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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie TSI 2021

Étude d'un chauffe-eau : thermique, régulation et protection contre le calcaire et la corrosion

Le sujet en bref

Sujet accessible · Diffusion thermique et diffusion de particules, Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation, Machines thermiques et systèmes ouverts · 28 incontournables · 59 questions de première année
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Ce sujet propose une analyse complète et très appliquée du fonctionnement d'un chauffe-eau domestique, tant du point de vue énergétique que des systèmes de commande et des phénomènes physico-chimiques de dégradation. Il aborde successivement la comparaison énergétique entre un système à effet Joule classique et un chauffe-eau thermodynamique (pompe à chaleur), la régulation de température par un thermostat associant une thermistance CTN et un comparateur à seuils à amplificateur opérationnel, puis l'impact thermique de l'entartrage (conduction radiale, rayon critique d'isolation) et la protection contre la corrosion par anode sacrificielle de magnésium.

Très progressif et fidèle aux programmes des concours de la filière TSI, ce problème constitue un support idéal de révision transversale mêlant thermodynamique industrielle, électronique analogique non linéaire, transferts thermiques conducto-convectifs et chimie des solutions et d'oxydoréduction.

Difficulté
Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
Temps estimé
≈ 3 h 45 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

28 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en TSI1 : 46 questions sur 72, parties II, III.1.A et III.2.

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71 questions rapides et accessibles
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Sommaire

72 questions
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Partie I : Chauffage de l'eau contenue dans la cuve

I.1 · Chauffe-eau électrique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : premier principe, capacité thermique

Déterminer la valeur de l'énergie calorifique nécessaire pour chauffer l'eau.

Voir l'indice

Calculer la masse totale d'eau puis utiliser la relation calorimétrique Q = m_e c_e (T_{e2} - T_{e1}).

Voir la réponse courte

Bilan enthalpique monobare sur l'eau liquide sans changement de phase : Q = m_e c_e (T_f - T_i) = \rho V c_e \Delta T.

Voir le corrigé complet

Le système considéré est la masse d'eau m_e contenue dans la cuve fermée, modélisée comme une phase condensée indilatable et incompressible de capacité thermique massique c_e constante.

La masse d'eau s'exprime en fonction de sa masse volumique \rho_e et de son volume V :

m_e = \rho_e \, V

En l'absence de travail mécanique utile reçu par l'eau et en négligeant les pertes thermiques à travers la paroi de la cuve, le premier principe de la thermodynamique appliqué à l'eau entre l'état initial à la température T_{e1} et l'état final à la température T_{e2} s'écrit :

Q = \Delta H = m_e \, c_e \, (T_{e2} - T_{e1}) = \rho_e \, V \, c_e \, (T_{e2} - T_{e1})

Application numérique :

  • \rho_e = 1,0\text{ kg}\cdot\text{L}^{-1}
  • V = 200\text{ L}, soit m_e = 200\text{ kg}
  • c_e = 4\,180\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}
  • T_{e2} - T_{e1} = 338 - 288 = 50\text{ K}
\begin{aligned} Q &= 200 \times 4\,180 \times 50 \\ &= 10\,000 \times 4\,180 \\ &= 4,18 \cdot 10^{7}\text{ J} = 41,8\text{ MJ} \end{aligned}
\boxed{Q = 4,18 \cdot 10^7\text{ J} = 41,8\text{ MJ}}

Résultat

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Question 2

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : premier principe, puissance

En déduire le temps nécessaire pour chauffer l'eau. On précisera le résultat en heures.

Voir l'indice

Relier l'énergie reçue à la puissance nominale par \Delta t = Q/P et convertir les secondes en heures.

Voir la réponse courte

Durée de chauffage déduite de la puissance électrique constante : \Delta t = Q / \mathcal{P}, convertie en heures.

Voir le corrigé complet

Les pertes thermiques à travers la paroi de la cuve étant négligées, toute l'énergie électrique fournie par la résistance chauffante de puissance électrique constante P est intégralement transférée à l'eau sous forme d'énergie calorifique Q :

Q = P \Delta t

On en déduit l'expression de la durée de chauffe :

\Delta t = \frac{Q}{P}

Calculons cette durée en secondes :

\Delta t = \frac{4{,}18 \cdot 10^7 \text{ J}}{2\,000 \text{ W}} = 2{,}09 \cdot 10^4 \text{ s}

Pour exprimer le résultat en heures, on divise par 3\,600\text{ s}\cdot\text{h}^{-1} :

\Delta t = \frac{2{,}09 \cdot 10^4}{3\,600}\text{ h} = \frac{2{,}09}{3{,}6} \times 10\text{ h}

D'après l'aide aux calculs fournie, \dfrac{2{,}09}{3{,}6} \approx 0{,}58, d'où :

\boxed{\Delta t \approx 5{,}8 \text{ h} \quad (\text{soit } 5\text{ h } 48\text{ min})}

Résultat

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I.2 · Chauffe-eau thermodynamique

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : machine thermique, diagramme de transfert

Rappeler le schéma de principe d'une pompe à chaleur ditherme et préciser le signe des échanges d'énergie , et .

Voir l'indice

Tracer le diagramme avec les échanges d'énergie entre le fluide et les deux sources : travail reçu (W>0), chaleur reçue de la source froide (Q_f>0) et chaleur cédée à la source chaude (Q_c<0).

Voir la réponse courte

Schéma-bloc d'une PAC ditherme : W > 0 reçu du compresseur, Q_f > 0 pris à la source froide, Q_c < 0 cédé à la source chaude.

Voir le corrigé complet

Une pompe à chaleur est une machine thermodynamique réceptrice qui prélève de la chaleur à une source froide à la température T_f pour en céder à une source chaude à la température T_c > T_f, grâce à un apport de travail mécanique fourni par le milieu extérieur (compresseur).

En adoptant la convention thermodynamique récepteur (grandeurs comptées positivement lorsqu'elles sont reçues par le fluide frigorigène) :

  • W > 0 : le fluide reçoit du travail de la part du compresseur ;
  • Q_f > 0 : le fluide reçoit un transfert thermique de la part de la source froide ;
  • Q_c < 0 : le fluide cède un transfert thermique à la source chaude.
\boxed{W > 0, \quad Q_f > 0 \quad \text{et} \quad Q_c < 0}

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : machine thermique, thermostat

Quel élément joue le rôle de source froide et quel élément joue le rôle de source chaude ?

Voir l'indice

Identifier l'élément qui cède de la chaleur au fluide (air extérieur) et celui qui en reçoit (eau du ballon).

Voir la réponse courte

L'air ambiant extérieur constitue la source froide et l'eau de la cuve constitue la source chaude.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé et le principe de fonctionnement de la pompe à chaleur :

  • La source froide est l'air environnant (à la température T_f = T_a = 280\text{ K} = 7\text{ }^\circ\text{C}), auquel le fluide frigorigène prélève de l'énergie thermique (Q_f > 0) au niveau de l'évaporateur.
  • La source chaude est l'eau de la cuve du chauffe-eau (à la température T_c = T_{e2} = 338\text{ K} = 65\text{ }^\circ\text{C}), à laquelle le fluide frigorigène cède de l'énergie thermique (Q_c < 0) au niveau du condenseur.
\boxed{\text{Source froide : l'air environnant} \quad ; \quad \text{Source chaude : l'eau du chauffe-eau}}

Résultat

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Question 5

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : isotherme, transformation adiabatique

Définir une transformation isotherme et une transformation adiabatique.

Voir l'indice

Rappeler qu'une transformation isotherme s'effectue à température constante et qu'une adiabatique n'échange aucun transfert thermique avec l'extérieur.

Voir la réponse courte

Une isotherme s'effectue à température constante ; une adiabatique se déroule sans aucun transfert thermique avec l'extérieur.

Voir le corrigé complet
  • Une transformation isotherme est une transformation au cours de laquelle la température du système thermodynamique demeure constante tout au long de l'évolution :

    \forall t, \quad T(t) = \text{cte}
  • Une transformation adiabatique est une transformation au cours de laquelle le système n'effectue aucun échange de chaleur (transfert thermique) avec le milieu extérieur :

    \delta Q = 0 \quad \text{soit} \quad Q = 0
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Question 6

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : diagramme de clapeyron, cycle de carnot

Schématiser ce cycle en diagramme de Clapeyron . Justifier le sens du cycle.

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Représenter deux isothermes et deux isentropiques formant un cycle parcouru dans le sens trigonométrique (cycle récepteur).

Voir la stratégie
  1. Exprimer le travail mécanique W reçu par le fluide sur un cycle sous forme d'intégrale de contour en diagramme de Clapeyron (P, v) afin d'en déduire le sens de parcours.
  2. Rappeler que les adiabatiques réversibles ont une pente plus forte que les isothermes en diagramme (P, v) (loi de Laplace / relation de Reech).
  3. Tracer le cycle de Carnot constitué de deux isothermes et de deux adiabatiques réversibles, en précisant les températures des isothermes et le sens de parcours.
Voir la réponse courte

Deux isothermes et deux isentropiques en coordonnées (P,v), parcourues dans le sens anti-trigonométrique car le cycle est récepteur (W > 0).

Voir le corrigé complet

Le travail élémentaire des forces de pression reçu par l'unité de masse (ou la masse) du fluide s'écrit \delta w = - P\,\mathrm{d}v. Sur un cycle fermé, le travail total reçu est donné par :

W = -\oint P\,\mathrm{d}v

Une pompe à chaleur est une machine réceptrice : elle consomme du travail mécanique fourni par le compresseur, d'où W > 0 (confirmé à la question Q3). Il en résulte :

\oint P\,\mathrm{d}v < 0

En diagramme de Clapeyron (P, v), l'intégrale \oint P\,\mathrm{d}v représente l'aire algébrique délimitée par la courbe fermée. Elle est strictement négative lorsque le cycle est parcouru dans le sens inverse des aiguilles d'une montre :

\boxed{\text{Le cycle est parcouru dans le sens trigonométrique (anti-horaire).}}

D'après la relation de Reech (ou les lois des gaz parfaits avec le coefficient isentropique \gamma > 1), les adiabatiques réversibles ont une pente plus abrupte que les isothermes :

\left(\frac{\partial P}{\partial v}\right)_{S} = \gamma \left(\frac{\partial P}{\partial v}\right)_{T} < \left(\frac{\partial P}{\partial v}\right)_{T} < 0

Le cycle se compose de quatre évolutions réversibles :

  • 1 \to 2 : compression adiabatique réversible réchauffant le fluide de T_f à T_c ;
  • 2 \to 3 : compression isotherme à la température T_c, le fluide cédant de la chaleur à la source chaude (Q_c < 0) ;
  • 3 \to 4 : détente adiabatique réversible refroidissant le fluide de T_c à T_f ;
  • 4 \to 1 : détente isotherme à la température T_f, le fluide recevant de la chaleur de la source froide (Q_f > 0).

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : premier principe, cycle

Appliquer le premier principe de la thermodynamique au fluide au cours d'un cycle réversible.

Voir l'indice

Écrire la variation d'énergie interne du fluide sur un cycle complet fermé.

Voir la réponse courte

Sur un cycle, l'énergie interne est une fonction d'état donc \Delta U = 0, d'où W + Q_c + Q_f = 0.

Voir le corrigé complet

On applique le premier principe de la thermodynamique au fluide frigorigène (système fermé) sur l'ensemble d'un cycle de fonctionnement :

\Delta U = W + Q_f + Q_c

L'énergie interne U étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle fermé est identiquement nulle (\Delta U = 0).

On en déduit la relation issue du premier principe :

\boxed{W + Q_f + Q_c = 0}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : second principe, inégalité de clausius

Appliquer le second principe de la thermodynamique au fluide au cours d'un cycle réversible.

Voir l'indice

Appliquer le bilan d'entropie pour un cycle ditherme réversible (entropie créée nulle).

Voir la réponse courte

Pour un cycle réversible, l'entropie créée est nulle, d'où l'égalité de Clausius : Q_f/T_f + Q_c/T_c = 0.

Voir le corrigé complet

On applique le second principe de la thermodynamique au fluide frigorigène (système fermé) décrivant un cycle complet :

\Delta S = S_{\text{éch}} + S_{\text{créée}}
  • L'entropie S étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle fermé est nulle : \Delta S = 0.
  • Le cycle étant réversible, l'entropie créée au cours du cycle est nulle : S_{\text{créée}} = 0.
  • Les échanges thermiques s'effectuent avec deux thermostats de températures respectives T_f et T_c, d'où l'entropie échangée :

    S_{\text{éch}} = \frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c}

On en déduit l'égalité de Clausius pour un cycle ditherme réversible :

\boxed{\frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c} = 0}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : coefficient de performance

Définir le coefficient de performance (ou efficacité) d'une pompe à chaleur.

Voir l'indice

Définir le \mathrm{COP} comme le rapport de l'énergie thermique utile fournie au milieu chaud sur l'énergie électrique (travail) dépensée.

Voir la réponse courte

Efficacité définie par le rapport de l'énergie utile cédée sur l'énergie coûteuse reçue : \mathrm{COP} = -Q_c / W.

Voir le corrigé complet

Le coefficient de performance (\mathrm{COP}), ou efficacité thermique e, d'une machine thermique est le rapport entre le bénéfice énergétique utile fourni à l'utilisateur et le coût énergétique nécessaire pour faire fonctionner la machine :

\mathrm{COP} = \frac{\text{énergie utile}}{\text{énergie coûteuse}}

Pour une pompe à chaleur :

  • l'énergie utile est le transfert thermique fourni à la source chaude (l'eau de la cuve), qui correspond à l'énergie cédée par le fluide frigorigène : -Q_c (grandeur positive, puisque Q_c < 0) ;
  • l'énergie coûteuse est le travail mécanique fourni par le compresseur et reçu par le fluide : W > 0.

Le coefficient de performance d'une pompe à chaleur est donc défini par :

\boxed{\mathrm{COP} = \frac{-Q_c}{W} = \frac{|Q_c|}{W}}

Résultat

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : cycle de carnot, coefficient de performance

En déduire l'expression du coefficient de performance maximal en fonction de et .

Voir l'indice

Combiner les relations du premier et du second principe pour exprimer le rapport -Q_c/W uniquement en fonction de T_c et T_f.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le transfert thermique issu de la source froide Q_f en fonction de Q_c, T_c et T_f grâce à l'égalité de Clausius établie à la question Q8.
  2. Exprimer le travail reçu W en fonction de Q_c à l'aide du premier principe établi à la question Q7.
  3. Injecter l'expression de W dans la relation définissant le coefficient de performance de la question Q9.
Voir la réponse courte

Combinaison du premier principe et de l'égalité de Clausius : \mathrm{COP}_{\text{max}} = T_c / (T_c - T_f).

Voir le corrigé complet

D'après l'égalité de Clausius obtenue à la question Q8 pour un cycle ditherme réversible :

\frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c} = 0 \iff Q_f = - Q_c \frac{T_f}{T_c}

Le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide sur un cycle (question Q7) donne :

W = - (Q_c + Q_f)

En substituant Q_f par son expression, on obtient :

\begin{aligned} W &= - Q_c - \left( -Q_c \frac{T_f}{T_c} \right) \\ W &= - Q_c \left( 1 - \frac{T_f}{T_c} \right) = - Q_c \frac{T_c - T_f}{T_c} \end{aligned}

Le coefficient de performance maximal \mathrm{COP}_{\text{max}} est celui d'une machine fonctionnant de façon réversible. D'après la définition de la question Q9 :

\mathrm{COP}_{\text{max}} = \frac{-Q_c}{W} = \frac{-Q_c}{-Q_c \dfrac{T_c - T_f}{T_c}}

D'où l'expression du coefficient de performance de Carnot :

\boxed{\mathrm{COP}_{\text{max}} = \frac{T_c}{T_c - T_f}}

Résultat

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : coefficient de performance

Effectuer l'application numérique.

Voir l'indice

Effectuer l'application numérique avec T_c = 338\text{ K} et T_f = 280\text{ K} en utilisant l'aide au calcul fournie.

Voir la réponse courte

Calcul immédiat avec les températures en kelvins : \mathrm{COP}_{\text{max}} = 338 / (338 - 280) \approx 5,8.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q10, le coefficient de performance maximal s'écrit :

\mathrm{COP}_{\text{max}} = \frac{T_c}{T_c - T_f}

Avec les températures des sources chaude et froide données par l'énoncé :

  • T_c = T_{e2} = 338\text{ K} ;
  • T_f = T_a = 280\text{ K},

on obtient :

T_c - T_f = 338 - 280 = 58\text{ K}

À l'aide de la table d'aide aux calculs, où \dfrac{338}{58} \approx 5{,}8, on en déduit :

\mathrm{COP}_{\text{max}} = \frac{338}{58} \approx 5{,}8
\boxed{\mathrm{COP}_{\text{max}} \approx 5{,}8}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : irréversibilité, second principe

Dans ces conditions d'utilisation ( et ), le constructeur annonce un . Pour quelle raison est-il différent du ?

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Mentionner les irréversibilités mécaniques et thermiques (écarts de température finis aux échangeurs) inhérentes aux cycles réels.

Voir la réponse courte

Le COP réel est inférieur au COP de Carnot en raison des irréversibilités thermiques et mécaniques (S_{\text{créée}} > 0).

Voir le corrigé complet

Le coefficient de performance maximal \mathrm{COP}_{\max} \approx 5{,}8 a été établi sous l'hypothèse d'un cycle de Carnot totalement réversible.

