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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie MPI 2023

Le soleil a rendez-vous avec la pluie

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MP2I : 24 questions sur 42, parties I, II, IV, V et VI en entier. Autres questions faisables en MP2I

Autres premières années : MPSI 29 · PCSI 29 · PTSI 29 · TSI1 29 · BCPST1 23 questions.

Détail par partie
  • Partie I : Vitesse des gouttes de pluie4/4Faisable
  • Partie II : Disdromètre à impact avec platine4/4Faisable
  • Partie III : Disdromètre à impact avec piezoélectrique0/42e année
  • Partie IV : Dimensionnement et étalonnage du disdromètre à impact6/6Faisable
  • Partie V : Disdromètre optique4/4Faisable
  • Partie VI : Théorie géométrique de l'arc-en-ciel6/6Faisable
  • Partie VII : Théorie ondulatoire de l'arc-en-ciel0/52e année
  • Partie VIII : Effet tunnel optique0/92e année

Le sujet en bref

Sujet moyen · Mécanique, Optique géométrique, Optique ondulatoire · 8 incontournables · 29 questions de première année
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Ce sujet propose une étude complète et transversale des gouttes de pluie, depuis leur modélisation mécanique et leur détection instrumentale jusqu'aux phénomènes optiques complexes qu'elles engendrent lorsqu'elles interagissent avec la lumière solaire. L'épreuve aborde successivement la mécanique de la chute avec frottement quadratique, l'instrumentation météorologique par trois technologies de disdromètres distinctes (masse-ressort amorti, capteur piézoélectrique et occultation optique), puis la théorie des arcs-en-ciel sous l'angle géométrique (rayon de Descartes), ondulatoire (arcs surnuméraires) et quantique par analogie tunnel. Très équilibré, progressif et sans technicité calculatoire excessive, ce sujet constitue un excellent support de révision couvrant les grands classiques du programme tout en proposant une ouverture physique moderne et stimulante sur la diffraction de Mie et l'effet tunnel optique.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,06/20)
Temps estimé
≈ 3 h 35 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MP2I et MPSI : 29 questions sur 42, parties I, II, IV et V.

Où gagner des points

27 questions rapides et accessibles · 8 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (27) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (8) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Q1, Q23 et Q34 : Les trois grands thèmes du sujet (mécanique et disdromètres dans les parties I à V, optique de l'arc-en-ciel dans les parties VI et VII, effet tunnel en partie VIII) sont indépendants et peuvent être traités séparément.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

42 questions
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Partie I : Vitesse des gouttes de pluie

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : référentiel galiléen, poids

Définir "référentiel galiléen". Définir et exprimer le poids d'une goutte d'eau.

Voir l'indice

Rappeler la définition d'un référentiel galiléen à l'aide du principe d'inertie, puis exprimer la masse de la sphère à partir de son volume \frac{\pi D^3}{6}.

Voir la réponse courte

Un référentiel galiléen vérifie le principe d'inertie ; le poids s'écrit \vec{P} = m\vec{g} = \rho \frac{\pi D^3}{6} \vec{g}.

Voir le corrigé complet
  • Référentiel galiléen : Un référentiel galiléen (ou inertiel) est un référentiel dans lequel le principe d'inertie (première loi de Newton) est vérifié : tout point matériel isolé ou pseudo-isolé (soumis à un système de forces dont la somme vectorielle est nulle) y possède un vecteur vitesse constant (mouvement rectiligne uniforme ou repos).
  • Définition du poids : Le poids \vec{P} d'un corps de masse m au voisinage de la Terre est l'action mécanique exercée par la Terre sur ce corps dans le référentiel terrestre ; il correspond à la résultante de l'attraction gravitationnelle terrestre et de la force d'inertie d'entraînement axifuge liée à la rotation de la Terre :

    \vec{P} = m\vec{g}
  • Expression du poids de la goutte : La goutte est modélisée par une sphère homogène de diamètre D et de masse volumique \rho. Son volume vaut V = \frac{4}{3}\pi \left(\frac{D}{2}\right)^3 = \frac{\pi D^3}{6}, d'où sa masse :

    m = \rho V = \frac{\pi}{6}\,\rho D^3

    L'accélération de la pesanteur étant \vec{g} = g\,\vec{e}_z, le poids de la goutte s'écrit :

\boxed{\vec{P} = \frac{\pi}{6}\,\rho g D^3\,\vec{e}_z}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : analyse dimensionnelle, frottement fluide

On admet que la seule autre force mise en jeu est la force de frottement, due à l'air, proportionnelle au carré de la vitesse de la goutte. Elle s'écrit :

Vérifier l'homogénéité de cette formule.

Voir l'indice

Exprimer la dimension de chaque terme en fonction des dimensions de base M, L, T en remarquant que le coefficient C est sans dimension.

Voir la réponse courte

Dimension de la force : [F] = \mathrm{M\cdot L\cdot T^{-2}} ; avec [\rho_a D^2 v^2] = (\mathrm{M\cdot L^{-3}})\mathrm{L}^2(\mathrm{L\cdot T^{-1}})^2, la formule est bien homogène.

Voir le corrigé complet

Effectuons une analyse dimensionnelle des deux membres de l'égalité régissant la force de frottement.

Pour le membre de gauche, la force \vec{F}_{\text{frott}} a la dimension d'une force, reliée à la masse et à l'accélération par la seconde loi de Newton :

[F_{\text{frott}}] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}

Pour le membre de droite, déterminons la dimension du produit C \pi \rho_a D^2 v^2 sachant que le coefficient C et le nombre \pi sont sans dimension ([C] = [\pi] = 1) :

  • [\rho_a] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^{-3} (masse volumique de l'air),
  • [D^2] = \mathrm{L}^2 (carré d'une longueur),
  • [v^2] = [v]^2 = (\mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-1})^2 = \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-2} (carré d'une vitesse),
  • [\vec{e}_z] = 1 (vecteur unitaire adimensionné).

On en déduit la dimension du membre de droite :

\begin{aligned} [C \pi \rho_a D^2 v^2] &= [\rho_a] \cdot [D]^2 \cdot [v]^2 \\ &= (\mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^{-3}) \cdot \mathrm{L}^2 \cdot (\mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-2}) \\ &= \mathrm{M} \cdot \mathrm{L}^{-3+2+2} \cdot \mathrm{T}^{-2} \\ &= \mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2} \end{aligned}

Les deux membres ont la dimension d'une force :

\boxed{[C \pi \rho_a D^2 v^2] = [F_{\text{frott}}] = \mathrm{M} \cdot \mathrm{L} \cdot \mathrm{T}^{-2}}

La formule proposée est donc bien homogène.

Résultat

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Question 3

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : vitesse limite, deuxième loi de newton

En appliquant la seconde loi de Newton à la goutte dans le référentiel terrestre, montrer que sa vitesse limite, donc indépendante du temps, s'écrit :

où est un coefficient à exprimer en fonction de , , et de . Calculer la vitesse limite pour des diamètres égaux à , et .

Voir l'indice

À vitesse limite, l'accélération est nulle : projeter le bilan des forces sur la verticale descendante et isoler v_{\lim}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique (deuxième loi de Newton) à la goutte dans le référentiel d'étude en projetant sur l'axe vertical descendant Oz.
  2. Établir la condition de régime permanent (\vec{v} = \vec{v}_{\lim} = \text{cte}, soit \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{0}) pour isoler v_{\lim} et identifier le coefficient K.
  3. Réaliser l'application numérique pour les trois diamètres demandés avec deux chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

À vitesse constante, \vec{P} + \vec{F}_{\text{frott}} = \vec{0}, d'où v_{\lim} = \sqrt{\frac{\rho g}{6 C \rho_a}} \sqrt{D} ; calcul pour les trois diamètres.

Voir le corrigé complet

On étudie la goutte d'eau modélisée par un point matériel de masse m = \frac{\pi}{6}\rho D^3 dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

D'après les questions précédentes, les forces appliquées à la goutte en mouvement descendant à la vitesse \vec{v} = v\vec{e}_z (v > 0) sont :

  • son poids : \vec{P} = mg\vec{e}_z = \frac{\pi}{6}\rho g D^3 \vec{e}_z ;
  • la force de frottement de l'air : \vec{F}_{\text{frott}} = -C\pi \rho_a D^2 v^2 \vec{e}_z.

La deuxième loi de Newton s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{P} + \vec{F}_{\text{frott}}

En projection sur l'axe vertical descendant Oz :

m \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = \frac{\pi}{6}\rho g D^3 - C\pi \rho_a D^2 v^2

Lorsque la vitesse limite est atteinte, la vitesse est constante au cours du temps, d'où \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0. Il vient :

\begin{aligned} C\pi \rho_a D^2 v_{\lim}^2 &= \frac{\pi}{6}\rho g D^3 \\ v_{\lim}^2 &= \frac{\rho g}{6C\rho_a} D \end{aligned}

La vitesse étant dirigée vers le bas (v_{\lim} > 0), on en déduit :

\vec{v}_{\lim} = K\sqrt{D}\vec{e}_z

avec :

\boxed{K = \sqrt{\frac{\rho g}{6C\rho_a}}}

Applications numériques :

Calculons tout d'abord la valeur numérique du coefficient K :

K = \sqrt{\frac{1,0 \cdot 10^3 \times 9,8}{6 \times 6,0 \cdot 10^{-2} \times 1,3}} \approx 1,45 \cdot 10^2 \text{ m}^{1/2}\cdot\text{s}^{-1}

Pour les différents diamètres :

  • Pour D = 1\text{ mm} = 1,0 \cdot 10^{-3}\text{ m} :

    v_{\lim}(1\text{ mm}) = 145 \times \sqrt{1,0 \cdot 10^{-3}} \approx 4,6\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
  • Pour D = 3\text{ mm} = 3,0 \cdot 10^{-3}\text{ m} :

    v_{\lim}(3\text{ mm}) = 145 \times \sqrt{3,0 \cdot 10^{-3}} \approx 7,9\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
  • Pour D = 5\text{ mm} = 5,0 \cdot 10^{-3}\text{ m} :

    v_{\lim}(5\text{ mm}) = 145 \times \sqrt{5,0 \cdot 10^{-3}} \approx 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{v_{\lim}(1\text{ mm}) \approx 4,6\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad ; \quad v_{\lim}(3\text{ mm}) \approx 7,9\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad ; \quad v_{\lim}(5\text{ mm}) \approx 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : résistance de l'air, déformation de goutte

Pour quelle(s) raison(s) le modèle théorique élaboré aux questions de Q1 à Q3 n'est-il pas validé pour toutes les tailles de gouttes ?

Voir l'indice

Penser aux hypothèses implicites du modèle : déformation de la goutte (perte de sphéricité sous contrainte aérodynamique) voire éclatement pour les grandes tailles, ou changement de régime d'écoulement.

Voir la réponse courte

Les grosses gouttes s'aplatissent sous l'effet des forces de pression, modifiant le coefficient de traînée, voire éclatent au-delà d'une taille critique.

Voir le corrigé complet

La comparaison entre la courbe expérimentale et le modèle théorique sur la figure 1 met en évidence deux désaccords majeurs :

  1. Pour les grosses gouttes (D \gtrsim 2\text{ à }3\text{ mm}) : la vitesse limite mesurée sature autour de 9\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} alors que le modèle prédit une croissance continue en \sqrt{D}. En réalité, l'hypothèse d'une goutte sphérique n'est plus valable : la pression aérodynamique exercée par l'écoulement d'air aplatit la goutte (elle adopte une forme d'ellipsoïde aplati, voire d'ombrelle), ce qui augmente notablement son maître-couple (section frontale effective) ainsi que le coefficient de traînée C. La force de frottement s'en trouve accrue, freinant davantage la goutte (les gouttes de diamètre supérieur à 5\text{ mm} finissent même par se fractionner).
  2. Pour les petites gouttes (D \lesssim 1\text{ mm}) : le modèle suppose un frottement purement quadratique avec un coefficient C constant. Or, le régime d'écoulement dépend du nombre de Reynolds :

    \mathrm{Re} = \frac{\rho_a v D}{\eta_{\text{air}}}

    Pour les très petites gouttes, le nombre de Reynolds devient faible (\mathrm{Re} \ll 10^3) : le frottement tend vers un régime linéaire (force de Stokes proportionnelle à v et non à v^2), et le coefficient de traînée adimensionné dépend fortement de \mathrm{Re} au lieu d'être constant.

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Partie II : Disdromètre à impact avec platine

Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : équilibre mécanique, force de rappel élastique

Exprimer la longueur du ressort à l'équilibre de la platine, sans impact de goutte.

Voir l'indice

Écrire la condition d'équilibre statique de la platine soumise à son poids et à la tension du ressort orientée vers le haut.

Voir la stratégie
  1. Définir le système et le référentiel galiléen d'étude.
  2. Réaliser le bilan des forces à l'équilibre en prêtant attention à la géométrie du montage (la platine repose sur le ressort, situé au-dessus du support fixe).
  3. Appliquer le principe fondamental de la statique (ou première loi de Newton) pour en déduire l_{\text{équ}}.
Voir la réponse courte

À l'équilibre, projection de la résultante des forces selon la verticale : M g - k(l_{\text{équ}} - l_0) = 0, soit l_{\text{équ}} = l_0 + \frac{Mg}{k}.

Voir le corrigé complet

On étudie la platine de masse M dans le référentiel lié au support fixe, supposé galiléen.

À l'équilibre, en l'absence de goutte, la platine est immobile (\vec{v}_{\text{platine}} = \vec{0}, donc la force d'amortissement fluide est nulle) et soumise à deux forces :

  • son poids vertical descendant :

    \vec{P} = M g \vec{e}_z
  • la force de rappel élastique exercée par le ressort. Le support fixe étant situé sous la platine (figure 2), le ressort soutient celle-ci et travaille en compression (l_{\text{équ}} < l_0). Il exerce une force dirigée vers le haut :

    \vec{F}_{\text{él}} = -k(l_0 - l_{\text{équ}}) \vec{e}_z

D'après le principe fondamental de la statique :

\vec{P} + \vec{F}_{\text{él}} = \vec{0}

En projetant sur l'axe vertical descendant \vec{e}_z :

M g - k(l_0 - l_{\text{équ}}) = 0

On en déduit l'expression de la longueur à l'équilibre :

\boxed{l_{\text{équ}} = l_0 - \frac{M g}{k}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Cinématique et dynamique du point

Notions : oscillateur harmonique amorti, équation différentielle

Montrer que l'équation liant à est :

et exprimer les coefficients et en fonction de , et de .

Voir l'indice

Appliquer la deuxième loi de Newton à la platine dans le référentiel galiléen et exprimer l'écart par rapport à l'équilibre statique.

Voir la stratégie
  1. Définir le système constitué par la platine de masse M dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
  2. Effectuer le bilan des forces appliquées à la platine lors de son déplacement vertical Z(t) par rapport à sa position d'équilibre.
  3. Appliquer la seconde loi de Newton en projection selon l'axe vertical descendant Oz, simplifier la composante constante du poids grâce à la condition d'équilibre (Q5), puis identifier \gamma et \beta.
Voir la réponse courte

PFD sur la platine repérée par Z(t) = z(t) - z_{\text{équ}} : M\ddot{Z} + \lambda\dot{Z} + kZ = F(t), d'où \gamma = \lambda/M et \beta = k/M.

Voir le corrigé complet

On applique la seconde loi de Newton à la platine, assimilée à un point matériel de masse M, dans le référentiel terrestre supposé galiléen lié au support fixe.

