Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie TSI 2021
Étude d'un chauffe-eau : thermique, régulation et protection contre le calcaire et la corrosion
- 72 questions corrigées
- Sujet accessible
- Faisable en TSI1 : 47 questions sur 72, partie I
- Vérifié question par question
Le sujet en bref
Sujet accessible · Solutions aqueuses et électrochimie, Thermodynamique, Diffusion et transferts thermiques · 16 incontournables · 50 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet propose une analyse complète et très appliquée du fonctionnement d'un chauffe-eau domestique, tant du point de vue énergétique que des systèmes de commande et des phénomènes physico-chimiques de dégradation. Il aborde successivement la comparaison énergétique entre un système à effet Joule classique et un chauffe-eau thermodynamique (pompe à chaleur), la régulation de température par un thermostat associant une thermistance CTN et un comparateur à seuils à amplificateur opérationnel, puis l'impact thermique de l'entartrage (conduction radiale, rayon critique d'isolation) et la protection contre la corrosion par anode sacrificielle de magnésium.
Très progressif et fidèle aux programmes des concours de la filière TSI, ce problème constitue un support idéal de révision transversale mêlant thermodynamique industrielle, électronique analogique non linéaire, transferts thermiques conducto-convectifs et chimie des solutions et d'oxydoréduction.
- Difficulté
- Accessible, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 3 h 35 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Solutions aqueuses et électrochimie33 %
- Thermodynamique26 %
- Diffusion et transferts thermiques19 %
- Électrocinétique et électronique17 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
16 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en TSI1 : 47 questions sur 72, partie I.
Où gagner des points
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Points à signaler : parties indépendantes
Parties indépendantes
Les trois parties (thermodynamique de la pompe à chaleur, électronique du thermostat et entretien chimique et thermique) sont totalement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.
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Sommaire
72 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
72 questionsPartie I : Chauffage de l'eau contenue dans la cuve
I.1 · Chauffe-eau électrique
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : premier principe, capacité thermique
Déterminer la valeur de l'énergie calorifique nécessaire pour chauffer l'eau.
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Calculer la masse totale d'eau puis utiliser la relation calorimétrique Q = m_e c_e (T_{e2} - T_{e1}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du transfert thermique nécessaire pour chauffer la masse d'eau : Q = m_e c_e (T_{e2} - T_{e1}).
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Le système considéré est la masse d'eau m_e contenue dans la cuve fermée, modélisée comme une phase condensée indilatable et incompressible de capacité thermique massique c_e constante.
La masse d'eau s'exprime en fonction de sa masse volumique \rho_e et de son volume V :
En l'absence de travail mécanique utile reçu par l'eau et en négligeant les pertes thermiques à travers la paroi de la cuve, le premier principe de la thermodynamique appliqué à l'eau entre l'état initial à la température T_{e1} et l'état final à la température T_{e2} s'écrit :
Application numérique :
- \rho_e = 1,0\text{ kg}\cdot\text{L}^{-1}
- V = 200\text{ L}, soit m_e = 200\text{ kg}
- c_e = 4\,180\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1}
- T_{e2} - T_{e1} = 338 - 288 = 50\text{ K}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : puissance thermique, énergie
En déduire le temps nécessaire pour chauffer l'eau. On précisera le résultat en heures.
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Relier l'énergie reçue à la puissance nominale par \Delta t = Q/P et convertir les secondes en heures.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction de la durée de chauffe à partir de la puissance électrique constante : \Delta t = Q/\mathcal{P}.
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Les pertes thermiques à travers la paroi de la cuve étant négligées, toute l'énergie électrique fournie par la résistance chauffante de puissance électrique constante P est intégralement transférée à l'eau sous forme d'énergie calorifique Q :
On en déduit l'expression de la durée de chauffe :
Calculons cette durée en secondes :
Pour exprimer le résultat en heures, on divise par 3\,600\text{ s}\cdot\text{h}^{-1} :
D'après l'aide aux calculs fournie, \dfrac{2{,}09}{3{,}6} \approx 0{,}58, d'où :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
I.2 · Chauffe-eau thermodynamique
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : pompe à chaleur, diagramme de raveau
Rappeler le schéma de principe d'une pompe à chaleur ditherme et préciser le signe des échanges d'énergie , et .
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Tracer le diagramme avec les échanges d'énergie entre le fluide et les deux sources : travail reçu (W>0), chaleur reçue de la source froide (Q_f>0) et chaleur cédée à la source chaude (Q_c<0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma de principe d'une machine ditherme réceptrice avec W > 0, Q_f > 0 et Q_c < 0.
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Une pompe à chaleur est une machine thermodynamique réceptrice qui prélève de la chaleur à une source froide à la température T_f pour en céder à une source chaude à la température T_c > T_f, grâce à un apport de travail mécanique fourni par le milieu extérieur (compresseur).
En adoptant la convention thermodynamique récepteur (grandeurs comptées positivement lorsqu'elles sont reçues par le fluide frigorigène) :
- W > 0 : le fluide reçoit du travail de la part du compresseur ;
- Q_f > 0 : le fluide reçoit un transfert thermique de la part de la source froide ;
- Q_c < 0 : le fluide cède un transfert thermique à la source chaude.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : pompe à chaleur, source thermique
Quel élément joue le rôle de source froide et quel élément joue le rôle de source chaude ?
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Identifier l'élément qui cède de la chaleur au fluide (air extérieur) et celui qui en reçoit (eau du ballon).
Voir la réponse courteRéponse courte
L'air ambiant fournit la chaleur (source froide) et l'eau de la cuve la reçoit (source chaude).
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D'après l'énoncé et le principe de fonctionnement de la pompe à chaleur :
- La source froide est l'air environnant (à la température T_f = T_a = 280\text{ K} = 7\text{ }^\circ\text{C}), auquel le fluide frigorigène prélève de l'énergie thermique (Q_f > 0) au niveau de l'évaporateur.
- La source chaude est l'eau de la cuve du chauffe-eau (à la température T_c = T_{e2} = 338\text{ K} = 65\text{ }^\circ\text{C}), à laquelle le fluide frigorigène cède de l'énergie thermique (Q_c < 0) au niveau du condenseur.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : transformation isotherme, transformation adiabatique
Définir une transformation isotherme et une transformation adiabatique.
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Rappeler qu'une transformation isotherme s'effectue à température constante et qu'une adiabatique n'échange aucun transfert thermique avec l'extérieur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Une transformation isotherme s'effectue à température constante, une adiabatique sans transfert thermique avec l'extérieur.
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Une transformation isotherme est une transformation au cours de laquelle la température du système thermodynamique demeure constante tout au long de l'évolution :
\forall t, \quad T(t) = \text{cte}Une transformation adiabatique est une transformation au cours de laquelle le système n'effectue aucun échange de chaleur (transfert thermique) avec le milieu extérieur :
\delta Q = 0 \quad \text{soit} \quad Q = 0
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : cycle de carnot, diagramme de clapeyron
Schématiser ce cycle en diagramme de Clapeyron . Justifier le sens du cycle.
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Représenter deux isothermes et deux isentropiques formant un cycle parcouru dans le sens trigonométrique (cycle récepteur).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le travail mécanique W reçu par le fluide sur un cycle sous forme d'intégrale de contour en diagramme de Clapeyron (P, v) afin d'en déduire le sens de parcours.
- Rappeler que les adiabatiques réversibles ont une pente plus forte que les isothermes en diagramme (P, v) (loi de Laplace / relation de Reech).
- Tracer le cycle de Carnot constitué de deux isothermes et de deux adiabatiques réversibles, en précisant les températures des isothermes et le sens de parcours.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé du cycle constitué de deux isothermes et deux adiabatiques, parcouru dans le sens trigonométrique car récepteur.
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Le travail élémentaire des forces de pression reçu par l'unité de masse (ou la masse) du fluide s'écrit \delta w = - P\,\mathrm{d}v. Sur un cycle fermé, le travail total reçu est donné par :
Une pompe à chaleur est une machine réceptrice : elle consomme du travail mécanique fourni par le compresseur, d'où W > 0 (confirmé à la question Q3). Il en résulte :
En diagramme de Clapeyron (P, v), l'intégrale \oint P\,\mathrm{d}v représente l'aire algébrique délimitée par la courbe fermée. Elle est strictement négative lorsque le cycle est parcouru dans le sens inverse des aiguilles d'une montre :
D'après la relation de Reech (ou les lois des gaz parfaits avec le coefficient isentropique \gamma > 1), les adiabatiques réversibles ont une pente plus abrupte que les isothermes :
Le cycle se compose de quatre évolutions réversibles :
- 1 \to 2 : compression adiabatique réversible réchauffant le fluide de T_f à T_c ;
- 2 \to 3 : compression isotherme à la température T_c, le fluide cédant de la chaleur à la source chaude (Q_c < 0) ;
- 3 \to 4 : détente adiabatique réversible refroidissant le fluide de T_c à T_f ;
- 4 \to 1 : détente isotherme à la température T_f, le fluide recevant de la chaleur de la source froide (Q_f > 0).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Premier et second principes
Notions : premier principe, cycle réversible
Appliquer le premier principe de la thermodynamique au fluide au cours d'un cycle réversible.
Voir l'indiceIndice
Écrire la variation d'énergie interne du fluide sur un cycle complet fermé.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'énergie interne étant une fonction d'état, \Delta U = 0 sur un cycle d'où W + Q_f + Q_c = 0.
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On applique le premier principe de la thermodynamique au fluide frigorigène (système fermé) sur l'ensemble d'un cycle de fonctionnement :
L'énergie interne U étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle fermé est identiquement nulle (\Delta U = 0).
On en déduit la relation issue du premier principe :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Premier et second principes
Notions : second principe, égalité de clausius
Appliquer le second principe de la thermodynamique au fluide au cours d'un cycle réversible.
Voir l'indiceIndice
Appliquer le bilan d'entropie pour un cycle ditherme réversible (entropie créée nulle).
Voir la réponse courteRéponse courte
Cycle ditherme réversible : la variation d'entropie est nulle et S_c = 0, d'où Q_f/T_f + Q_c/T_c = 0.
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On applique le second principe de la thermodynamique au fluide frigorigène (système fermé) décrivant un cycle complet :
- L'entropie S étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle fermé est nulle : \Delta S = 0.
- Le cycle étant réversible, l'entropie créée au cours du cycle est nulle : S_{\text{créée}} = 0.
Les échanges thermiques s'effectuent avec deux thermostats de températures respectives T_f et T_c, d'où l'entropie échangée :
S_{\text{éch}} = \frac{Q_f}{T_f} + \frac{Q_c}{T_c}
On en déduit l'égalité de Clausius pour un cycle ditherme réversible :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : coefficient de performance, pompe à chaleur
Définir le coefficient de performance (ou efficacité) d'une pompe à chaleur.
Voir l'indiceIndice
Définir le \mathrm{COP} comme le rapport de l'énergie thermique utile fournie au milieu chaud sur l'énergie électrique (travail) dépensée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition du coefficient de performance d'une pompe à chaleur : \mathrm{COP} = -Q_c/W.
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Le coefficient de performance (\mathrm{COP}), ou efficacité thermique e, d'une machine thermique est le rapport entre le bénéfice énergétique utile fourni à l'utilisateur et le coût énergétique nécessaire pour faire fonctionner la machine :
Pour une pompe à chaleur :
- l'énergie utile est le transfert thermique fourni à la source chaude (l'eau de la cuve), qui correspond à l'énergie cédée par le fluide frigorigène : -Q_c (grandeur positive, puisque Q_c < 0) ;
- l'énergie coûteuse est le travail mécanique fourni par le compresseur et reçu par le fluide : W > 0.
Le coefficient de performance d'une pompe à chaleur est donc défini par :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : théorème de carnot, coefficient de performance
En déduire l'expression du coefficient de performance maximal en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Combiner les relations du premier et du second principe pour exprimer le rapport -Q_c/W uniquement en fonction de T_c et T_f.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le transfert thermique issu de la source froide Q_f en fonction de Q_c, T_c et T_f grâce à l'égalité de Clausius établie à la question Q8.
- Exprimer le travail reçu W en fonction de Q_c à l'aide du premier principe établi à la question Q7.
- Injecter l'expression de W dans la relation définissant le coefficient de performance de la question Q9.
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison du premier principe et de l'égalité de Clausius pour obtenir \mathrm{COP}_{\text{max}} = T_c/(T_c - T_f).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'égalité de Clausius obtenue à la question Q8 pour un cycle ditherme réversible :
Le premier principe de la thermodynamique appliqué au fluide sur un cycle (question Q7) donne :
En substituant Q_f par son expression, on obtient :
Le coefficient de performance maximal \mathrm{COP}_{\text{max}} est celui d'une machine fonctionnant de façon réversible. D'après la définition de la question Q9 :
D'où l'expression du coefficient de performance de Carnot :
Résultat
Question 11
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : coefficient de performance
Effectuer l'application numérique.
Voir l'indiceIndice
Effectuer l'application numérique avec T_c = 338\text{ K} et T_f = 280\text{ K} en utilisant l'aide au calcul fournie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique du COP maximal de Carnot : \mathrm{COP}_{\text{max}} = 338/(338 - 280) \approx 5,8.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q10, le coefficient de performance maximal s'écrit :
Avec les températures des sources chaude et froide données par l'énoncé :
- T_c = T_{e2} = 338\text{ K} ;
- T_f = T_a = 280\text{ K},
on obtient :
À l'aide de la table d'aide aux calculs, où \dfrac{338}{58} \approx 5{,}8, on en déduit :
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : irréversibilité, second principe
Dans ces conditions d'utilisation ( et ), le constructeur annonce un . Pour quelle raison est-il différent du ?
Voir l'indiceIndice
Mentionner les irréversibilités mécaniques et thermiques (écarts de température finis aux échangeurs) inhérentes aux cycles réels.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les irréversibilités mécaniques (frottements) et thermiques (écarts finis de température) abaissent le COP réel en-dessous du COP réversible.
