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Corrigé détaillé ENAC Physique QCM MPSI 2022

Concours EPL/S 2022 : Épreuve de Physique

Faisable en sup ?

Entièrement faisable en MPSI. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : BCPST1 28 questions.

Le sujet en bref

Sujet accessible · Électrocinétique et électronique, Mécanique, Optique géométrique · 9 incontournables · 36 questions de première année
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Ce sujet du concours EPL/S (pilote de ligne de l'ENAC) se présente sous la forme d'un questionnaire à choix multiples dense et balayant un large spectre du programme de première année : cinématique du point, dynamique et énergétique newtonienne, régimes transitoires du second ordre, résonance en régime sinusoïdal forcé, optique géométrique instrumentale et thermodynamique des systèmes fermés en interaction.

D'un niveau technique très abordable mais exigeant une grande rapidité d'exécution et une maîtrise irréprochable des bases, cette épreuve constitue un excellent support de révision transversale en fin de première année ou au début de l'année de spé. L'absence de calculatrice impose de mener les calculs littéraux jusqu'à des formes facilement évaluables numériquement.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 1 h 45 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

9 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1 et BCPST1 : les 36 questions.

Où gagner des points

32 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (32) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

36 questions
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Questions

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : cinématique, vitesse

Quelle durée met pour parcourir la totalité de la piste (de à ) ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Calculez la longueur totale de la piste en additionnant les longueurs données des quatre segments, puis utilisez la relation liant distance, vitesse et durée.

Voir la réponse courte

Somme des durées de parcours sur les différentes portions de la piste.

Voir le corrigé complet

Le mouvement du mobile M_a est uniforme le long de la piste à la vitesse :

v = 25\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} = 0{,}25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

La longueur totale L_{\text{tot}} de la piste parcourue de A à E est la somme des longueurs des quatre portions successives :

\begin{aligned} L_{\text{tot}} &= AB + BC + CD + DE \\ &= 1\text{ m} + 0{,}50\text{ m} + 0{,}75\text{ m} + 2\text{ m} \\ &= 4{,}25\text{ m} \end{aligned}

Le mouvement étant uniforme, la durée \tau nécessaire pour parcourir cette distance vérifie :

\tau = \frac{L_{\text{tot}}}{v}

Application numérique :

\tau = \frac{4{,}25}{0{,}25} = 4{,}25 \times 4 = 17\text{ s}
\boxed{\tau = 17\text{ s}} \quad \text{(Réponse C)}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : accélération, cinématique

On note la norme de l'accélération de sur la portion . Que vaut ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Dans la base de Frenet, la vitesse étant constante en norme, l'accélération est purement normale et vaut v^2/R. Reliez au préalable le rayon de courbure R à la longueur du quart de cercle.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le rayon de courbure R_1 de la portion circulaire BC sachant qu'il s'agit d'un quart de cercle.
  2. Utiliser la base de Frenet pour exprimer l'accélération d'un mouvement circulaire uniforme.
  3. Réaliser l'application numérique pour en déduire la proposition correcte.
Voir la réponse courte

Calcul de l'accélération d'un point matériel sur la portion rectiligne BC.

Voir le corrigé complet

La portion BC est un quart de cercle de rayon R_1 et de longueur \ell_{BC} = 50\text{ cm} = 0{,}50\text{ m}. La relation entre la longueur d'arc et l'angle au centre (ici \frac{\pi}{2}\text{ rad}) donne :

\ell_{BC} = R_1 \frac{\pi}{2} \implies R_1 = \frac{2\ell_{BC}}{\pi}

Dans la base de Frenet (\vec{u}_t, \vec{u}_n), le vecteur accélération s'écrit :

\vec{a} = \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\vec{u}_t + \frac{v^2}{R_1}\vec{u}_n

Le mouvement étant uniforme (v = \text{cste} = 0{,}25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}), la composante tangentielle est nulle : \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0. L'accélération est purement normale et sa norme a_1 vaut :

\begin{aligned} a_1 &= \frac{v^2}{R_1} = \frac{\pi v^2}{2\ell_{BC}} \end{aligned}

Application numérique avec v = 0{,}25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \ell_{BC} = 0{,}50\text{ m} :

a_1 = \frac{\pi \times (0{,}25)^2}{2 \times 0{,}50} = \pi \times 0{,}0625 \approx 0{,}196\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \approx 0{,}2\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
\boxed{a_1 = 0{,}2\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \quad \text{(Réponse B)}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : accélération, cinématique

On note la norme de l'accélération de sur la portion . Quelle relation existe-t-il entre et ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Le rayon de courbure d'un quart de cercle est proportionnel à sa longueur d'arc : comparez les accélérations centripètes en observant leur dépendance inverse vis-à-vis du rayon.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le rayon de courbure R_2 du quart de cercle CD à partir de sa longueur \ell_{CD}.
  2. Exprimer l'accélération normale a_2 pour ce mouvement circulaire uniforme à la vitesse v.
  3. En déduire le rapport a_2 / a_1 en comparant avec le résultat de la question 2.
Voir la réponse courte

Comparaison des accélérations constantes sur les portions BC et CD.

Voir le corrigé complet

Le mouvement de M_a sur la portion CD est circulaire uniforme de vitesse v = 25\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1}. L'accélération tangentielle est donc nulle et l'accélération est purement normale :

a_2 = \frac{v^2}{R_2}

où R_2 est le rayon du quart de cercle CD. Sa longueur \ell_{CD} = 75\text{ cm} vérifie :

\ell_{CD} = \frac{\pi R_2}{2} \iff R_2 = \frac{2\ell_{CD}}{\pi}

On en déduit :

a_2 = \frac{\pi v^2}{2\ell_{CD}}

D'après la question 2, on a de même a_1 = \dfrac{\pi v^2}{2\ell_{BC}}. Le rapport des accélérations s'écrit alors :

\frac{a_2}{a_1} = \frac{\ell_{BC}}{\ell_{CD}} = \frac{50\text{ cm}}{75\text{ cm}} = \frac{2}{3}

soit :

\boxed{a_2 = \frac{2}{3}a_1}

La réponse correcte est la proposition C.

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : cinématique, équation horaire

Lorsque atteint le point , à un instant pris comme origine temporelle, un second mobile (également assimilé à un point matériel) quitte en direction de . Son mouvement est uniforme dans le référentiel du laboratoire à la vitesse de . À quelle date les deux mobiles se rencontrent-ils ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Écrivez les lois horaires de position des deux mobiles le long du segment DE avec des vitesses de sens opposés, ou raisonnez directement sur la vitesse de rapprochement relatif.

Voir la stratégie
  1. Choisir un axe rectiligne le long du segment DE et repérer la position de chaque mobile en fonction du temps à partir de l'origine temporelle t = 0.
  2. Traduire la condition de rencontre par l'égalité de leurs abscisses pour en déduire la date t_r.
Voir la réponse courte

Égalité des équations horaires de position pour déterminer l'instant de croisement.

Voir le corrigé complet

On repère les positions des deux points matériels sur un axe unidimensionnel (Dx) colinéaire au segment DE, orienté de D vers E, avec pour origine le point D.

À la date t = 0, le mobile M_a est en D (x_a(0) = 0) et se dirige vers E à la vitesse v_a = 25\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} = 0{,}25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. Son abscisse pour t \ge 0 s'écrit :

x_a(t) = v_a \, t

Au même instant t = 0, le mobile M_b part de E (x_b(0) = L_{DE} = 2\text{ m}) et se dirige en sens inverse vers D à la vitesse v_b = 50\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1} = 0{,}50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. Son équation horaire est :

x_b(t) = L_{DE} - v_b \, t

Les deux mobiles se rencontrent à la date t_r telle que x_a(t_r) = x_b(t_r) :

\begin{aligned} v_a \, t_r &= L_{DE} - v_b \, t_r \\ (v_a + v_b) \, t_r &= L_{DE} \end{aligned}

On en déduit l'expression de la date de rencontre :

t_r = \frac{L_{DE}}{v_a + v_b}

Application numérique avec L_{DE} = 2\text{ m}, v_a = 0{,}25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et v_b = 0{,}50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

t_r = \frac{2}{0{,}25 + 0{,}50} = \frac{2}{0{,}75} = \frac{8}{3}\text{ s} \approx 2{,}7\text{ s}
\boxed{t_r \approx 2{,}7\text{ s} \quad \text{(Réponse B)}}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : cinématique, équation horaire

Quelle est alors la distance parcourue par sur la piste ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Multipliez simplement la vitesse du mobile M_a par la date de rencontre obtenue à la question précédente.

Voir la réponse courte

Évaluation de la distance parcourue à l'aide de l'équation horaire à la date de rencontre.

Voir le corrigé complet

Le mobile M_a est en mouvement rectiligne uniforme à la vitesse v_a = 0{,}25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} sur le segment DE. Ayant franchi le point D à l'origine des dates (t = 0), la distance d_a parcourue par M_a sur la piste DE jusqu'à la rencontre à l'instant t_r s'écrit :

d_a = v_a \, t_r

En injectant l'expression de la date de rencontre obtenue à la question Q4, t_r = \frac{L_{DE}}{v_a + v_b} :

d_a = \frac{v_a}{v_a + v_b}\, L_{DE}

Application numérique :

\begin{aligned} d_a &= \frac{0{,}25}{0{,}25 + 0{,}50} \times 2\text{ m} = \frac{1}{3} \times 2\text{ m} = \frac{2}{3}\text{ m} \approx 0{,}67\text{ m} = 67\text{ cm} \end{aligned}
\boxed{d_a \approx 67\text{ cm}}

La bonne réponse est l'item B.

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : vitesse relative, cinématique

Quelle était, avant la rencontre, la distance séparant et ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Puisque le mouvement relatif est uniforme, la distance séparant les deux mobiles à un instant précédant le croisement se déduit du produit de la vitesse relative par cet écart temporel.

Voir la stratégie

Les deux mobiles se déplacent l'un vers l'autre en mouvement rectiligne et uniforme le long du segment DE. La vitesse relative de rapprochement est simplement la somme de leurs vitesses scalaires v_a + v_b. La distance les séparant une durée \Delta t avant le croisement s'en déduit immédiatement.

Voir la réponse courte

Calcul de la distance relative avant la rencontre via la vitesse relative des deux mobiles.

Voir le corrigé complet

À l'instant t_r - \Delta t, avec \Delta t = \frac{1}{5}\text{ s} = 0{,}20\text{ s}, les deux mobiles se trouvent tous deux sur le segment DE puisque t_r \approx 2{,}7\text{ s} > \Delta t.

Leur vitesse de rapprochement relative est :

v_{\text{rel}} = v_a + v_b

Puisque la distance les séparant à l'instant de la rencontre t_r est nulle, la distance d les séparant une durée \Delta t auparavant vaut :

d = v_{\text{rel}} \Delta t = (v_a + v_b)\Delta t

Application numérique :

\begin{aligned} d &= (0{,}25\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} + 0{,}50\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) \times 0{,}20\text{ s} \\ d &= 0{,}75\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \times 0{,}20\text{ s} = 0{,}15\text{ m} = 15\text{ cm} \end{aligned}
\boxed{d \approx 15\text{ cm}}

La réponse correcte est la proposition C.

