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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 1 MPI 2023

Téléphonie Mobile

Le sujet en bref

Sujet moyen · Électromagnétisme, Électrocinétique et électronique, Ondes et signaux · 11 incontournables · 8 questions de première année
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Ce sujet aborde de façon concrète et progressive trois aspects physiques et technologiques incontournables de la téléphonie mobile : la protection des données bancaires NFC à l'aide d'un blindage métallique, la numérisation et le filtrage d'un signal vocal pour la transcription textuelle, ainsi que l'émission et les aléas de propagation d'un signal 5G en milieu urbain.

L'épreuve est particulièrement équilibrée et accessible : elle mobilise des outils classiques du cours de deuxième année sans calculs démesurés. Elle constitue un support de révision idéal pour consolider simultanément la physique des conducteurs en régime variable (modèle de Drude, effet de peau, réflexion d'onde EM), le traitement du signal (échantillonnage, repliement de Shannon, discrétisation d'Euler et script Python) et l'électrodynamique (rayonnement dipolaire, ondes stationnaires et évanouissement multitrajet).

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,34/20)
Temps estimé
≈ 3 h 05 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Chapitres

Part des questions du sujet.

Incontournables

11 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

38 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (38) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les parties I, II et III sont totalement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

55 questions
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Partie I : Protection des données bancaires par un conducteur

A · Loi d'ohm locale

Question 1

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : modèle de drude, principe fondamental de la dynamique

Établir l'équation différentielle du mouvement vérifiée par le vecteur vitesse des électrons.

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Appliquer le principe fondamental de la dynamique à un électron de conduction soumis à la force électrique et à la force de frottement fluide du modèle de Drude.

Voir la réponse courte

Application du PFD à un électron soumis à la force électrique et au frottement fluide -m\vec{v}/\tau.

Voir le corrigé complet

On applique le principe fondamental de la dynamique à un électron de conduction (de masse m et de charge -e), dans le référentiel du conducteur supposé galiléen.

L'électron est soumis à :

  • la force électrique due au champ appliqué : \vec{F}_e = -e\vec{E}(t) ;
  • la force de frottement fluide phénoménologique modélisant les collisions avec le réseau cristallin : \vec{F}_f = -\dfrac{m}{\tau}\vec{v}(t) ;
  • son poids, négligé d'après l'énoncé, de même que la force magnétique liée à l'onde car la vitesse d'ensemble vérifie v \ll c.

Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :

m\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \vec{F}_e + \vec{F}_f = -e\vec{E}(t) - \frac{m}{\tau}\vec{v}(t)

En divisant par la masse m, on obtient l'équation différentielle vérifiée par \vec{v}(t) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} + \frac{\vec{v}}{\tau} = -\frac{e}{m}\vec{E}(t)}

Compte tenu de l'orientation du champ électrique \vec{E}(t) = E_0\cos(\omega t)\vec{e}_x, le mouvement d'ensemble s'effectue selon la direction \vec{e}_x.

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : modèle de drude, régime sinusoïdal forcé

Déterminer, en régime forcé, une expression de la vitesse sous la forme où est l'amplitude vectorielle complexe de la vitesse que l'on exprimera en fonction des données du problème.

Voir l'indice

Rechercher une solution sinusoïdale en remplaçant la dérivation temporelle par une multiplication par \mathrm{i}\omega.

Voir la réponse courte

Passage en notation complexe dans l'équation différentielle pour exprimer l'amplitude vectorielle \vec{v}_0.

Voir le corrigé complet

Le champ électrique excitateur est sinusoïdal de pulsation \omega :

\vec{E}(t) = E_0 \cos(\omega t) \vec{e}_x

On lui associe la grandeur complexe \underline{\vec{E}}(t) = E_0 \exp(\mathrm{i}\omega t)\vec{e}_x. En régime sinusoïdal forcé, la vitesse s'écrit sous la forme proposée :

\underline{\vec{v}}(t) = \vec{v}_0 \exp(\mathrm{i}\omega t)

La dérivation temporelle se traduit par une multiplication par \mathrm{i}\omega :

\frac{\mathrm{d}\underline{\vec{v}}}{\mathrm{d}t} = \mathrm{i}\omega \underline{\vec{v}}(t)

En injectant ces expressions dans l'équation différentielle du mouvement obtenue à la question Q1, il vient :

\begin{aligned} \left(\mathrm{i}\omega + \frac{1}{\tau}\right) \vec{v}_0 \exp(\mathrm{i}\omega t) &= -\frac{e}{m} E_0 \exp(\mathrm{i}\omega t)\vec{e}_x \\ \left(\frac{1 + \mathrm{i}\omega\tau}{\tau}\right) \vec{v}_0 &= -\frac{e}{m} E_0 \vec{e}_x \end{aligned}

On en déduit l'amplitude vectorielle complexe \vec{v}_0 :

\boxed{\vec{v}_0 = -\frac{e\tau}{m(1 + \mathrm{i}\omega\tau)} E_0 \vec{e}_x}

L'expression de la vitesse complexe en régime forcé est donc :

\boxed{\underline{\vec{v}}(t) = -\frac{e\tau}{m(1 + \mathrm{i}\omega\tau)} E_0 \exp(\mathrm{i}\omega t)\vec{e}_x}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : vecteur densité de courant, modèle de drude

On note la densité volumique, supposée constante, d'électrons libres. Déterminer l'expression, en notation complexe, du vecteur densité de courant volumique .

Voir l'indice

Utiliser la définition du vecteur densité volumique de courant électrique de conduction \vec{\jmath} = -n^* e \vec{v}.

Voir la réponse courte

Expression du vecteur densité de courant volumique \underline{\vec{\jmath}} = -n^* e \underline{\vec{v}}.

Voir le corrigé complet

Par définition, le vecteur densité de courant volumique associé à un ensemble de porteurs de charge de densité volumique n^*, de charge q = -e et de vitesse d'ensemble \vec{v}(t) s'écrit :

\vec{\jmath}(t) = n^* q\,\vec{v}(t) = -n^* e\,\vec{v}(t)

En notation complexe, cette relation locale reste linéaire et se traduit directement par :

\underline{\vec{\jmath}}(t) = -n^* e\,\underline{\vec{v}}(t)

En injectant l'expression de la vitesse complexe \underline{\vec{v}}(t) obtenue à la question Q2, il vient :

\begin{aligned} \underline{\vec{\jmath}}(t) &= -n^* e \left( -\frac{e\tau}{m(1 + \mathrm{i}\omega\tau)} E_0 \exp(\mathrm{i}\omega t)\,\vec{e}_x \right) \\ &= \frac{n^* e^2 \tau}{m(1 + \mathrm{i}\omega\tau)} E_0 \exp(\mathrm{i}\omega t)\,\vec{e}_x \end{aligned}

En introduisant le champ électrique sous sa forme complexe \underline{\vec{E}}(t) = E_0 \exp(\mathrm{i}\omega t)\,\vec{e}_x, on obtient :

\boxed{\underline{\vec{\jmath}} = \frac{n^* e^2 \tau}{m(1 + \mathrm{i}\omega\tau)} E_0 \exp(\mathrm{i}\omega t)\,\vec{e}_x = \frac{n^* e^2 \tau}{m(1 + \mathrm{i}\omega\tau)}\,\underline{\vec{E}}}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : loi d'ohm locale, conductivité complexe

Montrer alors que l'on peut établir une loi d'ohm locale complexe en considérant que la conductivité électrique du milieu peut s'écrire, en notation complexe, sous la forme où correspond à la conductivité électrique « statique » et à une fonction de la pulsation. On exprimera ces deux grandeurs en fonction des données de l'énoncé.

Voir l'indice

Identifier la relation de proportionnalité \underline{\vec{\jmath}} = \underline{\gamma} \underline{\vec{E}} et mettre la fraction sous la forme demandée pour exprimer \gamma_0 et g(\omega).

Voir la réponse courte

Identification de la conductivité complexe \underline{\gamma}(\omega) = \gamma_0 / (1 + \mathrm{i}\omega\tau) à partir de \underline{\vec{\jmath}} = \underline{\gamma} \underline{\vec{E}}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q3, l'expression du vecteur densité volumique de courant en régime forcé s'écrit :

\underline{\vec{\jmath}} = \frac{n^* e^2 \tau}{m(1 + \mathrm{i}\omega\tau)}\,\underline{\vec{E}}

La loi d'Ohm locale en notation complexe s'énonce sous la forme :

\underline{\vec{\jmath}} = \underline{\gamma}\,\underline{\vec{E}}

où \underline{\gamma} désigne la conductivité électrique complexe du milieu conducteur. Par identification avec l'expression précédente, on obtient :

\underline{\gamma} = \frac{\gamma_0}{1 + \mathrm{i}g(\omega)}

avec :

\boxed{\gamma_0 = \frac{n^* e^2 \tau}{m}} \quad \text{et} \quad \boxed{g(\omega) = \omega\tau}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : conductivité électrique, temps de collision

Déterminer la valeur de la fréquence limite en dessous de laquelle on peut considérer que la loi d'ohm en notation réelle peut s'écrire sous la forme .

Voir l'indice

Comparer le module du terme imaginaire g(\omega) = \omega\tau à 1 pour définir la pulsation ou fréquence de coupure au-delà de laquelle l'inertie des électrons se manifeste.

Voir la stratégie
  1. Partir de l'expression de la conductivité complexe \underline{\gamma}(\omega) établie à la question Q4.
  2. Déterminer la condition sur la pulsation \omega (ou la fréquence f) permettant de négliger la partie imaginaire devant 1, afin d'identifier la loi d'Ohm locale instantanée réelle \vec{\jmath} = \gamma_0 \vec{E}.
  3. En déduire l'expression puis la valeur numérique de la fréquence limite f_{\mathrm{lim}}.
Voir la réponse courte

Condition \omega\tau \ll 1 donnant la fréquence limite f_{\mathrm{lim}} = 1/(2\pi\tau) puis calcul numérique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q4, la loi d'Ohm locale en notation complexe s'écrit :

\underline{\vec{\jmath}} = \underline{\gamma}\,\underline{\vec{E}} = \frac{\gamma_0}{1 + \mathrm{i}\omega\tau}\,\underline{\vec{E}}

Pour pouvoir écrire la loi d'Ohm locale en régime sinusoïdal sous la forme réelle instantanée \vec{\jmath}(t) = \gamma_0 \vec{E}(t), la conductivité complexe doit être assimilable à sa valeur statique réelle \gamma_0, ce qui implique :

\omega\tau \ll 1 \iff 2\pi f \tau \ll 1 \iff f \ll \frac{1}{2\pi\tau}

On définit conventionnellement la fréquence caractéristique limite associée au temps de relaxation \tau par :

f_{\mathrm{lim}} = \frac{1}{2\pi\tau}

Avec la valeur fournie par l'énoncé \tau = 1{,}0 \times 10^{-14}\text{ s} :

f_{\mathrm{lim}} = \frac{1}{2\pi \times 1{,}0 \times 10^{-14}} \approx 1{,}6 \times 10^{13}\text{ Hz}
\boxed{f_{\mathrm{lim}} \approx 1{,}6 \times 10^{13}\text{ Hz} = 16\text{ THz}}

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : loi d'ohm locale, approximation des régimes quasi stationnaires

Peut-on écrire la loi d'Ohm sous la forme pour les communications NFC-RFID ?

Voir l'indice

Comparer la fréquence de fonctionnement NFC-RFID (14\text{ MHz}) à la fréquence limite f_{\mathrm{lim}} calculée précédemment.

Voir la réponse courte

Comparaison de la fréquence NFC de 13{,}56\text{ MHz} à f_{\mathrm{lim}} pour valider la loi d'Ohm statique.

Voir le corrigé complet

D'après l'introduction de la partie I, les ondes associées aux communications NFC-RFID ont une fréquence typique :

f \approx 14\text{ MHz} = 1{,}4 \times 10^7\text{ Hz}

D'après la question Q5, la fréquence limite en dessous de laquelle la conductivité peut être assimilée à sa valeur statique \gamma_0 vaut f_{\mathrm{lim}} \approx 1{,}6 \times 10^{13}\text{ Hz}.

On constate donc que :

f \ll f_{\mathrm{lim}} \quad \left(\text{ou de façon équivalente, } \omega\tau = 2\pi f \tau \approx 8{,}8 \times 10^{-7} \ll 1\right)

Le terme imaginaire \mathrm{i}\omega\tau dans l'expression de la conductivité complexe \underline{\gamma} = \frac{\gamma_0}{1+\mathrm{i}\omega\tau} est tout à fait négligeable devant 1, ce qui implique \underline{\gamma} \approx \gamma_0.

\boxed{\text{Oui, on peut légitimement écrire la loi d'Ohm sous la forme } \vec{\jmath} = \gamma_0 \vec{E} \text{ pour les communications NFC-RFID.}}

Résultat

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Question 7

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : équation de maxwell-ampère, courant de déplacement

Pour les communications NFC-RFID, estimer numériquement le rapport entre la norme du vecteur densité de courant volumique et celle du vecteur densité de courant de déplacement présent dans l'équation de Maxwell-Ampère que l'on rappellera.

Voir l'indice

Calculer le rapport des amplitudes \|\vec{\jmath}\|/\|\vec{\jmath}_D\| = \gamma_0/(\varepsilon_0 \omega) avec \omega = 2\pi f et commenter son ordre de grandeur.

Voir la réponse courte

Évaluation du rapport j / j_D = \gamma_0 / (\varepsilon_0 \omega) \gg 1 montrant la prépondérance du courant de conduction.

Voir le corrigé complet

L'équation de Maxwell-Ampère dans un conducteur non magnétique (\mu_r = 1, \varepsilon_r = 1) s'écrit :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \left(\vec{\jmath} + \vec{\jmath}_D\right) = \mu_0 \left(\vec{\jmath} + \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}\right)

où \vec{\jmath}_D = \varepsilon_0 \dfrac{\partial \vec{E}}{\partial t} est le vecteur densité de courant de déplacement.

D'après la question Q6, pour les ondes de fréquence f \approx 14\text{ MHz}, la loi d'Ohm locale s'écrit sous sa forme statique :

\vec{\jmath} = \gamma_0 \vec{E}

Pour un champ électrique sinusoïdal de pulsation \omega = 2\pi f, les amplitudes (ou les normes en notation complexe) vérifient :

\begin{aligned} \|\vec{\jmath}\| &= \gamma_0 \|\vec{E}\| \\ \|\vec{\jmath}_D\| &= \varepsilon_0 \omega \|\vec{E}\| = 2\pi\varepsilon_0 f \|\vec{E}\| \end{aligned}

Le rapport entre les normes des deux densités de courant s'exprime ainsi :

\frac{\|\vec{\jmath}\|}{\|\vec{\jmath}_D\|} = \frac{\gamma_0}{\varepsilon_0 \omega} = \frac{\gamma_0}{2\pi \varepsilon_0 f}

Application numérique avec les données de l'énoncé (\gamma_0 = 38 \times 10^6\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}, \varepsilon_0 = 8{,}85 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} et f = 14\text{ MHz} = 14 \times 10^6\text{ Hz}) :

\frac{\|\vec{\jmath}\|}{\|\vec{\jmath}_D\|} = \frac{38 \times 10^6}{2\pi \times 8{,}85 \times 10^{-12} \times 14 \times 10^6} \approx 4{,}9 \times 10^{10}
\boxed{\frac{\|\vec{\jmath}\|}{\|\vec{\jmath}_D\|} \approx 5 \times 10^{10}}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell-ampère, arq

En déduire une simplification de la formulation de l'équation de Maxwell-Ampère. Comment appelle-t-on cette approximation ?

Voir l'indice

Conclure à la possibilité de négliger le courant de déplacement devant le courant de conduction et nommer cette approximation usuelle (ARQS magnétique).

Voir la réponse courte

Négligence du courant de déplacement dans l'équation de Maxwell-Ampère, correspondant à l'ARQS magnétique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q7, le rapport entre la norme du vecteur densité de courant volumique \vec{\jmath} et celle du courant de déplacement \vec{\jmath}_D est de l'ordre de 5 \times 10^{10} \gg 1.

Le courant de déplacement est donc totalement négligeable devant le courant de conduction au sein du conducteur :

\|\vec{\jmath}_D\| \ll \|\vec{\jmath}\|.

L'équation de Maxwell-Ampère générale, rappelée à la question Q7 :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \left( \vec{\jmath} + \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \right)

se simplifie alors sous la forme :

\boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath}}

Cette simplification correspond à l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS), plus précisément dans son volet magnétique.

Résultat

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B · Propagation d'une onde électromagnétique

Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : conservation de la charge, temps de relaxation des charges

On suppose que la loi d'Ohm s'écrit sous la forme , montrer que dans le conducteur la densité volumique de charge peut être considérée comme nulle au bout d'un temps que l'on exprimera en fonction des données du problème. On pourra notamment utiliser l'équation de conservation de la charge, que l'on ne cherchera pas à démontrer, et établir l'équation vérifiée par .

