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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie MP 2024

Quelques aspects de l'interaction entre le champ électromagnétique et la matière

Le sujet en bref

Sujet moyen · Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Cinématique et dynamique du point, Physique quantique · 29 incontournables · 33 questions de première année
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Ce sujet d'E3A-Polytech MP 2024 propose un vaste panorama d'électromagnétisme, de mécanique classique et quantique, ainsi qu'une incursion en cinétique chimique couplée au traitement numérique des incertitudes. Structuré de manière très progressive et découpé en questions courtes et guidées, il constitue un support idéal pour des révisions exhaustives des fondamentaux du cours.

Le premier problème explore la propagation des ondes électromagnétiques dans le vide, le modèle semi-classique de Bohr pour l'hydrogène, la pression de radiation sous le double prisme ondulatoire et corpusculaire, ainsi que la force pondéromotrice appliquée à l'accélération d'électrons par laser pétawatt. Le second problème, plus court, étudie la cinétique d'une réaction d'isomérisation réversible par spectrophotométrie UV-visible et met en valeur une régression linéaire par tirage de Monte-Carlo en Python.

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

29 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

50 questions rapides et accessibles
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Rapides et accessibles (50) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Points à signaler : parties indépendantes, à savoir
  • Parties indépendantes

    Le problème 2 de chimie (Q42 à Q52) ainsi que la partie II sur le modèle de Bohr (Q10 à Q20) sont totalement indépendants du reste de l'épreuve.

  • À savoir

    L'accélération de pesanteur g, requise pour l'application numérique de Q32, n'est pas fournie dans les données du sujet ; il convient d'adopter la valeur usuelle g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

52 questions
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Partie I : Généralités sur les ondes électromagnétiques dans le vide

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : équation de maxwell

Citer les quatre équations de Maxwell vérifiées par les champs électrique et magnétique dans ce milieu.

Voir l'indice

Écrire les quatre équations de Maxwell fondamentales en posant explicitement la densité de charge volumique \rho = 0 et le vecteur densité de courant \vec{\jmath} = \vec{0}.

Voir la réponse courte

Écriture des quatre équations de Maxwell locales dans le vide en l'absence de charges et de courants.

Voir le corrigé complet

Dans le vide, en l'absence de charges (\rho = 0) et de courants (\vec{\jmath} = \vec{0}), les quatre équations de Maxwell s'écrivent :

  • Équation de Maxwell-Gauss :

    \boxed{\operatorname{div} \vec{E} = 0}
  • Équation de Maxwell-Thomson (conservation du flux magnétique) :

    \boxed{\operatorname{div} \vec{B} = 0}
  • Équation de Maxwell-Faraday :

    \boxed{\overrightarrow{\operatorname{rot}} \vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}}
  • Équation de Maxwell-Ampère :

    \boxed{\overrightarrow{\operatorname{rot}} \vec{B} = \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}}

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation de d'alembert, relation de dispersion

Obtenir l'équation de d'Alembert vérifiée par le champ électrique . En déduire la relation entre , et .

Voir l'indice

Appliquer le rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday, développer à l'aide de l'identité vectorielle fournie et injecter Maxwell-Ampère.

Voir la stratégie
  1. Prendre le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday et intervertir les dérivations spatiale et temporelle.
  2. Injecter l'équation de Maxwell-Ampère dans le vide et développer le double rotationnel à l'aide de l'identité vectorielle rappelée et de l'équation de Maxwell-Gauss.
  3. Identifier l'équation d'onde obtenue à l'équation de d'Alembert canonique pour en déduire la relation liant c, \varepsilon_0 et \mu_0.
Voir la réponse courte

Utilisation de l'identité du rotationnel du rotationnel et des équations de Maxwell pour obtenir d'Alembert et c = 1/\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}.

Voir le corrigé complet

En appliquant l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday et en permutant les dérivées par rapport à l'espace et au temps (théorème de Schwarz), on a :

\begin{aligned} \overrightarrow{\operatorname{rot}}\left(\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{E}\right) &= \overrightarrow{\operatorname{rot}}\left(-\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}\left(\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{B}\right) \end{aligned}

En utilisant l'équation de Maxwell-Ampère dans le vide établie à la question Q1, il vient :

\begin{aligned} \overrightarrow{\operatorname{rot}}\left(\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{E}\right) &= -\mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} \end{aligned}

D'autre part, en exploitant l'identité vectorielle fournie par l'énoncé et l'équation de Maxwell-Gauss dans le vide (\operatorname{div}\vec{E} = 0) :

\begin{aligned} \overrightarrow{\operatorname{rot}}\left(\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{E}\right) &= \overrightarrow{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) - \vec{\Delta}\vec{E} = -\vec{\Delta}\vec{E} \end{aligned}

En égalant les deux expressions, on obtient l'équation de d'Alembert vérifiée par \vec{E} :

\boxed{\vec{\Delta}\vec{E} - \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}}

Par identification avec l'équation de propagation de d'Alembert à la célérité c, \vec{\Delta}\vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}, on identifie \frac{1}{c^2} = \varepsilon_0 \mu_0, d'où :

\boxed{c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : onde plane progressive monochromatique

Montrer que les champs électrique et magnétique de l'onde sont transverses à l'aide de la notation complexe.

Voir l'indice

Remplacer l'opérateur \vec{\nabla} par -\mathrm{j}\vec{k} dans les équations de divergence pour l'électrique et le magnétique.

Voir la stratégie
  1. Écrire la forme complexe d'une onde plane progressive monochromatique (OPPM) se propageant dans la direction et le sens de \vec{e}_z, en cohérence avec la convention \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} définie dans l'énoncé.
  2. Appliquer l'opérateur divergence aux champs complexes \underline{\vec{E}} et \underline{\vec{B}}.
  3. Utiliser les équations de Maxwell-Gauss et de Maxwell-Thomson dans le vide établies en Q1 pour conclure à la transversalité des deux champs par rapport à la direction de propagation.
Voir la réponse courte

Les relations \vec{k} \cdot \vec{E} = 0 et \vec{k} \cdot \vec{B} = 0 issues de la divergence nulle établissent la transversalité.

Voir le corrigé complet

L'onde étant une onde plane progressive monochromatique de pulsation \omega se propageant selon +\vec{e}_z, son vecteur d'onde est \vec{k} = k\vec{e}_z avec k > 0. Conformément à la convention adoptée dans l'énoncé avec le facteur temporel \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t}, les champs électrique et magnétique s'écrivent en notation complexe sous la forme :

\begin{aligned} \underline{\vec{E}}(\mathrm{M}, t) &= \underline{\vec{E}}_0 \,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})} = \underline{\vec{E}}_0 \,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kz)} \\ \underline{\vec{B}}(\mathrm{M}, t) &= \underline{\vec{B}}_0 \,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})} = \underline{\vec{B}}_0 \,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kz)} \end{aligned}

où \underline{\vec{E}}_0 et \underline{\vec{B}}_0 sont des vecteurs complexes constants et \vec{r} = \overrightarrow{\mathrm{OM}} = x\vec{e}_x + y\vec{e}_y + z\vec{e}_z.

En notation complexe, l'opérateur spatial \vec{\nabla} agissant sur une telle onde équivaut à la multiplication scalaire ou vectorielle par -\mathrm{j}\vec{k}.

Transversalité du champ électrique : D'après l'équation de Maxwell-Gauss dans le vide (établie à la question Q1) :

\operatorname{div}\vec{E} = 0 \implies \operatorname{div}\underline{\vec{E}} = 0

Or, le calcul direct donne :

\operatorname{div}\underline{\vec{E}} = \frac{\partial \underline{E}_x}{\partial x} + \frac{\partial \underline{E}_y}{\partial y} + \frac{\partial \underline{E}_z}{\partial z} = -\mathrm{j}k\,\underline{E}_z = -\mathrm{j}\vec{k}\cdot\underline{\vec{E}}

Comme k \neq 0, il vient :

\vec{k}\cdot\underline{\vec{E}} = 0 \iff \underline{E}_z = 0

Transversalité du champ magnétique : De même, d'après l'équation de Maxwell-Thomson (établie à la question Q1) :

\operatorname{div}\vec{B} = 0 \implies \operatorname{div}\underline{\vec{B}} = 0 \iff -\mathrm{j}\vec{k}\cdot\underline{\vec{B}} = 0

D'où :

\vec{k}\cdot\underline{\vec{B}} = 0 \iff \underline{B}_z = 0

Les composantes longitudinale (selon l'axe de propagation \vec{e}_z) des champs électrique et magnétique sont nulles :

\boxed{\vec{k}\cdot\vec{E} = 0 \quad \text{et} \quad \vec{k}\cdot\vec{B} = 0}

Les champs \vec{E} et \vec{B} sont donc perpendiculaires à la direction de propagation : l'onde est transverse.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il était conseillé d'utiliser les notations complexes et les équations de Maxwell avec divergence pour établir la transversalité des champs.

« le plus simple était d’utiliser les notations complexes pour montrer à partir des équations de Maxwell en div que les champs ⃗E et ⃗B sont transversaux. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Notions : onde plane progressive monochromatique

Donner l'expression du champ électrique réel de l'onde en un point M à l'instant de date , noté . On fera notamment apparaître , et .

Voir l'indice

Prendre la partie réelle de la forme complexe \underline{\vec{E}} = E_0 \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kz + \varphi)}\vec{e}_x pour une propagation vers les z croissants.

Voir la réponse courte

Écriture sous forme réelle du champ électrique se propageant selon l'axe Oz.

Voir le corrigé complet

L'onde est une onde plane progressive monochromatique (OPPM) se propageant dans le vide dans la direction et le sens de l'axe (Oz), de pulsation \omega et de norme de vecteur d'onde k. La dépendance spatio-temporelle de la phase pour une telle onde progressive se propageant selon les z croissants est de la forme \omega t - kz.

Le champ électrique est polarisé rectilignement selon \vec{e}_x, d'amplitude E_0 et de phase à l'origine (z=0, t=0) notée \varphi. En tout point \mathrm{M}(x, y, z) et à chaque instant t, l'expression du champ électrique réel s'écrit donc :

\boxed{\vec{E}(\mathrm{M}, t) = E_0 \cos(\omega t - kz + \varphi) \, \vec{e}_x}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à ne pas confondre la direction de propagation de l'onde et sa polarisation.

« il y a parfois des confusions entre direction de propagation et polarisation. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : relation de dispersion

Établir la relation entre et , appelée relation de dispersion.

Voir l'indice

Injecter l'expression du champ électrique dans l'équation de d'Alembert ou utiliser la relation de passage entre dérivées spatiotemporelles.

Voir la stratégie

Pour établir la relation de dispersion, on injecte l'expression du champ électrique de l'onde établie à la question Q4 (ou sa forme complexe) dans l'équation de propagation de d'Alembert obtenue à la question Q2.

Voir la réponse courte

Injection de la forme d'onde dans l'équation de d'Alembert pour obtenir \omega = k c.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q2, le champ électrique vérifie l'équation de d'Alembert dans le vide :

\vec{\Delta}\vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2\vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}

En notation complexe, le champ électrique s'écrit :

\underline{\vec{E}}(\mathrm{M}, t) = E_0 \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kz + \varphi)}\,\vec{e}_x

Les dérivées spatiales et temporelles s'expriment selon :

\begin{aligned} \vec{\Delta}\underline{\vec{E}} &= \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial z^2} = (-\mathrm{j}k)^2 \underline{\vec{E}} = -k^2 \underline{\vec{E}} \\ \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}}{\partial t^2} &= (\mathrm{j}\omega)^2 \underline{\vec{E}} = -\omega^2 \underline{\vec{E}} \end{aligned}

En reportant dans l'équation de d'Alembert :

\left(-k^2 + \frac{\omega^2}{c^2}\right)\underline{\vec{E}} = \vec{0}

Le champ \underline{\vec{E}} n'étant pas identiquement nul, et les grandeurs k et \omega étant par convention positives pour une onde se propageant dans le sens des z croissants, on en déduit la relation de dispersion :

\boxed{\omega = c\,k \quad \Longleftrightarrow \quad k = \frac{\omega}{c}}

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : onde plane progressive monochromatique, équation de maxwell-faraday

Obtenir l'expression du champ magnétique réel de l'onde en un point M à l'instant de date , noté .

Voir l'indice

Exploiter la relation de structure dans le vide \underline{\vec{B}} = \frac{\vec{k} \wedge \underline{\vec{E}}}{\omega} avant de repasser en notation réelle.

Voir la stratégie

Pour déterminer le champ magnétique \vec{B}(\mathrm{M}, t) associé à une onde plane progressive monochromatique (OPPM), on peut :

  1. Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday en notation complexe reliant directement \underline{\vec{B}} à \underline{\vec{E}} et au vecteur d'onde \vec{k} ;
  2. Remplacer le rapport k/\omega par 1/c grâce à la relation de dispersion établie à la question Q5 ;
  3. Prendre la partie réelle pour obtenir le champ réel \vec{B}(\mathrm{M}, t).
Voir la réponse courte

Relation de structure de l'onde plane progressive monochromatique \vec{B} = \frac{\vec{k}\times\vec{E}}{\omega}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de Maxwell-Faraday en régime harmonique pour une onde plane progressive monochromatique :

\vec{k} \wedge \underline{\vec{E}}(\mathrm{M}, t) = \omega \, \underline{\vec{B}}(\mathrm{M}, t) \implies \underline{\vec{B}}(\mathrm{M}, t) = \frac{\vec{k} \wedge \underline{\vec{E}}(\mathrm{M}, t)}{\omega}

Le vecteur d'onde est \vec{k} = k \vec{e}_z et le champ électrique complexe s'écrit d'après la question Q4 :

\underline{\vec{E}}(\mathrm{M}, t) = E_0 \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kz + \varphi)} \, \vec{e}_x

On en déduit :

\underline{\vec{B}}(\mathrm{M}, t) = \frac{k}{\omega} E_0 \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kz + \varphi)} \, (\vec{e}_z \wedge \vec{e}_x) = \frac{k}{\omega} E_0 \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kz + \varphi)} \, \vec{e}_y

D'après la relation de dispersion établie à la question Q5, \dfrac{k}{\omega} = \dfrac{1}{c}. Par conséquent :

\underline{\vec{B}}(\mathrm{M}, t) = \frac{E_0}{c} \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - kz + \varphi)} \, \vec{e}_y

En prenant la partie réelle de cette grandeur complexe, on obtient l'expression du champ magnétique réel :

\boxed{\vec{B}(\mathrm{M}, t) = \frac{E_0}{c} \cos(\omega t - kz + \varphi) \, \vec{e}_y}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : vecteur de poynting

Exprimer le vecteur de Poynting de l'onde en un point M à l'instant de date , noté .

Voir l'indice

Appliquer la définition \vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0} avec les champs réels déterminés précédemment.

Voir la réponse courte

Produit vectoriel des champs pour exprimer le vecteur de Poynting instantané \vec{\Pi} = \frac{\vec{E}\times\vec{B}}{\mu_0}.

Voir le corrigé complet

Par définition, le vecteur de Poynting dans le vide s'écrit :

\vec{\Pi}(\mathrm{M}, t) = \frac{\vec{E}(\mathrm{M}, t) \wedge \vec{B}(\mathrm{M}, t)}{\mu_0}

En utilisant les expressions des champs électrique (question Q4) et magnétique (question Q6) :

\vec{E}(\mathrm{M}, t) = E_0 \cos(\omega t - kz + \varphi)\,\vec{e}_x \quad \text{et} \quad \vec{B}(\mathrm{M}, t) = \frac{E_0}{c} \cos(\omega t - kz + \varphi)\,\vec{e}_y

Sachant que \vec{e}_x \wedge \vec{e}_y = \vec{e}_z, on obtient :

\vec{\Pi}(\mathrm{M}, t) = \frac{E_0^2}{\mu_0 c} \cos^2(\omega t - kz + \varphi)\,\vec{e}_z

En utilisant la relation c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}} établie à la question Q2, on a \frac{1}{\mu_0 c} = c\varepsilon_0, d'où :

\boxed{\vec{\Pi}(\mathrm{M}, t) = c\varepsilon_0 E_0^2 \cos^2(\omega t - kz + \varphi)\,\vec{e}_z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les grandeurs complexes ne permettent pas de calculer directement une valeur instantanée.