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Le coefficient de performance maximal \mathrm{COP}_{\max} \approx 5{,}8 a été établi sous l'hypothèse d'un cycle de Carnot totalement réversible.
Dans une machine réelle, le coefficient de performance effectif est inférieur (\mathrm{COP} = 3{,}6 < \mathrm{COP}_{\max}) en raison de la présence d'irréversibilités (S_{\text{cr}} > 0) :
- Irréversibilités thermiques : les transferts de chaleur au niveau des échangeurs (évaporateur et condenseur) s'effectuent avec des écarts finis de température entre le fluide frigorigène et les milieux extérieurs (T_{\text{fluide, f}} < T_a et T_{\text{fluide, c}} > T_{e2}) afin d'assurer un débit de chaleur suffisant ;
- Irréversibilités mécaniques : frottements visqueux et pertes de charge lors de la circulation du fluide, détente irréversible dans le détendeur (détente isenthalpique sans travail récupéré), et pertes internes dans le compresseur (rendement isentropique inférieur à 1) ;
- Pertes électromécaniques au niveau du moteur électrique entraînant le compresseur.
D'après le second principe de la thermodynamique (théorème de Carnot), ces irréversibilités diminuent inévitablement le coefficient de performance de l'installation :
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : coefficient de performance
Commenter la recommandation suivante du constructeur : « le chauffe-eau thermodynamique trouvera sa place dans une pièce de la maison dont la température n'est pas trop faible notamment en hiver, comme un cellier ou une lingerie. »
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Observer la variation du \mathrm{COP}_{\text{max}} en fonction de T_f : une température de source froide plus élevée améliore le rendement.
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Une température T_f plus élevée réduit l'écart T_c - T_f, ce qui améliore le coefficient de performance du système.
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D'après l'expression établie à la question Q10, le coefficient de performance théorique s'écrit :
où T_a = T_f désigne la température de l'air de la pièce (source froide) et T_c la température de consigne de l'eau.
Deux arguments physiques justifient la recommandation du constructeur :
- Maintien d'une performance énergétique élevée : Si la température ambiante T_a diminue (par exemple en hiver dans une pièce non tempérée), l'écart thermique T_c - T_a augmente, ce qui entraîne une diminution du \mathrm{COP} (théorique comme réel). Le travail électrique W = \frac{-Q_c}{\mathrm{COP}} à fournir pour chauffer un même volume d'eau est alors plus important. Une température ambiante suffisamment élevée garantit donc une consommation électrique minimale.
- Choix d'une pièce technique (cellier, lingerie) : Ces pièces abritent fréquemment des appareils électroménagers (congélateur, lave-linge, sèche-linge) qui dissipent de la chaleur par effet Joule et par pertes mécaniques. L'air y reste donc tempéré en hiver (T_a plus élevée qu'à l'extérieur ou dans un garage non isolé), ce qui améliore le rendement de la pompe à chaleur et évite le recours fréquent à la résistance électrique d'appoint ou aux cycles de dégivrage de l'évaporateur.
Question 14
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Premier et second principes
Notions : premier principe, cycle
Appliquer le premier principe de la thermodynamique au fluide au cours de ce cycle.
Voir l'indiceIndice
Écrire le premier principe pour le fluide sur un cycle élémentaire : \mathrm{d}U = \delta W + \delta Q_f + \delta Q_c = 0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour chaque cycle élémentaire du fluide, \mathrm{d}U = 0 donne \delta W + \delta Q_c + \delta Q_f = 0.
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On applique le premier principe de la thermodynamique au fluide frigorigène (système fermé) au cours d'un cycle.
L'énergie interne U étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle complet est nulle :
Or, d'après le premier principe, la variation d'énergie interne est égale à la somme des énergies échangées sous forme de travail et de chaleur par le fluide avec le milieu extérieur. Ainsi :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Premier et second principes
Notions : second principe, cycle réversible
Appliquer le second principe de la thermodynamique au fluide au cours de ce cycle et en déduire une relation liant les transferts thermiques et aux températures et .
Voir l'indiceIndice
Écrire l'égalité de Clausius élémentaire avec les températures instantanées des deux sources.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité de Clausius élémentaire pour le cycle réversible : \delta Q_f / T_a + \delta Q_c / T_e(t) = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le fluide frigorigène effectuant un cycle élémentaire réversible entre l'air ambiant à la température constante T_a et l'eau de la cuve à la température instantanée T_e(t).
D'après le second principe de la thermodynamique appliqué au fluide :
- L'entropie S étant une fonction d'état, sa variation sur un cycle est nulle : \Delta S = 0.
- Le cycle étant supposé réversible, la création d'entropie est nulle : S_{\text{cr}} = 0.
Les échanges thermiques s'effectuent avec deux thermostats aux températures T_a (source froide) et T_e(t) (source chaude), d'où :
S_{\text{éch}} = \frac{\delta Q_f}{T_a} + \frac{\delta Q_c}{T_e(t)}
Le bilan entropique conduit à l'égalité de Clausius pour ce cycle élémentaire réversible :
On en déduit la relation liant les transferts thermiques élémentaires aux températures :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : premier principe, capacité thermique
Exprimer le transfert thermique en fonction de , de la capacité thermique massique de l'eau et de la variation élémentaire de température de l'eau.
Voir l'indiceIndice
Effectuer un bilan thermique sur l'eau de la cuve isolée : la chaleur reçue par le fluide est l'opposée de celle cédée par l'eau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan thermique sur l'eau de la cuve : \delta Q_{\text{eau}} = m_e c_e \mathrm{d}T_e = -\delta Q_c.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le système constitué par la masse m_e d'eau présente dans la cuve.
L'eau est modélisée par une phase condensée indéformable, de sorte que le travail des forces de pression est nul : \delta W_{\text{eau}} = 0. La cuve étant thermiquement isolée de l'extérieur, l'eau n'échange de la chaleur qu'avec le fluide frigorigène. Le transfert thermique élémentaire reçu par l'eau s'écrit, d'après le principe des actions réciproques (ou bilan à l'interface fluide/eau) :
où \delta Q_c désigne le transfert thermique élémentaire reçu par le fluide frigorigène de la part de la source chaude (l'eau).
Le premier principe de la thermodynamique appliqué à l'eau pour cette évolution élémentaire s'écrit :
On en déduit immédiatement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Premier et second principes
Notions : premier principe, second principe
En déduire les expressions du transfert thermique et du travail en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Injecter l'expression de \delta Q_c dans les relations du premier et second principes établies aux questions Q14 et Q15.
Voir la réponse courteRéponse courte
Déduction de \delta Q_f = m_e c_e \frac{T_a}{T_e}\mathrm{d}T_e puis de \delta W = m_e c_e \left(1 - \frac{T_a}{T_e}\right)\mathrm{d}T_e.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q15, la relation issue du second principe de la thermodynamique pour un cycle élémentaire réversible s'écrit :
En utilisant l'expression de \delta Q_c établie à la question Q16, \delta Q_c = - m_e c_e \,\mathrm{d}T_e, il vient immédiatement :
D'après le premier principe appliqué au fluide sur ce même cycle (question Q14) :
En remplaçant \delta Q_c et \delta Q_f par leurs expressions respectives :
D'où l'expression du travail élémentaire reçu par le fluide :
Résultat
Question 18
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Premier et second principes
Notions : intégration, travail
Déterminer alors l'expression du travail reçu par le fluide de la part du compresseur pour faire évoluer la température de l'eau de la cuve de à en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Intégrer le travail élémentaire \delta W entre la température initiale T_{e1} et finale T_{e2}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de \delta W de T_{e1} à T_{e2} : W = m_e c_e [ (T_{e2}-T_{e1}) - T_a \ln(T_{e2}/T_{e1}) ].
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour faire évoluer la température de l'eau de la cuve de T_{e1} à T_{e2}, le travail total W fourni par le compresseur s'obtient en intégrant le travail élémentaire \delta W établi à la question précédente :
Les grandeurs m_e, c_e et T_a étant supposées constantes au cours du chauffage, l'intégration donne directement :
On obtient ainsi :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes ; Machines thermiques
Notions : effet joule, efficacité énergétique
L'application numérique donne . Quelle serait l'élévation de température si la même énergie avait été fournie par un chauffe-eau électrique ? Commenter.
Voir l'indiceIndice
Calculer l'élévation de température obtenue par simple effet Joule avec \Delta T = W / (m_e c_e) et comparer à 50\text{ K}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le transfert thermique fourni à l'eau par effet Joule dans le cas d'un chauffe-eau électrique pour une énergie électrique consommée égale à W.
- En déduire l'élévation de température \Delta T_{\text{élec}} correspondante et calculer sa valeur en utilisant l'aide aux calculs fournie.
- Comparer cette élévation de température à celle obtenue avec le chauffe-eau thermodynamique (\Delta T = 50\text{ K}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'élévation par effet Joule \Delta T = W/(m_e c_e) montrant l'efficacité énergétique supérieure de la PAC.
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Dans un chauffe-eau électrique, en négligeant les pertes thermiques, la totalité de l'énergie électrique fournie est convertie en chaleur par effet Joule :
Cette énergie thermique permet d'élever la température de la masse d'eau m_e d'une quantité \Delta T_{\text{élec}} telle que :
On en déduit l'élévation de température :
Application numérique : Avec W \approx 4{,}3\text{ MJ} = 4{,}3 \cdot 10^6\text{ J}, \rho_e V = 200\text{ kg} et c_e = 4\,180\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{kg}^{-1} :
En utilisant l'aide aux calculs \dfrac{4{,}3}{2 \times 4{,}18} \approx 0{,}51 :
Commentaire : Avec une même quantité d'énergie électrique consommée (W = 4{,}33\text{ MJ}) :
- le chauffe-eau électrique n'élève la température de l'eau que de \Delta T_{\text{élec}} \approx 5{,}1\text{ }^\circ\text{C} ;
- le chauffe-eau thermodynamique permet d'élever l'eau de T_{e1} = 15\text{ }^\circ\text{C} à T_{e2} = 65\text{ }^\circ\text{C}, soit une élévation de température \Delta T = 50\text{ }^\circ\text{C}, soit environ 10 fois plus.
Le chauffe-eau thermodynamique est donc nettement plus performant et économique, car la majeure partie de l'énergie thermique transférée à l'eau provient gratuitement de l'air environnant (source froide).
Résultat
Partie II : Principe de fonctionnement du thermostat
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Question de cours
- Démarche expérimentale
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : ohmmètre, mesure de résistance
À l'aide de quel instrument de mesure peut-on relever la valeur de la résistance de la thermistance ?
Voir l'indiceIndice
Nommer l'appareil de mesure de résistance électrique standard (ohmmètre ou multimètre).
Voir la réponse courteRéponse courte
Mesure directe de la résistance de la thermistance à l'aide d'un ohmmètre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour mesurer directement la valeur de la résistance électrique de la thermistance, on utilise un ohmmètre (ou un multimètre configuré en mode ohmmètre).
Résultat
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : thermistance, coefficient de température
Grâce à la courbe d'étalonnage de la figure 3, déterminer la valeur du coefficient . Justifier votre méthode de calcul. Préciser son unité.
Voir l'indiceIndice
Prendre le logarithme de la loi R(T) pour identifier la pente de la droite d'étalonnage avec \alpha et préciser son unité (kelvins).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \ln(R/R_0) en fonction de 1/T à partir de la loi régissant la thermistance pour faire apparaître une équation de droite y = ax + b.
- Identifier le coefficient directeur de la droite avec le paramètre \alpha et en déduire sa valeur numérique ainsi que son unité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la pente de la droite d'étalonnage R(T) pour trouver \alpha, exprimé en \Omega\cdot\text{K}^{-1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La relation donnant la résistance de la thermistance CTN en fonction de la température est :
En prenant le logarithme népérien du rapport \frac{R(T)}{R_0}, on obtient :
En posant y = \ln\left(\frac{R}{R_0}\right) en ordonnée et x = \frac{1}{T} en abscisse (exprimée en \text{K}^{-1}), on reconnaît l'équation d'une droite affine :
L'équation de la droite d'étalonnage fournie sur la figure 3 est :
Par identification directe du coefficient directeur (la pente de la droite) :
L'ordonnée y est adimensionnée et la variable x est homogène à l'inverse d'une température (\text{K}^{-1}). Le coefficient \alpha est donc homogène à une température, exprimée en kelvins (\text{K}) :
Résultat
Question 22
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Conversion de puissance › Électronique de puissance ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : diode idéale, caractéristique courant-tension
Tracer la caractéristique de la diode idéalisée. La diode idéalisée est-elle un dipôle passif ou actif ?
Voir l'indiceIndice
Tracer une caractéristique formée de deux demi-droites le long des axes et observer le quadrant pour conclure sur le caractère passif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de la caractéristique par morceaux de la diode idéale ; dipôle passif car u_d i_s \ge 0.
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D'après le modèle fourni par l'énoncé pour la diode idéalisée :
- à l'état bloqué (u_d < 0), la diode se comporte comme un interrupteur ouvert, donc le courant qui la traverse est nul : i_s = 0 ;
- à l'état passant (u_d \ge 0), la diode se comporte comme un interrupteur fermé, la tension à ses bornes est donc nulle (u_d = 0) et le courant ne peut circuler que dans le sens direct : i_s \ge 0.
La caractéristique courant-tension i_s = f(u_d) est donc constituée de deux demi-droites :
Caractère actif ou passif : En convention récepteur, la puissance instantanée reçue par la diode est :
- À l'état bloqué : i_s(t) = 0 \implies p(t) = 0 ;
- À l'état passant : u_d(t) = 0 \implies p(t) = 0.
La diode ne fournit jamais d'énergie au circuit extérieur (p(t) \ge 0, et sa caractéristique passe par l'origine (0,0) sans source d'énergie autonome).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : diode idéale, régime de conduction
Justifier que la diode est passante si .
Voir l'indiceIndice
Considérer le signe du courant traversant la résistance de charge en aval lorsque la diode devient conductrice.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lorsque V_s(t) \ge 0, le courant peut circuler dans le sens direct : la diode est passante.