Voir l'indice

Combiner la conservation locale de la charge \mathrm{div}\,\vec{\jmath} + \partial\rho/\partial t = 0, la loi d'Ohm locale et l'équation de Maxwell-Gauss pour obtenir une équation différentielle sur \rho(M, t).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la divergence de la densité de courant volumique \vec{\jmath} à l'aide de la loi d'Ohm locale et de l'équation de Maxwell-Gauss.
  2. Injecter ce résultat dans l'équation de conservation de la charge pour former une équation différentielle du premier ordre en \rho(M, t).
  3. Intégrer cette équation pour identifier le temps caractéristique de relaxation \tau' et évaluer sa valeur numérique.
Voir la réponse courte

Combinaison de Maxwell-Gauss, Ohm et conservation de la charge : \partial\rho/\partial t + (\gamma_0/\varepsilon_0)\rho = 0.

Voir le corrigé complet

L'équation locale de conservation de la charge s'écrit :

\mathrm{div}\,\vec{\jmath} + \frac{\partial \rho}{\partial t} = 0.

Le conducteur étant homogène, sa conductivité \gamma_0 est uniforme. La loi d'Ohm locale donne alors :

\mathrm{div}\,\vec{\jmath} = \mathrm{div}(\gamma_0 \vec{E}) = \gamma_0 \,\mathrm{div}\,\vec{E}.

D'après l'équation de Maxwell-Gauss dans l'aluminium (\varepsilon_r = 1) :

\mathrm{div}\,\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0}.

En combinant ces relations, on obtient l'équation différentielle vérifiée par \rho(M, t) :

\frac{\partial \rho}{\partial t} + \frac{\gamma_0}{\varepsilon_0} \rho = 0.

Cette équation différentielle linéaire du premier ordre s'intègre immédiatement :

\rho(M, t) = \rho(M, 0) \exp\left(-\frac{t}{\tau'}\right),

en introduisant le temps caractéristique :

\boxed{\tau' = \frac{\varepsilon_0}{\gamma_0}}

Application numérique avec \varepsilon_0 = 8{,}85 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} et \gamma_0 = 38 \times 10^6\text{ S}\cdot\text{m}^{-1} :

\tau' = \frac{8{,}85 \times 10^{-12}}{38 \times 10^6} \approx 2{,}3 \times 10^{-19}\text{ s}.

Ce temps de relaxation étant quasi-instantané à l'échelle des temps macroscopiques et des périodes d'oscillation envisagées, toute charge volumique initiale s'évacue vers la surface et la densité volumique de charge \rho(M, t) est considérée comme rigoureusement nulle au bout de quelques \tau'.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell-gauss, neutralité électrique

Justifier que l'on peut supposer que le milieu est électriquement neutre. Écrire dans ces conditions l'équation de Maxwell-Gauss dans un conducteur ohmique.

Voir l'indice

Comparer le temps de relaxation diélectrique \tau' à la période du champ électromagnétique pour justifier que \rho = 0 au sein du métal, puis simplifier \mathrm{div}\,\vec{E}.

Voir la réponse courte

Neutralité volumique \rho \simeq 0 car \tau' \ll T, d'où \mathrm{div}\,\vec{E} = 0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q9, toute charge volumique éventuelle relaxe vers la surface selon une loi exponentielle de temps caractéristique :

\tau' = \frac{\varepsilon_0}{\gamma_0} \approx 2{,}3 \times 10^{-19}\text{ s}

Pour les ondes électromagnétiques considérées (notamment en NFC à f \approx 14\text{ MHz}, soit une période T = 1/f \approx 7 \times 10^{-8}\text{ s}), la période temporelle T est considérablement plus grande que ce temps de relaxation :

T \gg \tau'

Au bout d'un temps de quelques \tau' (quasi instantané à l'échelle de l'onde), le régime transitoire s'éteint et l'on a rigoureusement \rho(M, t) = 0. Le conducteur est donc électriquement neutre en volume.

L'équation de Maxwell-Gauss s'écrit de manière générale :

\mathrm{div}\,\vec{E} = \frac{\rho}{\varepsilon_0}

Compte tenu de la neutralité électrique locale du milieu en volume (\rho = 0), elle devient :

\boxed{\mathrm{div}\,\vec{E} = 0}

Résultat

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Question 11

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de diffusion, effet de peau

En supposant que les valeurs des fréquences utilisées permettent d'utiliser les versions simplifiées des équations de Maxwell identifiées dans les questions 8 et 10, établir l'équation suivante pour le champ électrique au sein du conducteur

Exprimer en fonction des grandeurs du problème et préciser son unité.

Voir l'indice

Partir de l'identité vectorielle \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{E}) - \Delta\vec{E} et combiner Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère simplifiée.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la relation vectorielle du double rotationnel au champ électrique \vec{E}_c.
  2. Injecter l'équation de Maxwell-Faraday ainsi que les équations simplifiées établies précédemment (Maxwell-Gauss issue de la question Q10 et Maxwell-Ampère issue de la question Q8).
  3. Identifier le coefficient de diffusion D et établir sa dimension ainsi que son unité.
Voir la réponse courte

Prise du rotationnel de Maxwell-Faraday dans le conducteur pour établir l'équation de diffusion avec D = 1/(\mu_0\gamma_0).

Voir le corrigé complet

Dans le conducteur ohmique, les équations de Maxwell s'écrivent, compte tenu de la neutralité volumique (question Q10) et de l'approximation des régimes quasi stationnaires magnétiques (question Q8) associée à la loi d'Ohm locale \vec{\jmath} = \gamma_0 \vec{E}_c :

\begin{aligned} \mathrm{div}\,\vec{E}_c &= 0 \\ \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}_c &= -\frac{\partial \vec{B}_c}{\partial t} \\ \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}_c &= \mu_0 \vec{\jmath} = \mu_0 \gamma_0 \vec{E}_c \end{aligned}

D'après la formule d'analyse vectorielle fournie :

\vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}_c) = \vec{\mathrm{grad}}(\mathrm{div}\,\vec{E}_c) - \Delta \vec{E}_c = -\Delta \vec{E}_c

En utilisant l'équation de Maxwell-Faraday et en permutant les dérivées spatiale et temporelle :

\begin{aligned} \vec{\mathrm{rot}}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}_c) &= \vec{\mathrm{rot}}\!\left(-\frac{\partial \vec{B}_c}{\partial t}\right) \\ &= -\frac{\partial}{\partial t}(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}_c) \\ &= -\frac{\partial}{\partial t}(\mu_0 \gamma_0 \vec{E}_c) = -\mu_0 \gamma_0 \frac{\partial \vec{E}_c}{\partial t} \end{aligned}

En égalant les deux expressions obtenues, il vient :

-\Delta \vec{E}_c(z, t) = -\mu_0 \gamma_0 \frac{\partial \vec{E}_c(z, t)}{\partial t} \iff \Delta \vec{E}_c(z, t) - \mu_0 \gamma_0 \frac{\partial \vec{E}_c(z, t)}{\partial t} = \vec{0}

Par identification avec l'équation proposée \Delta \vec{E}_c(z, t) - \frac{1}{D}\frac{\partial \vec{E}_c(z, t)}{\partial t} = \vec{0}, on obtient :

\boxed{D = \frac{1}{\mu_0 \gamma_0}}

Par analyse dimensionnelle de l'équation de diffusion :

[\Delta \vec{E}_c] = \frac{[E]}{\mathrm{L}^2} \quad \text{et} \quad \left[\frac{\partial \vec{E}_c}{\partial t}\right] = \frac{[E]}{\mathrm{T}} \implies [D] = \frac{\mathrm{L}^2}{\mathrm{T}}

La grandeur D s'exprime donc en :

\boxed{\mathrm{m}^2\cdot\mathrm{s}^{-1}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : relation de dispersion, conducteur ohmique

Montrer alors que la relation de dispersion, pour le milieu considéré, s'écrit

Voir l'indice

Injecter la forme d'onde plane progressive harmonique dans l'équation de diffusion spatiotemporelle pour relier \underline{k}_t^2 à \omega.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les dérivées spatiale (laplacien) et temporelle de l'onde plane progressive harmonique \underline{\vec{E}}_c(z,t) donnée dans l'énoncé.
  2. Injecter ces dérivées dans l'équation d'évolution établie à la question Q11 et remplacer le coefficient de diffusion D par son expression.
Voir la réponse courte

Injection de la forme d'onde progressive plane harmonique dans l'équation de diffusion pour obtenir \underline{k}^2 = -\mathrm{i}\omega\mu_0\gamma_0.

Voir le corrigé complet

L'onde se propageant dans le conducteur ohmique est décrite, en notation complexe, par :

\underline{\vec{E}}_c(z, t) = E_{0,c} \exp\bigl(\mathrm{i}(\omega t - \underline{k}_t z)\bigr)\,\vec{e}_x

Calculons les dérivées intervenant dans l'équation différentielle :

\begin{aligned} \frac{\partial \underline{\vec{E}}_c}{\partial t} &= \mathrm{i}\omega\,\underline{\vec{E}}_c(z,t) \\ \Delta \underline{\vec{E}}_c(z, t) &= \frac{\partial^2 \underline{\vec{E}}_c}{\partial z^2} = (-\mathrm{i}\underline{k}_t)^2\,\underline{\vec{E}}_c(z,t) = -\underline{k}_t^2\,\underline{\vec{E}}_c(z,t) \end{aligned}

En injectant ces expressions dans l'équation établie à la question Q11, il vient :

\begin{aligned} \Delta \underline{\vec{E}}_c - \frac{1}{D}\frac{\partial \underline{\vec{E}}_c}{\partial t} &= \vec{0} \\ -\underline{k}_t^2\,\underline{\vec{E}}_c - \frac{\mathrm{i}\omega}{D}\,\underline{\vec{E}}_c &= \vec{0} \end{aligned}

Le champ électrique n'étant pas identiquement nul, on en déduit :

\underline{k}_t^2 = -\frac{\mathrm{i}\omega}{D}

En utilisant l'expression du coefficient de diffusion D = \frac{1}{\mu_0\gamma_0} trouvée à la question Q11, on obtient la relation de dispersion demandée :

\boxed{\underline{k}_t^2 = -\mathrm{i}\omega\mu_0\gamma_0}

Résultat

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Question 13

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : relation de dispersion, vecteur d'onde complexe

Déterminer l'expression des grandeurs et en choisissant , c'est-à-dire en considérant une propagation vers les croissants.

Voir l'indice

Écrire \underline{k}_t = \alpha + \mathrm{i}\beta, identifier parties réelle et imaginaire de (\alpha + \mathrm{i}\beta)^2 = -\mathrm{i}\omega\mu_0\gamma_0, et imposer l'amortissement vers z > 0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \underline{k}_t^2 en fonction des parties réelle \alpha et imaginaire \beta du vecteur d'onde complexe.
  2. Identifier parties réelle et imaginaire avec la relation de dispersion établie à la question Q12.
  3. Déterminer \alpha et \beta en utilisant la condition de propagation dans le sens des z croissants (\alpha > 0).
Voir la réponse courte

Calcul des racines carrées de -\mathrm{i} pour identifier les parties réelle et imaginaire \alpha = \beta = \sqrt{\mu_0\gamma_0\omega/2}.

Voir le corrigé complet

Le vecteur d'onde complexe s'écrit \underline{k}_t = \alpha + \mathrm{i}\beta avec (\alpha, \beta) \in \mathbb{R}^2. On a donc :

\underline{k}_t^2 = (\alpha + \mathrm{i}\beta)^2 = \alpha^2 - \beta^2 + 2\mathrm{i}\alpha\beta.

D'après la relation de dispersion obtenue à la question Q12, \underline{k}_t^2 = -\mathrm{i}\omega\mu_0\gamma_0. L'identification des parties réelle et imaginaire conduit au système :

\begin{aligned} \alpha^2 - \beta^2 &= 0, \\ 2\alpha\beta &= -\omega\mu_0\gamma_0. \end{aligned}

La première équation donne |\alpha| = |\beta|. Comme \omega > 0, \mu_0 > 0 et \gamma_0 > 0, le produit \alpha\beta = -\frac{\omega\mu_0\gamma_0}{2} est strictement négatif. Les grandeurs \alpha et \beta sont donc de signes opposés.

L'énoncé imposant \alpha > 0 (sens de propagation vers les z croissants), on a nécessairement \beta < 0, soit :

\beta = -\alpha.

En reportant dans la seconde relation :

-2\alpha^2 = -\omega\mu_0\gamma_0 \implies \alpha^2 = \frac{\omega\mu_0\gamma_0}{2}.

Comme \alpha > 0, on obtient finalement :

\boxed{\alpha = \sqrt{\frac{\omega\mu_0\gamma_0}{2}}} \quad \text{et} \quad \boxed{\beta = -\sqrt{\frac{\omega\mu_0\gamma_0}{2}}}.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : épaisseur de peau, onde atténuée

Montrer alors que le champ électrique, en notation réelle, dans le conducteur peut se mettre sous la forme

Exprimer en fonction des données de l'énoncé.

Voir l'indice

Prendre la partie réelle du champ complexe et poser \delta = -1/\beta = 1/\alpha pour faire apparaître la longueur d'atténuation.

Voir la réponse courte

Identification de l'épaisseur de peau \delta = \sqrt{2/(\mu_0\gamma_0\omega)} et écriture du champ en notation réelle.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé de la partie I.B, le champ électrique complexe dans le conducteur s'écrit :

\underline{\vec{E}}_c(z, t) = E_{0,c} \exp\left(\mathrm{i}\left(\omega t - \underline{k}_t z\right)\right) \vec{e}_x

En introduisant la décomposition \underline{k}_t = \alpha + \mathrm{i}\beta, il vient :

\begin{aligned} \exp\left(\mathrm{i}\left(\omega t - \underline{k}_t z\right)\right) &= \exp\left(\mathrm{i}\left(\omega t - (\alpha + \mathrm{i}\beta)z\right)\right) \\ &= \exp(\beta z) \exp(\mathrm{i}(\omega t - \alpha z)) \end{aligned}

D'après les résultats de la question Q13, on a :

\alpha = \sqrt{\frac{\omega\mu_0\gamma_0}{2}} \quad \text{et} \quad \beta = -\sqrt{\frac{\omega\mu_0\gamma_0}{2}} = -\alpha

En posant la longueur caractéristique :

\boxed{\delta = \frac{1}{\alpha} = \sqrt{\frac{2}{\omega\mu_0\gamma_0}}}

le terme d'onde complexe devient :

\underline{\vec{E}}_c(z, t) = E_{0,c} \exp\left(-\frac{z}{\delta}\right) \exp\left(\mathrm{i}\left(\omega t - \frac{z}{\delta}\right)\right) \vec{e}_x

En prenant la partie réelle de cette grandeur (l'origine des phases étant choisie telle que E_{0,c} soit réel), on obtient bien l'expression en notation réelle :

\vec{E}_c(z, t) = E_{0,c} \exp\left(-\frac{z}{\delta}\right) \cos\left(\omega t - \frac{z}{\delta}\right) \vec{e}_x

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : épaisseur de peau, onde amortie

Proposer une représentation soignée de la composante suivant , , de à fixé, en fonction de pour le demi-espace . On fera apparaitre la grandeur sur le schéma.

Voir l'indice

Tracer l'allure d'une sinusoïde spatialement amortie comprise entre les enveloppes \pm E_{0,c}\exp(-z/\delta) en précisant la valeur en z = \delta.

Voir la stratégie
  1. Choisir une origine temporelle commode, par exemple t = 0, de façon à expliciter la fonction spatiale E_{c,x}(z, 0) = E_{0,c} \exp(-z/\delta) \cos(z/\delta).
  2. Identifier les caractéristiques essentielles du graphe : une oscillation spatiale de pseudo-période \lambda = 2\pi\delta modulée par une enveloppe exponentielle décroissante \pm E_{0,c} \exp(-z/\delta).
  3. Mettre en évidence sur le tracé l'enveloppe, l'abscisse remarquable z = \delta (pour laquelle l'enveloppe est atténuée d'un facteur 1/\mathrm{e}) et les passages par zéro.
Voir la réponse courte

Tracé d'une sinusoïde amortie exponentiellement sous une enveloppe \exp(-z/\delta) avec indication de \delta.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q14, la composante selon \vec{e}_x du champ électrique réel dans le conducteur (z \ge 0) s'écrit :

E_{c,x}(z, t) = E_{0,c} \exp\left(-\frac{z}{\delta}\right) \cos\left(\omega t - \frac{z}{\delta}\right).

