

Intérêt d'introduire la variable u :

  • Simplification spectrale : Le spectre d'absorption de la vapeur d'eau comporte des milliers de raies très fines. La coordonnée de masse surfacique u permet de paramétrer l'opacité sans dépendre explicitement de l'altitude ou du profil vertical de masse volumique \rho_v(z).
  • Gain de calcul considérable : L'émissivité globale \epsilon(u, T) intègre au préalable toute la structure spectrale complexe de k_\lambda. Elle peut être tabulée ou mesurée expérimentalement une fois pour toutes (figure 12). Cela évite une intégration spectrale raie par raie (line-by-line) à chaque maille et à chaque pas de temps du modèle climatique.

Résultat

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Question 69

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : saturation d'absorption, émissivité

L'émissivité pour l'eau est donnée en figure 12. Commenter brièvement cette courbe.

Voir l'indice

Noter la croissance quasi-logarithmique de l'émissivité avec la colonne d'eau u, atteignant un plateau d'environ 70\% pour la colonne troposphérique typique.

Voir la réponse courte

Croissance sous-linéaire puis logarithmique de l'émissivité avec la quantité de vapeur d'eau due à la saturation des raies.

Voir le corrigé complet

La lecture de la figure 12 permet de dégager trois caractéristiques principales :

  • Croissance et comportements limites avec la quantité d'eau u : L'émissivité \epsilon est une fonction strictement croissante de la masse surfacique de vapeur d'eau u. Elle tend vers 0 lorsque u \to 0 (milieu transparent, optiquement mince) et sature vers 100\,\% aux grandes valeurs de u (u \gtrsim 10\text{--}100\text{ g}\cdot\mathrm{cm}^{-2}), où la couche de vapeur d'eau devient optiquement épaisse et se comporte comme un corps noir.
  • Quasi-indépendance vis-à-vis de la température : Les deux courbes tracées pour T = -40\,^\circ\mathrm{C} et T = +20\,^\circ\mathrm{C} sont pratiquement confondues sur toute la plage de valeurs de u. La dépendance de \epsilon(u, T) par rapport à la température est donc très faible, ce qui montre que le déplacement du spectre de Planck B_\lambda(T) dans le domaine infrarouge n'affecte que marginalement l'émissivité intégrée.
  • Valeur représentative pour l'atmosphère terrestre : D'après la légende de la figure 4, la masse surfacique totale de vapeur d'eau intégrée verticalement dans l'atmosphère standard vaut :

    u_t = 14{,}4\text{ kg}\cdot\mathrm{m}^{-2} = 1{,}44\text{ g}\cdot\mathrm{cm}^{-2}.

    Pour cette valeur, on lit sur la figure 12 une émissivité globale :

    \boxed{\epsilon(u_t) \approx 65\text{--}70\,\%}

    La vapeur d'eau absorbe et réémet ainsi l'essentiel du rayonnement infrarouge tellurique, confirmant qu'elle est le principal contributeur à l'effet de serre naturel.

Résultat

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Question 70

DifficileTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Mécanique des fluides › Cinématique des fluides

Notions : dérivée particulaire, bilan thermique convectif

Exprimer la dérivée particulaire en fonction de dérivées partielles. Nous considérons une atmosphère saturée en eau. En effectuant un bilan d'énergie, montrer :

avec et où est la vitesse de la tranche de fluide. Il peut être utile de s'inspirer de la question Q22.

Voir l'indice

Exprimer \mathrm{d}T/\mathrm{d}t = \partial T/\partial t + w\,\partial T/\partial z et traduire le premier principe de la thermodynamique en incluant la divergence du flux radiatif net et la libération de chaleur latente.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée particulaire (ou convective) d'un champ scalaire T(z,t) pour un écoulement unidimensionnel vertical de vitesse w = \mathrm{d}z/\mathrm{d}t.
  2. Réaliser un bilan d'énergie sur une tranche d'atmosphère en exprimant le taux de variation de son enthalpie généralisée h_{*,m} (introduite en question Q22) sous l'effet du flux radiatif net.
  3. Relier la variation de h_{*,m} au gradient adiabatique saturé \Gamma_s, puis substituer la dérivée particulaire pour aboutir à l'équation d'évolution eulérienne demandée.
Voir la réponse courte

Combinaison de la dérivée particulaire convective et de la divergence du flux radiatif pour le bilan thermique de la tranche d'air.