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D'après le schéma de la figure 4, l'anode de la diode est reliée à la sortie de l'amplificateur opérationnel au potentiel V_s(t), tandis que sa cathode, de potentiel noté V_K(t), est connectée à la masse à travers la résistance chauffante R_c. La tension aux bornes de la diode orientée dans le sens passant s'écrit :
Procédons par l'absurde en supposant la diode à l'état bloqué :
- la diode se comporte alors comme un interrupteur ouvert, ce qui implique i_s(t) = 0 ;
- aucun courant ne circule dans le résistor chauffant R_c, fixant ainsi le potentiel de cathode à V_K(t) = 0\text{ V} ;
- la tension aux bornes de la diode vaut donc u_d(t) = V_s(t).
Dès lors, si V_s(t) \ge 0, on obtiendrait u_d(t) \ge 0, ce qui contredit l'hypothèse d'une diode bloquée (u_d(t) < 0).
Par conséquent, la diode ne peut pas être bloquée :
À l'état passant, elle est assimilée à un interrupteur fermé : u_d(t) = 0, d'où V_K(t) = V_s(t) \ge 0, et le courant traversant le résistor chauffant vaut i_s(t) = \frac{V_s(t)}{R_c} \ge 0, ce qui est bien cohérent avec le sens passant de la diode.
Résultat
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : régime saturé, rétroaction positive
Quel est le régime de fonctionnement de l'ALI ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Examiner la boucle de rétroaction sur l'ALI : elle est connectée sur l'entrée non-inverseuse (V^+), le régime est donc saturé.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le réseau de rétroaction est connecté sur la borne non inverseuse V^+, d'où un fonctionnement en régime saturé.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Examinons les boucles de rétroaction de l'amplificateur linéaire intégré (ALI) sur le schéma de la figure 4 :
- La sortie S est reliée à l'entrée non-inverseuse (+) par l'intermédiaire du résistor de résistance R_2 : il existe donc une boucle de réaction positive ;
- L'entrée inverseuse (-) ne reçoit aucun signal en provenance de la sortie (elle est connectée au pont diviseur formé par la thermistance et un résistor R_1).
En présence d'une boucle de rétroaction sur la borne non-inverseuse et en l'absence de rétroaction négative prépondérante, le système est instable autour de \epsilon = 0.
L'ALI fonctionne donc en régime saturé (ou régime non linéaire). La tension de sortie ne peut prendre que deux valeurs :
avec V_s = +V_{\text{sat}} lorsque \epsilon > 0 et V_s = -V_{\text{sat}} lorsque \epsilon < 0.
Résultat
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : pont diviseur de tension
Montrer que peut se mettre sous la forme :
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule du pont diviseur de tension sur la branche contenant R(T) et R_1 en tenant compte du courant d'entrée nul de l'ALI.
Voir la réponse courteRéponse courte
Formule du pont diviseur de tension appliqué à la branche contenant la thermistance et la résistance R_1.
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L'amplificateur linéaire intégré (ALI) étant supposé idéal, l'intensité du courant entrant par sa borne inverseuse est nulle :
Par conséquent, aucun courant n'est prélevé au nœud de potentiel V^-. La thermistance de résistance R(T) et le résistor de résistance R_1 sont donc strictement en série et traversés par le même courant i_2.
D'après la loi d'Ohm aux bornes de chaque dipôle :
En exprimant i_2 = \frac{V^-}{R_1} et en le réinjectant dans la première relation, il vient :
On en déduit l'expression demandée, qui correspond à la formule d'un pont diviseur de tension non chargé :
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : thermistance, diviseur de tension
À l'aide du tableau 1, calculer la valeur de lorsque la température est , puis lorsque la température est . Comment évolue lorsque la température augmente ?
Voir l'indiceIndice
Calculer V^- à l'aide des valeurs de R du tableau 1 et des fractions données dans l'aide au calcul.
Voir la stratégieStratégie
- Relever dans le tableau 1 les valeurs de la résistance R(T) de la thermistance pour les températures les plus proches de T_{\text{max}} et T_{\text{min}}.
- Utiliser l'expression établie à la question Q25 : V^- = \beta(T) E_2 = \dfrac{R_1}{R(T) + R_1} E_2 en s'aidant des valeurs numériques fournies dans l'aide aux calculs.
- Analyser la variation de V^-(T) lorsque la température augmente à partir de la décroissance de la thermistance CTN.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul numérique de V^- aux deux températures : la résistance diminuant, V^- augmente avec la température.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le tableau 1 de l'énoncé :
Pour T_{\text{max}} = 338\text{ K} (valeur tabulée 338{,}2\text{ K}), la résistance de la thermistance vaut :
R(T_{\text{max}}) = 202\ \OmegaPour T_{\text{min}} = 333\text{ K} (valeur tabulée 333{,}1\text{ K}), la résistance de la thermistance vaut :
R(T_{\text{min}}) = 239\ \Omega
D'après la relation établie à la question Q25, le potentiel V^- s'écrit :
Avec R_1 = 200\ \Omega et E_2 = 10\text{ V} :
À la température T_{\text{max}} = 338\text{ K} :
V^-(T_{\text{max}}) = \frac{200}{202 + 200} \times 10 = \frac{200}{402} \times 10D'après l'aide aux calculs, \dfrac{200}{402} \approx 0{,}50, soit :
À la température T_{\text{min}} = 333\text{ K} :
V^-(T_{\text{min}}) = \frac{200}{239 + 200} \times 10 = \frac{200}{439} \times 10D'après l'aide aux calculs, \dfrac{200}{439} \approx 0{,}46, soit :
Évolution de V^- avec la température :
Le capteur étant une thermistance à coefficient de température négatif (CTN), sa résistance R(T) diminue lorsque la température T augmente. Au dénominateur de V^-, le terme R(T) + R_1 diminue donc, ce qui implique que le rapport \beta(T) et par suite le potentiel V^- augmentent.
Ce résultat est bien en accord avec les calculs numériques précédents, puisque V^-(338\text{ K}) > V^-(333\text{ K}).
Résultat
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques ; Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : théorème de millman, loi de kirchhoff
Déterminer l'expression de et en déduire que l'expression de peut se mettre sous la forme :
où et sont des constantes positives que l'on exprimera en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Exprimer le courant de la branche supérieure puis écrire le potentiel V^+ par superposition ou théorème de Millman.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la propriété de l'ALI idéal (i_+ = 0) pour exprimer le courant i_1 circulant dans la branche supérieure reliant la source E_1 à la sortie S.
- Exprimer le potentiel V^+ à l'aide de la loi d'Ohm aux bornes de R_1 ou R_2, puis identifier les coefficients \gamma et \delta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi des nœuds ou théorème de Millman au potentiel V^+ pour exprimer les constantes \gamma et \delta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'amplificateur linéaire intégré est supposé idéal, son impédance d'entrée est donc infinie et les courants d'entrée sont nuls :
D'après la loi des nœuds à l'entrée non inverseuse, le courant i_1 issu de la source idéale de tension E_1 et traversant le résistor de résistance R_1 s'écoule intégralement dans le résistor de rétroaction de résistance R_2 vers la sortie S portée au potentiel V_s.
En appliquant la loi d'Ohm le long de cette branche :
D'où l'expression de i_1 :
Le potentiel V^+ de l'entrée non inverseuse s'obtient alors par :
(On obtiendrait de façon équivalente V^+ = V_s + R_2 \, i_1 ou par application directe du théorème de Millman au nœud V^+).
Par identification avec la relation imposée V^+ = \gamma \cdot E_1 + \delta \cdot V_s, on en déduit :
Les résistances R_1 et R_2 étant strictement positives, les coefficients \gamma et \delta sont bien des constantes positives (avec de plus \gamma + \delta = 1).
Résultat
Question 28
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : tension différentielle
En déduire l'expression de la tension différentielle en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Calculer la différence \epsilon = V^+ - V^- en remplaçant V^+ et V^- par leurs expressions respectives.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de la tension différentielle d'entrée : \epsilon = V^+ - V^- = \gamma E_1 + \delta V_s - \beta(T) E_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Par définition de la tension différentielle d'entrée d'un amplificateur linéaire intégré :
D'après les résultats établis aux questions précédentes :
pour le potentiel de l'entrée non inverseuse (question Q27) :
V^+ = \gamma \cdot E_1 + \delta \cdot V_spour le potentiel de l'entrée inverseuse (question Q25) :
V^- = \beta(T) E_2
On en déduit directement l'expression de la tension différentielle \epsilon :
Résultat
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : comparateur à hystérésis, thermistance
La diode est-elle passante ou bloquée ? Comment évoluent la température, la valeur du coefficient et la tension différentielle ?
Voir l'indiceIndice
Vérifier la valeur de V_s selon le signe de \epsilon, en déduire l'état de la diode, puis le sens d'évolution de la température et de R(T).
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer l'état de sortie V_s de l'amplificateur opérationnel à partir du signe de la tension différentielle \epsilon, puis en déduire l'état de la diode grâce au résultat de la question Q23.
- En déduire le fonctionnement de la résistance de chauffage et donc l'évolution de la température T.
- Relier l'évolution de T à celle de la résistance R(T) de la CTN, puis à celle du coefficient \beta(T), et enfin à celle de \epsilon via l'expression obtenue à la question Q28.
Voir la réponse courteRéponse courte
À V_s = +V_{\text{sat}}, la diode conduit, l'eau chauffe, T augmente, \beta(T) augmente et \epsilon décroît vers zéro.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'amplificateur linéaire intégré (ALI) fonctionnant en régime saturé (question Q24), la tension différentielle d'entrée étant positive (\epsilon > 0), la sortie de l'ALI est à sa tension de saturation haute :
D'après la question Q23, comme V_s(t) \ge 0, la diode est à l'état passant :
La diode étant passante, elle se comporte comme un interrupteur fermé : la résistance électrique chauffante R_c est alimentée sous la tension u(t) = V_s = +V_{\text{sat}} > 0 et est parcourue par un courant non nul i_s > 0. Par effet Joule, la résistance apporte de l'énergie thermique à l'eau :
Le capteur étant une thermistance à coefficient de température négatif (CTN), sa résistance R(T) diminue lorsque la température T augmente. Par conséquent, le dénominateur de l'expression :
diminue, ce qui implique que :
D'après la relation établie à la question Q28 :
Comme E_2 > 0 et que le terme (\gamma E_1 + \delta V_{\text{sat}}) est constant pendant cette phase, l'augmentation de \beta(T) entraîne :
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : comparateur à hystérésis, cycle de fonctionnement
La diode sera-t-elle alors passante ou bloquée ? Comment évolueront la température, la valeur du coefficient et la tension différentielle ?
Voir l'indiceIndice
Déterminer le basculement de sortie lorsque \epsilon change de signe et en déduire le blocage de la diode et le refroidissement de l'eau.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la valeur de la tension de sortie V_s après le basculement à T_{\text{max}} et en déduire l'état (passant ou bloqué) de la diode.
- Analyser l'effet sur le circuit de chauffage et en déduire le sens de variation de la température T de l'eau.
- Déduire l'évolution de la résistance R(T) de la thermistance CTN, puis celle du coefficient \beta(T) et de la tension différentielle \epsilon.
Voir la réponse courteRéponse courte
À V_s = -V_{\text{sat}}, la diode est bloquée, le chauffage cesse, T décroît, \beta(T) diminue et \epsilon augmente.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Lorsque la température du bain atteint T_{\text{max}} = 338\text{ K}, la tension de sortie de l'ALI bascule à :
D'après la question Q23, la diode ne peut conduire qu'un courant positif (i_s \ge 0). Avec une tension négative en sortie (V_s < 0), la diode est polarisée en inverse :
- Évolution de la température T : Aucun courant ne traverse la résistance de chauffage R_c (i_s = 0), le chauffage s'arrête. Du fait des puisages ou des déperditions naturelles, la température T diminue.
Évolution du coefficient \beta(T) : Le capteur étant une CTN, lorsque la température T diminue, sa résistance R(T) augmente. Par conséquent :
\beta(T) = \frac{R_1}{R(T) + R_1} \quad \implies \quad \boxed{\beta(T) \text{ diminue}}Évolution de la tension différentielle \epsilon : D'après la question Q28, avec V_s = -V_{\text{sat}} :
\epsilon = \gamma E_1 - \delta V_{\text{sat}} - \beta(T) E_2Immédiatement après le basculement, \epsilon < 0. Comme \beta(T) diminue et E_2 > 0, le terme soustractif -\beta(T)E_2 augmente (devient moins négatif) :
\boxed{\text{La tension différentielle } \epsilon \text{ augmente}}Elle croît vers zéro jusqu'à ce que la température atteigne T_{\text{min}}, provoquant le basculement inverse.
Résultat
Question 31
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Schéma ou tracé
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : comparateur à hystérésis, cycle d'hystérésis
Tracer l'allure de .
Voir l'indiceIndice
Tracer le cycle d'hystérésis inverseur rectangulaire avec les deux seuils de basculement.
Voir la stratégieStratégie
Identifier les deux seuils de basculement de la tension différentielle \epsilon = V^+ - V^- = 0 :
- pour V_s = +V_{\text{sat}}, le seuil haut vaut V_H = V^+(+V_{\text{sat}}) = V^-(T_{\text{max}}) ;
- pour V_s = -V_{\text{sat}}, le seuil bas vaut V_B = V^+(-V_{\text{sat}}) = V^-(T_{\text{min}}).
- Décrire les deux branches horizontales correspondant aux états saturés V_s = +V_{\text{sat}} et V_s = -V_{\text{sat}}, ainsi que les transitions verticales orientées par des flèches.
