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Corrigé détaillé X ENS Physique PSI 2024

Expériences de physique à bord de l'ISS

Le sujet en bref

Sujet difficile · Ondes mécaniques et acoustiques, Cinématique et dynamique du point, Ondes électromagnétiques dans les milieux · 15 incontournables · 13 questions de première année
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Ce sujet d'une remarquable richesse scientifique prend appui sur des expériences emblématiques conduites à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS) pour explorer des pans très variés de la physique contemporaine. L'épreuve aborde tour à tour la mécanique orbitale d'une gouttelette électrisée autour d'un fil chargé avec prise en compte de la traînée aérodynamique, la modélisation fine des plaques vibrantes et des figures acoustiques de Chladni (comparant ondes longitudinales et ondes de flexion de Kirchhoff-Love), puis les fondements classiques et semi-classiques du refroidissement atomique par laser menant aux condensats de Bose-Einstein.

Très représentatif de l'exigence du concours X-ENS en filière PSI, le problème alterne des modélisations microscopiques élégantes (loi de Hooke vue par un réseau atomique, modèle de Thomson de l'électron élastiquement lié) et des analyses fines de données expérimentales réelles. C'est un support de révision particulièrement formateur pour maîtriser les ordres de grandeur, l'analyse dimensionnelle, les bilans d'énergie et la dispersion des ondes dispersives.

Difficulté
Difficile, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 4 h 05 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

15 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 13 questions sur 43, partie I.B.

Où gagner des points

20 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (20) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (4) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

43 questions
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Partie I : Mouvement d'une goutte d'eau autour d'une aiguille

A · Champ et potentiel électrostatiques produits par l'aiguille

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : théorème de gauss, champ électrostatique

En assimilant l'aiguille à un fil infini, établir l'expression du champ électrostatique produit par l'aiguille en fonction de , et .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss à un cylindre fermé de rayon r et de hauteur L coaxial à l'aiguille pour exploiter les symétries cylindriques.

Voir la stratégie
  1. Analyser les invariances et les symétries de la distribution de charge afin de déterminer la dépendance spatiale et la direction du champ électrostatique \vec{E}(\mathrm{M}).
  2. Appliquer le théorème de Gauss à travers une surface fermée adaptée à la géométrie du problème (un cylindre coaxial au fil).
Voir la réponse courte

Application du théorème de Gauss à un cylindre coaxial de rayon r pour trouver \vec{E} = \frac{\lambda}{2\pi\varepsilon_0 r}\vec{u}_r.

Voir le corrigé complet

On repère le point \mathrm{M} en coordonnées cylindriques (r, \theta, z) d'axe (\mathrm{O}z) confondu avec le fil.

Symétries et invariances :

  • Le fil infini uniformément chargé est invariant par translation selon l'axe (\mathrm{O}z) et par rotation autour de cet axe. Le champ électrostatique ne dépend donc que de la coordonnée radiale : \vec{E}(\mathrm{M}) = \vec{E}(r).
  • Tout plan contenant l'axe (\mathrm{O}z), en particulier le plan méridien (\mathrm{M}, \vec{e}_r, \vec{e}_z), est un plan de symétrie de la distribution de charges.
  • Le plan orthogonal au fil passant par \mathrm{M}, (\mathrm{M}, \vec{e}_r, \vec{e}_\theta), est également un plan de symétrie de la distribution de charges.

Le champ électrique en \mathrm{M} appartient à l'intersection de ces deux plans de symétrie, ce qui impose :

\vec{E}(\mathrm{M}) = E(r)\,\vec{e}_r.

Théorème de Gauss : On choisit comme surface de Gauss \Sigma un cylindre fermé d'axe (\mathrm{O}z), de rayon r et de hauteur h. Le flux sortant de \vec{E} à travers \Sigma se décompose en le flux à travers la surface latérale \Sigma_{\text{lat}} et celui à travers les deux bases \Sigma_{\text{bases}} :

\begin{aligned} \Phi &= \iint_{\Sigma} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S} \\ &= \iint_{\Sigma_{\text{bases}}} E(r)\,\vec{e}_r \cdot (\pm \vec{e}_z)\,\mathrm{d}S + \iint_{\Sigma_{\text{lat}}} E(r)\,\vec{e}_r \cdot \vec{e}_r\,\mathrm{d}S \\ &= 0 + E(r) \iint_{\Sigma_{\text{lat}}} \mathrm{d}S \\ &= E(r) \cdot 2\pi r h. \end{aligned}

La charge électrique intérieure à la surface de Gauss est :

Q_{\mathrm{int}} = \lambda h.

D'après le théorème de Gauss, \Phi = \frac{Q_{\mathrm{int}}}{\varepsilon_0}, soit :

E(r) \cdot 2\pi r h = \frac{\lambda h}{\varepsilon_0} \iff E(r) = \frac{\lambda}{2\pi \varepsilon_0 r}.

On en déduit l'expression du champ électrostatique :

\boxed{\vec{E}(\mathrm{M}) = \frac{\lambda}{2\pi \varepsilon_0 r}\,\vec{e}_r}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : potentiel électrostatique

En déduire, à une constante additive près, le potentiel électrostatique produit par l'aiguille.

Voir l'indice

Intégrer la relation \vec{E} = -\vec{\nabla} V selon la coordonnée radiale r.

Voir la réponse courte

Intégration de \vec{E} = -\vec{\mathrm{grad}}\,V en coordonnées cylindriques donnant V(r) = -\frac{\lambda}{2\pi\varepsilon_0}\ln r + \mathrm{cste}.

Voir le corrigé complet

Le champ électrostatique dérive d'un potentiel scalaire selon la relation :

\vec{E} = -\vec{\nabla} V

D'après la question 1, le champ électrostatique est purement radial et ne dépend que de la distance axiale r : \vec{E}(\mathrm{M}) = \frac{\lambda}{2\pi\varepsilon_0 r}\vec{e}_r.

En coordonnées cylindriques, l'opérateur gradient s'écrit \vec{\nabla} V = \frac{\partial V}{\partial r}\vec{e}_r + \frac{1}{r}\frac{\partial V}{\partial \theta}\vec{e}_\theta + \frac{\partial V}{\partial z}\vec{e}_z. Par identification :

\begin{aligned} \frac{\partial V}{\partial \theta} = 0 \quad &\text{et} \quad \frac{\partial V}{\partial z} = 0 \implies V(\mathrm{M}) = V(r) \\ -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r} &= \frac{\lambda}{2\pi\varepsilon_0 r} \end{aligned}

Par intégration par rapport à r, on obtient, à une constante additive près :

\boxed{V(r) = -\frac{\lambda}{2\pi\varepsilon_0}\ln r + \text{cste}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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B · Étude du mouvement de la goutte

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : force centrale, moment cinétique, loi des aires

Justifier que le mouvement est plan. En utilisant le théorème du moment cinétique, déterminer l'expression de en fonction de , et .

Voir l'indice

Constater que la force est purement centrale par rapport à tout point de l'axe, ce qui garantit la conservation du moment cinétique projeté sur l'axe vertical.

Voir la stratégie
  1. Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe Oz pour établir l'annulation de la cote z(t) à tout instant.
  2. Appliquer le théorème du moment cinétique en \mathrm{O} afin d'en déduire une intégrale première du mouvement reliant \dot{\theta} à r.
Voir la réponse courte

La force est centrale attractive : conservation du moment cinétique axial donnant r^2\dot{\theta} = r_0 v_0.

Voir le corrigé complet

On étudie la goutte d'eau, assimilée à un point matériel \mathrm{M} de masse m et de charge q, dans le référentiel de l'ISS supposé galiléen (situation de microgravité, frottements négligés). Elle est uniquement soumise à la force électrostatique :

\vec{F} = q\vec{E} = \frac{q\lambda}{2\pi\varepsilon_0 r}\vec{e}_r.

1. Caractère plan du mouvement :

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la goutte s'écrit :

m\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{F}.

En projetant sur l'axe \vec{e}_z, on obtient :

m\ddot{z} = 0 \implies \dot{z}(t) = \dot{z}(0) = 0 \implies z(t) = z(0) = 0.

La trajectoire de la goutte est donc rigoureusement plane et contenue dans le plan (x\mathrm{O}y) défini par z=0.

2. Théorème du moment cinétique et expression de \dot{\theta} :

Dans le plan z=0, le vecteur position s'écrit \overrightarrow{\mathrm{OM}} = r\vec{e}_r. Le moment de la force \vec{F} par rapport à l'origine \mathrm{O} vaut :

\vec{\mathcal{M}}_\mathrm{O}(\vec{F}) = \overrightarrow{\mathrm{OM}} \wedge \vec{F} = r\vec{e}_r \wedge \left(\frac{q\lambda}{2\pi\varepsilon_0 r}\vec{e}_r\right) = \vec{0}.

D'après le théorème du moment cinétique en \mathrm{O} :

\frac{\mathrm{d}\vec{L}_\mathrm{O}}{\mathrm{d}t} = \vec{\mathcal{M}}_\mathrm{O}(\vec{F}) = \vec{0} \implies \vec{L}_\mathrm{O} = \vec{\text{cste}}.

En coordonnées cylindriques planes, la vitesse s'écrit \vec{v} = \dot{r}\vec{e}_r + r\dot{\theta}\vec{e}_\theta, d'où :

\vec{L}_\mathrm{O} = \overrightarrow{\mathrm{OM}} \wedge m\vec{v} = r\vec{e}_r \wedge m(\dot{r}\vec{e}_r + r\dot{\theta}\vec{e}_\theta) = m r^2 \dot{\theta}\,\vec{e}_z.

À la date initiale t=0, r(0) = r_0 et \vec{v}(0) = v_0\vec{e}_\theta, ce qui donne :

\vec{L}_\mathrm{O}(0) = m r_0 v_0\,\vec{e}_z.

Par conservation du moment cinétique, pour tout instant t :

m r^2 \dot{\theta} = m r_0 v_0,

d'où l'expression de \dot{\theta} :

\boxed{\dot{\theta} = \frac{r_0 v_0}{r^2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La démonstration de la planéité doit enchaîner des arguments précis sans supposer le mouvement plan au départ.

« La démonstration de la planéité du mouvement a souvent été erronée. Si elle n’est pas compliquée, elle demande un enchaînement d’arguments précis. Par exemple, démontrer que le mouvement est plan en le supposant plan initialement n’est pas très rigoureux ! »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : énergie potentielle effective, énergie mécanique

Montrer que l'énergie mécanique de la goutte peut s'exprimer sous la forme suivante :

où et . On explicitera les constantes positives et en fonction de , , , , et .

Voir l'indice

Exprimer le carré de la vitesse en coordonnées polaires planes et injecter la conservation du moment cinétique dans l'énergie cinétique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie cinétique de la goutte en coordonnées cylindriques planes, puis y injecter l'expression de \dot{\theta}(r) issue de la conservation du moment cinétique (question Q3).
  2. Exprimer l'énergie potentielle électrostatique à partir du potentiel V(r) obtenu à la question Q2.
  3. Sommer les deux contributions pour identifier l'énergie potentielle effective E_{\mathrm{p,eff}}(r) et expliciter les constantes \alpha et \beta en vérifiant leur positivité.
Voir la réponse courte

Écriture de l'énergie mécanique en coordonnées polaires et élimination de \dot{\theta} via le moment cinétique pour isoler E_{\mathrm{p,eff}}(r).

Voir le corrigé complet

Le mouvement de la goutte s'effectuant dans le plan z=0 (d'après la question Q3), la vitesse s'écrit en coordonnées cylindriques :

\vec{v} = \dot{r}\vec{e}_r + r\dot{\theta}\vec{e}_\theta.

L'énergie cinétique de la goutte de masse m est donc :

E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2}m v^2 = \frac{1}{2}m\dot{r}^2 + \frac{1}{2}m r^2\dot{\theta}^2.

En utilisant la relation établie à la question Q3, \dot{\theta} = \dfrac{r_0 v_0}{r^2}, le terme orthoradial se réécrit :

\frac{1}{2}m r^2\dot{\theta}^2 = \frac{1}{2}m r^2 \left(\frac{r_0 v_0}{r^2}\right)^2 = \frac{m r_0^2 v_0^2}{2r^2}.

Par ailleurs, la force électrostatique étant conservative (\vec{F}_{\mathrm{e}} = -\vec{\nabla} E_{\mathrm{p}}), l'énergie potentielle électrostatique de la charge q dans le potentiel V(r) (question Q2) s'écrit, à une constante additive près arbitrairement choisie nulle :

E_{\mathrm{p}}(r) = q V(r) = -\frac{q\lambda}{2\pi\varepsilon_0}\ln r.

L'énergie mécanique de la goutte s'exprime donc sous la forme :

E_{\mathrm{m}} = E_{\mathrm{c}} + E_{\mathrm{p}} = \frac{1}{2}m\dot{r}^2 + \frac{m r_0^2 v_0^2}{2r^2} - \frac{q\lambda}{2\pi\varepsilon_0}\ln r.

Elle se met bien sous la forme demandée :

E_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2}m\dot{r}^2 + E_{\mathrm{p,eff}}(r),

avec :

E_{\mathrm{p,eff}}(r) = \frac{\alpha}{r^2} + \beta \ln r,

où les constantes s'identifient par :

\boxed{\alpha = \frac{1}{2}m r_0^2 v_0^2 \quad \text{et} \quad \beta = -\frac{q\lambda}{2\pi\varepsilon_0}.}

Les grandeurs m, r_0 et v_0 étant non nulles, on a bien \alpha > 0. De plus, q > 0 et \lambda < 0, ce qui assure \beta > 0.

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : énergie potentielle effective, état lié

Tracer, en la justifiant, l'allure de l'énergie potentielle effective . Conclure sur la nature des mouvements possibles de la goutte et sur l'existence d'états de diffusion.

Voir l'indice

Étudier les limites en 0^+ et +\infty de la fonction E_{\mathrm{p,eff}}(r) et dériver par rapport à r pour trouver l'unique minimum.

Voir la stratégie
  1. Étudier les variations de la fonction r \mapsto E_{\mathrm{p,eff}}(r) : limites aux bornes (r \to 0^+ et r \to +\infty), signe de la dérivée première et position du minimum.
  2. Tracer l'allure de la courbe E_{\mathrm{p,eff}}(r) et y superposer un niveau d'énergie mécanique E_{\mathrm{m}}.
  3. Identifier le domaine accessible pour la coordonnée radiale à partir de la condition cinématique \dot{r}^2 \ge 0, puis statuer sur l'existence d'états liés ou de diffusion.
Voir la réponse courte

Étude des variations de E_{\mathrm{p,eff}}(r), minimum unique imposant des mouvements bornés (états liés) et absence d'état de diffusion.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, l'énergie potentielle effective s'écrit pour r > 0 :

E_{\mathrm{p,eff}}(r) = \frac{\alpha}{r^2} + \beta \ln r \quad \text{avec } \alpha > 0 \text{ et } \beta > 0.

1. Limites aux bornes :

  • En 0^+ : le terme centrifuge diverge en r^{-2} plus vite que le terme logarithmique, soit

    E_{\mathrm{p,eff}}(r) = \frac{1}{r^2} \left(\alpha + \beta r^2 \ln r\right) \xrightarrow[r \to 0^+]{} +\infty \quad (\text{car } \lim_{r \to 0^+} r^2 \ln r = 0).
  • En +\infty : le terme centrifuge tend vers 0 et \ln r \to +\infty, donc

    \lim_{r \to +\infty} E_{\mathrm{p,eff}}(r) = +\infty.

2. Dérivée et extremum : La fonction est dérivable sur ]0, +\infty[ et sa dérivée vaut :

\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r}(r) = -\frac{2\alpha}{r^3} + \frac{\beta}{r} = \frac{\beta r^2 - 2\alpha}{r^3}.

Comme \alpha > 0 et \beta > 0, la dérivée s'annule en un unique point :

r_{\mathrm{min}} = \sqrt{\frac{2\alpha}{\beta}}.

La dérivée est strictement négative pour r < r_{\mathrm{min}} et strictement positive pour r > r_{\mathrm{min}}. La fonction admet donc un minimum absolu en r_{\mathrm{min}}, où l'énergie potentielle effective vaut :

E_{\mathrm{p,min}} = E_{\mathrm{p,eff}}(r_{\mathrm{min}}) = \frac{\beta}{2} \left[1 + \ln\left(\frac{2\alpha}{\beta}\right)\right].

3. Nature des mouvements possibles : L'énergie mécanique étant conservative, on a :

\frac{1}{2}m\dot{r}^2 = E_{\mathrm{m}} - E_{\mathrm{p,eff}}(r) \ge 0 \iff E_{\mathrm{p,eff}}(r) \le E_{\mathrm{m}}.
  • Si E_{\mathrm{m}} < E_{\mathrm{p,min}}, aucun mouvement n'est possible.
  • Si E_{\mathrm{m}} = E_{\mathrm{p,min}}, le rayon est constant : r(t) = r_{\mathrm{min}}. Il s'agit d'une orbite circulaire uniforme.
  • Si E_{\mathrm{m}} > E_{\mathrm{p,min}}, le domaine spatial accessible est un intervalle borné et fermé [r_1, r_2] avec 0 < r_1 < r_{\mathrm{min}} < r_2 < +\infty. La coordonnée radiale oscille périodiquement entre une distance minimale r_1 (périapse) et une distance maximale r_2 (apoapse).

Comme E_{\mathrm{p,eff}}(r) \to +\infty lorsque r \to +\infty, le domaine accessible est borné pour toute valeur finie de E_{\mathrm{m}} :

\boxed{\text{Tous les mouvements possibles sont des états liés : il n'existe aucun état de diffusion.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il est essentiel de s'approprier le problème spécifique posé plutôt que de réciter le cours sans réfléchir.

« Les candidats oublient parfois de regarder le problème qu’ils ont devant eux et récitent leur cours sans réfléchir. Il est essentiel de s’approprier le sujet pour répondre aux questions posées. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : mouvement circulaire, position d'équilibre

On s'intéresse au cas d'un mouvement circulaire de rayon . Établir l'expression de la vitesse de la goutte autour de l'aiguille en fonction de , , et , indépendamment de . Conclure sur la stabilité de la trajectoire.

Voir l'indice

Traduire la trajectoire circulaire uniforme par l'annulation de la dérivée première de l'énergie potentielle effective ou par le principe fondamental de la dynamique radial.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la goutte pour un mouvement circulaire uniforme de rayon r_0.
  2. Conclure sur la stabilité de la trajectoire en exploitant le minimum d'énergie potentielle effective identifié à la question Q5.
Voir la réponse courte

PFD en base de Frenet : v = \sqrt{q\lambda/(2\pi\varepsilon_0 m)}, indépendant du rayon r_0, et stabilité issue du minimum de potentiel effectif.

