Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 MPI 2023
Téléphonie Mobile
- 55 questions corrigées
- Sujet moyen
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet moyen · Ondes électromagnétiques dans les milieux, Électronique numérique : échantillonnage et modulation, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide · 27 incontournables · 7 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet aborde de façon concrète et progressive trois aspects physiques et technologiques incontournables de la téléphonie mobile : la protection des données bancaires NFC à l'aide d'un blindage métallique, la numérisation et le filtrage d'un signal vocal pour la transcription textuelle, ainsi que l'émission et les aléas de propagation d'un signal 5G en milieu urbain.
L'épreuve est particulièrement équilibrée et accessible : elle mobilise des outils classiques du cours de deuxième année sans calculs démesurés. Elle constitue un support de révision idéal pour consolider simultanément la physique des conducteurs en régime variable (modèle de Drude, effet de peau, réflexion d'onde EM), le traitement du signal (échantillonnage, repliement de Shannon, discrétisation d'Euler et script Python) et l'électrodynamique (rayonnement dipolaire, ondes stationnaires et évanouissement multitrajet).
- Difficulté
- Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,34/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 15 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Ondes électromagnétiques dans les milieux56 %
- Électronique numérique : échantillonnage et modulation25 %
- Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide7 %
- Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire6 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
27 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Très partiellement en MP2I et MPSI : 7 questions sur 55.
Où gagner des points
51 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Rapides et accessibles (51) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.
Points à signaler : parties indépendantes
Parties indépendantes
Les trois parties du sujet (conducteur ohmique, échantillonnage d'un signal audio, rayonnement et réception d'ondes) sont totalement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.
Comment utiliser ce corrigé
Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés
Sommaire
55 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
55 questionsPartie I : Protection des données bancaires par un conducteur
A · Loi d'ohm locale
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : modèle de drude, principe fondamental de la dynamique
Établir l'équation différentielle du mouvement vérifiée par le vecteur vitesse des électrons.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron de conduction soumis à la force électrique et à la force de frottement fluide du modèle de Drude.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan des forces sur un électron soumis au champ électrique et au frottement fluide -m\vec{v}/\tau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On applique le principe fondamental de la dynamique à un électron de conduction (de masse m et de charge -e), dans le référentiel du conducteur supposé galiléen.
L'électron est soumis à :
- la force électrique due au champ appliqué : \vec{F}_e = -e\vec{E}(t) ;
- la force de frottement fluide phénoménologique modélisant les collisions avec le réseau cristallin : \vec{F}_f = -\dfrac{m}{\tau}\vec{v}(t) ;
- son poids, négligé d'après l'énoncé, de même que la force magnétique liée à l'onde car la vitesse d'ensemble vérifie v \ll c.
Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :
En divisant par la masse m, on obtient l'équation différentielle vérifiée par \vec{v}(t) :
Compte tenu de l'orientation du champ électrique \vec{E}(t) = E_0\cos(\omega t)\vec{e}_x, le mouvement d'ensemble s'effectue selon la direction \vec{e}_x.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : modèle de drude, notation complexe
Déterminer, en régime forcé, une expression de la vitesse sous la forme où est l'amplitude vectorielle complexe de la vitesse que l'on exprimera en fonction des données du problème.
Voir l'indiceIndice
Rechercher une solution sinusoïdale en remplaçant la dérivation temporelle par une multiplication par \mathrm{i}\omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Recherche de la vitesse en régime forcé sinusoïdal par passage en complexes : \underline{\vec{v}} = -\frac{e\tau/m}{1+\mathrm{i}\omega\tau}\underline{\vec{E}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ électrique excitateur est sinusoïdal de pulsation \omega :
On lui associe la grandeur complexe \underline{\vec{E}}(t) = E_0 \exp(\mathrm{i}\omega t)\vec{e}_x. En régime sinusoïdal forcé, la vitesse s'écrit sous la forme proposée :
La dérivation temporelle se traduit par une multiplication par \mathrm{i}\omega :
En injectant ces expressions dans l'équation différentielle du mouvement obtenue à la question Q1, il vient :
On en déduit l'amplitude vectorielle complexe \vec{v}_0 :
L'expression de la vitesse complexe en régime forcé est donc :
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : vecteur densité de courant, modèle de drude
On note la densité volumique, supposée constante, d'électrons libres. Déterminer l'expression, en notation complexe, du vecteur densité de courant volumique .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la définition du vecteur densité volumique de courant électrique de conduction \vec{\jmath} = -n^* e \vec{v}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition du vecteur densité de courant volumique \underline{\vec{\jmath}} = -n^* e \underline{\vec{v}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, le vecteur densité de courant volumique associé à un ensemble de porteurs de charge de densité volumique n^*, de charge q = -e et de vitesse d'ensemble \vec{v}(t) s'écrit :
En notation complexe, cette relation locale reste linéaire et se traduit directement par :
En injectant l'expression de la vitesse complexe \underline{\vec{v}}(t) obtenue à la question Q2, il vient :
En introduisant le champ électrique sous sa forme complexe \underline{\vec{E}}(t) = E_0 \exp(\mathrm{i}\omega t)\,\vec{e}_x, on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : loi d'ohm locale, conductivité complexe
Montrer alors que l'on peut établir une loi d'ohm locale complexe en considérant que la conductivité électrique du milieu peut s'écrire, en notation complexe, sous la forme où correspond à la conductivité électrique « statique » et à une fonction de la pulsation. On exprimera ces deux grandeurs en fonction des données de l'énoncé.
Voir l'indiceIndice
Identifier la relation de proportionnalité \underline{\vec{\jmath}} = \underline{\gamma} \underline{\vec{E}} et mettre la fraction sous la forme demandée pour exprimer \gamma_0 et g(\omega).
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la loi d'Ohm locale avec \gamma_0 = n^* e^2\tau/m et g(\omega) = \omega\tau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q3, l'expression du vecteur densité volumique de courant en régime forcé s'écrit :
La loi d'Ohm locale en notation complexe s'énonce sous la forme :
où \underline{\gamma} désigne la conductivité électrique complexe du milieu conducteur. Par identification avec l'expression précédente, on obtient :
avec :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : conductivité électrique, temps de relaxation
Déterminer la valeur de la fréquence limite en dessous de laquelle on peut considérer que la loi d'ohm en notation réelle peut s'écrire sous la forme .
Voir l'indiceIndice
Comparer le module du terme imaginaire g(\omega) = \omega\tau à 1 pour définir la pulsation ou fréquence de coupure au-delà de laquelle l'inertie des électrons se manifeste.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'expression de la conductivité complexe \underline{\gamma}(\omega) établie à la question Q4.
- Déterminer la condition sur la pulsation \omega (ou la fréquence f) permettant de négliger la partie imaginaire devant 1, afin d'identifier la loi d'Ohm locale instantanée réelle \vec{\jmath} = \gamma_0 \vec{E}.
- En déduire l'expression puis la valeur numérique de la fréquence limite f_{\mathrm{lim}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition \omega\tau \ll 1 donnant la fréquence de coupure f_{\mathrm{lim}} = 1/(2\pi\tau).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q4, la loi d'Ohm locale en notation complexe s'écrit :
Pour pouvoir écrire la loi d'Ohm locale en régime sinusoïdal sous la forme réelle instantanée \vec{\jmath}(t) = \gamma_0 \vec{E}(t), la conductivité complexe doit être assimilable à sa valeur statique réelle \gamma_0, ce qui implique :
On définit conventionnellement la fréquence caractéristique limite associée au temps de relaxation \tau par :
Avec la valeur fournie par l'énoncé \tau = 1{,}0 \times 10^{-14}\text{ s} :
Résultat
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
Notions : loi d'ohm locale, temps de relaxation
Peut-on écrire la loi d'Ohm sous la forme pour les communications NFC-RFID ?
Voir l'indiceIndice
Comparer la fréquence de fonctionnement NFC-RFID (14\text{ MHz}) à la fréquence limite f_{\mathrm{lim}} calculée précédemment.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison de la fréquence NFC-RFID à f_{\mathrm{lim}} pour valider l'expression statique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'introduction de la partie I, les ondes associées aux communications NFC-RFID ont une fréquence typique :
D'après la question Q5, la fréquence limite en dessous de laquelle la conductivité peut être assimilée à sa valeur statique \gamma_0 vaut f_{\mathrm{lim}} \approx 1{,}6 \times 10^{13}\text{ Hz}.
On constate donc que :
Le terme imaginaire \mathrm{i}\omega\tau dans l'expression de la conductivité complexe \underline{\gamma} = \frac{\gamma_0}{1+\mathrm{i}\omega\tau} est tout à fait négligeable devant 1, ce qui implique \underline{\gamma} \approx \gamma_0.
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : équation de maxwell-ampère, courant de déplacement
Pour les communications NFC-RFID, estimer numériquement le rapport entre la norme du vecteur densité de courant volumique et celle du vecteur densité de courant de déplacement présent dans l'équation de Maxwell-Ampère que l'on rappellera.
Voir l'indiceIndice
Calculer le rapport des amplitudes \|\vec{\jmath}\|/\|\vec{\jmath}_D\| = \gamma_0/(\varepsilon_0 \omega) avec \omega = 2\pi f et commenter son ordre de grandeur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé de Maxwell-Ampère et comparaison des ordres de grandeur entre \gamma_0 E et \varepsilon_0 \omega E.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de Maxwell-Ampère dans un conducteur non magnétique (\mu_r = 1, \varepsilon_r = 1) s'écrit :
où \vec{\jmath}_D = \varepsilon_0 \dfrac{\partial \vec{E}}{\partial t} est le vecteur densité de courant de déplacement.
D'après la question Q6, pour les ondes de fréquence f \approx 14\text{ MHz}, la loi d'Ohm locale s'écrit sous sa forme statique :
Pour un champ électrique sinusoïdal de pulsation \omega = 2\pi f, les amplitudes (ou les normes en notation complexe) vérifient :
Le rapport entre les normes des deux densités de courant s'exprime ainsi :
Application numérique avec les données de l'énoncé (\gamma_0 = 38 \times 10^6\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}, \varepsilon_0 = 8{,}85 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} et f = 14\text{ MHz} = 14 \times 10^6\text{ Hz}) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : approximation des régimes quasi stationnaires, équation de maxwell-ampère
En déduire une simplification de la formulation de l'équation de Maxwell-Ampère. Comment appelle-t-on cette approximation ?
Voir l'indiceIndice
Conclure à la possibilité de négliger le courant de déplacement devant le courant de conduction et nommer cette approximation usuelle (ARQS magnétique).
Voir la réponse courteRéponse courte
Négligence du courant de déplacement dans le conducteur : ARQS magnétique \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q7, le rapport entre la norme du vecteur densité de courant volumique \vec{\jmath} et celle du courant de déplacement \vec{\jmath}_D est de l'ordre de 5 \times 10^{10} \gg 1.
Le courant de déplacement est donc totalement négligeable devant le courant de conduction au sein du conducteur :
L'équation de Maxwell-Ampère générale, rappelée à la question Q7 :
se simplifie alors sous la forme :
Cette simplification correspond à l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS), plus précisément dans son volet magnétique.
Résultat
B · Propagation d'une onde électromagnétique
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : conservation de la charge, temps de relaxation de charge
On suppose que la loi d'Ohm s'écrit sous la forme , montrer que dans le conducteur la densité volumique de charge peut être considérée comme nulle au bout d'un temps que l'on exprimera en fonction des données du problème. On pourra notamment utiliser l'équation de conservation de la charge, que l'on ne cherchera pas à démontrer, et établir l'équation vérifiée par .
Voir l'indiceIndice
Combiner la conservation locale de la charge \mathrm{div}\,\vec{\jmath} + \partial\rho/\partial t = 0, la loi d'Ohm locale et l'équation de Maxwell-Gauss pour obtenir une équation différentielle sur \rho(M, t).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la divergence de la densité de courant volumique \vec{\jmath} à l'aide de la loi d'Ohm locale et de l'équation de Maxwell-Gauss.
- Injecter ce résultat dans l'équation de conservation de la charge pour former une équation différentielle du premier ordre en \rho(M, t).