Voir la réponse courteRéponse courte
Tracé de la caractéristique de transfert V_s = f(V^-) présentant un cycle d'hystérésis avec deux seuils de basculement.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions précédentes, l'ALI fonctionne en régime de saturation (V_s = \pm V_{\text{sat}}). La tension différentielle s'écrit \epsilon = V^+ - V^-, avec :
- Lorsque V_s = +V_{\text{sat}}, V^+ = V_H = \gamma E_1 + \delta V_{\text{sat}}. Tant que V^- < V_H, \epsilon > 0 et V_s = +V_{\text{sat}}. Lorsque V^- atteint puis dépasse V_H = V^-(T_{\text{max}}), \epsilon devient négatif et la sortie bascule à V_s = -V_{\text{sat}}.
- Lorsque V_s = -V_{\text{sat}}, V^+ = V_B = \gamma E_1 - \delta V_{\text{sat}}. Tant que V^- > V_B, \epsilon < 0 et V_s = -V_{\text{sat}}. Lorsque V^- diminue et franchit par valeurs inférieures le seuil V_B = V^-(T_{\text{min}}), \epsilon devient positif et la sortie bascule à V_s = +V_{\text{sat}}.
Comme le signal d'entrée V^- est appliqué sur la borne inverseuse (avec V_B < V_H), le cycle est parcouru dans le sens horaire : il s'agit de la caractéristique d'un comparateur à hystérésis inverseur.
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Incontournable
- Question de cours
Chapitre : Électrocinétique et électronique › ALI et oscillateurs électroniques
Notions : comparateur à hystérésis, trigger de schmitt
En déduire le nom que porte la partie du montage encadrée par des tirets sur la figure 4.
Voir l'indiceIndice
Reconnaître la structure d'un comparateur à deux seuils (ou comparateur à hystérésis / trigger de Schmitt inverseur).
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification de la fonction électronique : comparateur à hystérésis (ou trigger de Schmitt non inverseur).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente (Q31), la caractéristique de transfert V_s = f(V^-) présente un cycle d'hystérésis : la tension de sortie V_s ne prend que deux valeurs discrètes (+V_{\text{sat}} et -V_{\text{sat}}) avec des seuils de basculement distincts selon le sens de variation de la grandeur d'entrée V^- (appliquée sur la borne inverseuse).
La partie encadrée par des tirets constitue donc un comparateur à hystérésis inverseur (également appelé trigger de Schmitt inverseur ou comparateur à deux seuils inverseur).
Résultat
Partie III : Entretien du chauffe-eau
III.1.A · Provenance du calcaire
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique
Notions : configuration électronique, électron de valence
Donner les configurations électroniques des atomes d'hydrogène , de carbone et d'oxygène dans leur état fondamental et préciser le nombre d'électrons de valence de chaque atome.
Voir l'indiceIndice
Remplir les sous-couches selon les règles de Klechkowski et dénombrer les électrons de la couche externe.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture des configurations électroniques selon Klechkowski : H (1\mathrm{s}^1), C (1\mathrm{s}^2 2\mathrm{s}^2 2\mathrm{p}^2), O (1\mathrm{s}^2 2\mathrm{s}^2 2\mathrm{p}^4).
Voir le corrigé completCorrigé complet
À l'état fondamental, les sous-couches électroniques sont occupées selon la règle de Klechkowski par ordre d'énergie croissante : 1\mathrm{s}, puis 2\mathrm{s}, puis 2\mathrm{p}. Les électrons de valence sont ceux situés sur la couche de nombre quantique principal maximal (n = n_{\text{max}}).
Hydrogène (Z = 1) :
\boxed{1\mathrm{s}^1 \quad \text{avec } 1 \text{ électron de valence}}Carbone (Z = 6) :
\boxed{1\mathrm{s}^2 \, 2\mathrm{s}^2 \, 2\mathrm{p}^2 \quad \text{avec } 4 \text{ électrons de valence}}Oxygène (Z = 8) :
\boxed{1\mathrm{s}^2 \, 2\mathrm{s}^2 \, 2\mathrm{p}^4 \quad \text{avec } 6 \text{ électrons de valence}}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires
Notions : schéma de lewis, charge formelle
L'ion hydrogénocarbonate a pour formule chimique . Établir la représentation de Lewis de l'ion hydrogénocarbonate.
Voir l'indiceIndice
Dénombrer les électrons de valence totaux avec la charge négative, placer l'atome de carbone au centre et compléter les octets.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le nombre total d'électrons de valence du système, en comptant ceux apportés par les atomes neutres et la charge électrique globale, pour en déduire le nombre de doublets (liants et non liants).
- Identifier l'atome central (le carbone, le moins électronégatif après l'hydrogène) et la connectivité : dans les oxoacides et leurs dérivés, le proton est porté par un oxygène.
- Compléter les octets de chaque atome, placer les doublets non liants et affecter les charges formelles.
Voir la réponse courteRéponse courte
Construction du schéma de Lewis de \mathrm{HCO}_3^- respectant la règle de l'octet avec une charge formelle sur un oxygène.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Bilan des électrons de valence
D'après les configurations établies à la question précédente :
- L'atome d'hydrogène apporte n_v(\mathrm{H}) = 1 électron ;
- L'atome de carbone apporte n_v(\mathrm{C}) = 4 électrons ;
- Les trois atomes d'oxygène apportent 3 \times n_v(\mathrm{O}) = 3 \times 6 = 18 électrons ;
- La charge globale -1 correspond à un électron supplémentaire.
Le nombre total d'électrons de valence est donc :
soit un ensemble de n_d = \frac{24}{2} = 12 doublets à répartir.
2. Squelette et répartition des doublets
Le carbone est l'atome central. L'atome d'hydrogène est lié à l'un des trois atomes d'oxygène. Pour respecter la règle de l'octet pour le carbone (4 doublets liants) et pour les oxygènes (4 doublets au total), l'atome de carbone forme :
- une liaison simple avec le groupe hydroxyle -\mathrm{OH} ;
- une liaison double avec un atome d'oxygène carbonylé =\mathrm{O} ;
- une liaison simple avec un atome d'oxygène -\mathrm{O}^-.
3. Charges formelles et doublets non liants
- L'hydrogène forme 1 liaison simple (respect de la règle du duet, charge formelle nulle) ;
- Le carbone forme 4 liaisons covalentes (octet respecté, charge formelle 4 - 4 = 0) ;
- L'oxygène lié à \mathrm{H} et \mathrm{C} porte 2 liaisons simples et 2 doublets non liants (octet respecté, charge formelle 6 - 4 - 2 = 0) ;
- L'oxygène doublement lié au carbone porte 2 doublets non liants (octet respecté, charge formelle 6 - 4 - 2 = 0) ;
- L'oxygène simplement lié au carbone porte 3 doublets non liants (octet respecté, charge formelle 6 - 6 - 1 = -1).
On a bien 5 doublets liants + 7 doublets non liants = 12 doublets au total.
La représentation de Lewis de l'ion hydrogénocarbonate est ainsi :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : constante d'acidité, formule de henderson-hasselbalch
Donner l'expression de la constante d'acidité associée à un couple acido-basique . En déduire le lien entre et le .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la définition de K_A pour la réaction avec l'eau et prendre le cologarithme décimal pour obtenir la relation d'Henderson-Hasselbalch.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition de K_A et passage au logarithme pour exprimer \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_A + \log([\mathrm{A}^-]/[\mathrm{AH}]).
Voir le corrigé completCorrigé complet
La constante d'acidité K_A est la constante d'équilibre associée à la réaction de l'acide \mathrm{AH}_{(\mathrm{aq})} avec l'eau :
En assimilant les activités des solutés à leurs concentrations molaires divisées par la concentration standard de référence c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, et celle du solvant (l'eau) à 1, son expression s'écrit :
Par définition du \mathrm{pH} et du \mathrm{p}K_A :
En appliquant le cologarithme décimal à l'expression de la constante d'acidité :
On en déduit la relation d'Henderson-Hasselbalch liant le \mathrm{pH} et le \mathrm{p}K_A :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : diagramme de distribution, acide-base
En expliquant votre démarche, attribuer chaque courbe de distribution ((a), (b) et (c)) à une espèce chimique ( ou ).
Voir l'indiceIndice
Raisonner sur la prédominance des formes acides à bas \mathrm{pH} et des formes basiques déprotonées à haut \mathrm{pH}.
Voir la stratégieStratégie
- Raisonner sur l'état de protonation des espèces : à très faible pH, l'espèce la plus acide (la plus protonée) prédomine ; à très fort pH, c'est l'espèce la plus basique (la plus déprotonée) qui prédomine.
- L'espèce intermédiaire (ampholyte) prédomine à des pH intermédiaires, présentant une courbe en cloche.
Voir la réponse courteRéponse courte
Attribution par ordre d'acidité : l'espèce la plus protonée \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3 domine à bas pH, puis \mathrm{HCO}_3^-, enfin \mathrm{CO}_3^{2-}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les trois espèces considérées appartiennent à deux couples acide-base successifs avec \mathrm{p}K_{A1} < \mathrm{p}K_{A2} :
D'après la relation établie à la question précédente :
L'espèce acide prédomine pour \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_A et l'espèce basique pour \mathrm{pH} > \mathrm{p}K_A. Ainsi :
- En milieu très acide (\mathrm{pH} \ll \mathrm{p}K_{A1}), la forme la plus protonée, c'est-à-dire le diacide \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3, est ultra-majoritaire (proche de 100\,\%). La proportion diminue au fur et à mesure que le \mathrm{pH} augmente : cela correspond à la courbe (a).
- En milieu très basique (\mathrm{pH} \gg \mathrm{p}K_{A2}), la forme la plus déprotonée, c'est-à-dire la dibase \mathrm{CO}_3^{2-}, est ultra-majoritaire (tend vers 100\,\%) : cela correspond à la courbe (c).
- À des valeurs de \mathrm{pH} intermédiaires (\mathrm{p}K_{A1} \ll \mathrm{pH} \ll \mathrm{p}K_{A2}), c'est l'ampholyte \mathrm{HCO}_3^- qui prédomine, présentant un maximum de pourcentage : cela correspond à la courbe en cloche (b).
Résultat
Question 37
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : diagramme de distribution, constante d'acidité
À l'aide du diagramme de distribution de la figure 5, déterminer les valeurs de et en justifiant votre réponse.
Voir l'indiceIndice
Relever les valeurs de \mathrm{pH} aux points d'intersection où deux espèces consécutives ont des proportions égales (50\,\%).
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser la relation liant le \mathrm{pH} et le \mathrm{p}K_A établie à la question Q35 pour déterminer la condition sur les concentrations à l'intersection des courbes d'un couple acido-basique.
- Lire graphiquement l'abscisse des points d'intersection à 50\,\% correspondant à chacun des deux couples.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture des valeurs de \mathrm{p}K_A aux points d'intersection des courbes de distribution où les concentrations sont égales.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation établie à la question Q35 :
À l'intersection des courbes d'un acide \mathrm{AH} et de sa base conjuguée \mathrm{A}^-, les fractions molaires sont égales, soit [\mathrm{A}^-]_{\text{éq}} = [\mathrm{AH}]_{\text{éq}}. Le terme logarithmique s'annule, ce qui conduit à :
Pour le couple \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_{3(\mathrm{aq})} / \mathrm{HCO}_{3(\mathrm{aq})}^- :
L'intersection des courbes (a) et (b) correspond à un pourcentage de 50\,\% (la troisième espèce \mathrm{CO}_3^{2-} étant en quantité négligeable à ce \mathrm{pH}). La lecture de l'abscisse de ce point d'intersection sur la figure 5 donne :
\boxed{\mathrm{p}K_{A1} \approx 6{,}4}(une lecture comprise entre 6{,}3 et 6{,}4 est tout à fait acceptable).
Pour le couple \mathrm{HCO}_{3(\mathrm{aq})}^- / \mathrm{CO}_{3(\mathrm{aq})}^{2-} :
L'intersection des courbes (b) et (c) se produit également à 50\,\% (la forme \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3 étant négligeable). La lecture de l'abscisse de ce point d'intersection sur la figure 5 donne :
\boxed{\mathrm{p}K_{A2} \approx 10{,}3}
Résultat
Question 38
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : diagramme de prédominance, espèce majoritaire
Quelle est l'espèce majoritaire pour ?
Voir l'indiceIndice
Observer quelle courbe présente le pourcentage le plus élevé sur l'intervalle de \mathrm{pH} considéré.
Voir la réponse courteRéponse courte
Entre \mathrm{p}K_{A1} et \mathrm{p}K_{A2}, l'ion hydrogénocarbonate \mathrm{HCO}_3^- est l'espèce prédominante (et majoritaire).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le diagramme de distribution de la figure 5 et les résultats de la question précédente :
- pour tout \mathrm{pH} vérifiant \mathrm{p}K_{A1} < \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_{A2} (soit 6{,}4 < \mathrm{pH} < 10{,}3), la courbe (b) se situe au-dessus des deux autres ;
- sur l'intervalle spécifique 7{,}4 < \mathrm{pH} < 9{,}3, le pourcentage de la forme représentée par la courbe (b) dépasse 90\,\% (et atteint près de 98\,\% au voisinage de \mathrm{pH} = \frac{\mathrm{p}K_{A1}+\mathrm{p}K_{A2}}{2} \approx 8{,}4).
L'espèce associée à la courbe (b) étant l'ion hydrogénocarbonate, on en conclut que :
Résultat
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : équilibre de dissolution, produit de solubilité
Écrire l'équation de dissolution du carbonate de calcium dans l'eau.
Voir l'indiceIndice
Écrire la réaction de dissolution du solide conduisant aux ions calcium et carbonate aqueux.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de l'équilibre hétérogène de dissolution : \mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})} = \mathrm{Ca}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{CO}_{3(\mathrm{aq})}^{2-}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le carbonate de calcium est un solide ionique constitué d'ions calcium \mathrm{Ca}^{2+} et d'ions carbonate \mathrm{CO}_3^{2-}. Son équation de dissolution dans l'eau s'écrit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 40
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : produit de solubilité
Donner l'expression du produit de solubilité du carbonate de calcium en assimilant les activités chimiques des constituants en solution à leurs concentrations.
