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Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 TSI 2022

Dispositifs de cabinet dentaire et fonctionnement électrique et mécanique du cœur

Le sujet en bref

Sujet difficile · Mécanique des fluides, Électrostatique, Mécanique du solide · 16 incontournables · 29 questions de première année
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Ce sujet très varié et concret explore deux volets du secteur médical : l'instrumentation d'un cabinet dentaire puis le fonctionnement biomécanique et électrique du cœur humain. Il propose un parcours particulièrement complet et formateur balayant la quasi-totalité des grands thèmes de physique-chimie de prépa : thermochimie des solutions aqueuses, thermodynamique des équilibres liquide-vapeur, électromagnétisme des ondes planes (bilan d'énergie d'une antenne Wi-Fi), dynamique du solide en rotation, électrostatique dipolaire appliquée à l'électrocardiographie (théorie d'Einthoven) et mécanique des fluides visqueux (écoulement de Couette cylindrique).

Les questions sont directes, très guidées et permettent d'évaluer la maîtrise des savoirs fondamentaux sans technicité mathématique excessive. C'est une épreuve de révision idéale et transversale pour consolider les réflexes méthodologiques avant les écrits des concours.

Difficulté
Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 8,95/20)
Temps estimé
≈ 3 h 35 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

16 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

52 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (52) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les deux parties I (cabinet dentaire) et II (cœur), ainsi que leurs cinq sous-parties thématiques respectives (I.A à I.C et II.A à II.B), sont strictement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

56 questions
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Partie I : Cabinet dentaire

I.A · Produit de blanchiment pour les dents

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : demi-équation électronique, couple oxydant-réducteur

Écrire les demi-réactions électroniques associées aux couples d'oxydo-réduction de l'eau oxygénée.

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Écrire les demi-réactions en milieu acide en équilibrant les atomes d'oxygène avec \mathrm{H_2O} et les protons avec \mathrm{H^+}.

Voir la réponse courte

Demi-équations électroniques des couples \mathrm{O_2/H_2O_2} et \mathrm{H_2O_2/H_2O}.

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D'après le tableau de données en fin d'énoncé, l'eau oxygénée \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} intervient dans deux couples d'oxydoréduction :

  • dans le couple \mathrm{H}_{2}\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} / \mathrm{H}_{2}\mathrm{O}_{(\ell)}, le peroxyde d'hydrogène joue le rôle d'oxydant (le nombre d'oxydation de l'oxygène passe de -\mathrm{I} dans \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2 à -\mathrm{II} dans \mathrm{H}_2\mathrm{O}) ;
  • dans le couple \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} / \mathrm{H}_{2}\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})}, le peroxyde d'hydrogène joue le rôle de réducteur (le nombre d'oxydation de l'oxygène passe de -\mathrm{I} dans \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2 à 0 dans \mathrm{O}_2).

En milieu aqueux acide, les demi-réactions électroniques associées, écrites dans le sens conventionnel \mathrm{Ox} + n\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Red}, s'écrivent :

\boxed{\mathrm{H}_{2}\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}}
\boxed{\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2}\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})}}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : dismutation, constante d'équilibre

Quelle transformation chimique est alors thermodynamiquement favorisée entre ces couples ? Écrire l'équation modélisant cette transformation chimique et la nommer.

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Comparer les potentiels standard des deux couples : l'oxydant le plus fort réagit spontanément avec le réducteur le plus fort, conduisant à une dismutation.

Voir la réponse courte

Dismutation de l'eau oxygénée selon 2\,\mathrm{H_2O_2} = 2\,\mathrm{H_2O} + \mathrm{O_2}, favorisée car \Delta E^\circ > 0.

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D'après les valeurs des potentiels standard données dans l'énoncé :

  • E^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} / \mathrm{H}_2\mathrm{O}) = 1{,}77\text{ V} ;
  • E^\circ(\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} / \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})}) = 0{,}68\text{ V}.

Une réaction d'oxydoréduction est thermodynamiquement favorisée dans le sens direct entre l'oxydant du couple au potentiel standard le plus élevé et le réducteur du couple au potentiel standard le moins élevé (règle du gamma).

Ici, \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} est à la fois l'oxydant du couple à 1{,}77\text{ V} et le réducteur du couple à 0{,}68\text{ V}. La transformation thermodynamiquement favorisée est donc la réaction de l'eau oxygénée sur elle-même.

En combinant les deux demi-réactions électroniques établies à la question Q1 :

\begin{aligned} \mathrm{H}_{2}\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- &= 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} \\ \mathrm{H}_{2}\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} &= \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- \end{aligned}

On obtient l'équation bilan :

\boxed{2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} = 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}}

Cette réaction, au cours de laquelle une même espèce chimique joue à la fois le rôle d'oxydant et de réducteur, s'appelle une dismutation.

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pouvoir oxydant

Quelle espèce chimique est alors responsable de l'action de blanchiment des dents ?

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Identifier l'espèce fortement oxydante produite ou présente qui dégrade les pigments organiques dentaires.

Voir la réponse courte

Le peroxyde d'hydrogène \mathrm{H_2O_2} (ou les radicaux issus de sa décomposition) agit comme oxydant blanchissant.

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L'adverbe « alors » relie directement cette question à la dismutation mise en évidence à la question précédente (Q2). Deux lectures complémentaires sont à envisager :

  1. Selon la logique du texte et l'enchaînement des questions : La réaction de dismutation thermodynamiquement favorisée libère du dioxygène gazeux :

    2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} \longrightarrow 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}

    Le dioxygène \mathrm{O}_{2} ainsi produit in situ (notamment sous forme d'oxygène naissant ou d'espèces réactives de l'oxygène) est l'agent oxydant attendu qui dégrade et décolore les pigments organiques (chromophores) responsables du jaunissement des dents.

  2. D'un point de vue chimique rigoureux : L'eau oxygénée \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2 est elle-même un puissant oxydant dans le couple \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O} (E^\circ = 1{,}77\text{ V}). Le peroxyde d'hydrogène \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2 oxyde directement les molécules colorées des dents, provoquant leur coupure ou la perte de leurs liaisons conjuguées, ce qui conduit au blanchiment.

L'action de blanchiment est donc attribuée selon le barème soit au dioxygène \mathrm{O}_2 (produit par la dismutation), soit au peroxyde d'hydrogène \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2 lui-même :

\boxed{\mathrm{O}_{2} \quad \text{ou} \quad \mathrm{H}_2\mathrm{O}_2}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : constante d'acidite, équilibre acido-basique

À , on considère une solution aqueuse d'eau oxygénée de concentration . Écrire l'équation de la réaction modélisant l'action de l'eau oxygénée sur l'eau et donner la valeur de la constante d'équilibre associée.

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Écrire la réaction de transfert de proton entre \mathrm{H_2O_2} et \mathrm{H_2O} ; la constante d'équilibre associée correspond directement à K_a = 10^{-\mathrm{p}K_a}.

Voir la réponse courte

Réaction acide-base \mathrm{H_2O_2 + H_2O = HO_2^- + H_3O^+} avec K^\circ = K_a = 10^{-\mathrm{p}K_a}.

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L'eau oxygénée \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} se comporte comme un acide de Brønsted vis-à-vis de l'eau, selon le couple acide-base \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} / \mathrm{HO}_{2(\mathrm{aq})}^-. La réaction modélisant son action sur le solvant eau s'écrit :

\boxed{\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} = \mathrm{HO}_{2(\mathrm{aq})}^- + \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})}}

La constante d'équilibre associée à cette réaction correspond à la constante d'acidité K_a du couple :

K^\circ = K_a = \frac{[\mathrm{HO}_2^-]_{\mathrm{éq}}\,[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]_{\mathrm{éq}}}{[\mathrm{H}_2\mathrm{O}_2]_{\mathrm{éq}}\,c^\circ} = 10^{-\mathrm{p}K_a}

D'après les données de l'énoncé, \mathrm{p}K_a = 11{,}6, d'où :

K^\circ = 10^{-11{,}6} \approx 2{,}5 \times 10^{-12}
\boxed{K^\circ = 2{,}5 \times 10^{-12}}

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : calcul de ph, acide faible

En déduire la valeur du pH de la solution en ne considérant que cette réaction. Commenter le résultat obtenu.

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Poser l'avancement volumique en négligeant l'autoprotolyse de l'eau ; vérifier la cohérence du résultat obtenu par rapport à la neutralité.

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Le calcul avec l'acide seul donne un \mathrm{pH} \approx 7{,}3 > 7, valeur aberrante pour une solution acide diluée.

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En ne prenant en compte que la réaction de dissociation acide de l'eau oxygénée sur l'eau :

\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} \rightleftharpoons \mathrm{HO}_{2(\mathrm{aq})}^- + \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})}

avec une concentration initiale C = 1 \times 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et en considérant une concentration initiale nulle en ions \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+, l'avancement volumique à l'équilibre vaut h = [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] = [\mathrm{HO}_2^-].

La constante d'acidité s'exprime par :

K_a = \frac{[\mathrm{HO}_2^-]\,[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]}{[\mathrm{H}_2\mathrm{O}_2]\,c^\circ} = \frac{h^2}{C - h}

L'acide étant très faible (\mathrm{p}K_a = 11{,}6), la dissociation est très peu avancée, d'où l'approximation h \ll C, soit C - h \approx C. On obtient :

h = \sqrt{K_a C}

Le pH de la solution s'en déduit :

\begin{aligned} \mathrm{pH} &= -\log h = \frac{1}{2}(\mathrm{p}K_a - \log C) \\ \mathrm{pH} &= \frac{1}{2}(11{,}6 - \log(1 \times 10^{-3})) = \frac{1}{2}(11{,}6 + 3) \end{aligned}
\boxed{\mathrm{pH} = 7{,}3}

Commentaire du résultat : On trouve un \mathrm{pH} > 7, ce qui correspondrait à un milieu basique à 298\text{ K}. Or, l'ajout d'un acide (même très faible) dans l'eau pure ne peut en aucun cas rendre la solution basique. Ce résultat est donc physiquement aberrant : il provient du fait d'avoir négligé l'autoprotolyse de l'eau, dont l'apport en ions \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ (de l'ordre de 10^{-7}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) est ici supérieur à celui de l'acide (h = 10^{-7{,}3} \approx 5 \times 10^{-8}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}).

Résultat

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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : autoprotolyse de l'eau, calcul de ph

Une mesure de pH de la solution aqueuse d'eau oxygénée précédente donne . Quelles réactions doivent être prises en compte afin de justifier cette valeur de pH ?

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Constater que l'eau pure apporte déjà [\mathrm{H_3O^+}] = 10^{-7}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, ce qui impose de prendre en compte l'autoprotolyse de l'eau.

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Prise en compte simultanée de l'autoprotolyse de l'eau pour obtenir \mathrm{pH} = 6{,}95.

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Pour rendre compte d'un \mathrm{pH} inférieur à 7, il est nécessaire de prendre en compte deux réactions :

  1. La réaction acide-base de l'eau oxygénée sur l'eau :

    \mathrm{H_2O_{2\,(aq)}} + \mathrm{H_2O_{(\ell)}} \rightleftharpoons \mathrm{HO_{2\,(aq)}^-} + \mathrm{H_3O^+_{(aq)}}, \quad K_a = 10^{-11{,}6}
  2. L'autoprotolyse de l'eau, indispensable lorsque la concentration en ions oxonium apportée par l'acide est du même ordre de grandeur que celle issue de l'eau :

    2\,\mathrm{H_2O_{(\ell)}} \rightleftharpoons \mathrm{H_3O^+_{(aq)}} + \mathrm{HO^-_{(aq)}}, \quad K_e = 10^{-14}

Vérifions quantitativement ce résultat par la condition d'électroneutralité de la solution :

[\mathrm{H_3O^+}] = [\mathrm{HO_{2}^-}] + [\mathrm{HO^-}]

L'eau oxygénée étant très faiblement dissociée, [\mathrm{H_2O_2}] \approx C, d'où :

[\mathrm{HO_2^-}] \approx \frac{K_a\,C}{[\mathrm{H_3O^+}]} \quad \text{et} \quad [\mathrm{HO^-}] = \frac{K_e}{[\mathrm{H_3O^+}]}

En injectant ces expressions dans la relation d'électroneutralité, on obtient :

[\mathrm{H_3O^+}]^2 = K_a\,C + K_e

soit :

[\mathrm{H_3O^+}] = \sqrt{K_a\,C + K_e}

Application numérique avec K_a\,C = 10^{-11{,}6} \times 10^{-3} = 10^{-14{,}6} \approx 2{,}51 \times 10^{-15}\text{ mol}^2\cdot\text{L}^{-2} et K_e = 10^{-14}\text{ mol}^2\cdot\text{L}^{-2} :

\begin{aligned} [\mathrm{H_3O^+}] &= \sqrt{2{,}51 \times 10^{-15} + 10^{-14}} = \sqrt{1{,}251 \times 10^{-14}} \approx 1{,}12 \times 10^{-7}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ \mathrm{pH} &= -\log\left(1{,}12 \times 10^{-7}\right) = 6{,}95 \end{aligned}

On retrouve précisément la valeur mesurée.

\boxed{\text{Il faut prendre en compte la réaction acido-basique de }\mathrm{H_2O_2}\text{ sur l'eau et l'autoprotolyse de l'eau.}}

Résultat

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I.B · Utilisation d'un autoclave

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : diagramme de phases, corps pur

Rappeler l'allure du diagramme de l'eau en indiquant la position de chacune des phases.

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Tracer les trois courbes d'équilibre se rejoignant au point triple dans le plan (P, T), en veillant à la pente négative de la courbe de fusion de l'eau.

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Tracé du diagramme (P, T) de l'eau avec pente négative de la courbe de fusion et domaines solide, liquide, gaz.

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Le diagramme d'état (P, T) d'un corps pur présente les domaines de stabilité thermodynamique de chaque phase ainsi que les courbes de coexistence entre deux phases. Pour l'eau, il présente une spécificité remarquable : la courbe d'équilibre solide-liquide possède une pente négative (\mathrm{d}P/\mathrm{d}T < 0), traduisant le fait que la masse volumique de la glace est inférieure à celle de l'eau liquide (\Delta_{\text{fus}} v < 0).

Les trois domaines de phase sont ainsi répartis :

  • Solide à basse température et haute pression ;
  • Liquide à température intermédiaire et haute pression ;
  • Gaz (ou vapeur) à haute température et basse pression.

Ces domaines sont séparés par trois courbes de coexistence se rejoignant au point triple \mathrm{T} (T_t \approx 0{,}01\text{ }^\circ\mathrm{C}, P_t \approx 6{,}11\text{ mbar}), la courbe de vaporisation s'interrompant au point critique \mathrm{C} (T_c \approx 374\text{ }^\circ\mathrm{C}, P_c \approx 221\text{ bar}).

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pression de vapeur saturante

Rappeler la définition de la vapeur saturante.

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Définir la pression de vapeur saturante comme la pression à laquelle la phase gazeuse d'un corps pur est en équilibre thermodynamique avec sa phase condensée à température fixée.

Voir la réponse courte

Définition de la vapeur saturante : phase vapeur en équilibre avec la phase liquide (ou solide) à température T.

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Une vapeur saturante est la phase vapeur d'un corps pur en équilibre thermodynamique avec sa phase condensée (liquide ou solide) à une température fixée T.

La pression exercée par cette vapeur à l'équilibre est appelée pression de vapeur saturante, notée P_{\text{sat}}(T) ; elle ne dépend que de la température T pour un corps pur donné.