« attention à l’utilisation des complexes, qui ne permet pas d’obtenir la valeur instantanée. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : densité d'énergie électromagnétique

Exprimer la densité volumique d'énergie électromagnétique en un point M à l'instant de date , notée , en fonction de , , , , et de .

Voir l'indice

Sommer les densités volumiques d'énergie électrique et magnétique : w = \frac{\varepsilon_0 E^2}{2} + \frac{B^2}{2\mu_0}.

Voir la réponse courte

Somme des densités volumiques d'énergie électrique et magnétique dans le vide.

Voir le corrigé complet

La densité volumique d'énergie électromagnétique dans le vide est la somme des densités volumiques d'énergie électrique et magnétique :

w(\mathrm{M}, t) = \frac{\varepsilon_0}{2} \vec{E}^2(\mathrm{M}, t) + \frac{1}{2\mu_0} \vec{B}^2(\mathrm{M}, t)

D'après les résultats des questions Q4 et Q6, on a :

\begin{aligned} \vec{E}^2(\mathrm{M}, t) &= E_0^2 \cos^2(\omega t - kz + \varphi) \\ \vec{B}^2(\mathrm{M}, t) &= \frac{E_0^2}{c^2} \cos^2(\omega t - kz + \varphi) \end{aligned}

En utilisant la relation établie à la question Q2, c^2 = \frac{1}{\varepsilon_0\mu_0}, soit \frac{1}{\mu_0 c^2} = \varepsilon_0, la contribution magnétique s'écrit :

\frac{1}{2\mu_0} \vec{B}^2(\mathrm{M}, t) = \frac{1}{2\mu_0 c^2} E_0^2 \cos^2(\omega t - kz + \varphi) = \frac{\varepsilon_0}{2} E_0^2 \cos^2(\omega t - kz + \varphi)

On constate l'équipartition instantanée entre l'énergie électrique et l'énergie magnétique (w_e = w_m).

En sommant les deux contributions, on obtient :

\boxed{w(\mathrm{M}, t) = \varepsilon_0 E_0^2 \cos^2(\omega t - kz + \varphi)}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : vecteur de poynting, moyenne temporelle

On note la période temporelle de l'onde plane progressive monochromatique. Montrer que les valeurs moyennes temporelles de et de vérifient .

Voir l'indice

Utiliser la moyenne temporelle d'un cosinus carré sur une période, égale à 1/2, et la relation \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1.

Voir la réponse courte

Moyenne temporelle du cosinus carré égale à 1/2, menant à \langle\vec{\Pi}\rangle = c\langle w\rangle\vec{e}_z.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats des questions Q7 et Q8, les grandeurs instantanées s'écrivent :

\begin{aligned} w(\mathrm{M}, t) &= \varepsilon_0 E_0^2 \cos^2(\omega t - kz + \varphi) \\ \vec{\Pi}(\mathrm{M}, t) &= c\,\varepsilon_0 E_0^2 \cos^2(\omega t - kz + \varphi)\,\vec{e}_z = c\,w(\mathrm{M}, t)\,\vec{e}_z \end{aligned}

La moyenne temporelle d'une fonction f(t) sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} est définie par :

\langle f \rangle_T = \frac{1}{T} \int_0^T f(t)\,\mathrm{d}t

Pour la fonction cosinus au carré, en utilisant \cos^2(\theta) = \frac{1 + \cos(2\theta)}{2} et le fait que l'intégrale d'une fonction sinusoïdale sur un nombre entier de périodes est nulle :

\langle \cos^2(\omega t - kz + \varphi) \rangle_T = \frac{1}{2}

On en déduit immédiatement la moyenne temporelle de la densité volumique d'énergie :

\langle w \rangle_T = \frac{\varepsilon_0 E_0^2}{2}

Puis, par linéarité de l'opération de moyenne temporelle :

\langle \vec{\Pi} \rangle_T = c \langle w \rangle_T \vec{e}_z

Soit finalement :

\boxed{\langle \vec{\Pi} \rangle_T = c \langle w \rangle_T \vec{e}_z = \frac{c \varepsilon_0 E_0^2}{2}\,\vec{e}_z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Pensez à expliciter clairement le calcul de la valeur moyenne du cosinus carré.

« la valeur moyenne d’un cos2 gagnerait souvent à être mieux mise en évidence. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Partie II : Modèle de Bohr de l'atome d'hydrogène

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : moment cinétique, force centrale

Montrer que est constant. En déduire que le mouvement de l'électron est plan.

Voir l'indice

Calculer la dérivée temporelle de \vec{L_{\mathrm{O}}} en utilisant le théorème du moment cinétique et la colinéarité de la force coulombienne avec la position.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème du moment cinétique à l'électron par rapport au point fixe \mathrm{O} dans le référentiel d'étude pour établir la constance vectorielle de \vec{L_{\mathrm{O}}}.
  2. Utiliser la définition du moment cinétique pour montrer que le vecteur position est orthogonal à une direction fixe, ce qui caractérise un mouvement plan.
Voir la réponse courte

Force centrale dirigée vers O donc moment de force nul, conservation de \vec{L}_O et mouvement plan.

Voir le corrigé complet

On étudie l'électron (masse m_e, charge -e) dans le référentiel lié au proton immobile en \mathrm{O}, supposé galiléen.

Le poids de l'électron étant négligé, l'électron est uniquement soumis à la force électrostatique coulombienne exercée par le proton situé en \mathrm{O} :

\vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\vec{e}_r

où \vec{OM} = r\,\vec{e}_r. Il s'agit d'une force centrale de centre \mathrm{O}.

Le moment de cette force par rapport à l'origine \mathrm{O} est :

\vec{\mathcal{M}}_{\mathrm{O}}(\vec{F}) = \vec{OM} \wedge \vec{F} = (r\,\vec{e}_r) \wedge \left(-\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\vec{e}_r\right) = \vec{0}

D'après le théorème du moment cinétique appliqué en \mathrm{O} (point fixe dans le référentiel galiléen) :

\frac{\mathrm{d}\vec{L_{\mathrm{O}}}}{\mathrm{d}t} = \vec{\mathcal{M}}_{\mathrm{O}}(\vec{F}) = \vec{0}

Le moment cinétique est donc constant au cours du temps :

\boxed{\vec{L_{\mathrm{O}}} = \vec{\mathrm{cte}}}

Par définition, le moment cinétique s'écrit \vec{L_{\mathrm{O}}} = \vec{OM} \wedge m_e \vec{v}. Par conséquent :

\vec{OM} \cdot \vec{L_{\mathrm{O}}} = \left(\vec{OM} \wedge m_e \vec{v}\right) \cdot \vec{OM} = 0

Comme n \in \mathbb{N}^*, la norme de \vec{L_{\mathrm{O}}} n'est pas nulle :

\|\vec{L_{\mathrm{O}}}\| = n\frac{h}{2\pi} \neq 0

Le vecteur position \vec{OM}(t) reste à chaque instant orthogonal au vecteur fixe non nul \vec{L_{\mathrm{O}}}.

\boxed{\text{Le mouvement de l'électron est donc plan, confiné dans le plan passant par } \mathrm{O} \text{ et orthogonal à } \vec{L_{\mathrm{O}}}.}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Précisez bien les forces dont le moment s'annule et détaillez rigoureusement la déduction du caractère plan du mouvement.

« la justification de la conservation du moment cinétique est souvent incomplète (moment des forces nul, mais sans préciser les forces) »

« celle du mouvement plan est généralement trop peu précise, voire inexistante ( ≪le moment cinétique est constant donc le mouvement est plan ≫n’est pas une justification). »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : moment cinétique, coordonnée polaire

Exprimer en fonction de , et de .

Voir l'indice

Exprimer le vecteur vitesse en coordonnées cylindriques puis calculer le produit vectoriel \vec{r} \wedge (m_e \vec{v}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le vecteur position \overrightarrow{\mathrm{OM}} et la vitesse \vec{v} de l'électron en coordonnées cylindriques dans le plan du mouvement (z = 0).
  2. Calculer le moment cinétique \vec{L_{\mathrm{O}}} = \overrightarrow{\mathrm{OM}} \wedge (m_e \vec{v}) et identifier sa composante scalaire L_{\mathrm{O}} selon \vec{e}_z.
Voir la réponse courte

Expression cinématique du moment cinétique en coordonnées polaires planes : L_O = m_e r^2 \dot{\theta}.

Voir le corrigé complet

Le mouvement étant plan et s'effectuant dans le plan z = 0, le vecteur position de l'électron de masse m_e s'écrit en coordonnées cylindriques :

\overrightarrow{\mathrm{OM}} = r \, \vec{e}_r

Dans le référentiel lié au proton supposé galiléen, le vecteur vitesse s'obtient par dérivation par rapport au temps :

\vec{v} = \frac{\mathrm{d}\overrightarrow{\mathrm{OM}}}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} \, \vec{e}_r + r \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} \, \vec{e}_\theta

Par définition, le moment cinétique de l'électron par rapport à l'origine \mathrm{O} est :

\begin{aligned} \vec{L_{\mathrm{O}}} &= \overrightarrow{\mathrm{OM}} \wedge (m_e \vec{v}) \\ &= (r \, \vec{e}_r) \wedge \left[ m_e \left( \frac{\mathrm{d}r}{\mathrm{d}t} \, \vec{e}_r + r \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} \, \vec{e}_\theta \right) \right] \end{aligned}

Sachant que \vec{e}_r \wedge \vec{e}_r = \vec{0} et \vec{e}_r \wedge \vec{e}_\theta = \vec{e}_z, on en déduit :

\vec{L_{\mathrm{O}}} = m_e r^2 \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} \, \vec{e}_z

Puisque \vec{L_{\mathrm{O}}} = L_{\mathrm{O}} \, \vec{e}_z, on identifie directement :

\boxed{L_{\mathrm{O}} = m_e r^2 \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il était attendu de repartir de l'expression générale du moment cinétique pour établir la relation demandée.

« Il fallait repartir de l’expression générale du moment cinétique pour justifier l’expression donnée, ce qui est loin d’avoir toujours été fait. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : mouvement circulaire uniforme

Justifier le fait que le mouvement de l'électron est uniforme.

Voir l'indice

Dans un mouvement circulaire où la force est purement radiale, la composante orthoradiale de l'accélération est nulle, d'où la constance de la vitesse angulaire.

Voir la stratégie

Plusieurs approches permettent de justifier que le mouvement circulaire de l'électron est uniforme :

  1. Par la conservation du moment cinétique établie aux questions Q10 et Q11.
  2. Par le théorème de la puissance cinétique appliqué à une force centrale.
Voir la réponse courte

Le rayon étant fixé constant, la conservation de L_O impose une vitesse angulaire \dot{\theta} constante.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, le moment cinétique \overrightarrow{L_{\mathrm{O}}} est constant au cours du mouvement, et d'après la question Q11, sa composante scalaire s'écrit :

L_{\mathrm{O}} = m_e r^2 \frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} = \text{cte}

Le mouvement de l'électron étant supposé circulaire de rayon R, la distance au proton est constante au cours du temps : r(t) = R = \text{cte}. Il en découle :

\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t} = \frac{L_{\mathrm{O}}}{m_e R^2} = \text{cte}

La vitesse de l'électron s'exprime dans la base cylindrique par \vec{v} = R\,\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t}\,\overrightarrow{e_\theta}. Sa norme est donc :

v = \|\vec{v}\| = R\left|\frac{\mathrm{d}\theta}{\mathrm{d}t}\right| = \text{cte}
\boxed{\text{La vitesse } v \text{ est constante : le mouvement circulaire de l'électron est uniforme.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Dans un mouvement circulaire, l'accélération n'est pas nulle et le vecteur vitesse n'est pas constant.

« des choses absurdes comme ⃗v est constante ou l’accélération est nulle (pour un mouvement circulaire !) »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : principe fondamental de la dynamique, force de coulomb

Obtenir l'expression de la vitesse de l'électron en fonction de , , et du rayon de sa trajectoire.

Voir l'indice

Écrire la projection radiale du principe fondamental de la dynamique en exploitant l'expression de l'accélération centripète v^2/R.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force coulombienne exercée par le proton sur l'électron à la distance R.
  2. Écrire l'accélération normale de l'électron en mouvement circulaire uniforme de rayon R et de vitesse v.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique projeté sur la direction radiale pour en déduire v.
Voir la réponse courte

Projection du principe fondamental de la dynamique sur la normale de Frenet pour relier v à R.

Voir le corrigé complet

On étudie l'électron de masse m_e et de charge q = -e dans le référentiel lié au proton à l'origine \mathrm{O}, supposé galiléen.

L'électron est uniquement soumis à la force électrostatique exercée par le proton de charge +e :

\vec{F} = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 R^2}\,\vec{e}_r

Pour un mouvement circulaire uniforme de rayon R et de vitesse v, le vecteur accélération est purement centripète :

\vec{a} = -\frac{v^2}{R}\,\vec{e}_r

En appliquant le principe fondamental de la dynamique à l'électron :

m_e \vec{a} = \vec{F} \iff -m_e \frac{v^2}{R}\,\vec{e}_r = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 R^2}\,\vec{e}_r

En projetant selon \vec{e}_r, on obtient :

m_e \frac{v^2}{R} = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 R^2} \implies v^2 = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e R}

La vitesse v = \|\vec{v}\| étant positive, on en déduit :

\boxed{v = \frac{e}{\sqrt{4\pi\varepsilon_0 m_e R}}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Proposez une rédaction claire et classique, sans appliquer le théorème de l'énergie cinétique lorsque celle-ci est constante ni faire d'intégrations incohérentes.

« Le théorème de l’énergie cinétique peut difficilement donner un résultat dans une situation où l’énergie cinétique est constante ! »

« Il faut aussi éviter les intégrations fantaisistes, par exemple où l’on intègre d’un coté par rapport à t et de l’autre par rapport à r. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : modèle de bohr, rayon de bohr

En déduire que le rayon de la trajectoire s'écrit , où est le rayon de Bohr que l'on exprimera en fonction de , , et de . Calculer numériquement .

Voir l'indice

Égaler l'expression de L_{\mathrm{O}} = m_e R v avec la condition de quantification de Bohr n h / (2\pi) pour isoler le rayon R.

Voir la réponse courte

Combinaison de la quantification du moment cinétique et de l'expression de la vitesse orbitale.

