Corrigé détaillé Centrale Physique Chimie 2 MP 2022
Les bouées houlographes Waverider
- 47 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en MPSI : 20 questions sur 47, parties I.A et IV.B
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en MPSI : 20 questions sur 47. Autres questions faisables en MPSI
Autres premières années : PCSI 19 · PTSI 16 · MP2I 9 · TSI1 16 · BCPST1 3 questions.
Détail par partie
- Partie I : Prévention de la corrosion4/13En partie
- Partie II : La plateforme stabilisatrice5/17En partie
- Partie III : Traitement du signal3/5En partie
- Partie IV : Mesure de l'inclinaison de la bouée8/12En partie
Le sujet en bref
Sujet difficile · Électromagnétisme, Solutions aqueuses et électrochimie, Mécanique · 11 incontournables · 23 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet transverse et très complet s'intéresse au fonctionnement d'une bouée houlographe Waverider, instrument de référence pour la mesure de la houle en océanographie. Il explore quatre volets technologiques complémentaires : la tenue des matériaux en milieu salin agressif, la stabilisation pendulaire d'un accéléromètre vertical par flottaison neutre, le conditionnement du signal de mesure et la détection d'attitude angulaire par couplage inductif.
D'une difficulté modérée mais riche en modélisations physiques concrètes, l'épreuve constitue une remarquable synthèse des programmes de MP et PC. Elle mobilise avec pertinence l'électrochimie interfaciale, la mécanique en référentiel accéléré, l'analyse harmonique de systèmes oscillants, le traitement numérique du signal et la magnétostatique paraxiale au voisinage de bobines de Helmholtz. C'est un sujet d'entraînement particulièrement formateur pour tester la polyvalence et la rigueur d'analyse graphique.
- Difficulté
- Difficile, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,15/20)
- Temps estimé
- ≈ 3 h 30 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Électromagnétisme28 %
- Solutions aqueuses et électrochimie28 %
- Mécanique19 %
- Électrocinétique et électronique17 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MPSI : 20 questions sur 47, parties I.A et IV.B.
Où gagner des points
30 questions rapides et accessibles · 4 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
Parties indépendantes
Les quatre parties du sujet sont totalement indépendantes : il est tout à fait possible d'aborder le traitement du signal (partie III) ou l'électromagnétisme (partie IV) sans avoir traité la chimie ou la mécanique.
Données en annexe
Comment utiliser ce corrigé
Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés
Sommaire
47 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
47 questionsPartie I : Prévention de la corrosion
A · Thermodynamique de la corrosion du fer
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : diagramme potentiel-ph, nombre d'oxydation
Compléter ce diagramme potentiel-pH en attribuant à chaque domaine une espèce contenant Fe.
Voir l'indiceIndice
Classer les espèces par nombre d'oxydation croissant du fer verticalement, puis par acidité décroissante (perte de protons ou gain d'ions hydroxyde) horizontalement.
Voir la stratégieStratégie
Pour attribuer chaque espèce à son domaine de prédominance ou d'existence dans le diagramme potentiel-pH :
- On détermine le nombre d'oxydation (n.o.) du fer dans chacune des six espèces : les espèces de degré le plus élevé se situent aux potentiels les plus hauts.
- À nombre d'oxydation fixé, on classe les espèces par caractère acido-basique croissant : les formes les plus acides (protonées) prédominent à bas pH, et les formes condensées ou basiques (hydroxydées) à pH plus élevé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Attribution des domaines du diagramme potentiel-pH du fer selon le degré d'oxydation croissant verticalement et le caractère acide-base horizontalement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Déterminons le nombre d'oxydation de l'élément fer dans les espèces proposées :
- \text{n.o.} = 0 : \mathrm{Fe_{(s)}} ;
- \text{n.o.} = +\text{II} : \mathrm{Fe^{2+}_{(aq)}}, \mathrm{Fe(OH)_{2(s)}} et \mathrm{HFeO}_{2(aq)}^{-} (puisque \text{n.o.}(\text{Fe}) + 1 - 4 = -1) ;
- \text{n.o.} = +\text{III} : \mathrm{Fe^{3+}_{(aq)}} et \mathrm{FeOOH_{(s)}} (puisque \text{n.o.}(\text{Fe}) - 2 - 2 + 1 = 0).
On en déduit la répartition spatiale des domaines :
- Degré 0 : \mathrm{Fe_{(s)}} est le réducteur le plus fort, il occupe le domaine situé aux potentiels les plus bas sur l'ensemble de l'échelle de pH (cadre du bas à \text{pH} \in [6, 8]).
Degré +III : ces espèces occupent la partie supérieure du diagramme (potentiels élevés). Par coupure acido-basique (précipitation à \text{pH} \approx 2{,}2) :
- \mathrm{Fe^{3+}_{(aq)}} en milieu très acide (\text{pH} < 2{,}2, cadre supérieur gauche) ;
- \mathrm{FeOOH_{(s)}} pour les pH plus élevés (\text{pH} > 2{,}2, grand cadre supérieur central).
Degré +II : ces espèces occupent la zone intermédiaire de potentiel. Par acidité décroissante :
- \mathrm{Fe^{2+}_{(aq)}} en milieu acide et modérément acide (\text{pH} \lesssim 9{,}5, cadre intermédiaire gauche) ;
- \mathrm{Fe(OH)_{2(s)}} précipite à pH intermédiaire (9{,}5 \lesssim \text{pH} \lesssim 13, cadre pointé par la flèche à \text{pH} \approx 10) ;
- \mathrm{HFeO}_{2(aq)}^{-} est une forme soluble hyperbasique (dissolution complexante de l'hydroxyde en milieu très alcalin, \text{pH} \gtrsim 13, cadre pointé par la flèche à \text{pH} \approx 13).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : potentiel standard, produit de solubilité
À partir du diagramme, déterminer le potentiel standard du couple et le de .
Voir l'indiceIndice
Relever le potentiel de la frontière horizontale \mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe} pour déterminer E^\circ avec la formule de Nernst à C_{\text{tra}}, puis exploiter le pH de début de précipitation de \mathrm{Fe(OH)}_2.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le potentiel de Nernst associé au couple \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})}/\mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} à la frontière conventionnelle ([\mathrm{Fe}^{2+}] = C_{\text{tra}}) pour en déduire E^\circ(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}) par lecture de l'ordonnée de la frontière horizontale.
- Identifier la frontière verticale correspondant à la précipitation de \mathrm{Fe(OH)}_{2\,(\mathrm{s})} à partir de \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})}, relever son \mathrm{pH}, puis relier ce \mathrm{pH} au produit de solubilité K_s.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture du potentiel standard à la frontière horizontale \mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe} et détermination du \mathrm{p}K_s à la frontière verticale de précipitation de \mathrm{Fe(OH)}_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Potentiel standard du couple \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})}/\mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})}
La demi-équation d'oxydoréduction s'écrit :
La formule de Nernst donne, à 25\,^\circ\mathrm{C} avec \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln 10 = 0{,}06\text{ V} :
À la frontière entre \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} et \mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})}, la concentration en ions fer(II) est égale à la concentration de tracé C_{\text{tra}} = 1{,}0 \times 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :
Sur la figure A, la frontière horizontale séparant les domaines de \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} et de \mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} (pour \mathrm{pH} < 9{,}7) se situe à :
On en déduit le potentiel standard :
2. Produit de solubilité \mathrm{p}K_s de \mathrm{Fe(OH)}_{2\,(\mathrm{s})}
L'équilibre de dissolution de l'hydroxyde de fer(II) s'écrit :
En exprimant [\mathrm{HO}^-] = \frac{K_e}{[\mathrm{H}^+]}, il vient :
En passant au cologarithme décimal :
À la frontière de précipitation entre \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} et \mathrm{Fe(OH)}_{2\,(\mathrm{s})}, [\mathrm{Fe}^{2+}] = C_{\text{tra}} = 1{,}0\times 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et avec \mathrm{p}K_e = 14 :
Sur la figure A, le segment vertical marquant la frontière entre \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} et \mathrm{Fe(OH)}_{2\,(\mathrm{s})} se situe à :
On en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : formule de nernst, frontière d'oxydoréduction
Sans utiliser le diagramme, déterminer la pente de la frontière séparant et .
Voir l'indiceIndice
Écrire la demi-équation d'oxydoréduction reliant \mathrm{FeOOH}_{(\mathrm{s})} et \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} faisant intervenir des protons \mathrm{H}^+ et appliquer la formule de Nernst.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les degrés d'oxydation du fer dans \mathrm{FeOOH}_{(\mathrm{s})} (+III) et \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} (+II).
- Écrire et équilibrer la demi-équation d'oxydoréduction du couple \mathrm{FeOOH}_{(\mathrm{s})}/\mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})}.
- Appliquer la formule de Nernst en utilisant la valeur numérique fournie pour \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln 10 = 0{,}06\text{ V}, puis identifier le coefficient directeur devant le \mathrm{pH}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la demi-équation rédox entre \mathrm{FeOOH}_{(\mathrm{s})} et \mathrm{Fe}^{2+}, puis application de la formule de Nernst pour trouver la pente de -0{,}18\;\mathrm{V/pH}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le fer se trouve au nombre d'oxydation +\mathrm{III} dans \mathrm{FeOOH}_{(\mathrm{s})} et +\mathrm{II} dans \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})}. La demi-équation rédox associée s'écrit :
D'après la formule de Nernst à la température de l'étude (avec \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln 10 = 0{,}06\text{ V}) :
À la frontière, la concentration en ions fer(II) est fixée à la concentration de tracé [\mathrm{Fe}^{2+}] = C_{\text{tra}}, indépendante du \mathrm{pH}.
Par dérivation par rapport au \mathrm{pH}, la pente de la frontière vaut donc :
Résultat
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Oxydoréduction et piles
Notions : diagramme potentiel-ph, corrosion
À partir du diagramme, écrire la réaction se produisant quand une pièce de fer est laissée à l'abandon dans une solution aqueuse saturée en dioxygène et dont le pH vaut 7.
Voir l'indiceIndice
Superposer les domaines de prédominance et de stabilité thermodynamique de \mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} et de \mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} à \mathrm{pH} = 7 pour identifier l'espèce formée et écrire la réaction bilan spontanée.
Voir la stratégieStratégie
- Situer sur le diagramme potentiel-pH à \mathrm{pH} = 7 les espèces en présence : le réducteur \mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} et l'oxydant \mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})}.
- Constater que leurs domaines de prédominance/stabilité sont disjoints : une réaction d'oxydoréduction spontanée se produit.
- Identifier l'espèce du fer thermodynamiquement stable au potentiel imposé par le dioxygène dissous à \mathrm{pH} = 7, à savoir l'oxyhydroxyde de fer(III) \mathrm{FeOOH}_{(\mathrm{s})}.
- Établir l'équation de la réaction globale à partir des demi-équations électroniques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Superposition des domaines de prédominance et d'existence : oxydation spontanée du fer par le dioxygène dissous pour former \mathrm{FeOOH}_{(\mathrm{s})}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À \mathrm{pH} = 7 :
Le potentiel d'équilibre du couple de l'eau \mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})}/\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} vaut :
E(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) = E^\circ(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - 0{,}06\,\mathrm{pH} = 1{,}23 - 0{,}06 \times 7 = 0{,}81\text{ V}- À ce potentiel très oxydant et à \mathrm{pH} = 7, l'espèce du fer thermodynamiquement stable est \mathrm{FeOOH}_{(\mathrm{s})} (le domaine de \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} n'existant qu'au-dessous d'environ -0{,}15\text{ V}, et celui de \mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} au-dessous de -0{,}62\text{ V}).
Les domaines de prédominance/stabilité de \mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} et de \mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} sont disjoints : le fer métallique s'oxyde spontanément jusqu'au degré d'oxydation +\text{III}.
Écrivons les deux demi-équations rédox :
En combinant ces deux équations (3 \times la première + \; 4 \times la seconde), les électrons et les ions \mathrm{H}^+ s'éliminent :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Une équation-bilan ne doit jamais faire apparaître d'électrons.
« Dans la question 4, on a ainsi vu de nombreuses équations bilans faisant à tort apparaitre des électrons. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
B · Cinétique de la corrosion de l'acier
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : montage à trois électrodes, potentiostat
Donner précisément le schéma du dispositif permettant d'enregistrer la courbe courant-potentiel.
Voir l'indiceIndice
Représenter le montage classique à trois électrodes : électrode de travail (acier), contre-électrode (platine), électrode de référence (ECS), potentiostat/générateur et voltmètre.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la configuration expérimentale standard en électrochimie pour tracer des courbes courant-potentiel : le montage à trois électrodes.
Associer à chaque rôle les éléments précisés par l'énoncé :
- Électrode de travail (ET) : pièce d'acier étudiée ;
- Contre-électrode (CE ou électrode auxiliaire) : fil ou grille de platine ;
- Électrode de référence (Réf) : électrode au calomel saturé (ECS).
- Représenter les circuits électriques associés : la mesure de courant (ampèremètre) dans la branche de puissance entre ET et CE, et la mesure de potentiel (voltmètre à très haute impédance) entre ET et Réf, le tout piloté par un potentiostat (ou générateur de tension variable).
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma normalisé du montage à trois électrodes : électrode de travail, électrode de référence et contre-électrode connectées à un potentiostat.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le tracé d'une courbe courant-potentiel nécessite un montage à trois électrodes piloté par un potentiostat (ou un générateur réglable avec appareils de mesure) :
- L'électrode de travail (ET) : la pièce d'acier AISI 316 dont on étudie le comportement électrochimique ;
- La contre-électrode (CE) : une électrode inattaquable en platine, assurant le passage du courant électrique à travers la solution ;
- L'électrode de référence (Réf) : une électrode au calomel saturé (ECS, de potentiel E_{\mathrm{ref}} = 0{,}25\text{ V}), placée au plus près de l'électrode de travail pour minimiser la chute ohmique. Aucun courant ne la traverse.
Si le système est représenté à l'aide d'instruments de mesure usuels (hors bloc potentiostat intégré), le circuit se décompose en :
- Un circuit de polarisation et de mesure du courant : un générateur de tension continue variable et un ampèremètre montés en série entre l'électrode de travail et la contre-électrode ;
- Un circuit de mesure de potentiel : un voltmètre à très haute impédance d'entrée monté entre l'électrode de travail et l'électrode de référence.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le montage à trois électrodes pour tracer une courbe courant-potentiel doit être connu.
« Le montage à trois électrodes permettant de relever une courbe courant-potentiel est souvent mal connu (question 5). »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : courbe intensité-potentiel, réduction de l'eau
La courbe obtenue, en raisonnant en densité de courant, est représentée sur la figure 2. Quelles sont les réactions électrochimiques se produisant sur les portions repérées par les lettres , et ?
Voir l'indiceIndice
Identifier les processus électrochimiques selon le signe du courant : oxydation du métal en zone anodique (a), puis réductions successives de \mathrm{O}_2 dissous (b) et de l'eau (c) en zone cathodique.
Voir la stratégieStratégie
- Convertir les potentiels repérés par rapport à l'électrode au calomel saturé (E_{\text{ref}} = 0{,}25\text{ V}) en potentiels par rapport à l'électrode standard à hydrogène (ESH) à l'aide de la relation E_{/\text{ESH}} = E_{/\text{ECS}} + E_{\text{ref}}.
- Calculer les potentiels d'équilibre de Nernst des couples de l'eau et du fer au \mathrm{pH} = 8{,}2 de la solution afin d'identifier les domaines thermodynamiques d'oxydation et de réduction.
- Identifier pour chaque branche ((a) anodique, (b) palier cathodique, (c) mur cathodique) la réaction électrochimique correspondante en tenant compte de la nature des réactifs présents (dioxygène dissous, eau/protons, fer du métal).