\boxed{\text{Vapeur d'un corps pur en équilibre avec sa phase condensée à la température } T.}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pression partielle, loi de dalton

Déterminer alors la valeur de la pression partielle de l'air correspondante. En déduire la valeur de la pression partielle de la vapeur d'eau. On considère que la pression de la vapeur d'eau dans la cocotte est nulle au début du chauffage.

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Appliquer la loi des gaz parfaits à volume constant pour calculer P_{\text{air}}(T_1), puis utiliser la loi de Dalton : P_{\text{tot}} = P_{\text{air}} + P_{\text{eau}} = P_0 + \Delta P.

Voir la stratégie
  1. L'autocuiseur étant fermé et indéformable, le volume offert à la phase gazeuse est supposé constant (la faible évaporation d'eau ne modifiant pas sensiblement le volume de liquide). L'air y est emprisonné sans échange de matière avant l'ouverture de la soupape. En modélisant l'air comme un gaz parfait, on détermine sa pression partielle P_1 à la température T_1.
  2. La soupape commence à s'ouvrir lorsque la surpression interne atteint \Delta P, ce qui fixe la pression totale régnant à l'intérieur.
  3. Par la loi de Dalton des mélanges de gaz parfaits, la pression partielle de vapeur d'eau se déduit de la différence entre la pression totale et la pression partielle de l'air.
Voir la réponse courte

Loi des gaz parfaits pour l'air à volume constant, puis loi de Dalton : P_{\mathrm{vapeur}} = P_{\mathrm{tot}} - P_1.

Voir le corrigé complet

Avant l'ouverture de la soupape, la quantité de matière d'air n_{\text{air}} enfermée dans le volume gazeux V reste constante. En assimilant l'air à un gaz parfait isochore :

\frac{P_{\text{air}}}{T} = \frac{n_{\text{air}} R}{V} = \text{cte}

Initialement, la température vaut T_0 = 293\text{ K} et la pression de vapeur d'eau est négligeable, de sorte que la pression partielle de l'air est égale à la pression initiale P_0 = 1{,}00\text{ bar}. À la température T_1 = 85\text{ }^\circ\text{C} = 85 + 273 = 358\text{ K}, la pression partielle de l'air s'écrit :

P_1 = P_0 \frac{T_1}{T_0}

Application numérique :

P_1 = 1{,}00 \times \frac{358}{293} \approx 1{,}22\text{ bar}
\boxed{P_1 = 1{,}22\text{ bar}}

La soupape commence à se soulever lorsque la pression intérieure P_{\text{tot}} dépasse la pression extérieure P_0 de \Delta P = 0{,}69\text{ bar} :

P_{\text{tot}} = P_0 + \Delta P = 1{,}00 + 0{,}69 = 1{,}69\text{ bar}

D'après la loi de Dalton pour le mélange gazeux (air et vapeur d'eau) :

P_{\text{tot}} = P_1 + P_{\text{eau}} \implies P_{\text{eau}} = P_{\text{tot}} - P_1

Application numérique :

P_{\text{eau}} = 1{,}69 - 1{,}22 = 0{,}47\text{ bar}
\boxed{P_{\text{eau}} = 0{,}47\text{ bar}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : température d'ébullition, pression de vapeur saturante

Déterminer la valeur de la température lorsque tout l'air a été chassé de l'enceinte.

Voir l'indice

Quand tout l'air est chassé, la pression totale dans l'enceinte est égale à la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}} = P_0 + \Delta P ; inverser la loi de Duperray.

Voir la stratégie
  1. Lorsque la soupape fonctionne et évacue le fluide, la pression totale régnant à l'intérieur de l'autocuiseur est maintenue à la valeur limite de déclenchement : P = P_0 + \Delta P.
  2. Tout l'air ayant été chassé, l'enceinte ne contient plus qu'un équilibre liquide-vapeur d'eau pure : la pression totale est alors égale à la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(t).
  3. On en déduit la température t à l'aide de la formule empirique de Duperray fournie par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Lorsque tout l'air est chassé, P_{\mathrm{sat}}(T) = P_{\mathrm{tot}} ; lecture de T sur la courbe ou table d'ébullition.

Voir le corrigé complet

Lorsque tout l'air a été évacué, la phase gazeuse au-dessus de l'eau liquide est constituée exclusivement de vapeur d'eau. La vapeur étant en équilibre avec l'eau liquide, la pression à l'intérieur de la cocotte est la pression de vapeur saturante :

P = P_{\text{sat}}(t)

La soupape régule la pression interne en laissant échapper la vapeur dès que la surpression atteint \Delta P = 0{,}69\text{ bar}, ce qui fixe la pression interne à :

P = P_0 + \Delta P = 1{,}00 + 0{,}69 = 1{,}69\text{ bar}

D'après la loi de Duperray :

P_{\text{sat}}(t) = P_0 \left(\frac{t}{100}\right)^4 \implies \left(\frac{t}{100}\right)^4 = \frac{P_0 + \Delta P}{P_0} = 1{,}69

En prenant la racine quatrième (remarquons que \sqrt{1{,}69} = 1{,}30) :

\frac{t}{100} = (1{,}69)^{1/4} = \sqrt{1{,}30} \approx 1{,}140

On en déduit la température :

t \approx 114\text{ }^\circ\text{C}

Soit, en kelvins, avec T(\text{K}) = t(^\circ\text{C}) + 273 :

\boxed{t = 114\text{ }^\circ\text{C} \quad \text{soit} \quad T = 387\text{ K}}

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : securite, résistance mécanique

Pourquoi ne met-on pas de soupape réglée pour une différence de pression plus élevée ?

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Penser aux contraintes mécaniques de tenue des parois métalliques (sécurité) ainsi qu'à la dégradation thermique des aliments ou des joints.

Voir la réponse courte

Limiter la surpression pour éviter l'explosion de l'enceinte tout en garantissant une température de stérilisation suffisante.

Voir le corrigé complet

Une différence de pression de consigne plus élevée n'est pas retenue pour un autocuiseur à usage domestique pour deux raisons principales :

  1. La sécurité mécanique : Une pression intérieure accrue soumettrait la cuve, le couvercle et les joints à des contraintes mécaniques considérablement plus fortes. Le risque de fuite brutale de vapeur d'eau sous pression, de déformation, voire de rupture catastrophique (explosion) de l'enceinte serait alors nettement plus élevé dans un contexte d'utilisation grand public.
  2. La préservation des aliments : D'après la courbe d'équilibre liquide-vapeur (ou la loi de Duperray), une pression plus forte imposerait une température d'ébullition plus importante. Or, à des températures trop élevées (au-delà de 120\text{ }^\circ\mathrm{C} environ), les qualités gustatives et la texture des aliments sont altérées, et de nombreux nutriments thermolabiles (comme les vitamines) sont dégradés.
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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : transfert thermique, condensation

Lorsque de la vapeur d'eau est injectée dans l'autoclave à quoi doit-on veiller pour avoir la meilleure stérilisation possible ?

Voir l'indice

S'assurer que l'air a été totalement évacué afin que la vapeur d'eau soit pure et pénètre au cœur de tous les dispositifs poreux.

Voir la stratégie

Le texte introductif souligne que la vapeur d'eau à 134\,^\circ\text{C} est incomparablement plus efficace que l'air chaud sec pour la stérilisation (3 minutes contre 2 heures). Pour bénéficier pleinement des propriétés de la vapeur d'eau saturante (chaleur latente de condensation et pouvoir de pénétration), il convient d'identifier les conditions requises au sein de la chambre de stérilisation.

Voir la réponse courte

Veiller à chasser totalement l'air pour que la vapeur saturante condense efficacement sur les instruments.

Voir le corrigé complet

Lors de l'injection de vapeur d'eau dans l'autoclave, il faut veiller tout particulièrement à :

  • Évacuer préalablement la totalité de l'air résiduel de l'enceinte (par des cycles de vide ou de purge). La présence de poches d'air froid résiduel agirait comme un isolant thermique et empêcherait la vapeur d'entrer en contact direct avec toutes les surfaces des instruments, tout en abaissant la pression partielle de vapeur d'eau et donc la température de saturation.
  • Assurer la présence exclusive d'une vapeur d'eau saturée homogène, afin de maximiser le transfert thermique par condensation de l'eau sur les instruments (libération de l'enthalpie de vaporisation) et d'atteindre uniformément la température de consigne (134\,^\circ\text{C}) au cœur de la charge.

Question déjà tombée ailleurs

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pression de vapeur saturante

Quelle pression de la vapeur d'eau a-t-on atteint à ? Commenter la valeur obtenue par rapport aux valeurs de l'auto-cuiseur.

Voir l'indice

Appliquer la formule de Duperray avec t = 134\text{ }^\circ\text{C} et comparer à la pression régnant dans la cocotte-minute.

Voir la réponse courte

Lecture de P_{\mathrm{sat}}(134\,^\circ\mathrm{C}) \approx 3\text{ bar}, supérieure à celle de l'autocuiseur ménager (T \approx 120\,^\circ\mathrm{C}).

Voir le corrigé complet

La température de stérilisation de l'autoclave est de t = 134\text{ }^\circ\text{C}, valeur comprise dans le domaine de validité [100\text{ }^\circ\text{C} \,;\, 200\text{ }^\circ\text{C}] de la formule empirique de Duperray fournie dans l'énoncé :

P_{\text{sat}} = P_0 \left(\frac{t}{100}\right)^4

avec P_0 = 1\text{ bar} et t exprimée en ^\circ\text{C}.

Pour t = 134\text{ }^\circ\text{C} :

P_{\text{sat}} = 1 \times \left(\frac{134}{100}\right)^4 = 1{,}34^4 \approx 3{,}22\text{ bar}
\boxed{P_{\text{sat}}(134\text{ }^\circ\text{C}) \approx 3{,}2\text{ bar}}

Commentaire :

  • Dans l'autocuiseur, la pression totale de fonctionnement était limitée par la soupape à P_{\text{tot}} = P_0 + \Delta P = 1{,}69\text{ bar}, ce qui correspondait à une température de vapeur d'eau d'environ 114\text{ }^\circ\text{C} (question Q10).
  • Dans l'autoclave, la pression atteinte (3{,}2\text{ bar}) est près de deux fois supérieure à celle de l'autocuiseur.
  • Cette surpression importante permet d'atteindre une température de vapeur saturante nettement plus élevée (134\text{ }^\circ\text{C}), garantissant une destruction rapide et efficace des germes pathogènes et des spores bactériennes en seulement trois minutes, mais impose une enceinte métallique particulièrement robuste et étanche sans soupape de décharge à basse pression.

Résultat

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : controle qualité

Parmi les images de feuille thermosensible issues de la procédure de test et présentées figure 2, déterminer, en le justifiant, laquelle des deux images b ou c correspond à un test réussi et laquelle à un test qui a échoué. Quel est l'intérêt de l'image a ?

Voir l'indice

Une feuille uniformément noire indique une pénétration complète et homogène de la vapeur au centre du pack ; l'image a sert de témoin avant stérilisation.

Voir la réponse courte

L'image montrant un virage thermique homogène valide le test ; l'image a sert de témoin avant stérilisation.

Voir le corrigé complet
  • Identification des tests réussi et échoué :

    • Le test de Bowie-Dick évalue la capacité de l'autoclave à évacuer la totalité de l'air pour permettre une pénétration complète, homogène et rapide de la vapeur d'eau saturée jusqu'au cœur de la charge poreuse.
    • Sur l'image b, le virage de couleur (du gris au noir) est homogène et complet sur l'ensemble de la feuille, y compris au centre : la vapeur d'eau saturée a pénétré partout au cœur du paquet. L'image b correspond donc à un test réussi.
    • Sur l'image c, seule la périphérie a viré au noir tandis que le centre est resté gris : une poche d'air résiduel au centre a empêché la vapeur saturante d'atteindre le cœur du pack (l'air n'ayant pas été convenablement évacué). L'image c correspond donc à un test ayant échoué.
  • Intérêt de l'image a :

    • L'image a représente la feuille thermosensible avant le cycle de stérilisation (état initial).
    • Elle sert de témoin de référence, permettant de vérifier que l'indicateur chimique n'a pas été prématurément dégradé (chaleur ou humidité lors du stockage) et de comparer visuellement le contraste avant/après traitement.
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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : longueur d'onde, spectre électromagnétique

Calculer la longueur d'onde associée à cette onde. À quel domaine du spectre électromagnétique appartient-elle ?

Voir l'indice

Utiliser la relation fondamentale de propagation \lambda = c/f et situer la longueur d'onde dans le spectre électromagnétique.

Voir la réponse courte

Relation \lambda = c/f \approx 12{,}5\text{ cm} à 2{,}4\text{ GHz}, domaine des micro-ondes (ou hyperfréquences).

Voir le corrigé complet

La célérité de l'onde dans l'air étant assimilée à la célérité de la lumière dans le vide c, la longueur d'onde \lambda est reliée à la fréquence f par la relation :

\lambda = \frac{c}{f}

Application numérique avec c = 3 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et f = 2{,}45\text{ GHz} = 2{,}45 \times 10^9\text{ Hz} :

\lambda = \frac{3 \times 10^8}{2{,}45 \times 10^9} \approx 0{,}122\text{ m}
\boxed{\lambda \approx 12{,}2\text{ cm}}

Une onde dont la fréquence est comprise entre 300\text{ MHz} et 300\text{ GHz} (longueur d'onde comprise entre 1\text{ mm} et 1\text{ m}) appartient au domaine des micro-ondes (ou ondes centimétriques, au sein du domaine général des ondes radio/hertziennes).

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : équation de maxwell, équation de d'alembert

Rappeler les équations de Maxwell dans le vide et établir l'équation de propagation vérifiée par le vecteur champ électrique .

Voir l'indice

Partir de \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) en utilisant les équations de Maxwell-Faraday et Maxwell-Ampère sans courants ni charges.

Voir la stratégie
  1. Écrire les quatre équations de Maxwell dans le vide, c'est-à-dire en l'absence de charges (\rho = 0) et de courants (\vec{\jmath} = \vec{0}).
  2. Appliquer l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday.
  3. Utiliser la formule du double rotationnel fournie dans l'énoncé ainsi que l'équation de Maxwell-Ampère pour aboutir à l'équation de d'Alembert.
Voir la réponse courte

Équations de Maxwell dans le vide et combinaison avec \vec{\nabla}\times(\vec{\nabla}\times\vec{E}) pour établir le d'Alembertien de \vec{E}.

Voir le corrigé complet

Dans le vide de matière, la densité volumique de charge et la densité volumique de courant sont nulles : \rho = 0 et \vec{\jmath} = \vec{0}. Les équations de Maxwell s'écrivent :

\begin{aligned} \text{Maxwell-Gauss (MG) :} \quad & \operatorname{div}\vec{E} = 0 \\ \text{Maxwell-Thomson (MT) :} \quad & \operatorname{div}\vec{B} = 0 \\ \text{Maxwell-Faraday (MF) :} \quad & \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \\ \text{Maxwell-Ampère (MA) :} \quad & \overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{B} = \varepsilon_0 \mu_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \end{aligned}

où c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}} désigne la célérité de la lumière dans le vide.

Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}(\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{E}) = \overrightarrow{\operatorname{rot}}\!\left(-\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}\right)

Les opérateurs spatiaux et temporels commutant pour des champs réguliers, on obtient en utilisant l'équation de Maxwell-Ampère :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}(\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{E}) = -\frac{\partial}{\partial t}(\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{B}) = -\frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

D'après l'identité vectorielle fournie :

\overrightarrow{\operatorname{rot}}(\overrightarrow{\operatorname{rot}}\vec{E}) = \overrightarrow{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) - \Delta\vec{E}

Comme \operatorname{div}\vec{E} = 0 d'après l'équation de Maxwell-Gauss, il vient :

-\Delta\vec{E} = -\frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

Le champ électrique vérifie donc l'équation de d'Alembert :

\boxed{\Delta \vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}}

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : onde plane progressive monochromatique, polarisation rectiligne

On étudie la propagation d'une onde plane, progressive, monochromatique (OPPM) solution de l'équation de propagation précédente. Cette onde se propage suivant l'axe des et est polarisée rectilignement suivant l'axe . Écrire le champ électrique correspondant en expliquant la démarche et en définissant les notations utilisées.

Voir l'indice

Écrire la forme générale d'une onde plane progressive se propageant selon +z et polarisée rectilignement selon \vec{u}_x sous forme cosinussoïdale.

Voir la réponse courte

Écriture \vec{E}(z,t) = E_0 \cos(\omega t - kz)\,\vec{u}_x en explicitant amplitude, pulsation \omega et vecteur d'onde k.

Voir le corrigé complet

Traduisions successivement les caractéristiques imposées par l'énoncé :

  • Polarisation rectiligne suivant (Ox) : le champ électrique est dirigé selon l'axe (Ox), soit :

    \vec{E}(z,t) = E(z,t)\,\vec{u}_x
  • Onde plane : le champ ne dépend dans l'espace que de la coordonnée de direction de propagation z. Les plans d'onde sont les plans z = \text{cte}, perpendiculaires à la direction de propagation.
  • Onde progressive se propageant selon l'axe des z > 0 : la dépendance spatio-temporelle s'écrit sous la forme d'une fonction de la variable (t - z/c) ou (kz - \omega t).
  • Monochromatique : la dépendance temporelle est sinusoïdale de pulsation \omega = 2\pi f.

Le champ électrique réel solution de l'équation de d'Alembert s'écrit donc :

\boxed{\vec{E}(z,t) = E_0 \cos(\omega t - kz + \varphi_0)\,\vec{u}_x}

ou, en notation complexe :

\underline{\vec{E}}(z,t) = \underline{E}_0\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - k z)}\,\vec{u}_x

avec les notations suivantes :

  • E_0 : amplitude (réelle positive) du champ électrique (en \mathrm{V\cdot m^{-1}}) ;
  • \omega = 2\pi f : pulsation de l'onde (en \mathrm{rad\cdot s^{-1}}) ;
  • k = \dfrac{\omega}{c} = \dfrac{2\pi}{\lambda} : norme du vecteur d'onde ou nombre d'onde (en \mathrm{rad\cdot m^{-1}}) ;
  • \varphi_0 : phase à l'origine (en \mathrm{rad}) ;
  • \vec{u}_x : vecteur unitaire de l'axe (Ox).

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : relation de structure, onde plane

Déterminer alors le vecteur champ magnétique associé.

Voir l'indice

Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\partial\vec{B}/\partial t ou la relation de structure \vec{B} = \frac{1}{c}\vec{u}_z \wedge \vec{E}.

Voir la stratégie

Pour déterminer le champ magnétique \vec{B} à partir du champ électrique \vec{E} déterminé à la question Q17, deux méthodes équivalentes sont envisageables :

  1. Utiliser l'équation locale de Maxwell-Faraday \vec{\operatorname{rot}}\,\vec{E} = -\dfrac{\partial \vec{B}}{\partial t} et intégrer par rapport au temps en éliminant tout champ statique uniforme sans intérêt physique pour une onde se propageant.
  2. Utiliser la relation de structure d'une onde plane progressive monochromatique (OPPM) dans le vide : \vec{B} = \dfrac{\vec{u} \wedge \vec{E}}{c}, où \vec{u} = \vec{u}_z est le vecteur unitaire dans la direction de propagation.
Voir la réponse courte

Utilisation de l'équation de Maxwell-Faraday : \vec{B} = \frac{E_0}{c} \cos(\omega t - kz)\,\vec{u}_y.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide :

\vec{\operatorname{rot}}\,\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}

Le champ électrique s'écrit (résultat de la question Q17) \vec{E}(z,t) = E_x(z,t)\,\vec{u}_x avec E_x(z,t) = E_0 \cos(\omega t - kz + \varphi_0). Calculons son rotationnel en coordonnées cartésiennes :

\vec{\operatorname{rot}}\,\vec{E} = \begin{pmatrix} \dfrac{\partial}{\partial x} \\[6pt] \dfrac{\partial}{\partial y} \\[6pt] \dfrac{\partial}{\partial z} \end{pmatrix} \wedge \begin{pmatrix} E_x(z,t) \\ 0 \\ 0 \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} 0 \\ \dfrac{\partial E_x}{\partial z} \\ 0 \end{pmatrix} = \frac{\partial E_x}{\partial z}\,\vec{u}_y

La dérivée spatiale de E_x par rapport à z vaut :

\frac{\partial E_x}{\partial z} = k E_0 \sin(\omega t - kz + \varphi_0)

Par identification avec -\dfrac{\partial \vec{B}}{\partial t}, la seule composante non nulle (à composante constante près, que l'on prend nulle) est portée par \vec{u}_y :

\frac{\partial B_y}{\partial t} = -k E_0 \sin(\omega t - kz + \varphi_0)

En intégrant par rapport au temps t et sachant que k = \dfrac{\omega}{c} :

B_y(z,t) = \frac{k}{\omega} E_0 \cos(\omega t - kz + \varphi_0) = \frac{E_0}{c}\cos(\omega t - kz + \varphi_0)

On en déduit l'expression du champ magnétique associé :

\boxed{\vec{B}(z,t) = \frac{E_0}{c} \cos(\omega t - kz + \varphi_0)\,\vec{u}_y = \frac{1}{c} \vec{u}_z \wedge \vec{E}(z,t)}

Résultat

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : vecteur de poynting

En déduire le vecteur de Poynting correspondant.

Voir l'indice

Appliquer la définition du vecteur de Poynting \vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0} et utiliser c^2 = 1/(\varepsilon_0 \mu_0).

Voir la réponse courte

Calcul du vecteur de Poynting \vec{\Pi} = \frac{\vec{E}\times\vec{B}}{\mu_0} = \frac{E_0^2}{\mu_0 c} \cos^2(\omega t - kz)\,\vec{u}_z.

Voir le corrigé complet

Par définition, dans le vide, le vecteur de Poynting s'écrit :

\vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0}

En utilisant les expressions obtenues aux questions Q17 et Q18 :

\vec{E}(z,t) = E_0 \cos(\omega t - kz + \varphi_0)\,\vec{u}_x \quad \text{et} \quad \vec{B}(z,t) = \frac{E_0}{c}\cos(\omega t - kz + \varphi_0)\,\vec{u}_y

Le produit vectoriel des vecteurs unitaires vaut \vec{u}_x \wedge \vec{u}_y = \vec{u}_z. On en déduit :

\vec{\Pi}(z,t) = \frac{E_0^2}{\mu_0 c} \cos^2(\omega t - kz + \varphi_0)\,\vec{u}_z

Sachant que \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1, soit \dfrac{1}{\mu_0 c} = \varepsilon_0 c, le vecteur de Poynting peut également s'exprimer directement à l'aide des constantes données par l'énoncé :

\boxed{\vec{\Pi}(z,t) = \varepsilon_0 c E_0^2 \cos^2(\omega t - kz + \varphi_0)\,\vec{u}_z = \frac{E_0^2}{\mu_0 c} \cos^2(\omega t - kz + \varphi_0)\,\vec{u}_z}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : moyenne temporelle, vecteur de poynting

Déterminer la valeur moyenne dans le temps de .

Voir l'indice

Prendre la moyenne temporelle sur une période du terme en \cos^2(\omega t - kz), sachant que \langle\cos^2\rangle = 1/2.

Voir la réponse courte

Valeur moyenne temporelle \langle\vec{\Pi}\rangle = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c}\,\vec{u}_z.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q19, le vecteur de Poynting instantané s'écrit :

\vec{\Pi}(z,t) = \varepsilon_0 c E_0^2 \cos^2(\omega t - kz + \varphi_0)\,\vec{u}_z

La valeur moyenne temporelle d'une grandeur g(t) sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} est définie par :

\langle g \rangle = \frac{1}{T} \int_0^T g(t)\,\mathrm{d}t

En utilisant l'identité trigonométrique \cos^2(X) = \frac{1 + \cos(2X)}{2}, la moyenne de la fonction cosinus sur un nombre entier de périodes étant nulle, on a :

\langle \cos^2(\omega t - kz + \varphi_0) \rangle = \frac{1}{2}

On en déduit immédiatement la valeur moyenne dans le temps du vecteur de Poynting :

\boxed{\langle \vec{\Pi} \rangle = \frac{1}{2}\varepsilon_0 c E_0^2\,\vec{u}_z = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c}\,\vec{u}_z}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : bilan de puissance, onde spherique

Déterminer la valeur de l'amplitude du champ électrique à une distance de l'antenne, cette distance correspondant à la distance entre l'antenne et le siège où est assis le patient.

Voir l'indice

Égaler la puissance rayonnée isotrope au flux du vecteur de Poynting moyen à travers une sphère de rayon d : P = 4\pi d^2 \|\langle\vec{\Pi}\rangle\|.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux du vecteur de Poynting moyen à travers une sphère centrée sur l'antenne et de rayon d en utilisant l'hypothèse de rayonnement isotrope.
  2. Égaler ce flux à la puissance totale émise P pour exprimer la norme moyenne \langle \Pi \rangle en fonction de P et de d.
  3. Utiliser l'expression de \langle \Pi \rangle obtenue à la question Q20 pour en déduire l'amplitude E_0 du champ électrique.
Voir la réponse courte

Flux moyen à travers la sphère de rayon d égal à la puissance P, donnant E_0 = \sqrt{2\mu_0 c P/(4\pi d^2)}.

Voir le corrigé complet

L'antenne émet de façon isotrope une onde électromagnétique dans tout l'espace. En intégrant le flux du vecteur de Poynting temporellement moyenné à travers une sphère \mathcal{S} de rayon d centrée sur l'antenne, la puissance moyenne rayonnée s'écrit :

P = \iint_{\mathcal{S}} \langle \vec{\Pi} \rangle \cdot \mathrm{d}\vec{S}

Par isotropie et propagation radiale centrifuge, \langle \vec{\Pi} \rangle = \langle \Pi \rangle \, \vec{u}_r est uniforme sur la sphère de surface 4\pi d^2, d'où :

P = \langle \Pi \rangle \times 4\pi d^2 \iff \langle \Pi \rangle = \frac{P}{4\pi d^2}

En assimilant localement l'onde à l'OPPM étudiée aux questions précédentes, la valeur moyenne du vecteur de Poynting établie à la question Q20 s'écrit :

\langle \Pi \rangle = \frac{1}{2}\varepsilon_0 c E_0^2

En égalant ces deux expressions, on obtient :

\frac{1}{2}\varepsilon_0 c E_0^2 = \frac{P}{4\pi d^2} \implies E_0^2 = \frac{P}{2\pi \varepsilon_0 c \, d^2}

L'amplitude du champ électrique à la distance d vaut ainsi :

\boxed{E_0 = \frac{1}{d} \sqrt{\frac{P}{2\pi \varepsilon_0 c}}}

Application numérique :

  • P = 100\text{ mW} = 0{,}100\text{ W} ;
  • d = 5\text{ m} ;
  • \varepsilon_0 = 8{,}85 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} ;
  • c = 3 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
\begin{aligned} E_0 &= \frac{1}{5} \sqrt{\frac{0{,}100}{2\pi \times 8{,}85 \times 10^{-12} \times 3 \times 10^8}} \\ &\approx \frac{1}{5} \sqrt{5{,}995} \approx 0{,}49\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} \end{aligned}
\boxed{E_0 \approx 0{,}49\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}}

Résultat

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Notions : norme d'exposition

Est-ce cohérent avec le seul maximal fixé par l'INERIS (institut national de l'environnement industriel et des risques) qui indique, pour l'amplitude du champ électrique, pour des fréquences entre et ?

Voir l'indice

Comparer la valeur numérique obtenue à la valeur limite de 61\text{ V}\cdot\text{m}^{-1} imposée par la norme INERIS.

Voir la réponse courte

Comparaison de l'amplitude obtenue avec le seuil INERIS (61\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}), bien supérieur à la valeur calculée.

Voir le corrigé complet

La fréquence du signal wifi est f = 2{,}45\text{ GHz}, ce qui appartient bien à la plage de fréquences considérée par l'INERIS ([2\text{ GHz} ; 300\text{ GHz}]).

D'après la question Q21, l'amplitude du champ électrique à la distance d = 5\text{ m} vaut :

E_0 \approx 0{,}49\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}

Cette valeur est très nettement inférieure au seuil maximal réglementaire fixé par l'INERIS (E_{\max} = 61\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}) :

E_0 \ll E_{\max} \quad \left(\frac{E_{\max}}{E_0} \approx 124\right)
\boxed{\text{Le résultat obtenu est parfaitement cohérent et respecte largement la norme de sécurité.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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I.C · Instrumentation rotative

Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en PTSI, TSI1

Notions : puissance d'un couple, frottement fluide

Déterminer l'expression de la puissance du couple de frottements. En déduire le signe de .

Voir l'indice

Calculer \mathcal{P} = \Gamma_1\,\omega et appliquer le fait que le frottement doit dissiper de l'énergie (puissance toujours négative).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance développée par une action mécanique modélisée par un couple agissant sur un solide en rotation d'axe fixe (Oz) à la vitesse angulaire \omega.
  2. Utiliser le caractère dissipatif des frottements (la puissance doit être négative ou nulle, quel que soit le signe de la vitesse angulaire) pour en déduire le signe de la constante \alpha.
Voir la réponse courte

Puissance \mathcal{P} = \Gamma_f\,\omega = -\alpha\omega^2 < 0, ce qui impose \alpha > 0 pour un couple résistant.

Voir le corrigé complet

Pour un solide en rotation autour d'un axe fixe (Oz), la puissance \mathcal{P}(\Gamma_1) développée par le couple de frottements de moment \Gamma_1 = -\alpha\omega est donnée par le produit du moment et de la vitesse angulaire de rotation :

\mathcal{P}(\Gamma_1) = \Gamma_1\,\omega = (-\alpha\omega)\,\omega

soit :

\boxed{\mathcal{P}(\Gamma_1) = -\alpha\,\omega^2}

Les forces de frottements sont toujours résistantes et dissipent l'énergie mécanique sous forme thermique. D'après le deuxième principe de la thermodynamique, la puissance de ces forces doit être négative ou nulle quel que soit l'état de mouvement, c'est-à-dire :

\mathcal{P}(\Gamma_1) \leqslant 0 \quad \forall\,\omega

Puisque le terme \omega^2 est strictement positif dès lors que le cylindre est en rotation (\omega \neq 0), cette condition impose :

\boxed{\alpha > 0}

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en PTSI, TSI1

Notions : théorème du moment cinétique, équation différentielle

Déterminer l'équation différentielle vérifiée par puis la résoudre en supposant le cylindre immobile à l'instant initial.

Voir l'indice

Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire par rapport à l'axe (Oz) et résoudre l'équation différentielle du premier ordre avec la condition initiale.