Dans une machine réelle, le coefficient de performance effectif est inférieur (\mathrm{COP} = 3{,}6 < \mathrm{COP}_{\max}) en raison de la présence d'irréversibilités (S_{\text{cr}} > 0) :

  • Irréversibilités thermiques : les transferts de chaleur au niveau des échangeurs (évaporateur et condenseur) s'effectuent avec des écarts finis de température entre le fluide frigorigène et les milieux extérieurs (T_{\text{fluide, f}} < T_a et T_{\text{fluide, c}} > T_{e2}) afin d'assurer un débit de chaleur suffisant ;
  • Irréversibilités mécaniques : frottements visqueux et pertes de charge lors de la circulation du fluide, détente irréversible dans le détendeur (détente isenthalpique sans travail récupéré), et pertes internes dans le compresseur (rendement isentropique inférieur à 1) ;
  • Pertes électromécaniques au niveau du moteur électrique entraînant le compresseur.

D'après le second principe de la thermodynamique (théorème de Carnot), ces irréversibilités diminuent inévitablement le coefficient de performance de l'installation :

\boxed{\mathrm{COP} < \mathrm{COP}_{\max} \quad \text{en raison des irréversibilités thermiques et mécaniques du cycle réel.}}

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : coefficient de performance

Commenter la recommandation suivante du constructeur : « le chauffe-eau thermodynamique trouvera sa place dans une pièce de la maison dont la température n'est pas trop faible notamment en hiver, comme un cellier ou une lingerie. »

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Observer la variation du \mathrm{COP}_{\text{max}} en fonction de T_f : une température de source froide plus élevée améliore le rendement.

Voir la réponse courte

Si T_a = T_f est plus élevée, l'écart T_c - T_f diminue, ce qui augmente le COP et réduit la consommation électrique.

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D'après l'expression établie à la question Q10, le coefficient de performance théorique s'écrit :

\mathrm{COP}_{\text{max}} = \frac{T_c}{T_c - T_a}

où T_a = T_f désigne la température de l'air de la pièce (source froide) et T_c la température de consigne de l'eau.

Deux arguments physiques justifient la recommandation du constructeur :

  1. Maintien d'une performance énergétique élevée : Si la température ambiante T_a diminue (par exemple en hiver dans une pièce non tempérée), l'écart thermique T_c - T_a augmente, ce qui entraîne une diminution du \mathrm{COP} (théorique comme réel). Le travail électrique W = \frac{-Q_c}{\mathrm{COP}} à fournir pour chauffer un même volume d'eau est alors plus important. Une température ambiante suffisamment élevée garantit donc une consommation électrique minimale.
  2. Choix d'une pièce technique (cellier, lingerie) : Ces pièces abritent fréquemment des appareils électroménagers (congélateur, lave-linge, sèche-linge) qui dissipent de la chaleur par effet Joule et par pertes mécaniques. L'air y reste donc tempéré en hiver (T_a plus élevée qu'à l'extérieur ou dans un garage non isolé), ce qui améliore le rendement de la pompe à chaleur et évite le recours fréquent à la résistance électrique d'appoint ou aux cycles de dégivrage de l'évaporateur.
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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : premier principe, bilan d'énergie

Appliquer le premier principe de la thermodynamique au fluide au cours de ce cycle.

Voir l'indice

Écrire le premier principe pour le fluide sur un cycle élémentaire : \mathrm{d}U = \delta W + \delta Q_f + \delta Q_c = 0.

Voir la réponse courte

Bilan énergétique élémentaire sur un cycle infinitésimal du fluide : \delta W + \delta Q_c + \delta Q_f = 0.

Voir le corrigé complet

On applique le premier principe de la thermodynamique au fluide frigorigène (système fermé) au cours d'un cycle.

L'énergie interne U étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle complet est nulle :

\Delta U_{\text{cycle}} = 0

Or, d'après le premier principe, la variation d'énergie interne est égale à la somme des énergies échangées sous forme de travail et de chaleur par le fluide avec le milieu extérieur. Ainsi :

\boxed{ \delta W + \delta Q_f + \delta Q_c = 0 }

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : second principe, égalité de clausius

Appliquer le second principe de la thermodynamique au fluide au cours de ce cycle et en déduire une relation liant les transferts thermiques et aux températures et .

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Écrire l'égalité de Clausius élémentaire avec les températures instantanées des deux sources.

Voir la réponse courte

Cycle réversible avec thermostat T_a et eau à T_e(t) : \delta Q_f/T_a + \delta Q_c/T_e(t) = 0, soit \delta Q_f = -\delta Q_c \, T_a / T_e(t).

Voir le corrigé complet

Considérons le fluide frigorigène effectuant un cycle élémentaire réversible entre l'air ambiant à la température constante T_a et l'eau de la cuve à la température instantanée T_e(t).

D'après le second principe de la thermodynamique appliqué au fluide :

\Delta S = S_{\text{éch}} + S_{\text{cr}}
  • L'entropie S étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle est nulle : \Delta S = 0.
  • Le cycle étant supposé réversible, la création d'entropie est nulle : S_{\text{cr}} = 0.
  • Les échanges thermiques s'effectuent avec deux thermostats aux températures T_a (source froide) et T_e(t) (source chaude), d'où :

    S_{\text{éch}} = \frac{\delta Q_f}{T_a} + \frac{\delta Q_c}{T_e(t)}

Le bilan entropique conduit à l'égalité de Clausius pour ce cycle élémentaire réversible :

\frac{\delta Q_f}{T_a} + \frac{\delta Q_c}{T_e(t)} = 0

On en déduit la relation liant les transferts thermiques élémentaires aux températures :

\boxed{\frac{\delta Q_c}{T_e(t)} + \frac{\delta Q_f}{T_a} = 0 \quad \Longleftrightarrow \quad \delta Q_f = -\frac{T_a}{T_e(t)}\,\delta Q_c}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : capacité thermique, transfert thermique

Exprimer le transfert thermique en fonction de , de la capacité thermique massique de l'eau et de la variation élémentaire de température de l'eau.

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Effectuer un bilan thermique sur l'eau de la cuve isolée : la chaleur reçue par le fluide est l'opposée de celle cédée par l'eau.

Voir la réponse courte

Chauffage de l'eau : \delta Q_{\text{eau}} = m_e c_e \mathrm{d}T_e, d'où pour le fluide \delta Q_c = -\delta Q_{\text{eau}} = -m_e c_e \mathrm{d}T_e.

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Considérons le système constitué par la masse m_e d'eau présente dans la cuve.

L'eau est modélisée par une phase condensée indéformable, de sorte que le travail des forces de pression est nul : \delta W_{\text{eau}} = 0. La cuve étant thermiquement isolée de l'extérieur, l'eau n'échange de la chaleur qu'avec le fluide frigorigène. Le transfert thermique élémentaire reçu par l'eau s'écrit, d'après le principe des actions réciproques (ou bilan à l'interface fluide/eau) :

\delta Q_{\text{eau}} = -\delta Q_c

où \delta Q_c désigne le transfert thermique élémentaire reçu par le fluide frigorigène de la part de la source chaude (l'eau).

Le premier principe de la thermodynamique appliqué à l'eau pour cette évolution élémentaire s'écrit :

\mathrm{d}U_e = \delta Q_{\text{eau}} = m_e c_e \,\mathrm{d}T_e

On en déduit immédiatement :

\boxed{\delta Q_c = - m_e c_e \,\mathrm{d}T_e}

Résultat

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : premier principe, second principe

En déduire les expressions du transfert thermique et du travail en fonction de et .

Voir l'indice

Injecter l'expression de \delta Q_c dans les relations du premier et second principes établies aux questions Q14 et Q15.

Voir la réponse courte

Substitution : \delta Q_f = m_e c_e T_a \mathrm{d}T_e / T_e et \delta W = -\delta Q_c - \delta Q_f = m_e c_e (1 - T_a/T_e) \mathrm{d}T_e.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q15, la relation issue du second principe de la thermodynamique pour un cycle élémentaire réversible s'écrit :

\delta Q_f = -\frac{T_a}{T_e(t)} \delta Q_c

En utilisant l'expression de \delta Q_c établie à la question Q16, \delta Q_c = - m_e c_e \,\mathrm{d}T_e, il vient immédiatement :

\boxed{\delta Q_f = m_e c_e T_a \frac{\mathrm{d}T_e}{T_e(t)}}

D'après le premier principe appliqué au fluide sur ce même cycle (question Q14) :

\delta W = -\delta Q_c - \delta Q_f

En remplaçant \delta Q_c et \delta Q_f par leurs expressions respectives :

\begin{aligned} \delta W &= m_e c_e \,\mathrm{d}T_e - m_e c_e T_a \frac{\mathrm{d}T_e}{T_e(t)} \end{aligned}

D'où l'expression du travail élémentaire reçu par le fluide :

\boxed{\delta W = m_e c_e \left( 1 - \frac{T_a}{T_e(t)} \right) \mathrm{d}T_e}

Résultat

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Question 18

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, BCPST1

Notions : intégration, travail

Déterminer alors l'expression du travail reçu par le fluide de la part du compresseur pour faire évoluer la température de l'eau de la cuve de à en fonction de et .

Voir l'indice

Intégrer le travail élémentaire \delta W entre la température initiale T_{e1} et finale T_{e2}.

Voir la réponse courte

Intégration de T_{e1} à T_{e2} : W = m_e c_e [ (T_{e2} - T_{e1}) - T_a \ln(T_{e2}/T_{e1}) ].

Voir le corrigé complet

Pour faire évoluer la température de l'eau de la cuve de T_{e1} à T_{e2}, le travail total W fourni par le compresseur s'obtient en intégrant le travail élémentaire \delta W établi à la question précédente :

\begin{aligned} W &= \int_{T_{e1}}^{T_{e2}} \delta W \\ &= \int_{T_{e1}}^{T_{e2}} m_e c_e \left(1 - \frac{T_a}{T_e}\right)\mathrm{d}T_e \end{aligned}

Les grandeurs m_e, c_e et T_a étant supposées constantes au cours du chauffage, l'intégration donne directement :

\begin{aligned} W &= m_e c_e \left[ T_e - T_a \ln(T_e) \right]_{T_{e1}}^{T_{e2}} \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{W = m_e c_e \left( T_{e2} - T_{e1} - T_a \ln\left(\frac{T_{e2}}{T_{e1}}\right) \right)}

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : effet joule, efficacité

L'application numérique donne . Quelle serait l'élévation de température si la même énergie avait été fournie par un chauffe-eau électrique ? Commenter.

Voir l'indice

Calculer l'élévation de température obtenue par simple effet Joule avec \Delta T = W / (m_e c_e) et comparer à 50\text{ K}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le transfert thermique fourni à l'eau par effet Joule dans le cas d'un chauffe-eau électrique pour une énergie électrique consommée égale à W.
  2. En déduire l'élévation de température \Delta T_{\text{élec}} correspondante et calculer sa valeur en utilisant l'aide aux calculs fournie.
  3. Comparer cette élévation de température à celle obtenue avec le chauffe-eau thermodynamique (\Delta T = 50\text{ K}).
Voir la réponse courte

Élévation \Delta T' = W / (m_e c_e) nettement plus faible que \Delta T réel : la PAC divise l'énergie électrique consommée grâce aux apports de la source froide.

Voir le corrigé complet

Dans un chauffe-eau électrique, en négligeant les pertes thermiques, la totalité de l'énergie électrique fournie est convertie en chaleur par effet Joule :

Q_{\text{élec}} = W

Cette énergie thermique permet d'élever la température de la masse d'eau m_e d'une quantité \Delta T_{\text{élec}} telle que :

W = m_e c_e \Delta T_{\text{élec}}

On en déduit l'élévation de température :

\Delta T_{\text{élec}} = \frac{W}{m_e c_e} = \frac{W}{\rho_e V c_e}

Application numérique : Avec W \approx 4{,}3\text{ MJ} = 4{,}3 \cdot 10^6\text{ J}, \rho_e V = 200\text{ kg} et c_e = 4\,180\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} :

\begin{aligned} \Delta T_{\text{élec}} &= \frac{4{,}3 \cdot 10^6}{200 \times 4\,180} = \frac{4{,}3}{2 \times 4{,}18} \cdot 10 \end{aligned}

En utilisant l'aide aux calculs \dfrac{4{,}3}{2 \times 4{,}18} \approx 0{,}51 :

\boxed{\Delta T_{\text{élec}} \approx 5{,}1\text{ K} = 5{,}1\text{ }^\circ\text{C}}

Commentaire : Avec une même quantité d'énergie électrique consommée (W = 4{,}33\text{ MJ}) :

  • le chauffe-eau électrique n'élève la température de l'eau que de \Delta T_{\text{élec}} \approx 5{,}1\text{ }^\circ\text{C} ;
  • le chauffe-eau thermodynamique permet d'élever l'eau de T_{e1} = 15\text{ }^\circ\text{C} à T_{e2} = 65\text{ }^\circ\text{C}, soit une élévation de température \Delta T = 50\text{ }^\circ\text{C}, soit environ 10 fois plus.

Le chauffe-eau thermodynamique est donc nettement plus performant et économique, car la majeure partie de l'énergie thermique transférée à l'eau provient gratuitement de l'air environnant (source froide).

Résultat

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Partie II : Principe de fonctionnement du thermostat

Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 1 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : mesure de résistance

À l'aide de quel instrument de mesure peut-on relever la valeur de la résistance de la thermistance ?

Voir l'indice

Nommer l'appareil de mesure de résistance électrique standard (ohmmètre ou multimètre).

Voir la réponse courte

On utilise un ohmmètre (ou un multimètre commuté en position ohmmètre).

Voir le corrigé complet

Pour mesurer directement la valeur de la résistance électrique de la thermistance, on utilise un ohmmètre (ou un multimètre configuré en mode ohmmètre).

\boxed{\text{Un ohmmètre (ou multimètre en fonction ohmmètre)}}

Résultat

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : thermistance, régression linéaire

Grâce à la courbe d'étalonnage de la figure 3, déterminer la valeur du coefficient . Justifier votre méthode de calcul. Préciser son unité.

Voir l'indice

Prendre le logarithme de la loi R(T) pour identifier la pente de la droite d'étalonnage avec \alpha et préciser son unité (kelvins).

Voir la stratégie
  1. Exprimer \ln(R/R_0) en fonction de 1/T à partir de la loi régissant la thermistance pour faire apparaître une équation de droite y = ax + b.
  2. Identifier le coefficient directeur de la droite avec le paramètre \alpha et en déduire sa valeur numérique ainsi que son unité.
Voir la réponse courte

Détermination de la pente \alpha de la droite d'étalonnage \ln(R/R_0) = \alpha (1/T - 1/T_0) en kelvins (\text{K}).

Voir le corrigé complet

La relation donnant la résistance de la thermistance CTN en fonction de la température est :

R(T) = R_0 \exp\left(\alpha \left(\frac{1}{T} - \frac{1}{T_0}\right)\right)

En prenant le logarithme népérien du rapport \frac{R(T)}{R_0}, on obtient :

\ln\left(\frac{R(T)}{R_0}\right) = \alpha \cdot \frac{1}{T} - \frac{\alpha}{T_0}

En posant y = \ln\left(\frac{R}{R_0}\right) en ordonnée et x = \frac{1}{T} en abscisse (exprimée en \text{K}^{-1}), on reconnaît l'équation d'une droite affine :

y = a \cdot x + b \quad \text{avec} \quad a = \alpha \quad \text{et} \quad b = -\frac{\alpha}{T_0}

L'équation de la droite d'étalonnage fournie sur la figure 3 est :

y = 3{,}74 \cdot 10^3 \, x - 1{,}25 \cdot 10^1

Par identification directe du coefficient directeur (la pente de la droite) :

\alpha = a = 3{,}74 \cdot 10^3

L'ordonnée y est adimensionnée et la variable x est homogène à l'inverse d'une température (\text{K}^{-1}). Le coefficient \alpha est donc homogène à une température, exprimée en kelvins (\text{K}) :

\boxed{\alpha = 3{,}74 \cdot 10^3 \text{ K}}

Résultat

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : diode idéale, caractéristique courant-tension

Tracer la caractéristique de la diode idéalisée. La diode idéalisée est-elle un dipôle passif ou actif ?

Voir l'indice

Tracer une caractéristique formée de deux demi-droites le long des axes et observer le quadrant pour conclure sur le caractère passif.

Voir la réponse courte

Caractéristique en angle droit (i_s = 0 si u_d < 0 et u_d = 0 si i_s > 0) ; dipôle passif car u_d \cdot i_s \ge 0.

Voir le corrigé complet

D'après le modèle fourni par l'énoncé pour la diode idéalisée :

  • à l'état bloqué (u_d < 0), la diode se comporte comme un interrupteur ouvert, donc le courant qui la traverse est nul : i_s = 0 ;
  • à l'état passant (u_d \ge 0), la diode se comporte comme un interrupteur fermé, la tension à ses bornes est donc nulle (u_d = 0) et le courant ne peut circuler que dans le sens direct : i_s \ge 0.

La caractéristique courant-tension i_s = f(u_d) est donc constituée de deux demi-droites :

Caractère actif ou passif : En convention récepteur, la puissance instantanée reçue par la diode est :

p(t) = u_d(t) \cdot i_s(t)
  • À l'état bloqué : i_s(t) = 0 \implies p(t) = 0 ;
  • À l'état passant : u_d(t) = 0 \implies p(t) = 0.

La diode ne fournit jamais d'énergie au circuit extérieur (p(t) \ge 0, et sa caractéristique passe par l'origine (0,0) sans source d'énergie autonome).

\boxed{\text{La diode idéalisée est un dipôle passif.}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : diode idéale

Justifier que la diode est passante si .

Voir l'indice

Considérer le signe du courant traversant la résistance de charge en aval lorsque la diode devient conductrice.

Voir la réponse courte

Si V_s > 0, le potentiel d'anode est supérieur au potentiel de cathode (0\text{ V}), ce qui polarise la diode en direct (passante).