Voir le corrigé complet

1. Dérivée particulaire de la température

Pour une parcelle de fluide se déplaçant le long de la verticale avec la vitesse w = \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t}, la température T(z(t), t) varie selon la règle de dérivation en chaîne :

\boxed{\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = \frac{\partial T}{\partial t} + w \frac{\partial T}{\partial z}}

2. Bilan d'énergie sur une tranche d'atmosphère

Considérons une tranche horizontale d'atmosphère de section droite S, comprise entre les altitudes z et z + \mathrm{d}z, de masse \mathrm{d}m = \rho S\,\mathrm{d}z.

  • Transferts radiatifs : Le rayonnement infrarouge montant traverse la face inférieure avec la puissance S U_L(z) et quitte la face supérieure avec S U_L(z+\mathrm{d}z). Inversement, le rayonnement descendant apporte S D_L(z+\mathrm{d}z) et laisse sortir S D_L(z). La puissance radiative nette reçue par la tranche s'écrit :

    \begin{aligned} \delta \dot{Q}_{\text{rad}} &= S \Big[ U_L(z) - U_L(z+\mathrm{d}z) + D_L(z+\mathrm{d}z) - D_L(z) \Big] \\ &= S \left( \frac{\partial D_L}{\partial z} - \frac{\partial U_L}{\partial z} \right) \mathrm{d}z = S \frac{\partial(D_L - U_L)}{\partial z} \mathrm{d}z \end{aligned}

    Par unité de volume \mathrm{d}V = S\,\mathrm{d}z, la puissance radiative volumique absorbée est donc \frac{\partial(D_L - U_L)}{\partial z}.

  • Premier principe de la thermodynamique : En incorporant le travail des forces de pression et le potentiel de pesanteur dans l'enthalpie généralisée massique h_{*,m}, le premier principe appliqué à la parcelle fluide en mouvement stipule que la variation temporelle de h_{*,m} est uniquement due aux transferts thermiques (ici radiatifs) :

    \rho \frac{\mathrm{d}h_{*,m}}{\mathrm{d}t} = \frac{\partial(D_L - U_L)}{\partial z}

3. Expression de \frac{\mathrm{d}h_{*,m}}{\mathrm{d}t} et obtention de l'équation d'évolution

D'après la question Q22, l'enthalpie généralisée d'une atmosphère humide saturée s'écrit :

h_{*,m} \simeq c_p T + L q_s + gz

En dérivant par rapport au temps le long de la trajectoire de la parcelle :

\frac{\mathrm{d}h_{*,m}}{\mathrm{d}t} = c_p \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} + L \frac{\mathrm{d}q_s}{\mathrm{d}t} + g \frac{\mathrm{d}z}{\mathrm{d}t} = c_p \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} + \left( L \frac{\mathrm{d}q_s}{\mathrm{d}z} + g \right) w

Or, d'après les questions Q23 et Q24, lors d'une ascension adiabatique saturée (\mathrm{d}h_{*,m} = 0), le gradient thermique vérifie par définition :

-\left.\frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}z}\right|_s = \Gamma_s \implies c_p (-\Gamma_s) + L \frac{\mathrm{d}q_s}{\mathrm{d}z} + g = 0 \iff L \frac{\mathrm{d}q_s}{\mathrm{d}z} + g = c_p \Gamma_s

On en déduit :

\frac{\mathrm{d}h_{*,m}}{\mathrm{d}t} = c_p \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} + c_p w \Gamma_s

En injectant l'expression de la dérivée particulaire \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}t} = \frac{\partial T}{\partial t} + w \frac{\partial T}{\partial z} :

\frac{\mathrm{d}h_{*,m}}{\mathrm{d}t} = c_p \left[ \frac{\partial T}{\partial t} + w \left( \frac{\partial T}{\partial z} + \Gamma_s \right) \right]

En adoptant la convention constante du sujet (questions Q16, Q19, Q24 et début de la partie 5.3) pour le gradient vertical de température :

\Gamma = -\frac{\partial T}{\partial z} \iff \frac{\partial T}{\partial z} = -\Gamma

le terme convectif devient :

w \left( \frac{\partial T}{\partial z} + \Gamma_s \right) = w(-\Gamma + \Gamma_s) = -w(\Gamma - \Gamma_s)

En reportant dans le bilan énergétique \rho \frac{\mathrm{d}h_{*,m}}{\mathrm{d}t} = \frac{\partial(D_L - U_L)}{\partial z} :