Voir la réponse courte

Théorème du moment cinétique J\dot{\omega} + \alpha\omega = \Gamma_m, d'où \omega(t) = \frac{\Gamma_m}{\alpha}(1 - \mathrm{e}^{-t/\tau}).

Voir le corrigé complet

On applique le théorème du moment cinétique au cylindre en rotation autour de l'axe fixe (Oz), orienté par \vec{u}_z, dans le référentiel d'étude supposé galiléen :

J \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}t} = \sum \Gamma_{(Oz)} = \Gamma_0 + \Gamma_1

En remplaçant le couple de frottement fluide par son expression \Gamma_1 = -\alpha \omega, on obtient :

J \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}t} + \alpha \omega = \Gamma_0

Soit, sous forme canonique :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}t} + \frac{\alpha}{J} \omega = \frac{\Gamma_0}{J}}

Il s'agit d'une équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants avec second membre constant.

  • La solution de l'équation homogène associée s'écrit :

    \omega_{\mathrm{h}}(t) = A\,\mathrm{e}^{-\frac{\alpha}{J}t} \quad \text{avec } A \in \mathbb{R}
  • Une solution particulière constante \omega_{\mathrm{p}} vérifie \frac{\alpha}{J}\omega_{\mathrm{p}} = \frac{\Gamma_0}{J}, soit :

    \omega_{\mathrm{p}} = \frac{\Gamma_0}{\alpha}

La solution générale est la somme de la solution particulière et de la solution homogène :

\omega(t) = \frac{\Gamma_0}{\alpha} + A\,\mathrm{e}^{-\frac{\alpha}{J}t}

Le cylindre étant initialement au repos, la condition initiale impose \omega(0) = 0 :

\omega(0) = \frac{\Gamma_0}{\alpha} + A = 0 \implies A = -\frac{\Gamma_0}{\alpha}

On en déduit l'expression temporelle de la vitesse angulaire de rotation :

\boxed{\omega(t) = \frac{\Gamma_0}{\alpha}\left(1 - \mathrm{e}^{-\frac{\alpha}{J}t}\right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PTSI, TSI1

Notions : vitesse limite

Quelle est l'expression de la vitesse angulaire limite que l'on peut atteindre avec ce dispositif ?

Voir l'indice

Faire tendre le temps t vers l'infini dans l'expression de \omega(t) ou annuler la dérivée \mathrm{d}\omega/\mathrm{d}t.

Voir la réponse courte

Régime permanent \dot{\omega} = 0 \implies \omega_l = \Gamma_m/\alpha.

Voir le corrigé complet

La vitesse angulaire limite \omega_l correspond au régime permanent atteint lorsque le temps écoulé est grand devant le temps caractéristique \tau = \frac{J}{\alpha}, c'est-à-dire quand l'accélération angulaire s'annule (\frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}t} = 0).

À partir de l'équation différentielle établie à la question Q24 :

J \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}t} = \Gamma_0 - \alpha\omega

en régime permanent, la somme des couples selon (Oz) s'annule :

\Gamma_0 - \alpha \omega_l = 0

On retrouve immédiatement cette valeur en prenant la limite de l'expression temporelle obtenue à la question Q24 pour t \to +\infty :

\omega_l = \lim_{t \to +\infty} \frac{\Gamma_0}{\alpha}\left(1 - \mathrm{e}^{-\frac{\alpha}{J}t}\right) = \frac{\Gamma_0}{\alpha}

D'où l'expression de la vitesse angulaire limite :

\boxed{\omega_l = \frac{\Gamma_0}{\alpha}}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PTSI, TSI1

Notions : théorème du moment cinétique, perturbation

Montrer que l'équation différentielle vérifiée par est

Voir l'indice

Remplacer \omega = \omega_l(1+\varepsilon) et \Gamma(t) = \Gamma_0(1+\gamma\cos\Omega t) dans le théorème du moment cinétique, puis simplifier par \Gamma_0 = \alpha\omega_l.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le théorème du moment cinétique projeté selon l'axe de rotation (Oz) avec le nouveau couple moteur \Gamma(t) dépendant du temps.
  2. Injecter l'expression de la vitesse angulaire \omega(t) = \omega_l(1 + \varepsilon(t)) et simplifier en utilisant la relation \omega_l = \dfrac{\Gamma_0}{\alpha} établie à la question Q25.
Voir la réponse courte

Substitution du couple moteur fluctuant dans le TMC et simplification par la vitesse limite.

Voir le corrigé complet

Le cylindre est en rotation autour de l'axe fixe (Oz) dans un référentiel galiléen. Le théorème du moment cinétique appliqué au cylindre et projeté sur l'axe (Oz) s'écrit :

J \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}t} = \Gamma(t) + \Gamma_1(t)

En remplaçant \Gamma(t) et \Gamma_1(t) par leurs expressions :

J \frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}t} = \Gamma_0(1 + \gamma \cos\Omega t) - \alpha\omega

On introduit la variable d'écart relatif \varepsilon(t) définie par \omega(t) = \omega_l(1 + \varepsilon(t)), ce qui donne en dérivant par rapport au temps :

\frac{\mathrm{d}\omega}{\mathrm{d}t} = \omega_l \frac{\mathrm{d}\varepsilon}{\mathrm{d}t}

L'équation du mouvement devient alors :

J \omega_l \frac{\mathrm{d}\varepsilon}{\mathrm{d}t} = \Gamma_0 + \Gamma_0 \gamma \cos\Omega t - \alpha\omega_l(1 + \varepsilon)

D'après la question Q25, la vitesse angulaire limite vérifie \Gamma_0 = \alpha\omega_l. Les termes constants se compensent donc exactement :

\Gamma_0 - \alpha\omega_l = 0

Il reste :

J \omega_l \frac{\mathrm{d}\varepsilon}{\mathrm{d}t} + \alpha\omega_l\,\varepsilon = \Gamma_0 \gamma \cos\Omega t

En divisant les deux membres par J\omega_l, et en remarquant que \dfrac{\Gamma_0}{\omega_l} = \alpha, on obtient directement :

\boxed{\frac{\mathrm{d}\varepsilon}{\mathrm{d}t} + \frac{\alpha}{J} \varepsilon = \frac{\alpha\gamma}{J} \cos \Omega t}

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : régime sinusoïdal force, amplitude complexe

Montrer qu'au bout d'un temps suffisant, est une fonction sinusoïdale de pulsation que l'on cherchera sous la forme . Exprimera et en fonction de , , et en utilisant la notation complexe.

Voir l'indice

Passer en notation complexe pour chercher la solution particulière forcée \underline{\varepsilon} = \underline{a}\,\mathrm{e}^{\mathrm{i}\Omega t}, puis identifier module et argument.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle linéaire établie en Q26 comme la somme d'une solution du régime transitoire (solution générale de l'équation homogène) et d'une solution du régime permanent sinusoïdal.
  2. Montrer que le régime transitoire s'amortit exponentiellement avec une constante de temps \tau = J/\alpha > 0.
  3. Déterminer la solution particulière permanente à l'aide des amplitudes complexes, puis en déduire son amplitude a et son déphasage \phi.
Voir la réponse courte

Passage en notation complexe pour trouver l'amplitude a = \frac{\alpha\gamma}{\sqrt{\alpha^2 + J^2\Omega^2}} et le déphasage \tan\phi = J\Omega/\alpha.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle vérifiée par \varepsilon(t) s'écrit, d'après la question Q26 :

\frac{\mathrm{d}\varepsilon}{\mathrm{d}t} + \frac{\alpha}{J}\varepsilon = \frac{\alpha\gamma}{J}\cos\Omega t

La solution générale est de la forme \varepsilon(t) = \varepsilon_h(t) + \varepsilon_p(t) :

  • La solution de l'équation différentielle homogène associée est :

    \varepsilon_h(t) = K\,\mathrm{e}^{-t/\tau} \quad \text{avec} \quad \tau = \frac{J}{\alpha}

    Comme \alpha > 0 et J > 0, le temps caractéristique \tau est strictement positif. Au bout d'un temps suffisant (t \gg \tau), le terme transitoire tend vers zéro : \lim_{t\to +\infty} \varepsilon_h(t) = 0.

  • L'équation étant linéaire à coefficients constants et l'excitation purement sinusoïdale de pulsation \Omega, le régime permanent établi \varepsilon(t) \approx \varepsilon_p(t) est une fonction sinusoïdale de pulsation \Omega.

On cherche la solution sous la forme \varepsilon(t) = a \cos(\Omega t - \phi). En notation complexe, on lui associe le signal :

\underline{\varepsilon}(t) = \underline{a}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\Omega t} \quad \text{avec} \quad \underline{a} = a\,\mathrm{e}^{-\mathrm{j}\phi}

L'équation différentielle projetée en notation complexe s'écrit :

\left(\mathrm{j}\Omega + \frac{\alpha}{J}\right)\underline{\varepsilon}(t) = \frac{\alpha\gamma}{J}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\Omega t}

Soit, en simplifiant par \mathrm{e}^{\mathrm{j}\Omega t} :

\underline{a}\left(\frac{\alpha + \mathrm{j}J\Omega}{J}\right) = \frac{\alpha\gamma}{J} \implies \underline{a} = \frac{\alpha\gamma}{\alpha + \mathrm{j}J\Omega}

L'amplitude a = |\underline{a}| s'obtient en prenant le module :

\boxed{a = \frac{\alpha\gamma}{\sqrt{\alpha^2 + J^2\Omega^2}} = \frac{\gamma}{\sqrt{1 + \left(\frac{J\Omega}{\alpha}\right)^2}}}

Le déphasage \phi = -\arg(\underline{a}) s'obtient à partir de l'argument de \underline{a} :

\underline{a} = \frac{\alpha\gamma}{\alpha + \mathrm{j}J\Omega} \implies \arg(\underline{a}) = -\arctan\left(\frac{J\Omega}{\alpha}\right)

Puisque \alpha > 0 et J\Omega > 0, on en déduit immédiatement :

\boxed{\phi = \arctan\left(\frac{J\Omega}{\alpha}\right)} \quad \text{avec} \quad \phi \in \left[0, \frac{\pi}{2}\right[

Résultat

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Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PTSI, TSI1

Notions : moment d'inertie, volant d'inertie

Expliquer pourquoi, de façon à régulariser le fonctionnement d'objets en rotation, on adjoint aux parties tournantes un anneau massif et de grand rayon appelé volant d'inertie. Pourquoi un tel dispositif en cabinet dentaire est inapplicable ? Quelle autre solution peut-on envisager ?

Voir l'indice

Analyser comment l'amplitude des oscillations varie avec le moment d'inertie J, puis considérer l'encombrement et la maniabilité d'un instrument dentaire.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'effet du moment d'inertie J sur l'amplitude des fluctuations de vitesse a établie à la question précédente.
  2. Relier les contraintes d'ergonomie, d'encombrement et de sécurité en bouche à l'impossibilité d'utiliser un volant d'inertie massif.
  3. Proposer une alternative moderne : asservissement actif de vitesse ou turbine pneumatique à très haute vitesse de rotation.
Voir la réponse courte

Un grand J réduit les fluctuations a, mais alourdirait la fraise dentaire : asservissement électronique de vitesse.

Voir le corrigé complet

1. Rôle du volant d'inertie

D'après le résultat de la question Q27, l'amplitude des oscillations relatives de la vitesse angulaire est :

a = \frac{\gamma}{\sqrt{1 + \left(\dfrac{J\Omega}{\alpha}\right)^2}}

Un volant d'inertie, constitué d'un anneau de masse importante M et de grand rayon R, possède un moment d'inertie J \approx M R^2 très élevé. En augmentant J :

  • le dénominateur augmente fortement et l'amplitude a tend vers zéro (a \approx \dfrac{\alpha\gamma}{J\Omega} \ll 1) ;
  • sur le plan énergétique, le volant accumule une grande quantité d'énergie cinétique E_c = \frac{1}{2}J\omega^2, ce qui lui confère une forte inertie : les fluctuations de couple moteur ou résistant n'induisent alors que d'infimes variations relatives de vitesse angulaire \Delta\omega/\omega.

2. Inapplicabilité en cabinet dentaire

Un tel dispositif est totalement inadapté à un instrument dentaire pour plusieurs raisons :

  • Encombrement et masse : la tête de l'instrument doit pénétrer dans la cavité buccale du patient ; elle requiert une taille millimétrique et une grande légèreté pour être maniable avec précision par le praticien.
  • Effet gyroscopique : un moment d'inertie élevé associé à une rotation rapide créerait un couple gyroscopique important lors des changements d'orientation de l'outil, gênant considérablement la précision du geste du dentiste.
  • Sécurité : un système possédant une grande inertie mettrait beaucoup de temps à s'arrêter (temps de décélération \tau = J/\alpha élevé), ce qui présenterait un danger majeur de blessure pour les tissus buccaux en cas d'urgence.

3. Autres solutions envisageables

Pour stabiliser la vitesse de rotation sans alourdir l'outil, on peut :

  • utiliser une régulation active (ou asservissement électronique) du moteur ou une régulation du débit d'air comprimé, qui compense instantanément les variations de couple résistant ;
  • travailler à très haute vitesse de rotation (comme avec une turbine à air comprimé à plus de 400\,000\text{ tr}\cdot\text{min}^{-1}) associée à un équilibrage dynamique minutieux du rotor.
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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : cinématique du solide, vitesse peripherique

Estimer la valeur de la vitesse linéaire pour un point de la périphérie de la fraise. Commenter le résultat obtenu.

Voir l'indice

Estimer l'ordre de grandeur du rayon de la fraise (environ 1 mm) et relier la vitesse périphérique à la pulsation par v_l = R\,\omega.

Voir la stratégie
  1. Convertir la vitesse de rotation N = 400\,000\text{ tr}\cdot\text{min}^{-1} en vitesse angulaire \omega en \text{rad}\cdot\text{s}^{-1}.
  2. Estimer l'ordre de grandeur du rayon R de la tête d'une fraise de dentiste, adaptée à la taille d'une dent cariée.
  3. Calculer la vitesse linéaire périphérique v_l = R\,\omega et commenter sa valeur (ordre de grandeur, conséquences thermiques et efficacité de coupe).
Voir la réponse courte

Vitesse périphérique v_l = R\omega_l, calcul numérique et comparaison à la vitesse du son ou à des vitesses usuelles.

Voir le corrigé complet

La vitesse angulaire de rotation \omega est reliée à la fréquence de rotation N par :

\omega = 2\pi\,\frac{N}{60}

Pour N = 400\,000\text{ tr}\cdot\text{min}^{-1} :

\omega = \frac{2\pi \times 400\,000}{60} \approx 4{,}19 \times 10^{4}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}

Une dent humaine ayant des dimensions de l'ordre du centimètre, la tête d'une fraise dentaire présente typiquement un diamètre de l'ordre de 1\text{ mm} à 2\text{ mm}, soit un rayon estimé à :

R \approx 0{,}8\text{ mm} \text{ à } 1\text{ mm} = 10^{-3}\text{ m}

La vitesse linéaire v_l d'un point situé à la périphérie du cylindre de coupe s'écrit :

v_l = R\,\omega

En prenant R \approx 1\text{ mm} = 1{,}0 \times 10^{-3}\text{ m} :

v_l \approx 1{,}0 \times 10^{-3} \times 4{,}19 \times 10^4 \approx 42\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

(Pour R \approx 0{,}5\text{ mm}, on obtiendrait v_l \approx 21\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, soit dans tous les cas quelques dizaines de mètres par seconde.)