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes, pour un mouvement circulaire de rayon R, la vitesse de l'électron vérifie :

L_{\mathrm{O}} = m_e R v

Or, la condition de quantification du moment cinétique de Bohr impose :

L_{\mathrm{O}} = n \frac{h}{2\pi} \quad (n \in \mathbb{N}^*)

On en déduit une première expression de la vitesse orbitale :

v = \frac{n h}{2\pi m_e R}

D'après la question Q13, l'application du principe fondamental de la dynamique fournit par ailleurs :

v = \frac{e}{\sqrt{4\pi\varepsilon_0 m_e R}}

En égalant ces deux expressions de v, on obtient :

\begin{aligned} \frac{n h}{2\pi m_e R} &= \frac{e}{\sqrt{4\pi\varepsilon_0 m_e R}} \\ \frac{n^2 h^2}{4\pi^2 m_e^2 R^2} &= \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_e R} \end{aligned}

En simplifiant par R, il vient :

R = n^2 \frac{\varepsilon_0 h^2}{\pi m_e e^2}

Le rayon de l'orbite s'écrit bien sous la forme R = n^2 a_0, avec :

\boxed{a_0 = \frac{\varepsilon_0 h^2}{\pi m_e e^2}}

Application numérique : Avec les valeurs fournies par l'énoncé :

\begin{aligned} \varepsilon_0 &= 8{,}85 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} \\ h &= 6{,}63 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} \\ m_e &= 9{,}11 \times 10^{-31}\text{ kg} \\ e &= 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C} \end{aligned}
a_0 = \frac{8{,}85 \times 10^{-12} \times (6{,}63 \times 10^{-34})^2}{\pi \times 9{,}11 \times 10^{-31} \times (1{,}60 \times 10^{-19})^2} \approx 5{,}31 \times 10^{-11}\text{ m}
\boxed{a_0 = 5{,}31 \times 10^{-11}\text{ m} = 53{,}1\text{ pm}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne négligez pas les calculs numériques et commentez les ordres de grandeur obtenus.

« Attention à ne pas négliger les applications numériques et à critiquer les ordres de grandeur obtenus. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 1 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : électronvolt

Citer la relation numérique entre le joule et l'électronvolt.

Voir l'indice

Rappeler la charge élémentaire e exprimée en coulombs pour établir le facteur de conversion entre joules et électronvolts.

Voir la réponse courte

Relation de conversion d'unité : 1\text{ eV} = 1{,}602\cdot 10^{-19}\text{ J}.

Voir le corrigé complet

Par définition, l'électronvolt (\mathrm{eV}) est l'énergie cinétique acquise par une particule de charge élémentaire e accélérée par une différence de potentiel électrostatique de 1\text{ V} :

\begin{aligned} 1\text{ eV} &= e \times 1\text{ V} = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C} \times 1\text{ V} \end{aligned}

La relation numérique liant l'électronvolt et le joule est donc :

\boxed{1\text{ eV} = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ J}}

ou, réciproquement :

1\text{ J} = 6{,}25 \times 10^{18}\text{ eV}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La relation numérique de conversion entre le joule et l'électronvolt doit être parfaitement sue.

« Il suffisait de donner le lien entre J et eV, il y a tout de même pas mal de réponses erronées. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : énergie mécanique, modèle de bohr

Montrer que l'énergie mécanique de l'électron s'écrit et donner l'expression de en fonction de , , et de . Calculer la valeur numérique de exprimée en joule et en eV.

Voir l'indice

Additionner l'énergie cinétique et l'énergie potentielle électrostatique (prise nulle à l'infini), puis injecter l'expression de R trouvée en Q14.

Voir la réponse courte

Somme des énergies cinétique et potentielle coulombienne puis quantification en fonction de n.

Voir le corrigé complet

L'énergie mécanique de l'électron en orbite circulaire de rayon R s'écrit comme la somme de son énergie cinétique et de son énergie potentielle d'interaction électrostatique avec le proton :

\mathscr{E}_m = E_c + E_p

D'après la question Q13, la vitesse orbitale de l'électron vérifie v = \dfrac{e}{\sqrt{4\pi\varepsilon_0 m_e R}}, d'où l'énergie cinétique :

E_c = \frac{1}{2}m_e v^2 = \frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 R}

La force électrostatique exercée par le proton sur l'électron est \vec{F} = -\dfrac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\vec{e}_r. En choisissant la référence de l'énergie potentielle nulle à l'infini (E_p(\infty) = 0), l'énergie potentielle s'écrit :

E_p(R) = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 R}

L'énergie mécanique vaut donc :

\mathscr{E}_m = \frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 R} - \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 R} = -\frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 R}

En utilisant le résultat de la question Q14, R = n^2 a_0 avec a_0 = \dfrac{\varepsilon_0 h^2}{\pi m_e e^2}, il vient :

\mathscr{E}_m = -\frac{e^2}{8\pi\varepsilon_0 n^2}\left(\frac{\pi m_e e^2}{\varepsilon_0 h^2}\right) = -\frac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2}\frac{1}{n^2}

On retrouve bien l'expression proposée \mathscr{E}_m = -\dfrac{E_0}{n^2}, avec :

\boxed{E_0 = \frac{m_e e^4}{8\varepsilon_0^2 h^2}}

Application numérique :

\begin{aligned} E_0 &= \frac{9{,}11 \times 10^{-31} \times (1{,}60 \times 10^{-19})^4}{8 \times (8{,}85 \times 10^{-12})^2 \times (6{,}63 \times 10^{-34})^2} = 2{,}17 \times 10^{-18}\text{ J} \end{aligned}

En utilisant la relation établie à la question Q15 (1\text{ eV} = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ J}) :

E_0 = \frac{2{,}168 \times 10^{-18}}{1{,}60 \times 10^{-19}} = 13{,}5\text{ eV} \quad (\approx 13{,}6\text{ eV})
\boxed{E_0 = 2{,}17 \times 10^{-18}\text{ J} \approx 13{,}6\text{ eV}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : relation de planck-einstein, photon

Citer la relation entre l'énergie d'un photon et sa longueur d'onde . Calculer, en joule et en eV, l'énergie d'un photon de longueur d'onde .

Voir l'indice

Utiliser la relation de Planck-Einstein E_\gamma = h\nu = hc/\lambda et convertir la valeur obtenue en divisant par e.

Voir la réponse courte

Utilisation directe de la formule de Planck-Einstein E = \frac{hc}{\lambda} et conversion en électronvolts.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie d'un photon E_\gamma associé à une onde électromagnétique de fréquence \nu et de longueur d'onde dans le vide \lambda s'écrit :

\boxed{E_\gamma = \frac{h c}{\lambda}}

Pour un photon de longueur d'onde \lambda = 600\text{ nm} = 6{,}00 \times 10^{-7}\text{ m}, avec les valeurs numériques fournies :

  • h = 6{,}63 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} ;
  • c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

L'énergie du photon en joule vaut :

E_\gamma = \frac{6{,}63 \times 10^{-34} \times 3{,}00 \times 10^8}{600 \times 10^{-9}} = 3{,}315 \times 10^{-19}\text{ J}

Soit, avec trois chiffres significatifs :

\boxed{E_\gamma = 3{,}32 \times 10^{-19}\text{ J}}

En utilisant la conversion établie à la question Q15 (1\text{ eV} = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ J}) :

E_\gamma = \frac{3{,}315 \times 10^{-19}}{1{,}60 \times 10^{-19}} = 2{,}072\text{ eV}

Soit :

\boxed{E_\gamma = 2{,}07\text{ eV}}

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : spectre atomique

Donner, en fonction de , , , et de , l'expression des longueurs d'onde des photons susceptibles d'être absorbés.

Voir l'indice

Écrire la conservation de l'énergie lors de l'absorption : \Delta \mathscr{E} = \mathscr{E}_m(p) - \mathscr{E}_m(n) = hc/\lambda_{n,p}.

Voir la stratégie
  1. Écrire la conservation de l'énergie lors de l'absorption d'un photon par l'atome d'hydrogène faisant passer l'électron d'un niveau n vers un niveau supérieur p (p > n).
  2. Exprimer l'énergie du photon en fonction de \lambda_{n,p} à l'aide du résultat de la question Q17 et les énergies des niveaux à l'aide de la formule établie à la question Q16.
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie lors de l'absorption d'un photon reliant la longueur d'onde aux niveaux d'énergie.

Voir le corrigé complet

Lors de l'absorption d'un photon d'énergie E_\gamma par l'atome d'hydrogène, l'atome effectue une transition d'un niveau d'énergie \mathscr{E}_{m}(n) vers un niveau plus excité \mathscr{E}_{m}(p), avec p > n.

La conservation de l'énergie s'écrit :

E_\gamma = \mathscr{E}_{m}(p) - \mathscr{E}_{m}(n)

D'après la question Q16, \mathscr{E}_m(n) = -\dfrac{E_0}{n^2}, d'où :

E_\gamma = -\frac{E_0}{p^2} - \left(-\frac{E_0}{n^2}\right) = E_0 \left(\frac{1}{n^2} - \frac{1}{p^2}\right)

D'après la relation de Planck-Einstein rappelée à la question Q17, E_\gamma = \dfrac{hc}{\lambda_{n,p}}, ce qui conduit à :

\frac{hc}{\lambda_{n,p}} = E_0 \left(\frac{1}{n^2} - \frac{1}{p^2}\right)

On en déduit l'expression de la longueur d'onde absorbée \lambda_{n,p} (avec p > n) :

\boxed{\lambda_{n,p} = \frac{hc}{E_0} \frac{1}{\dfrac{1}{n^2} - \dfrac{1}{p^2}} = \frac{hc}{E_0} \frac{n^2 p^2}{p^2 - n^2}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Maîtrisez la méthode permettant de relier les niveaux d'énergie à la longueur d'onde absorbée ou émise.

« Faire le lien entre les niveaux d’énergie et la longueur d’onde du rayonnement absorbé (ou émis) est une démarche que les candidats gagneraient à maitriser. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : spectre atomique

On admet que les transitions associées à des longueurs d'onde dans le visible sont obtenues pour . Donner les valeurs de et correspondant effectivement à une longueur d'onde dans le visible.

Voir l'indice

Calculer les longueurs d'onde pour n = 2 et des valeurs croissantes de p \ge 3, puis identifier celles comprises dans l'intervalle [400\text{ nm}, 800\text{ nm}].

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de \lambda_{2,p} obtenue à la question Q18 pour la série de Balmer (n = 2, avec p \ge 3).
  2. Calculer la longueur d'onde pour chaque valeur entière de p \ge 3 à l'aide des constantes du sujet (c, h, et E_0).
  3. Comparer les valeurs obtenues au domaine de longueurs d'onde du spectre visible ([400\text{ nm}\,;\,750\text{ nm}] ou [380\text{ nm}\,;\,780\text{ nm}]).
Voir la réponse courte

Identification des transitions de la série de Balmer tombant dans le domaine du visible pour p \ge 3.

Voir le corrigé complet

D'après la formule établie à la question Q18, pour n = 2 et un niveau d'arrivée p > 2 :

\lambda_{2,p} = \frac{hc}{E_0} \frac{4 p^2}{p^2 - 4}

Avec les constantes du sujet (h = 6{,}63 \times 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s}, c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) et la valeur de E_0 \approx 2{,}17 \times 10^{-18}\text{ J} calculée en Q16, le facteur d'échelle vaut :

\frac{4hc}{E_0} = \frac{4 \times 6{,}63 \times 10^{-34} \times 3{,}00 \times 10^8}{2{,}17 \times 10^{-18}} \approx 3{,}67 \times 10^{-7}\text{ m} = 367\text{ nm}

Calculons les longueurs d'onde pour les premières valeurs de p :

  • Pour p = 3 :

    \lambda_{2,3} = 366{,}6 \times \frac{3^2}{3^2 - 4} = 366{,}6 \times \frac{9}{5} \approx 660\text{ nm}
  • Pour p = 4 :

    \lambda_{2,4} = 366{,}6 \times \frac{4^2}{4^2 - 4} = 366{,}6 \times \frac{16}{12} \approx 489\text{ nm}
  • Pour p = 5 :

    \lambda_{2,5} = 366{,}6 \times \frac{5^2}{5^2 - 4} = 366{,}6 \times \frac{25}{21} \approx 437\text{ nm}
  • Pour p = 6 :

    \lambda_{2,6} = 366{,}6 \times \frac{6^2}{6^2 - 4} = 366{,}6 \times \frac{36}{32} \approx 413\text{ nm}
  • Pour p = 7 :

    \lambda_{2,7} = 366{,}6 \times \frac{7^2}{7^2 - 4} = 366{,}6 \times \frac{49}{45} \approx 400\text{ nm}

Le spectre visible s'étendant conventionnellement de 400\text{ nm} (limite violette) à 750\text{ nm} (limite rouge) :

\boxed{p \in \{3, 4, 5, 6\} \quad \text{avec} \quad \lambda_{2,3} \approx 660\text{ nm}, \quad \lambda_{2,4} \approx 489\text{ nm}, \quad \lambda_{2,5} \approx 437\text{ nm}, \quad \lambda_{2,6} \approx 413\text{ nm}}

Si la limite du visible est étendue à 380\text{ nm}, on inclut également p = 7 avec \lambda_{2,7} \approx 400\text{ nm}.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il était plus efficace de tester et calculer les longueurs d'onde pour quelques valeurs plutôt que de résoudre des inégalités.

« il était plus simple de calculer les longueurs d’onde pour quelques valeurs de n que de chercher à résoudre des inégalités »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie d'ionisation

Que vaut l'énergie d'ionisation de l'atome d'hydrogène, c'est-à-dire l'énergie minimale à fournir pour que l'électron échappe à l'attraction coulombienne du proton ?

Voir l'indice

L'ionisation correspond à une transition depuis l'état fondamental (n=1) jusqu'à un électron libre à l'infini au repos (p \to \infty).

Voir la réponse courte

Énergie minimale requise pour faire passer l'électron du niveau fondamental n=1 à l'état libre à l'infini (13{,}6\text{ eV}).

Voir le corrigé complet

L'énergie d'ionisation E_{\mathrm{ion}} correspond à l'énergie minimale à fournir à l'atome d'hydrogène initialement dans son état fondamental (n = 1) pour amener l'électron à l'infini avec une vitesse nulle (état libre caractérisé par n \to \infty et \mathscr{E}_{m,\infty} = 0).

D'après l'expression de l'énergie mécanique obtenue à la question Q16, on a :

\mathscr{E}_{m,1} = -\frac{E_0}{1^2} = -E_0 \quad \text{et} \quad \mathscr{E}_{m,\infty} = \lim_{n \to \infty} \left(-\frac{E_0}{n^2}\right) = 0

L'énergie d'ionisation s'écrit donc :

E_{\mathrm{ion}} = \mathscr{E}_{m,\infty} - \mathscr{E}_{m,1} = 0 - (-E_0) = E_0

En utilisant la valeur calculée à la question Q16 :

\boxed{E_{\mathrm{ion}} = E_0 = 2{,}17 \times 10^{-18}\text{ J} \approx 13{,}6\text{ eV}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Partie III : Pression de radiation

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : réflexion sur un conducteur parfait

Déterminer l'expression du champ électrique réfléchi en un point M à l'instant de date . On supposera que l'onde électrique réfléchie conserve la même polarisation que l'onde incidente.

Voir l'indice

Utiliser la condition aux limites de continuité de la composante tangentielle du champ électrique en z=0, où le champ total doit s'annuler.

Voir la stratégie
  1. Écrire la forme générale du champ électrique d'une onde plane progressive monochromatique se propageant dans le sens des z décroissants, polarisée selon \vec{e}_x.
  2. Appliquer la relation de passage pour la composante tangentielle du champ électrique à l'interface z=0 avec le conducteur parfait, où le champ est nul.
Voir la réponse courte

Continuité de la composante tangentielle du champ électrique sur la surface d'un conducteur parfait.

Voir le corrigé complet

L'onde réfléchie se propage dans le milieu 1 (z < 0, le vide) vers les z décroissants, avec un vecteur d'onde \vec{k}_r = -k\vec{e}_z, où k = \frac{\omega}{c} d'après la relation de dispersion établie à la question Q5.

Comme elle conserve la même polarisation rectiligne que l'onde incidente, son champ électrique s'écrit sous la forme générale :

\vec{E}_r(\mathrm{M}, t) = E_{0r} \cos(\omega t + kz + \varphi_r) \, \vec{e}_x

où E_{0r} est une amplitude positive et \varphi_r une phase à l'origine.