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification des trois branches : réduction du dioxygène dissous sur le palier, réduction des protons ou de l'eau, et oxydation anodique du fer.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le milieu étudié est une solution aqueuse aérée à \mathrm{pH} = 8{,}2. L'électrode de référence est une ECS de potentiel E_{\text{ref}} = 0{,}25\text{ V}, de sorte que le potentiel par rapport à l'ESH vaut :
Calculons les potentiels d'équilibre de Nernst des espèces à \mathrm{pH} = 8{,}2 :
Réduction du dioxygène dissous : \mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{H}^+ + 4\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)}, soit en milieu basique \mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 4\,\mathrm{e}^- = 4\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} :
\begin{aligned} E_{\text{eq}}(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) &= E^\circ(\mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}) - 0{,}06\,\mathrm{pH} + \frac{0{,}06}{4}\log\left(\frac{P_{\mathrm{O}_2}}{P^\circ}\right) \\ &\simeq 1{,}23 - 0{,}06 \times 8{,}2 \simeq 0{,}74\text{ V}/\text{ESH} \quad (\text{soit } \simeq +0{,}49\text{ V}/\text{ECS}) \end{aligned}Réduction de l'eau (couple \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2 ou \mathrm{H}_2\mathrm{O}/\mathrm{H}_2) : 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} :
E_{\text{eq}}(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) = -0{,}06\,\mathrm{pH} = -0{,}06 \times 8{,}2 \simeq -0{,}49\text{ V}/\text{ESH} \quad (\text{soit } \simeq -0{,}74\text{ V}/\text{ECS})- Oxydation du fer : à \mathrm{pH} = 8{,}2, d'après le diagramme potentiel-pH (figure A), la frontière séparant \mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} de \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} est horizontale à E \simeq -0{,}62\text{ V}/\text{ESH} (pour C_{\text{tra}} = 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}), soit environ -0{,}87\text{ V}/\text{ECS}.
Analysons les trois portions repérées sur la courbe courant-potentiel de l'acier (figure 2) :
Portion (a) : branche anodique (j > 0 pour E_{/\text{ECS}} > -0{,}70\text{ V}).
Il s'agit d'une oxydation du fer constituant l'acier en ions fer(II) :\boxed{\mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-}(L'oxydation en hydroxyde \mathrm{Fe(OH)}_2 ou oxyhydroxyde \mathrm{FeOOH} est également envisageable en surface).
Portion (b) : palier cathodique (j < 0 pour -0{,}95\text{ V} < E_{/\text{ECS}} < -0{,}70\text{ V}).
Le potentiel est inférieur au potentiel d'équilibre du couple \mathrm{O}_2/\mathrm{H}_2\mathrm{O}. Le courant présente un palier de diffusion caractéristique d'une espèce dissoute en faible concentration : il s'agit de la réduction du dioxygène dissous dans l'eau de mer :\boxed{\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 4\,\mathrm{e}^- \longrightarrow 4\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}}Portion (c) : vague/mur cathodique (j \ll 0 pour E_{/\text{ECS}} < -0{,}95\text{ V}).
Pour des potentiels très réducteurs, on observe une brusque augmentation en valeur absolue du courant cathodique sans palier de diffusion limitant : il s'agit de la réduction du solvant (l'eau) avec dégagement de dihydrogène :\boxed{2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}}
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La plupart des candidats peinent à interpréter les différentes branches de la courbe expérimentale.
« Cette courbe expérimentale étant fournie, la plupart des candidats ne parviennent pas à l’interpréter (question 6) »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : surtension, potentiel d'équilibre
Estimer numériquement la surtension cathodique associée au couple .
Voir l'indiceIndice
Calculer le potentiel d'équilibre de Nernst du couple \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2 à \mathrm{pH} = 8{,}2 par rapport à l'ECS, puis comparer au potentiel d'apparition du courant cathodique de dégagement gazeux.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer le potentiel d'équilibre thermodynamique E_{\text{eq}} du couple \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2 au \mathrm{pH} = 8{,}2 de la solution à l'aide de la formule de Nernst.
- Convertir ce potentiel sur l'échelle de l'électrode de référence au calomel saturé (E_{\text{eq/ECS}} = E_{\text{eq}} - E_{\text{ref}}).
- Relever sur la figure 2 le potentiel de début de dégagement de dihydrogène (début de la branche (c)) et en déduire la surtension cathodique \eta_c = E_{\text{seuil}} - E_{\text{eq}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du potentiel d'équilibre de \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2 à \mathrm{pH} = 7 et lecture de l'écart avec le potentiel effectif de début de réduction cathodique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La demi-équation rédox associée au couple \mathrm{H}^+/\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} s'écrit :
En prenant pour convention une pression partielle standard en dihydrogène P_{\mathrm{H}_2} = P^\circ = 1\text{ bar}, la formule de Nernst s'exprime (avec \frac{RT}{\mathcal{F}}\ln 10 = 0{,}06\text{ V}) :
Pour \mathrm{pH} = 8{,}2 et E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) = 0\text{ V} :
Exprimé par rapport à l'électrode de référence au calomel saturé (E_{\text{ref}} = 0{,}25\text{ V / ESH}) :
Sur la figure 2, la réduction de l'eau (portion (c)) commence à se manifester par une chute brutale de la densité de courant cathodique à partir d'un potentiel seuil :
La surtension cathodique associée au dégagement de \mathrm{H}_2 sur l'acier vaut donc :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La surtension cathodique se définit comme l'écart au potentiel d'équilibre à pH donné.
« pour trouver une surtension cathodique (question 7), grandeur dont nous rappelons qu’elle se définit par un écart à un potentiel d’équilibre à pH donné. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : courant limite de diffusion, transfert de matière
Pour chacune des courbes représentées sur la figure B, entourer la partie correspondant à un phénomène de limitation du courant lié à la cinétique de transport du dioxygène dissout dans l'eau.
Voir l'indiceIndice
Repérer sur chaque courbe la zone où la densité de courant forme un palier quasi horizontal indépendant du potentiel imposé.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la signature caractéristique d'une limitation par le transport de matière (diffusion/convection) du réactif sur une courbe intensité-potentiel ou densité de courant-potentiel.
- Localiser cette zone de palier de diffusion cathodique pour chacune des trois vitesses d'écoulement (0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}, 2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et 5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}) sur la figure B du document réponse.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification et repérage du palier horizontal cathodique correspondant au courant limite de diffusion du dioxygène dissous.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une limitation du courant par le transport de matière (diffusion vers l'électrode) se traduit sur une courbe courant-potentiel par un palier de diffusion (courant limite de diffusion indépendant du potentiel appliqué).
Pour la réduction cathodique du dioxygène dissous dans l'eau salée :
cette limitation correspond au pseudo-palier horizontal où la densité de courant cathodique se stabilise avant le déclenchement de la réduction du solvant (\mathrm{H}_2\mathrm{O} / \mathrm{H}_2) aux potentiels plus réducteurs :
- Pour la courbe à v = 0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} : le palier s'étend sur l'intervalle de potentiel compris environ entre -0{,}90\text{ V} et -0{,}70\text{ V} par rapport à l'ECS, à une densité de courant j_{\text{lim}} \simeq -0{,}04\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2} (soit -4 \times 10^{-5}\text{ A}\cdot\text{cm}^{-2}).
- Pour la courbe à v = 2\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} : le palier se situe environ entre -0{,}80\text{ V} et -0{,}65\text{ V} par rapport à l'ECS, autour de j \simeq -0{,}4\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2}.
- Pour la courbe à v = 5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} : la zone de diffusion/convection se situe environ entre -0{,}75\text{ V} et -0{,}60\text{ V} par rapport à l'ECS, autour de j \simeq -0{,}8\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2}.
Sur la figure B du document réponse, on entoure donc les trois zones de paliers horizontaux (ou pseudo-paliers) précédant la chute abrupte de densité de courant due à la réduction de l'eau.
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : couche limite de diffusion, courant de corrosion
Proposer une interprétation qualitative à l'augmentation de la densité de courant de corrosion avec la vitesse d'écoulement du fluide autour de l'électrode.
Voir l'indiceIndice
Relier l'amincissement de la couche limite de diffusion de Nernst lors d'un écoulement forcé à l'augmentation du flux molaire de dioxygène arrivant à l'électrode.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux processus électrochimiques couplés au potentiel de corrosion libre E_{\text{corr}} (oxydation du fer et réduction du dioxygène dissous).
- Expliquer l'influence de l'écoulement sur la couche limite de diffusion de Nernst de l'espèce oxydante (\mathrm{O}_2).
- En déduire l'impact sur le courant limite de diffusion et sur la valeur de la densité de courant de corrosion j_{\text{corr}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'écoulement réduit l'épaisseur de la couche de diffusion de Nernst, augmentant le gradient de concentration et donc le courant limite et le courant de corrosion.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'abandon (potentiel de corrosion libre E_{\text{corr}}), le système est le siège d'un équilibre dynamique entre :
l'oxydation anodique du fer constitutif de l'acier :
\mathrm{Fe}_{(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-la réduction cathodique du dioxygène dissous :
\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 4\,\mathrm{e}^- \longrightarrow 4\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}
Le courant global étant nul, la densité de courant de corrosion vérifie :
Le dioxygène étant une espèce dissoute peu soluble, sa réduction est limitée par le transfert de matière par diffusion à travers la couche limite stationnaire de Nernst d'épaisseur \delta. La densité de courant limite de diffusion cathodique s'écrit :
- Lorsque la vitesse d'écoulement du fluide augmente, la convection accrue réduit l'épaisseur de la couche limite de diffusion \delta.
- Cette diminution de \delta entraîne une forte augmentation du flux de dioxygène arrivant à l'électrode, et donc une hausse sensible de la densité de courant limite de diffusion |j_{\text{lim}}| (visible sur la figure B).
- Comme le potentiel mixte de corrosion se situe dans la zone de limitation par diffusion du dioxygène, la densité de courant de corrosion j_{\text{corr}} \simeq |j_{\text{lim}}| augmente de concert avec la vitesse d'écoulement.
C · Protection par anode sacrificielle
Question 10
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : anode sacrificielle, corrosion galvanique
Afin de décrire les phénomènes se produisant lorsque l'acier en contact avec l'aluminium est laissé à l'abandon dans un milieu marin, compléter le schéma de la figure C du document réponse en portant dans chaque cadre rectangulaire le nom d'une espèce physico-chimique.
Voir l'indiceIndice
Indiquer l'oxydation de l'aluminium à l'anode, la réduction du dioxygène sur l'acier agissant en cathode et le sens de circulation des électrons et des ions.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature des réactions électrochimiques : l'aluminium joue le rôle d'anode sacrificielle (oxydation de \mathrm{Al} en \mathrm{Al}^{3+}), tandis que la surface de l'acier sert de cathode où a lieu la réduction du dioxygène dissous en milieu basique (\mathrm{O}_2 \to \mathrm{HO}^-).
Suivre le sens des flèches sur la figure C du document réponse :
- Dans le bloc d'aluminium, la réaction d'oxydation produit des ions \mathrm{Al}^{3+} libérés dans la solution et des électrons qui transitent vers l'acier.
- À la surface de l'acier, les électrons sont captés par le dioxygène dissous (\mathrm{O}_2) pour former des ions hydroxyde (\mathrm{HO}^-). L'arc fléché part donc du réactif \mathrm{O}_2 pour aboutir au produit \mathrm{HO}^-.
Voir la réponse courteRéponse courte
Complétion du schéma de couplage galvanique : oxydation de l'aluminium à l'anode sacrificielle et réduction du dioxygène sur la paroi d'acier.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le dispositif de protection par anode sacrificielle :
À l'anode (aluminium) : l'aluminium métallique s'oxyde préférentiellement au fer :
\mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} + 3\,\mathrm{e}^-Le solide \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})} se dissout sous forme d'ions \mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})} qui passent en solution dans l'eau de mer (flèche montante vers le cadre supérieur droit).
- Transfert électronique : les électrons libérés circulent dans la masse métallique de l'aluminium vers l'acier (flèche orientée de \mathrm{Al} vers la surface de l'acier).
À la cathode (acier) : la surface de l'acier est le siège de la réduction du dioxygène dissous dans l'eau de mer (milieu à \mathrm{pH} = 8{,}2) :
\mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\ell)} + 4\,\mathrm{e}^- \longrightarrow 4\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}Sur la figure C, l'arc fléché représente cette transformation : il part du réactif consommé (\mathrm{O}_2) et pointe vers le produit formé (\mathrm{HO}^-), en recevant l'apport d'électrons provenant de la pièce d'acier.
Les espèces à inscrire dans les quatre cadres sont donc :
- Cadre supérieur gauche (au-dessus de l'acier) :
\boxed{\text{\mathrm{HO}^-}}(ou \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}) ; - Cadre supérieur central (au-dessus de l'acier) :
\boxed{\text{\mathrm{O}_2}}(ou \mathrm{O}_{2(\mathrm{aq})}) ; - Cadre interne (dans l'aluminium) :
\boxed{\text{\mathrm{Al}}}(ou \mathrm{Al}_{(\mathrm{s})}) ; - Cadre supérieur droit (au-dessus de l'aluminium) :
\boxed{\text{\mathrm{Al}^{3+}}}(ou \mathrm{Al}^{3+}_{(\mathrm{aq})}).
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : courant de corrosion, potentiel mixte
Estimer numériquement la densité de courant de corrosion associée à cette situation, en .
Voir l'indiceIndice
Trouver le potentiel mixte d'abandon à l'intersection entre la branche anodique de l'aluminium et la branche cathodique de réduction de \mathrm{O}_2 sur l'acier, puis relever la densité de courant associée.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition d'évolution à l'abandon (circuit ouvert global) pour les deux métaux en contact électrique direct.
- Utiliser l'égalité des surfaces actives pour traduire la conservation de la charge en termes de densités de courant.
- Déterminer graphiquement sur la figure 2 le potentiel mixte (ou potentiel de corrosion E_{\mathrm{corr}}) et la densité de courant de corrosion j_{\mathrm{corr}} correspondante.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination graphique du potentiel mixte et lecture de la densité de courant de corrosion à l'intersection des courbes anodique et cathodique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système constitué de la pièce d'acier et de l'anode d'aluminium est en contact électrique direct et n'est relié à aucun générateur extérieur. À l'abandon, le courant total échangé est nul :
L'oxydation a lieu sur l'aluminium (anode sacrificielle) et la réduction sur l'acier. Les deux pièces présentant la même surface active S, on a :
Sur la figure 2 :
- la branche cathodique sur l'acier présente un palier de diffusion associé à la réduction de \mathrm{O}_2 pour lequel |j_{\mathrm{acier}}| \simeq 4{,}3 \times 10^{-5}\text{ A}\cdot\text{cm}^{-2} ;
la courbe anodique de l'aluminium atteint cette même valeur pour un potentiel de corrosion :
E_{\mathrm{corr}} - E_{\mathrm{ref}} \simeq -0{,}70\text{ V} \quad (\text{soit } E_{\mathrm{corr}} \simeq -0{,}45\text{ V / ESH})
On en déduit l'estimation numérique de la densité de courant de corrosion :
Une valeur comprise entre 4{,}0 \times 10^{-5} et 4{,}5 \times 10^{-5}\text{ A}\cdot\text{cm}^{-2} est tout à fait acceptable compte tenu de la précision de lecture graphique.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
La lecture graphique du potentiel mixte et de la densité de courant associée a été très mal réussie.
« De même, la lecture d’un potentiel mixte et du courant correspondant (question 11) s’est avérée largement défaillante »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs ; Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : loi de faraday, vitesse de corrosion
Déterminer l'expression de en fonction de , , , , puis calculer numériquement l'épaisseur d'aluminium consommée en une année.
Voir l'indiceIndice
Relier la charge électrique traversant l'interface à la quantité de matière d'aluminium oxydé par la loi de Faraday, puis exprimer la masse et le volume consommé.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la quantité de matière d'électrons échangée au cours de la réaction d'oxydation de l'aluminium pendant la durée \Delta t, puis en déduire la quantité de matière d'aluminium oxydée grâce au nombre d'électrons mis en jeu (z = 3).
- Relier la masse d'aluminium consommée au volume correspondant, et donc à l'épaisseur consommée \Delta e_{\mathrm{Al}}, pour établir l'expression de la vitesse de corrosion \Delta e_{\mathrm{Al}}/\Delta t.
- Effectuer l'application numérique pour une durée d'une année en veillant aux conversions d'unités (en particulier pour la densité de courant et la durée).