Voir le corrigé complet

D'après le schéma de la figure 4, l'anode de la diode est reliée à la sortie de l'amplificateur opérationnel au potentiel V_s(t), tandis que sa cathode, de potentiel noté V_K(t), est connectée à la masse à travers la résistance chauffante R_c. La tension aux bornes de la diode orientée dans le sens passant s'écrit :

u_d(t) = V_s(t) - V_K(t)

Procédons par l'absurde en supposant la diode à l'état bloqué :

  • la diode se comporte alors comme un interrupteur ouvert, ce qui implique i_s(t) = 0 ;
  • aucun courant ne circule dans le résistor chauffant R_c, fixant ainsi le potentiel de cathode à V_K(t) = 0\text{ V} ;
  • la tension aux bornes de la diode vaut donc u_d(t) = V_s(t).

Dès lors, si V_s(t) \ge 0, on obtiendrait u_d(t) \ge 0, ce qui contredit l'hypothèse d'une diode bloquée (u_d(t) < 0).

Par conséquent, la diode ne peut pas être bloquée :

\boxed{\text{Si } V_s(t) \ge 0\text{, la diode est nécessairement passante.}}

À l'état passant, elle est assimilée à un interrupteur fermé : u_d(t) = 0, d'où V_K(t) = V_s(t) \ge 0, et le courant traversant le résistor chauffant vaut i_s(t) = \frac{V_s(t)}{R_c} \ge 0, ce qui est bien cohérent avec le sens passant de la diode.

Résultat

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Question 24

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, TSI1

Notions : amplificateur opérationnel, boucle de rétroaction

Quel est le régime de fonctionnement de l'ALI ? Justifier.

Voir l'indice

Examiner la boucle de rétroaction sur l'ALI : elle est connectée sur l'entrée non-inverseuse (V^+), le régime est donc saturé.

Voir la réponse courte

Rétroaction sur l'entrée non-inverseuse E^+ : instabilité du régime linéaire, l'ALI fonctionne en régime saturé (V_s = \pm V_{\text{sat}}).

Voir le corrigé complet

Examinons les boucles de rétroaction de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) sur le schéma de la figure 4 :

  • La sortie S est reliée à l'entrée non-inverseuse (+) par l'intermédiaire du résistor de résistance R_2 : il existe donc une boucle de réaction positive ;
  • L'entrée inverseuse (-) ne reçoit aucun signal en provenance de la sortie (elle est connectée au pont diviseur formé par la thermistance et un résistor R_1).

En présence d'une boucle de rétroaction sur la borne non-inverseuse et en l'absence de rétroaction négative prépondérante, le système est instable autour de \epsilon = 0.

L'ALI fonctionne donc en régime saturé (ou régime non linéaire). La tension de sortie ne peut prendre que deux valeurs :

\boxed{\text{L'ALI fonctionne en régime saturé : } V_s = \pm V_{\text{sat}}}

avec V_s = +V_{\text{sat}} lorsque \epsilon > 0 et V_s = -V_{\text{sat}} lorsque \epsilon < 0.

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pont diviseur de tension

Montrer que peut se mettre sous la forme :

Voir l'indice

Appliquer la formule du pont diviseur de tension sur la branche contenant R(T) et R_1 en tenant compte du courant d'entrée nul de l'ALI.

Voir la réponse courte

Courant d'entrée i^- = 0, donc diviseur de tension direct : V^- = \frac{R_1}{R(T)+R_1} E_2.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré (ALI) étant supposé idéal, l'intensité du courant entrant par sa borne inverseuse est nulle :

i_- = 0

Par conséquent, aucun courant n'est prélevé au nœud de potentiel V^-. La thermistance de résistance R(T) et le résistor de résistance R_1 sont donc strictement en série et traversés par le même courant i_2.

D'après la loi d'Ohm aux bornes de chaque dipôle :

\begin{aligned} E_2 - V^- &= R(T) \, i_2 \\ V^- - 0 &= R_1 \, i_2 \end{aligned}

En exprimant i_2 = \frac{V^-}{R_1} et en le réinjectant dans la première relation, il vient :

\begin{aligned} E_2 - V^- &= \frac{R(T)}{R_1} V^- \\ E_2 &= V^- \left( 1 + \frac{R(T)}{R_1} \right) = V^- \left( \frac{R(T) + R_1}{R_1} \right) \end{aligned}

On en déduit l'expression demandée, qui correspond à la formule d'un pont diviseur de tension non chargé :

\boxed{V^- = \frac{R_1}{R(T) + R_1} E_2}

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pont diviseur de tension, thermistance

À l'aide du tableau 1, calculer la valeur de lorsque la température est , puis lorsque la température est . Comment évolue lorsque la température augmente ?

Voir l'indice

Calculer V^- à l'aide des valeurs de R du tableau 1 et des fractions données dans l'aide au calcul.

Voir la stratégie
  1. Relever dans le tableau 1 les valeurs de la résistance R(T) de la thermistance pour les températures les plus proches de T_{\text{max}} et T_{\text{min}}.
  2. Utiliser l'expression établie à la question Q25 : V^- = \beta(T) E_2 = \dfrac{R_1}{R(T) + R_1} E_2 en s'aidant des valeurs numériques fournies dans l'aide aux calculs.
  3. Analyser la variation de V^-(T) lorsque la température augmente à partir de la décroissance de la thermistance CTN.
Voir la réponse courte

Calculs de V^- à T_{\text{min}} et T_{\text{max}} ; la résistance de la CTN décroît avec T, donc V^- est une fonction croissante de T.

Voir le corrigé complet

D'après le tableau 1 de l'énoncé :

  • Pour T_{\text{max}} = 338\text{ K} (valeur tabulée 338{,}2\text{ K}), la résistance de la thermistance vaut :

    R(T_{\text{max}}) = 202\ \Omega
  • Pour T_{\text{min}} = 333\text{ K} (valeur tabulée 333{,}1\text{ K}), la résistance de la thermistance vaut :

    R(T_{\text{min}}) = 239\ \Omega

D'après la relation établie à la question Q25, le potentiel V^- s'écrit :

V^- = \frac{R_1}{R(T) + R_1} E_2

Avec R_1 = 200\ \Omega et E_2 = 10\text{ V} :

  • À la température T_{\text{max}} = 338\text{ K} :

    V^-(T_{\text{max}}) = \frac{200}{202 + 200} \times 10 = \frac{200}{402} \times 10

    D'après l'aide aux calculs, \dfrac{200}{402} \approx 0{,}50, soit :

\boxed{V^-(T_{\text{max}}) = 5{,}0\text{ V}}
  • À la température T_{\text{min}} = 333\text{ K} :

    V^-(T_{\text{min}}) = \frac{200}{239 + 200} \times 10 = \frac{200}{439} \times 10

    D'après l'aide aux calculs, \dfrac{200}{439} \approx 0{,}46, soit :

\boxed{V^-(T_{\text{min}}) = 4{,}6\text{ V}}

Évolution de V^- avec la température :
Le capteur étant une thermistance à coefficient de température négatif (CTN), sa résistance R(T) diminue lorsque la température T augmente. Au dénominateur de V^-, le terme R(T) + R_1 diminue donc, ce qui implique que le rapport \beta(T) et par suite le potentiel V^- augmentent.

\boxed{\text{Lorsque la température } T \text{ augmente, le potentiel } V^- \text{ augmente.}}

Ce résultat est bien en accord avec les calculs numériques précédents, puisque V^-(338\text{ K}) > V^-(333\text{ K}).

Résultat

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Question 27

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : théorème de superposition, pont diviseur

Déterminer l'expression de et en déduire que l'expression de peut se mettre sous la forme :

où et sont des constantes positives que l'on exprimera en fonction de et .

Voir l'indice

Exprimer le courant de la branche supérieure puis écrire le potentiel V^+ par superposition ou théorème de Millman.

Voir la stratégie
  1. Utiliser la propriété de l'ALI idéal (i_+ = 0) pour exprimer le courant i_1 circulant dans la branche supérieure reliant la source E_1 à la sortie S.
  2. Exprimer le potentiel V^+ à l'aide de la loi d'Ohm aux bornes de R_1 ou R_2, puis identifier les coefficients \gamma et \delta.
Voir la réponse courte

Avec i^+ = 0, théorème de Millman ou diviseur : V^+ = \frac{R_2}{R_1+R_2}E_1 + \frac{R_1}{R_1+R_2}V_s, d'où \gamma et \delta.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré est supposé idéal, son impédance d'entrée est donc infinie et les courants d'entrée sont nuls :

i_+ = 0

D'après la loi des nœuds à l'entrée non inverseuse, le courant i_1 issu de la source idéale de tension E_1 et traversant le résistor de résistance R_1 s'écoule intégralement dans le résistor de rétroaction de résistance R_2 vers la sortie S portée au potentiel V_s.

En appliquant la loi d'Ohm le long de cette branche :

E_1 - V_s = (R_1 + R_2) \, i_1

D'où l'expression de i_1 :

\boxed{i_1 = \frac{E_1 - V_s}{R_1 + R_2}}

Le potentiel V^+ de l'entrée non inverseuse s'obtient alors par :

\begin{aligned} V^+ &= E_1 - R_1 \, i_1 \\ &= E_1 - R_1 \, \frac{E_1 - V_s}{R_1 + R_2} \\ &= \frac{(R_1 + R_2) E_1 - R_1 E_1 + R_1 V_s}{R_1 + R_2} \\ &= \frac{R_2}{R_1 + R_2} \, E_1 + \frac{R_1}{R_1 + R_2} \, V_s \end{aligned}

(On obtiendrait de façon équivalente V^+ = V_s + R_2 \, i_1 ou par application directe du théorème de Millman au nœud V^+).

Par identification avec la relation imposée V^+ = \gamma \cdot E_1 + \delta \cdot V_s, on en déduit :

\boxed{\gamma = \frac{R_2}{R_1 + R_2} \quad \text{et} \quad \delta = \frac{R_1}{R_1 + R_2}}

Les résistances R_1 et R_2 étant strictement positives, les coefficients \gamma et \delta sont bien des constantes positives (avec de plus \gamma + \delta = 1).

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : tension différentielle

En déduire l'expression de la tension différentielle en fonction de et .

Voir l'indice

Calculer la différence \epsilon = V^+ - V^- en remplaçant V^+ et V^- par leurs expressions respectives.

Voir la réponse courte

Par définition \epsilon = V^+ - V^- = \gamma E_1 + \delta V_s - \beta(T) E_2 en posant \beta(T) = R_1/(R(T)+R_1).

Voir le corrigé complet

Par définition de la tension différentielle d'entrée d'un amplificateur linéaire intégré :

\epsilon = V^+ - V^-

D'après les résultats établis aux questions précédentes :

  • pour le potentiel de l'entrée non inverseuse (question Q27) :

    V^+ = \gamma \cdot E_1 + \delta \cdot V_s
  • pour le potentiel de l'entrée inverseuse (question Q25) :

    V^- = \beta(T) E_2

On en déduit directement l'expression de la tension différentielle \epsilon :

\boxed{\epsilon = \gamma \cdot E_1 + \delta \cdot V_s - \beta(T) E_2}

Résultat

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Question 29

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, TSI1

Notions : comparateur à hystérésis

La diode est-elle passante ou bloquée ? Comment évoluent la température, la valeur du coefficient et la tension différentielle ?

Voir l'indice

Vérifier la valeur de V_s selon le signe de \epsilon, en déduire l'état de la diode, puis le sens d'évolution de la température et de R(T).

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'état de sortie V_s de l'amplificateur opérationnel à partir du signe de la tension différentielle \epsilon, puis en déduire l'état de la diode grâce au résultat de la question Q23.
  2. En déduire le fonctionnement de la résistance de chauffage et donc l'évolution de la température T.
  3. Relier l'évolution de T à celle de la résistance R(T) de la CTN, puis à celle du coefficient \beta(T), et enfin à celle de \epsilon via l'expression obtenue à la question Q28.
Voir la réponse courte

Si V_s = +V_{\text{sat}}, la diode conduit le relais de chauffe, T monte, \beta(T) croît et \epsilon décroît vers zéro.

Voir le corrigé complet

L'amplificateur linéaire intégré (ALI) fonctionnant en régime saturé (question Q24), la tension différentielle d'entrée étant positive (\epsilon > 0), la sortie de l'ALI est à sa tension de saturation haute :

V_s = +V_{\text{sat}} > 0

D'après la question Q23, comme V_s(t) \ge 0, la diode est à l'état passant :

\boxed{\text{La diode est passante.}}

La diode étant passante, elle se comporte comme un interrupteur fermé : la résistance électrique chauffante R_c est alimentée sous la tension u(t) = V_s = +V_{\text{sat}} > 0 et est parcourue par un courant non nul i_s > 0. Par effet Joule, la résistance apporte de l'énergie thermique à l'eau :

\boxed{\text{La température } T \text{ du bain augmente.}}

Le capteur étant une thermistance à coefficient de température négatif (CTN), sa résistance R(T) diminue lorsque la température T augmente. Par conséquent, le dénominateur de l'expression :

\beta(T) = \frac{R_1}{R(T) + R_1}

diminue, ce qui implique que :

\boxed{\text{La valeur du coefficient } \beta(T) \text{ augmente.}}

D'après la relation établie à la question Q28 :

\epsilon = \gamma E_1 + \delta V_{\text{sat}} - \beta(T) E_2

Comme E_2 > 0 et que le terme (\gamma E_1 + \delta V_{\text{sat}}) est constant pendant cette phase, l'augmentation de \beta(T) entraîne :

\boxed{\text{La tension différentielle } \epsilon \text{ diminue.}}

Résultat

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Question 30

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI, TSI1

Notions : comparateur à hystérésis

La diode sera-t-elle alors passante ou bloquée ? Comment évolueront la température, la valeur du coefficient et la tension différentielle ?

Voir l'indice

Déterminer le basculement de sortie lorsque \epsilon change de signe et en déduire le blocage de la diode et le refroidissement de l'eau.

Voir la stratégie
  1. Identifier la valeur de la tension de sortie V_s après le basculement à T_{\text{max}} et en déduire l'état (passant ou bloqué) de la diode.
  2. Analyser l'effet sur le circuit de chauffage et en déduire le sens de variation de la température T de l'eau.
  3. Déduire l'évolution de la résistance R(T) de la thermistance CTN, puis celle du coefficient \beta(T) et de la tension différentielle \epsilon.
Voir la réponse courte

Après basculement à V_s = -V_{\text{sat}}, diode bloquée, chauffage coupé, l'eau se refroidit, \beta(T) décroît et \epsilon réaugmente.

Voir le corrigé complet

Lorsque la température du bain atteint T_{\text{max}} = 338\text{ K}, la tension de sortie de l'ALI bascule à :

V_s = -V_{\text{sat}} < 0

D'après la question Q23, la diode ne peut conduire qu'un courant positif (i_s \ge 0). Avec une tension négative en sortie (V_s < 0), la diode est polarisée en inverse :

\boxed{\text{La diode est bloquée}} \quad (i_s = 0 \text{ et } u_d = -V_{\text{sat}} < 0)
  • Évolution de la température T : Aucun courant ne traverse la résistance de chauffage R_c (i_s = 0), le chauffage s'arrête. Du fait des puisages ou des déperditions naturelles, la température T diminue.
  • Évolution du coefficient \beta(T) : Le capteur étant une CTN, lorsque la température T diminue, sa résistance R(T) augmente. Par conséquent :

    \beta(T) = \frac{R_1}{R(T) + R_1} \quad \implies \quad \boxed{\beta(T) \text{ diminue}}
  • Évolution de la tension différentielle \epsilon : D'après la question Q28, avec V_s = -V_{\text{sat}} :

    \epsilon = \gamma E_1 - \delta V_{\text{sat}} - \beta(T) E_2

    Immédiatement après le basculement, \epsilon < 0. Comme \beta(T) diminue et E_2 > 0, le terme soustractif -\beta(T)E_2 augmente (devient moins négatif) :

    \boxed{\text{La tension différentielle } \epsilon \text{ augmente}}

    Elle croît vers zéro jusqu'à ce que la température atteigne T_{\text{min}}, provoquant le basculement inverse.

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en PCSI, TSI1

Notions : cycle d'hystérésis

Tracer l'allure de .

Voir l'indice

Tracer le cycle d'hystérésis inverseur rectangulaire avec les deux seuils de basculement.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux seuils de basculement de la tension différentielle \epsilon = V^+ - V^- = 0 :

    • pour V_s = +V_{\text{sat}}, le seuil haut vaut V_H = V^+(+V_{\text{sat}}) = V^-(T_{\text{max}}) ;
    • pour V_s = -V_{\text{sat}}, le seuil bas vaut V_B = V^+(-V_{\text{sat}}) = V^-(T_{\text{min}}).
  2. Décrire les deux branches horizontales correspondant aux états saturés V_s = +V_{\text{sat}} et V_s = -V_{\text{sat}}, ainsi que les transitions verticales orientées par des flèches.
Voir la réponse courte

Tracé du cycle rectangulaire V_s(V^-) avec deux seuils de basculement distincts V^-_{\text{bas}} et V^-_{\text{haut}}.

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes, l'ALI fonctionne en régime de saturation (V_s = \pm V_{\text{sat}}). La tension différentielle s'écrit \epsilon = V^+ - V^-, avec :

  • Lorsque V_s = +V_{\text{sat}}, V^+ = V_H = \gamma E_1 + \delta V_{\text{sat}}. Tant que V^- < V_H, \epsilon > 0 et V_s = +V_{\text{sat}}. Lorsque V^- atteint puis dépasse V_H = V^-(T_{\text{max}}), \epsilon devient négatif et la sortie bascule à V_s = -V_{\text{sat}}.
  • Lorsque V_s = -V_{\text{sat}}, V^+ = V_B = \gamma E_1 - \delta V_{\text{sat}}. Tant que V^- > V_B, \epsilon < 0 et V_s = -V_{\text{sat}}. Lorsque V^- diminue et franchit par valeurs inférieures le seuil V_B = V^-(T_{\text{min}}), \epsilon devient positif et la sortie bascule à V_s = +V_{\text{sat}}.

Comme le signal d'entrée V^- est appliqué sur la borne inverseuse (avec V_B < V_H), le cycle est parcouru dans le sens horaire : il s'agit de la caractéristique d'un comparateur à hystérésis inverseur.