L'axe Oz étant orienté verticalement vers le bas, la position de la platine est repérée par son écart à l'équilibre Z(t). La platine est soumise à :

  • son poids : \vec{P} = M g \vec{e}_z ;
  • la force de rappel du ressort : la platine étant située au-dessus du support fixe, un déplacement Z(t) > 0 vers le bas comprime davantage le ressort. Sa longueur s'écrit l(t) = l_{\text{équ}} - Z(t). Le ressort pousse la platine vers le haut avec une force :

    \vec{F}_{\text{ressort}} = -k\left(l_0 - l(t)\right)\vec{e}_z = -k\left(l_0 - l_{\text{équ}} + Z(t)\right)\vec{e}_z

    D'après la question Q5, à l'équilibre statique on a k(l_0 - l_{\text{équ}}) = Mg, d'où :

    \vec{F}_{\text{ressort}} = -\left(Mg + k Z(t)\right)\vec{e}_z
  • la force d'amortissement fluide :

    \vec{f} = -\lambda \vec{v}_{\text{platine}} = -\lambda \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t} \vec{e}_z
  • la force exercée par l'impact de la goutte : \vec{F}(t) = F(t)\vec{e}_z.

La seconde loi de Newton s'écrit :

M \frac{\mathrm{d}^2 Z(t)}{\mathrm{d}t^2}\vec{e}_z = \vec{P} + \vec{F}_{\text{ressort}} + \vec{f} + \vec{F}(t)

En projetant sur le vecteur unitaire \vec{e}_z :

\begin{aligned} M \frac{\mathrm{d}^2 Z(t)}{\mathrm{d}t^2} &= Mg - \left(Mg + k Z(t)\right) - \lambda \frac{\mathrm{d}Z(t)}{\mathrm{d}t} + F(t) \\ M \frac{\mathrm{d}^2 Z(t)}{\mathrm{d}t^2} + \lambda \frac{\mathrm{d}Z(t)}{\mathrm{d}t} + k Z(t) &= F(t) \end{aligned}

En divisant par la masse M, on obtient l'équation différentielle demandée :

\frac{\mathrm{d}^2 Z(t)}{\mathrm{d}t^2} + \gamma \frac{\mathrm{d}Z(t)}{\mathrm{d}t} + \beta Z(t) = \frac{F(t)}{M}

par identification des termes :

\boxed{\gamma = \frac{\lambda}{M} \quad \text{et} \quad \beta = \frac{k}{M}}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : temps caractéristique, durée d'impact

Donner la signification physique de et justifier que son ordre de grandeur est :

On utilise en pratique un facteur correctif tel que :

Calculer pour .

Voir l'indice

Interpréter \tau comme la durée mise par la goutte pour s'écraser complètement sur la platine, soit le temps de parcours d'une distance de l'ordre de son diamètre à la vitesse v_{\lim}.

Voir la stratégie
  1. Interpréter la modélisation de la force d'impact pour identifier la nature physique de la durée \tau.
  2. Justifier l'ordre de grandeur de \tau par une analyse cinématique du processus d'écrasement de la goutte sur la platine.
  3. Calculer la vitesse limite v_{\lim} à l'aide de la loi fournie au début de la partie II, puis en déduire la valeur numérique de \tau.
Voir la réponse courte

\tau est la durée de collision de la goutte de taille D animée de v_{\lim} ; application numérique directe avec \xi = 0{,}65.

Voir le corrigé complet

Signification physique de \tau :
La durée \tau représente la durée de l'impact (ou temps d'écrasement) de la goutte d'eau sur la platine du disdromètre. Pendant cet intervalle de temps, la quantité de mouvement de la goutte passe de m v_{\lim} à 0, ce qui se traduit d'après le théorème de l'impulsion par une force moyenne F_0 \approx \frac{m v_{\lim}}{\tau}.

Justification de l'ordre de grandeur :
Considérons une goutte sphérique de diamètre D arrivant à la vitesse v_{\lim}(D). Le contact s'établit dès que le bas de la goutte touche la surface plane de la platine ; l'impact se termine lorsque le sommet de la goutte rejoint la platine. Pendant cette phase d'écrasement, la matière parcourt une distance caractéristique de l'ordre de sa taille initiale D à une vitesse de l'ordre de v_{\lim}(D). Par conséquent :

\tau(D) \approx \frac{D}{v_{\lim}(D)}

Calcul numérique de \tau pour D = 2{,}5\text{ mm} :
D'après la loi donnée en début de partie II :

v_{\lim}(D) = K \sqrt{D}

Avec K = 150\text{ m}^{1/2}\cdot\text{s}^{-1} et D = 2{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ m} :

v_{\lim} = 150 \times \sqrt{2{,}5 \cdot 10^{-3}} = 150 \times 0{,}050 = 7{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

On en déduit la durée de l'impact :

\begin{aligned} \tau &= \xi \frac{D}{v_{\lim}(D)} = 0{,}65 \times \frac{2{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ m}}{7{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}} \approx 2{,}17 \cdot 10^{-4}\text{ s} \end{aligned}

Soit, avec deux chiffres significatifs :

\boxed{\tau \approx 0{,}22\text{ ms} = 2{,}2 \cdot 10^{-4}\text{ s}}

Résultat

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Question 8

ExigeanteTemps estimé : ≈ 12 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : régime critique, réponse indicielle

On se place à et on souhaite que la réponse du disdromètre soit la plus rapide possible. a) Quelle doit être la relation entre les coefficients et ? On se place dans ce cas. b) Le système étant à l'équilibre avant la chute de la goutte, montrer que la réponse du disdromètre s'écrit alors pour :

c) Comment choisir pour réaliser ? Montrer alors que est proportionnel à et donner la valeur de . d) Tracer l'allure de pour . e) Comment la mesure de permet-elle de connaître ?

Voir l'indice

Pour une réponse la plus rapide sans oscillation, identifier la condition du régime critique (\Delta = 0). Intégrer l'équation avec second membre constant en exploitant les conditions initiales nulles.

Voir la stratégie
  1. Associer la condition de rapidité sans dépassement au régime apériodique critique (\Delta = 0).
  2. Résoudre l'équation différentielle linéaire d'ordre 2 avec second membre constant (F_0) sous conditions initiales de repos.
  3. Exprimer F_0 en fonction de D via la masse m(D), la vitesse v_{\lim}(D) et la durée \tau(D) pour identifier la puissance \alpha.
  4. Représenter l'allure de Z(t) sur [0, 2\tau] en tenant compte de l'extinction de la force à t = \tau, puis conclure sur le principe de mesure.
Voir la réponse courte

Régime critique le plus rapide sans dépassement si \beta = \gamma^2/4 ; résolution avec CI nulles, étude à t = \tau, allure exponentielle amortie.

Voir le corrigé complet

a) L'équation caractéristique associée à l'équation différentielle homogène établie en Q6 s'écrit :

r^2 + \gamma r + \beta = 0

Son discriminant est \Delta = \gamma^2 - 4\beta. Pour obtenir le retour ou la réponse la plus rapide possible sans oscillations (qui allongeraient le temps de réponse et risqueraient de fausser les mesures), le système doit être réglé dans le régime critique (\Delta = 0). La relation cherchée est donc :

\boxed{\gamma^2 = 4\beta} \quad \left(\text{soit } \beta = \frac{\gamma^2}{4}\right)

b) Pour 0 \le t \le \tau, la force est constante et vaut F(t) = F_0. L'équation différentielle de Q6 devient :

\frac{\mathrm{d}^2 Z}{\mathrm{d}t^2} + \gamma \frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t} + \frac{\gamma^2}{4} Z = \frac{F_0}{M}
  • Une solution particulière constante est :

    Z_p = \frac{F_0}{M \beta} = \frac{F_0}{k} \quad \left(\text{car } \beta = \frac{k}{M}\right)
  • La solution générale de l'équation homogène en régime critique (racine double r = -\gamma/2) est :

    Z_h(t) = (A + B t) \,\mathrm{e}^{-\gamma t / 2}

La solution complète s'écrit donc :

Z(t) = \frac{F_0}{k} + (A + B t) \,\mathrm{e}^{-\gamma t / 2}

Les conditions initiales imposent que la platine est au repos à sa position d'équilibre à t = 0^- :

\begin{aligned} Z(0) = 0 &\implies \frac{F_0}{k} + A = 0 \implies A = -\frac{F_0}{k} \\ \left.\frac{\mathrm{d}Z}{\mathrm{d}t}\right|_{t=0} = 0 &\implies B - \frac{\gamma}{2} A = 0 \implies B = \frac{\gamma}{2} A = -\frac{\gamma F_0}{2 k} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la réponse de la platine pour 0 \le t \le \tau :

\boxed{Z(t) = \frac{F_0}{k} \left[ 1 - \left( 1 + \gamma \frac{t}{2} \right) \mathrm{e}^{-\gamma t / 2} \right]}

c) Pour réaliser Z(\tau) \approx \dfrac{F_0}{k}, il faut que le terme transitoire soit devenu négligeable à l'instant t = \tau, soit :

\left( 1 + \frac{\gamma \tau}{2} \right) \mathrm{e}^{-\gamma \tau / 2} \ll 1 \iff \boxed{\gamma \gg \frac{2}{\tau}}

Le temps de réponse propre du disdromètre est alors très court devant la durée \tau de l'impact de la goutte.

Exprimons alors F_0 en fonction de D. D'après l'expression donnée :

F_0 = m(D) \frac{v_{\lim}(D)}{\tau(D)}

En utilisant \tau(D) = \xi \dfrac{D}{v_{\lim}(D)} (d'après Q7) :

\frac{v_{\lim}(D)}{\tau(D)} = \frac{v_{\lim}^2(D)}{\xi D}

Comme v_{\lim}(D) = K \sqrt{D}, il vient v_{\lim}^2(D) = K^2 D, d'où :

\frac{v_{\lim}(D)}{\tau(D)} = \frac{K^2}{\xi} = \text{constante}

Avec la masse de la goutte m(D) = \rho \dfrac{\pi D^3}{6} (d'après Q1), la force maximale s'écrit :

F_0 = \frac{\pi \rho K^2}{6\xi} \, D^3

Par conséquent, à t = \tau :

Z(\tau) = \frac{F_0}{k} = \frac{\pi \rho K^2}{6 k \xi} \, D^3 \propto D^\alpha \quad \text{avec} \quad \boxed{\alpha = 3}

d) Pour 0 \le t \le \tau, Z(t) croît depuis 0 avec une tangente horizontale et atteint un palier de valeur F_0/k. Pour t > \tau, F(t) = 0 : le système retourne vers sa position d'équilibre Z = 0 selon le régime critique libre (décroissance apériodique).

e) La valeur maximale atteinte par le déplacement de la platine au cours de l'impact est :

Z_{\max} = Z(\tau) = \frac{\pi \rho K^2}{6 k \xi} \, D^3

La mesure expérimentale de l'amplitude Z_{\max} permet donc de déterminer directement le diamètre D de la goutte par la relation :

\boxed{D = \left( \frac{6 k \xi}{\pi \rho K^2} \, Z_{\max} \right)^{1/3}}

Résultat

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Partie III : Disdromètre à impact avec piezoélectrique

Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : symétrie et invariances, champ électrostatique

En étudiant les symétries, puis les invariances de la distribution, donner la direction du champ électrique en un point quelconque de l'espace et les coordonnées dont ce champ dépend.

Voir l'indice

Identifier deux plans de symétrie orthogonaux pour fixer la direction du champ, puis utiliser les invariances par translation selon les deux axes du plan.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les invariances géométriques de la distribution (infinie dans le plan) pour en déduire les variables spatiales dont dépend le champ \vec{E}.
  2. Identifier au moins deux plans de symétrie matérielle orthogonaux passant par un point M quelconque pour fixer la direction du champ \vec{E}(M).
Voir la réponse courte

Invariance par translation selon x et y : \vec{E} dépend de z seul ; plans de symétrie orthogonaux au plan : \vec{E} = E(z)\vec{e}_z.

Voir le corrigé complet

On repère l'espace en coordonnées cartésiennes (x,y,z), le plan infini chargé étant situé en z = e/2 et parallèle au plan (Oxy).

1. Invariances : La distribution de charge surfacique est uniforme et infinie dans le plan z = e/2. Elle est donc invariante par toute translation selon \vec{e}_x et selon \vec{e}_y :

\vec{E}(x, y, z) = \vec{E}(z)

Le champ électrique ne dépend que de la seule coordonnée z.

2. Symétries : Soit M(x, y, z) un point quelconque de l'espace.

  • Le plan \Pi_{1} passant par M et dirigé par (\vec{e}_x, \vec{e}_z) est un plan de symétrie de la distribution de charges. Par conséquent, \vec{E}(M) \in \Pi_{1}.
  • Le plan \Pi_{2} passant par M et dirigé par (\vec{e}_y, \vec{e}_z) est également un plan de symétrie de la distribution de charges. Par conséquent, \vec{E}(M) \in \Pi_{2}.

Le champ électrique appartient à l'intersection de ces deux plans de symétrie sécants selon la droite (M, \vec{e}_z) :

\vec{E}(M) \in \Pi_1 \cap \Pi_2 \implies \vec{E}(M) \parallel \vec{e}_z

En combinant symétries et invariances, le champ électrique en tout point M(x,y,z) s'écrit :

\boxed{\vec{E}(M) = E_z(z)\,\vec{e}_z}

De plus, le plan z = e/2 étant lui-même un plan de symétrie de la distribution, la composante E_z est impaire par rapport à z = e/2, soit :

E_z\left(\frac{e}{2} + u\right) = -E_z\left(\frac{e}{2} - u\right) \quad (\forall u \in \mathbb{R})

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : théorème de gauss, plan infini chargé

En utilisant un théorème d'électromagnétisme à énoncer, calculer le champ électrique créé par cette distribution en tout point de l'espace.

Voir l'indice

Choisir un cylindre de Gauss fermé orthogonal au plan, exploiter les symétries pour le flux et énoncer rigoureusement le théorème de Gauss.

Voir la stratégie
  1. Énoncer le théorème de Gauss en électrostatique dans le vide.
  2. Choisir une surface de Gauss fermée adaptée aux symétries établies à la question précédente (cylindre d'axe orthogonal au plan chargé).
  3. Calculer le flux du champ électrique, expliciter la charge intérieure en introduisant la densité surfacique de charge \sigma = \frac{Q}{S}, puis en déduire l'expression vectorielle de \vec{E}(M) de part et d'autre du plan.
Voir la réponse courte

Théorème de Gauss sur un cylindre traversant le plan chargé en surface : \vec{E} = \pm \frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\vec{e}_z.

Voir le corrigé complet

Énoncé du théorème de Gauss :
Le flux du champ électrostatique \vec{E} à travers une surface fermée orientée vers l'extérieur \mathcal{S}_G est égal au quotient de la charge électrique totale Q_{\text{int}} contenue dans le volume délimité par \mathcal{S}_G par la permittivité diélectrique du vide \varepsilon_0 :

\Phi = \oiint_{\mathcal{S}_G} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0}

Calcul du champ électrostatique :
Le plan infini situé en z = e/2 porte une charge Q répartie uniformément sur une surface S, soit une densité surfacique de charge uniforme :

\sigma = \frac{Q}{S}

On choisit comme surface de Gauss \mathcal{S}_G un cylindre fermé d'axe vertical (Oz), de section droite d'aire \mathcal{A}, dont les bases planes sont situées symétriquement par rapport au plan z = e/2, aux cotes z_2 = e/2 + u et z_1 = e/2 - u (avec u > 0).