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de charge faradique : \Delta e / \Delta t = j_{\mathrm{corr}} M_{\mathrm{Al}} / (3\mathcal{F}\rho_{\mathrm{Al}}), puis application numérique pour obtenir l'épaisseur dissoute en un an.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'oxydation de l'aluminium sacrificiel s'écrit :
Chaque mole d'aluminium oxydée libère donc z = 3 moles d'électrons.
Pendant une durée \Delta t, la charge totale mise en jeu à travers la surface S de l'anode est :
La quantité de matière d'électrons correspondante s'exprime par :
D'après la stœchiométrie de la demi-réaction, la quantité de matière d'aluminium dissoute est :
La masse d'aluminium consommée vaut :
En égalant les deux expressions de la masse, la surface S se simplifie :
On en déduit l'expression de la vitesse de régression de l'épaisseur :
Application numérique : Pour une durée de \Delta t = 1\text{ an} \simeq 365{,}25 \times 24 \times 3\,600\text{ s} \simeq 3{,}156 \times 10^7\text{ s}, avec la valeur estimée à la question Q11 :
- j_{\mathrm{corr}} \simeq 4{,}3 \times 10^{-5}\text{ A}\cdot\text{cm}^{-2} = 4{,}3 \times 10^{-1}\text{ A}\cdot\text{m}^{-2} ;
- M_{\mathrm{Al}} = 27{,}0\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 27{,}0 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- \rho_{\mathrm{Al}} = 2{,}72 \times 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} ;
- \mathcal{F} = 96{,}5 \times 10^3\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1}.
On obtient une vitesse de régression :
D'où l'épaisseur consommée en une année :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il fallait réaliser un bilan de matière au lieu de restituer de mémoire une formule souvent fausse.
« la question 12, qui pro cède essentiellement d’un bilan de matière, donne lieu à la plus grande confusion, quand les candidats ne se contentent pas de fournir de mémoire, de manière souvent erronée, la relation demandée. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
Question 13
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs ; Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : anode sacrificielle, rapport des surfaces
La sphère d'acier inoxydable présente un diamètre de et les anodes d'aluminium une surface de l'ordre de et une épaisseur de . Le constructeur recommande de renouveler ces anodes tous les trois ans. Confronter ces données aux résultats de la question précédente et proposer une explication aux éventuelles divergences.
Voir l'indiceIndice
Comparer le rapport des surfaces acier/aluminium à l'hypothèse d'aires égales pour corriger la densité de courant anodique réelle, puis évaluer la durabilité de l'anode.
Voir la stratégieStratégie
- Calculer l'épaisseur consommée en trois ans selon le modèle de la question Q12 et la comparer à l'épaisseur de 3\text{ cm}.
- Identifier les hypothèses simplificatrices de la sous-partie précédente, en premier lieu l'égalité des surfaces actives (S_{\text{acier}} = S_{\text{Al}}), et réévaluer le rapport de surface réel.
- Prendre en compte les conditions réelles de fonctionnement de la bouée (écoulement de l'eau dû à la houle, coefficient de sécurité).
Voir la réponse courteRéponse courte
Prise en compte du rapport des aires S_{\mathrm{acier}} / S_{\mathrm{Al}} : la conservation du courant global impose un courant anodique plus dense et une usure accélérée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Confrontation aux résultats de la question précédente
D'après la question Q12, la vitesse de consommation de l'aluminium était estimée à :
Au bout de \Delta t = 3\text{ ans}, l'épaisseur consommée serait donc de :
Or, l'anode a une épaisseur de 3\text{ cm} = 30\text{ mm}. D'après ce modèle, il faudrait plus de 60 ans pour la consommer entièrement. Il y a donc une divergence manifeste avec la recommandation du constructeur de renouveler les anodes tous les 3 ans.
2. Explication des divergences
Cette divergence s'explique principalement par les hypothèses simplificatrices faites en Q11 et Q12 :
L'effet de surface (S_{\text{acier}} \gg S_{\mathrm{Al}}) : La question Q11 supposait des surfaces égales (S_{\text{acier}} = S_{\mathrm{Al}}). En réalité, la bouée est une sphère de diamètre D = 70\text{ cm}, dont la surface totale vaut :
S_{\text{sphère}} = \pi D^2 \approx \pi \times (70)^2 \approx 1{,}5 \times 10^4\text{ cm}^2Même si la bouée n'est que partiellement immergée (par exemple à moitié), la surface d'acier immergée est de l'ordre de :
S_{\text{acier}} \approx \frac{1}{2}\pi D^2 \approx 7{,}7 \times 10^3\text{ cm}^2La surface d'une anode n'étant que de S_{\mathrm{Al}} \approx 30\text{ cm}^2, le rapport des surfaces est considérable :
\frac{S_{\text{acier}}}{S_{\mathrm{Al}}} \sim 250 \text{ à } 500L'égalité des courants globaux imposes :
I_a = I_c \implies j_{\mathrm{Al}} \, S_{\mathrm{Al}} = |j_{\text{acier}}| \, S_{\text{acier}} \implies j_{\mathrm{Al}} = |j_{\text{acier}}| \times \frac{S_{\text{acier}}}{S_{\mathrm{Al}}}La densité de courant traversant l'anode est donc plusieurs centaines de fois supérieure à celle calculée en Q11, ce qui multiplie la vitesse de dissolution de l'aluminium d'autant.
- L'agitation du milieu marin (effet de la houle) : Comme mis en évidence aux questions Q8 et Q9 (tableau 1), la vitesse d'écoulement du fluide autour de la coque augmente la densité de courant limite de diffusion du dioxygène |j_{\text{lim}}| d'un facteur 10 à 50 (passant d'environ 1{,}8 \times 10^{-5}\text{ A}\cdot\text{cm}^{-2} au repos à plus de 8{,}5 \times 10^{-4}\text{ A}\cdot\text{cm}^{-2} pour un écoulement à 5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}). Le courant cathodique global est donc considérablement accru en mer.
- Marge de sécurité et intégrité mécanique : Le constructeur prévoit une marge de sécurité importante : l'anode doit être remplacée bien avant d'être totalement consommée afin d'éviter tout amorçage de piqûres de corrosion sur la coque en inox, et de prévenir une rupture mécanique de l'anode fragilisée par l'érosion.
Partie II : La plateforme stabilisatrice
A · Flottabilité
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : poussée d'archimède, flottabilité
On considère un solide homogène de masse volumique et de volume entièrement immergé dans un liquide de masse volumique en équilibre dans le champ de pesanteur. Par une analyse des forces qu'il subit, discuter la propension de ce solide à remonter vers la surface pour y flotter ou, au contraire, à couler vers le fond.
Voir l'indiceIndice
Écrire le bilan de forces verticales (poids et poussée d'Archimède) et conclure selon le signe de la densité relative (\rho - \rho_\ell).
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison de la poussée d'Archimède et du poids : le solide flotte si \rho < \rho_\ell et coule si \rho > \rho_\ell.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le solide de volume V et de masse volumique \rho, entièrement immergé dans le liquide au repos de masse volumique \rho_\ell, dans le référentiel terrestre \mathcal{R}_T supposé galiléen.
On oriente la verticale ascendante par le vecteur unitaire \vec{u}_z, de sorte que le champ de pesanteur s'écrit \vec{g} = -g\,\vec{u}_z.
Le solide est soumis à deux forces à distance et de contact :
son poids :
\vec{P} = m\,\vec{g} = \rho\,V\,\vec{g} = -\rho\,V g\,\vec{u}_zla résultante des forces de pression exercées par le fluide, donnée par le principe d'Archimède (opposée au poids du volume de fluide déplacé) :
\vec{\Pi} = -\rho_\ell\,V\,\vec{g} = +\rho_\ell\,V g\,\vec{u}_z
La résultante des forces appliquées au solide totalement immergé s'écrit :
D'après le principe fondamental de la dynamique, le mouvement vertical du solide dépend du signe de la projection de cette résultante sur l'axe ascendant \vec{u}_z :
- Si \rho < \rho_\ell : la poussée d'Archimède l'emporte sur le poids (\vec{F}_{\mathrm{res}} \cdot \vec{u}_z > 0). La résultante est dirigée vers le haut : le solide remonte vers la surface libre jusqu'à atteindre un état d'équilibre où il flotte partiellement émergé.
- Si \rho > \rho_\ell : le poids l'emporte sur la poussée d'Archimède (\vec{F}_{\mathrm{res}} \cdot \vec{u}_z < 0). La résultante est dirigée vers le bas : le solide accélère vers le bas et coule jusqu'au fond.
- Si \rho = \rho_\ell : le poids compense exactement la poussée d'Archimède (\vec{F}_{\mathrm{res}} = \vec{0}). Le solide est en équilibre indifférent entre deux eaux (flottabilité nulle).
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie
Notions : poussée d'archimède, pesanteur apparente
Toujours soumis au champ de pesanteur, le liquide est dans cette question en équilibre dans un référentiel en translation rectiligne, d'accélération par rapport à . Comment faut-il modifier le principe d'Archimède ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe fondamental de la statique des fluides dans le référentiel non galiléen en introduisant le champ d'accélération effectif \vec{g}_{\text{eff}} = \vec{g} - \vec{a}_e.
Voir la stratégieStratégie
- Décrire l'équilibre mécanique d'un élément de fluide dans le référentiel non galiléen \mathcal{R} en introduisant la force d'inertie d'entraînement.
- Identifier le champ d'accélération effectif (pesanteur apparente) subi par le fluide et en déduire l'expression de la poussée d'Archimède par intégration des forces de pression.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dans le référentiel accéléré, le champ de pesanteur effectif devient \vec{g}_{\mathrm{eff}} = \vec{g} - \vec{a}_e, ce qui modifie la poussée d'Archimède en -\rho_\ell V \vec{g}_{\mathrm{eff}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le référentiel \mathcal{R}, animé d'un mouvement de translation d'accélération \vec{a}_e par rapport au référentiel galiléen \mathcal{R}_T, un élément de volume \mathrm{d}V de fluide de masse \mathrm{d}m = \rho_\ell\,\mathrm{d}V est au repos (\vec{v}_r = \vec{0}, donc la force d'inertie de Coriolis est nulle) et subit :
- son poids : \mathrm{d}\vec{P} = \mathrm{d}m\,\vec{g} ;
- la force d'inertie d'entraînement : \mathrm{d}\vec{f}_{ie} = -\mathrm{d}m\,\vec{a}_e.
La force volumique à distance s'écrit donc :
où \vec{g}_{\mathrm{eff}} = \vec{g} - \vec{a}_e est le champ de pesanteur effectif (ou pesanteur apparente).
À l'équilibre dans \mathcal{R}, l'équation fondamentale de la statique des fluides devient :
La résultante des forces de pression exercées sur un corps occupant un volume V s'obtient à l'aide de la formule du gradient (théorème de Green-Ostrogradski) :
Il faut donc modifier le principe d'Archimède en remplaçant le poids du fluide déplacé par son poids effectif (ou apparent) dans \mathcal{R}, c'est-à-dire en substituant le champ de pesanteur effectif \vec{g}_{\mathrm{eff}} = \vec{g} - \vec{a}_e au champ de pesanteur \vec{g} :
L'énoncé du principe d'Archimède devient : « Soit un fluide en équilibre dans un référentiel en translation d'accélération \vec{a}_e par rapport à un référentiel galiléen. Un corps entièrement immergé subit de la part du fluide des forces de pression dont la somme est égale à l'opposé du poids effectif du fluide déplacé : \vec{\Pi} = -m_{\mathrm{fd}}\,(\vec{g} - \vec{a}_e). Cette force s'applique au centre de masse du fluide déplacé. »
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Il était nécessaire de faire intervenir la masse du fluide déplacé.
« La question 15, assez subtile, a mis en difficulté beaucoup de candidats qui n’ont pas compris qu’il fallait faire intervenir la masse du fluide déplacé. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
B · Horizontalité statique de la plateforme
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides ; Mécanique › Mécanique du solide
Notions : poussée d'archimède, moment d'une force
Exprimer la résultante et le moment en des forces de pression et de pesanteur que subit en fonction des grandeurs judicieuses parmi , , , , , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Sommer les forces et les moments respectifs en exploitant la simplification \rho_\ell = \rho_0, qui annule la contribution nette du corps principal S_0.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier, pour chacun des trois solides homogènes S_i (i \in \{0, 1, 2\}), le poids \vec{P}_i et la poussée d'Archimède \vec{\Pi}_i, appliqués tous deux en son centre de masse G_i.
- Sommer ces contributions pour déterminer la résultante \vec{R}, puis calculer le moment résultant \vec{\Gamma}_C par rapport au point C.
- Exploiter l'hypothèse de l'énoncé \rho_0 = \rho_\ell, qui conduit à l'annulation exacte de la résultante des forces appliquées sur le sous-système S_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Sommation des forces de pesanteur et des poussées d'Archimède sur les sous-systèmes, puis calcul du moment résultant au centre C.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système \Sigma est constitué de la réunion des trois solides S_0, S_1 et S_2.
Chaque solide S_i (i \in \{0, 1, 2\}) est homogène, de volume V_i, de masse volumique \rho_i et de centre de masse G_i. Il est soumis à :
son poids, appliqué en G_i :
\vec{P}_i = m_i \vec{g} = \rho_i V_i \vec{g}la poussée d'Archimède due au liquide environnant de masse volumique \rho_\ell, appliquée au centre de masse du fluide déplacé, c'est-à-dire également en G_i par homogénéité :
\vec{\Pi}_i = -\rho_\ell V_i \vec{g}
La force nette d'origine gravitaire et de pression subie par le sous-système S_i s'écrit donc en G_i :
D'après l'énoncé, pour cette sous-partie, la masse volumique du solide S_0 est rigoureusement égale à celle du fluide : \rho_0 = \rho_\ell. On a donc :
Le solide S_0 est en flottabilité neutre.
Résultante des forces La résultante \vec{R} des forces de pesanteur et de pression s'exerçant sur \Sigma vaut :
soit :
Moment en C des forces Le moment en C est la somme des moments des forces élémentaires équivalentes appliquées en chaque point G_i :
On obtient, en factorisant par \wedge\,\vec{g} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : équilibre hydrostatique, poussée d'archimède
Les sous-systèmes et procurent respectivement à une propension à flotter ou à couler. À quelle condition ces effets antagonistes se compensent-ils ? Exprimer la réponse sous la forme d'une relation entre , , , et .
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition d'annulation de la résultante \vec{R} traduisant la flottaison globale neutre du système.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression de la résultante \vec{R} obtenue à la question Q16 pour l'ensemble du système immergé \Sigma.
- Traduire la compensation des tendances antagonistes à flotter (due à S_1 avec \rho_1 < \rho_\ell) et à couler (due à S_2 avec \rho_2 > \rho_\ell) par l'annulation de la résultante nette des forces de pesanteur et de poussée d'Archimède exercées sur le système, c'est-à-dire \vec{R} = \vec{0}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Compensation des résultantes verticales apparentes de S_1 et S_2 conduisant à la relation (\rho_1 - \rho_\ell)V_1 + (\rho_2 - \rho_\ell)V_2 = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q16, la résultante des forces de pesanteur et de pression (poussée d'Archimède) s'exerçant sur l'ensemble \Sigma, compte tenu de l'égalité \rho_0 = \rho_\ell, s'écrit :
Les deux sous-systèmes ont des effets contraires :
- pour S_1, \rho_1 < \rho_\ell, la force apparente (\rho_1 - \rho_\ell)V_1\vec{g} est dirigée vers le haut (propension à flotter) ;
- pour S_2, \rho_2 > \rho_\ell, la force apparente (\rho_2 - \rho_\ell)V_2\vec{g} est dirigée vers le bas (propension à couler).
Ces deux effets antagonistes se compensent exactement lorsque la résultante globale est nulle :
soit encore :
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : moment d'une force, couple de forces
La relation précédente est supposée satisfaite. Montrer que le moment en des forces s'exerçant sur l'ensemble s'exprime sous la forme
et donner l'expression de en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Utiliser la relation vectorielle \overrightarrow{CG_1} - \overrightarrow{CG_2} = \overrightarrow{G_2G_1} combinée à la condition de compensation établie à la question précédente.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de l'expression du moment \vec{\Gamma}_C obtenue à la question Q16.