- Intégrer cette équation pour identifier le temps caractéristique de relaxation \tau' et évaluer sa valeur numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison de la conservation de la charge et de Maxwell-Gauss : \partial\rho/\partial t + (\gamma_0/\varepsilon_0)\rho = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation locale de conservation de la charge s'écrit :
Le conducteur étant homogène, sa conductivité \gamma_0 est uniforme. La loi d'Ohm locale donne alors :
D'après l'équation de Maxwell-Gauss dans l'aluminium (\varepsilon_r = 1) :
En combinant ces relations, on obtient l'équation différentielle vérifiée par \rho(M, t) :
Cette équation différentielle linéaire du premier ordre s'intègre immédiatement :
en introduisant le temps caractéristique :
Application numérique avec \varepsilon_0 = 8{,}85 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} et \gamma_0 = 38 \times 10^6\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} :
Ce temps de relaxation étant quasi-instantané à l'échelle des temps macroscopiques et des périodes d'oscillation envisagées, toute charge volumique initiale s'évacue vers la surface et la densité volumique de charge \rho(M, t) est considérée comme rigoureusement nulle au bout de quelques \tau'.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : équation de maxwell-gauss, neutralité électrique
Justifier que l'on peut supposer que le milieu est électriquement neutre. Écrire dans ces conditions l'équation de Maxwell-Gauss dans un conducteur ohmique.
Voir l'indiceIndice
Comparer le temps de relaxation diélectrique \tau' à la période du champ électromagnétique pour justifier que \rho = 0 au sein du métal, puis simplifier \mathrm{div}\,\vec{E}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Temps de relaxation très court devant la période de l'onde, d'où neutralité volumique et \operatorname{div}\vec{E} = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q9, toute charge volumique éventuelle relaxe vers la surface selon une loi exponentielle de temps caractéristique :
Pour les ondes électromagnétiques considérées (notamment en NFC à f \approx 14\text{ MHz}, soit une période T = 1/f \approx 7 \times 10^{-8}\text{ s}), la période temporelle T est considérablement plus grande que ce temps de relaxation :
Au bout d'un temps de quelques \tau' (quasi instantané à l'échelle de l'onde), le régime transitoire s'éteint et l'on a rigoureusement \rho(M, t) = 0. Le conducteur est donc électriquement neutre en volume.
L'équation de Maxwell-Gauss s'écrit de manière générale :
Compte tenu de la neutralité électrique locale du milieu en volume (\rho = 0), elle devient :
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : effet de peau, équation de diffusion
En supposant que les valeurs des fréquences utilisées permettent d'utiliser les versions simplifiées des équations de Maxwell identifiées dans les questions 8 et 10, établir l'équation suivante pour le champ électrique au sein du conducteur
Exprimer en fonction des grandeurs du problème et préciser son unité.
Voir l'indiceIndice
Partir de l'identité vectorielle \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{E}) - \Delta\vec{E} et combiner Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère simplifiée.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la relation vectorielle du double rotationnel au champ électrique \vec{E}_c.
- Injecter l'équation de Maxwell-Faraday ainsi que les équations simplifiées établies précédemment (Maxwell-Gauss issue de la question Q10 et Maxwell-Ampère issue de la question Q8).
- Identifier le coefficient de diffusion D et établir sa dimension ainsi que son unité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Établissement de l'équation de diffusion par \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}), avec D = 1/(\mu_0\gamma_0) en \text{m}^2\cdot\text{s}^{-1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le conducteur ohmique, les équations de Maxwell s'écrivent, compte tenu de la neutralité volumique (question Q10) et de l'approximation des régimes quasi stationnaires magnétiques (question Q8) associée à la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \gamma_0 \vec{E}_c :
D'après la formule d'analyse vectorielle fournie :
En utilisant l'équation de Maxwell-Faraday et en permutant les dérivées spatiale et temporelle :
En égalant les deux expressions obtenues, il vient :
Par identification avec l'équation proposée \Delta \vec{E}_c(z, t) - \frac{1}{D}\frac{\partial \vec{E}_c(z, t)}{\partial t} = \vec{0}, on obtient :
Par analyse dimensionnelle de l'équation de diffusion :
La grandeur D s'exprime donc en :
Résultat
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : relation de dispersion, effet de peau
Montrer alors que la relation de dispersion, pour le milieu considéré, s'écrit
Voir l'indiceIndice
Injecter la forme d'onde plane progressive harmonique dans l'équation de diffusion spatiotemporelle pour relier \underline{k}_t^2 à \omega.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les dérivées spatiale (laplacien) et temporelle de l'onde plane progressive harmonique \underline{\vec{E}}_c(z,t) donnée dans l'énoncé.
- Injecter ces dérivées dans l'équation d'évolution établie à la question Q11 et remplacer le coefficient de diffusion D par son expression.
Voir la réponse courteRéponse courte
Injection de l'OPPM dans l'équation de diffusion donnant \underline{k}_t^2 = -\mathrm{i}\mu_0\gamma_0\omega.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'onde se propageant dans le conducteur ohmique est décrite, en notation complexe, par :
Calculons les dérivées intervenant dans l'équation différentielle :
En injectant ces expressions dans l'équation établie à la question Q11, il vient :
Le champ électrique n'étant pas identiquement nul, on en déduit :
En utilisant l'expression du coefficient de diffusion D = \frac{1}{\mu_0\gamma_0} trouvée à la question Q11, on obtient la relation de dispersion demandée :
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : relation de dispersion, épaisseur de peau
Déterminer l'expression des grandeurs et en choisissant , c'est-à-dire en considérant une propagation vers les croissants.
Voir l'indiceIndice
Écrire \underline{k}_t = \alpha + \mathrm{i}\beta, identifier parties réelle et imaginaire de (\alpha + \mathrm{i}\beta)^2 = -\mathrm{i}\omega\mu_0\gamma_0, et imposer l'amortissement vers z > 0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \underline{k}_t^2 en fonction des parties réelle \alpha et imaginaire \beta du vecteur d'onde complexe.
- Identifier parties réelle et imaginaire avec la relation de dispersion établie à la question Q12.
- Déterminer \alpha et \beta en utilisant la condition de propagation dans le sens des z croissants (\alpha > 0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution de (\beta - \mathrm{i}\alpha)^2 = -\mathrm{i}\mu_0\gamma_0\omega conduisant à \alpha = \beta = \sqrt{\mu_0\gamma_0\omega/2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le vecteur d'onde complexe s'écrit \underline{k}_t = \alpha + \mathrm{i}\beta avec (\alpha, \beta) \in \mathbb{R}^2. On a donc :
D'après la relation de dispersion obtenue à la question Q12, \underline{k}_t^2 = -\mathrm{i}\omega\mu_0\gamma_0. L'identification des parties réelle et imaginaire conduit au système :
La première équation donne |\alpha| = |\beta|. Comme \omega > 0, \mu_0 > 0 et \gamma_0 > 0, le produit \alpha\beta = -\frac{\omega\mu_0\gamma_0}{2} est strictement négatif. Les grandeurs \alpha et \beta sont donc de signes opposés.
L'énoncé imposant \alpha > 0 (sens de propagation vers les z croissants), on a nécessairement \beta < 0, soit :
En reportant dans la seconde relation :
Comme \alpha > 0, on obtient finalement :
Résultat
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : épaisseur de peau, onde atténuée
Montrer alors que le champ électrique, en notation réelle, dans le conducteur peut se mettre sous la forme
Exprimer en fonction des données de l'énoncé.
Voir l'indiceIndice
Prendre la partie réelle du champ complexe et poser \delta = -1/\beta = 1/\alpha pour faire apparaître la longueur d'atténuation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression réelle du champ électrique progressif atténué et identification de \delta = 1/\alpha.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé de la partie I.B, le champ électrique complexe dans le conducteur s'écrit :
En introduisant la décomposition \underline{k}_t = \alpha + \mathrm{i}\beta, il vient :
D'après les résultats de la question Q13, on a :
En posant la longueur caractéristique :
le terme d'onde complexe devient :
En prenant la partie réelle de cette grandeur (l'origine des phases étant choisie telle que E_{0,c} soit réel), on obtient bien l'expression en notation réelle :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
Notions : épaisseur de peau, onde amortie
Proposer une représentation soignée de la composante suivant , , de à fixé, en fonction de pour le demi-espace . On fera apparaitre la grandeur sur le schéma.
Voir l'indiceIndice
Tracer l'allure d'une sinusoïde spatialement amortie comprise entre les enveloppes \pm E_{0,c}\exp(-z/\delta) en précisant la valeur en z = \delta.
Voir la stratégieStratégie
- Choisir une origine temporelle commode, par exemple t = 0, de façon à expliciter la fonction spatiale E_{c,x}(z, 0) = E_{0,c} \exp(-z/\delta) \cos(z/\delta).
- Identifier les caractéristiques essentielles du graphe : une oscillation spatiale de pseudo-période \lambda = 2\pi\delta modulée par une enveloppe exponentielle décroissante \pm E_{0,c} \exp(-z/\delta).
- Mettre en évidence sur le tracé l'enveloppe, l'abscisse remarquable z = \delta (pour laquelle l'enveloppe est atténuée d'un facteur 1/\mathrm{e}) et les passages par zéro.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé d'une sinusoïde sous enveloppe exponentielle décroissante avec repérage de \delta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q14, la composante selon \vec{e}_x du champ électrique réel dans le conducteur (z \ge 0) s'écrit :
À une date t fixée, prise égale à t = 0 sans perte de généralité (quitte à redéfinir l'origine des temps), la dépendance spatiale est donnée par :
Cette courbe présente les propriétés suivantes :
- elle est confinée entre deux enveloppes exponentielles \pm E_{0,c} \exp(-z/\delta) ;
- pour z = \delta, l'amplitude de l'enveloppe décroît jusqu'à E_{0,c}/\mathrm{e} \approx 0{,}37\,E_{0,c} ;
- elle oscille avec une pseudo-longueur d'onde \lambda = 2\pi\delta, s'annulant en z = \frac{\pi}{2}\delta \approx 1{,}57\,\delta.
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Application numérique
Notions : épaisseur de peau, effet de peau
Comment appelle-t-on ? Quelle est sa signification physique ? Donner la valeur de pour les ondes électromagnétiques de communication NFC-RFID.
Voir l'indiceIndice
Nommer l'épaisseur de peau (ou profondeur de pénétration) et donner sa signification physique avant de calculer sa valeur numérique pour l'aluminium à 14\text{ MHz}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de l'épaisseur de peau comme profondeur de pénétration et calcul numérique pour le signal NFC.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La grandeur \delta est appelée épaisseur de peau (ou profondeur de pénétration).
Signification physique : D'après la question Q14, l'amplitude de l'onde décroît exponentiellement selon \exp(-z/\delta) dans le conducteur. La grandeur \delta représente la distance caractéristique au bout de laquelle l'amplitude du champ électrique (ainsi que celle du champ magnétique et de la densité de courant) est atténuée d'un facteur \mathrm{e} par rapport à sa valeur en surface (z = 0), soit une diminution d'environ 63\,\%. Le champ électromagnétique et les courants induits sont ainsi confinés au voisinage immédiat de la surface du métal (effet de peau).
Application numérique pour les signaux NFC-RFID : La fréquence de l'onde est f \approx 14\text{ MHz}, soit une pulsation \omega = 2\pi f. L'expression de l'épaisseur de peau établie à la question Q14 s'écrit :
Avec les données fournies :
- f = 14 \times 10^6\text{ Hz} ;
- \mu_0 = 1{,}26 \times 10^{-6}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} ;
- \gamma_0 = 38 \times 10^6\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}.
Résultat
C · Réflexion sur un conducteur ohmique
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Notions : onde plane progressive, réflexion d'une onde
Proposer une expression du champ électrique réfléchi d'amplitude complexe .