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie mécanique, théorème de l'énergie mécanique

Exprimer puis calculer numériquement la vitesse du skieur en .

A) B) C) D)

Voir l'indice

Appliquez le théorème de l'énergie mécanique ou le principe fondamental de la dynamique le long de la portion rectiligne AB sans frottement.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de l'énergie cinétique (ou la conservation de l'énergie mécanique) au skieur entre les points A et B sur le plan incliné, en l'absence de tout frottement.
  2. En déduire l'expression littérale de la vitesse v_B en fonction de g, L et \alpha.
  3. Effectuer l'application numérique avec les données de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie mécanique le long de la pente inclinée sans frottement.

Voir le corrigé complet

On étudie le skieur, modélisé par un point matériel de masse m, dans le référentiel terrestre du laboratoire supposé galiléen.

Sur la portion rectiligne AB de longueur L, inclinée d'un angle \alpha = 30^\circ par rapport à l'horizontale, le skieur est soumis à :

  • son poids \vec{P} = m\vec{g} ;
  • la réaction normale de la piste \vec{R}_N, orthogonale au déplacement (puisqu'on néglige tout frottement), de sorte que son travail est nul : W_{A\to B}(\vec{R}_N) = 0.

Le système étant conservatif, appliquons le théorème de l'énergie mécanique (ou le théorème de l'énergie cinétique) entre le point A (où le skieur part du repos, v_A = 0) et le point B :

\begin{aligned} \Delta E_c &= W_{A\to B}(\vec{P}) \\ \frac{1}{2}m v_B^2 - 0 &= mg (z_A - z_B) \end{aligned}

La dénivellation entre A et B vaut :

z_A - z_B = L\sin\alpha

On en déduit l'expression littérale de la vitesse v_B :

\boxed{v_B = \sqrt{2gL\sin\alpha}}

Application numérique :

  • g \approx 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
  • L = 40\text{ m}
  • \alpha = 30^\circ, d'où \sin\alpha = \sin(30^\circ) = \frac{1}{2} = 0{,}5
\begin{aligned} v_B &= \sqrt{2 \times 10 \times 40 \times 0{,}5} \\ &= \sqrt{400} \\ \Aboxed{v_B &= 20\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}} \end{aligned}

Les propositions B et C sont donc correctes.

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : repère de frenet, accélération normale

On note le vecteur accélération du skieur au point . Que peut-on affirmer :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Identifiez la direction du vecteur normal de Frenet au point le plus bas C de la trajectoire circulaire et appliquez l'expression de l'accélération dans cette base.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la base de Frenet (\vec{u}_t, \vec{u}_n) au point C, point le plus bas de la trajectoire circulaire de centre O' et de rayon b.
  2. Projeter le principe fondamental de la dynamique sur la tangente en C pour déterminer l'accélération tangentielle.
  3. En déduire le vecteur accélération \vec{a}_C, ses composantes dans la base cartésienne (\vec{e}_x, \vec{e}_z) ainsi que sa norme.
Voir la réponse courte

Au point le plus bas de la trajectoire circulaire, l'accélération est purement normale et vaut v_C^2/b.

Voir le corrigé complet

Le point C est situé à la verticale descendante du centre O' de la piste circulaire de rayon b. En ce point :

  • la tangente à la trajectoire est horizontale et orientée dans le sens du mouvement, soit \vec{u}_t = \vec{e}_x ;
  • la normale unitaire centripète est orientée vers le centre de courbure O', c'est-à-dire verticale ascendante, soit \vec{u}_n = \vec{e}_z.

Dans la base de Frenet, l'accélération du skieur s'écrit de manière générale :

\vec{a} = \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\,\vec{u}_t + \frac{v^2}{b}\,\vec{u}_n

Puisque les frottements sont négligés, les seules forces appliquées au skieur sont :

  • le poids \vec{P} = -mg\,\vec{e}_z ;
  • la réaction normale du support \vec{R} = R\,\vec{u}_n = R\,\vec{e}_z.

En appliquant le principe fondamental de la dynamique au skieur en C :

m\vec{a}_C = \vec{P} + \vec{R} = (R - mg)\,\vec{e}_z

En projetant sur la direction tangentielle \vec{u}_t = \vec{e}_x :

m a_t = m(\vec{a}_C \cdot \vec{e}_x) = 0 \implies \vec{a}_C \cdot \vec{e}_x = 0

L'accélération tangentielle est donc nulle au point le plus bas de la trajectoire.

L'accélération en C est par conséquent purement normale et dirigée selon \vec{e}_z :

\vec{a}_C = \frac{v_C^2}{b}\,\vec{e}_z

On en déduit :

\begin{aligned} \vec{a}_C \cdot \vec{e}_x &= 0 \\ \vec{a}_C \cdot \vec{e}_z &= \frac{v_C^2}{b} \neq 0 \\ \|\vec{a}_C\| &= \frac{v_C^2}{b} \end{aligned}

Les propositions B et D sont donc vraies.

\boxed{\text{Affirmations B et D vraies}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : énergie potentielle de pesanteur

On choisit l'origine de l'énergie potentielle de pesanteur en . Exprimer l'énergie potentielle de pesanteur en du skieur :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Déterminez la différence d'altitude entre le point de lancement B et l'origine O en projetant les rayons sur la verticale grâce aux angles \alpha et \beta.

Voir la stratégie
  1. Repérer géométriquement la position des points B et O sur la portion circulaire de centre O' et de rayon b.
  2. Exprimer les altitudes z_B et z_O par rapport au centre O' en utilisant les angles d'inclinaison des tangentes avec l'horizontale.
  3. En déduire l'énergie potentielle de pesanteur en B sachant qu'elle est choisie nulle en O.
Voir la réponse courte

Expression de l'altitude du point B par rapport à l'origine le long de l'arc circulaire.

Voir le corrigé complet

Le repère cartésien associé au référentiel du laboratoire a pour axe vertical ascendant l'axe (Oz), le vecteur champ de pesanteur étant \vec{g} = -g\vec{e}_z. L'énergie potentielle de pesanteur d'un point matériel de masse m à l'altitude z s'écrit de manière générale :

\mathcal{E}_p(z) = mgz + \text{cte}

L'origine de l'énergie potentielle étant choisie en O (\mathcal{E}_p(O) = 0), on a pour tout point M d'altitude z_M :

\mathcal{E}_p(M) = mg(z_M - z_O)

Déterminons les altitudes des points B et O :

  • Le point C est situé à la verticale descendante du centre O', soit \vec{O'C} = -b\vec{e}_z.
  • Au point B, la piste circulaire se raccorde tangentiellement à la droite AB inclinée de \alpha par rapport à l'horizontale. Le rayon \vec{O'B}, orthogonal à la tangente en B, fait donc un angle \alpha avec la verticale descendante -\vec{e}_z. L'altitude de B par rapport à O' est donc :

    z_B - z_{O'} = -b\cos\alpha
  • Au point O, la tangente forme un angle \beta avec l'horizontale, si bien que le rayon \vec{O'O} fait un angle \beta avec la verticale descendante -\vec{e}_z. L'altitude de O par rapport à O' est donc :

    z_O - z_{O'} = -b\cos\beta

On en déduit la différence d'altitude entre B et O :

z_B - z_O = (z_B - z_{O'}) - (z_O - z_{O'}) = -b\cos\alpha - (-b\cos\beta) = b(\cos\beta - \cos\alpha)

L'énergie potentielle de pesanteur du skieur au point B s'écrit alors :

\boxed{\mathcal{E}_p(B) = mgb(\cos\beta - \cos\alpha)}

La proposition correcte est la D.

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : conservation de l'énergie mécanique

Que dire de la norme du vecteur vitesse, , du skieur en ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Traduisez la conservation de l'énergie mécanique du skieur entre le point B et le point de sortie O.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de conservation de l'énergie mécanique pour le skieur entre les points B et O.
  2. Utiliser le choix de l'origine de l'énergie potentielle de pesanteur fixé en O, soit \mathcal{E}_p(O) = 0.
  3. En déduire l'expression de la vitesse v_O et discuter le signe de \mathcal{E}_p(B).
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie mécanique entre les points B et O du tremplin.

Voir le corrigé complet

Le skieur est modélisé par un point matériel de masse m dans le référentiel terrestre supposé galiléen. Il n'est soumis qu'à deux forces :

  • son poids \vec{P} = -mg\vec{e}_z, force conservative dérivant de l'énergie potentielle de pesanteur \mathcal{E}_p ;
  • la réaction du support \vec{R}_N, orthogonale à chaque instant à la vitesse du skieur puisque les frottements sont négligés, de puissance nulle : \mathcal{P}(\vec{R}_N) = \vec{R}_N \cdot \vec{v} = 0.

L'énergie mécanique \mathcal{E}_m = \mathcal{E}_c + \mathcal{E}_p est donc rigoureusement conservée tout au long du mouvement sur la piste :

\mathcal{E}_m(B) = \mathcal{E}_m(O)

En exprimant l'énergie mécanique en B et en O :

\begin{aligned} \mathcal{E}_m(B) &= \frac{1}{2}m v_B^2 + \mathcal{E}_p(B) \\ \mathcal{E}_m(O) &= \frac{1}{2}m v_O^2 + \mathcal{E}_p(O) \end{aligned}

D'après le choix de l'origine fixé à la question précédente, \mathcal{E}_p(O) = 0. On a donc :

\frac{1}{2}m v_O^2 = \frac{1}{2}m v_B^2 + \mathcal{E}_p(B)

soit, en multipliant par \frac{2}{m} :

v_O^2 = v_B^2 + 2\,\frac{\mathcal{E}_p(B)}{m}

Puisque la vitesse v_O est positive, on en déduit :

\boxed{v_O = \sqrt{v_B^2 + 2\,\frac{\mathcal{E}_p(B)}{m}}}

La proposition correcte est la C.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : chute libre, portée

Le skieur quitte le tremplin en . On note le sommet de sa trajectoire (Fig. précédente). En tenant compte de la valeur numérique de , quelle est l'altitude de ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Isolez le mouvement balistique vertical du skieur en sortie de tremplin et déterminez l'altitude d'annulation de la composante verticale de la vitesse.

Voir la stratégie
  1. Identifier les conditions initiales du saut au point O (origine du repère), notamment l'orientation du vecteur vitesse \vec{v}_O.
  2. Appliquer la conservation de l'énergie mécanique entre O et le sommet F de la trajectoire parabolique, où la composante verticale de la vitesse s'annule.
  3. Injecter la valeur numérique de l'angle du tremplin \beta = 45^\circ pour obtenir l'expression finale de z_F.
Voir la réponse courte

Calcul de l'altitude maximale au sommet de la parabole de chute libre.

Voir le corrigé complet

Après avoir quitté le tremplin en O, le skieur de masse m est uniquement soumis à son poids \vec{P} = -mg\vec{e}_z (chute libre).