Voir l'indiceIndice
Exprimer K_s en fonction des concentrations molaires à l'équilibre des ions issus du solide.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de la constante d'équilibre : K_s = [\mathrm{Ca}^{2+}]_{\text{éq}} [\mathrm{CO}_3^{2-}]_{\text{éq}} / c^{\circ 2}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de dissolution établie à la question Q39 :
La constante d'équilibre associée à cette réaction de dissolution, notée K_s, s'exprime en fonction des activités des différentes espèces à l'équilibre chimique :
Sachant que le carbonate de calcium solide est pur dans sa phase (a\left(\mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})}\right) = 1) et en assimilant les activités chimiques des ions en solution aqueuse à leurs concentrations molaires rapportées à la concentration standard c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} (a_i \approx \frac{[X_i]}{c^\circ}), il vient :
ou encore, selon l'usage habituel où les concentrations sont exprimées en \text{mol}\cdot\text{L}^{-1} avec c^\circ omis :
Résultat
Question 41
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : solubilité, conservation de la matière
Justifier que, pour , la solubilité du carbonate de calcium est telle que et .
Voir l'indiceIndice
Écrire la conservation de la matière pour le calcium et pour l'élément carbone en négligeant les espèces minoritaires.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la solubilité s à l'aide des bilans de matière (conservation de l'élément calcium et de l'élément carbone) issus de la dissolution du carbonate de calcium \mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})}.
- Utiliser les résultats de la question Q38 et l'analyse du diagramme de distribution pour négliger les concentrations des espèces minoritaires du système carbonique devant celle de \mathrm{HCO}_3^- sur l'intervalle de \mathrm{pH} considéré.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan de matière : s = [\mathrm{Ca}^{2+}] et l'espèce carbonée prépondérante dans ce domaine de pH est \mathrm{HCO}_3^-.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La dissolution d'une mole de carbonate de calcium \mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})} libère une mole d'ions calcium \mathrm{Ca}^{2+} et une mole d'ions carbonate \mathrm{CO}_3^{2-}.
Conservation de l'élément calcium : Les ions \mathrm{Ca}^{2+} ne participent à aucune autre réaction en solution (ils ne présentent pas de propriétés acido-basiques dans cette gamme de \mathrm{pH}). Par conséquent :
\boxed{s = \left[\mathrm{Ca}^{2+}\right]_{\text{éq}}}Conservation de l'élément carbone : Les ions carbonate \mathrm{CO}_3^{2-} sont des bases faibles qui réagissent avec l'eau. La quantité totale d'élément carbone dissous issu du précipité est répartie entre les trois formes acido-basiques :
s = \left[\mathrm{CO}_3^{2-}\right]_{\text{éq}} + \left[\mathrm{HCO}_3^-\right]_{\text{éq}} + \left[\mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3\right]_{\text{éq}}
D'après l'étude menée à la question Q38 et la lecture de la figure 5, pour 7,4 < \mathrm{pH} < 9,3 :
- \mathrm{pH} - \mathrm{p}K_{A1} \ge 7,4 - 6,4 = 1,0 \implies \left[\mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3\right]_{\text{éq}} \le 0,1 \left[\mathrm{HCO}_3^-\right]_{\text{éq}} ;
- \mathrm{p}K_{A2} - \mathrm{pH} \ge 10,3 - 9,3 = 1,0 \implies \left[\mathrm{CO}_3^{2-}\right]_{\text{éq}} \le 0,1 \left[\mathrm{HCO}_3^-\right]_{\text{éq}}.
Sur cet intervalle, l'espèce \mathrm{HCO}_3^- représente plus de 90\,\% des espèces carboniques en solution : les formes \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3 et \mathrm{CO}_3^{2-} sont donc négligeables devant \mathrm{HCO}_3^-.
Il vient alors immédiatement :
Résultat
Question 42
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : solubilité, équilibre acido-basique
En déduire l'expression de pour .
Voir l'indiceIndice
Exprimer [\mathrm{CO}_3^{2-}] en fonction de [\mathrm{HCO}_3^-], de K_{A2} et de [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+], puis isoler la solubilité s.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la concentration en ions carbonate [\mathrm{CO}_3^{2-}]_{\text{éq}} en fonction de [\mathrm{HCO}_3^-]_{\text{éq}}, [\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+] et K_{A2} à l'aide de la constante d'acidité du second couple.
- Injecter les approximations obtenues à la question précédente ([\mathrm{Ca}^{2+}]_{\text{éq}} = s et [\mathrm{HCO}_3^-]_{\text{éq}} \approx s) dans le produit de solubilité K_s.
- Prendre le cologarithme décimal pour expliciter \mathrm{p}s en fonction du \mathrm{pH}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplacement de [\mathrm{CO}_3^{2-}] via la relation de K_{A2} pour exprimer \mathrm{p}s = \frac{1}{2}(\mathrm{p}K_s - \mathrm{p}K_{A2} + \mathrm{pH}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la définition de la constante d'acidité K_{A2} du couple \mathrm{HCO}_{3(\mathrm{aq})}^- / \mathrm{CO}_{3(\mathrm{aq})}^{2-} (avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) :
D'après la question précédente, pour 7{,}4 < \mathrm{pH} < 9{,}3, on a :
En reportant dans l'expression du produit de solubilité K_s = [\mathrm{Ca}^{2+}]_{\text{éq}} [\mathrm{CO}_3^{2-}]_{\text{éq}} établie à la question Q40 :
On en déduit l'expression du carré de la solubilité :
En prenant le cologarithme décimal -\log de cette égalité :
On obtient ainsi :
Application numérique : avec \mathrm{p}K_s = 8{,}4 et \mathrm{p}K_{A2} \approx 10{,}3 (déterminé à la question Q37) :
Résultat
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : solubilité, exploitation de courbe
Vérifier la cohérence du résultat précédent avec le graphe fourni sur la figure 6.
Voir l'indiceIndice
Calculer la pente et l'ordonnée de la relation affine trouvée à la question précédente et comparer à la figure 6.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression théorique de \mathrm{p}s = f(\mathrm{pH}) obtenue à la question précédente et identifier la pente ainsi que l'allure attendue sur l'intervalle considéré.
- Mesurer la pente de la courbe sur la figure 6 dans la zone 7{,}4 < \mathrm{pH} < 9{,}3 et comparer avec la pente théorique.
- Vérifier la concordance quantitative pour une valeur remarquable de \mathrm{pH} (par exemple \mathrm{pH} = 8{,}0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison de la pente théorique +0,5 avec la pente de la droite expérimentale sur le domaine de pH considéré.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question précédente, sur l'intervalle 7{,}4 < \mathrm{pH} < 9{,}3, l'expression théorique de \mathrm{p}s est une fonction affine :
Vérifions la cohérence avec le tracé de la figure 6 :
Allure et pente : sur l'intervalle 7{,}4 < \mathrm{pH} < 9{,}3, la courbe est effectivement assimilable à un segment de droite. En effectuant une lecture graphique de deux points sur ce segment :
\begin{aligned} \text{Pour } \mathrm{pH}_1 &= 7{,}5, \quad \mathrm{p}s_1 \approx 2{,}8 \\ \text{Pour } \mathrm{pH}_2 &= 9{,}0, \quad \mathrm{p}s_2 \approx 3{,}55 \end{aligned}La pente observée vaut :
\text{pente} = \frac{\Delta \mathrm{p}s}{\Delta \mathrm{pH}} = \frac{3{,}55 - 2{,}8}{9{,}0 - 7{,}5} = \frac{0{,}75}{1{,}5} = 0{,}50Cette valeur concorde exactement avec le coefficient directeur théorique de 0{,}5.
Valeur numérique : pour \mathrm{pH} = 8{,}0 :
- Théorie : \mathrm{p}s(8{,}0) = 0{,}5 \times 8{,}0 - 0{,}95 = 3{,}05 \approx 3{,}1 ;
- Graphique : à l'abscisse \mathrm{pH} = 8{,}0, on lit directement \mathrm{p}s \approx 3{,}1.
Résultat
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : solubilité, précipitation
Dans la cuve d'un chauffe-eau, comment évolue le dépôt de calcaire lorsque le augmente ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Relier l'augmentation du \mathrm{pH} à l'évolution de la solubilité s pour conclure sur la formation du précipité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Quand le pH augmente, \mathrm{p}s augmente donc s diminue : le dépôt de calcaire augmente.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la relation établie à la question Q42 et l'allure de la courbe de la figure 6, le cologarithme de la solubilité \mathrm{p}s = -\log(s) est une fonction croissante du \mathrm{pH} :
Par définition du cologarithme décimal (s = 10^{-\mathrm{p}s}), une augmentation de \mathrm{p}s traduit une diminution de la solubilité s du carbonate de calcium dans l'eau :
L'eau pouvant dissoudre une plus faible quantité d'ions calcium et carbonate lorsque le \mathrm{pH} augmente, l'équilibre de précipitation est favorisé dans le sens indirect :
Résultat
Question 45
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : dissolution de précipité, réaction acido-basique
Pour nettoyer le dépôt de calcaire sur la résistance électrique chauffante d'un chauffe-eau, faut-il utiliser une solution acide ou basique ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Analyser l'effet d'un ajout d'ions hydronium sur l'équilibre acido-basique du carbonate pour déplacer la dissolution.
Voir la réponse courteRéponse courte
Il faut une solution acide pour consommer les ions carbonates et déplacer l'équilibre vers la dissolution du tartre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour nettoyer et éliminer le dépôt de calcaire (\mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})}) déposé sur la résistance chauffante, il faut le dissoudre.
D'après l'étude menée aux questions Q42 à Q44 et au vu de la figure 6, le cologarithme de la solubilité \mathrm{p}s diminue lorsque le \mathrm{pH} diminue, ce qui signifie que la solubilité s = 10^{-\mathrm{p}s} augmente considérablement en milieu acide :
en milieu acide (\mathrm{pH} < 7), les ions \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+ réagissent avec les ions carbonate \mathrm{CO}_3^{2-} et hydrogénocarbonate \mathrm{HCO}_3^- pour former de l'acide carbonique dissous \mathrm{H}_2\mathrm{CO}_3 (ou un dégagement de dioxyde de carbone \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}) :
\mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+_{(\mathrm{aq})} \longrightarrow \mathrm{Ca}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}Cette consommation d'ions basiques déplace l'équilibre de dissolution dans le sens de la disparition du calcaire (principe de Le Chatelier) ;
- à l'inverse, une solution basique (\mathrm{pH} élevé) minimiserait la solubilité du calcaire et favoriserait son maintien sous forme solide.
Il faut donc utiliser une solution acide (comme du vinaigre blanc, de l'acide citrique ou de l'acide chlorhydrique dilué).
Résultat
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : loi de van 't hoff, solubilité
Dans la cuve d'un chauffe-eau, comment évolue le dépôt de calcaire lorsque la température augmente ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Lire l'évolution de \mathrm{p}s à \mathrm{pH} fixé lorsque la température augmente sur le faisceau de courbes de la figure 7.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser l'évolution de \mathrm{p}s en fonction de la température T à partir de la figure 7 pour un \mathrm{pH} donné.
- En déduire l'évolution de la solubilité s du calcaire avec la température.
- Conclure sur la formation du précipité (dépôt de calcaire) dans la cuve du chauffe-eau.
Voir la réponse courteRéponse courte
Analyse de la variation de la solubilité avec la température via la loi de Van 't Hoff ou lecture de données.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la figure 7, pour une valeur de \mathrm{pH} fixée, lorsque la température T augmente (de 273\text{ K} à 323\text{ K}) :
- les courbes se décalent vers le haut, ce qui signifie que le cologarithme de la solubilité \mathrm{p}s augmente ;
- par définition, \mathrm{p}s = -\log(s), donc une augmentation de \mathrm{p}s correspond à une diminution de la solubilité s.
La solubilité du carbonate de calcium diminuant avec la température, le calcaire précipite plus facilement lorsque l'eau est chauffée.
Résultat
III.1.B · Formation de calcaire à la surface du thermoplongeur
Question 47
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en MP2I, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : flux thermique, vecteur densité de flux
Définir le flux thermique à travers une surface . Préciser son unité.
Voir l'indiceIndice
Définir le flux thermique comme l'intégrale surfacique de la densité de flux (puissance traversante en watts).
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition du flux à travers une surface orientée \phi = \iint \vec{\jmath}_Q \cdot \mathrm{d}\vec{S} en watts (\text{W}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le flux thermique \phi à travers une surface S orientée par son vecteur unitaire normal \vec{n} représente la puissance thermique (quantité d'énergie thermique par unité de temps) qui traverse cette surface.
D'un point de vue énergétique macroscopique, il est défini par :
\phi = \frac{\delta Q}{\mathrm{d}t}où \delta Q est le transfert thermique élémentaire traversant la surface pendant la durée \mathrm{d}t.
D'un point de vue local, il s'exprime comme le flux du vecteur densité de flux thermique \vec{j} à travers la surface S :
\phi = \iint_S \vec{j} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = \iint_S \vec{j} \cdot \vec{n}\,\mathrm{d}S
Le flux thermique est homogène à une puissance :
Résultat
Question 48
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équation de la chaleur, bilan thermique
À l'aide d'un bilan d'énergie portant sur le cylindre infinitésimal de tartre de rayon interne et de rayon externe tel que (figure 8), montrer que la composante radiale du vecteur densité de flux thermique satisfait l'équation différentielle :
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe à une coquille cylindrique d'épaisseur \mathrm{d}r en régime permanent sans source interne.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système fermé constitué par la couche cylindrique infinitésimale de tartre comprise entre les rayons r et r + \mathrm{d}r sur la longueur L.
- Exprimer le flux thermique net reçu par ce système à travers ses surfaces frontières en régime permanent, en exploitant les symétries du problème.
- Effectuer un développement de Taylor à l'ordre 1 pour aboutir à l'équation différentielle demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan d'énergie sur une coquille cylindrique en régime stationnaire : conservation du flux radial conduisant à \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}r}(r j(r)) = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On considère le système fermé constitué par la portion de tartre comprise entre les rayons r et r+\mathrm{d}r, de longueur L.