À une date t fixée, prise égale à t = 0 sans perte de généralité (quitte à redéfinir l'origine des temps), la dépendance spatiale est donnée par :

E_{c,x}(z) = E_{0,c} \exp\left(-\frac{z}{\delta}\right) \cos\left(\frac{z}{\delta}\right).

Cette courbe présente les propriétés suivantes :

  • elle est confinée entre deux enveloppes exponentielles \pm E_{0,c} \exp(-z/\delta) ;
  • pour z = \delta, l'amplitude de l'enveloppe décroît jusqu'à E_{0,c}/\mathrm{e} \approx 0{,}37\,E_{0,c} ;
  • elle oscille avec une pseudo-longueur d'onde \lambda = 2\pi\delta, s'annulant en z = \frac{\pi}{2}\delta \approx 1{,}57\,\delta.
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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : épaisseur de peau, effet de peau

Comment appelle-t-on ? Quelle est sa signification physique ? Donner la valeur de pour les ondes électromagnétiques de communication NFC-RFID.

Voir l'indice

Nommer l'épaisseur de peau (ou profondeur de pénétration) et donner sa signification physique avant de calculer sa valeur numérique pour l'aluminium à 14\text{ MHz}.

Voir la réponse courte

Définition de l'épaisseur de peau comme profondeur d'atténuation caractéristique et calcul numérique à 13{,}56\text{ MHz}.

Voir le corrigé complet

La grandeur \delta est appelée épaisseur de peau (ou profondeur de pénétration).

Signification physique : D'après la question Q14, l'amplitude de l'onde décroît exponentiellement selon \exp(-z/\delta) dans le conducteur. La grandeur \delta représente la distance caractéristique au bout de laquelle l'amplitude du champ électrique (ainsi que celle du champ magnétique et de la densité de courant) est atténuée d'un facteur \mathrm{e} par rapport à sa valeur en surface (z = 0), soit une diminution d'environ 63\,\%. Le champ électromagnétique et les courants induits sont ainsi confinés au voisinage immédiat de la surface du métal (effet de peau).

Application numérique pour les signaux NFC-RFID : La fréquence de l'onde est f \approx 14\text{ MHz}, soit une pulsation \omega = 2\pi f. L'expression de l'épaisseur de peau établie à la question Q14 s'écrit :

\delta = \sqrt{\frac{2}{\omega \mu_0 \gamma_0}} = \frac{1}{\sqrt{\pi f \mu_0 \gamma_0}}

Avec les données fournies :

  • f = 14 \times 10^6\text{ Hz} ;
  • \mu_0 = 1{,}26 \times 10^{-6}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • \gamma_0 = 38 \times 10^6\text{ S}\cdot\text{m}^{-1}.
\begin{aligned} \delta &= \frac{1}{\sqrt{\pi \times 14 \times 10^6 \times 1{,}26 \times 10^{-6} \times 38 \times 10^6}} \\ &= \frac{1}{\sqrt{2{,}11 \times 10^9}} \approx 2{,}2 \times 10^{-5}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{\delta \approx 22\ \mu\text{m}}

Résultat

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C · Réflexion sur un conducteur ohmique

Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : onde réfléchie, onde plane progressive

Proposer une expression du champ électrique réfléchi d'amplitude complexe .

Voir l'indice

Écrire l'OPPH se propageant dans le vide selon les z décroissants avec la même polarisation rectiligne et le vecteur d'onde -k\vec{e}_z.

Voir la réponse courte

Écriture du champ électrique de l'onde réfléchie se propageant selon les z décroissants.

Voir le corrigé complet

L'onde réfléchie se propage dans le vide occupant le demi-espace z < 0 :

  • elle présente la même pulsation \omega et la même célérité c que l'onde incidente, donc la même norme de vecteur d'onde k = \frac{\omega}{c} ;
  • elle se propage dans le sens des z décroissants, soit selon le vecteur d'onde \vec{k}_r = -k\,\vec{e}_z ;
  • en incidence normale sur une interface plane, la polarisation rectiligne selon \vec{e}_x est conservée.

Le champ électrique réfléchi s'écrit donc en notation complexe :

\boxed{\underline{\vec{E}}_r(z, t) = \underline{E}_{0,r} \exp\bigl(\mathrm{i}(\omega t + k z)\bigr) \vec{e}_x \quad (\text{pour } z < 0)}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : relation de passage, coefficient de réflexion

En exploitant les relations de continuité du champ électrique à la surface d'un dioptre, déterminer une relation reliant les coefficients complexes de transmission et de réflexion en amplitude de l'onde électromagnétique.

Voir l'indice

Écrire la continuité de la composante tangentielle du champ électrique en z = 0 à l'interface vide-conducteur.

Voir la réponse courte

Continuité de la composante tangentielle du champ électrique en z=0 conduisant à 1 + \underline{r} = \underline{t}.

Voir le corrigé complet

Dans le demi-espace z < 0 (le vide), le champ électrique total \underline{\vec{E}}_1(z, t) résulte de la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie :

\underline{\vec{E}}_1(z, t) = \underline{\vec{E}}_i(z, t) + \underline{\vec{E}}_r(z, t) = \left[ \underline{E}_{0,i} \exp(\mathrm{i}(\omega t - kz)) + \underline{E}_{0,r} \exp(\mathrm{i}(\omega t + kz)) \right] \vec{e}_x

Dans le demi-espace z \ge 0 (le conducteur), le champ électrique est le champ transmis :

\underline{\vec{E}}_2(z, t) = \underline{\vec{E}}_c(z, t) = \underline{E}_{0,c} \exp(\mathrm{i}(\omega t - \underline{k}_t z)) \vec{e}_x

L'interface dioptrique est le plan z = 0, dont le vecteur normal unitaire est \vec{n}_{1\to 2} = \vec{e}_z. Les champs électriques incident, réfléchi et transmis sont tous dirigés selon \vec{e}_x, qui appartient au plan de l'interface : ils sont donc purement tangentiels.

D'après les relations de passage rappelées dans le formulaire, la composante tangentielle du champ électrique est continue à la traversée d'une interface, y compris en présence d'éventuelles charges surfaciques :

\underline{\vec{E}}_{2,t}(0^+, t) - \underline{\vec{E}}_{1,t}(0^-, t) = \vec{0}

En évaluant cette condition en z = 0 :

\underline{E}_{0,c} \exp(\mathrm{i}\omega t) = \left( \underline{E}_{0,i} + \underline{E}_{0,r} \right) \exp(\mathrm{i}\omega t)

Cette relation étant vraie à tout instant t, on simplifie par \exp(\mathrm{i}\omega t) :

\underline{E}_{0,i} + \underline{E}_{0,r} = \underline{E}_{0,c}

En divisant cette égalité par l'amplitude incidente \underline{E}_{0,i}, il vient directement :

\boxed{1 + \underline{r} = \underline{t}}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : relation de structure, équation de maxwell-faraday

Déterminer l'expression des champs magnétiques incident , réfléchi et transmis .

Voir l'indice

Déterminer le champ magnétique de chaque onde à l'aide de l'équation de Maxwell-Faraday \vec{\mathrm{rot}}\,\underline{\vec{E}} = -\mathrm{i}\omega\underline{\vec{B}} ou de la relation de structure des OPPH.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday en régime harmonique, qui relie le champ électrique et le champ magnétique selon \underline{\vec{B}} = \frac{\underline{\vec{k}} \times \underline{\vec{E}}}{\omega}.
  2. Appliquer cette relation à l'onde incidente et à l'onde réfléchie dans le vide (z < 0), en veillant au sens de propagation de l'onde réfléchie (\vec{k}_r = -k\vec{e}_z).
  3. Appliquer la relation à l'onde transmise dans le conducteur (z \geqslant 0) avec son vecteur d'onde complexe \underline{\vec{k}}_t = \underline{k}_t \vec{e}_z = \frac{1-\mathrm{i}}{\delta}\vec{e}_z.
Voir la réponse courte

Calcul des champs magnétiques incident, réfléchi et transmis via la relation de structure \vec{B} = \vec{k}\wedge\vec{E}/\omega.

Voir le corrigé complet

L'équation de Maxwell-Faraday s'écrit :

\vec{\mathrm{rot}}\,\underline{\vec{E}} = -\frac{\partial \underline{\vec{B}}}{\partial t} = -\mathrm{i}\omega \underline{\vec{B}}

Pour une onde plane de vecteur d'onde (éventuellement complexe) \underline{\vec{k}}, l'opérateur rotationnel complexe s'exprime par \vec{\mathrm{rot}} = -\mathrm{i}\underline{\vec{k}}\times, ce qui donne directement la relation de structure :

\underline{\vec{B}} = \frac{\underline{\vec{k}} \times \underline{\vec{E}}}{\omega}

1. Onde incidente (z < 0) :
L'onde se propage selon +z avec \vec{k}_i = k\vec{e}_z et k = \frac{\omega}{c}. Comme \vec{e}_z \times \vec{e}_x = \vec{e}_y, il vient :

\begin{aligned} \underline{\vec{B}}_i(z, t) &= \frac{k}{\omega}\vec{e}_z \times \underline{\vec{E}}_i(z, t) \\ &= \frac{1}{c} \underline{E}_{0,i} \exp(\mathrm{i}(\omega t - k z))\,\vec{e}_y \end{aligned}

2. Onde réfléchie (z < 0) :
D'après la question Q17, le vecteur d'onde s'écrit \vec{k}_r = -k\vec{e}_z. Par suite :

\begin{aligned} \underline{\vec{B}}_r(z, t) &= -\frac{k}{\omega}\vec{e}_z \times \underline{\vec{E}}_r(z, t) \\ &= -\frac{1}{c} \underline{E}_{0,r} \exp(\mathrm{i}(\omega t + k z))\,\vec{e}_y \end{aligned}

3. Onde transmise (z \geqslant 0) :
L'onde transmise se propage selon +z dans le conducteur avec \underline{\vec{k}}_t = \underline{k}_t\vec{e}_z où \underline{k}_t = \alpha + \mathrm{i}\beta = \frac{1-\mathrm{i}}{\delta} d'après les questions Q13 et Q14. On a donc :

\begin{aligned} \underline{\vec{B}}_c(z, t) &= \frac{\underline{k}_t}{\omega}\vec{e}_z \times \underline{\vec{E}}_c(z, t) \\ &= \frac{\underline{k}_t}{\omega}\underline{E}_{0,c} \exp(\mathrm{i}(\omega t - \underline{k}_t z))\,\vec{e}_y \\ &= \frac{1 - \mathrm{i}}{\omega\delta}\underline{E}_{0,c} \exp\left(-\frac{z}{\delta}\right) \exp\left(\mathrm{i}\left(\omega t - \frac{z}{\delta}\right)\right)\vec{e}_y \end{aligned}
\boxed{ \begin{aligned} \underline{\vec{B}}_i(z, t) &= \frac{1}{c} \underline{E}_{0,i} \exp(\mathrm{i}(\omega t - k z))\,\vec{e}_y \\ \underline{\vec{B}}_r(z, t) &= -\frac{1}{c} \underline{E}_{0,r} \exp(\mathrm{i}(\omega t + k z))\,\vec{e}_y \\ \underline{\vec{B}}_c(z, t) &= \frac{\underline{k}_t}{\omega}\underline{E}_{0,c} \exp(\mathrm{i}(\omega t - \underline{k}_t z))\,\vec{e}_y = \frac{1 - \mathrm{i}}{\omega\delta}\underline{E}_{0,c} \exp(\mathrm{i}(\omega t - \underline{k}_t z))\,\vec{e}_y \end{aligned} }

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : relation de passage, champ magnétique

En exploitant les relations de continuité du champ magnétique à la surface d'un dioptre et en considérant les courants surfaciques nuls, déterminer une nouvelle relation entre et .

Voir l'indice

Utiliser la continuité de la composante tangentielle de \vec{B} en z = 0 en l'absence de courants surfaciques vrais.

Voir la stratégie
  1. Identifier la composante tangentielle du champ magnétique au niveau du dioptre plan z=0.
  2. Appliquer la relation de passage du champ magnétique en présence de courants surfaciques nuls (\vec{\jmath}_s = \vec{0}).
  3. Exprimer les amplitudes des champs en z=0^- et z=0^+ à l'aide des résultats de la question Q19 pour obtenir la relation cherchée entre \underline{r} et \underline{t}.
Voir la réponse courte

Continuité du champ magnétique tangentiel en z=0 sans courants surfaciques, reliant \underline{r} et \underline{t}.

Voir le corrigé complet

Le dioptre séparant le vide (milieu 1, pour z < 0) du conducteur ohmique (milieu 2, pour z > 0) est le plan z = 0, dont le vecteur normal unitaire orienté de 1 vers 2 est \vec{n}_{1 \to 2} = \vec{e}_z.

Les champs magnétiques établis à la question Q19 sont tous portés par le vecteur \vec{e}_y. Comme \vec{e}_y \cdot \vec{e}_z = 0, le champ magnétique est purement tangentiel au dioptre : \vec{B}_t = B_y \vec{e}_y et B_n = 0.

D'après le formulaire, la relation de continuité de la composante tangentielle du champ magnétique s'écrit :

\underline{\vec{B}}_{2,t}(0^+, t) - \underline{\vec{B}}_{1,t}(0^-, t) = \mu_0 \vec{\jmath}_s \times \vec{n}_{1 \to 2}.

Le conducteur ayant une conductivité finie \gamma_0, les courants sont volumiques et répartis sur l'épaisseur de peau \delta ; il n'y a donc pas de courant surfacique (\vec{\jmath}_s = \vec{0}). Il en résulte la continuité de la composante tangentielle du champ magnétique en z = 0 :

\underline{\vec{B}}_1(0^-, t) = \underline{\vec{B}}_2(0^+, t).

Dans le vide (z < 0), le champ total est la superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie :

\underline{\vec{B}}_1(0^-, t) = \underline{\vec{B}}_i(0^-, t) + \underline{\vec{B}}_r(0^-, t) = \frac{1}{c} \left(\underline{E}_{0,i} - \underline{E}_{0,r}\right)\exp(\mathrm{i}\omega t)\vec{e}_y.

Dans le conducteur (z > 0), le champ transmis s'écrit en z = 0^+ :

\underline{\vec{B}}_2(0^+, t) = \underline{\vec{B}}_c(0^+, t) = \frac{\underline{k}_t}{\omega} \underline{E}_{0,c} \exp(\mathrm{i}\omega t)\vec{e}_y.

L'égalité des champs en z = 0 fournit :

\frac{1}{c} \left(\underline{E}_{0,i} - \underline{E}_{0,r}\right) = \frac{\underline{k}_t}{\omega} \underline{E}_{0,c}.

En utilisant k = \dfrac{\omega}{c} et en divisant par \underline{E}_{0,i}, on obtient :

k\left(1 - \underline{r}\right) = \underline{k}_t \, \underline{t} \iff 1 - \underline{r} = \frac{\underline{k}_t}{k}\underline{t}.

Comme \underline{k}_t = \alpha + \mathrm{i}\beta = \dfrac{1 - \mathrm{i}}{\delta} d'après les questions Q13 et Q14, cette relation s'écrit sous la forme :

\boxed{1 - \underline{r} = \frac{1 - \mathrm{i}}{k\delta}\,\underline{t}}

ou de manière équivalente :

\boxed{k\delta(1 - \underline{r}) = (1 - \mathrm{i})\underline{t}}.

Résultat

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Question 21

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : coefficient de fresnel, réflexion sur un conducteur

En combinant les deux expressions précédentes de et , montrer que

Voir l'indice

Résoudre le système linéaire de deux équations à deux inconnues portant sur les coefficients \underline{r} et \underline{t}.

Voir la réponse courte

Résolution du système linéaire à deux équations sur \underline{r} et \underline{t} avec \underline{k}_t = (1-\mathrm{i})/\delta.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q18 et Q20, les coefficients complexes de réflexion \underline{r} et de transmission \underline{t} vérifient le système linéaire suivant :

\begin{align*} 1 + \underline{r} &= \underline{t} \tag{1} \\ k\delta (1 - \underline{r}) &= (1 - \mathrm{i})\underline{t} \tag{2}\end{align*}

En substituant l'expression de \underline{t} issue de l'équation (1) dans l'équation (2), il vient :

k\delta(1 - \underline{r}) = (1 - \mathrm{i})(1 + \underline{r})

En regroupant les termes en \underline{r} :

(k\delta + 1 - \mathrm{i})\underline{r} = k\delta - (1 - \mathrm{i}) = k\delta - 1 + \mathrm{i}

On en déduit l'expression du coefficient de réflexion en amplitude :

\boxed{\underline{r} = \frac{k\delta - 1 + \mathrm{i}}{k\delta + 1 - \mathrm{i}}}

En utilisant ensuite la relation (1), on obtient le coefficient de transmission en amplitude :

\underline{t} = 1 + \underline{r} = 1 + \frac{k\delta - 1 + \mathrm{i}}{k\delta + 1 - \mathrm{i}} = \frac{(k\delta + 1 - \mathrm{i}) + (k\delta - 1 + \mathrm{i})}{k\delta + 1 - \mathrm{i}}

Soit finalement :

\boxed{\underline{t} = \frac{2k\delta}{k\delta + 1 - \mathrm{i}}}

Résultat

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Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : conducteur parfait, réflexion totale

Que deviennent les expressions de et dans le cas où l'aluminium est considéré comme un conducteur parfait ? Que dire de l'efficacité de la protection de données avec un conducteur parfait ?