Dans le repère (O, \vec{e}_x, \vec{e}_z), les conditions initiales en t = 0 au point O s'écrivent :

\left\{ \begin{aligned} x_O &= 0 \\ z_O &= 0 \end{aligned} \right. \quad \text{et} \quad \left\{ \begin{aligned} v_{O,x} &= v_O \cos\beta \\ v_{O,z} &= v_O \sin\beta \end{aligned} \right.

Puisque la composante horizontale de l'accélération est nulle, la composante horizontale de la vitesse est conservée tout au long du vol :

v_x(t) = v_{O,x} = v_O \cos\beta

Au sommet F de la trajectoire, la composante verticale de la vitesse s'annule : v_{z,F} = 0. Le vecteur vitesse en F est donc purement horizontal, de norme :

v_F = v_{x,F} = v_O \cos\beta

Le système étant conservatif en l'absence de frottement, l'énergie mécanique est conservée entre O et F :

\mathcal{E}_m(F) = \mathcal{E}_m(O)
\frac{1}{2}m v_F^2 + mg z_F = \frac{1}{2}m v_O^2 + mg z_O

Avec z_O = 0, il vient :

mg z_F = \frac{1}{2}m \left(v_O^2 - v_F^2\right) = \frac{1}{2}m v_O^2 \left(1 - \cos^2\beta\right) = \frac{1}{2}m v_O^2 \sin^2\beta

Soit :

z_F = \frac{v_O^2 \sin^2\beta}{2g}

Avec \beta = 45^\circ, on a \sin(45^\circ) = \frac{\sqrt{2}}{2}, d'où \sin^2(45^\circ) = \frac{1}{2} :

\boxed{z_F = \frac{v_O^2}{4g}}

La proposition correcte est la C.

Résultat

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : petite oscillation, oscillateur harmonique

Un autre skieur, moins aguerri, se retrouve confiné au voisinage de et oscille, d'avant en arrière, dans un mouvement de très faible amplitude. Quelle est la période de ses oscillations ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Faites l'analogie entre le mouvement au fond de la cuvette circulaire et celui d'un pendule simple de longueur égale au rayon de courbure b.

Voir la stratégie
  1. Repérer la position du skieur par un écart angulaire par rapport à la position d'équilibre stable C, située à la verticale descendante du centre O' de la piste circulaire de rayon b.
  2. Établir l'équation du mouvement dans le cadre de l'approximation des petites oscillations sans frottement, analogue à celle d'un pendule simple de longueur b.
  3. En déduire l'expression analytique de la période propre T, puis effectuer l'application numérique avec les données de l'énoncé.
Voir la réponse courte

Période propre des petites oscillations au fond de la cuvette circulaire de rayon b.

Voir le corrigé complet

Le skieur se déplace sans frottement sur la piste circulaire concave de rayon b et de centre O'. Le point C étant situé à la verticale descendante de O', il constitue une position d'équilibre stable pour le skieur.

En repérant la position du point matériel par l'angle \theta = (\overrightarrow{O'C}, \overrightarrow{O'S}), la deuxième loi de Newton projetée sur le vecteur tangentiel \vec{u}_\theta du repère de Frenet (ou la conservation de l'énergie mécanique) conduit à l'équation différentielle :

b\,\ddot{\theta} + g\sin\theta = 0

Pour un mouvement confiné au voisinage immédiat de C, de très faible amplitude, on se place dans le cadre de l'approximation des petites oscillations (\sin\theta \approx \theta) :

\ddot{\theta} + \frac{g}{b}\,\theta = 0

Il s'agit de l'équation d'un oscillateur harmonique de pulsation propre \omega_0 = \sqrt{\dfrac{g}{b}}. La période propre T des oscillations s'écrit alors :

\boxed{T = 2\pi\sqrt{\frac{b}{g}}}

Application numérique : Avec b = 20\text{ m} et g \approx 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, on obtient :

\begin{aligned} T &= 2\pi\sqrt{\frac{20}{10}} = 2\pi\sqrt{2} \\ T &\approx 2 \times 3{,}14 \times 1{,}414 \approx 8{,}9\text{ s} \approx 9\text{ s} \end{aligned}
\boxed{T \approx 9\text{ s}}

Les propositions B et C sont donc correctes.

Résultat

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : continuité du courant, circuit rl

À un instant pris comme origine temporelle, on ferme ( restant ouvert). Que peut-on dire, à l'instant , de et de ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Utilisez la continuité du courant traversant la bobine L entre 0^- et 0^+ pour en déduire la tension aux bornes de R, puis appliquez la loi des mailles.

Voir la stratégie
  1. Identifier les continuités imposées par les composants réactifs (continuité de l'intensité i_L à travers la bobine).
  2. En déduire l'intensité dans le résistor à t = 0^+, puis la tension u_R(0^+) par la loi d'Ohm.
  3. Appliquer la loi des mailles pour déterminer la tension u_L(0^+) aux bornes de la bobine.
Voir la réponse courte

Continuité de l'intensité traversant la bobine à la fermeture de l'interrupteur.

Voir le corrigé complet

Pour t < 0, l'interrupteur K est ouvert, aucun courant ne circule dans le circuit :

i_L(0^-) = 0

Par continuité de l'énergie magnétique stockée dans la bobine, l'intensité i_L(t) traversant la bobine est une fonction continue du temps :

i_L(0^+) = i_L(0^-) = 0

L'interrupteur K' étant maintenu ouvert, la branche contenant le condensateur est un circuit ouvert (i_C = 0). D'après la loi des nœuds, on a immédiatement :

i_R(0^+) = i_L(0^+) = 0

D'après la loi d'Ohm en convention récepteur pour le résistor :

\boxed{u_R(0^+) = R \, i_R(0^+) = 0}

La proposition A est donc vraie (et la B est fausse).

La loi des mailles appliquée à la maille formée par le générateur, la bobine et le résistor s'écrit à tout instant t \ge 0^+ :

E - u_L(t) - u_R(t) = 0 \iff u_L(t) = E - u_R(t)

En évaluant cette relation en t = 0^+, il vient :

\boxed{u_L(0^+) = E - u_R(0^+) = E}

La proposition D est donc également vraie (et la C est fausse).

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : circuit rl, échelon de tension

Comment évoluent et ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Établissez l'équation différentielle du premier ordre vérifiée par i_L(t) dans le circuit RL série et déduisez-en u_L(t) = L \frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t}.

Voir la stratégie
  1. L'interrupteur K' étant ouvert, la branche contenant le condensateur est déconnectée (i_C = 0). Le circuit se résume à une maille unique série comportant le générateur de force électromotrice E, la bobine d'inductance L et le conducteur ohmique de résistance R.
  2. Établir l'équation différentielle vérifiée par le courant i_L(t) à l'aide de la loi des mailles, puis l'intégrer en tenant compte de la condition initiale i_L(0^+) = 0.
  3. En déduire l'expression de la tension u_L(t) par la relation constitutive de la bobine u_L = L \frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t} ou par la loi des mailles u_L(t) = E - R\,i_L(t).
Voir la réponse courte

Évolution temporelle exponentielle du courant et de la tension de la bobine.

Voir le corrigé complet

Pendant cette première phase, K' est ouvert, donc i_R(t) = i_L(t).

D'après la loi des mailles orientée dans le sens du courant i_L :

E = u_L(t) + u_R(t)

En utilisant les relations constitutives des composants en convention récepteur, u_R(t) = R \, i_L(t) et u_L(t) = L \frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t}, on obtient :

L \frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t} + R \, i_L(t) = E \iff \frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t} + \frac{R}{L} i_L(t) = \frac{E}{L}

La solution générale de cette équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants avec second membre constant s'écrit :

i_L(t) = A \exp\left(-\frac{R}{L}t\right) + \frac{E}{R}

où A est une constante déterminée par la continuité de l'intensité traversant la bobine en t = 0 :

i_L(0^+) = 0 \implies A + \frac{E}{R} = 0 \implies A = -\frac{E}{R}

L'expression de l'intensité est donc :

\boxed{i_L(t) = \frac{E}{R}\left[1 - \exp\left(-\frac{R}{L}t\right)\right]}

La proposition A est exacte.

On en déduit l'expression de la tension u_L(t) aux bornes de la bobine :

u_L(t) = E - R\,i_L(t) = E - E\left[1 - \exp\left(-\frac{R}{L}t\right)\right]

soit :

\boxed{u_L(t) = E \exp\left(-\frac{R}{L}t\right)}

La proposition D est exacte.

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : continuité du courant, condition initiale

On attend suffisamment longtemps pour que le régime précédent s'achève (on dit aussi qu'il atteint le régime permanent), puis on ferme le second interrupteur () à un instant pris comme nouvelle origine temporelle. Déterminer et :

A) B) C) D)

Voir l'indice

En régime permanent juste avant la bascule de K', la bobine est équivalente à un fil. Utilisez la continuité de i_L et celle de la tension u_C aux bornes du condensateur pour déterminer la tension sur R à 0^+.

Voir la stratégie
  1. Utiliser les propriétés de continuité des grandeurs d'état à la fermeture de l'interrupteur K' : continuité de l'intensité i_L(t) dans la bobine et de la tension u_C(t) aux bornes du condensateur.
  2. Exprimer les conditions à t = 0^- juste avant la fermeture de K', en exploitant le régime permanent établi lors de la phase précédente.
  3. Relier la tension u_R(0^+) à u_C(0^+) par la loi des mailles, puis en déduire i_R(0^+) à l'aide de la loi d'Ohm.
Voir la réponse courte

Continuité des variables d'état pour trouver les courants initiaux après seconde commutation.

Voir le corrigé complet

Juste avant la fermeture de l'interrupteur K' (t = 0^-), le circuit constitué de la branche principale avec le générateur, la bobine et le conducteur ohmique a atteint son régime permanent continu. D'après la question précédente :

i_L(0^-) = \frac{E}{R}

L'interrupteur K' étant resté ouvert pendant toute cette phase, le condensateur n'a pas été connecté au reste du circuit et a conservé sa charge initiale, soit :

u_C(0^-) = \frac{E}{3}

Par continuité de l'énergie emmagasinée dans les dipôles réactifs :

  • L'intensité du courant traversant la bobine est une fonction continue du temps :

    i_L(0^+) = i_L(0^-) = \frac{E}{R}
  • La tension aux bornes du condensateur est une fonction continue du temps :

    u_C(0^+) = u_C(0^-) = \frac{E}{3}

Dès la fermeture de l'interrupteur K', le conducteur ohmique et le condensateur se trouvent connectés en dérivation. La loi des mailles sur la boucle formée par ces deux dipôles donne, avec les orientations de la figure :

u_R(t) = u_C(t) \quad \text{pour } t > 0

En t = 0^+, il vient :

u_R(0^+) = u_C(0^+) = \frac{E}{3}

D'après la loi d'Ohm appliquée au résistor :

i_R(0^+) = \frac{u_R(0^+)}{R} = \frac{E}{3R}

Les propositions B et D sont donc vérifiées.