À l'interface z = 0, la normale unitaire dirigée du milieu 1 vers le milieu 2 est \vec{n}_{12} = \vec{e}_z. La relation de passage pour le champ électrique s'écrit :

\vec{n}_{12} \wedge \left( \vec{E}_2(z=0^+, t) - \vec{E}_1(z=0^-, t) \right) = \vec{0}

Le conducteur parfait impose l'annulation du champ électrique pour tout z > 0, soit \vec{E}_2(z=0^+, t) = \vec{0}. La continuité de la composante tangentielle du champ électrique impose donc :

\vec{E}_{1,\parallel}(z=0^-, t) = \vec{0}

Le champ total dans le vide en z = 0^- est la superposition du champ incident et du champ réfléchi :

\vec{E}_1(z=0^-, t) = \vec{E}_i(z=0^-, t) + \vec{E}_r(z=0^-, t)

Cette condition devant être vérifiée à tout instant t :

\vec{E}_r(z=0^-, t) = - \vec{E}_i(z=0^-, t) = - E_0 \cos(\omega t + \varphi) \, \vec{e}_x

En identifiant avec l'expression de \vec{E}_r prise en z = 0, on obtient directement pour tout point \mathrm{M}(x,y,z) du demi-espace z < 0 :

\boxed{\vec{E}_r(\mathrm{M}, t) = - E_0 \cos(\omega t + kz + \varphi) \, \vec{e}_x}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Exploitez les relations de passage fournies et veillez à ne pas oublier le changement de signe devant le terme de propagation.

« trouver l’expression du champ ⃗E réfléchi en exploitant les relations de passage (données dans l’énoncé) est su par une petite moitié de candidats. »

« Le changement de signe devant kz est parfois oublié. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : onde plane progressive monochromatique

Déterminer l'expression du champ magnétique réfléchi en un point M à l'instant de date .

Voir l'indice

Appliquer la relation de structure de l'onde plane réfléchie qui se propage selon les z décroissants (\vec{k}_r = -k\vec{e}_z).

Voir la stratégie
  1. L'onde réfléchie est une onde plane progressive monochromatique (OPPM) se propageant dans le vide dans le sens des z décroissants, de vecteur d'onde \vec{k}_r = -k\vec{e}_z.
  2. Relier l'amplitude complexe du champ magnétique à celle du champ électrique via la structure d'une onde plane dans le vide issue de l'équation de Maxwell-Faraday : \underline{\vec{B}}_r = \frac{\vec{k}_r \wedge \underline{\vec{E}}_r}{\omega}.
  3. En déduire l'expression réelle de \vec{B}_r(\mathrm{M}, t).
Voir la réponse courte

Déduction du champ magnétique réfléchi se propageant selon l'axe opposé par la relation de structure.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, le champ électrique réfléchi s'écrit sous forme complexe :

\underline{\vec{E}}_r(\mathrm{M}, t) = -E_0 \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t + kz + \varphi)}\,\vec{e}_x

avec pour vecteur d'onde \vec{k}_r = -k\vec{e}_z.

L'onde réfléchie étant une OPPM se propageant dans le vide, l'équation de Maxwell-Faraday donne directement la relation de structure :

\begin{aligned} \underline{\vec{B}}_r(\mathrm{M}, t) &= \frac{\vec{k}_r \wedge \underline{\vec{E}}_r(\mathrm{M}, t)}{\omega} \\ &= \frac{(-k\vec{e}_z) \wedge \left[-E_0 \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t + kz + \varphi)}\,\vec{e}_x\right]}{\omega} \\ &= \frac{k}{\omega} E_0 \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t + kz + \varphi)} (\vec{e}_z \wedge \vec{e}_x) \end{aligned}

Comme \vec{e}_z \wedge \vec{e}_x = \vec{e}_y et d'après la relation de dispersion \frac{k}{\omega} = \frac{1}{c} (question Q5), on obtient :

\underline{\vec{B}}_r(\mathrm{M}, t) = \frac{E_0}{c}\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t + kz + \varphi)}\,\vec{e}_y

En prenant la partie réelle, on en déduit l'expression du champ magnétique réel réfléchi :

\boxed{\vec{B}_r(\mathrm{M}, t) = \frac{E_0}{c} \cos(\omega t + kz + \varphi)\,\vec{e}_y}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

La densité de courant de surface étant inconnue, il fallait déterminer le champ magnétique à partir du champ électrique et non des relations de passage.

« un certain nombre s’égarent en voulant utiliser à nouveau une relation de passage, alors qu’on ne connait pas ⃗js, il fallait calculer ⃗B à partir de ⃗E. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : relation de passage, densité surfacique de courant

Que vaut le champ magnétique total en (dans le vide au voisinage du conducteur) ? En déduire l'expression du vecteur densité de courant de surface sur la surface du conducteur, à la date .

Voir l'indice

Calculer \vec{B}_i(0^-, t) + \vec{B}_r(0^-, t) puis utiliser la relation de passage sur le champ tangentiel avec \vec{B}_2 = \vec{0}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le champ magnétique total dans le vide (z < 0) comme la somme des champs incident et réfléchi, puis l'évaluer en z = 0^-.
  2. Appliquer la relation de passage du champ magnétique à l'interface conducteur/vide en exploitant la nullité du champ dans le conducteur parfait pour en déduire \vec{\jmath}_s(t).
Voir la réponse courte

Superposition des champs magnétiques en z=0^- et utilisation de la relation de passage magnétique.

Voir le corrigé complet

Dans le vide (z < 0), le champ magnétique total \vec{B}_1(\mathrm{M}, t) est la superposition du champ de l'onde incidente \vec{B}_i(\mathrm{M}, t) et du champ de l'onde réfléchie \vec{B}_r(\mathrm{M}, t) établis aux questions Q6 et Q22 :

\vec{B}_1(\mathrm{M}, t) = \frac{E_0}{c}\cos(\omega t - kz + \varphi)\,\vec{e}_y + \frac{E_0}{c}\cos(\omega t + kz + \varphi)\,\vec{e}_y

Au voisinage immédiat de la surface en z = 0^-, ces deux composantes sont en phase :

\begin{aligned} \vec{B}_1(z = 0^-, t) &= \frac{E_0}{c}\cos(\omega t + \varphi)\,\vec{e}_y + \frac{E_0}{c}\cos(\omega t + \varphi)\,\vec{e}_y \\ &= \frac{2E_0}{c}\cos(\omega t + \varphi)\,\vec{e}_y \end{aligned}
\boxed{\vec{B}(z = 0^-, t) = \frac{2E_0}{c}\cos(\omega t + \varphi)\,\vec{e}_y}

Pour déterminer le vecteur densité surfacique de courant \vec{\jmath}_s(t), on applique la relation de passage magnétique fournie par l'énoncé entre le milieu 1 (vide, z < 0) et le milieu 2 (conducteur parfait, z > 0) :

\vec{n}_{12} \wedge \left(\vec{B}_2 - \vec{B}_1\right) = \mu_0 \vec{\jmath}_s

où la normale dirigée de 1 vers 2 est \vec{n}_{12} = \vec{e}_z.

Le milieu 2 étant un conducteur parfait, le champ magnétique y est strictement nul : \vec{B}_2(z = 0^+, t) = \vec{0}. La relation devient :

\vec{e}_z \wedge \left( \vec{0} - \vec{B}(z = 0^-, t) \right) = \mu_0 \vec{\jmath}_s(t)

soit :

\mu_0 \vec{\jmath}_s(t) = -\vec{e}_z \wedge \left( \frac{2E_0}{c}\cos(\omega t + \varphi)\,\vec{e}_y \right)

Sachant que \vec{e}_z \wedge \vec{e}_y = -\vec{e}_x, on a -\vec{e}_z \wedge \vec{e}_y = \vec{e}_x. Par conséquent :

\vec{\jmath}_s(t) = \frac{2E_0}{\mu_0 c}\cos(\omega t + \varphi)\,\vec{e}_x

En utilisant la relation \frac{1}{\mu_0 c^2} = \varepsilon_0 \Longleftrightarrow \frac{1}{\mu_0 c} = \varepsilon_0 c, ce résultat peut aussi s'écrire sous la forme équivalente :

\boxed{\vec{\jmath}_s(t) = \frac{2E_0}{\mu_0 c}\cos(\omega t + \varphi)\,\vec{e}_x = 2\varepsilon_0 c E_0 \cos(\omega t + \varphi)\,\vec{e}_x}

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Notions : force de laplace

Exprimer la force de Laplace totale s'exerçant sur l'aire de la surface du conducteur en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Intégrer la force de Laplace surfacique sur l'aire S en utilisant le champ magnétique moyen préconisé par l'énoncé.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le champ magnétique effectif \vec{B}(z=0, t) à l'interface à partir de la relation de moyenne donnée par l'énoncé et de l'absence de champ dans le conducteur parfait (z > 0).
  2. Calculer la densité surfacique de force de Laplace \vec{f}_s = \vec{\jmath}_s \wedge \vec{B}(z=0, t) en utilisant l'expression de \vec{\jmath}_s(t) obtenue à la question Q23.
  3. Intégrer cette densité sur la surface plane d'aire S pour en déduire la force de Laplace totale \vec{F}_L.
Voir la réponse courte

Intégration de la force de Laplace surfacique utilisant le champ magnétique moyen à l'interface.

Voir le corrigé complet

Le milieu 2 (z > 0) étant un conducteur parfait, les champs électromagnétiques y sont identiquement nuls, d'où en particulier :

\vec{B}(z = 0^+, t) = \vec{0}

D'après la relation fournie par l'énoncé et le résultat de la question Q23 pour \vec{B}(z = 0^-, t) :

\vec{B}(z = 0, t) = \frac{1}{2}\left[\vec{B}(z = 0^-, t) + \vec{B}(z = 0^+, t)\right] = \frac{1}{2}\vec{B}(z = 0^-, t) = \frac{E_0}{c}\cos(\omega t + \varphi)\,\vec{e}_y

D'après la question Q23, la densité surfacique de courant s'écrit :

\vec{\jmath}_s(t) = 2\varepsilon_0 c E_0 \cos(\omega t + \varphi)\,\vec{e}_x

La densité surfacique de la force de Laplace est alors donnée par :

\begin{aligned} \vec{f}_s(t) &= \vec{\jmath}_s(t) \wedge \vec{B}(z = 0, t) \\ &= \left[2\varepsilon_0 c E_0 \cos(\omega t + \varphi)\,\vec{e}_x\right] \wedge \left[\frac{E_0}{c}\cos(\omega t + \varphi)\,\vec{e}_y\right] \\ &= 2\varepsilon_0 E_0^2 \cos^2(\omega t + \varphi)\,(\vec{e}_x \wedge \vec{e}_y) \\ &= 2\varepsilon_0 E_0^2 \cos^2(\omega t + \varphi)\,\vec{e}_z \end{aligned}

Cette densité surfacique de force étant uniforme sur toute la surface plane d'aire S, la force de Laplace totale exercée sur cette surface s'obtient par intégration directe :

\begin{aligned} \vec{F}_L(t) &= \iint_S \vec{f}_s(t)\,\mathrm{d}S = \vec{f}_s(t)\,S \end{aligned}

D'où l'expression finale de la force de Laplace :

\boxed{\vec{F}_L(t) = 2\varepsilon_0 S E_0^2 \cos^2(\omega t + \varphi)\,\vec{e}_z}

(avec \vec{F}_L(t) = 2\varepsilon_0 S E_0^2 \cos^2(\omega t)\,\vec{e}_z si l'on choisit \varphi = 0).

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

En présence d'un produit, les grandeurs complexes ne doivent être employées que pour évaluer directement la moyenne temporelle.

« attention à l’utilisation des complexes, dès lors qu’il y a un produit il ne faut les utiliser que pour obtenir directement la valeur moyenne. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : pression de radiation, moyenne temporelle

Calculer la valeur moyenne de cette force sur une période temporelle de l'onde. En déduire que l'on peut lui associer une pression , dite pression de radiation, dont l'expression est .

Voir l'indice

Prendre la moyenne temporelle de \cos^2(\omega t + \varphi) et définir la pression comme le rapport de la norme de la force moyenne par la surface S.

Voir la stratégie
  1. Calculer la moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} de la force de Laplace instantanée obtenue à la question Q24 en utilisant \langle \cos^2(\omega t + \varphi) \rangle_T = \frac{1}{2}.
  2. Exprimer la pression associée comme le rapport de la composante normale de cette force moyenne par l'aire S.
Voir la réponse courte

Moyenne temporelle de la force de Laplace divisée par la surface pour trouver la pression de radiation.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q24, la force de Laplace instantanée subie par la surface du conducteur s'écrit :

\vec{F}_L(t) = 2\varepsilon_0 S E_0^2 \cos^2(\omega t + \varphi)\,\vec{e}_z

La valeur moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} est donnée par :

\langle \vec{F}_L \rangle_T = \frac{1}{T} \int_0^T \vec{F}_L(t)\,\mathrm{d}t

Comme la valeur moyenne de la fonction \cos^2 sur une période est :

\langle \cos^2(\omega t + \varphi) \rangle_T = \frac{1}{T}\int_0^T \cos^2(\omega t + \varphi)\,\mathrm{d}t = \frac{1}{2}

on obtient directement :

\boxed{\langle \vec{F}_L \rangle_T = \varepsilon_0 S E_0^2\,\vec{e}_z}

Cette force moyenne est orthogonale à la surface du conducteur et dirigée selon \vec{e}_z (vers l'intérieur du conducteur), ce qui correspond à une force pressante s'exerçant uniformément sur la surface d'aire S.

On peut donc lui associer une pression scalaire p, appelée pression de radiation, définie par :

p = \frac{\langle \vec{F}_L \rangle_T \cdot \vec{e}_z}{S}

Il vient immédiatement :

\boxed{p = \varepsilon_0 E_0^2}

Résultat

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Notions : pression de radiation

Calculer numériquement la pression de radiation pour la lumière venant du soleil () et pour celle d'un laser de haute intensité ().

Voir l'indice

Relier la pression de radiation à l'intensité par la formule p = 2I/c et réaliser l'application numérique pour les deux puissances surfaciques.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la pression de radiation p en fonction de l'intensité I et de la célérité c en combinant les expressions obtenues aux questions précédentes.
  2. Réaliser les applications numériques avec les valeurs fournies pour le flux solaire I_1 et le laser impulsionnel I_2.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de la pression de radiation p = 2I/c pour une réflexion normale totale.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, la pression de radiation exercée sur le miroir parfait s'écrit :

p = \varepsilon_0 E_0^2

L'intensité I de l'onde incidente est donnée par le rappel de l'énoncé (question Q9) :

I = \frac{c\varepsilon_0 E_0^2}{2} \iff \varepsilon_0 E_0^2 = \frac{2I}{c}

On en déduit l'expression de la pression de radiation en fonction de l'intensité :

p = \frac{2I}{c}

1. Cas de la lumière venant du Soleil : Pour I_1 = 1\text{ kW}\cdot\text{m}^{-2} = 1{,}0 \times 10^3\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} et c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

p_1 = \frac{2 \times 1{,}0 \times 10^3}{3{,}00 \times 10^8} \approx 6{,}7 \times 10^{-6}\text{ Pa}
\boxed{p_1 \approx 6{,}7 \times 10^{-6}\text{ Pa}}

2. Cas du laser de haute intensité : Pour I_2 = 1\text{ GW}\cdot\text{m}^{-2} = 1{,}0 \times 10^9\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} :

p_2 = \frac{2 \times 1{,}0 \times 10^9}{3{,}00 \times 10^8} \approx 6{,}7\text{ Pa}
\boxed{p_2 \approx 6{,}7\text{ Pa}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Veillez à exprimer la pression dans l'unité usuelle appropriée plutôt qu'en unités dérivées maladroites.