Voir l'indice

Faire tendre la conductivité \gamma_0 vers l'infini (ce qui équivaut à \delta \to 0) et commenter la valeur limite de \underline{r}.

Voir la réponse courte

Limite \delta \to 0 : \underline{r} \to -1 et \underline{t} \to 0, réflexion totale assurant un blindage parfait.

Voir le corrigé complet

Un conducteur parfait est modélisé par une conductivité électrique infinie : \gamma_0 \to +\infty. D'après l'expression de l'épaisseur de peau établie à la question Q14,

\delta = \sqrt{\frac{2}{\omega \mu_0 \gamma_0}} \xrightarrow[\gamma_0 \to +\infty]{} 0.

On en déduit que le terme sans dimension k\delta tend vers 0. En passant à la limite dans les expressions de \underline{r} et \underline{t} obtenues à la question Q21 :

\begin{aligned} \lim_{\delta \to 0} \underline{r} &= \frac{-1 + \mathrm{i}}{1 - \mathrm{i}} = \frac{-(1 - \mathrm{i})}{1 - \mathrm{i}} = -1, \\ \lim_{\delta \to 0} \underline{t} &= \frac{0}{1 - \mathrm{i}} = 0. \end{aligned}

On obtient donc :

\boxed{\underline{r} = -1 \quad \text{et} \quad \underline{t} = 0}

Efficacité de la protection de données :

  • Puisque |\underline{r}| = 1 et \underline{t} = 0, l'onde électromagnétique incidente subit une réflexion totale sur la surface (R = |\underline{r}|^2 = 1) avec une opposition de phase sur le champ électrique (\underline{r} = \mathrm{e}^{\mathrm{i}\pi}).
  • Le champ électromagnétique transmis à l'intérieur du conducteur est strictement nul : aucun rayonnement ne pénètre dans le demi-espace z > 0.

Par conséquent, une puce NFC-RFID placée derrière une feuille de conducteur parfait ne reçoit aucun signal émis par un lecteur distant : la protection contre le piratage est parfaite et absolue.

Résultat

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Question 23

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : facteur de transmission, effet de peau

En réalité, l'aluminium n'est pas un conducteur parfait. Déterminer la valeur du coefficient de transmission en énergie pour des ondes électromagnétiques de communication NFC-RFID. Conclure sachant qu'une feuille d'aluminium standard de cuisine a une épaisseur .

Voir l'indice

Effectuer un développement limité de |\underline{r}|^2 au premier ordre en k\delta \ll 1 pour évaluer T, puis comparer l'épaisseur a à l'épaisseur de peau \delta.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le module au carré du coefficient de réflexion complexe \underline{r} établi en Q21, puis en déduire le coefficient de transmission en énergie T = 1 - |\underline{r}|^2.
  2. Simplifier l'expression grâce à l'inégalité k\delta \ll 1 et effectuer l'application numérique avec les données de la communication NFC-RFID (f \approx 14\text{ MHz}).
  3. Conclure sur l'efficacité du blindage en combinant la très faible transmission à l'interface et l'atténuation dans l'épaisseur a de la feuille d'aluminium.
Voir la réponse courte

Calcul de T \ll 1 à l'interface puis atténuation dans l'épaisseur a : protection totale assurée par la feuille d'aluminium.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q21, le coefficient de réflexion en amplitude s'écrit :

\underline{r} = \frac{k\delta - 1 + \mathrm{i}}{k\delta + 1 - \mathrm{i}}

Le carré de son module vaut :

|\underline{r}|^2 = \frac{(k\delta - 1)^2 + 1}{(k\delta + 1)^2 + 1} = \frac{(k\delta)^2 - 2k\delta + 2}{(k\delta)^2 + 2k\delta + 2}

Le coefficient de transmission en énergie à l'interface s'en déduit :

T = 1 - |\underline{r}|^2 = \frac{[(k\delta + 1)^2 + 1] - [(k\delta - 1)^2 + 1]}{(k\delta + 1)^2 + 1} = \frac{4k\delta}{(k\delta + 1)^2 + 1}

Pour les ondes NFC-RFID de fréquence f \approx 14\text{ MHz} :

\begin{aligned} k &= \frac{\omega}{c} = \frac{2\pi f}{c} = \frac{2\pi \times 14 \times 10^6}{3{,}00 \times 10^8} \approx 0{,}293\text{ m}^{-1} \\ \delta &\approx 2{,}2 \times 10^{-5}\text{ m} = 22\ \mu\text{m} \quad \text{(d'après Q16)} \end{aligned}

On a donc k\delta \approx 0{,}293 \times 2{,}18 \times 10^{-5} \approx 6{,}4 \times 10^{-6} \ll 1. À l'ordre 1 en k\delta, l'expression de T se simplifie en :

T \approx 2k\delta = \frac{4}{c}\sqrt{\frac{\pi f}{\mu_0\gamma_0}}

L'application numérique donne :

T \approx 2 \times 6{,}4 \times 10^{-6} \approx 1{,}3 \times 10^{-5}
\boxed{T \approx 1{,}3 \times 10^{-5}}

Conclusion :

  • À l'interface z = 0, la réflexion est quasi-totale : une proportion R = |\underline{r}|^2 \approx 1 - 1{,}3 \times 10^{-5} = 99{,}9987\,\% de la puissance incidente est réfléchie.
  • La faible fraction transmise (T \approx 1{,}3 \times 10^{-5}) pénètre dans l'aluminium et subit une atténuation exponentielle de sa puissance selon \exp(-2z/\delta). Pour une épaisseur a = 0{,}020\text{ mm} = 20\ \mu\text{m} \approx \delta, ce facteur d'atténuation supplémentaire vaut :

    \exp\left(-\frac{2a}{\delta}\right) \approx \exp\left(-\frac{2 \times 20}{22}\right) \approx \mathrm{e}^{-1{,}8} \approx 0{,}16
  • La fraction de puissance traversant la feuille est donc de l'ordre de T \times \exp(-2a/\delta) \approx 2 \times 10^{-6}. Le signal résiduel est bien trop faible pour activer la puce NFC-RFID. Une simple feuille d'aluminium de cuisine assure donc une protection très efficace contre le piratage à distance.

Résultat

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Partie II : Dictée d'un message : principe de l'échantillonnage

A · Échantillonnage par échantillonneur bloqueur

Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : échantillonnage, signal analogique

Dessiner soigneusement l'allure du signal . Expliquer le principe de l'échantillonnage de ce signal analogique. On pourra faire apparaitre la période sur le dessin.

Voir l'indice

Dessiner une sinusoïde décalée oscillant entre 0\text{ V} et 3\text{ V}, puis représenter des prélèvements instantanés espacés d'un intervalle régulier T_e.

Voir la stratégie
  1. Exprimer mathématiquement le signal analogique s(t) à partir de ses caractéristiques (composante continue, amplitude crête-à-crête, fréquence).
  2. Tracer son allure temporelle sur au moins une période T, en précisant les valeurs remarquables de tension (0\text{ V}, 1{,}5\text{ V} et 3\text{ V}) et en matérialisant les instants d'échantillonnage séparés de la période T_e.
  3. Décrire précisément le principe physique de l'échantillonnage régulier.
Voir la réponse courte

Tracé du signal continu et illustration du prélèvement périodique des valeurs à la période T_e.

Voir le corrigé complet

Le signal s(t) est composé :

  • d'une composante continue S_0 = 1{,}5\text{ V} ;
  • d'une composante sinusoïdale d'amplitude crête-à-crête de 3\text{ V}, soit une amplitude A = 1{,}5\text{ V} ;
  • d'une fréquence f = 100\text{ Hz}, correspondant à une période temporelle :

    T = \frac{1}{f} = \frac{1}{100} = 10\text{ ms}.

En choisissant conventionnellement une phase à l'origine nulle, le signal s'écrit :

s(t) = S_0 + A\sin(2\pi f t) = 1{,}5 + 1{,}5\sin(2\pi f t)\quad(\text{en V}).

Ce signal oscille donc entre s_{\min} = 0\text{ V} et s_{\max} = 3\text{ V}.

Principe de l'échantillonnage :
L'échantillonnage consiste à convertir un signal analogique continu dans le temps s(t) en une suite discrète de valeurs \{s_n\} prélevées à des instants périodiques discrets t_n = n\,T_e (avec n \in \mathbb{N} et où T_e = 1/f_e désigne la période d'échantillonnage). En pratique, cela revient à mesurer la tension s(t) pendant une fenêtre temporelle très brève à chaque période T_e :

\boxed{s_n = s(n\,T_e)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : échantillonneur-bloqueur, maintien de tension

Expliquer l'intérêt de récupérer le signal échantillonné aux bornes du condensateur de capacité .

Voir l'indice

Expliquer le principe d'un bloqueur d'ordre zéro : le condensateur mémorise la tension prélevée pendant la phase d'ouverture de l'interrupteur bilatéral.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux phases de fonctionnement de l'échantillonneur-bloqueur selon l'état de l'interrupteur analogique commandé par l'horloge.
  2. Préciser le rôle du condensateur dans chacune de ces deux phases (charge puis stockage de charge).
  3. Conclure sur la fonction globale de mémorisation indispensable à la numérisation.
Voir la réponse courte

Maintien de la tension pendant la phase de conversion analogique-numérique grâce à la charge du condensateur.

Voir le corrigé complet

Le montage constitue un échantillonneur-bloqueur (ou track-and-hold) et le condensateur de capacité C_e joue le rôle d'élément de mémorisation analogique :

  • Phase d'échantillonnage (acquisition) : lorsque le signal d'horloge est au niveau haut (durée du pic), l'interrupteur CD4016 est fermé (résistance passante R_{\text{ON}} \approx 400\;\Omega). Le condensateur se charge très rapidement avec une constante de temps \tau_{\text{charge}} = R_{\text{ON}} C_e choisie bien inférieure à la durée de l'impulsion, de sorte que la tension V_{\mathrm{ech}}(t) rejoint la valeur instantanée du signal d'entrée s(t).
  • Phase de blocage (maintien) : lorsque l'interrupteur s'ouvre, le condensateur se retrouve isolé (l'interrupteur présente une très grande résistance à l'état bloqué et un courant de fuite négligeable de l'ordre de 0{,}1\text{ nA}). En l'absence de chemin de décharge, le condensateur conserve sa charge q = C_e V_{\mathrm{ech}} : la tension V_{\mathrm{ech}}(t) reste constante, égale à la valeur échantillonnée, pendant toute la durée séparant deux impulsions d'horloge.
\boxed{\text{Le condensateur assure la fonction de \textbf{maintien} (blocage) de la tension échantillonnée.}}

Cette stabilisation de la tension pendant l'intervalle d'échantillonnage permet à l'étage suivant (typiquement un convertisseur analogique-numérique) d'effectuer la mesure sans que la grandeur à convertir n'évolue pendant le temps de conversion.

Résultat

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : rapport cyclique, période d'échantillonnage

La figure 3 présente l'oscillogramme du signal d'horloge, dont le rapport cyclique vaut . Déterminer la valeur de la durée du pic.

Voir l'indice

Utiliser la définition du rapport cyclique \alpha = \Delta t / T_e avec T_e = 1/f_e.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de la période d'échantillonnage T_e à partir de la fréquence d'horloge f_e.
  2. Utiliser la définition du rapport cyclique \alpha donnée par le texte pour en déduire la durée du pic \tau.
Voir la réponse courte

Lecture de la période T_e sur l'oscillogramme et calcul de la durée du pic \tau_p = \alpha T_e.

Voir le corrigé complet

La période du signal d'horloge T_e est reliée à sa fréquence f_e = 1{,}0\text{ kHz} par :

T_e = \frac{1}{f_e} = \frac{1}{1{,}0 \times 10^3} = 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ s} = 1{,}0\text{ ms}

ce qui est bien en accord avec l'oscillogramme de la figure 3 où les pics se succèdent toutes les 1\text{ ms}.

Par définition, le rapport cyclique \alpha est le rapport entre la durée du pic \tau (pendant laquelle le signal est à l'état haut 10\text{ V}) et la période T_e du signal :

\alpha = \frac{\tau}{T_e} \iff \tau = \alpha T_e

Avec \alpha = 2\,\% = 0{,}020, on obtient numériquement :

\tau = 0{,}020 \times 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ s} = 2{,}0 \times 10^{-5}\text{ s}
\boxed{\tau = 20\ \mu\text{s}}

Résultat

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : échantillonneur-bloqueur, signal en escalier

Les allures du signal échantillonné et du signal sont représentées sur la figure 4. Commenter l'allure de l'oscillogramme ainsi obtenu.

Voir l'indice

Décrire la forme du signal de sortie sous forme de paliers constants (marches d'escalier) approximant le signal sinusoïdal continu d'entrée.

Voir la réponse courte

Description de l'aspect en escalier du signal échantillonné-bloqué superposé au signal sinusoïdal.

Voir le corrigé complet

L'oscillogramme de la figure 4 appelle les commentaires suivants :

  1. Forme en « marches d'escalier » (bloqueur d'ordre zéro) : Le signal échantillonné V_{\mathrm{ech}}(t) est une fonction constante par morceaux. Pendant chaque pic d'horloge (durée \tau = 20\ \mu\text{s}), l'interrupteur est passant et le condensateur se charge quasi-instantanément à la valeur instantanée s(t_n) ; lorsque l'interrupteur s'ouvre (durée (1-\alpha)T_e \approx 0{,}98\text{ ms}), le condensateur maintient sa tension constante. Chaque palier a donc une durée égale à la période d'échantillonnage :

    T_e = 1{,}0\text{ ms}.
  2. Discrétisation temporelle et fidélité de restitution : Sur une période du signal s(t) (T = 1/f = 10\text{ ms}), on observe exactement :

    N = \frac{T}{T_e} = \frac{10\text{ ms}}{1\text{ ms}} = 10\text{ paliers par période}.

    Sur la fenêtre temporelle de 50\text{ ms}, on retrouve bien 5 oscillations complètes du signal s(t).

  3. Respect de la condition de Shannon : La fréquence d'échantillonnage f_e = 1{,}0\text{ kHz} est dix fois supérieure à la fréquence du signal f = 100\text{ Hz}. La condition de Shannon-Nyquist (f_e > 2f) étant largement satisfaite, le signal échantillonné-bloqué suit fidèlement les variations de la sinusoïde d'entrée, sans déformation macroscopique ni repliement de spectre.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : périodisation du spectre, peigne de dirac

Expliquer l'existence des pics de fréquence supérieure à 100 Hz. Commenter les valeurs des fréquences obtenues dans le spectre de .

Voir l'indice

Rappeler que l'échantillonnage temporel produit une périodisation du spectre de Fourier aux fréquences |k f_e \pm f|.

Voir la stratégie
  1. Interpréter l'opération d'échantillonnage dans le domaine fréquentiel : la multiplication temporelle du signal continu par un signal d'horloge périodique équivaut à une convolution spectrale, ce qui périodise le spectre du signal initial autour des harmoniques de l'échantillonnage.
  2. Relier quantitativement les fréquences des pics mesurés dans le tableau 1 aux paramètres du montage (f = 100\text{ Hz} et f_e = 1{,}0\text{ kHz}).
Voir la réponse courte

Interprétation de la réplication spectrale autour des multiples de la fréquence d'échantillonnage f_e.

Voir le corrigé complet

1. Existence des pics de fréquence supérieure à 100\text{ Hz}

L'échantillonnage idéal d'un signal continu s(t) à la période T_e = 1/f_e correspond temporellement à la modulation de s(t) par un peigne de Dirac (ou un train d'impulsions périodique de période T_e). En vertu des propriétés de la transformée de Fourier, la multiplication dans le domaine temporel correspond à un produit de convolution dans le domaine fréquentiel :

\mathcal{TF}[s(t) \cdot h(t)](f) = (S * H)(f)

Le spectre de la porteuse d'échantillonnage h(t) étant constitué de raies discrètes aux fréquences p f_e (p \in \mathbb{Z}), le spectre du signal échantillonné présente une duplication (périodisation) du spectre initial S(f) autour de chaque multiple entier p f_e de la fréquence d'échantillonnage.

