Corrigé détaillé E3A Physique Chimie PC 2022
Sismographe, tornade, synthèse de l'aromadendrène et cinétique de coordination
- 44 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en PCSI : 19 questions sur 44
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 19 questions sur 44. Autres questions faisables en PCSI
Autres premières années : MPSI 13 · PTSI 9 · MP2I 12 · TSI1 8 · BCPST1 17 questions.
Détail par partie
- Partie 1 : Un modèle simplifié de sismographe7/10En partie
- Partie 2 : Un modèle simplifié de tornade0/102e année
- Partie 3 : Synthèse du (−)-aromadendrène6/12En partie
- Partie 4 : Échange de ligands dans un complexe de coordination6/12En partie
Le sujet en bref
Sujet difficile · Chimie organique, Mécanique, Mécanique des fluides · 10 incontournables · 19 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet complet du concours e3a-Polytech pour la filière PC balaye avec équilibre la physique et la chimie à travers quatre problèmes indépendants, très progressifs et pédagogiques.
Les deux problèmes de physique constituent d'excellents exercices d'entraînement : le premier propose une modélisation classique et rigoureuse du sismographe vertical (dynamique en référentiel accéléré et filtrage mécanique), tandis que le second aborde la mécanique des fluides à travers le modèle incontournable du vortex de Rankine pour décrire une tornade, mettant en valeur l'analogie électromagnétique avec le théorème d'Ampère ainsi que le champ d'application du théorème de Bernoulli.
Les deux problèmes de chimie offrent une révision méthodique des grands classiques du programme : la rétrosynthèse d'un sesquiterpène naturel (réactions de Diels-Alder, Wittig, substitutions et stéréochimie) et l'étude cinétique puis orbitalaire d'un complexe octaédrique de fer(II). C'est un sujet idéal pour consolider ses bases et sécuriser une excellente note aux concours.
- Difficulté
- Difficile, d'après le rapport du jury
- Temps estimé
- ≈ 3 h 10 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en PCSI : 19 questions sur 44.
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Sommaire
44 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
44 questionsPartie 1 : Un modèle simplifié de sismographe
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : frottement fluide, analyse dimensionnelle
Que représente le coefficient dans l'expression de ? Quelle est son unité ?
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Identifier la nature phénoménologique du terme d'amortissement et utiliser une analyse dimensionnelle à partir de [f] = \mathrm{M}\cdot\mathrm{L}\cdot\mathrm{T}^{-2}.
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Coefficient de frottement fluide de l'amortisseur en \mathrm{kg\cdot s^{-1}}, déduit de l'expression de la force de frottement \vec{f} = -\lambda \vec{v}.
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Dans l'expression de la force de frottement visqueux \vec{f} = -\lambda \vec{v}, le coefficient \lambda représente le coefficient de frottement fluide (ou coefficient d'amortissement visqueux).
Pour déterminer son unité dans le Système International (SI), on effectue une analyse dimensionnelle :
L'unité de \lambda dans le Système International est donc le kilogramme par seconde :
Résultat
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Ne pas confondre coefficient de viscosité et viscosité.
« Confusion entre coefficient de viscosité et viscosité dans au moins un tiers des copies. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : principe fondamental de la dynamique, équilibre mécanique
La longueur à vide du ressort est notée . On considère dans cette question que le sol ne vibre pas. Appliquer la seconde loi de Newton à la masse dans le référentiel lié au boîtier qui est alors galiléen. Quelle est la longueur à l'équilibre du ressort en fonction des données ?
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Écrire la condition d'équilibre statique de la masse dans le référentiel galiléen du laboratoire en projetant les forces de pesanteur et de rappel élastique.
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À l'équilibre dans \mathcal{R}', compensation du poids et de la force de rappel élastique : \ell_1 = \ell_0 + mg/k.
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On étudie la masse m, assimilée à son centre d'inertie G, dans le référentiel \mathcal{R}' lié au boîtier. Le sol étant immobile par hypothèse, le boîtier l'est également par rapport au référentiel du laboratoire \mathcal{R} supposé galiléen : le référentiel \mathcal{R}' est donc galiléen.
À l'équilibre, la vitesse de la masse est nulle (\vec{v} = \vec{0}), de sorte que la force de frottement visqueux s'annule : \vec{f} = \vec{0}. Les forces s'exerçant sur la masse sont :
- son poids : \vec{P} = m\vec{g} = mg\,\vec{u}_{z'} ;
- la force de rappel élastique exercée par le ressort : \vec{F}_{\text{él}} = -k(\ell_1 - \ell_0)\,\vec{u}_{z'}.
La seconde loi de Newton appliquée à la masse à l'équilibre s'écrit :
En projetant sur l'axe vertical orienté vers le bas par le vecteur unitaire \vec{u}_{z'}, on obtient :
D'où l'expression de la longueur à l'équilibre \ell_1 :
Résultat
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Éviter d'inclure la vitesse dans le bilan des forces et faire attention au signe de la force de rappel.
« La vitesse reste trop souvent dans le bilan et le "signe" de la force de rappel est adapté à partir d’un résultat constaté faux. »
« Et il y a ceux qui laissent une réponse avec la vitesse et/ou une erreur de signe. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : force d'inertie d'entraînement, force d'inertie de coriolis
Lorsque le sol vibre, le référentiel lié au boîtier n'est plus galiléen. Rappeler les expressions des forces d'inertie à prendre alors en compte et donner leurs expressions dans le cas du sismographe étudié.
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Identifier la nature du mouvement du boîtier (translation rectiligne pure) pour en déduire immédiatement la nullité de l'accélération de Coriolis.
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- Rappeler les définitions générales des forces d'inertie d'entraînement \vec{F}_{ie} et de Coriolis \vec{F}_{ic} pour un point matériel de masse m dans un référentiel non galiléen \mathcal{R}'.
- Identifier la nature cinématique du mouvement de \mathcal{R}' par rapport au référentiel galiléen \mathcal{R} (translation rectiligne).
- En déduire les expressions simplifiées adaptées au sismographe.
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\mathcal{R}' est en translation rectiligne : \vec{F}_{\mathrm{ie}} = -m \vec{a}(\mathcal{R}'/\mathcal{R}) = -m \ddot{z}_s \vec{u}_z et \vec{F}_{\mathrm{ic}} = \vec{0}.
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Dans un référentiel non galiléen \mathcal{R}', les forces d'inertie à prendre en compte s'écrivent de façon générale :
La force d'inertie d'entraînement :
\vec{F}_{ie} = -m \vec{a}_e(G)où \vec{a}_e(G) désigne l'accélération d'entraînement du point G.
La force d'inertie de Coriolis :
\vec{F}_{ic} = -2m\,\vec{\Omega}(\mathcal{R}'/\mathcal{R}) \wedge \vec{v}_r(G)où \vec{\Omega}(\mathcal{R}'/\mathcal{R}) est le vecteur rotation instantanée de \mathcal{R}' par rapport à \mathcal{R}, et \vec{v}_r(G) la vitesse relative de G dans \mathcal{R}'.
Dans le cas du sismographe étudié :
Le boîtier \mathcal{R}' est en translation rectiligne par rapport au référentiel du laboratoire \mathcal{R}, donc :
\vec{\Omega}(\mathcal{R}'/\mathcal{R}) = \vec{0}Il en résulte que la force d'inertie de Coriolis est identiquement nulle :
\boxed{\vec{F}_{ic} = \vec{0}}Le mouvement de translation étant commun à tous les points du boîtier, l'accélération d'entraînement est uniforme dans tout l'espace et égale à l'accélération absolue de translation du sol (et donc du boîtier) :
\vec{a}_e(G) = \vec{a}(O'/\mathcal{R}) = \ddot{z}_s(t)\,\vec{u}_zPar conséquent, la force d'inertie d'entraînement s'écrit :
\boxed{\vec{F}_{ie} = -m\,\ddot{z}_s(t)\,\vec{u}_z}
Résultat
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Expliciter les accélérations d'entraînement et de Coriolis pour justifier les expressions des forces d'inertie.
« Les expressions des forces d’inertie ne sont pas toujours explicitées car celles des accélérations sont trop souvent absentes ou tronquées. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Schéma ou tracé
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Cinématique et dynamique du point
Notions : bilan des forces, force d'inertie d'entraînement
Effectuer le bilan des forces s'exerçant sur la masse dans et les représenter en supposant que les valeurs de l'allongement du ressort, de la vitesse du point et de l'accélération d'entraînement sont positives.
Voir l'indiceIndice
Recenser l'ensemble des forces réelles (poids, rappel élastique, frottement fluide) et la force d'inertie d'entraînement en prenant garde aux sens des vecteurs unitaires.
Voir la stratégieStratégie
- Définir précisément le système et le référentiel d'étude non galiléen \mathcal{R}'.
- Recenser les forces réelles appliquées (poids, rappel élastique, frottement visqueux).
- Recenser les forces d'inertie (entraînement et Coriolis).
- Déterminer le sens de chaque force selon les hypothèses imposées sur les signes de l'allongement, de la vitesse et de l'accélération d'entraînement, puis les représenter sur un schéma clair.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan dans \mathcal{R}' (poids, force de rappel, frottement fluide, force d'inertie d'entraînement) et représentation vectorielle le long de l'axe vertical.
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On étudie la masse m (centre d'inertie G) dans le référentiel \mathcal{R}' lié au boîtier, muni de l'axe vertical (O'z') orienté vers le bas par le vecteur unitaire \vec{u}_{z'}. Ce référentiel est en translation rectiligne accélérée par rapport au référentiel galiléen \mathcal{R}.
Le bilan des actions mécaniques s'exerçant sur la masse m dans \mathcal{R}' comprend :
Le poids :
\vec{P} = m\vec{g} = mg\,\vec{u}_{z'} \quad (\text{vertical, orienté vers le bas})La force de rappel élastique du ressort : L'extrémité supérieure étant fixe dans le boîtier et située au-dessus de G, un allongement positif (\ell - \ell_0 > 0) entraîne une traction vers le haut :
\vec{F}_{\text{él}} = -k(\ell - \ell_0)\,\vec{u}_{z'} \quad (\text{orientée vers le haut})La force de frottement visqueux : Avec une vitesse relative dirigée vers le bas (v' > 0), la force fluide s'oppose au déplacement :
\vec{f} = -\lambda \vec{v}' = -\lambda v'\,\vec{u}_{z'} \quad (\text{orientée vers le haut})La force d'inertie d'entraînement : L'accélération d'entraînement étant positive (a_e > 0, avec \vec{a}_e = a_e \vec{u}_{z'}) :
\vec{F}_{ie} = -m\vec{a}_e = -m a_e\,\vec{u}_{z'} \quad (\text{orientée vers le haut})La force d'inertie de Coriolis : Le référentiel \mathcal{R}' étant en translation par rapport à \mathcal{R}, son vecteur rotation est nul, d'où :
\vec{F}_{ic} = \vec{0}
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Ne pas oublier d'effectuer le bilan des forces dans le référentiel non galiléen.
« Absence de bilan dans de nombreuses copies. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : principe fondamental de la dynamique, oscillateur forcé
Appliquer la seconde loi de Newton à la masse dans le référentiel lié au boîtier. On notera la cote du point dans le repère . Projeter cette relation sur l'axe vertical. On supposera que l'expression de décrivant le mouvement du sol est :
Voir l'indiceIndice
Projeter le principe fondamental de la dynamique sur l'axe vertical (O'z') orienté vers le bas et exprimer l'accélération d'entraînement à l'aide de la dérivée seconde de z_s(t).
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Projection du PFD dans \mathcal{R}' avec z'_G = z' - \ell_1 : obtention de l'équation différentielle avec excitation m \omega^2 E_m \cos(\omega t + \phi).
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On étudie la masse m dans le référentiel non galiléen \mathcal{R}' lié au boîtier, muni de l'axe vertical (O'z') descendant de vecteur unitaire \vec{u}_z.
Le bilan des forces appliquées à la masse m dans \mathcal{R}' comprend :
- le poids : \vec{P} = m g\,\vec{u}_z ;
la force de rappel du ressort : la longueur du ressort s'exprime par \ell = \ell_1 + z'_G, où \ell_1 = \ell_0 + \frac{mg}{k} est la longueur à l'équilibre (d'après Q2). Ainsi :
\vec{T} = -k(\ell - \ell_0)\,\vec{u}_z = -k\left(\frac{mg}{k} + z'_G\right)\vec{u}_z = -(mg + k z'_G)\,\vec{u}_zla force de frottement fluide visqueux :
\vec{f} = -\lambda \vec{v}' = -\lambda \frac{\mathrm{d}z'_G}{\mathrm{d}t}\,\vec{u}_z- la force d'inertie de Coriolis, nulle car le boîtier est en translation pure (\vec{\Omega}(\mathcal{R}'/\mathcal{R}) = \vec{0}) : \vec{F}_{ic} = \vec{0} ;
la force d'inertie d'entraînement liée à l'accélération du sol \vec{a}_e = \ddot{z}_s(t)\,\vec{u}_z :
\vec{F}_{ie} = -m \ddot{z}_s(t)\,\vec{u}_z
Le mouvement du sol étant z_s(t) = E_m \cos(\omega t + \phi), son accélération s'écrit :
d'où :
D'après le principe fondamental de la dynamique appliqué à la masse m dans \mathcal{R}' :
En projetant sur l'axe vertical descendant \vec{u}_z, il vient :
soit, en regroupant les termes :
Résultat
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Question très mal traitée, souvent pénalisée par les erreurs commises au bilan des forces.
« Question très mal traitée dans la très grande majorité des copies. Résultat en partie dû à la question précédente. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : pulsation propre, facteur de qualité
On écrit cette relation sous la forme suivante :
Comment appelle-t-on et ? Donner leurs expressions littérales.
Voir l'indiceIndice
Identifier les coefficients canoniques par identification directe avec la forme normalisée de l'oscillateur harmonique amorti du second ordre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la pulsation propre \omega_0 = \sqrt{k/m} et du facteur de qualité Q = \sqrt{km}/\lambda.