- Injecter la condition de compensation établie à la question Q17 liant les coefficients de \overrightarrow{CG_1} et \overrightarrow{CG_2}.
- Factoriser et utiliser la relation de Chasles pour faire apparaître le vecteur \overrightarrow{G_1G_2}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Élimination de la position de C grâce à la condition de flottabilité neutre pour factoriser le moment sous forme de produit vectoriel.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q16, le moment en C des forces de pesanteur et de pression appliquées à \Sigma s'écrit :
La condition de compensation établie à la question Q17 s'écrit :
En reportant cette égalité dans l'expression du moment, il vient :
D'après la relation de Chasles, \overrightarrow{CG_2} - \overrightarrow{CG_1} = \overrightarrow{G_1C} + \overrightarrow{CG_2} = \overrightarrow{G_1G_2}, d'où :
On identifie ainsi l'expression cherchée :
avec :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique
Notions : dipôle électrostatique, analogie électromécanique
Proposer une situation électrostatique analogue à celle étudiée ici. En particulier, d'étailler cette analogie terme à terme pour la relation précédente.
Voir l'indiceIndice
Faire l'analogie entre les deux masses apparentes opposées dans un champ \vec{g} et deux charges électriques opposées \pm q formant un dipôle électrostatique dans un champ \vec{E}.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la forme vectorielle du moment obtenu à la question Q18, qui est le produit vectoriel d'un vecteur caractéristique du système par le champ vectoriel extérieur uniforme \vec{g}.
- Rapprocher cette expression du couple subi par une distribution neutre de charges dans un champ uniforme : le dipôle électrostatique rigide.
- Détailler les correspondances terme à terme (charges, positions, moment dipolaire, champ extérieur et couple).
Voir la réponse courteRéponse courte
Établissement de l'analogie avec un dipôle électrostatique soumis à un couple \vec{\Gamma} = \vec{p} \wedge \vec{E} en posant \vec{p} \leftrightarrow M_m \overrightarrow{G_1G_2} et \vec{E} \leftrightarrow \vec{g}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La situation électrostatique analogue est celle d'un dipôle électrostatique rigide placé dans un champ électrique extérieur uniforme \vec{E}.
Ce dipôle est constitué de deux charges ponctuelles opposées :
- une charge négative -q (avec q > 0) située au point G_1 ;
- une charge positive +q située au point G_2.
La charge totale du dipôle étant nulle, la résultante des forces électrostatiques est nulle :
Par conséquent, le moment résultant des forces électrostatiques ne dépend pas du point d'évaluation C et s'écrit :
où \vec{p} = q\,\overrightarrow{G_1G_2} est le moment dipolaire électrostatique.
L'analogie terme à terme avec la relation \vec{\Gamma}_C = M_m\,\overrightarrow{G_1G_2} \wedge \vec{g} établie à la question Q18 se décline ainsi :
| Système mécanique immergé \Sigma | Dipôle électrostatique | |
|---|---|---|
| Champ de pesanteur uniforme \vec{g} | \longleftrightarrow | Champ électrique uniforme \vec{E} |
| Masse apparente en G_2 : m_{\mathrm{app}, 2} = +M_m > 0 | \longleftrightarrow | Charge positive +q en G_2 |
| Masse apparente en G_1 : m_{\mathrm{app}, 1} = -M_m < 0 | \longleftrightarrow | Charge négative -q en G_1 |
| Masse apparente totale nulle \sum m_{\mathrm{app}} = 0 | \longleftrightarrow | Neutralité électrique globale \sum q = 0 |
| Moment dipolaire « de flottabilité » \vec{p}_m = M_m\,\overrightarrow{G_1G_2} | \longleftrightarrow | Moment dipolaire électrique \vec{p} = q\,\overrightarrow{G_1G_2} |
| Moment des forces de pesanteur et d'Archimède \vec{\Gamma}_C | \longleftrightarrow | Couple électrostatique \vec{\Gamma} |
Résultat
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Mécanique du solide
Notions : équilibre stable, énergie potentielle
Déduire de la relation précédente l'orientation prise par le vecteur à l'équilibre stable de . Vérifier la cohérence de la stabilité de l'équilibre à l'aide d'un ou de plusieurs dessins pertinents.
Voir l'indiceIndice
Rechercher la position où le moment s'annule et où tout écart angulaire engendre un couple de rappel tendant à ramener le système vers cette position.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition d'équilibre mécanique de rotation autour de l'axe (C, \vec{u}_y) à partir de l'annulation du moment \vec{\Gamma}_C.
- Déterminer la condition de stabilité, soit énergétiquement via l'analogie dipolaire, soit mécaniquement en analysant le signe du couple de rappel lors d'un léger écart à l'équilibre.
- Illustrer la stabilité par un schéma faisant apparaître les forces effectives (poids + poussée d'Archimède) appliquées en G_1 et G_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'énergie potentielle est minimale quand \overrightarrow{G_1G_2} est aligné avec \vec{g} : centre de masse en dessous du centre de poussée pour la stabilité.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q18, le moment résultant en C des actions volumiques (pesanteur et poussée d'Archimède) s'écrit :
puisque \rho_2 > \rho_0 = \rho_\ell.
Le système \Sigma est astreint à pivoter autour de l'axe (C, \vec{u}_y) orthogonal au plan de la figure.
1. Positions d'équilibre :
L'annulation du moment des forces par rapport à l'axe impose :
car le vecteur \overrightarrow{G_1G_2} est confiné dans le plan (\vec{u}_x, \vec{u}_z). Le vecteur \overrightarrow{G_1G_2} est donc nécessairement vertical (colinéaire à \vec{g}) à l'équilibre, ce qui correspond à deux orientations possibles :
- soit \overrightarrow{G_1G_2} est colinéaire et de même sens que \vec{g} (G_1 au-dessus de G_2) ;
- soit \overrightarrow{G_1G_2} est colinéaire et de sens opposé à \vec{g} (G_2 au-dessus de G_1).
2. Stabilité de l'équilibre :
Par analogie avec l'énergie potentielle d'un dipôle électrostatique dans un champ uniforme \mathcal{E}_p = -\vec{p} \cdot \vec{E}, l'énergie potentielle du système s'écrit :
où \alpha = (\widehat{\vec{g}, \overrightarrow{G_1G_2}}). L'énergie potentielle est minimale pour \alpha = 0, c'est-à-dire lorsque \overrightarrow{G_1G_2} est de même sens que \vec{g}.
Ainsi, à l'équilibre stable, G_1 est situé au-dessus de G_2.
3. Vérification de la cohérence par analyse mécanique directe :
Sur le sous-système S_1, la poussée d'Archimède l'emporte sur le poids (\rho_1 < \rho_\ell), d'où une force résultante nette dirigée vers le haut :
Sur le sous-système S_2, le poids l'emporte sur la poussée d'Archimède (\rho_2 > \rho_\ell), d'où une force résultante nette dirigée vers le bas :
Ces deux forces constituent un couple de forces de résultante nulle.
Comme illustré ci-dessus :
- Lorsque G_1 est en haut et G_2 en bas, une inclinaison d'un angle \theta génère un couple qui tend à ramener le système vers la verticale : l'équilibre est stable.
- Dans la situation inverse où G_2 (plus dense) est en haut et G_1 (moins dense) en bas, le couple créé accentue l'inclinaison : l'équilibre est instable.
Résultat
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide
Notions : centre de masse, réglage d'équilibre
En revenant au système réel de la figure 3, expliquer le rôle de la vis .
Voir l'indiceIndice
Remarquer que déplacer la vis horizontalement translate le centre de masse G_2, ce qui permet d'ajuster finement l'alignement vertical de \overrightarrow{G_1G_2} et l'assiette du plateau.
Voir la réponse courteRéponse courte
La vis permet d'ajuster finement la position du centre de gravité de l'équipage pour aligner rigoureusement la plateforme avec l'horizontale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q20, le système \Sigma atteint sa position d'équilibre stable lorsque le vecteur \overrightarrow{G_1G_2} s'aligne verticalement avec le champ de pesanteur \vec{g}. Pour que la plateforme \mathcal{D} soit alors rigoureusement horizontale (et donc que l'axe \vec{u}_z de l'accéléromètre soit parfaitement vertical), il est nécessaire que la normale au disque \mathcal{D} soit exactement colinéaire à la droite (G_1G_2).
En pratique, les inévitables asymétries de fabrication et la présence de l'accéléromètre induisent un léger décalage latéral du centre de masse G_2 par rapport à l'axe de symétrie du dispositif.
La vis métallique \mathcal{V}, de masse volumique \rho_2 > \rho_0, peut être vissée ou dévissée, ce qui déplace sa masse le long d'une direction horizontale (de droite à gauche sur la figure 3). Ce déplacement permet de déplacer la position de G_2 selon l'axe horizontal et constitue ainsi un réglage d'équilibrage statique fin (ou masselotte de compensation) : en ajustant la vis, on fait coïncider la direction de \overrightarrow{G_1G_2} avec la normale au disque \mathcal{D}, assurant ainsi la parfaite horizontalité de la plateforme au repos.
C · Oscillations du pendule et longueur effective
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Mécanique du solide ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : pendule simple, théorème du moment cinétique
Établir l'équation différentielle vérifiée par dans l'approximation des petits angles. Identifier une pulsation propre de la forme
et donner l'expression de en fonction de , et de la masse apparente .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème du moment cinétique en O pour le solide de masse inertielle m_{\text{eff}} soumis au poids apparent m_{\text{app}}\vec{g}.
Voir la stratégieStratégie
- Modéliser le solide \Sigma_0 dans le référentiel terrestre \mathcal{R}_T galiléen, faire le bilan des actions mécaniques extérieures (poids, poussée d'Archimède, tension du fil).
- Appliquer le théorème du moment cinétique en O (point fixe) projeté sur l'axe (O, \vec{u}_y) en prenant en compte la masse effective m_{\mathrm{eff}} pour le moment cinétique et la masse réelle pour le poids.
- Linéariser pour les petits angles et identifier \omega_0 ainsi que \ell_{\mathrm{eff}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème du moment cinétique projeté sur l'axe de rotation aux petits angles : obtention de l'oscillateur harmonique et de la longueur effective \ell_{\mathrm{eff}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie le solide \Sigma_0 suspendu au point fixe O par un fil inextensible et sans masse de longueur \ell, dans le référentiel terrestre \mathcal{R}_T supposé galiléen.
Dans la base orthonormée directe (\vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z), le vecteur position de \Sigma_0 s'écrit, compte tenu de l'orientation de \theta définie autour de l'axe \vec{u}_y (voir figure 5) :
La vitesse de \Sigma_0 est donc :
L'inertie du solide entraînant le fluide environnant étant modélisée par la masse effective m_{\mathrm{eff}}, son moment cinétique par rapport au point fixe O s'écrit :
Comme \vec{u}_x \wedge \vec{u}_z = -\vec{u}_y et \vec{u}_z \wedge \vec{u}_x = \vec{u}_y, il vient :
Le solide \Sigma_0 est soumis aux actions suivantes :
- son poids réel : \vec{P} = \rho_0 V_0 \vec{g} = -\rho_0 V_0 g\,\vec{u}_z ;
- la poussée d'Archimède : \vec{\Pi} = -\rho_\ell V_0 \vec{g} = +\rho_\ell V_0 g\,\vec{u}_z ;
- la tension du fil \vec{T}, dirigée selon la droite (O\Sigma_0), dont le moment en O est nul : \vec{\mathcal{M}}_O(\vec{T}) = \vec{0}.
La résultante du poids et de la poussée d'Archimède s'exprime à l'aide de la masse apparente m_{\mathrm{app}} = (\rho_0 - \rho_\ell)V_0 :
Le moment en O de cette résultante vaut :
D'après le théorème du moment cinétique appliqué en O dans le référentiel galiléen \mathcal{R}_T :
En projetant sur l'axe (O,\vec{u}_y) :
Dans l'approximation des petits angles (\sin\theta \simeq \theta), on obtient l'équation différentielle :
Par identification avec la forme canonique \ddot{\theta} + \omega_0^2 \theta = 0 où \omega_0 = \sqrt{\dfrac{g}{\ell_{\mathrm{eff}}}}, on en déduit :
et par conséquent :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : masse ajoutée, période propre
L'auteur du brevet original estime que le volume de fluide entrainé par le pendule est égal à de sorte que . La masse volumique du liquide est de inférieure à . Sous ces hypothèses, comparer la période propre du pendule à celle que l'on observerait en l'absence de liquide.
Voir l'indiceIndice
Exprimer le rapport T_0/T_{0\,\text{vide}} = \sqrt{\ell_{\text{eff}}/\ell} en calculant numériquement m_{\text{eff}}/m_{\text{app}} avec \rho_\ell = 0{,}99\,\rho_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la période propre T_{0\,\mathrm{vide}} d'un pendule simple de longueur \ell oscillant dans le vide.
- Exprimer le rapport T_0 / T_{0\,\mathrm{vide}} à partir de la relation \ell_{\mathrm{eff}} = \frac{m_{\mathrm{eff}}}{m_{\mathrm{app}}}\ell établie à la question Q22.
- Calculer le rapport m_{\mathrm{eff}}/m_{\mathrm{app}} à l'aide des données de l'énoncé (\rho_\ell = 0{,}99\,\rho_0 et m_{\mathrm{eff}} = \rho_0 V_0 + 20\,\rho_\ell V_0) pour en déduire la comparaison numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rapport des périodes propres T_0/T_{0,\mathrm{vide}} = \sqrt{\ell_{\mathrm{eff}}/\ell} : l'effet combiné de la masse ajoutée et de la flottabilité allonge considérablement la période.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En l'absence de liquide (dans le vide), la poussée d'Archimède est nulle et aucun fluide n'est entraîné : m_{\mathrm{eff}} = m = \rho_0 V_0 et m_{\mathrm{app}} = \rho_0 V_0, d'où \ell_{\mathrm{eff}} = \ell. La période propre du pendule dans le vide vaut ainsi :
D'après le résultat de la question Q22, la période propre en présence de liquide s'écrit :
Le rapport des périodes propres s'en déduit directement :
D'après les hypothèses de l'énoncé, la masse volumique du liquide est inférieure de 1\,\% à celle du solide :
La masse apparente vaut donc :
La masse effective s'écrit quant à elle :
Le rapport des masses vaut par conséquent :
On en déduit :
Résultat
Question 24
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : pendule simple, ordre de grandeur
Dans les brochures commerciales Datawell, on peut lire la phrase suivante : La période propre d'oscillations de la plateforme est de l'ordre de , ce qui correspondrait à un pendule de . Cette affirmation vous parait-elle cohérente ? Peut-on estimer la longueur réelle ?
Voir l'indiceIndice
Vérifier la période théorique d'un pendule simple de 400\text{ m} à l'aide de la formule de Huygens, puis en déduire la longueur réelle \ell à partir du ratio calculé en Q23.
Voir la stratégieStratégie
- Vérifier la formule classique de la période d'un pendule simple de longueur équivalente \ell_{\mathrm{eff}} = 400\text{ m} afin de juger de la cohérence de l'affirmation commerciale.
- Déduire la longueur réelle du fil \ell à partir du rapport d'amplification \ell_{\mathrm{eff}}/\ell calculé à la question précédente (Q23) et discuter du résultat obtenu par rapport aux dimensions d'une bouée houlographe.
Voir la réponse courteRéponse courte
Vérification de la longueur équivalente \ell_{\mathrm{eff}} = g(T_0/2\pi)^2 \approx 400\;\mathrm{m} et déduction de la longueur réelle compacte \ell \approx 20\;\mathrm{cm}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La période propre d'un pendule simple de longueur \ell_{\mathrm{eff}} dans le vide s'écrit :
Pour \ell_{\mathrm{eff}} = 400\text{ m} et g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, l'application numérique donne :
La valeur annoncée de 40\text{ s} est donc parfaitement cohérente avec la longueur effective de 400\text{ m}.