« attention aux unités ! Donner une pression en W.s.m−3 est certes correct, mais ce n’est pas la meilleure manière de communiquer. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : photon

On note la densité volumique de photons dans le faisceau (on se place dans le cadre d'un modèle simple où cette densité est uniforme). Exprimer en fonction de , et de puis calculer sa valeur numérique dans le cas du laser d'intensité .

Voir l'indice

Exprimer le flux d'énergie moyen I traversant une surface comme le produit de la densité volumique, de la vitesse c et de l'énergie d'un photon.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux d'énergie lumineuse traversant une section droite S pendant une durée \mathrm{d}t en dénombrant les photons contenus dans le cylindre de volume \mathrm{d}V = S c\,\mathrm{d}t.
  2. Relier ce flux à l'intensité I, puis en déduire l'expression de la densité volumique de photons n_\gamma^*.
  3. Réaliser l'application numérique avec les données du laser I_2 et la valeur de E_\gamma calculée à la question Q17.
Voir la réponse courte

Bilan de flux reliant l'intensité lumineuse au produit de la densité volumique par l'énergie d'un photon et c.

Voir le corrigé complet

Considérons une section plane S orthogonale à la direction de propagation de l'onde (d'axe \vec{e}_z). Pendant une durée infinitésimale \mathrm{d}t, les photons se déplaçant à la célérité c qui traversent la surface S sont ceux initialement contenus dans un cylindre de base S et de hauteur c\,\mathrm{d}t, c'est-à-dire de volume :

\mathrm{d}V = S c\,\mathrm{d}t

Puisque la densité volumique n_\gamma^* est uniforme, le nombre de photons traversant la surface pendant \mathrm{d}t s'écrit :

\mathrm{d}N = n_\gamma^*\,\mathrm{d}V = n_\gamma^* S c\,\mathrm{d}t

Chaque photon transportant une énergie E_\gamma, l'énergie électromagnétique totale traversant la section S pendant \mathrm{d}t est :

\mathrm{d}\mathcal{E} = E_\gamma\,\mathrm{d}N = n_\gamma^* E_\gamma S c\,\mathrm{d}t

Par définition, l'intensité I représente la puissance surfacique moyenne transportée par l'onde :

I = \frac{\mathrm{d}\mathcal{E}}{S\,\mathrm{d}t} = n_\gamma^* E_\gamma c

On en déduit l'expression de la densité volumique de photons :

\boxed{n_\gamma^* = \frac{I}{c E_\gamma}}

Application numérique :
Pour le laser de haute intensité, on a I_2 = 1\text{ GW}\cdot\text{m}^{-2} = 1{,}0 \times 10^9\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}. D'après la question Q17, l'énergie d'un photon de longueur d'onde \lambda = 600\text{ nm} vaut E_\gamma \approx 3{,}32 \times 10^{-19}\text{ J}. Avec c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

n_\gamma^* = \frac{1{,}0 \times 10^9}{3{,}00 \times 10^8 \times 3{,}315 \times 10^{-19}} \approx 1{,}0 \times 10^{19}\text{ m}^{-3}
\boxed{n_\gamma^* \approx 1{,}0 \times 10^{19}\text{ m}^{-3}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question difficile peu réussie, où une analyse dimensionnelle permettait d'obtenir une valorisation partielle.

« Question plus difficile qui n’a reçu que très peu de bonnes réponses, certains candidats donnent la bonne relation en se basant sur des considérations dimensionnelles, ce qui est partiellement valorisé. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : quantité de mouvement

Exprimer la quantité de mouvement d'un photon en fonction de son énergie .

Voir l'indice

Rappeler la relation relativiste pour une particule de masse nulle liant quantité de mouvement et énergie.

Voir la réponse courte

Relation relativiste fondamentale pour un photon de masse nulle : p_\gamma = E_\gamma / c.

Voir le corrigé complet

Un photon est une particule de masse nulle se propageant à la célérité c. La relation d'Einstein-de Broglie (ou la relation de dispersion relativiste E^2 = p^2c^2 + m^2c^4 avec m = 0) relie son énergie E_\gamma à la norme p_\gamma de sa quantité de mouvement :

E_\gamma = p_\gamma c \implies p_\gamma = \frac{E_\gamma}{c}

Puisque le faisceau incident se propage selon l'axe (\mathrm{O}z) dans le sens du vecteur unitaire \vec{e_z}, la quantité de mouvement vectorielle \vec{p_\gamma} d'un photon incident s'écrit :

\boxed{\vec{p_\gamma} = \frac{E_\gamma}{c} \, \vec{e_z}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Justifiez rigoureusement la relation à partir des formules de cours et gardez en tête que l'énergie est un scalaire.

« trop souvent mal justifiée. Et attention, l’énergie n’est pas une grandeur vectorielle ! »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : quantité de mouvement

Déterminer l'expression vectorielle de la variation de la quantité de mouvement d'un photon lors d'un rebond sur la surface métallique en fonction de et de . On fait l'hypothèse d'un rebond élastique, c'est-à-dire sans perte d'énergie cinétique.

Voir l'indice

Calculer la différence entre le vecteur quantité de mouvement après le rebond (\vec{p}_f = -p_\gamma \vec{e}_z) et avant le rebond (\vec{p}_i = +p_\gamma \vec{e}_z).

Voir la réponse courte

Différence vectorielle des quantités de mouvement finale et initiale pour une réflexion élastique inversant la direction.

Voir le corrigé complet

Considérons un photon incident se propageant selon +\vec{e}_z. D'après la question Q28, sa quantité de mouvement initiale s'écrit :

\vec{p}_{\gamma, i} = \frac{E_\gamma}{c} \vec{e}_z

L'onde arrivant en incidence normale sur le conducteur parfait situé en z = 0, et le choc étant élastique (sans perte d'énergie, donc sans variation de la pulsation de l'onde associée ni de son énergie photonique), l'énergie du photon après le rebond reste égale à E_\gamma.

Par symétrie et d'après les lois de Descartes pour la réflexion, le photon est réfléchi dans la direction normale à l'interface, c'est-à-dire en sens opposé, selon -\vec{e}_z. Sa quantité de mouvement finale est ainsi :

\vec{p}_{\gamma, f} = -\frac{E_\gamma}{c} \vec{e}_z

La variation de la quantité de mouvement du photon lors de ce rebond est donc :

\begin{aligned} \Delta\vec{p}_\gamma &= \vec{p}_{\gamma, f} - \vec{p}_{\gamma, i} \\ &= -\frac{E_\gamma}{c} \vec{e}_z - \frac{E_\gamma}{c} \vec{e}_z \end{aligned}

soit finalement :

\boxed{\Delta\vec{p}_\gamma = - \frac{2E_\gamma}{c} \vec{e}_z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu abordée et réussie par une petite minorité de candidats, nécessitant la bonne compréhension des questions précédentes.

« Les questions 29, 30 et 31 nécessitaient d’avoir traité (et suffisamment compris) ce qui précède, elles ont été peu abordées, et bien traitées dans une petite minorité de copies. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pression cinétique, quantité de mouvement

Exprimer la variation de quantité de mouvement de l'ensemble des photons qui rebondissent sur la surface métallique d'aire pendant une durée infinitésimale en fonction de , , et de .

Voir l'indice

Déterminer le nombre de photons incidents atteignant la cible pendant \mathrm{d}t dans le volume S \cdot c\,\mathrm{d}t, puis multiplier par la variation d'impulsion unitaire.

Voir la stratégie
  1. Définir le cylindre de capture pour dénombrer les photons qui rencontrent la surface S pendant l'intervalle infinitésimal \mathrm{d}t.
  2. Exprimer ce nombre \mathrm{d}N en fonction de la densité volumique n_\gamma^*, puis de I grâce au résultat de la question Q27.
  3. En déduire la variation globale de quantité de mouvement \Delta\vec{p}_{\mathrm{d}t} = \mathrm{d}N \, \Delta\vec{p}_\gamma à l'aide de la question Q29.
Voir la réponse courte

Bilan sur le cylindre de photons atteignant la surface S pendant la durée infinitésimale \mathrm{d}t.

Voir le corrigé complet

Pendant une durée infinitésimale \mathrm{d}t, les photons se déplaçant à la vitesse c le long de l'axe (Oz) parcourent la distance c\,\mathrm{d}t. Tous les photons situés dans le cylindre d'axe (Oz), de section droite S et de hauteur c\,\mathrm{d}t situé immédiatement devant l'interface (z < 0) viennent frapper la surface S.

Le volume de ce cylindre d'incidence s'écrit :

\mathrm{d}V = S \, c \, \mathrm{d}t

La densité volumique étant supposée uniforme, le nombre de photons heurtant la surface pendant \mathrm{d}t est :

\mathrm{d}N = n_\gamma^* \, \mathrm{d}V = n_\gamma^* \, S \, c \, \mathrm{d}t

D'après le résultat de la question Q27, la densité volumique s'exprime par n_\gamma^* = \frac{I}{c E_\gamma}. On en déduit :

\mathrm{d}N = \frac{I}{c E_\gamma} \, S \, c \, \mathrm{d}t = \frac{I S \, \mathrm{d}t}{E_\gamma}

Chacun de ces \mathrm{d}N photons subit lors de son rebond élastique la variation de quantité de mouvement \Delta\vec{p}_\gamma = -\frac{2E_\gamma}{c}\vec{e}_z établie à la question Q29.

La variation totale de quantité de mouvement de l'ensemble de ces photons pendant la durée \mathrm{d}t vaut donc :

\begin{aligned} \Delta\vec{p}_{\mathrm{d}t} &= \mathrm{d}N \, \Delta\vec{p}_\gamma \\ &= \left(\frac{I S \, \mathrm{d}t}{E_\gamma}\right) \left(-\frac{2E_\gamma}{c}\vec{e}_z\right) \end{aligned}

D'où :

\boxed{\Delta\vec{p}_{\mathrm{d}t} = -\frac{2 I S \, \mathrm{d}t}{c}\,\vec{e}_z}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu abordée et réussie par une petite minorité de candidats, nécessitant la bonne compréhension des questions précédentes.

« Les questions 29, 30 et 31 nécessitaient d’avoir traité (et suffisamment compris) ce qui précède, elles ont été peu abordées, et bien traitées dans une petite minorité de copies. »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pression de radiation, troisième loi de newton

En déduire la force exercée par les photons sur l'aire pendant une durée et retrouver l'expression de la pression de radiation.

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique sous la forme \vec{F} = -\mathrm{d}\vec{p}/\mathrm{d}t (force subie par la paroi) pour retrouver la pression.

Voir la stratégie
  1. Relier la quantité de mouvement cédée à la paroi métallique à la variation de quantité de mouvement des photons par le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton).
  2. Exprimer la force moyenne exercée par le flux de photons sur la surface S par la relation fondamentale de la dynamique.
  3. En déduire la pression de radiation p = \frac{\|\vec{F}\|}{S} et réinjecter l'expression de l'intensité I = \frac{c\varepsilon_0 E_0^2}{2} issue de la question Q9 pour retrouver la formule de la question Q25.
Voir la réponse courte

Application du principe des actions réciproques pour identifier la force exercée par unité de surface.

Voir le corrigé complet

D'après le principe des actions réciproques (ou bilan de quantité de mouvement sur le système fermé {photons + paroi}), la quantité de mouvement \mathrm{d}\vec{p}_{\text{paroi}} transmise à la surface métallique d'aire S pendant la durée \mathrm{d}t est l'opposée de la variation de quantité de mouvement des photons :

\mathrm{d}\vec{p}_{\text{paroi}} = -\Delta\vec{p}_{\mathrm{d}t}

En utilisant le résultat de la question Q30, \Delta\vec{p}_{\mathrm{d}t} = -\dfrac{2IS\,\mathrm{d}t}{c}\,\vec{e}_z, il vient :

\mathrm{d}\vec{p}_{\text{paroi}} = \frac{2IS\,\mathrm{d}t}{c}\,\vec{e}_z

La force moyenne exercée par les photons sur la surface s'écrit alors :

\vec{F} = \frac{\mathrm{d}\vec{p}_{\text{paroi}}}{\mathrm{d}t} = \frac{2IS}{c}\,\vec{e}_z
\boxed{\vec{F} = \frac{2IS}{c}\,\vec{e}_z}

La pression de radiation p est la force par unité de surface normale à celle-ci :

p = \frac{\|\vec{F}\|}{S} = \frac{2I}{c}

En rappelant l'expression de l'intensité démontrée à la question Q9 :

I = \frac{c\varepsilon_0 E_0^2}{2}

on obtient :

p = \frac{2}{c}\left(\frac{c\varepsilon_0 E_0^2}{2}\right) = \varepsilon_0 E_0^2
\boxed{p = \varepsilon_0 E_0^2}

On retrouve rigoureusement l'expression de la pression de radiation établie à la question Q25 par l'approche ondulatoire via la force de Laplace.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question peu abordée et réussie par une petite minorité de candidats, nécessitant la bonne compréhension des questions précédentes.

« Les questions 29, 30 et 31 nécessitaient d’avoir traité (et suffisamment compris) ce qui précède, elles ont été peu abordées, et bien traitées dans une petite minorité de copies. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Partie IV : Notion de force pondéromotrice

Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : force électrostatique

Obtenir une valeur numérique limite de permettant de négliger le poids de l'électron par rapport à la force de Lorentz électrique. On fera intervenir l'accélération de pesanteur .

Voir l'indice

Poser la condition e E_0 \gg m_e g et isoler la borne inférieure pour l'amplitude du champ électrique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les ordres de grandeur (ou amplitudes) respectifs du poids de l'électron et de la force électrique de Lorentz.
  2. Traduire la condition de négligeabilité du poids devant la force électrique pour en déduire l'inégalité sur l'amplitude E_0, puis la valeur limite correspondante.
Voir la réponse courte

Comparaison quantitative du poids m_e g et de la force coulombienne e E_0.

Voir le corrigé complet

L'électron, de masse m_e et de charge q = -e, est soumis à deux forces :

  • son poids : \vec{P} = m_e \vec{g}, de norme P = m_e g ;
  • la composante électrique de la force de Lorentz : \vec{F}_e = -e \vec{E}(x,t), dont l'amplitude maximale vaut F_{e,\max} = e E_0.

Le poids est négligeable devant la force électrique si :

P \ll F_{e,\max} \iff m_e g \ll e E_0 \iff E_0 \gg \frac{m_e g}{e}

La valeur numérique limite du champ électrique est donc :

\boxed{E_{\lim} = \frac{m_e g}{e}}

Application numérique : avec g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, m_e = 9{,}11 \times 10^{-31}\text{ kg} et e = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C}, on obtient :

E_{\lim} = \frac{9{,}11 \times 10^{-31} \times 9{,}81}{1{,}60 \times 10^{-19}} \approx 5{,}6 \times 10^{-11}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}

Le poids de l'électron est donc tout à fait négligeable dès que :

\boxed{E_0 \gg 5{,}6 \times 10^{-11}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Restez simple dans l'estimation de l'ordre de grandeur et rappelez-vous que le champ électrique s'exprime en V/m.

« Beaucoup de réponses inutilement compliquées, et l’unité du champ électrique est le V.m−1 »

Source : rapport du jury E3A 2024

Question déjà tombée ailleurs

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique, moyenne temporelle

Vérifier que la force moyenne sur une période exercée par le champ électrique sur l'électron est nulle.