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en PCSI, TSI1

Notions : comparateur à hystérésis

En déduire le nom que porte la partie du montage encadrée par des tirets sur la figure 4.

Voir l'indice

Reconnaître la structure d'un comparateur à deux seuils (ou comparateur à hystérésis / trigger de Schmitt inverseur).

Voir la réponse courte

Ce montage est un comparateur à deux seuils ou comparateur à hystérésis (trigger de Schmitt inverseur).

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente (Q31), la caractéristique de transfert V_s = f(V^-) présente un cycle d'hystérésis : la tension de sortie V_s ne prend que deux valeurs discrètes (+V_{\text{sat}} et -V_{\text{sat}}) avec des seuils de basculement distincts selon le sens de variation de la grandeur d'entrée V^- (appliquée sur la borne inverseuse).

La partie encadrée par des tirets constitue donc un comparateur à hystérésis inverseur (également appelé trigger de Schmitt inverseur ou comparateur à deux seuils inverseur).

\boxed{\text{Comparateur à hystérésis (ou trigger de Schmitt) inverseur}}

Résultat

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Partie III : Entretien du chauffe-eau

III.1.A · Provenance du calcaire

Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : configuration électronique, électron de valence

Donner les configurations électroniques des atomes d'hydrogène , de carbone et d'oxygène dans leur état fondamental et préciser le nombre d'électrons de valence de chaque atome.

Voir l'indice

Remplir les sous-couches selon les règles de Klechkowski et dénombrer les électrons de la couche externe.

Voir la réponse courte

Règles de Klechkowski : \mathrm{H}(1\text{s}^1, 1\text{ e}^-), \mathrm{C}(1\text{s}^2 2\text{s}^2 2\text{p}^2, 4\text{ e}^-), \mathrm{O}(1\text{s}^2 2\text{s}^2 2\text{p}^4, 6\text{ e}^-).

Voir le corrigé complet

À l'état fondamental, les sous-couches électroniques sont occupées selon la règle de Klechkowski par ordre d'énergie croissante : 1\mathrm{s}, puis 2\mathrm{s}, puis 2\mathrm{p}. Les électrons de valence sont ceux situés sur la couche de nombre quantique principal maximal (n = n_{\text{max}}).

  • Hydrogène (Z = 1) :

    \boxed{1\mathrm{s}^1 \quad \text{avec } 1 \text{ électron de valence}}
  • Carbone (Z = 6) :

    \boxed{1\mathrm{s}^2 \, 2\mathrm{s}^2 \, 2\mathrm{p}^2 \quad \text{avec } 4 \text{ électrons de valence}}
  • Oxygène (Z = 8) :

    \boxed{1\mathrm{s}^2 \, 2\mathrm{s}^2 \, 2\mathrm{p}^4 \quad \text{avec } 6 \text{ électrons de valence}}

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : schéma de lewis

L'ion hydrogénocarbonate a pour formule chimique . Établir la représentation de Lewis de l'ion hydrogénocarbonate.

Voir l'indice

Dénombrer les électrons de valence totaux avec la charge négative, placer l'atome de carbone au centre et compléter les octets.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le nombre total d'électrons de valence du système, en comptant ceux apportés par les atomes neutres et la charge électrique globale, pour en déduire le nombre de doublets (liants et non liants).
  2. Identifier l'atome central (le carbone, le moins électronégatif après l'hydrogène) et la connectivité : dans les oxoacides et leurs dérivés, le proton est porté par un oxygène.
  3. Compléter les octets de chaque atome, placer les doublets non liants et affecter les charges formelles.
Voir la réponse courte

Schéma de Lewis de \mathrm{HCO}_3^- : carbone central trigonal lié à =\mathrm{O}, -\mathrm{OH} et -\mathrm{O}^-.

Voir le corrigé complet

1. Bilan des électrons de valence

D'après les configurations établies à la question précédente :

  • L'atome d'hydrogène apporte n_v(\mathrm{H}) = 1 électron ;
  • L'atome de carbone apporte n_v(\mathrm{C}) = 4 électrons ;
  • Les trois atomes d'oxygène apportent 3 \times n_v(\mathrm{O}) = 3 \times 6 = 18 électrons ;
  • La charge globale -1 correspond à un électron supplémentaire.

Le nombre total d'électrons de valence est donc :

n_{v,\text{tot}} = 1 + 4 + 3 \times 6 + 1 = 24\text{ électrons},

soit un ensemble de n_d = \frac{24}{2} = 12 doublets à répartir.

2. Squelette et répartition des doublets

Le carbone est l'atome central. L'atome d'hydrogène est lié à l'un des trois atomes d'oxygène. Pour respecter la règle de l'octet pour le carbone (4 doublets liants) et pour les oxygènes (4 doublets au total), l'atome de carbone forme :

  • une liaison simple avec le groupe hydroxyle -\mathrm{OH} ;
  • une liaison double avec un atome d'oxygène carbonylé =\mathrm{O} ;
  • une liaison simple avec un atome d'oxygène -\mathrm{O}^-.

3. Charges formelles et doublets non liants

  • L'hydrogène forme 1 liaison simple (respect de la règle du duet, charge formelle nulle) ;
  • Le carbone forme 4 liaisons covalentes (octet respecté, charge formelle 4 - 4 = 0) ;
  • L'oxygène lié à \mathrm{H} et \mathrm{C} porte 2 liaisons simples et 2 doublets non liants (octet respecté, charge formelle 6 - 4 - 2 = 0) ;
  • L'oxygène doublement lié au carbone porte 2 doublets non liants (octet respecté, charge formelle 6 - 4 - 2 = 0) ;
  • L'oxygène simplement lié au carbone porte 3 doublets non liants (octet respecté, charge formelle 6 - 6 - 1 = -1).

On a bien 5 doublets liants + 7 doublets non liants = 12 doublets au total.

La représentation de Lewis de l'ion hydrogénocarbonate est ainsi :

\boxed{ \mathrm{H}-\overline{\underline{\mathrm{O}}}-\mathrm{C}\left(=\overline{\underline{\mathrm{O}}}\right)-\overline{\underline{|\mathrm{O}|}}^{\,-} }

Résultat

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : constante d'acidité, ph

Donner l'expression de la constante d'acidité associée à un couple acido-basique . En déduire le lien entre et le .

Voir l'indice

Appliquer la définition de K_A pour la réaction avec l'eau et prendre le cologarithme décimal pour obtenir la relation d'Henderson-Hasselbalch.

Voir la réponse courte

Définition K_A = [\mathrm{A}^-][\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]/[\mathrm{AH}]c^\circ conduisant à la relation d'Henderson : \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_A + \log([\mathrm{A}^-]/[\mathrm{AH}]).

Voir le corrigé complet

La constante d'acidité K_A est la constante d'équilibre associée à la réaction de l'acide \mathrm{AH}_{(\mathrm{aq})} avec l'eau :

\mathrm{AH}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} \rightleftharpoons \mathrm{A}^-_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})}

En assimilant les activités des solutés à leurs concentrations molaires divisées par la concentration standard de référence c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, et celle du solvant (l'eau) à 1, son expression s'écrit :

\boxed{K_A = \frac{[\mathrm{A}^-]_{\text{éq}} \, [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]_{\text{éq}}}{[\mathrm{AH}]_{\text{éq}} \, c^\circ}}

Par définition du \mathrm{pH} et du \mathrm{p}K_A :

\mathrm{pH} = -\log\left(\frac{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]_{\text{éq}}}{c^\circ}\right) \quad \text{et} \quad \mathrm{p}K_A = -\log K_A

En appliquant le cologarithme décimal à l'expression de la constante d'acidité :

\begin{aligned} -\log K_A &= -\log\left(\frac{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]_{\text{éq}}}{c^\circ}\right) - \log\left(\frac{[\mathrm{A}^-]_{\text{éq}}}{[\mathrm{AH}]_{\text{éq}}}\right) \\ \mathrm{p}K_A &= \mathrm{pH} - \log\left(\frac{[\mathrm{A}^-]_{\text{éq}}}{[\mathrm{AH}]_{\text{éq}}}\right) \end{aligned}

On en déduit la relation d'Henderson-Hasselbalch liant le \mathrm{pH} et le \mathrm{p}K_A :

\boxed{\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_A + \log\left(\frac{[\mathrm{A}^-]_{\text{éq}}}{[\mathrm{AH}]_{\text{éq}}}\right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : diagramme de distribution

En expliquant votre démarche, attribuer chaque courbe de distribution ((a), (b) et (c)) à une espèce chimique ( ou ).

Voir l'indice

Raisonner sur la prédominance des formes acides à bas \mathrm{pH} et des formes basiques déprotonées à haut \mathrm{pH}.

Voir la stratégie
  1. Raisonner sur l'état de protonation des espèces : à très faible pH, l'espèce la plus acide (la plus protonée) prédomine ; à très fort pH, c'est l'espèce la plus basique (la plus déprotonée) qui prédomine.
  2. L'espèce intermédiaire (ampholyte) prédomine à des pH intermédiaires, présentant une courbe en cloche.
Voir la réponse courte

Espèces de plus en plus déprotonées quand le pH augmente : (a) \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3, (b) \mathrm{HCO}_3^-, (c) \mathrm{CO}_3^{2-}.

Voir le corrigé complet

Les trois espèces considérées appartiennent à deux couples acide-base successifs avec \mathrm{p}K_{A1} < \mathrm{p}K_{A2} :

\mathrm{H}_2\mathrm{CO}_{3\text{(aq)}} \underset{\mathrm{p}K_{A1}}{\rightleftharpoons} \mathrm{HCO}_{3\text{(aq)}}^- \underset{\mathrm{p}K_{A2}}{\rightleftharpoons} \mathrm{CO}_{3\text{(aq)}}^{2-}

D'après la relation établie à la question précédente :

\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_A + \log\left(\frac{[\mathrm{A}^-]_{\text{éq}}}{[\mathrm{AH}]_{\text{éq}}}\right)

L'espèce acide prédomine pour \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_A et l'espèce basique pour \mathrm{pH} > \mathrm{p}K_A. Ainsi :

  • En milieu très acide (\mathrm{pH} \ll \mathrm{p}K_{A1}), la forme la plus protonée, c'est-à-dire le diacide \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3, est ultra-majoritaire (proche de 100\,\%). La proportion diminue au fur et à mesure que le \mathrm{pH} augmente : cela correspond à la courbe (a).
  • En milieu très basique (\mathrm{pH} \gg \mathrm{p}K_{A2}), la forme la plus déprotonée, c'est-à-dire la dibase \mathrm{CO}_3^{2-}, est ultra-majoritaire (tend vers 100\,\%) : cela correspond à la courbe (c).
  • À des valeurs de \mathrm{pH} intermédiaires (\mathrm{p}K_{A1} \ll \mathrm{pH} \ll \mathrm{p}K_{A2}), c'est l'ampholyte \mathrm{HCO}_3^- qui prédomine, présentant un maximum de pourcentage : cela correspond à la courbe en cloche (b).
\boxed{\text{Courbe (a) : } \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3 \quad ; \quad \text{Courbe (b) : } \mathrm{HCO}_3^- \quad ; \quad \text{Courbe (c) : } \mathrm{CO}_3^{2-}}

Résultat

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Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : diagramme de distribution, pka

À l'aide du diagramme de distribution de la figure 5, déterminer les valeurs de et en justifiant votre réponse.

Voir l'indice

Relever les valeurs de \mathrm{pH} aux points d'intersection où deux espèces consécutives ont des proportions égales (50\,\%).

Voir la stratégie
  1. Utiliser la relation liant le \mathrm{pH} et le \mathrm{p}K_A établie à la question Q35 pour déterminer la condition sur les concentrations à l'intersection des courbes d'un couple acido-basique.
  2. Lire graphiquement l'abscisse des points d'intersection à 50\,\% correspondant à chacun des deux couples.
Voir la réponse courte

Aux points d'intersection des courbes de distribution, [\mathrm{AH}] = [\mathrm{A}^-] donc \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_A : lecture immédiate de \mathrm{p}K_{A1} et \mathrm{p}K_{A2}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q35 :

\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_A + \log\left(\frac{[\mathrm{A}^-]_{\text{éq}}}{[\mathrm{AH}]_{\text{éq}}}\right)

À l'intersection des courbes d'un acide \mathrm{AH} et de sa base conjuguée \mathrm{A}^-, les fractions molaires sont égales, soit [\mathrm{A}^-]_{\text{éq}} = [\mathrm{AH}]_{\text{éq}}. Le terme logarithmique s'annule, ce qui conduit à :

\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_A
  • Pour le couple \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_{3(\mathrm{aq})} / \mathrm{HCO}_{3(\mathrm{aq})}^- :

    L'intersection des courbes (a) et (b) correspond à un pourcentage de 50\,\% (la troisième espèce \mathrm{CO}_3^{2-} étant en quantité négligeable à ce \mathrm{pH}). La lecture de l'abscisse de ce point d'intersection sur la figure 5 donne :

    \boxed{\mathrm{p}K_{A1} \approx 6{,}4}

    (une lecture comprise entre 6{,}3 et 6{,}4 est tout à fait acceptable).

  • Pour le couple \mathrm{HCO}_{3(\mathrm{aq})}^- / \mathrm{CO}_{3(\mathrm{aq})}^{2-} :

    L'intersection des courbes (b) et (c) se produit également à 50\,\% (la forme \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3 étant négligeable). La lecture de l'abscisse de ce point d'intersection sur la figure 5 donne :

    \boxed{\mathrm{p}K_{A2} \approx 10{,}3}

Résultat

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Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 1 min
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : diagramme de prédominance

Quelle est l'espèce majoritaire pour ?

Voir l'indice

Observer quelle courbe présente le pourcentage le plus élevé sur l'intervalle de \mathrm{pH} considéré.

Voir la réponse courte

Entre \mathrm{p}K_{A1} et \mathrm{p}K_{A2}, l'ion hydrogénocarbonate \mathrm{HCO}_3^- est l'espèce largement majoritaire.

Voir le corrigé complet

D'après le diagramme de distribution de la figure 5 et les résultats de la question précédente :

  • pour tout \mathrm{pH} vérifiant \mathrm{p}K_{A1} < \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_{A2} (soit 6{,}4 < \mathrm{pH} < 10{,}3), la courbe (b) se situe au-dessus des deux autres ;
  • sur l'intervalle spécifique 7{,}4 < \mathrm{pH} < 9{,}3, le pourcentage de la forme représentée par la courbe (b) dépasse 90\,\% (et atteint près de 98\,\% au voisinage de \mathrm{pH} = \frac{\mathrm{p}K_{A1}+\mathrm{p}K_{A2}}{2} \approx 8{,}4).

L'espèce associée à la courbe (b) étant l'ion hydrogénocarbonate, on en conclut que :

\boxed{\text{L'espèce majoritaire pour } 7{,}4 < \mathrm{pH} < 9{,}3 \text{ est l'ion hydrogénocarbonate } \mathrm{HCO}_3^{-}.}

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : réaction de précipitation, produit de solubilité

Écrire l'équation de dissolution du carbonate de calcium dans l'eau.

Voir l'indice

Écrire la réaction de dissolution du solide conduisant aux ions calcium et carbonate aqueux.

Voir la réponse courte

Dissolution du calcaire : \mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})} = \mathrm{Ca}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{CO}_{3(\mathrm{aq})}^{2-}.

Voir le corrigé complet

Le carbonate de calcium est un solide ionique constitué d'ions calcium \mathrm{Ca}^{2+} et d'ions carbonate \mathrm{CO}_3^{2-}. Son équation de dissolution dans l'eau s'écrit :

\boxed{\mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})} = \mathrm{Ca}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{CO}_{3(\mathrm{aq})}^{2-}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 40

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : produit de solubilité

Donner l'expression du produit de solubilité du carbonate de calcium en assimilant les activités chimiques des constituants en solution à leurs concentrations.

Voir l'indice

Exprimer K_s en fonction des concentrations molaires à l'équilibre des ions issus du solide.

Voir la réponse courte

Expression de la constante d'équilibre : K_s = [\mathrm{Ca}^{2+}]_{\text{éq}} [\mathrm{CO}_3^{2-}]_{\text{éq}} / (c^\circ)^2.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de dissolution établie à la question Q39 :

\mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})} = \mathrm{Ca}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{CO}_{3(\mathrm{aq})}^{2-}

La constante d'équilibre associée à cette réaction de dissolution, notée K_s, s'exprime en fonction des activités des différentes espèces à l'équilibre chimique :

K_s = \frac{a\left(\mathrm{Ca}^{2+}\right)_{\text{éq}} \cdot a\left(\mathrm{CO}_3^{2-}\right)_{\text{éq}}}{a\left(\mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})}\right)}

Sachant que le carbonate de calcium solide est pur dans sa phase (a\left(\mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})}\right) = 1) et en assimilant les activités chimiques des ions en solution aqueuse à leurs concentrations molaires rapportées à la concentration standard c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} (a_i \approx \frac{[X_i]}{c^\circ}), il vient :

\boxed{K_s = \frac{\left[\mathrm{Ca}^{2+}\right]_{\text{éq}} \left[\mathrm{CO}_3^{2-}\right]_{\text{éq}}}{(c^\circ)^2}}

ou encore, selon l'usage habituel où les concentrations sont exprimées en \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} avec c^\circ omis :

K_s = \left[\mathrm{Ca}^{2+}\right]_{\text{éq}} \left[\mathrm{CO}_3^{2-}\right]_{\text{éq}}

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : produit de solubilité, conservation de la matière

Justifier que, pour , la solubilité du carbonate de calcium est telle que et .