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D'après l'équation différentielle du mouvement obtenue à la question Q5 :
En divisant par la masse m, on obtient la forme canonique de l'oscillateur harmonique amorti :
Par identification directe avec la relation proposée :
On identifie ainsi les grandeurs caractéristiques de l'oscillateur :
\omega_0 est la pulsation propre (ou pulsation de résonance non amortie) :
\boxed{\omega_0 = \sqrt{\frac{k}{m}}}Q est le facteur de qualité (sans dimension) :
\boxed{Q = \frac{\sqrt{km}}{\lambda}}
Résultat
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : oscillateur harmonique
Pour un sismographe, le facteur de qualité est toujours très élevé. Quelle est alors l'équation obtenue en simplifiant la relation précédente si on se place dans le cas idéal où le facteur de qualité est infini ?
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Prendre la limite Q \to +\infty dans l'équation différentielle, ce qui revient à annuler le terme d'amortissement du premier ordre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour Q \to \infty, le terme dissipatif s'annule : \ddot{z}'_G + \omega_0^2 z'_G = E_m \omega^2 \cos(\omega t + \phi).
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L'équation différentielle établie à la question précédente (Q6) s'écrit :
Dans le cas idéal où le facteur de qualité tend vers l'infini (Q \to +\infty), le terme d'amortissement s'annule :
L'équation différentielle régissant le mouvement devient alors :
Résultat
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : régime sinusoïdal forcé, amplitude complexe
En régime permanent, la solution de cette équation s'écrit avec . Quelle est l'expression de ?
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Utiliser la méthode des amplitudes complexes ou substituer directement la solution sinusoïdale proposée pour identifier l'amplitude Z_m.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la représentation complexe associée à l'équation différentielle linéaire établie en Q7 pour déterminer l'amplitude complexe \underline{Z}_m.
- En déduire l'amplitude réelle Z_m = |\underline{Z}_m|, en veillant à faire intervenir une valeur absolue pour garantir Z_m > 0 quelle que soit la valeur de \omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Recherche de solution en notation complexe : \underline{Z}_m = \frac{E_m \omega^2}{\omega_0^2 - \omega^2}, d'où Z_m = \frac{E_m u^2}{|1 - u^2|} avec u = \omega/\omega_0.
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D'après la question Q7, l'équation différentielle régissant le mouvement en l'absence d'amortissement (Q \to +\infty) s'écrit :
En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, on introduit les grandeurs complexes associées :
La dérivation par rapport au temps se traduit par la multiplication par j\omega. L'équation différentielle devient :
On en déduit l'amplitude complexe :
L'amplitude réelle Z_m s'obtient en prenant le module :
En introduisant la pulsation réduite u = \dfrac{\omega}{\omega_0}, cette expression se met sous la forme :
Résultat
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Ne pas confondre régime permanent et stationnaire en annulant à tort les dérivées temporelles.
« Une très grande partie des candidats ne fait pas de différence entre stationnaire et permanent dans ce cas et annule par conséquent toutes les dérivées. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : résonance
On donne la représentation graphique de avec (Figure 2). Justifier l'allure de cette courbe à partir des résultats de la question précédente.
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Étudier les limites de Z_m(u) quand u \to 0, u \to 1 et u \to +\infty en prenant garde à la valeur absolue au dénominateur.
Voir la stratégieStratégie
Pour justifier l'allure de la courbe Z_m(u) :
- Exprimer Z_m(u) sur chacun des intervalles [0, 1[ et ]1, +\infty[ sans les barres de valeur absolue.
- Étudier les valeurs et limites remarquables en u = 0, u \to 1 et u \to +\infty (asymptotes).
- Préciser le sens de variation sur chacun des deux domaines.
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Étude des limites en u \to 0 (Z_m \to 0), u \to 1 (Z_m \to \infty, résonance) et u \to \infty (Z_m \to E_m).
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D'après la question Q8, l'amplitude Z_m en fonction de la pulsation réduite u = \frac{\omega}{\omega_0} s'écrit :
Distinguons les deux intervalles de définition :
Comportement en u = 0 :
Z_m(0) = 0Au voisinage de 0, Z_m(u) \sim E_m u^2, ce qui correspond à un départ avec une tangente horizontale à l'origine.
Sur l'intervalle [0, 1[ :
Z_m(u) = E_m \frac{u^2}{1 - u^2}La dérivée par rapport à u vaut :
\frac{\mathrm{d}Z_m}{\mathrm{d}u} = E_m \frac{2u(1 - u^2) - u^2(-2u)}{(1 - u^2)^2} = \frac{2 E_m u}{(1 - u^2)^2} > 0 \quad \text{pour } u \in ]0, 1[La fonction est donc strictement croissante sur [0, 1[.
Comportement au voisinage de u = 1 : Le dénominateur s'annule en u = 1, d'où :
\lim_{u \to 1^-} Z_m(u) = +\infty \quad \text{et} \quad \lim_{u \to 1^+} Z_m(u) = +\inftyLa courbe présente une asymptote verticale d'équation u = 1.
Sur l'intervalle ]1, +\infty[ :
Z_m(u) = E_m \frac{u^2}{u^2 - 1} = \frac{E_m}{1 - \frac{1}{u^2}}La dérivée par rapport à u vaut :
\frac{\mathrm{d}Z_m}{\mathrm{d}u} = -\frac{2 E_m u}{(u^2 - 1)^2} < 0 \quad \text{pour } u > 1La fonction est donc strictement décroissante sur ]1, +\infty[.
Comportement quand u \to +\infty :
\lim_{u \to +\infty} Z_m(u) = \lim_{u \to +\infty} \frac{E_m}{1 - \frac{1}{u^2}} = E_mLa courbe présente une asymptote horizontale d'équation Z_m = E_m.
Ces propriétés rendent parfaitement compte de l'allure de la Figure 2.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question très mal traitée à cause de Q8, menant souvent à des justifications forcées de la courbe.
« Très mal traitée à cause de la question précédente mais un nombre non négligeable de candidats "tord" ses résultats pour confirmer l’allure de la courbe. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : résonance, capteur de déplacement
Il faut distinguer trois zones sur cette courbe : zone I (), zone II ( tend vers 1) et zone III (). Comment appelle-t-on le phénomène mis en évidence pour ? À quelle partie de la courbe correspond la zone de fonctionnement du sismographe ? Citer un exemple de la vie courante correspondant à la zone restante de cette courbe.
Voir l'indiceIndice
Faire le lien entre la grandeur mesurée en régime haute fréquence (u \gg 1) et le déplacement du sol pour identifier le domaine de fonctionnement en sismographe.
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Phénomène de résonance pour u = 1 ; fonctionnement en sismographe dans la zone III (u \gg 1) et en accéléromètre dans la zone I.
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- Phénomène pour u = 1 :
Pour u = 1, c'est-à-dire lorsque la pulsation d'excitation est égale à la pulsation propre du système (\omega = \omega_0), l'amplitude Z_m(u) tend théoriquement vers l'infini. Il s'agit du phénomène de résonance (résonance d'amplitude ou d'élongation). Zone de fonctionnement du sismographe :
Le sismographe est conçu pour mesurer fidèlement le déplacement du sol z_s(t) = E_m \cos(\omega t + \phi). Dans la zone III (u \gg 1, soit \omega \gg \omega_0), on a :Z_m(u) \approx E_mL'amplitude mesurée est directement proportionnelle à l'amplitude du sol et indépendante de la fréquence de l'onde sismique :
\boxed{\text{La zone de fonctionnement du sismographe est la zone III ($u \gg 1$).}}Exemple de la vie courante pour la zone restante :
La zone restante exploitée pour la mesure est la zone I (u \ll 1, soit \omega \ll \omega_0). Dans cette zone, l'amplitude s'écrit :Z_m(u) \approx E_m u^2 = \frac{E_m \omega^2}{\omega_0^2} = \frac{a_m}{\omega_0^2}où a_m = E_m \omega^2 est l'amplitude de l'accélération du support. Le capteur fonctionne alors en accéléromètre.
Des exemples courants d'accéléromètres sont :- le capteur de déclenchement des airbags dans une automobile ;
- l'accéléromètre d'un smartphone (détection d'orientation de l'écran, podomètre).
Résultat
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Comprendre le fonctionnement physique du sismographe et son analogie avec les amortisseurs, au-delà de la résonance.
« Seule la résonance semble connue. Le fonctionnement du sismographe n’est pas du tout compris sauf exception. »
« Parmi ces rares candidats une partie seulement pense à l’application aux amortisseurs. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Partie 2 : Un modèle simplifié de tornade
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : vecteur tourbillon, écoulement irrotationnel
Quelle est l'expression du vecteur tourbillon ? Que représente qualitativement ce vecteur au niveau local ? Dans quel cas ce vecteur est-il nul ? Comment est alors caractérisé l'écoulement correspondant ?
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Donner la définition mathématique locale du vecteur tourbillon à partir du rotationnel de la vitesse et préciser sa signification en termes de rotation locale d'une particule de fluide.
Voir la réponse courteRéponse courte
\vec{\Omega} = \frac{1}{2}\vec{\operatorname{rot}}\vec{v} représente la rotation locale des particules de fluide ; nul pour un écoulement irrotationnel.
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Expression du vecteur tourbillon :
Le vecteur tourbillon (ou vorticité) est défini par le rotationnel du champ des vitesses :
\boxed{\vec{\Omega} = \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v}}Remarque : certains ouvrages et programmes définissent le vecteur tourbillon comme le vecteur rotation instantanée locale, soit \vec{\Omega} = \frac{1}{2}\,\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v}. Les deux conventions diffèrent uniquement d'un facteur 2.
Signification qualitative locale :
Au niveau local, le vecteur tourbillon caractérise la rotation propre d'une particule de fluide sur elle-même (autour de son propre centre de masse) au cours de son mouvement. Plus précisément, la vitesse angulaire de rotation instantanée d'un élément fluide sphérique vaut :
\vec{\omega}_{\text{rot}} = \frac{1}{2}\,\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v}Cas où le vecteur tourbillon est nul :
Le vecteur tourbillon est nul lorsque la vitesse de rotation propre des particules fluides est nulle :
\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v} = \vec{0}Les particules de fluide subissent alors uniquement une translation et une déformation pure (dilatation et cisaillement), sans rotation sur elles-mêmes.
Caractérisation de l'écoulement correspondant :
Un écoulement pour lequel le vecteur tourbillon est partout nul est qualifié d'écoulement irrotationnel. Dans un domaine simplement connexe, le champ de vitesse dérive alors d'un potentiel scalaire des vitesses \varphi tel que \vec{v} = \vec{\mathrm{grad}}\,\varphi ; on parle alors également d'écoulement potentiel.
Résultat
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Connaître l'expression du vecteur tourbillon et les propriétés associées à un écoulement irrotationnel.
« L’expression du vecteur tourbillon est peu connue de même que les propriétés de l’écoulement irrotationnel. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Dynamique des fluides parfaits
Notions : fluide parfait, écoulement incompressible, écoulement stationnaire
Définir les expressions suivantes figurant dans l'énoncé : écoulement parfait, écoulement homogène et incompressible, écoulement stationnaire.
Voir l'indiceIndice
Rappeler les définitions thermodynamiques et cinématiques relatives à la viscosité nulle, la masse volumique constante et l'indépendance explicite du temps.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définitions de cours : viscosité négligeable, masse volumique uniforme et indépendante du temps, champ des vitesses stationnaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
- Écoulement parfait :
Un écoulement est dit parfait si les forces de viscosité (frottements internes et dissipation visqueuse) sont négligeables par rapport aux forces d'inertie et de pression (\eta \to 0). Dans ce cadre, les contraintes tangentielles (de cisaillement) sont nulles, et les forces de contact surfaciques au sein du fluide ou sur les parois sont purement normales (forces de pression). Écoulement homogène et incompressible :
Homogène signifie que la composition et les propriétés thermodynamiques du fluide, notamment sa masse volumique \mu, sont uniformes dans tout le domaine considéré à un instant donné :
\vec{\mathrm{grad}}\,\mu = \vec{0}Incompressible (ou isochore) signifie que le volume des particules fluides ne varie pas au cours du mouvement, c'est-à-dire que la dérivée particulaire de la masse volumique est nulle :
\frac{\mathrm{D}\mu}{\mathrm{D}t} = \frac{\partial \mu}{\partial t} + (\vec{v}\cdot\vec{\mathrm{grad}})\mu = 0L'équation locale de conservation de la masse \frac{\partial \mu}{\partial t} + \mathrm{div}(\mu\vec{v}) = 0 implique alors que le champ de vitesse est à divergence nulle :
\boxed{\mathrm{div}\,\vec{v} = 0}Pour un écoulement à la fois homogène et incompressible, la masse volumique \mu est constante dans tout le fluide et à tout instant (\mu = \text{cte}).
Écoulement stationnaire (ou permanent) :
Un écoulement est dit stationnaire si les grandeurs de champ (description eulérienne), telles que le champ de vitesse \vec{v}(\vec{r},t) et le champ de pression P(\vec{r},t), ne dépendent pas explicitement du temps t :\boxed{\frac{\partial \vec{v}}{\partial t} = \vec{0} \quad \text{et} \quad \frac{\partial P}{\partial t} = 0}
Résultat
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Donner les définitions physiques rigoureuses du cours plutôt qu'une interprétation littérale erronée.
« Les termes sont très souvent interprétés littéralement (pression constante pour un écoulement incompressible par exemple). »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Schéma ou tracé
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : ligne de courant
Rappeler la définition d'une ligne de courant. Quelle est la nature de ces lignes de courant dans le cas du modèle de la tornade adopté ? Représenter quelques unes de ces lignes de façon lisible.
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'équation différentielle définissant une ligne de courant à instant fixé et exploiter la symétrie cylindrique du champ eulérien.