Voir le corrigé complet

Considérons la goutte en mouvement circulaire uniforme de rayon r_0 à la vitesse v dans le plan z = 0. Son accélération est purement centripète :

\vec{a} = -\frac{v^2}{r_0}\,\vec{e}_r.

Elle est soumise à la seule force électrostatique exercée par l'aiguille :

\vec{F} = q \vec{E}(r_0) = \frac{q\lambda}{2\pi\varepsilon_0 r_0}\,\vec{e}_r.

En projetant le principe fondamental de la dynamique m\vec{a} = \vec{F} sur l'axe radial \vec{e}_r :

-m\frac{v^2}{r_0} = \frac{q\lambda}{2\pi\varepsilon_0 r_0}.

Le rayon r_0 se simplifie, et sachant que \lambda < 0 et q > 0, on obtient une vitesse strictement positive et indépendante de r_0 :

\boxed{v = \sqrt{-\frac{q\lambda}{2\pi\varepsilon_0 m}}.}

Stabilité de la trajectoire : Le mouvement circulaire de rayon r_0 correspond à la position d'équilibre pour le degré de liberté radial, c'est-à-dire au minimum de l'énergie potentielle effective E_{\mathrm{p,eff}}(r) (question Q5) :

\left.\frac{\mathrm{d} E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r}\right|_{r=r_0} = 0 \quad \text{et} \quad \left.\frac{\mathrm{d}^2 E_{\mathrm{p,eff}}}{\mathrm{d}r^2}\right|_{r=r_0} = \frac{6\alpha}{r_0^4} - \frac{\beta}{r_0^2} = \frac{3\beta}{r_0^2} - \frac{\beta}{r_0^2} = \frac{2\beta}{r_0^2} > 0

car r_0^2 = 2\alpha/\beta. La dérivée seconde étant strictement positive, le puits de potentiel effectif est stable : une perturbation radiale de la trajectoire engendre des oscillations bornées autour de r_0. La trajectoire circulaire est donc stable.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à traiter explicitement la stabilité de la trajectoire à l'aide d'arguments corrects.

« De nombreux candidats oublient de répondre quant à la stabilité de la trajectoire ou utilisent des arguments erronés. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : trajectoire, énergie mécanique

Décrire le mouvement. On constate que si n'est « pas trop grand », la goutte arrivée au bout de l'aiguille peut effectuer des allers-retours le long de l'aiguille. Expliquer cette observation et préciser ce que signifie « pas trop grand » dans ce contexte.

Voir l'indice

Considérer les effets de bord d'une aiguille de longueur finie : les lignes de champ se referment aux extrémités, créant une composante axiale de rappel si l'énergie cinétique axiale initiale reste inférieure à la barrière de potentiel.

Voir la stratégie
  1. Décrire d'abord le mouvement loin des extrémités en projetant le principe fondamental de la dynamique sur l'axe \vec{e}_z.
  2. Prendre en compte la longueur finie de l'aiguille et analyser la topologie des lignes de champ électrostatique aux extrémités.
  3. Interpréter la condition énergétique de confinement axial pour expliciter le sens de l'expression « pas trop grand ».
Voir la réponse courte

Mouvement hélicoïdal le long du fil ; au bord de l'aiguille, barrière de potentiel réfléchissant la goutte si sa vitesse axiale est modérée.

Voir le corrigé complet

1. Description du mouvement le long de l'aiguille :

Tant que la goutte est suffisamment éloignée des extrémités, le champ électrostatique créé par l'aiguille reste invariant par translation axiale et purement radial : \vec{E}(\mathrm{M}) = E_r(r)\,\vec{e}_r. La force exercée par l'aiguille n'a donc pas de composante selon \vec{e}_z :

m\ddot{z} = 0 \implies \dot{z}(t) = \dot{z}(0) = \text{cste} \implies z(t) = \dot{z}(0)\,t.

Le mouvement dans le plan transverse (r,\theta) reste découplé du mouvement selon z. Si le mouvement radial est circulaire (r = r_0), la goutte s'enroule autour de l'aiguille avec une vitesse axiale constante : la trajectoire est une hélice circulaire d'axe \mathrm{O}z et de pas p = \dot{z}(0)\,\frac{2\pi r_0}{v_0}.

2. Effet des extrémités et allers-retours :

L'aiguille a une longueur finie. Au voisinage de chaque extrémité, les lignes de champ électrostatique s'incurvent (effet de bord). Puisque l'aiguille porte une charge négative (\lambda < 0), le champ électrique est dirigé vers celle-ci ; la force électrostatique \vec{F} = q\vec{E} exercée sur la goutte chargée positivement (q > 0) présente donc une composante axiale F_z orientée vers l'intérieur de l'aiguille.

Cette force axiale constitue une force de rappel qui décélère la goutte lorsqu'elle dépasse ou s'approche du bout de l'aiguille. Si la goutte parvient à s'arrêter selon z (\dot{z} = 0), elle rebrousse chemin sous l'effet de ce rappel et repart vers l'autre extrémité : elle effectue ainsi des allers-retours axiaux tout en continuant d'orbiter autour de l'aiguille.

3. Signification de « pas trop grand » :

Pour que la goutte rebrousse chemin, son énergie cinétique axiale initiale doit être inférieure à la hauteur du puits de potentiel électrostatique axial \Delta E_{\mathrm{p},z} qui la retient à l'extrémité de l'aiguille :

\boxed{\frac{1}{2}m\dot{z}(0)^2 < \Delta E_{\mathrm{p},\mathrm{bord}\to\infty}}

où \Delta E_{\mathrm{p},\mathrm{bord}\to\infty} est l'énergie minimale à fournir pour que la goutte s'échappe définitivement de l'attraction axiale du fil. Si \dot{z}(0) dépasse cette valeur critique, la goutte quitte l'aiguille sans rebrousser chemin.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une description précise du mouvement est exigée pour obtenir l'intégralité des points.

« La description du mouvement a souvent été vague, ne donnant qu’une portion des points. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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C · Prise en compte des frottements de l'air

Question 8

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Application numérique

Notions : nombre de reynolds, frottement fluide

Rappeler la définition et l'interprétation du nombre de REYNOLDS. Par un calcul d'ordre de grandeur, préciser et justifier le choix de la force de frottement.

Voir l'indice

Calculer la vitesse orbitale v \approx 2\pi r_0/T puis évaluer le nombre de Reynolds Re = \rho_{\mathrm{a}} v (2R)/\eta pour trancher entre régime de Stokes et régime quadratique.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression du nombre de Reynolds Re pour un écoulement autour d'un obstacle sphérique de dimension caractéristique L, et expliciter sa signification physique.
  2. Évaluer l'ordre de grandeur de la vitesse orbitale v à partir des données de l'expérience (r \approx 1\text{ cm}, T \approx 3\text{ s}).
  3. Calculer la valeur numérique de Re et en déduire le régime d'écoulement pour justifier le choix de la modélisation de la force de frottement.
Voir la réponse courte

Définition \mathrm{Re} = \rho v d / \eta, rapport des effets inertiels aux visqueux ; calcul numérique justifiant le choix d'un frottement linéaire.

Voir le corrigé complet

1. Définition et interprétation du nombre de Reynolds

Pour l'écoulement d'un fluide de masse volumique \rho_{\mathrm{a}} et de viscosité dynamique \eta autour d'un obstacle de dimension caractéristique L à une vitesse relative v, le nombre de Reynolds est une grandeur sans dimension définie par :

Re = \frac{\rho_{\mathrm{a}} v L}{\eta}

Physiquement, le nombre de Reynolds quantifie le rapport entre les forces d'inertie et les forces visqueuses au sein du fluide :

Re \sim \frac{\|\text{forces d'inertie}\|}{\|\text{forces visqueuses}\|}
  • Si Re \ll 1 (ou de l'ordre de l'unité), les forces visqueuses prédominent : l'écoulement est laminaire (régime de Stokes), et la traînée est proportionnelle à la vitesse (\vec{F}_1).
  • Si Re \gg 1 (Re \gtrsim 10^3), les effets inertiels prédominent avec formation d'un sillage turbulent, et la force de frottement devient proportionnelle au carré de la vitesse (\vec{F}_2).

2. Estimation de la vitesse de la goutte

D'après le préambule de la partie I, la goutte décrit une orbite de rayon r \approx 1\text{ cm} = 1{,}0 \times 10^{-2}\text{ m} avec une pseudo-période T \approx 3\text{ s}. En assimilant la trajectoire à un cercle sur un tour, la vitesse vaut en ordre de grandeur :

v \approx \frac{2\pi r}{T} \approx \frac{2 \times 3{,}14 \times 1{,}0 \times 10^{-2}}{3} \approx 2{,}1 \times 10^{-2}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 2\text{ cm}\cdot\text{s}^{-1}

3. Calcul d'ordre de grandeur de Re et choix de la force

Pour une goutte sphérique de rayon R = 2\text{ mm} = 2 \times 10^{-3}\text{ m}, la dimension caractéristique est le diamètre L = 2R = 4 \times 10^{-3}\text{ m} (ou le rayon R). Avec les données de l'énoncé (\rho_{\mathrm{a}} = 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et \eta = 1{,}8 \times 10^{-5}\text{ Pa}\cdot\text{s}) :

\begin{aligned} Re &= \frac{1{,}2 \times (2{,}1 \times 10^{-2}) \times (4 \times 10^{-3})}{1{,}8 \times 10^{-5}} \approx 5{,}6 \sim 5 \end{aligned}

(ou Re \approx 2{,}8 \sim 3 si l'on prend L = R).

Le nombre de Reynolds obtenu est de l'ordre de quelques unités (Re \sim 1 \text{ à } 5) : il est très éloigné du domaine fortement turbulent/inertiel (Re \gtrsim 10^3) requis pour l'application d'une loi de traînée purement quadratique. L'écoulement reste dominé par la dissipation visqueuse (régime proche de celui de Stokes).

\boxed{\text{On retient la force de frottement proportionnelle à la vitesse : } \vec{F}_1 = -k_1 \vec{v} = -6\pi\eta R \vec{v}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le choix du modèle de force de frottement doit s'appuyer sur une argumentation précise.

« Il s’agit de choisir une force grâce à une argumentation précise ! »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : mouvement circulaire, vitesse

On réalise l'approximation suivante : la trajectoire est considérée comme localement circulaire, c'est-à-dire que sur un tour, . En déduire que est une constante et donner son expression en fonction de , , et .

Voir l'indice

Pour une orbite quasi-circulaire d'accélération normale prépondérante, identifier la force électrostatique à l'accélération centripète m v^2/r.

Voir la stratégie
  1. Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe radial \vec{e}_r dans le cadre de l'approximation d'une trajectoire localement circulaire (|\dot{r}| \ll r\dot{\theta} et |\ddot{r}| \ll r\dot{\theta}^2).
  2. Exprimer la vitesse orthoradiale locale v \approx r\dot{\theta} et constater son indépendance vis-à-vis du rayon orbital r(t).
Voir la réponse courte

L'expression orbitale de v établie précédemment est indépendante de r, donc la vitesse reste constante le long de la spirale.

Voir le corrigé complet

On étudie la goutte d'eau (de masse m, de charge q) dans le référentiel d'étude supposé galiléen, repérée en coordonnées cylindriques dans le plan z = 0.

La goutte est soumise à la force électrostatique \vec{F}_e et à la force de frottement fluide \vec{F}_1 :

\vec{F}_e = \frac{q\lambda}{2\pi\varepsilon_0 r}\,\vec{e}_r \quad \text{et} \quad \vec{F}_1 = -k_1 \vec{v} = -k_1 (\dot{r}\vec{e}_r + r\dot{\theta}\vec{e}_\theta)

L'approximation d'une trajectoire localement circulaire signifie que sur un tour, le rayon varie très lentement :

|\dot{r}| \ll v \approx r\dot{\theta} \quad \text{et} \quad |\ddot{r}| \ll r\dot{\theta}^2 \approx \frac{v^2}{r}

L'accélération radiale se réduit donc à l'accélération centripète usuelle :

a_r = \ddot{r} - r\dot{\theta}^2 \approx -\frac{v^2}{r}

Par ailleurs, la composante radiale de frottement -k_1 \dot{r} est d'ordre supérieur et tout à fait négligeable devant la force électrostatique attractive.

La projection du principe fondamental de la dynamique selon le vecteur unitaire radial \vec{e}_r s'écrit alors :

-m\frac{v^2}{r} = \frac{q\lambda}{2\pi\varepsilon_0 r}

Sachant que \lambda < 0 et q > 0, on en déduit l'expression de la vitesse :

v^2 = -\frac{q\lambda}{2\pi\varepsilon_0 m}

Cette grandeur ne dépend que de constantes caractéristiques du système (q, \lambda, \varepsilon_0, m) et est en particulier totalement indépendante du rayon r(t).

La norme de la vitesse v est donc rigoureusement constante au cours de l'évolution quasi-circulaire :

\boxed{v = \sqrt{-\frac{q\lambda}{2\pi\varepsilon_0 m}} = \text{cste}}

Résultat

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Question 10

ExigeanteTemps estimé : ≈ 10 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : théorème de l'énergie mécanique, frottement fluide

La goutte tend tout de même à s'écraser sur l'aiguille à cause de la force de frottement. Exprimer la puissance instantanée, notée , cédée par cette force à la goutte d'eau. Par un bilan d'énergie mécanique, montrer que le rayon de la trajectoire obéit à l'équation différentielle

où est une grandeur à exprimer en fonction de ou , et .

Voir l'indice

Exprimer la puissance dissipée \mathcal{P} = \vec{F}_1 \cdot \vec{v} et appliquer le théorème de l'énergie mécanique \mathrm{d}E_{\mathrm{m}}/\mathrm{d}t = \mathcal{P} sachant que v est constante.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance de la force de frottement sélectionnée à la question 8 (\vec{F}_1 = -k_1 \vec{v}).
  2. Établir l'expression de la dérivée temporelle de l'énergie mécanique E_{\mathrm{m}} sur la trajectoire quasi-circulaire où la vitesse v reste constante.
  3. Appliquer le théorème de l'énergie mécanique pour identifier l'équation différentielle régissant r(t) et la constante de temps \tau.
Voir la réponse courte

Bilan énergétique \mathrm{d}E_{\mathrm{m}}/\mathrm{d}t = \mathcal{P}_{\mathrm{fnc}} = -k_1 v^2 appliqué à l'orbite circulaire, conduisant à \dot{r} = -r/\tau.

Voir le corrigé complet

La puissance instantanée cédée par la force de frottement \vec{F} à la goutte d'eau est donnée par le produit scalaire :

\mathcal{P} = \vec{F}_1 \cdot \vec{v} = -k_1 v^2.

(Si l'on retenait le modèle quadratique \vec{F}_2, on aurait \mathcal{P} = \vec{F}_2 \cdot \vec{v} = -k_2 v^3.)

Pour une trajectoire quasi-circulaire de rayon r(t), l'énergie mécanique de la goutte s'écrit :

E_{\mathrm{m}} = E_{\mathrm{c}} + E_{\mathrm{p}} = \frac{1}{2}m v^2 + q V(r).

D'après la question 9, la vitesse orbitale v = \sqrt{-\frac{q\lambda}{2\pi\varepsilon_0 m}} est constante au cours du mouvement, si bien que l'énergie cinétique est constante : \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{c}}}{\mathrm{d}t} = 0.

Avec le potentiel électrostatique obtenu à la question 2, l'énergie potentielle s'écrit (à une constante près) :

E_{\mathrm{p}}(r) = -\frac{q\lambda}{2\pi\varepsilon_0}\ln r = m v^2 \ln r.

Sa dérivée temporelle vaut donc :

\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{p}}}{\mathrm{d}t} = \frac{m v^2}{r} \frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t}.

D'après le théorème de l'énergie mécanique appliqué à la goutte dans le référentiel d'étude galiléen :

\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} = \mathcal{P} \iff \frac{m v^2}{r}\frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} = -k_1 v^2.

En simplifiant par v^2 \neq 0, on obtient l'équation différentielle :

\boxed{\frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} = -\frac{r}{\tau} \quad \text{avec} \quad \tau = \frac{m}{k_1}}

(Dans l'hypothèse de la force quadratique \vec{F}_2, on aboutirait de même à \tau = \frac{m}{k_2 v}.)

Résultat

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Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : régime transitoire, constante de temps

En déduire la loi d'évolution . Évaluer numériquement la durée de chute de la goutte et commenter le résultat.

Voir l'indice

Intégrer l'équation différentielle linéaire d'ordre 1 et résoudre r(t_{\mathrm{chute}}) = R.

Voir la stratégie
  1. Intégrer l'équation différentielle linéaire du premier ordre établie à la question précédente avec la condition initiale r(0) = r_0.
  2. Exprimer le temps caractéristique \tau en fonction des données fournies, en remplaçant la masse de la goutte m par son expression en fonction de la masse volumique \rho et du rayon R.
  3. Définir le critère de fin de chute : l'aiguille étant supposée infiniment fine, la goutte sphérique de rayon R entre en contact avec l'aiguille lorsque son centre atteint l'abscisse radiale r(t_{\mathrm{chute}}) = R.
  4. Comparer l'ordre de grandeur obtenu aux observations mentionnées dans l'énoncé.
Voir la réponse courte

Décroissance exponentielle r(t) = r_0 \mathrm{e}^{-t/\tau}, calcul de la durée de chute sur l'aiguille et analyse de l'ordre de grandeur.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle établie à la question 10 s'écrit :

\frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} = -\frac{r}{\tau}

Sachant qu'à t=0, r(0) = r_0, l'intégration immédiate conduit à la loi d'évolution :

\boxed{r(t) = r_0 \, \mathrm{e}^{-t/\tau}}

La masse d'une goutte sphérique d'eau de rayon R et de masse volumique \rho vaut m = \frac{4}{3}\pi R^3 \rho. Avec k_1 = 6\pi \eta R, la constante de temps \tau s'exprime par :

\tau = \frac{m}{k_1} = \frac{\frac{4}{3}\pi R^3 \rho}{6\pi \eta R} = \frac{2\rho R^2}{9\eta}

Application numérique :

\tau = \frac{2 \times 1,0 \times 10^3 \times (2 \times 10^{-3})^2}{9 \times 1,8 \times 10^{-5}} = \frac{8,0 \times 10^{-3}}{1,62 \times 10^{-4}} \approx 49\text{ s} \approx 50\text{ s}

L'aiguille étant assimilée à un fil infiniment fin le long de l'axe Oz, la goutte sphérique de rayon R s'écrase sur l'aiguille à l'instant t_{\mathrm{chute}} où la distance de son centre à l'axe atteint le rayon de la goutte, soit r(t_{\mathrm{chute}}) = R :

R = r_0 \, \mathrm{e}^{-t_{\mathrm{chute}}/\tau} \implies t_{\mathrm{chute}} = \tau \ln\left(\frac{r_0}{R}\right)

D'après l'énoncé, la distance initiale est de l'ordre de r_0 \approx 1\text{ cm} = 10\text{ mm} et le rayon vaut R \approx 2\text{ mm}, soit \frac{r_0}{R} \approx 5 :

t_{\mathrm{chute}} \approx 49 \times \ln(5) \approx 49 \times 1,6 \approx 80\text{ s}
\boxed{t_{\mathrm{chute}} \approx 80\text{ s} \quad (\text{ou } \tau \approx 50\text{ s})}

Commentaire : La durée caractéristique de chute trouvée (de l'ordre de la minute, soit quelques dizaines de secondes) est en parfait accord avec les observations expérimentales mentionnées dans le préambule de la partie I.C (« la goutte finit par s'écraser sur l'aiguille au bout de plusieurs dizaines de secondes »).