Voir l'indice

Écrire la conservation de la matière pour le calcium et pour l'élément carbone en négligeant les espèces minoritaires.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la solubilité s à l'aide des bilans de matière (conservation de l'élément calcium et de l'élément carbone) issus de la dissolution du carbonate de calcium \mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})}.
  2. Utiliser les résultats de la question Q38 et l'analyse du diagramme de distribution pour négliger les concentrations des espèces minoritaires du système carbonique devant celle de \mathrm{HCO}_3^- sur l'intervalle de \mathrm{pH} considéré.
Voir la réponse courte

Bilan de dissolution : [\mathrm{Ca}^{2+}] = s et par conservation du carbone dissous avec prédominance de \mathrm{HCO}_3^-, [\mathrm{HCO}_3^-] \approx s.

Voir le corrigé complet

La dissolution d'une mole de carbonate de calcium \mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})} libère une mole d'ions calcium \mathrm{Ca}^{2+} et une mole d'ions carbonate \mathrm{CO}_3^{2-}.

  • Conservation de l'élément calcium : Les ions \mathrm{Ca}^{2+} ne participent à aucune autre réaction en solution (ils ne présentent pas de propriétés acido-basiques dans cette gamme de \mathrm{pH}). Par conséquent :

    \boxed{s = \left[\mathrm{Ca}^{2+}\right]_{\text{éq}}}
  • Conservation de l'élément carbone : Les ions carbonate \mathrm{CO}_3^{2-} sont des bases faibles qui réagissent avec l'eau. La quantité totale d'élément carbone dissous issu du précipité est répartie entre les trois formes acido-basiques :

    s = \left[\mathrm{CO}_3^{2-}\right]_{\text{éq}} + \left[\mathrm{HCO}_3^-\right]_{\text{éq}} + \left[\mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3\right]_{\text{éq}}

D'après l'étude menée à la question Q38 et la lecture de la figure 5, pour 7,4 < \mathrm{pH} < 9,3 :

  • \mathrm{pH} - \mathrm{p}K_{A1} \ge 7,4 - 6,4 = 1,0 \implies \left[\mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3\right]_{\text{éq}} \le 0,1 \left[\mathrm{HCO}_3^-\right]_{\text{éq}} ;
  • \mathrm{p}K_{A2} - \mathrm{pH} \ge 10,3 - 9,3 = 1,0 \implies \left[\mathrm{CO}_3^{2-}\right]_{\text{éq}} \le 0,1 \left[\mathrm{HCO}_3^-\right]_{\text{éq}}.

Sur cet intervalle, l'espèce \mathrm{HCO}_3^- représente plus de 90\,\% des espèces carboniques en solution : les formes \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3 et \mathrm{CO}_3^{2-} sont donc négligeables devant \mathrm{HCO}_3^-.

Il vient alors immédiatement :

\boxed{s \approx \left[\mathrm{HCO}_3^-\right]_{\text{éq}}}

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : produit de solubilité, constante d'acidité

En déduire l'expression de pour .

Voir l'indice

Exprimer [\mathrm{CO}_3^{2-}] en fonction de [\mathrm{HCO}_3^-], de K_{A2} et de [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+], puis isoler la solubilité s.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la concentration en ions carbonate [\mathrm{CO}_3^{2-}]_{\text{éq}} en fonction de [\mathrm{HCO}_3^-]_{\text{éq}}, [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] et K_{A2} à l'aide de la constante d'acidité du second couple.
  2. Injecter les approximations obtenues à la question précédente ([\mathrm{Ca}^{2+}]_{\text{éq}} = s et [\mathrm{HCO}_3^-]_{\text{éq}} \approx s) dans le produit de solubilité K_s.
  3. Prendre le cologarithme décimal pour expliciter \mathrm{p}s en fonction du \mathrm{pH}.
Voir la réponse courte

En exprimant [\mathrm{CO}_3^{2-}] = K_{A2} [\mathrm{HCO}_3^-]/[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+], on obtient \mathrm{p}s = \frac{1}{2}(\mathrm{p}K_s - \mathrm{p}K_{A2} + \mathrm{pH}).

Voir le corrigé complet

D'après la définition de la constante d'acidité K_{A2} du couple \mathrm{HCO}_{3(\mathrm{aq})}^- / \mathrm{CO}_{3(\mathrm{aq})}^{2-} (avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) :

K_{A2} = \frac{[\mathrm{CO}_3^{2-}]_{\text{éq}} [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]}{[\mathrm{HCO}_3^-]_{\text{éq}}} \iff [\mathrm{CO}_3^{2-}]_{\text{éq}} = \frac{K_{A2} [\mathrm{HCO}_3^-]_{\text{éq}}}{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]}

D'après la question précédente, pour 7{,}4 < \mathrm{pH} < 9{,}3, on a :

[\mathrm{Ca}^{2+}]_{\text{éq}} = s \quad \text{et} \quad [\mathrm{HCO}_3^-]_{\text{éq}} \approx s

En reportant dans l'expression du produit de solubilité K_s = [\mathrm{Ca}^{2+}]_{\text{éq}} [\mathrm{CO}_3^{2-}]_{\text{éq}} établie à la question Q40 :

K_s = s \times \frac{K_{A2} \cdot s}{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]} = \frac{s^2 K_{A2}}{[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]}

On en déduit l'expression du carré de la solubilité :

s^2 = \frac{K_s}{K_{A2}} [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]

En prenant le cologarithme décimal -\log de cette égalité :

\begin{aligned} -\log(s^2) &= -\log(K_s) + \log(K_{A2}) - \log([\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]) \\ 2\,\mathrm{p}s &= \mathrm{p}K_s - \mathrm{p}K_{A2} + \mathrm{pH} \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{\mathrm{p}s = \frac{1}{2}\,\mathrm{pH} + \frac{1}{2}\left(\mathrm{p}K_s - \mathrm{p}K_{A2}\right)}

Application numérique : avec \mathrm{p}K_s = 8{,}4 et \mathrm{p}K_{A2} \approx 10{,}3 (déterminé à la question Q37) :

\frac{1}{2}\left(\mathrm{p}K_s - \mathrm{p}K_{A2}\right) = \frac{8{,}4 - 10{,}3}{2} = -0{,}95
\boxed{\mathrm{p}s = 0{,}5\,\mathrm{pH} - 0{,}95}

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : produit de solubilité

Vérifier la cohérence du résultat précédent avec le graphe fourni sur la figure 6.

Voir l'indice

Calculer la pente et l'ordonnée de la relation affine trouvée à la question précédente et comparer à la figure 6.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression théorique de \mathrm{p}s = f(\mathrm{pH}) obtenue à la question précédente et identifier la pente ainsi que l'allure attendue sur l'intervalle considéré.
  2. Mesurer la pente de la courbe sur la figure 6 dans la zone 7{,}4 < \mathrm{pH} < 9{,}3 et comparer avec la pente théorique.
  3. Vérifier la concordance quantitative pour une valeur remarquable de \mathrm{pH} (par exemple \mathrm{pH} = 8{,}0).
Voir la réponse courte

Vérification de la pente +0,5 de la droite \mathrm{p}s(\mathrm{pH}) et de l'ordonnée à l'origine avec le graphe.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, sur l'intervalle 7{,}4 < \mathrm{pH} < 9{,}3, l'expression théorique de \mathrm{p}s est une fonction affine :

\mathrm{p}s = \frac{1}{2}\,\mathrm{pH} + \frac{1}{2}(\mathrm{p}K_s - \mathrm{p}K_{A2}) = 0{,}5\,\mathrm{pH} - 0{,}95

Vérifions la cohérence avec le tracé de la figure 6 :

  • Allure et pente : sur l'intervalle 7{,}4 < \mathrm{pH} < 9{,}3, la courbe est effectivement assimilable à un segment de droite. En effectuant une lecture graphique de deux points sur ce segment :

    \begin{aligned} \text{Pour } \mathrm{pH}_1 &= 7{,}5, \quad \mathrm{p}s_1 \approx 2{,}8 \\ \text{Pour } \mathrm{pH}_2 &= 9{,}0, \quad \mathrm{p}s_2 \approx 3{,}55 \end{aligned}

    La pente observée vaut :

    \text{pente} = \frac{\Delta \mathrm{p}s}{\Delta \mathrm{pH}} = \frac{3{,}55 - 2{,}8}{9{,}0 - 7{,}5} = \frac{0{,}75}{1{,}5} = 0{,}50

    Cette valeur concorde exactement avec le coefficient directeur théorique de 0{,}5.

  • Valeur numérique : pour \mathrm{pH} = 8{,}0 :

    • Théorie : \mathrm{p}s(8{,}0) = 0{,}5 \times 8{,}0 - 0{,}95 = 3{,}05 \approx 3{,}1 ;
    • Graphique : à l'abscisse \mathrm{pH} = 8{,}0, on lit directement \mathrm{p}s \approx 3{,}1.
\boxed{\text{Le résultat théorique } \mathrm{p}s = 0{,}5\,\mathrm{pH} - 0{,}95 \text{ est en parfait accord avec le graphe de la figure 6.}}

Résultat

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Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : produit de solubilité

Dans la cuve d'un chauffe-eau, comment évolue le dépôt de calcaire lorsque le augmente ? Justifier.

Voir l'indice

Relier l'augmentation du \mathrm{pH} à l'évolution de la solubilité s pour conclure sur la formation du précipité.

Voir la réponse courte

Quand le pH augmente, \mathrm{p}s croît donc la solubilité s diminue, ce qui favorise la précipitation du calcaire.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q42 et l'allure de la courbe de la figure 6, le cologarithme de la solubilité \mathrm{p}s = -\log(s) est une fonction croissante du \mathrm{pH} :

\mathrm{pH} \nearrow \quad \Longrightarrow \quad \mathrm{p}s \nearrow

Par définition du cologarithme décimal (s = 10^{-\mathrm{p}s}), une augmentation de \mathrm{p}s traduit une diminution de la solubilité s du carbonate de calcium dans l'eau :

\mathrm{pH} \nearrow \quad \Longrightarrow \quad s \searrow

L'eau pouvant dissoudre une plus faible quantité d'ions calcium et carbonate lorsque le \mathrm{pH} augmente, l'équilibre de précipitation est favorisé dans le sens indirect :

\mathrm{Ca}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{CO}_{3(\mathrm{aq})}^{2-} \longrightarrow \mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})}
\boxed{\text{Le dépôt de calcaire augmente lorsque le }\mathrm{pH}\text{ augmente.}}

Résultat

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Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : réaction acide-base, précipitation

Pour nettoyer le dépôt de calcaire sur la résistance électrique chauffante d'un chauffe-eau, faut-il utiliser une solution acide ou basique ? Justifier.

Voir l'indice

Analyser l'effet d'un ajout d'ions hydronium sur l'équilibre acido-basique du carbonate pour déplacer la dissolution.

Voir la réponse courte

Une solution acide protonise le carbonate en hydrogénocarbonate soluble, ce qui dissout le dépôt de tartre.

Voir le corrigé complet

Pour nettoyer et éliminer le dépôt de calcaire (\mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})}) déposé sur la résistance chauffante, il faut le dissoudre.

D'après l'étude menée aux questions Q42 à Q44 et au vu de la figure 6, le cologarithme de la solubilité \mathrm{p}s diminue lorsque le \mathrm{pH} diminue, ce qui signifie que la solubilité s = 10^{-\mathrm{p}s} augmente considérablement en milieu acide :

  • en milieu acide (\mathrm{pH} < 7), les ions \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ réagissent avec les ions carbonate \mathrm{CO}_3^{2-} et hydrogénocarbonate \mathrm{HCO}_3^- pour former de l'acide carbonique dissous \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3 (ou un dégagement de dioxyde de carbone \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}) :

    \mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})} \longrightarrow \mathrm{Ca}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}

    Cette consommation d'ions basiques déplace l'équilibre de dissolution dans le sens de la disparition du calcaire (principe de Le Chatelier) ;

  • à l'inverse, une solution basique (\mathrm{pH} élevé) minimiserait la solubilité du calcaire et favoriserait son maintien sous forme solide.

Il faut donc utiliser une solution acide (comme du vinaigre blanc, de l'acide citrique ou de l'acide chlorhydrique dilué).

\boxed{\text{Il faut utiliser une solution acide pour dissoudre le calcaire.}}

Résultat

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Question 46

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : constante d'équilibre, solubilité

Dans la cuve d'un chauffe-eau, comment évolue le dépôt de calcaire lorsque la température augmente ? Justifier.

Voir l'indice

Lire l'évolution de \mathrm{p}s à \mathrm{pH} fixé lorsque la température augmente sur le faisceau de courbes de la figure 7.

Voir la stratégie
  1. Analyser l'évolution de \mathrm{p}s en fonction de la température T à partir de la figure 7 pour un \mathrm{pH} donné.
  2. En déduire l'évolution de la solubilité s du calcaire avec la température.
  3. Conclure sur la formation du précipité (dépôt de calcaire) dans la cuve du chauffe-eau.
Voir la réponse courte

Le produit de solubilité du tartre diminue avec la température (dissolution exothermique), ce qui favorise l'entartrage à chaud.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 7, pour une valeur de \mathrm{pH} fixée, lorsque la température T augmente (de 273\text{ K} à 323\text{ K}) :

  • les courbes se décalent vers le haut, ce qui signifie que le cologarithme de la solubilité \mathrm{p}s augmente ;
  • par définition, \mathrm{p}s = -\log(s), donc une augmentation de \mathrm{p}s correspond à une diminution de la solubilité s.

La solubilité du carbonate de calcium diminuant avec la température, le calcaire précipite plus facilement lorsque l'eau est chauffée.

\boxed{\text{Lorsque la température augmente, le dépôt de calcaire augmente.}}

Résultat

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III.1.B · Formation de calcaire à la surface du thermoplongeur

Question 47

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : flux thermique

Définir le flux thermique à travers une surface . Préciser son unité.

Voir l'indice

Définir le flux thermique comme l'intégrale surfacique de la densité de flux (puissance traversante en watts).

Voir la réponse courte

Le flux \phi = \iint_S \vec{\jmath}_Q \cdot \mathrm{d}\vec{S} est la puissance thermique traversant la surface S, exprimée en watts (\text{W}).

Voir le corrigé complet

Le flux thermique \phi à travers une surface S orientée par son vecteur unitaire normal \vec{n} représente la puissance thermique (quantité d'énergie thermique par unité de temps) qui traverse cette surface.

  • D'un point de vue énergétique macroscopique, il est défini par :

    \phi = \frac{\delta Q}{\mathrm{d}t}

    où \delta Q est le transfert thermique élémentaire traversant la surface pendant la durée \mathrm{d}t.

  • D'un point de vue local, il s'exprime comme le flux du vecteur densité de flux thermique \vec{j} à travers la surface S :

    \phi = \iint_S \vec{j} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iint_S \vec{j} \cdot \vec{n}\,\mathrm{d}S

Le flux thermique est homogène à une puissance :

\boxed{\text{Le flux thermique }\phi\text{ s'exprime en watts (\text{W}), soit en }\text{J}\cdot\text{s}^{-1}.}

Résultat

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Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : coordonnée cylindrique, bilan d'énergie

À l'aide d'un bilan d'énergie portant sur le cylindre infinitésimal de tartre de rayon interne et de rayon externe tel que (figure 8), montrer que la composante radiale du vecteur densité de flux thermique satisfait l'équation différentielle :

Voir l'indice

Appliquer le premier principe à une coquille cylindrique d'épaisseur \mathrm{d}r en régime permanent sans source interne.

Voir la stratégie
  1. Définir le système fermé constitué par la couche cylindrique infinitésimale de tartre comprise entre les rayons r et r + \mathrm{d}r sur la longueur L.
  2. Exprimer le flux thermique net reçu par ce système à travers ses surfaces frontières en régime permanent, en exploitant les symétries du problème.
  3. Effectuer un développement de Taylor à l'ordre 1 pour aboutir à l'équation différentielle demandée.
Voir la réponse courte

Bilan énergétique en régime permanent sur une coquille cylindrique : \phi(r) = 2\pi r L j(r) = \text{cste}, d'où \mathrm{d}(r j(r))/\mathrm{d}r = 0.

Voir le corrigé complet

On considère le système fermé constitué par la portion de tartre comprise entre les rayons r et r+\mathrm{d}r, de longueur L.

En régime permanent et en l'absence de terme source volumique dans le tartre, l'énergie interne du système est constante :

\frac{\mathrm{d}U}{\mathrm{d}t} = \Phi_{\text{net, reçu}} = 0

Les effets de bord étant négligés et le transfert thermique étant purement radial (\vec{j} = j(r)\,\vec{u}_r), les échanges thermiques s'effectuent uniquement à travers les surfaces cylindriques latérale interne en r et externe en r+\mathrm{d}r :

  • En r, la surface latérale vaut S(r) = 2\pi r L. Le flux thermique entrant à travers cette surface orientée vers l'extérieur s'écrit :

    \Phi(r) = j(r)\, S(r) = 2\pi L \cdot r j(r)
  • En r+\mathrm{d}r, la surface latérale vaut S(r+\mathrm{d}r) = 2\pi (r+\mathrm{d}r) L. Le flux thermique sortant s'écrit :

    \Phi(r+\mathrm{d}r) = 2\pi L \cdot (r+\mathrm{d}r) j(r+\mathrm{d}r)

Le bilan thermique s'écrit donc :

\Phi_{\text{net, reçu}} = \Phi(r) - \Phi(r+\mathrm{d}r) = 0

En posant la fonction f(r) = r j(r) et en utilisant la formule de Taylor fournie à l'ordre 1 :

f(r+\mathrm{d}r) = f(r) + \frac{\mathrm{d}f}{\mathrm{d}r}\,\mathrm{d}r = r j(r) + \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\big(r j(r)\big)\,\mathrm{d}r

Il vient ainsi :

-2\pi L \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\big(r j(r)\big)\,\mathrm{d}r = 0

Comme 2\pi L\,\mathrm{d}r \neq 0, on obtient bien :

\boxed{\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\big(r j(r)\big) = 0}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 49

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : loi de fourier

Énoncer la loi de Fourier.