Voir la réponse courteRéponse courte
Courbes tangentes en tout point au vecteur vitesse ; cercles concentriques centrés sur l'axe du vortex.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une ligne de courant est, à un instant t fixé, une courbe de l'espace tangente en chacun de ses points au vecteur vitesse \vec{v} de l'écoulement. L'équation différentielle définissant une ligne de courant s'écrit :
Dans le modèle adopté pour la tornade, le champ de vitesse s'exprime en coordonnées cylindriques par :
Le vecteur déplacement élémentaire le long d'une ligne de courant s'écrit \mathrm{d}\vec{M} = \mathrm{d}r\,\vec{e}_r + r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{e}_\theta + \mathrm{d}z\,\vec{e}_z. La condition de colinéarité avec \vec{v} impose :
soit immédiatement :
Elles sont parcourues dans le sens orthoradial \vec{e}_\theta (sens trigonométrique si v_\theta > 0).
Résultat
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Ne pas confondre ligne de courant et trajectoire d'une particule, ce qui amène à tracer de fausses spirales.
« La définition d’une ligne de courant est souvent confondue avec la trajectoire d’une particule de fluide quel que soit le régime d’écoulement. »
« Cette définition entraîne la proposition de lignes de courant en forme de spirales. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 14
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides
Notions : rotationnel en coordonnées cylindriques, raccordement
Établir les expressions de la vitesse dans les deux domaines considérés. On précise que la vitesse est continue dans le domaine dans lequel elle est définie de même qu'en , que et que lorsque .
Voir l'indiceIndice
Calculer la composante selon \vec{e}_z du rotationnel en coordonnées cylindriques et intégrer les équations différentielles radiales en imposant la continuité en r=R.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rotationnel du champ de vitesse \vec{v} = v_\theta(r)\vec{e}_\theta en coordonnées cylindriques à l'aide du formulaire fourni.
- Intégrer l'équation différentielle obtenue dans chacun des deux domaines (0 \leqslant r \leqslant R et r > R) en tenant compte des conditions aux limites (v_\theta(0) = 0 et v_\theta \to 0 à l'infini).
- Raccorder les deux expressions par continuité de la vitesse en r = R.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de \frac{1}{r}\frac{\mathrm{d}(r v_\theta)}{\mathrm{d}r} : v_\theta = \omega_0 r pour r \leqslant R et v_\theta = \omega_0 R^2/r pour r > R.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ de vitesse est purement orthoradial et ne dépend que de la coordonnée radiale : \vec{v} = v_\theta(r)\vec{e}_\theta. En utilisant la composante selon \vec{e}_z du rotationnel donnée dans le préambule :
Selon la définition retenue pour le vecteur tourbillon (au sens de la vorticité \vec{\Omega} = \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v} ou de la vitesse de rotation locale \vec{\Omega} = \frac{1}{2}\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v}), nous menons le calcul avec \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v} = \vec{\Omega} (et nous donnons également le résultat correspondant à la convention \vec{\Omega} = \frac{1}{2}\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v}).
1. Dans le cœur du vortex (0 \leqslant r \leqslant R) :
où C_1 est une constante d'intégration. La vitesse v_\theta(r) étant finie en r = 0 avec v_\theta(0) = 0, la constante C_1 est nécessairement nulle :
Remarque : Avec la convention du programme \vec{\Omega} = \frac{1}{2}\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v}, on obtiendrait directement v_\theta(r) = \Omega_0 r.
2. À l'extérieur du vortex (r > R) : L'écoulement y est irrotationnel, soit \vec{\Omega} = \vec{0} :
où C_2 est une constante. Cette expression vérifie bien \lim_{r\to+\infty} v_\theta(r) = 0.
3. Continuité en r = R : La vitesse étant continue en r = R :
On en déduit les expressions de la vitesse dans les deux domaines (modèle du vortex de Rankine) :
Si l'on adopte la convention \vec{\Omega} = \frac{1}{2}\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v}, ces expressions deviennent :
Résultat
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Déterminer rigoureusement les constantes d'intégration sans bâcler cette étape du calcul.
« La majorité des candidats ayant traité cette question a choisi le calcul direct en bâclant, sauf rares exceptions, la détermination des constantes d’intégration. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Mécanique des fluides › Cinématique des fluides ; Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : théorème d'ampère, analogie électromagnétique
Représenter graphiquement ses variations en fonction de . Proposer une analogie magnétique.
Voir l'indiceIndice
Tracer une droite croissante pour r \le R raccordée à une hyperbole en 1/r pour r > R, et comparer avec le champ magnétique créé par un fil cylindrique infini parcouru par un courant uniforme.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé continu avec maximum en r = R ; analogie directe avec le champ magnétique \vec{B}(r) créé par un cylindre de courant infini.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Représentation graphique de v_\theta(r)
D'après le résultat de la question Q14, le profil de vitesse v_\theta(r) présente deux régimes :
- pour 0 \leqslant r \leqslant R : une croissance linéaire v_\theta(r) \propto r, caractéristique d'une rotation en bloc solide à vitesse angulaire constante ;
- pour r \geqslant R : une décroissance hyperbolique v_\theta(r) \propto \frac{1}{r}, caractéristique d'un écoulement irrotationnel ;
- la continuité de la vitesse impose un raccordement en r = R, où la vitesse atteint sa valeur maximale notée v_{\max} = v_\theta(R).
2. Analogie magnétique
Comparons les équations locales de l'écoulement avec celles de la magnétostatique :
- L'incompressibilité du fluide se traduit par \operatorname{div}\vec{v} = 0, formellement identique à la conservation du flux magnétique \operatorname{div}\vec{B} = 0.
- Le rotationnel de la vitesse vérifie \vec{\operatorname{rot}}\vec{v} = \vec{\omega} (où \vec{\omega} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{v} est non nul pour r \leqslant R et nul pour r > R), ce qui est analogue au théorème d'Ampère local \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath}.
On en déduit l'analogie suivante :
Le vortex de Rankine est ainsi formellement analogue au champ magnétique \vec{B} = B_\theta(r)\vec{e}_\theta créé par un conducteur cylindrique rectiligne infini de rayon R, d'axe (Oz), parcouru par une densité volumique de courant uniforme \vec{\jmath} = j_0 \vec{e}_z :
- à l'intérieur (r \leqslant R) : B_\theta(r) = \dfrac{\mu_0 j_0}{2} r ;
- à l'extérieur (r > R) : B_\theta(r) = \dfrac{\mu_0 j_0 R^2}{2r}.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'analogie magnétique a été très rarement trouvée et des confusions avec le champ électrique sont apparues.
« Analogie magnétique très rarement trouvée sans compter les candidats confondant champ magnétique et champ électrique. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : relation de bernoulli, écoulement irrotationnel
On s'intéresse au champ de pression dans le domaine . On suppose que la pression loin de la tornade est égale à la pression atmosphérique . Que peut-on dire de l'écoulement pour ces valeurs de ? Que peut-on en déduire pour la relation de Bernoulli ? Préciser son champ d'application dans ce cas.
Voir l'indiceIndice
Caractériser la nature irrotationnelle de l'écoulement pour r > R afin de justifier que la constante de Bernoulli est identique dans tout ce domaine.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écoulement parfait, stationnaire et irrotationnel : la relation de Bernoulli s'applique avec la même constante dans tout le domaine r > R.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Nature de l'écoulement pour r > R : D'après l'énoncé, le vecteur tourbillon est nul dans cette région :
\vec{\Omega} = \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v} = \vec{0}L'écoulement est donc irrotationnel (ou à potentiel des vitesses) dans tout le domaine r > R.
Conséquence pour la relation de Bernoulli et champ d'application : Pour un écoulement parfait, incompressible, homogène et stationnaire, le théorème de Bernoulli s'écrit habituellement le long d'une ligne de courant donnée (les forces de pesanteur étant négligées) :
P + \frac{1}{2}\mu v^2 = \text{cte}Puisque l'écoulement est de surcroît irrotationnel pour r > R, la constante est la même sur toutes les lignes de courant :
\boxed{P + \frac{1}{2}\mu v^2 = \text{cte}\quad \text{dans tout le domaine } r > R}Son champ d'application ne se restreint donc pas à une seule ligne de courant : la relation de Bernoulli s'applique globalement entre deux points quelconques du domaine r > R.
Résultat
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Maîtriser l'écriture exacte de la loi de Bernoulli ainsi que ses conditions de validité.
« Des problèmes d’écriture de la loi de Bernoulli dont les conditions de validité sont peu connus. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : relation de bernoulli
Établir alors l'expression de pour .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule de Bernoulli entre un point de rayon r > R et l'infini où la vitesse s'annule et la pression vaut la pression atmosphérique.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la relation de Bernoulli établie à la question Q16, valable dans tout le domaine r > R grâce au caractère irrotationnel de l'écoulement.
- Utiliser les conditions aux limites à l'infini (r \to +\infty) pour déterminer la constante de Bernoulli.
- Injecter l'expression du profil de vitesse v_\theta(r) obtenue à la question Q14.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de Bernoulli entre r et l'infini : P(r) = P_a - \frac{1}{2}\rho \frac{\omega_0^2 R^4}{r^2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q16, l'écoulement étant stationnaire, parfait, incompressible, homogène, irrotationnel dans le domaine r > R et les effets de la pesanteur étant négligés, la relation de Bernoulli s'applique entre deux points quelconques de ce domaine :
où v(r) = v_\theta(r) puisque la vitesse est purement orthoradiale.
En prenant la limite lorsque r \to +\infty :
ce qui fixe la constante :
On en déduit l'expression du profil de pression :
En utilisant l'expression du champ de vitesse établie à la question Q14 :
Si l'on a retenu la définition conventionnelle \vec{\Omega} = \vec{\operatorname{rot}}\vec{v}, avec v_\theta(r) = \dfrac{\Omega_0 R^2}{2r} :
\boxed{P(r) = P_a - \frac{\mu \Omega_0^2 R^4}{8\,r^2}}Si l'on a retenu la définition \vec{\Omega} = \frac{1}{2}\vec{\operatorname{rot}}\vec{v}, avec v_\theta(r) = \dfrac{\Omega_0 R^2}{r} :
\boxed{P(r) = P_a - \frac{\mu \Omega_0^2 R^4}{2\,r^2}}
Résultat
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Bien poser les conditions de validité de Bernoulli et penser à négliger les effets de la pesanteur.
« Question difficile si on ne connaît pas les conditions de validité et si on omet de négliger les effets de la pesanteur. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : relation de bernoulli, écoulement tourbillonnaire
On s'intéresse au champ de pression dans le domaine . Que peut-on dire de l'écoulement pour ces valeurs de ? Que peut-on en déduire pour la relation de Bernoulli ? Expliquer alors pourquoi cette relation n'est pas intéressante pour trouver l'expression de dans ce domaine. Préciser son champ d'application dans ce cas.
Voir l'indiceIndice
Souligner que pour r \le R, le tourbillon est non nul : la constante de Bernoulli dépend a priori de la ligne de courant considérée (donc de r).
Voir la réponse courteRéponse courte
Le rotationnel est non nul : Bernoulli n'est valable que le long d'une ligne de courant et la constante dépend du rayon de celle-ci.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Nature de l'écoulement pour 0 \leqslant r \leqslant R
Dans le cœur du vortex (0 \leqslant r \leqslant R), le vecteur tourbillon est non nul :
L'écoulement est donc rotationnel (ou tourbillonnaire). Comme la vitesse est proportionnelle au rayon (v_\theta \propto r), le fluide s'y comporte comme un solide indéformable en rotation uniforme autour de l'axe (Oz) (mouvement de « rotation en bloc »).
2. Conséquence pour la relation de Bernoulli
L'écoulement n'étant pas irrotationnel, la quantité P + \frac{1}{2}\mu v^2 n'est plus uniforme dans tout le domaine. La relation de Bernoulli est uniquement valable le long d'une même ligne de courant :
où la constante C dépend a priori de la ligne de courant considérée.
3. Inutilité de cette relation pour déterminer P(r)
D'après la question Q13, les lignes de courant sont des cercles d'axe (Oz) situés dans des plans z = \text{cte}, c'est-à-dire définis par r = \text{cte}.
Sur une ligne de courant donnée, le rayon r est constant, donc la vitesse v_\theta(r) et la pression P(r) y sont déjà intrinsèquement constantes par symétrie de révolution. La relation de Bernoulli s'écrit donc :
Puisque la constante C(r) varie d'une ligne de courant à l'autre (c'est-à-dire en fonction de r) et demeure inconnue, cette relation ne permet pas de relier la pression entre des points situés à des rayons différents. Elle ne renseigne donc en rien sur le profil radial P(r).
4. Champ d'application de la relation de Bernoulli dans ce cas
Dans cette situation, la relation de Bernoulli s'applique :
- à un fluide parfait (effets visqueux négligés) ;
- homogène et incompressible (\mu = \text{cte}) ;
- en écoulement stationnaire (\partial/\partial t = 0) ;
- les forces volumiques étant ici négligées (pesanteur négligée) ;
- strictement le long d'une même ligne de courant.
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : équation d'euler, accélération convective
Établir l'expression de pour en utilisant la relation d'Euler.
Voir l'indiceIndice
Projeter l'équation d'Euler en régime stationnaire sur la direction radiale \vec{e}_r en tenant compte du terme d'accélération centripète -v_\theta^2/r, puis intégrer en assurant la continuité de P(r) en r=R.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'équation d'Euler en régime stationnaire en négligeant les forces de pesanteur, et projeter cette équation sur le vecteur unitaire radial \vec{e}_r.
- Intégrer l'équation différentielle obtenue pour la pression entre le rayon r et la frontière du cœur du vortex r = R.