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI

Notions : ordre de grandeur, approximation

Calculer la variation relative de rayon au début de la trajectoire lorsque la goutte a effectué un tour autour de l'aiguille. Commenter la validité de l'approximation réalisée à la question 9.

Voir l'indice

Effectuer un développement limité au premier ordre de r(T)/r_0 = \exp(-T/\tau) avec T \approx 3\text{ s}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le temps mis par la goutte pour accomplir un tour à partir de la pseudo-période T \approx 3\text{ s} fournie dans l'énoncé.
  2. En déduire la variation relative du rayon \dfrac{\Delta r}{r_0} = \dfrac{r(T) - r_0}{r_0} à l'aide de la loi d'évolution r(t) établie à la question Q11.
  3. Comparer l'ordre de grandeur de cette variation relative à l'unité pour discuter la validité de l'approximation quasi-circulaire de la question Q9.
Voir la réponse courte

Calcul de |\Delta r|/r_0 \approx T/\tau \ll 1, validant l'hypothèse d'une trajectoire localement circulaire sur un tour.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la goutte effectue une révolution en une durée correspondant à la pseudo-période initiale :

T \approx 3\text{ s}.

D'après la loi d'évolution établie à la question Q11, le rayon à l'instant t vaut r(t) = r_0 \mathrm{e}^{-t/\tau}.

La variation relative du rayon au cours du premier tour s'écrit donc :

\frac{\Delta r}{r_0} = \frac{r(T) - r_0}{r_0} = \mathrm{e}^{-T/\tau} - 1.

Comme la durée d'un tour T est très inférieure au temps caractéristique d'amortissement \tau \approx 50\text{ s} (T/\tau \ll 1), on peut effectuer un développement limité à l'ordre 1 :

\frac{\Delta r}{r_0} \approx -\frac{T}{\tau}.

Numériquement, avec T \approx 3\text{ s} et \tau \approx 50\text{ s} :

\frac{\Delta r}{r_0} \approx -\frac{3}{50} = -0{,}06 = -6\,\%.
\boxed{\frac{\Delta r}{r_0} \approx -6\,\%}

Commentaire : La diminution relative du rayon sur un tour complet n'est que d'environ 6\,\%, ce qui reste très petit devant l'unité (|\Delta r / r_0| \ll 1). Sur l'échelle de temps d'une orbite, le rayon peut donc être considéré comme constant en première approximation (r(t) \approx \text{cste}). L'hypothèse d'une trajectoire localement circulaire adoptée à la question Q9 est donc pleinement validée.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à la lecture de l'énoncé : le calcul porte sur une variation relative et non absolue.

« Attention à bien lire l’énoncé : il est demandé une variation relative et non absolue. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : force électrostatique, poids

On examine dans cette question la faisabilité de cette expérience sur Terre. Dans le cas du mouvement circulaire étudié précédemment, comparer en norme la force exercée par l'aiguille sur la goutte au poids que subirait la goutte sur Terre. Conclure quant à la faisabilité de cette expérience sur Terre.

Voir l'indice

Comparer la norme de la force d'attraction électrostatique F_e = m v^2/r_0 au poids terrestre P = mg.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la norme de la force électrostatique attractive F_e s'exerçant sur la goutte à partir de l'accélération centripète du mouvement circulaire de rayon r_0 et de période T.
  2. Comparer cette force au poids P = mg en formant le rapport adimensionnel F_e / P, ce qui évite de dépendre de la masse de la goutte.
  3. Réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé et conclure quant à la nécessité de la microgravité.
Voir la réponse courte

Comparaison du rapport F_e/P : le poids écrase la force électrostatique sur Terre, justifiant le recours à la microgravité de l'ISS.

Voir le corrigé complet

Pour un mouvement circulaire uniforme de rayon r_0 et de période T \approx 3\text{ s}, la vitesse orbitale s'écrit :

v = \frac{2\pi r_0}{T}

D'après la relation fondamentale de la dynamique projetée sur le vecteur normal de Frenet \vec{e}_r, la force électrostatique attractive compense l'accélération centripète :

F_e = m\frac{v^2}{r_0} = m\,r_0\left(\frac{2\pi}{T}\right)^2

Le poids de la goutte sur Terre vaut :

P = mg

Le rapport de la force électrostatique au poids s'exprime ainsi indépendamment de la masse m :

\frac{F_e}{P} = \frac{r_0}{g}\left(\frac{2\pi}{T}\right)^2 = \frac{4\pi^2 r_0}{g T^2}

Avec r_0 \approx 1\text{ cm} = 1,0 \times 10^{-2}\text{ m}, T \approx 3\text{ s} et g = 9,8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

\frac{F_e}{P} \approx \frac{4\pi^2 \times 1,0 \times 10^{-2}}{9,8 \times 3^2} \approx \frac{0,39}{88} \approx 4,5 \times 10^{-3} \approx 4 \times 10^{-3}

À titre indicatif, pour une goutte d'eau de rayon R \approx 2\text{ mm}, la masse vaut :

m = \rho \times \frac{4}{3}\pi R^3 \approx 1,0 \times 10^3 \times \frac{4}{3}\pi (2 \times 10^{-3})^3 \approx 3,4 \times 10^{-5}\text{ kg} = 34\text{ mg}

ce qui conduit à un poids P \approx 3,3 \times 10^{-4}\text{ N} et une force électrostatique F_e \approx 1,5 \times 10^{-6}\text{ N}.

\boxed{\frac{F_e}{P} = \frac{4\pi^2 r_0}{g T^2} \sim 4 \times 10^{-3} \ll 1}

Sur Terre, le poids est plus de deux cents fois supérieur à la force d'attraction électrostatique. La goutte tomberait donc immédiatement sous l'effet de la gravité sans pouvoir maintenir une orbite fermée autour de l'aiguille. L'expérience est irréalisable sur Terre : l'environnement de microgravité de l'ISS est strictement indispensable.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'application numérique permettant de conclure nécessitait de réutiliser les résultats précédents.

« Peu de candidats ont pensé à utiliser les résultats précédents afin de pouvoir faire une application numérique, ce qui les empêchent de conclure. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Partie II : Motifs de vibration sur une plaque : figures de Chladni

A · Propagation d'ondes acoustiques dans les solides

Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : module de young, liaison interatomique

Exprimer en fonction de et . Déterminer l'expression de la force et en déduire l'expression du module de YOUNG en fonction des paramètres microscopiques et .

Voir l'indice

Dénombrer les mailles d'aire r_0^2 dans la section droite \mathrm{d}S, sommer les forces individuelles de rappel et identifier avec la loi de Hooke macroscopique.

Voir la stratégie
  1. Associer à chaque liaison traversant la surface transverse \mathrm{d}S une aire élémentaire élément de réseau r_0^2 dans un réseau cubique.
  2. Sommer la force de rappel élastique de chaque liaison pour obtenir la force mésoscopique totale \delta F.
  3. Relier l'élongation microscopique (r - r_0) à la déformation mésoscopique \frac{\partial \xi}{\partial x} et identifier le module de Young E par comparaison avec la loi de Hooke (3).
Voir la réponse courte

Dénombrement surfacique des liaisons \delta N = \mathrm{d}S/r_0^2 et loi de Hooke microscopique pour aboutir à E = k/r_0.

Voir le corrigé complet

Dans un réseau cubique de paramètre r_0, une section transverse perpendiculaire à l'une des directions principales présente un réseau carré de liaisons espacées de r_0. L'aire occupée par chaque liaison dans cette section droite est égale à r_0^2.

Le nombre \delta N de liaisons traversant la surface élémentaire \mathrm{d}S s'écrit donc :

\boxed{\delta N = \frac{\mathrm{d}S}{r_0^2}}

Chaque liaison étant modélisée par un ressort de raideur k étiré d'une longueur r - r_0, la force de rappel microscopique exercée par une liaison est f = k(r - r_0). Les \delta N liaisons agissant en parallèle, la force totale \delta F traversant la surface \mathrm{d}S vaut :

\boxed{\delta F = \delta N \times k(r - r_0) = \frac{k(r - r_0)}{r_0^2}\,\mathrm{d}S}

L'allongement relatif mésoscopique d'une cellule de taille initiale r_0 dans la direction de traction s'identifie à la dérivée spatiale du déplacement :

\frac{\partial \xi}{\partial x} = \frac{r - r_0}{r_0} \iff r - r_0 = r_0 \frac{\partial \xi}{\partial x}

En injectant cette relation dans l'expression de \delta F, on obtient :

\delta F = \frac{k}{r_0}\frac{\partial \xi}{\partial x}\,\mathrm{d}S

Par comparaison directe avec la loi mésoscopique de Hooke \delta F = E \frac{\partial \xi}{\partial x}\mathrm{d}S (équation 3), on en déduit l'expression du module de Young :

\boxed{E = \frac{k}{r_0}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le jury attendait une argumentation simple et efficace plutôt que des développements géométriques complexes.

« Cette question a souvent été le lieu d’argumentaires confus ou de développements géométriques compliqués. Une argumentation simple et efficace permettait d’obtenir tous les points »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Application numérique

Notions : paramètre de maille, module de young

Donner un ordre de grandeur du paramètre de maille d'un métal. Pour une liaison métallique pure, on donne . En déduire une estimation numérique de . Comparer à la valeur tabulée de l'aluminium.

Voir l'indice

Prendre pour ordre de grandeur interatomique r_0 \approx 2\text{ à }3 \times 10^{-10}\text{ m} et appliquer E \approx k/r_0.

Voir la stratégie
  1. Estimer la distance interatomique d'équilibre r_0 à partir de la taille typique d'un atome donnée dans les données du sujet (R = 10^{-10}\text{ m}).
  2. Utiliser la relation E = k/r_0 établie à la question Q14 avec la plage fournie pour la raideur k.
  3. Comparer l'intervalle obtenu à la valeur tabulée du module de Young de l'aluminium (E = 69\text{ GPa}).
Voir la réponse courte

Ordre de grandeur r_0 \sim 0{,}3\;\mathrm{nm} donnant E \sim 50\text{--}100\;\mathrm{GPa}, en accord avec les 70\;\mathrm{GPa} de l'aluminium.

Voir le corrigé complet

Le rayon atomique typique étant donné par R = 10^{-10}\text{ m} = 0,1\text{ nm}, deux atomes voisins au repos sont séparés d'une distance interatomique de l'ordre du diamètre atomique, soit un paramètre de réseau :

r_0 \sim 2 \text{ à } 3 \text{ \AA} \sim 3 \times 10^{-10}\text{ m}.

D'après le résultat de la question Q14, le module de Young s'exprime par :

E = \frac{k}{r_0}.

Avec la plage de raideurs k \in [15, 40]\;\mathrm{N}\cdot\mathrm{m}^{-1} et un ordre de grandeur de r_0 \approx 3 \times 10^{-10}\text{ m} :

  • pour k = 15\;\mathrm{N}\cdot\mathrm{m}^{-1} : E \approx \frac{15}{3 \times 10^{-10}} = 5 \times 10^{10}\text{ Pa} = 50\text{ GPa} ;
  • pour k = 40\;\mathrm{N}\cdot\mathrm{m}^{-1} : E \approx \frac{40}{3 \times 10^{-10}} \approx 1,3 \times 10^{11}\text{ Pa} \approx 130\text{ GPa}.

On obtient ainsi une estimation de l'ordre de grandeur de E :

\boxed{E \sim 10^{11}\text{ Pa} \sim 50\text{ à } 100\text{ GPa}.}

La valeur tabulée pour l'aluminium est :

E_{\mathrm{Al}} = 6,9 \times 10^1\text{ GPa} = 69\text{ GPa}.

L'estimation issue du modèle microscopique est en excellent accord avec la valeur tabulée, ce qui valide la pertinence de cette modélisation à l'échelle du réseau cristallin.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas confondre les préfixes giga et méga.

« Le jury a noté une confusion fréquente entre giga et méga. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : onde acoustique, bilan de forces

Justifier que la largeur de la tranche à l'instant reste approximativement égale à , puis déterminer la résultante des forces exercées sur la tranche considérée de la part des tranches adjacentes.

Voir l'indice

Effectuer un bilan des forces de traction élastique s'exerçant sur les faces d'abscisses x et x+\mathrm{d}x en appliquant un développement de Taylor au premier ordre.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la position des deux extrémités de la tranche à l'instant t pour en déduire sa largeur \Delta x(t), puis utiliser l'hypothèse des petites déformations.
  2. Identifier les forces de contact exercées par les tranches amont (<x) et aval (>x+\mathrm{d}x) à l'aide de la loi de Hooke, en veillant aux signes des projections suivant \vec{e}_x.
  3. Effectuer un développement limité au premier ordre en \mathrm{d}x pour sommer ces deux contributions.
Voir la réponse courte

Petites déformations d'une tranche de solide et force nette élastique \mathrm{d}F = ES \frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2}\mathrm{d}x.

Voir le corrigé complet

1. Largeur de la tranche à l'instant t :

À l'instant t, les faces délimitant la tranche, initialement situées en x et x+\mathrm{d}x, se trouvent respectivement aux abscisses :

x_1(t) = x + \xi(x,t) \quad \text{et} \quad x_2(t) = x + \mathrm{d}x + \xi(x+\mathrm{d}x,t).

La largeur de la tranche à l'instant t est donc :

\begin{aligned} \Delta x(t) &= x_2(t) - x_1(t) \\ &= \mathrm{d}x + \xi(x+\mathrm{d}x,t) - \xi(x,t) \\ &= \mathrm{d}x + \frac{\partial \xi}{\partial x}(x,t)\,\mathrm{d}x \\ &= \mathrm{d}x\left(1 + \frac{\partial \xi}{\partial x}(x,t)\right). \end{aligned}

Dans le cadre de l'approximation des petites déformations, l'allongement relatif vérifie :

\left|\frac{\partial \xi}{\partial x}(x,t)\right| \ll 1,

ce qui justifie que :

\boxed{\Delta x(t) \simeq \mathrm{d}x.}

2. Résultante des forces exercées sur la tranche :

D'après la loi de Hooke (relation 3 de l'énoncé), la contrainte de traction normale s'exerçant sur une section S est F = E S \frac{\partial \xi}{\partial x}. La tranche considérée est soumise aux efforts surfaciques exercés par les parties adjacentes du solide à travers ses deux faces :

  • En x+\mathrm{d}x, la partie du solide située à droite (abscisses supérieures) exerce sur la tranche une force orientée vers les x croissants (effort de traction pour \frac{\partial \xi}{\partial x} > 0) :

    \vec{F}_{\mathrm{droite} \to \text{tranche}} = +\, E S \frac{\partial \xi}{\partial x}(x+\mathrm{d}x, t)\,\vec{e}_x.
  • En x, la partie du solide située à gauche (abscisses inférieures) exerce sur la tranche une force opposée :

    \vec{F}_{\mathrm{gauche} \to \text{tranche}} = -\, E S \frac{\partial \xi}{\partial x}(x, t)\,\vec{e}_x.

La résultante des forces exercées par les tranches adjacentes est la somme de ces deux contributions :

\mathrm{d}\vec{F} = \vec{F}_{\mathrm{droite} \to \text{tranche}} + \vec{F}_{\mathrm{gauche} \to \text{tranche}} = E S \left[ \frac{\partial \xi}{\partial x}(x+\mathrm{d}x, t) - \frac{\partial \xi}{\partial x}(x, t) \right] \vec{e}_x.

Au premier ordre non nul en \mathrm{d}x, le développement de Taylor donne :

\frac{\partial \xi}{\partial x}(x+\mathrm{d}x, t) - \frac{\partial \xi}{\partial x}(x, t) \simeq \frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2}(x,t)\,\mathrm{d}x.

On en déduit l'expression de la résultante :

\boxed{\mathrm{d}\vec{F} = E S \frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2}(x,t)\,\mathrm{d}x\,\vec{e}_x.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Évitez les approximations : confusion entre dS et S, ou écriture d'une résultante scalaire sans considérer la direction.

« Si le principe était compris par une majorité de candidats, les développements étaient parfois approximatifs (dS au lieu de S, résultante scalaire sans se soucier de la direction, etc) »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : équation de d'alembert, célérité

Montrer que la perturbation obéit à l'équation de D'ALEMBERT. Exprimer la célérité associée en fonction de et , et vérifier sa dimension.