Voir l'indiceIndice
Écrire l'OPPH se propageant dans le vide selon les z décroissants avec la même polarisation rectiligne et le vecteur d'onde -k\vec{e}_z.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de l'onde réfléchie se propageant dans le sens des z décroissants dans le vide.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'onde réfléchie se propage dans le vide occupant le demi-espace z < 0 :
- elle présente la même pulsation \omega et la même célérité c que l'onde incidente, donc la même norme de vecteur d'onde k = \frac{\omega}{c} ;
- elle se propage dans le sens des z décroissants, soit selon le vecteur d'onde \vec{k}_r = -k\,\vec{e}_z ;
- en incidence normale sur une interface plane, la polarisation rectiligne selon \vec{e}_x est conservée.
Le champ électrique réfléchi s'écrit donc en notation complexe :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : relation de passage, coefficient de réflexion
En exploitant les relations de continuité du champ électrique à la surface d'un dioptre, déterminer une relation reliant les coefficients complexes de transmission et de réflexion en amplitude de l'onde électromagnétique.
Voir l'indiceIndice
Écrire la continuité de la composante tangentielle du champ électrique en z = 0 à l'interface vide-conducteur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité de la composante tangentielle du champ électrique en z=0 conduisant à 1 + \underline{r} = \underline{t}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le demi-espace z < 0 (le vide), le champ électrique total \underline{\vec{E}}_1(z, t) résulte de la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie :
Dans le demi-espace z \ge 0 (le conducteur), le champ électrique est le champ transmis :
L'interface dioptrique est le plan z = 0, dont le vecteur normal unitaire est \vec{n}_{1\to 2} = \vec{e}_z. Les champs électriques incident, réfléchi et transmis sont tous dirigés selon \vec{e}_x, qui appartient au plan de l'interface : ils sont donc purement tangentiels.
D'après les relations de passage rappelées dans le formulaire, la composante tangentielle du champ électrique est continue à la traversée d'une interface, y compris en présence d'éventuelles charges surfaciques :
En évaluant cette condition en z = 0 :
Cette relation étant vraie à tout instant t, on simplifie par \exp(\mathrm{i}\omega t) :
En divisant cette égalité par l'amplitude incidente \underline{E}_{0,i}, il vient directement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : équation de maxwell-faraday, onde électromagnétique
Déterminer l'expression des champs magnétiques incident , réfléchi et transmis .
Voir l'indiceIndice
Déterminer le champ magnétique de chaque onde à l'aide de l'équation de Maxwell-Faraday \vec{\mathrm{rot}}\,\underline{\vec{E}} = -\mathrm{i}\omega\underline{\vec{B}} ou de la relation de structure des OPPH.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday en régime harmonique, qui relie le champ électrique et le champ magnétique selon \underline{\vec{B}} = \frac{\underline{\vec{k}} \times \underline{\vec{E}}}{\omega}.
- Appliquer cette relation à l'onde incidente et à l'onde réfléchie dans le vide (z < 0), en veillant au sens de propagation de l'onde réfléchie (\vec{k}_r = -k\vec{e}_z).
- Appliquer la relation à l'onde transmise dans le conducteur (z \geqslant 0) avec son vecteur d'onde complexe \underline{\vec{k}}_t = \underline{k}_t \vec{e}_z = \frac{1-\mathrm{i}}{\delta}\vec{e}_z.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des champs magnétiques incident, réfléchi et transmis via la relation de structure \vec{B} = \vec{k}\wedge\vec{E}/\omega.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de Maxwell-Faraday s'écrit :
Pour une onde plane de vecteur d'onde (éventuellement complexe) \underline{\vec{k}}, l'opérateur rotationnel complexe s'exprime par \vec{\mathrm{rot}} = -\mathrm{i}\underline{\vec{k}}\times, ce qui donne directement la relation de structure :
1. Onde incidente (z < 0) :
L'onde se propage selon +z avec \vec{k}_i = k\vec{e}_z et k = \frac{\omega}{c}. Comme \vec{e}_z \times \vec{e}_x = \vec{e}_y, il vient :
2. Onde réfléchie (z < 0) :
D'après la question Q17, le vecteur d'onde s'écrit \vec{k}_r = -k\vec{e}_z. Par suite :
3. Onde transmise (z \geqslant 0) :
L'onde transmise se propage selon +z dans le conducteur avec \underline{\vec{k}}_t = \underline{k}_t\vec{e}_z où \underline{k}_t = \alpha + \mathrm{i}\beta = \frac{1-\mathrm{i}}{\delta} d'après les questions Q13 et Q14. On a donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Notions : relation de passage, coefficient de transmission
En exploitant les relations de continuité du champ magnétique à la surface d'un dioptre et en considérant les courants surfaciques nuls, déterminer une nouvelle relation entre et .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la continuité de la composante tangentielle de \vec{B} en z = 0 en l'absence de courants surfaciques vrais.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la composante tangentielle du champ magnétique au niveau du dioptre plan z=0.
- Appliquer la relation de passage du champ magnétique en présence de courants surfaciques nuls (\vec{\jmath}_s = \vec{0}).
- Exprimer les amplitudes des champs en z=0^- et z=0^+ à l'aide des résultats de la question Q19 pour obtenir la relation cherchée entre \underline{r} et \underline{t}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Continuité de la composante tangentielle de \vec{B} en z=0 (absence de courants surfaciques) liant \underline{r} et \underline{t}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le dioptre séparant le vide (milieu 1, pour z < 0) du conducteur ohmique (milieu 2, pour z > 0) est le plan z = 0, dont le vecteur normal unitaire orienté de 1 vers 2 est \vec{n}_{1 \to 2} = \vec{e}_z.
Les champs magnétiques établis à la question Q19 sont tous portés par le vecteur \vec{e}_y. Comme \vec{e}_y \cdot \vec{e}_z = 0, le champ magnétique est purement tangentiel au dioptre : \vec{B}_t = B_y \vec{e}_y et B_n = 0.
D'après le formulaire, la relation de continuité de la composante tangentielle du champ magnétique s'écrit :
Le conducteur ayant une conductivité finie \gamma_0, les courants sont volumiques et répartis sur l'épaisseur de peau \delta ; il n'y a donc pas de courant surfacique (\vec{\jmath}_s = \vec{0}). Il en résulte la continuité de la composante tangentielle du champ magnétique en z = 0 :
Dans le vide (z < 0), le champ total est la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie :
Dans le conducteur (z > 0), le champ transmis s'écrit en z = 0^+ :
L'égalité des champs en z = 0 fournit :
En utilisant k = \dfrac{\omega}{c} et en divisant par \underline{E}_{0,i}, on obtient :
Comme \underline{k}_t = \alpha + \mathrm{i}\beta = \dfrac{1 - \mathrm{i}}{\delta} d'après les questions Q13 et Q14, cette relation s'écrit sous la forme :
ou de manière équivalente :
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Notions : coefficient de réflexion, coefficient de transmission
En combinant les deux expressions précédentes de et , montrer que
Voir l'indiceIndice
Résoudre le système linéaire de deux équations à deux inconnues portant sur les coefficients \underline{r} et \underline{t}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Résolution du système linéaire de deux équations pour exprimer \underline{r} et \underline{t} en fonction de k\delta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q18 et Q20, les coefficients complexes de réflexion \underline{r} et de transmission \underline{t} vérifient le système linéaire suivant :
En substituant l'expression de \underline{t} issue de l'équation (1) dans l'équation (2), il vient :
En regroupant les termes en \underline{r} :
On en déduit l'expression du coefficient de réflexion en amplitude :
En utilisant ensuite la relation (1), on obtient le coefficient de transmission en amplitude :
Soit finalement :
Résultat
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : conducteur parfait, réflexion totale
Que deviennent les expressions de et dans le cas où l'aluminium est considéré comme un conducteur parfait ? Que dire de l'efficacité de la protection de données avec un conducteur parfait ?
Voir l'indiceIndice
Faire tendre la conductivité \gamma_0 vers l'infini (ce qui équivaut à \delta \to 0) et commenter la valeur limite de \underline{r}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Limite conductivité infinie (\delta \to 0) donnant \underline{r} = -1 et \underline{t} = 0 : réflexion totale et blindage parfait.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Un conducteur parfait est modélisé par une conductivité électrique infinie : \gamma_0 \to +\infty. D'après l'expression de l'épaisseur de peau établie à la question Q14,
On en déduit que le terme sans dimension k\delta tend vers 0. En passant à la limite dans les expressions de \underline{r} et \underline{t} obtenues à la question Q21 :
On obtient donc :
Efficacité de la protection de données :
- Puisque |\underline{r}| = 1 et \underline{t} = 0, l'onde électromagnétique incidente subit une réflexion totale sur la surface (R = |\underline{r}|^2 = 1) avec une opposition de phase sur le champ électrique (\underline{r} = \mathrm{e}^{\mathrm{i}\pi}).
- Le champ électromagnétique transmis à l'intérieur du conducteur est strictement nul : aucun rayonnement ne pénètre dans le demi-espace z > 0.
Par conséquent, une puce NFC-RFID placée derrière une feuille de conducteur parfait ne reçoit aucun signal émis par un lecteur distant : la protection contre le piratage est parfaite et absolue.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Notions : coefficient de transmission, épaisseur de peau
En réalité, l'aluminium n'est pas un conducteur parfait. Déterminer la valeur du coefficient de transmission en énergie pour des ondes électromagnétiques de communication NFC-RFID. Conclure sachant qu'une feuille d'aluminium standard de cuisine a une épaisseur .
Voir l'indiceIndice
Effectuer un développement limité de |\underline{r}|^2 au premier ordre en k\delta \ll 1 pour évaluer T, puis comparer l'épaisseur a à l'épaisseur de peau \delta.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le module au carré du coefficient de réflexion complexe \underline{r} établi en Q21, puis en déduire le coefficient de transmission en énergie T = 1 - |\underline{r}|^2.
- Simplifier l'expression grâce à l'inégalité k\delta \ll 1 et effectuer l'application numérique avec les données de la communication NFC-RFID (f \approx 14\text{ MHz}).
- Conclure sur l'efficacité du blindage en combinant la très faible transmission à l'interface et l'atténuation dans l'épaisseur a de la feuille d'aluminium.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de T \ll 1 et comparaison de l'épaisseur de la feuille d'aluminium a avec \delta pour valider la protection.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q21, le coefficient de réflexion en amplitude s'écrit :
Le carré de son module vaut :
Le coefficient de transmission en énergie à l'interface s'en déduit :
Pour les ondes NFC-RFID de fréquence f \approx 14\text{ MHz} :
On a donc k\delta \approx 0{,}293 \times 2{,}18 \times 10^{-5} \approx 6{,}4 \times 10^{-6} \ll 1. À l'ordre 1 en k\delta, l'expression de T se simplifie en :
L'application numérique donne :
Conclusion :
- À l'interface z = 0, la réflexion est quasi-totale : une proportion R = |\underline{r}|^2 \approx 1 - 1{,}3 \times 10^{-5} = 99{,}9987\,\% de la puissance incidente est réfléchie.
La faible fraction transmise (T \approx 1{,}3 \times 10^{-5}) pénètre dans l'aluminium et subit une atténuation exponentielle de sa puissance selon \exp(-2z/\delta). Pour une épaisseur a = 0{,}020\text{ mm} = 20\ \mu\text{m} \approx \delta, ce facteur d'atténuation supplémentaire vaut :
\exp\left(-\frac{2a}{\delta}\right) \approx \exp\left(-\frac{2 \times 20}{22}\right) \approx \mathrm{e}^{-1{,}8} \approx 0{,}16- La fraction de puissance traversant la feuille est donc de l'ordre de T \times \exp(-2a/\delta) \approx 2 \times 10^{-6}. Le signal résiduel est bien trop faible pour activer la puce NFC-RFID. Une simple feuille d'aluminium de cuisine assure donc une protection très efficace contre le piratage à distance.
Résultat
Partie II : Dictée d'un message : principe de l'échantillonnage
A · Échantillonnage par échantillonneur bloqueur
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Notions : échantillonnage, période d'échantillonnage
Dessiner soigneusement l'allure du signal . Expliquer le principe de l'échantillonnage de ce signal analogique. On pourra faire apparaitre la période sur le dessin.