- Déterminer la constante d'intégration grâce à la continuité du champ de pression en r = R avec l'expression établie à la question Q17.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation d'Euler radiale -\rho \frac{v_\theta^2}{r} = -\frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}r} intégrée avec raccordement de la pression en r = R.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'écoulement d'air étant parfait, homogène, incompressible, stationnaire et en l'absence de pesanteur (\vec{g} = \vec{0}), l'équation d'Euler s'écrit :
En coordonnées cylindriques, le champ de vitesse est orthoradial et circulaire : \vec{v} = v_\theta(r)\,\vec{e}_\theta. L'accélération convective est purement centripète :
Remarque : On retrouve ce résultat à l'aide de la formule fournie dans l'énoncé :
Par symétrie, la pression ne dépend que de r, d'où \vec{\nabla} P = \frac{\mathrm{d}P}{\mathrm{d}r}\,\vec{e}_r. La projection de l'équation d'Euler sur l'axe radial \vec{e}_r donne :
Pour 0 \leqslant r \leqslant R, le fluide est en rotation en bloc : v_\theta(r) = \frac{\Omega_0}{2}\,r (avec la définition \vec{\Omega} = \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v}). L'équation différentielle devient :
En intégrant entre r et R :
D'après l'expression de la pression obtenue à la question Q17 pour le domaine extérieur r > R, et par continuité de la pression à la traversée de la surface r = R :
On en déduit l'expression de la pression pour 0 \leqslant r \leqslant R :
Remarque : Si l'on a adopté la convention \vec{\Omega} = \frac{1}{2}\,\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v} (où v_\theta(r) = \Omega_0 r), l'expression prend la forme équivalente :
Exprimée directement en fonction de la vitesse v_\theta(R) au bord du cœur, la pression s'écrit de manière univoque :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Connaître l'équation d'Euler et veiller à éviter les erreurs de calcul lors de son intégration.
« La relation d’Euler est très mal connue et lorsqu’elle l’est les erreurs de calculs sont très fréquentes. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique des fluides › Dynamique des fluides parfaits
Notions : champ de pression
On appelle dépression . Préciser ses expressions dans le cas étudié. Pour quelle valeur de la valeur de est-elle la plus élevée ? Commenter.
Voir l'indiceIndice
Calculer la différence P(r) - P_a dans chaque domaine et rechercher l'extremum en étudiant les variations de la fonction pour trouver le minimum absolu de pression.
Voir la réponse courteRéponse courte
La dépression maximale vaut |P(0) - P_a| = \rho \omega_0^2 R^2, localisée au centre du vortex où la pression est minimale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Expressions de la dépression P(r) - P_a
En utilisant les résultats des questions Q17 et Q19 avec la définition \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v} = \vec{\Omega} = \Omega_0\vec{e}_z :
Pour r \geqslant R :
\boxed{P(r) - P_a = -\frac{\mu \Omega_0^2 R^4}{8r^2}}Pour 0 \leqslant r \leqslant R :
\boxed{P(r) - P_a = -\frac{\mu \Omega_0^2}{8}\left(2R^2 - r^2\right)}
Remarque : avec la convention \vec{\Omega} = \frac{1}{2}\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{v}, le préfacteur \frac{1}{8} devient \frac{1}{2}.
2. Valeur de r pour laquelle |P(r) - P_a| est maximale
La grandeur P(r) - P_a est négative pour tout r, de sorte que :
- Pour r \geqslant R, |P(r) - P_a| = \frac{\mu \Omega_0^2 R^4}{8r^2} est une fonction strictement décroissante de r, maximale en r = R où elle vaut \frac{\mu \Omega_0^2 R^2}{8}.
- Pour 0 \leqslant r \leqslant R, |P(r) - P_a| = \frac{\mu \Omega_0^2}{8}\left(2R^2 - r^2\right) est une fonction strictement décroissante de r, maximale en r = 0.
La dépression est donc maximale en valeur absolue au centre du vortex :
3. Commentaires
- Cohérence avec les observations : Le cœur du vortex (r = 0) constitue une zone de forte dépression, ce qui corrobore parfaitement la mention « Basses pressions (au centre) » de la figure 3.
- Effet d'aspiration : Ce gradient radial de pression \frac{\partial P}{\partial r} > 0 accélère radialement les masses d'air et les débris vers l'axe avant qu'ils ne soient entraînés dans le violent courant ascendant.
- Pouvoir destructeur : Le passage de l'œil de la tornade sur une habitation fermée crée une brutale différence de pression entre l'intérieur (à pression atmosphérique P_a) et l'extérieur (à P(0) < P_a), susceptible de souffler toitures et cloisons vers l'extérieur.
- Formation du tuba : La détente adiabatique subie par l'air convergeant vers les basses pressions entraîne un refroidissement et la condensation de la vapeur d'eau, rendant ainsi le cône visible.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Proposer des commentaires physiques pertinents en reliant la dépression aux dégâts réels d'une tornade.
« Peu de commentaires pertinents. Les candidats semblent ne jamais avoir entendu parler des dégâts causés par une tornade. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Partie 3 : Synthèse du (−)-aromadendrène
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Chimie organique › Stéréochimie et représentation des molécules
Notions : pouvoir rotatoire, configuration absolue
Que signifie le "(−)" dans l'écriture du (−)-périllaldéhyde 1 ? Combien existe-il de stéréoisomères de configuration pour le composé 1 ? Donner le descripteur stéréochimique de l'atome de carbone asymétrique du composé 1.
Voir l'indiceIndice
Rappeler la relation entre le signe du pouvoir rotatoire et la déviation de la lumière polarisée, dénombrer les stéréocentres puis appliquer les règles séquentielles de Cahn, Ingold et Prelog.
Voir la stratégieStratégie
- Préciser la signification physique du signe (-) lié au pouvoir rotatoire.
- Recenser tous les éléments stéréogènes de la molécule (carbones asymétriques et doubles liaisons susceptibles de présenter une isomérie Z/E) pour déduire le nombre de stéréoisomères de configuration.
- Appliquer rigoureusement les règles de Cahn, Ingold et Prelog (CIP) pour classer les quatre substituants du carbone asymétrique et déterminer son descripteur (R/S).
Voir la réponse courteRéponse courte
Signe "(−)" pour une molécule lévogyre ; 1 carbone asymétrique donne 2 stéréoisomères ; configuration absolue déterminée par les règles CIP.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Signification du signe « (-) » :
Le signe « (-) » indique que le composé est lévogyre : une solution de cette substance dévie le plan de polarisation d'une lumière polarisée rectiligne vers la gauche (dans le sens anti-horaire pour un observateur faisant face au faisceau lumineux). Son pouvoir rotatoire spécifique est négatif ([\alpha] < 0).
2. Nombre de stéréoisomères de configuration :
Examinons les éléments stéréogènes du périllaldéhyde 1 :
- La molécule possède un unique atome de carbone asymétrique, noté \text{C}_4 (portant le groupe isopropényle).
- La double liaison exocyclique -\text{C}(\text{CH}_3)=\text{CH}_2 porte deux atomes d'hydrogène identiques sur l'un de ses carbones : elle ne présente pas d'isomérie Z/E.
- La double liaison endocyclique est insérée dans un cycle à six chaînons : pour des raisons de contrainte géométrique stérique, seule la configuration (Z) (ou cis) est stable et thermodynamiquement accessible (la forme (E) n'existe pas pour un cycle à moins de huit chaînons).
Avec n = 1 seul centre stéréogène, il existe :
Il s'agit d'un couple d'énantiomères, de configurations (R) et (S).
3. Descripteur stéréochimique du carbone asymétrique :
Le carbone asymétrique \text{C}_4 porte quatre substituants que l'on classe selon les règles de Cahn, Ingold et Prelog (CIP) :
- Groupe isopropényle -\text{C}(\text{CH}_3)=\text{CH}_2 : le carbone directement lié est hybridé en sp^2 ; par la règle de duplication de la double liaison, il est formellement lié à (\text{C}, \text{C}, \text{C}). Il a priorité 1.
- Chaîne le long de \text{C}_3 : le carbone -\text{CH}_2- est lié à \text{C}_2 (sp^2, engagé dans la double liaison, donc formellement lié à (\text{C}, \text{C}, \text{H})).
- Chaîne le long de \text{C}_5 : le carbone -\text{CH}_2- est lié à \text{C}_6 (sp^3, lié à (\text{C}, \text{H}, \text{H})). Au rang 2, la comparaison entre \text{C}_2(\text{C}, \text{C}, \text{H}) et \text{C}_6(\text{C}, \text{H}, \text{H}) donne la priorité à la voie passant par \text{C}_3.
- Atome d'hydrogène -\text{H} : de numéro atomique Z=1, il est de priorité 4.
L'ordre des priorités est donc :
D'après la formule topologique du document 1 (et du document 2), le groupement isopropényle est représenté en trait plein gras (vers l'avant) ; l'atome d'hydrogène (priorité 4) pointe donc vers l'arrière du plan.
Le parcours des substituants 1 \to 2 \to 3 s'effectue dans le sens anti-horaire (trigonométrique). Le descripteur stéréochimique du carbone asymétrique est donc :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Définir le caractère lévogyre et reporter clairement la numérotation des priorités CIP sur la molécule.
« La définition de lévogyre doit être donnée ce qui est trop rarement fait. »
« Toutefois si un arbre est dessiné les numéros des branches doivent être reporté sur la molécule pour plus de lisibilité. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Chimie organique › Alcènes et oxydoréduction en chimie organique
Notions : addition électrophile, règle de markovnikov, carbocation
Le produit 2 est obtenu par addition régiosélective d'un équivalent de HBr sur le (−)-périllaldéhyde (1) selon le mécanisme décrit dans le document 2. Sachant que la première étape (formation du carbocation) respecte la règle de Markovnikov, proposer une explication quant à la régiosélectivité de formation du carbocation intermédiaire.
Voir l'indiceIndice
Comparer la stabilité des carbocations secondaire et tertiaire formés lors de la protonation de la double liaison exocyclique.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la double liaison impliquée dans l'addition au vu du document 2.
- Comparer la stabilité des deux carbocations envisageables lors de la protonation de cette double liaison en invoquant les effets électroniques (+I, hyperconjugaison).
- Relier la stabilité de l'intermédiaire à la régiosélectivité cinétique de la réaction via le postulat de Hammond.
Voir la réponse courteRéponse courte
Protonation régiosélective de l'alcène conduisant au carbocation tertiaire, plus stable par effets inductifs donneurs (+I).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lors de la première étape, le proton \mathrm{H}^+ issu de \mathrm{HBr} subit l'attaque électrophile de la double liaison de la chaîne latérale isopropényle :
- Une protonation sur le carbone terminal (=\mathrm{CH}_2, le moins substitué) conduit à la formation d'un carbocation tertiaire : -\mathrm{C}^+(\mathrm{CH}_3)_2.
- Une protonation sur le carbone interne conduirait à un carbocation primaire : -\mathrm{CH}(\mathrm{CH}_3)-\mathrm{CH}_2^+.
Le carbocation tertiaire est bien plus stable que le carbocation primaire : il bénéficie de l'effet donneur inductif (+\mathrm{I}) et de la stabilisation par hyperconjugaison de trois groupements alkyles (deux méthyles et le cycle), qui délocalisent et atténuent la charge positive.
D'après le postulat de Hammond, la formation de l'intermédiaire le plus stable passe par un état de transition de plus faible énergie d'activation. L'addition est donc sous contrôle cinétique :
Ceci justifie la régiosélectivité observée, en accord avec la règle de Markovnikov.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Citer et énoncer la règle de Markovnikov en raisonnant sur la stabilité du carbocation intermédiaire.
« La règle de Markovnikov est trop peu cité et définie. »
« Trop de candidats définissent cette règle avec la classe du carbone en oubliant que le carbocation tertiaire n’est pas toujours le plus stable. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 23
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Chimie organique › Carbonyles et dérivés d'acides ; Substitutions nucléophiles et éliminations
Notions : substitution nucléophile, énolate
Sachant que l'attaque nucléophile conduit directement à 3 sans intermédiaire réactionnel, proposer un mécanisme de formation de 3. À quel mécanisme connu l'étape d'attaque nucléophile s'apparente-t-elle ? Quelle différence constatez-vous ? Justifier la stabilité particulière du carbanion intermédiairement formé lors de la réaction de formation de 3.
Voir l'indiceIndice
Repérer le site électrophile et le carbanion nucléophile conjugué formé pour écrire l'attaque intramoléculaire de type substitution nucléophile S_N2.
Voir la stratégieStratégie
- Repérer la fonction carbonyle \alpha,\beta-insaturée dans la molécule 2 pour identifier le carbone en position \gamma (noté \text{C}_3).
Décrire les deux étapes élémentaires du mécanisme :
- l'arrachement acido-basique du proton en \gamma par la base forte t\text{-BuO}^-, conduisant à un carbanion délocalisé (énolate étendu) ;
- l'attaque nucléophile intramoléculaire de ce centre carbanionique sur le carbone électrophile porteur de l'halogène avec départ concerté de l'ion bromure.
- Comparer cette étape à une substitution nucléophile bimoléculaire (S_N2) et expliciter la particularité liée à la classe du carbone électrophile (carbone tertiaire).
- Écrire les formes mésomères limites de l'intermédiaire réactionnel pour justifier sa grande stabilité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Substitution nucléophile intramoléculaire de l'énolate sur le bromure tertiaire ; stabilisation du carbanion par délocalisation mésomère sur le carbonyle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Mécanisme de formation de 3
Dans la molécule 2, le groupement formyle -\text{CH}=\text{O} est conjugué avec la double liaison endocyclique :
- le carbone \text{C}_1 (porteur de -\text{CHO}) est en position \alpha ;
- le carbone \text{C}_2 est en position \beta ;
- le carbone \text{C}_3 du cycle est en position \gamma.
Le mécanisme réactionnel se décompose en deux étapes :
- Étape 1 (déprotonation en \gamma) : la base forte tertiobutanolate t\text{-BuO}^- arrache un proton acide situé sur le carbone \text{C}_3 (\gamma). Cela conduit à la formation d'un carbanion délocalisé (diénolate).
- Étape 2 (cyclisation par substitution intramoléculaire) : le carbone \text{C}_3 nucléophile attaque le carbone électrophile tertiaire de la chaîne latérale en \text{C}_4, provoquant le départ simultané et concerté de l'ion bromure \mathrm{Br}^-. Cette étape ferme le cycle à trois chaînons (cyclopropane) pour donner directement le composé bicyclique 3.
2. Comparaison avec un mécanisme connu
L'étape d'attaque nucléophile s'apparente à une substitution nucléophile bimoléculaire intramoléculaire (\boldsymbol{S_N2} intramoléculaire), car la liaison \text{C}_3-\text{C} se forme de façon concertée avec la rupture de la liaison \text{C}-\mathrm{Br} sans passage par un carbocation intermédiaire.