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la tranche de masse \mathrm{d}m = \rho S \mathrm{d}x et identifier la célérité c par analyse dimensionnelle.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la tranche élémentaire de solide de masse \mathrm{d}m = \rho S\,\mathrm{d}x dans le référentiel terrestre supposé galiléen.
  2. Identifier l'équation de propagation à l'équation de d'Alembert unidimensionnelle et en déduire l'expression de la célérité c.
  3. Vérifier la dimension de c à l'aide des unités de base du Système international (SI).
Voir la réponse courte

PFD appliqué à une tranche de masse \mathrm{d}m = \rho S \mathrm{d}x, obtention de l'équation de d'Alembert avec c = \sqrt{E/\rho}.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique à la tranche de solide de section S, de masse \mathrm{d}m = \rho S\,\mathrm{d}x, dans le référentiel d'étude galiléen. En négligeant la pesanteur devant les forces élastiques, l'accélération de la tranche selon la direction longitudinale s'écrit à l'ordre le plus bas :

\vec{a}(x, t) = \frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2}(x, t)\,\vec{e}_x

D'après le résultat de la question Q16 pour la résultante des forces élastiques \mathrm{d}\vec{F}, le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

\mathrm{d}m \frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2}\,\vec{e}_x = \mathrm{d}\vec{F} \iff \rho S\,\mathrm{d}x \frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2}\,\vec{e}_x = E S \frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2}\,\mathrm{d}x\,\vec{e}_x

En divisant par la quantité non nulle \rho S\,\mathrm{d}x, on obtient :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2} - \frac{\rho}{E}\frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2} &= 0 \end{aligned}

La perturbation \xi(x,t) vérifie donc l'équation de d'Alembert :

\boxed{\frac{\partial^2 \xi}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \xi}{\partial t^2} = 0}

où la célérité c des ondes acoustiques longitudinales est donnée par :

\boxed{c = \sqrt{\frac{E}{\rho}}}

Vérification dimensionnelle :

  • Le module de Young E a la dimension d'une pression :

    [E] = \frac{[\text{Force}]}{[\text{Surface}]} = \frac{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{L}^2} = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-1}\cdot\mathrm{T}^{-2}
  • La masse volumique \rho a pour dimension :

    [\rho] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-3}

Le rapport vérifie donc :

\left[\frac{E}{\rho}\right] = \frac{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-1}\cdot\mathrm{T}^{-2}}{\mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-3}} = \mathrm{L}^2\cdot\mathrm{T}^{-2} \implies [c] = \left[\sqrt{\frac{E}{\rho}}\right] = \mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-1}

La grandeur c est bien homogène à une vitesse.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le signe de l'équation de d'Alembert doit être maîtrisé sans chercher à masquer une erreur de signe antérieure.

« Le signe au sein de l’équation de d’Alembert devrait être connu. Certains, le connaissant, ont essayé de compenser une erreur de signe à la question précédente, ce qui est évidemment sanctionné. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Notions : célérité

Calculer numériquement dans le cas de l'aluminium.

Voir l'indice

Calculer numériquement c = \sqrt{E/\rho} avec les valeurs fournies pour l'aluminium.

Voir la réponse courte

Calcul direct de la célérité longitudinale dans l'aluminium : c = \sqrt{E/\rho} \approx 5\,000\;\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat établi à la question Q17, la célérité des ondes élastiques longitudinales s'exprime par :

c = \sqrt{\frac{E}{\rho}}

D'après les données fournies en tête de sujet pour l'aluminium :

  • E = 6,9 \times 10^1\text{ GPa} = 6,9 \times 10^{10}\text{ Pa} ;
  • \rho = 2,7 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}.

On calcule le rapport :

\frac{E}{\rho} = \frac{6,9 \times 10^{10}}{2,7 \times 10^3} = \frac{69}{2,7} \times 10^7 = \frac{230}{9} \times 10^6 \approx 25,6 \times 10^6\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2}

En prenant la racine carrée, avec deux chiffres significatifs :

\boxed{c \approx 5,1 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez au calcul numérique : trop d'applications numériques sont fausses malgré une formule juste.

« Les applications numériques sont parfois erronées alors que les résultats littéraux sont justes, c’est dommage. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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B · Vibration d'une plaque en flexion pure

Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : coefficient de poisson, fluide incompressible

Pour de petites déformations, montrer que la variation relative de volume s'écrit

En déduire la valeur de pour un matériau parfaitement incompressible.

Voir l'indice

Exprimer le volume déformé V + \delta V = \ell(1+\varepsilon)[\ell(1-\nu\varepsilon)]^2 et développer au premier ordre en \varepsilon.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les nouvelles dimensions du cube en tenant compte de l'élongation relative \varepsilon selon la direction de traction et de la contraction relative transverse -\nu \varepsilon selon les deux directions orthogonales imposée par l'isotropie.
  2. Effectuer un développement limité au premier ordre en \varepsilon du volume final pour en déduire \delta V / V.
  3. Traduire la condition d'incompressibilité (\delta V = 0) pour déterminer \nu.
Voir la réponse courte

Développement au premier ordre du volume déformé V+\delta V, condition d'incompressibilité \delta V = 0 \implies \nu = 1/2.

Voir le corrigé complet

Soit un cube initial de côté \ell et de volume initial V = \ell^3. Choisissons un repère cartésien dont les axes coïncident avec les arêtes du cube, la traction étant exercée selon la direction Ox.

  • Selon la direction de l'effort (Ox), l'allongement relatif vaut :

    \frac{\delta \ell_x}{\ell} = \varepsilon \implies \ell_x = \ell(1 + \varepsilon).
  • Le matériau étant isotrope, les deux directions transverses Oy et Oz sont équivalentes. D'après la définition du coefficient de Poisson \nu, le rétrécissement relatif transverse s'écrit :

    -\frac{\delta \ell_y}{\ell} = -\frac{\delta \ell_z}{\ell} = \nu \varepsilon \implies \ell_y = \ell_z = \ell(1 - \nu\varepsilon).

Le nouveau volume V' = V + \delta V s'exprime ainsi :

V + \delta V = \ell_x \ell_y \ell_z = \ell^3 (1 + \varepsilon)(1 - \nu \varepsilon)^2 = V(1 + \varepsilon)(1 - \nu \varepsilon)^2.

Dans le cadre de l'approximation des petites déformations (|\varepsilon| \ll 1), un développement limité au premier ordre en \varepsilon conduit à :

\begin{aligned} (1 - \nu \varepsilon)^2 &= 1 - 2\nu \varepsilon + \mathcal{O}(\varepsilon^2), \\ (1 + \varepsilon)(1 - \nu \varepsilon)^2 &= (1 + \varepsilon)(1 - 2\nu \varepsilon) + \mathcal{O}(\varepsilon^2) \\ &= 1 + (1 - 2\nu)\varepsilon + \mathcal{O}(\varepsilon^2). \end{aligned}

On en déduit immédiatement la variation relative de volume :

\boxed{\frac{\delta V}{V} = \varepsilon(1 - 2\nu)}

Un matériau parfaitement incompressible conserve son volume lors de toute déformation, soit \delta V = 0 quel que soit l'allongement \varepsilon \neq 0. Cela impose 1 - 2\nu = 0, soit :

\boxed{\nu = \frac{1}{2} = 0{,}5}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Tout raisonnement erroné destiné à forcer le résultat fourni est lourdement sanctionné.

« De très nombreuses copies développent un argumentaire faux pour arriver miraculeusement au résultat, ce qui est évidemment sanctionné. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : relation de dispersion, vitesse de phase, vitesse de groupe

Déterminer la relation de dispersion , puis les vitesses de phase et de groupe de ces ondes en fonction de , , et . Expliquer, en justifiant, si les ondes se propagent avec ou sans dispersion, avec ou sans atténuation.

Voir l'indice

Injecter une solution en \exp[\mathrm{i}(\omega t - \vec{K}\cdot\vec{r})] dans l'équation de plaque en remarquant que \Delta(\Delta z) = K^4 z, puis calculer v_\varphi = \omega/K et v_{\mathrm{g}} = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}K.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme complexe d'une onde plane progressive harmonique dans l'équation de Kirchhoff-Love pour établir la relation de dispersion reliant \omega à K.
  2. Calculer la vitesse de phase v_\varphi = \omega/K et la vitesse de groupe v_{\mathrm{g}} = \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}K, puis exprimer chacune en fonction des paramètres demandés (\omega, D, \rho et h).
  3. Discuter la dispersion à partir de la dépendance en fréquence de la vitesse de phase et l'atténuation à partir de la réalité du vecteur d'onde.
Voir la réponse courte

Injection de l'onde plane harmonique : \omega \propto K^2, d'où v_\varphi \neq v_{\mathrm{g}} (milieu dispersif) et absence d'atténuation (K réel).

Voir le corrigé complet

On recherche une onde plane progressive harmonique sous forme complexe :

\underline{z}(\vec{r}, t) = z_0 \, \mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t - \vec{K} \cdot \vec{r})}

où \vec{r} = x \vec{e}_x + y \vec{e}_y et \vec{K} = K \vec{u} est un vecteur d'onde réel dans le plan (xy) avec \|\vec{K}\| = K.

L'action de l'opérateur laplacien spatial \Delta = \frac{\partial^2}{\partial x^2} + \frac{\partial^2}{\partial y^2} sur l'onde s'écrit :

\Delta \underline{z} = (-\mathrm{i}K_x)^2 \underline{z} + (-\mathrm{i}K_y)^2 \underline{z} = -(K_x^2 + K_y^2)\underline{z} = -K^2 \underline{z}

En lui appliquant à nouveau le laplacien, on obtient :

\Delta(\Delta \underline{z}) = \Delta(-K^2 \underline{z}) = (-K^2)^2 \underline{z} = K^4 \underline{z}

Par ailleurs, la dérivée temporelle seconde donne :

\frac{\partial^2 \underline{z}}{\partial t^2} = -\omega^2 \underline{z}

En reportant ces expressions dans l'équation de Kirchhoff-Love (4), on obtient :

\left( D K^4 - \rho h \omega^2 \right) \underline{z} = 0

Pour une solution non triviale (\underline{z} \neq 0), la relation de dispersion reliant \omega et K (grandeurs réelles positives) est :

\boxed{\omega = \sqrt{\frac{D}{\rho h}} \, K^2}

On en déduit l'expression de la vitesse de phase v_\varphi :

v_\varphi = \frac{\omega}{K} = \sqrt{\frac{D}{\rho h}} \, K

Comme K = \left(\frac{\rho h}{D}\right)^{1/4} \omega^{1/2}, on obtient en fonction de \omega, D, \rho et h :

\boxed{v_\varphi = \left(\frac{D}{\rho h}\right)^{1/4} \omega^{1/2}}

La vitesse de groupe s'obtient par différentiation de la relation de dispersion :

v_{\mathrm{g}} = \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}K} = 2 \sqrt{\frac{D}{\rho h}} \, K = 2 v_\varphi

Soit en fonction des paramètres demandés :

\boxed{v_{\mathrm{g}} = 2 \left(\frac{D}{\rho h}\right)^{1/4} \omega^{1/2}}

Caractère dispersif et atténuation :

  • La vitesse de phase dépend de la pulsation \omega (ou de façon équivalente, v_\varphi \neq v_{\mathrm{g}} et la relation \omega(K) est non linéaire) : la propagation s'effectue avec dispersion.
  • Pour toute pulsation \omega réelle, le vecteur d'onde K est purement réel (aucun terme d'amortissement visqueux n'apparaît dans l'équation de mouvement). L'amplitude de l'onde reste donc constante au cours de la propagation : la propagation s'effectue sans atténuation.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Lisez bien l'énoncé afin d'exprimer chaque grandeur en fonction des variables demandées.

« La lecture attentive de l’énoncé est importante ! De nombreux candidats ne répondent pas exactement à la question (ω = f(K), vφ = f(ω) et vg = f(ω)) alors qu’ils ont développé le bon raisonnement. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : mode propre, onde stationnaire

Établir l'expression mathématique de et et montrer que ces grandeurs sont quantifiées par des entiers naturels, notés respectivement et . En déduire les pulsations propres en fonction de , , , , , et .

Voir l'indice

Annuler le déplacement sur les quatre bords x=0, x=a, y=0 et y=a pour quantifier les composantes du vecteur d'onde.

Voir la stratégie
  1. Appliquer les conditions aux limites imposées par les bords simplement supportés (z=0 sur tout le contour de la plaque carrée) à la forme d'onde stationnaire proposée.
  2. En déduire les phases à l'origine \varphi_x, \varphi_y et la quantification des composantes du vecteur d'onde K_x et K_y.
  3. Relier la pulsation \omega à K_x et K_y grâce à l'équation régissant la flexion (ou directement via la relation de dispersion établie à la question Q20) et exprimer \omega_{mn} avec la rigidité D.
Voir la réponse courte

Conditions aux limites sur les bords de la plaque carrée fixée : quantification K_x = m\pi/a, K_y = n\pi/a et spectre des \omega_{mn}.

Voir le corrigé complet

La plaque carrée occupe le domaine x \in [0, a] et y \in [0, a]. Les conditions aux limites pour une plaque simplement supportée sur ses quatre bords s'écrivent, pour tout instant t :

\begin{aligned} z(0, y, t) &= 0 \quad \text{et} \quad z(a, y, t) = 0 \quad \forall y \in [0, a], \\ z(x, 0, t) &= 0 \quad \text{et} \quad z(x, a, t) = 0 \quad \forall x \in [0, a]. \end{aligned}

En injectant la forme proposée :

z(x,y,t) = A \sin(K_x x + \varphi_x) \sin(K_y y + \varphi_y) \sin(\omega t),

les conditions en x = 0 et y = 0 imposent, pour une amplitude A \neq 0 :

\sin(\varphi_x) = 0 \implies \varphi_x = 0 \pmod \pi \quad \text{et} \quad \sin(\varphi_y) = 0 \implies \varphi_y = 0 \pmod \pi.

Un éventuel déphasage multiple de \pi peut être absorbé dans le signe de l'amplitude A. On choisit donc \varphi_x = 0 et \varphi_y = 0.

Les conditions aux limites en x = a et y = a imposent alors :

\sin(K_x a) = 0 \implies K_x a = m\pi \quad \text{et} \quad \sin(K_y a) = 0 \implies K_y a = n\pi,

où m et n sont des entiers naturels non nuls (les valeurs nulles conduiraient à une solution identiquement nulle). Les composantes du vecteur d'onde sont donc quantifiées :

\boxed{K_x = \frac{m\pi}{a} \quad \text{et} \quad K_y = \frac{n\pi}{a} \quad (m, n \in \mathbb{N}^*).}

Calculons l'action de l'opérateur laplacien sur z(x,y,t) :

\Delta z = \frac{\partial^2 z}{\partial x^2} + \frac{\partial^2 z}{\partial y^2} = -(K_x^2 + K_y^2) z,

ce qui donne pour le double laplacien :

\Delta(\Delta z) = (K_x^2 + K_y^2)^2 z = K^4 z \quad \text{avec} \quad K^2 = K_x^2 + K_y^2 = \frac{\pi^2}{a^2}(m^2 + n^2).

L'équation du mouvement (4) se réécrit donc sous forme scalaire :

D K^4 z - \rho h \omega^2 z = 0 \implies \omega^2 = \frac{D}{\rho h} K^4,

ce qui correspond bien à la relation de dispersion \omega = \sqrt{\frac{D}{\rho h}} K^2 issue de la question Q20.

En remplaçant l'expression de la rigidité en flexion D = \frac{E h^3}{12(1-\nu^2)} donnée par l'équation (5), on obtient :

\sqrt{\frac{D}{\rho h}} = \sqrt{\frac{E h^3}{12\rho h (1-\nu^2)}} = h \sqrt{\frac{E}{12\rho(1-\nu^2)}}.

On en déduit l'expression des pulsations propres \omega_{mn} :

\boxed{\omega_{mn} = \frac{\pi^2 h}{a^2} \sqrt{\frac{E}{12\rho(1-\nu^2)}} \left(m^2 + n^2\right).}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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C · Comparaison avec les résultats expérimentaux

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Notions : nœud de vibration, onde stationnaire

Pour une onde stationnaire harmonique (monochromatique) solution de l'équation de D'ALEMBERT, rappeler l'expression de la distance entre deux nœuds de vibration consécutifs en fonction de la longueur d'onde . En estimant numériquement l'écart moyen entre deux lignes nodales voisines sur l'une des photos de la figure 4, montrer que le modèle décrit dans la sous-partie II.A est à exclure.

Voir l'indice

Utiliser la relation nodale d = \lambda/2 et calculer la longueur d'onde acoustique longitudinale théorique \lambda = c/f pour constater qu'elle dépasse très largement la taille de la plaque.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la structure spatiale d'une onde stationnaire issue de l'équation de d'Alembert pour exprimer la distance nodale d en fonction de la longueur d'onde \lambda.
  2. Calculer la longueur d'onde \lambda_{\text{II.A}} = c/f prédite par le modèle de compression-traction (II.A) pour l'une des fréquences expérimentales de la figure 4, et en déduire la distance nodale théorique.
  3. Estimer visuellement l'espacement moyen entre lignes nodales sur la figure correspondante (en s'appuyant sur la taille de la plaque a = 24{,}0\text{ cm}) et conclure quant à la pertinence du modèle II.A.
Voir la réponse courte

Distance inter-nodale \Delta x = \lambda/2 = c/(2f) ; la valeur issue de c \approx 5\,000\;\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1} est incompatible avec les clichés.

Voir le corrigé complet

Une onde stationnaire harmonique à une dimension, solution de l'équation de d'Alembert, s'écrit sous la forme séparée :

\xi(x,t) = A \sin(K x + \varphi) \cos(\omega t + \psi)

Les nœuds de vibration correspondent aux points d'annulation permanente du déplacement, c'est-à-dire tels que \sin(K x_n + \varphi) = 0, soit K x_n + \varphi = n\pi avec n \in \mathbb{Z}. La distance d entre deux nœuds consécutifs vaut donc :

\boxed{d = x_{n+1} - x_n = \frac{\pi}{K} = \frac{\lambda}{2}}

D'après la question Q18, la célérité des ondes longitudinales selon le modèle de la sous-partie II.A est :

c = \sqrt{\frac{E}{\rho}} \approx 5{,}1 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Testons ce modèle sur le premier mode (i = 1) à la fréquence f_1 \approx 630\text{ Hz} :

\lambda_{\text{II.A}} = \frac{c}{f_1} \approx \frac{5{,}1 \times 10^3}{630} \approx 8{,}1\text{ m} \implies d_{\text{th}} = \frac{\lambda_{\text{II.A}}}{2} \approx 4{,}0\text{ m}

Même pour le mode de plus haute fréquence présenté, f_{12} \approx 4\,253\text{ Hz} :

\lambda_{\text{II.A}} = \frac{5{,}1 \times 10^3}{4\,253} \approx 1{,}2\text{ m} \implies d_{\text{th}} \approx 0{,}6\text{ m} = 60\text{ cm}

Dans tous les cas, la distance nodale prédite par le modèle II.A est supérieure ou très largement supérieure aux dimensions de la plaque (a = 24{,}0\text{ cm} = 0{,}24\text{ m}).

Or, sur les photographies de la figure 4, on observe clairement plusieurs lignes nodales réparties sur la plaque de côté a = 24{,}0\text{ cm}. Par exemple :

  • Pour le mode 1, l'anneau nodal central présente un diamètre de l'ordre de 10\text{ cm}, soit un écart moyen aux bords de l'ordre de d_{\text{exp}} \sim 5\text{ cm} ;
  • Pour le mode 12, on dénombre environ 5 à 6 motifs sur la largeur a, ce qui donne un espacement moyen entre lignes nodales voisines :

    d_{\text{exp}} \sim \frac{a}{5} \approx 5\text{ cm} \ll d_{\text{th}} = 60\text{ cm}

Comme d_{\text{exp}} \ll d_{\text{th}} (d'au moins un ordre de grandeur), le modèle de propagation d'ondes acoustiques longitudinales (II.A) est à exclure pour interpréter les figures de Chladni.