D'après les questions Q22 et Q23, la longueur effective est liée à la longueur réelle \ell du fil de suspension par :
On en déduit une estimation de la longueur réelle \ell :
Résultat
D · Effet stabilisateur
Question 25
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Mécanique des fluides › Statique des fluides
Notions : force d'inertie d'entraînement, poussée d'archimède
En tenant compte de la question 15, donner l'expression de la poussée d'Archimède. Quelle autre force s'exerçant sur le pendule faut-il considérer pour rendre compte du mouvement accéléré de par rapport à ? Dans l'expression de cette force, on fera intervenir la masse réelle de et non pas sa masse effective.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la poussée d'Archimède modifiée par l'accélération d'entraînement et ajouter la force d'inertie d'entraînement s'exerçant sur la masse réelle du solide.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de la poussée d'Archimède généralisée incluant -\vec{a}(t) et ajout de la force d'inertie d'entraînement -\rho_0 V_0 \vec{a}(t) sur le pendule.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Poussée d'Archimède :
Dans le référentiel \mathcal{R}_S, en translation rectiligne d'accélération \vec{a}(t) = a(t)\,\vec{u}_x par rapport au référentiel terrestre galiléen \mathcal{R}_T, le champ de pesanteur effectif auquel est soumis le fluide s'écrit, d'après le résultat de la question Q15 :
\vec{g}_{\mathrm{eff}} = \vec{g} - \vec{a}(t)Le fluide étant à l'équilibre dans \mathcal{R}_S, la résultante des forces de pression exercées sur le solide immergé \Sigma_0 de volume V_0 s'obtient en remplaçant \vec{g} par \vec{g}_{\mathrm{eff}} dans l'expression de la poussée d'Archimède :
\boxed{\vec{\Pi} = -\rho_\ell V_0 \big(\vec{g} - \vec{a}(t)\big) = -\rho_\ell V_0\,\vec{g} + \rho_\ell V_0 a(t)\,\vec{u}_x}Force d'inertie liée au mouvement de \mathcal{R}_S :
Le référentiel \mathcal{R}_S étant en translation par rapport au référentiel galiléen \mathcal{R}_T avec le vecteur rotation instantanée \vec{\Omega}(\mathcal{R}_S/\mathcal{R}_T) = \vec{0}, la force d'inertie de Coriolis est identiquement nulle (\vec{F}_{ic} = \vec{0}).
La seule force d'inertie à considérer est donc la force d'inertie d'entraînement \vec{F}_{ie}. En utilisant la masse réelle m = \rho_0 V_0 du solide comme demandé par l'énoncé, elle s'écrit :
\boxed{\vec{F}_{ie} = - \rho_0 V_0\,\vec{a}(t) = -\rho_0 V_0 a(t)\,\vec{u}_x}
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Attention aux erreurs sur la masse de fluide déplacé et au signe de l'accélération d'entraînement.
« Cette erreur fréquente, ainsi que celle portant sur le signe du terme d’inertie d’entrainement, a des répercussions dans les questions 25 et 26. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
Question 26
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : théorème du moment cinétique, facteur de qualité
Dans l'approximation des petits angles, démontrer que l'équation du mouvement du pendule est dorénavant de la forme
et donner l'expression du facteur de qualité en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Établir le théorème du moment cinétique en O dans le référentiel \mathcal{R}_S en projetant sur l'axe de rotation \vec{u}_y et regrouper les termes sous forme canonique.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le théorème du moment cinétique scalaire à la masse ponctuelle \Sigma_0 par rapport à l'axe fixe (O,\vec{u}_y) dans le référentiel non galiléen \mathcal{R}_S.
- Exprimer le moment en O de l'ensemble des forces s'exerçant sur \Sigma_0 : la tension du fil (de moment nul en O), le poids réel \vec{P}, la poussée d'Archimède \vec{\Pi}, la force d'inertie d'entraînement \vec{F}_{\mathrm{ie}} et le frottement visqueux \vec{F}_v.
- Effectuer l'approximation des petits angles et identifier la forme canonique pour en déduire Q.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du théorème du moment cinétique dans le référentiel non galiléen et regroupement des termes pour identifier le second membre et le facteur de qualité Q.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le référentiel \mathcal{R}_S, le solide quasi ponctuel \Sigma_0 est repéré par l'angle \theta. D'après l'orientation indiquée sur la figure 5, le vecteur position s'écrit :
Sa vitesse dans \mathcal{R}_S vaut :
L'inertie de \Sigma_0 tenant compte de l'entraînement du fluide environnant, son moment cinétique par rapport à l'axe (O,\vec{u}_y) est calculé avec la masse effective m_{\mathrm{eff}} :
D'après les résultats de la question Q25, la résultante des forces de pesanteur, d'Archimède et d'inertie d'entraînement s'écrit en introduisant la masse apparente m_{\mathrm{app}} = (\rho_0 - \rho_\ell)V_0 :
Calculons les moments en O projetés sur \vec{u}_y :
- La tension du fil \vec{T} est colinéaire à \overrightarrow{O\Sigma_0}, donc \overrightarrow{O\Sigma_0}\wedge\vec{T} = \vec{0}.
Le moment de \vec{F}_{\mathrm{vol}} s'exprime par :
\begin{aligned} \overrightarrow{O\Sigma_0}\wedge \vec{F}_{\mathrm{vol}} &= (-\ell\sin\theta\,\vec{u}_x - \ell\cos\theta\,\vec{u}_z) \wedge (-m_{\mathrm{app}}g\,\vec{u}_z - m_{\mathrm{app}}a(t)\,\vec{u}_x) \\ &= \ell m_{\mathrm{app}}g\sin\theta\,(\vec{u}_x\wedge\vec{u}_z) + \ell m_{\mathrm{app}}a(t)\cos\theta\,(\vec{u}_z\wedge\vec{u}_x) \\ &= \left[-m_{\mathrm{app}}g\ell\sin\theta + m_{\mathrm{app}}a(t)\ell\cos\theta\right]\vec{u}_y \end{aligned}Le moment de la force de frottement visqueux \vec{F}_v = -\beta\vec{v} vaut :
\overrightarrow{O\Sigma_0}\wedge\vec{F}_v = -\beta\,\overrightarrow{O\Sigma_0}\wedge\vec{v} = -\beta\ell^2\dot{\theta}\,\vec{u}_y
Le théorème du moment cinétique scalaire en O appliqué à \Sigma_0 selon l'axe orienté par \vec{u}_y donne :
Dans l'approximation des petits angles (\sin\theta \simeq \theta et \cos\theta \simeq 1), cette équation devient :
En divisant par m_{\mathrm{eff}}\ell^2 et en rappelant que \ell_{\mathrm{eff}} = \dfrac{m_{\mathrm{eff}}}{m_{\mathrm{app}}}\ell et \omega_0^2 = \dfrac{g}{\ell_{\mathrm{eff}}} = \dfrac{m_{\mathrm{app}}g}{m_{\mathrm{eff}}\ell} (question Q22) :
Par identification avec la forme canonique demandée :
on obtient pour le facteur de qualité :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Ne falsifiez pas vos calculs pour retrouver artificiellement l'équation différentielle fournie.
« Cette erreur fréquente, ainsi que celle portant sur le signe du terme d’inertie d’entrainement, a des répercussions dans les questions 25 et 26. »
« En examinant les réponses à celle-ci, le jury a aisément décelé les calculs falsifiés par lesquels des forces erronées conduisent contre toute attente à une équation correcte, parce que fournie par l’énoncé. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 27
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : régime sinusoïdal forcé, oscillateur harmonique
Exprimer en fonction de , , , et .
Voir l'indiceIndice
Passer en notation complexe en remplaçant la dérivation temporelle par une multiplication par j\omega et factoriser \underline{\theta}_m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Passage en notation complexe pour déterminer l'amplitude complexe \underline{\theta}_m en réponse à l'accélération harmonique a(t).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation différentielle établie à la question Q26 est :
En régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega, on utilise la notation complexe :
La dérivation par rapport au temps se traduit par une multiplication par j\omega :
En injectant ces grandeurs complexes dans l'équation différentielle et en simplifiant par \mathrm{e}^{j\omega t}, il vient :
Soit, en isolant l'amplitude complexe \underline{\theta}_m :
On peut également factoriser par \omega_0^2 au dénominateur :
Résultat
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : fonction de transfert, filtre passe-ba
Donner l'expression de . À quel type de filtre une telle fonction de transfert est-elle associée ?
Voir l'indiceIndice
Calculer le rapport \underline{H}(j\omega) = \underline{\theta}_m/\theta_0 et reconnaître la fonction de transfert canonique d'un oscillateur amorti du second ordre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la fonction de transfert normalisée d'un oscillateur amorti du second ordre, correspondant à un filtre passe-bas d'ordre 2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q27, l'amplitude complexe de l'angle d'oscillation est donnée par :
Pour \omega = 0 (régime statique), on a :
Par définition, la fonction de transfert \underline{H}(j\omega) vaut :
On en déduit immédiatement sa forme canonique :
Il s'agit de la fonction de transfert canonique d'un filtre passe-bas d'ordre 2, caractérisé par :
- un gain statique H_0 = 1 (G_{\text{dB}}(0) = 0\text{ dB}) ;
- une pulsation propre \omega_0 et un facteur de qualité Q ;
- une asymptote haute fréquence de pente -40\text{ dB/décade} (\underline{H}(j\omega) \sim -\frac{\omega_0^2}{\omega^2} lorsque \omega \gg \omega_0).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : fonction de transfert, pendule simple
Quelle expression (en fonction de , et ) la fonction de transfert prendrait-elle si le pendule oscillait dans l'air, le liquide étant absent ? On néglige dans ce cas les effets de viscosité et tout autre phénomène dissipatif.
Voir l'indiceIndice
Reprendre l'équation sans frottement visqueux (\beta = 0, Q \to \infty) avec une masse effective égale à la masse réelle et une poussée d'Archimède négligeable.
Voir la réponse courteRéponse courte
En l'absence de fluide, \rho_\ell = 0 et Q \to \infty : la fonction de transfert se réduit à \underline{H}_1(j\omega) = 1/(g - \ell\omega^2).
Voir le corrigé completCorrigé complet
En l'absence de liquide (le pendule oscillant dans l'air avec \rho_{\text{air}} \ll \rho_0) :
- la poussée d'Archimède exercée par l'air est négligeable, de sorte que la masse apparente s'identifie à la masse réelle : m_{\text{app}} = \rho_0 V_0 = m ;
- la masse de fluide entraînée est négligeable, d'où m_{\text{eff}} = m ;
la longueur effective se réduit à la longueur réelle du fil :
\ell_{\text{eff}} = \frac{m_{\text{eff}}}{m_{\text{app}}}\ell = \ellce qui conduit à la pulsation propre classique du pendule simple :
\omega_{0,1} = \sqrt{\frac{g}{\ell}}- les forces dissipatives étant négligées (\beta = 0), le facteur de qualité devient infini (Q \to +\infty).
D'après le résultat de la question Q28, la fonction de transfert s'écrit :
En substituant \omega_0^2 = g/\ell et en faisant tendre le terme d'amortissement vers zéro (1/Q \to 0), on obtient :
Résultat
Question 30
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : diagramme de bode, résonance
Commenter ces courbes. Quelle inclinaison maximale (en degrés) atteint-on si ?
Voir l'indiceIndice
Analyser le rôle passe-bas du pendule stabilisé au regard de la bande passante de la houle et évaluer l'amplitude angulaire pour le gain maximal sur la bande utile.
Voir la stratégieStratégie
- Commentaire comparatif des courbes (figure 6) : analyser le comportement du pendule dans l'air (sans liquide) par rapport à celui de la plateforme stabilisée dans le domaine de fréquence d'intérêt de la houle (f \in [0{,}03\text{ Hz}\,;\,1\text{ Hz}]). Souligner le rôle de l'amortissement et du décalage de la fréquence propre vers les très basses fréquences.
- Calcul de l'angle statique \theta_0 : exprimer la réponse à fréquence nulle pour a_0 = 1\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} à partir des questions Q22 et Q27.
- Détermination de l'inclinaison maximale : lire sur la figure 6 le gain maximal G_{\max} de la plateforme stabilisée dans la gamme [0{,}03\text{ Hz}\,;\,1\text{ Hz}], en déduire le module |\underline{H}| correspondant et calculer \theta_{m,\max} = |\underline{H}|\,\theta_0 en radians puis en degrés.
Voir la réponse courteRéponse courte
Constat du filtrage passe-bas efficace dans la bande des vagues (\omega \gg \omega_0), limitant fortement l'inclinaison calculée par \theta_{\max} = |\underline{H}|a_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Commentaire des diagrammes de Bode (figure 6) :
- Pendule dans l'air (G_1) : la fréquence propre est de l'ordre de f_0 \simeq 1\text{ Hz} (ce qui correspond à \ell \simeq 20\text{ cm}). En l'absence d'amortissement, le gain présente une résonance aiguë infinie à 1\text{ Hz}, située en plein cœur de la bande spectrale de la houle (0{,}03\text{ Hz} \leqslant f \leqslant 1\text{ Hz}). Dans cette plage, le gain est positif ou nul (G_1 \geqslant 0\text{ dB}), ce qui amplifierait considérablement les mouvements du pendule et empêcherait toute mesure correcte.
- Plateforme stabilisée (G) : l'adjonction du liquide augmente considérablement la longueur effective (\ell_{\text{eff}} \simeq 400\text{ m}), abaissant la fréquence propre à f_0 = \frac{1}{T_0} \simeq \frac{1}{40\text{ s}} = 0{,}025\text{ Hz}, tout en introduisant un amortissement visqueux significatif (Q sans pic de résonance). Dans la bande utile de la houle (0{,}03\text{ Hz} \leqslant f \leqslant 1\text{ Hz}), le système fonctionne en régime atténuateur (pente de -40\text{ dB/décade}), avec un gain fortement négatif (G \leqslant -20\text{ dB}). Les accélérations horizontales perturbatrices dues à la houle sont ainsi remarquablement filtrées : la plateforme reste quasi-verticale.
2. Détermination de l'inclinaison maximale \theta_{m,\max} :
D'après les questions Q22 et Q27, l'inclinaison statique à \omega = 0 vaut :
Pour a_0 = 1{,}0\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et g = 9{,}81\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :
Sur la courbe en pointillés de la figure 6 (plateforme stabilisée), le gain est une fonction strictement décroissante de la fréquence sur l'intervalle de la houle [0{,}03\text{ Hz}\,;\,1\text{ Hz}]. L'inclinaison maximale est donc atteinte pour la fréquence minimale f_{\min} = 0{,}03\text{ Hz}.
À f = 0{,}03\text{ Hz} (qui se situe légèrement à gauche de l'abscisse 10^{-1}\text{ Hz}), la lecture sur la figure 6 donne :
Le module de la fonction de transfert à cette fréquence vaut donc :
L'inclinaison maximale atteinte sous l'effet de cette houle est ainsi :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Soulignez l'intérêt de la plateforme et pensez à utiliser la valeur du gain aux fréquences utiles.
« Dans la question 30, les commentaires sont souvent superficiels alors qu’ils devraient mettre en exergue l’intérêt de la plateforme stabilisatrice. »
« L’inclinaison maximale est rarement obtenue, les candidats oubliant généralement d’introduire la valeur du gain aux fréquences pertinentes. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
Partie III : Traitement du signal
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : filtrage, filtre anti-repliement
Parmi les trois types de filtres A, B et C représentés sur la figure 7, lequel convient ? Justifier la réponse.
Voir l'indiceIndice
Étudier le comportement asymptotique à basse et haute fréquence des trois réseaux dipolaires pour sélectionner la topologie passe-bas du second ordre.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature du filtrage recherché à partir du cahier des charges (bande passante utile et perturbation à éliminer).
- Déterminer le comportement asymptotique à basse fréquence (\omega \to 0) et à haute fréquence (\omega \to \infty) de chacun des filtres proposés en remplaçant les composants par leurs modèles équivalents (condensateur équivalent à un circuit ouvert en basse fréquence, à un fil en haute fréquence).
- Conclure sur le filtre adapté.
Voir la réponse courteRéponse courte
Choix du filtre passe-bas passif d'ordre 2 (circuit C) pour éliminer les hautes fréquences avant numérisation sans introduire d'instabilité.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le signal utile correspondant à la houle est contenu dans la bande de fréquences inférieures à 1\text{ Hz}, tandis que le bruit parasite se situe à des fréquences supérieures à 1\text{ Hz}. Il est donc nécessaire de disposer d'un filtre passe-bas afin d'atténuer les composantes haute fréquence tout en conservant les basses fréquences.