\boxed{i_L(0^+) = \frac{E}{R} \quad \text{et} \quad i_R(0^+) = \frac{E}{3R}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi de kirchhoff, condition initiale

Déterminer et :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Appliquez la loi des nœuds au sommet pour relier i_C(0^+) à i_L(0^+) et i_R(0^+), puis écrivez la loi des mailles pour déterminer u_L(0^+).

Voir la stratégie
  1. Exploiter la continuité de la tension aux bornes du condensateur et du courant dans la bobine à la fermeture de l'interrupteur K'.
  2. Appliquer la loi des nœuds pour déterminer l'intensité i_C(0^+) traversant le condensateur.
  3. Appliquer la loi des mailles pour déterminer la tension u_L(0^+) aux bornes de la bobine.
Voir la réponse courte

Application des lois de Kirchhoff à t = 0^+ pour déterminer i_C(0^+) et u_L(0^+).

Voir le corrigé complet

À l'instant t = 0^-, immédiatement avant la fermeture de K', le système était en régime permanent avec l'interrupteur K fermé et K' ouvert. D'après les résultats précédents :

  • L'intensité traversant la bobine vaut i_L(0^-) = \dfrac{E}{R} ;
  • La tension aux bornes du condensateur vaut u_C(0^-) = \dfrac{E}{3}.

Par continuité de l'intensité dans une bobine et de la tension aux bornes d'un condensateur :

\begin{aligned} i_L(0^+) &= i_L(0^-) = \frac{E}{R} \\ u_C(0^+) &= u_C(0^-) = \frac{E}{3} \end{aligned}

Dès la fermeture de l'interrupteur K', le condensateur et le résistor se retrouvent branchés en parallèle, d'où :

u_R(0^+) = u_C(0^+) = \frac{E}{3}

Par la loi d'Ohm aux bornes du résistor, on a :

i_R(0^+) = \frac{u_R(0^+)}{R} = \frac{E}{3R}

La loi des nœuds au niveau du nœud reliant la bobine, le résistor et le condensateur s'écrit :

i_L(t) = i_R(t) + i_C(t)

En l'évaluant à t = 0^+ :

\begin{aligned} i_C(0^+) &= i_L(0^+) - i_R(0^+) \\ &= \frac{E}{R} - \frac{E}{3R} \\ &= \frac{2E}{3R} \end{aligned}

La proposition B est donc exacte.

Appliquons maintenant la loi des mailles sur la maille d'entrée comprenant le générateur, la bobine et le résistor :

E - u_L(t) - u_R(t) = 0 \iff u_L(t) = E - u_R(t)

À l'instant t = 0^+ :

\begin{aligned} u_L(0^+) &= E - u_R(0^+) \\ &= E - \frac{E}{3} \\ &= \frac{2E}{3} \end{aligned}

La proposition C est donc également exacte.

\boxed{i_C(0^+) = \frac{2E}{3R} \quad \text{et} \quad u_L(0^+) = \frac{2E}{3}}

Résultat

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : circuit rlc, équation différentielle

Après fermeture de , l'intensité obéit à l'équation différentielle suivante :

où , et sont des constantes indépendantes du temps. Exprimer et .

A) B) C) D)

Voir l'indice

Écrivez les équations caractéristiques du circuit (loi des nœuds et des mailles) en dérivant par rapport au temps pour identifier les paramètres canoniques \tau_e et \omega_0.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi des nœuds après la bobine pour relier i_L, i_R et i_C.
  2. Exprimer les grandeurs i_R et i_C en fonction de la tension commune u_C = u_R, puis relier cette tension à i_L via la loi des mailles.
  3. Mettre l'équation différentielle sous la forme canonique donnée par l'énoncé afin d'identifier par équivalence les constantes \tau_e et \omega_0.
Voir la réponse courte

Mise en équation du circuit RLC et identification de la pulsation propre et du temps caractéristique.

Voir le corrigé complet

Après la fermeture de l'interrupteur K', le dipôle constitué de la résistance R et celui du condensateur C sont montés en dérivation. On a donc l'égalité des tensions :

u_R(t) = u_C(t)

D'après la loi des nœuds :

i_L(t) = i_R(t) + i_C(t)

En utilisant la loi d'Ohm pour le conducteur ohmique et la relation caractéristique du condensateur :

i_R(t) = \frac{u_C(t)}{R} \quad \text{et} \quad i_C(t) = C\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}

ce qui donne :

i_L(t) = \frac{u_C(t)}{R} + C\frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}

Par ailleurs, la loi des mailles s'écrit, en convention récepteur pour la bobine :

E - u_L(t) - u_C(t) = 0 \iff u_C(t) = E - L\frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t}

En injectant cette expression de u_C(t) dans l'expression de i_L(t), sachant que E est stationnaire (\frac{\mathrm{d}E}{\mathrm{d}t} = 0), on obtient :

\begin{aligned} i_L(t) &= \frac{E - L\dfrac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t}}{R} + C\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(E - L\frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t}\right) \\ &= \frac{E}{R} - \frac{L}{R}\frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t} - LC\frac{\mathrm{d}^2i_L}{\mathrm{d}t^2} \end{aligned}

En regroupant tous les termes dépendant de i_L dans le membre de gauche :

LC\frac{\mathrm{d}^2 i_L}{\mathrm{d}t^2} + \frac{L}{R}\frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t} + i_L = \frac{E}{R}

En divisant l'ensemble de l'équation par LC, on aboutit à la forme canonique :

\frac{\mathrm{d}^2 i_L}{\mathrm{d}t^2} + \frac{1}{RC}\frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{LC} i_L = \frac{1}{LC}\frac{E}{R}

Par identification terme à terme avec la relation imposée :

\frac{\mathrm{d}^2 i_L}{\mathrm{d}t^2} + \frac{1}{\tau_e} \frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t} + \omega_0^2 i_L = \omega_0^2 i_\infty

on identifie :

\boxed{\tau_e = RC} \quad \text{et} \quad \boxed{\omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}}

(et i_\infty = \frac{E}{R}).

Les propositions A et C sont correctes.

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : régime permanent, énergie d'un condensateur

Exprimer ainsi que l'énergie emmagasinée dans le condensateur lorsque le régime devient stationnaire :

A) B) C) D)

Voir l'indice

En régime stationnaire sous tension continue, le condensateur se comporte comme un circuit ouvert et la bobine comme un court-circuit.

Voir la stratégie
  1. Identifier le comportement asymptotique des composants réactifs en régime stationnaire continu : une bobine idéale se comporte comme un court-circuit et un condensateur idéal comme un circuit ouvert.
  2. Appliquer les lois de Kirchhoff pour déterminer la tension aux bornes du condensateur u_C(\infty) ainsi que l'intensité du courant i_L(\infty) = i_\infty.
  3. En déduire l'énergie électrostatique emmagasinée par le condensateur \varepsilon_C.
Voir la réponse courte

Grandeurs en régime continu permanent et calcul de l'énergie stockée dans le condensateur.

Voir le corrigé complet

Lorsque le régime permanent (stationnaire) est atteint, toutes les grandeurs électriques deviennent constantes au cours du temps (\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} = 0).

  • La bobine se comporte comme un court-circuit :

    u_L(\infty) = L \frac{\mathrm{d}i_L}{\mathrm{d}t}\,(t \to \infty) = 0
  • Le condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert :

    i_C(\infty) = C \frac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}\,(t \to \infty) = 0

D'après la loi des mailles dans la branche principale, on a :

E = u_L(t) + u_R(t)

À l'état stationnaire, puisque u_L(\infty) = 0, la tension aux bornes du résistor est :

u_R(\infty) = E

L'intensité du courant traversant le résistor vaut alors :

i_R(\infty) = \frac{u_R(\infty)}{R} = \frac{E}{R}

D'après la loi des nœuds, i_L = i_R + i_C, ce qui donne pour le courant dans la bobine :

i_\infty = i_L(\infty) = i_R(\infty) + i_C(\infty) = \frac{E}{R} + 0 = \frac{E}{R}
\boxed{i_\infty = \frac{E}{R}}

Par ailleurs, le condensateur est connecté en parallèle avec le résistor, d'où :

u_C(\infty) = u_R(\infty) = E

L'énergie électrostatique emmagasinée dans le condensateur s'écrit alors :

\varepsilon_C = \frac{1}{2} C [u_C(\infty)]^2 = \frac{C E^2}{2}
\boxed{\varepsilon_C = \frac{C E^2}{2}}

Les propositions B et D sont donc correctes.

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : fonction de transfert, pulsation propre

Le rapport des amplitudes complexes se met sous la forme suivante :

où , et sont des constantes indépendantes de , est l'unité imaginaire (). Exprimer et :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Exprimez le diviseur de tension reliant \underline{u}_{C,m} à la tension aux bornes de l'ensemble série constitué de R, L et C, sans oublier la résistance interne de la bobine.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les amplitudes complexes \underline{u}_{C,m} et \underline{u}_{e,m} en fonction de l'intensité complexe \underline{i}_m traversant le circuit série externe (constitué de la bobine, du condensateur et du résistor).
  2. Établir le rapport \dfrac{\underline{u}_{C,m}}{\underline{u}_{e,m}} par un diviseur de tension et le mettre sous la forme canonique d'un filtre passe-bas du second ordre.
  3. Identifier les grandeurs caractéristiques H_0 et \omega_0.
Voir la réponse courte

Identification du gain statique et de la pulsation propre d'un filtre passe-bas du second ordre.

Voir le corrigé complet

Le dipôle externe branché aux bornes de sortie du générateur (de tension instantanée u_e(t)) est constitué de la mise en série :

  • de la bobine réelle d'impédance complexe \underline{Z}_L = r_L + jL\omega ;
  • du résistor d'impédance \underline{Z}_R = R ;
  • du condensateur d'impédance \underline{Z}_C = \dfrac{1}{jC\omega}.

L'impédance équivalente de ce circuit série vu par la tension u_e vaut :

\underline{Z}_{\text{ext}} = R + r_L + jL\omega + \frac{1}{jC\omega}

En appliquant la relation du pont diviseur de tension pour exprimer la tension \underline{u}_{C,m} aux bornes du condensateur :

\begin{aligned} \frac{\underline{u}_{C,m}}{\underline{u}_{e,m}} &= \frac{\underline{Z}_C}{\underline{Z}_{\text{ext}}} \\ &= \frac{\dfrac{1}{jC\omega}}{R + r_L + jL\omega + \dfrac{1}{jC\omega}} \\ &= \frac{1}{1 + j(R + r_L)C\omega - LC\omega^2} \end{aligned}

Par identification avec la forme canonique proposée :

\frac{\underline{u}_{C,m}}{\underline{u}_{e,m}} = \frac{H_0}{1 + j\dfrac{x}{Q} - x^2} \quad \text{avec } x = \frac{\omega}{\omega_0}

On obtient immédiatement :

  • Pour le terme d'ordre 0 au numérateur :

    \boxed{H_0 = 1}
  • Pour le terme d'ordre 2 au dénominateur :

    x^2 = LC\omega^2 = \left(\frac{\omega}{\omega_0}\right)^2 \implies \boxed{\omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}}

Les propositions A et D sont donc exactes.