Résultat

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : mode propre, figure de chladni

Analyser la cohérence des résultats avec le modèle. Expliquer les origines des éventuels écarts au modèle.

Voir l'indice

Vérifier si le rapport f_i/h_i reste constant pour une onde de flexion dont la pulsation est proportionnelle à l'épaisseur de la plaque.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dépendance théorique de la fréquence f en fonction de l'épaisseur h à nombre d'onde K fixé à partir de la relation de dispersion obtenue à la question Q20.
  2. Tester quantitativement cette loi à partir des données du tableau 1 (calcul du rapport f/h).
  3. Identifier les hypothèses du modèle de Kirchhoff-Love susceptibles de générer les légers écarts observés.
Voir la réponse courte

Confrontation des lignes nodales modélisées aux motifs observés et analyse des écarts liés aux conditions aux limites réelles.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de dispersion établie à la question Q20, la pulsation propre s'écrit :

\omega = K^2 \sqrt{\frac{D}{\rho h}}

En introduisant l'expression de la rigidité en flexion D = \dfrac{E h^3}{12(1-\nu^2)}, il vient :

\sqrt{\frac{D}{\rho h}} = \sqrt{\frac{E h^2}{12\rho(1-\nu^2)}} = h \sqrt{\frac{E}{12\rho(1-\nu^2)}}

La fréquence f = \dfrac{\omega}{2\pi} associée à un mode fixé (donc à un nombre d'onde K fixé) est par conséquent directement proportionnelle à l'épaisseur h de la plaque :

f = h \times \frac{K^2}{2\pi}\sqrt{\frac{E}{12\rho(1-\nu^2)}} \quad \Longrightarrow \quad \frac{f}{h} = \text{cte}

Calculons le rapport f/h pour chacune des trois plaques testées dans le tableau 1 :

\begin{aligned} \frac{f_1}{h_1} &= \frac{630}{1} = 630\text{ Hz}\cdot\text{mm}^{-1} \\ \frac{f_2}{h_2} &= \frac{1300}{2} = 650\text{ Hz}\cdot\text{mm}^{-1} \\ \frac{f_3}{h_3} &= \frac{3200}{5} = 640\text{ Hz}\cdot\text{mm}^{-1} \end{aligned}

Les valeurs de ce rapport sont remarquablement stables : la valeur moyenne est d'environ 640\text{ Hz}\cdot\text{mm}^{-1}, avec des écarts relatifs n'excédant pas 2\,\% :

\boxed{\text{Les résultats expérimentaux confirment parfaitement la proportionnalité } f \propto h \text{ prédite par le modèle.}}

Les origines des légers écarts observés peuvent s'expliquer par :

  • La limite du modèle des plaques minces : la théorie de Kirchhoff-Love suppose h \ll a. Pour la plaque la plus épaisse (h_3 = 5\text{ mm} pour a = 24\text{ cm}, soit h/a \approx 1/48), les effets de cisaillement transverse et d'inertie de rotation (pris en compte par exemple dans la théorie de Mindlin-Reissner) commencent à induire de légères corrections.
  • Les conditions aux limites expérimentales : la fixation de la plaque en son centre par une vis reliée à une tige métallique impose localement un déplacement et un couple non nuls, ainsi qu'une masse ajoutée, ce qui perturbe le mode propre idéal.
  • La charge massique des billes de silice : le saupoudrage de billes modifie localement la densité surfacique de masse de la plaque.
  • Les incertitudes expérimentales : tolérances d'usinage sur l'épaisseur h, inhomogénéités ou anisotropies éventuelles du matériau, et imprécision sur la détermination de la fréquence de résonance optimale.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une analyse quantitative des résultats était attendue et non une simple discussion qualitative.

« Trop peu de candidats ont réalisé une étude quantitative, la plupart se limitant à un argumentaire très qualitatif. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : relation de dispersion

Comparer quantitativement l'ajustement tiré des résultats expérimentaux de la figure 6 et la relation de dispersion trouvée à la question 20. Conclure.

Voir l'indice

Comparer le coefficient numérique théorique C = \frac{h_1}{2\pi}\sqrt{\frac{E}{12\rho(1-\nu^2)}} à la pente de l'ajustement parabolique 0{,}222\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}.

Voir la stratégie
  1. Relier la pulsation \omega à la fréquence f dans la relation de dispersion établie à la question Q20 afin d'exprimer théoriquement f sous la forme f(K) = C_{\mathrm{th}} K^2.
  2. Calculer numériquement le coefficient théorique C_{\mathrm{th}} à partir des données de l'énoncé pour la plaque d'épaisseur h_1 = 1\text{ mm}.
  3. Comparer la valeur obtenue au coefficient de l'ajustement expérimental C_{\mathrm{exp}} = 0{,}222\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} fourni par la figure 6 et conclure.
Voir la réponse courte

Identification de la loi de puissance expérimentale avec la relation théorique de flexion en \omega \propto K^2.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de dispersion obtenue à la question Q20 :

\omega = \sqrt{\frac{D}{\rho h}}\, K^2

Or \omega = 2\pi f, ce qui donne pour la fréquence :

f(K) = \frac{1}{2\pi} \sqrt{\frac{D}{\rho h}}\, K^2

En injectant l'expression de la rigidité en flexion D = \dfrac{E h^3}{12(1-\nu^2)}, on a :

\sqrt{\frac{D}{\rho h}} = h \sqrt{\frac{E}{12\rho(1-\nu^2)}}

La fréquence s'écrit donc :

f(K) = C_{\mathrm{th}} K^2 \quad \text{avec} \quad C_{\mathrm{th}} = \frac{h}{2\pi} \sqrt{\frac{E}{12\rho(1-\nu^2)}}

Pour la plaque d'épaisseur h = h_1 = 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}, avec les valeurs numériques fournies :

\begin{aligned} E &= 6{,}9 \times 10^{10}\text{ Pa}, \\ \rho &= 2{,}7 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, \\ \nu &= 0{,}33 \implies 1-\nu^2 = 1 - 0{,}1089 \approx 0{,}891. \end{aligned}

Calculons le terme sous la racine :

\begin{aligned} 12\rho(1-\nu^2) &\approx 12 \times 2{,}7 \times 10^3 \times 0{,}891 \approx 2{,}89 \times 10^4\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}, \\ \frac{E}{12\rho(1-\nu^2)} &\approx \frac{6{,}9 \times 10^{10}}{2{,}89 \times 10^4} \approx 2{,}39 \times 10^6\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-2}, \\ \sqrt{\frac{E}{12\rho(1-\nu^2)}} &\approx \sqrt{2{,}39 \times 10^6} \approx 1{,}55 \times 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. \end{aligned}

On en déduit la valeur théorique du coefficient :

C_{\mathrm{th}} = \frac{1{,}0 \times 10^{-3} \times 1{,}55 \times 10^3}{2\pi} \approx \frac{1{,}55}{6{,}28} \approx 0{,}246\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} \approx 0{,}25\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}.

L'ajustement expérimental en traits pleins sur la figure 6 donne :

f(K) = 0{,}222\,K^2 \implies C_{\mathrm{exp}} = 0{,}222\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}.

L'écart relatif entre le modèle théorique et l'expérience vaut :

\frac{|C_{\mathrm{th}} - C_{\mathrm{exp}}|}{C_{\mathrm{exp}}} = \frac{0{,}246 - 0{,}222}{0{,}222} \approx 11\,\%.
\boxed{C_{\mathrm{th}} \approx 0{,}25\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} \quad \text{et} \quad C_{\mathrm{exp}} = 0{,}222\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1} \quad (\text{écart relatif d'environ } 10\,\%)}

Conclusion : L'accord entre le modèle théorique de vibration en flexion pure et les résultats expérimentaux est remarquable :

  • La loi de puissance en K^2 prédite par la relation de dispersion est fidèlement suivie par l'ensemble des points expérimentaux ;
  • L'écart modéré (environ 10\,\%) sur la valeur numérique du préfacteur s'explique par les hypothèses simplificatrices du modèle (approximation des plaques très minces, absence d'amortissement, fixation par vissage de la tige au centre qui modifie localement les conditions aux limites).

Le modèle de Kirchhoff-Love décrit donc parfaitement la physique des figures de Chladni.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Une analyse quantitative des résultats était attendue et non une simple discussion qualitative.

« Trop peu de candidats ont réalisé une étude quantitative, la plupart se limitant à un argumentaire très qualitatif. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : agitation thermique, convection

Proposer une hypothèse permettant d'assurer que l'agitation thermique de l'air ne va pas perturber l'observation d'une figure de CHLADNI dans ce cas de figure.

Voir l'indice

Formuler l'hypothèse que la propagation des ondes acoustiques s'effectue en régime adiabatique, les échanges thermiques conductifs n'ayant pas le temps d'homogénéiser la température sur une période.

Voir la stratégie

La question suivante (Q26) demande de faire intervenir la célérité du son c ainsi que les transferts thermiques conductifs pour valider l'hypothèse proposée. Cela invite directement à comparer l'échelle de temps de l'onde acoustique (T = 1/f) à celle de la diffusion thermique sur une échelle spatiale caractéristique de l'onde (la longueur d'onde acoustique \lambda = c/f).

Voir la réponse courte

Formulation d'une hypothèse de calme convectif ou de faibles gradients thermiques au voisinage immédiat de la plaque.

Voir le corrigé complet

Pour que l'agitation thermique du gaz ne perturbe pas l'onde acoustique stationnaire et le piégeage des billes aux nœuds de vibration, on formule l'hypothèse suivante :

\boxed{\text{La propagation des ondes acoustiques dans l'air s'effectue de manière adiabatique.}}

De façon équivalente, on suppose que :

  • les transferts thermiques par conduction au sein du fluide sont négligeables à l'échelle d'une période acoustique T = 1/f (le temps caractéristique de diffusion thermique sur une longueur d'onde \lambda est très grand devant T) ;
  • en l'absence de convection naturelle (garantie par la situation de microgravité à bord de l'ISS), aucun mouvement d'ensemble d'origine thermique ne vient perturber l'air du tube ni déplacer les billes piégées.

L'onde sonore ne subit ainsi aucun amortissement thermique notable et l'onde stationnaire reste parfaitement établie.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question exigeant une réflexion physique poussée, très peu réussie par les candidats.

« Question demandant une réflexion physique aboutie et par conséquent très peu réussie. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 26

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : célérité du son, diffusion thermique

Rappeler l'ordre de grandeur de la célérité du son dans l'air dans les conditions usuelles de température et de pression. En supposant des transferts thermiques purement conductifs, vérifier la validité de l'hypothèse précédente à partir d'un raisonnement en ordre de grandeur.

Voir l'indice

Estimer la diffusivité thermique D_{\text{th}} = \kappa/(\rho_{\mathrm{a}} c_p) et comparer la période acoustique T = 1/f au temps caractéristique de diffusion \tau_{\text{th}} \sim \lambda^2/D_{\text{th}}.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la valeur usuelle de la célérité du son dans l'air à température et pression ambiantes, puis en déduire la longueur d'onde \lambda et la période T de l'onde ultrasonore à f = 40\text{ kHz}.
  2. Exprimer et calculer la diffusivité thermique de l'air D_{\text{th}} = \frac{\kappa}{\rho_{\mathrm{a}} c_p} à partir des données de l'énoncé.
  3. Comparer le temps caractéristique de diffusion thermique à l'échelle de l'onde \tau_{\text{th}} \sim \frac{\lambda^2}{D_{\text{th}}} à la période acoustique T (ou, de manière équivalente, la longueur de diffusion thermique \delta_{\text{th}} à \lambda) pour valider le caractère adiabatique de la propagation.
Voir la réponse courte

Célérité c_{\mathrm{air}} \approx 340\;\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1} et comparaison du temps de diffusion thermique avec la période acoustique.

Voir le corrigé complet

Dans les conditions usuelles de température et de pression (T \approx 293\text{ K}, P \approx 1\text{ bar}), la célérité du son dans l'air est :

\boxed{c \approx 340\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

L'onde ultrasonore imposée possède une fréquence f = 40\text{ kHz} = 4{,}0 \times 10^4\text{ Hz}, ce qui correspond à :

  • une période acoustique :

    T = \frac{1}{f} = \frac{1}{4{,}0 \times 10^4} = 2{,}5 \times 10^{-5}\text{ s} = 25\ \mu\text{s}
  • une longueur d'onde acoustique :

    \lambda = \frac{c}{f} = \frac{340}{4{,}0 \times 10^4} = 8{,}5 \times 10^{-3}\text{ m} = 8{,}5\text{ mm}

Sous l'hypothèse de transferts thermiques purement conductifs, l'équation de la chaleur régit l'évolution spatiotemporelle de la température avec une diffusivité thermique donnée par :

D_{\text{th}} = \frac{\kappa}{\rho_{\mathrm{a}} c_p}

Avec \kappa = 2{,}4 \times 10^{-2}\text{ W}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{m}^{-1}, \rho_{\mathrm{a}} = 1{,}2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et c_p = 1{,}0 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} :

D_{\text{th}} = \frac{2{,}4 \times 10^{-2}}{1{,}2 \times 1{,}0 \times 10^3} = 2{,}0 \times 10^{-5}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}

Le temps caractéristique nécessaire à la conduction thermique pour homogénéiser la température sur une échelle spatiale de l'ordre de la longueur d'onde \lambda est :

\tau_{\text{th}} \sim \frac{\lambda^2}{D_{\text{th}}} = \frac{(8{,}5 \times 10^{-3})^2}{2{,}0 \times 10^{-5}} \approx 3{,}6\text{ s}

Même en considérant la distance séparant un ventre et un nœud consécutifs (\Delta x \sim \lambda / 4 \approx 2{,}1\text{ mm}), le temps caractéristique reste de l'ordre de :

\tau_{\text{th}}' \sim \frac{(\lambda/4)^2}{D_{\text{th}}} \approx 0{,}2\text{ s}

Ce temps caractéristique est immensément plus grand que la période acoustique de l'onde :

\tau_{\text{th}} \gg T \quad \left(\frac{\tau_{\text{th}}}{T} \sim 10^5\right)

De façon équivalente, la distance sur laquelle s'effectue la diffusion thermique au cours d'une période T s'écrit :

\delta_{\text{th}} \sim \sqrt{D_{\text{th}} T} = \sqrt{2{,}0 \times 10^{-5} \times 2{,}5 \times 10^{-5}} \approx 2{,}2 \times 10^{-5}\text{ m} \approx 22\ \mu\text{m} \ll \lambda
\boxed{\tau_{\text{th}} \gg T \quad \text{ou} \quad \delta_{\text{th}} \ll \lambda}

Sur la durée d'une oscillation acoustique, les échanges thermiques par conduction sont négligeables : les compressions et détendues du gaz sont adiabatiques. Le profil d'onde stationnaire de pression n'est pas lissé thermiquement, ce qui valide pleinement l'hypothèse de la question précédente.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La célérité du son est connue, mais la seconde partie de la question a été très peu abordée.

« Si une majorité de candidats connaît la célérité des ondes sonores dans l’air, la suite de la question a été très peu traitée. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Partie III : Ralentissement de la matière et condensation de Bose-Einstein

A · Modèle de l'électron élastiquement lié

Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : théorème de gauss, modèle de l'électron élastiquement lié

En utilisant le théorème de GAUSS, déterminer l'expression du champ électrique à une distance . En déduire que la force électrique subie par l'électron peut s'écrire sous la forme d'une force de rappel élastique de longueur à vide nulle et de constante de raideur , dont l'expression sera donnée en fonction de , et .

Voir l'indice

Appliquer le théorème de Gauss à une sphère de rayon r < R centrée en O portant la fraction de charge positive e(r/R)^3.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les symétries et invariances de la distribution sphérique uniforme pour déterminer l'orientation et la dépendance du champ électrique \vec{E}(\mathrm{M}).
  2. Appliquer le théorème de Gauss sur une sphère de rayon r < R centrée en \mathrm{O} pour en déduire l'expression de \vec{E}(\mathrm{M}).
  3. Calculer la force de Lorentz subie par l'électron de charge -e et l'identifier à une force de rappel élastique linéaire \vec{F} = -k \vec{r}.
Voir la réponse courte

Théorème de Gauss pour une sphère de rayon r < R, force \vec{F} = -e\vec{E} = -k\vec{r} avec k = e^2/(4\pi\varepsilon_0 R^3).

Voir le corrigé complet

La distribution de charges positives est une boule homogène de centre \mathrm{O}, de rayon R, de charge totale q = e, et de densité volumique :

\rho = \frac{e}{\frac{4}{3}\pi R^3} = \frac{3e}{4\pi R^3}.

1. Champ électrostatique \vec{E}(\mathrm{M}) pour r < R

  • Invariances et symétries : La distribution est invariante par rotation autour de tout axe passant par \mathrm{O}. Tout plan passant par \mathrm{O} et \mathrm{M} est un plan de symétrie de la distribution. Le champ électrostatique en \mathrm{M} est donc purement radial et ne dépend que de la distance r = \mathrm{OM} :

    \vec{E}(\mathrm{M}) = E(r)\,\vec{e}_r.
  • Application du théorème de Gauss : Choisissons comme surface de Gauss fermée \Sigma la sphère de centre \mathrm{O} et de rayon r (r < R). Le flux du champ électrique à travers \Sigma orientée vers l'extérieur vaut :

    \Phi = \oiint_\Sigma \vec{E}\cdot\mathrm{d}\vec{S} = E(r) \oiint_\Sigma \mathrm{d}S = 4\pi r^2 E(r).

    La charge intérieure à la surface \Sigma est donnée par :

    Q_{\text{int}} = \rho \times \frac{4}{3}\pi r^3 = e\left(\frac{r}{R}\right)^3.

    D'après le théorème de Gauss, \Phi = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0}, soit :

    4\pi r^2 E(r) = \frac{e\,r^3}{\varepsilon_0 R^3} \implies E(r) = \frac{e\,r}{4\pi\varepsilon_0 R^3}.

En introduisant le vecteur position \vec{r} = \overrightarrow{\mathrm{OM}} = r\vec{e}_r, on obtient :

\boxed{\vec{E}(\mathrm{M}) = \frac{e}{4\pi \varepsilon_0 R^3}\,\vec{r}}

2. Force subie par l'électron L'électron, de charge q_e = -e, est soumis à la force électrostatique :

\vec{F} = -e\vec{E}(\mathrm{M}) = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 R^3}\,\vec{r}.