Voir l'indice

Intégrer la fonction harmonique e E_0 \cos(\omega t) sur une période temporelle entière.

Voir la réponse courte

La moyenne d'une fonction sinusoïdale sur un nombre entier de périodes est strictement nulle.

Voir le corrigé complet

La force électrique de Lorentz exercée sur l'électron de charge q = -e par le champ électrique uniforme \vec{E}(t) = E_0 \cos(\omega t) \vec{e}_x s'écrit :

\vec{F}_e(t) = -e E_0 \cos(\omega t) \, \vec{e}_x

La valeur moyenne de cette force sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} est donnée par :

\langle \vec{F}_e \rangle_T = \frac{1}{T} \int_0^T \vec{F}_e(t) \, \mathrm{d}t = -\frac{e E_0}{T} \left( \int_0^T \cos(\omega t) \, \mathrm{d}t \right) \vec{e}_x

Or, l'intégrale d'une fonction sinusoïdale sur un nombre entier de périodes est strictement nulle :

\int_0^T \cos(\omega t) \, \mathrm{d}t = \left[ \frac{\sin(\omega t)}{\omega} \right]_0^T = \frac{\sin(2\pi) - \sin(0)}{\omega} = 0

On en déduit bien :

\boxed{\langle \vec{F}_e \rangle_T = \vec{0}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Rédigez un minimum la démonstration même si le résultat est fourni, et ne confondez pas vecteurs et scalaires.

« un minimum de rédaction est attendu. Et beaucoup trop de relations où vecteur = scalaire. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique

Exprimer en fonction de , , et de . Préciser la valeur du déphasage entre la vitesse et le champ électrique.

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle du mouvement m_e \dot{v} = -e E_0 \cos(\omega t) en régime forcé établi sans constante d'intégration.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron selon l'axe (Ox), le poids étant négligeable devant la force de Lorentz électrique d'après la question Q32.
  2. Passer en notation complexe pour le régime sinusoïdal forcé afin d'identifier l'amplitude V_m et le déphasage \varphi_v.
Voir la réponse courte

Intégration de l'accélération sinusoïdale pour déterminer l'amplitude de vitesse et le déphasage.

Voir le corrigé complet

On étudie l'électron (masse m_e, charge q = -e) dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen. En négligeant le poids, l'électron n'est soumis qu'à la force électrique :

\vec{F}_e(t) = -e \vec{E}(t) = -e E_0 \cos(\omega t)\,\vec{e}_x

Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe (Ox) s'écrit :

m_e \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = -e E_0 \cos(\omega t)

En régime sinusoïdal forcé établi, on associe à la vitesse v(t) = V_m \cos(\omega t + \varphi_v) l'amplitude complexe \underline{V} = V_m \mathrm{e}^{\mathrm{j}\varphi_v}, avec V_m > 0. L'opérateur de dérivation temporelle se traduit par une multiplication par \mathrm{j}\omega :

\mathrm{j} m_e \omega \underline{V} = -e E_0

On en déduit l'expression de l'amplitude complexe :

\underline{V} = \frac{-e E_0}{\mathrm{j} m_e \omega} = \mathrm{j} \frac{e E_0}{m_e \omega} = \frac{e E_0}{m_e \omega} \mathrm{e}^{\mathrm{j}\frac{\pi}{2}}

Par identification du module et de l'argument, sachant que e, E_0, m_e, \omega > 0 :

\boxed{V_m = \frac{e E_0}{m_e \omega}}
\boxed{\varphi_v = \frac{\pi}{2}\text{ rad}}

La vitesse de l'électron est ainsi en quadrature avance par rapport au champ électrique excitateur.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Détaillez clairement votre démarche en privilégiant l'usage des notations complexes.

« Attention à la clarté de la démarche, le résultat seul, même juste, n’est pas suffisant. Il est recommandé d’utiliser les notations complexes. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cinématique

Exprimer en fonction de , , et de . Préciser la valeur du déphasage entre la position et le champ électrique.

Voir l'indice

Intégrer la vitesse par rapport au temps pour trouver le déplacement x(t) et analyser le déphasage avec E(t).

Voir la réponse courte

Seconde intégration temporelle fournissant l'élongation maximale X_m et le déphasage en opposition de phase.

Voir le corrigé complet

Le vecteur position de l'électron selon l'axe (Ox) est noté :

x(t)\,\vec{e}_x = X_m \cos(\omega t + \varphi_x)\,\vec{e}_x

Par dérivation temporelle, la vitesse de l'électron s'écrit :

\begin{aligned} v(t) = \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} &= -\omega X_m \sin(\omega t + \varphi_x) \\ &= \omega X_m \cos\left(\omega t + \varphi_x + \frac{\pi}{2}\right) \end{aligned}

D'après le résultat de la question précédente (Q34), la vitesse de l'électron en régime sinusoïdal forcé établi est :

v(t) = V_m \cos(\omega t + \varphi_v) \quad \text{avec} \quad V_m = \frac{e E_0}{m_e \omega} \quad \text{et} \quad \varphi_v = \frac{\pi}{2}\text{ rad}

Par identification des amplitudes et des phases (en choisissant X_m > 0) :

\begin{aligned} V_m &= \omega X_m \implies X_m = \frac{V_m}{\omega} = \frac{e E_0}{m_e \omega^2} \\ \varphi_v &= \varphi_x + \frac{\pi}{2} \implies \varphi_x = \varphi_v - \frac{\pi}{2} = 0\text{ rad} \pmod{2\pi} \end{aligned}

On peut également retrouver directement ce résultat à partir du principe fondamental de la dynamique projeté sur l'axe (Ox) :

m_e \frac{\mathrm{d}^2 x}{\mathrm{d}t^2} = -e E_0 \cos(\omega t)

En notation complexe, en posant \underline{x}(t) = \underline{X} \mathrm{e}^{\mathrm{j}\omega t} avec \underline{X} = X_m \mathrm{e}^{\mathrm{j}\varphi_x} :

-m_e \omega^2 \underline{X} = -e E_0 \implies \underline{X} = \frac{e E_0}{m_e \omega^2}

Le nombre complexe \underline{X} étant réel strictement positif, son module donne X_m et son argument donne \varphi_x :

\begin{aligned} \boxed{X_m = \frac{e E_0}{m_e \omega^2}} \end{aligned}
\begin{aligned} \boxed{\varphi_x = 0\text{ rad}} \end{aligned}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Détaillez clairement votre démarche en privilégiant l'usage des notations complexes.

« Attention à la clarté de la démarche, le résultat seul, même juste, n’est pas suffisant. Il est recommandé d’utiliser les notations complexes. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : gradient

Quelle est l'unité de ? Dans quel sens est orienté ? Donner son expression en fonction de et de , en supposant que .

Voir l'indice

Dériver E_m(x)^2 \approx E_0^2 + 2\alpha E_0 x par rapport à la variable d'espace x.

Voir la réponse courte

Analyse dimensionnelle de \alpha et calcul du gradient d'un champ d'amplitude linéairement croissante.

Voir le corrigé complet
  1. Unité de \alpha : L'amplitude E_m(x) = E_0 + \alpha x est homogène à un champ électrique, dont l'unité dans le Système international est le volt par mètre (\mathrm{V\cdot m^{-1}}). La coordonnée x étant une distance exprimée en mètres (\mathrm{m}), l'unité de \alpha est :

    \boxed{\mathrm{V\cdot m^{-2}} \quad (\text{ou } \mathrm{N\cdot C^{-1}\cdot m^{-1}})}
  2. Orientation de \overrightarrow{\operatorname{grad}}\left(E_m^2\right) : La fonction E_m(x) ne dépend que de la seule variable spatiale x, de sorte que le gradient s'écrit en coordonnées cartésiennes :

    \overrightarrow{\operatorname{grad}}\left(E_m^2\right) = \frac{\mathrm{d}\left(E_m^2\right)}{\mathrm{d}x}\,\vec{e}_x = 2 E_m(x)\frac{\mathrm{d}E_m}{\mathrm{d}x}\,\vec{e}_x = 2\alpha(E_0 + \alpha x)\,\vec{e}_x

    Les constantes E_0 et \alpha étant strictement positives, et sous l'hypothèse |\alpha x| \ll E_0, la quantité E_0 + \alpha x est strictement positive. Par conséquent, la composante selon \vec{e}_x est positive :

    \boxed{\overrightarrow{\operatorname{grad}}\left(E_m^2\right) \text{ est orienté dans le sens des } x \text{ croissants, soit selon } +\vec{e}_x.}
  3. Expression approchée au premier ordre : En développant le carré sous l'hypothèse |\alpha x| \ll E_0 :

    E_m^2(x) = (E_0 + \alpha x)^2 = E_0^2 + 2\alpha E_0 x + \alpha^2 x^2 \approx E_0^2 + 2\alpha E_0 x

    On en déduit l'expression du gradient au premier ordre en \alpha x / E_0 :

    \boxed{\overrightarrow{\operatorname{grad}}\left(E_m^2\right) = 2\alpha E_0\,\vec{e}_x}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Les calculs sont généralement corrects mais la détermination des unités pose souvent problème.

« Plutôt bien traitée dans l’ensemble pour ce qui est du calcul, c’est plus aléatoire pour le unités. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : force pondéromotrice

Représenter le champ électrique et la force subie par l'électron lorsque et lorsque , en utilisant le fait que la position et le champ électrique sont en phase. Dans quel sens est la résultante de ces deux forces ? Que peut-on en déduire quant au sens de la force pondéromotrice ?

Voir l'indice

Dessiner l'électron aux positions x = X_m et x = -X_m en remarquant que le champ électrique est plus intense en x > 0 qu'en x < 0.

Voir la stratégie
  1. Identifier les instants correspondant aux positions extrêmes x = X_m et x = -X_m à l'aide de la relation x(t) = X_m \cos(\omega t) (mise en phase entre x(t) et le champ électrique).
  2. Exprimer le champ électrique local \vec{E}(x, t) = (E_0 + \alpha x)\cos(\omega t)\,\vec{e}_x et en déduire la force de Lorentz subie par l'électron \vec{F} = -e\vec{E} en ces deux positions.
  3. Réaliser un schéma clair représentant les vecteurs champ et force en x = X_m et x = -X_m.
  4. Calculer la somme de ces deux forces extrêmes pour en déduire le sens de la force pondéromotrice.
Voir la réponse courte

Tracé des forces aux extrema montrant le déséquilibre qui repousse l'électron vers les régions de champ faible.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q35, la position et le champ électrique sont en phase (\varphi_x = 0) :

x(t) = X_m \cos(\omega t) \quad \text{et} \quad \vec{E}(x, t) = (E_0 + \alpha x)\cos(\omega t)\,\vec{e}_x
  • Pour x = X_m, on a \cos(\omega t) = 1 :

    \begin{aligned} \vec{E}(X_m) &= (E_0 + \alpha X_m)\,\vec{e}_x \\ \vec{F}(X_m) &= -e\vec{E}(X_m) = -e(E_0 + \alpha X_m)\,\vec{e}_x \end{aligned}

    Le champ \vec{E}(X_m) est dirigé selon +\vec{e}_x, et la force subie par l'électron \vec{F}(X_m) est dirigée selon -\vec{e}_x.

  • Pour x = -X_m, on a \cos(\omega t) = -1 :

    \begin{aligned} \vec{E}(-X_m) &= (E_0 - \alpha X_m)(-1)\,\vec{e}_x = -(E_0 - \alpha X_m)\,\vec{e}_x \\ \vec{F}(-X_m) &= -e\vec{E}(-X_m) = +e(E_0 - \alpha X_m)\,\vec{e}_x \end{aligned}

    Le champ \vec{E}(-X_m) est dirigé selon -\vec{e}_x, et la force subie par l'électron \vec{F}(-X_m) est dirigée selon +\vec{e}_x.

La résultante de ces deux forces extrêmes vaut :

\vec{F}_{\mathrm{res}} = \vec{F}(X_m) + \vec{F}(-X_m) = -2e\alpha X_m\,\vec{e}_x

Puisque e > 0, \alpha > 0 et X_m > 0, cette résultante est dirigée selon -\vec{e}_x.

\boxed{\text{La résultante est dirigée dans le sens opposé à }\vec{e}_x\text{, donc vers les champs plus faibles.}}

On en déduit que la force pondéromotrice \vec{f}_p, qui est la force moyenne sur une période, est elle aussi :

\boxed{\text{orientée selon } -\vec{e}_x\text{, c'est-à-dire vers les zones de champ électrique de plus faible amplitude.}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Question sélective nécessitant une bonne compréhension physique du phénomène, avec très peu de réponses correctes.

« Question plus difficile qui nécessitait de bien comprendre la situation, souvent abordée mais sans succès, quelques rares bonnes réponses. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : force pondéromotrice

Calculer la force pondéromotrice subie par l'électron, définie comme la force moyenne sur une période exercée par le champ électrique sur l'électron. On l'exprimera en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Développer la force instantanée -e(E_0 + \alpha x(t))\cos(\omega t) et calculer la moyenne temporelle du terme non linéaire croisé.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force électrique instantanée \vec{F}(t) = -e \vec{E}(x(t), t) subie par l'électron à la position x(t).
  2. Injecter l'expression du déplacement x(t) obtenue à la question Q35 dans le modèle affine du champ électrique.
  3. Calculer la moyenne temporelle de la force sur une période d'oscillation T = \frac{2\pi}{\omega}.
Voir la réponse courte

Calcul de la moyenne du produit du champ perturbé par la position oscillante de l'électron.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, à l'échelle d'une période d'oscillation, le mouvement de l'électron autour de x = 0 est bien décrit par l'expression établie à la question Q35 :

x(t) = X_m \cos(\omega t) \quad \text{avec} \quad X_m = \frac{e E_0}{m_e \omega^2}

La force de Lorentz électrique instantanée subie par l'électron de charge q = -e s'écrit :

\vec{F}(t) = -e \, \vec{E}(x(t), t) = -e \, E_m(x(t)) \cos(\omega t) \, \vec{e}_x

En utilisant le profil affine E_m(x) = E_0 + \alpha x, il vient :

\begin{aligned} \vec{F}(t) &= -e \left[ E_0 + \alpha x(t) \right] \cos(\omega t) \, \vec{e}_x \\ &= -e \left[ E_0 \cos(\omega t) + \alpha X_m \cos^2(\omega t) \right] \vec{e}_x \end{aligned}

La force pondéromotrice \vec{f}_p est la moyenne temporelle de \vec{F}(t) sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} :

\vec{f}_p = \langle \vec{F}(t) \rangle_T = -e \left[ E_0 \langle \cos(\omega t) \rangle_T + \alpha X_m \langle \cos^2(\omega t) \rangle_T \right] \vec{e}_x

Sachant que \langle \cos(\omega t) \rangle_T = 0 et \langle \cos^2(\omega t) \rangle_T = \frac{1}{2}, on obtient :

\vec{f}_p = -\frac{1}{2} e \alpha X_m \, \vec{e}_x

En remplaçant X_m par son expression :

\boxed{\vec{f}_p = -\frac{e^2 \alpha E_0}{2 m_e \omega^2} \, \vec{e}_x}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne vous limitez pas à aligner des calculs : explicitez la compréhension physique de la situation.

« de trop nombreux candidats se contentent de quelques lignes de calcul sans monter qu’ils ont compris la situation. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I

Notions : force pondéromotrice, gradient

Vérifier, sur la situation simple de variation linéaire de l'amplitude du champ décrite ci-dessus et avec le résultat de la question Q36, que l'on retrouve bien le résultat de la question précédente.

Voir l'indice

Injecter le gradient obtenu en Q36 dans la formule générale fournie par l'énoncé et comparer terme à terme.