Le flux de \vec{E} à travers cette surface fermée se décompose en :

  • Le flux à travers la surface latérale : en tout point de cette surface, le vecteur normal extérieur unitaire est orthogonal à \vec{e}_z. D'après la question précédente, \vec{E} = E_z(z)\,\vec{e}_z, donc \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S}_{\text{lat}} = 0, et le flux latéral est nul.
  • Le flux à travers la base supérieure (z = e/2 + u) : la normale unitaire sortante est +\vec{e}_z, d'où :

    \Phi_{\text{sup}} = \iint \vec{E}\left(\frac{e}{2}+u\right) \cdot (\vec{e}_z\,\mathrm{d}S) = E_z\left(\frac{e}{2}+u\right) \mathcal{A}
  • Le flux à travers la base inférieure (z = e/2 - u) : la normale unitaire sortante est -\vec{e}_z. En utilisant la relation d'antisymétrie E_z(e/2 - u) = - E_z(e/2 + u) :

    \Phi_{\text{inf}} = \iint \vec{E}\left(\frac{e}{2}-u\right) \cdot (-\vec{e}_z\,\mathrm{d}S) = - E_z\left(\frac{e}{2}-u\right) \mathcal{A} = E_z\left(\frac{e}{2}+u\right) \mathcal{A}

Le flux total s'écrit donc :

\Phi = 2 E_z\left(\frac{e}{2}+u\right) \mathcal{A}

La charge contenue à l'intérieur de \mathcal{S}_G est la charge découpée par le cylindre sur le plan z = e/2 :

Q_{\text{int}} = \sigma \mathcal{A} = \frac{Q}{S}\mathcal{A}

D'après le théorème de Gauss :

2 E_z\left(\frac{e}{2}+u\right) \mathcal{A} = \frac{\sigma \mathcal{A}}{\varepsilon_0} \implies E_z\left(\frac{e}{2}+u\right) = \frac{\sigma}{2\varepsilon_0} = \frac{Q}{2\varepsilon_0 S}

Par conséquent, le champ électrique créé en tout point de l'espace par cette distribution s'écrit :

\boxed{ \vec{E}(M) = \begin{cases} +\dfrac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{e}_z & \text{si } z > \dfrac{e}{2} \\[10pt] -\dfrac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{e}_z & \text{si } z < \dfrac{e}{2} \end{cases} }

ce qui peut également s'écrire sous forme condensée :

\vec{E}(M) = \operatorname{sgn}\left(z - \frac{e}{2}\right)\frac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{e}_z

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : condensateur plan, permittivité diélectrique

En déduire l'expression du champ électrique créé par l'association des deux électrodes chargées et , en un point entre les deux électrodes s'il y avait le vide. Dans un matériau ayant une permittivité , on remplace la permittivité diélectrique du vide par . En déduire le champ à l'intérieur du matériau piézoélectrique.

Voir l'indice

Utiliser le principe de superposition pour sommer les champs créés par chaque armature, puis remplacer \varepsilon_0 par \varepsilon dans le diélectrique.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe de superposition pour sommer les champs créés par l'électrode supérieure (+Q en z = e/2) et l'électrode inférieure (-Q en z = -e/2) dans la région inter-électrodes -e/2 < z < e/2.
  2. Remplacer la permittivité du vide \varepsilon_0 par la permittivité \varepsilon du milieu diélectrique pour en déduire le champ \vec{E}(M)_{\text{piezo}}.
Voir la réponse courte

Superposition des deux plans : entre les armatures \vec{E}_{\text{vide}} = \frac{\sigma}{\varepsilon_0}\vec{e}_z = \frac{Q}{\varepsilon_0 S}\vec{e}_z, puis division par la permittivité relative \varepsilon.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, le plan supérieur situé en z = e/2, portant la charge +Q (densité surfacique \sigma = Q/S > 0), crée en tout point M(z) tel que z < e/2 le champ électrique :

\vec{E}_+(M) = -\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{e}_z = -\frac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{e}_z

De même, l'électrode inférieure située en z = -e/2 porte la charge -Q, correspondant à la densité surfacique -\sigma = -Q/S. En un point situé au-dessus de ce plan (z > -e/2), le champ qu'elle crée s'écrit :

\vec{E}_-(M) = +\frac{-\sigma}{2\varepsilon_0}\,\vec{e}_z = -\frac{Q}{2\varepsilon_0 S}\,\vec{e}_z

Par application du principe de superposition, le champ électrostatique total entre les deux électrodes (-e/2 < z < e/2) dans le vide est la somme de ces deux contributions :

\vec{E}(M)_{\text{vide}} = \vec{E}_+(M) + \vec{E}_-(M) = -\frac{Q}{\varepsilon_0 S}\,\vec{e}_z
\boxed{\vec{E}(M)_{\text{vide}} = -\frac{Q}{\varepsilon_0 S}\,\vec{e}_z}

Dans le matériau piézoélectrique de permittivité diélectrique \varepsilon, on remplace \varepsilon_0 par \varepsilon selon la prescription de l'énoncé :

\boxed{\vec{E}(M)_{\text{piezo}} = -\frac{Q}{\varepsilon S}\,\vec{e}_z}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : effet piézoélectrique, tension aux bornes

On admet que la charge est proportionnelle à la force exercée par une goutte sur le capteur lors de son impact. Montrer, en utilisant la modélisation de proposée en haut de la page 5, que la tension aux bornes du capteur piézoélectrique est proportionnelle à .

Voir l'indice

Relier la tension u(t) au champ électrique par intégration sur l'épaisseur e, puis exprimer F_0 en fonction de m et \tau.

Voir la stratégie
  1. Relier la tension u(t) aux bornes du capteur à la charge Q(t) à l'aide du champ électrique calculé à la question précédente.
  2. Exprimer la force F(t) lors de l'impact (0 < t < \tau) en explicitant la masse m(D), la vitesse limite v_{\lim}(D) et la durée d'impact \tau(D).
  3. Conclure sur la proportionnalité entre u(t) et D^3.
Voir la réponse courte

u(t) = E\cdot e \propto Q \propto F(t) \propto \rho D^2 v_{\lim}^2 avec v_{\lim} \propto \sqrt{D}, d'où u(t) \propto D^3.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q11, le champ électrique régnant dans le matériau piézoélectrique d'épaisseur e est uniforme et s'écrit :

\vec{E}_{\text{piezo}} = -\frac{Q(t)}{\varepsilon S}\vec{e}_z

La différence de potentiel u(t) = V(e/2) - V(-e/2) entre l'électrode positive et l'électrode négative vaut donc :

u(t) = -\int_{-e/2}^{e/2} E_z\,\mathrm{d}z = \frac{e}{\varepsilon S}Q(t)

La tension u(t) est ainsi proportionnelle à la charge Q(t) (le capteur se comporte comme un condensateur plan de capacité C = \frac{\varepsilon S}{e}).

L'énoncé indique que la charge Q(t) est proportionnelle à la force F(t), ce qui implique :

u(t) \propto F(t)

Pendant la durée de l'impact (0 < t < \tau), la modélisation de la page 5 donne :

F(t) = F_0 = m(D)\frac{v_{\lim}(D)}{\tau(D)}

Or :

  • la masse de la goutte sphérique est m(D) = \rho \dfrac{\pi D^3}{6} ;
  • la durée de l'impact est modélisée par \tau(D) = \xi \dfrac{D}{v_{\lim}(D)} (question Q7) ;
  • la vitesse limite s'écrit v_{\lim}(D) = K\sqrt{D} (question Q3).

En injectant l'expression de \tau(D), le rapport d'accélération moyenne devient :

\frac{v_{\lim}(D)}{\tau(D)} = \frac{v_{\lim}^2(D)}{\xi D} = \frac{K^2 D}{\xi D} = \frac{K^2}{\xi} = \text{constante}

Ce terme est donc rigoureusement indépendant du diamètre D. Il en résulte :

F_0 = \left(\frac{\pi \rho K^2}{6\xi}\right) D^3 \propto D^3

Puisque u(t) \propto Q(t) \propto F(t), on en déduit que pendant le choc :

\boxed{u(t) \propto D^3}

Résultat

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Partie IV : Dimensionnement et étalonnage du disdromètre à impact

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : flux de particules, surface de détection

Exprimer le nombre de gouttes tombant sur la surface du disdromètre pendant la durée d'un impact, en fonction de et de . En déduire l'expression de la surface maximale du capteur du disdromètre permettant d'éviter des chevauchements du signal dus à deux impacts successifs.

Voir l'indice

Calculer le volume balayé par la surface S pendant la durée \tau, puis exprimer que pour éviter les recouvrements temporels, le nombre moyen de gouttes doit être strictement inférieur à 1.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le volume du cylindre d'air contenant les gouttes qui atteignent la surface S pendant la durée \tau.
  2. Exprimer le nombre moyen de gouttes G dans ce volume à l'aide de la densité volumique N et simplifier par la vitesse limite grâce à l'expression de \tau(D).
  3. Poser le critère de non-recouvrement des signaux (G \le 1) pour en déduire la surface maximale S_{\max}.
Voir la réponse courte

Volume balayé par les gouttes pendant \tau : G = N S v_{\lim}\tau = N S \xi D ; condition de non-chevauchement G \le 1 d'où S_{\max} = 1/(N\xi D).

Voir le corrigé complet

Pendant une durée \tau, les gouttes qui atteignent la surface horizontale S du disdromètre sont celles situées initialement dans un cylindre vertical de base S et de hauteur h = v_{\lim}(D)\,\tau. Le volume de ce cylindre vaut :

\mathcal{V} = S\,v_{\lim}(D)\,\tau

Les gouttes étant réparties de manière homogène avec une densité volumique N, le nombre moyen de gouttes G reçues par le capteur pendant la durée d'un impact est :

G = N\,\mathcal{V} = N\,S\,v_{\lim}(D)\,\tau

En utilisant la relation fournie pour la durée de l'impact \tau(D) = \xi \dfrac{D}{v_{\lim}(D)}, le produit v_{\lim}(D)\,\tau se simplifie :

v_{\lim}(D)\,\tau = \xi\,D

On obtient ainsi :

\boxed{G = \xi N S D}

Pour éviter tout chevauchement entre deux impacts successifs, il faut qu'au maximum une goutte tombe sur la platine pendant la durée caractéristique d'un impact \tau, soit la condition limite G \le 1. La surface maximale admissible S_{\max} vérifie donc G = 1, ce qui donne :

\boxed{S_{\max} = \frac{1}{\xi N D}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : valeur moyenne, distribution statistique

On considère une averse contenant toutes les tailles de gouttes, répondant à la distribution de Marshall et Palmer. Montrer que représente le diamètre moyen des gouttes. On donne :

Voir l'indice

Calculer le diamètre moyen \langle D \rangle = \frac{\int_0^\infty D n(D)\,\mathrm{d}D}{\int_0^\infty n(D)\,\mathrm{d}D} à l'aide de l'intégrale fournie.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition statistique de la valeur moyenne d'une grandeur continue pour une distribution volumique : le rapport de la somme pondérée par le nombre total de particules.
  2. Calculer le nombre total de gouttes par unité de volume N_{\mathrm{tot}} = \int \mathrm{d}N et l'intégrale du numérateur par changement de variable en utilisant l'intégrale fournie.
Voir la réponse courte

Calcul de l'intégrale \langle D \rangle = \frac{\int_0^\infty D n(D)\mathrm{d}D}{\int_0^\infty n(D)\mathrm{d}D} = D_0 par changement de variable avec l'intégrale fournie.

Voir le corrigé complet

Le nombre total de gouttes de pluie par unité de volume, toutes tailles confondues, s'obtient en intégrant la distribution volumique de Marshall et Palmer sur tous les diamètres possibles D \in [0, +\infty[ :

N_{\mathrm{tot}} = \int_0^{+\infty} \mathrm{d}N = \int_0^{+\infty} n(D)\,\mathrm{d}D = \int_0^{+\infty} n_0 \exp\left(-\frac{D}{D_0}\right)\mathrm{d}D

En posant le changement de variable sans dimension x = \frac{D}{D_0}, soit \mathrm{d}D = D_0\,\mathrm{d}x :

N_{\mathrm{tot}} = n_0 D_0 \int_0^{+\infty} \mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x = n_0 D_0 \left[-\mathrm{e}^{-x}\right]_0^{+\infty} = n_0 D_0

Par définition, le diamètre moyen \langle D \rangle des gouttes au sein de l'averse est la moyenne pondérée par la distribution :

\langle D \rangle = \frac{1}{N_{\mathrm{tot}}} \int_0^{+\infty} D\,n(D)\,\mathrm{d}D = \frac{1}{n_0 D_0} \int_0^{+\infty} D\,n_0 \exp\left(-\frac{D}{D_0}\right)\mathrm{d}D

En effectuant le même changement de variable x = \frac{D}{D_0} :

\begin{aligned} \langle D \rangle &= \frac{1}{n_0 D_0} \int_0^{+\infty} (D_0 x) \, n_0 \mathrm{e}^{-x} \, (D_0\,\mathrm{d}x) \\ &= D_0 \int_0^{+\infty} x \mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x \end{aligned}

En utilisant la valeur de l'intégrale donnée par l'énoncé \int_0^{+\infty} x \mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x = 1, on en déduit immédiatement :

\boxed{\langle D \rangle = D_0}

Le paramètre D_0 s'interprète donc bien comme le diamètre moyen des gouttes de pluie.

Résultat

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Question 15

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : intégration de flux, dimensionnement

Exprimer pour la distribution de Marshall et Palmer le nombre de gouttes tombant sur la surface du disdromètre pendant une durée . En déduire une seconde expression de . En pratique, le constructeur applique une marge. On prend librement la valeur . Calculer numériquement pour et commenter au regard de la photo 2.

Voir l'indice

Intégrer le flux élémentaire sur l'ensemble de la distribution de Marshall-Palmer en réutilisant le résultat de la question précédente.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le nombre infinitésimal de gouttes \mathrm{d}G de diamètre compris entre D et D+\mathrm{d}D tombant sur la platine pendant la durée d'impact correspondante, puis intégrer sur toute la distribution de Marshall et Palmer en exploitant l'intégrale fournie en Q14.
  2. Établir la condition de non-chevauchement G \le 1 pour déduire S_{\max}.
  3. Effectuer l'application numérique avec une attention particulière portée aux unités de n_0 et D_0, puis comparer la valeur obtenue aux dimensions géométriques visibles sur la photo 2.
Voir la réponse courte

Intégration du flux sur toute la distribution de taille pour obtenir G, puis déduction de S_{\max} et confrontation numérique à l'appareil réel.

Voir le corrigé complet

D'après la modélisation établie à la question Q13, le nombre de gouttes de diamètre D tombant sur la surface S pendant la durée d'impact \tau(D) s'écrit :

G = \xi N S D

Pour une distribution continue caractérisée par la densité différentielle \mathrm{d}N = n(D)\,\mathrm{d}D, chaque classe de diamètre apporte une contribution élémentaire :

\mathrm{d}G = \xi S D\,\mathrm{d}N = \xi S D\,n(D)\,\mathrm{d}D

Le nombre total de gouttes G s'obtient par intégration sur l'ensemble des diamètres possibles :

G = \xi S \int_{0}^{+\infty} D\,n(D)\,\mathrm{d}D = \xi S n_0 \int_{0}^{+\infty} D \exp\left(-\frac{D}{D_0}\right)\mathrm{d}D

En posant le changement de variable sans dimension x = \frac{D}{D_0} (soit D = D_0 x et \mathrm{d}D = D_0\,\mathrm{d}x), et en utilisant l'intégrale donnée en Q14 (\int_{0}^{+\infty} x\,\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x = 1) :

\int_{0}^{+\infty} D \exp\left(-\frac{D}{D_0}\right)\mathrm{d}D = D_0^2 \int_{0}^{+\infty} x\,\mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x = D_0^2

On obtient ainsi :

\boxed{G = \xi n_0 S D_0^2}

Remarque : On retrouve directement ce résultat en écrivant G = \xi S \langle D \rangle N_{\mathrm{tot}}, avec \langle D \rangle = D_0 et N_{\mathrm{tot}} = n_0 D_0 établis à la question Q14.

Pour éviter tout chevauchement entre deux signaux d'impact successifs, la probabilité d'avoir plus d'une goutte pendant une durée d'impact doit être négligeable, ce qui impose en moyenne G \le 1. La surface maximale admissible S_{\max} vérifie donc G = 1, soit :

\boxed{S_{\max} = \frac{1}{\xi n_0 D_0^2}}

Application numérique : Convertissons les grandeurs dans le Système International :

  • \xi = 6{,}5 ;
  • D_0 = 1{,}5\text{ mm} = 1{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ m} ;
  • n_0 = 8{,}0 \cdot 10^3\text{ m}^{-3}\cdot\text{mm}^{-1} = 8{,}0 \cdot 10^6\text{ m}^{-4}.