\rho c_p \frac{\partial T}{\partial t} - \rho c_p w(\Gamma - \Gamma_s) = \frac{\partial(D_L - U_L)}{\partial z}

ce qui donne directement la relation attendue :

\boxed{\rho c_p \frac{\partial T}{\partial t} = \rho c_p w(\Gamma - \Gamma_s) + \frac{\partial(D_L - U_L)}{\partial z}}

Résultat

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Question 71

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : équilibre convectif, conservation de l'énergie

Que vaut dans les zones où il n'y a pas de convection ? Dans les zones où se produit de la convection, la méthode consiste à imposer , tout en conservant globalement l'énergie. La zone où se produit la convection est en contact avec la surface. Écrire l'équation de conservation de l'énergie globale.

Voir l'indice

En l'absence de convection (w=0), la dérivée temporelle est purement radiative ; lors de l'ajustement convectif, la colonne neutralise son gradient en conservant l'intégrale verticale de l'énergie interne.

Voir la réponse courte

En zone radiative pure \partial T/\partial t = 0 ; en zone convective, ajustement au gradient adiabatique avec conservation intégrale de l'énergie thermique.

Voir le corrigé complet

1. Évolution de la température en l'absence de convection

En l'absence de convection, la vitesse verticale de la tranche de fluide est nulle : w = 0. Il n'y a donc pas de transport convectif de chaleur. L'équation locale de bilan d'énergie (34) établie à la question précédente se réduit alors à la seule contribution du flux radiatif net :

\boxed{\frac{\partial T}{\partial t} = \frac{1}{\rho c_p} \frac{\partial(D_L - U_L)}{\partial z}}

2. Équation de conservation de l'énergie globale dans la zone convective

Soit z_c l'altitude maximale atteinte par la convection (sommet de la couche convective, typiquement la tropopause H_t). La zone convective s'étend donc de la surface terrestre z = 0 jusqu'à z = z_c.

La convection assure un brassage vertical qui redistribue la chaleur au sein de la colonne sans créer ni détruire d'énergie. Les mouvements verticaux s'annulant aux frontières (w(0) = 0 par condition d'imperméabilité au sol et w(z_c) = 0 au sommet de la zone convective), le flux convectif s'annule en ces deux bornes, ce qui se traduit par :

\int_0^{z_c} \rho c_p w (\Gamma - \Gamma_s) \, \mathrm{d}z = 0

En intégrant l'équation locale de l'énergie (34) sur toute la colonne convective [0, z_c], on obtient la relation d'évolution globale :

\boxed{\int_0^{z_c} \rho c_p \frac{\partial T}{\partial t} \, \mathrm{d}z = \left[ D_L - U_L \right]_0^{z_c} = \big(D_L(z_c) - U_L(z_c)\big) - \big(D_L(0) - U_L(0)\big)}

Lors de l'étape d'ajustement convectif instantané (à flux radiatifs gelés), la conservation de l'énergie thermique impose que le profil ajusté T(z), vérifiant la condition de stabilité neutre \frac{\partial T}{\partial z} = -\Gamma_s, conserve l'enthalpie totale de la colonne par rapport au profil instable T^*(z) issu du seul pas radiatif :

\boxed{\int_0^{z_c} \rho(z) c_p T(z) \, \mathrm{d}z = \int_0^{z_c} \rho(z) c_p T^*(z) \, \mathrm{d}z}

Résultat

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Question 72

DifficileTemps estimé : ≈ 12 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : schéma numérique, ajustement radiatif-convectif

La dimension d'espace (selon ) est discrétisée en 18 niveaux notés par un exposant (). Le temps discrétisé est noté par un indice . La condition initiale est une température constante selon . Nous considérons que le profil de concentration des gaz à effet de serre est constant en temps dans cette question, mais qu'il dépend de . Décrire en moins d'une page les principales étapes d'un algorithme en temps qui converge vers le profil de température à l'équilibre.

Voir l'indice

Structurer la réponse en quatre étapes : calcul des flux radiatifs aux 18 niveaux, calcul des tendances radiatives \Delta T_{\text{rad}}, détection des instabilités convectives et ajustement thermique par conservation d'énergie.