Voir la stratégie
  1. Identifier la charge de la particule considérée (ici l'électron, q = -e).
  2. Injecter l'expression du gradient de E_m^2 obtenue à la question Q36 dans la formule générale fournie par l'énoncé.
  3. Comparer l'expression obtenue avec le résultat de la force pondéromotrice établi à la question Q38.
Voir la réponse courte

Rapprochement direct entre l'expression calculée et la formule générale faisant intervenir le gradient du carré de l'amplitude.

Voir le corrigé complet

L'expression générale admise pour la force pondéromotrice exercée sur une particule de masse m_e et de charge q est :

\vec{f}_p = -\frac{q^2}{4m_e\omega^2}\overrightarrow{\operatorname{grad}}\left(E_m^2\right)

Pour un électron, la charge électrique vaut q = -e, ce qui donne :

q^2 = (-e)^2 = e^2

D'après le résultat de la question Q36, au premier ordre en \alpha x / E_0 (soit pour |\alpha x| \ll E_0 au voisinage de l'origine), le gradient du carré de l'amplitude s'écrit :

\overrightarrow{\operatorname{grad}}\left(E_m^2\right) = 2\alpha E_0\,\vec{e}_x

En injectant ces deux relations dans l'expression générale de \vec{f}_p, on obtient :

\begin{aligned} \vec{f}_p &= -\frac{e^2}{4m_e\omega^2}\left(2\alpha E_0\,\vec{e}_x\right) \\ &= -\frac{e^2\alpha E_0}{2m_e\omega^2}\,\vec{e}_x \end{aligned}
\boxed{\vec{f}_p = -\frac{e^2\alpha E_0}{2m_e\omega^2}\,\vec{e}_x}

On retrouve bien l'expression obtenue par calcul direct de la moyenne temporelle à la question Q38.

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Ne vous limitez pas à aligner des calculs : explicitez la compréhension physique de la situation.

« de trop nombreux candidats se contentent de quelques lignes de calcul sans monter qu’ils ont compris la situation. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : théorème de l'énergie cinétique

Avec un modèle simple d'énergie cinétique initiale nulle et de force constante, évaluer la valeur de la force pondéromotrice nécessaire pour obtenir cette accélération.

Voir l'indice

Utiliser le théorème de l'énergie cinétique pour une force constante sur la distance d = 2\text{ cm} : W = F_p \cdot d = \Delta \mathscr{E}_c.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème de l'énergie cinétique à l'électron accéléré en ligne droite sous l'action de la force pondéromotrice constante \vec{F}_p.
  2. Convertir l'énergie cinétique finale acquise de l'électronvolt en joules.
  3. En déduire la norme de la force pondéromotrice F_p.
Voir la réponse courte

Application du théorème de l'énergie cinétique pour évaluer la force moyenne constante d'accélération.

Voir le corrigé complet

On applique le théorème de l'énergie cinétique à l'électron entre son état initial (au repos, \mathscr{E}_{c,i} = 0) et son état final après avoir parcouru la distance d = 2\text{ cm} sous l'effet d'une force pondéromotrice constante et colinéaire au déplacement :

\Delta \mathscr{E}_c = \mathscr{E}_{c,f} - \mathscr{E}_{c,i} = W(\vec{F}_p) = F_p \, d

L'énergie cinétique acquise par l'électron est \mathscr{E}_{c,f} = 2\text{ GeV}. En utilisant la relation de conversion entre le joule et l'électronvolt (rappelée en question Q15) :

\mathscr{E}_{c,f} = 2 \times 10^9 \times 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ J} = 3{,}20 \times 10^{-10}\text{ J}

La norme de la force pondéromotrice s'exprime alors par :

F_p = \frac{\mathscr{E}_{c,f}}{d}

Avec d = 2\text{ cm} = 2{,}0 \times 10^{-2}\text{ m}, l'application numérique donne :

F_p = \frac{3{,}20 \times 10^{-10}}{2{,}0 \times 10^{-2}} = 1{,}6 \times 10^{-8}\text{ N}
\boxed{F_p = 1{,}6 \times 10^{-8}\text{ N}}

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : vecteur de poynting

On considère que la puissance du laser est répartie sur un faisceau de diamètre de . Estimer le champ moyen de ce laser et en déduire la valeur de requise pour produire la force calculée à la question précédente. On pourra utiliser la relation démontrée dans la question Q9.

Voir l'indice

Relier la puissance P à l'intensité lumineuse I via la section du faisceau, puis remonter au champ E_0 et enfin au paramètre \alpha.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intensité lumineuse I à partir de la puissance P et de la section droite S = \pi D^2 / 4 du faisceau laser, puis utiliser la relation établie en Q9 liant I à l'amplitude du champ E_0.
  2. Exprimer la pulsation \omega à partir de la longueur d'onde \lambda = 632\text{ nm} fournie dans le texte.
  3. Isoler le paramètre spatial \alpha dans l'expression de la force pondéromotrice obtenue en Q38 (ou Q39), en utilisant la valeur de la force F_p calculée en Q40.
Voir la réponse courte

Estimation de l'intensité laser I = P/S, déduction de l'amplitude E_0 puis du gradient d'amplitude \alpha.

Voir le corrigé complet

1. Estimation du champ moyen E_0 :

La puissance P du laser est supposée uniformément répartie sur la section circulaire d'un faisceau de diamètre D = 0{,}1\text{ mm}, soit une aire :

S = \frac{\pi D^2}{4}

L'intensité moyenne du faisceau s'écrit alors :

I = \frac{P}{S} = \frac{4P}{\pi D^2}

D'après la relation rappelée par l'énoncé et démontrée à la question Q9, l'intensité est liée à l'amplitude du champ électrique E_0 par :

I = \frac{c\varepsilon_0 E_0^2}{2}

On en déduit l'expression du champ moyen E_0 :

E_0 = \sqrt{\frac{2I}{c\varepsilon_0}} = \sqrt{\frac{8P}{\pi c \varepsilon_0 D^2}}

Application numérique :

  • P = 1{,}0 \times 10^{15}\text{ W},
  • D = 0{,}1\text{ mm} = 1{,}0 \times 10^{-4}\text{ m},
  • c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1},
  • \varepsilon_0 = 8{,}85 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}.
\begin{aligned} I &= \frac{4 \times 1{,}0 \times 10^{15}}{\pi \times (1{,}0 \times 10^{-4})^2} \approx 1{,}27 \times 10^{23}\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} \\ E_0 &= \sqrt{\frac{2 \times 1{,}273 \times 10^{23}}{3{,}00 \times 10^8 \times 8{,}85 \times 10^{-12}}} \approx 9{,}8 \times 10^{12}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} \end{aligned}
\boxed{E_0 \approx 9{,}8 \times 10^{12}\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}}

2. Déduction de la valeur de \alpha :

D'après le résultat des questions Q38 et Q39, la norme de la force pondéromotrice subie par un électron est :

F_p = \frac{e^2 \alpha E_0}{2m_e \omega^2}

où la pulsation temporelle de l'onde s'exprime en fonction de sa longueur d'onde \lambda = 632\text{ nm} par :

\omega = \frac{2\pi c}{\lambda}

On en déduit l'expression de \alpha requise pour produire la force F_p = 1{,}6 \times 10^{-8}\text{ N} évaluée à la question Q40 :

\alpha = \frac{2m_e \omega^2 F_p}{e^2 E_0} = \frac{8\pi^2 m_e c^2 F_p}{e^2 \lambda^2 E_0}

Application numérique :

\begin{aligned} \omega &= \frac{2\pi \times 3{,}00 \times 10^8}{632 \times 10^{-9}} \approx 2{,}98 \times 10^{15}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1} \\ \alpha &= \frac{2 \times 9{,}11 \times 10^{-31} \times (2{,}983 \times 10^{15})^2 \times 1{,}60 \times 10^{-8}}{(1{,}60 \times 10^{-19})^2 \times 9{,}79 \times 10^{12}} \approx 1{,}0 \times 10^{18}\text{ V}\cdot\text{m}^{-2} \end{aligned}
\boxed{\alpha \approx 1{,}0 \times 10^{18}\text{ V}\cdot\text{m}^{-2}}

Résultat

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Partie PROBLÈME 2 : Étude cinétique et thermodynamique d'une réaction d'isomérisation

Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : vitesse de réaction, ordre de réaction

Exprimer en fonction de , et de .

Voir l'indice

Appliquer la loi de vitesse d'une réaction d'ordre 1 au réactif I_a, dont la concentration vaut a - x.

Voir la réponse courte

Expression de la loi de vitesse d'ordre 1 pour la réaction directe : v_1 = k_1(a-x).

Voir le corrigé complet

La réaction dans le sens direct est d'ordre un par rapport au réactif \mathrm{I}_a de constante de vitesse k_1, si bien que la vitesse volumique s'écrit :

v_1 = k_1 [\mathrm{I}_a]

D'après la stœchiométrie de la réaction d'isomérisation \mathrm{I}_{a\text{ (aq)}} \longrightarrow \mathrm{I}_{b\text{ (aq)}}, la conservation de la matière à volume constant impose, pour tout instant t :

[\mathrm{I}_a](t) + [\mathrm{I}_b](t) = [\mathrm{I}_a](0) + [\mathrm{I}_b](0) = a

Sachant que x(t) = [\mathrm{I}_b](t), il vient :

[\mathrm{I}_a](t) = a - x(t)

On en déduit l'expression de la vitesse volumique de la réaction dans le sens direct :

\boxed{v_1 = k_1 (a - x)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Révisez les bases de la cinétique chimique pour écrire correctement les lois de vitesse.

« beaucoup de mauvaises réponses avec des expressions complètement fantaisistes pour les lois de vitesse, les bases de la cinétique chimique semblent bien loin. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : vitesse de réaction, ordre de réaction

Exprimer en fonction de et de .

Voir l'indice

Écrire la loi de vitesse d'ordre 1 pour la réaction inverse portant sur le produit I_b de concentration x.

Voir la réponse courte

Expression de la loi de vitesse d'ordre 1 pour la réaction inverse : v_2 = k_2 x.

Voir le corrigé complet

La réaction dans le sens indirect correspond au processus :

I_{b(\mathrm{aq})} \longrightarrow I_{a(\mathrm{aq})}

L'énoncé précise que cette réaction est d'ordre un par rapport au réactif I_{b(\mathrm{aq})}, de constante de vitesse k_2. Par définition de la loi de vitesse, la vitesse volumique v_2 s'écrit :

v_2 = k_2 \left[I_{b(\mathrm{aq})}\right]

Comme la concentration de l'espèce I_b à l'instant t est notée x(t) = x, on en déduit directement :

\boxed{v_2 = k_2 x}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Révisez les bases de la cinétique chimique pour écrire correctement les lois de vitesse.

« beaucoup de mauvaises réponses avec des expressions complètement fantaisistes pour les lois de vitesse, les bases de la cinétique chimique semblent bien loin. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : cinétique chimique, équation différentielle

Exprimer la vitesse de disparition globale de l'espèce , c'est-à-dire , en fonction des vitesses et . En déduire que vérifie une équation différentielle du premier ordre par rapport au temps que l'on exprimera en fonction de , et de .

Voir l'indice

Écrire le bilan de matière global \mathrm{d}x/\mathrm{d}t = v_1 - v_2 et regrouper les termes proportionnels à x(t).

Voir la stratégie
  1. Établir le bilan cinétique sur l'espèce I_a, consommée par le processus direct de vitesse v_1 et régénérée par le processus indirect de vitesse v_2.
  2. Exprimer -\frac{\mathrm{d}[I_a]}{\mathrm{d}t} en fonction de la variable x(t) grâce à la conservation de la matière.
  3. Injecter les lois de vitesse obtenues aux questions Q42 et Q43 pour aboutir à l'équation différentielle linéaire d'ordre un portant sur x(t).
Voir la réponse courte

Bilan de vitesse globale \dot{x} = v_1 - v_2 aboutissant à une équation différentielle linéaire du premier ordre.

Voir le corrigé complet

L'espèce I_a est consommée dans le sens direct avec la vitesse volumique v_1 et formée dans le sens indirect avec la vitesse volumique v_2. Sa vitesse de disparition globale s'écrit donc :

\boxed{-\frac{\mathrm{d}[I_a]}{\mathrm{d}t} = v_1 - v_2}

D'après la conservation de la matière (solution à volume constant), la somme des concentrations des deux isomères est constante au cours du temps :

[I_a](t) + [I_b](t) = a \implies [I_a](t) = a - x(t)

En dérivant cette relation par rapport au temps, il vient :

-\frac{\mathrm{d}[I_a]}{\mathrm{d}t} = \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}

D'après les résultats des questions Q42 et Q43, les vitesses partielles s'expriment par :

v_1 = k_1(a - x) \quad \text{et} \quad v_2 = k_2 x

En identifiant les deux expressions de -\frac{\mathrm{d}[I_a]}{\mathrm{d}t}, on obtient :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} &= k_1(a - x) - k_2 x \\ &= k_1 a - (k_1 + k_2)x \end{aligned}

On aboutit ainsi à l'équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants vérifiée par x(t) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} + (k_1 + k_2)x = k_1 a}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Expliquez bien la contribution simultanée des processus direct et inverse à la vitesse de disparition du réactif.

« Assez peu de candidats montrent qu’ils ont compris que les 2 processus, direct et inverse, contribuent à la variation de la concentration du réactif. »

« Parfois l’équation obtenue est correcte sans aucune explication, ce qui n’est que partiellement valorisé. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1, BCPST1

Notions : avancement, équilibre chimique

Exprimer en fonction de , et de .

Voir l'indice

Faire tendre le temps vers l'infini dans l'équation différentielle en annulant la dérivée temporelle de x.

Voir la réponse courte

Annulation de la dérivée temporelle de l'avancement lorsque le système atteint son état d'équilibre.

Voir le corrigé complet

À l'état final (lorsque t \to +\infty), le système atteint un état stationnaire où la dérivée temporelle s'annule :

\lim_{t \to +\infty} \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} = 0

En injectant cette condition dans l'équation différentielle établie à la question Q44 :

\frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} + (k_1 + k_2)x = k_1 a

on obtient directement pour la concentration limite x_\infty = \lim_{t \to +\infty} x(t) :

(k_1 + k_2) x_\infty = k_1 a

soit :

\boxed{x_\infty = \frac{k_1}{k_1 + k_2}\,a}

Résultat

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Question 46

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Démarche expérimentale
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : spectrophotométrie, loi de beer-lambert

Citer le nom de l'appareil permettant de mesurer l'absorbance d'une solution. Expliciter la manière avec laquelle on procède pour choisir la longueur d'onde de travail optimale. Définir l'opération dite de « réglage du blanc ». On se limitera à un paragraphe de cinq lignes maximum.

Voir l'indice

Nommer le spectrophotomètre, expliquer le choix d'un maximum d'absorption (ou d'écart maximal d'absorbance) et décrire la tare avec le solvant.

Voir la réponse courte

Spectrophotomètre, sélection au maximum d'absorbance et compensation de la contribution de la cuve et du solvant.

Voir le corrigé complet

L'appareil utilisé est un spectrophotomètre (UV-visible). La longueur d'onde de travail optimale est choisie à partir des spectres d'absorption A = f(\lambda) des deux isomères : on sélectionne une longueur d'onde où l'écart |\varepsilon_b - \varepsilon_a| est maximal (afin de maximiser la sensibilité du suivi cinétique \Delta A), tout en restant dans le domaine de validité de la loi de Beer-Lambert (A \lesssim 1{,}5). Enfin, le réglage du blanc consiste à mesurer l'intensité lumineuse transmise par une cuve contenant uniquement le solvant (eau), afin d'attribuer par étalonnage la valeur A = 0 et d'affranchir les mesures ultérieures de l'absorption propre du solvant, de la cuve et des pertes par réflexion.