L'échantillonneur-bloqueur applique de plus un maintien de tension sur chaque période T_e (bloqueur d'ordre zéro), ce qui correspond à une convolution temporelle par une porte de largeur T_e, modélisable dans l'espace fréquentiel par un filtre d'enveloppe en sinus cardinal :

\left|\operatorname{sinc}(\pi f T_e)\right|

Ce filtrage atténue les composantes de haute fréquence (comme en témoigne la décroissance des amplitudes des pics avec f sur la figure 5), sans toutefois les supprimer totalement : les raies associées aux répétitions spectrales restent présentes dans le spectre de V_{\text{ech}}(t).

2. Commentaire des valeurs des fréquences obtenues

Le signal d'entrée possède une composante sinusoïdale de fréquence f = 100\text{ Hz} et la fréquence d'échantillonnage vaut f_e = 1{,}0\text{ kHz} = 1000\text{ Hz}. Les répliques spectrales de cette composante apparaissent de part et d'autre des multiples de f_e, aux fréquences :

\boxed{ f_p^{\pm} = |p f_e \pm f| \quad \text{avec } p \in \mathbb{N} }

En détaillant les premières valeurs de p :

  • Pour p = 0 : raie fondamentale f = 100\text{ Hz} (pic 1), correspondant au signal utile ;
  • Pour p = 1 (f_e = 1000\text{ Hz}) :

    \begin{aligned} f_1^- &= f_e - f = 1000 - 100 = 900\text{ Hz} \quad (\textbf{pic 2}) \\ f_1^+ &= f_e + f = 1000 + 100 = 1100\text{ Hz} \quad (\textbf{pic 3}) \end{aligned}
  • Pour p = 2 (2f_e = 2000\text{ Hz}) :

    \begin{aligned} f_2^- &= 2f_e - f = 2000 - 100 = 1900\text{ Hz} \quad (\textbf{pic 4}) \\ f_2^+ &= 2f_e + f = 2000 + 100 = 2100\text{ Hz} \quad (\textbf{pic 5}) \end{aligned}
  • Pour p = 3 (3f_e = 3000\text{ Hz}) :

    \begin{aligned} f_3^- &= 3f_e - f = 3000 - 100 = 2900\text{ Hz} \quad (\textbf{pic 6}) \\ f_3^+ &= 3f_e + f = 3000 + 100 = 3100\text{ Hz} \quad (\textbf{pic 7}) \end{aligned}

Les fréquences observées sont donc rigoureusement conformes aux raies d'échantillonnage théoriques symétriques autour des harmoniques de l'horloge p f_e.

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Électronique numérique

Notions : série de fourier, spectre en fréquence

Représenter l'allure temporelle et spectrale du signal . On se limitera à un nombre fini d'harmoniques (rang ).

Voir l'indice

Tracer l'allure temporelle d'un créneau unipolaire et reporter sur un axe de fréquences les raies spectrales d'amplitudes décroissantes situées à 0, f, 3f, 5f, 7f.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature du signal s(t) à partir de son développement en série de Fourier (signal créneau unipolaire).
  2. Pour l'allure temporelle, tracer l'approximation obtenue en sommant les composantes jusqu'au rang k = 3 (harmonique 7), tout en rappelant le signal créneau limite.
  3. Pour l'allure spectrale, lister les composantes fréquentielles (composante continue et harmoniques impaires jusqu'à k = 3, soit 7f) avec leurs amplitudes respectives, puis tracer le spectre de raies.
Voir la réponse courte

Tracé de la somme de trois harmoniques et représentation en raies de son spectre d'amplitude.

Voir le corrigé complet

Le signal s(t) est donné par son développement en série de Fourier :

s(t) = \frac{S}{2} + \frac{2S}{\pi} \sum_{k=0}^{+\infty} \frac{\sin\big((2k+1)2\pi f t\big)}{2k+1}

On reconnaît la décomposition d'un signal créneau périodique de période T = \frac{1}{f} = \frac{1}{110\text{ Hz}} \approx 9{,}09\text{ ms}, évoluant entre 0 et S, de rapport cyclique 1/2 et de valeur moyenne \langle s \rangle = \frac{S}{2}.

Allure temporelle En se limitant au rang k = 3, le signal tronqué s'écrit :

s_3(t) = \frac{S}{2} + \frac{2S}{\pi}\left[\sin(2\pi f t) + \frac{1}{3}\sin(6\pi f t) + \frac{1}{5}\sin(10\pi f t) + \frac{1}{7}\sin(14\pi f t)\right]

Cette somme tronquée reproduit l'allure du créneau avec de légères ondulations aux abords des discontinuités (phénomène de Gibbs).

Allure spectrale Le spectre est composé de raies discrètes associées à la composante continue et aux harmoniques d'ordre impair (2k+1)f pour k \in \{0, 1, 2, 3\} :

  • Composante continue (f = 0) : amplitude A_0 = \frac{S}{2} = 0{,}50\,S ;
  • Fondamental (k = 0, f_1 = f = 110\text{ Hz}) : amplitude A_1 = \frac{2S}{\pi} \approx 0{,}64\,S ;
  • Harmonique 3 (k = 1, f_3 = 3f = 330\text{ Hz}) : amplitude A_3 = \frac{2S}{3\pi} \approx 0{,}21\,S ;
  • Harmonique 5 (k = 2, f_5 = 5f = 550\text{ Hz}) : amplitude A_5 = \frac{2S}{5\pi} \approx 0{,}13\,S ;
  • Harmonique 7 (k = 3, f_7 = 7f = 770\text{ Hz}) : amplitude A_7 = \frac{2S}{7\pi} \approx 0{,}09\,S.
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Question 30

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Schéma ou tracé

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : spectre d'un signal échantillonné, périodisation

Représenter le spectre du signal échantillonné de ce nouveau signal par le même signal d'horloge .

Voir l'indice

Calculer les fréquences des répliques spectrales |p f_e \pm (2k+1)f| tombant dans la plage [0, 1200\text{ Hz}] et constater la présence de nouvelles raies.

Voir la stratégie
  1. Rappeler que l'échantillonnage idéal à la fréquence f_e = 1{,}0\text{ kHz} duplique le spectre initial autour de tous les multiples entiers p f_e de la fréquence d'échantillonnage (spectre périodisé).
  2. Recenser les fréquences présentes dans le spectre du signal échantillonné en combinant les composantes du signal d'origine (harmoniques limitées à k=3 : 0, 110, 330, 550 et 770\text{ Hz}) et les répliques associées à p=1 (f_e \pm f_k) dans la gamme [0\,;\,1200\text{ Hz}].
  3. Tracer le spectre unilatéral en faisant apparaître les raies initiales et les raies issues du repliement spectral.
Voir la réponse courte

Périodisation du spectre à trois raies autour de chaque multiple de f_e.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q29, le signal s(t) tronqué au rang k = 3 contient une composante continue (0\text{ Hz}) ainsi que les composantes de fréquences impaires :

f_1 = 110\text{ Hz},\quad f_3 = 330\text{ Hz},\quad f_5 = 550\text{ Hz},\quad f_7 = 770\text{ Hz}

d'amplitudes proportionnelles à 1, 1/3, 1/5 et 1/7.

L'échantillonnage à la fréquence f_e = 1{,}0\text{ kHz} = 1000\text{ Hz} engendre des répliques spectrales aux fréquences |p f_e \pm f_h| où p \in \mathbb{N} et f_h \in \{0, f_1, f_3, f_5, f_7\}.

Dans la bande de fréquences [0\,;\,1200\text{ Hz}], on observe ainsi :

  • le spectre original (p = 0) :

    \begin{aligned} &0\text{ Hz}\quad (\text{continu}) ; \quad 110\text{ Hz}\ (f_1) ; \quad 330\text{ Hz}\ (f_3) ; \quad 550\text{ Hz}\ (f_5) ; \quad 770\text{ Hz}\ (f_7) ; \end{aligned}
  • la réplique autour de p = 1 (f_e = 1000\text{ Hz}) :

    \begin{aligned} &f_e - f_7 = 1000 - 770 = 230\text{ Hz} \quad (\text{amplitude } \propto 1/7) ; \\ &f_e - f_5 = 1000 - 550 = 450\text{ Hz} \quad (\text{amplitude } \propto 1/5) ; \\ &f_e - f_3 = 1000 - 330 = 670\text{ Hz} \quad (\text{amplitude } \propto 1/3) ; \\ &f_e - f_1 = 1000 - 110 = 890\text{ Hz} \quad (\text{amplitude } \propto 1) ; \\ &f_e = 1000\text{ Hz} \quad (\text{réplique du continu}) ; \\ &f_e + f_1 = 1000 + 110 = 1110\text{ Hz} \quad (\text{amplitude } \propto 1). \end{aligned}

On note l'apparition de nouvelles composantes parasites à 230\text{ Hz} et 450\text{ Hz} en dessous de la fréquence de Nyquist f_e / 2 = 500\text{ Hz}.

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : critère de shannon, repliement de spectre

Quel phénomène voit-on apparaitre ? Proposer un critère quantitatif pour y remédier afin d'assurer une retranscription correcte du signal . Comment s'appelle ce critère ?

Voir l'indice

Identifier le phénomène de repliement spectral (aliasing) et énoncer la condition de Nyquist-Shannon liant f_e à la fréquence maximale f_{\max}.

Voir la stratégie
  1. Identifier la cause de la dégradation spectrale observée à la question précédente : des raies issues des répliques spectrales apparaissent à des fréquences inférieures à la demi-fréquence d'échantillonnage et viennent polluer le spectre d'origine.
  2. Formuler l'inégalité liant la fréquence d'échantillonnage f_e à la fréquence maximale f_{\max} du spectre du signal à numériser.
  3. Nommer précisément le théorème ou critère associé du cours de traitement du signal.
Voir la réponse courte

Identification du recouvrement spectral et énoncé du critère de Shannon-Nyquist f_e > 2 f_{\max}.

Voir le corrigé complet

1. Phénomène observé

À la question précédente, des raies non présentes dans le signal d'origine (notamment à 230\text{ Hz} et 450\text{ Hz}) se superposent dans la bande utile [0\,;\,f_e/2]. Cela provient du fait que des composantes spectrales initiales (550\text{ Hz} et 770\text{ Hz}) dépassent la demi-fréquence d'échantillonnage f_e/2 = 500\text{ Hz}. Leurs répliques spectrales centrées autour de f_e viennent se rabattre dans les basses fréquences. Ce phénomène s'appelle le repliement spectral (ou recouvrement spectral).

2. Critère quantitatif pour y remédier

Pour qu'il n'y ait aucun chevauchement entre le spectre de base et ses répliques centrées en \pm f_e, la fréquence d'échantillonnage f_e doit être au moins égale au double de la fréquence maximale f_{\max} contenue dans le spectre du signal analogique s(t) :

\boxed{f_e \geqslant 2\,f_{\max}}

Dans le cas du signal tronqué au rang k = 3, la fréquence maximale vaut f_{\max} = 7f = 770\text{ Hz}. La condition s'écrit alors numériquement :

f_e \geqslant 2 \times 770\text{ Hz} = 1540\text{ Hz}

Pour le signal théorique complet (dont le spectre s'étend jusqu'à l'infini), il est nécessaire d'intercaler préalablement un filtre passe-bas anti-repliement de fréquence de coupure f_c \leqslant f_e/2.

3. Nom du critère

Ce résultat constitue le critère de Shannon (ou théorème d'échantillonnage de Nyquist-Shannon).

Résultat

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B · Filtrage numérique du bruit ambiant

Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : filtre passe-ba, circuit rc

Rappeler comment on peut réaliser un filtre passe-bas du premier ordre avec un circuit RC.

Voir l'indice

Schématiser un circuit série constitué d'un conducteur ohmique R et d'un condensateur C, la tension de sortie étant prise aux bornes de C.

Voir la réponse courte

Schéma du pont diviseur RC série avec tension de sortie mesurée aux bornes du condensateur.

Voir le corrigé complet

Pour réaliser un filtre passe-bas du premier ordre à l'aide d'un dipôle RC, on associe en série une résistance R et un condensateur de capacité C :

  • la tension d'entrée s_e(t) est appliquée à l'ensemble du dipôle \{R, C\} ;
  • la tension de sortie s_s(t) est prélevée aux bornes du condensateur C (en sortie ouverte, c'est-à-dire non chargée).
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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : fonction de transfert, filtre du premier ordre

Donner la forme canonique de la fonction de transfert de ce circuit en faisant apparaitre la fréquence de coupure .

Voir l'indice

Appliquer la formule du pont diviseur de tension en régime sinusoïdal forcé pour exprimer \underline{H}(\mathrm{i}\omega) = \underline{s}_s/\underline{s}_e.

Voir la réponse courte

Forme canonique H(\mathrm{j}\omega) = 1 / (1 + \mathrm{j}\omega/\omega_c) par pont diviseur d'impédances.

Voir le corrigé complet

Pour le filtre passe-bas RC série en sortie ouverte (tension de sortie prélevée aux bornes du condensateur de capacité C), le pont diviseur de tension en régime sinusoïdal forcé donne :

\underline{H}(\mathrm{i}\omega) = \frac{\underline{s}_s}{\underline{s}_e} = \frac{\frac{1}{\mathrm{i}C\omega}}{R + \frac{1}{\mathrm{i}C\omega}} = \frac{1}{1 + \mathrm{i}RC\omega}

La forme canonique de la fonction de transfert d'un filtre passe-bas du premier ordre s'écrit alors :

\boxed{\underline{H}(\mathrm{i}\omega) = \frac{H_0}{1 + \mathrm{i}\dfrac{\omega}{\omega_c}}}

avec un gain statique H_0 = 1 et une pulsation (ou fréquence angulaire) de coupure à -3\text{ dB} donnée par :

\boxed{\omega_c = \frac{1}{RC}}

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : équation différentielle, pulsation de coupure

En déduire l'équation différentielle liant l'entrée et la sortie dans le cas d'un filtre passe-bas du premier ordre de temps caractéristique qu'on liera à .

Voir l'indice

Traduire la fonction de transfert sous forme d'équation différentielle temporelle en associant la multiplication par \mathrm{i}\omega à la dérivée temporelle.

Voir la réponse courte

Remplacement de \mathrm{j}\omega par \mathrm{d}/\mathrm{d}t pour obtenir s_s + \tau \mathrm{d}s_s/\mathrm{d}t = s_e avec \tau = 1/\omega_c.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression de la fonction de transfert canonique établie à la question Q33 :

\underline{H}(\mathrm{i}\omega) = \frac{\underline{s}_s}{\underline{s}_e} = \frac{1}{1 + \mathrm{i}\dfrac{\omega}{\omega_c}}

En effectuant le produit en croix, il vient en régime harmonique :

\underline{s}_s + \frac{1}{\omega_c}\,(\mathrm{i}\omega\,\underline{s}_s) = \underline{s}_e

En identifiant le temps caractéristique du premier ordre :

\boxed{\tau = \frac{1}{\omega_c}}

et en utilisant la correspondance entre dérivation temporelle et multiplication par \mathrm{i}\omega en régime linéaire (\mathrm{i}\omega \longleftrightarrow \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}), on obtient l'équation différentielle temporelle régissant le filtre :

\boxed{s_s(t) + \tau\,\frac{\mathrm{d}s_s}{\mathrm{d}t}(t) = s_e(t)}

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : can, cna

Identifier les fonctions des opérateurs numérotés 1 et 2 et du calculateur sur la figure 6.

Voir l'indice

Identifier l'opérateur 1 comme un CAN (Convertisseur Analogique-Numérique), le calculateur comme une unité de calcul numérique, et l'opérateur 2 comme un CNA.

Voir la réponse courte

Identification du CAN en entrée, de l'algorithme de filtrage et du CNA en sortie.

Voir le corrigé complet

D'après la chaîne de traitement du signal représentée sur la figure 6 :

  • L'opérateur 1 est un Convertisseur Analogique-Numérique (CAN) (ou ADC). Sa fonction est de convertir le signal continu temporel et analogique en une suite de nombres discrets (signal numérique). Il réalise successivement les opérations d'échantillonnage temporel, de quantification en amplitude et de codage binaire.
  • Le calculateur (processeur, DSP, microcontrôleur ou ordinateur) réalise le traitement numérique du signal (ici un filtrage numérique). Sa fonction est d'exécuter un algorithme (généralement modélisé par une équation de récurrence) calculant les échantillons de sortie S_s[n] à partir des échantillons d'entrée S_e[n].
  • L'opérateur 2 est un Convertisseur Numérique-Analogique (CNA) (ou DAC), généralement associé à un filtre de restitution (ou de lissage). Sa fonction est de transformer la suite de valeurs numériques discrètes fournies par le calculateur en une tension analogique continue exploitable (par exemple pour commander un haut-parleur).
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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : filtrage numérique, retard temporel

Citer deux avantages d'une telle technique de filtrage vis-à-vis d'un filtre analogique. Citer l'inconvénient majeur du filtrage numérique.