On a :

n_0 D_0^2 = 8{,}0 \cdot 10^6 \times (1{,}5 \cdot 10^{-3})^2 = 18\text{ m}^{-2}

D'où :

S_{\max} = \frac{1}{6{,}5 \times 18} = \frac{1}{117}\text{ m}^2 \approx 8{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ m}^2 = \boxed{85\text{ cm}^2}

Commentaire au regard de la photo 2 : Sur la photo 2, l'échelle indique une largeur de référence de 10\text{ cm}. Le capteur circulaire du disdromètre possède un diamètre typique de l'ordre de d \approx 10\text{ cm}, ce qui correspond à une surface de collecte :

S = \frac{\pi d^2}{4} \approx \frac{\pi \times 10^2}{4} \approx 79\text{ cm}^2

Cette surface réelle est bien du même ordre de grandeur et immédiatement inférieure à la surface maximale calculée (S \lesssim S_{\max} \approx 85\text{ cm}^2, valeur que l'on retrouvera fixée à S = 80\text{ cm}^2 à la question Q18). Le dimensionnement du capteur permet donc d'optimiser la statistique de comptage tout en prévenant le recouvrement des impacts.

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : intensité de pluie, débit volumique

On considère tout d'abord une averse dont toutes les gouttes ont le même diamètre , tombant à la vitesse et réparties en volume de manière homogène avec une densité volumique . Exprimer l'intensité de cette averse en fonction de , et de .

Voir l'indice

Calculer le débit volumique d'eau frappant une surface unitaire au sol par unité de temps.

Voir la stratégie
  1. Évaluer le volume d'eau liquide intercepté par une surface horizontale S pendant un intervalle de temps \mathrm{d}t à l'aide de la méthode du cylindre de capture.
  2. En déduire la hauteur d'eau correspondante \mathrm{d}h, puis l'intensité R = \frac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}t}.
Voir la réponse courte

L'intensité est le débit volumique par unité de surface : R = N v_{\lim}(D_0) \frac{\pi D_0^3}{6}.

Voir le corrigé complet

Considérons une surface horizontale réceptrice d'aire S. Pendant une durée \mathrm{d}t, les gouttes qui atteignent cette surface sont celles situées dans un cylindre vertical de base S et de hauteur v_{\lim}(D_0)\,\mathrm{d}t.

Le nombre de gouttes ainsi captées est :

\mathrm{d}\mathcal{N} = N \cdot S \, v_{\lim}(D_0)\,\mathrm{d}t

Chaque goutte étant supposée sphérique de diamètre D_0, le volume d'une goutte est :

V_{\text{goutte}} = \frac{4}{3}\pi \left(\frac{D_0}{2}\right)^{\!3} = \frac{\pi}{6} D_0^3

Le volume total d'eau liquide collecté sur la surface S pendant la durée \mathrm{d}t s'écrit alors :

\mathrm{d}V_{\text{eau}} = V_{\text{goutte}}\,\mathrm{d}\mathcal{N} = \frac{\pi}{6} N D_0^3 \, S \, v_{\lim}(D_0)\,\mathrm{d}t

Par définition, la hauteur d'eau précipitée pendant la durée \mathrm{d}t est \mathrm{d}h = \frac{\mathrm{d}V_{\text{eau}}}{S}.

L'intensité R de l'averse, définie comme la hauteur d'eau tombée par unité de temps (R = \frac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}t}), vaut ainsi :

\boxed{R = \frac{\pi}{6} N D_0^3 v_{\lim}(D_0)}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : calcul d'intégrale, intensité de précipitation

Justifier que s'exprime de manière générale par :

et calculer . On donne . Faire l'application numérique en pour .

Voir l'indice

Remplacer n(D) et v_{\lim}(D) par leurs expressions, effectuer le changement de variable x = D/D_0 et utiliser l'intégrale fournie sans oublier la conversion d'unités en mm/h.

Voir la stratégie
  1. Généraliser le résultat de la question Q16 en considérant la tranche infinitésimale de gouttes de diamètres compris entre D et D + \mathrm{d}D, puis intégrer sur l'ensemble des diamètres possibles.
  2. Exprimer l'intégrale en y injectant la distribution de Marshall-Palmer n(D) et la loi de vitesse limite v_{\lim}(D), puis effectuer le changement de variable sans dimension x = D/D_0 afin d'utiliser la valeur de l'intégrale fournie.
  3. Réaliser l'application numérique en convertissant avec rigueur toutes les grandeurs dans le système international avant de convertir l'intensité finale en \text{mm}\cdot\text{h}^{-1}.
Voir la réponse courte

Sommation continue des contributions des gouttes selon la distribution de Marshall-Palmer ; intégration à l'aide de la formule donnée et conversion en \mathrm{mm\cdot h^{-1}}.

Voir le corrigé complet

1. Justification de l'expression générale de R

D'après la question Q16, une population homogène de gouttes de même diamètre D, de vitesse de chute v_{\lim}(D) et de densité volumique N, apporte une intensité pluviométrique :

R = \frac{\pi D^3}{6} N v_{\lim}(D)

Pour une averse polydisperse décrite par la distribution de Marshall-Palmer, le nombre de gouttes par unité de volume ayant un diamètre compris entre D et D + \mathrm{d}D s'écrit \mathrm{d}N = n(D)\,\mathrm{d}D.

Cette tranche de gouttes apporte donc une contribution élémentaire à l'intensité de l'averse :

\mathrm{d}R = \frac{\pi D^3}{6} v_{\lim}(D)\,\mathrm{d}N = n(D)\, v_{\lim}(D)\, \pi \frac{D^3}{6}\,\mathrm{d}D

En sommant les contributions de toutes les tailles de gouttes sur [0, +\infty[, on obtient :

\boxed{R = \int_0^\infty n(D)\, v_{\lim}(D)\, \pi \frac{D^3}{6}\,\mathrm{d}D}

2. Calcul de R

En injectant la distribution n(D) = n_0 \exp\left(-\frac{D}{D_0}\right) et l'expression de la vitesse limite v_{\lim}(D) = K\sqrt{D}, il vient :

R = \frac{\pi}{6} n_0 K \int_0^\infty D^{7/2} \mathrm{e}^{-D/D_0}\,\mathrm{d}D

Effectuons le changement de variable x = \frac{D}{D_0}, d'où D = D_0 x et \mathrm{d}D = D_0\,\mathrm{d}x :

\begin{aligned} R &= \frac{\pi}{6} n_0 K D_0^{9/2} \int_0^\infty x^{3,5} \mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x \end{aligned}

Avec l'intégrale fournie par l'énoncé \int_0^\infty x^{3,5} \mathrm{e}^{-x}\,\mathrm{d}x = \frac{105\sqrt{\pi}}{16} :

\boxed{R = \frac{35\pi^{3/2}}{32} n_0 K D_0^{9/2}}

3. Application numérique

Convertissons les grandeurs dans le système international :

  • n_0 = 8,0 \cdot 10^3\text{ m}^{-3}\cdot\text{mm}^{-1} = 8,0 \cdot 10^6\text{ m}^{-4} ;
  • K = 150\text{ m}^{1/2}\cdot\text{s}^{-1} ;
  • D_0 = 1,5\text{ mm} = 1,5 \cdot 10^{-3}\text{ m} ;
  • \int_0^\infty x^{3,5}\mathrm{e}^{-x}\mathrm{d}x \approx 11,6.

On calcule d'abord la vitesse de précipitation R en \text{m}\cdot\text{s}^{-1} :

\begin{aligned} D_0^{9/2} &= (1,5 \cdot 10^{-3})^{4,5} \approx 1,961 \cdot 10^{-13}\text{ m}^{9/2} \\ R &= \frac{\pi}{6} \times (8,0 \cdot 10^6\text{ m}^{-4}) \times (150\text{ m}^{1/2}\cdot\text{s}^{-1}) \times (1,961 \cdot 10^{-13}\text{ m}^{9/2}) \times 11,6 \\ R &\approx 1,43 \cdot 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \end{aligned}

Pour obtenir R dans l'unité usuelle \text{mm}\cdot\text{h}^{-1}, on multiplie par 10^3\text{ mm}\cdot\text{m}^{-1} \times 3\,600\text{ s}\cdot\text{h}^{-1} = 3,6 \cdot 10^6\text{ mm}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1}\cdot\text{h}^{-1} :

R = 1,43 \cdot 10^{-3} \times 3,6 \cdot 10^6 \approx 5,1 \cdot 10^3\text{ mm}\cdot\text{h}^{-1}
\boxed{R \approx 5,1 \cdot 10^3\text{ mm}\cdot\text{h}^{-1}}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : traitement de données, histogramme

Expliquer comment il est possible de calculer à l'aide de ces données (le calcul n'est pas demandé).

Voir l'indice

Discrétiser l'intégrale précédente en sommant les contributions de chaque classe de diamètre : le volume total d'eau recueilli par unité de surface et de temps fournit R.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition de l'intensité R de l'averse comme le rapport du volume total d'eau reçu par unité de surface et par unité de temps.
  2. Exprimer le volume d'eau total apporté par l'ensemble des gouttes comptabilisées par classe de diamètre.
  3. En déduire la formule discrétisée permettant d'évaluer R à partir des données de l'histogramme (N_i, D_i), de la surface S et de la durée de mesure \Delta t.
Voir la réponse courte

On discrétise l'intégrale en sommant les classes de taille mesurées par le capteur pondérées par leur vitesse limite et leur volume.

Voir le corrigé complet

Par définition, l'intensité de précipitation R représente la hauteur d'eau reçue par unité de temps, ce qui équivaut au flux volumique d'eau par unité de surface collectrice :

R = \frac{h}{\Delta t} = \frac{V_{\text{tot}}}{S \, \Delta t}

où :

  • S = 80\text{ cm}^2 = 8{,}0 \cdot 10^{-3}\text{ m}^2 est la surface sensible du capteur ;
  • \Delta t = 24\text{ h} est la durée totale de la mesure.

Pour calculer le volume total d'eau V_{\text{tot}} à partir de l'histogramme de la figure 4, on procède ainsi :

  1. Pour chaque classe i de gouttes (centrée sur le diamètre moyen D_i), on relève sur l'histogramme le nombre de gouttes comptées N_i.
  2. En assimilant chaque goutte à une sphère de diamètre D_i, le volume d'une goutte de cette classe est :

    V_i = \frac{\pi}{6} D_i^3
  3. Le volume total d'eau tombé sur le capteur pendant la durée \Delta t s'obtient en sommant les contributions de toutes les classes :

    V_{\text{tot}} = \sum_i N_i V_i = \frac{\pi}{6} \sum_i N_i D_i^3
  4. On en déduit l'intensité de l'averse :
\boxed{R = \frac{\pi}{6\, S\, \Delta t} \sum_i N_i D_i^3}

Pour obtenir R dans l'unité usuelle (\text{mm}\cdot\text{h}^{-1}), il suffit d'exprimer les diamètres D_i en \text{mm}, la surface S en \text{mm}^2 (S = 8{,}0 \cdot 10^3\text{ mm}^2) et la durée \Delta t en heures (\Delta t = 24\text{ h}).

Résultat

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Partie V : Disdromètre optique

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; ALI et oscillateurs électroniques

Notions : filtre passe-haut, montage inverseur

Proposer un montage simple permettant d'éliminer la composante continue. Quel composant électronique permettrait de réaliser le bloc d'inversion du signal ?

Voir l'indice

Pour supprimer la valeur moyenne continue, penser à un filtre passe-haut RC passif (ou condensateur en série) ; pour inverser le signe, proposer un montage amplificateur inverseur à AOP.

Voir la stratégie
  1. Identifier la fonction de transfert nécessaire pour bloquer une composante continue (fréquence nulle) : un filtre passe-haut passif du premier ordre (filtre RC) ou un condensateur de liaison série.
  2. Identifier le composant actif standard permettant de réaliser une inversion de tension : l'amplificateur opérationnel (ou amplificateur linéaire intégré, AOP/ALI) configuré en montage inverseur.
Voir la réponse courte

Un filtre passe-haut RC passif bloque le continu ; un amplificateur linéaire intégré monté en amplificateur inverseur réalise l'inversion du signal.

Voir le corrigé complet

1. Élimination de la composante continue :

Pour supprimer la valeur moyenne (composante continue, de pulsation \omega = 0) d'un signal tout en transmettant ses variations temporelles, on utilise un filtre passe-haut passif RC (ou un condensateur de liaison suivi d'une résistance de tirage à la masse).

Le montage est constitué d'un condensateur de capacité C placé en série avec l'entrée, et d'une résistance R reliée à la masse aux bornes de laquelle est prélevée la tension de sortie :

\underline{H}(\mathrm{j}\omega) = \frac{\underline{s}_1}{\underline{e}} = \frac{\mathrm{j}RC\omega}{1 + \mathrm{j}RC\omega}

En régime continu (\omega = 0), l'impédance du condensateur est infinie (circuit ouvert), d'où un gain nul : la composante continue est totalement éliminée.

Pour que le créneau correspondant au passage de la goutte ne soit pas déformé, on choisit la fréquence de coupure f_c = \frac{1}{2\pi RC} très inférieure aux fréquences caractéristiques du signal (soit RC \gg \tau).

\boxed{\text{Filtre passe-haut } RC \text{ (ou condensateur de liaison en série)}}

2. Réalisation du bloc d'inversion :

Pour réaliser un changement de signe (s_2(t) = -s_1(t)), on utilise un amplificateur opérationnel (ou amplificateur linéaire intégré, ALI/AOP) associé à deux résistances identiques R_0, câblé en montage amplificateur inverseur de gain unité :

  • la borne non-inverseuse (+) est reliée à la masse ;
  • le signal d'entrée est appliqué à la borne inverseuse (-) à travers une première résistance R_0 ;
  • une boucle de rétroaction négative comportant une seconde résistance R_0 relie la sortie à la borne inverseuse (-).

En régime linéaire (V_+ = V_-), on obtient la relation :

s_2(t) = -\frac{R_0}{R_0} s_1(t) = -s_1(t)
\boxed{\text{Amplificateur opérationnel (AOP / ALI) en montage inverseur}}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : mesure de vitesse, temps de vol

Calculer la vitesse de chute de la goutte en expliquant la démarche.

Voir l'indice

Identifier sur le chronogramme les instants où le front avant et le front arrière de la goutte franchissent l'épaisseur h du faisceau.

Voir la stratégie
  1. Associer chaque instant caractéristique de la courbe s(t) à une étape géométrique du passage de la goutte à travers le faisceau d'épaisseur verticale h.
  2. Identifier l'intervalle de temps correspondant au parcours de la distance h à vitesse constante v.
  3. Calculer numériquement la vitesse v.
Voir la réponse courte

Lecture sur l'oscillogramme du décalage temporel \Delta t entre les deux faisceaux distants de d, d'où v = d/\Delta t.

Voir le corrigé complet

Le faisceau lumineux possède une épaisseur verticale h = 1{,}0\text{ cm}. La goutte de pluie, de diamètre D < h, tombe verticalement à vitesse constante v à travers cette tranche de lumière :

  • à t_0 = 1{,}3\text{ ms} : la partie inférieure (front) de la goutte entre dans le faisceau ;
  • à t_1 = 1{,}6\text{ ms} : la goutte est entièrement immergée dans le faisceau (le sommet vient de franchir la frontière supérieure) ;
  • à t_2 = 2{,}8\text{ ms} : la partie inférieure de la goutte atteint la frontière inférieure du faisceau et commence à en sortir ;
  • à t_3 = 3{,}1\text{ ms} : le sommet de la goutte quitte le faisceau.

Entre les instants t_0 et t_2, le front de la goutte traverse toute l'épaisseur h du faisceau. De même, entre t_1 et t_3, le sommet de la goutte parcourt la même distance h.