Différence constatée : Habituellement, les réactions de type S_N2 ne se produisent pas sur des carbones tertiaires à cause de l'encombrement stérique prohibitif (qui oriente classiquement vers un mécanisme S_N1). Ici, le caractère intramoléculaire et la proximité topologique imposée par le squelette carboné favorisent grandement cette attaque concertée.
3. Stabilité particulière du carbanion intermédiaire
Le carbanion formé en position \gamma bénéficie d'une stabilité accrue grâce à la délocalisation mésomère de son doublet non liant à travers le système \pi conjugué jusqu'à l'atome d'oxygène du carbonyle, très électronégatif :
La charge négative est ainsi principalement portée par l'hétéroatome d'oxygène (forme énolate prépondérante), ce qui confère une acidité notable aux protons en \gamma et justifie la stabilité remarquable de cet intermédiaire.
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Commenter le caractère intramoléculaire de la substitution et préciser son impact sur l'ordre de la réaction.
« peu de candidats commentent le caractère intramoléculaire de la substitution nucléophile et son impact sur l’ordre de réaction. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
Chapitre : Chimie organique › Carbonyles et dérivés d'acides
Notions : réaction de wittig
La réaction du composé bicyclique 3 avec le méthylènetriphénylphosphorane A permet de former le produit 4. Donner la structure de 4. Donner le nom de la réaction.
Voir l'indiceIndice
Identifier la fonction carbonyle ciblée par l'ylure de phosphore (réactif de Wittig) pour former une double liaison carbone-carbone.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature du réactif \mathbf{A} (\mathrm{H_2C=PPh_3}, un ylure de phosphore) et de la fonction réactive sur le composé \mathbf{3} (aldéhyde conjugué).
- En déduire le nom de la réaction de conversion d'un dérivé carbonylé en alcène.
- Remplacer le groupement carbonyle \mathrm{C=O} par la double liaison \mathrm{C=CH_2} pour obtenir la formule topologique du composé \mathbf{4}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réaction de Wittig transformant le groupe carbonyle aldéhydique en alcène terminal \mathrm{C{=}CH_2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le réactif \mathbf{A} est un ylure de phosphore (méthylènetriphénylphosphorane \mathrm{H_2C=PPh_3}). Sa réaction avec un composé carbonylé (ici la fonction aldéhyde du composé bicyclique \mathbf{3}) conduit à un alcène : il s'agit de la réaction de Wittig.
Au cours de cette transformation, l'atome d'oxygène du carbonyle de l'aldéhyde est substitué par le groupement méthylène =\!\mathrm{CH_2}, ce qui transforme la fonction aldéhyde -\mathrm{CH=O} en un groupement vinyle -\mathrm{CH=CH_2} conjugué avec la double liaison du cycle.
La structure du composé \mathbf{4} est donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
Chapitre : Chimie organique › Orbitales frontalières et cycloadditions
Notions : réaction de diels-alder, diastéréoisomérie
La réaction à haute température du composé 4 en présence du réactif B, génère par une réaction régiosélective et stéréosélective un mélange de seulement deux stéréoisomères 5 et 6, l'isomère 5 étant majoritaire. Quelle est la relation d'isomérie entre 5 et 6 ? De quelle réaction s'agit-il ? Donner la structure du réactif B.
Voir l'indiceIndice
Reconnaître une réaction de cycloaddition [4+2] de Diels-Alder entre le diène conjugué 4 et un alcène activé portant un groupe électroattracteur aldéhyde.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de la réaction en observant la formation d'un nouveau cycle à six chaînons comportant une insaturation à partir d'un diène conjugué (\mathbf{4}).
- En déduire la nature et la formule du réactif \mathbf{B} (le diénophile apportant le motif -\mathrm{CH}_2-\mathrm{CH}(\mathrm{CHO})-).
- Comparer les structures tridimensionnelles de \mathbf{5} et \mathbf{6} pour préciser leur relation de stéréoisomérie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Cycloaddition [4+2] de Diels-Alder entre le diène et le diénophile B ; les deux produits formés 5 et 6 sont des diastéréoisomères.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Relation d'isomérie entre 5 et 6 :
Les molécules \mathbf{5} et \mathbf{6} possèdent la même formule brute, la même connectivité, mais une disposition spatiale différente de leurs atomes. Les centres stéréogènes issus du squelette de départ \mathbf{4} conservent leur configuration absolue, tandis que le centre stéréogène portant la fonction aldéhyde (ou à la jonction de cycle) présente des configurations opposées (isomères issus des approches endo et exo).
Ces deux molécules étant des stéréoisomères de configuration non énantiomères (non images l'une de l'autre dans un miroir plan), ce sont des diastéréoisomères. Plus particulièrement, ne différant que par la configuration absolue d'un unique centre stéréogène, ce sont des épimères.
2. Nature de la réaction :
Le réactif \mathbf{4} est un diène conjugué comportant 4 électrons \pi et le réactif \mathbf{B} apporte 2 électrons \pi pour former un cycle à six chaînons comportant une double liaison.
3. Structure du réactif B :
Le nouveau cycle à 6 chaînons de \mathbf{5} et \mathbf{6} provient de l'addition du diène conjugué \mathbf{4} sur un alcène conjugué à un groupement électroattracteur (formyle -\mathrm{CHO}). Le diénophile \mathbf{B} est donc le prop-2-énal (communément appelé acroléine) :
Formule topologique du réactif \mathbf{B} :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne pas confondre énantiomères et diastéréoisomères pour les composés 5 et 6.
« De nombreux candidats considèrent 5 et 6 énantiomères. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : contrôle cinétique, contrôle thermodynamique
Expliquer en quoi l'expérience décrite dans le paragraphe précédent permet de confirmer que la transformation de 4 en mélange de 5 et 6 est sous contrôle cinétique.
Voir l'indiceIndice
Comparer la répartition des produits obtenue lors de la réaction initiale (majoritaire cinétique) avec celle obtenue à l'équilibre après épimérisation (majoritaire thermodynamique).
Voir la stratégieStratégie
- Comparer la composition obtenue lors de la réaction initiale de Diels-Alder avec celle obtenue à l'équilibre thermodynamique lors de l'épimérisation.
- En déduire lequel des deux isomères est le plus stable (produit thermodynamique) et lequel se forme le plus vite (produit cinétique).
- Conclure sur la nature du contrôle régissant la réaction initiale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Obtention majoritaire du produit possédant la plus faible barrière d'activation à basse température ou durée courte (contrôle cinétique).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lors de la réaction de Diels-Alder initiale, la formation des deux adduits diastéréoisomères est très asymétrique : le composé \mathbf{5} est obtenu très majoritairement avec un rendement de 75\,\%, contre 15\,\% pour le composé \mathbf{6} (soit des proportions relatives d'environ 83\,\% de \mathbf{5} et 17\,\% de \mathbf{6}).
L'expérience d'épimérisation permet, en milieu acide ou basique par énolisable réversible en \alpha de la fonction aldéhyde, l'interconversion des deux épimères jusqu'à l'atteinte de l'équilibre thermodynamique. À cet équilibre :
Ces proportions démontrent sans ambiguïté que l'aldéhyde \mathbf{6} est le diastéréoisomère le plus stable thermodynamiquement (\Delta_r G^\circ < 0 pour la transformation \mathbf{5} \rightleftharpoons \mathbf{6}) : \mathbf{6} est le produit thermodynamique.
Puisque la cycloaddition initiale conduit majoritairement à l'isomère \mathbf{5}, qui est pourtant le moins stable :
Le produit \mathbf{5} se forme via un état de transition d'énergie d'activation plus basse que celui conduisant à \mathbf{6}, ce qui lui confère une vitesse de formation plus grande.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Expliquer le contrôle cinétique de manière claire et concise en évitant les réponses confuses.
« Réponses très souvent confuses révélant de véritables lacunes d’expression écrite et de maitrise du concept de contrôle cinétique et thermodynamique. »
« Une réponse juste et claire est souvent courte. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Chimie organique › Alcènes et oxydoréduction en chimie organique
Notions : réduction en chimie organique, hydrure
Après séparation des stéréoisomères 5 et 6, le composé 5 est transformé en 7 par action d'un réactif C. Identifier le couple d'oxydoréduction composé des molécules 5 et 7. En déduire la nature de la réaction. Proposer un réactif pour C.
Voir l'indiceIndice
Identifier le changement de degré d'oxydation entre la fonction aldéhyde et la fonction alcool primaire obtenue pour proposer un donneur d'hydrures adapté.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer les fonctions chimiques portées par les composés \mathbf{5} (aldéhyde -\mathrm{CHO}) et \mathbf{7} (alcool primaire -\mathrm{CH}_2\mathrm{OH}) pour identifier l'oxydant et le réducteur du couple.
- Écrire la demi-équation électronique formelle associée afin de préciser la nature de la réaction (oxydation ou réduction).
- Proposer un réactif donneur d'hydrures chimiosélectif ou compatible avec le solvant réactionnel indiqué (\mathrm{Et_2O}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Réduction du groupe fonctionnel en utilisant un réactif donneur d'hydrures usuel tel que \mathrm{NaBH_4} ou \mathrm{LiAlH_4}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Couple d'oxydoréduction et demi-équation :
La molécule \mathbf{5} porte une fonction aldéhyde -\mathrm{CHO}, tandis que la molécule \mathbf{7} porte une fonction alcool primaire -\mathrm{CH}_2\mathrm{OH}.
En notant \mathrm{R} le reste du squelette carboné inchangé, la demi-équation électronique formelle s'écrit :
Le couple d'oxydoréduction est donc :
où la molécule \mathbf{5} joue le rôle d'oxydant et la molécule \mathbf{7} le rôle de réducteur.
2. Nature de la réaction :
Le carbone fonctionnel passe du degré d'oxydation +\mathrm{I} dans l'aldéhyde \mathbf{5} au degré d'oxydation -\mathrm{I} dans l'alcool primaire \mathbf{7}. Il y a donc un gain formel de deux électrons :
3. Réactif pour C :
Il faut réduire un aldéhyde en alcool primaire sans toucher à la double liaison \mathrm{C}=\mathrm{C} présente sur le cycle. Compte tenu du solvant indiqué sur le schéma (\mathrm{Et_2O}), on peut employer :
Le tétrahydruroborate de sodium \mathrm{NaBH_4} (dans un solvant protique polaire tel que l'éthanol ou le méthanol) constitue également une alternative classique pour cette réduction chimiosélective.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne pas confondre oxydant et réducteur et justifier le couple redox par le nombre d'oxydation du carbone.
« Certains candidats confondent oxydant et réducteur. »
« La justification par le degré d’oxydation du carbone dans un modèle purement ionique est souvent manquante. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Chimie organique › Stratégie de synthèse et protections ; Carbonyles et dérivés d'acides
Notions : protection de fonction, hydrolyse
Proposer des conditions opératoires permettant de transformer 7 en 8.
Voir l'indiceIndice
Proposer l'utilisation du chlorure de mésyle (MsCl) en présence d'une base faible non nucléophile comme la pyridine ou la triéthylamine pour piéger les ions \mathrm{H}^+.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de la transformation en comparant la structure de départ \mathbf{7} (alcool primaire) et celle d'arrivée \mathbf{8} (ester de sulfonate, plus précisément un méthanesulfonate ou mésylate noté \mathrm{-O_3SMe} ou \mathrm{-OMs}).
- Proposer le réactif électrophile donneur de mésyle adéquat, la base associée pour capter les sous-produits acides, ainsi qu'un solvant inerte adapté.
Voir la réponse courteRéponse courte
Choix des conditions opératoires adaptées à la déprotection ou à la transformation fonctionnelle (milieu acide ou basique).
Voir le corrigé completCorrigé complet
La transformation de l'alcool \mathbf{7} en mésylate \mathbf{8} correspond à une mésylation (estérification sulfonique).
Pour réaliser cette synthèse, on met en jeu :
- le réactif D : le chlorure de méthanesulfonyle (ou chlorure de mésyle), noté \mathrm{MsCl} ou \mathrm{CH_3SO_2Cl} ;
- une base organique non nucléophile servant à piéger le chlorure d'hydrogène (\mathrm{HCl}) formé et à déplacer l'équilibre, typiquement la triéthylamine (\mathrm{Et_3N}) ou la pyridine ;
- un solvant aprotique inerte tel que le dichlorométhane (\mathrm{CH_2Cl_2}) ou l'éther diéthylique (\mathrm{Et_2O}), la pyridine pouvant également servir à la fois de solvant et de base ;
- à basse température (généralement à 0\,^\circ\mathrm{C} puis retour à température ambiante).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Désigner précisément le chlorure de mésyle (CH3SO2Cl) et penser à mentionner la base faible (type pyridine).
« Une large majorité de candidats parlent de « mésyle » ou « CH3SO2 » au lieu de chlorure de mésyle (CH3SO2Cl) »
« La base faible type pyridine n’est citée que par quelques candidats. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Chimie organique › Substitutions nucléophiles et éliminations
Notions : substitution nucléophile, profil énergétique
Quel type de réaction a lieu lors de la formation de 9 ? Donner le mécanisme de formation de 9 et l'ordre global de la réaction. Justifier le choix du mécanisme. Donner l'allure du profil énergétique de la réaction. On précisera les natures de l'abscisse et de l'ordonnée.
Voir l'indiceIndice
Reconnaître une substitution nucléophile bimoléculaire de l'ion hydrure sur le mésylate primaire et tracer un profil à un seul état de transition sans intermédiaire réactionnel.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser la transformation chimique : le mésylate -\mathrm{CH_2OMs} (bon groupe partant) est remplacé par un atome d'hydrogène issu de l'hydrure \mathrm{H}^-, pour former un groupe méthyle -\mathrm{CH_3}. Il s'agit d'une substitution nucléophile.
- Identifier la classe du carbone électrophile (carbone primaire) et la force du nucléophile pour déduire et justifier le mécanisme (\mathrm{S_N2}).
- En déduire l'ordre global (mécanisme en une seule étape élémentaire bimoléculaire) et tracer le profil énergétique correspondant (un seul état de transition).