Voir ce qu'a relevé le jury

Connaissez le nom exact des instruments de mesure utilisés en travaux pratiques de spectrophotométrie.

« les candidats ont fait preuve de beaucoup d’imagination pour donner le nom de l’appareil (spectromètre, colorimètre, conductimètre, ampèremètre, et même oscilloscope !). »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 47

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : suivi spectrophotométrique

En exploitant la ligne 42 du script, donner l'expression de .

Voir l'indice

Identifier l'argument passé dans la fonction logarithme népérien à la ligne 42 du script Python.

Voir la stratégie
  1. Identifier le rôle des arguments de la fonction polyfit(x, y, deg) de la bibliothèque numpy, qui effectue une régression polynomiale de degré deg pour modéliser la grandeur y en fonction de la grandeur x.
  2. Lire l'ordonnée y passée en second argument à la ligne 42 pour en déduire la fonction g(A, A_0, A_\infty) modélisée en fonction du temps t.
Voir la réponse courte

Traduction mathématique de l'instruction logarithmique présente dans le script Python de traitement de données.

Voir le corrigé complet

La fonction polyfit(x, y, 1) réalise une régression linéaire de la variable y (en ordonnée) en fonction de la variable x (en abscisse) :

\texttt{reg\_lin\_MC = polyfit(t\_MC\_k, np.log(1-((A\_MC\_k-A0)/(Ainfty-A0))), 1)}

Le premier argument t_MC_k correspond à la date t, tandis que le second argument correspond à la grandeur g(A, A_0, A_\infty) dont on étudie la dépendance en t.

Sachant que la fonction np.log désigne le logarithme népérien \ln, on en déduit directement :

\boxed{g(A, A_0, A_\infty) = \ln \!\left(1 - \frac{A - A_0}{A_\infty - A_0}\right) = \ln \!\left(\frac{A_\infty - A}{A_\infty - A_0}\right)}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Il suffisait de relever attentivement l'information dans le script fourni.

« Il fallait simplement lire le script […] pas toujours correct cependant. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : méthode de monte-carlo, régression linéaire

Expliquer le principe de la méthode de Monte Carlo utilisée pour déterminer les valeurs des coefficients de la régression linéaire ainsi que leur incertitude. On s'appuiera, en particulier, sur les lignes 32, 33, 42, 48, 49, 52 et 53. On se limitera à un paragraphe de huit lignes maximum.

Voir l'indice

Expliquer la génération de tirages aléatoires uniformes simulant les incertitudes de mesure, la régression par simulation et l'estimation statistique finale.

Voir la réponse courte

Propagation des incertitudes de mesure par générations aléatoires multiples d'échantillons et régressions linéaires associées.

Voir le corrigé complet

La méthode de Monte-Carlo consiste à simuler un grand nombre N de séries de mesures virtuelles pour propager les incertitudes expérimentales sur les paramètres ajustés :

  • À chaque itération, des valeurs simulées de dates et d'absorbances sont générées par tirage aléatoire uniforme centré sur la valeur mesurée dans l'intervalle de demi-largeur \sqrt{3}\,u correspondant à une loi rectangulaire d'écart-type u (lignes 32 et 33).
  • Pour chaque jeu de données simulé, la fonction polyfit réalise une régression linéaire fournissant une réalisation du coefficient directeur et de l'ordonnée à l'origine (ligne 42).
  • Les estimations finales des paramètres a et b sont données par la moyenne des N valeurs obtenues (lignes 48 et 49 via np.mean).
  • Leurs incertitudes-types u(a) et u(b) sont obtenues à partir de l'écart-type expérimental de ces distributions d'estimations (lignes 52 et 53 via np.std).
Voir ce qu'a relevé le jury

Expliquez clairement le principe de la méthode de Monte-Carlo sans vous contenter de paraphraser le script.

« l’explication de la méthode de Monte-Carlo pour évaluer les incertitudes de mesure comporte souvent quelques idées intéressantes mais manque de clarté. Dans certains cas cela ressemble à de la paraphrase du script. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 49

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : régression linéaire, constante de vitesse

Justifier l'accord entre l'expérience et la relation et donner la valeur calculée de .

Voir l'indice

Vérifier la compatibilité de l'ordonnée à l'origine avec zéro compte tenu de son incertitude, et identifier la pente au coefficient -(k_1 + k_2).

Voir la stratégie
  1. Identifier les grandeurs affichées par l'instruction print(a, u_a, b, u_b) du script en exploitant les valeurs numériques fournies.
  2. Comparer l'ordonnée à l'origine obtenue à la valeur théorique nulle attendue pour valider le modèle.
  3. Relier la pente a à la somme des constantes de vitesse k_1 + k_2 et en déduire sa valeur numérique ainsi que son unité, en tenant compte du fait que le temps t est exprimé en minutes dans le script.
Voir la réponse courte

Vérification de la linéarité du tracé expérimental et lecture de la pente pour obtenir k_1+k_2.

Voir le corrigé complet

La commande print(a, u_a, b, u_b) affiche à l'écran :

a = -0{,}256 \quad ; \quad u(a) = 0{,}010 \quad ; \quad b = -0{,}007 \quad ; \quad u(b) = 0{,}032

La relation théorique attendue est une fonction linéaire :

g(A, A_0, A_\infty) = -(k_1 + k_2)t

Elle correspond à une droite passant par l'origine d'équation g = a\,t + b avec :

a_{\text{th}} = -(k_1 + k_2) \quad \text{et} \quad b_{\text{th}} = 0

1. Accord entre l'expérience et la relation théorique :

  • L'ordonnée à l'origine expérimentale vaut b = -0{,}007 \pm 0{,}032. Le rapport d'écart normalisé vérifie :

    \frac{|b - b_{\text{th}}|}{u(b)} = \frac{|-0{,}007 - 0|}{0{,}032} \approx 0{,}22 < 2

    La valeur théorique b_{\text{th}} = 0 est largement incluse dans l'intervalle de confiance [b - 2u(b)\,,\, b + 2u(b)].

  • La pente obtenue est strictement négative (a < 0), ce qui est conforme au signe attendu -(k_1 + k_2) < 0.

Le modèle cinétique d'ordre 1 avec réaction réversible est donc en excellent accord avec les résultats expérimentaux.

2. Valeur calculée de k_1 + k_2 : Les dates t étant renseignées en minutes dans le script Python (# minutes), le coefficient directeur a s'exprime en \text{min}^{-1} :

k_1 + k_2 = -a = 0{,}256\text{ min}^{-1} \quad (\text{avec } u(k_1+k_2) = 0{,}010\text{ min}^{-1})

En convertissant dans le système international d'unités (\mathrm{s}^{-1}) :

k_1 + k_2 = \frac{0{,}256}{60}\text{ s}^{-1} \approx 4{,}27 \times 10^{-3}\text{ s}^{-1}
\boxed{k_1 + k_2 = 0{,}256\text{ min}^{-1} \approx 4{,}27 \times 10^{-3}\text{ s}^{-1}}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

N'oubliez pas d'indiquer l'unité de la constante calculée.

« dommage que la valeur de k1 + k2 soit presque toujours donnée sans unité. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 50

Application directeTemps estimé : ≈ 1 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : constante d'équilibre, loi d'action des masses

Citer la relation à l'équilibre chimique entre les concentrations de , de , la constante thermodynamique .

Voir l'indice

Écrire la loi d'action de masse pour une réaction en solution idéale avec les activités assimilées aux concentrations divisées par C^\circ.

Voir la réponse courte

Écriture de la constante d'équilibre en fonction des activités des isomères à l'équilibre.

Voir le corrigé complet

La transformation chimique étudiée est une réaction d'isomérisation en solution aqueuse :

I_{a\,(\mathrm{aq})} = I_{b\,(\mathrm{aq})}

Dans le cadre de l'approximation des solutions diluées idéales, l'activité de chaque soluté i s'écrit :

a_i = \frac{[i]}{c^\circ}

où c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} est la concentration standard de référence.

À l'équilibre chimique, le quotient de réaction Q_{r,\mathrm{éq}} est égal à la constante d'équilibre thermodynamique K^\circ (loi d'action de masse de Guldberg et Waage) :

K^\circ = Q_{r,\mathrm{éq}} = \frac{a(I_b)_{\mathrm{éq}}}{a(I_a)_{\mathrm{éq}}}

Les concentrations standard c^\circ se simplifient, ce qui conduit à la relation :

\boxed{K^\circ = \frac{[I_b]_{\mathrm{éq}}}{[I_a]_{\mathrm{éq}}}}

Résultat

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Question 51

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : enthalpie libre standard de réaction, constante d'équilibre

Calculer la valeur de à la température de l'expérience (). On donne .

Voir l'indice

Utiliser la relation fondamentale de la thermodynamique chimique reliant la constante d'équilibre à l'enthalpie libre standard : \Delta_r G^\circ = -RT \ln K^\circ.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la relation thermodynamique fondamentale reliant l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ(T) à la constante d'équilibre K^\circ(T).
  2. Convertir la température en kelvins et l'énergie en joules pour effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Calcul de l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ puis calcul de K^\circ(T) = \exp(-\Delta_r G^\circ / RT).

Voir le corrigé complet

L'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G^\circ(T) est liée à la constante thermodynamique d'équilibre K^\circ(T) par la relation :

\Delta_r G^\circ(T) = -R T \ln K^\circ(T)

On en déduit l'expression de la constante d'équilibre :

K^\circ(T) = \exp\left( -\frac{\Delta_r G^\circ(T)}{R T} \right)

Application numérique :

  • T = 20^\circ\text{C} = 293{,}15\text{ K}
  • \Delta_r G^\circ(T) = -3{,}05\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = -3{,}05 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}
  • R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
\begin{aligned} -\frac{\Delta_r G^\circ(T)}{R T} &= \frac{3{,}05 \times 10^3}{8{,}31 \times 293{,}15} \approx 1{,}252 \end{aligned}

D'où :

\boxed{K^\circ(20^\circ\text{C}) = \exp(1{,}252) \approx 3{,}50}

Résultat

Voir ce qu'a relevé le jury

Soyez rigoureux lors de la réalisation de l'application numérique.

« L’expression de K◦est presque toujours juste, l’application numérique moins. »

Source : rapport du jury E3A 2024

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Question 52

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : constante d'équilibre, constante de vitesse

Exprimer en fonction de et de . Calculer numériquement et à la température de l'expérience.

Voir l'indice

Utiliser la condition d'équilibre cinétique v_1 = v_2 pour exprimer le rapport des concentrations d'équilibre, puis résoudre le système avec k_1 + k_2.

Voir la stratégie
  1. Traduire la notion d'équilibre dynamique par l'égalité des vitesses volumiques des réactions en sens direct et indirect (v_1 = v_2) pour relier la constante thermodynamique K^\circ aux constantes de vitesse k_1 et k_2.
  2. Résoudre le système linéaire formé par ce rapport et la somme k_1 + k_2 issue de la régression linéaire (question Q49) pour en déduire les valeurs numériques de k_1 et k_2.
Voir la réponse courte

Lien micro-réversibilité K^\circ = k_1 / k_2 couplé à la somme k_1 + k_2 pour déterminer les deux constantes.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre chimique, les processus direct et indirect se compensent exactement à l'échelle microscopique :

v_1 = v_2

En utilisant les lois de vitesse d'ordre un établies aux questions Q42 et Q43 :

k_1 [I_a]_{\text{éq}} = k_2 [I_b]_{\text{éq}} \implies \frac{[I_b]_{\text{éq}}}{[I_a]_{\text{éq}}} = \frac{k_1}{k_2}

D'après l'expression de la constante thermodynamique K^\circ(T) (question Q50), on en déduit la relation :

\boxed{K^\circ(T) = \frac{k_1}{k_2}}

On dispose ainsi du système de deux équations à deux inconnues :

\begin{cases} k_1 = K^\circ k_2 \\ k_1 + k_2 = S \end{cases}

où S = 0{,}256\text{ min}^{-1} = 4{,}27 \times 10^{-3}\text{ s}^{-1} d'après la question Q49, et K^\circ \approx 3{,}50 à T = 20\,{^\circ}\text{C} (question Q51). On obtient :

\begin{aligned} k_2 &= \frac{S}{1 + K^\circ} \\ k_1 &= \frac{K^\circ}{1 + K^\circ} S \end{aligned}

Applications numériques :

  • En minute^{-1} :

    \begin{aligned} k_2 &= \frac{0{,}256}{1 + 3{,}50} = \frac{0{,}256}{4{,}50} \approx 0{,}0569\text{ min}^{-1} \\ k_1 &= 0{,}256 - 0{,}0569 \approx 0{,}199\text{ min}^{-1} \end{aligned}
  • En seconde^{-1} :

    \begin{aligned} k_2 &= \frac{4{,}27 \times 10^{-3}}{4{,}50} \approx 9{,}5 \times 10^{-4}\text{ s}^{-1} \\ k_1 &= 4{,}27 \times 10^{-3} - 9{,}48 \times 10^{-4} \approx 3{,}3 \times 10^{-3}\text{ s}^{-1} \end{aligned}
\boxed{k_1 \approx 0{,}20\text{ min}^{-1} = 3{,}3 \times 10^{-3}\text{ s}^{-1} \quad \text{et} \quad k_2 \approx 5{,}7 \times 10^{-2}\text{ min}^{-1} = 9{,}5 \times 10^{-4}\text{ s}^{-1}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie MP 2024 ?

Surtout 4 chapitres : Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (20 % des questions, partie I), Cinématique et dynamique du point (19 %, partie IV), Physique quantique (16 %, partie II) et Cinétique chimique (15 %, PROBLÈME 2). Plus ponctuellement : Ondes électromagnétiques dans les milieux, Mouvement dans un champ de force centrale, Thermodynamique chimique et équilibres, Électrostatique, Atomistique, liaisons et cristallographie…

Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie MP 2024 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 33 questions sur 52 (63 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie II en entier (Q10 à Q20). Avec les autres programmes de première année : 33 en PCSI, 29 en PTSI, 33 en MP2I, 25 en TSI1 et 24 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie MP 2024 ?

Environ 2 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie MP 2024 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q24 (force de laplace) et Q38 (force pondéromotrice).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie MP 2024 ?

Questions de cours : Q1 (équation de maxwell), Q4 (onde plane progressive monochromatique), Q10 (moment cinétique), Q15 (électronvolt), Q17 (relation de planck-einstein), Q20 (énergie d'ionisation), Q28 (quantité de mouvement), Q46 (spectrophotométrie)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (équation de d'alembert), Q3 (onde plane progressive monochromatique), Q5 (relation de dispersion), Q6 (onde plane progressive monochromatique), Q9 (vecteur de poynting), Q11 (moment cinétique), Q13 (principe fondamental de la dynamique), Q14 (modèle de bohr)….

Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie MP 2024 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (45 sur 52), par exemple : Q1, Q3 à Q8, Q10 à Q13, Q15, Q17 à Q23, Q26 à Q37 et Q39 à Q52. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q2, Q9, Q14, Q16 et Q25.

Le sujet E3A Physique-Chimie MP 2024 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Selon le jury, de nombreuses questions proches du cours permettaient à des candidats de niveau moyen de se valoriser, tandis que les questions plus délicates ont été peu abordées.

Comment retrouver la densité volumique de photons en Q27 si l'on hésite ?

Par une analyse dimensionnelle : relier l'intensité I (en \mathrm{W\cdot m^{-2}}), la célérité c et l'énergie du photon E_\gamma permet d'aboutir à l'expression de n_\gamma^*. Le rapport du jury indique que cette démarche est partiellement valorisée.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.