La vitesse de chute de la goutte s'exprime donc par :

v = \frac{h}{t_2 - t_0} = \frac{h}{t_3 - t_1}

On vérifie la cohérence temporelle :

t_2 - t_0 = 2{,}8 - 1{,}3 = 1{,}5\text{ ms} \quad \text{et} \quad t_3 - t_1 = 3{,}1 - 1{,}6 = 1{,}5\text{ ms}

Application numérique :

v = \frac{1{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ m}}{1{,}5 \cdot 10^{-3}\text{ s}} = \frac{20}{3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 6{,}7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{v \approx 6{,}7\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : occultation de faisceau, photodiode

Montrer que le maximum du signal est proportionnel au diamètre de la goutte détectée :

Voir l'indice

Remarquer que l'occultation maximale correspond à l'entrée totale de la goutte dans le faisceau ; la surface occultée est celle d'un disque de diamètre D, puis extraire la racine carrée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intensité lumineuse maximale I_{\max} occultée par la goutte lorsqu'elle se trouve entièrement dans le faisceau lumineux.
  2. Suivre les étapes de la chaîne de traitement du signal reliant e(t) à s(t).
  3. En déduire l'expression de s_{\max} et identifier la constante de proportionnalité K'.
Voir la réponse courte

Le faisceau lumineux de nappe mince est occulté proportionnellement au diamètre D de la goutte lors de sa traversée, d'où s_{\max} \propto D.

Voir le corrigé complet

Le faisceau lumineux se propage selon l'axe de longueur L et présente une section droite rectangulaire d'aire S_{\text{faisceau}} = h \times l. En supposant le flux lumineux uniformément réparti sur cette section, la fraction d'intensité lumineuse occultée par la goutte est égale au rapport de sa section apparente à celle du faisceau.

Pour une goutte modélisée par une sphère de diamètre D (D < h), la surface occultée projetée perpendiculairement au faisceau est un disque d'aire :

S_{\text{occultée}} = \frac{\pi D^2}{4}

Lorsque la goutte est entièrement immergée dans le faisceau (pour t \in [t_1, t_2]), l'intensité lumineuse occultée est maximale et s'écrit :

I_{\max} = I_0 \frac{S_{\text{occultée}}}{S_{\text{faisceau}}} = I_0 \frac{\pi D^2}{4 h l}

L'intensité occultée maximale I_{\max} est donc proportionnelle à D^2.

D'après le synoptique de la chaîne de traitement :

  1. Le signal issu du capteur vaut e(t) = k(I_0 - I(t)).
  2. L'élimination de la composante continue soustrait la valeur permanente k I_0, ce qui donne -k I(t).
  3. L'inverseur change le signe pour donner k I(t).
  4. L'extracteur de racine carrée produit le signal final :

    s(t) = \sqrt{k I(t)}

Pour t \in [t_1, t_2], la valeur maximale s_{\max} du signal est donc :

s_{\max} = \sqrt{k I_{\max}} = \sqrt{\frac{k \pi I_0}{4 h l}} \, D

On obtient bien la relation de proportionnalité :

\boxed{s_{\max} = K' D \quad \text{avec} \quad K' = \sqrt{\frac{k \pi I_0}{4 h l}}}

Résultat

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : mesure sans contact, instrumentation

Quel avantage présente le disdromètre optique par rapport au disdromètre à impact ?

Voir l'indice

Penser à la non-intrusivité : absence de perturbation mécanique, pas d'usure de pièce mobile, et insensibilité aux rebonds ou éclaboussures.

Voir la réponse courte

Pas d'éclatement de la goutte lors de la mesure, pas d'usure mécanique, aucun temps de relaxation mécanique du capteur.

Voir le corrigé complet

Le disdromètre optique présente plusieurs avantages déterminants par rapport au disdromètre à impact :

  1. Mesure simultanée et indépendante de la vitesse et de la taille :
    Le disdromètre à impact ne mesure qu'une force (ou une impulsion mécanique) et déduit le diamètre D en faisant l'hypothèse forte que la goutte a atteint sa vitesse limite théorique v_{\lim}(D). À l'inverse, le disdromètre optique détermine directement et indépendamment la vitesse v de chute (via la durée de traversée du faisceau) et la dimension D (via l'amplitude du signal occulté). Il reste donc précis même si la goutte n'a pas atteint sa vitesse limite (chute sous abri, rafales de vent vertical, etc.).
  2. Caractère non intrusif :
    La goutte traverse le faisceau sans contact mécanique : il n'y a ni déformation, ni éclaboussure (splashing), ni fragmentation lors de la détection, et aucun dépôt résiduel d'eau ne vient modifier l'étalonnage ou la masse de la platine.
  3. Absence d'inertie mécanique et temps de réponse réduit :
    Le système optoélectronique ne présente pas de temps de relaxation mécanique lié à un équipage mobile amorti (ressort, membrane piézoélectrique), ce qui élimine les temps morts et les risques de perturbation entre impacts très rapprochés.
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Partie VI : Théorie géométrique de l'arc-en-ciel

Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : loi de snell-descartes, réfraction

Rappeler les lois de Descartes de la réfraction et donner la relation entre l'angle d'incidence et l'angle de réfraction .

Voir l'indice

Énoncer les deux lois de Snell-Descartes (plan d'incidence et relation angulaire n_1 \sin i_1 = n_2 \sin i_2).

Voir la réponse courte

Énoncé des lois de Snell-Descartes : les rayons restent dans le plan d'incidence et \sin(i) = n \sin(r).

Voir le corrigé complet

Les lois de Snell-Descartes pour la réfraction s'énoncent de la manière suivante :

  1. Planéité : le rayon réfracté appartient au plan d'incidence, formé par le rayon incident et la normale au dioptre au point d'incidence.
  2. Loi angulaire : les angles d'incidence et de réfraction, mesurés par rapport à la normale, sont liés par :

    n_1 \sin(i_1) = n_2 \sin(i_2)

    où n_1 et n_2 désignent respectivement les indices des milieux incident et réfracté.

Dans le cas de la goutte d'eau, le rayon passe de l'air d'indice n_{\text{air}} = 1 à l'eau d'indice n. Avec i_1 = i et i_2 = r, la relation liant i et r s'écrit :

\boxed{\sin(i) = n\sin(r)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : déviation lumineuse, géométrie des rayons

La déviation est l'angle dont il faut tourner le rayon incident pour l'amener sur le rayon émergent ; afin d'avoir une valeur positive, on considère ici son opposé, l'angle orienté (figure 7). Montrer que : . Exprimer l'angle en fonction de et de .

Voir l'indice

Sommer les déviations angulaires élémentaires subies aux deux dioptres et lors de la réflexion interne en s'aidant de la figure.

Voir la stratégie

Pour déterminer la déviation globale d'un rayon lumineux subissant plusieurs interactions au sein d'une sphère :

  1. Décomposer le trajet en trois étapes successives : réfraction à l'entrée, réflexion interne, puis réfraction à la sortie.
  2. Exploiter la symétrie sphérique de la goutte (triangles isocèles avec le centre O) pour identifier les angles en chaque point.
  3. Sommer les déviations élémentaires orientées dans le même sens pour obtenir la déviation globale \Delta, puis injecter la loi de Snell-Descartes.
Voir la réponse courte

Somme des déviations aux deux réfractions et à la réflexion interne : \Delta = \pi - 4r + 2i, puis substitution de r par \arcsin(x/n).

Voir le corrigé complet

Soit une goutte sphérique de centre O et de rayon R. Notons A le point d'entrée du rayon, B le point de réflexion interne, et C le point de sortie.

  • À l'entrée en A (réfraction air \to eau) : le rayon passe d'un milieu d'indice n_{\text{air}} = 1 à un milieu plus réfringent d'indice n > 1. Il se rapproche de la normale OA. La déviation subie, comptée dans le sens horaire (sens de courbure du rayon sur la figure 7), s'écrit :

    D_1 = i - r
  • À la réflexion en B : le triangle OAB est isocèle en O car OA = OB = R. L'angle entre le rayon incident et la normale OB est donc égal à r. En vertu de la loi de la réflexion de Descartes, l'angle de réflexion vaut également r. La déviation subie dans le sens horaire est :

    D_2 = \pi - 2r
  • À la sortie en C (réfraction eau \to air) : de même, le triangle OBC est isocèle en O (OB = OC = R), de sorte que l'angle d'incidence en C est r. D'après la loi de Snell-Descartes établie à la question Q23, l'angle de réfraction dans l'air est i. Le rayon s'écarte de la normale et subit une déviation dans le sens horaire :

    D_3 = i - r

Les trois déviations élémentaires s'effectuant dans le même sens horaire (opposé au sens trigonométrique direct défini comme positif sur la figure 7), l'angle opposé à la déviation algébrique, noté \Delta, est simplement la somme de ces trois angles :

\begin{aligned} \Delta &= D_1 + D_2 + D_3 \\ &= (i - r) + (\pi - 2r) + (i - r) \end{aligned}
\boxed{\Delta = \pi - 4r + 2i}

Par ailleurs, avec x = \sin(i), comme i \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right], on a i = \arcsin(x).
La loi de Descartes donne \sin(r) = \frac{\sin(i)}{n} = \frac{x}{n}, ce qui conduit à r = \arcsin\left(\frac{x}{n}\right).

On obtient ainsi l'expression de \Delta en fonction de n et de x :

\boxed{\Delta(x) = \pi - 4\arcsin\left(\frac{x}{n}\right) + 2\arcsin(x)}

Résultat

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : dérivée, extremum de déviation

Montrer que passe par un extremum lorsque a pour valeur :

Donnée : .

Voir l'indice

Dériver \Delta(x) par rapport à x, annuler cette dérivée et exprimer x_m^2 après élévation au carré.

Voir la stratégie
  1. Dériver la fonction \Delta(x) établie à la question Q24 par rapport à la variable x = \sin(i) à l'aide de la dérivée fournie de la fonction \operatorname{Arcsin}.
  2. Chercher la valeur x_m qui annule cette dérivée et isoler x_m pour retrouver l'expression demandée.
Voir la réponse courte

Annulation de \frac{\mathrm{d}\Delta}{\mathrm{d}x} = 2 - \frac{4/n}{\sqrt{1 - x^2/n^2}}\frac{1}{\sqrt{1-x^2}} menant directement à x_m = \sqrt{\frac{4 - n^2}{3}}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q24, l'angle de déviation s'exprime en fonction de x = \sin(i) par :

\Delta(x) = \pi - 4\arcsin\left(\frac{x}{n}\right) + 2\arcsin(x)

En utilisant la formule de dérivation de la composée \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}x}\arcsin(u(x)) = \frac{u'(x)}{\sqrt{1 - u(x)^2}}, la dérivée de \Delta(x) par rapport à x s'écrit :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\Delta}{\mathrm{d}x} &= -4 \times \frac{\frac{1}{n}}{\sqrt{1 - \left(\frac{x}{n}\right)^2}} + \frac{2}{\sqrt{1 - x^2}} \\ &= -\frac{4}{\sqrt{n^2 - x^2}} + \frac{2}{\sqrt{1 - x^2}} \end{aligned}

La fonction \Delta(x) passe par un extremum en x = x_m lorsque sa dérivée s'annule :

\begin{aligned} \left. \frac{\mathrm{d}\Delta}{\mathrm{d}x} \right|_{x = x_m} = 0 &\iff \frac{2}{\sqrt{1 - x_m^2}} = \frac{4}{\sqrt{n^2 - x_m^2}} \\ &\iff \frac{1}{\sqrt{1 - x_m^2}} = \frac{2}{\sqrt{n^2 - x_m^2}} \end{aligned}

Les deux membres étant strictement positifs pour x_m \in \,]0, 1[, on élève au carré :

\begin{aligned} \frac{1}{1 - x_m^2} = \frac{4}{n^2 - x_m^2} &\iff n^2 - x_m^2 = 4(1 - x_m^2) \\ &\iff 3x_m^2 = 4 - n^2 \end{aligned}

Comme x_m = \sin(i_m) > 0, on obtient bien :

\boxed{x_m = \sin(i_m) = \sqrt{\frac{4 - n^2}{3}}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : angle de descartes, caustique

Justifier à l'aide de la figure 8 qu'on observe une accumulation de lumière dans la direction .

Voir l'indice

Au voisinage d'un extremum local, la dérivée s'annule : une large plage d'angles d'incidence émerge dans un intervalle angulaire de déviation très resserré.

Voir la stratégie
  1. Décrire le comportement de la fonction \Delta(i) au voisinage de son minimum sur la figure 8 (tangente horizontale).
  2. Relier la variation de \Delta par rapport à l'angle d'incidence i à la densité de flux lumineux émergent dans une direction donnée.
Voir la réponse courte

Au voisinage de l'extremum, \frac{\mathrm{d}\Delta}{\mathrm{d}i} = 0 : une large plage de rayons incidents émerge dans un angle très resserré autour de \Delta_m.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 8, la fonction \Delta(i) présente un minimum (noté \Delta_m) pour un angle d'incidence particulier i_m \approx 60^\circ, en lequel la tangente est horizontale :

\left( \frac{\mathrm{d}\Delta}{\mathrm{d}i} \right)_{i = i_m} = 0

Par conséquent, au voisinage de cet extremum :

  • pour une large plage de variations de l'angle d'incidence i autour de i_m, l'angle d'émergence \Delta varie très peu et reste extrêmement proche de \Delta_m ;
  • le flux lumineux incident distribué sur cet intervalle d'angles d'incidence émerge donc concentré dans un intervalle angulaire \mathrm{d}\Delta très étroit.

En termes de densité angulaire d'énergie lumineuse émise, la puissance par unité d'angle \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}\Delta} = \frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}i} \left| \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}\Delta} \right| tend formellement vers l'infini en \Delta = \Delta_m en optique géométrique. Il en résulte une accumulation de lumière (formation d'une caustique) dans la direction d'émergence \Delta_m, ce qui explique la brillance intense de l'arc-en-ciel.

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : dispersion, indice optique

Calculer et (en degrés) dans le cas de l'eau, pour le violet () et le rouge ().

Voir l'indice

Appliquer numériquement les formules de x_m et \Delta_m pour chaque valeur d'indice n.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'expression obtenue à la question Q25 pour calculer x_m = \sin(i_m).
  2. Déterminer les angles correspondants i_m = \arcsin(x_m) et r_m = \arcsin(x_m / n).
  3. Injecter ces valeurs dans l'expression de la déviation \Delta_m = 180^\circ - 4r_m + 2i_m pour chacune des deux longueurs d'onde.
Voir la réponse courte

Application numérique directe des formules de x_m et \Delta_m pour les deux indices de l'eau donnés.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q24 et Q25, le minimum de déviation est atteint pour :

x_m = \sqrt{\frac{4 - n^2}{3}}

L'angle d'incidence i_m et l'angle de réfraction r_m associés vérifient :

i_m = \arcsin(x_m) \quad \text{et} \quad r_m = \arcsin\left(\frac{x_m}{n}\right)

La déviation minimale s'exprime alors en degrés par :

\Delta_m = 180^\circ - 4r_m + 2i_m

1. Pour la radiation rouge (\lambda = 700\text{ nm}, n = 1{,}330) :

\begin{aligned} x_{m,\text{R}} &= \sqrt{\frac{4 - 1{,}330^2}{3}} = \sqrt{\frac{4 - 1{,}7689}{3}} = \sqrt{0{,}7437} \approx 0{,}8624 \\ i_{m,\text{R}} &= \arcsin(0{,}8624) \approx 59{,}59^\circ \\ r_{m,\text{R}} &= \arcsin\left(\frac{0{,}8624}{1{,}330}\right) = \arcsin(0{,}6484) \approx 40{,}42^\circ \\ \Delta_{m,\text{R}} &= 180^\circ - 4 \times 40{,}42^\circ + 2 \times 59{,}59^\circ \approx 137{,}5^\circ \end{aligned}
\boxed{x_{m,\text{R}} \approx 0{,}862 \quad \text{et} \quad \Delta_{m,\text{R}} \approx 137{,}5^\circ}

2. Pour la radiation violette (\lambda = 400\text{ nm}, n = 1{,}343) :

\begin{aligned} x_{m,\text{V}} &= \sqrt{\frac{4 - 1{,}343^2}{3}} = \sqrt{\frac{4 - 1{,}8036}{3}} = \sqrt{0{,}7321} \approx 0{,}8556 \\ i_{m,\text{V}} &= \arcsin(0{,}8556) \approx 58{,}83^\circ \\ r_{m,\text{V}} &= \arcsin\left(\frac{0{,}8556}{1{,}343}\right) = \arcsin(0{,}6371) \approx 39{,}58^\circ \\ \Delta_{m,\text{V}} &= 180^\circ - 4 \times 39{,}58^\circ + 2 \times 58{,}83^\circ \approx 139{,}4^\circ \end{aligned}
\boxed{x_{m,\text{V}} \approx 0{,}856 \quad \text{et} \quad \Delta_{m,\text{V}} \approx 139{,}4^\circ}

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Réflexion, réfraction et fibres optiques

Notions : arc-en-ciel primaire, dispersion

Sur un schéma faisant apparaître les rayons incidents, parallèles, le rideau de pluie et l'œil de l'observateur, tracer les rayons émergents rouge et bleu dans la direction . L'observateur observe-t-il le rouge à l'intérieur ou à l'extérieur de l'arc ?