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification du mécanisme de substitution (S_N1 ou S_N2), ordre global et tracé du profil énergétique associé.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Type de réaction
Le groupe mésylate (-\mathrm{OMs}) est un excellent groupe partant (nucléofuge) et l'ion hydrure \mathrm{H}^-, apporté par \mathrm{LiAlH}_4, agit comme un nucléophile. Il s'agit donc d'une substitution nucléophile (\mathrm{S_N}), conduisant à la réduction du mésylate en groupe méthyle.
2. Mécanisme de formation de 9 et ordre global
Il s'agit d'un mécanisme de substitution nucléophile bimoléculaire \mathbf{S_N2}, se déroulant en une étape élémentaire concertée :
L'attaque dorsale de l'hydrure sur le carbone électrophile est simultanée au départ de l'ion mésylate.
Puisque la réaction s'effectue en une seule étape élémentaire bimoléculaire, elle suit la loi de Van 't Hoff : la vitesse s'écrit v = k\,[\mathbf{8}]\,[\mathrm{LiAlH_4}]. L'ordre global de la réaction est donc de 2 (ordre partiel 1 par rapport au substrat et ordre partiel 1 par rapport au réactif nucléophile).
3. Justification du mécanisme
- Encombrement stérique : Le carbone portant le groupe partant est un carbone primaire (-\mathrm{CH_2-OMs}). Il présente un très faible encombrement stérique, ce qui favorise grandement l'approche dorsale du nucléophile propre au mécanisme \mathrm{S_N2}.
- Stabilité du carbocation : Un mécanisme \mathrm{S_N1} impliquerait la formation d'un carbocation primaire, hautement instable et défavorisé sur le plan énergétique.
- Nucléophilie : L'ion hydrure apporté par \mathrm{LiAlH}_4 est un nucléophile très puissant et peu encombré.
4. Allure du profil énergétique
L'abscisse représente la coordonnée de réaction et l'ordonnée représente l'énergie potentielle E_p (ou l'enthalpie libre G). La réaction se faisant en une seule étape sans intermédiaire réactionnel, le profil présente un seul extremum : un maximum d'énergie correspondant à l'état de transition (\mathrm{TS}^\ddagger). La liaison \mathrm{C-H} formée étant plus stable que la liaison \mathrm{C-OMs} rompue, la réaction est exergonique (ou exothermique).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Justifier le mécanisme SN2 sans proposer d'addition-élimination et maîtriser le tracé du profil réactionnel.
« Certains candidat proposent des mécanismes d’addition / élimination. »
« La justification du passage par un mécanisme SN2 est souvent manquante ou partielle. Le profil réactionnel n’est pas maitrisé par la majorité des candidats. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Chimie organique › Substitutions nucléophiles et éliminations
Notions : inversion de walden, stéréochimie
Lorsque la réaction précédente s'effectue sur un atome de carbone asymétrique, expliquer comment est régie la stéréosélectivité de la réaction.
Voir l'indiceIndice
Rappeler la géométrie de l'état de transition imposant une attaque de l'hydrure à l'opposé du groupe partant, entraînant l'inversion de configuration de Walden.
Voir la réponse courteRéponse courte
Attaque dorsale entraînant une inversion de configuration (Walden) pour S_N2, ou passage par un carbocation plan conduisant à une racémisation pour S_N1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La réaction précédente étant une substitution nucléophile bimoléculaire (\mathrm{S_N2}), son mécanisme est concerté et impose une géométrie d'approche très stricte :
- Attaque dorsale : le nucléophile (\mathrm{H^-}) effectue une attaque à l'opposé du groupe partant (\mathrm{-OMs}), c'est-à-dire à 180^\circ de la liaison \mathrm{C-OMs} (recouvrement optimal avec le lobe arrière de l'orbitale antiliante \sigma^*_{\mathrm{C-O}}).
- Inversion géométrique (inversion de Walden) : au passage de l'état de transition pentacoordonné d'allure bipyramidale à base trigonale, le squelette des trois autres substituants bascule de l'autre côté du plan moyen, à la manière d'un parapluie qui se retourne sous l'effet du vent.
- Stéréospécificité : la réaction est stéréospécifique, et par conséquent hautement stéréosélective. Un réactif énantiomériquement pur conduit à un seul stéréoisomère de configuration (conservation de la pureté énantiomérique).
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Mentionner explicitement la stéréospécificité de la SN2 et l'inversion de configuration de Walden.
« Question mal traité, la stéréospécificité de la SN2 et l’inversion de Walden ne sont que très rarement évoqué. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 31
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Chimie organique › Alcènes et oxydoréduction en chimie organique
Notions : dihydroxylation syn, stéréosélectivité
On considère désormais la formation de la molécule 10 par réaction du tétraoxyde d'osmium sur 9. En considérant le méthyle porté par le cycle à 6 chaînons comme le plus encombrant, donner la structure du composé 10 majoritairement formé en précisant la stéréochimie des centres stéréogènes formés.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la stéréospécificité syn de la réaction de dihydroxylation au tétraoxyde d'osmium en abordant la face la moins encombrée stériquement.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de la réaction mise en jeu lors de l'action de \mathrm{OsO_4} sur un alcène et en déduire la stéréospécificité de l'addition (mode syn ou anti).
- Analyser l'encombrement stérique au niveau de la double liaison pour déterminer la face d'approche préférentielle du réactif (diastéréosélectivité).
- En déduire la configuration relative des deux nouveaux stéréocentres créés et représenter la structure du composé 10.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dihydroxylation syn par \mathrm{OsO_4} abordant la face la moins encombrée, opposée au groupe méthyle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Nature et stéréospécificité de la réaction : L'action du tétraoxyde d'osmium \mathrm{OsO_4} sur l'alcène 9 réalise une dihydroxylation syn conduisant à un 1,2-diol (diol vicinal). Cette réaction procède par une cycloaddition concertée [3+2] entre l'alcène et \mathrm{OsO_4} pour former un intermédiaire diester osmique cyclique à 5 chaînons. L'hydrolyse ultérieure de cet ester libère le diol en conservant la configuration : les deux liaisons \mathrm{C-O} sont ainsi créées impérativement du même côté du plan de la double liaison (stéréosélectivité syn).
2. Diastéréosélectivité (face d'approche) : Le squelette bicyclique présente deux faces d'approche pour le réactif volumineux \mathrm{OsO_4} :
- La face arrière (\alpha), où pointe le groupement méthyle porté par le cycle à six chaînons (représenté par des traits hachurés dans 9), ainsi que l'hydrogène de jonction de cycle. L'énoncé indique que ce groupement méthyle est le plus encombrant ;
- La face avant (\beta), dégagée de toute gêne stérique majeure.
L'attaque du tétraoxyde d'osmium a donc lieu majoritairement sur la face la moins encombrée, c'est-à-dire sur la face opposée au méthyle (face avant / \beta).
3. Stéréochimie des centres stéréogènes formés :
- Les deux fonctions alcool formées sont en position cis l'une par rapport à l'autre (addition syn) ;
- Les deux fonctions -\mathrm{OH} sont en position trans par rapport au groupement méthyle en \mathrm{C}_4 (elles pointent vers l'avant, liaisons en coins pleins / traits gras) ;
- Sur le carbone secondaire hydroxylé, l'atome d'hydrogène est rejeté vers l'arrière (liaison hachurée).
Structure du composé 10 majoritaire :
Résultat
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Chimie organique › Alcènes et oxydoréduction en chimie organique
Notions : coupure oxydante
Donner le réactif E.
Voir l'indiceIndice
Identifier la réaction de conversion de la cétone en alcène exocyclique terminal par oléfination de Wittig.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer les structures du précurseur 12 et du produit final 13 pour identifier la modification fonctionnelle réalisée.
- En déduire le type de réaction d'oléfination mise en jeu ainsi que la nature du réactif \mathbf{E}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Coupure oxydante du diol vicinal au moyen du périodate de sodium \mathrm{NaIO_4}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La transformation du composé 12 en (-)-aromadendrène 13 correspond à la conversion d'une fonction carbonyle (cétone) en un alcène exocyclique comportant un groupement méthylène (=\mathrm{CH}_2).
Il s'agit donc d'une réaction d'oléfination de Wittig, tout à fait analogue à celle réalisée lors de l'étape 3 \rightarrow 4.
Le réactif \mathbf{E} est le méthylènetriphénylphosphorane (ylure de phosphore) :
Il est classiquement préparé in situ par déprotonation du bromure de méthyltriphénylphosphonium [\mathrm{Ph_3PCH_3}]^+\mathrm{Br}^- par une base forte (telle que l'anion dimsyle \mathrm{NaCH_2SOCH_3} ou le n-butyllithium) dans le diméthylsulfoxyde (\mathrm{DMSO}).
Résultat
Partie 4 : Échange de ligands dans un complexe de coordination
Partie I · Cinétique d’hydrolyse d’un complexe de fer : [Fe(Phen)3]2+
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels ; Chimie organique › Spectroscopies IR et RMN
Notions : loi de beer-lambert, spectrophotométrie
À quelle longueur d'onde est-il judicieux d'enregistrer l'absorbance de la solution ? Justifier.
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Rechercher sur le spectre d'absorption la longueur d'onde correspondant au pic d'absorption maximal afin de maximiser la sensibilité des mesures de transmittance.
Voir la stratégieStratégie
Pour choisir la longueur d'onde de travail en spectrophotométrie d'absorption UV-visible :
- Repérer le maximum d'absorption \lambda_{\max} sur le spectre de l'espèce à doser (Figure 7).
- Justifier ce choix par des critères de sensibilité métrologique et de précision de mesure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Choix de la longueur d'onde au maximum d'absorption du complexe pour maximiser la sensibilité du suivi spectrophotométrique.
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D'après le spectre d'absorption de la figure 7, le complexe \left[\mathrm{Fe(Phen)}_3\right]^{2+} présente un pic d'absorption maximal dans le domaine visible à :
(une valeur comprise entre 505\ \text{nm} et 515\ \text{nm} est tout à fait acceptable).
Il est judicieux de choisir cette longueur d'onde pour deux raisons principales :
- Sensibilité maximale de la mesure : le coefficient d'extinction molaire \varepsilon(\lambda) y est maximal (\varepsilon \approx 1{,}1 \cdot 10^4\ \mathrm{L\cdot mol^{-1}\cdot cm^{-1}}). D'après la loi de Beer-Lambert, pour une longueur de cuve \ell et une concentration C données, l'absorbance mesurée est maximale, ce qui confère la meilleure sensibilité aux faibles variations de concentration du complexe.
- Robustesse et précision : au sommet de la bande d'absorption, la courbe présente un extremum local où \frac{\mathrm{d}\varepsilon}{\mathrm{d}\lambda} = 0. Ainsi, une légère incertitude ou fluctuation de sélection de la longueur d'onde par le monochromateur n'entraîne qu'une variation négligeable de \varepsilon, garantissant la fidélité de la mesure et le respect de la loi de Beer-Lambert.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Mise en équation
Chapitre : Structure de la matière › Chimie de coordination
Notions : substitution de ligands
Donner l'équation bilan de la réaction de substitution de ligands étudiée (sans tenir compte des étapes mécanistiques impliquant ).
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Écrire la réaction de déplacement complet des trois ligands bidentates phénanthroline par six molécules d'eau formant un complexe octaédrique hexa-aqua.
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Équation d'échange de ligands : [\mathrm{Fe}(\mathrm{Phen})_3]^{2+} + 6\,\mathrm{H_2O} = [\mathrm{Fe}(\mathrm{H_2O})_6]^{2+} + 3\,\mathrm{Phen}.
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Le complexe de départ est l'ion tris(1,10-phénanthroline)fer(II) [\mathrm{Fe}(\mathrm{Phen})_3]^{2+}.
La 1,10-phénanthroline étant un ligand bidente neutre, le cation central \mathrm{Fe}^{2+} présente un nombre de coordination égal à :
L'hydrolyse correspond à la substitution complète des trois ligands bidentes par des ligands monodentes neutres aqua (\mathrm{H}_2\mathrm{O}). La conservation du nombre de coordination impose la fixation de six molécules d'eau, conduisant au complexe hexaaquafer(II) [\mathrm{Fe}(\mathrm{H}_2\mathrm{O})_6]^{2+}.
Sans tenir compte de la protonation ultérieure de la phénanthroline par les ions \mathrm{H}^+ présents dans le milieu, l'équation-bilan de la substitution s'écrit :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Indiquer systématiquement les états physiques et tenir compte de la denticité des ligands pour équilibrer.
« Les états physiques des constituants ne sont donnés que par moins de 2 % des candidats, ce qui occasionne une perte de points systématique. »
« Des erreurs de stoechiométrie sont souvent observées en raison de la non prise en compte de la denticité des ligands : substitution d’un ligand bidentate par deux ligands monodentates. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Structure de la matière › Chimie de coordination ; Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : déplacement d'équilibre, catalyse
En absence d'acide, la réaction est cinétiquement bloquée. Quel est le rôle de l'acide introduit ?
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Noter que la protonation des atomes d'azote basiques de la phénanthroline libérée lors de la première étape de dissociation empêche la réaction inverse de coordination.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser la nature acido-basique du ligand 1,10-phénanthroline.
- Décrire le mécanisme élémentaire de dissociation d'un chélate bidente (décoordination d'un site azoté suivie d'une protonation).
- En déduire l'effet de la protonation sur la vitesse de recombinaison et sur le blocage cinétique.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'acide protone la phénanthroline libérée sous forme \mathrm{HPhen}^+, empêchant la réaction retour et déplaçant la transformation.
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La 1,10-phénanthroline (Phen) est un ligand bidentate possédant deux atomes d'azote à caractère basique (porteurs chacun d'un doublet non liant).
En l'absence d'acide, la rupture d'une liaison de coordination \mathrm{Fe-N} est immédiatement suivie de la recoordination du doublet non liant de l'azote sur l'ion \mathrm{Fe^{2+}} (refermeture du chélate très rapide par effet entropique, empêchant la substitution par une molécule d'eau). La réaction globale est donc cinétiquement bloquée.