\boxed{v_l \approx 40\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \quad (\approx 150\text{ km}\cdot\text{h}^{-1})}

Commentaire :

  • Cette vitesse linéaire est remarquablement élevée pour un objet millimétrique : elle est de l'ordre de 150\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} (vitesse autoroutière).
  • Une vitesse aussi grande assure une coupe très nette et efficace des tissus durs (émail, dentine), réduisant la douleur et le temps d'intervention.
  • En contrepartie, le frottement à une telle vitesse engendre un échauffement thermique considérable, susceptible d'endommager irréversiblement la pulpe dentaire en l'absence de refroidissement.

Résultat

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PTSI, TSI1

Notions : couple resistant

Dès lors qu'on exerce une pression sur la fraise donc lors du contact avec une dent la vitesse angulaire de rotation diminue fortement, quasi de moitié. Expliquer ce phénomène.

Voir l'indice

Prendre en compte le couple résistant de frottement mécanique solide apporté par le contact d'usinage sur l'émail dentaire.

Voir la stratégie
  1. Identifier les actions mécaniques supplémentaires apparaissant lors de l'appui de la fraise contre la dent.
  2. Appliquer le théorème du moment cinétique en régime permanent pour relier la vitesse angulaire de rotation au couple moteur et aux couples résistants.
  3. Conclure sur la cause de la diminution de vitesse, en soulignant la spécificité des turbines à air (vitesse très élevée mais faible couple moteur).
Voir la réponse courte

L'appui sur la dent ajoute un couple de frottement mécanique résistant qui diminue la vitesse limite de rotation.

Voir le corrigé complet

Lors de l'application de la fraise sur la dent, la force pressante exercée par le praticien engendre, par frottement de contact (lois de Coulomb) et travail de découpe de l'émail ou de la dentine, un couple résistant supplémentaire \Gamma_{\text{contact}} < 0.

Le théorème du moment cinétique appliqué au rotor en régime permanent de rotation autour de l'axe (Oz) s'écrit :

\frac{\mathrm{d}L_z}{\mathrm{d}t} = 0 \implies \Gamma_0 - \alpha\omega - |\Gamma_{\text{contact}}| = 0

La nouvelle vitesse angulaire de régime permanent s'exprime ainsi :

\boxed{\omega = \frac{\Gamma_0 - |\Gamma_{\text{contact}}|}{\alpha} = \omega_l - \frac{|\Gamma_{\text{contact}}|}{\alpha}}

Une turbine à air comprimé est un actionneur fournissant une vitesse de rotation à vide extrêmement élevée mais un couple moteur \Gamma_0 très faible. Dès lors, une force d'appui même modérée génère un couple résistant |\Gamma_{\text{contact}}| du même ordre de grandeur que \Gamma_0 (typiquement |\Gamma_{\text{contact}}| \approx \Gamma_0 / 2), ce qui provoque une chute importante de la vitesse angulaire (d'environ 50 %).

Résultat

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Question 31

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : echauffement par frottement, eclairage

Une turbine est toujours associée à une fibre optique à l'extrémité ainsi qu'à des jets d'eau. Quel est l'intérêt de ces dispositifs additionnels pour le patient ou pour le dentiste ?

Voir l'indice

Penser à la visibilité de la zone de travail pour le praticien et à la dissipation thermique (refroidissement de la dent et évacuation des débris).

Voir la réponse courte

Les jets d'eau refroidissent la dent échauffée par frottement et évacuent les débris ; la fibre éclaire le champ opératoire.

Voir le corrigé complet

Ces deux dispositifs répondent à des contraintes cliniques et physiologiques précises :

  1. La fibre optique (éclairage intégré) :

    • Pour le praticien : elle apporte un éclairage direct et sans ombre portée au plus près du champ opératoire, souvent sombre et exigu, améliorant grandement la visibilité et la précision du geste technique.
    • Pour le patient : elle garantit une intervention plus sûre, plus rapide et minimise le risque d'atteinte accidentelle des tissus sains environnants.
  2. Les jets d'eau (spray air-eau) :

    • Refroidissement thermique (intérêt majeur pour le patient) : le frottement mécanique à très haute vitesse de rotation génère un échauffement considérable. Une élévation de température de quelques degrés seulement entraînerait une nécrose thermique irréversible de la pulpe dentaire (nerf) ainsi que de vives douleurs. L'eau pulvérisée évacue la chaleur par convection et vaporisation.
    • Évacuation des débris (intérêt pour le praticien et le patient) : le spray chasse en continu les débris d'émail et de dentine (boue dentinaire), ce qui dégage le champ de vision du dentiste et évite le colmatage de la fraise ainsi que l'inhalation de poussières minérales par le patient.
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Partie II : Fonctionnement du coeur

II.A.1 · Activité électrique du coeur

Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : champ électrostatique, potentiel électrostatique

Soit une charge ponctuelle placée en un point fixe. Donner l'expression du vecteur champ électrostatique et du potentiel électrostatique créé par en un point quelconque de l'espace situé à une distance de . On suppose que le potentiel électrostatique est nul à l'infini.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Coulomb et la relation E = -\mathrm{d}V/\mathrm{d}r avec la condition aux limites à l'infini.

Voir la réponse courte

Champ \vec{E} = \frac{q}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\vec{u}_r et potentiel V = \frac{q}{4\pi\varepsilon_0 r} créés par une charge ponctuelle.

Voir le corrigé complet

Soit une charge ponctuelle q > 0 située à l'origine O. En repérant le point M par le vecteur position \vec{r} = \overrightarrow{OM} = r\,\vec{u}_r (avec r = \|\overrightarrow{OM}\| et \vec{u}_r le vecteur unitaire radial dirigé de O vers M), la loi de Coulomb donne l'expression du champ électrostatique créé dans le vide :

\boxed{\vec{E}(M) = \frac{q}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\,\vec{u}_r}

Le champ électrostatique dérive du potentiel scalaire selon la relation \vec{E} = -\vec{\mathrm{grad}}\,V. Par invariance sous toute rotation autour de O, le potentiel ne dépend que de la distance radiale r, de sorte que :

\begin{aligned} \vec{E} &= -\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r}\,\vec{u}_r \\ \implies \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r} &= -\frac{q}{4\pi\varepsilon_0 r^2} \end{aligned}

En intégrant par rapport à r :

V(r) = \frac{q}{4\pi\varepsilon_0 r} + \mathrm{Cte}

Avec la condition d'un potentiel nul à l'infini (\lim_{r \to +\infty} V(r) = 0), la constante d'intégration est nulle, ce qui conduit à :

\boxed{V(M) = \frac{q}{4\pi\varepsilon_0 r}}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé

Notions : ligne de champ, surface équipotentielle

Rappeler la définition d'une ligne de champ et d'une surface équipotentielle. Quelles sont-elles sur l'exemple précédent de la charge ponctuelle située en ? en faire une représentation dans un plan passant par .

Voir l'indice

Définir les lignes de champ comme tangentes au champ et orientées dans son sens, et les équipotentielles comme les surfaces V = \text{cte}, orthogonales aux lignes de champ.

Voir la réponse courte

Lignes de champ radiales divergeant de O, surfaces équipotentielles sphériques concentriques orthogonales aux lignes de champ.

Voir le corrigé complet

Définitions :

  • Une ligne de champ est une courbe de l'espace en tout point de laquelle le vecteur champ électrostatique \vec{E} est tangent, orientée dans le même sens que \vec{E} (c'est-à-dire dans le sens des potentiels décroissants).
  • Une surface équipotentielle est le lieu géométrique des points de l'espace ayant la même valeur du potentiel électrostatique :

    \{M \in \mathbb{R}^3 \mid V(M) = \text{cste}\}.

Cas de la charge ponctuelle q > 0 située en O :

  • D'après la question Q32, le champ électrostatique s'écrit \vec{E}(M) = \dfrac{q}{4\pi\varepsilon_0 r^2}\vec{u}_r. Puisque q > 0, le champ est radial et centrifuge :

    \boxed{\text{Les lignes de champ sont les demi-droites issues de } O \text{ et orientées vers l'infini.}}
  • Le potentiel ne dépend que de la distance radiale : V(r) = \dfrac{q}{4\pi\varepsilon_0 r}. L'équation V(r) = \text{cste} correspond donc à r = \text{cste} :

    \boxed{\text{Les surfaces équipotentielles sont des sphères concentriques centrées en } O.}

Représentation dans un plan passant par O :

Dans un plan passant par O, la trace des surfaces équipotentielles donne une famille de cercles concentriques centrés en O, et les lignes de champ forment des demi-droites radiales dirigées vers l'extérieur.

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : principe de superposition, potentiel électrostatique

On considère deux charges fixes positionnées sur un axe : une charge au point d'abscisse et une charge au point d'abscisse . Déterminer le vecteur champ électrostatique et le potentiel électrostatique au point , milieu de .

Voir l'indice

Utiliser le principe de superposition en sommant les contributions scalaires pour le potentiel et vectorielles pour le champ en x = 0.

Voir la réponse courte

Par symétrie et superposition en O milieu de [AB] : V(O) = 0 et \vec{E}(O) = -\frac{q}{2\pi\varepsilon_0 a^2}\,\vec{u}_x.

Voir le corrigé complet

D'après le principe de superposition, le potentiel électrostatique V(O) et le champ électrostatique \vec{E}(O) en l'origine O sont les sommes des contributions créées respectivement par la charge q_A = -q située en A(-a, 0, 0) et par la charge q_B = +q située en B(a, 0, 0).

Les distances respectives au point O valent :

OA = OB = a.

1. Potentiel électrostatique en O :

En prenant la référence usuelle d'un potentiel nul à l'infini (rappelée en question Q32), le potentiel créé en O s'écrit :

\begin{aligned} V(O) &= V_A(O) + V_B(O) \\ &= \frac{q_A}{4\pi\varepsilon_0 OA} + \frac{q_B}{4\pi\varepsilon_0 OB} \\ &= \frac{-q}{4\pi\varepsilon_0 a} + \frac{+q}{4\pi\varepsilon_0 a} \end{aligned}

soit :

\boxed{V(O) = 0}

2. Champ électrostatique en O :

En utilisant l'expression du champ d'une charge ponctuelle établie en question Q32 :

\begin{aligned} \vec{E}_A(O) &= \frac{q_A}{4\pi\varepsilon_0 OA^2}\,\frac{\overrightarrow{AO}}{OA} = \frac{-q}{4\pi\varepsilon_0 a^2}\,\vec{u}_x \\ \vec{E}_B(O) &= \frac{q_B}{4\pi\varepsilon_0 OB^2}\,\frac{\overrightarrow{BO}}{OB} = \frac{+q}{4\pi\varepsilon_0 a^2}\,(-\vec{u}_x) = -\frac{q}{4\pi\varepsilon_0 a^2}\,\vec{u}_x \end{aligned}

Les deux contributions sont colinéaires et de même sens (orientées de la charge positive B vers la charge négative A, c'est-à-dire vers les x décroissants).

Le champ total en O vaut donc :

\begin{aligned} \vec{E}(O) &= \vec{E}_A(O) + \vec{E}_B(O) \\ &= -\left(\frac{q}{4\pi\varepsilon_0 a^2} + \frac{q}{4\pi\varepsilon_0 a^2}\right)\vec{u}_x \end{aligned}
\boxed{\vec{E}(O) = -\frac{q}{2\pi\varepsilon_0 a^2}\,\vec{u}_x}

Résultat

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : dipôle électrostatique, gradient

Déterminer les expressions des composantes et du champ électrostatique à grande distance des deux charges ().

Voir l'indice

Utiliser la relation \vec{E} = -\vec{\operatorname{grad}} V en coordonnées sphériques à partir de l'expression fournie pour V(r,\theta).

Voir la stratégie
  1. Relier le champ électrostatique \vec{E} au potentiel scalaire V par la relation locale \vec{E} = -\vec{\mathrm{grad}}\,V.
  2. Exprimer le gradient en coordonnées sphériques à l'aide du formulaire fourni en fin d'énoncé et dériver l'expression du potentiel dipolaire V(r,\theta).
Voir la réponse courte

Calcul des composantes via \vec{E} = -\vec{\nabla}V : E_r = \frac{2p\cos\theta}{4\pi\varepsilon_0 r^3} et E_\theta = \frac{p\sin\theta}{4\pi\varepsilon_0 r^3}.

Voir le corrigé complet

Le champ électrostatique dérive du potentiel scalaire selon :

\vec{E} = -\vec{\mathrm{grad}}\,V

D'après le formulaire, le gradient en coordonnées sphériques s'écrit :

\vec{\mathrm{grad}}\,V = \frac{\partial V}{\partial r}\vec{u}_r + \frac{1}{r}\frac{\partial V}{\partial \theta}\vec{u}_\theta + \frac{1}{r\sin\theta}\frac{\partial V}{\partial \varphi}\vec{u}_\varphi

Le potentiel dipolaire étant indépendant de l'angle azimutal \varphi, la composante E_\varphi est nulle, et les composantes radiale E_r et orthoradiale E_\theta s'écrivent :

\begin{aligned} E_r &= -\frac{\partial V}{\partial r} \\ E_\theta &= -\frac{1}{r}\frac{\partial V}{\partial \theta} \end{aligned}

Avec V(r,\theta) = \dfrac{p\cos\theta}{4\pi\varepsilon_0 r^2}, calculons les dérivées partielles :

\begin{aligned} \frac{\partial V}{\partial r} &= -\frac{2p\cos\theta}{4\pi\varepsilon_0 r^3} \\ \frac{\partial V}{\partial \theta} &= -\frac{p\sin\theta}{4\pi\varepsilon_0 r^2} \end{aligned}

On en déduit immédiatement les composantes du champ électrostatique :

\boxed{E_r = \frac{2p\cos\theta}{4\pi\varepsilon_0 r^3}}
\boxed{E_\theta = \frac{p\sin\theta}{4\pi\varepsilon_0 r^3}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : dipôle électrostatique, ligne de champ

Quelle relation a-t-on entre l'angle et l'angle que fait le champ avec l'axe ?

Voir l'indice

Exprimer \tan\alpha = |E_\theta|/E_r en utilisant les composantes polaires du champ dipolaire trouvées à la question précédente.

Voir la réponse courte

Angle \alpha tel que \tan\alpha = E_\theta/E_r = \frac{1}{2}\tan\theta.

Voir le corrigé complet

Dans le repère polaire associé au point M, l'axe (OM) est dirigé par le vecteur unitaire radial \vec{u}_r. Le vecteur champ électrostatique s'exprime sous la forme :

\vec{E} = E_r\,\vec{u}_r + E_\theta\,\vec{u}_\theta.

D'après la figure 4 de l'énoncé, l'angle \alpha que fait le vecteur \vec{E} avec la direction (OM) (soit avec \vec{u}_r) vérifie :

\tan\alpha = \frac{E_\theta}{E_r}.

En utilisant les expressions de E_r et E_\theta établies à la question précédente Q35 :

\begin{aligned} \tan\alpha &= \frac{\dfrac{p\sin\theta}{4\pi\varepsilon_0 r^3}}{\dfrac{2p\cos\theta}{4\pi\varepsilon_0 r^3}} \\ &= \frac{1}{2}\frac{\sin\theta}{\cos\theta} \\ &= \frac{1}{2}\tan\theta. \end{aligned}

La relation liant les angles \alpha et \theta est donc :

\boxed{\tan\alpha = \frac{1}{2}\tan\theta}

Résultat

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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : dipôle électrostatique, champ électrostatique

Déterminer et dessiner le champ pour et .