Voir l'indice

Énoncer la proportionnalité entre le vecteur densité de flux thermique et l'opposé du gradient de température.

Voir la réponse courte

Loi phénoménologique de Fourier : \vec{\jmath}_Q = -\lambda \vec{\nabla} T = -\lambda (\mathrm{d}T/\mathrm{d}r) \vec{u}_r.

Voir le corrigé complet

La loi phénoménologique de Fourier régit le transfert thermique par conduction au sein d'un milieu matériel. Elle relie le vecteur densité de flux thermique \vec{j} au gradient local de température :

\boxed{\vec{j} = -\lambda \, \overrightarrow{\mathrm{grad}}\, T}

où :

  • \vec{j} est le vecteur densité de flux thermique (en \mathrm{W\cdot m^{-2}}) ;
  • \lambda est la conductivité thermique du milieu (en \mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}}), grandeur positive caractéristique du matériau ;
  • \overrightarrow{\mathrm{grad}}\, T est le gradient de la température T (en \mathrm{K\cdot m^{-1}}).

Le signe négatif traduit le caractère spontané du transfert thermique : la chaleur s'écoule des zones les plus chaudes vers les zones les plus froides (dans le sens des températures décroissantes), conformément au second principe de la thermodynamique.

Résultat

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Question 50

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation de diffusion, coordonnée cylindrique

Montrer que le champ de température dans le tartre peut se mettre sous la forme :

où et désignent les constantes d'intégration que l'on ne cherchera pas à déterminer.

Voir l'indice

Combiner la loi de Fourier radiale avec le résultat de la question Q48 pour intégrer l'équation différentielle en température.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la composante radiale j(r) du vecteur densité de flux thermique à l'aide de la loi de Fourier et de l'expression du gradient en coordonnées cylindriques.
  2. Injecter cette expression dans l'équation différentielle obtenue à la question Q48, puis intégrer deux fois successivement par rapport à la variable radiale r.
Voir la réponse courte

En combinant \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}(r \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}) = 0, deux intégrations successives donnent T(r) = A \ln(r) + B.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Fourier rappelée à la question Q49 et l'expression du gradient pour un champ scalaire ne dépendant que de r fournie par les données :

\vec{j} = -\lambda \,\overrightarrow{\mathrm{grad}}\, T(r) = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} \vec{u}_r

La composante radiale s'écrit donc :

j(r) = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r}

En injectant cette relation dans l'équation différentielle issue du bilan thermique stationnaire (question Q48) :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left( r j(r) \right) = 0 \iff \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left( -\lambda r \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} \right) = 0

La conductivité thermique \lambda étant une constante non nulle, on obtient :

\frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}\left( r \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} \right) = 0

Une première intégration par rapport à r donne :

r \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} = A \iff \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} = \frac{A}{r}

où A est une première constante d'intégration.
Une seconde intégration par rapport à r conduit directement à :

\boxed{T(r) = A \ln(r) + B}

où B est une seconde constante d'intégration.

Résultat

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Question 51

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Notions : loi de fourier

Exprimer la composante radiale du vecteur densité de flux thermique en fonction de , et .

Voir l'indice

Dériver la température par rapport à r et multiplier par -\lambda.

Voir la réponse courte

Dérivation de la température : j(r) = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} = -\frac{\lambda A}{r}.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Fourier (question Q49), le vecteur densité de flux thermique s'écrit :

\vec{j} = -\lambda \, \overrightarrow{\mathrm{grad}}\, T

En utilisant l'expression du gradient en coordonnées cylindriques fournie dans le préambule pour un champ scalaire ne dépendant que de r :

\overrightarrow{\mathrm{grad}}\, T(r) = \frac{\mathrm{d}T(r)}{\mathrm{d}r}\,\vec{u}_r

Avec le profil de température déterminé à la question Q50, T(r) = A \ln(r) + B, la dérivée radiale vaut :

\frac{\mathrm{d}T(r)}{\mathrm{d}r} = \frac{A}{r}

Le vecteur densité de flux thermique s'écrit donc \vec{j} = j(r)\,\vec{u}_r, avec pour composante radiale :

\boxed{j(r) = -\frac{\lambda A}{r}}

Résultat

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Question 52

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Notions : flux thermique, coordonnée cylindrique

En déduire l'expression du flux thermique en fonction de , et .

Voir l'indice

Intégrer le flux traversant un cylindre de rayon r et de longueur L : \phi = j(r) \cdot 2\pi r L.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le flux thermique \phi à travers une surface cylindrique de rayon r compris entre r_0 et r_0+e et de longueur L, orientée vers l'extérieur.
  2. Injecter l'expression de la densité de flux j(r) obtenue à la question Q51 pour en déduire l'expression demandée.
Voir la réponse courte

Intégration sur la surface cylindrique latérale : \phi = 2\pi r L j(r) = -2\pi \lambda A L.

Voir le corrigé complet

Considérons une surface cylindrique fictive de rayon r (r_0 \le r \le r_0 + e) et de longueur L, coaxiale au thermoplongeur, orientée vers l'extérieur selon le vecteur unitaire radial \vec{u}_r.

L'élément de surface latérale s'écrit \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{u}_r = r\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}z\,\vec{u}_r. Par définition du flux thermique (question Q47), le flux à travers cette surface latérale vaut :

\phi = \iint_{S} \vec{j} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iint_{S} j(r)\,\vec{u}_r \cdot \vec{u}_r\,\mathrm{d}S = j(r) \iint_{S} \mathrm{d}S

car, d'après les symétries du problème, la composante radiale j(r) est uniforme sur toute la surface de rayon r.

L'aire de cette surface cylindrique étant S = 2\pi r L, on obtient :

\phi = 2\pi r L \, j(r)

En utilisant l'expression établie à la question Q51, j(r) = -\dfrac{\lambda A}{r}, il vient :

\phi = 2\pi r L \left(-\frac{\lambda A}{r}\right)
\boxed{\phi = -2\pi \lambda A L}

Résultat

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Question 53

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : résistance thermique cylindrique

Définir la résistance thermique du cylindre de tartre et en déduire son expression en fonction de et .

Voir l'indice

Définir R_t = (T_1 - T_p) / \phi et exprimer la différence de température à partir du champ logarithmique.

Voir la réponse courte

Définition R_t = \Delta T / \phi, avec \Delta T = A \ln(r_0/(r_0+e)), d'où R_t = \frac{\ln((r_0+e)/r_0)}{2\pi \lambda L}.

Voir le corrigé complet

Par analogie avec la loi d'Ohm en électricité (U = R\,I), la résistance thermique R_t d'un milieu situé entre deux surfaces isothermes à des températures différentes est le rapport de l'écart de température sur le flux thermique traversant ce milieu de la surface la plus chaude vers la plus froide :

R_t = \frac{T_1 - T_p}{\phi}

où :

  • T_1 est la température de la paroi interne en contact avec le thermoplongeur (r = r_0) ;
  • T_p est la température de la paroi externe en contact avec l'eau (r = r_0 + e), avec T_1 > T_p ;
  • \phi est le flux thermique radial traversant la couche de tartre.

D'après le résultat de la question précédente, le flux thermique s'écrit :

\phi = -2\pi\lambda A L

On en déduit directement l'expression de la résistance thermique R_t en fonction des grandeurs demandées :

\boxed{R_t = \frac{T_1 - T_p}{-2\pi\lambda A L} = \frac{T_p - T_1}{2\pi\lambda A L}}

Résultat

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Question 54

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : résistance conducto-convective, loi de newton

Déterminer l'expression de la résistance thermique résultant du transfert conducto-convectif entre la paroi de tartre et l'eau en fonction de et .

Voir l'indice

Identifier la relation de Newton \Phi = (T_p - T_e)/R_{cc} avec la surface extérieure S_{\text{ext}} = 2\pi(r_0 + e)L.

Voir la réponse courte

Loi de Newton sur la surface extérieure de rayon r_0+e : R_{cc} = \frac{1}{h S_{\text{ext}}} = \frac{1}{2\pi (r_0+e) L h}.

Voir le corrigé complet

Par analogie électrique avec la relation tension-courant, la résistance thermique associée à un transfert thermique conducto-convectif entre deux milieux à des températures différentes s'exprime par le rapport de l'écart de température sur le flux thermique échangé :

R_{cc} = \frac{T_p - T_e}{\Phi_{t \to e}}

En utilisant l'expression du flux conducto-convectif fournie par la loi de Newton :

\Phi_{t \to e} = 2\pi(r_0 + e) L h (T_p - T_e)

on obtient directement :

\boxed{R_{cc} = \frac{1}{2\pi(r_0 + e) L h}}

Résultat

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Question 55

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé

Notions : analogie électrique, résistance thermique

À l'aide d'un schéma électrique équivalent, montrer que le transfert thermique entre la paroi interne du tartre à la température et l'eau à la température est représenté par une résistance équivalente dont on précisera l'expression en fonction de et .

Voir l'indice

Associer les deux résistances en série soumises au même flux thermique traversant de l'intérieur vers le fluide.

Voir la stratégie
  1. Exploiter l'analogie électrothermique (différence de potentiel \leftrightarrow différence de température, courant électrique \leftrightarrow flux thermique).
  2. Traduire la conservation du flux thermique en régime stationnaire à travers les deux couches successives (conduction dans le tartre puis convection vers l'eau).
  3. Sommer les écarts de température pour identifier la résistance thermique équivalente de l'association en série.
Voir la réponse courte

Transferts en série à travers le tartre puis vers le fluide : R_{\text{eq}} = R_t + R_{cc}.

Voir le corrigé complet

En régime permanent et en l'absence de source d'énergie interne, le flux thermique \phi traversant la couche de tartre est intégralement transmis à l'eau :

\phi = \Phi_{t \to e}

D'après les définitions établies aux questions Q53 et Q54, les écarts de température s'écrivent :

\begin{aligned} T_1 - T_p &= R_t \, \phi \\ T_p - T_e &= R_{cc} \, \phi \end{aligned}

On peut modéliser ce transfert global par le circuit électrique équivalent suivant :

Par additivité des différences de température :

T_1 - T_e = (T_1 - T_p) + (T_p - T_e) = R_t \, \phi + R_{cc} \, \phi = (R_t + R_{cc}) \, \phi

Par identification avec la relation globale T_1 - T_e = R_{eq} \, \phi, on en déduit l'expression de la résistance thermique équivalente :

\boxed{R_{eq} = R_t + R_{cc}}

Résultat

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Question 56

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Exploitation de document

Notions : isolation thermique critique

On note l'épaisseur minimale à partir de laquelle le tartre augmente l'isolation thermique. Déterminer approximativement les 3 valeurs de , exprimées en fonction de , correspondant aux 3 différents cas présentés sur la figure 9.

Voir l'indice

Rechercher les abscisses du minimum éventuel de chaque courbe sur la figure 9 en fonction du rayon critique r_c = \lambda/h.

Voir la stratégie
  1. Rappeler le sens physique de e_{\text{min}} : c'est l'épaisseur de tartre correspondant au minimum de la résistance thermique équivalente R_{\text{eq}}, au-delà de laquelle R_{\text{eq}} augmente (le tartre commence alors à isoler thermiquement le tube).
  2. Relever sur la figure 9 l'abscisse du minimum de R_{\text{eq}} pour chacune des trois courbes correspondant aux trois valeurs du rayon r_0.
  3. Confronter les valeurs lues à la valeur théorique du rayon critique d'isolation r_c = \lambda/h.
Voir la réponse courte

Lecture sur les courbes de l'épaisseur pour laquelle R_{\text{eq}} repasse au-dessus de sa valeur en l'absence de tartre.

Voir le corrigé complet

L'isolation thermique globale est caractérisée par la résistance thermique équivalente R_{\text{eq}}. Le tartre augmente l'isolation thermique lorsque la résistance thermique équivalente dépasse sa valeur minimale, c'est-à-dire pour e > e_{\text{min}}, où e_{\text{min}} correspond au minimum de la fonction R_{\text{eq}}(e).

D'un point de vue théorique, R_{\text{eq}}(e) = R_t + R_{cc} = \frac{\ln(1+e/r_0)}{2\pi\lambda L} + \frac{1}{2\pi(r_0+e)hL}. En posant r = r_0 + e, la dérivée s'annule pour le rayon critique :

r_c = \frac{\lambda}{h} = \frac{0{,}9}{100} = 0{,}9\text{ cm} = 9\text{ mm}

L'axe des abscisses de la figure 9 étant gradué avec une échelle commune basée sur la valeur nominale r_0 = 1{,}0\text{ cm}, la lecture graphique donne pour chaque cas :

  • Cas 1 : r_0 = 1{,}0\text{ cm} (trait plein, cas où \lambda/h < r_0) :
    Le rayon initial du tube vérifie r_0 > r_c. Dès e = 0, la résistance équivalente est une fonction strictement croissante de l'épaisseur e. Le minimum est donc atteint dès le début :

    \boxed{e_{\text{min}} = 0}
  • Cas 2 : r_0 = 0{,}8\text{ cm} (trait tireté, cas où \lambda/h > r_0) :
    La courbe présente un très léger minimum au voisinage immédiat de l'origine avant de croître. On lit graphiquement :

    \boxed{e_{\text{min}} \approx 0{,}1\,r_0}

    (soit e_{\text{min}} \approx 0{,}1\text{ cm}, ce qui est parfaitement cohérent avec r_c - r_0 = 0{,}9 - 0{,}8 = 0{,}1\text{ cm}).

  • Cas 3 : r_0 = 0{,}5\text{ cm} (courbe en étoiles, cas où \lambda/h > r_0) :
    La résistance commence par décroître lorsque le tartre s'accumule (l'augmentation de la surface d'échange convectif l'emporte initialement sur la résistance conductive), passe par un minimum bien visible, puis croît à nouveau. Sur l'axe des abscisses, ce minimum se lit à :

    \boxed{e_{\text{min}} \approx 0{,}4\,r_0}

    (soit e_{\text{min}} \approx 0{,}4\text{ cm}, ce qui concorde avec r_c - r_0 = 0{,}9 - 0{,}5 = 0{,}4\text{ cm}).

Résultat

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Question 57

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : résistance thermique

En régime permanent, on souhaite maintenir la température de l'eau à . Comment évoluera la température de surface du thermoplongeur lorsque l'épaisseur de tartre deviendra supérieure à . Faut-il utiliser un rayon de thermoplongeur faible ou élevé devant pour limiter les risques de surchauffe ?

Voir l'indice

Exprimer T_1 = T_e + R_{eq}\phi et analyser l'impact d'une augmentation de R_{eq} selon le rapport entre r_0 et \lambda/h.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la température de surface T_1 du thermoplongeur en fonction du flux thermique \phi évacué en régime permanent, de la température de l'eau T_e et de la résistance thermique équivalente R_{\text{eq}}.
  2. Étudier le sens de variation de T_1 pour une épaisseur de tartre e > e_{\text{min}} à partir des courbes de la figure 9.
  3. Relier la condition r_0 < \frac{\lambda}{h} à l'existence d'une épaisseur critique non nulle e_{\text{min}} > 0 afin de conclure sur le choix recommandé pour retarder la surchauffe due à l'entartrage.
Voir la réponse courte

Quand R_{\text{eq}} augmente, T_1 augmente pour évacuer \phi (surchauffe) ; il faut un grand rayon pour rester dans la zone où le tartre isole.

Voir le corrigé complet

En régime permanent, le thermoplongeur dissipe une puissance thermique constante \phi = P imposée par effet Joule. Le flux thermique s'exprime à travers l'analogie électrothermique par :

\phi = \frac{T_1 - T_e}{R_{\text{eq}}} \iff T_1 = T_e + R_{\text{eq}} \, \phi

La température de l'eau T_e et le flux \phi étant fixés :

  • D'après la définition de e_{\text{min}} et l'allure des courbes de la figure 9, la résistance thermique équivalente R_{\text{eq}} est une fonction strictement croissante de l'épaisseur e pour e > e_{\text{min}}.
  • Par conséquent, lorsque l'épaisseur de tartre devient supérieure à e_{\text{min}}, la température de surface T_1 du thermoplongeur augmente.
\boxed{\text{Pour } e > e_{\text{min}}, \text{ la température de surface } T_1 \text{ augmente avec l'épaisseur de tartre.}}

Pour limiter les risques de surchauffe liés à l'apparition du calcaire :

  • Si le rayon est inférieur au rayon critique (r_0 < \frac{\lambda}{h}), on dispose d'une plage d'épaisseur 0 < e < e_{\text{min}} sur laquelle R_{\text{eq}}(e) < R_{\text{eq}}(0) : l'apparition du dépôt de tartre commence par accroître la surface d'échange convectif plus rapidement que la résistance conductive, ce qui refroidit la paroi (T_1 diminue) et retarde l'apparition d'une surchauffe.
  • En revanche, si r_0 \ge \frac{\lambda}{h}, on a e_{\text{min}} = 0 : dès les premières traces de tartre, R_{\text{eq}} croît et T_1 s'élève immédiatement.

Il faut donc choisir un rayon de thermoplongeur r_0 faible devant \frac{\lambda}{h} (r_0 < \frac{\lambda}{h}).

\boxed{\text{Il faut utiliser un rayon } r_0 \text{ faible devant } \frac{\lambda}{h} \;\left(r_0 < \frac{\lambda}{h}\right).}

Résultat

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Question 58

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : diffusivité thermique, analyse dimensionnelle

Montrer que la dimension de la diffusivité thermique du milieu est une longueur au carré par unité de temps.

Voir l'indice

Utiliser l'analyse dimensionnelle en identifiant les dimensions spatiales et temporelles de chaque terme dans l'équation de la chaleur.