Résultat

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : facteur de qualité, impédance complexe

Exprimer :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Identifiez le terme facteur de qualité Q par identification avec la forme standard d'un filtre passe-bas du second ordre.

Voir la stratégie
  1. Identifier les dipôles soumis à la tension u_e(t) en aval de la résistance interne r_i du générateur.
  2. Appliquer la formule du pont diviseur de tension pour exprimer la fonction de transfert \underline{H}(j\omega) = \frac{\underline{u}_{C,m}}{\underline{u}_{e,m}}.
  3. Identifier le terme d'ordre 1 en pulsation avec la forme canonique \frac{j}{Q}\frac{\omega}{\omega_0} pour en déduire l'expression de Q.
Voir la réponse courte

Expression du facteur de qualité tenant compte de toutes les résistances du circuit.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma du circuit, la tension u_e est la tension délivrée par le générateur réel à l'ensemble constitué de la bobine (L, r_L), du condensateur C et du résistor R, tous trois connectés en série.

Par la relation du pont diviseur de tension en régime sinusoïdal forcé, l'amplitude complexe aux bornes du condensateur s'écrit :

\underline{u}_{C,m} = \frac{\frac{1}{jC\omega}}{(R + r_L) + jL\omega + \frac{1}{jC\omega}} \, \underline{u}_{e,m}

En multipliant le numérateur et le dénominateur par jC\omega :

\frac{\underline{u}_{C,m}}{\underline{u}_{e,m}} = \frac{1}{1 - LC\omega^2 + j(R + r_L)C\omega}

En introduisant la pulsation propre \omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}} et la variable réduite x = \frac{\omega}{\omega_0} établies à la question précédente :

1 - LC\omega^2 = 1 - x^2

Le terme d'ordre 1 en j s'identifie à la forme canonique de l'énoncé :

j(R + r_L)C\omega = j\,\frac{x}{Q} = j\,\frac{\omega}{Q\,\omega_0}

On en déduit l'expression du facteur de qualité Q :

Q = \frac{1}{(R + r_L)C\omega_0} = \frac{1}{(R + r_L)C\,\frac{1}{\sqrt{LC}}} = \frac{1}{R + r_L}\sqrt{\frac{L}{C}}

Ce résultat correspond à la proposition B.

\boxed{Q = \frac{1}{R+r_L}\sqrt{\frac{L}{C}}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : pont diviseur de tension, résonance

On suppose désormais, jusqu'à la fin de l'exercice, que . Quelle relation existe-t-il alors entre et ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Remarquez qu'à la pulsation propre \omega = \omega_0, l'impédance de la branche inductive compense exactement celle du condensateur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'impédance équivalente \underline{Z}_{\text{charge}} du dipôle constitué par la mise en série de la bobine réelle (L, r_L), du conducteur ohmique R et du condensateur C.
  2. Évaluer cette impédance à la pulsation particulière \omega = \omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}.
  3. Appliquer le pont diviseur de tension pour relier la tension aux bornes de la charge \underline{u}_{e,m} à la force électromotrice e_m.
Voir la réponse courte

Impédance équivalente à la résonance et diviseur de tension avec la résistance interne.

Voir le corrigé complet

La tension u_e(t) est la tension délivrée aux bornes de l'association en série de la bobine (L, r_L), du résistor R et du condensateur C. L'impédance complexe de cette charge s'écrit :

\underline{Z}_{\text{charge}} = r_L + jL\omega + R + \frac{1}{jC\omega} = (R + r_L) + j\left(L\omega - \frac{1}{C\omega}\right)

À la pulsation \omega = \omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}, les réactances inductive et capacitive se compensent exactement :

L\omega_0 - \frac{1}{C\omega_0} = 0 \implies \underline{Z}_{\text{charge}}(\omega_0) = R + r_L

Le générateur étant modélisé par une source idéale de fem e(t) en série avec sa résistance interne r_i, le circuit complet forme une boucle fermée comprenant r_i en série avec \underline{Z}_{\text{charge}}.

Par application directe de la formule du pont diviseur de tension, on obtient à \omega = \omega_0 :

\underline{u}_{e,m} = \frac{\underline{Z}_{\text{charge}}(\omega_0)}{r_i + \underline{Z}_{\text{charge}}(\omega_0)} \, e_m = \frac{R + r_L}{R + r_L + r_i} \, e_m

Ce résultat correspond à la proposition C.

\boxed{\underline{u}_{e,m} = \frac{R + r_L}{R + r_L + r_i} \, e_m}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : résonance, surtension

Déterminer et :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Calculez l'amplitude complexe du courant en divisant la force électromotrice par l'impédance équivalente du circuit à la résonance.

Voir la stratégie
  1. Pour déterminer l'amplitude complexe du courant \underline{i}_m à la pulsation \omega = \omega_0, on utilise la loi d'Ohm généralisée sur la totalité de la maille en exploitant la résonance en intensité où les impédances de la bobine idéale et du condensateur se compensent.
  2. Pour exprimer l'amplitude complexe \underline{u}_{C,m}, on utilise la fonction de transfert établie à la question 18 en évaluant la pulsation réduite à x = 1.
Voir la réponse courte

Calcul du courant efficace et de la tension aux bornes de la capacité à la résonance.

Voir le corrigé complet

L'impédance complexe totale de la maille série fermée sur la source idéale de force électromotrice e(t) vaut :

\underline{Z}_{\text{tot}} = r_i + r_L + R + j\left(L\omega - \frac{1}{C\omega}\right)

À la pulsation propre \omega = \omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}, les réactances de la bobine et du condensateur s'annulent exactement :

L\omega_0 - \frac{1}{C\omega_0} = 0 \implies \underline{Z}_{\text{tot}}(\omega_0) = R + r_L + r_i

L'amplitude complexe de l'intensité s'obtient directement par la loi des mailles :

\boxed{ \underline{i}_m = \frac{e_m}{R + r_L + r_i} }

Par ailleurs, d'après la relation établie à la question 18, le rapport des amplitudes complexes vérifie :

\frac{\underline{u}_{C,m}}{\underline{u}_{e,m}} = \frac{H_0}{1 + j\frac{x}{Q} - x^2} \quad \text{avec} \quad x = \frac{\omega}{\omega_0}

À la résonance, la pulsation réduite vaut x = 1, d'où :

1 + j\frac{1}{Q} - 1^2 = \frac{j}{Q}

Le rapport devient ainsi :

\frac{\underline{u}_{C,m}}{\underline{u}_{e,m}} = \frac{H_0}{\frac{j}{Q}} = -j Q H_0

On en déduit l'expression de la tension aux bornes du condensateur :

\boxed{ \underline{u}_{C,m} = -j Q H_0 \underline{u}_{e,m} }

Les propositions B et C sont donc correctes.

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : impédance complexe, loi d'ohm complexe

L'amplitude complexe s'écrit alors où et sont des constantes qui ne dépendent que des caractéristiques du circuit. Déterminer :

A) B) C) D)

Voir l'indice

L'impédance complexe de la bobine réelle vaut r_L + jL\omega ; isolez sa partie réelle dans l'expression de \underline{u}_{L,m} = (r_L + jL\omega_0)\underline{i}_m.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'impédance complexe \underline{Z}_{\text{bobine}} de la bobine réelle modélisée par l'association série d'une inductance pure L et d'une résistance r_L.
  2. Utiliser la loi d'Ohm en notation complexe pour la bobine en exploitant l'expression de \underline{i}_m à la pulsation \omega = \omega_0 établie précédemment.
  3. Identifier la partie réelle a par identification avec \underline{u}_{L,m} = (a + jb)e_m.
Voir la réponse courte

Partie réelle de l'amplitude complexe de la tension aux bornes de la bobine réelle.

Voir le corrigé complet

La bobine réelle, d'inductance L et de résistance interne r_L, présente une impédance complexe :

\underline{Z}_{\text{bobine}} = r_L + j L \omega

En appliquant la loi d'Ohm en régime sinusoïdal établi, l'amplitude complexe de la tension \underline{u}_{L,m} aux bornes de la bobine réelle s'écrit :

\underline{u}_{L,m} = \underline{Z}_{\text{bobine}} \, \underline{i}_m = (r_L + j L \omega) \, \underline{i}_m

À la pulsation \omega = \omega_0, l'intensité complexe dans le circuit série a été déterminée à la question précédente :

\underline{i}_m = \frac{e_m}{R + r_L + r_i}

En reportant cette expression dans celle de \underline{u}_{L,m}, il vient :

\begin{aligned} \underline{u}_{L,m} &= (r_L + j L \omega_0) \frac{e_m}{R + r_L + r_i} \\ &= \left( \frac{r_L}{R + r_L + r_i} + j \frac{L \omega_0}{R + r_L + r_i} \right) e_m \end{aligned}

Par identification avec l'expression imposée \underline{u}_{L,m} = (a + jb)e_m, on déduit directement :

\boxed{a = \frac{r_L}{R + r_L + r_i}}

La réponse correcte est donc l'item A.

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : impédance complexe, partie imaginaire

Déterminer :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Exprimez la partie imaginaire de la tension de la bobine en utilisant \omega_0 = 1/\sqrt{LC} et comparez à la définition du facteur de qualité.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'impédance complexe \underline{Z}_L de la bobine réelle, association série d'une inductance L et d'une résistance r_L.
  2. Relier la tension complexe \underline{u}_{L,m} au courant \underline{i}_m déterminé précédemment à la pulsation \omega = \omega_0.
  3. Identifier la partie imaginaire sans dimension b en remplaçant \omega_0 par son expression en fonction de L et C.
Voir la réponse courte

Partie imaginaire de l'amplitude complexe de la tension aux bornes de la bobine réelle.

Voir le corrigé complet

La bobine réelle est modélisée par une inductance L en série avec sa résistance interne r_L. En convention récepteur, son impédance complexe s'écrit :

\underline{Z}_L = r_L + j L \omega

À la pulsation propre \omega = \omega_0 = \dfrac{1}{\sqrt{LC}}, l'amplitude complexe de la tension aux bornes de la bobine est :

\underline{u}_{L,m} = \underline{Z}_L \, \underline{i}_m = (r_L + j L \omega_0) \, \underline{i}_m

D'après le résultat de la question 21, l'amplitude complexe du courant dans le circuit à cette pulsation vaut :

\underline{i}_m = \frac{e_m}{R + r_L + r_i}

On en déduit l'expression de \underline{u}_{L,m} :

\underline{u}_{L,m} = \left( \frac{r_L}{R + r_L + r_i} + j \frac{L \omega_0}{R + r_L + r_i} \right) e_m = (a + jb)e_m

En utilisant la relation L \omega_0 = L \dfrac{1}{\sqrt{LC}} = \sqrt{\dfrac{L}{C}}, le terme imaginaire b s'écrit directement :

\boxed{b = \frac{1}{R + r_L + r_i} \sqrt{\frac{L}{C}}}

La proposition correcte est la C.

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : lunette astronomique, pouvoir séparateur

Que peut-on affirmer ?