Voir l'indice

Évaluer les composantes pour \theta = 0 (sur l'axe du dipôle) et \theta = \pi/2 (dans le plan équatorial), puis représenter les vecteurs.

Voir la réponse courte

Pour \theta = 0, \vec{E} est radial colinéaire à \vec{p} ; pour \theta = \pi/2, \vec{E} est opposé à \vec{p}.

Voir le corrigé complet

D'après les composantes établies à la question Q35 :

\vec{E}(r,\theta) = \frac{p}{4\pi\varepsilon_0 r^3}\left(2\cos\theta\,\vec{u}_r + \sin\theta\,\vec{u}_\theta\right)
  • Cas \theta = 0 (sur l'axe du dipôle, côté des x > 0) :

    Pour \theta = 0, \cos\theta = 1, \sin\theta = 0 et \vec{u}_r = \vec{u}_x. Le champ est purement radial :

    \boxed{\vec{E}(\theta=0) = \frac{2p}{4\pi\varepsilon_0 r^3}\,\vec{u}_r = \frac{2p}{4\pi\varepsilon_0 r^3}\,\vec{u}_x}

    Le champ électrostatique est colinéaire et de même sens que le moment dipolaire \vec{p}.

  • Cas \theta = \pi/2 (dans le plan équatorial) :

    Pour \theta = \pi/2, \cos\theta = 0, \sin\theta = 1. D'après l'orientation de la base sphérique dans le demi-plan considéré, on a \vec{u}_r = \vec{u}_y et \vec{u}_\theta = -\vec{u}_x. Le champ est purement orthoradial :

    \boxed{\vec{E}\left(\theta=\frac{\pi}{2}\right) = \frac{p}{4\pi\varepsilon_0 r^3}\,\vec{u}_\theta = -\frac{p}{4\pi\varepsilon_0 r^3}\,\vec{u}_x}

    Le champ électrostatique est colinéaire à \vec{p} mais dirigé en sens opposé (antiparallèle).

On représente ci-dessous le vecteur champ électrique en ces deux positions (à une même distance r de l'origine O) :

Résultat

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II.A.2 · Activité électrique du coeur

Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : dérivation bipolaire

Combien peut-on construire de dérivation unipolaire ? de dérivation bipolaire ?

Voir l'indice

Compter les combinaisons possibles : choix d'une électrode exploratrice par rapport à la référence, ou choix d'une paire d'électrodes exploratrices.

Voir la réponse courte

Dénombrement : 3 dérivations bipolaires (I, II, III) et 3 dérivations unipolaires des membres (aVR, aVL, aVF).

Voir le corrigé complet

D'après le texte, il y a trois électrodes exploratrices placées aux points R, L et F, de potentiels respectifs V_R, V_L et V_F, ainsi qu'une électrode de référence de potentiel V_W.

  • Dérivations unipolaires : une dérivation unipolaire mesure la différence de potentiel entre une électrode exploratrice et l'électrode de référence. Ayant trois électrodes exploratrices (R, L, F), on peut en former exactement trois :

    \begin{aligned} U_R &= V_R - V_W, \\ U_L &= V_L - V_W, \\ U_F &= V_F - V_W. \end{aligned}
    \boxed{\text{Nombre de dérivations unipolaires} = 3}
  • Dérivations bipolaires : une dérivation bipolaire mesure la différence de potentiel entre deux électrodes exploratrices distinctes. Le nombre de paires d'électrodes exploratrices que l'on peut constituer parmi les trois est donné par le coefficient binomial :

    \binom{3}{2} = \frac{3 \times 2}{2} = 3

    Ces trois dérivations correspondent historiquement aux trois dérivations standard d'Einthoven :

    \begin{aligned} D_{\mathrm{I}} &= V_L - V_R, \\ D_{\mathrm{II}} &= V_F - V_R, \\ D_{\mathrm{III}} &= V_F - V_L. \end{aligned}
    \boxed{\text{Nombre de dérivations bipolaires} = 3}

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : electrophysiologie

Quel intérêt y a-t-il à associer ces deux types de dérivations ?

Voir l'indice

Expliquer que ces projections multiples permettent de reconstruire l'orientation spatiale et l'évolution temporelle du vecteur dipolaire cardiaque.

Voir la réponse courte

Observer le vecteur dipolaire cardiaque selon plusieurs projections dans le plan frontal pour localiser d'éventuelles anomalies.

Voir le corrigé complet

L'association des dérivations unipolaires et bipolaires présente un double intérêt clinique et physique :

  1. Multiplier les angles de vue dans le plan frontal : Chaque dérivation mesure la projection du vecteur moment dipolaire cardiaque \vec{p}(t) le long d'un axe privilégié.

    • Les dérivations bipolaires mesurent la projection de \vec{p}(t) selon les côtés du triangle d'Einthoven (RL, RF et LF, orientés à 0^\circ, 60^\circ et 120^\circ).
    • Les dérivations unipolaires mesurent la projection selon les médianes reliant le centre électrique O aux sommets R, L et F (orientées vers -150^\circ, -30^\circ et 90^\circ).

    En combinant ces deux types de dérivations, on obtient ainsi six directions de projection réparties tous les 30^\circ dans le plan frontal (système hexaxial de Cabrera).

  2. Caractériser précisément l'activité électrique cardiaque : Ce maillage directionnel permet de reconstruire en amplitude, direction et sens l'évolution temporelle du vecteur cardiaque \vec{p}(t) (axe électrique du cœur), et de localiser précisément d'éventuelles anomalies (ischémies, infarctus de myocarde, blocs de conduction ou hypertrophies) qui pourraient être invisibles ou atténuées sous une seule direction de projection.
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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : dipôle électrostatique, potentiel dipolaire

À l'aide de l'expression du potentiel créé par un dipôle donnée précédemment, exprimer les trois potentiels , et en fonction, notamment, des distances , et . On n'introduira pas de variables angulaires.

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Exprimer le potentiel dipolaire à l'aide du produit scalaire \vec{p}\cdot\overrightarrow{OM} appliqué aux points R, L et F.

Voir la réponse courte

Expression vectorielle du potentiel V(M) = \frac{\vec{p}\cdot\vec{OM}}{4\pi\varepsilon_0 OM^3} appliquée à R, L, F.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le potentiel électrostatique créé à grande distance par un dipôle de moment dipolaire \vec{p} centré en O s'écrit sous forme intrinsèque (vectorielle) :

V(M) = \frac{\vec{p}\cdot\vec{OM}}{4\pi\varepsilon_0 r^3} \quad \text{avec } r = OM = \|\vec{OM}\|

En appliquant cette expression aux trois points de mesure R, L et F, et en veillant à ne pas introduire de variables angulaires, on obtient directement :

\boxed{V_R = \frac{\vec{p}\cdot\overrightarrow{OR}}{4\pi\varepsilon_0 r_R^3}} \qquad \boxed{V_L = \frac{\vec{p}\cdot\overrightarrow{OL}}{4\pi\varepsilon_0 r_L^3}} \qquad \boxed{V_F = \frac{\vec{p}\cdot\overrightarrow{OF}}{4\pi\varepsilon_0 r_F^3}}

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : triangle d'einthoven

Qu'imposent les hypothèses 2 et 3 pour le calcul précédent ?

Voir l'indice

Utiliser les propriétés géométriques du centre de gravité d'un triangle équilatéral : distances identiques aux sommets et somme vectorielle nulle.

Voir la réponse courte

Cœur assimilé à un dipôle au centre d'un triangle équilatéral RLF avec r_R = r_L = r_F.

Voir le corrigé complet

D'après l'hypothèse 2, le dipôle cardiaque \vec{p} est centré au point fixe O, qui sert donc d'origine aux vecteurs positions \overrightarrow{OR}, \overrightarrow{OL} et \overrightarrow{OF}.

D'après l'hypothèse 3, ce point O coïncide avec le centre de gravité du triangle équilatéral RLF. Dans un triangle équilatéral, le centre de gravité est également le centre du cercle circonscrit. Cela impose deux relations géométriques fondamentales :

  1. L'égalité des distances du centre aux trois électrodes :

    \boxed{r_R = r_L = r_F = r}
  2. La nullité de la somme vectorielle définissant le centre de gravité (isobarycentre des sommets R, L et F) :

    \boxed{\overrightarrow{OR} + \overrightarrow{OL} + \overrightarrow{OF} = \vec{0}}

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Démarche expérimentale

Notions : borne de wilson, pont diviseur

En déduire la possibilité de définir par le calcul une électrode de référence de potentiel nul. On parle alors de borne centrale de Wilson. En pratique comment réaliser cette borne de Wilson ?

Voir l'indice

Calculer la moyenne des trois potentiels V_R, V_L et V_F et proposer un montage électrique passif (pont de résistances identiques) pour la réaliser.

Voir la stratégie
  1. Sommer les trois potentiels V_R, V_L et V_F calculés à la question Q40 en utilisant les propriétés établies à la question Q41 (r_R = r_L = r_F = r et \overrightarrow{OR} + \overrightarrow{OL} + \overrightarrow{OF} = \vec{0}) pour définir le potentiel moyen V_W.
  2. Proposer un montage électrique passif simple (réseau en étoile avec trois résistances identiques et application du théorème de Millman) permettant de concrétiser physiquement cette moyenne.
Voir la réponse courte

Somme des potentiels V_R + V_L + V_F = 0 par symétrie ; réalisation par trois résistances identiques reliées en étoile.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q40 et Q41, les distances sont égales (r_R = r_L = r_F = r) et le point O est le centre de gravité du triangle RLF (\overrightarrow{OR} + \overrightarrow{OL} + \overrightarrow{OF} = \vec{0}). La somme des potentiels aux trois sommets vaut donc :

\begin{aligned} V_R + V_L + V_F &= \frac{1}{4\pi\varepsilon_0 r^3}\,\vec{p}\cdot\left(\overrightarrow{OR} + \overrightarrow{OL} + \overrightarrow{OF}\right) \\ &= \frac{1}{4\pi\varepsilon_0 r^3}\,\vec{p}\cdot\vec{0} = 0. \end{aligned}

On peut donc définir le potentiel de la borne centrale de Wilson V_W comme la moyenne arithmétique des potentiels des trois membres :

\boxed{V_W = \frac{V_R + V_L + V_F}{3} = 0}

Ce potentiel constitue une référence nulle stable et indépendante de l'orientation du moment dipolaire cardiaque \vec{p} au cours du cycle.

Réalisation pratique : Pour obtenir ce potentiel en pratique, on relie les trois électrodes exploratrices R, L et F à un même nœud central par l'intermédiaire de trois résistances identiques de valeur R_0 (montage en étoile). En supposant le courant prélevé par l'étage d'amplification négligeable (haute impédance d'entrée), le théorème de Millman appliqué à ce nœud donne :

V_W = \frac{\frac{V_R}{R_0} + \frac{V_L}{R_0} + \frac{V_F}{R_0}}{\frac{1}{R_0} + \frac{1}{R_0} + \frac{1}{R_0}} = \frac{V_R + V_L + V_F}{3} = 0.

Résultat

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II.B.1 · Écoulement sanguin et coeur

Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : débit volumique

Un patient normal au repos possède un débit cardiaque sanguin et une fréquence cardiaque . Quel est le volume d'éjection de sang à chaque battement du coeur ?

Voir l'indice

Relier le débit moyen D_v au volume d'éjection systolique V et à la fréquence cardiaque f par D_v = f \times V.

Voir la réponse courte

Volume d'éjection systolique V = D_v/f = 5{,}4/70 \approx 77\text{ mL}.

Voir le corrigé complet

Le débit volumique cardiaque D_v représente le volume total de sang éjecté par le cœur par unité de temps. La fréquence cardiaque f correspondant au nombre de battements par cette même unité de temps, le volume d'éjection systolique V à chaque battement s'exprime par :

D_v = f \times V \iff V = \frac{D_v}{f}

Application numérique : Avec les données exprimées dans la même unité de temps (la minute) :

  • D_v = 5{,}4\text{ L}\cdot\text{min}^{-1}
  • f = 70\text{ min}^{-1}
V = \frac{5{,}4}{70} \approx 7{,}7 \times 10^{-2}\text{ L} = 77\text{ mL}
\boxed{V \approx 77\text{ mL} = 7{,}7 \times 10^{-5}\text{ m}^3}

Résultat

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : travail des forces de pression

Calculer, en explicitant le raisonnement, le travail mécanique fourni au sang par le coeur pour un battement.

Voir l'indice

Modéliser le travail mécanique par W = \Delta P \times V où \Delta P = P_1 - P_2 représente la surpression créée par la pompe ventriculaire.

Voir la stratégie
  1. Modéliser le cœur comme une pompe fonctionnant en régime cyclique (cycle cardiaque).
  2. Exprimer le travail d'écoulement (ou de transvasement) fourni à un volume V de sang prélevé à la pression veineuse P_2 et refoulé dans l'aorte à la pression artérielle P_1, en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle de pesanteur.
  3. Effectuer l'application numérique avec le volume d'éjection systolique V déterminé à la question Q43.
Voir la réponse courte

Travail fourni par battement W = \Delta P \cdot V, avec \Delta P la pression motrice développée par le ventricule gauche.

Voir le corrigé complet

Le cœur fonctionne comme une pompe foulante. Lors d'un cycle cardiaque complet (un battement) :

  • Lors de la phase de remplissage (diastole), le volume de sang V entre dans le ventricule à la pression veineuse P_2 sous l'action du milieu amont, ce qui apporte au fluide le travail de pression :

    W_2 = P_2 \, V
  • Lors de la phase d'éjection (systole), le ventricule refoule ce volume V dans l'aorte à la pression artérielle P_1, effectuant contre le milieu aval un travail résistant :

    W_1 = P_1 \, V

En négligeant la variation d'énergie cinétique du sang et la variation d'énergie potentielle de pesanteur entre l'entrée et la sortie du cœur, le premier principe appliqué au fluide transvasé (ou le calcul direct du travail mécanique net des forces de pression exercées par les parois musculaires du cœur sur le sang) donne :

W = W_1 - W_2 = (P_1 - P_2)\,V

En utilisant l'expression du volume d'éjection systolique obtenue à la question Q43, V = \dfrac{D_v}{f} :

\boxed{W = (P_1 - P_2)\,\frac{D_v}{f}}

Application numérique :

  • P_1 - P_2 = 13\text{ kPa} - 2{,}6\text{ kPa} = 10{,}4\text{ kPa} = 10{,}4 \times 10^3\text{ Pa}
  • V = \dfrac{5{,}4 \times 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{min}^{-1}}{70\text{ min}^{-1}} \approx 7{,}71 \times 10^{-5}\text{ m}^3
W = 10{,}4 \times 10^3 \times 7{,}71 \times 10^{-5} \approx 0{,}80\text{ J}
\boxed{W \approx 0{,}80\text{ J}}

Résultat

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Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : bilan d'énergie, rendement

En déduire le travail total du coeur au cours d'une journée sachant que le rendement mécanique de cet organe est de . Commenter.