Voir l'indiceIndice
Dessiner une sinusoïde décalée oscillant entre 0\text{ V} et 3\text{ V}, puis représenter des prélèvements instantanés espacés d'un intervalle régulier T_e.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer mathématiquement le signal analogique s(t) à partir de ses caractéristiques (composante continue, amplitude crête-à-crête, fréquence).
- Tracer son allure temporelle sur au moins une période T, en précisant les valeurs remarquables de tension (0\text{ V}, 1{,}5\text{ V} et 3\text{ V}) et en matérialisant les instants d'échantillonnage séparés de la période T_e.
- Décrire précisément le principe physique de l'échantillonnage régulier.
Voir la réponse courteRéponse courte
Allure du signal analogique et prélèvement d'échantillons à intervalles réguliers T_e.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le signal s(t) est composé :
- d'une composante continue S_0 = 1{,}5\text{ V} ;
- d'une composante sinusoïdale d'amplitude crête-à-crête de 3\text{ V}, soit une amplitude A = 1{,}5\text{ V} ;
d'une fréquence f = 100\text{ Hz}, correspondant à une période temporelle :
T = \frac{1}{f} = \frac{1}{100} = 10\text{ ms}.
En choisissant conventionnellement une phase à l'origine nulle, le signal s'écrit :
Ce signal oscille donc entre s_{\min} = 0\text{ V} et s_{\max} = 3\text{ V}.
Principe de l'échantillonnage :
L'échantillonnage consiste à convertir un signal analogique continu dans le temps s(t) en une suite discrète de valeurs \{s_n\} prélevées à des instants périodiques discrets t_n = n\,T_e (avec n \in \mathbb{N} et où T_e = 1/f_e désigne la période d'échantillonnage). En pratique, cela revient à mesurer la tension s(t) pendant une fenêtre temporelle très brève à chaque période T_e :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : échantillonneur-bloqueur, condensateur
Expliquer l'intérêt de récupérer le signal échantillonné aux bornes du condensateur de capacité .
Voir l'indiceIndice
Expliquer le principe d'un bloqueur d'ordre zéro : le condensateur mémorise la tension prélevée pendant la phase d'ouverture de l'interrupteur bilatéral.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux phases de fonctionnement de l'échantillonneur-bloqueur selon l'état de l'interrupteur analogique commandé par l'horloge.
- Préciser le rôle du condensateur dans chacune de ces deux phases (charge puis stockage de charge).
- Conclure sur la fonction globale de mémorisation indispensable à la numérisation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rôle du condensateur pour maintenir la tension constante pendant l'ouverture de l'interrupteur analogique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le montage constitue un échantillonneur-bloqueur (ou track-and-hold) et le condensateur de capacité C_e joue le rôle d'élément de mémorisation analogique :
- Phase d'échantillonnage (acquisition) : lorsque le signal d'horloge est au niveau haut (durée du pic), l'interrupteur CD4016 est fermé (résistance passante R_{\text{ON}} \approx 400\;\Omega). Le condensateur se charge très rapidement avec une constante de temps \tau_{\text{charge}} = R_{\text{ON}} C_e choisie bien inférieure à la durée de l'impulsion, de sorte que la tension V_{\mathrm{ech}}(t) rejoint la valeur instantanée du signal d'entrée s(t).
- Phase de blocage (maintien) : lorsque l'interrupteur s'ouvre, le condensateur se retrouve isolé (l'interrupteur présente une très grande résistance à l'état bloqué et un courant de fuite négligeable de l'ordre de 0{,}1\text{ nA}). En l'absence de chemin de décharge, le condensateur conserve sa charge q = C_e V_{\mathrm{ech}} : la tension V_{\mathrm{ech}}(t) reste constante, égale à la valeur échantillonnée, pendant toute la durée séparant deux impulsions d'horloge.
Cette stabilisation de la tension pendant l'intervalle d'échantillonnage permet à l'étage suivant (typiquement un convertisseur analogique-numérique) d'effectuer la mesure sans que la grandeur à convertir n'évolue pendant le temps de conversion.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 26
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Exploitation de document
Notions : rapport cyclique, période
La figure 3 présente l'oscillogramme du signal d'horloge, dont le rapport cyclique vaut . Déterminer la valeur de la durée du pic.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la définition du rapport cyclique \alpha = \Delta t / T_e avec T_e = 1/f_e.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression de la période d'échantillonnage T_e à partir de la fréquence d'horloge f_e.
- Utiliser la définition du rapport cyclique \alpha donnée par le texte pour en déduire la durée du pic \tau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture graphique de la période d'horloge et calcul de la durée du pic par \tau = \alpha T_e.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La période du signal d'horloge T_e est reliée à sa fréquence f_e = 1{,}0\text{ kHz} par :
ce qui est bien en accord avec l'oscillogramme de la figure 3 où les pics se succèdent toutes les 1\text{ ms}.
Par définition, le rapport cyclique \alpha est le rapport entre la durée du pic \tau (pendant laquelle le signal est à l'état haut 10\text{ V}) et la période T_e du signal :
Avec \alpha = 2\,\% = 0{,}020, on obtient numériquement :
Résultat
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : échantillonneur-bloqueur, signal en escalier
Les allures du signal échantillonné et du signal sont représentées sur la figure 4. Commenter l'allure de l'oscillogramme ainsi obtenu.
Voir l'indiceIndice
Décrire la forme du signal de sortie sous forme de paliers constants (marches d'escalier) approximant le signal sinusoïdal continu d'entrée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Description de la forme en marches d'escalier caractéristique du bloqueur d'ordre zéro.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'oscillogramme de la figure 4 appelle les commentaires suivants :
Forme en « marches d'escalier » (bloqueur d'ordre zéro) : Le signal échantillonné V_{\mathrm{ech}}(t) est une fonction constante par morceaux. Pendant chaque pic d'horloge (durée \tau = 20\ \mu\text{s}), l'interrupteur est passant et le condensateur se charge quasi-instantanément à la valeur instantanée s(t_n) ; lorsque l'interrupteur s'ouvre (durée (1-\alpha)T_e \approx 0{,}98\text{ ms}), le condensateur maintient sa tension constante. Chaque palier a donc une durée égale à la période d'échantillonnage :
T_e = 1{,}0\text{ ms}.Discrétisation temporelle et fidélité de restitution : Sur une période du signal s(t) (T = 1/f = 10\text{ ms}), on observe exactement :
N = \frac{T}{T_e} = \frac{10\text{ ms}}{1\text{ ms}} = 10\text{ paliers par période}.Sur la fenêtre temporelle de 50\text{ ms}, on retrouve bien 5 oscillations complètes du signal s(t).
- Respect de la condition de Shannon : La fréquence d'échantillonnage f_e = 1{,}0\text{ kHz} est dix fois supérieure à la fréquence du signal f = 100\text{ Hz}. La condition de Shannon-Nyquist (f_e > 2f) étant largement satisfaite, le signal échantillonné-bloqué suit fidèlement les variations de la sinusoïde d'entrée, sans déformation macroscopique ni repliement de spectre.
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : spectre d'un signal échantillonné, périodisation du spectre
Expliquer l'existence des pics de fréquence supérieure à 100 Hz. Commenter les valeurs des fréquences obtenues dans le spectre de .
Voir l'indiceIndice
Rappeler que l'échantillonnage temporel produit une périodisation du spectre de Fourier aux fréquences |k f_e \pm f|.
Voir la stratégieStratégie
- Interpréter l'opération d'échantillonnage dans le domaine fréquentiel : la multiplication temporelle du signal continu par un signal d'horloge périodique équivaut à une convolution spectrale, ce qui périodise le spectre du signal initial autour des harmoniques de l'échantillonnage.
- Relier quantitativement les fréquences des pics mesurés dans le tableau 1 aux paramètres du montage (f = 100\text{ Hz} et f_e = 1{,}0\text{ kHz}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Interprétation des répliques spectrales aux fréquences p f_e \pm f_0 créées par l'échantillonnage.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Existence des pics de fréquence supérieure à 100\text{ Hz}
L'échantillonnage idéal d'un signal continu s(t) à la période T_e = 1/f_e correspond temporellement à la modulation de s(t) par un peigne de Dirac (ou un train d'impulsions périodique de période T_e). En vertu des propriétés de la transformée de Fourier, la multiplication dans le domaine temporel correspond à un produit de convolution dans le domaine fréquentiel :
Le spectre de la porteuse d'échantillonnage h(t) étant constitué de raies discrètes aux fréquences p f_e (p \in \mathbb{Z}), le spectre du signal échantillonné présente une duplication (périodisation) du spectre initial S(f) autour de chaque multiple entier p f_e de la fréquence d'échantillonnage.
L'échantillonneur-bloqueur applique de plus un maintien de tension sur chaque période T_e (bloqueur d'ordre zéro), ce qui correspond à une convolution temporelle par une porte de largeur T_e, modélisable dans l'espace fréquentiel par un filtre d'enveloppe en sinus cardinal :
Ce filtrage atténue les composantes de haute fréquence (comme en témoigne la décroissance des amplitudes des pics avec f sur la figure 5), sans toutefois les supprimer totalement : les raies associées aux répétitions spectrales restent présentes dans le spectre de V_{\text{ech}}(t).
2. Commentaire des valeurs des fréquences obtenues
Le signal d'entrée possède une composante sinusoïdale de fréquence f = 100\text{ Hz} et la fréquence d'échantillonnage vaut f_e = 1{,}0\text{ kHz} = 1000\text{ Hz}. Les répliques spectrales de cette composante apparaissent de part et d'autre des multiples de f_e, aux fréquences :
En détaillant les premières valeurs de p :
- Pour p = 0 : raie fondamentale f = 100\text{ Hz} (pic 1), correspondant au signal utile ;
Pour p = 1 (f_e = 1000\text{ Hz}) :
\begin{aligned} f_1^- &= f_e - f = 1000 - 100 = 900\text{ Hz} \quad (\textbf{pic 2}) \\ f_1^+ &= f_e + f = 1000 + 100 = 1100\text{ Hz} \quad (\textbf{pic 3}) \end{aligned}Pour p = 2 (2f_e = 2000\text{ Hz}) :
\begin{aligned} f_2^- &= 2f_e - f = 2000 - 100 = 1900\text{ Hz} \quad (\textbf{pic 4}) \\ f_2^+ &= 2f_e + f = 2000 + 100 = 2100\text{ Hz} \quad (\textbf{pic 5}) \end{aligned}Pour p = 3 (3f_e = 3000\text{ Hz}) :
\begin{aligned} f_3^- &= 3f_e - f = 3000 - 100 = 2900\text{ Hz} \quad (\textbf{pic 6}) \\ f_3^+ &= 3f_e + f = 3000 + 100 = 3100\text{ Hz} \quad (\textbf{pic 7}) \end{aligned}
Les fréquences observées sont donc rigoureusement conformes aux raies d'échantillonnage théoriques symétriques autour des harmoniques de l'horloge p f_e.
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : spectre d'un signal périodique, série de fourier
Représenter l'allure temporelle et spectrale du signal . On se limitera à un nombre fini d'harmoniques (rang ).
Voir l'indiceIndice
Tracer l'allure temporelle d'un créneau unipolaire et reporter sur un axe de fréquences les raies spectrales d'amplitudes décroissantes situées à 0, f, 3f, 5f, 7f.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature du signal s(t) à partir de son développement en série de Fourier (signal créneau unipolaire).
- Pour l'allure temporelle, tracer l'approximation obtenue en sommant les composantes jusqu'au rang k = 3 (harmonique 7), tout en rappelant le signal créneau limite.
- Pour l'allure spectrale, lister les composantes fréquentielles (composante continue et harmoniques impaires jusqu'à k = 3, soit 7f) avec leurs amplitudes respectives, puis tracer le spectre de raies.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé temporel du signal périodique et représentation sous forme de raies pour les 3 premières harmoniques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le signal s(t) est donné par son développement en série de Fourier :
On reconnaît la décomposition d'un signal créneau périodique de période T = \frac{1}{f} = \frac{1}{110\text{ Hz}} \approx 9{,}09\text{ ms}, évoluant entre 0 et S, de rapport cyclique 1/2 et de valeur moyenne \langle s \rangle = \frac{S}{2}.