Cette force est centrale, dirigée vers le centre \mathrm{O}, et proportionnelle au déplacement \vec{r}. Elle est donc de la forme d'une force de rappel élastique de longueur à vide nulle \vec{F} = -k\vec{r}, avec :

\boxed{k = \frac{e^2}{4\pi \varepsilon_0 R^3}}

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique, pulsation propre

On suppose qu'à l'électron se situe à une distance du centre , barycentre des charges positives, et sans vitesse initiale. En l'absence de toute autre force, montrer que . On donnera l'expression de la pulsation propre .

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle de l'oscillateur harmonique non amorti \ddot{\vec{r}} + \omega_0^2 \vec{r} = \vec{0}.

Voir la réponse courte

PFD m\ddot{r} + kr = 0, résolution harmonique immédiate r(t) = r_0\cos(\omega_0 t) avec \omega_0 = \sqrt{k/m}.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique à l'électron de masse m dans le référentiel d'étude galiléen.

En l'absence de toute autre force que l'interaction électrostatique établie à la question précédente, le bilan des forces se réduit à la force de rappel élastique :

\vec{F} = -k \vec{r}

où k = \dfrac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 R^3} d'après la question Q27. Le principe fondamental de la dynamique s'écrit alors :

m \frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} = -k \vec{r} \iff \frac{\mathrm{d}^2\vec{r}}{\mathrm{d}t^2} + \omega_0^2 \vec{r} = \vec{0}

en posant la pulsation propre :

\boxed{\omega_0 = \sqrt{\frac{k}{m}} = \sqrt{\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m R^3}}}

À l'instant t=0, l'électron est situé en \vec{r}(0) = r_0 \vec{u} (avec \vec{u} un vecteur unitaire fixe issu de \mathrm{O}) et sa vitesse initiale est nulle : \vec{v}(0) = \vec{0}.

La force étant constamment colinéaire à \vec{r} et la vitesse initiale étant nulle, le moment cinétique initial en \mathrm{O} est nul (\vec{L}_{\mathrm{O}}(0) = \vec{0}), ce qui impose un mouvement purement rectiligne le long de l'axe porté par \vec{u}.

En repérant la position algébrique de l'électron sur cet axe par r(t) telle que \vec{r}(t) = r(t)\vec{u}, l'équation vectorielle se projette selon :

\ddot{r}(t) + \omega_0^2 r(t) = 0

La solution générale de cette équation différentielle harmonique s'écrit :

r(t) = A\cos(\omega_0 t) + B\sin(\omega_0 t)

avec A et B deux constantes réelles déterminées par les conditions initiales :

\begin{aligned} \dot{r}(0) = 0 &\implies B\omega_0 = 0 \implies B = 0 \\ r(0) = r_0 &\implies A = r_0 \end{aligned}

On obtient ainsi directement l'évolution temporelle de la position :

\boxed{r(t) = r_0 \cos(\omega_0 t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'exploitation des conditions initiales pour aboutir au résultat fourni doit être rigoureusement justifiée.

« Trop de candidats arrivent trop rapidement au résultat donné dans l’énoncé sans justifier correctement à l’aide des conditions initiales. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : pulsation propre, onde électromagnétique

Dans ce modèle, on admet que le mouvement de l'électron engendre une onde électromagnétique, à l'origine des raies spectrales de l'atome. Donner un ordre de grandeur numérique de la constante de raideur pour une raie spectrale dans le visible.

Voir l'indice

Relier la pulsation optique du visible \omega_0 = 2\pi c/\lambda à la raideur k = m \omega_0^2 pour \lambda \sim 500\text{--}800\text{ nm}.

Voir la stratégie
  1. Relier la constante de raideur k à la pulsation propre \omega_0 d'oscillation de l'électron grâce au résultat de la question Q28 : k = m\omega_0^2.
  2. Exprimer \omega_0 en fonction de la longueur d'onde dans le vide \lambda de l'onde électromagnétique émise, et choisir une valeur typique du domaine visible (\lambda \sim 500 \text{ à } 600\text{ nm}).
  3. Effectuer l'application numérique pour en déduire l'ordre de grandeur de k.
Voir la réponse courte

Relation \omega_0 = 2\pi c/\lambda dans le visible donnant \omega_0 \sim 3\cdot 10^{15}\;\mathrm{rad}\cdot\mathrm{s}^{-1} et k = m_e\omega_0^2 \sim 10\text{--}30\;\mathrm{N}\cdot\mathrm{m}^{-1}.

Voir le corrigé complet

L'électron oscillant à la pulsation \omega_0 engendre un rayonnement électromagnétique de même pulsation \omega_0. La longueur d'onde associée dans le vide est reliée à la pulsation propre par :

\omega_0 = \frac{2\pi c}{\lambda}

D'après la question Q28, la pulsation propre est donnée par \omega_0 = \sqrt{k/m}, d'où l'expression de la constante de raideur :

k = m\omega_0^2 = m\left(\frac{2\pi c}{\lambda}\right)^2

Pour une radiation située au milieu du spectre visible, on prend typiquement \lambda \approx 600\text{ nm} = 6{,}0 \times 10^{-7}\text{ m}. Avec les valeurs fournies par l'énoncé :

  • m = 9{,}1 \times 10^{-31}\text{ kg} ;
  • c = 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

On obtient numériquement :

\begin{aligned} \omega_0 &= \frac{2\pi \times 3{,}0 \times 10^8}{6{,}0 \times 10^{-7}} = \pi \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \approx 3{,}1 \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \\ k &= 9{,}1 \times 10^{-31} \times \left(3{,}1 \times 10^{15}\right)^2 \approx 9{,}1 \times 10^{-31} \times 9{,}9 \times 10^{30} \approx 9\text{ N}\cdot\text{m}^{-1} \end{aligned}

En ordre de grandeur à un seul chiffre significatif :

\boxed{k \sim 10\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Attention à ne pas confondre vecteur d'onde et constante de raideur.

« Quelques confusions vecteur d’onde/constante de raideur forcément dommageables. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie mécanique, oscillateur harmonique

Exprimer l'énergie mécanique de l'électron à et à une date quelconque .

Voir l'indice

Calculer l'énergie mécanique sous forme de la somme de l'énergie cinétique et de l'énergie potentielle élastique \frac{1}{2}kr^2.

Voir la réponse courte

Calcul direct E_{\mathrm{m}} = \frac{1}{2}m\dot{r}^2 + \frac{1}{2}kr^2 = \frac{1}{2}kr_0^2, indépendant du temps en l'absence d'amortissement.

Voir le corrigé complet

L'électron n'étant soumis qu'à la force de rappel élastique conservative \vec{F} = -k\vec{r}, l'énergie potentielle dont dérive cette force s'écrit, en choisissant l'origine \mathrm{O} comme état de référence (E_{\mathrm{p}}(0) = 0) :

E_{\mathrm{p}}(r) = \frac{1}{2} k r^2.

Le mouvement étant rectiligne le long de la direction initiale, l'énergie cinétique de l'électron de masse m est :

E_{\mathrm{c}} = \frac{1}{2} m \dot{r}^2.

L'énergie mécanique du système est donc la somme de ces deux termes :

E_{\mathrm{m}} = E_{\mathrm{c}} + E_{\mathrm{p}} = \frac{1}{2} m \dot{r}^2 + \frac{1}{2} k r^2.
  • À la date t = 0 :
    D'après les conditions initiales données à la question Q28, r(0) = r_0 et \dot{r}(0) = 0. Il vient immédiatement :

    \boxed{E_{\mathrm{m}}(0) = \frac{1}{2} k r_0^2 = \frac{1}{2} m \omega_0^2 r_0^2}
  • À une date quelconque t :
    D'après la loi horaire établie à la question Q28, r(t) = r_0 \cos(\omega_0 t), d'où la vitesse :

    \dot{r}(t) = -\omega_0 r_0 \sin(\omega_0 t).

    En injectant ces grandeurs dans l'expression de l'énergie mécanique et en utilisant k = m\omega_0^2 :

    \begin{aligned} E_{\mathrm{m}}(t) &= \frac{1}{2} m \left(-\omega_0 r_0 \sin(\omega_0 t)\right)^2 + \frac{1}{2} k \left(r_0 \cos(\omega_0 t)\right)^2 \\ &= \frac{1}{2} m \omega_0^2 r_0^2 \sin^2(\omega_0 t) + \frac{1}{2} m \omega_0^2 r_0^2 \cos^2(\omega_0 t) \\ &= \frac{1}{2} m \omega_0^2 r_0^2 \left(\sin^2(\omega_0 t) + \cos^2(\omega_0 t)\right). \end{aligned}

    Comme \cos^2(\omega_0 t) + \sin^2(\omega_0 t) = 1, l'énergie mécanique est constante au cours du mouvement :

    \boxed{E_{\mathrm{m}}(t) = \frac{1}{2} k r_0^2 = \frac{1}{2} m \omega_0^2 r_0^2}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : puissance rayonnée, énergie mécanique

Après avoir exprimé en fonction de l'énergie mécanique et de quantités constantes, établir l'équation différentielle vérifiée par .

Voir l'indice

Calculer la moyenne temporelle \langle \ddot{r}^2 \rangle = \omega_0^4 \langle r^2 \rangle, faire apparaître l'énergie mécanique moyenne et écrire \mathrm{d}E_{\mathrm{m}}/\mathrm{d}t = -\mathcal{P}(t).

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'approximation de variation lente de l'amplitude r_0(t) sur une période T_0 pour calculer l'accélération \ddot{r}(t) et sa moyenne quadratique \langle \ddot{r}^2(t) \rangle.
  2. Relier \langle \ddot{r}^2(t) \rangle à l'énergie mécanique instantanée E_{\mathrm{m}}(t) = \frac{1}{2}m\omega_0^2 r_0(t)^2 pour obtenir \mathcal{P}(t).
  3. Appliquer le théorème de l'énergie mécanique sous forme moyennée en traduisant le fait que \mathcal{P}(t) représente la puissance cédée par l'électron au rayonnement électromagnétique.
Voir la réponse courte

Puissance de Larmor moyennée proportionnelle à l'énergie mécanique, menant à \mathrm{d}E_{\mathrm{m}}/\mathrm{d}t = -E_{\mathrm{m}}/\tau_0.

Voir le corrigé complet

Puisque la durée caractéristique de variation de r_0(t) est très grande devant la période d'oscillation T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0}, la dérivée temporelle de r(t) = r_0(t)\cos(\omega_0 t) est dominée par l'oscillation rapide :

\dot{r}(t) \simeq -\omega_0 r_0(t) \sin(\omega_0 t) \quad \text{et} \quad \ddot{r}(t) \simeq -\omega_0^2 r_0(t) \cos(\omega_0 t).

En élevant au carré et en effectuant la moyenne temporelle sur une période T_0, sur laquelle r_0(t) est quasi-constante :

\langle \ddot{r}^2(t) \rangle = \omega_0^4 r_0^2(t) \langle \cos^2(\omega_0 t) \rangle = \frac{1}{2} \omega_0^4 r_0^2(t).

D'après la question Q30, l'énergie mécanique de l'oscillateur s'exprime à chaque instant par :

E_{\mathrm{m}}(t) = \frac{1}{2} m \omega_0^2 r_0^2(t) \implies r_0^2(t) = \frac{2 E_{\mathrm{m}}(t)}{m \omega_0^2}.

On en déduit :

\langle \ddot{r}^2(t) \rangle = \frac{\omega_0^2}{m} E_{\mathrm{m}}(t).

En injectant cette relation dans la formule de Larmor (8), la puissance instantanée perdue par rayonnement s'écrit :

\boxed{\mathcal{P}(t) = \frac{e^2 \omega_0^2}{6\pi\varepsilon_0 m c^3} E_{\mathrm{m}}(t)}

La puissance \mathcal{P}(t) étant évacuée du système sous forme d'ondes électromagnétiques, le bilan d'énergie mécanique sur une période s'écrit :

\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} = -\mathcal{P}(t).

On aboutit ainsi à l'équation différentielle régissant l'évolution temporelle de E_{\mathrm{m}}(t) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} + \frac{e^2 \omega_0^2}{6\pi\varepsilon_0 m c^3} E_{\mathrm{m}}(t) = 0}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : temps caractéristique, temps de vie

En déduire l'expression de la durée caractéristique de variation de l'énergie mécanique. Expliquer pourquoi est appelé « temps de vie de l'état excité » d'un atome et donner un ordre de grandeur numérique de .

Voir l'indice

Identifier le temps d'amortissement caractéristique \tau_0 dans la solution exponentielle de l'équation différentielle précédente et faire l'application numérique.

Voir la stratégie
  1. Identifier la constante de temps \tau_0 à partir de l'équation différentielle du premier ordre régissant E_{\mathrm{m}}(t) établie à la question précédente.
  2. Interpréter physiquement la décroissance de l'énergie en établissant le parallèle entre l'amortissement radiatif classique de l'oscillateur et la désexcitation spontanée d'un atome en physique quantique.
  3. Évaluer l'ordre de grandeur de \tau_0 en utilisant la pulsation propre \omega_0 estimée dans le domaine visible ou le proche infrarouge.
Voir la réponse courte

Constante de temps \tau_0 \sim 10^{-8}\;\mathrm{s}, durée caractéristique d'amortissement radiatif assimilable au temps de vie de l'état excité.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle régissant l'évolution temporelle de l'énergie mécanique E_{\mathrm{m}}(t), établie à la question précédente, s'écrit :

\frac{\mathrm{d}E_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} + \frac{e^2 \omega_0^2}{6\pi \varepsilon_0 m c^3} E_{\mathrm{m}}(t) = 0

Sous la forme canonique \dfrac{\mathrm{d}E_{\mathrm{m}}}{\mathrm{d}t} + \dfrac{E_{\mathrm{m}}}{\tau_0} = 0, la durée caractéristique de décroissance de l'énergie mécanique est donc :

\boxed{\tau_0 = \frac{6\pi \varepsilon_0 m c^3}{e^2 \omega_0^2}}

Interprétation de \tau_0 comme « temps de vie de l'état excité » :
La solution de l'équation différentielle est :

E_{\mathrm{m}}(t) = E_{\mathrm{m}}(0)\,\mathrm{e}^{-t/\tau_0}

Au cours du temps, l'électron perd son énergie d'oscillation par émission d'ondes électromagnétiques et retourne à sa position d'équilibre au repos au centre \mathrm{O} (qui modélise ici l'état fondamental).

En physique quantique, un atome préparé dans un niveau excité se désexcite spontanément vers le niveau fondamental par émission d'un photon. La probabilité de trouver l'atome dans l'état excité décroît exponentiellement selon \mathrm{e}^{-t/\tau_0} : \tau_0 représente donc la durée de vie moyenne de l'atome dans son état excité avant émission spontanée.

Ordre de grandeur numérique :
En exprimant la pulsation en fonction de la longueur d'onde de transition dans le vide \lambda_0 = 2\pi c / \omega_0, l'expression de \tau_0 devient :

\tau_0 = \frac{3 \varepsilon_0 m c \lambda_0^2}{2\pi e^2}

Pour une transition optique dans le domaine visible ou proche infrarouge (comme la raie du rubidium à \lambda_0 \approx 8{,}0 \times 10^{-7}\text{ m}, avec \omega_0 \approx 2{,}4 \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}) :

\begin{aligned} \tau_0 &\approx \frac{6\pi \times (8{,}9 \times 10^{-12}) \times (9{,}1 \times 10^{-31}) \times (3{,}0 \times 10^8)^3}{(1{,}6 \times 10^{-19})^2 \times (2{,}4 \times 10^{15})^2} \\ &\approx \frac{4{,}1 \times 10^{-15}}{1{,}5 \times 10^{-7}} \approx 2{,}7 \times 10^{-8}\text{ s} \end{aligned}

On retient donc comme ordre de grandeur :

\boxed{\tau_0 \sim 10^{-8}\text{ s} = 10\text{ ns}}

Résultat

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B · Interaction lumière-matière

Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : force de lorentz, approximation dipolaire

Donner la condition permettant de négliger la composante magnétique de la force de LORENTZ devant la composante électrique. On suppose cette condition réalisée dans la suite de l'étude. Justifier que le champ électrique associé au laser peut s'écrire .

Voir l'indice

Comparer l'ordre de grandeur de evB \sim e v E/c à eE dans l'hypothèse non relativiste v \ll c, et justifier l'approximation dipolaire par R \ll \lambda.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport de la composante magnétique à la composante électrique de la force de Lorentz pour une onde électromagnétique plane se propageant dans le vide, puis en déduire la condition cinématique requise.
  2. Comparer l'extension spatiale du mouvement de l'électron (taille de l'atome) à la longueur d'onde du laser pour justifier l'approximation dipolaire électrique (déphasage spatial négligeable).
Voir la réponse courte

Condition non-relativiste v \ll c pour négliger la composante magnétique, et taille atomique négligeable devant \lambda (approximation dipolaire).

Voir le corrigé complet

1. Négligence de la composante magnétique de la force de Lorentz

La force de Lorentz subie par l'électron de charge -e et de vitesse \vec{v} s'écrit :

\vec{F}_{\mathrm{L}} = -e \left( \vec{E} + \vec{v} \times \vec{B} \right).

Pour une onde électromagnétique plane progressive se propageant dans le vide à la célérité c, les amplitudes des champs électrique et magnétique sont reliées par la relation de structure :

B = \frac{E}{c}.

L'ordre de grandeur du rapport des normes des composantes magnétique et électrique est donc majoré par :

\frac{\|\vec{F}_{\mathrm{mag}}\|}{\|\vec{F}_{\mathrm{el}}\|} = \frac{e \|\vec{v} \times \vec{B}\|}{e E} \le \frac{v B}{E} = \frac{v}{c}.

La condition pour pouvoir négliger la composante magnétique devant la composante électrique est que le mouvement de l'électron soit non relativiste :

\boxed{v \ll c}

2. Justification de l'approximation dipolaire électrique

Pour une onde plane progressive monochromatique, le champ électrique dépend de la position par le terme de phase spatiale \vec{k}\cdot\vec{r} :

\vec{E}(\vec{r}, t) = \vec{E}_0 \cos(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r} + \varphi_0),

où \|\vec{k}\| = \frac{2\pi}{\lambda}. L'électron étant confiné au sein de l'atome de rayon R, sa position vérifie à tout instant \|\vec{r}\| \le R. La variation spatiale maximale de phase s'évalue par :

\|\vec{k} \cdot \vec{r}\| \le k R = \frac{2\pi R}{\lambda}.