Étudions le comportement haute et basse fréquence des filtres proposés :
À basse fréquence (\omega \to 0) : l'impédance d'un condensateur \underline{Z}_C = \frac{1}{jC\omega} tend vers l'infini ; les condensateurs se comportent comme des circuits ouverts.
- Pour le filtre A, la présence de condensateurs en série bloque le signal en continu : U_s \to 0 (comportement de type passe-haut).
- Pour le filtre B, la présence d'au moins une capacité en série bloque également la composante continue : U_s \to 0 (comportement passe-haut ou passe-bande).
Pour le filtre C, les deux condensateurs placés en dérivation se comportent comme des circuits ouverts. En sortie ouverte, aucun courant ne circule dans les résistors montés en série, de sorte que la tension de sortie est égale à la tension d'entrée :
U_s(\omega \to 0) = U
À haute fréquence (\omega \to \infty) : l'impédance des condensateurs tend vers 0 ; ils se comportent comme des courts-circuits (fils).
Pour le filtre C, les deux condensateurs en dérivation court-circuitent la sortie à la masse :
U_s(\omega \to \infty) = 0
Le filtre C présente donc un gain non nul en basse fréquence (G(0) = 1) et une forte atténuation en haute fréquence : c'est un filtre passe-bas du second ordre.
Résultat
Question 32
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : pont diviseur de tension, théorème de millman
Les deux résistors présentent la même résistance et les deux condensateurs la même capacité . Donner, en la justifiant, l'expression non simplifiée de la fonction de transfert du filtre choisi, en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème de Millman au nœud intermédiaire ou associer deux ponts diviseurs de tension en tenant compte de l'impédance de charge du second étage.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la topologie du filtre C retenu à la question Q31 : il s'agit d'un filtre passif en échelle constitué de deux cellules RC passe-bas en cascade, sans étage suiveur intermédiaire.
- Appliquer le théorème de Millman (ou des diviseurs de tension successifs avec impédance équivalente) au nœud intermédiaire entre les deux cellules pour exprimer son potentiel complexe, puis en déduire le potentiel de sortie.
- Former le rapport non simplifié \underline{H}_F(j\omega) = \underline{U}_s / \underline{U} sous forme d'une fraction rationnelle en R, C et j\omega.
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation du théorème de Millman au nœud intermédiaire ou de ponts diviseurs en cascade pour établir \underline{H}_F(j\omega) = [1 + 3jRC\omega - (RC\omega)^2]^{-1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le filtre C est constitué d'une entrée soumise à la tension \underline{U}, d'un premier résistor de résistance R relié à un nœud intermédiaire de potentiel complexe \underline{V}_A, d'un premier condensateur d'impédance \underline{Z}_C = \frac{1}{jC\omega} relié à la masse, d'un second résistor de résistance R reliant le nœud A à la sortie, et d'un second condensateur d'impédance \underline{Z}_C relié à la masse aux bornes duquel on prélève la tension de sortie \underline{U}_s. Le circuit n'étant pas chargé en sortie (le courant de sortie est nul), on procède par deux méthodes équivalentes.
Étape 1 : Relation entre \underline{U}_s et \underline{V}_A
La seconde cellule RC forme un diviseur de tension alimenté par \underline{V}_A :
soit :
Étape 2 : Potentiel au nœud intermédiaire A
Appliquons le théorème de Millman au nœud intermédiaire A, relié à la tension d'entrée \underline{U} à travers une conductance 1/R, à la masse à travers l'admittance jC\omega, et au nœud de sortie à travers une conductance 1/R :
En multipliant le numérateur et le dénominateur par R :
Étape 3 : Détermination de la fonction de transfert
En égalant les deux expressions obtenues pour \underline{V}_A :
On développe le membre de gauche avant regroupement des termes :
On obtient ainsi la relation entre \underline{U}_s et \underline{U} sous la forme non simplifiée demandée :
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Identifiez correctement les tensions et veillez à ne pas appliquer à tort la formule du diviseur.
« Dans la question 32, beaucoup de candidats utilisent à juste titre les impédances équivalentes, mais certains peinent à identifier les tensions dans le circuit simplifié ou appliquent à tort la relation du pont diviseur. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
Question 33
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : fréquence de coupure, dimensionnement de composants
Quelles valeurs proposez-vous pour et ?
Voir l'indiceIndice
Identifier la pulsation de coupure du filtre à \omega_c = 2\pi f_c avec f_c \simeq 1\text{ Hz} pour fixer un ordre de grandeur réaliste du produit RC.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la pulsation caractéristique \omega_0 = 1/(RC) à partir de la forme canonique du filtre passe-bas du second ordre.
- Fixer la fréquence caractéristique f_0 de l'ordre de la fréquence de coupure souhaitée (f_c \sim 1\text{ Hz}) afin de transmettre le spectre utile de la houle (f \leqslant 1\text{ Hz}) tout en atténuant le bruit haute fréquence (f > 1\text{ Hz}).
- Proposer un couple de valeurs (R, C) usuelles et réalistes pour l'électronique analogique (résistance de l'ordre du \text{k}\Omega à la centaine de \text{k}\Omega, capacité de l'ordre du \mu\text{F}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination du produit RC imposé par la fréquence de coupure du gabarit et choix de valeurs réalistes et normalisées pour R et C.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La fonction de transfert s'écrit sous la forme canonique d'un filtre passe-bas du second ordre :
Par identification, on obtient :
Le facteur d'amortissement vérifiant \xi > 1, le système est apériodique (pas de résonance).
Le signal d'intérêt lié à la houle s'étend jusqu'à 1\text{ Hz}, tandis que les composantes de fréquence supérieure à 1\text{ Hz} constituent du bruit parasite à éliminer. On choisit donc une fréquence propre f_0 de l'ordre de 1\text{ Hz} :
Le produit RC recherché vaut donc :
Afin de limiter le courant délivré par l'accéléromètre tout en évitant des impédances excessivement sensibles aux bruits électrostatiques, on choisit une résistance de l'ordre de quelques dizaines à centaines de kilo-ohms et un condensateur de l'ordre du microfarad :
Par exemple, en fixant C = 1{,}0\ \mu\text{F}, on en déduit :
R = \frac{0{,}16}{1{,}0 \times 10^{-6}} = 160\text{ k}\Omega \quad (\text{valeur normalisée proche : } 150\text{ k}\Omega \text{ ou } 160\text{ k}\Omega)Ou en fixant C = 10\ \mu\text{F}, on obtient :
R \simeq 16\text{ k}\Omega \quad (\text{valeur normalisée : } 15\text{ k}\Omega \text{ ou } 18\text{ k}\Omega)
On peut ainsi retenir le couple de valeurs standards suivant :
Résultat
Question 34
DifficileTemps estimé : ≈ 7 min- Mise en équation
- Calcul littéral
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique
Notions : filtrage numérique, équation aux différences
Proposer un traitement numérique permettant de passer des aux . Vous expliciterez les opérations à effectuer et donnerez la valeur numérique d'éventuelles constantes.
Voir l'indiceIndice
Transformer la fonction de transfert en équation différentielle temporelle, puis discrétiser les dérivées première et seconde par schéma aux différences finies.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'équation différentielle temporelle reliant la sortie U_s(t) à l'entrée U(t) pour le filtre passe-bas d'ordre 2 étudié précédemment.
- Discrétiser les dérivées temporelles par différences finies (schéma d'Euler rétrograde ou différences régressives pour garantir la causalité et la stabilité).
- Exprimer l'équation de récurrence donnant U_{S,k} en fonction de U_k et des valeurs antérieures de la sortie (U_{S,k-1} et U_{S,k-2}), puis calculer les coefficients numériques avec les données de l'énoncé (f_e = 10{,}24\text{ Hz}).
- Mentionner alternativement la méthode très simple de la moyenne glissante (filtre RIF), également recevable.
Voir la réponse courteRéponse courte
Discrétisation de l'équation différentielle temporelle par différences finies centrées pour exprimer l'équation aux différences de l'algorithme de filtrage.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Équation différentielle du filtre :
La fonction de transfert admise à la question Q32 s'écrit en posant \tau = RC :
Dans le domaine temporel, cette relation harmonique correspond à l'équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants :
D'après la question Q33, on a choisi \tau = RC \simeq \frac{1}{2\pi f_c} \simeq 0{,}159\text{ s} pour une fréquence de coupure f_c \simeq 1\text{ Hz}.
2. Discrétisation temporelle :
Le signal est échantillonné à la période d'échantillonnage :
On note t_k = k T_e, U_k = U(t_k) et U_{Sk} = U_s(t_k). Pour obtenir un filtre numérique causal et stable, on approche les dérivées par différences finies à gauche (Euler rétrograde) :
3. Équation de récurrence (filtre RII) :
En substituant ces approximations dans l'équation différentielle :
En factorisant par les termes en U_{Sk}, U_{S,k-1} et U_{S,k-2}, il vient :
On en déduit l'algorithme numérique récursif :
avec :
Application numérique :
Avec le rapport sans dimension \frac{\tau}{T_e} = 0{,}159 \times 10{,}24 \simeq 1{,}63 :
- 1 + 3(1{,}63) + (1{,}63)^2 \simeq 1 + 4{,}89 + 2{,}66 = 8{,}55
- a_0 = \frac{1}{8{,}55} \simeq \mathbf{0{,}12}
- b_1 = \frac{4{,}89 + 2(2{,}66)}{8{,}55} = \frac{10{,}21}{8{,}55} \simeq \mathbf{1{,}19}
- b_2 = -\frac{2{,}66}{8{,}55} \simeq \mathbf{-0{,}31}
On vérifie la cohérence du gain statique : a_0 + b_1 + b_2 = 0{,}12 + 1{,}19 - 0{,}31 = 1{,}00.
Autre proposition valable (moyenne glissante sur N points) :
On peut également envisager un filtre à réponse impulsionnelle finie (RIF) de type moyenne glissante :
Pour couper les composantes supérieures à f_c \simeq 1\text{ Hz}, on choisit la première annulation du gain en fréquence f_e / N \simeq f_c, soit N \simeq \frac{f_e}{f_c} \simeq 10 points.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Question très peu abordée et mal traitée : maîtrisez les notions de traitement numérique vues en TP.
« La question 34, portant sur le filtrage d’un signal numérisé, a été très rarement abordée, et le plus souvent de manière incorrecte. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Application numérique
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Électronique numérique
Notions : théorème de shannon, fréquence de nyquist
Sur quel intervalle de fréquence convient-il d'afficher le spectre obtenu ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer le critère d'échantillonnage de Shannon-Nyquist pour déterminer la fréquence maximale représentable sans repliement de spectre.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le théorème d'échantillonnage de Shannon-Nyquist pour identifier la borne supérieure maximale théorique du spectre sans repliement de spectre.
- Prendre en compte la bande de fréquence utile du phénomène physique étudié (la houle).
- Déterminer la résolution spectrale permise par la durée de la fenêtre d'observation de 512 échantillons.
- Conclure sur l'intervalle d'affichage pertinent pour l'utilisateur.
Voir la réponse courteRéponse courte
En vertu du théorème de Nyquist-Shannon, le spectre est représenté sur la bande utile sans repliement [0\,;\,f_e/2].
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'échantillonnage du signal final à la fréquence f_e = 2{,}56\text{ Hz} impose, en vertu du théorème de Shannon-Nyquist, une fréquence maximale observable sans repliement spectral (fréquence de Nyquist) égale à :
Par ailleurs, le signal étant acquis sur une durée totale d'enregistrement :
la résolution fréquentielle (le pas entre deux composantes spectrales) vaut :
D'un point de vue physique, l'énoncé précise (partie II.D) que la houle présente un spectre utile de fréquences comprises entre 0{,}03\text{ Hz} et 1\text{ Hz}.
L'intervalle complet non redondant accessible par analyse spectrale pour un signal réel est [0 \,;\, f_e/2], soit :
En pratique, pour se focaliser sur le domaine représentatif de la houle tout en respectant la résolution du calcul, il convient d'afficher le spectre sur :
(ou sur l'intervalle complet [0 \,;\, 1{,}28\text{ Hz}] couvrant l'ensemble de la bande de Nyquist).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie IV : Mesure de l'inclinaison de la bouée
A · Champ magnétique produit par des bobines de Helmholtz
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : symétrie et invariances, bobine de helmholtz
Comme il est difficile de représenter le champ magnétique en trois dimensions, la figure D se limite au plan . Pourquoi cela ne constitue-t-il pas une perte d'information ? En quels points de ce plan la direction du champ était-elle prévisible, et par quels arguments ? Sur le document réponse, représenter par une flèche le champ magnétique en quelques-uns de ces points.
Voir l'indiceIndice
Invoquer l'invariance par rotation autour de l'axe commun des bobines et la nature de plan d'antisymétrie des courants pour les plans méridiens.
Voir la stratégieStratégie
- Pour la première question, exploiter l'invariance par rotation du système de deux bobines coaxiales autour de leur axe commun (\Omega, \vec{u}_3).
Pour la prévisibilité de la direction du champ, rechercher les plans et axes de symétrie et d'antisymétrie des courants :
- Tout plan contenant l'axe (\Omega, \vec{u}_3) est un plan d'antisymétrie pour la distribution de courant : en tout point de ce plan, \vec{B} lui est donc orthogonal ? Non, attention : les courants tournent autour de l'axe, donc un plan méridien (contenant l'axe) est un plan d'antisymétrie des courants. Par suite, \vec{B} en un point de ce plan est orthogonal au plan ? Non ! Les lignes de champ sont dans le plan méridien ! Vérifions : les courants coupent le plan méridien orthogonalement. Donc le plan méridien est un plan d'antisymétrie des courants (\vec{\jmath} traverse le plan, si on fait une réflexion par rapport au plan, la composante perpendiculaire change de signe, donc c'est un plan d'antisymétrie). Pour un plan d'antisymétrie des courants \Pi_a, le champ magnétique \vec{B} en tout point de ce plan est parallèle au plan (\vec{B} \in \Pi_a).
- L'axe (\Omega, \vec{u}_3) est l'intersection de tous les plans méridiens d'antisymétrie, donc \vec{B} y est obligatoirement colinéaire à l'axe : \vec{B}(0, 0, x_3) = B_3(0, x_3)\,\vec{u}_3.
- Le plan médian (\Omega, \vec{u}_1, \vec{u}_2), c'est-à-dire le plan x_3 = 0 équidistant des deux bobines parcourues par des courants de même sens, est un plan de symétrie pour la distribution de courants (\Pi_s). En tout point de ce plan, le champ magnétique \vec{B} (qui est un pseudovecteur) est orthogonal à ce plan de symétrie, donc dirigé selon \vec{u}_3.
- Identifier ainsi les points où la direction de \vec{B} est colinéaire à \vec{u}_3 : l'axe (\Omega, \vec{u}_3) et le plan médiateur x_3 = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Invariance par rotation autour de l'axe et plans de symétrie de courant imposant un champ purement axial sur l'axe et dans le plan médian.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Absence de perte d'information :
Le dispositif des deux bobines de Helmholtz présente une symétrie de révolution autour de l'axe (\Omega, \vec{u}_3). La distribution de courant est donc invariante par toute rotation d'angle \theta autour de cet axe. Par conséquent, en coordonnées cylindriques (r, \theta, x_3), le champ magnétique ne dépend pas de l'angle \theta :
La connaissance du champ dans le demi-plan méridien défini par \theta = 0 (qui correspond au plan (\Omega, \vec{u}_1, \vec{u}_3)) permet de reconstituer l'ensemble du champ dans tout l'espace à trois dimensions par simple rotation d'axe (\Omega, \vec{u}_3). Il n'y a donc aucune perte d'information.