Allure temporelle En se limitant au rang k = 3, le signal tronqué s'écrit :
Cette somme tronquée reproduit l'allure du créneau avec de légères ondulations aux abords des discontinuités (phénomène de Gibbs).
Allure spectrale Le spectre est composé de raies discrètes associées à la composante continue et aux harmoniques d'ordre impair (2k+1)f pour k \in \{0, 1, 2, 3\} :
- Composante continue (f = 0) : amplitude A_0 = \frac{S}{2} = 0{,}50\,S ;
- Fondamental (k = 0, f_1 = f = 110\text{ Hz}) : amplitude A_1 = \frac{2S}{\pi} \approx 0{,}64\,S ;
- Harmonique 3 (k = 1, f_3 = 3f = 330\text{ Hz}) : amplitude A_3 = \frac{2S}{3\pi} \approx 0{,}21\,S ;
- Harmonique 5 (k = 2, f_5 = 5f = 550\text{ Hz}) : amplitude A_5 = \frac{2S}{5\pi} \approx 0{,}13\,S ;
- Harmonique 7 (k = 3, f_7 = 7f = 770\text{ Hz}) : amplitude A_7 = \frac{2S}{7\pi} \approx 0{,}09\,S.
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Schéma ou tracé
Notions : spectre d'un signal échantillonné, périodisation du spectre
Représenter le spectre du signal échantillonné de ce nouveau signal par le même signal d'horloge .
Voir l'indiceIndice
Calculer les fréquences des répliques spectrales |p f_e \pm (2k+1)f| tombant dans la plage [0, 1200\text{ Hz}] et constater la présence de nouvelles raies.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler que l'échantillonnage idéal à la fréquence f_e = 1{,}0\text{ kHz} duplique le spectre initial autour de tous les multiples entiers p f_e de la fréquence d'échantillonnage (spectre périodisé).
- Recenser les fréquences présentes dans le spectre du signal échantillonné en combinant les composantes du signal d'origine (harmoniques limitées à k=3 : 0, 110, 330, 550 et 770\text{ Hz}) et les répliques associées à p=1 (f_e \pm f_k) dans la gamme [0\,;\,1200\text{ Hz}].
- Tracer le spectre unilatéral en faisant apparaître les raies initiales et les raies issues du repliement spectral.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé du spectre périodisé par convolution avec le peigne de Dirac d'échantillonnage.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q29, le signal s(t) tronqué au rang k = 3 contient une composante continue (0\text{ Hz}) ainsi que les composantes de fréquences impaires :
d'amplitudes proportionnelles à 1, 1/3, 1/5 et 1/7.
L'échantillonnage à la fréquence f_e = 1{,}0\text{ kHz} = 1000\text{ Hz} engendre des répliques spectrales aux fréquences |p f_e \pm f_h| où p \in \mathbb{N} et f_h \in \{0, f_1, f_3, f_5, f_7\}.
Dans la bande de fréquences [0\,;\,1200\text{ Hz}], on observe ainsi :
le spectre original (p = 0) :
\begin{aligned} &0\text{ Hz}\quad (\text{continu}) ; \quad 110\text{ Hz}\ (f_1) ; \quad 330\text{ Hz}\ (f_3) ; \quad 550\text{ Hz}\ (f_5) ; \quad 770\text{ Hz}\ (f_7) ; \end{aligned}la réplique autour de p = 1 (f_e = 1000\text{ Hz}) :
\begin{aligned} &f_e - f_7 = 1000 - 770 = 230\text{ Hz} \quad (\text{amplitude } \propto 1/7) ; \\ &f_e - f_5 = 1000 - 550 = 450\text{ Hz} \quad (\text{amplitude } \propto 1/5) ; \\ &f_e - f_3 = 1000 - 330 = 670\text{ Hz} \quad (\text{amplitude } \propto 1/3) ; \\ &f_e - f_1 = 1000 - 110 = 890\text{ Hz} \quad (\text{amplitude } \propto 1) ; \\ &f_e = 1000\text{ Hz} \quad (\text{réplique du continu}) ; \\ &f_e + f_1 = 1000 + 110 = 1110\text{ Hz} \quad (\text{amplitude } \propto 1). \end{aligned}
On note l'apparition de nouvelles composantes parasites à 230\text{ Hz} et 450\text{ Hz} en dessous de la fréquence de Nyquist f_e / 2 = 500\text{ Hz}.
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : repliement de spectre, critère de shannon
Quel phénomène voit-on apparaitre ? Proposer un critère quantitatif pour y remédier afin d'assurer une retranscription correcte du signal . Comment s'appelle ce critère ?
Voir l'indiceIndice
Identifier le phénomène de repliement spectral (aliasing) et énoncer la condition de Nyquist-Shannon liant f_e à la fréquence maximale f_{\max}.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la cause de la dégradation spectrale observée à la question précédente : des raies issues des répliques spectrales apparaissent à des fréquences inférieures à la demi-fréquence d'échantillonnage et viennent polluer le spectre d'origine.
- Formuler l'inégalité liant la fréquence d'échantillonnage f_e à la fréquence maximale f_{\max} du spectre du signal à numériser.
- Nommer précisément le théorème ou critère associé du cours de traitement du signal.
Voir la réponse courteRéponse courte
Constat du chevauchement spectral (aliasing) et énoncé du critère de Nyquist-Shannon f_e > 2 f_{\max}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Phénomène observé
À la question précédente, des raies non présentes dans le signal d'origine (notamment à 230\text{ Hz} et 450\text{ Hz}) se superposent dans la bande utile [0\,;\,f_e/2]. Cela provient du fait que des composantes spectrales initiales (550\text{ Hz} et 770\text{ Hz}) dépassent la demi-fréquence d'échantillonnage f_e/2 = 500\text{ Hz}. Leurs répliques spectrales centrées autour de f_e viennent se rabattre dans les basses fréquences. Ce phénomène s'appelle le repliement spectral (ou recouvrement spectral).
2. Critère quantitatif pour y remédier
Pour qu'il n'y ait aucun chevauchement entre le spectre de base et ses répliques centrées en \pm f_e, la fréquence d'échantillonnage f_e doit être au moins égale au double de la fréquence maximale f_{\max} contenue dans le spectre du signal analogique s(t) :
Dans le cas du signal tronqué au rang k = 3, la fréquence maximale vaut f_{\max} = 7f = 770\text{ Hz}. La condition s'écrit alors numériquement :
Pour le signal théorique complet (dont le spectre s'étend jusqu'à l'infini), il est nécessaire d'intercaler préalablement un filtre passe-bas anti-repliement de fréquence de coupure f_c \leqslant f_e/2.
3. Nom du critère
Ce résultat constitue le critère de Shannon (ou théorème d'échantillonnage de Nyquist-Shannon).
Résultat
B · Filtrage numérique du bruit ambiant
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : filtre passe-ba, circuit rc
Rappeler comment on peut réaliser un filtre passe-bas du premier ordre avec un circuit RC.
Voir l'indiceIndice
Schématiser un circuit série constitué d'un conducteur ohmique R et d'un condensateur C, la tension de sortie étant prise aux bornes de C.
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma du filtre RC passe-bas avec la tension de sortie prélevée aux bornes du condensateur.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour réaliser un filtre passe-bas du premier ordre à l'aide d'un dipôle RC, on associe en série une résistance R et un condensateur de capacité C :
- la tension d'entrée s_e(t) est appliquée à l'ensemble du dipôle \{R, C\} ;
- la tension de sortie s_s(t) est prélevée aux bornes du condensateur C (en sortie ouverte, c'est-à-dire non chargée).
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : fonction de transfert, filtre passe-ba
Donner la forme canonique de la fonction de transfert de ce circuit en faisant apparaitre la fréquence de coupure .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule du pont diviseur de tension en régime sinusoïdal forcé pour exprimer \underline{H}(\mathrm{i}\omega) = \underline{s}_s/\underline{s}_e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression canonique H(\mathrm{j}\omega) = \frac{1}{1 + \mathrm{j}\omega/\omega_c} avec \omega_c = 1/(RC).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour le filtre passe-bas RC série en sortie ouverte (tension de sortie prélevée aux bornes du condensateur de capacité C), le pont diviseur de tension en régime sinusoïdal forcé donne :
La forme canonique de la fonction de transfert d'un filtre passe-bas du premier ordre s'écrit alors :
avec un gain statique H_0 = 1 et une pulsation (ou fréquence angulaire) de coupure à -3\text{ dB} donnée par :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Notions : équation différentielle, constante de temps
En déduire l'équation différentielle liant l'entrée et la sortie dans le cas d'un filtre passe-bas du premier ordre de temps caractéristique qu'on liera à .
Voir l'indiceIndice
Traduire la fonction de transfert sous forme d'équation différentielle temporelle en associant la multiplication par \mathrm{i}\omega à la dérivée temporelle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation différentielle temporelle \tau \frac{\mathrm{d}s_s}{\mathrm{d}t} + s_s(t) = s_e(t) avec \tau = 1/\omega_c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'expression de la fonction de transfert canonique établie à la question Q33 :
En effectuant le produit en croix, il vient en régime harmonique :
En identifiant le temps caractéristique du premier ordre :
et en utilisant la correspondance entre dérivation temporelle et multiplication par \mathrm{i}\omega en régime linéaire (\mathrm{i}\omega \longleftrightarrow \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}), on obtient l'équation différentielle temporelle régissant le filtre :
Résultat
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : convertisseur analogique-numérique, convertisseur numérique-analogique
Identifier les fonctions des opérateurs numérotés 1 et 2 et du calculateur sur la figure 6.
Voir l'indiceIndice
Identifier l'opérateur 1 comme un CAN (Convertisseur Analogique-Numérique), le calculateur comme une unité de calcul numérique, et l'opérateur 2 comme un CNA.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du bloc 1 comme CAN (numérisation) et du bloc 2 comme CNA (restitution analogique).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la chaîne de traitement du signal représentée sur la figure 6 :
- L'opérateur 1 est un Convertisseur Analogique-Numérique (CAN) (ou ADC). Sa fonction est de convertir le signal continu temporel et analogique en une suite de nombres discrets (signal numérique). Il réalise successivement les opérations d'échantillonnage temporel, de quantification en amplitude et de codage binaire.
- Le calculateur (processeur, DSP, microcontrôleur ou ordinateur) réalise le traitement numérique du signal (ici un filtrage numérique). Sa fonction est d'exécuter un algorithme (généralement modélisé par une équation de récurrence) calculant les échantillons de sortie S_s[n] à partir des échantillons d'entrée S_e[n].
- L'opérateur 2 est un Convertisseur Numérique-Analogique (CNA) (ou DAC), généralement associé à un filtre de restitution (ou de lissage). Sa fonction est de transformer la suite de valeurs numériques discrètes fournies par le calculateur en une tension analogique continue exploitable (par exemple pour commander un haut-parleur).
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : filtrage numérique, traitement numérique du signal
Citer deux avantages d'une telle technique de filtrage vis-à-vis d'un filtre analogique. Citer l'inconvénient majeur du filtrage numérique.
Voir l'indiceIndice
Mentionner la flexibilité logicielle (paramètres modifiables) et l'absence de dérive des composants passifs, puis signaler le retard de calcul ou la bande passante limitée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Avantages : flexibilité algorithmique, pas de dérive de composants ; inconvénient : temps de latence et limitation spectrale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le filtrage numérique présente plusieurs atouts majeurs par rapport au filtrage analogique :
- Flexibilité et reconfigurabilité : il est possible de modifier les caractéristiques du filtre (fréquence de coupure, ordre, type de filtrage) par simple modification logicielle des coefficients du programme, sans changer le matériel physique ;
- Stabilité et reproductibilité : le filtrage numérique est insensible aux tolérances de fabrication des composants, au vieillissement et aux dérives thermiques (contrairement aux composants passifs réels R, L, C).
En contrepartie, son inconvénient majeur est :
- Le temps de calcul (ou latence) : le délai introduit par les étapes d'échantillonnage, de conversion et d'exécution de l'algorithme retarde le signal de sortie, ce qui peut être contraignant pour les applications en temps réel.