Voir la stratégie

L'algorithme de Manabe et Wetherald (1967) simule l'évolution vers l'équilibre radiatif-convectif par une méthode de pas fractionnaires (ou découplage d'opérateurs) :

  1. Un pas radiatif qui calcule les divergences de flux et met à jour provisoirement les températures ;
  2. Un ajustement convectif qui neutralise les instabilités en imposant le gradient adiabatique \Gamma_s tout en conservant l'énergie thermique ;
  3. Un test de convergence assurant l'atteinte d'un état stationnaire.
Voir la réponse courte

Algorithme itératif en temps : pas radiatif explicite, détection du sur-adiabatisme, ajustement convectif neutre, et itération jusqu'à convergence.

Voir le corrigé complet

L'atmosphère est discrétisée en 18 couches d'altitudes z_n (n \in [\![1, 18]\!]). Le temps est discrétisé avec un pas \Delta t suffisamment petit devant le temps de relaxation radiatif \tau_{\text{rad}} pour assurer la stabilité numérique.

1. Initialisation :

  • Définition du profil initial uniforme : pour tout n \in [\![1, 18]\!], T^n_0 = T_{\text{init}} (par exemple 288\text{ K}).
  • Calcul des grandeurs statiques dépendant uniquement de z : masses volumiques \rho^n, pressions p^n et coordonnées de masse intégrée u^n des gaz à effet de serre (question Q67).

2. Boucle temporelle (passage de l'itération i à i+1) :

  1. Étape radiative :

    • À partir du profil de température T^n_i et de la température de surface T_{\text{sol},i}, calcul des flux infrarouges montant U_L et descendant D_L à chaque interface de couche grâce aux émissivités intégrées \epsilon(u, T) (question Q68).
    • Calcul de la tendance de chauffage radiatif pour chaque couche n (question Q71) :

      \left(\frac{\partial T^n}{\partial t}\right)_{\!\text{rad}} = \frac{1}{\rho^n c_p}\,\frac{(D_L - U_L)^{n+1/2} - (D_L - U_L)^{n-1/2}}{z^{n+1/2} - z^{n-1/2}}.
    • Calcul d'un profil de température intermédiaire par schéma d'Euler :

      \widetilde{T}^n_{i+1} = T^n_i + \Delta t \left(\frac{\partial T^n}{\partial t}\right)_{\!\text{rad}}.
  2. Étape d'ajustement convectif :

    • Test de stabilité couche par couche depuis le sol : on compare le gradient vertical -\frac{\widetilde{T}^{n+1}_{i+1} - \widetilde{T}^n_{i+1}}{z^{n+1} - z^n} au gradient adiabatique saturé local \Gamma_s(T, p) (question Q27).
    • Si une région s'étendant du sol (n=1) jusqu'à un niveau n_c est instable (-\mathrm{d}\widetilde{T}/\mathrm{d}z > \Gamma_s), on neutralise l'instabilité en imposant :

      \frac{\partial T}{\partial z} = -\Gamma_s \quad \text{pour } n \le n_c.
    • La valeur absolue des températures réajustées T^n_{i+1} sur cette colonne convective est déterminée par la conservation globale de l'énergie thermique (question Q71) :

      \sum_{n=1}^{n_c} \rho^n c_p\,T^n_{i+1}\,\Delta z^n = \sum_{n=1}^{n_c} \rho^n c_p\,\widetilde{T}^n_{i+1}\,\Delta z^n.
    • Pour les couches supérieures stables (n > n_c), aucun mouvement convectif n'a lieu : T^n_{i+1} = \widetilde{T}^n_{i+1}.
  3. Test d'arrêt et convergence :

    • On évalue l'écart maximal entre deux itérations : \Delta T_{\max} = \max_{n} |T^n_{i+1} - T^n_i|.
    • Si \Delta T_{\max} < \varepsilon (où \varepsilon est un critère de convergence, par exemple 10^{-4}\text{ K}), le profil d'équilibre radiatif-convectif stationnaire est atteint : fin de l'algorithme.
    • Sinon, on incrémente i \leftarrow i+1 et on retourne à l'étape 1.
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Question 73

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : humidité relative, rétroaction vapeur d'eau

En fait, les simulations numériques 3D montrent qu'il est plus réaliste de considérer que c'est l'humidité relative qui est constante, plutôt que la concentration en vapeur d'eau. Justifier qualitativement cette affirmation à partir de la figure 5.

Voir l'indice

Observer sur la figure 5 que la distribution spatiale de l'humidité relative varie peu entre l'été et l'hiver malgré de fortes variations saisonnières de température absolue.