A) La limite de résolution angulaire d'un œil normal est d'environ . B) Pour observer nettement l'image à travers l'instrument sans accommoder, le plan focal image de doit coïncider avec le plan focal image de . C) Pour observer nettement l'image à travers l'instrument sans accommoder, le plan focal image de doit coïncider avec le plan focal objet de . D) Si le plan focal image de ne coïncide pas avec le plan focal objet de , il est possible que l'œil emmétrope puisse observer nettement l'image à travers l'instrument.

Voir l'indice

Rappelez-vous qu'une vision sans accommodation nécessite une image définitive rejetée à l'infini, mais qu'un œil jeune peut accommoder pour observer une image à distance finie.

Voir la stratégie
  1. Rappeler les caractéristiques d'un œil emmétrope (vision sans accommodation à l'infini, plage d'accommodation entre le punctum proximum et le punctum remotum, pouvoir de résolution angulaire).
  2. Analyser la formation de l'image d'une étoile (située à l'infini) à travers les deux lentilles pour déterminer les conditions d'observation sans accommodation (système afocal) et avec accommodation.
Voir la réponse courte

Conditions d'afocalité d'une lunette astronomique et limite de résolution de l'œil.

Voir le corrigé complet
  • Analyse de la proposition A : Le pouvoir séparateur angulaire (ou limite de résolution angulaire) d'un œil humain emmétrope normal est classiquement d'environ une minute d'arc :

    \alpha_{\min} \approx 1' = \left(\frac{1}{60}\right)^\circ \approx 3\times 10^{-4}\text{ rad}

    La valeur de 1{,}5' ne correspond pas au standard usuel. La proposition A est donc fausse.

  • Analyse des propositions B et C : Une étoile est un objet situé à l'infini. Son image intermédiaire à travers l'objectif convergent \mathcal{L}_1 se forme dans le plan focal image de \mathcal{L}_1.

    Pour un œil emmétrope, la vision est nette sans accommodation (au repos) lorsque l'image finale est rejetée à l'infini, c'est-à-dire à son punctum remotum (PR = \infty).

    Pour que l'oculaire convergent \mathcal{L}_2 rejette cette image finale à l'infini, l'image intermédiaire (qui joue le rôle d'objet pour \mathcal{L}_2) doit impérativement être située dans le plan focal objet de \mathcal{L}_2.

    Par conséquent, le plan focal image de \mathcal{L}_1 doit coïncider avec le plan focal objet de \mathcal{L}_2 (F_{i,1} \equiv F_{o,2}) : le système est alors afocal. La proposition B est fausse et la proposition C est vraie.

  • Analyse de la proposition D : Si le plan focal image de \mathcal{L}_1 ne coïncide pas avec le plan focal objet de \mathcal{L}_2, l'image finale ne se forme pas à l'infini mais à distance finie.

    Or, un œil emmétrope possède une faculté d'accommodation lui permettant de voir nettement tout objet (réel ou virtuel) dont la position est comprise entre son punctum remotum (PR = \infty) et son punctum proximum (PP, situé à la distance d_m = 25\text{ cm} en avant de l'œil). Il suffit donc que l'image finale virtuelle se forme en avant de l'œil à une distance D \ge d_m pour être vue nettement en accommodant. La proposition D est donc vraie.

\boxed{\text{Propositions C et D}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : grossissement angulaire, lunette astronomique

On observe une étoile située à l'infini en dehors de l'axe optique, sous un angle d'incidence . La lunette est réglée de telle sorte que l'œil voit nettement l'étoile sans accommoder. Les rayons lumineux émergent de la lunette sous un angle . Exprimer :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Tracez la marche d'un faisceau incliné passant par le foyer intermédiaire commun F'_{i,1} = F_{o,2} et appliquez les approximations des petits angles.

Voir la stratégie
  1. Identifier la configuration de l'instrument : pour un œil emmétrope observant à travers la lunette sans accommoder, l'image finale doit se former à l'infini, ce qui implique que la lunette est afocale (F'_{i,1} = F_{o,2}).
  2. Exprimer la dimension de l'image intermédiaire A_1B_1 formée dans le plan focal image de l'objectif \mathcal{L}_1 en fonction de l'angle d'incidence \alpha.
  3. Exprimer l'angle d'émergence \beta des rayons issus de cette image intermédiaire à travers l'oculaire \mathcal{L}_2, puis calculer le rapport G_a = \frac{\beta}{\alpha}.
Voir la réponse courte

Expression du grossissement angulaire d'une lunette afocale en fonction des distances focales.

Voir le corrigé complet

L'œil emmétrope observant nettement sans accommoder, l'image définitive A'B' de l'étoile doit être rejetée à l'infini. La lunette est donc réglée en système afocal : le foyer principal image F'_{i,1} de l'objectif coïncide avec le foyer principal objet F_{o,2} de l'oculaire.

L'étoile, située à l'infini, envoie un faisceau de rayons parallèles inclinés de l'angle \alpha > 0 par rapport à l'axe optique. Ce faisceau converge dans le plan focal image de l'objectif \mathcal{L}_1 en un point image intermédiaire B_1 :

y_{B_1} = \overline{F'_{i,1}B_1} = f'_1 \tan\alpha \approx f'_1 \alpha

dans le cadre de l'approximation de Gauss (\alpha \ll 1\text{ rad}).

Le point B_1 est situé dans le plan focal objet de l'oculaire \mathcal{L}_2 (F'_{i,1} = F_{o,2}). Les rayons qui en émergent forment donc un faisceau parallèle faisant un angle \beta avec l'axe optique. En considérant le rayon passant sans déviation par le centre optique O_2 :

\tan\beta = \frac{0 - y_{B_1}}{\overline{F_{o,2}O_2}} = \frac{-y_{B_1}}{f'_2} \approx -\frac{f'_1 \alpha}{f'_2}

Dans l'approximation des petits angles (\beta \ll 1\text{ rad}), il vient :

\beta = -\frac{f'_1}{f'_2}\,\alpha

On en déduit le grossissement angulaire de la lunette :

\boxed{G_a = -\frac{f'_1}{f'_2}}

La proposition correcte est la B.

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique

Notions : cercle oculaire, grandissement

On note le diamètre de l'objectif , ce dernier constituant un objet pour l'oculaire . Quel est alors le diamètre du disque image de l'objectif par l'oculaire, et à quelle distance de cette image se forme-t-elle ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Le cercle oculaire est l'image de l'objectif par l'oculaire : appliquez la relation de conjugaison de Descartes avec centre à l'oculaire.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la position algébrique p_o = \overline{O_2 O_1} de l'objectif \mathcal{L}_1 par rapport au centre O_2 de l'oculaire dans la configuration afocale.
  2. Appliquer la relation de conjugaison de Descartes à la lentille \mathcal{L}_2 pour déterminer la position p_i = \overline{O_2 O'_1} de l'image (le cercle oculaire).
  3. En déduire le grandissement transversal G_t pour trouver le diamètre d_i = |G_t| D_o.
Voir la réponse courte

Image de l'objectif par l'oculaire pour trouver la position et le diamètre du cercle oculaire.

Voir le corrigé complet

Dans la lunette afocale, les lentilles \mathcal{L}_1 et \mathcal{L}_2 sont distantes de :

\overline{O_1 O_2} = f'_1 + f'_2

L'objectif \mathcal{L}_1, situé en O_1, joue le rôle d'objet pour l'oculaire \mathcal{L}_2. La position de cet objet par rapport à O_2 est donc :

p_o = \overline{O_2 O_1} = -(f'_1 + f'_2)

D'après la relation de conjugaison de Descartes donnée pour l'oculaire de distance focale f'_2 :

-\frac{1}{p_o} + \frac{1}{p_i} = \frac{1}{f'_2}

ce qui conduit à :

\begin{aligned} \frac{1}{p_i} &= \frac{1}{f'_2} + \frac{1}{p_o} \\ &= \frac{1}{f'_2} - \frac{1}{f'_1 + f'_2} \\ &= \frac{(f'_1 + f'_2) - f'_2}{f'_2(f'_1 + f'_2)} \\ &= \frac{f'_1}{f'_2(f'_1 + f'_2)} \end{aligned}

L'image de l'objectif par l'oculaire se forme donc à la distance algébrique p_i de O_2 :

\boxed{p_i = \frac{f'_2(f'_1 + f'_2)}{f'_1} = \left(1 + \frac{f'_2}{f'_1}\right)f'_2}

ce qui valide la proposition D.

Le grandissement transversal associé à cette conjugaison s'écrit :

\begin{aligned} G_t &= \frac{p_i}{p_o} \\ &= \frac{\frac{f'_2(f'_1 + f'_2)}{f'_1}}{-(f'_1 + f'_2)} \\ &= -\frac{f'_2}{f'_1} \end{aligned}

Le diamètre d_i de l'image (qui est une grandeur strictement positive) vaut donc :

\boxed{d_i = |G_t| \, D_o = \frac{f'_2}{f'_1} D_o}

ce qui valide la proposition A.

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique ; Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : accommodation, punctum proximum

De quelle distance maximale peut-on rapprocher l'oculaire de l'objectif, l'œil étant toujours situé juste derrière l'oculaire, pour pouvoir encore observer l'étoile ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Pour que l'œil puisse accommoder au maximum, l'image finale donnée par l'oculaire doit se former au punctum proximum, soit à la distance algébrique -d_m.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la position de l'image intermédiaire donnée par l'objectif \mathcal{L}_1 pour une étoile située à l'infini.
  2. Exprimer la position de l'objet pour l'oculaire \mathcal{L}_2 par rapport à son foyer principal objet F_{o,2} lorsque l'on rapproche l'oculaire d'une distance x > 0.
  3. Utiliser la relation de conjugaison de Newton pour \mathcal{L}_2 en exprimant la position limite de l'image finale, qui doit se former au punctum proximum de l'œil situé juste derrière l'oculaire.
Voir la réponse courte

Rapprochement maximal de l'oculaire pour que l'image finale soit au punctum proximum.

Voir le corrigé complet

L'étoile étant située à l'infini, son image intermédiaire par l'objectif \mathcal{L}_1 se forme dans le plan focal image de celui-ci, en F_{i,1}. La position de cette image intermédiaire est fixe par rapport à \mathcal{L}_1.

Dans le réglage afocal initial, le foyer principal objet F_{o,2} de l'oculaire coïncide avec F_{i,1}. Lorsqu'on rapproche l'oculaire d'une distance x > 0 de l'objectif, la lentille \mathcal{L}_2 et son foyer F_{o,2} se déplacent vers la gauche d'une distance x. La distance algébrique entre le foyer objet de l'oculaire et l'image intermédiaire (qui sert d'objet pour \mathcal{L}_2) devient :

\sigma_o = \overline{F_{o,2} F_{i,1}} = x > 0

L'œil emmétrope, placé juste derrière l'oculaire en O_2, peut observer nettement une image tant que celle-ci se forme entre son punctum remotum (à l'infini, accommodation nulle) et son punctum proximum (à la distance minimale de vision nette d_m devant lui, accommodation maximale).