Question 37
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : filtrage numérique, dérivation numérique
Si l'on suppose la période d'échantillonnage « petite » par rapport à , donner une approximation d'ordre 1 de la dérivée à l'instant en faisant intervenir et .
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'approximation par différence finie décentrée à gauche : \mathrm{d}s_s/\mathrm{d}t|_{t_n} \approx (S_s[n] - S_s[n-1])/T_e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Approximation d'Euler par différence finie rétrograde : \dot{s}_s(t_n) \approx (S_s[n] - S_s[n-1])/T_e.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Puisque la période d'échantillonnage T_e est petite devant le temps caractéristique \tau du filtre, la fonction s_s(t) varie peu sur l'intervalle [t_{n-1}, t_n]. On effectue un développement de Taylor à l'ordre 1 au voisinage de t_n :
En introduisant les grandeurs échantillonnées S_s[n] = s_s(t_n) et S_s[n-1] = s_s(t_{n-1}), on en déduit l'approximation par différence finie régressive (ou méthode d'Euler rétrograde) :
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : filtrage numérique, équation de récurrence
En déduire la relation donnant en fonction de et pour un filtre passe-bas d'ordre 1.
Voir l'indiceIndice
Remplacer la dérivée dans l'équation différentielle discrétisée à t_n et isoler le terme de sortie actuel S_s[n].
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'équation différentielle régissant le filtre passe-bas établie à la question Q34.
- Évaluer cette équation à l'instant t_{n-1} (méthode d'Euler explicite) en y injectant le taux d'accroissement obtenu à la question Q37.
- Isoler le terme S_s[n] pour expliciter la relation de récurrence.
Voir la réponse courteRéponse courte
Discrétisation de l'équation différentielle pour isoler S_s[n] sous forme d'équation récursive.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q34, l'équation différentielle liant l'entrée s_e(t) et la sortie s_s(t) s'écrit :
À l'ordre 1 en T_e, le taux d'accroissement déterminé à la question Q37 approche également la dérivée temporelle de la sortie à l'instant t_{n-1} :
En évaluant l'équation différentielle à l'instant d'échantillonnage t_{n-1} = (n-1)T_e (schéma d'Euler explicite), il vient :
En multipliant par \frac{T_e}{\tau} et en isolant S_s[n] :
On obtient ainsi la relation de récurrence du filtre passe-bas numérique d'ordre 1 :
Résultat
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : équation de récurrence, condition initiale
Quelle information supplémentaire faut-il fournir au calculateur pour qu'il puisse calculer tous les ?
Voir l'indiceIndice
Indiquer qu'il est indispensable de fixer la condition initiale S_s[0] pour amorcer la relation de récurrence.
Voir la stratégieStratégie
La relation de récurrence d'ordre 1 établie à la question Q38 permet de calculer S_s[n] à partir des valeurs au rang précédent n-1. On identifie les éléments nécessaires à l'initialisation et à l'exécution de cet algorithme récursif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Nécessité de définir la condition initiale S_s[0] pour amorcer le calcul itératif.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation de récurrence issue de la discrétisation établie à la question Q38 :
Pour calculer pas à pas les termes de la suite pour n \geqslant 1, le calculateur nécessite impérativement :
La condition initiale sur le signal de sortie, c'est-à-dire la valeur :
\boxed{S_s[0]}(souvent fixée à 0\text{ V} si le système est initialement au repos).
- Les paramètres temporels du filtre, à savoir le temps caractéristique \tau (ou la pulsation de coupure \omega_c = 1/\tau) et la période d'échantillonnage T_e afin de calculer les coefficients scalaires de la récurrence.
Résultat
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Notions : filtrage numérique, fréquence de coupure
Identifier la zone de fréquences à filtrer et proposer une valeur de fréquence de coupure pour le filtre passe-bas d'ordre 1.
Voir l'indiceIndice
Observer sur la figure 7 la zone spectrale où l'énergie sonore des cris d'enfants domine largement celle de la voix parlée (au-delà de 1\text{ kHz}).
Voir la stratégieStratégie
- Comparer les deux spectres de la figure 7 (voix seule à gauche versus voix parasitée à droite) pour localiser la bande spectrale propre aux cris d'enfants.
- Choisir une fréquence de coupure f_c pour le filtre passe-bas qui préserve la majeure partie du signal utile (la voix) tout en atténuant le bruit parasite situé aux fréquences plus élevées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Repérage de la bande spectrale du bruit à atténuer et choix d'une pulsation de coupure adaptée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Identification de la zone de fréquences à filtrer :
- Sur le spectre de gauche (dictée au calme), le signal utile de la voix humaine est principalement concentré dans les basses fréquences, entre 100\text{ Hz} et environ 1\,000\text{ Hz} (pics autour de 150\text{ Hz}, 400\text{ Hz} et 600\text{ Hz}). Au-delà de 1\,000\text{ Hz}, l'amplitude chute rapidement sous -60\text{ dB}.
- Sur le spectre de droite (en présence de cris d'enfants), on observe une composante parasite très énergétique pour les fréquences supérieures à 1\,000\text{ Hz}, caractérisée par un pic très marqué culminant autour de 2\,500\text{ Hz} à 3\,000\text{ Hz} (niveau atteignant près de -15\text{ dB}).
La zone de fréquences à filtrer est donc la bande des fréquences aiguës :
2. Choix de la fréquence de coupure f_c :
Le filtre passe-bas d'ordre 1 doit laisser passer le signal de parole (situé en dessous de 1\,000\text{ Hz}) sans trop l'atténuer, tout en réduisant l'amplitude des composantes parasites situées au-delà de 2\,000\text{ Hz}.
On choisit donc une fréquence de coupure f_c située à la frontière entre le signal utile et la perturbation :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Python
Notions : filtrage numérique, algorithme d'euler
Compléter le programme de la figure 8 de façon à produire un signal de sortie privé des cris d'enfants.
Voir l'indiceIndice
Initialiser un tableau numpy de même taille que Se, définir le coefficient de récurrence, puis implémenter une boucle temporelle calculant Ss[n] selon la formule de Q38.
Voir la stratégieStratégie
- Définir la période d'échantillonnage T_e = 1/f_e et le temps caractéristique \tau = 1/(2\pi f_c) à partir de la fréquence de coupure f_c \approx 1{,}0\text{ kHz} choisie à la question Q40.
- Initialiser le tableau du signal de sortie S_s avec la condition initiale S_s[0] = 0 (ou S_s[0] = S_e[0]).
- Implémenter la relation de récurrence établie à la question Q38 via une boucle temporelle, puis facultativement sauvegarder le signal audio filtré dans un nouveau fichier.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la boucle Python calculant la suite des échantillons filtrés selon la relation de récurrence.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'aide de la relation de récurrence obtenue à la question Q38 :
avec T_e = 1/f_e et \tau = 1/\omega_c = 1/(2\pi f_c), on complète le script Python :
import numpy as np
import scipy.io.wavfile
fe, Se = scipy.io.wavfile.read("dictee.wav")
# Parametres du filtre passe-bas
fc = 1000.0 # Frequence de coupure en Hz (Q40)
tau = 1.0 / (2.0 * np.pi * fc) # Temps caracteristique tau = 1/omega_c
Te = 1.0 / fe # Periode d'echantillonnage
a = Te / tau
# Initialisation du vecteur de sortie
N = len(Se)
Ss = np.zeros(N)
Ss[0] = Se[0] # Condition initiale (Q39)
# Calcul du signal filtre par recurrence
for n in range(1, N):
Ss[n] = (1.0 - a) * Ss[n - 1] + a * Se[n - 1]
# Enregistrement optionnel du fichier audio filtre
scipy.io.wavfile.write("dictee_filtree.wav", fe, Ss.astype(Se.dtype))Partie III : Réception d'une communication téléphonique
A · Rayonnement par une antenne
Question 42
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
Notions : dipôle oscillant, approximation dipolaire
Citer les approximations associées aux deux inégalités et .
Voir l'indiceIndice
Associer r \gg a à l'approximation du dipôle ponctuel (distance d'observation) et \lambda \gg a à l'approximation dipolaire électrique (régime quasi-statique au niveau de la source).
Voir la réponse courteRéponse courte
r \gg a correspond à l'éloignement de la source et \lambda \gg a à l'approximation du dipôle court.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre de l'étude du rayonnement électromagnétique dipolaire, les deux inégalités correspondent aux approximations fondamentales suivantes :
- Inégalité r \gg a : approximation du dipôle ponctuel (ou approximation d'éloignement).
La distance du point d'observation M à l'origine est très grande devant la dimension spatiale caractéristique de la source oscillante (a). Le doublet constitué par les charges +q et -q peut donc être assimilé à un dipôle ponctuel situé en O. Inégalité \lambda \gg a : approximation dipolaire électrique (ADE) (ou approximation des temps de propagation négligeables à l'échelle de la source).
La longueur d'onde du rayonnement émis est très grande devant la dimension spatiale de la source. Cela implique que :- le temps de propagation d'une onde à travers la source, \Delta t \sim \frac{a}{c}, est négligeable devant la période temporelle d'oscillation T = \frac{\lambda}{c} ;
la vitesse maximale des charges au sein de la source est très faible devant la célérité de la lumière dans le vide :
v_{\max} = a\omega = 2\pi c \frac{a}{\lambda} \ll c \quad \text{(approximation non relativiste)}.
Question 43
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Notions : moment dipolaire, dipôle électrostatique
Exprimer le moment dipolaire associé au doublet .
Voir l'indiceIndice
Exprimer le moment dipolaire instantané par la relation \vec{p}(t) = q \vec{OM}_+ = q z(t)\vec{e}_z.
Voir la réponse courteRéponse courte
Moment dipolaire électrique du doublet de charges : \vec{p}(t) = q(t)a\vec{e}_z.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition, le moment dipolaire électrique associé à un ensemble discret de charges ponctuelles q_i situées aux points P_i s'écrit :
La charge totale du système étant nulle (+q - q = 0), cette grandeur est indépendante de l'origine choisie pour le repère.
Ici, la charge -q est fixe en O (\vec{OP}_{-q} = \vec{0}) et la charge +q est mobile sur l'axe (Oz) avec une position instantanée \vec{OP}_{+q} = z(t)\vec{e}_z = a\sin(\omega t)\vec{e}_z. Il vient donc immédiatement :
Par identification avec l'expression imposée \vec{p} = p(t)\vec{e}_z, on obtient :
soit vectoriellement :
Résultat
Question 44
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Notions : intensité du courant, charge électrique
Déterminer , l'amplitude du courant .
Voir l'indiceIndice
Dériver p(t) par rapport au temps pour expliciter I(t) et en déduire directement sa valeur crête I_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation entre charge et courant I(t) = \dot{q}(t), d'où l'amplitude I_0 = q_0\omega.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q43, le moment dipolaire du doublet s'écrit :
En dérivant par rapport au temps, il vient :
L'intensité du courant équivalent traversant le dipôle est définie par :
Le courant oscille donc sinusoïdalement sous la forme I(t) = I_0 \cos(\omega t), dont l'amplitude I_0 vaut :
Résultat
Question 45
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
Notions : puissance rayonnée, dipôle oscillant
Déterminer , la puissance moyenne totale rayonnée par ce dipôle à travers une sphère de centre et de rayon , appelée zone de rayonnement.
Voir l'indiceIndice
Calculer la dérivée seconde de p(t), l'élever au carré et prendre la moyenne temporelle de \sin^2(\omega t) sur une période.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la dérivée seconde temporelle du moment dipolaire p(t) obtenu à la question Q43.
- Injecter cette expression dans la formule de Larmor fournie pour la puissance instantanée \Pi(t).
- Prendre la moyenne temporelle de \Pi(t) sur une période pour obtenir la puissance moyenne totale rayonnée P_r.