Voir l'indice

Multiplier le travail par battement par le nombre de battements quotidiens, puis diviser par le rendement pour obtenir l'énergie totale fournie.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le nombre de battements cardiaques effectués au cours d'une journée de 24\text{ h} (ou le volume total de sang pompé).
  2. Calculer le travail utile fourni au sang au cours de cette journée à partir du travail élémentaire obtenu à la question Q44.
  3. Relier le travail total consommé par le cœur au travail utile via le rendement mécanique \rho = 60\text{ }\%, puis commenter les ordres de grandeur (puissance moyenne, volume pompé, part du métabolisme de base).
Voir la réponse courte

Travail journalier W_{\mathrm{jour}} = (W/\eta_{\mathrm{méc}}) \times f \times 24 \times 60 \approx 10^5\text{ J}, commenté en équivalent énergétique.

Voir le corrigé complet

Une journée correspond à une durée :

\Delta t = 24\text{ h} = 24 \times 60\text{ min} = 1\,440\text{ min} = 86\,400\text{ s}.

À la fréquence de f = 70\text{ battements}\cdot\text{min}^{-1}, le nombre total de battements en un jour est :

N = f \times \Delta t_{\text{min}} = 70 \times 1\,440 = 100\,800\text{ battements}.

Le travail mécanique utile fourni au sang en une journée vaut donc (d'après la question Q44, W = (P_1 - P_2)\,V \approx 0{,}802\text{ J}) :

W_{\text{utile, jour}} = N \times W = 100\,800 \times 0{,}802 \approx 8{,}08 \times 10^4\text{ J} \approx 81\text{ kJ}.

Remarque : on retrouve ce résultat directement par le volume total pompé en un jour : V_{\text{jour}} = D_v \times \Delta t_{\text{min}} = 5{,}4 \times 1\,440 \approx 7\,780\text{ L} = 7{,}78\text{ m}^3, d'où W_{\text{utile, jour}} = (P_1 - P_2)\,V_{\text{jour}} = 10{,}4 \times 10^3 \times 7{,}78 \approx 81\text{ kJ}.

Le rendement mécanique de la pompe cardiaque est défini par le rapport du travail mécanique transmis au fluide sur le travail total dépensé par le cœur :

\rho = \frac{W_{\text{utile, jour}}}{W_{\text{total, jour}}} = 0{,}60.

On en déduit le travail total développé par le cœur au cours d'une journée :

W_{\text{total, jour}} = \frac{W_{\text{utile, jour}}}{\rho} = \frac{8{,}08 \times 10^4}{0{,}60} \approx 1{,}35 \times 10^5\text{ J}.
\boxed{W_{\text{total, jour}} \approx 1{,}4 \times 10^5\text{ J} = 140\text{ kJ}}

Commentaires :

  • Puissance développée : La puissance moyenne totale du cœur au repos est :

    \mathcal{P} = \frac{W_{\text{total, jour}}}{\Delta t} = \frac{1{,}35 \times 10^5}{86\,400} \approx 1{,}6\text{ W} \quad (\text{dont environ } 0{,}94\text{ W utiles au sang}).

    Cette puissance est remarquablement faible au regard de la tâche accomplie.

  • Volume pompé : Le cœur brasse quotidiennement près de 7{,}8\text{ m}^3 de sang (soit environ 8\text{ tonnes} de fluide) avec une dépense énergétique quotidienne de l'ordre de 140\text{ kJ}.
  • Part métabolique : Rapportée aux dépenses énergétiques journalières d'un être humain au repos (environ 2\,000\text{ kcal} \approx 8\,400\text{ kJ}), cette énergie ne représente qu'environ 1{,}6\text{ }\% du métabolisme de base, illustrant l'efficacité remarquable du muscle cardiaque.

Résultat

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Question 46

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : viscosité dynamique, analyse dimensionnelle

Déterminer la dimension de la viscosité en utilisant les unités de base du système international.

Voir l'indice

Partir de la loi de Newton pour le cisaillement \tau = \eta\,\mathrm{d}v/\mathrm{d}x pour déterminer la dimension de \eta en unités de base du SI.

Voir la réponse courte

Contrainte de cisaillement \sigma = \eta\,\mathrm{d}v/\mathrm{d}y \implies [\eta] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}^{-1}\cdot\mathrm{T}^{-1} = \mathrm{Pa}\cdot\mathrm{s} = \mathrm{kg}\cdot\mathrm{m}^{-1}\cdot\mathrm{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

L'énoncé indique que la viscosité dynamique \eta s'exprime en \mathrm{Pa\cdot s}.

Une pression correspond à une force par unité de surface :

[P] = \frac{[F]}{[S]}

D'après la deuxième loi de Newton, une force est le produit d'une masse par une accélération :

[F] = \mathrm{M \cdot L \cdot T^{-2}}

Une surface ayant pour dimension [S] = \mathrm{L^2}, la dimension d'une pression est :

[P] = \frac{\mathrm{M \cdot L \cdot T^{-2}}}{\mathrm{L^2}} = \mathrm{M \cdot L^{-1} \cdot T^{-2}}

La dimension de la viscosité dynamique \eta est donc :

[\eta] = [P] \cdot [\text{temps}] = (\mathrm{M \cdot L^{-1} \cdot T^{-2}}) \cdot \mathrm{T} = \mathrm{M \cdot L^{-1} \cdot T^{-1}}
\boxed{[\eta] = \mathrm{M \cdot L^{-1} \cdot T^{-1}} \quad \text{soit, en unités de base du SI : } \mathrm{kg\cdot m^{-1}\cdot s^{-1}}}

Résultat

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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : fluide newtonien, rheologie

Commenter la courbe de la figure 7. Dans quel type de vaisseaux le sang peut-il être considéré comme newtonien ?

Voir l'indice

Observer si la viscosité dépend du taux de cisaillement et identifier le plateau à fort taux de cisaillement caractéristique d'un fluide newtonien.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la définition d'un fluide newtonien : un fluide pour lequel la viscosité dynamique \eta est indépendante du taux de cisaillement (ou gradient de vitesse \frac{\Delta v}{\Delta x}).
  2. Analyser l'allure de la courbe de la figure 7 (échelle logarithmique) en distinguant le comportement aux faibles taux de cisaillement et celui aux forts taux de cisaillement.
  3. Conclure sur le type de vaisseaux dans lequel l'approximation de fluide newtonien est légitime.
Voir la réponse courte

Le sang est rhéofluidifiant à faible taux de cisaillement (microcirculation) et newtonien à fort taux (grosses artères).

Voir le corrigé complet

La figure 7 représente l'évolution de la viscosité dynamique \eta du sang en fonction du taux de cisaillement \frac{\Delta v}{\Delta x} en coordonnées logarithmiques :

  • Aux faibles taux de cisaillement (\frac{\Delta v}{\Delta x} < 10^1\,\text{s}^{-1}), zone repérée « Capillaires », la viscosité diminue fortement lorsque le taux de cisaillement augmente (passant de l'ordre de 1\,\text{Pa}\cdot\text{s} à 10^{-2}\,\text{Pa}\cdot\text{s}). Le sang présente donc un comportement non newtonien, plus précisément un caractère rhéofluidifiant (ou pseudo-plastique), lié à la désagrégation et à la déformation des hématies sous l'effet de l'écoulement.
  • Aux forts taux de cisaillement (\frac{\Delta v}{\Delta x} \gtrsim 10^2\,\text{s}^{-1}), zone repérée « Aorte », la courbe présente un palier horizontal : la viscosité tend vers une valeur limite constante, \eta \approx 4 \times 10^{-3}\,\text{Pa}\cdot\text{s}.

Par définition, un fluide est qualifié de newtonien lorsque sa viscosité est une constante intrinsèque indépendante des contraintes de cisaillement appliquées.

\boxed{\text{Le sang peut être considéré comme newtonien dans l'aorte (et les gros vaisseaux).}}

Résultat

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II.B.2 · Écoulement sanguin et coeur

Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Raisonnement qualitatif

Notions : symetrie, invariance

Par des arguments d'invariance similaires à cuex utilisés lors de la détermination des champs électromagnétiques et , déterminer de quel(s) paramètre(s) dépend la vitesse du fluide en .

Voir l'indice

Exploiter les invariances par translation selon z (cylindres longs) et par rotation selon \theta (symétrie axiale) en régime permanent.

Voir la stratégie

Pour déterminer les variables d'espace et de temps dont dépend le champ des vitesses \vec{v}(M, t), on analyse successivement :

  1. le régime d'écoulement pour la dépendance temporelle ;
  2. les invariances géométriques de la distribution des causes (géométrie des parois et conditions aux limites imposées) pour les dépendances spatiales en coordonnées cylindriques (r, \theta, z).
Voir la réponse courte

Invariance par rotation autour de (Oz) et translation selon z : le champ des vitesses ne dépend que de r.

Voir le corrigé complet

On repère le point M dans le fluide par ses coordonnées cylindriques (r, \theta, z) d'axe (Oz) :

  • Invariance temporelle : le système est en régime stationnaire, ce qui implique que le champ des vitesses ne dépend pas du temps :

    \frac{\partial \vec{v}}{\partial t} = \vec{0}
  • Invariance par translation axiale : les cylindres sont suffisamment longs selon l'axe (Oz) pour négliger les effets de bord. Le système physique est invariant par toute translation de vecteur h\,\vec{u}_z le long de l'axe (Oz), d'où :

    \frac{\partial \vec{v}}{\partial z} = \vec{0}
  • Invariance par rotation : la géométrie du dispositif présente une symétrie de révolution autour de l'axe (Oz), et les conditions aux limites imposées par la mise en rotation des cylindres à vitesses angulaires constantes \omega_1 et \omega_2 sont indépendantes de l'angle \theta. Le système est donc invariant par toute rotation d'angle \theta quelconque autour de (Oz) :

    \frac{\partial \vec{v}}{\partial \theta} = \vec{0}

Par conséquent, la vitesse \vec{v} du fluide en un point M ne dépend que de la coordonnée radiale r :

\boxed{\vec{v} = \vec{v}(r)}

Résultat

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Question 49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral

Notions : incompressibilite, divergence

Le fluide est supposé incompressible ce qui se traduit par . Montrer que la composante radiale de la vitesse est nulle.

Voir l'indice

Exprimer la divergence en coordonnées cylindriques et intégrer l'équation différentielle sur r\,v_r(r) avec la condition d'imperméabilité aux parois.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la divergence du champ de vitesse en coordonnées cylindriques à l'aide des invariances établies à la question Q48 et de l'absence de composante axiale.
  2. Intégrer la relation obtenue pour exprimer v_r(r).
  3. Conclure grâce à la condition aux limites d'imperméabilité sur les parois des cylindres.
Voir la réponse courte

En coordonnées cylindriques, \text{div}\vec{v} = \frac{1}{r}\frac{\mathrm{d}(r v_r)}{\mathrm{d}r} = 0 \implies r v_r = \text{cte} = 0 par imperméabilité aux parois.

Voir le corrigé complet

D'après les invariances établies à la question Q48, la vitesse ne dépend que de la variable radiale r. De plus, l'énoncé précise que les effets de bord sont négligés le long de (Oz), ce qui impose v_z = 0. Le champ des vitesses s'écrit donc :

\vec{v}(r) = v_r(r)\,\vec{u}_r + v_\theta(r)\,\vec{u}_\theta

D'après le formulaire, la divergence en coordonnées cylindriques s'exprime par :

\operatorname{div}\vec{v} = \frac{1}{r}\frac{\partial(r v_r)}{\partial r} + \frac{1}{r}\frac{\partial v_\theta}{\partial \theta} + \frac{\partial v_z}{\partial z}

Comme v_\theta est indépendant de \theta et que v_z = 0, les deux derniers termes sont nuls. L'incompressibilité du fluide (\operatorname{div}\vec{v} = 0) conduit alors à :

\frac{1}{r}\frac{\mathrm{d}(r v_r)}{\mathrm{d}r} = 0

En intégrant par rapport à r, il vient :

r\,v_r(r) = K \quad \text{soit} \quad v_r(r) = \frac{K}{r} \quad (K \in \mathbb{R})

Les parois cylindriques en r = R_1 et r = R_2 étant solides et imperméables, le fluide ne peut pas les traverser. La composante normale de la vitesse s'annule donc au contact de la paroi :

v_r(R_1) = 0 \quad (\text{ou } v_r(R_2) = 0)

On en déduit immédiatement que K = 0, ce qui assure :

v_r(r) = 0 \quad \text{pour tout } r \in [R_1, R_2]

La composante radiale de la vitesse est donc identiquement nulle :

\boxed{\vec{v}_r = \vec{0}}

L'écoulement est par conséquent purement orthoradial : \vec{v}(r) = v_\theta(r)\,\vec{u}_\theta.

Résultat

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Question 50

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : condition d'adherence

Le fluide étant visqueux, quelles sont les conditions aux limites sur les deux cylindres pour ?

Voir l'indice

Appliquer la condition d'adhérence d'un fluide visqueux sur les cylindres tournants en r = R_1 et r = R_2.

Voir la réponse courte

Conditions d'adhérence du fluide visqueux : v(R_1) = R_1\omega_1 et v(R_2) = R_2\omega_2.

Voir le corrigé complet

Pour un fluide visqueux (réel), les interactions microscopiques attractives entre les molécules de fluide et la paroi solide imposent une condition d'adhérence (ou de non-glissement) aux interfaces : la vitesse du fluide au contact d'une paroi solide est égale à la vitesse de cette paroi.

  • Au niveau du cylindre intérieur de rayon R_1, entraîné à la vitesse angulaire \omega_1 autour de l'axe (Oz), la vitesse de la paroi solide s'écrit :

    \vec{v}_{\text{paroi}}(R_1) = R_1\,\omega_1\,\vec{u}_\theta.

    La vitesse du fluide vérifie donc :

    v(R_1) = R_1\,\omega_1.
  • Au niveau du cylindre extérieur de rayon R_2, entraîné à la vitesse angulaire \omega_2 autour de l'axe (Oz), la vitesse de la paroi solide s'écrit :

    \vec{v}_{\text{paroi}}(R_2) = R_2\,\omega_2\,\vec{u}_\theta.

    La vitesse du fluide vérifie donc :

    v(R_2) = R_2\,\omega_2.

Les conditions aux limites pour la vitesse orthoradiale v(r) s'écrivent ainsi :

\boxed{v(R_1) = R_1\,\omega_1 \quad \text{et} \quad v(R_2) = R_2\,\omega_2}

Résultat

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Question 51

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Notions : écoulement de couette, condition aux limites

En déduire les expressions de et en fonction de , , et .

Voir l'indice

Résoudre le système linéaire de deux équations à deux inconnues formé par les conditions aux limites pour déterminer A et B.

Voir la réponse courte

Système linéaire issu de v(r) = Ar + B/r aux rayons R_1 et R_2 pour déterminer les constantes A et B.