Voir l'indice

Mentionner la flexibilité logicielle (paramètres modifiables) et l'absence de dérive des composants passifs, puis signaler le retard de calcul ou la bande passante limitée.

Voir la réponse courte

Avantages (reconfigurabilité, absence de dérive des composants) et inconvénient majeur (retard de traitement).

Voir le corrigé complet

Le filtrage numérique présente plusieurs atouts majeurs par rapport au filtrage analogique :

  • Flexibilité et reconfigurabilité : il est possible de modifier les caractéristiques du filtre (fréquence de coupure, ordre, type de filtrage) par simple modification logicielle des coefficients du programme, sans changer le matériel physique ;
  • Stabilité et reproductibilité : le filtrage numérique est insensible aux tolérances de fabrication des composants, au vieillissement et aux dérives thermiques (contrairement aux composants passifs réels R, L, C).

En contrepartie, son inconvénient majeur est :

  • Le temps de calcul (ou latence) : le délai introduit par les étapes d'échantillonnage, de conversion et d'exécution de l'algorithme retarde le signal de sortie, ce qui peut être contraignant pour les applications en temps réel.
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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : discrétisation, méthode d'euler

Si l'on suppose la période d'échantillonnage « petite » par rapport à , donner une approximation d'ordre 1 de la dérivée à l'instant en faisant intervenir et .

Voir l'indice

Utiliser l'approximation par différence finie décentrée à gauche : \mathrm{d}s_s/\mathrm{d}t|_{t_n} \approx (S_s[n] - S_s[n-1])/T_e.

Voir la réponse courte

Approximation d'Euler rétrograde de la dérivée : \mathrm{d}s_s/\mathrm{d}t \simeq (S_s[n] - S_s[n-1]) / T_e.

Voir le corrigé complet

Puisque la période d'échantillonnage T_e est petite devant le temps caractéristique \tau du filtre, la fonction s_s(t) varie peu sur l'intervalle [t_{n-1}, t_n]. On effectue un développement de Taylor à l'ordre 1 au voisinage de t_n :

s_s(t_{n-1}) = s_s(t_n - T_e) = s_s(t_n) - T_e\,\frac{\mathrm{d}s_s}{\mathrm{d}t}(t_n) + \mathcal{O}(T_e^2)

En introduisant les grandeurs échantillonnées S_s[n] = s_s(t_n) et S_s[n-1] = s_s(t_{n-1}), on en déduit l'approximation par différence finie régressive (ou méthode d'Euler rétrograde) :

\boxed{\frac{\mathrm{d}s_s}{\mathrm{d}t}(t_n) \approx \frac{S_s[n] - S_s[n-1]}{T_e}}

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : équation de récurrence, filtrage numérique

En déduire la relation donnant en fonction de et pour un filtre passe-bas d'ordre 1.

Voir l'indice

Remplacer la dérivée dans l'équation différentielle discrétisée à t_n et isoler le terme de sortie actuel S_s[n].

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation différentielle régissant le filtre passe-bas établie à la question Q34.
  2. Évaluer cette équation à l'instant t_{n-1} (méthode d'Euler explicite) en y injectant le taux d'accroissement obtenu à la question Q37.
  3. Isoler le terme S_s[n] pour expliciter la relation de récurrence.
Voir la réponse courte

Remplacement de la dérivée discrétisée dans l'équation différentielle pour exprimer S_s[n] par récurrence.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q34, l'équation différentielle liant l'entrée s_e(t) et la sortie s_s(t) s'écrit :

s_s(t) + \tau \frac{\mathrm{d}s_s}{\mathrm{d}t}(t) = s_e(t)

À l'ordre 1 en T_e, le taux d'accroissement déterminé à la question Q37 approche également la dérivée temporelle de la sortie à l'instant t_{n-1} :

\left. \frac{\mathrm{d}s_s}{\mathrm{d}t} \right|_{t_{n-1}} \approx \frac{S_s[n] - S_s[n-1]}{T_e}

En évaluant l'équation différentielle à l'instant d'échantillonnage t_{n-1} = (n-1)T_e (schéma d'Euler explicite), il vient :

S_s[n-1] + \tau \, \frac{S_s[n] - S_s[n-1]}{T_e} = S_e[n-1]

En multipliant par \frac{T_e}{\tau} et en isolant S_s[n] :

\begin{aligned} S_s[n] - S_s[n-1] &= \frac{T_e}{\tau} \left( S_e[n-1] - S_s[n-1] \right) \\ S_s[n] &= \left( 1 - \frac{T_e}{\tau} \right) S_s[n-1] + \frac{T_e}{\tau} S_e[n-1] \end{aligned}

On obtient ainsi la relation de récurrence du filtre passe-bas numérique d'ordre 1 :

\boxed{S_s[n] = \left( 1 - \frac{T_e}{\tau} \right) S_s[n-1] + \frac{T_e}{\tau} S_e[n-1]}

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : condition initiale, équation de récurrence

Quelle information supplémentaire faut-il fournir au calculateur pour qu'il puisse calculer tous les ?

Voir l'indice

Indiquer qu'il est indispensable de fixer la condition initiale S_s[0] pour amorcer la relation de récurrence.

Voir la stratégie

La relation de récurrence d'ordre 1 établie à la question Q38 permet de calculer S_s[n] à partir des valeurs au rang précédent n-1. On identifie les éléments nécessaires à l'initialisation et à l'exécution de cet algorithme récursif.

Voir la réponse courte

Nécessité de définir la condition initiale S_s[0] pour initialiser la suite récurrente.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de récurrence issue de la discrétisation établie à la question Q38 :

S_s[n] = \left(1 - \frac{T_e}{\tau}\right) S_s[n-1] + \frac{T_e}{\tau} S_e[n-1]

Pour calculer pas à pas les termes de la suite pour n \geqslant 1, le calculateur nécessite impérativement :

  1. La condition initiale sur le signal de sortie, c'est-à-dire la valeur :

    \boxed{S_s[0]}

    (souvent fixée à 0\text{ V} si le système est initialement au repos).

  2. Les paramètres temporels du filtre, à savoir le temps caractéristique \tau (ou la pulsation de coupure \omega_c = 1/\tau) et la période d'échantillonnage T_e afin de calculer les coefficients scalaires de la récurrence.

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique ; Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : fréquence de coupure, gabarit de filtrage

Identifier la zone de fréquences à filtrer et proposer une valeur de fréquence de coupure pour le filtre passe-bas d'ordre 1.

Voir l'indice

Observer sur la figure 7 la zone spectrale où l'énergie sonore des cris d'enfants domine largement celle de la voix parlée (au-delà de 1\text{ kHz}).

Voir la stratégie
  1. Comparer les deux spectres de la figure 7 (voix seule à gauche versus voix parasitée à droite) pour localiser la bande spectrale propre aux cris d'enfants.
  2. Choisir une fréquence de coupure f_c pour le filtre passe-bas qui préserve la majeure partie du signal utile (la voix) tout en atténuant le bruit parasite situé aux fréquences plus élevées.
Voir la réponse courte

Choix d'une fréquence de coupure intermédiaire entre le spectre de la voix et celui des bruits aigus.

Voir le corrigé complet

1. Identification de la zone de fréquences à filtrer :

  • Sur le spectre de gauche (dictée au calme), le signal utile de la voix humaine est principalement concentré dans les basses fréquences, entre 100\text{ Hz} et environ 1\,000\text{ Hz} (pics autour de 150\text{ Hz}, 400\text{ Hz} et 600\text{ Hz}). Au-delà de 1\,000\text{ Hz}, l'amplitude chute rapidement sous -60\text{ dB}.
  • Sur le spectre de droite (en présence de cris d'enfants), on observe une composante parasite très énergétique pour les fréquences supérieures à 1\,000\text{ Hz}, caractérisée par un pic très marqué culminant autour de 2\,500\text{ Hz} à 3\,000\text{ Hz} (niveau atteignant près de -15\text{ dB}).

La zone de fréquences à filtrer est donc la bande des fréquences aiguës :

\boxed{f \gtrsim 1\,500\text{ Hz} \quad (\text{ou bande } [1\,500\text{ Hz} \,;\, 5\,000\text{ Hz}])}

2. Choix de la fréquence de coupure f_c :

Le filtre passe-bas d'ordre 1 doit laisser passer le signal de parole (situé en dessous de 1\,000\text{ Hz}) sans trop l'atténuer, tout en réduisant l'amplitude des composantes parasites situées au-delà de 2\,000\text{ Hz}.

On choisit donc une fréquence de coupure f_c située à la frontière entre le signal utile et la perturbation :

\boxed{f_c \approx 1{,}0\text{ kHz} \quad (\text{ou une valeur comprise entre } 800\text{ Hz et } 1{,}5\text{ kHz})}

Résultat

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Question 41

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Python

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique

Notions : filtrage numérique, implémentation python

Compléter le programme de la figure 8 de façon à produire un signal de sortie privé des cris d'enfants.

Voir l'indice

Initialiser un tableau numpy de même taille que Se, définir le coefficient de récurrence, puis implémenter une boucle temporelle calculant Ss[n] selon la formule de Q38.

Voir la stratégie
  1. Définir la période d'échantillonnage T_e = 1/f_e et le temps caractéristique \tau = 1/(2\pi f_c) à partir de la fréquence de coupure f_c \approx 1{,}0\text{ kHz} choisie à la question Q40.
  2. Initialiser le tableau du signal de sortie S_s avec la condition initiale S_s[0] = 0 (ou S_s[0] = S_e[0]).
  3. Implémenter la relation de récurrence établie à la question Q38 via une boucle temporelle, puis facultativement sauvegarder le signal audio filtré dans un nouveau fichier.
Voir la réponse courte

Complétion de la boucle de calcul récurrent des valeurs du tableau filtré en Python.

Voir le corrigé complet

À l'aide de la relation de récurrence obtenue à la question Q38 :

S_s[n] = \left(1 - \frac{T_e}{\tau}\right) S_s[n-1] + \frac{T_e}{\tau} S_e[n-1]

avec T_e = 1/f_e et \tau = 1/\omega_c = 1/(2\pi f_c), on complète le script Python :

import numpy as np
import scipy.io.wavfile

fe, Se = scipy.io.wavfile.read("dictee.wav")

# Parametres du filtre passe-bas
fc = 1000.0                       # Frequence de coupure en Hz (Q40)
tau = 1.0 / (2.0 * np.pi * fc)    # Temps caracteristique tau = 1/omega_c
Te = 1.0 / fe                     # Periode d'echantillonnage
a = Te / tau

# Initialisation du vecteur de sortie
N = len(Se)
Ss = np.zeros(N)
Ss[0] = Se[0]                     # Condition initiale (Q39)

# Calcul du signal filtre par recurrence
for n in range(1, N):
    Ss[n] = (1.0 - a) * Ss[n - 1] + a * Se[n - 1]

# Enregistrement optionnel du fichier audio filtre
scipy.io.wavfile.write("dictee_filtree.wav", fe, Ss.astype(Se.dtype))
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Partie III : Réception d'une communication téléphonique

A · Rayonnement par une antenne

Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Dipôles électrique et magnétique

Notions : approximation dipolaire, zone de rayonnement

Citer les approximations associées aux deux inégalités et .

Voir l'indice

Associer r \gg a à l'approximation du dipôle ponctuel (distance d'observation) et \lambda \gg a à l'approximation dipolaire électrique (régime quasi-statique au niveau de la source).

Voir la réponse courte

Énoncé de l'approximation dipolaire (\lambda \gg a) et de l'approximation de champ lointain ou zone d'onde (r \gg a).

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'étude du rayonnement électromagnétique dipolaire, les deux inégalités correspondent aux approximations fondamentales suivantes :

  1. Inégalité r \gg a : approximation du dipôle ponctuel (ou approximation d'éloignement).
    La distance du point d'observation M à l'origine est très grande devant la dimension spatiale caractéristique de la source oscillante (a). Le doublet constitué par les charges +q et -q peut donc être assimilé à un dipôle ponctuel situé en O.
  2. Inégalité \lambda \gg a : approximation dipolaire électrique (ADE) (ou approximation des temps de propagation négligeables à l'échelle de la source).
    La longueur d'onde du rayonnement émis est très grande devant la dimension spatiale de la source. Cela implique que :

    • le temps de propagation d'une onde à travers la source, \Delta t \sim \frac{a}{c}, est négligeable devant la période temporelle d'oscillation T = \frac{\lambda}{c} ;
    • la vitesse maximale des charges au sein de la source est très faible devant la célérité de la lumière dans le vide :

      v_{\max} = a\omega = 2\pi c \frac{a}{\lambda} \ll c \quad \text{(approximation non relativiste)}.
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Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : moment dipolaire, dipôle électrostatique

Exprimer le moment dipolaire associé au doublet .

Voir l'indice

Exprimer le moment dipolaire instantané par la relation \vec{p}(t) = q \vec{OM}_+ = q z(t)\vec{e}_z.

Voir la réponse courte

Expression du moment dipolaire électrique instantané \vec{p}(t) = q(t) a \vec{e}_z.

Voir le corrigé complet

Par définition, le moment dipolaire électrique associé à un ensemble discret de charges ponctuelles q_i situées aux points P_i s'écrit :

\vec{p} = \sum_{i} q_i \vec{OP}_i

La charge totale du système étant nulle (+q - q = 0), cette grandeur est indépendante de l'origine choisie pour le repère.

Ici, la charge -q est fixe en O (\vec{OP}_{-q} = \vec{0}) et la charge +q est mobile sur l'axe (Oz) avec une position instantanée \vec{OP}_{+q} = z(t)\vec{e}_z = a\sin(\omega t)\vec{e}_z. Il vient donc immédiatement :

\begin{aligned} \vec{p}(t) &= (-q)\cdot \vec{0} + q\,z(t)\,\vec{e}_z \\ &= q a \sin(\omega t)\,\vec{e}_z \end{aligned}

Par identification avec l'expression imposée \vec{p} = p(t)\vec{e}_z, on obtient :

\boxed{p(t) = q a \sin(\omega t)}

soit vectoriellement :

\boxed{\vec{p}(t) = q a \sin(\omega t)\,\vec{e}_z}

Résultat

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Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : dipôle oscillant, intensité du courant

Déterminer , l'amplitude du courant .

Voir l'indice

Dériver p(t) par rapport au temps pour expliciter I(t) et en déduire directement sa valeur crête I_0.

Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de la charge : I(t) = \mathrm{d}q/\mathrm{d}t, d'où I_0 = q_0 \omega = \omega p_0 / a.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q43, le moment dipolaire du doublet s'écrit :

p(t) = q a \sin(\omega t)

En dérivant par rapport au temps, il vient :

\frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}t}(t) = q a \omega \cos(\omega t)

L'intensité du courant équivalent traversant le dipôle est définie par :

I(t) = \frac{1}{2a}\frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}t} = \frac{q a \omega}{2a}\cos(\omega t) = \frac{1}{2}q\omega\cos(\omega t)

Le courant oscille donc sinusoïdalement sous la forme I(t) = I_0 \cos(\omega t), dont l'amplitude I_0 vaut :

\boxed{I_0 = \frac{1}{2} q \omega}

Résultat

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Question 45

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : puissance rayonnée, formule de larmor

Déterminer , la puissance moyenne totale rayonnée par ce dipôle à travers une sphère de centre et de rayon , appelée zone de rayonnement.

Voir l'indice

Calculer la dérivée seconde de p(t), l'élever au carré et prendre la moyenne temporelle de \sin^2(\omega t) sur une période.

Voir la stratégie
  1. Calculer la dérivée seconde temporelle du moment dipolaire p(t) obtenu à la question Q43.
  2. Injecter cette expression dans la formule de Larmor fournie pour la puissance instantanée \Pi(t).
  3. Prendre la moyenne temporelle de \Pi(t) sur une période pour obtenir la puissance moyenne totale rayonnée P_r.
Voir la réponse courte

Intégration du vecteur de Poynting sur la sphère ou application directe de la formule de Larmor moyennée.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q43, le moment dipolaire s'écrit :

p(t) = q a \sin(\omega t).

En dérivant deux fois par rapport au temps, on obtient l'accélération du moment dipolaire :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}p}{\mathrm{d}t}(t) &= q a \omega \cos(\omega t), \\ \frac{\mathrm{d}^2 p}{\mathrm{d}t^2}(t) &= - q a \omega^2 \sin(\omega t). \end{aligned}

D'après l'énoncé, la puissance instantanée totale rayonnée à travers une sphère dans la zone de rayonnement s'exprime selon la formule de Larmor :

\Pi(t) = \frac{\mu_0}{6\pi c}\left(\frac{\mathrm{d}^2 p}{\mathrm{d}t^2}\right)^2 = \frac{\mu_0}{6\pi c} q^2 a^2 \omega^4 \sin^2(\omega t).