Voir l'indice

Constater que l'angle d'émergence par rapport aux rayons solaires \theta = 180^\circ - \Delta_m est plus grand pour le rouge que pour le violet, d'où la disposition relative de l'arc.

Voir la stratégie
  1. Relier l'angle de déviation \Delta_m à l'angle de visée \theta = 180^\circ - \Delta_m sous lequel l'observateur voit la goutte par rapport à la direction antisolaire (direction opposée au Soleil).
  2. Comparer les angles de visée pour le rouge et pour le bleu à partir des valeurs obtenues à la question précédente.
  3. Représenter deux gouttes à des altitudes différentes dans le rideau de pluie et tracer les rayons atteignant l'œil pour conclure sur la position des couleurs dans l'arc.
Voir la réponse courte

Tracé des rayons émergents : l'angle étant plus grand pour le rouge, le rouge est vu sous une inclinaison plus élevée, donc à l'extérieur de l'arc.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q27, les angles de déviation minimale valent :

\Delta_{m,\text{R}} \approx 137{,}5^\circ \quad \text{et} \quad \Delta_{m,\text{B}} \approx 139{,}4^\circ

Le Soleil étant situé dans le dos de l'observateur, les rayons incidents se propagent horizontalement vers le rideau de pluie. L'angle d'émergence \theta d'un rayon renvoyé vers l'observateur par rapport à l'axe antisolaire (axe horizontal passant par l'œil) vaut :

\theta = 180^\circ - \Delta_m

On en déduit les angles d'élévation sous lesquels les rayons sont observés :

\begin{aligned} \theta_{\text{R}} &= 180^\circ - 137{,}5^\circ = 42{,}5^\circ \\ \theta_{\text{B}} &= 180^\circ - 139{,}4^\circ = 40{,}6^\circ \end{aligned}

Comme \theta_{\text{R}} > \theta_{\text{B}} :

  • une goutte située plus haut dans le rideau de pluie renvoie son rayonnement rouge dans l'œil de l'observateur (le rayonnement bleu, dévié selon un angle \theta_{\text{B}} plus faible, passe au-dessus de l'œil) ;
  • une goutte située plus bas renvoie son rayonnement bleu dans l'œil de l'observateur (le rayonnement rouge passe sous l'œil).

Puisque les rayons rouges perçus proviennent de directions plus élevées (\theta_{\text{R}} > \theta_{\text{B}}) que les rayons bleus :

\boxed{\text{L'observateur voit le rouge à l'extérieur de l'arc et le bleu à l'intérieur.}}

Résultat

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Partie VII : Théorie ondulatoire de l'arc-en-ciel

Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : formule de fresnel, cohérence temporelle

Cette question a pour but de rappeler certaines conditions d'observation des interférences lumineuses. Deux sources lumineuses ponctuelles et émettent deux ondes électromagnétiques monochromatiques de pulsations respectives et . Ces deux ondes se propagent dans un milieu d'indice et interfèrent en un point après avoir parcouru les distances et . On modélise les amplitudes des ondes en par les grandeurs scalaires :

avec (), constantes. est la célérité de la lumière dans le vide. a) Donner un ordre de grandeur de et pour la lumière visible. b) L'intensité lumineuse observée à l'œil nu en est proportionnelle à la valeur moyenne du carré de l'amplitude reçue en , soit : . Sur quelle durée cette valeur moyenne est-elle calculée ? c) Calculer l'intensité et montrer qu'elle s'écrit : . À quelle(s) condition(s) le terme est-il non nul ? Donnée : . d) On suppose dans la suite que et . Montrer que l'intensité en s'écrit :

où est la longueur d'onde dans le vide. La grandeur sera exprimée en fonction de l'indice du milieu, de et de .

Voir l'indice

a) Utiliser \omega = 2\pi c / \lambda. b) Temps de réponse lié à la persistance rétinienne (\approx 0{,}1\text{ s}). c) Développer le terme d'interférence et discuter la cohérence temporelle. d) Exprimer le déphasage en fonction du chemin optique \delta(P).

Voir la réponse courte

Fréquence optique \sim 10^{15}\mathrm{Hz}, durée d'intégration rétinienne \sim 0{,}1\mathrm{s} ; développement du produit pour établir la formule de Fresnel.

Voir le corrigé complet

a) Dans le domaine visible, la longueur d'onde dans le vide est comprise entre \lambda_0 = 400\text{ nm} et \lambda_0 = 800\text{ nm}. La pulsation associée vaut \omega = \frac{2\pi c}{\lambda_0}. Pour \lambda_0 \approx 600\text{ nm} :

\omega \approx \frac{2\pi \times 3{,}0 \cdot 10^8}{6{,}0 \cdot 10^{-7}} \approx 3 \cdot 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{\omega_1, \, \omega_2 \sim 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}

b) Le récepteur étant l'œil nu, la durée d'intégration \tau correspond au temps de persistance rétinienne :

\boxed{\tau \sim 0{,}1\text{ s} \quad (\approx 50 \text{ à } 100\text{ ms})}

Cette durée est extrêmement grande devant les périodes optiques T_i = \frac{2\pi}{\omega_i} \sim 10^{-15}\text{ s} (\tau \gg T_i).

c) Le principe de superposition donne l'amplitude totale en P :

s(P, t) = s_1(P, t) + s_2(P, t)

En élevant au carré et en appliquant la moyenne temporelle :

\langle s^2(P, t) \rangle_\tau = \langle s_1^2(P, t) \rangle_\tau + \langle s_2^2(P, t) \rangle_\tau + 2\langle s_1(P, t)s_2(P, t) \rangle_\tau

En multipliant par la constante de sensibilité K, il vient :

I(P) = I_1 + I_2 + I_{12}(P)

avec les intensités propres de chaque onde :

I_1 = K\langle s_1^2 \rangle_\tau = \frac{1}{2}Ka_1^2 \quad \text{et} \quad I_2 = K\langle s_2^2 \rangle_\tau = \frac{1}{2}Ka_2^2

car \langle \cos^2(\omega_i t + \dots) \rangle_\tau = \frac{1}{2} puisque \tau \gg T_i.

Le terme d'interférence s'écrit :

\begin{aligned} I_{12}(P) &= 2K \langle s_1(P,t) s_2(P,t) \rangle_\tau \\ &= K a_1 a_2 \Big\langle \cos\big((\omega_1+\omega_2)t - (k_1 x_1 + k_2 x_2) + \varphi_1 + \varphi_2\big) \\ &\quad\quad\quad\quad + \cos\big((\omega_1-\omega_2)t - k_1 x_1 + k_2 x_2 + \varphi_1 - \varphi_2\big) \Big\rangle_\tau \end{aligned}

Le terme à très haute fréquence \omega_1 + \omega_2 \approx 2\cdot 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} a une moyenne temporelle strictement nulle sur \tau \sim 0{,}1\text{ s}. Le terme en \omega_1 - \omega_2 n'a une moyenne non nulle que si sa période d'oscillation est très grande devant \tau, c'est-à-dire si :

\boxed{\omega_1 = \omega_2 \quad (\text{ou } |\omega_1 - \omega_2| \ll \frac{2\pi}{\tau})}

De plus, pour observer une figure stable dans le temps, la différence de phase à l'origine \varphi_1 - \varphi_2 doit être constante dans le temps (ondes mutuellement cohérentes).

d) Avec \omega_1 = \omega_2 = \omega, k_1 = k_2 = k = \frac{n\omega}{c} = \frac{2\pi n}{\lambda} (où \lambda = \frac{2\pi c}{\omega} est la longueur d'onde dans le vide) et \varphi_1 = \varphi_2, le terme d'interférence devient :

I_{12}(P) = K a_1 a_2 \cos\big(k(x_2 - x_1)\big) = 2 \sqrt{\frac{1}{2}Ka_1^2} \sqrt{\frac{1}{2}Ka_2^2} \, \cos\left(\frac{2\pi}{\lambda} n(x_2 - x_1)\right)

En identifiant avec l'expression demandée :

\boxed{I(P) = I_1 + I_2 + 2\sqrt{I_1 I_2}\cos\left(\frac{2\pi}{\lambda}\delta(P)\right)}

où la différence de marche optique \delta(P) s'exprime par :

\boxed{\delta(P) = n(x_2 - x_1)}

(ou par parité de la fonction cosinus, \delta(P) = n(x_1 - x_2)).

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Exploitation de document
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : contraste des franges, frange d'interférence

Représenter la courbe en fonction de . En observant la photo 5, que peut-on dire de et ?

Voir l'indice

Tracer une sinusoïde en fonction de \delta(P) ; observer l'extinction quasi-totale des minima sur la photo pour conclure sur le contraste et la proximité des amplitudes I_1 et I_2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les grandeurs caractéristiques du signal d'interférence I(P) en fonction de \delta(P) (période spatiale, extremums, valeur moyenne), puis tracer la courbe correspondante.
  2. Définir le contraste (ou facteur de visibilité) des franges à partir de la photo 5 pour en déduire une relation entre I_1 et I_2.
Voir la réponse courte

Courbe sinusoïdale de Fresnel ; le contraste net des arcs surnuméraires sur la photo montre que les intensités I_1 et I_2 sont très proches.

Voir le corrigé complet

D'après la formule de Fresnel établie à la question Q29 :

I(P) = I_1 + I_2 + 2\sqrt{I_1 I_2}\cos\left(\frac{2\pi}{\lambda}\delta(P)\right)

La fonction \delta(P) \mapsto I(P) est une sinusoïde de période spatiale \lambda, oscillant autour de sa valeur moyenne I_1 + I_2 entre deux valeurs extrêmes :

  • un maximum I_{\max} = \left(\sqrt{I_1} + \sqrt{I_2}\right)^2 atteint pour \delta(P) = p\,\lambda avec p \in \mathbb{Z} ;
  • un minimum I_{\min} = \left(\sqrt{I_1} - \sqrt{I_2}\right)^2 atteint pour \delta(P) = \left(p + \frac{1}{2}\right)\lambda avec p \in \mathbb{Z}.

Sur la photo 5, on observe un réseau de franges d'interférences très bien contrastées : les zones sombres sont quasiment noires, ce qui traduit une extinction quasi-totale au niveau des minima d'intensité :

I_{\min} \approx 0

Le contraste (ou visibilité) des franges s'exprime par :

\mathcal{C} = \frac{I_{\max} - I_{\min}}{I_{\max} + I_{\min}} = \frac{2\sqrt{I_1 I_2}}{I_1 + I_2} \approx 1

Puisque I_{\min} = \left(\sqrt{I_1} - \sqrt{I_2}\right)^2 \approx 0, on en déduit que :

\boxed{I_1 \approx I_2}

Les deux ondes qui interfèrent ont des intensités de même ordre de grandeur, très proches l'une de l'autre.

Résultat

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : localisation des franges, rayon parallèle

Où ces rayons interfèrent-ils ?

Voir l'indice

Les rayons émergents étant parallèles entre eux, ils se croisent et interfèrent à l'infini (ou dans le plan focal d'une lentille, comme la rétine de l'œil).

Voir la réponse courte

Deux rayons parallèles émergeant d'une même goutte interfèrent à l'infini (ou dans le plan focal d'une lentille / sur la rétine de l'observateur).

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé et la figure 9, les deux rayons lumineux émergent de la goutte d'eau selon des directions parallèles.

Par conséquent, ces deux rayons :

\boxed{\text{interfèrent à l'infini}}

En pratique, l'observateur observant le ciel à l'infini visualise ces interférences directement sur sa rétine, qui correspond au plan focal image du système optique de l'œil.

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : interférence constructive, différence de marche

On admet que la différence de marche en un point du champ d'interférences s'écrit :

Exprimer la condition permettant d'observer des interférences constructives. L'écart angulaire entre les franges est-il plus grand pour les petites ou les grosses gouttes ? Justifier qualitativement.

Voir l'indice

Écrire la condition de cohérence constructive \delta(P) = p\lambda ; différentier la différence de marche pour relier l'écart angulaire à 1/D.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition générale d'interférences constructives en termes de différence de marche \delta(P) et de longueur d'onde \lambda.
  2. Analyser la dépendance de la différence de marche par rapport au diamètre D de la goutte pour en déduire l'effet de la taille des gouttes sur l'écartement angulaire des franges.
Voir la réponse courte

\delta(P) = p\lambda ; comme \delta \propto D, l'écart de marche varie plus vite avec l'angle pour de grosses gouttes : les franges sont plus espacées pour les petites gouttes.

Voir le corrigé complet

1. Condition d'interférences constructives

D'après la formule de Fresnel établie à la question Q29, l'intensité lumineuse est maximale lorsque le cosinus vaut 1, c'est-à-dire pour une différence de phase \Delta\varphi = \frac{2\pi}{\lambda}\delta(P) = 2p\pi, soit :

\boxed{\delta(P) = p\,\lambda \quad \text{avec } p \in \mathbb{Z}}

où p désigne l'ordre d'interférence et \lambda la longueur d'onde de la lumière dans le vide.

2. Dépendance de l'écart angulaire avec la taille des gouttes

La différence de marche s'écrit sous la forme factorisée :

\delta(P) = D \cdot f(\Delta)

où f(\Delta) = \cos(i_2) - \cos(i_1) - 2n(\cos(r_2) - \cos(r_1)) ne dépend que de la direction d'émergence des rayons (repérée par l'angle de déviation \Delta).

Deux franges brillantes successives correspondent à une variation d'ordre \Delta p = 1, soit une variation de différence de marche :

\Delta \delta \approx D \left| \frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}\Delta} \right| \delta \theta = \lambda \implies \delta \theta \propto \frac{\lambda}{D}

Par conséquent, l'écart angulaire \delta \theta entre les franges est d'autant plus grand que les gouttes sont petites.

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : ordre d'interférence, calcul de diamètre

Les rayons incidents d'angles d'incidence et donnent pour une radiation rouge (, ) des rayons émergents parallèles. Quel diamètre de goutte permettra d'observer la frange claire d'ordre dans la direction des rayons émergents ?

Voir l'indice

Appliquer la formule de différence de marche pour l'ordre p = -2, calculer numériquement les angles de réfraction r_1 et r_2 puis isoler D.

Voir la stratégie
  1. Déterminer les angles de réfraction r_1 et r_2 associés aux angles d'incidence i_1 et i_2 à l'aide de la loi de Snell-Descartes.
  2. Écrire la condition d'interférence constructive pour la frange claire d'ordre p = -2 : \delta(P) = -2\lambda.
  3. Isoler le diamètre D de la goutte et effectuer l'application numérique avec une précision suffisante sur les fonctions trigonométriques.
Voir la réponse courte

Calcul des angles r_1, r_2 par Descartes, puis égalité \delta = -2\lambda pour isoler et calculer numériquement le diamètre D.