En régime permanent et en l'absence de terme source volumique dans le tartre, l'énergie interne du système est constante :
Les effets de bord étant négligés et le transfert thermique étant purement radial (\vec{j} = j(r)\,\vec{u}_r), les échanges thermiques s'effectuent uniquement à travers les surfaces cylindriques latérale interne en r et externe en r+\mathrm{d}r :
En r, la surface latérale vaut S(r) = 2\pi r L. Le flux thermique entrant à travers cette surface orientée vers l'extérieur s'écrit :
\Phi(r) = j(r)\, S(r) = 2\pi L \cdot r j(r)En r+\mathrm{d}r, la surface latérale vaut S(r+\mathrm{d}r) = 2\pi (r+\mathrm{d}r) L. Le flux thermique sortant s'écrit :
\Phi(r+\mathrm{d}r) = 2\pi L \cdot (r+\mathrm{d}r) j(r+\mathrm{d}r)
Le bilan thermique s'écrit donc :
En posant la fonction f(r) = r j(r) et en utilisant la formule de Taylor fournie à l'ordre 1 :
Il vient ainsi :
Comme 2\pi L\,\mathrm{d}r \neq 0, on obtient bien :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 49
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : loi de fourier, conduction thermique
Énoncer la loi de Fourier.
Voir l'indiceIndice
Énoncer la proportionnalité entre le vecteur densité de flux thermique et l'opposé du gradient de température.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé de la loi phénoménologique de Fourier : \vec{\jmath}_Q = -\lambda\,\vec{\mathrm{grad}}\,T.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La loi phénoménologique de Fourier régit le transfert thermique par conduction au sein d'un milieu matériel. Elle relie le vecteur densité de flux thermique \vec{j} au gradient local de température :
où :
- \vec{j} est le vecteur densité de flux thermique (en \mathrm{W\cdot m^{-2}}) ;
- \lambda est la conductivité thermique du milieu (en \mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}}), grandeur positive caractéristique du matériau ;
- \overrightarrow{\mathrm{grad}}\, T est le gradient de la température T (en \mathrm{K\cdot m^{-1}}).
Le signe négatif traduit le caractère spontané du transfert thermique : la chaleur s'écoule des zones les plus chaudes vers les zones les plus froides (dans le sens des températures décroissantes), conformément au second principe de la thermodynamique.
Résultat
Question 50
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : équation de laplace, profil de température
Montrer que le champ de température dans le tartre peut se mettre sous la forme :
où et désignent les constantes d'intégration que l'on ne cherchera pas à déterminer.
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Combiner la loi de Fourier radiale avec le résultat de la question Q48 pour intégrer l'équation différentielle en température.
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- Exprimer la composante radiale j(r) du vecteur densité de flux thermique à l'aide de la loi de Fourier et de l'expression du gradient en coordonnées cylindriques.
- Injecter cette expression dans l'équation différentielle obtenue à la question Q48, puis intégrer deux fois successivement par rapport à la variable radiale r.
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Intégration de la loi de Fourier en géométrie cylindrique : j(r) = C/r = -\lambda \mathrm{d}T/\mathrm{d}r, d'où T(r) = A \ln(r) + B.
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D'après la loi de Fourier rappelée à la question Q49 et l'expression du gradient pour un champ scalaire ne dépendant que de r fournie par les données :
La composante radiale s'écrit donc :
En injectant cette relation dans l'équation différentielle issue du bilan thermique stationnaire (question Q48) :
La conductivité thermique \lambda étant une constante non nulle, on obtient :
Une première intégration par rapport à r donne :
où A est une première constante d'intégration.
Une seconde intégration par rapport à r conduit directement à :
où B est une seconde constante d'intégration.
Résultat
Question 51
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : loi de fourier, densité de flux thermique
Exprimer la composante radiale du vecteur densité de flux thermique en fonction de , et .
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Dériver la température par rapport à r et multiplier par -\lambda.
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Calcul direct de la densité de flux par dérivation de T(r) : j(r) = -\lambda \frac{\mathrm{d}T}{\mathrm{d}r} = -\lambda \frac{A}{r}.
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D'après la loi de Fourier (question Q49), le vecteur densité de flux thermique s'écrit :
En utilisant l'expression du gradient en coordonnées cylindriques fournie dans le préambule pour un champ scalaire ne dépendant que de r :
Avec le profil de température déterminé à la question Q50, T(r) = A \ln(r) + B, la dérivée radiale vaut :
Le vecteur densité de flux thermique s'écrit donc \vec{j} = j(r)\,\vec{u}_r, avec pour composante radiale :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 52
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : flux thermique, géométrie cylindrique
En déduire l'expression du flux thermique en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Intégrer le flux traversant un cylindre de rayon r et de longueur L : \phi = j(r) \cdot 2\pi r L.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le flux thermique \phi à travers une surface cylindrique de rayon r compris entre r_0 et r_0+e et de longueur L, orientée vers l'extérieur.
- Injecter l'expression de la densité de flux j(r) obtenue à la question Q51 pour en déduire l'expression demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du flux à travers la surface latérale S = 2\pi r L : \phi = j(r) S = -2\pi \lambda L A.
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Considérons une surface cylindrique fictive de rayon r (r_0 \le r \le r_0 + e) et de longueur L, coaxiale au thermoplongeur, orientée vers l'extérieur selon le vecteur unitaire radial \vec{u}_r.
L'élément de surface latérale s'écrit \mathrm{d}\vec{S} = \mathrm{d}S\,\vec{u}_r = r\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}z\,\vec{u}_r. Par définition du flux thermique (question Q47), le flux à travers cette surface latérale vaut :
car, d'après les symétries du problème, la composante radiale j(r) est uniforme sur toute la surface de rayon r.
L'aire de cette surface cylindrique étant S = 2\pi r L, on obtient :
En utilisant l'expression établie à la question Q51, j(r) = -\dfrac{\lambda A}{r}, il vient :
Résultat
Question 53
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique, géométrie cylindrique
Définir la résistance thermique du cylindre de tartre et en déduire son expression en fonction de et .
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Définir R_t = (T_1 - T_p) / \phi et exprimer la différence de température à partir du champ logarithmique.
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Définition R_t = \Delta T / \phi et expression de la résistance cylindrique R_t = \frac{\ln((r_0+e)/r_0)}{2\pi \lambda L}.
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Par analogie avec la loi d'Ohm en électricité (U = R\,I), la résistance thermique R_t d'un milieu situé entre deux surfaces isothermes à des températures différentes est le rapport de l'écart de température sur le flux thermique traversant ce milieu de la surface la plus chaude vers la plus froide :
où :
- T_1 est la température de la paroi interne en contact avec le thermoplongeur (r = r_0) ;
- T_p est la température de la paroi externe en contact avec l'eau (r = r_0 + e), avec T_1 > T_p ;
- \phi est le flux thermique radial traversant la couche de tartre.
D'après le résultat de la question précédente, le flux thermique s'écrit :
On en déduit directement l'expression de la résistance thermique R_t en fonction des grandeurs demandées :
Résultat
Question 54
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MP2I, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique, transfert conducto-convectif
Déterminer l'expression de la résistance thermique résultant du transfert conducto-convectif entre la paroi de tartre et l'eau en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Identifier la relation de Newton \Phi = (T_p - T_e)/R_{cc} avec la surface extérieure S_{\text{ext}} = 2\pi(r_0 + e)L.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la loi de Newton : \phi = h S_{\text{ext}} \Delta T, d'où R_{cc} = \frac{1}{2\pi (r_0+e) L h}.
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Par analogie électrique avec la relation tension-courant, la résistance thermique associée à un transfert thermique conducto-convectif entre deux milieux à des températures différentes s'exprime par le rapport de l'écart de température sur le flux thermique échangé :
En utilisant l'expression du flux conducto-convectif fournie par la loi de Newton :
on obtient directement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 55
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Schéma ou tracé
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MP2I, BCPST1
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : analogie électrothermique, résistance en série
À l'aide d'un schéma électrique équivalent, montrer que le transfert thermique entre la paroi interne du tartre à la température et l'eau à la température est représenté par une résistance équivalente dont on précisera l'expression en fonction de et .
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Associer les deux résistances en série soumises au même flux thermique traversant de l'intérieur vers le fluide.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter l'analogie électrothermique (différence de potentiel \leftrightarrow différence de température, courant électrique \leftrightarrow flux thermique).
- Traduire la conservation du flux thermique en régime stationnaire à travers les deux couches successives (conduction dans le tartre puis convection vers l'eau).
- Sommer les écarts de température pour identifier la résistance thermique équivalente de l'association en série.
Voir la réponse courteRéponse courte
Représentation de deux résistances thermiques en série traversées par le même flux thermique : R_{\text{eq}} = R_t + R_{cc}.
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En régime permanent et en l'absence de source d'énergie interne, le flux thermique \phi traversant la couche de tartre est intégralement transmis à l'eau :
D'après les définitions établies aux questions Q53 et Q54, les écarts de température s'écrivent :
On peut modéliser ce transfert global par le circuit électrique équivalent suivant :
Par additivité des différences de température :
Par identification avec la relation globale T_1 - T_e = R_{eq} \, \phi, on en déduit l'expression de la résistance thermique équivalente :
Résultat
Question 56
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : rayon critique d'isolation, résistance thermique
On note l'épaisseur minimale à partir de laquelle le tartre augmente l'isolation thermique. Déterminer approximativement les 3 valeurs de , exprimées en fonction de , correspondant aux 3 différents cas présentés sur la figure 9.
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Rechercher les abscisses du minimum éventuel de chaque courbe sur la figure 9 en fonction du rayon critique r_c = \lambda/h.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le sens physique de e_{\text{min}} : c'est l'épaisseur de tartre correspondant au minimum de la résistance thermique équivalente R_{\text{eq}}, au-delà de laquelle R_{\text{eq}} augmente (le tartre commence alors à isoler thermiquement le tube).
- Relever sur la figure 9 l'abscisse du minimum de R_{\text{eq}} pour chacune des trois courbes correspondant aux trois valeurs du rayon r_0.
- Confronter les valeurs lues à la valeur théorique du rayon critique d'isolation r_c = \lambda/h.
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Détermination graphique du minimum de résistance thermique correspondant au rayon critique d'isolation cylindrique.
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L'isolation thermique globale est caractérisée par la résistance thermique équivalente R_{\text{eq}}. Le tartre augmente l'isolation thermique lorsque la résistance thermique équivalente dépasse sa valeur minimale, c'est-à-dire pour e > e_{\text{min}}, où e_{\text{min}} correspond au minimum de la fonction R_{\text{eq}}(e).
D'un point de vue théorique, R_{\text{eq}}(e) = R_t + R_{cc} = \frac{\ln(1+e/r_0)}{2\pi\lambda L} + \frac{1}{2\pi(r_0+e)hL}. En posant r = r_0 + e, la dérivée s'annule pour le rayon critique :
L'axe des abscisses de la figure 9 étant gradué avec une échelle commune basée sur la valeur nominale r_0 = 1{,}0\text{ cm}, la lecture graphique donne pour chaque cas :
Cas 1 : r_0 = 1{,}0\text{ cm} (trait plein, cas où \lambda/h < r_0) :
Le rayon initial du tube vérifie r_0 > r_c. Dès e = 0, la résistance équivalente est une fonction strictement croissante de l'épaisseur e. Le minimum est donc atteint dès le début :\boxed{e_{\text{min}} = 0}Cas 2 : r_0 = 0{,}8\text{ cm} (trait tireté, cas où \lambda/h > r_0) :
La courbe présente un très léger minimum au voisinage immédiat de l'origine avant de croître. On lit graphiquement :\boxed{e_{\text{min}} \approx 0{,}1\,r_0}(soit e_{\text{min}} \approx 0{,}1\text{ cm}, ce qui est parfaitement cohérent avec r_c - r_0 = 0{,}9 - 0{,}8 = 0{,}1\text{ cm}).
Cas 3 : r_0 = 0{,}5\text{ cm} (courbe en étoiles, cas où \lambda/h > r_0) :
La résistance commence par décroître lorsque le tartre s'accumule (l'augmentation de la surface d'échange convectif l'emporte initialement sur la résistance conductive), passe par un minimum bien visible, puis croît à nouveau. Sur l'axe des abscisses, ce minimum se lit à :\boxed{e_{\text{min}} \approx 0{,}4\,r_0}(soit e_{\text{min}} \approx 0{,}4\text{ cm}, ce qui concorde avec r_c - r_0 = 0{,}9 - 0{,}5 = 0{,}4\text{ cm}).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 57
ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : résistance thermique, surchauffe
En régime permanent, on souhaite maintenir la température de l'eau à . Comment évoluera la température de surface du thermoplongeur lorsque l'épaisseur de tartre deviendra supérieure à . Faut-il utiliser un rayon de thermoplongeur faible ou élevé devant pour limiter les risques de surchauffe ?
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Exprimer T_1 = T_e + R_{eq}\phi et analyser l'impact d'une augmentation de R_{eq} selon le rapport entre r_0 et \lambda/h.
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- Exprimer la température de surface T_1 du thermoplongeur en fonction du flux thermique \phi évacué en régime permanent, de la température de l'eau T_e et de la résistance thermique équivalente R_{\text{eq}}.
- Étudier le sens de variation de T_1 pour une épaisseur de tartre e > e_{\text{min}} à partir des courbes de la figure 9.
- Relier la condition r_0 < \frac{\lambda}{h} à l'existence d'une épaisseur critique non nulle e_{\text{min}} > 0 afin de conclure sur le choix recommandé pour retarder la surchauffe due à l'entartrage.
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Au-delà de e_{\text{min}}, R_{\text{eq}} croît donc T_1 augmente pour évacuer le même flux ; il faut un grand rayon r_0 pour limiter la surchauffe.
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En régime permanent, le thermoplongeur dissipe une puissance thermique constante \phi = P imposée par effet Joule. Le flux thermique s'exprime à travers l'analogie électrothermique par :
La température de l'eau T_e et le flux \phi étant fixés :
- D'après la définition de e_{\text{min}} et l'allure des courbes de la figure 9, la résistance thermique équivalente R_{\text{eq}} est une fonction strictement croissante de l'épaisseur e pour e > e_{\text{min}}.