Voir le corrigé complet

D'après les conditions aux limites établies à la question Q50, le fluide visqueux adhère aux parois des deux cylindres coaxiaux :

\begin{aligned} v(R_1) &= R_1\,\omega_1 \\ v(R_2) &= R_2\,\omega_2 \end{aligned}

En utilisant la forme proposée pour le profil de vitesse v(r) = A\,r + \dfrac{B}{r}, on obtient le système linéaire suivant :

\begin{aligned} \begin{cases} A\,R_1 + \dfrac{B}{R_1} = R_1\,\omega_1 \\[6pt] A\,R_2 + \dfrac{B}{R_2} = R_2\,\omega_2 \end{cases} \iff \begin{cases} A\,R_1^2 + B = \omega_1 R_1^2 \quad &(1)\\[4pt] A\,R_2^2 + B = \omega_2 R_2^2 \quad &(2) \end{cases} \end{aligned}

En effectuant la différence (2) - (1), on élimine la constante B :

A\left(R_2^2 - R_1^2\right) = \omega_2 R_2^2 - \omega_1 R_1^2

Comme R_2 > R_1, on en déduit l'expression de A :

\boxed{A = \frac{\omega_2 R_2^2 - \omega_1 R_1^2}{R_2^2 - R_1^2}}

On réinjecte cette expression dans l'équation (1) pour déterminer B :

\begin{aligned} B &= \omega_1 R_1^2 - A\,R_1^2 \\ &= R_1^2 \left( \omega_1 - \frac{\omega_2 R_2^2 - \omega_1 R_1^2}{R_2^2 - R_1^2} \right) \\ &= R_1^2 \left( \frac{\omega_1 R_2^2 - \omega_1 R_1^2 - \omega_2 R_2^2 + \omega_1 R_1^2}{R_2^2 - R_1^2} \right) \end{aligned}

D'où l'expression de B :

\boxed{B = \frac{(\omega_1 - \omega_2)\,R_1^2 R_2^2}{R_2^2 - R_1^2}}

Résultat

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Question 52

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : force de cisaillement, viscosité

Par analogie avec la force de cisaillement entre deux plans, montrer que l'expression de la force élémentaire de cisaillement s'exerçant sur une surface du cylindre intérieur s'écrit

Voir l'indice

Calculer le gradient de la vitesse angulaire \mathrm{d}(v/r)/\mathrm{d}r ou la contrainte de cisaillement visqueuse à la paroi du cylindre intérieur.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression de la force élémentaire de cisaillement visqueux pour un écoulement plan de Couette.
  2. Calculer le gradient radial de vitesse \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} en r = R_1 à partir du profil de vitesse v(r) = A r + \dfrac{B}{r} et de la condition \omega_1 = 0.
  3. Transposer le résultat par analogie pour en déduire la force élémentaire \mathrm{d}\vec{F} exercée par le fluide sur la paroi du cylindre intérieur.
Voir la réponse courte

Taux de cisaillement r\frac{\mathrm{d}(\omega)}{\mathrm{d}r} à la paroi interne r = R_1 conduisant à \mathrm{d}\vec{F} = 2\eta A\,\mathrm{d}S\,\vec{u}_\theta.

Voir le corrigé complet

Pour un écoulement plan unidirectionnel d'un fluide newtonien le long d'une paroi fixe située en x = 0 (avec la normale sortante au fluide dirigée vers la paroi), la force élémentaire de frottement visqueux exercée par le fluide en mouvement (\vec{v} = v(x)\,\vec{u}_y) sur un élément de surface \mathrm{d}S de la paroi s'écrit par la loi de Newton :

\mathrm{d}\vec{F} = \eta \left(\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}x}\right)_{\text{paroi}} \mathrm{d}S\,\vec{u}_y.

L'espace annulaire étant assimilé localement à un écoulement entre deux plans (R_2 - R_1 \ll R_1), la direction normale correspond à la coordonnée radiale r et la direction de l'écoulement à la coordonnée orthoradiale \vec{u}_\theta. La force de cisaillement exercée par le fluide sur l'élément de surface \mathrm{d}S du cylindre intérieur (en r = R_1) s'écrit donc :

\mathrm{d}\vec{F} = \eta \left(\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r}\right)_{r=R_1} \mathrm{d}S\,\vec{u}_\theta.

Calculons la dérivée de la vitesse v(r) = A r + \dfrac{B}{r} par rapport à r :

\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r} = A - \frac{B}{r^2}.

Or, le cylindre intérieur étant immobile (\omega_1 = 0), la condition d'adhérence en r = R_1 s'écrit :

v(R_1) = A R_1 + \frac{B}{R_1} = 0 \implies \frac{B}{R_1^2} = -A.

En évaluant le gradient de vitesse en r = R_1, on obtient :

\left(\frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}r}\right)_{r=R_1} = A - \left(-\frac{A R_1^2}{R_1^2}\right) = 2A.

Le fluide étant entraîné dans le sens trigonométrique (\omega_2 > 0 \implies A > 0), il exerce une force d'entraînement sur la paroi intérieure selon +\vec{u}_\theta. On en déduit l'expression de la force élémentaire de cisaillement :

\boxed{\mathrm{d}\vec{F} = 2\eta A\,\mathrm{d}S\,\vec{u}_\theta}

Résultat

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Question 53

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en PTSI, TSI1

Notions : moment d'une force

Calculer le moment par rapport à l'axe de rotation de cette force .

Voir l'indice

Appliquer la définition du moment scalaire par rapport à l'axe (Oz) : \mathrm{d}\Gamma = R_1\,\mathrm{d}F.

Voir la stratégie
  1. Repérer le point d'application de la force élémentaire \mathrm{d}\vec{F} sur la paroi du cylindre intérieur de rayon R_1.
  2. Utiliser la définition du moment scalaire d'une force par rapport à l'axe orienté (Oz), ou identifier directement le bras de levier associé à cette force orthoradiale.
Voir la réponse courte

Moment élémentaire par rapport à l'axe (Oz) : \mathrm{d}\Gamma = R_1\,\mathrm{d}F = 2\eta A R_1\,\mathrm{d}S.

Voir le corrigé complet

La force élémentaire de cisaillement \mathrm{d}\vec{F} = 2\eta A\,\mathrm{d}S\,\vec{u}_\theta s'applique en un point P de la paroi latérale du cylindre intérieur. Dans le repère cylindrique associé à l'axe (Oz), le vecteur position de ce point s'écrit :

\overrightarrow{OP} = R_1\,\vec{u}_r + z\,\vec{u}_z

où O est l'origine sur l'axe (Oz).

Le moment par rapport à l'axe orienté (Oz) de cette force s'obtient par projection du moment vectoriel en O sur le vecteur unitaire \vec{u}_z :

\mathrm{d}\Gamma = \left(\overrightarrow{OP} \wedge \mathrm{d}\vec{F}\right) \cdot \vec{u}_z

Calculons le produit vectoriel, en tenant compte des relations de base du repère cylindrique direct (\vec{u}_r \wedge \vec{u}_\theta = \vec{u}_z et \vec{u}_z \wedge \vec{u}_\theta = -\vec{u}_r) :

\begin{aligned} \overrightarrow{OP} \wedge \mathrm{d}\vec{F} &= (R_1\,\vec{u}_r + z\,\vec{u}_z) \wedge \left(2\eta A\,\mathrm{d}S\,\vec{u}_\theta\right) \\ &= 2\eta A R_1\,\mathrm{d}S\,(\vec{u}_r \wedge \vec{u}_\theta) + 2\eta A z\,\mathrm{d}S\,(\vec{u}_z \wedge \vec{u}_\theta) \\ &= 2\eta A R_1\,\mathrm{d}S\,\vec{u}_z - 2\eta A z\,\mathrm{d}S\,\vec{u}_r \end{aligned}

En projetant sur \vec{u}_z, on obtient l'expression du moment élémentaire :

\boxed{\mathrm{d}\Gamma = 2\eta A R_1\,\mathrm{d}S}

Résultat

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Question 54

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : integration, écoulement de couette

En déduire que le moment total exercé par les forces de cisaillement sur le cylindre intérieur suivant l'axe s'écrit

Voir l'indice

Intégrer le moment élémentaire sur toute la surface latérale du cylindre intérieur S = 2\pi R_1 L et injecter l'expression de A.

Voir la stratégie
  1. Intégrer le moment élémentaire \mathrm{d}\Gamma obtenu à la question Q53 sur toute la surface latérale du cylindre intérieur de rayon R_1 et de longueur L.
  2. Remplacer la constante A par son expression établie à la question Q51 en tenant compte de la condition expérimentale \omega_1 = 0.
Voir la réponse courte

Intégration sur la surface latérale S = 2\pi R_1 L avec \omega_1 = 0 donnant le moment total \Gamma.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q53, le moment élémentaire par rapport à l'axe (Oz) exercé par les forces de cisaillement sur un élément de surface \mathrm{d}S du cylindre intérieur est :

\mathrm{d}\Gamma = 2\eta A R_1 \,\mathrm{d}S

Les grandeurs \eta, A et R_1 étant uniformes sur toute la paroi du cylindre, le moment total \Gamma s'obtient par intégration sur la surface latérale S_1 du cylindre intérieur :

\Gamma = \iint_{S_1} \mathrm{d}\Gamma = 2\eta A R_1 \iint_{S_1} \mathrm{d}S

La surface latérale d'un cylindre de rayon R_1 et de longueur L vaut S_1 = 2\pi R_1 L, d'où :

\Gamma = 2\eta A R_1 \times (2\pi R_1 L) = 4\pi \eta L R_1^2 A

D'après l'expression de A établie à la question Q51 avec la condition \omega_1 = 0 :

A = \frac{\omega_2 R_2^2}{R_2^2 - R_1^2}

En injectant cette expression dans celle de \Gamma, on obtient :

\boxed{\Gamma = 4\pi\eta L\frac{\omega_2 R_1^2 R_2^2}{R_2^2 - R_1^2}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 55

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : équilibre statique

Quel moment doit-on appliquer sur le cylindre intérieur afin d'avoir ?

Voir l'indice

Écrire la condition d'équilibre statique du cylindre intérieur : le moment externe appliqué doit compenser le couple visqueux exercé par le fluide.

Voir la réponse courte

Pour maintenir le cylindre immobile (\omega_1 = 0), il faut appliquer un couple moteur compensateur \Gamma_{\mathrm{ext}} = -\Gamma.

Voir le corrigé complet

On étudie le cylindre intérieur dans le référentiel d'étude galiléen. Pour maintenir ce cylindre immobile (\omega_1 = 0), on applique le théorème du moment cinétique projeté sur l'axe de rotation fixe (Oz) en régime stationnaire :

J_1 \frac{\mathrm{d}\omega_1}{\mathrm{d}t} = 0 = \Gamma + \Gamma_{\text{ext}}

où \Gamma est le moment exercé par les forces visqueuses de cisaillement du fluide sur la paroi du cylindre intérieur (établi à la question Q54) et \Gamma_{\text{ext}} est le moment appliqué de l'extérieur par l'opérateur (ou un dispositif de mesure, tel qu'un fil de torsion).

On en déduit que le moment à appliquer sur le cylindre intérieur doit exactement compenser le moment des forces visqueuses :

\boxed{\Gamma_{\text{ext}} = -\Gamma = - 4\pi\eta L \frac{\omega_2 R_1^2 R_2^2}{R_2^2 - R_1^2}}

Vectoriellement, le moment à appliquer s'écrit :

\vec{\Gamma}_{\text{ext}} = -\Gamma\,\vec{u}_z = - 4\pi\eta L \frac{\omega_2 R_1^2 R_2^2}{R_2^2 - R_1^2}\,\vec{u}_z

Ce moment a donc la même intensité \Gamma que le couple d'entraînement exercé par le fluide visqueux, mais agit en sens opposé (il s'oppose à la mise en rotation induite par le cylindre extérieur).

Résultat

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Question 56

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : viscosimetre de couette, mesure de viscosité

Comment mesurer alors la viscosité ?

Voir l'indice

Isoler \eta dans l'expression du couple de maintien \Gamma en fonction des grandeurs géométriques et cinématiques mesurables.

Voir la stratégie
  1. Exprimer littéralement la viscosité dynamique \eta en inversant la relation reliant le couple \Gamma aux paramètres du système établie à la question Q54.
  2. Préciser le protocole expérimental : grandeurs fixées, grandeurs mesurées et moyen pratique de mesure du couple résistant.
Voir la réponse courte

Mesure du couple de maintien \Gamma à vitesse \omega_2 imposée pour déduire \eta d'après la formule établie.

Voir le corrigé complet

D'après l'expression du moment \Gamma exercé par le fluide sur le cylindre intérieur établie à la question Q54 :

\Gamma = 4\pi\eta L\,\frac{\omega_2 R_1^2 R_2^2}{R_2^2 - R_1^2}

on en déduit l'expression de la viscosité dynamique :

\boxed{\eta = \frac{\Gamma\,(R_2^2 - R_1^2)}{4\pi L\,\omega_2 R_1^2 R_2^2}}

Pour mesurer \eta en pratique :

  • les dimensions géométriques du dispositif (R_1, R_2, L) sont connues ;
  • le cylindre extérieur est entraîné à une vitesse angulaire \omega_2 constante et connue ;
  • le cylindre intérieur est maintenu immobile (\omega_1 = 0) à l'aide d'un dispositif de mesure de couple, par exemple en le suspendant à un fil de torsion de constante de torsion C connue (le couple s'écrit alors \Gamma = C\,\theta, où \theta est la déviation angulaire mesurée), ou bien à l'aide d'un couplemètre électronique (ou dynamomètre).

En mesurant le couple \Gamma pour différentes valeurs de la vitesse de rotation \omega_2, on peut tracer la courbe \Gamma = f(\omega_2). L'obtention d'une droite passant par l'origine valide le comportement newtonien du fluide, et la mesure de sa pente permet de déterminer précisément la valeur de la viscosité \eta.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2022 ?

Surtout 4 chapitres : Mécanique des fluides (21 % des questions), Électrostatique (20 %), Mécanique du solide (16 %) et Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (13 %). Plus ponctuellement : Changements d'état du corps pur, Oxydoréduction et électrochimie, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Premier et second principes de la thermodynamique, Ondes mécaniques et acoustiques…

Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2022 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 29 questions sur 56 (52 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la sous-partie I.A (Q1 à Q6) et la sous-partie I.C (Q23 à Q31). Avec les autres programmes de première année : 22 en MPSI, 22 en PCSI, 29 en PTSI, 22 en MP2I et 21 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2022 ?

Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti.

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2022 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q52 (force de cisaillement).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2022 ?

Questions de cours : Q1 (demi-équation électronique), Q2 (dismutation), Q4 (constante d'acidite), Q7 (diagramme de phases), Q8 (pression de vapeur saturante), Q16 (équation de maxwell), Q17 (onde plane progressive monochromatique), Q19 (vecteur de poynting)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q15 (longueur d'onde), Q18 (relation de structure), Q20 (moyenne temporelle), Q24 (théorème du moment cinétique) et Q35 (dipôle électrostatique).

Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2022 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (50 sur 56), par exemple : Q1 à Q15, Q17 à Q23, Q25, Q28 à Q51, Q53, Q55 et Q56. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q26, Q52 et Q54.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 TSI 2022 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le jury qualifie l'épreuve de très classante et signale des lacunes très largement partagées, dont une méconnaissance générale des expressions du champ et du potentiel électrostatique, ainsi que des très bonnes copies qui restent rares. Moyenne : 8,95/20 (écart-type 4,2, 1 028 présents).

Pourquoi la vitesse radiale est-elle nulle à la question Q49 ?

L'incompressibilité \operatorname{div}(\vec{v}) = 0 impose seulement r v_r = \text{cte}. L'imperméabilité des parois cylindriques en r = R_1 et r = R_2 impose v_r(R_1) = v_r(R_2) = 0, ce qui annule cette constante et donne v_r(r) = 0.

Comment retrouver le potentiel nul de la borne de Wilson en Q42 ?

En sommant les trois potentiels établis en Q40 avec r_R = r_L = r_F = r. Le triangle étant équilatéral et centré en O, la somme vectorielle \overrightarrow{OR} + \overrightarrow{OL} + \overrightarrow{OF} s'annule, ce qui conduit directement à V_W = (V_R + V_L + V_F)/3 = 0.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.