En milieu acide concentré :
- Dès qu'un bras du ligand se décoordonne du centre métallique, l'atome d'azote libéré est immédiatement protoné par les ions \mathrm{H}^+ pour former un groupement pyridinium \mathrm{-NH^+}.
- Le doublet non liant étant désormais engagé dans une liaison avec le proton, la recoordination sur le fer est rendue impossible (inactivation du pouvoir nucléophile/coordonnant de l'azote).
- Une molécule d'eau peut alors s'insérer sur la position de coordination libérée, permettant à l'hydrolyse d'avoir lieu.
Résultat
Question 36
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : dégénérescence de l'ordre
En tenant compte des conditions expérimentales, simplifier la loi de vitesse (1) en faisant apparaître une constante de vitesse apparente .
Voir l'indiceIndice
Prendre en compte le fait que l'eau est le solvant et que l'acide chlorhydrique est introduit en très large excès par rapport au complexe de fer(II).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les espèces chimiques présentes en très large excès au cours de la réaction à partir des données de l'énoncé.
- Appliquer la méthode de dégénérescence de l'ordre pour regrouper les concentrations constantes avec la constante de vitesse k en une constante apparente k_{\mathrm{app}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dégénérescence de l'ordre par large excès d'acide : k_{\mathrm{app}} = k [\mathrm{H}^+]^\beta restant constante au cours du suivi.
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Examinons les concentrations des réactifs au cours de la réaction :
L'eau \mathrm{H_2O} est le solvant de la réaction, sa concentration est donc quasi-constante :
[\mathrm{H_2O}] \approx \frac{\rho_{\mathrm{eau}}}{M(\mathrm{H_2O})} \approx 55{,}5 \ \mathrm{mol\cdot L^{-1}} \approx \text{constante}L'acide chlorhydrique \mathrm{HCl} est un acide fort totalement dissocié, apportant une concentration en ions oxonium [\mathrm{H^+}] = 2 \ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}, très largement supérieure à la concentration initiale en complexe :
[\mathrm{H^+}] \gg [[\mathrm{Fe}(\mathrm{Phen})_3]^{2+}]_0 = 2{,}6\cdot 10^{-4} \ \mathrm{mol\cdot L^{-1}}La quantité de \mathrm{H^+} consommée au cours de la réaction est négligeable devant sa quantité initiale, donc [\mathrm{H^+}] reste pratiquement constante tout au long de la transformation.
On se place ainsi dans les conditions de dégénérescence de l'ordre. On peut alors regrouper les termes constants au sein d'une constante de vitesse apparente k_{\mathrm{app}} définie par :
La loi de vitesse volumique (1) se simplifie alors sous la forme :
Résultat
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Mentionner explicitement la notion de dégénérescence de l'ordre pour justifier la constante apparente.
« De nombreux candidats écrivent la nouvelle expression de vitesse en introduisant les arguments de concentration relative mais sans évoquer la dégénérescence d’ordre. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 37
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : cinétique d'ordre 1
Établir l'équation donnant la concentration en complexe en fonction du temps, en supposant un ordre apparent de réaction de 1.
Voir l'indiceIndice
Intégrer l'équation différentielle linéaire du premier ordre reliant la concentration du complexe à sa dérivée temporelle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse volumique de réaction v en fonction de la dérivée temporelle de la concentration du réactif limitant [\mathrm{Fe}(\mathrm{Phen})_3]^{2+}, sachant que son coefficient stœchiométrique vaut -1 (d'après l'équation-bilan de la question Q34).
- Égaler cette expression à la loi de vitesse simplifiée obtenue à la question Q36 en posant \gamma = 1.
- Intégrer l'équation différentielle à variables séparables entre t = 0 et t.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de la loi de vitesse d'ordre 1 donnant [\mathrm{Fe}(\mathrm{Phen})_3]^{2+}(t) = C_0 \exp(-k_{\mathrm{app}} t).
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D'après l'équation-bilan établie à la question Q34 :
Le réactif [\mathrm{Fe}(\mathrm{Phen})_3]^{2+} a un coefficient stœchiométrique algébrique égal à -1. À volume constant, la vitesse volumique de la réaction s'exprime donc par :
En supposant un ordre apparent de réaction égal à 1 (\gamma = 1), la loi de vitesse simplifiée (question Q36) devient :
On obtient ainsi l'équation différentielle du premier ordre :
Par séparation des variables et intégration entre l'instant initial t = 0 (où [[\mathrm{Fe}(\mathrm{Phen})_3]^{2+}](0) = [[\mathrm{Fe}(\mathrm{Phen})_3]^{2+}]_0) et l'instant t :
En passant à l'exponentielle, on obtient l'évolution temporelle de la concentration :
Résultat
Question 38
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : cinétique d'ordre 1, constante de vitesse
En modélisant les données du tableau 3 à l'aide d'une équation établie à la question précédente, vérifier que la réaction est d'ordre 1 par rapport au complexe . En déduire la valeur de la constante de vitesse apparente.
Voir l'indiceIndice
Utiliser la loi de Beer-Lambert pour relier directement l'absorbance à la concentration et vérifier la linéarité de \ln(A) en fonction du temps.
Voir la stratégieStratégie
- Relier l'absorbance A(t) à la concentration du complexe par la loi de Beer-Lambert sachant que seul ce complexe absorbe à la longueur d'onde de travail.
- Exprimer \ln A(t) en fonction de t à partir de la loi intégrée d'ordre 1 établie à la question Q37 : \ln A(t) = -k_{\text{app}} t + \text{cste}.
- Calculer les valeurs de \ln A pour les différents instants du tableau 3, vérifier la linéarité de \ln A = f(t), puis déterminer la pente pour obtenir k_{\text{app}} à 40\text{ }^\circ\mathrm{C} (en pensant à convertir en \mathrm{s}^{-1}).
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Validation de la régression linéaire \ln(A/A_0) = -k_{\mathrm{app}} t et déduction de la valeur numérique de k_{\mathrm{app}}.
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D'après l'énoncé, seul le complexe de départ [\mathrm{Fe}(\mathrm{Phen})_3]^{2+} absorbe significativement dans le domaine visible à la longueur d'onde de travail (\lambda_{\max} \approx 510\text{ nm}). En appliquant la loi de Beer-Lambert :
D'après la loi de décroissance exponentielle établie à la question Q37 pour un ordre 1 par rapport au complexe :
On en déduit l'expression théorique de l'absorbance au cours du temps :
soit, en prenant le logarithme népérien :
L'hypothèse d'un ordre 1 est validée si la représentation de \ln A en fonction de t est une droite affine de coefficient directeur négatif égal à -k_{\text{app}}.
Dressons le tableau des valeurs de \ln A en fonction de t à partir des mesures du tableau 3 :
| t\text{ (min)} | 3 | 6 | 9 | 12 | 15 | 18 | 21 | 24 |
| A | 0{,}93 | 0{,}80 | 0{,}72 | 0{,}65 | 0{,}58 | 0{,}51 | 0{,}46 | 0{,}41 |
| \ln A | -0{,}073 | -0{,}223 | -0{,}329 | -0{,}431 | -0{,}545 | -0{,}673 | -0{,}777 | -0{,}892 |
Une régression linéaire de \ln A en fonction de t donne :
Le coefficient de corrélation étant extrêmement proche de -1 (R^2 \approx 0{,}999), les points sont parfaitement alignés : l'ordre partiel 1 par rapport au complexe est bien vérifié.
La constante de vitesse apparente à 40\text{ }^\circ\mathrm{C} est donnée par la pente :
Résultat
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Exprimer la loi cinétique avec les absorbances via A(t=0) et préciser équation, pente, ordonnée et corrélation.
« Beaucoup de candidats n’aboutissent pas à une expression qui ne fait plus apparaître les concentrations mais les absorbances. »
« Certains candidats conservent le coefficient d’extinction molaire et n’introduisent pas l’absorbance à t = 0 pour s’en affranchir. »
« La modélisation faite a été trop souvent reportée avec peu de précision (équation de modélisation, coefficient directeur, ordonnée à l’origine et coefficient de corrélation). »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : loi d'arrhenius, énergie d'activation
Calculer l'énergie d'activation de la réaction d'hydrolyse du complexe en milieu acide.
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Tracer ou exploiter deux couples de points pour appliquer la loi d'Arrhenius différentielle \ln(k_{\mathrm{app},2}/k_{\mathrm{app},1}) = -\frac{E_a}{R}\left(\frac{1}{T_2}-\frac{1}{T_1}\right).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la constante de vitesse en fonction de la température à l'aide de la loi d'Arrhenius : k_{\mathrm{app}}(T) = A \exp\left(-\frac{E_a}{R T}\right).
- Linéariser cette loi sous la forme \ln(k_{\mathrm{app}}) = \ln A - \frac{E_a}{R} \cdot \frac{1}{T}.
- Déterminer l'énergie d'activation E_a à partir de la pente de la droite d'Arrhenius (ou en utilisant les deux points extrêmes de la série de mesures).
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination de l'énergie d'activation E_a à partir des constantes de vitesse mesurées à deux températures via la loi d'Arrhenius.
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D'après la loi empirique d'Arrhenius, la constante de vitesse apparente varie avec la température thermodynamique T selon :
où E_a désigne l'énergie d'activation de la réaction et A le facteur pré-exponentiel. En prenant le logarithme népérien :
En considérant deux températures T_1 et T_2 associées aux constantes k_{\mathrm{app},1} et k_{\mathrm{app},2}, on obtient :
En utilisant les points extrêmes T_1 = 25\ ^\circ\mathrm{C} = 298\ \mathrm{K} et T_4 = 40\ ^\circ\mathrm{C} = 313\ \mathrm{K} avec k_{\mathrm{app},1} = 5{,}8 \cdot 10^{-5}\ \mathrm{s}^{-1} et k_{\mathrm{app},4} = 6{,}4 \cdot 10^{-4}\ \mathrm{s}^{-1} (d'après la question Q38) :
Il vient ainsi :
Remarque : Une régression linéaire sur l'ensemble des quatre points expérimentaux (1/T, \ln k_{\mathrm{app}}) à la calculatrice donne une pente -\frac{E_a}{R} \approx -1{,}49 \cdot 10^4\ \mathrm{K}, ce qui conduit de même à E_a \approx 124\ \mathrm{kJ}\cdot\mathrm{mol}^{-1}.
Résultat
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Faire une régression linéaire sur l'ensemble des points, préciser l'unité de Ea et maîtriser la loi d'Arrhenius.
« De nombreux candidats oublient le facteur pré-exponentiel de la loi d’Arrhenius qui semble trop peu maitrisée. »
« Enfin la majorité des candidats font un calcul à partir de 2 valeurs de constantes kapp au lieu d’effectuer une régression linéaire. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Partie II · Diagramme énergétique d’un complexe de coordination
Question 40
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique
Notions : configuration électronique, règle de klechkowski
Établir la configuration électronique des ions () et () dans leur état fondamental.
Voir l'indiceIndice
Écrire la configuration de l'atome neutre puis appliquer la règle de perte préférentielle des électrons de la sous-couche 4s par rapport à 3d lors de l'ionisation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Établissement des configurations fondamentales : \mathrm{Fe}^{2+} et \mathrm{Co}^{3+} sont isoélectroniques de configuration [\mathrm{Ar}]\,3\mathrm{d}^6.
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Déterminons tout d'abord les configurations électroniques des atomes neutres dans leur état fondamental en appliquant la règle de Klechkowski, le gaz rare précédant le fer et le cobalt étant l'argon (Z = 18) de configuration 1s^2 2s^2 2p^6 3s^2 3p^6 :
Pour le fer (Z = 26) :
\mathrm{Fe} : 1s^2 2s^2 2p^6 3s^2 3p^6 4s^2 3d^6 \quad \text{ou} \quad [\mathrm{Ar}]\,3d^6 4s^2Pour le cobalt (Z = 27) :
\mathrm{Co} : 1s^2 2s^2 2p^6 3s^2 3p^6 4s^2 3d^7 \quad \text{ou} \quad [\mathrm{Ar}]\,3d^7 4s^2
Lors de l'ionisation d'un élément de transition, les électrons sont arrachés en priorité sur l'orbitale de nombre quantique principal n le plus élevé, c'est-à-dire l'orbitale 4s, avant d'arracher des électrons de l'orbitale 3d :
L'ion \mathrm{Fe}^{2+} est formé par perte des deux électrons 4s :
\boxed{\mathrm{Fe}^{2+} : 1s^2 2s^2 2p^6 3s^2 3p^6 3d^6 \quad \text{ou} \quad [\mathrm{Ar}]\,3d^6}L'ion \mathrm{Co}^{3+} est formé par perte des deux électrons 4s et d'un électron 3d :
\boxed{\mathrm{Co}^{3+} : 1s^2 2s^2 2p^6 3s^2 3p^6 3d^6 \quad \text{ou} \quad [\mathrm{Ar}]\,3d^6}
Les deux ions sont donc isoélectroniques : ce sont des ions de configuration fondamentale d^6.
Résultat
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Bien donner la configuration de l'ion et veiller à retirer les électrons 4s avant les 3d.
« Certains reportent la configuration de l’atome au lieu de l’ion, alors que d’autres retirent des électrons 3d avant 4s lors de l’ionisation. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 41
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Structure de la matière › Orbitales moléculaires ; Chimie de coordination
Notions : recouvrement orbitalaire, symétrie d'orbitale
À l'aide du document 4 identifier les orbitales de fragment () dont le recouvrement est non nul avec les orbitales 3d du métal. Pour ce faire, recopier et compléter le tableau à double entrée suivant en indiquant dans chaque case ″S″ pour un recouvrement non nul et ″0″ pour un recouvrement nul.
Voir l'indiceIndice
Analyser les éléments de symétrie des orbitales d du métal par rapport aux lobes des combinaisons linéaires des orbitales de fragment du groupe de ligands L_6.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer les recouvrements nuls ou non nuls entre les orbitales atomiques 3d du métal et les orbitales de fragment \Psi_1 à \Psi_6 des ligands, on utilise des arguments de symétrie :
- Symétrie par inversion (parité) : toutes les orbitales 3d sont paires par rapport au centre d'inversion (symétrie « g » pour gerade). Les orbitales de fragment impaires (ungerade « u ») ont donc un recouvrement strictement nul avec les orbitales 3d.