La puissance moyenne rayonnée P_r = \langle \Pi(t) \rangle est calculée en prenant la moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega}. La valeur moyenne de la fonction \sin^2(\omega t) sur une période vaut \langle \sin^2(\omega t) \rangle = \frac{1}{2} :

P_r = \frac{\mu_0}{6\pi c} q^2 a^2 \omega^4 \times \frac{1}{2}.

On en déduit :

\boxed{P_r = \frac{\mu_0 q^2 a^2 \omega^4}{12\pi c}}

Résultat

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Question 46

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : résistance de rayonnement, puissance rayonnée

Déterminer l'expression de en fonction de , , et .

Voir l'indice

Égaler la puissance moyenne P_r à R_r I_0^2/2, remplacer \omega par 2\pi c/\lambda et exprimer R_r en fonction des grandeurs demandées.

Voir la réponse courte

Égalisation P_r = \frac{1}{2} R_r I_0^2 pour déduire R_r = \frac{2\pi}{3}\sqrt{\frac{\mu_0}{\varepsilon_0}}\left(\frac{a}{\lambda}\right)^2.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q45, la puissance moyenne totale rayonnée par le dipôle s'exprime en fonction de l'amplitude I_0 du courant selon :

P_r = \frac{\mu_0 a^2 \omega^2}{3\pi c} I_0^2

Par identification avec la définition de la résistance de rayonnement fournie par l'énoncé,

P_r = R_r \frac{I_0^2}{2}

on obtient l'expression de R_r en fonction de la pulsation \omega :

R_r = \frac{2\mu_0 a^2 \omega^2}{3\pi c}

Or, la pulsation \omega et la longueur d'onde \lambda dans le vide sont reliées par :

\omega = \frac{2\pi c}{\lambda}

En injectant cette relation dans l'expression de R_r, il vient :

\begin{aligned} R_r &= \frac{2\mu_0 a^2}{3\pi c} \left(\frac{2\pi c}{\lambda}\right)^2 \\ &= \frac{2\mu_0 a^2}{3\pi c} \frac{4\pi^2 c^2}{\lambda^2} \\ &= \frac{8\pi}{3} \mu_0 c \left(\frac{a}{\lambda}\right)^2 \end{aligned}
\boxed{R_r = \frac{8\pi}{3} \mu_0 c \left(\frac{a}{\lambda}\right)^2}

Résultat

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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : résistance de rayonnement, impédance d'antenne

Quel est l'intérêt de définir ce type de grandeur ?

Voir l'indice

Expliquer que cette résistance fictive modélise la perte d'énergie rayonnée par le dipôle vue des bornes de l'antenne, par analogie avec l'effet Joule.

Voir la réponse courte

Modélisation de la perte d'énergie par rayonnement sous forme d'une résistance dissipative équivalente.

Voir le corrigé complet

L'intérêt d'introduire la résistance de rayonnement R_r réside dans plusieurs aspects pratiques et théoriques :

  1. Modélisation de l'antenne dans un circuit électrique : du point de vue du générateur d'alimentation, la puissance rayonnée dans l'espace sous forme d'onde électromagnétique s'exprime sous la forme formellement identique à celle dissipée par effet Joule dans un résistor :

    P_r = \frac{1}{2} R_r I_0^2 = R_r I_{\mathrm{eff}}^2.

    L'antenne peut donc être modélisée, dans un schéma électrique équivalent, par un dipôle passif dissipatif de résistance R_r.

  2. Calcul du rendement de l'antenne : en tenant compte de la résistance ohmique propre des conducteurs de l'antenne R_{\Omega} (pertes thermiques par effet Joule), le rendement de rayonnement s'écrit simplement :

    \eta = \frac{P_r}{P_{\mathrm{fournie}}} = \frac{R_r}{R_r + R_{\Omega}}.

    Pour obtenir une antenne efficace, on cherche à avoir R_r \gg R_{\Omega}.

  3. Adaptation d'impédance : cette grandeur permet de dimensionner les circuits d'adaptation d'impédance entre l'émetteur (ou la ligne de transmission, usuellement d'impédance caractéristique 50\ \Omega) et l'antenne afin de maximiser le transfert de puissance et d'éviter les ondes stationnaires dans le câble.
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Question 48

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : zone de rayonnement, longueur d'onde

Comparer les hauteurs d'antenne et les longueurs d'onde dans les deux cas. Conclure. Estimer la distance à partir de laquelle on se situe dans la zone de rayonnement.

Voir l'indice

Calculer les longueurs d'onde \lambda = c/f pour 800\text{ MHz} et 3500\text{ MHz}, vérifier que h \ll \lambda, et expliciter la condition r \gg \lambda.

Voir la stratégie
  1. Calculer la longueur d'onde dans le vide \lambda = \frac{c}{f} pour chaque bande de fréquence (800\text{ MHz} et 3500\text{ MHz}).
  2. Comparer la dimension de l'antenne h = 2a à la longueur d'onde \lambda correspondante pour statuer sur la validité de l'approximation dipolaire électrique.
  3. En déduire l'ordre de grandeur de la distance r marquant l'entrée dans la zone de rayonnement, définie par la condition r \gg \lambda.
Voir la réponse courte

Comparaison de a et \lambda pour les réseaux considérés et estimation de la frontière r \sim \lambda.

Voir le corrigé complet

La longueur d'onde dans le vide associée à une onde de fréquence f est donnée par :

\lambda = \frac{c}{f}

1. Calcul des longueurs d'onde et comparaison :

  • Réseau 4G (f_{\mathrm{4G}} = 800\text{ MHz}) :

    \begin{aligned} \lambda_{\mathrm{4G}} &= \frac{3{,}00 \times 10^8}{800 \times 10^6} = 0{,}375\text{ m} = 37{,}5\text{ cm} \end{aligned}

    On compare avec la hauteur de l'antenne h_{\mathrm{4G}} = 2a = 4\text{ cm} :

    \frac{h_{\mathrm{4G}}}{\lambda_{\mathrm{4G}}} = \frac{4}{37{,}5} \approx 0{,}11 \ll 1 \quad \left(\text{soit } a_{\mathrm{4G}} \approx 0{,}05\,\lambda_{\mathrm{4G}}\right)
  • Réseau 5G (f_{\mathrm{5G}} = 3500\text{ MHz}) :

    \begin{aligned} \lambda_{\mathrm{5G}} &= \frac{3{,}00 \times 10^8}{3500 \times 10^6} \approx 0{,}0857\text{ m} = 8{,}57\text{ cm} \end{aligned}

    On compare avec la hauteur de l'antenne h_{\mathrm{5G}} = 2a = 1\text{ cm} :

    \frac{h_{\mathrm{5G}}}{\lambda_{\mathrm{5G}}} = \frac{1}{8{,}57} \approx 0{,}12 \ll 1 \quad \left(\text{soit } a_{\mathrm{5G}} \approx 0{,}06\,\lambda_{\mathrm{5G}}\right)

Conclusion : Dans les deux cas, la dimension de l'antenne est de l'ordre du dixième de la longueur d'onde (h \approx \lambda/10, soit a \ll \lambda). L'hypothèse de dipôle court et l'approximation dipolaire électrique (\lambda \gg a) sont donc parfaitement vérifiées pour les deux technologies. La fréquence plus élevée en 5G permet une réduction de la taille des antennes d'un facteur 4.

2. Estimation de la zone de rayonnement : D'après l'énoncé, la zone de rayonnement correspond aux distances r \gg \lambda :

  • Pour la 4G : \lambda_{\mathrm{4G}} \approx 38\text{ cm}, la zone de rayonnement est atteinte dès que la distance à l'antenne dépasse typiquement :

    \boxed{r_{\mathrm{ray, 4G}} \gtrsim 1\text{ m}}
  • Pour la 5G : \lambda_{\mathrm{5G}} \approx 8{,}6\text{ cm}, la zone de rayonnement commence dès :

    \boxed{r_{\mathrm{ray, 5G}} \gtrsim 20\text{ à }30\text{ cm}}

Résultat

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Question 49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : résistance de rayonnement, antenne dipolaire

Déterminer la résistance de rayonnement pour les deux types de réseau.

Voir l'indice

Injecter les valeurs numériques de a = h/2, \lambda, \mu_0 et c dans l'expression de la résistance de rayonnement pour la 4G et la 5G.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de la résistance de rayonnement R_r obtenue à la question Q46 en fonction de \mu_0, c, a et \lambda.
  2. Utiliser les grandeurs relatives aux réseaux 4G et 5G déterminées à la question Q48 pour réaliser les applications numériques respectives.
Voir la réponse courte

Calcul numérique de R_r pour chacune des deux bandes de fréquences.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q46, la résistance de rayonnement s'exprime par :

R_r = \frac{8\pi}{3}\mu_0 c \left(\frac{a}{\lambda}\right)^2

avec \mu_0 c = 1{,}26 \times 10^{-6} \times 3{,}00 \times 10^8 = 378\ \Omega (impédance caractéristique du vide). Le préfacteur vaut donc :

\frac{8\pi}{3}\mu_0 c = \frac{8\pi}{3} \times 378 \approx 3{,}17 \times 10^3\ \Omega

Réseau 4G (f = 800\text{ MHz}) : D'après la question Q48, la longueur d'onde associée est \lambda_{\mathrm{4G}} = 0{,}375\text{ m} et la demi-hauteur de l'antenne est a_{\mathrm{4G}} = \frac{h_{\mathrm{4G}}}{2} = 2{,}0\text{ cm} = 0{,}020\text{ m}. Le rapport vaut :

\frac{a_{\mathrm{4G}}}{\lambda_{\mathrm{4G}}} = \frac{0{,}020}{0{,}375} \approx 5{,}33 \times 10^{-2}

D'où :

R_{r,\mathrm{4G}} = \frac{8\pi}{3} \times (1{,}26 \times 10^{-6}) \times (3{,}00 \times 10^8) \times \left(\frac{0{,}020}{0{,}375}\right)^2 \approx 9{,}0\ \Omega
\boxed{R_{r,\mathrm{4G}} \approx 9{,}0\ \Omega}

Réseau 5G (f = 3500\text{ MHz}) : D'après la question Q48, la longueur d'onde est \lambda_{\mathrm{5G}} = \frac{c}{f} = \frac{3{,}00 \times 10^8}{3{,}50 \times 10^9} \approx 8{,}57 \times 10^{-2}\text{ m} et la demi-hauteur de l'antenne est a_{\mathrm{5G}} = \frac{h_{\mathrm{5G}}}{2} = 0{,}50\text{ cm} = 5{,}0 \times 10^{-3}\text{ m}. Le rapport vaut :

\frac{a_{\mathrm{5G}}}{\lambda_{\mathrm{5G}}} = \frac{5{,}0 \times 10^{-3}}{8{,}57 \times 10^{-2}} \approx 5{,}83 \times 10^{-2}

D'où :

R_{r,\mathrm{5G}} = \frac{8\pi}{3} \times (1{,}26 \times 10^{-6}) \times (3{,}00 \times 10^8) \times \left(\frac{5{,}0 \times 10^{-3}}{8{,}57 \times 10^{-2}}\right)^2 \approx 11\ \Omega
\boxed{R_{r,\mathrm{5G}} \approx 11\ \Omega}

Résultat

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B · Problème de réception du signal

Question 50

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : conducteur parfait, condition aux limites

En utilisant les relations de passage en pour le champ électrique et en modélisant l'obstacle par un métal conducteur parfait, déterminer l'expression complexe du champ électrique de l'onde réfléchie supposée de même fréquence et de même direction que l'onde incidente.

Voir l'indice

Poser pour l'onde réfléchie un propagateur en \exp(\mathrm{i}(\omega t + kz)) et utiliser la relation de passage du champ électrique en z = L sur le conducteur parfait (\vec{E}_{\mathrm{tot}}(L, t) = \vec{0}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la forme générale de l'onde réfléchie se propageant selon les z décroissants dans le vide (z < L), de même pulsation \omega et polarisée selon \vec{e}_x.
  2. Utiliser la condition aux limites à la surface d'un conducteur parfait en z = L : le champ électrique intérieur est nul, d'où la continuité de la composante tangentielle du champ électrique.
  3. En déduire l'amplitude complexe \underline{E}_{0,r} puis l'expression complète de \underline{\vec{E}}_r(z,t).
Voir la réponse courte

Annulation du champ électrique tangentiel en z=L donnant l'amplitude de l'onde réfléchie.

Voir le corrigé complet

L'onde réfléchie se propage dans le vide (z < L) en sens inverse de l'onde incidente (selon les z décroissants). Elle possède la même pulsation \omega, le même vecteur d'onde en norme k = \omega/c et conserve la polarisation rectiligne selon \vec{e}_x. Elle s'écrit donc sous forme complexe :

\underline{\vec{E}}_r(z, t) = \underline{E}_{0,r} \exp(\mathrm{i}(\omega t + kz))\,\vec{e}_x

L'obstacle situé en z \geqslant L est modélisé par un conducteur parfait, dans lequel le champ électromagnétique est identiquement nul : \vec{E}(z > L, t) = \vec{0}.

D'après les relations de continuité à la traversée de l'interface en z = L, la composante tangentielle du champ électrique est continue :

\vec{E}_{t}(L^-, t) = \vec{E}_{t}(L^+, t) = \vec{0}

Les champs incident et réfléchi étant purement polarisés selon \vec{e}_x, ils sont entièrement tangentiels à l'interface plane z = L. La continuité s'écrit donc en notation complexe :

\underline{\vec{E}}_i(L, t) + \underline{\vec{E}}_r(L, t) = \vec{0}

Soit, en remplaçant par les expressions des champs :

\begin{aligned} E_{0,i} \exp(\mathrm{i}(\omega t - kL))\,\vec{e}_x + \underline{E}_{0,r} \exp(\mathrm{i}(\omega t + kL))\,\vec{e}_x &= \vec{0} \\ \underline{E}_{0,r} &= - E_{0,i} \exp(-2\mathrm{i}kL) \end{aligned}

On en déduit l'expression du champ électrique de l'onde réfléchie pour tout z < L :

\boxed{\underline{\vec{E}}_r(z, t) = - E_{0,i} \exp\bigl(\mathrm{i}(\omega t + k(z - 2L))\bigr)\,\vec{e}_x}

Résultat

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Question 51

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : onde stationnaire, interférence d'ondes

En déduire l'expression du champ électrique résultant . Comment qualifie-t-on ce type d'onde ?

Voir l'indice

Sommer les deux composantes complexes et factoriser par l'exponentielle temporelle pour mettre en évidence une onde stationnaire pure.

Voir la stratégie
  1. Par le principe de superposition, sommer les champs électriques incident \underline{\vec{E}}_i et réfléchi \underline{\vec{E}}_r obtenus à la question Q50.
  2. Factoriser judicieusement le terme de phase moyenne ou utiliser les formules trigonométriques pour séparer les variables spatiale z et temporelle t.
  3. En déduire l'expression réelle du champ électrique résultant \vec{E}_{\mathrm{tot}}(z, t) et qualifier la nature de l'onde obtenue.
Voir la réponse courte

Sommation des champs incident et réfléchi formant une onde purement stationnaire avec des nœuds de champ.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q50, pour z \leqslant L, les champs électriques incident et réfléchi s'écrivent :

\begin{aligned} \underline{\vec{E}}_i(z, t) &= E_{0,i} \exp(\mathrm{i}(\omega t - kz))\vec{e}_x, \\ \underline{\vec{E}}_r(z, t) &= - E_{0,i} \exp\bigl(\mathrm{i}(\omega t + kz - 2kL)\bigr)\vec{e}_x. \end{aligned}

Par le principe de superposition, le champ électrique total complexe dans le vide (z \leqslant L) est :

\begin{aligned} \underline{\vec{E}}_{\mathrm{tot}}(z, t) &= \underline{\vec{E}}_i(z, t) + \underline{\vec{E}}_r(z, t) \\ &= E_{0,i} \mathrm{e}^{\mathrm{i}(\omega t - kL)} \left[ \mathrm{e}^{\mathrm{i}k(L - z)} - \mathrm{e}^{-\mathrm{i}k(L - z)} \right] \vec{e}_x \\ &= 2\mathrm{i} E_{0,i} \sin\bigl(k(L - z)\bigr) \exp\bigl(\mathrm{i}(\omega t - kL)\bigr)\vec{e}_x. \end{aligned}

En prenant la partie réelle (en notant que \mathrm{i}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\phi} = \mathrm{e}^{\mathrm{i}(\phi + \pi/2)}, dont la partie réelle est -\sin\phi) :

\boxed{\vec{E}_{\mathrm{tot}}(z, t) = -2 E_{0,i} \sin\bigl(k(L - z)\bigr) \sin(\omega t - kL)\,\vec{e}_x}

ou, de façon équivalente :

\vec{E}_{\mathrm{tot}}(z, t) = 2 E_{0,i} \sin\bigl(k(L - z)\bigr) \sin(kL - \omega t)\,\vec{e}_x.