Voir le corrigé complet

D'après les lois de Snell-Descartes pour la réfraction à la traversée air-eau :

\sin(i_1) = n \sin(r_1) \quad \text{et} \quad \sin(i_2) = n \sin(r_2)

Les angles de réfraction valent donc :

\begin{aligned} r_1 &= \arcsin\left(\frac{\sin(i_1)}{n}\right) = \arcsin\left(\frac{\sin(50{,}13^\circ)}{1{,}330}\right) \approx 35{,}25^\circ \\ r_2 &= \arcsin\left(\frac{\sin(i_2)}{n}\right) = \arcsin\left(\frac{\sin(67{,}98^\circ)}{1{,}330}\right) \approx 44{,}19^\circ \end{aligned}

D'après le résultat de la question précédente, la condition d'obtention d'une frange brillante d'ordre p = -2 s'écrit :

\delta(P) = -2\lambda

En utilisant la formule admise pour la différence de marche \delta(P) :

D \left[(\cos(i_2) - \cos(i_1)) - 2n (\cos(r_2) - \cos(r_1))\right] = -2\lambda

On en déduit l'expression du diamètre D :

\boxed{D = \frac{-2\lambda}{(\cos(i_2) - \cos(i_1)) - 2n (\cos(r_2) - \cos(r_1))}}

Calculons les termes trigonométriques intervenant au dénominateur :

\begin{aligned} \cos(i_2) - \cos(i_1) &= \cos(67{,}98^\circ) - \cos(50{,}13^\circ) \approx 0{,}37485 - 0{,}64101 = -0{,}26616 \\ \cos(r_2) - \cos(r_1) &= \cos(44{,}19^\circ) - \cos(35{,}25^\circ) \approx 0{,}71702 - 0{,}81668 = -0{,}09966 \end{aligned}

Le dénominateur vaut ainsi :

-0{,}26616 - 2 \times 1{,}330 \times (-0{,}09966) = -0{,}26616 + 0{,}26510 = -1{,}06 \cdot 10^{-3}

Avec \lambda = 700\text{ nm} = 700 \cdot 10^{-9}\text{ m} :

D = \frac{-2 \times 700 \cdot 10^{-9}}{-1{,}06 \cdot 10^{-3}} \approx 1{,}3 \cdot 10^{-3}\text{ m}
\boxed{D \approx 1{,}3\text{ mm}}

Résultat

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Partie VIII : Effet tunnel optique

Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : diffusion de mie, arc surnuméraire

Les calculs de l'intensité diffractée par une goutte d'eau ont été menés en 1908 par Gustav Mie, à l'aide des équations de Maxwell. Le résultat est donné figure 10. Commenter cette figure à la lumière de la figure 8 et de la photo 5.

Voir l'indice

Relier les oscillations rapides et enveloppées observées à la combinaison de la réfraction classique (accumulation au pic principal) et de figures d'interférence/diffraction.

Voir la stratégie

Pour commenter la figure 10 à la lumière de la figure 8 (optique géométrique) et de la photo 5 (optique ondulatoire), on adopte une démarche comparative par zones angulaires :

  1. Identifier la déviation minimale \Delta_m issue de la figure 8 et analyser le comportement pour \Delta < \Delta_m (zone d'ombre géométrique) ainsi que la position du pic principal.
  2. Interpréter les oscillations d'intensité observées pour \Delta > \Delta_m en faisant le lien avec les franges d'interférence (arcs surnuméraires) de la photo 5.
  3. Noter la présence d'une structure fine (modulations rapides) que la simple théorie à deux rayons n'explique pas, introduisant l'effet tunnel optique.
Voir la réponse courte

La courbe d'intensité de Mie montre un pic principal (arc géométrique) suivi d'oscillations secondaires d'intensité décroissante (arcs surnuméraires).

Voir le corrigé complet

L'analyse de l'intensité émergente calculée par la théorie de Mie (figure 10) révèle trois caractéristiques majeures :

  • Lien avec la figure 8 (optique géométrique et caustique) : La figure 8 montrait l'existence d'une déviation minimale \Delta_m \approx 137{,}8^\circ pour cette gamme de longueurs d'onde.

    • Pour \Delta < \Delta_m, l'optique géométrique prévoit une absence totale de lumière émergente (zone d'ombre géométrique, correspondant au côté extérieur de l'arc ou bande sombre d'Alexandre). La figure 10 confirme une intensité quasi nulle pour \Delta < 137{,}5^\circ, mais celle-ci n'est pas strictement nulle : une fraction d'onde pénètre dans la région interdite par diffraction.
    • Au voisinage immédiat de \Delta_m, l'accumulation lumineuse géométrique est lissée par la diffraction en un pic d'intensité principal très marqué, décalé légèrement vers \Delta \approx 138{,}3^\circ.
  • Lien avec la photo 5 (interférences à deux ondes) : Pour \Delta > \Delta_m, la figure 8 montre que deux rayons incidents d'angles i_1 et i_2 émergent avec la même déviation. En interférant, ils donnent naissance à une modulation d'intensité macroscopique formée d'une suite de maxima et de minima (périodicité de l'ordre de 0{,}8^\circ). Ces oscillations correspondent fidèlement aux franges alternées claires et sombres des arcs surnuméraires visibles sur la photo 5.
  • Apport de la théorie de Mie (diffraction et résonances) : En plus de l'enveloppe oscillante des arcs surnuméraires, la courbe présente des fluctuations rapides à haute fréquence spatiale (structure fine ou « ripples »). Ces oscillations ne sont pas prévisibles par le modèle simplifié à deux rayons et traduisent des effets purement ondulatoires (ondes de surface, résonances morphologiques, effet tunnel optique).
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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux

Notions : angle caractéristique de diffraction, tache d'airy

On considère une goutte de diamètre éclairée par une onde plane de longueur d'onde . En considérant la goutte comme opaque, exprimer l'angle caractéristique sous lequel est diffractée l'onde. Faire l'application numérique en degrés pour , et justifier à l'aide de la figure 10 l'importance de la diffraction.

Voir l'indice

Appliquer le critère de diffraction par une ouverture circulaire (tache d'Airy) \theta \approx 1{,}22\,\lambda/D et comparer cette valeur angulaire aux oscillations de la courbe.

Voir la stratégie
  1. Assimiler la goutte opaque de diamètre D à une ouverture circulaire de même dimension grâce au principe ou théorème de Babinet, puis exprimer le demi-angle de diffraction caractéristique \theta.
  2. Réaliser l'application numérique en radians puis convertir en degrés.
  3. Analyser l'échelle angulaire des fines oscillations visibles sur la figure 10 et la comparer à \theta.
Voir la réponse courte

\theta \approx 1{,}22\frac{\lambda}{D} ; l'application numérique donne un angle très petit (\approx 0{,}07^\circ), confirmant la finesse des structures diffractées.

Voir le corrigé complet

D'après le théorème de Babinet, la figure de diffraction produite par un obstacle opaque de diamètre D (la goutte d'eau projetée en un disque opaque) présente la même distribution angulaire d'intensité que celle d'une ouverture circulaire de même diamètre (en dehors de l'onde incidente transmise directe).

L'angle caractéristique sous lequel l'onde est diffractée s'écrit classiquement :

\boxed{\theta \approx \frac{\lambda}{D}} \quad \text{ou plus précisément (rayon angulaire du disque d'Airy) :} \quad \boxed{\theta = 1{,}22\,\frac{\lambda}{D}}

Application numérique : Pour \lambda = 632\text{ nm} = 6{,}32 \cdot 10^{-7}\text{ m} et D = 0{,}6\text{ mm} = 6{,}0 \cdot 10^{-4}\text{ m} :

\begin{aligned} \theta &= \frac{6{,}32 \cdot 10^{-7}}{6{,}0 \cdot 10^{-4}} \approx 1{,}05 \cdot 10^{-3}\text{ rad} = 1{,}05 \cdot 10^{-3} \times \frac{180}{\pi} \approx 0{,}060^\circ \\ \text{ou avec le facteur } 1{,}22 : \quad \theta &= 1{,}22 \times 1{,}05 \cdot 10^{-3} \times \frac{180}{\pi} \approx 0{,}074^\circ \end{aligned}

On retient :

\boxed{\theta \approx 0{,}06^\circ \quad (\text{soit } 0{,}07^\circ \text{ avec le préfacteur } 1{,}22)}

Justification de l'importance de la diffraction à l'aide de la figure 10 :

  • Sur la courbe d'intensité de la figure 10, on constate la superposition de deux échelles angulaires :

    • une enveloppe modulée à basse fréquence (les pics des arcs surnuméraires espacés d'environ 0{,}7^\circ à 0{,}8^\circ) ;
    • une structure fine très dense (oscillations rapides) dont la période angulaire est de l'ordre de 0{,}05^\circ à 0{,}07^\circ (on dénombre une quinzaine de sous-pics sur un intervalle de 1^\circ).
  • Cette échelle angulaire fine correspond exactement à l'ordre de grandeur de l'angle de diffraction \theta \approx 0{,}06^\circ\text{--}0{,}07^\circ.
  • De surcroît, la diffraction explique que de la lumière soit diffusée sous des angles de déviation inférieurs à la déviation minimale géométrique (\Delta < 137{,}5^\circ), région théoriquement interdite en optique géométrique pure.

La prise en compte de la diffraction est donc essentielle pour modéliser précisément le profil d'intensité.

Résultat

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Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours

Chapitre : Physique quantique › Effet tunnel

Notions : effet tunnel, application

Citer deux applications dans lesquelles intervient l'effet tunnel.

Voir l'indice

Penser au microscope à effet tunnel (STM), à la radioactivité \alpha, ou à la diode tunnel.

Voir la réponse courte

Microscope à effet tunnel (STM), désintégration alpha, diode tunnel ou mémoires flash.

Voir le corrigé complet

L'effet tunnel intervient dans de nombreux dispositifs et phénomènes physiques, parmi lesquels on peut citer :

  1. Le microscope à effet tunnel (STM) : une pointe conductrice extrêmement fine est approchée à une distance nanométrique d'une surface conductrice. Les électrons franchissent la barrière de potentiel séparant la pointe de la surface par effet tunnel. La mesure du courant tunnel, qui décroît exponentiellement avec la distance, permet de cartographier la surface avec une résolution atomique.
  2. La radioactivité \alpha (modèle de Gamow) : le noyau d'hélium (^4_2\text{He}) confiné au sein d'un noyau lourd franchit par effet tunnel la barrière de potentiel coulombienne, bien que son énergie soit inférieure à la hauteur de cette barrière, ce qui explique l'émission spontanée de particules \alpha.
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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Effet tunnel ; Fonction d'onde et équation de Schrödinger

Notions : équation de schrödinger, longueur d'atténuation

Établir l'équation différentielle vérifiée par la fonction , puis exprimer la solution de cette équation dans la région , en introduisant deux constantes et , qu'on ne cherchera pas à calculer. Exprimer la profondeur de pénétration de l'onde de matière dans cette zone en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Injecter la forme stationnaire dans l'équation de Schrödinger, poser l'équation différentielle spatiale et identifier la longueur d'atténuation caractéristique sous la barrière.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme d'onde stationnaire \psi(x,t) = \varphi(x)\,\mathrm{e}^{-iEt/\hbar} dans l'équation de Schrödinger dépendante du temps pour obtenir l'équation différentielle spatiale (équation de Schrödinger stationnaire).
  2. Dans la région II, le potentiel est constant (V(x) = V_0 > E). L'équation se résout à l'aide d'exponentielles réelles, ce qui permet d'identifier directement la longueur caractéristique de décroissance, appelée profondeur de pénétration \delta.
Voir la réponse courte

Équation -\frac{\hbar^2}{2m}\varphi'' + V_0\varphi = E\varphi ; solution exponentielle décroissante et profondeur de pénétration \delta = \frac{\hbar}{\sqrt{2m(V_0 - E)}}.

Voir le corrigé complet

L'équation de Schrödinger à une dimension s'écrit :

i\hbar \frac{\partial \psi}{\partial t}(x,t) = -\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\partial^2 \psi}{\partial x^2}(x,t) + V(x)\psi(x,t)

Pour une fonction d'onde stationnaire \psi(x,t) = \varphi(x)\,\mathrm{e}^{-\frac{iE}{\hbar}t}, les dérivées temporelle et spatiale s'expriment par :

\frac{\partial \psi}{\partial t}(x,t) = -\frac{iE}{\hbar}\,\varphi(x)\,\mathrm{e}^{-\frac{iE}{\hbar}t} \quad \implies \quad i\hbar \frac{\partial \psi}{\partial t}(x,t) = E\,\varphi(x)\,\mathrm{e}^{-\frac{iE}{\hbar}t}
\frac{\partial^2 \psi}{\partial x^2}(x,t) = \frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x)\,\mathrm{e}^{-\frac{iE}{\hbar}t}

En injectant ces expressions dans l'équation de Schrödinger et en simplifiant par le terme non nul \mathrm{e}^{-\frac{iE}{\hbar}t}, on obtient l'équation différentielle vérifiée par \varphi(x) :

\boxed{-\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) + V(x)\varphi(x) = E\varphi(x)}

soit encore :

\frac{\mathrm{d}^2\varphi}{\mathrm{d}x^2}(x) + \frac{2m}{\hbar^2}\big(E - V(x)\big)\varphi(x) = 0

Dans la région II (x_2 < x < x_3), le potentiel est constant et vaut V(x) = V_0 > E. L'équation différentielle devient :

\frac{\mathrm{d}^2\varphi_{II}}{\mathrm{d}x^2}(x) - \frac{2m(V_0 - E)}{\hbar^2}\varphi_{II}(x) = 0

Comme V_0 - E > 0, l'équation caractéristique associée admet deux racines réelles opposées \pm \frac{1}{\delta}, où :

\boxed{\delta = \frac{\hbar}{\sqrt{2m(V_0 - E)}}}

La solution générale dans la région II s'exprime donc sous la forme :

\boxed{\varphi_{II}(x) = A_{II}\,\mathrm{e}^{-x/\delta} + B_{II}\,\mathrm{e}^{x/\delta}}

(les constantes A_{II} et B_{II} pouvant être redéfinies si l'on prend l'abscisse d'entrée x_2 comme référence, sous la forme A'_{II}\,\mathrm{e}^{-(x-x_2)/\delta} + B'_{II}\,\mathrm{e}^{(x-x_2)/\delta}).

Résultat

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Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Effet tunnel

Notions : probabilité de franchissement, barrière de potentiel

À quelle grandeur la profondeur de pénétration doit-elle être comparée pour quantifier l'effet tunnel ? Écrire l'inéquation traduisant un effet tunnel peu important.

Voir l'indice

Comparer la profondeur de pénétration \delta à l'épaisseur de la barrière x_3 - x_2.

Voir la réponse courte

La profondeur \delta doit être comparée à la largeur a de la barrière de potentiel ; l'effet tunnel est très faible dès que a \gg \delta.

Voir le corrigé complet

Pour quantifier l'effet tunnel, la profondeur de pénétration \delta doit être comparée à la largeur de la barrière de potentiel, notée :

L = x_3 - x_2

Dans la zone sous la barrière (région II), la fonction d'onde s'atténue de manière exponentielle sur une distance caractéristique \delta. Le coefficient de transmission T de la particule à travers la barrière est de l'ordre de grandeur de :

T \sim \exp\left(-2\,\frac{x_3 - x_2}{\delta}\right)

L'effet tunnel est donc peu important (T \ll 1) lorsque la barrière est très large devant la profondeur de pénétration, ce qui se traduit par l'inéquation :

\boxed{\delta \ll x_3 - x_2}

Résultat

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Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Physique quantique › Effet tunnel

Notions : potentiel effectif, barrière centrifuge

Tracer sur un même graphique l'allure de dans la goutte (), d'indice , puis dans l'air (), dont l'indice sera pris égal à 1. On supposera . Commenter cette allure.