Voir la stratégie

Pour justifier l'hypothèse d'humidité relative constante à partir de la figure 5 :

  1. Comparer les distributions spatiales de l'humidité relative entre les deux saisons représentées (été et hiver) ;
  2. Confronter cette quasi-invariance saisonnière aux très fortes variations de température entre l'été et l'hiver (qui changeraient drastiquement la concentration absolue en vapeur d'eau via la loi de Clausius-Clapeyron) ;
  3. En déduire que la régulation hydrologique maintient préférentiellement l'humidité relative plutôt que la concentration absolue en eau.
Voir la réponse courte

L'humidité relative reste remarquablement stable en climat moyen grâce au couplage dynamique évaporation-condensation.

Voir le corrigé complet

L'examen de la figure 5 permet de dégager deux observations majeures :

  • Stabilité saisonnière : Malgré des variations très importantes de température entre l'été et l'hiver (notamment aux moyennes et hautes latitudes, où l'écart thermique saisonnier peut dépasser 20\text{ à }30\text{ K}), les champs d'humidité relative sont remarquablement similaires d'une saison à l'autre. En surface (z = 0), l'humidité relative se maintient entre 70\,\% et 80\,\% quelle que soit la saison ; en altitude (z \sim 3\text{--}5\text{ km}), elle reste comprise entre 40\,\% et 60\,\%.
  • Stabilité en latitude : Bien que la température au sol varie fortement de l'équateur (latitude 0^\circ) aux pôles (latitude 90^\circ), le profil vertical d'humidité relative conserve le même ordre de grandeur partout sur le globe.

D'après la formule de Clausius-Clapeyron (question Q5), la pression de vapeur saturante e_s(T) varie exponentiellement avec la température : un écart de 20\text{ K} entraîne une variation de e_s d'un facteur d'environ 3 à 4, et les écarts pôle-équateur induisent une variation de plus d'un ordre de grandeur. Si la concentration absolue en vapeur d'eau était constante, l'humidité relative :

\mathrm{HR} = \frac{p_v}{e_s(T)}

chuterait dramatiquement en été et exploserait en hiver (dépassant largement la saturation).

La constance observée de la distribution de l'humidité relative démontre que le cycle hydrologique (évaporation à la surface, transport convectif, condensation et précipitations) ajuste la quantité absolue de vapeur d'eau à la capacité de saturation de l'air :

\boxed{\text{Il est donc bien plus réaliste de supposer l'humidité relative invariante lors d'un changement climatique.}}

Résultat

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Question 74

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Diffusion et transferts thermiques › Rayonnement thermique

Notions : rétroaction positive de la vapeur d'eau

S. Manabe et R. Wetherald [4] trouvent une augmentation de la température de surface de pour une doublement de la concentration en en considérant que la concentration massique en vapeur d'eau est constante, et de sous l'hypothèse plus réaliste que l'humidité relative est constante. Expliquer qualitativement cette différence.

Voir l'indice

À humidité relative constante, le réchauffement induit par le \mathrm{CO}_2 augmente la teneur absolue en vapeur d'eau via Clausius-Clapeyron, créant une rétroaction radiative positive majeure qui double la sensibilité climatique.

Voir la stratégie
  1. Identifier la réponse thermique directe au forçage radiatif induit par le doublement de \mathrm{CO}_2.
  2. Analyser l'impact d'une hausse de température sur la teneur atmosphérique en vapeur d'eau à humidité relative constante via la loi de Clausius-Clapeyron (établie en Q5).
  3. Conclure sur le mécanisme d'amplification (rétroaction positive de la vapeur d'eau) lié au fort pouvoir à effet de serre de l'eau (tableau 2).
Voir la réponse courte

Le maintien de l'humidité relative augmente la vapeur d'eau absolue lors du réchauffement, amplifiant fortement l'effet de serre initial.

Voir le corrigé complet

Le doublement de la concentration en \mathrm{CO}_2 génère un forçage radiatif qui entraîne une élévation initiale de la température de la surface et de la troposphère : c'est la réponse thermique directe observée lorsque la concentration massique en eau est maintenue constante (\Delta T \approx 1{,}33\text{ K}).