Voir la réponse courteRéponse courte
Flux moyen du vecteur de Poynting sur une sphère ou formule de Larmor : P_r = \frac{\mu_0 p_0^2\omega^4}{12\pi c}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q43, le moment dipolaire s'écrit :
En dérivant deux fois par rapport au temps, on obtient l'accélération du moment dipolaire :
D'après l'énoncé, la puissance instantanée totale rayonnée à travers une sphère dans la zone de rayonnement s'exprime selon la formule de Larmor :
La puissance moyenne rayonnée P_r = \langle \Pi(t) \rangle est calculée en prenant la moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}. La valeur moyenne de la fonction \sin^2(\omega t) sur une période vaut \langle \sin^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2} :
On en déduit :
Résultat
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
Notions : résistance de rayonnement, dipôle oscillant
Déterminer l'expression de en fonction de , , et .
Voir l'indiceIndice
Égaler la puissance moyenne P_r à R_r I_0^2/2, remplacer \omega par 2\pi c/\lambda et exprimer R_r en fonction des grandeurs demandées.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalisation P_r = \frac{1}{2}R_r I_0^2 et expression de R_r en fonction de \mu_0 c(a/\lambda)^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q45, la puissance moyenne totale rayonnée par le dipôle s'exprime en fonction de l'amplitude I_0 du courant selon :
Par identification avec la définition de la résistance de rayonnement fournie par l'énoncé,
on obtient l'expression de R_r en fonction de la pulsation \omega :
Or, la pulsation \omega et la longueur d'onde \lambda dans le vide sont reliées par :
En injectant cette relation dans l'expression de R_r, il vient :
Résultat
Question 47
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Notions : résistance de rayonnement, modélisation électrique
Quel est l'intérêt de définir ce type de grandeur ?
Voir l'indiceIndice
Expliquer que cette résistance fictive modélise la perte d'énergie rayonnée par le dipôle vue des bornes de l'antenne, par analogie avec l'effet Joule.
Voir la réponse courteRéponse courte
Modélisation de la perte d'énergie par rayonnement sous forme d'une résistance dissipative équivalente.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'intérêt d'introduire la résistance de rayonnement R_r réside dans plusieurs aspects pratiques et théoriques :
Modélisation de l'antenne dans un circuit électrique : du point de vue du générateur d'alimentation, la puissance rayonnée dans l'espace sous forme d'onde électromagnétique s'exprime sous la forme formellement identique à celle dissipée par effet Joule dans un résistor :
P_r = \frac{1}{2} R_r I_0^2 = R_r I_{\mathrm{eff}}^2.L'antenne peut donc être modélisée, dans un schéma électrique équivalent, par un dipôle passif dissipatif de résistance R_r.
Calcul du rendement de l'antenne : en tenant compte de la résistance ohmique propre des conducteurs de l'antenne R_{\Omega} (pertes thermiques par effet Joule), le rendement de rayonnement s'écrit simplement :
\eta = \frac{P_r}{P_{\mathrm{fournie}}} = \frac{R_r}{R_r + R_{\Omega}}.Pour obtenir une antenne efficace, on cherche à avoir R_r \gg R_{\Omega}.
- Adaptation d'impédance : cette grandeur permet de dimensionner les circuits d'adaptation d'impédance entre l'émetteur (ou la ligne de transmission, usuellement d'impédance caractéristique 50\ \Omega) et l'antenne afin de maximiser le transfert de puissance et d'éviter les ondes stationnaires dans le câble.
Question 48
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : zone de rayonnement, dipôle oscillant
Comparer les hauteurs d'antenne et les longueurs d'onde dans les deux cas. Conclure. Estimer la distance à partir de laquelle on se situe dans la zone de rayonnement.
Voir l'indiceIndice
Calculer les longueurs d'onde \lambda = c/f pour 800\text{ MHz} et 3500\text{ MHz}, vérifier que h \ll \lambda, et expliciter la condition r \gg \lambda.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer la longueur d'onde dans le vide \lambda = \frac{c}{f} pour chaque bande de fréquence (800\text{ MHz} et 3500\text{ MHz}).
- Comparer la dimension de l'antenne h = 2a à la longueur d'onde \lambda correspondante pour statuer sur la validité de l'approximation dipolaire électrique.
- En déduire l'ordre de grandeur de la distance r marquant l'entrée dans la zone de rayonnement, définie par la condition r \gg \lambda.
Voir la réponse courteRéponse courte
Vérification de la condition dipôle court a \ll \lambda et évaluation de la frontière r \gg \lambda.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La longueur d'onde dans le vide associée à une onde de fréquence f est donnée par :
1. Calcul des longueurs d'onde et comparaison :
Réseau 4G (f_{\mathrm{4G}} = 800\text{ MHz}) :
\begin{aligned} \lambda_{\mathrm{4G}} &= \frac{3{,}00 \times 10^8}{800 \times 10^6} = 0{,}375\text{ m} = 37{,}5\text{ cm} \end{aligned}On compare avec la hauteur de l'antenne h_{\mathrm{4G}} = 2a = 4\text{ cm} :
\frac{h_{\mathrm{4G}}}{\lambda_{\mathrm{4G}}} = \frac{4}{37{,}5} \approx 0{,}11 \ll 1 \quad \left(\text{soit } a_{\mathrm{4G}} \approx 0{,}05\,\lambda_{\mathrm{4G}}\right)Réseau 5G (f_{\mathrm{5G}} = 3500\text{ MHz}) :
\begin{aligned} \lambda_{\mathrm{5G}} &= \frac{3{,}00 \times 10^8}{3500 \times 10^6} \approx 0{,}0857\text{ m} = 8{,}57\text{ cm} \end{aligned}On compare avec la hauteur de l'antenne h_{\mathrm{5G}} = 2a = 1\text{ cm} :
\frac{h_{\mathrm{5G}}}{\lambda_{\mathrm{5G}}} = \frac{1}{8{,}57} \approx 0{,}12 \ll 1 \quad \left(\text{soit } a_{\mathrm{5G}} \approx 0{,}06\,\lambda_{\mathrm{5G}}\right)
Conclusion : Dans les deux cas, la dimension de l'antenne est de l'ordre du dixième de la longueur d'onde (h \approx \lambda/10, soit a \ll \lambda). L'hypothèse de dipôle court et l'approximation dipolaire électrique (\lambda \gg a) sont donc parfaitement vérifiées pour les deux technologies. La fréquence plus élevée en 5G permet une réduction de la taille des antennes d'un facteur 4.
2. Estimation de la zone de rayonnement : D'après l'énoncé, la zone de rayonnement correspond aux distances r \gg \lambda :
Pour la 4G : \lambda_{\mathrm{4G}} \approx 38\text{ cm}, la zone de rayonnement est atteinte dès que la distance à l'antenne dépasse typiquement :
\boxed{r_{\mathrm{ray, 4G}} \gtrsim 1\text{ m}}Pour la 5G : \lambda_{\mathrm{5G}} \approx 8{,}6\text{ cm}, la zone de rayonnement commence dès :
\boxed{r_{\mathrm{ray, 5G}} \gtrsim 20\text{ à }30\text{ cm}}
Résultat
Question 49
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
Notions : résistance de rayonnement, ordre de grandeur
Déterminer la résistance de rayonnement pour les deux types de réseau.
Voir l'indiceIndice
Injecter les valeurs numériques de a = h/2, \lambda, \mu_0 et c dans l'expression de la résistance de rayonnement pour la 4G et la 5G.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression de la résistance de rayonnement R_r obtenue à la question Q46 en fonction de \mu_0, c, a et \lambda.
- Utiliser les grandeurs relatives aux réseaux 4G et 5G déterminées à la question Q48 pour réaliser les applications numériques respectives.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application numérique de R_r pour les deux fréquences de téléphonie mobile.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q46, la résistance de rayonnement s'exprime par :
avec \mu_0 c = 1{,}26 \times 10^{-6} \times 3{,}00 \times 10^8 = 378\ \Omega (impédance caractéristique du vide). Le préfacteur vaut donc :
Réseau 4G (f = 800\text{ MHz}) : D'après la question Q48, la longueur d'onde associée est \lambda_{\mathrm{4G}} = 0{,}375\text{ m} et la demi-hauteur de l'antenne est a_{\mathrm{4G}} = \frac{h_{\mathrm{4G}}}{2} = 2{,}0\text{ cm} = 0{,}020\text{ m}. Le rapport vaut :
D'où :
Réseau 5G (f = 3500\text{ MHz}) : D'après la question Q48, la longueur d'onde est \lambda_{\mathrm{5G}} = \frac{c}{f} = \frac{3{,}00 \times 10^8}{3{,}50 \times 10^9} \approx 8{,}57 \times 10^{-2}\text{ m} et la demi-hauteur de l'antenne est a_{\mathrm{5G}} = \frac{h_{\mathrm{5G}}}{2} = 0{,}50\text{ cm} = 5{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}. Le rapport vaut :
D'où :
Résultat
B · Problème de réception du signal
Question 50
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Notions : réflexion sur un conducteur parfait, relation de passage
En utilisant les relations de passage en pour le champ électrique et en modélisant l'obstacle par un métal conducteur parfait, déterminer l'expression complexe du champ électrique de l'onde réfléchie supposée de même fréquence et de même direction que l'onde incidente.
Voir l'indiceIndice
Poser pour l'onde réfléchie un propagateur en \exp(\mathrm{i}(\omega t + kz)) et utiliser la relation de passage du champ électrique en z = L sur le conducteur parfait (\vec{E}_{\mathrm{tot}}(L, t) = \vec{0}).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la forme générale de l'onde réfléchie se propageant selon les z décroissants dans le vide (z < L), de même pulsation \omega et polarisée selon \vec{e}_x.
- Utiliser la condition aux limites à la surface d'un conducteur parfait en z = L : le champ électrique intérieur est nul, d'où la continuité de la composante tangentielle du champ électrique.
- En déduire l'amplitude complexe \underline{E}_{0,r} puis l'expression complète de \underline{\vec{E}}_r(z,t).
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition limite \vec{E}_t(L) = \vec{0} sur le métal conducteur parfait fixant la phase de l'onde réfléchie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'onde réfléchie se propage dans le vide (z < L) en sens inverse de l'onde incidente (selon les z décroissants). Elle possède la même pulsation \omega, le même vecteur d'onde en norme k = \omega/c et conserve la polarisation rectiligne selon \vec{e}_x. Elle s'écrit donc sous forme complexe :
L'obstacle situé en z \geqslant L est modélisé par un conducteur parfait, dans lequel le champ électromagnétique est identiquement nul : \vec{E}(z > L, t) = \vec{0}.
D'après les relations de continuité à la traversée de l'interface en z = L, la composante tangentielle du champ électrique est continue :
Les champs incident et réfléchi étant purement polarisés selon \vec{e}_x, ils sont entièrement tangentiels à l'interface plane z = L. La continuité s'écrit donc en notation complexe :
Soit, en remplaçant par les expressions des champs :
On en déduit l'expression du champ électrique de l'onde réfléchie pour tout z < L :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 51
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Notions : onde stationnaire, réflexion d'une onde
En déduire l'expression du champ électrique résultant . Comment qualifie-t-on ce type d'onde ?
Voir l'indiceIndice
Sommer les deux composantes complexes et factoriser par l'exponentielle temporelle pour mettre en évidence une onde stationnaire pure.
Voir la stratégieStratégie
- Par le principe de superposition, sommer les champs électriques incident \underline{\vec{E}}_i et réfléchi \underline{\vec{E}}_r obtenus à la question Q50.
- Factoriser judicieusement le terme de phase moyenne ou utiliser les formules trigonométriques pour séparer les variables spatiale z et temporelle t.
- En déduire l'expression réelle du champ électrique résultant \vec{E}_{\mathrm{tot}}(z, t) et qualifier la nature de l'onde obtenue.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme des deux ondes formant une onde stationnaire avec nœuds et ventres de champ électrique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q50, pour z \leqslant L, les champs électriques incident et réfléchi s'écrivent :
Par le principe de superposition, le champ électrique total complexe dans le vide (z \leqslant L) est :
En prenant la partie réelle (en notant que \mathrm{i}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\phi} = \mathrm{e}^{\mathrm{i}(\phi + \pi/2)}, dont la partie réelle est -\sin\phi) :
ou, de façon équivalente :
Ce champ présente une stricte séparation des variables d'espace et de temps sous la forme f(z) \cdot g(t) : il s'agit d'une onde stationnaire.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 52
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : onde stationnaire, nœud de vibration
Déterminer la durée moyenne des coupures lorsque le téléphone mobile est porté par un piéton qui se déplace à la vitesse de suivant l'axe des croissants, puis lorsque le téléphone est porté par un passager d'une automobile se déplaçant à dans le sens des croissants. Commenter les résultats obtenus.