D'après les données de l'énoncé, le rayon atomique vaut R \sim 10^{-10}\text{ m} et la longueur d'onde du laser vaut \lambda = 8,0 \times 10^2\text{ nm} = 8,0 \times 10^{-7}\text{ m}, soit :

k R \approx \frac{2\pi \times 10^{-10}}{8,0 \times 10^{-7}} \approx 8 \times 10^{-4} \ll 1.

La dimension de l'atome étant négligeable devant la longueur d'onde du rayonnement (R \ll \lambda), le champ électrique est spatialement quasi-uniforme à l'échelle atomique. En choisissant l'origine des temps telle que la phase à l'origine soit nulle (\varphi_0 = 0), on a bien :

\boxed{\vec{E}(\vec{r}, t) \simeq \vec{E}(\vec{0}, t) = \vec{E}_0 \cos(\omega t)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Comparer les normes ne suffit pas, et la deuxième partie de la question n'a que très rarement été abordée.

« Nombreux sont ceux qui se cantonnent à ||⃗v ∧⃗B|| ≪|| ⃗E|| ce qui n’est pas suffisant. La deuxième partie n’a été traitée que très rarement. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : modèle de l'électron élastiquement lié, moment dipolaire

Établir l'expression complexe de en fonction de , , , et notamment. En déduire l'expression complexe du moment dipolaire induit .

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle en régime sinusoïdal forcé en représentation complexe pour \underline{\vec{r}} puis utiliser \underline{\vec{p}} = -e\underline{\vec{r}}.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron dans le référentiel galiléen du laboratoire, le noyau étant supposé fixe (M \gg m).
  2. Recenser les forces agissant sur l'électron (force électrique du laser, rappel élastique et frottement radiatif), puis projeter l'équation du mouvement sur la direction de polarisation du champ électrique.
  3. Passer en régime sinusoïdal forcé en représentation complexe pour isoler l'élongation complexe \underline{r}(t), puis en déduire le moment dipolaire induit \vec{\underline{p}} = -e\underline{\vec{r}}.
Voir la réponse courte

PFD en régime sinusoïdal forcé avec frottement radiatif, obtention de l'élongation \underline{r} puis du dipôle induit \vec{\underline{p}} = -e\vec{\underline{r}}.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique à l'électron (masse m, charge -e) dans le référentiel galiléen du laboratoire. Le noyau (barycentre O des charges positives) est supposé fixe à l'origine en raison de son inertie (M \gg m).

D'après les questions précédentes et l'énoncé, les forces exercées sur l'électron sont :

  • la force électrique du laser (la composante magnétique étant négligée et l'approximation dipolaire étant vérifiée d'après la question Q33) :

    \vec{F}_e = -e \vec{E}(\vec{0}, t) \,;
  • la force de rappel élastique :

    \vec{F}_{\mathrm{rap}} = -k \vec{r} = -m\omega_0^2 \vec{r} \,;
  • la force d'amortissement radiatif :

    \vec{f} = -\frac{m}{\tau_0} \dot{\vec{r}} \,.

L'équation du mouvement s'écrit donc :

m \ddot{\vec{r}} = -m\omega_0^2 \vec{r} - \frac{m}{\tau_0} \dot{\vec{r}} - e \vec{E}(\vec{0}, t) \,,

soit :

\ddot{\vec{r}} + \frac{1}{\tau_0} \dot{\vec{r}} + \omega_0^2 \vec{r} = -\frac{e}{m} \vec{E}(\vec{0}, t) \,.

En projetant sur la direction du champ électrique, notée selon le vecteur unitaire \vec{u} tel que \vec{E}_0 = E_0 \vec{u} et \vec{r}(t) = r(t)\vec{u}, on obtient l'équation différentielle scalaire :

\ddot{r}(t) + \frac{1}{\tau_0} \dot{r}(t) + \omega_0^2 r(t) = -\frac{e}{m} E_0 \cos(\omega t) \,.

En régime sinusoïdal permanent, en adoptant la représentation complexe \underline{E}(t) = E_0 \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t} et \underline{r}(t) = r_0 \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}, les dérivées temporelles se traduisent par la multiplication par \mathrm{i}\omega :

\begin{aligned} \left(-\omega^2 + \mathrm{i}\frac{\omega}{\tau_0} + \omega_0^2\right) \underline{r}(t) &= -\frac{e}{m} \underline{E}(t) \,. \end{aligned}

On en déduit l'expression complexe de la position :

\boxed{\underline{r}(t) = -\frac{e}{m} \frac{1}{\omega_0^2 - \omega^2 + \mathrm{i}\dfrac{\omega}{\tau_0}} \underline{E}(t)}

avec \underline{E}(t) = E_0 \mathrm{e}^{\mathrm{i}\omega t}.

Le moment dipolaire induit s'écrit \vec{p} = -e\vec{r}, soit en grandeur complexe vectorielle :

\vec{\underline{p}} = -e \underline{\vec{r}} = -e \underline{r}(t)\vec{u} = \frac{e^2}{m} \frac{1}{\omega_0^2 - \omega^2 + \mathrm{i}\dfrac{\omega}{\tau_0}} \underline{E}(t) \vec{u} \,.

En réinjectant \vec{\underline{E}} = \underline{E}(t) \vec{u}, on obtient :

\boxed{\vec{\underline{p}} = \frac{e^2}{m} \frac{1}{\omega_0^2 - \omega^2 + \mathrm{i}\dfrac{\omega}{\tau_0}} \vec{\underline{E}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 35

ExigeanteTemps estimé : ≈ 9 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : polarisabilité, résonance

Exprimer la polarisabilité complexe . Montrer que dans le cadre de l'approximation , et peuvent se mettre sous la forme suivante :

On exprimera en fonction de , , et , et en fonction de .

Voir l'indice

Factoriser \omega_0^2 - \omega^2 \simeq 2\omega_0(\omega_0 - \omega) = -2\omega_0 \delta au voisinage immédiat de la résonance.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'expression de \underline{\alpha}(\omega) en comparant le moment dipolaire induit obtenu à la question Q34 à la relation de définition \underline{\vec{p}} = \varepsilon_0 \underline{\alpha}(\omega)\underline{\vec{E}}.
  2. Effectuer l'approximation au voisinage de la résonance (|\delta| \ll \omega_0) sur le dénominateur en posant \omega = \omega_0 + \delta.
  3. Séparer les parties réelle et imaginaire selon la convention imposée \underline{\alpha} = \alpha' - \mathrm{i}\alpha'' pour identifier \alpha_0 et \Gamma.
Voir la réponse courte

Définition \vec{\underline{p}} = \varepsilon_0 \underline{\alpha}\vec{\underline{E}} et approximation résonante \omega^2 - \omega_0^2 \approx 2\omega_0 \delta pour séparer parties réelle et imaginaire.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q34, le moment dipolaire induit complexe s'écrit :

\vec{\underline{p}} = \frac{e^2}{m}\frac{1}{\omega_0^2 - \omega^2 + \mathrm{i}\dfrac{\omega}{\tau_0}} \vec{\underline{E}}

Par identification avec la relation de définition (10), \vec{\underline{p}} = \varepsilon_0 \underline{\alpha}(\omega) \vec{\underline{E}}, on en déduit immédiatement l'expression de la polarisabilité complexe :

\boxed{\underline{\alpha}(\omega) = \frac{e^2}{\varepsilon_0 m} \frac{1}{\omega_0^2 - \omega^2 + \mathrm{i}\dfrac{\omega}{\tau_0}}}

Plaçons-nous au voisinage de la résonance, où le désaccord \delta = \omega - \omega_0 vérifie |\delta| \ll \omega_0. On a :

\begin{aligned} \omega_0^2 - \omega^2 &= (\omega_0 - \omega)(\omega_0 + \omega) = -\delta(2\omega_0 + \delta) \simeq -2\omega_0\delta \\ \frac{\omega}{\tau_0} &\simeq \frac{\omega_0}{\tau_0} \end{aligned}

Le dénominateur de \underline{\alpha}(\omega) se réécrit donc :

\omega_0^2 - \omega^2 + \mathrm{i}\frac{\omega}{\tau_0} \simeq -2\omega_0\delta + \mathrm{i}\frac{\omega_0}{\tau_0} = -2\omega_0\left( \delta - \mathrm{i}\frac{1}{2\tau_0} \right)

En posant \Gamma = \dfrac{1}{\tau_0}, il vient :

\frac{1}{\omega_0^2 - \omega^2 + \mathrm{i}\dfrac{\omega}{\tau_0}} \simeq -\frac{1}{2\omega_0} \frac{1}{\delta - \mathrm{i}\dfrac{\Gamma}{2}} = -\frac{1}{2\omega_0} \frac{\delta + \mathrm{i}\dfrac{\Gamma}{2}}{\delta^2 + \dfrac{\Gamma^2}{4}}

En réinjectant cette forme dans l'expression de la polarisabilité :

\underline{\alpha}(\omega) \simeq -\frac{e^2}{2\varepsilon_0 m \omega_0} \frac{\delta + \mathrm{i}\dfrac{\Gamma}{2}}{\delta^2 + \dfrac{\Gamma^2}{4}}

En introduisant la grandeur \alpha_0 définie par :

\boxed{\alpha_0 = \frac{e^2}{\varepsilon_0 m \omega_0^2}} \quad \text{et} \quad \boxed{\Gamma = \frac{1}{\tau_0}}

on obtient :

\underline{\alpha}(\omega) = -\frac{\alpha_0}{2} \frac{\omega_0 \left(\delta + \mathrm{i}\dfrac{\Gamma}{2}\right)}{\delta^2 + \dfrac{\Gamma^2}{4}}

Puisque l'énoncé pose \underline{\alpha}(\omega) = \alpha'(\omega) - \mathrm{i}\alpha''(\omega), l'identification des parties réelle et imaginaire donne directement :

\boxed{\alpha' = -\frac{\alpha_0}{2} \frac{\omega_0 \delta}{\delta^2 + \Gamma^2/4}} \quad \text{et} \quad \boxed{\alpha'' = \frac{\alpha_0}{2} \frac{\omega_0 \Gamma/2}{\delta^2 + \Gamma^2/4}}

Résultat

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Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : analyse dimensionnelle, polarisabilité

Déterminer la dimension de . Proposer une interprétation physique de cette grandeur.

Voir l'indice

Déterminer l'unité de \alpha_0 et comparer son ordre de grandeur au volume d'un atome sphérique 4\pi R^3.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la dimension de \alpha_0 par analyse dimensionnelle à partir de la relation fondamentale \vec{p} = \varepsilon_0 \alpha_0 \vec{E}, ou directement à partir de son expression en fonction du rayon atomique R.
  2. Interpréter \alpha_0 à la fois sur le plan physique (réponse du nuage électronique en régime statique) et sur le plan géométrique en reliant \alpha_0 au volume de l'atome.
Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle montrant que \alpha_0 est homogène à un volume, interprétable comme le volume électronique polarisable.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (10) de l'énoncé, en régime statique (\omega \to 0), le moment dipolaire induit s'écrit :

\vec{p} = \varepsilon_0 \alpha_0 \vec{E}.

Or :

  • le moment dipolaire \vec{p} = -e\vec{r} a pour dimension [p] = \mathrm{I}\cdot\mathrm{T}\cdot\mathrm{L} (ou en unités usuelles \mathrm{C}\cdot\mathrm{m}) ;
  • le champ électrique a pour dimension [E] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-3}\cdot\mathrm{I}^{-1} (en \mathrm{V}\cdot\mathrm{m}^{-1}) ;
  • la permittivité du vide \varepsilon_0 a pour unité le \mathrm{F}\cdot\mathrm{m}^{-1} = \mathrm{C}\cdot\mathrm{V}^{-1}\cdot\mathrm{m}^{-1}, d'où [\varepsilon_0 E] = \mathrm{C}\cdot\mathrm{m}^{-2} = \mathrm{I}\cdot\mathrm{T}\cdot\mathrm{L}^{-2}.

On en déduit immédiatement la dimension de la polarisabilité statique :

[\alpha_0] = \frac{[p]}{[\varepsilon_0][E]} = \frac{\mathrm{I}\cdot\mathrm{T}\cdot\mathrm{L}}{\mathrm{I}\cdot\mathrm{T}\cdot\mathrm{L}^{-2}} = \mathrm{L}^3.
\boxed{[\alpha_0] = \mathrm{L}^3}

La grandeur \alpha_0 est donc homogène à un volume (exprimée en \mathrm{m}^3).

En réinjectant dans l'expression de \alpha_0 (question Q35) la pulsation propre \omega_0^2 = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m R^3} établie à la question Q28, on obtient :

\alpha_0 = \frac{e^2}{\varepsilon_0 m \omega_0^2} = 4\pi R^3 = 3\,V_{\text{atome}},

où V_{\text{atome}} = \frac{4}{3}\pi R^3 est le volume de la sphère atomique dans le modèle de Thomson.

Interprétation physique :

  • \alpha_0 est la polarisabilité statique de l'atome. Elle mesure la facilité avec laquelle le nuage électronique se déforme (se translate) sous l'action d'un champ électrique extérieur pour créer un dipôle induit.
  • \alpha_0 est proportionnelle au volume atomique : plus un atome est volumineux, plus ses électrons périphériques sont éloignés du noyau et faiblement liés, et plus sa polarisabilité est grande.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'interprétation physique de la polarisabilité a presque systématiquement été omise.

« Si la dimension de α a parfois été trouvée, l’interprétation physique a presque toujours manqué. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Notions : force radiative, profil lorentzien

Représenter l'allure de la norme de en fonction du désaccord .

Voir l'indice

Tracer une courbe lorentzienne symétrique centrée en \delta = 0 s'annulant aux infinis.

Voir la réponse courte

Tracé de la courbe lorentzienne symétrique en \delta, centrée en \delta = 0 avec une largeur liée à \Gamma.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (12) fournie par l'énoncé, la force radiative s'écrit :

\vec{F} = \hbar \vec{k}\,\frac{\Gamma}{2}\,\frac{I}{I_{\mathrm{sat}}}\,\frac{\Gamma^2/4}{\delta^2 + \Gamma^2/4}

En prenant la norme de cette force, sachant que \|\vec{k}\| = k, on obtient :

F(\delta) = \|\vec{F}\| = F_{\mathrm{max}}\,\frac{1}{1 + \left(\dfrac{2\delta}{\Gamma}\right)^2}

en posant la valeur maximale atteinte à résonance (\delta = 0) :

F_{\mathrm{max}} = \hbar k\,\frac{\Gamma}{2}\,\frac{I}{I_{\mathrm{sat}}}

Cette fonction présente les caractéristiques remarquables suivantes :

  • Symétrie : la fonction est paire en \delta, le profil est donc symétrique par rapport à l'axe des ordonnées (\delta = 0) ;
  • Maximum : elle atteint son maximum F_{\mathrm{max}} à la résonance, c'est-à-dire pour \delta = \omega - \omega_0 = 0 ;
  • Profil lorentzien : il s'agit d'une lorentzienne de largeur à mi-hauteur (FWHM) égale à \Gamma, puisque pour \delta = \pm\,\dfrac{\Gamma}{2} :

    F\left(\pm\,\frac{\Gamma}{2}\right) = \frac{F_{\mathrm{max}}}{2}
  • Comportement asymptotique : F(\delta) tend vers 0 lorsque |\delta| \gg \Gamma selon une décroissance en 1/\delta^2.
Voir ce qu'a relevé le jury

Un tracé d'allure doit couvrir tout le domaine, nommer clairement les axes et faire figurer les valeurs clés.

« Représenter l’allure d’une fonction ne dispense pas de représenter la fonction sur tout son domaine de définition, d’identifier précisément abscisse et ordonnée, et éventuellement de repérer certaines valeurs particulières. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : largeur à mi-hauteur, temps de vie

On définit l'intervalle de pulsation tel que . Déterminer l'expression de en fonction de .

Voir l'indice

Résoudre \delta^2 + \Gamma^2/4 = \Gamma^2/2 pour trouver les deux pulsations de demi-hauteur et leur écartement.

Voir la réponse courte

Condition F(\delta) = F_{\max}/2 conduisant à \delta = \pm \Gamma/2, d'où \Delta\omega = \Gamma = 1/\tau_0.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la force radiative (12) admise par l'énoncé et réécrite à la question Q37 en fonction du désaccord \delta = \omega - \omega_0, la norme de la force s'écrit :

F(\omega) = F_{\max} \frac{\Gamma^2 / 4}{(\omega - \omega_0)^2 + \Gamma^2 / 4}.

Les pulsations de coupure à mi-hauteur \omega_\pm vérifient par définition :

F(\omega_\pm) = \frac{F_{\max}}{2} \iff \frac{\Gamma^2 / 4}{(\omega_\pm - \omega_0)^2 + \Gamma^2 / 4} = \frac{1}{2}.

Il vient immédiatement :

(\omega_\pm - \omega_0)^2 = \frac{\Gamma^2}{4},

soit :

\omega_\pm = \omega_0 \pm \frac{\Gamma}{2}.

L'intervalle de pulsation à mi-hauteur vaut donc :

\Delta \omega = \omega_+ - \omega_- = \Gamma.

Or, d'après la question Q35, la largeur radiative \Gamma est reliée au temps de vie \tau_0 de l'état excité par la relation \Gamma = \frac{1}{\tau_0}. On en déduit l'expression demandée :

\boxed{\Delta \omega = \frac{1}{\tau_0}}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : force radiative, poids

Comparer la norme de la force à l'action de la pesanteur sur un atome de Rubidium, pour et à la résonance.

Voir l'indice

Calculer la force maximale F_{\mathrm{rad}} = \hbar k \Gamma / 2 = \frac{h}{\lambda}\frac{\Gamma}{2} et faire le rapport avec le poids atomique Mg.

Voir la réponse courte

Évaluation du rapport F/mg \sim 10^4\text{--}10^5, prouvant la prépondérance écrasante de la pression de radiation sur la pesanteur.