La distance maximale de rapprochement x correspond à la situation où l'image finale A' se forme au punctum proximum, soit :

\overline{O_2 A'} = -d_m

La position de cette image par rapport au foyer principal image F_{i,2} de \mathcal{L}_2 est :

\sigma_i = \overline{F_{i,2} A'} = \overline{F_{i,2} O_2} + \overline{O_2 A'} = -f'_2 - d_m = -(d_m + f'_2)

D'après la relation de conjugaison de Newton fournie par l'énoncé pour la lentille \mathcal{L}_2 :

\sigma_o \sigma_i = -{f'_2}^2

En remplaçant \sigma_o et \sigma_i par leurs expressions :

x \times [-(d_m + f'_2)] = -{f'_2}^2

On en déduit immédiatement :

\boxed{x = \frac{{f'_2}^2}{d_m + f'_2}}

Ce résultat correspond à la proposition A.

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : formule de newton, grandissement

La lunette est à nouveau réglée dans une configuration d'instrument afocal (l'œil étant toujours situé juste derrière l'oculaire). On observe alors un objet ponctuel à distance finie de l'objectif de la lunette sur l'axe optique. On note l'image de par et celle de par . Que peut-on affirmer ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Appliquez la relation de conjugaison de Newton avec origines aux foyers pour chacune des deux lentilles constituant le système.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la relation de conjugaison de Newton avec origines aux foyers pour la première lentille \mathcal{L}_1, dont l'objet est A et l'image est B.
  2. Appliquer la relation de conjugaison de Newton pour la seconde lentille \mathcal{L}_2, dont l'objet est B et l'image est C.
  3. Utiliser le caractère afocal de la lunette astronomique, qui impose la coïncidence du foyer image de l'objectif F_{i,1} et du foyer objet de l'oculaire F_{o,2}.
Voir la réponse courte

Énoncé des formules de conjugaison de Newton avec origines aux foyers pour chaque lentille.

Voir le corrigé complet

La relation de conjugaison de Newton avec origine aux foyers, rappelée dans le préambule, s'écrit pour une lentille mince de distance focale image f' :

\overline{F_o\,\text{Objet}} \times \overline{F_i\,\text{Image}} = -{f'}^2

1. Pour la première lentille \mathcal{L}_1 (objectif) :

  • Le foyer objet est F_{o,1}, le foyer image est F_{i,1}, et la distance focale image est f'_1.
  • Le point A joue le rôle d'objet et B celui d'image par \mathcal{L}_1.

La relation de Newton s'écrit immédiatement :

\overline{F_{o,1}A} \times \overline{F_{i,1}B} = -{f'_1}^2

La proposition A est donc exacte (la proposition B inverse indûment objet et image).

2. Pour la seconde lentille \mathcal{L}_2 (oculaire) :

  • Le foyer objet est F_{o,2}, le foyer image est F_{i,2}, et la distance focale image est f'_2.
  • Le point B est l'objet (réel ou virtuel) pour \mathcal{L}_2 et C en est l'image.

La formule de Newton donne :

\overline{F_{o,2}B} \times \overline{F_{i,2}C} = -{f'_2}^2

Puisque la lunette est réglée en configuration afocale, le foyer image de l'objectif coïncide avec le foyer objet de l'oculaire :

F_{i,1} \equiv F_{o,2} \implies \overline{F_{o,2}B} = \overline{F_{i,1}B}

En injectant cette égalité dans la relation de Newton pour \mathcal{L}_2, on obtient :

\overline{F_{i,1}B} \times \overline{F_{i,2}C} = -{f'_2}^2

La proposition D est donc également exacte.

\boxed{\text{Propositions A et D}}

Résultat

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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique géométrique › Instruments d'optique ; Lentilles, miroirs et formation des images

Notions : formule de newton, accommodation

En déduire la distance minimale à laquelle on peut placer pour que l'œil puisse observer nettement l'image de à travers la lunette ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Combinez les relations de Newton des deux lentilles en imposant que l'image finale se situe au punctum proximum de l'observateur.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la position \overline{F_{i,2}C} de l'image finale en fonction de la position \overline{F_{o,1}A} de l'objet grâce aux formules de conjugaison de Newton établies à la question précédente.
  2. Traduire la condition d'accommodation de l'œil emmétrope placé en O_2 : pour observer nettement l'image finale C, celle-ci doit être située entre le punctum remotum (\infty) et le punctum proximum (à la distance d_m devant l'œil).
  3. En déduire la distance minimale algébrique D_{\min} = \overline{AF_{o,1}}.
Voir la réponse courte

Chaîne de conjugaisons avec les formules de Newton pour déterminer la distance minimale d'observation.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, les relations de Newton appliquées successivement à l'objectif \mathcal{L}_1 et à l'oculaire \mathcal{L}_2, en tenant compte du caractère afocal du système (F_{i,1} \equiv F_{o,2}), s'écrivent :

\begin{aligned} \overline{F_{o,1}A} \times \overline{F_{i,1}B} &= -{f'_1}^2 \\ \overline{F_{i,1}B} \times \overline{F_{i,2}C} &= -{f'_2}^2 \end{aligned}

En éliminant la position intermédiaire \overline{F_{i,1}B}, on relie directement la position de l'image finale C à celle de l'objet A :

\overline{F_{i,2}C} = -\frac{{f'_2}^2}{\overline{F_{i,1}B}} = -\frac{{f'_2}^2}{-\dfrac{{f'_1}^2}{\overline{F_{o,1}A}}} = \left(\frac{f'_2}{f'_1}\right)^2 \overline{F_{o,1}A}

L'œil, sans défaut et placé immédiatement derrière l'oculaire en O_2, ne peut accommoder que si l'image C se forme en avant de lui, entre l'infini et son punctum proximum situé à la distance d_m. L'abscisse algébrique de l'image finale par rapport au centre O_2 doit donc vérifier :

-\infty < \overline{O_2C} \leqslant -d_m

En décomposant par la relation de Chasles avec le foyer image F_{i,2} :

\overline{O_2C} = \overline{O_2F_{i,2}} + \overline{F_{i,2}C} = f'_2 + \overline{F_{i,2}C} \leqslant -d_m

La position limite d'accommodation maximale est ainsi atteinte pour :

\overline{F_{i,2}C} = -(d_m + f'_2)

En injectant cette relation dans le lien de conjugaison global :

\left(\frac{f'_2}{f'_1}\right)^2 \overline{F_{o,1}A} = -(d_m + f'_2) \implies \overline{F_{o,1}A} = -\left(\frac{f'_1}{f'_2}\right)^2 (d_m + f'_2)

La distance minimale cherchée étant définie par D_{\min} = \overline{AF_{o,1}} = -\overline{F_{o,1}A}, on obtient :

\boxed{D_{\min} = \left(\frac{f'_1}{f'_2}\right)^2(d_m + f'_2)}

La réponse correcte est la proposition C.

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : gaz parfait, équilibre mécanique

Exprimer et :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Écrivez l'égalité des pressions finales entre les deux compartiments et utilisez la conservation du volume total V_t = V_1 + V_2.

Voir la stratégie
  1. Identifier les conditions d'équilibre thermodynamique du système dans l'état final (équilibre mécanique du piston et équilibre thermique du compartiment (2) avec le milieu extérieur).
  2. Écrire l'équation d'état des gaz parfaits pour chaque compartiment afin de relier les volumes aux températures.
  3. Utiliser la contrainte géométrique sur le volume total constant V_t = V_1 + V_2.
Voir la réponse courte

Calcul des volumes d'équilibre des deux compartiments par égalité des pressions.

Voir le corrigé complet

Dans l'état final d'équilibre thermodynamique :

  • Le compartiment (2) est en contact thermique avec le thermostat à la température T_0 par l'intermédiaire d'une paroi diatherme, d'où :

    T_2 = T_0
  • Le piston mobile athermane coulisse sans frottement, assurant l'équilibre mécanique :

    p_1 = p_2
  • L'enceinte globale étant indéformable, le volume total est conservé :

    V_1 + V_2 = V_t = 2V_0

Les deux gaz étant parfaits et contenant chacun n moles, l'équation d'état s'écrit pour chaque compartiment :

\begin{aligned} p_1 V_1 &= n R T_1 \\ p_2 V_2 &= n R T_2 = n R T_0 \end{aligned}

Comme p_1 = p_2, le rapport de ces équations donne :

\frac{V_1}{V_2} = \frac{T_1}{T_0}

On en déduit :

\frac{V_1}{V_1 + V_2} = \frac{T_1}{T_0 + T_1} \quad \implies \quad \boxed{V_1 = \frac{T_1}{T_0 + T_1} V_t}

et :

\frac{V_2}{V_1 + V_2} = \frac{T_0}{T_0 + T_1} \quad \implies \quad \boxed{V_2 = \frac{T_0}{T_0 + T_1} V_t}

En fonction de V_0, on aurait V_1 = \frac{2T_1}{T_0 + T_1}V_0 et V_2 = \frac{2T_0}{T_0 + T_1}V_0, ce qui exclut les propositions A et C.

Les propositions correctes sont donc B et D.

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : équilibre mécanique, gaz parfait

Que peut-on affirmer ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Traduisez l'équilibre mécanique imposé par le piston libre de coulisser sans frottement et utilisez l'équation d'état globale.

Voir la stratégie
  1. Traduire la condition d'équilibre mécanique final du piston mobile coulissant sans frottement pour relier les pressions p_1 et p_2.
  2. Appliquer l'équation d'état des gaz parfaits à chacun des deux compartiments à l'état final et sommer les volumes pour exprimer la pression p_1 en fonction de la température T_1 et du volume total V_t.
Voir la réponse courte

Égalité des pressions finales et expression de la pression d'équilibre.

Voir le corrigé complet

À l'état d'équilibre final, le piston est immobile. En l'absence de frottement solide avec les parois, le bilan des forces appliquées au piston selon l'axe horizontal impose l'égalité des forces pressantes exercées par les deux gaz :

p_1 S = p_2 S \implies p_1 = p_2

La proposition A est donc vraie (et la proposition D est fausse).

Les deux compartiments contiennent chacun n moles de gaz parfait. À l'état final, les équations d'état s'écrivent :

\begin{aligned} p_1 V_1 &= n R T_1 \\ p_2 V_2 &= n R T_0 \end{aligned}

Puisque p_1 = p_2, on additionne membre à membre ces deux relations :

p_1 (V_1 + V_2) = n R (T_0 + T_1)

Comme le volume total est V_t = V_1 + V_2, il vient directement :

\boxed{p_1 = \frac{n R (T_0 + T_1)}{V_t}}

La proposition B est donc vraie (et la proposition C est fausse, le dénominateur étant V_t = 2V_0 et non V_0).

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : premier principe, énergie interne

Déterminer la variation d'énergie interne entre l'état initial et l'état final du système constitué par les deux gaz (on indique que est la somme des variations des énergies internes des deux gaz, entre l'état initial et final) :

A) B) C) D)

Voir l'indice

L'énergie interne d'un gaz parfait ne dépend que de sa température (première loi de Joule) ; le compartiment 2 restant à T_0, seul le compartiment 1 contribue à \Delta U.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la variation d'énergie interne totale par additivité : \Delta U = \Delta U_1 + \Delta U_2.
  2. Appliquer la première loi de Joule à chaque compartiment contenant un gaz parfait de capacité thermique molaire à volume constant C_{vm} = \frac{R}{\gamma - 1}.
  3. Utiliser les températures initiale et finale de chaque compartiment.
Voir la réponse courte

Somme des variations d'énergie interne des deux gaz parfaits avec la première loi de Joule.