Voir l'indiceIndice
Déterminer l'intervalle spatial \Delta z autour des nœuds de champ où P(z) < P_{\mathrm{seuil}}, puis diviser cette distance par la vitesse de déplacement v.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance moyenne temporelle reçue P(z) à partir du champ stationnaire établi à la question précédente, puis calculer sa moyenne spatiale \langle P \rangle_z.
- Déterminer la condition P(z) \leqslant P_{\text{seuil}} définissant la largeur spatiale \Delta z d'une zone de coupure au voisinage d'un nœud de champ.
- En déduire la durée de traversée \Delta t = \Delta z / v pour le piéton et pour le véhicule, puis commenter au regard des caractéristiques des télécommunications numériques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Largeur de la zone d'extinction autour d'un nœud divisée par la vitesse pour obtenir la durée de coupure.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q51, le champ électrique réel résultant s'écrit :
La puissance P(z) reçue par le mobile est proportionnelle à la moyenne temporelle du carré du champ électrique :
On pose P(z) = P_{\max} \sin^2\bigl(k(L - z)\bigr). La fonction \sin^2\bigl(k(L-z)\bigr) étant \frac{\lambda}{2}-périodique en z, sa valeur moyenne spatiale est :
La puissance seuil de coupure vaut donc :
Une coupure de réseau survient au voisinage de chaque nœud de champ (où k(L-z) = m\pi, m \in \mathbb{Z}) dès que P(z) \leqslant P_{\text{seuil}}, soit :
En posant u = k(L-z) - m\pi, la condition devient |u| \leqslant \arcsin\left(\frac{1}{\sqrt{20}}\right). L'étendue spatiale \Delta z d'une zone de coupure est donc :
Avec f = 3500\text{ MHz}, la longueur d'onde vaut :
Comme \frac{1}{\sqrt{20}} \approx 0{,}2236, on a \arcsin\left(\frac{1}{\sqrt{20}}\right) \approx 0{,}2255\text{ rad}, d'où :
Un récepteur se déplaçant à la vitesse constante v traverse cette zone pendant une durée \Delta t = \frac{\Delta z}{v} :
Pour le piéton : v_1 = 3\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{3}{3{,}6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 0{,}833\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :
\Delta t_1 = \frac{6{,}15 \times 10^{-3}}{0{,}833} \approx 7{,}4 \times 10^{-3}\text{ s}\boxed{\Delta t_{\text{piéton}} \approx 7{,}4\text{ ms}}Pour l'automobile : v_2 = 50\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{50}{3{,}6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 13{,}9\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :
\Delta t_2 = \frac{6{,}15 \times 10^{-3}}{13{,}9} \approx 4{,}4 \times 10^{-4}\text{ s}\boxed{\Delta t_{\text{auto}} \approx 0{,}44\text{ ms}}
Commentaires :
- Les coupures sont extrêmement brèves (inférieures à 10\text{ ms} pour le piéton et inférieures à la milliseconde en voiture) : elles sont totalement imperceptibles pour l'oreille humaine lors d'un appel vocal.
- En revanche, ces durées sont du même ordre de grandeur que la durée d'une trame radio en 5G (typiquement de 1 à 10\text{ ms}) et se répètent tous les demi-longueurs d'onde (\lambda/2 \approx 4{,}3\text{ cm}), provoquant des évanouissements rapides récurrents (fast fading). Cela nécessite des protocoles de correction d'erreurs et des techniques de diversité pour éviter la perte de paquets.
Résultat
Question 53
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : retard temporel, propagation d'une onde
Quelle est la valeur typique de associée à ce retard ?
Voir l'indiceIndice
Relier la différence de marche \delta = 2(L-z) au retard temporel \Delta t par la célérité de la lumière dans le vide c.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la différence de marche (ou la distance supplémentaire parcourue) entre le trajet réfléchi et le trajet direct au niveau du récepteur situé en z.
- Relier ce retard temporel \Delta t à la distance L - z séparant le mobile de l'obstacle par l'intermédiaire de la célérité c des ondes électromagnétiques dans l'air (assimilé au vide).
- Réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la distance aller-retour à l'obstacle 2(L-z) = c\tau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'onde directe atteint le mobile situé en z après s'être propagée sur la distance z.
L'onde réfléchie parcourt la distance de l'émetteur jusqu'à l'obstacle situé en z = L, puis revient de l'obstacle vers le récepteur en z, soit une distance totale de parcours :
La différence de marche entre l'onde réfléchie et l'onde directe au niveau du récepteur s'écrit donc :
Dans le vide (ou dans l'air), la vitesse de propagation de l'onde est c. Le retard \Delta t de l'onde réfléchie par rapport à l'onde directe vérifie :
On en déduit l'expression de la distance typique L - z séparant le mobile de l'obstacle :
Application numérique : Avec c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \Delta t = 0{,}5\ \mu\text{s} = 0{,}5 \times 10^{-6}\text{ s} :
Résultat
Question 54
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
Notions : interférence, onde stationnaire
Déterminer numériquement la valeur minimale à donner à pour obtenir une puissance supérieure à .
Voir l'indiceIndice
Exprimer la puissance en fonction du déphasage induit par un saut de fréquence \Delta f et déterminer l'écart fréquentiel minimal permettant de quitter le nœud d'interférence.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance reçue en fonction de l'écart de fréquence \Delta f à partir de l'expression de l'onde stationnaire établie en Q51.
- Écrire la condition P \geqslant P_{\text{seuil}} = \frac{1}{20}P_{\max} (établie en Q52) pour en déduire l'expression analytique de \Delta f_{\min}.
- Réaliser l'application numérique avec le retard \Delta t = 0{,}5\ \mu\text{s} obtenu en Q53.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de l'écart en fréquence \Delta f pour éviter un nœud simultané et garantir le seuil de puissance.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q51 et Q52, la puissance reçue à la cote z pour une fréquence f est proportionnelle à la valeur moyenne temporelle du carré du champ électrique :
Pour la position considérée et la fréquence nominale f, la puissance reçue est nulle, ce qui implique que l'argument du sinus est un multiple entier de \pi :
Lorsque la fréquence est décalée de \pm \Delta f, la nouvelle pulsation \omega' = 2\pi(f \pm \Delta f) conduit à une puissance reçue :
En utilisant le retard \Delta t = \frac{2(L - z)}{c} introduit à la question Q53, cette expression se simplifie en :
D'après la question Q52, la puissance seuil vaut P_{\text{seuil}} = \frac{1}{10}\langle P \rangle_z = \frac{1}{20}P_{\max}. La condition P \geqslant P_{\text{seuil}} s'écrit donc :
La valeur minimale positive \Delta f_{\min} recherchée est ainsi :
Application numérique : Avec \Delta t = 0{,}5\ \mu\text{s} = 5{,}0 \times 10^{-7}\text{ s} et \arcsin(1/\sqrt{20}) \approx 0{,}2256\text{ rad} :
Résultat
Question 55
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Notions : transmission de signal, antenne
En vous appuyant sur les questions précédentes, proposer au moins une méthode permettant de lutter contre les coupures réseau.
Voir l'indiceIndice
Proposer des solutions technologiques classiques des réseaux cellulaires telles que le saut de fréquence (diversité fréquentielle) ou l'usage d'antennes multiples MIMO (diversité spatiale).
Voir la stratégieStratégie
Les questions Q51 à Q54 ont mis en lumière le phénomène d'évanouissement du signal (fading) par interférences destructives (formation d'une onde stationnaire) :
- La question Q54 a montré qu'un décalage fréquentiel modéré (\Delta f \gtrsim 144\text{ kHz}) déplace les nœuds d'interférence et restaure un niveau de puissance suffisant.
- La question Q52 a montré que les zones d'extinction sont très localisées dans l'espace (\Delta z \approx 6\text{ mm}) et séparées d'une demi-longueur d'onde (\lambda/2 \approx 4{,}3\text{ cm}).
On peut ainsi proposer plusieurs solutions techniques couramment mises en œuvre dans les réseaux de téléphonie mobile.
Voir la réponse courteRéponse courte
Proposition de techniques anti-fading : diversité fréquentielle, diversité spatiale multi-antennes (MIMO).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'extinction du signal provient de la présence d'un nœud d'amplitude de l'onde stationnaire créée par les réflexions sur les obstacles (Q51). Deux méthodes principales, directement suggérées par l'étude précédente, permettent de s'en affranchir :
La diversité fréquentielle (directement issue de Q54) :
Comme le montre le calcul de la question Q54, il suffit de modifier la fréquence d'une quantité \Delta f \geqslant 144\text{ kHz} pour qu'un récepteur initialement situé sur un nœud d'interférence sorte de la zone de coupure (P > P_{\text{seuil}}).
En pratique, la station de base n'émet pas sur une fréquence unique mais répartit l'information sur un ensemble de sous-porteuses orthogonales couvrant une bande passante bien plus large que \Delta f (technique OFDM, Orthogonal Frequency Division Multiplexing, constitutive de la 4G et de la 5G) ou utilise des sauts de fréquence (frequency hopping). Si une fréquence donnée subit une interférence destructive, les autres sous-porteuses sont reçues avec une amplitude convenable.
La diversité spatiale d'antennes (directement issue de Q52) :
D'après la question Q52, la zone d'extinction est très étroite (\Delta z \approx 6\text{ mm}) et la distance entre un nœud et un ventre d'amplitude vaut :
\frac{\lambda}{4} = \frac{c}{4f} \approx 2{,}1\text{ cm}.En équipant le récepteur (ou l'émetteur) d'au moins deux antennes distantes de quelques centimètres (technologie MIMO, Multiple-Input Multiple-Output), on s'assure que si l'une des antennes se trouve dans un nœud de champ électrique, la seconde sera nécessairement située en dehors de la zone d'extinction et captera un signal exploitable.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2023 ?
Surtout 2 chapitres : Ondes électromagnétiques dans les milieux (56 % des questions, parties I et III) et Électronique numérique : échantillonnage et modulation (25 %, partie II). Plus ponctuellement : Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Régime sinusoïdal forcé et filtrage linéaire, Circuits électriques et régimes transitoires, Cinématique et dynamique du point, Électrostatique…
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2023 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2023 ?
Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2023 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2023 ?
Questions de cours : Q3 (vecteur densité de courant), Q7 (équation de maxwell-ampère), Q8 (approximation des régimes quasi stationnaires), Q10 (équation de maxwell-gauss), Q16 (épaisseur de peau), Q18 (relation de passage), Q25 (échantillonneur-bloqueur), Q31 (repliement de spectre)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (modèle de drude), Q2 (modèle de drude), Q4 (loi d'ohm locale), Q9 (conservation de la charge), Q11 (effet de peau), Q12 (relation de dispersion), Q13 (relation de dispersion), Q14 (épaisseur de peau)….
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2023 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury se félicite du niveau moyen des copies en électromagnétisme et en électronique analogique, mais espère que les compétences en électronique numérique, moins bien maîtrisées, progresseront pour les sessions futures. Moyenne : 9,34/20 (écart-type 4,13, 569 présents).
Comment déterminer la largeur de la zone de coupure en Q52 ?
Il faut doubler l'intervalle : l'inégalité |\sin(k(L-z))| \leqslant 1/\sqrt{20} s'étend symétriquement de part et d'autre de chaque nœud d'amplitude. La largeur spatiale totale vaut donc \Delta z = \frac{2}{k}\arcsin(1/\sqrt{20}) avant d'en déduire la durée de coupure par division par la vitesse.
Où je me situe, question par question
Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.
- Note estimée
- –
- 0 question réussie sur 55
- Position estimée
- –
- des copies sous cette note
Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 55 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,34 et d'écart-type 4,13 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.
Source des chiffres : document officiel du concours.
S'entraîner sur les mêmes chapitres
Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.
Signaler une erreur
Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.
Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.