Ce champ présente une stricte séparation des variables d'espace et de temps sous la forme f(z) \cdot g(t) : il s'agit d'une onde stationnaire.

Résultat

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Question 52

DifficileTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : onde stationnaire, nœud de champ

Déterminer la durée moyenne des coupures lorsque le téléphone mobile est porté par un piéton qui se déplace à la vitesse de suivant l'axe des croissants, puis lorsque le téléphone est porté par un passager d'une automobile se déplaçant à dans le sens des croissants. Commenter les résultats obtenus.

Voir l'indice

Déterminer l'intervalle spatial \Delta z autour des nœuds de champ où P(z) < P_{\mathrm{seuil}}, puis diviser cette distance par la vitesse de déplacement v.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance moyenne temporelle reçue P(z) à partir du champ stationnaire établi à la question précédente, puis calculer sa moyenne spatiale \langle P \rangle_z.
  2. Déterminer la condition P(z) \leqslant P_{\text{seuil}} définissant la largeur spatiale \Delta z d'une zone de coupure au voisinage d'un nœud de champ.
  3. En déduire la durée de traversée \Delta t = \Delta z / v pour le piéton et pour le véhicule, puis commenter au regard des caractéristiques des télécommunications numériques.
Voir la réponse courte

Calcul de la distance où |E| < E_{\mathrm{seuil}} au voisinage des nœuds, puis division par la vitesse.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q51, le champ électrique réel résultant s'écrit :

\vec{E}_{\text{tot}}(z, t) = -2 E_{0,i} \sin\bigl(k(L - z)\bigr) \sin(\omega t - kL)\,\vec{e}_x

La puissance P(z) reçue par le mobile est proportionnelle à la moyenne temporelle du carré du champ électrique :

\langle E_{\text{tot}}^2(z,t) \rangle_t = 4 E_{0,i}^2 \sin^2\bigl(k(L - z)\bigr) \underbrace{\langle \sin^2(\omega t - kL) \rangle_t}_{= 1/2} = 2 E_{0,i}^2 \sin^2\bigl(k(L - z)\bigr)

On pose P(z) = P_{\max} \sin^2\bigl(k(L - z)\bigr). La fonction \sin^2\bigl(k(L-z)\bigr) étant \frac{\lambda}{2}-périodique en z, sa valeur moyenne spatiale est :

\langle P \rangle_z = \frac{1}{\lambda/2} \int_0^{\lambda/2} P_{\max} \sin^2\bigl(k(L - z)\bigr)\,\mathrm{d}z = \frac{1}{2} P_{\max}

La puissance seuil de coupure vaut donc :

P_{\text{seuil}} = \frac{1}{10}\langle P \rangle_z = \frac{1}{20} P_{\max}

Une coupure de réseau survient au voisinage de chaque nœud de champ (où k(L-z) = m\pi, m \in \mathbb{Z}) dès que P(z) \leqslant P_{\text{seuil}}, soit :

\sin^2\bigl(k(L - z)\bigr) \leqslant \frac{1}{20} \iff \bigl|\sin\bigl(k(L - z)\bigr)\bigr| \leqslant \frac{1}{\sqrt{20}}

En posant u = k(L-z) - m\pi, la condition devient |u| \leqslant \arcsin\left(\frac{1}{\sqrt{20}}\right). L'étendue spatiale \Delta z d'une zone de coupure est donc :

\Delta z = \frac{2}{k} \arcsin\left(\frac{1}{\sqrt{20}}\right) = \frac{\lambda}{\pi} \arcsin\left(\frac{1}{\sqrt{20}}\right)

Avec f = 3500\text{ MHz}, la longueur d'onde vaut :

\lambda = \frac{c}{f} = \frac{3{,}00 \times 10^8}{3500 \times 10^6} \approx 8{,}57 \times 10^{-2}\text{ m} = 8{,}57\text{ cm}

Comme \frac{1}{\sqrt{20}} \approx 0{,}2236, on a \arcsin\left(\frac{1}{\sqrt{20}}\right) \approx 0{,}2255\text{ rad}, d'où :

\Delta z = \frac{8{,}57 \times 10^{-2}}{\pi} \times 0{,}2255 \approx 6{,}15 \times 10^{-3}\text{ m} \approx 6{,}15\text{ mm}

Un récepteur se déplaçant à la vitesse constante v traverse cette zone pendant une durée \Delta t = \frac{\Delta z}{v} :

  • Pour le piéton : v_1 = 3\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{3}{3{,}6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 0{,}833\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

    \Delta t_1 = \frac{6{,}15 \times 10^{-3}}{0{,}833} \approx 7{,}4 \times 10^{-3}\text{ s}
    \boxed{\Delta t_{\text{piéton}} \approx 7{,}4\text{ ms}}
  • Pour l'automobile : v_2 = 50\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{50}{3{,}6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 13{,}9\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

    \Delta t_2 = \frac{6{,}15 \times 10^{-3}}{13{,}9} \approx 4{,}4 \times 10^{-4}\text{ s}
    \boxed{\Delta t_{\text{auto}} \approx 0{,}44\text{ ms}}

Commentaires :

  • Les coupures sont extrêmement brèves (inférieures à 10\text{ ms} pour le piéton et inférieures à la milliseconde en voiture) : elles sont totalement imperceptibles pour l'oreille humaine lors d'un appel vocal.
  • En revanche, ces durées sont du même ordre de grandeur que la durée d'une trame radio en 5G (typiquement de 1 à 10\text{ ms}) et se répètent tous les demi-longueurs d'onde (\lambda/2 \approx 4{,}3\text{ cm}), provoquant des évanouissements rapides récurrents (fast fading). Cela nécessite des protocoles de correction d'erreurs et des techniques de diversité pour éviter la perte de paquets.

Résultat

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Question 53

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Ondes et signaux › Signaux et propagation ; Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : retard de propagation, différence de marche

Quelle est la valeur typique de associée à ce retard ?

Voir l'indice

Relier la différence de marche \delta = 2(L-z) au retard temporel \Delta t par la célérité de la lumière dans le vide c.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de marche (ou la distance supplémentaire parcourue) entre le trajet réfléchi et le trajet direct au niveau du récepteur situé en z.
  2. Relier ce retard temporel \Delta t à la distance L - z séparant le mobile de l'obstacle par l'intermédiaire de la célérité c des ondes électromagnétiques dans l'air (assimilé au vide).
  3. Réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courte

Relation entre retard et distance de propagation aller-retour \tau = 2(L - z)/c.

Voir le corrigé complet

L'onde directe atteint le mobile situé en z après s'être propagée sur la distance z.

L'onde réfléchie parcourt la distance de l'émetteur jusqu'à l'obstacle situé en z = L, puis revient de l'obstacle vers le récepteur en z, soit une distance totale de parcours :

d_r = L + (L - z) = 2L - z

La différence de marche entre l'onde réfléchie et l'onde directe au niveau du récepteur s'écrit donc :

\delta = d_r - z = 2(L - z)

Dans le vide (ou dans l'air), la vitesse de propagation de l'onde est c. Le retard \Delta t de l'onde réfléchie par rapport à l'onde directe vérifie :

\Delta t = \frac{\delta}{c} = \frac{2(L - z)}{c}

On en déduit l'expression de la distance typique L - z séparant le mobile de l'obstacle :

L - z = \frac{c \Delta t}{2}

Application numérique : Avec c = 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et \Delta t = 0{,}5\ \mu\text{s} = 0{,}5 \times 10^{-6}\text{ s} :

L - z = \frac{3{,}00 \times 10^8 \times 0{,}5 \times 10^{-6}}{2} = 75\text{ m}
\boxed{L - z = 75\text{ m}}

Résultat

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Question 54

DifficileTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : battement, puissance moyenne

Déterminer numériquement la valeur minimale à donner à pour obtenir une puissance supérieure à .

Voir l'indice

Exprimer la puissance en fonction du déphasage induit par un saut de fréquence \Delta f et déterminer l'écart fréquentiel minimal permettant de quitter le nœud d'interférence.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance reçue en fonction de l'écart de fréquence \Delta f à partir de l'expression de l'onde stationnaire établie en Q51.
  2. Écrire la condition P \geqslant P_{\text{seuil}} = \frac{1}{20}P_{\max} (établie en Q52) pour en déduire l'expression analytique de \Delta f_{\min}.
  3. Réaliser l'application numérique avec le retard \Delta t = 0{,}5\ \mu\text{s} obtenu en Q53.
Voir la réponse courte

Superposition de deux porteuses décalées de \Delta f pour éviter l'annulation simultanée du champ et condition sur \Delta f.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q51 et Q52, la puissance reçue à la cote z pour une fréquence f est proportionnelle à la valeur moyenne temporelle du carré du champ électrique :

P(f) = P_{\max} \sin^2\left(\frac{2\pi f}{c}(L - z)\right)

Pour la position considérée et la fréquence nominale f, la puissance reçue est nulle, ce qui implique que l'argument du sinus est un multiple entier de \pi :

\frac{2\pi f}{c}(L - z) = p\pi \quad (p \in \mathbb{Z})

Lorsque la fréquence est décalée de \pm \Delta f, la nouvelle pulsation \omega' = 2\pi(f \pm \Delta f) conduit à une puissance reçue :

\begin{aligned} P(f \pm \Delta f) &= P_{\max} \sin^2\left(\frac{2\pi(f \pm \Delta f)}{c}(L - z)\right) \\ &= P_{\max} \sin^2\left(p\pi \pm \frac{2\pi(L - z)}{c}\Delta f\right) \\ &= P_{\max} \sin^2\left(\frac{2\pi(L - z)}{c}\Delta f\right) \end{aligned}

En utilisant le retard \Delta t = \frac{2(L - z)}{c} introduit à la question Q53, cette expression se simplifie en :

P(f \pm \Delta f) = P_{\max} \sin^2(\pi \Delta t \, \Delta f)

D'après la question Q52, la puissance seuil vaut P_{\text{seuil}} = \frac{1}{10}\langle P \rangle_z = \frac{1}{20}P_{\max}. La condition P \geqslant P_{\text{seuil}} s'écrit donc :

\sin^2(\pi \Delta t \, \Delta f) \geqslant \frac{1}{20} \iff \sin(\pi \Delta t \, \Delta f) \geqslant \frac{1}{\sqrt{20}}

La valeur minimale positive \Delta f_{\min} recherchée est ainsi :

\boxed{\Delta f_{\min} = \frac{1}{\pi \Delta t}\arcsin\left(\frac{1}{\sqrt{20}}\right)}

Application numérique : Avec \Delta t = 0{,}5\ \mu\text{s} = 5{,}0 \times 10^{-7}\text{ s} et \arcsin(1/\sqrt{20}) \approx 0{,}2256\text{ rad} :

\Delta f_{\min} = \frac{0{,}2256}{\pi \times 0{,}50 \times 10^{-6}} \approx 1{,}4 \times 10^5\text{ Hz} = 144\text{ kHz}
\boxed{\Delta f_{\min} \approx 1{,}4 \times 10^{2}\text{ kHz}}

Résultat

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Question 55

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques

Notions : diversité fréquentielle, évanouissement de signal

En vous appuyant sur les questions précédentes, proposer au moins une méthode permettant de lutter contre les coupures réseau.

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Proposer des solutions technologiques classiques des réseaux cellulaires telles que le saut de fréquence (diversité fréquentielle) ou l'usage d'antennes multiples MIMO (diversité spatiale).

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Les questions Q51 à Q54 ont mis en lumière le phénomène d'évanouissement du signal (fading) par interférences destructives (formation d'une onde stationnaire) :

  1. La question Q54 a montré qu'un décalage fréquentiel modéré (\Delta f \gtrsim 144\text{ kHz}) déplace les nœuds d'interférence et restaure un niveau de puissance suffisant.
  2. La question Q52 a montré que les zones d'extinction sont très localisées dans l'espace (\Delta z \approx 6\text{ mm}) et séparées d'une demi-longueur d'onde (\lambda/2 \approx 4{,}3\text{ cm}).

On peut ainsi proposer plusieurs solutions techniques couramment mises en œuvre dans les réseaux de téléphonie mobile.

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Proposition de techniques de diversité : saut de fréquence, diversité spatiale ou antennes multiples (MIMO).

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L'extinction du signal provient de la présence d'un nœud d'amplitude de l'onde stationnaire créée par les réflexions sur les obstacles (Q51). Deux méthodes principales, directement suggérées par l'étude précédente, permettent de s'en affranchir :

  1. La diversité fréquentielle (directement issue de Q54) :

    Comme le montre le calcul de la question Q54, il suffit de modifier la fréquence d'une quantité \Delta f \geqslant 144\text{ kHz} pour qu'un récepteur initialement situé sur un nœud d'interférence sorte de la zone de coupure (P > P_{\text{seuil}}).

    En pratique, la station de base n'émet pas sur une fréquence unique mais répartit l'information sur un ensemble de sous-porteuses orthogonales couvrant une bande passante bien plus large que \Delta f (technique OFDM, Orthogonal Frequency Division Multiplexing, constitutive de la 4G et de la 5G) ou utilise des sauts de fréquence (frequency hopping). Si une fréquence donnée subit une interférence destructive, les autres sous-porteuses sont reçues avec une amplitude convenable.

  2. La diversité spatiale d'antennes (directement issue de Q52) :

    D'après la question Q52, la zone d'extinction est très étroite (\Delta z \approx 6\text{ mm}) et la distance entre un nœud et un ventre d'amplitude vaut :

    \frac{\lambda}{4} = \frac{c}{4f} \approx 2{,}1\text{ cm}.

    En équipant le récepteur (ou l'émetteur) d'au moins deux antennes distantes de quelques centimètres (technologie MIMO, Multiple-Input Multiple-Output), on s'assure que si l'une des antennes se trouve dans un nœud de champ électrique, la seconde sera nécessairement située en dehors de la zone d'extinction et captera un signal exploitable.

\boxed{\text{Méthodes : diversité fréquentielle (OFDM) et diversité spatiale (technologie MIMO).}}

Résultat

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2023 ?

Surtout 4 chapitres : Électronique numérique (25 % des questions, partie II), Ondes électromagnétiques dans les milieux (23 %, partie I), Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (20 %) et Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques (20 %). Plus ponctuellement : Régime sinusoïdal forcé et filtrage, Dipôles électrique et magnétique, Circuits électriques et régimes transitoires et Signaux et propagation.

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2023 dès la première année (MP2I ou MPSI) ?

Peu : 8 questions sur 55 (15 %) ne demandent que le programme de MP2I ou MPSI : Q1, Q2, Q29, Q32 à Q34, Q37 et Q53.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2023 ?

Environ 3 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie I est la plus longue (environ 1 h 15).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2023 ?

Q52 (onde stationnaire) et Q54 (battement), cotées 4 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2023 ?

Questions de cours : Q3 (vecteur densité de courant), Q8 (équation de maxwell-ampère), Q10 (équation de maxwell-gauss), Q16 (épaisseur de peau), Q18 (relation de passage), Q31 (critère de shannon), Q32 (filtre passe-ba), Q33 (fonction de transfert)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (modèle de drude), Q4 (loi d'ohm locale), Q9 (conservation de la charge), Q11 (équation de diffusion), Q12 (relation de dispersion), Q14 (épaisseur de peau) et Q19 (relation de structure).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2023 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (35 sur 55), par exemple : Q1 à Q3, Q5, Q6, Q8, Q10, Q15 à Q19, Q22, Q24 à Q27, Q29, Q31 à Q40, Q42 à Q44, Q47…. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q4, Q11, Q12, Q14 et Q21.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 1 MPI 2023 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le jury se félicite du niveau moyen des copies en électromagnétisme et en électronique analogique, mais espère que les compétences en électronique numérique, moins bien maîtrisées, progresseront pour les sessions futures. Moyenne : 9,34/20 (écart-type 4,13, 569 présents).

Peut-on utiliser la relation de structure du vide dans un conducteur ohmique ?

Oui : pour une onde plane progressive harmonique dans un milieu neutre, l'équation de Maxwell-Faraday donne toujours \underline{\vec{B}} = (\underline{\vec{k}} \wedge \underline{\vec{E}})/\omega. Cette relation reste valable dans le conducteur en utilisant le vecteur d'onde complexe \underline{k}_t = (1-\mathrm{i})/\delta obtenu en Q13 et Q14.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 55 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,34 et d'écart-type 4,13 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 26 septembre 2026.