Dans l'atmosphère réelle, le cycle hydrologique tend à maintenir l'humidité relative HR = e / e_s(T) approximativement constante (question Q73). Or, d'après la relation de Clausius-Clapeyron (question Q5) :

e_s(T) = e_m \exp\left(\frac{M_e L}{R}\left(\frac{1}{T_m} - \frac{1}{T}\right)\right)

la pression de vapeur saturante e_s(T) est une fonction fortement croissante de la température (de l'ordre de +7\,\%\cdot\text{K}^{-1} aux températures ambiantes). À humidité relative constante, la pression partielle en vapeur d'eau e = HR \times e_s(T) et la masse d'eau troposphérique augmentent donc significativement avec la température.

La vapeur d'eau étant le principal gaz à effet de serre de l'atmosphère terrestre (responsable d'environ 60\,\% de l'effet de serre d'après le tableau 2), cette hausse de concentration accroît considérablement l'opacité infrarouge de l'air (augmentation de \tau et du flux radiatif descendant D_L).

Il s'agit donc d'une rétroaction positive (dite rétroaction de la vapeur d'eau) :

\Delta T > 0 \;\Longrightarrow\; \Delta e_s(T) > 0 \;\Longrightarrow\; \Delta q_v > 0 \;\Longrightarrow\; \text{renforcement de l'effet de serre} \;\Longrightarrow\; \text{amplification de }\Delta T

Cette boucle de rétroaction amplifie la réponse thermique de surface d'un facteur proche de 1{,}8, expliquant le passage de \Delta T = 1{,}33\text{ K} à \boxed{\Delta T = 2{,}36\text{ K}}.

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique C PC 2021 ?

Surtout 3 chapitres : Rayonnement thermique (49 % des questions, partie 5), Changements d'état du corps pur (16 %, partie 2) et Statique des fluides (15 %). Plus ponctuellement : Premier et second principes, Thermodynamique chimique et équilibres, Cinématique des fluides, Diffusion de particules, Diffusion thermique…

Peut-on travailler le sujet ENS Physique C PC 2021 dès la première année (PCSI) ?

En partie : 33 questions sur 74 (45 %) ne demandent que le programme de PCSI. Blocs abordables : la partie 2 en entier (Q1 à Q6), la sous-partie 4.1 (Q7 à Q10) et la sous-partie 4.5 (Q21 à Q31). Avec les autres programmes de première année : 33 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique C PC 2021 ?

Environ 6 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie 5 est la plus longue (environ 4 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique C PC 2021 ?

Notamment Q58 (profil convectif linéaire), Q62 (effet de serre), Q66 (équation de transfert radiatif), Q67 (intégration spectrale), Q70 (dérivée particulaire) et Q72 (schéma numérique), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique C PC 2021 ?

Questions de cours : Q1 (équilibre liquide-vapeur), Q2 (identité thermodynamique) et Q34 (loi de beer-lambert). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (relation de clapeyron), Q5 (relation de clapeyron), Q8 (équilibre hydrostatique), Q9 (atmosphère isotherme), Q15 (atmosphère isentropique), Q16 (gradient thermique adiabatique), Q19 (poussée d'archimède), Q24 (chaleur latente)….

Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique C PC 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (33 sur 74), par exemple : Q1, Q3, Q4, Q6 à Q11, Q13, Q14, Q16, Q20, Q21, Q23, Q25, Q30 à Q34…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q2, Q5, Q15, Q22, Q24, Q26, Q27, Q38, Q41, Q43, Q53, Q56….

Le sujet ENS Physique C PC 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet ENS Physique C PC 2021 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le jury signale une forte hétérogénéité des copies, une moyenne de 9,41 sur 20 et des questions comme Q44 ou Q63 auxquelles aucun candidat n'a répondu correctement. Écart-type : 3,56 (359 présents).

Dans quel sens varie la profondeur optique τ par rapport à l'altitude z ?

En sens inverse de l'altitude : \tau vaut zéro au sommet de l'atmosphère et augmente vers le sol selon \mathrm{d}\tau = -k\rho\,\mathrm{d}z. Le flux descendant se propage ainsi dans le sens des \tau croissants, ce qui détermine le signe des équations de transfert en Q35 et Q37.

Pourquoi supposer l'humidité relative constante plutôt que la teneur en eau en Q74 ?

Car le cycle évaporation-précipitation ajuste le stock d'eau atmosphérique à la température en quelques jours. L'air plus chaud peut contenir plus de vapeur à saturation selon la formule de Clapeyron (Q5), ce qui maintient l'humidité relative et induit une rétroaction amplificatrice du réchauffement climatique.

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