- Par conséquent, lorsque l'épaisseur de tartre devient supérieure à e_{\text{min}}, la température de surface T_1 du thermoplongeur augmente.
Pour limiter les risques de surchauffe liés à l'apparition du calcaire :
- Si le rayon est inférieur au rayon critique (r_0 < \frac{\lambda}{h}), on dispose d'une plage d'épaisseur 0 < e < e_{\text{min}} sur laquelle R_{\text{eq}}(e) < R_{\text{eq}}(0) : l'apparition du dépôt de tartre commence par accroître la surface d'échange convectif plus rapidement que la résistance conductive, ce qui refroidit la paroi (T_1 diminue) et retarde l'apparition d'une surchauffe.
- En revanche, si r_0 \ge \frac{\lambda}{h}, on a e_{\text{min}} = 0 : dès les premières traces de tartre, R_{\text{eq}} croît et T_1 s'élève immédiatement.
Il faut donc choisir un rayon de thermoplongeur r_0 faible devant \frac{\lambda}{h} (r_0 < \frac{\lambda}{h}).
Résultat
Question 58
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : analyse dimensionnelle, diffusivité thermique
Montrer que la dimension de la diffusivité thermique du milieu est une longueur au carré par unité de temps.
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'analyse dimensionnelle en identifiant les dimensions spatiales et temporelles de chaque terme dans l'équation de la chaleur.
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- Identifier la dimension des deux membres de l'équation de la diffusion thermique D\,\Delta T = \dfrac{\partial T}{\partial t} rappelée dans l'énoncé.
- Déduire directement la dimension [D] de la diffusivité thermique.
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Analyse dimensionnelle de l'équation de la diffusion thermique pour montrer que [D] = \mathrm{L}^2 \mathrm{T}^{-1}.
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D'après l'équation de diffusion thermique fournie par l'énoncé :
Par analyse dimensionnelle :
Le laplacien \Delta T fait intervenir des dérivées spatiales secondes de la température par rapport aux coordonnées spatiales, d'où :
[\Delta T] = \frac{[T]}{\mathrm{L}^2}La dérivée temporelle \dfrac{\partial T}{\partial t} a pour dimension :
\left[\frac{\partial T}{\partial t}\right] = \frac{[T]}{\mathrm{T}}
L'homogénéité de l'équation impose donc :
On en déduit :
La dimension de la diffusivité thermique D est bien une longueur au carré par unité de temps (soit en \text{m}^2\cdot\text{s}^{-1} dans le Système international).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 59
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : temps caractéristique de diffusion, analyse d'ordres de grandeur
On note la durée d'établissement du régime permanent au sein du thermoplongeur assimilé à une tige d'acier de rayon et la durée d'établissement du régime permanent au sein d'un dépôt de tartre d'épaisseur . Déterminer l'ordre de grandeur du rapport .
Voir l'indiceIndice
Estimer les temps caractéristiques de diffusion thermique par la relation d'ordre de grandeur \tau \sim L^2 / D.
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- Associer à l'équation de diffusion thermique un temps caractéristique d'établissement du régime permanent par analyse dimensionnelle : \tau \sim \frac{\ell^2}{D}, où \ell est la dimension spatiale caractéristique du milieu.
- Exprimer les diffusivités thermiques D_a de l'acier et D_t du tartre à l'aide des données du tableau 2.
- Établir le rapport des durées \frac{\tau_a}{\tau_t} en prenant \ell_a = r_0 et \ell_t = e \approx r_0, puis en déduire son ordre de grandeur.
Voir la réponse courteRéponse courte
Évaluation du temps caractéristique \tau \sim L^2/D pour l'acier et le tartre, et calcul du rapport \tau_a/\tau_t.
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D'après l'équation de diffusion de la chaleur et l'analyse dimensionnelle réalisée à la question Q58, le temps caractéristique d'établissement du régime permanent sur une longueur \ell est relié à la diffusivité thermique D par la relation d'ordre de grandeur :
Pour la tige d'acier de rayon \ell_a = r_0 = 1\text{ cm} :
Numériquement, pour l'acier :
Pour le dépôt de tartre d'épaisseur \ell_t = e \approx r_0 :
Numériquement, pour le tartre :
Comme l'épaisseur de tartre est du même ordre que le rayon de la tige (e \approx r_0), le rapport des durées d'établissement s'écrit :
En remplaçant par les valeurs numériques :
L'ordre de grandeur cherché est donc :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 60
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Diffusion et transferts thermiques › Diffusion thermique
Notions : transfert thermique, entartrage
Commenter les recommandations des constructeurs.
Voir l'indiceIndice
Confronter le rapport des temps d'établissement et l'augmentation de la température de résistance aux mises en garde du fabricant.
Voir la réponse courteRéponse courte
La faible conductivité du tartre augmente la résistance thermique globale et cause une surchauffe destructive du thermoplongeur.
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Les recommandations des constructeurs mentionnent deux conséquences néfastes de l'entartrage :
Le risque accru de surchauffe :
- D'après l'étude menée aux questions Q56 et Q57, dès que l'épaisseur de calcaire dépasse e_{\text{min}}, la résistance thermique équivalente R_{\text{eq}} augmente avec l'épaisseur e.
En régime de fonctionnement à puissance électrique nominale P \approx \phi, la température de surface du thermoplongeur vaut :
T_1 = T_e + R_{\text{eq}} \, \phiUne augmentation de R_{\text{eq}} impose donc une élévation notable de la température T_1 du tube et du fil résistif interne, ce qui accélère la dégradation des isolants électriques et peut conduire à la rupture (fusion) de la résistance chauffante.
- De plus, le résultat de la question Q59 (\tau_t \approx 10\,\tau_a) montre que le calcaire présente une très faible diffusivité thermique, créant une forte inertie thermique qui piège la chaleur au cœur du thermoplongeur.
La surconsommation d'énergie :
- D'un point de vue thermodynamique strict, pour une cuve parfaitement isolée, l'énergie minimale requise pour élever la température de l'eau dépend uniquement de sa capacité thermique (Q = m_e c_e \Delta T_e).
Cependant, dans un chauffe-eau réel, une température interne T_1 nettement plus élevée et un temps de transfert thermique allongé entraînent :
- une augmentation des déperditions thermiques parasites vers l'extérieur (au niveau des fixations et raccords du thermoplongeur, où la température est plus haute) ;
- une énergie thermique stockée inutilement dans la gangue de calcaire elle-même (m_{\text{tartre}} c_{\text{tartre}} \Delta T) ;
- une réponse thermique retardée de la sonde thermostatique (si elle est elle-même entartrée), provoquant un déphasage de la régulation et des cycles de surchauffe de l'eau.
Résultat
III.2 · Électrode sacrificielle de magnésium
Question 61
ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : réaction rédox, demi-équation
Établir l'équation de la réaction menant des ions fer(II) à la formation de rouille .
Voir l'indiceIndice
Écrire la réaction d'oxydation de \mathrm{Fe}^{2+} en \mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_3 par le dioxygène dissous en milieu aqueux.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux couples d'oxydoréduction mis en jeu : l'oxydation des ions fer(II) \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} en rouille \mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{3(\mathrm{s})} et la réduction du dioxygène dissous \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} en eau \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}.
- Écrire les demi-équations électroniques associées.
- Combiner ces demi-équations pour éliminer les électrons échangés et obtenir l'équation de la réaction bilan.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la réaction globale d'oxydation du fer(II) par le dioxygène dissous formant la rouille \mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_3.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les demi-équations d'oxydoréduction associées aux deux couples sont :
Oxydation du fer(II) (\mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{3(\mathrm{s})} / \mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})}) :
2\,\mathrm{Fe}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 3\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} = \mathrm{Fe}_2\mathrm{O}_{3(\mathrm{s})} + 6\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-Réduction du dioxygène (\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} / \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}) :
\mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} + 4\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 4\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}
En multipliant la première équation par 2 et en la sommant à la seconde pour éliminer les 4 électrons échangés, on obtient :
Après simplification des molécules d'eau et des ions \mathrm{H}^+ :
Remarque : Pour un milieu modérément basique (7 < \mathrm{pH} < 9), en combinant avec l'autoprotolyse de l'eau (8\,\mathrm{H}^+_{(\mathrm{aq})} + 8\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} = 8\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}), l'équation s'écrit également :
Résultat
Question 62
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : diagramme e-ph, nombre d'oxydation
Justifier la position relative de chacune des espèces sur le diagramme de la figure 10.
Voir l'indiceIndice
Classer les espèces verticalement selon leur nombre d'oxydation et horizontalement selon leur caractère basique.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le nombre d'oxydation du magnésium dans chacune des trois espèces considérées pour justifier leur disposition selon l'axe des potentiels (axe vertical).
- Comparer le caractère acido-basique des espèces de même degré d'oxydation pour justifier leur disposition selon l'axe des \mathrm{pH} (axe horizontal).
Voir la réponse courteRéponse courte
Positionnement vertical par nombre d'oxydation croissant du magnésium et horizontal par acidité décroissante des formes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Selon l'axe vertical (axe des potentiels E) : L'ordonnée d'un diagramme potentiel-\mathrm{pH} classe les espèces selon leur degré d'oxydation : les formes les plus oxydées (degré d'oxydation le plus élevé) occupent le haut du diagramme, tandis que les formes les plus réduites occupent le bas.
Dans le magnésium métallique \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}, le nombre d'oxydation vaut :
\mathrm{n.o.}(\mathrm{Mg}) = 0Dans l'ion magnésium \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})}, le nombre d'oxydation vaut :
\mathrm{n.o.}(\mathrm{Mg}) = +\mathrm{II}Dans le précipité d'hydroxyde de magnésium \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})}, avec les anions hydroxyde \mathrm{HO}^-, le nombre d'oxydation vaut :
\mathrm{n.o.}(\mathrm{Mg}) = +\mathrm{II}
Le métal \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}, au nombre d'oxydation le plus faible (0), est le réducteur du système : son domaine d'existence se situe donc en bas du diagramme (aux potentiels les plus faibles). Les deux espèces au nombre d'oxydation +\mathrm{II} se situent au-dessus de \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}.
2. Selon l'axe horizontal (axe des \mathrm{pH}) : L'abscisse classe les espèces de même degré d'oxydation selon leur caractère acido-basique : les formes les plus acides prédominent à faible \mathrm{pH} (à gauche) et les formes les plus basiques à fort \mathrm{pH} (à droite).
La réaction de précipitation de l'hydroxyde de magnésium s'écrit :
L'ion \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} libère des protons pour former \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} : \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} est l'espèce acide et \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} est l'espèce basique. Par conséquent :
- \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} occupe le domaine à faible \mathrm{pH} (en haut à gauche) ;
- \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} occupe le domaine à fort \mathrm{pH} (en haut à droite).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 63
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Oxydoréduction et piles
Notions : formule de nernst, diagramme e-ph
Déterminer, par le calcul, l'équation de la frontière séparant et . Est-ce en accord avec le diagramme ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule de Nernst pour le couple \mathrm{Mg}^{2+}/\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} en prenant [\mathrm{Mg}^{2+}] = C_t.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du potentiel d'équilibre de Nernst pour la frontière horizontale \mathrm{Mg}^{2+}/\mathrm{Mg} : E \approx -2,40\text{ V}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le couple d'oxydoréduction mis en jeu est \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})}/\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}, dont la demi-équation électronique s'écrit :
D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K} (avec le facteur de Nernst usuel \frac{R T \ln 10}{F} \approx 0{,}06\text{ V} employé dans l'énoncé) :
où c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} est la concentration standard et l'activité du magnésium solide vaut a(\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}) = 1.
À la frontière séparant le domaine de prédominance de l'ion soluble \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} et le domaine d'existence du solide \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}, la concentration en ions magnésium est égale à la concentration de tracé imposée :
En remplaçant par les valeurs numériques (E_2^\circ = -2{,}37\text{ V}) :
L'équation de la frontière est donc :
Comparaison avec le diagramme : L'équation obtenue est indépendante du \mathrm{pH}, ce qui correspond à une droite horizontale. Sur la figure 10, la frontière séparant les domaines de \mathrm{Mg}^{2+} et de \mathrm{Mg} est bien un segment de droite horizontal situé exactement à l'ordonnée E = -2{,}55\text{ V} (à mi-chemin entre -2{,}5\text{ V} et -2{,}6\text{ V}), pour les \mathrm{pH} inférieurs à environ 11{,}6. Le résultat calculé est donc en parfait accord avec le diagramme.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 64
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Oxydoréduction et piles
Notions : formule de nernst, pente de frontière
Déterminer, par le calcul, la pente de la frontière séparant et .
Voir l'indiceIndice
Écrire la demi-équation redox entre l'hydroxyde solide et le métal, puis déterminer le terme en \mathrm{pH} de la formule de Nernst.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la demi-équation d'oxydoréduction associée au couple \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} / \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}, en faisant intervenir les ions \mathrm{H}^+ (ou \mathrm{H}_3\mathrm{O}^+) et les électrons.
- Appliquer la formule de Nernst à 298\text{ K} en tenant compte des activités des phases condensées pures (a = 1).
- Identifier la dépendance en \mathrm{pH} pour déterminer la pente de la droite frontière.
Voir la réponse courteRéponse courte
Demi-équation rédox faisant intervenir deux protons pour deux électrons échangés, donnant une pente de -0,06\text{ V/pH}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La demi-équation électronique reliant l'hydroxyde de magnésium \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} (nombre d'oxydation +\mathrm{II}) et le magnésium métallique \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} (nombre d'oxydation 0) s'écrit :
À T = 298\text{ K}, la formule de Nernst donne pour le potentiel d'électrode :
Les espèces \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} et \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} étant des solides purs et l'eau étant le solvant, leurs activités chimiques valent 1 (a = 1). L'activité des ions \mathrm{H}^+ est assimilée au rapport de sa concentration à la concentration de référence c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :
La pente p de la frontière séparant \mathrm{Mg(OH)}_{2(\mathrm{s})} et \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} vaut donc :
Résultat
Question 65
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : domaine d'immunité, corrosion
On suppose qu'une variation de température modifie peu les frontières. Conclure sur la stabilité du magnésium dans l'eau et dans le dioxygène.