- Orientation des lobes et plans nodaux : les orbitales t_{2g} possèdent des plans nodaux contenant les axes de liaison (Ox, Oy, Oz), ce qui annule leur recouvrement avec les orbitales \sigma dirigées selon ces axes.
- Correspondance de symétrie pour le sous-espace e_g : on associe chaque orbitale d_{z^2} et d_{x^2-y^2} à l'orbitale de fragment de même morphologie et de même répartition de signes.
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Identification par symétrie des recouvrements non nuls entre orbitales de fragments \sigma des ligands et orbitales 3\mathrm{d}_{z^2}, 3\mathrm{d}_{x^2-y^2}.
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Détaillons les différents recouvrements à partir du document 4 :
- Parité par rapport au centre de symétrie : les orbitales métalliques 3d sont toutes de parité paire (g). Les orbitales de fragment \Psi_2, \Psi_3, \Psi_4 forment le bloc t_{1u} ; elles sont impaires (u) par inversion. Le recouvrement entre une orbitale paire et une orbitale impaire est donc nul sur l'ensemble de l'espace. Toutes les cases de ces trois colonnes contiennent ainsi un 0.
Orbitales t_{2g} (d_{xy}, d_{xz}, d_{yz}) : leurs lobes sont situés dans les plans bissecteurs des axes cartésiens et s'annulent identiquement sur les axes x, y et z. Les orbitales \sigma des ligands étant centrées sur ces axes, le recouvrement est strictement nul avec l'ensemble des six orbitales de fragment :
\langle d_{xy} | \Psi_i \rangle = \langle d_{xz} | \Psi_i \rangle = \langle d_{yz} | \Psi_i \rangle = 0 \quad \forall i \in \{1, \dots, 6\}- Orbitale de fragment \Psi_1 (a_{1g}) : totalement symétrique, elle appartient à une représentation irréductible différente de celles des orbitales 3d (e_g et t_{2g}). Par orthogonalité des symétries, son recouvrement avec chacune des orbitales 3d est nul (pour d_{z^2}, la contribution +2 selon z compense exactement les contributions -1 selon x et y ; pour d_{x^2-y^2}, les contributions selon x et y se compensent).
Orbitales de fragment \Psi_5 et \Psi_6 (e_g) :
- \Psi_5 présente des lobes de même signe sur l'axe z et de signe opposé dans le plan (xy) : elle a la même symétrie que d_{z^2}, conduisant à un recouvrement non nul (\mathbf{S}). En revanche, par symétrie par rapport aux plans bissecteurs, son recouvrement avec d_{x^2-y^2} est nul (\mathbf{0}).
- \Psi_6 présente des lobes de signes opposés le long de x et de y, et aucun lobe selon z : elle a la même symétrie que d_{x^2-y^2}, d'où un recouvrement non nul (\mathbf{S}). Son recouvrement avec d_{z^2} est nul (\mathbf{0}).
On obtient ainsi le tableau complété :
| Orbitales | Orbitales Ligand | |||||
| Métalliques | \Psi_1 | \Psi_2 | \Psi_3 | \Psi_4 | \Psi_5 | \Psi_6 |
| \boldsymbol{d_{xy}} | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| \boldsymbol{d_{xz}} | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| \boldsymbol{d_{yz}} | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| \boldsymbol{d_{z^2}} | 0 | 0 | 0 | 0 | S | 0 |
| \boldsymbol{d_{x^2-y^2}} | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | S |
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Question très rarement réussie : identifier rigoureusement les recouvrements non nuls sans répondre au hasard.
« Question très rarement réussie. Les recouvrements non nuls semblent être mis au hasard pour la large majorité des candidats. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Schéma ou tracé
Chapitre : Structure de la matière › Orbitales moléculaires ; Chimie de coordination
Notions : champ cristallin, complexe bas spin
Recopier la partie du diagramme d'orbitales frontalières (document 4) en se limitant aux orbitales 3d, aux orbitales de fragment () et aux orbitales de complexe et , et ajouter les lignes de corrélations et le remplissage électronique pour le complexe dans l'hypothèse champ fort (bas spin).
Voir l'indiceIndice
Placer les six électrons d de l'ion \mathrm{Fe}^{2+} sur les orbitales triplement dégénérées de plus basse énergie t_{2g} en respectant l'état bas spin (appariement maximal).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les électrons à placer : l'ion \mathrm{Fe}^{2+} possède une configuration en 3\mathrm{d}^6 (6 électrons \mathrm{d}), tandis que les 6 ligands \mathrm{L} apportent chacun un doublet non-liant \sigma, soit 12 électrons répartis dans les 6 orbitales de fragment \Psi_1 à \Psi_6.
- Tracer les corrélations : d'après l'étude des recouvrements (question Q41), seules les orbitales de symétrie \mathrm{e_g} (d_{z^2} et d_{x^2-y^2}) interagissent avec les orbitales de fragment \Psi_5 et \Psi_6 pour former l'orbitale antiliante \mathrm{e_g}^* ; les trois orbitales d_{xy}, d_{xz}, d_{yz} ne subissent aucun recouvrement \sigma et constituent le niveau non-liant \mathrm{t_{2g}}.
- Effectuer le remplissage en champ fort (bas spin) : l'écart énergétique \Delta_\mathrm{o} entre \mathrm{t_{2g}} et \mathrm{e_g}^* est supérieur à l'énergie d'appariement P. Les 6 électrons de valence du métal s'apparient donc totalement dans le niveau \mathrm{t_{2g}}, laissant le niveau \mathrm{e_g}^* vacant.
Voir la réponse courteRéponse courte
Diagramme en géométrie octaédrique : orbitales non liantes t_{2\mathrm{g}} et antiliantes e_{\mathrm{g}}^* ; appariement des 6 électrons en champ fort.
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D'après la question Q40, l'ion \mathrm{Fe}^{2+} est de configuration [\mathrm{Ar}]\,3\mathrm{d}^6 : il apporte 6 électrons sur ses orbitales 3\mathrm{d}.
Les 6 ligands \mathrm{L} possèdent chacun un doublet \sigma engagé dans la coordination, ce qui représente 6 \times 2 = 12 électrons répartis sur les orbitales de fragment \Psi_1 à \Psi_6. Ces 12 électrons de ligand viennent saturer en priorité les orbitales liantes du complexe issues des interactions avec les orbitales 4\mathrm{s} (a_{1\mathrm{g}}), 4\mathrm{p} (t_{1\mathrm{u}}) et 3\mathrm{d} (e_{\mathrm{g}}).
Les 6 électrons d'origine métallique occupent donc les orbitales frontalières \mathrm{t}_{2\mathrm{g}} et \mathrm{e}_{\mathrm{g}}^*. Dans l'hypothèse d'un champ fort (configuration bas spin), l'éclatement du champ de ligands \Delta_\mathrm{o} est supérieur à l'énergie d'appariement électronique. Par conséquent, les 6 électrons occupent le niveau \mathrm{t}_{2\mathrm{g}} en formant 3 doublets, et le niveau \mathrm{e}_{\mathrm{g}}^* reste vacant.
Résultat
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Question très rarement réussie : positionner précisément les lignes de corrélation et le remplissage.
« Question très rarement réussie. Les lignes de corrélation sont souvent mal mises (manque de précision) et le remplissage électronique est rarement correct. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 43
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
Chapitre : Structure de la matière › Orbitales moléculaires ; Chimie de coordination
Notions : configuration électronique
En déduire la configuration électronique limitée aux orbitales frontalières.
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Écrire la configuration électronique des orbitales frontalières résultant du remplissage exclusif du sous-niveau t_{2g}.
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Configuration électronique des orbitales frontalières en champ fort : (t_{2\mathrm{g}})^6 (e_{\mathrm{g}}^*)^0.
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D'après la question Q40, l'ion \mathrm{Fe}^{2+} possède une configuration en couche de valence en 3\mathrm{d}^6, apportant donc 6 électrons à distribuer sur les orbitales frontalières.
Dans l'approximation d'un complexe octaédrique en champ fort (bas spin) établie à la question Q42, l'écart orbitalaire \Delta_\mathrm{o} entre le niveau triplement dégénéré \mathrm{t_{2g}} et le niveau doublement dégénéré \mathrm{e_g^*} est supérieur à l'énergie d'appariement électronique. Par conséquent, les 6 électrons occupent en priorité et complètement les trois orbitales \mathrm{t_{2g}} sous forme de trois paires d'électrons appariés.
La configuration électronique du complexe \left[\mathrm{FeL}_6\right]^{2+} limitée aux orbitales frontalières s'écrit donc :
Résultat
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Attention au report des erreurs commises lors de la construction du diagramme à la question Q42.
« Les erreurs de Q42 se reportent sur cette question. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 44
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Structure de la matière › Chimie de coordination
Notions : énergie de stabilisation du champ cristallin, inertie cinétique
Quel rôle joue le nombre d'électrons dans les orbitales dans la stabilité du complexe ? En quoi la stabilité thermodynamique du complexe est à l'origine de son inertie cinétique ?
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Expliquer comment la rétrodonation \pi stabilise les orbitales t_{2g} en abaissant leur énergie, augmentant ainsi l'énergie d'activation requise pour la rupture d'une liaison métal-ligand.
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Sous-couche t_{2\mathrm{g}} totalement remplie maximisant l'ESCL, induisant une barrière d'activation très élevée pour la substitution de ligands.
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Rôle du nombre d'électrons dans les orbitales \mathrm{t}_{2\mathrm{g}} : D'après les questions précédentes, l'ion \mathrm{Fe}^{2+} présente une configuration d^6 en champ fort, d'où un remplissage complet des orbitales de basse énergie :
(\mathrm{t}_{2\mathrm{g}})^6 \, (\mathrm{e}_{\mathrm{g}}^*)^0La phénanthroline étant un ligand \pi-accepteur, la rétrodonation du fer vers les orbitales \pi^* vacantes du ligand stabilise en énergie les trois orbitales \mathrm{t}_{2\mathrm{g}}, qui deviennent alors des orbitales liantes.
Avec 6 électrons, cette sous-couche liante \mathrm{t}_{2\mathrm{g}} est exactement saturée (trois doublets), tandis que les orbitales antiliantes \mathrm{e}_{\mathrm{g}}^* demeurent inoccupées. Cette configuration à sous-couche fermée maximise l'énergie de stabilisation par champ de ligands et rétrodonation \pi, conférant au complexe [\mathrm{Fe}(\mathrm{Phen})_3]^{2+} une très grande stabilité thermodynamique.
Lien entre stabilité thermodynamique et inertie cinétique : Une réaction de substitution de ligands (qu'elle procède par un mécanisme dissociatif ou associatif) nécessite de modifier la géométrie de la sphère de coordination et d'affaiblir, voire de rompre, une liaison métal-ligand :
- toute distorsion ou perte d'un ligand brise la symétrie octaédrique et détruit l'arrangement électronique particulièrement stable (\mathrm{t}_{2\mathrm{g}})^6 (forte perte d'énergie de stabilisation du champ de ligands lors du passage par l'état de transition) ;
- de ce fait, la barrière d'activation E_a à franchir est particulièrement élevée (comme l'illustre la valeur trouvée à la question Q39 : E_a \approx 120\ \mathrm{kJ}\cdot\mathrm{mol}^{-1}).
D'après la loi d'Arrhenius, une énergie d'activation importante entraîne une constante de vitesse k très faible à température ordinaire, ce qui explique l'inertie cinétique du complexe [\mathrm{Fe}(\mathrm{Phen})_3]^{2+}.
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Question d'ouverture plus éloignée du cours, très peu traitée par les candidats.
« Cette question d’ouverture plus loin du cours que les autres, a été traitée très sporadiquement. »
Source : rapport du jury E3A 2022
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie PC 2022 ?
Surtout 3 chapitres : Cinétique chimique et mécanismes réactionnels (14 % des questions), Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (12 %, partie 1) et Dynamique des fluides parfaits (12 %, partie 2). Plus ponctuellement : Cinématique des fluides, Alcènes et oxydoréduction en chimie organique, Chimie de coordination, Cinématique et dynamique du point, Substitutions nucléophiles et éliminations…
Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie PC 2022 dès la première année (PCSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie PC 2022 ?
Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie PC 2022 ?
Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q14 (rotationnel en coordonnées cylindriques), Q19 (équation d'euler), Q23 (substitution nucléophile), Q31 (dihydroxylation syn), Q41 (recouvrement orbitalaire) et Q44 (énergie de stabilisation du champ cristallin).
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie PC 2022 ?
Questions de cours : Q1 (frottement fluide), Q3 (force d'inertie d'entraînement), Q6 (pulsation propre), Q10 (résonance), Q11 (vecteur tourbillon), Q12 (fluide parfait), Q13 (ligne de courant), Q16 (relation de bernoulli)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (principe fondamental de la dynamique) et Q39 (loi d'arrhenius).
Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie PC 2022 ?
Le sujet E3A Physique-Chimie PC 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet E3A Physique-Chimie PC 2022 était-il difficile ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le jury juge le niveau global des copies très moyen en physique et le niveau moyen faible en chimie, avec un manque de rigueur qui rend une grande partie des réponses insuffisantes.
Quelle analogie magnétique faut-il identifier en Q15 ?
Celle du champ magnétique \vec{B}(r) créé par un cylindre infini parcouru par un courant volumique uniforme : le théorème d'Ampère donne une croissance linéaire en r dans le cœur puis une décroissance en 1/r à l'extérieur, exactement comme le profil de vitesse v_\theta(r).
Comment éliminer le coefficient d'absorption molaire en Q38 ?
En formant le rapport A(t)/A(0) : la loi de Beer-Lambert appliquée au seul complexe absorbant simplifie directement le produit \varepsilon \ell, ce qui donne \ln(A(t)/A(0)) = -k_{\mathrm{app}} t sans avoir besoin de connaître la valeur de \varepsilon.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.