Voir la stratégie
  1. Identifier la dimension des deux membres de l'équation de la diffusion thermique D\,\Delta T = \dfrac{\partial T}{\partial t} rappelée dans l'énoncé.
  2. Déduire directement la dimension [D] de la diffusivité thermique.
Voir la réponse courte

Dimension déduite de [D] = [\lambda] / ([\rho] [c]) = \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-1}, cohérent avec l'équation de la chaleur \partial T/\partial t = D \Delta T.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de diffusion thermique fournie par l'énoncé :

D\,\Delta T = \frac{\partial T}{\partial t}

Par analyse dimensionnelle :

  • Le laplacien \Delta T fait intervenir des dérivées spatiales secondes de la température par rapport aux coordonnées spatiales, d'où :

    [\Delta T] = \frac{[T]}{\mathrm{L}^2}
  • La dérivée temporelle \dfrac{\partial T}{\partial t} a pour dimension :

    \left[\frac{\partial T}{\partial t}\right] = \frac{[T]}{\mathrm{T}}

L'homogénéité de l'équation impose donc :

\begin{aligned} [D] \cdot [\Delta T] &= \left[\frac{\partial T}{\partial t}\right] \\ [D] \cdot \frac{[T]}{\mathrm{L}^2} &= \frac{[T]}{\mathrm{T}} \end{aligned}

On en déduit :

\boxed{[D] = \mathrm{L}^2 \cdot \mathrm{T}^{-1}}

La dimension de la diffusivité thermique D est bien une longueur au carré par unité de temps (soit en \text{m}^2\cdot\text{s}^{-1} dans le Système international).

Résultat

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Question 59

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : temps caractéristique de diffusion

On note la durée d'établissement du régime permanent au sein du thermoplongeur assimilé à une tige d'acier de rayon et la durée d'établissement du régime permanent au sein d'un dépôt de tartre d'épaisseur . Déterminer l'ordre de grandeur du rapport .

Voir l'indice

Estimer les temps caractéristiques de diffusion thermique par la relation d'ordre de grandeur \tau \sim L^2 / D.

Voir la stratégie
  1. Associer à l'équation de diffusion thermique un temps caractéristique d'établissement du régime permanent par analyse dimensionnelle : \tau \sim \frac{\ell^2}{D}, où \ell est la dimension spatiale caractéristique du milieu.
  2. Exprimer les diffusivités thermiques D_a de l'acier et D_t du tartre à l'aide des données du tableau 2.
  3. Établir le rapport des durées \frac{\tau_a}{\tau_t} en prenant \ell_a = r_0 et \ell_t = e \approx r_0, puis en déduire son ordre de grandeur.
Voir la réponse courte

Rapport des durées caractéristiques \tau_a/\tau_t \approx (D_t/D_a) (r_0/e)^2 \approx D_{\text{tartre}} / D_{\text{acier}} \ll 1.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de diffusion de la chaleur et l'analyse dimensionnelle réalisée à la question Q58, le temps caractéristique d'établissement du régime permanent sur une longueur \ell est relié à la diffusivité thermique D par la relation d'ordre de grandeur :

\tau \sim \frac{\ell^2}{D} = \frac{\ell^2 \mu c}{\lambda}

Pour la tige d'acier de rayon \ell_a = r_0 = 1\text{ cm} :

\tau_a \sim \frac{r_0^2}{D_a} \quad \text{avec} \quad D_a = \frac{\lambda_a}{\mu_a c_a}

Numériquement, pour l'acier :

D_a = \frac{15}{8\,000 \times 500} = \frac{15}{4{,}0 \cdot 10^6} = 3{,}75 \cdot 10^{-6}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}

Pour le dépôt de tartre d'épaisseur \ell_t = e \approx r_0 :

\tau_t \sim \frac{e^2}{D_t} \approx \frac{r_0^2}{D_t} \quad \text{avec} \quad D_t = \frac{\lambda_t}{\mu_t c_t}

Numériquement, pour le tartre :

D_t = \frac{0{,}9}{2\,500 \times 900} = \frac{0{,}9}{2{,}25 \cdot 10^6} = 4{,}0 \cdot 10^{-7}\text{ m}^2\cdot\text{s}^{-1}

Comme l'épaisseur de tartre est du même ordre que le rayon de la tige (e \approx r_0), le rapport des durées d'établissement s'écrit :

\frac{\tau_a}{\tau_t} \approx \frac{D_t}{D_a} = \frac{\lambda_t}{\lambda_a} \times \frac{\mu_a c_a}{\mu_t c_t}

En remplaçant par les valeurs numériques :

\frac{\tau_a}{\tau_t} \approx \frac{4{,}0 \cdot 10^{-7}}{3{,}75 \cdot 10^{-6}} = \frac{4{,}0}{37{,}5} \approx 0{,}11

L'ordre de grandeur cherché est donc :

\boxed{\frac{\tau_a}{\tau_t} \sim 10^{-1}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 60

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : résistance thermique

Commenter les recommandations des constructeurs.

Voir l'indice

Confronter le rapport des temps d'établissement et l'augmentation de la température de résistance aux mises en garde du fabricant.

Voir la réponse courte

Le tartre retarde le transfert et fait surchauffer la résistance électrique, réduisant le rendement et la durée de vie.

Voir le corrigé complet

Les recommandations des constructeurs mentionnent deux conséquences néfastes de l'entartrage :

  1. Le risque accru de surchauffe :

    • D'après l'étude menée aux questions Q56 et Q57, dès que l'épaisseur de calcaire dépasse e_{\text{min}}, la résistance thermique équivalente R_{\text{eq}} augmente avec l'épaisseur e.
    • En régime de fonctionnement à puissance électrique nominale P \approx \phi, la température de surface du thermoplongeur vaut :

      T_1 = T_e + R_{\text{eq}} \, \phi

      Une augmentation de R_{\text{eq}} impose donc une élévation notable de la température T_1 du tube et du fil résistif interne, ce qui accélère la dégradation des isolants électriques et peut conduire à la rupture (fusion) de la résistance chauffante.

    • De plus, le résultat de la question Q59 (\tau_t \approx 10\,\tau_a) montre que le calcaire présente une très faible diffusivité thermique, créant une forte inertie thermique qui piège la chaleur au cœur du thermoplongeur.
  2. La surconsommation d'énergie :

    • D'un point de vue thermodynamique strict, pour une cuve parfaitement isolée, l'énergie minimale requise pour élever la température de l'eau dépend uniquement de sa capacité thermique (Q = m_e c_e \Delta T_e).
    • Cependant, dans un chauffe-eau réel, une température interne T_1 nettement plus élevée et un temps de transfert thermique allongé entraînent :

      • une augmentation des déperditions thermiques parasites vers l'extérieur (au niveau des fixations et raccords du thermoplongeur, où la température est plus haute) ;
      • une énergie thermique stockée inutilement dans la gangue de calcaire elle-même (m_{\text{tartre}} c_{\text{tartre}} \Delta T) ;
      • une réponse thermique retardée de la sonde thermostatique (si elle est elle-même entartrée), provoquant un déphasage de la régulation et des cycles de surchauffe de l'eau.
\boxed{\text{Les recommandations des constructeurs sont pleinement justifiées par l'isolation thermique indésirable du tartre.}}

Résultat

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III.2 · Électrode sacrificielle de magnésium

Question 61

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : réaction d'oxydoréduction

Établir l'équation de la réaction menant des ions fer(II) à la formation de rouille .

Voir l'indice

Écrire la réaction d'oxydation de \mathrm{Fe}^{2+} en \mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_3 par le dioxygène dissous en milieu aqueux.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux couples d'oxydoréduction mis en jeu : l'oxydation des ions fer(II) \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} en rouille \mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{3(\mathrm{s})} et la réduction du dioxygène dissous \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} en eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}.
  2. Écrire les demi-équations électroniques associées.
  3. Combiner ces demi-équations pour éliminer les électrons échangés et obtenir l'équation de la réaction bilan.
Voir la réponse courte

Demi-équations électroniques combinées : 2\mathrm{Fe}^{2+} + 3\mathrm{H}_2\mathrm{O} = \mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_3 + 6\mathrm{H}^+ + 2\mathrm{e}^-.

Voir le corrigé complet

Les demi-équations d'oxydoréduction associées aux deux couples sont :

  • Oxydation du fer(II) (\mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{3(\mathrm{s})} / \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})}) :

    2\,\mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = \mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{3(\mathrm{s})} + 6\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-
  • Réduction du dioxygène (\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} / \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}) :

    \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}

En multipliant la première équation par 2 et en la sommant à la seconde pour éliminer les 4 électrons échangés, on obtient :

\begin{aligned} 4\,\mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 6\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} + \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} &\longrightarrow 2\,\mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{3(\mathrm{s})} + 12\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} \end{aligned}

Après simplification des molécules d'eau et des ions \mathrm{H}^+ :

\boxed{4\,\mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} \longrightarrow 2\,\mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{3(\mathrm{s})} + 8\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})}}

Remarque : Pour un milieu modérément basique (7 < \mathrm{pH} < 9), en combinant avec l'autoprotolyse de l'eau (8\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 8\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} = 8\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}), l'équation s'écrit également :

4\,\mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 8\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} \longrightarrow 2\,\mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{3(\mathrm{s})} + 4\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}

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Question 62

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph

Justifier la position relative de chacune des espèces sur le diagramme de la figure 10.

Voir l'indice

Classer les espèces verticalement selon leur nombre d'oxydation et horizontalement selon leur caractère basique.

Voir la stratégie
  1. Déterminer le nombre d'oxydation du magnésium dans chacune des trois espèces considérées pour justifier leur disposition selon l'axe des potentiels (axe vertical).
  2. Comparer le caractère acido-basique des espèces de même degré d'oxydation pour justifier leur disposition selon l'axe des \mathrm{pH} (axe horizontal).
Voir la réponse courte

Classement par degrés d'oxydation croissants verticalement et par états de déprotonation/précipitation croissants de gauche à droite.

Voir le corrigé complet

1. Selon l'axe vertical (axe des potentiels E) : L'ordonnée d'un diagramme potentiel-\mathrm{pH} classe les espèces selon leur degré d'oxydation : les formes les plus oxydées (degré d'oxydation le plus élevé) occupent le haut du diagramme, tandis que les formes les plus réduites occupent le bas.

  • Dans le magnésium métallique \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}, le nombre d'oxydation vaut :

    \mathrm{n.o.}(\mathrm{Mg}) = 0
  • Dans l'ion magnésium \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})}, le nombre d'oxydation vaut :

    \mathrm{n.o.}(\mathrm{Mg}) = +\mathrm{II}
  • Dans le précipité d'hydroxyde de magnésium \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})}, avec les anions hydroxyde \mathrm{HO}^-, le nombre d'oxydation vaut :

    \mathrm{n.o.}(\mathrm{Mg}) = +\mathrm{II}

Le métal \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}, au nombre d'oxydation le plus faible (0), est le réducteur du système : son domaine d'existence se situe donc en bas du diagramme (aux potentiels les plus faibles). Les deux espèces au nombre d'oxydation +\mathrm{II} se situent au-dessus de \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}.

2. Selon l'axe horizontal (axe des \mathrm{pH}) : L'abscisse classe les espèces de même degré d'oxydation selon leur caractère acido-basique : les formes les plus acides prédominent à faible \mathrm{pH} (à gauche) et les formes les plus basiques à fort \mathrm{pH} (à droite).

La réaction de précipitation de l'hydroxyde de magnésium s'écrit :

\mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} \quad \Longleftrightarrow \quad \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})}

L'ion \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} libère des protons pour former \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} : \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} est l'espèce acide et \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} est l'espèce basique. Par conséquent :

  • \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} occupe le domaine à faible \mathrm{pH} (en haut à gauche) ;
  • \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} occupe le domaine à fort \mathrm{pH} (en haut à droite).
\boxed{\text{En bas : } \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} \,(\mathrm{n.o.}=0) \quad ; \quad \text{En haut à gauche : } \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} \,(+\mathrm{II}, \text{acide}) \quad ; \quad \text{En haut à droite : } \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} \,(+\mathrm{II}, \text{basique}) }

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Question 63

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : formule de nernst, diagramme potentiel-ph

Déterminer, par le calcul, l'équation de la frontière séparant et . Est-ce en accord avec le diagramme ?

Voir l'indice

Appliquer la formule de Nernst pour le couple \mathrm{Mg}^{2+}/\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} en prenant [\mathrm{Mg}^{2+}] = C_t.

Voir la réponse courte

Pour \mathrm{Mg}^{2+}/\mathrm{Mg}, E = E^\circ + \frac{0{,}06}{2}\log([\mathrm{Mg}^{2+}]/c^\circ) = \text{cste} (ligne horizontale), en accord avec le diagramme.

Voir le corrigé complet

Le couple d'oxydoréduction mis en jeu est \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})}/\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}, dont la demi-équation électronique s'écrit :

\mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}

D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K} (avec le facteur de Nernst usuel \frac{R T \ln 10}{F} \approx 0{,}06\text{ V} employé dans l'énoncé) :

E = E_2^\circ + \frac{0{,}06}{2}\log\left(\frac{[\mathrm{Mg}^{2+}]}{c^\circ}\right)

où c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} est la concentration standard et l'activité du magnésium solide vaut a(\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}) = 1.

À la frontière séparant le domaine de prédominance de l'ion soluble \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} et le domaine d'existence du solide \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}, la concentration en ions magnésium est égale à la concentration de tracé imposée :

[\mathrm{Mg}^{2+}] = C_t = 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

En remplaçant par les valeurs numériques (E_2^\circ = -2{,}37\text{ V}) :

\begin{aligned} E &= -2{,}37 + 0{,}03 \times \log(10^{-6}) \\ &= -2{,}37 + 0{,}03 \times (-6) \\ &= -2{,}37 - 0{,}18 \\ &= -2{,}55\text{ V} \end{aligned}

L'équation de la frontière est donc :

\boxed{E = -2{,}55\text{ V}}

Comparaison avec le diagramme : L'équation obtenue est indépendante du \mathrm{pH}, ce qui correspond à une droite horizontale. Sur la figure 10, la frontière séparant les domaines de \mathrm{Mg}^{2+} et de \mathrm{Mg} est bien un segment de droite horizontal situé exactement à l'ordonnée E = -2{,}55\text{ V} (à mi-chemin entre -2{,}5\text{ V} et -2{,}6\text{ V}), pour les \mathrm{pH} inférieurs à environ 11{,}6. Le résultat calculé est donc en parfait accord avec le diagramme.

Résultat

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Question 64

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : formule de nernst, diagramme potentiel-ph

Déterminer, par le calcul, la pente de la frontière séparant et .

Voir l'indice

Écrire la demi-équation redox entre l'hydroxyde solide et le métal, puis déterminer le terme en \mathrm{pH} de la formule de Nernst.

Voir la stratégie
  1. Écrire la demi-équation d'oxydoréduction associée au couple \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} / \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}, en faisant intervenir les ions \mathrm{H}^+ (ou \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+) et les électrons.
  2. Appliquer la formule de Nernst à 298\text{ K} en tenant compte des activités des phases condensées pures (a = 1).
  3. Identifier la dépendance en \mathrm{pH} pour déterminer la pente de la droite frontière.
Voir la réponse courte

Demi-équation \mathrm{Mg(OH)}_2 + 2\mathrm{H}^+ + 2\mathrm{e}^- = \mathrm{Mg} + 2\mathrm{H}_2\mathrm{O} d'où une pente Nernstienne de -0{,}06\text{ V/pH}.

Voir le corrigé complet

La demi-équation électronique reliant l'hydroxyde de magnésium \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} (nombre d'oxydation +\mathrm{II}) et le magnésium métallique \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} (nombre d'oxydation 0) s'écrit :

\mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}

À T = 298\text{ K}, la formule de Nernst donne pour le potentiel d'électrode :

E = E^\circ(\mathrm{Mg(OH)}_2/\mathrm{Mg}) + \frac{0{,}06}{2}\,\log\left( \frac{a(\mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})})\cdot a(\mathrm{H}^+)^2}{a(\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})})\cdot a(\mathrm{H}_2\mathrm{O})^2} \right)

Les espèces \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} et \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} étant des solides purs et l'eau étant le solvant, leurs activités chimiques valent 1 (a = 1). L'activité des ions \mathrm{H}^+ est assimilée au rapport de sa concentration à la concentration de référence c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

\begin{aligned} E &= E^\circ(\mathrm{Mg(OH)}_2/\mathrm{Mg}) + \frac{0{,}06}{2}\,\log\left([\mathrm{H}^+]^2\right) \\ &= E^\circ(\mathrm{Mg(OH)}_2/\mathrm{Mg}) - 0{,}06\,\mathrm{pH} \end{aligned}

La pente p de la frontière séparant \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} et \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} vaut donc :

\boxed{p = -0{,}06\text{ V par unité de pH}}

Résultat

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Question 65

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : diagramme potentiel-ph, corrosion

On suppose qu'une variation de température modifie peu les frontières. Conclure sur la stabilité du magnésium dans l'eau et dans le dioxygène.

Voir l'indice

Comparer la position du domaine du magnésium solide par rapport à ceux de stabilité de l'eau et de réduction du dioxygène.

Voir la stratégie
  1. Comparer le domaine d'existence du magnésium solide \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} au domaine de stabilité thermodynamique de l'eau délimité par E_3(\mathrm{pH}) et E_4(\mathrm{pH}).
  2. Identifier la disjonction des domaines pour statuer sur la stabilité thermodynamique du magnésium métallique vis-à-vis de l'eau et du dioxygène.
Voir la réponse courte

Le domaine du magnésium est situé bien en dessous de celui de l'eau : \mathrm{Mg} est thermodynamiquement instable dans l'eau et s'oxyde spontanément.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, les frontières du domaine de stabilité de l'eau sont :

  • frontière inférieure (réduction de l'eau en \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}) : E_3 = -0{,}06\,\mathrm{pH} ;
  • frontière supérieure (oxydation de l'eau en \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}) : E_4 = 1{,}23 - 0{,}06\,\mathrm{pH}.

Pour tout \mathrm{pH} \in [0\,;\,14], la frontière inférieure varie entre 0\text{ V} et -0{,}84\text{ V}.