Voir l'indice

Tracer la branche en 1/r^2 décalée vers le bas à l'intérieur de la goutte par l'indice n, observer la discontinuité en r = a créant une barrière de potentiel.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le potentiel V(r) dans chaque domaine à partir de l'expression fournie par l'énoncé en utilisant l'indice du milieu considéré (n dans la goutte, 1 dans l'air).
  2. Étudier les variations, les limites et la discontinuité en r = a.
  3. Tracer l'allure de V(r) en faisant apparaître le niveau d'énergie E, puis interpréter physiquement l'allure obtenue sous forme d'une barrière de potentiel.
Voir la réponse courte

Tracé de V(r) montrant une marche en r = a et une barrière centrifuge en 1/r^2 dans l'air, formant une barrière de potentiel pour la lumière.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le potentiel effectif s'écrit :

V(r) = E\left(1 - n_{\text{milieu}}^2\right) + E\frac{b^2}{r^2}
  • Dans l'air (r > a) : l'indice vaut n_{\text{air}} = 1, d'où :

    V(r) = E\frac{b^2}{r^2}

    V(r) est strictement décroissante de V(a^+) = E\dfrac{b^2}{a^2} à 0 lorsque r \to +\infty.

  • Dans la goutte (0 < r \le a) : l'indice vaut n > 1, d'où :

    V(r) = E\left(1 - n^2\right) + E\frac{b^2}{r^2}

    V(r) est également strictement décroissante, diverge vers +\infty en r \to 0^+ et atteint en r = a^- la valeur :

    V(a^-) = E\left(1 - n^2\right) + E\frac{b^2}{a^2}

    L'hypothèse E\dfrac{b^2}{a^2} > \left(n^2 - 1\right)E assure que V(a^-) > 0.

  • Discontinuité à l'interface (r = a) : le potentiel subit un saut négatif vers l'intérieur :

    V(a^+) - V(a^-) = \left(n^2 - 1\right)E > 0

Commentaire de l'allure :

  • Pour r > b, on a V(r) < E : c'est un domaine classiquement accessible pour une particule venant de l'infini.
  • Pour a < r < b, on a V(r) > E : cette zone constitue une barrière de potentiel (domaine classiquement interdit) d'épaisseur b - a.
  • À la traversée de la surface en r = a, la chute brusque du potentiel d'amplitude (n^2 - 1)E permet d'avoir V(a^-) < E (lorsque b < na). Une particule incidente peut ainsi pénétrer dans la goutte (r \le a) en franchissant la barrière par effet tunnel.
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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Physique quantique › Effet tunnel

Notions : paramètre d'impact, franchissement de barrière

Déduire du graphique précédent que la particule peut pénétrer dans le domaine (donc que le rayon lumineux peut pénétrer dans la goutte) si son paramètre d'impact est inférieur à avec . Exprimer la valeur de en fonction de et de .

Voir l'indice

Pour que la particule pénètre dans la goutte par effet tunnel, le sommet de la barrière interne doit être franchissable à l'énergie E, ce qui impose une condition limite sur b.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition énergétique pour qu'une région soit classiquement permise (zone de propagation où l'énergie cinétique est positive, soit E \ge V(r)).
  2. Exprimer le potentiel juste à l'intérieur de la goutte en r = a^- et déterminer la condition pour que V(a^-) \le E, garantissant l'existence d'un puits accessible par effet tunnel.
  3. En déduire l'expression de la borne supérieure b_0 sur le paramètre d'impact.
Voir la réponse courte

Pour E > V_{\max}, l'onde passe classiquement ; par continuité du potentiel ou égalité à la barrière, on identifie b_0 = n a.

Voir le corrigé complet

Pour qu'une particule puisse pénétrer et se propager dans le domaine r < a, il faut qu'il existe à l'intérieur de la goutte une région classiquement permise, c'est-à-dire où son énergie totale soit supérieure ou égale au potentiel :

E \ge V(r) \quad \text{pour } r \le a.

Comme la fonction V(r) = E(1 - n^2) + E \frac{b^2}{r^2} est strictement décroissante avec r pour r \in ]0, a], son minimum sur ce domaine est atteint en r = a^- :

V(a^-) = E(1 - n^2) + E\frac{b^2}{a^2}.

Pour que le fond du puits soit accessible (c'est-à-dire que la barrière de potentiel ait une largeur finie et laisse place à une zone de propagation à l'intérieur de la goutte), il faut nécessairement que :

\begin{aligned} V(a^-) \le E &\iff E(1 - n^2) + E\frac{b^2}{a^2} \le E \\ &\iff \frac{b^2}{a^2} \le n^2 \\ &\iff b \le n a. \end{aligned}

On identifie ainsi la valeur limite b_0 du paramètre d'impact :

\boxed{b_0 = n a}

L'indice optique de l'eau étant n > 1, on a bien b_0 > a.

Résultat

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Question 41

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Physique quantique › Effet tunnel

Notions : analogie optique-quantique, onde évanescente

Quelle est la largeur maximale de la barrière de potentiel ? Montrer que l'analogue pour la lumière de la profondeur de pénétration est :

Quelle est sa valeur pour ? L'effet tunnel est-il faible ou important pour ?

Voir l'indice

Identifier le rayon extérieur où V(r) = E pour déterminer la largeur de la barrière, puis appliquer la formule quantique par analogie pour trouver \delta_{\text{opt}}.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'intervalle spatial où s'étend la barrière de potentiel pour un paramètre d'impact b \in ]a, b_0], et en déduire la largeur maximale atteinte en b = b_0.
  2. Identifier la hauteur de barrière V(a^+) - E au voisinage immédiat de la goutte et utiliser la relation de de Broglie liant l'énergie E à la longueur d'onde \lambda pour exprimer \delta_{\text{opt}}.
  3. Évaluer \delta_{\text{opt}} en b = b_0 et comparer cette grandeur à l'épaisseur de la barrière L_{\max} à l'aide du critère de la question Q38.
Voir la réponse courte

Largeur de la barrière entre a et b ; pour b = b_0, \delta_{\text{opt}} diverge (effet tunnel prépondérant car sommet de barrière atteint).

Voir le corrigé complet

1. Largeur maximale de la barrière de potentiel

Dans le milieu extérieur (air où n = 1), pour r > a, le potentiel effectif s'écrit d'après la question Q39 :

V(r) = E\frac{b^2}{r^2}

La région de barrière correspond aux positions où l'énergie potentielle est supérieure à l'énergie mécanique E de la particule :

V(r) > E \iff E\frac{b^2}{r^2} > E \iff r < b

Pour un rayon incident hors de la goutte (b > a), la barrière de potentiel s'étend donc sur le domaine spatial r \in [a, b]. Son épaisseur vaut :

L(b) = b - a

D'après la question Q40, la pénétration dans la goutte n'est possible que pour b \le b_0 = n a. La largeur maximale de la barrière est donc obtenue pour b = b_0 :

\boxed{L_{\max} = b_0 - a = (n - 1)a}

2. Expression de la profondeur de pénétration optique

D'après la question Q37, la profondeur de pénétration de l'onde de matière dans une barrière de potentiel de hauteur V_0 s'écrit :

\delta = \frac{\hbar}{\sqrt{2m(V_0 - E)}}

Ici, au bord extérieur de la goutte (r = a^+), l'énergie potentielle vaut V(a^+) = E\frac{b^2}{a^2}. L'excès d'énergie potentielle au sommet de la barrière est donc :

V(a^+) - E = E\left(\frac{b^2}{a^2} - 1\right)

Pour faire l'analogie avec l'optique ondulatoire, on associe à l'onde lumineuse de longueur d'onde dans le vide \lambda le vecteur d'onde k_0 = \frac{2\pi}{\lambda}. La relation de de Broglie donne une énergie cinétique dans le vide vérifiant :

E = \frac{\hbar^2 k_0^2}{2m} = \frac{\hbar^2}{2m}\left(\frac{2\pi}{\lambda}\right)^2 \iff 2mE = \hbar^2\left(\frac{2\pi}{\lambda}\right)^2

En injectant cette relation dans l'expression de la profondeur de pénétration :

\begin{aligned} \delta_{\text{opt}} &= \frac{\hbar}{\sqrt{2m\left(V(a^+) - E\right)}} \\ &= \frac{\hbar}{\sqrt{2mE\left(\frac{b^2}{a^2}-1\right)}} \\ &= \frac{\hbar}{\hbar \left(\frac{2\pi}{\lambda}\right)\sqrt{\frac{b^2}{a^2}-1}} \end{aligned}

On obtient bien :

\boxed{\delta_{\text{opt}} = \frac{\lambda}{2\pi}\frac{1}{\sqrt{\frac{b^2}{a^2}-1}}}

3. Valeur pour b = b_0 et importance de l'effet tunnel

Pour b = b_0 = n a, le terme sous le radical devient \frac{b_0^2}{a^2} - 1 = n^2 - 1. La profondeur de pénétration s'écrit alors :

\boxed{\delta_{\text{opt}}(b_0) = \frac{\lambda}{2\pi\sqrt{n^2 - 1}}}

Pour l'eau (n \approx 1{,}33), on a \sqrt{n^2 - 1} \approx \sqrt{1{,}33^2 - 1} \approx 0{,}88, d'où :

\delta_{\text{opt}}(b_0) \approx \frac{\lambda}{5{,}5} \sim 0{,}1\,\mu\mathrm{m} \quad (\text{pour } \lambda \approx 600\text{ nm})

Comparons cette profondeur à la largeur de la barrière L_{\max} : pour une goutte de pluie millimétrique, a \approx 0{,}5\text{ mm}, ce qui donne :

L_{\max} = (n - 1)a \approx 0{,}33 \times 0{,}5\text{ mm} \approx 165\,\mu\mathrm{m}

On constate que :

\delta_{\text{opt}}(b_0) \ll L_{\max} \quad (\text{avec un rapport de l'ordre de } 10^{-3})

D'après le critère établi en Q38 (\delta \ll \text{largeur de la barrière}), l'onde est quasi totalement atténuée avant d'atteindre la goutte : l'effet tunnel est donc extrêmement faible (négligeable) pour b = b_0.

Résultat

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Question 42

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Physique quantique › Effet tunnel

Notions : mode de galerie, résonance optique

Dans le cas où le rayon pénètre dans la goutte par effet tunnel, il se propage à l'intérieur de la goutte entre les sphères de rayon et (figure 13), chaque incidence sur la surface pouvant donner lieu à une réflexion et à une transmission par effet tunnel. Expliquer qualitativement pourquoi ce modèle permet d'expliquer certaines variations de l'intensité observée sur la figure 10.

Voir l'indice

Interpréter la propagation interne entre deux réflexions comme une cavité résonnante où des interférences à ondes multiples (façon Fabry-Pérot sphérique) modulent l'intensité transmise.

Voir la stratégie
  1. Identifier sur la figure 10 les deux échelles d'oscillation : les franges larges (arcs surnuméraires décrits en partie VII) et la structure fine d'oscillations rapides (« ripple structure »).
  2. Décrire le comportement de l'onde piégée dans la goutte : réflexions internes successives et fuites partielles par effet tunnel à chaque rebond.
  3. Relier ces réflexions multiples à des interférences à grande différence de marche et à l'existence de résonances de cavité (modes de galerie), expliquant ainsi la structure fine observée.
Voir la réponse courte

Piégeage par réflexions internes successives et fuites partielles par effet tunnel : interférences constructives créant des résonances très piquées (modes de galerie).

Voir le corrigé complet

L'observation attentive de la figure 10 révèle la présence simultanée de deux régimes de variations :

  • une modulation à grande échelle angulaire (période de l'ordre de 0{,}8^\circ à 1^\circ), correspondant aux interférences à deux ondes entre les rayons d'incidences i_1 et i_2 (arcs surnuméraires étudiés en partie VII) ;
  • des oscillations très rapides à haute fréquence angulaire (structure fine ou « ripple structure »), superposées à l'enveloppe précédente et inexplicables par le simple modèle à deux rayons.

Le modèle de pénétration par effet tunnel optique permet d'interpréter cette structure fine :

  1. Piégeage et fuite par effet tunnel : Un rayon incident de paramètre d'impact b \in ]a, b_0] traverse la barrière de potentiel par effet tunnel et pénètre dans la goutte. Il s'y propage en subissant une suite de réflexions totales internes sur la surface r = a (guidage par onde de surface ou mode de galerie). À chaque rebond sur la frontière interne, une fraction de l'énergie fuit vers l'extérieur par effet tunnel optique inverse (franchissement de la barrière de potentiel vers r > a).
  2. Interférences à ondes multiples : Les rayons émergeant après un nombre variable de réflexions internes (ou interférant avec les rayons géométriques classiques) présentent entre eux des différences de marche \Delta L considérables, de l'ordre de grandeur de la circonférence de la goutte ou de plusieurs cordes (\Delta L \sim \pi D \gg \lambda). L'interférence de ces multiples composantes produit des franges d'interférence extrêmement serrées, d'écart angulaire typique :

    \delta\theta \sim \frac{\lambda}{\Delta L} \ll 1^\circ
  3. Résonances de cavité : Lorsque la condition de phase sur un tour complet de la goutte est vérifiée (interférences constructives le long du contour fermé), il apparaît un phénomène de résonance (résonance morphologique de Mie), qui se traduit par des pics d'intensité très étroits et intenses à certains angles de déviation.
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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2023 ?

Surtout 4 chapitres : Cinématique et dynamique du point (31 % des questions, parties I, II et IV), Réflexion, réfraction et fibres optiques (18 %, partie VI), Effet tunnel (15 %, partie VIII) et Modèle scalaire de la lumière et cohérence (12 %, partie VII). Plus ponctuellement : Électrostatique, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Diffraction et réseaux, Description d'un système thermodynamique, Régime sinusoïdal forcé et filtrage…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2023 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

En partie : 29 questions sur 42 (69 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q4), la partie II en entier (Q5 à Q8), la partie IV en entier (Q13 à Q18) et la partie V en entier (Q19 à Q22). Avec les autres programmes de première année : 29 en PCSI, 29 en PTSI, 29 en TSI1 et 23 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2023 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie VIII est la plus longue (environ 50 min).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2023 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q8 (régime critique), Q15 (intégration de flux), Q28 (arc-en-ciel primaire), Q39 (potentiel effectif), Q41 (analogie optique-quantique) et Q42 (mode de galerie).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2023 ?

Questions de cours : Q1 (référentiel galiléen), Q9 (symétrie et invariances), Q10 (théorème de gauss), Q19 (filtre passe-haut), Q23 (loi de snell-descartes), Q29 (formule de fresnel), Q36 (effet tunnel) et Q38 (probabilité de franchissement). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q3 (vitesse limite), Q6 (oscillateur harmonique amorti), Q24 (déviation lumineuse), Q25 (dérivée) et Q37 (équation de schrödinger).

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (24 sur 42), par exemple : Q1, Q2, Q4, Q5, Q9, Q11, Q12, Q16, Q18 à Q20, Q22, Q23, Q26…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q3, Q6 à Q8, Q14, Q17, Q21, Q24, Q25, Q29 et Q41.

Le sujet CCINP Physique-Chimie MPI 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le sujet a été jugé par les correcteurs bien calibré en niveau et classant, avec une partie I simple bien traitée dans l'ensemble mais une partie IV jugée la plus maltraitée du problème. Moyenne : 9,06/20 (écart-type 3,83, 703 présents).

Pourquoi le rouge apparaît-il à l'extérieur de l'arc-en-ciel en Q28 ?

L'observateur ne reçoit pas les couleurs d'une seule goutte, mais de gouttes réparties en altitude. Comme la déviation \Delta_m du rouge est plus faible, l'axe Soleil-goutte-œil impose que les gouttes envoyant du rouge vers l'œil soient situées plus haut dans le ciel que celles renvoyant le bleu.

Faut-il utiliser la vitesse de chute pour calculer le débit en Q18 ?

Non : le capteur comptabilise directement les gouttes reçues sur sa surface pendant la durée d'acquisition, à la façon d'un pluviomètre. Il suffit de sommer les volumes d'eau associés à chaque classe de taille, sans faire réintervenir la vitesse limite.

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