Voir le corrigé complet

À la résonance, le désaccord est nul (\delta = 0). Pour une intensité égale à l'intensité de saturation (I = I_{\mathrm{sat}}), la norme de la force radiative s'écrit d'après l'équation (12) :

F = \|\vec{F}\| = \hbar k \frac{\Gamma}{2}

Sachant que \hbar = \dfrac{h}{2\pi} et que la norme du vecteur d'onde vaut k = \dfrac{2\pi}{\lambda}, la quantité d'impulsion associée à un photon est \hbar k = \dfrac{h}{\lambda}. On obtient ainsi :

F = \frac{h}{\lambda} \frac{\Gamma}{2} = \frac{h}{\lambda} \pi \left(\frac{\Gamma}{2\pi}\right)

Effectuons l'application numérique avec les données du sujet :

  • h = 6{,}6 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} ;
  • \lambda = 8{,}0 \times 10^2\text{ nm} = 8{,}0 \times 10^{-7}\text{ m} ;
  • \dfrac{\Gamma}{2\pi} = 6{,}0\text{ MHz} = 6{,}0 \times 10^6\text{ s}^{-1}.
\begin{aligned} F &= \frac{6{,}6 \times 10^{-34}}{8{,}0 \times 10^{-7}} \times \pi \times 6{,}0 \times 10^6 \approx 1{,}56 \times 10^{-20}\text{ N} \approx 1{,}6 \times 10^{-20}\text{ N} \end{aligned}

D'autre part, la norme du poids exercé sur un atome de Rubidium dans le champ de pesanteur terrestre vaut :

P = M g

Avec M = 1{,}4 \times 10^{-25}\text{ kg} et g = 9{,}8\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

\begin{aligned} P &= 1{,}4 \times 10^{-25} \times 9{,}8 \approx 1{,}37 \times 10^{-24}\text{ N} \approx 1{,}4 \times 10^{-24}\text{ N} \end{aligned}

Comparons ces deux grandeurs par leur rapport :

\frac{F}{P} = \frac{1{,}56 \times 10^{-20}}{1{,}37 \times 10^{-24}} \approx 1{,}1 \times 10^4
\boxed{\frac{F}{P} \approx 1{,}1 \times 10^4 \gg 1}

La force radiative exercée par le laser est environ 10^4 fois plus intense que le poids de l'atome.

Résultat

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C · Ralentissement d'atomes par laser

Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : vitesse quadratique moyenne, température cinétique

En supposant le gaz d'atomes porté à une température de , établir l'expression de la vitesse quadratique moyenne de ces atomes et l'estimer numériquement.

Voir l'indice

Appliquer le théorème de l'équipartition de l'énergie : \frac{1}{2}M v_{\mathrm{qm}}^2 = \frac{3}{2} k_{\mathrm{B}} T.

Voir la stratégie
  1. Modéliser les atomes de rubidium sous forme de gaz parfait monoatomique à l'équilibre thermodynamique à la température T.
  2. Appliquer le théorème d'équipartition de l'énergie aux trois degrés de liberté de translation pour relier l'énergie cinétique moyenne à la température cinétique T.
  3. En déduire l'expression de la vitesse quadratique moyenne v_{\mathrm{qm}} = \sqrt{\langle v^2 \rangle} et effectuer l'application numérique avec les grandeurs données dans l'énoncé.
Voir la réponse courte

Équipartition de l'énergie : v^* = \sqrt{3k_{\mathrm{B}}T/m} \approx 540\;\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1} pour le rubidium à 1\,000\;\mathrm{K}.

Voir le corrigé complet

Le gaz d'atomes de rubidium (atomes neutres sans liaisons chimiques) est assimilé à un gaz parfait monoatomique à la température T. Dans le référentiel du laboratoire, chaque atome de masse M possède trois degrés de liberté de translation indépendants, associés aux composantes cartésiennes de sa vitesse \vec{v} = (v_x, v_y, v_z).

D'après le théorème d'équipartition de l'énergie, chaque terme quadratique indépendant de l'énergie cinétique contribue en moyenne pour \frac{1}{2}k_{\mathrm{B}}T à l'énergie thermique :

\langle E_{\mathrm{c}} \rangle = \frac{1}{2} M \langle v^2 \rangle = \frac{1}{2} M \left( \langle v_x^2 \rangle + \langle v_y^2 \rangle + \langle v_z^2 \rangle \right) = 3 \times \frac{1}{2} k_{\mathrm{B}} T = \frac{3}{2} k_{\mathrm{B}} T.

Par définition, la vitesse quadratique moyenne des atomes est la racine carrée de la moyenne du carré de la vitesse :

\boxed{v_{\mathrm{qm}} = \sqrt{\langle v^2 \rangle} = \sqrt{\frac{3 k_{\mathrm{B}} T}{M}}}

Application numérique : Avec les données de l'énoncé :

  • k_{\mathrm{B}} = 1{,}4 \times 10^{-23}\;\mathrm{J}\cdot\mathrm{K}^{-1},
  • T = 1\,000\;\mathrm{K} = 10^3\;\mathrm{K},
  • M = 1{,}4 \times 10^{-25}\;\mathrm{kg}.

Le rapport k_{\mathrm{B}}/M se calcule immédiatement :

\frac{k_{\mathrm{B}}}{M} = \frac{1{,}4 \times 10^{-23}}{1{,}4 \times 10^{-25}} = 10^2\;\mathrm{J}\cdot\mathrm{K}^{-1}\cdot\mathrm{kg}^{-1},

ce qui conduit à :

v_{\mathrm{qm}} = \sqrt{3 \times 10^2 \times 10^3} = \sqrt{30 \times 10^4} = 10^2 \sqrt{30} \simeq 100 \times 5{,}48\;\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1}.

En conservant deux chiffres significatifs :

\boxed{v_{\mathrm{qm}} \approx 5{,}5 \times 10^2\;\mathrm{m}\cdot\mathrm{s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'application numérique de la vitesse quadratique moyenne est trop souvent fausse.

« Plutôt bien réussie même si l’application numérique est trop souvent erronée pour ceux ayant obtenu l’expression littérale. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Notions : effet doppler

Exprimer la période perçue par l'atome en fonction des distances source-atome aux dates et , notées respectivement et , de et de la célérité des ondes .

Voir l'indice

Écrire les dates de réception t'_1 = t_1 + \mathrm{SR}(t'_1)/c et t'_2 = t_1 + T + \mathrm{SR}(t'_2)/c, puis former la différence.

Voir la réponse courte

Bilan des instants d'émission et de réception : t'_2 - t'_1 = T + \frac{\mathrm{SR}(t'_2) - \mathrm{SR}(t'_1)}{c}.

Voir le corrigé complet

La source lumineuse \mathrm{S} étant immobile dans le référentiel du laboratoire et l'onde se propageant dans le vide à la célérité c :

  • La première impulsion, émise par la source à la date t_1, se propage en ligne droite jusqu'à l'atome récepteur situé en \mathrm{R}(t'_1) à la date de réception t'_1. La distance parcourue par cette impulsion est donc \mathrm{SR}(t'_1), d'où :

    t'_1 = t_1 + \frac{\mathrm{SR}(t'_1)}{c}
  • La seconde impulsion, émise à la date t_2 = t_1 + T, atteint l'atome en \mathrm{R}(t'_2) à la date de réception t'_2. La distance parcourue est \mathrm{SR}(t'_2), d'où :

    t'_2 = t_2 + \frac{\mathrm{SR}(t'_2)}{c} = t_1 + T + \frac{\mathrm{SR}(t'_2)}{c}

En effectuant la différence membre à membre, la période apparente T' = t'_2 - t'_1 perçue par l'atome s'écrit :

T' = \left( t_1 + T + \frac{\mathrm{SR}(t'_2)}{c} \right) - \left( t_1 + \frac{\mathrm{SR}(t'_1)}{c} \right)

Soit finalement :

\boxed{T' = T + \frac{\mathrm{SR}(t'_2) - \mathrm{SR}(t'_1)}{c}}

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : effet doppler, approximation

La vitesse de déplacement de l'atome par rapport à la source étant petite par rapport à la célérité de la lumière (), les impulsions reçues par le récepteur sont infiniment rapprochées. À partir d'un développement limité en et en introduisant le vecteur unitaire dirigé de la source vers l'atome, montrer que la pulsation perçue par l'atome s'écrit

Voir l'indice

Développer la distance \mathrm{SR}(t'_2) - \mathrm{SR}(t'_1) \simeq \vec{v}\cdot\vec{u}\,(t'_2-t'_1) et utiliser la relation \omega' = 2\pi/T'.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un développement limité au premier ordre de la distance \mathrm{SR}(t'_2) au voisinage de t'_1 pour faire apparaître la dérivée temporelle de la distance source-atome.
  2. Exprimer cette dérivée en fonction du vecteur vitesse \vec{v} de l'atome et du vecteur unitaire \vec{u} dirigé de la source vers l'atome.
  3. Réinjecter ce résultat dans l'expression de la période perçue T' obtenue à la question Q41, puis relier les périodes aux pulsations respectives \omega' et \omega.
Voir la réponse courte

Développement au premier ordre en v/c de la distance parcourue, aboutissant à \omega' = \omega(1 - \vec{v}\cdot\vec{u}/c).

Voir le corrigé complet

Notons \vec{r}_{\mathrm{R}}(t) = \overrightarrow{\mathrm{SR}}(t) le vecteur position de l'atome par rapport à la source fixe \mathrm{S}. La distance entre la source et l'atome s'écrit \mathrm{SR}(t) = \|\overrightarrow{\mathrm{SR}}(t)\|.

La vitesse de l'atome dans le référentiel du laboratoire étant \vec{v} = \frac{\mathrm{d}\overrightarrow{\mathrm{SR}}}{\mathrm{d}t}, dérivons la norme au carré :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\mathrm{SR}^2\right) = 2\,\mathrm{SR}\,\frac{\mathrm{d}(\mathrm{SR})}{\mathrm{d}t} = 2\,\overrightarrow{\mathrm{SR}}\cdot\frac{\mathrm{d}\overrightarrow{\mathrm{SR}}}{\mathrm{d}t} = 2\,\overrightarrow{\mathrm{SR}}\cdot\vec{v}.

En introduisant le vecteur unitaire \vec{u} = \frac{\overrightarrow{\mathrm{SR}}}{\mathrm{SR}} orienté de la source vers le récepteur, il vient :

\frac{\mathrm{d}(\mathrm{SR})}{\mathrm{d}t} = \vec{u}\cdot\vec{v}.

Puisque la durée de réception T' = t'_2 - t'_1 est très petite devant le temps caractéristique d'évolution macroscopique de la trajectoire, effectuons un développement limité à l'ordre un de \mathrm{SR}(t'_2) au voisinage de t'_1 :

\mathrm{SR}(t'_2) - \mathrm{SR}(t'_1) \simeq \left.\frac{\mathrm{d}(\mathrm{SR})}{\mathrm{d}t}\right|_{t'_1}(t'_2 - t'_1) = (\vec{v}\cdot\vec{u})\,(t'_2 - t'_1) = (\vec{v}\cdot\vec{u})\,T'.

D'après le résultat de la question Q41, la période perçue s'écrit :

T' = T + \frac{\mathrm{SR}(t'_2) - \mathrm{SR}(t'_1)}{c} \simeq T + \frac{\vec{v}\cdot\vec{u}}{c}\,T'.

En regroupant les termes en T', on obtient :

T'\left(1 - \frac{\vec{v}\cdot\vec{u}}{c}\right) = T.

Sachant que les pulsations sont reliées aux périodes par \omega = \frac{2\pi}{T} et \omega' = \frac{2\pi}{T'}, il vient directement :

\frac{1}{T'} = \frac{1}{T}\left(1 - \frac{\vec{v}\cdot\vec{u}}{c}\right) \iff \frac{\omega'}{2\pi} = \frac{\omega}{2\pi}\left(1 - \frac{\vec{v}\cdot\vec{u}}{c}\right),

soit finalement :

\boxed{\omega' = \omega\left(1 - \frac{\vec{v}\cdot\vec{u}}{c}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

L'apparition du produit scalaire doit reposer sur une démarche explicite et justifiée.

« La plupart des candidats l’ayant traitée ont fait apparaître le produit scalaire par magie. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : effet doppler, refroidissement laser

On se place à une dimension. Quels atomes sont susceptibles d'être ralentis par le laser ? Ce processus de ralentissement permet-il de les immobiliser complètement ?

Voir l'indice

Analyser le décalage Doppler : montrer qu'un désaccord vers le rouge (\delta < 0) permet d'absorber sélectivement les photons arrivant face aux atomes allant à l'encontre du faisceau.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition sur la direction de la vitesse \vec{v} pour que la force radiative soit une force de freinage (\vec{F} \cdot \vec{v} < 0).
  2. Exprimer la condition de résonance entre la pulsation perçue \omega' et la pulsation propre \omega_0, afin d'en déduire le signe du désaccord \delta = \omega - \omega_0 et la classe de vitesse des atomes interagissant avec le faisceau.
  3. Analyser l'évolution de la vitesse au cours du ralentissement pour déterminer si une immobilisation complète (v = 0) est réalisable avec un faisceau unique.
Voir la réponse courte

Seuls les atomes allant à l'encontre du faisceau sont amenés à résonance ; la limite Doppler empêche l'immobilisation totale.

Voir le corrigé complet

1. Atomes susceptibles d'être ralentis

La force radiative donnée par l'équation (12) s'exerce dans le sens de propagation de l'onde lumineuse :

\vec{F} \propto \vec{k} = k \vec{u},

où \vec{u} est le vecteur unitaire orienté de la source vers l'atome. Pour ralentir l'atome, cette force doit être opposée à la vitesse, soit \vec{F} \cdot \vec{v} < 0, ce qui impose :

\vec{v} \cdot \vec{u} < 0.

Les atomes doivent donc se propager à contre-courant du faisceau laser (se diriger vers la source : \vec{v} = - v \vec{u} avec v > 0).

D'après la question précédente (Q42), la pulsation de l'onde perçue par un tel atome s'écrit :

\omega' = \omega \left(1 + \frac{v}{c}\right) > \omega.

L'interaction est significative uniquement si la pulsation perçue se situe dans la bande passante de la résonance atomique, de largeur à mi-hauteur \Delta\omega = \Gamma (Q38), centrée sur \omega_0 :

\omega' \simeq \omega_0 \iff \omega \left(1 + \frac{v}{c}\right) \simeq \omega_0.

Cette condition requiert :

  • un laser désaccordé vers le rouge : \omega < \omega_0 (\delta = \omega - \omega_0 < 0) ;
  • une vitesse des atomes proche de la vitesse de résonance :

    v \simeq v_{\mathrm{r}} = c \frac{\omega_0 - \omega}{\omega_0} = -c \frac{\delta}{\omega_0},

    dans un intervalle de capture lié à la largeur radiative :

    \Delta v \simeq c \frac{\Gamma}{\omega_0}.
\boxed{\text{Seuls les atomes se déplaçant vers la source à une vitesse } v \approx -c\,\frac{\delta}{\omega_0} \text{ (avec } \delta < 0\text{) sont ralentis.}}

2. Possibilité d'immobiliser complètement les atomes

Ce processus ne permet pas d'immobiliser complètement les atomes (v = 0), pour trois raisons physiques majeures :

  • Sortie de résonance Doppler : au cours du ralentissement, la vitesse v décroît. Le décalage Doppler \omega v/c diminue, si bien que la pulsation perçue \omega' s'éloigne de \omega_0. L'atome sort rapidement de la bande de résonance (\Delta v \sim c\Gamma/\omega_0) et la force radiative devient négligeable bien avant que l'atome ne s'arrête.
  • Caractère unidirectionnel de la force : même si l'atome atteignait une vitesse nulle, le laser continuerait d'exercer une force dans le sens de \vec{u} (pression de radiation résiduelle), accélérant l'atome dans le sens du faisceau au lieu de le maintenir immobile.
  • Fluctuations quantiques (recul spontané) : le ralentissement s'accompagne d'émissions spontanées de photons dans des directions aléatoires et isotropes. Chaque émission confère à l'atome une impulsion de recul \hbar k, créant un mouvement brownien dans l'espace des impulsions (chauffage par recul) qui interdit une vitesse strictement nulle.
\boxed{\text{Non, un faisceau laser unique ne permet pas d'immobiliser complètement les atomes.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Le mécanisme de ralentissement par effet Doppler a été très mal compris.

« Les problématiques de ralentissement liées à l’effet Doppler n’ont presque jamais été comprises. »

Source : rapport du jury X-ENS 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet X-ENS Physique PSI 2024 ?

Surtout 4 chapitres : Ondes mécaniques et acoustiques (28 % des questions, partie II), Cinématique et dynamique du point (16 %), Ondes électromagnétiques dans les milieux (14 %) et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (10 %). Plus ponctuellement : Électrostatique, Mouvement dans un champ de force centrale, Mécanique des fluides, Diffusion thermique et diffusion de particules, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide…

Peut-on travailler le sujet X-ENS Physique PSI 2024 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?

En partie : 13 questions sur 43 (30 %) ne demandent que le programme de PCSI, MPSI ou PTSI. Blocs abordables : la sous-partie I.B (Q3 à Q7).

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet X-ENS Physique PSI 2024 ?

Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet X-ENS Physique PSI 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q7 (trajectoire), Q10 (théorème de l'énergie mécanique), Q23 (mode propre), Q26 (célérité du son) et Q35 (polarisabilité).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet X-ENS Physique PSI 2024 ?

Questions de cours : Q3 (force centrale), Q8 (nombre de reynolds), Q15 (paramètre de maille), Q22 (nœud de vibration), Q26 (célérité du son), Q33 (force de lorentz) et Q40 (vitesse quadratique moyenne). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (théorème de gauss), Q2 (potentiel électrostatique), Q4 (énergie potentielle effective), Q17 (équation de d'alembert), Q21 (mode propre), Q27 (théorème de gauss), Q28 (oscillateur harmonique), Q30 (énergie mécanique)….

Où gagner des points facilement dans le sujet X-ENS Physique PSI 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (18 sur 43), par exemple : Q1 à Q3, Q9, Q11 à Q13, Q15, Q18, Q25, Q29, Q30 et Q36 à Q41. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q4, Q10, Q19, Q28, Q35 et Q42.

Le sujet X-ENS Physique PSI 2024 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport signale de nombreuses questions très peu réussies dans les trois parties (Q10, Q25, Q35, Q43 notamment), certaines qualifiées de 'très peu réussie' ou 'calculs rarement aboutis'.

Comment définir la fin de la chute de la goutte en Q11 ?

Poser r(t_{\mathrm{chute}}) = R (le rayon de la goutte) et non r = 0. La loi exponentielle r(t) = r_0 \mathrm{e}^{-t/\tau} ne s'annulerait qu'en un temps infini : le contact physique avec l'aiguille a lieu dès que la distance de son centre à l'axe atteint le rayon de la goutte.

Comment vérifier la validité de l'hypothèse adiabatique en Q26 ?

Comparer le temps caractéristique de diffusion thermique \tau_{\mathrm{th}} \sim \lambda^2 / D_{\mathrm{th}} sur une longueur d'onde à la période acoustique T. Le fait que \tau_{\mathrm{th}} \gg T assure que les transferts thermiques conductifs n'ont pas le temps d'homogénéiser les zones comprimées et dilatées à l'échelle d'une période.

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