D'après le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} du magnésium (figure 10 et question Q63), le domaine d'existence du magnésium métallique \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} est situé à des potentiels :

E < -2{,}55\text{ V} \quad (\text{pour } \mathrm{pH} \le 11{,}5)

et à des potentiels encore plus faibles pour \mathrm{pH} > 11{,}5.

Ainsi, pour toute valeur de \mathrm{pH} :

E(\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}) \ll E_3 < E_4
  • Stabilité dans l'eau : Le domaine de \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} est entièrement situé en dessous du domaine de stabilité de l'eau (domaines disjoints). Le magnésium solide est donc thermodynamiquement instable dans l'eau : il réduit spontanément l'eau selon la réaction :

    \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} \longrightarrow \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}
  • Stabilité dans le dioxygène : Le domaine du dioxygène se situe au-dessus de E_4, donc à des potentiels très largement supérieurs à celui de \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}. Le magnésium est donc thermodynamiquement très instable en présence de dioxygène et s'oxyde spontanément et quantitativement.
\boxed{\text{Le magnésium solide est thermodynamiquement instable tant dans l'eau que dans le dioxygène.}}

Résultat

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Question 66

Application directeTemps estimé : ≈ 1 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : anode

Rappeler la définition d'une anode.

Voir l'indice

Rappeler qu'une anode est par définition l'électrode où se déroule une réaction d'oxydation.

Voir la réponse courte

L'anode est l'électrode où a lieu une réaction d'oxydation (perte d'électrons).

Voir le corrigé complet

En électrochimie, par définition :

\boxed{\text{L'anode est l'électrode où se produit une réaction d'oxydation.}}

C'est à l'anode que des électrons sont cédés par le réducteur au circuit électrique extérieur.

Résultat

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Question 67

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : protection cathodique, anode sacrificielle

Quel rôle joue l'électrode de magnésium (anode ou cathode) ? Justifier.

Voir l'indice

Comparer les potentiels standard des couples du fer et du magnésium pour désigner le métal qui s'oxyde préférentiellement.

Voir la réponse courte

Le magnésium s'oxyde plus facilement que le fer (E^\circ_{\mathrm{Mg}} < E^\circ_{\mathrm{Fe}}), donc il joue le rôle d'anode sacrificielle.

Voir le corrigé complet

Les potentiels standard des deux métaux en présence valent respectivement :

E^\circ(\mathrm{Fe}^{2+}/\mathrm{Fe}) = -0{,}44\text{ V} \quad \text{et} \quad E^\circ(\mathrm{Mg}^{2+}/\mathrm{Mg}) = -2{,}37\text{ V}

Le potentiel standard du couple du magnésium est nettement inférieur à celui du fer : le magnésium est donc un réducteur plus fort que le fer.

Conformément à l'énoncé, le métal le plus réducteur sert d'anode. Au cours du fonctionnement, le magnésium subit une réaction d'oxydation :

\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-

Le siège d'une oxydation étant par définition l'anode (question Q66) :

\boxed{\text{L'électrode de magnésium joue le rôle d'anode.}}

Résultat

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Question 68

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pile, équation d'oxydoréduction

En déduire la demi-équation d'oxydo-réduction qui se déroule au niveau de l'anode et celle qui se déroule au niveau de la cathode.

Voir l'indice

Écrire la demi-équation d'oxydation pour l'anode de magnésium et la demi-équation de réduction de l'oxygène dissous pour la cathode.

Voir la réponse courte

Anode : oxydation \mathrm{Mg} = \mathrm{Mg}^{2+} + 2\mathrm{e}^- ; Cathode (sur l'acier) : réduction de l'oxygène dissous \mathrm{O}_2 + 2\mathrm{H}_2\mathrm{O} + 4\mathrm{e}^- = 4\mathrm{HO}^-.

Voir le corrigé complet

D'après les questions précédentes :

  • À l'anode (électrode de magnésium), il se produit une oxydation : le magnésium métallique perd des électrons pour former des ions magnésium(II) :

    \boxed{\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-}
  • À la cathode (paroi en acier de la cuve), il se produit une réduction : le dioxygène dissous \mathrm{O}_{2(\mathrm{d})} capte les électrons en milieu aqueux pour former des ions hydroxyde \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} :

    \boxed{\mathrm{O}_{2(\mathrm{d})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} + 4\,\mathrm{e}^- \longrightarrow 4\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}}

En multipliant la demi-équation anodique par 2 et en l'ajoutant à la demi-équation cathodique, on retrouve bien l'équation bilan globale fournie par le texte :

\mathrm{O}_{2(\mathrm{d})} + 2\,\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} \longrightarrow 2\,\mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}

Résultat

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Question 69

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pile, schéma de cellule

Associer, à chaque numéro de 1 à 7 de la figure 11, le terme manquant sur les lignes en pointillés, en choisissant parmi les termes suivants : anode, cathode, sens des électrons, sens du courant électrique, , et .

Voir l'indice

Identifier les flux d'électrons dans le conducteur métallique, le sens conventionnel du courant et la migration des espèces ioniques.

Voir la stratégie
  1. Identifier les rôles des deux électrodes déterminés aux questions Q67 et Q68 : l'électrode de magnésium est le siège de l'oxydation (anode) et la cuve en fer au niveau des micro-porosités est le siège de la réduction (cathode).
  2. Identifier les espèces chimiques échangées avec la solution aqueuse au niveau de chaque électrode à partir des demi-équations d'oxydoréduction.
  3. Déterminer le sens de circulation des porteurs de charge dans le conducteur métallique reliant l'anode et la cathode : les électrons circulent de l'anode vers la cathode, tandis que le courant électrique conventionnel circule en sens inverse.
Voir la réponse courte

Remplissage des légendes du schéma de protection cathodique : flux d'électrons, de courant et d'espèces chimiques.

Voir le corrigé complet

D'après les questions Q67 et Q68 :

  • À l'électrode de magnésium, il se produit l'oxydation : \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-.

    • Cette électrode constitue l'anode (repère 5).
    • Les ions formés et libérés dans l'eau sont les ions \mathbf{Mg^{2+}} (repère 4, flèche issue du magnésium vers la solution).
  • Au niveau de la cuve en acier (micro-porosité), il se produit la réduction du dioxygène dissous : \mathrm{O}_{2(\mathrm{d})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} + 4\,\mathrm{e}^- \longrightarrow 4\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}.

    • La cuve joue donc le rôle de cathode (repère 3).
    • L'espèce consommée à la surface est le dioxygène dissous \mathbf{O_{2(d)}} (repère 1, flèche dirigée vers la micro-porosité).
    • L'espèce produite et diffusant dans l'eau est l'ion hydroxyde \mathbf{HO^-} (repère 2, flèche s'éloignant de la micro-porosité).
  • Dans le circuit métallique reliant les deux électrodes :

    • Les électrons générés à l'anode (magnésium, à gauche) se déplacent vers la cathode (cuve, à droite). La flèche dirigée vers la droite correspond donc au sens des électrons (repère 6).
    • Par convention, le courant électrique circule en sens opposé aux électrons (de la cathode vers l'anode dans le conducteur métallique, c'est-à-dire vers la gauche). La flèche dirigée vers la gauche correspond donc au sens du courant électrique (repère 7).

On obtient ainsi l'association complète :

\boxed{ \begin{aligned} \mathbf{1} &\;:\; \mathrm{O}_{2(\mathrm{d})} \\ \mathbf{2} &\;:\; \mathrm{HO}^- \\ \mathbf{3} &\;:\; \text{cathode} \\ \mathbf{4} &\;:\; \mathrm{Mg}^{2+} \\ \mathbf{5} &\;:\; \text{anode} \\ \mathbf{6} &\;:\; \text{sens des électrons} \\ \mathbf{7} &\;:\; \text{sens du courant électrique} \end{aligned} }

Résultat

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Question 70

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : protection cathodique

Justifier le nom d'électrode sacrificielle donné à l'électrode de magnésium.

Voir l'indice

Expliquer que le magnésium se corrode volontairement pour maintenir le fer sous sa forme réduite et intacte.

Voir la réponse courte

L'électrode de magnésium se corrode et se consomme progressivement pour maintenir la paroi d'acier dans sa zone d'immunité.

Voir le corrigé complet

Le magnésium solide possède un potentiel standard d'oxydoréduction (E_2^\circ = -2{,}37\text{ V}) nettement inférieur à celui du fer (E_1^\circ = -0{,}44\text{ V}). Il est donc beaucoup plus réducteur que le fer constituant la cuve.

En étant relié électriquement à la cuve en acier :

  • le magnésium constitue l'anode et subit une oxydation préférentielle :

    \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-
  • la cuve en acier joue le rôle de cathode, polarisée cathodiquement (chargée en électrons), où a lieu la réduction du dioxygène dissous. Le fer ne s'oxyde donc pas et reste intact ;
  • le magnésium s'érode et se consomme progressivement au profit de la préservation de la cuve en acier.
\boxed{\text{L'électrode de magnésium est dite \guillemotleft{} sacrificielle \guillemotright{} car elle se corrode et se détruit à la place de la cuve en acier qu'elle protège.}}

Résultat

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Question 71

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1

Notions : équilibre chimique, diagramme potentiel-ph

La consommation de l'électrode sacrificielle favorise-t-elle la formation de calcaire ? Justifier. On se reportera à la figure 6. On négligera la formation du précipité qui, pour une faible concentration d'ions , se forme à un trop élevé.

Voir l'indice

Noter que la réduction cathodique produit des ions \mathrm{HO}^-, ce qui augmente localement le \mathrm{pH} et diminue la solubilité du calcaire.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'effet de la réaction de fonctionnement de l'électrode sacrificielle sur le \mathrm{pH} de l'eau.
  2. Exploiter la figure 6 pour déduire l'effet de cette variation de \mathrm{pH} sur la solubilité s du carbonate de calcium.
  3. Conclure quant à la précipitation du calcaire.
Voir la réponse courte

La réduction de l'oxygène libère des ions \mathrm{HO}^-, ce qui augmente localement le pH et favorise ainsi la précipitation du calcaire.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de la réaction globale de protection cathodique :

\mathrm{O}_{2(\mathrm{d})} + 2\,\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} \longrightarrow 2\,\mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}

la dissolution de l'électrode sacrificielle de magnésium s'accompagne d'une production d'ions hydroxyde \mathrm{HO}^-, ce qui entraîne une augmentation locale et globale du \mathrm{pH} de l'eau contenue dans la cuve.

D'après la figure 6, le cologarithme de la solubilité \mathrm{p}s = -\log(s) est une fonction strictement croissante du \mathrm{pH} (en particulier sur la gamme de \mathrm{pH} des eaux sanitaires) :

\mathrm{pH} \nearrow \quad \Longrightarrow \quad \mathrm{p}s \nearrow \quad \Longrightarrow \quad s \searrow

La diminution de la solubilité s du carbonate de calcium \mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})} favorise sa précipitation : le calcaire se dépose plus facilement.

\boxed{\text{Oui, la consommation de l'électrode sacrificielle favorise la formation de calcaire.}}

Résultat

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Question 72

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : loi de faraday, dimensionnement

Au contact du magnésium, la cuve est parcourue par une densité de courant de l'ordre de . Estimer la durée de vie en jours de l'électrode de magnésium.

Voir l'indice

Exprimer la charge totale libérée Q = 2 n(\mathrm{Mg}) F et la relier à l'intensité du courant de corrosion I = j_e S_c.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la masse puis la quantité de matière initiale de magnésium contenue dans l'électrode à partir de sa masse volumique et de son volume.
  2. Relier la quantité d'électricité totale Q_{\text{tot}} disponible au nombre de moles d'électrons libérés lors de l'oxydation complète du magnésium (z = 2).
  3. Exprimer le courant total I traversant la cuve à partir de la densité de courant j_e et de la surface intérieure S_c.
  4. En déduire la durée de fonctionnement \Delta t = Q_{\text{tot}} / I, utiliser l'aide au calcul pour obtenir la valeur en secondes, puis convertir le résultat en jours.
Voir la réponse courte

Loi de Faraday : m = \frac{M I \Delta t}{n F} avec I = j_e S_{\text{cuve}}, d'où une durée de vie \Delta t = \frac{2 F \rho V_{\text{anode}}}{j_e S M} convertie en jours.

Voir le corrigé complet

L'oxydation du magnésium à l'anode s'écrit :

\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-

Chaque mole de magnésium consommée libère donc z = 2\text{ mol} d'électrons.

La masse de magnésium constituant l'électrode sacrificielle est donnée par :

m(\mathrm{Mg}) = \rho(\mathrm{Mg}) \cdot V

La quantité de matière correspondante vaut :

n(\mathrm{Mg}) = \frac{\rho(\mathrm{Mg}) \cdot V}{M(\mathrm{Mg})}

La charge électrique totale que peut délivrer l'électrode jusqu'à sa disparition complète est donc :

Q_{\text{tot}} = n(\mathrm{e}^-) \cdot F = 2 \, n(\mathrm{Mg}) \cdot F = \frac{2\,\rho(\mathrm{Mg}) \cdot V \cdot F}{M(\mathrm{Mg})}

L'intensité I du courant électrique traversant la cuve de surface intérieure S_c sous la densité de courant j_e est :

I = j_e \cdot S_c

La durée de vie \Delta t de l'électrode sacrificielle s'exprime donc par :

\begin{aligned} \Delta t &= \frac{Q_{\text{tot}}}{I} = \frac{2\,\rho(\mathrm{Mg})\,V\,F}{M(\mathrm{Mg})\,j_e\,S_c} \end{aligned}

Effectuons l'application numérique en unités du Système International :

  • \rho(\mathrm{Mg}) = 1{,}74\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} = 1{,}74 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 1{,}74 \cdot 10^6\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} ;
  • V = 2{,}0 \cdot 10^{-4}\text{ m}^3 ;
  • M(\mathrm{Mg}) = 24{,}3\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • F = 96\,500\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} = 9{,}65 \cdot 10^4\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • j_e = 50\text{ mA}\cdot\text{m}^{-2} = 50 \cdot 10^{-3}\text{ A}\cdot\text{m}^{-2} ;
  • S_c = 3{,}0\text{ m}^2, d'où j_e S_c = 0{,}15\text{ A} = 15 \cdot 10^{-2}\text{ A}.

En réorganisant les termes pour faire apparaître l'aide au calcul :

\begin{aligned} \Delta t &= \frac{2 \times (1{,}74 \cdot 10^6\text{ g}\cdot\text{m}^{-3}) \times (2{,}0 \cdot 10^{-4}\text{ m}^3) \times (9{,}65 \cdot 10^4\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1})}{(24{,}3\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}) \times (15 \cdot 10^{-2}\text{ A})} \\ &= \frac{4 \times 1{,}74 \times 9{,}65}{2{,}43 \times 15} \cdot 10^7\text{ s} \end{aligned}

D'après l'aide aux calculs fournie :

\frac{4 \times 1{,}74 \times 9{,}65}{2{,}43 \times 15} = 1{,}8

On en déduit la durée en secondes :

\Delta t = 1{,}8 \cdot 10^7\text{ s}

La durée de vie en jours s'obtient alors en divisant par le nombre de secondes par jour (1\text{ jour} = 86\,400\text{ s}) :

\Delta t_{\text{jours}} = \frac{1{,}8 \cdot 10^7}{86\,400} = \frac{1\,800}{8{,}64} \approx 208\text{ jours}

En conservant deux chiffres significatifs :

\boxed{\Delta t_{\text{jours}} \approx 2{,}1 \cdot 10^2\text{ jours} \quad (\approx 7\text{ mois})}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 ?

Surtout 4 chapitres : Diffusion thermique et diffusion de particules (19 % des questions), Réactions en solution aqueuse : acide-base, précipitation, complexation (17 %), Machines thermiques et systèmes ouverts (16 %, partie I) et Oxydoréduction et électrochimie (16 %). Plus ponctuellement : Premier et second principes de la thermodynamique, Circuits électriques et régimes transitoires, Amplificateur linéaire intégré et oscillateurs électroniques, Atomistique, liaisons et cristallographie et Thermodynamique chimique et équilibres.

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 46 questions sur 72 (64 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la partie II en entier (Q20 à Q32), la sous-partie III.1.A (Q33 à Q46) et la sous-partie III.2 (Q61 à Q72). Avec les autres programmes de première année : 54 en MPSI, 59 en PCSI, 54 en PTSI, 20 en MP2I et 41 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 ?

Environ 3 h 45 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 2 h).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q72 (loi de faraday).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 ?

Questions de cours : Q3 (machine thermique), Q5 (isotherme), Q7 (premier principe), Q8 (second principe), Q9 (coefficient de performance), Q20 (mesure de résistance), Q22 (diode idéale), Q24 (amplificateur opérationnel)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (premier principe), Q6 (diagramme de clapeyron), Q10 (cycle de carnot), Q25 (pont diviseur de tension), Q31 (cycle d'hystérésis), Q34 (schéma de lewis), Q37 (diagramme de distribution), Q55 (analogie électrique)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (67 sur 72), par exemple : Q1 à Q24, Q26, Q28 à Q47, Q49 et Q51 à Q71. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q25, Q27, Q48 et Q50.

Le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Quelle a été la moyenne au sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 ?

Moyenne : 9,79/20 (écart-type 3,54, 1 276 présents).

Quelle surface utiliser pour calculer le courant en Q72 ?

La surface de la cuve en acier. L'énoncé précisant que la cuve est parcourue par la densité j_e, l'intensité totale débitée par l'anode vaut I = j_e \, S_{\text{cuve}}, et non le produit par la surface de l'électrode en magnésium.

Pourquoi la résistance thermique diminue-t-elle pour un dépôt de tartre mince en Q56 ?

Par effet de rayon critique. Lorsque le rayon cylindrique est inférieur à r_c = \lambda / h, l'augmentation de surface extérieure diminue la résistance de convection plus rapidement que ne croît la résistance de conduction de la couche de tartre.

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