Voir le corrigé complet

L'énergie interne étant une grandeur extensive, la variation d'énergie interne du système global constitué des deux gaz s'écrit :

\Delta U = \Delta U_1 + \Delta U_2

Chaque compartiment est modélisé par un gaz parfait vérifiant la première loi de Joule : son énergie interne ne dépend que de sa température. Avec la relation de Mayer C_{pm} - C_{vm} = R et la définition de \gamma = \frac{C_{pm}}{C_{vm}}, la capacité thermique molaire à volume constant s'exprime sous la forme :

C_{vm} = \frac{R}{\gamma - 1}
  • Pour le gaz du compartiment (1), la température passe de T_0 à T_1 :

    \Delta U_1 = n C_{vm}(T_1 - T_0) = \frac{nR}{\gamma - 1}(T_1 - T_0)
  • Pour le gaz du compartiment (2), en équilibre thermique initial et final avec le thermostat à la température T_0, la température finale est T_2 = T_0, d'où :

    \Delta U_2 = n C_{vm}(T_2 - T_0) = 0

On en déduit immédiatement la variation totale d'énergie interne :

\boxed{\Delta U = \frac{nR}{\gamma - 1}(T_1 - T_0)}

La proposition correcte est l'item B.

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : travail des forces de pression, premier principe

On note et le travail et la chaleur (transfert thermique) algébriquement reçus par le gaz du compartiment (2) entre l'état initial et l'état final. On supposera la transformation réversible. Que peut-on affirmer ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Le gaz (2) subit une transformation isotherme réversible au contact du thermostat : reliez le travail des forces de pression au transfert thermique par le premier principe.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique au gaz parfait du compartiment (2) entre l'état initial et l'état final à la température constante T_0.
  2. Calculer le travail réversible d'un gaz parfait au contact d'un thermostat en intégrant le travail élémentaire des forces de pression.
Voir la réponse courte

Calcul du travail des forces de pression pour le compartiment isotherme réversible.

Voir le corrigé complet

Le compartiment (2) contient un gaz parfait maintenu à la température T_0 du thermostat tout au long de la transformation réversible (transformation isotherme réversible).

D'après la première loi de Joule, l'énergie interne d'un gaz parfait ne dépend que de sa température. Comme les états initial et final sont à la même température T_0 :

\Delta U_2 = 0

Le premier principe de la thermodynamique appliqué au compartiment (2) donne :

\Delta U_2 = W_2 + Q_2 = 0 \implies \boxed{Q_2 = -W_2}

ce qui valide la proposition D.

Calculons le travail W_2 reçu par le gaz du compartiment (2). La transformation étant réversible, la pression du gaz s'écrit à chaque instant p = \frac{n R T_0}{V}. Le travail mécanique s'exprime par :

\begin{aligned} W_2 &= -\int_{V_0}^{V_2} p \, \mathrm{d}V \\ &= -\int_{V_0}^{V_2} \frac{n R T_0}{V} \, \mathrm{d}V \\ &= -n R T_0 \ln\left(\frac{V_2}{V_0}\right) \end{aligned}

D'après les résultats de la question précédente, avec V_t = 2V_0, le volume final s'écrit :

V_2 = \frac{T_0}{T_0 + T_1} V_t = \frac{2 T_0}{T_0 + T_1} V_0

On en déduit :

\frac{V_2}{V_0} = \frac{2 T_0}{T_0 + T_1}

Par conséquent :

\boxed{W_2 = n R T_0 \ln\left(\frac{T_0 + T_1}{2 T_0}\right)}

ce qui valide également la proposition A.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : premier principe, bilan d'énergie

On note la chaleur (transfert thermique) algébriquement reçu par le gaz du compartiment (1) entre l'état initial et l'état final. Que peut-on affirmer ?

A) B) C) D)

Voir l'indice

Appliquez le premier principe de la thermodynamique au système global formé par les deux compartiments ou au seul compartiment (1) en tenant compte du travail échangé avec le piston.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le premier principe de la thermodynamique à l'ensemble constitué des deux gaz pour relier Q_1, \Delta U et les grandeurs du compartiment (2).
  2. Exprimer le transfert thermique issu de l'effet Joule dans le résistor traversé par le courant d'intensité constante i pendant la durée \tau.
Voir la réponse courte

Premier principe appliqué au compartiment 1 pour déduire le transfert thermique reçu.

Voir le corrigé complet

1. Bilan d'énergie sur le système constitué par les deux gaz :

Considérons le système fermé constitué par les deux compartiments \{gaz\,(1) + gaz\,(2)\}. L'enceinte extérieure étant indéformable (volume total V_t = \text{cte}), les parois extérieures n'exercent aucun travail mécanique sur le système :

W_{\text{ext}} = 0

Le transfert thermique total reçu par le système global depuis l'extérieur est la somme des transferts thermiques reçus par chaque compartiment :

Q_{\text{ext}} = Q_1 + Q_2

D'après le premier principe de la thermodynamique :

\Delta U = W_{\text{ext}} + Q_{\text{ext}} = Q_1 + Q_2

Or, d'après la question précédente, la transformation du gaz (2) est isotherme (\Delta U_2 = 0), d'où :

Q_2 = -W_2

En reportant dans l'expression de \Delta U, on obtient :

\Delta U = Q_1 - W_2 \iff Q_1 = \Delta U + W_2

La proposition B est donc vraie.

2. Énergie fournie par le résistor :

Le gaz du compartiment (1) est thermiquement isolé de l'extérieur et du compartiment (2) par des parois calorifugées et un piston athermane. Le seul transfert thermique provient du résistor de résistance r, alimenté par un courant d'intensité constante i pendant une durée \tau. La capacité thermique du résistor étant négligeable, la totalité de l'énergie électrique dissipée par effet Joule est intégralement transférée sous forme de chaleur au gaz (1) :

Q_1 = \int_0^\tau r i^2 \, \mathrm{d}t = r i^2 \tau

La proposition D est donc également vraie.

\boxed{\text{Propositions B et D}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes

Notions : second principe, entropie créée

On note l'entropie algébriquement reçue et l'entropie algébriquement créée, entre l'état initial et l'état final, pour le gaz situé dans le compartiment (2). On indique que sa variation d'entropie entre l'état initial et l'état final s'écrit ; exprimer et :

A) B) C) D)

Voir l'indice

Pour une transformation réversible, la création d'entropie est nulle ; l'entropie reçue s'identifie donc intégralement à la variation d'entropie du gaz.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'hypothèse de réversibilité de la transformation subie par le gaz du compartiment (2) posée à la question précédente pour en déduire l'entropie créée S_2^{(c)}.
  2. Appliquer le second principe de la thermodynamique sous forme de bilan entropique pour relier la variation d'entropie \Delta S_2, l'entropie reçue S_2^{(r)} et l'entropie créée S_2^{(c)}.
  3. Exprimer le rapport de volume \frac{V_2}{V_0} en fonction de T_0 et T_1 à l'aide des résultats établis à la question 31 afin d'en déduire S_2^{(r)}.
Voir la réponse courte

Entropie créée nulle pour une transformation réversible et déduction de l'entropie échangée.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé de la question 34, la transformation subie par le gaz du compartiment (2) est supposée réversible. Par définition d'une transformation réversible, l'entropie créée au sein du système est nulle :

\boxed{S_2^{(c)} = 0}

D'après le second principe de la thermodynamique, le bilan entropique appliqué au gaz du compartiment (2) s'écrit :

\Delta S_2 = S_2^{(r)} + S_2^{(c)}

Comme S_2^{(c)} = 0, l'entropie échangée (reçue) est directement égale à la variation d'entropie du gaz :

S_2^{(r)} = \Delta S_2 = nR \ln\left(\frac{V_2}{V_0}\right)

D'après la question 31, le volume final du compartiment (2) s'exprime sous la forme :

V_2 = \frac{T_0}{T_0 + T_1} V_t

Or le volume total vaut V_t = 2V_0, d'où :

\frac{V_2}{V_0} = \frac{2 T_0}{T_0 + T_1}

On en déduit l'expression de l'entropie reçue :

\boxed{S_2^{(r)} = nR \ln\left(\frac{2 T_0}{T_0 + T_1}\right)}

On peut également retrouver directement cette valeur à l'aide du transfert thermique Q_2 reçu du thermostat à la température constante T_0 :

S_2^{(r)} = \frac{Q_2}{T_0} = -\frac{W_2}{T_0} = nR \ln\left(\frac{2 T_0}{T_0 + T_1}\right)

ce qui confirme la parfaite cohérence du bilan entropique.

Les propositions A et D sont correctes.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENAC Physique MPSI 2022 ?

Surtout 4 chapitres : Cinématique et dynamique du point (22 % des questions), Circuits électriques et régimes transitoires (17 %), Régime sinusoïdal forcé et filtrage (17 %) et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (11 %). Plus ponctuellement : Instruments d'optique, Premier et second principes, Lentilles, miroirs et formation des images et Description d'un système thermodynamique.

Peut-on travailler le sujet ENAC Physique MPSI 2022 dès la première année (MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1 ou BCPST1) ?

Oui : toutes les questions ne demandent que le programme de MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1 ou BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENAC Physique MPSI 2022 ?

Environ 1 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENAC Physique MPSI 2022 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q17 (circuit rlc), Q28 (accommodation), Q30 (formule de newton) et Q35 (premier principe).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENAC Physique MPSI 2022 ?

Questions de cours : Q8 (repère de frenet), Q12 (petite oscillation), Q13 (continuité du courant), Q14 (circuit rl), Q19 (fonction de transfert), Q25 (lunette astronomique), Q26 (grossissement angulaire), Q29 (formule de newton)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q7 (énergie mécanique) et Q11 (chute libre).

Où gagner des points facilement dans le sujet ENAC Physique MPSI 2022 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (32 sur 36), par exemple : Q1 à Q16, Q18 à Q27, Q29, Q31 à Q34 et Q36.

Le sujet ENAC Physique MPSI 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Pourquoi la résistance interne du générateur n'intervient-elle pas en Q20 ?

La fonction de transfert étudiée en Q19 a pour tension d'entrée u_e, mesurée en aval de la résistance interne r_i. La résistance totale du circuit alimenté par cette tension ne comprend donc que R et r_L ; la résistance r_i n'intervient que pour relier u_e à la force électromotrice en Q21.

Pourquoi le foyer image F_i,1 apparaît-il dans la relation en Q29 ?

La lunette étant afocale, le foyer image de l'objectif F_{i,1} coïncide géométriquement avec le foyer objet de l'oculaire F_{o,2}. La mesure algébrique \overline{F_{o,2}B} s'écrit donc identiquement \overline{F_{i,1}B}, ce qui conduit directement à \overline{F_{i,1}B} \times \overline{F_{i,2}C} = -{f'_2}^2.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.