2. Points où la direction du champ est prévisible :
Sur l'axe (\Omega, \vec{u}_3) (r = 0, soit x_1 = 0 dans la coupe) : Tout plan contenant l'axe (\Omega, \vec{u}_3) coupe les spires perpendiculairement au vecteur densité de courant. Par réflexion par rapport à un tel plan méridien, le vecteur courant est inversé : tout plan contenant (\Omega, \vec{u}_3) est un plan d'antisymétrie pour la distribution de courants (\Pi^*). Le champ magnétique \vec{B}, étant un vecteur axial (ou pseudovecteur), est contenu dans chacun de ces plans. L'axe (\Omega, \vec{u}_3) étant l'intersection de tous les plans méridiens d'antisymétrie, le champ magnétique en tout point de l'axe est nécessairement colinéaire à cet axe :
\vec{B}(0, x_3) = B_{\text{axe}}(x_3)\,\vec{u}_3Dans le plan médiateur des deux bobines (x_3 = 0, soit l'axe (\Omega, \vec{u}_1) dans la coupe) : Puisque les deux bobines sont identiques, de même rayon R_1, situées à égale distance de \Omega (x_3 = \pm R_1/2) et parcourues par des courants de même intensité et de même sens, le plan (\Omega, \vec{u}_1, \vec{u}_2) d'équation x_3 = 0 est un plan de symétrie pour la distribution de courants (\Pi). Le champ magnétique \vec{B} en tout point de ce plan est orthogonal au plan de symétrie :
\vec{B}(x_1, x_2, 0) = B_3(r, 0)\,\vec{u}_3En particulier, le long de la droite (\Omega, \vec{u}_1) représentée sur la figure D, le champ magnétique est rigoureusement parallèle à \vec{u}_3.
3. Représentation sur le document réponse :
D'après la règle de la main droite (ou du tire-bouchon), le courant i_1 orienté selon \vec{u}_2 au voisinage de x_1 > 0 crée un champ dirigé dans le sens des x_3 croissants. Ainsi, sur l'axe des abscisses (x_1 = 0) comme sur l'axe des ordonnées (x_3 = 0), on trace des flèches dirigées vers la droite (sens de +\vec{u}_3) :
- au centre \Omega (x_1 = 0, x_3 = 0) : un vecteur dirigé selon +\vec{u}_3 ;
- en plusieurs points de l'axe (\Omega, \vec{u}_3) (x_1 = 0, x_3 \neq 0) : vecteurs dirigés selon +\vec{u}_3 ;
- en plusieurs points de l'axe (\Omega, \vec{u}_1) (x_3 = 0, x_1 \neq 0) : vecteurs orthogonaux à cet axe, dirigés selon +\vec{u}_3.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Détaillez symétries et invariances, et rappelez-vous que le champ est tangent aux lignes de champ.
« La question 36 appelait une réponse détaillée mettant en jeu les propriétés de symétrie et d’invariance d’un champ magnétique. Son traitement a généralement été confus, voire aberrant pour des candidats qui, après avoir fourni des arguments plus ou moins convaincants, représentent le champ magnétique par une flèche orthogonale aux lignes de champ ! »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
Question déjà tombée ailleurs
Question 37
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Magnétostatique
Notions : équation de maxwell-thomson, conservation du flux
Quelle équation de Maxwell exprime la conservation du flux de ? En quoi cette propriété s'illustre-t-elle sur la carte fournie ? En utilisant les figures D et E, vous apporterez une réponse quantitative avec au moins deux valeurs numériques du champ à l'appui.
Voir l'indiceIndice
Citer l'équation \mathrm{div}\,\vec{B} = 0, puis relier la densité spatiale des lignes de champ à l'intensité de la norme de \vec{B} en comparant deux régions du document réponse.
Voir la stratégieStratégie
- Citer l'équation locale de Maxwell traduisant la conservation du flux magnétique (\mathrm{div}\,\vec{B} = 0).
- Décrire les conséquences géométriques de cette loi sur le tracé des lignes de champ (lignes fermées, resserrement corrélé à l'intensité).
- Réaliser un test quantitatif de conservation du flux \Phi = \iint \vec{B}\cdot\mathrm{d}\vec{S} le long d'un tube de champ délimité par l'axe de symétrie et une ligne de champ, en relevant les valeurs du champ sur la figure E et les rayons correspondants sur la figure D.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation \mathrm{div}\vec{B} = 0 et vérification quantitative de la conservation du flux à travers un tube de champ (B_1 S_1 \approx B_2 S_2).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de Maxwell exprimant la conservation du flux magnétique est l'équation de Maxwell-Thomson :
Sur la carte de champ (figure D), cette propriété s'illustre par deux caractéristiques fondamentales :
- Les lignes de champ sont continues et se referment sur elles-mêmes en boucles sans début ni fin (absence de « charges magnétiques » ou de sources ponctuelles isolées) ;
- Le flux magnétique se conserve le long de tout tube de champ (\Phi = \text{cte}). Par conséquent, lorsque la section S d'un tube de champ se resserre, la norme du champ B augmente (zones sombres près des spires), et inversement, lorsque les lignes s'écartent, l'intensité du champ diminue (zones claires).
Illustration quantitative :
Considérons le tube de champ de révolution autour de l'axe (\Omega, \vec{u}_3), délimité par l'axe lui-même (r=0) et la première ligne de champ située juste au-dessus. Par symétrie de révolution, la section droite du tube à une cote x_3 donnée est un disque de rayon r(x_3) et d'aire S(x_3) = \pi r(x_3)^2. Au voisinage de l'axe, le champ est approximativement axial et uniforme sur cette section, de sorte que le flux s'écrit \Phi(x_3) \simeq B_{\mathrm{axe}}(x_3)\,\pi r(x_3)^2.
Relevons deux points sur ce tube de champ :
Au centre du dispositif (x_3 = 0) :
Sur la figure E (courbe en trait plein du premier graphique), le champ sur l'axe vaut :
B_{\mathrm{axe}}(0) \simeq 4{,}5\,\mu\text{T}- Sur la figure D, cette première ligne de champ coupe le plan médian x_3 = 0 en x_1 = r_0 \simeq 0{,}042\text{ m} = 4{,}2\text{ cm}.
Le flux à travers cette section circulaire vaut :
\Phi_0 \simeq 4{,}5 \times \pi \times (0{,}042)^2 \simeq 2{,}5 \times 10^{-2}\,\mu\text{T}\cdot\text{m}^2
À l'extérieur des bobines (x_3 = 0{,}30\text{ m}) :
Sur la figure E, on lit pour le champ sur l'axe :
B_{\mathrm{axe}}(0{,}30\text{ m}) \simeq 1{,}5\,\mu\text{T}- Sur la figure D, cette même ligne de champ s'est évasée et passe par x_1 = r_1 \simeq 0{,}073\text{ m} = 7{,}3\text{ cm}.
Le flux à travers cette section circulaire vaut :
\Phi_1 \simeq 1{,}5 \times \pi \times (0{,}073)^2 \simeq 2{,}5 \times 10^{-2}\,\mu\text{T}\cdot\text{m}^2
On constate l'égalité remarquable \Phi_0 \simeq \Phi_1, ce qui confirme quantitativement la conservation du flux de \vec{B}.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
L'illustration de la conservation du flux à partir des documents a été le plus souvent mal traitée.
« La question 37, où il s’agissait d’illustrer la conservation du flux, et la question 38, à laquelle le théorème d’Ampère apporte une réponse simple, ont été le plus souvent mal traitées. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
Question 38
DifficileTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : théorème d'ampère, circulation du champ magnétique
Les valeurs du champ observées le long de sont-elles compatibles avec l'intensité circulant dans les bobines ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour fermé s'appuyant sur la ligne de champ et coupant les spires pour confronter la circulation de \vec{B} au courant enlacé.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la loi fondamentale reliant la circulation du champ magnétique sur un contour fermé au courant enlacé : le théorème d'Ampère.
- Calculer la circulation théorique attendue à partir des données de l'énoncé (N_1 i_1 = 1\text{ A} et \mu_0 = 4\pi \times 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}).
- Estimer la circulation le long de la ligne de champ fermée \mathcal{C} à l'aide des indications du texte et de la carte de champ (figure D), puis comparer les deux grandeurs.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation approchée de la circulation de \vec{B} sur le contour fermé \mathcal{C} et confrontation au courant enlacé via le théorème d'Ampère.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La ligne de champ \mathcal{C} est une courbe fermée qui enlace les N_1 spires de la bobine \mathcal{C}'_1. En régime magnétostatique, le théorème d'Ampère appliqué au contour fermé \mathcal{C} orienté dans le sens du champ s'écrit :
Avec N_1 i_1 = 1\text{ A} et \mu_0 = 4\pi \times 10^{-7}\text{ H}\cdot\text{m}^{-1}, la valeur théorique de la circulation vaut :
Sur la ligne de champ \mathcal{C}, le vecteur déplacement élémentaire \mathrm{d}\vec{\ell} est partout colinéaire et de même sens que \vec{B}, de sorte que :
Décomposons cette intégrale le long de la ligne de champ :
Entre D et E, la ligne traverse sur une longueur L_{DE} \simeq 12\text{ cm} = 0{,}12\text{ m} une région très proche des spires où le champ est intense. D'après l'échelle de niveaux de gris de la figure D, la norme du champ y est de l'ordre de B \simeq 8\text{ à }10\ \mu\text{T} (valeur moyenne estimée à environ 9\text{ à }10\ \mu\text{T}). Sa contribution à la circulation est donc :
\int_{D}^{E} B\,\mathrm{d}\ell \simeq B_{\text{moyen}} \times L_{DE} \simeq 10 \times 10^{-6} \times 0{,}12 \simeq 1{,}2\ \mu\text{T}\cdot\text{m}- Sur le reste du parcours fermé, le champ est beaucoup plus faible (B \le 1\text{ à }2\ \mu\text{T}), apportant une contribution résiduelle positive de quelques dixièmes de \mu\text{T}\cdot\text{m}.
La circulation estimée le long de \mathcal{C} est donc de l'ordre de 1{,}3\ \mu\text{T}\cdot\text{m}, ce qui concorde remarquablement avec la valeur théorique de 1{,}26\ \mu\text{T}\cdot\text{m}.
Résultat
Voir ce qu'a relevé le juryCe qu'a relevé le jury
Le théorème d'Ampère permettait d'apporter une réponse simple à cette question souvent mal traitée.
« La question 37, où il s’agissait d’illustrer la conservation du flux, et la question 38, à laquelle le théorème d’Ampère apporte une réponse simple, ont été le plus souvent mal traitées. »
Source : rapport du jury CentraleSupélec 2022
Question 39
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : ligne de champ, composante du champ
Considérons à titre d'exemple le point , près duquel la ligne de champ est légèrement inclinée. Que valent et ? Ces valeurs sont-elles cohérentes avec l'inclinaison de la ligne de champ en ? Une application numérique est attendue.
Voir l'indiceIndice
Relever les composantes B_3 et B_r sur les graphes de la figure E au point A, puis calculer l'angle d'inclinaison \tan\alpha = B_r/B_3 à comparer avec la carte vectorielle.
Voir la stratégieStratégie
- Relever les composantes B_r(A) et B_3(A) à partir des deux graphes de la figure E pour les coordonnées du point A (r_A = x_{1A} = 5\text{ cm} et x_{3A} = 20\text{ cm}).
- Calculer la pente \tan\alpha = B_r / B_3 ou l'angle d'inclinaison \alpha du vecteur champ magnétique par rapport à l'axe \vec{u}_3.
- Comparer cette valeur à la pente géométrique de la ligne de champ passant au voisinage de A sur la carte de la figure D.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture graphique des composantes axiale et radiale en A, puis vérification de la cohérence de la pente \tan\alpha = B_r/B_3 avec la tangente à la ligne de champ.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le point A a pour coordonnées dans le plan (x_1, x_3) :
Lecture graphique des composantes du champ :
Composante radiale B_r(A) : Sur le premier graphique de la figure E, on repère la courbe en tirets correspondant à r_0 = 5\text{ cm}. À l'abscisse x_3 = 0{,}20\text{ m}, on lit :
\boxed{ B_r(A) \simeq 0{,}4\text{ }\mu\text{T} }(avec une incertitude de lecture estimée à \pm 0{,}05\text{ }\mu\text{T}).
Composante axiale B_3(A) : Sur le second graphique de la figure E, on repère la courbe correspondant à la cote x_3 = 0{,}20\text{ m}. À l'abscisse x_1 = 0{,}05\text{ m}, on lit :
\boxed{ B_3(A) \simeq 2{,}7\text{ }\mu\text{T} }(on vérifie que cette valeur est très proche de celle sur l'axe B_{\text{axe}}(0{,}20\text{ m}) \simeq 2{,}7\text{ à } 2{,}8\text{ }\mu\text{T} lue sur le premier graphique, le profil radial étant très plat à cette distance de l'axe).
Cohérence avec l'inclinaison de la ligne de champ : Par définition, la ligne de champ est en tout point tangente au vecteur \vec{B}. Dans le demi-plan supérieur (x_1 > 0, où \vec{u}_r = \vec{u}_1), l'angle d'inclinaison \alpha de la tangente par rapport à l'axe (\Omega, \vec{u}_3) vérifie :
Numériquement :
Sur la carte de champ de la figure D, observons la ligne de champ qui passe en A :
- Entre x_3 = 0{,}10\text{ m} et x_3 = 0{,}30\text{ m} (\Delta x_3 = 0{,}20\text{ m}), son ordonnée passe d'environ x_1 \simeq 0{,}04\text{ m} à x_1 \simeq 0{,}07\text{ m} (\Delta x_1 \simeq 0{,}03\text{ m}).
La pente moyenne mesurée vaut donc :
\left(\frac{\Delta x_1}{\Delta x_3}\right)_{\text{visuelle}} \simeq \frac{0{,}03}{0{,}20} = 0{,}15
Cette pente correspond à un angle d'environ 8^\circ à 9^\circ. Les valeurs lues sur la figure E sont donc parfaitement cohérentes avec l'inclinaison locale observée sur la figure D.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 40
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Magnétostatique
Notions : conservation du flux, divergence en coordonnées cylindriques
En utilisant, au voisinage d'un point de l'axe (coordonnées avec ), l'équation de Maxwell de la question 37, démontrer que
Voir l'indiceIndice
Exprimer \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 en coordonnées cylindriques, négliger l'effet azimutal et intégrer radialement par rapport à r en supposant \partial B_3/\partial x_3 uniforme.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la divergence de \vec{B} en coordonnées cylindriques (r, \theta, x_3) en exploitant les symétries du problème (B_\theta = 0 et indépendance par rapport à \theta).
- Utiliser l'équation de Maxwell-Thomson \mathrm{div}\,\vec{B} = 0 et approcher la composante axiale au voisinage de l'axe par B_3(r, x_3) \simeq B_{\mathrm{axe}}(x_3).
- Intégrer par rapport à la variable radiale r entre 0 et r pour aboutir à l'expression de B_r(r, x_3).
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de \mathrm{div}\vec{B}=0 en coordonnées cylindriques au voisinage de l'axe ou bilan de flux sur un petit cylindre élémentaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q37, la conservation du flux du champ magnétique est régie par l'équation de Maxwell-Thomson :
Le système présente une invariance par rotation autour de l'axe (\Omega, \vec{u}_3), donc les composantes du champ ne dépendent pas de \theta. De plus, tout plan contenant l'axe (\Omega, \vec{u}_3) étant un plan d'antisymétrie de la distribution de courant, le champ magnétique est purement méridien, soit B_\theta = 0.
En utilisant l'expression de la divergence en coordonnées cylindriques (r, \theta, x_3) fournie par le formulaire :
Au voisinage immédiat de l'axe (r \ll R_1), on peut approcher la composante axiale à l'ordre le plus bas par sa valeur sur l'axe :
En intégrant la relation différentielle par rapport à la variable radiale entre 0 et r à cote x_3 fixée :
Le champ magnétique restant borné sur l'axe (et s'y annulant même par symétrie : B_r(0, x_3) = 0), le terme d'intégration en r'=0 est nul. On obtient ainsi :
En divisant par r > 0, on démontre bien la relation annoncée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 41
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : dérivation graphique, champ magnétique
Cette relation est-elle satisfaite en ?