Voir l'indiceIndice
Comparer la position du domaine du magnésium solide par rapport à ceux de stabilité de l'eau et de réduction du dioxygène.
Voir la stratégieStratégie
- Comparer le domaine d'existence du magnésium solide \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} au domaine de stabilité thermodynamique de l'eau délimité par E_3(\mathrm{pH}) et E_4(\mathrm{pH}).
- Identifier la disjonction des domaines pour statuer sur la stabilité thermodynamique du magnésium métallique vis-à-vis de l'eau et du dioxygène.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le domaine du magnésium métallique est situé sous celui de l'eau : il est thermodynamiquement oxydé par l'eau et par le dioxygène.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, les frontières du domaine de stabilité de l'eau sont :
- frontière inférieure (réduction de l'eau en \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}) : E_3 = -0{,}06\,\mathrm{pH} ;
- frontière supérieure (oxydation de l'eau en \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})}) : E_4 = 1{,}23 - 0{,}06\,\mathrm{pH}.
Pour tout \mathrm{pH} \in [0\,;\,14], la frontière inférieure varie entre 0\text{ V} et -0{,}84\text{ V}.
D'après le diagramme E\text{--}\mathrm{pH} du magnésium (figure 10 et question Q63), le domaine d'existence du magnésium métallique \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} est situé à des potentiels :
et à des potentiels encore plus faibles pour \mathrm{pH} > 11{,}5.
Ainsi, pour toute valeur de \mathrm{pH} :
Stabilité dans l'eau : Le domaine de \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} est entièrement situé en dessous du domaine de stabilité de l'eau (domaines disjoints). Le magnésium solide est donc thermodynamiquement instable dans l'eau : il réduit spontanément l'eau selon la réaction :
\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} \longrightarrow \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}- Stabilité dans le dioxygène : Le domaine du dioxygène se situe au-dessus de E_4, donc à des potentiels très largement supérieurs à celui de \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})}. Le magnésium est donc thermodynamiquement très instable en présence de dioxygène et s'oxyde spontanément et quantitativement.
Résultat
Question 66
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs ; Oxydoréduction et piles
Notions : anode, oxydation
Rappeler la définition d'une anode.
Voir l'indiceIndice
Rappeler qu'une anode est par définition l'électrode où se déroule une réaction d'oxydation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition : l'anode est le siège de la demi-réaction d'oxydation dans une cellule électrochimique.
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En électrochimie, par définition :
C'est à l'anode que des électrons sont cédés par le réducteur au circuit électrique extérieur.
Résultat
Question 67
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion ; Diagrammes E-pH
Notions : anode sacrificielle, protection cathodique
Quel rôle joue l'électrode de magnésium (anode ou cathode) ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Comparer les potentiels standard des couples du fer et du magnésium pour désigner le métal qui s'oxyde préférentiellement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le magnésium s'oxyde plus facilement que le fer : il constitue l'anode et la cuve en acier devient la cathode.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les potentiels standard des deux métaux en présence valent respectivement :
Le potentiel standard du couple du magnésium est nettement inférieur à celui du fer : le magnésium est donc un réducteur plus fort que le fer.
Conformément à l'énoncé, le métal le plus réducteur sert d'anode. Au cours du fonctionnement, le magnésium subit une réaction d'oxydation :
Le siège d'une oxydation étant par définition l'anode (question Q66) :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 68
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : demi-équation, couple rédox
En déduire la demi-équation d'oxydo-réduction qui se déroule au niveau de l'anode et celle qui se déroule au niveau de la cathode.
Voir l'indiceIndice
Écrire la demi-équation d'oxydation pour l'anode de magnésium et la demi-équation de réduction de l'oxygène dissous pour la cathode.
Voir la réponse courteRéponse courte
Demi-équations : oxydation du magnésium à l'anode et réduction du dioxygène dissous en ions hydroxyde à la cathode.
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D'après les questions précédentes :
À l'anode (électrode de magnésium), il se produit une oxydation : le magnésium métallique perd des électrons pour former des ions magnésium(II) :
\boxed{\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-}À la cathode (paroi en acier de la cuve), il se produit une réduction : le dioxygène dissous \mathrm{O}_{2(\mathrm{d})} capte les électrons en milieu aqueux pour former des ions hydroxyde \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} :
\boxed{\mathrm{O}_{2(\mathrm{d})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} + 4\,\mathrm{e}^- \longrightarrow 4\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}}
En multipliant la demi-équation anodique par 2 et en l'ajoutant à la demi-équation cathodique, on retrouve bien l'équation bilan globale fournie par le texte :
Résultat
Question 69
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Électrolyse et accumulateurs
Notions : pile électrochimique, sen du courant
Associer, à chaque numéro de 1 à 7 de la figure 11, le terme manquant sur les lignes en pointillés, en choisissant parmi les termes suivants : anode, cathode, sens des électrons, sens du courant électrique, , et .
Voir l'indiceIndice
Identifier les flux d'électrons dans le conducteur métallique, le sens conventionnel du courant et la migration des espèces ioniques.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les rôles des deux électrodes déterminés aux questions Q67 et Q68 : l'électrode de magnésium est le siège de l'oxydation (anode) et la cuve en fer au niveau des micro-porosités est le siège de la réduction (cathode).
- Identifier les espèces chimiques échangées avec la solution aqueuse au niveau de chaque électrode à partir des demi-équations d'oxydoréduction.
- Déterminer le sens de circulation des porteurs de charge dans le conducteur métallique reliant l'anode et la cathode : les électrons circulent de l'anode vers la cathode, tandis que le courant électrique conventionnel circule en sens inverse.
Voir la réponse courteRéponse courte
Complétion du schéma de la cellule de corrosion : repérage des électrodes, flux d'électrons et d'ions.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les questions Q67 et Q68 :
À l'électrode de magnésium, il se produit l'oxydation : \mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-.
- Cette électrode constitue l'anode (repère 5).
- Les ions formés et libérés dans l'eau sont les ions \mathbf{Mg^{2+}} (repère 4, flèche issue du magnésium vers la solution).
Au niveau de la cuve en acier (micro-porosité), il se produit la réduction du dioxygène dissous : \mathrm{O}_{2(\mathrm{d})} + 2\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})} + 4\,\mathrm{e}^- \longrightarrow 4\,\mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})}.
- La cuve joue donc le rôle de cathode (repère 3).
- L'espèce consommée à la surface est le dioxygène dissous \mathbf{O_{2(d)}} (repère 1, flèche dirigée vers la micro-porosité).
- L'espèce produite et diffusant dans l'eau est l'ion hydroxyde \mathbf{HO^-} (repère 2, flèche s'éloignant de la micro-porosité).
Dans le circuit métallique reliant les deux électrodes :
- Les électrons générés à l'anode (magnésium, à gauche) se déplacent vers la cathode (cuve, à droite). La flèche dirigée vers la droite correspond donc au sens des électrons (repère 6).
- Par convention, le courant électrique circule en sens opposé aux électrons (de la cathode vers l'anode dans le conducteur métallique, c'est-à-dire vers la gauche). La flèche dirigée vers la gauche correspond donc au sens du courant électrique (repère 7).
On obtient ainsi l'association complète :
Résultat
Question 70
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion ; Diagrammes E-pH
Notions : anode sacrificielle, corrosion
Justifier le nom d'électrode sacrificielle donné à l'électrode de magnésium.
Voir l'indiceIndice
Expliquer que le magnésium se corrode volontairement pour maintenir le fer sous sa forme réduite et intacte.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'électrode de magnésium se corrode préférentiellement pour préserver la cuve en acier : elle est « sacrifiée ».
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le magnésium solide possède un potentiel standard d'oxydoréduction (E_2^\circ = -2{,}37\text{ V}) nettement inférieur à celui du fer (E_1^\circ = -0{,}44\text{ V}). Il est donc beaucoup plus réducteur que le fer constituant la cuve.
En étant relié électriquement à la cuve en acier :
le magnésium constitue l'anode et subit une oxydation préférentielle :
\mathrm{Mg}_{(\mathrm{s})} \longrightarrow \mathrm{Mg}^{2+}_{(\mathrm{aq})} + 2\,\mathrm{e}^-- la cuve en acier joue le rôle de cathode, polarisée cathodiquement (chargée en électrons), où a lieu la réduction du dioxygène dissous. Le fer ne s'oxyde donc pas et reste intact ;
- le magnésium s'érode et se consomme progressivement au profit de la préservation de la cuve en acier.
Résultat
Question 71
ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation ; Diagrammes E-pH
Notions : précipitation, variation de ph
La consommation de l'électrode sacrificielle favorise-t-elle la formation de calcaire ? Justifier. On se reportera à la figure 6. On négligera la formation du précipité qui, pour une faible concentration d'ions , se forme à un trop élevé.
Voir l'indiceIndice
Noter que la réduction cathodique produit des ions \mathrm{HO}^-, ce qui augmente localement le \mathrm{pH} et diminue la solubilité du calcaire.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'effet de la réaction de fonctionnement de l'électrode sacrificielle sur le \mathrm{pH} de l'eau.
- Exploiter la figure 6 pour déduire l'effet de cette variation de \mathrm{pH} sur la solubilité s du carbonate de calcium.
- Conclure quant à la précipitation du calcaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
La réduction du dioxygène produit des ions \mathrm{HO}^- qui augmentent localement le pH, diminuant la solubilité du calcaire.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de la réaction globale de protection cathodique :
la dissolution de l'électrode sacrificielle de magnésium s'accompagne d'une production d'ions hydroxyde \mathrm{HO}^-, ce qui entraîne une augmentation locale et globale du \mathrm{pH} de l'eau contenue dans la cuve.
D'après la figure 6, le cologarithme de la solubilité \mathrm{p}s = -\log(s) est une fonction strictement croissante du \mathrm{pH} (en particulier sur la gamme de \mathrm{pH} des eaux sanitaires) :
La diminution de la solubilité s du carbonate de calcium \mathrm{CaCO}_{3(\mathrm{s})} favorise sa précipitation : le calcaire se dépose plus facilement.
Résultat
Question 72
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Électrolyse et accumulateurs ; Oxydoréduction et piles
Notions : loi de faraday, bilan de matière
Au contact du magnésium, la cuve est parcourue par une densité de courant de l'ordre de . Estimer la durée de vie en jours de l'électrode de magnésium.
Voir l'indiceIndice
Exprimer la charge totale libérée Q = 2 n(\mathrm{Mg}) F et la relier à l'intensité du courant de corrosion I = j_e S_c.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la masse puis la quantité de matière initiale de magnésium contenue dans l'électrode à partir de sa masse volumique et de son volume.
- Relier la quantité d'électricité totale Q_{\text{tot}} disponible au nombre de moles d'électrons libérés lors de l'oxydation complète du magnésium (z = 2).
- Exprimer le courant total I traversant la cuve à partir de la densité de courant j_e et de la surface intérieure S_c.
- En déduire la durée de fonctionnement \Delta t = Q_{\text{tot}} / I, utiliser l'aide au calcul pour obtenir la valeur en secondes, puis convertir le résultat en jours.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la loi de Faraday reliant la charge totale Q = I \Delta t à la quantité de matière de magnésium consommée.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'oxydation du magnésium à l'anode s'écrit :
Chaque mole de magnésium consommée libère donc z = 2\text{ mol} d'électrons.
La masse de magnésium constituant l'électrode sacrificielle est donnée par :
La quantité de matière correspondante vaut :
La charge électrique totale que peut délivrer l'électrode jusqu'à sa disparition complète est donc :
L'intensité I du courant électrique traversant la cuve de surface intérieure S_c sous la densité de courant j_e est :
La durée de vie \Delta t de l'électrode sacrificielle s'exprime donc par :
Effectuons l'application numérique en unités du Système International :
- \rho(\mathrm{Mg}) = 1{,}74\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} = 1{,}74 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} = 1{,}74 \cdot 10^6\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} ;
- V = 2{,}0 \cdot 10^{-4}\text{ m}^3 ;
- M(\mathrm{Mg}) = 24{,}3\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- F = 96\,500\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} = 9{,}65 \cdot 10^4\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- j_e = 50\text{ mA}\cdot\text{m}^{-2} = 50 \cdot 10^{-3}\text{ A}\cdot\text{m}^{-2} ;
- S_c = 3{,}0\text{ m}^2, d'où j_e S_c = 0{,}15\text{ A} = 15 \cdot 10^{-2}\text{ A}.
En réorganisant les termes pour faire apparaître l'aide au calcul :
D'après l'aide aux calculs fournie :
On en déduit la durée en secondes :
La durée de vie en jours s'obtient alors en divisant par le nombre de secondes par jour (1\text{ jour} = 86\,400\text{ s}) :
En conservant deux chiffres significatifs :
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 ?
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Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 dès la première année (TSI1) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 ?
Environ 3 h 30 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie III est la plus longue (environ 2 h).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 ?
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Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 ?
Le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 contient-il des questions hors du programme actuel ?
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Quelle a été la moyenne au sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2021 ?
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Comment calculer le travail de la pompe à chaleur avec une température d'eau variable ?
Appliquer les premier et second principes sur un cycle élémentaire pour exprimer \delta W en fonction de la température instantanée T_e de l'eau, puis intégrer cette relation entre T_{e1} et T_{e2} en Q18 sans chercher à expliciter le temps.
Comment déterminer l'épaisseur minimale de tartre sur la figure 9 en Q56 ?
Repérer l'abscisse du minimum de résistance thermique équivalente pour chaque courbe : lorsque la courbe croît dès l'origine (cas sans gain convectif initial), ce minimum est atteint immédiatement, soit e_{\text{min}} = 0.
Où je me situe, question par question
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