Voir l'indiceIndice
Estimer graphiquement la dérivée axiale \mathrm{d}B_{\text{axe}}/\mathrm{d}x_3 au voisinage de x_3 = 20\text{ cm} et confronter la valeur calculée de B_r à celle mesurée en Q39.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation de la dérivée axiale \mathrm{d}B_{\mathrm{axe}}/\mathrm{d}x_3 par pente de la sécante et vérification numérique de la relation de proximité établie.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour vérifier si la relation établie à la question Q40 est satisfaite au point A(r_A = 5\text{ cm}, x_{3A} = 20\text{ cm}), comparons la valeur de B_r(A) à celle du second membre -\frac{r_A}{2} \left(\frac{\mathrm{d}B_{\text{axe}}}{\mathrm{d}x_3}\right)_A :
Valeur de B_r(A) :
D'après la question Q39 (lue sur la courbe en tirets r_0 = 5\text{ cm} de la figure E à x_3 = 0{,}20\text{ m}) :B_r(A) \simeq 0{,}4\,\mu\text{T}Estimation de la dérivée axiale \left(\frac{\mathrm{d}B_{\text{axe}}}{\mathrm{d}x_3}\right)_A :
Sur le premier graphique de la figure E, on évalue la pente de la tangente à la courbe B_{\text{axe}}(x_3) en x_3 = 0{,}20\text{ m}. Par taux d'accroissement centré entre x_3 = 0{,}15\text{ m} et x_3 = 0{,}25\text{ m} :\begin{aligned} B_{\text{axe}}(0{,}15\text{ m}) &\simeq 3{,}0\,\mu\text{T} \\ B_{\text{axe}}(0{,}25\text{ m}) &\simeq 1{,}3\,\mu\text{T} \end{aligned}d'où une estimation de la dérivée :
\left(\frac{\mathrm{d}B_{\text{axe}}}{\mathrm{d}x_3}\right)_A \simeq \frac{B_{\text{axe}}(0{,}25\text{ m}) - B_{\text{axe}}(0{,}15\text{ m})}{0{,}25 - 0{,}15} = \frac{1{,}3 - 3{,}0}{0{,}10} \simeq -17\,\mu\text{T}\cdot\text{m}^{-1}Calcul du second membre :
Avec r_A = 0{,}05\text{ m} :-\frac{r_A}{2} \left(\frac{\mathrm{d}B_{\text{axe}}}{\mathrm{d}x_3}\right)_A \simeq -\frac{0{,}05}{2} \times (-17) \simeq 0{,}42\,\mu\text{T} \simeq 0{,}4\,\mu\text{T}
Aux incertitudes de lecture graphique près, les deux grandeurs coïncident remarquablement.
Résultat
Question 42
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : bobine de helmholtz, champ sur l'axe
À partir des graphiques fournis, déterminer le facteur tel que
Voir l'indiceIndice
Relever la valeur numérique de B_{\text{axe}}(0) au centre du dispositif sur la figure E et en déduire le coefficient de proportionnalité \mu.
Voir la réponse courteRéponse courte
Mesure du champ au centre des bobines sur la courbe expérimentale et calcul direct du coefficient \mu = B_{\mathrm{axe}}(0)/(N_1 i_1).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, la simulation numérique a été menée avec un nombre d'ampères-tours valant :
Sur la figure E (premier ou second graphique), on lit au centre \Omega du dispositif (x_3 = 0 et r = 0, c'est-à-dire x_1 = 0) :
Par identification avec la relation B_{\mathrm{axe}}(0) = \mu N_1 i_1, on en déduit :
Numériquement :
Résultat
Question 43
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique
Notions : champ uniforme, zone d'homogénéité
Déterminer et représenter ce cylindre sur la figure D.
Voir l'indiceIndice
Exploiter la courbe B_3(x_1, x_3 = 5\text{ cm}) pour déterminer l'abscisse x_1 = r_{\text{max}} où le champ s'écarte de 10\% par rapport à sa valeur centrale.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la cote considérée : avec R_1 = 20\text{ cm} = 0{,}20\text{ m}, on a x_3 = R_1/4 = 0{,}05\text{ m}.
- Calculer la tolérance de 10\,\% sur le champ à partir de la valeur au centre B_{\text{axe}}(0) \simeq 4{,}5\,\mu\text{T} (déterminée à la question Q42).
- Exploiter le second graphe de la figure E (qui donne B_3(x_1, x_3) pour différentes valeurs de x_3, en particulier pour x_3 = 0{,}05\text{ m}) afin de lire la coordonnée r_{\text{max}} = |x_1| satisfaisant au critère.
- Décrire et tracer le rectangle correspondant à la section du cylindre dans le plan (x_3, x_1) de la figure D.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination graphique du rayon où le champ s'écarte de moins de 1\,\% de sa valeur centrale et représentation du cylindre homogène associé.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les données de l'énoncé, le rayon des bobines est R_1 = 0{,}20\text{ m}, donc la cote considérée est :
D'après la question Q42, la valeur du champ au centre vaut B_{\text{axe}}(0) \simeq 4{,}5\,\mu\text{T}. Le critère définissant r_{\text{max}} est :
Sur la courbe x_3 = 0{,}05\text{ m} (courbe en tirets du second graphique de la figure E) :
- Au centre (x_1 = 0), B_3(0 \,;\, 0{,}05\text{ m}) \simeq 4{,}45\,\mu\text{T} \simeq B_{\text{axe}}(0).
- Lorsque x_1 augmente, le profil commence par croître très légèrement jusqu'à un maximum d'environ 4{,}65\,\mu\text{T} vers x_1 \simeq 0{,}10\text{ m}, ce qui correspond à un écart inférieur à 0{,}2\,\mu\text{T}, bien inférieur aux 0{,}45\,\mu\text{T} autorisés.
Puis, au-delà de x_1 \simeq 0{,}10\text{ m}, le champ décroît rapidement et passe par la borne inférieure autorisée :
B_3 = B_{\text{axe}}(0) - \frac{1}{10}B_{\text{axe}}(0) = 4{,}5 - 0{,}45 = 4{,}05\,\mu\text{T}.
La lecture sur la courbe en tirets (x_3 = 0{,}05\text{ m}) de l'abscisse où B_3 \simeq 4{,}05\,\mu\text{T} donne :
Représentation sur la figure D :
Le cylindre est défini dans le plan méridien (\Omega, \vec{u}_3, \vec{u}_1) par :
Il est donc représenté sur le document réponse (figure D) par un rectangle centré en \Omega, de largeur \Delta x_3 = 0{,}10\text{ m} (compris entre x_3 = -0{,}05\text{ m} et x_3 = +0{,}05\text{ m}) et de hauteur \Delta x_1 = 2\,r_{\text{max}} \simeq 0{,}30\text{ m} (compris entre x_1 = -0{,}15\text{ m} et x_1 = +0{,}15\text{ m}).
Résultat
B · Exploitation du couplage électromagnétique
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : inductance mutuelle, flux magnétique
Rappeler la définition du coefficient de mutuelle induction entre et . L'exprimer en fonction de , , , et .
Voir l'indiceIndice
Calculer le flux magnétique créé par \mathcal{C}_1 à travers les spires de \mathcal{C}_2 en tenant compte de l'orientation relative des axes d'angle \varphi.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition générale du coefficient d'inductance mutuelle M à partir du flux magnétique créé par un circuit à travers un autre.
- Exprimer le champ magnétique \vec{B}_1 créé par les bobines de Helmholtz \mathcal{C}_1 dans la zone quasi-uniforme où se trouve la bobine-sonde \mathcal{C}_2.
- Calculer le flux \Phi_{1\to 2} à travers les N_2 spires de \mathcal{C}_2 en déterminant soigneusement l'orientation relative des vecteurs normaux \vec{u}_3 et \vec{u}_z.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition \Phi_{1\to 2} = M i_1 et calcul du flux à travers la bobine inclinée d'angle \varphi : M = \mu N_1 N_2 \pi R_2^2 \cos\varphi.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Définition de l'inductance mutuelle
Le coefficient d'inductance mutuelle M entre le circuit \mathcal{C}_1 parcouru par un courant i_1 et le circuit \mathcal{C}_2 orienté est défini par la relation de proportionnalité reliant le flux magnétique \Phi_{1\to 2} créé par \mathcal{C}_1 à travers \mathcal{C}_2 à l'intensité i_1 :
D'après le théorème de réciprocité de Neumann, on a également \Phi_{2\to 1} = M\,i_2. Le coefficient M s'exprime en henrys (\mathrm{H}).
2. Expression de M
La bobine-sonde \mathcal{C}_2 est située au centre du dispositif de Helmholtz, dans la région où le champ magnétique créé par \mathcal{C}_1 est considéré comme quasi-uniforme. D'après la relation établie à la question Q42, ce champ s'écrit :
Les N_2 spires de rayon R_2 de la bobine \mathcal{C}_2 sont orientées selon la normale \vec{u}_z (verticale ascendante). Le flux à travers une spire de surface S_2 = \pi R_2^2 vaut :
Le flux total à travers l'ensemble des N_2 spires de \mathcal{C}_2 s'en déduit :
D'après la figure 8, l'axe vertical du pendule est dirigé par \vec{u}_z vers le haut. L'axe \vec{u}_3 des bobines de Helmholtz, initialement orthogonal à \vec{u}_z dans le plan horizontal, est incliné de l'angle \varphi vers le bas sous l'effet de l'inclinaison de la sphère. L'angle entre \vec{u}_3 et \vec{u}_z est donc un angle obtus égal à \frac{\pi}{2} + \varphi, ce qui donne :
Par identification avec \Phi_{1\to 2} = M\,i_1, on obtient :
En valeur absolue, on a :
Résultat
Question 45
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : circuit couplé, loi de faraday
Écrire les équations électriques régissant le fonctionnement de ces deux circuits, sans tenir compte, à ce stade, de la « très grande impédance » du voltmètre.
Voir l'indiceIndice
Écrire la loi des mailles pour chaque enroulement couplé magnétiquement en convention récepteur, sans terme résistif.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les conventions d'orientation (récepteur ou générateur) pour les tensions et les courants fléchés sur la figure 10 pour chaque circuit.
- Exprimer les flux magnétiques totaux \Phi_1 et \Phi_2 à travers chaque circuit en fonction des inductances propres L_1, L_2, de l'inductance mutuelle M et des intensités i_1, i_2.
- Appliquer la loi de Faraday pour en déduire les tensions aux bornes des bobines idéales (résistances négligées selon l'énoncé).
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture des lois des mailles incluant les termes d'auto-induction et d'induction mutuelle pour le primaire et le secondaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sur la figure 10 :
- Pour le circuit primaire \mathcal{C}_1, la tension u_1 et le courant i_1 sont orientés selon la convention récepteur.
- Pour le circuit secondaire \mathcal{C}_2, la tension u_2 mesurée par le voltmètre est orientée de telle sorte que la bobine \mathcal{C}_2 est également en convention récepteur vis-à-vis du courant i_2 fléché (la flèche de tension u_2 s'oppose au sens de circulation de i_2 dans la branche du voltmètre, donc pour le dipôle bobine \mathcal{C}_2, tension et courant sont en convention récepteur).
Les résistances des bobines \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2 étant négligées, la tension aux bornes de chaque circuit est purement d'origine inductive :
Les flux magnétiques propres et mutuels s'écrivent :
On en déduit le système d'équations couplées régissant le fonctionnement électrique des deux circuits :
Résultat
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : circuit couplé, impédance d'entrée
À quelle simplification peut-on procéder en tenant compte de la « très grande impédance » du voltmètre ? En déduire une relation entre , , et .
Voir l'indiceIndice
Poser i_2(t) \simeq 0 pour un voltmètre idéal, simplifiant ainsi le système d'équations couplées et reliant directement u_2 à la dérivée de i_1.
Voir la stratégieStratégie
- Traduire la condition d'impédance d'entrée infinie du voltmètre sur l'intensité i_2(t) dans le circuit secondaire.
- Injecter cette condition dans les équations couplées établies à la question Q45 pour exprimer la dérivée temporelle de i_1, puis relier directement u_2 à u_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le courant secondaire nul (i_2 = 0) et la résistance négligeable au primaire mènent à la relation simple u_2 = -(M/L_1)u_1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'impédance d'entrée du voltmètre étant très grande devant l'impédance de la bobine \mathcal{C}_2 (\omega L_2 \ll Z_{\text{voltmètre}}), on peut assimiler la branche du voltmètre à un circuit ouvert. Par conséquent, aucun courant ne circule dans le circuit secondaire :
Les équations couplées obtenues à la question Q45 se simplifient alors en :
En éliminant \frac{\mathrm{d}i_1}{\mathrm{d}t} = \frac{u_1}{L_1} entre ces deux relations, on en déduit :
Résultat
Question 47
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : inductance mutuelle, inclinaison
Application numérique : , , , , , . Calculer le coefficient de mutuelle induction (en valeur absolue) et l'angle d'inclinaison (supposé positif) en degrés.
Voir l'indiceIndice
Déterminer |M| = L_1 U_{2m}/U_{1m} à partir du rapport des amplitudes de tension, puis isoler l'angle \varphi à l'aide de l'expression établie en Q44.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer puis calculer l'inductance mutuelle |M| à partir du rapport des amplitudes de tension établi à la question Q46.
- Exprimer \sin\varphi à l'aide de l'expression de |M| issue de la question Q44 et de la valeur de \mu obtenue à la question Q42, puis en déduire l'angle \varphi en degrés.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de |M| = L_1 U_{2m} / U_{1m}, puis inversion de la relation d'induction mutuelle pour obtenir l'angle \varphi.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation établie à la question Q46, les amplitudes des tensions aux bornes des deux bobines vérifient :
On en déduit l'expression du coefficient de mutuelle induction en valeur absolue :
Application numérique avec L_1 = 3,6\text{ mH} = 3,6 \times 10^{-3}\text{ H}, U_{1m} = 5,00\text{ V} et U_{2m} = 170\text{ mV} = 0,170\text{ V} :
D'après la question Q44, le coefficient de mutuelle induction s'exprime selon :
Il vient ainsi pour le sinus de l'angle d'inclinaison :
Avec \mu = 4,5 \times 10^{-6}\text{ T}\cdot\text{A}^{-1} (déterminé à la question Q42), N_1 = 50, N_2 = 200 et R_2 = 5,0\text{ cm} = 5,0 \times 10^{-2}\text{ m} :
On obtient alors :
L'angle \varphi étant supposé positif :
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2022 ?
Surtout 3 chapitres : Courbes intensité-potentiel et corrosion (17 % des questions, partie I), Magnétostatique (15 %, partie IV) et Régime sinusoïdal forcé et filtrage (13 %, partie III). Plus ponctuellement : Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Statique des fluides, Induction et forces de Laplace, Diagrammes E-pH, Mécanique du solide…
Peut-on travailler le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2022 dès la première année (MPSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2022 ?
Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 1 h 15).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2022 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2022 ?
Questions de cours : Q1 (diagramme potentiel-ph), Q5 (montage à trois électrodes), Q15 (poussée d'archimède), Q19 (dipôle électrostatique), Q28 (fonction de transfert), Q35 (théorème de shannon), Q36 (symétrie et invariances) et Q44 (inductance mutuelle). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q2 (potentiel standard), Q12 (loi de faraday), Q14 (poussée d'archimède), Q22 (pendule simple), Q32 (pont diviseur de tension) et Q40 (conservation du flux).
Où gagner des points facilement dans le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2022 ?
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet CentraleSupélec Physique-Chimie 2 MP 2022 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Les candidats n'ont recueilli en moyenne que le quart des points de la chimie, et moins d'un cinquième dans les parties I.B et I.C ; la partie IV.A a aussi posé des difficultés imprévues, même si la mécanique a été mieux réussie. Moyenne : 9,15/20 (écart-type 4,12, 4 729 présents).
Que faire si l'on n'arrive pas à établir l'équation différentielle en Q26 ?
Peut-on multiplier les fonctions de transfert des deux cellules en Q32 ?
Non : la seconde cellule RC charge la première en l'absence d'étage suiveur intermédiaire. Il faut tenir compte du courant dérivé, par exemple en appliquant le théorème de Millman au nœud intermédiaire entre les deux résistances.
Où je me situe, question par question
Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.
- Note estimée
- –
- 0 question réussie sur 47
- Position estimée
- –
- des copies sous cette note
Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 47 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,15 et d'écart-type 4,12 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.
Source des chiffres : document officiel du concours.
S'entraîner sur les mêmes chapitres
Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.
Signaler une erreur
Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.
Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.