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Corrigé détaillé CCINP Physique Chimie TSI 2022

La plaisance : mise à l'eau, sécurité, énergie et télécommunications à bord

Le sujet en bref

Sujet moyen · Circuits électriques et régimes transitoires, Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide, Thermodynamique chimique et équilibres · 33 incontournables · 55 questions de première année
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Ce sujet balaie de manière particulièrement complète et transversale le programme de physique et de chimie de la filière TSI autour d'une thématique unificatrice : l'équipement, la manœuvre et la sécurité d'un voilier de plaisance. Découpé en quatre parties strictement indépendantes, il aborde successivement la mécanique du solide appliquée au levage par grue, la thermodynamique et l'électrocinétique appliquées aux apparaux de sécurité (cartouche de d'un gilet et lampe à secouer à supercondensateur), la production d'énergie électrique embarquée (photovoltaïque et pile à combustible au méthanol avec thermochimie associée), puis la propagation d'ondes électromagnétiques VHF et les perturbations magnétostatiques du compas de bord.

L'épreuve est techniquement très accessible, sans formalisme mathématique excessif, et constitue un support d'entraînement idéal pour réviser méthodiquement les fondamentaux du cours, l'application directe des lois générales et l'exploitation de données techniques ou constructeurs sans calculatrice.

Difficulté
Moyen, d'après les résultats et le rapport du jury (moyenne 9,74/20)
Temps estimé
≈ 3 h 55 pour tout traiter, pour une épreuve de 4 h (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

33 questions classiques, à savoir refaire :

Où gagner des points

73 questions rapides et accessibles
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Points à signaler : erreur d'énoncé
  • Erreur d'énoncé

    Dans les données de la partie IV, la permittivité diélectrique du vide est indiquée avec la valeur \varepsilon_0 = \frac{1}{36\pi}\cdot 10^{-7}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} au lieu de \frac{1}{36\pi}\cdot 10^{-9}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}. Cette coquille n'affecte pas l'expression littérale demandée en Q62.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

74 questions
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Partie I : Mise à l'eau

I.1 · Calcul de la tension du câble à l'équilibre et en phase de levage

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : équilibre, tension du fil

Reproduire sommairement le schéma de la figure 2 en y faisant apparaître les forces exercées sur le crochet et calculer la tension du câble lorsque la charge est à l'équilibre.

Voir l'indice

Effectuer le bilan des forces appliquées au crochet à l'équilibre en tenant compte de la masse du bateau et de celle du crochet.

Voir la stratégie
  1. Identifier le système (le crochet) et dresser l'inventaire des forces extérieures qui s'exercent sur lui.
  2. Relier la tension transmise par les élingues au poids du bateau grâce à l'équilibre du bateau.
  3. Appliquer la première loi de Newton (principe fondamental de la statique) au crochet à l'équilibre dans le référentiel terrestre supposé galiléen pour en déduire la tension T du câble.
Voir la réponse courte

Bilan des forces à l'équilibre statique vertical : la tension compense exactement le poids, soit T = mg.

Voir le corrigé complet

On étudie le système constitué par le crochet, dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Le crochet est soumis à :

  • la tension du câble \vec{T}, verticale et dirigée vers le haut ;
  • son poids propre \vec{P}_c = m_c\,\vec{g}, vertical et dirigé vers le bas ;
  • les forces de traction exercées par les deux élingues, notées \vec{T}_1 et \vec{T}_2, dirigées le long des élingues vers le bateau.

Les élingues étant de masses négligeables et symétriques, l'équilibre statique du bateau de masse m_b impose :

\vec{P}_b + (-\vec{T}_1) + (-\vec{T}_2) = \vec{0} \implies \vec{T}_1 + \vec{T}_2 = \vec{P}_b = m_b\,\vec{g}

À l'équilibre du crochet, la somme vectorielle des forces extérieures est nulle :

\vec{T} + \vec{P}_c + \vec{T}_1 + \vec{T}_2 = \vec{0}

Soit, en remplaçant la résultante de traction des élingues :

\vec{T} + (m_c + m_b)\,\vec{g} = \vec{0}

En projetant sur l'axe vertical ascendant Oz :

T - (m_c + m_b)\,g = 0 \implies T = (m_b + m_c)\,g = m\,g

où m = m_b + m_c représente la masse totale de la charge suspendue.

Application numérique :

\begin{aligned} m &= 3{,}5\cdot 10^3 + 5{,}0\cdot 10^2 = 4{,}0\cdot 10^3\text{ kg} \\ g &= 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \\ T &= 4{,}0\cdot 10^3 \times 10 = 4{,}0\cdot 10^4\text{ N} \end{aligned}
\boxed{T = 4{,}0\cdot 10^4\text{ N} = 40\text{ kN}}

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : théorème de l'énergie cinétique, accélération

On veut maintenant déterminer la tension du câble en phase de levage accéléré. On suppose qu'on lève verticalement le bateau, initialement immobile, d'une hauteur sur une durée , l'accélération du bateau, notée , étant constante. a) Exprimer la vitesse instantanée du bateau en fonction de et du temps ; b) Exprimer la hauteur d'élévation en fonction de et du temps ; c) En déduire l'expression de la vitesse instantanée en fonction de et du temps ; d) Calculer ainsi la vitesse finale , vitesse atteinte à la fin de cette phase de levage de ; e) Appliquer le théorème de l'énergie cinétique pour déterminer l'expression de la tension du câble en fonction de , , et de (masse totale de la charge) ; f) Montrer ainsi que est numériquement peu différente de .

Voir l'indice

Intégrer l'accélération constante a pour obtenir v(t) et h(t) avec vitesse initiale nulle, puis relier a à H et t_1 avant d'appliquer le théorème de l'énergie cinétique entre le départ et l'altitude H.

Voir la réponse courte

Cinématique du mouvement rectiligne uniformément accéléré puis théorème de l'énergie cinétique pour déterminer la tension dynamique T'.

Voir le corrigé complet

a) Le mouvement étant rectiligne uniformément accéléré selon un axe vertical ascendant avec une vitesse initiale nulle :

\boxed{v(t) = a\,t}

b) Par intégration par rapport au temps, la position initiale étant prise comme origine (h(0) = 0) :

\boxed{h(t) = \frac{1}{2}\,a\,t^2}

c) De l'expression précédente, on tire a\,t = \dfrac{2h(t)}{t}. En réinjectant dans l'expression de la vitesse instantanée :

\boxed{v(t) = \frac{2\,h(t)}{t}}

d) À la fin de cette phase de levage, pour h = H = 10\text{ m} et t_1 = 1\text{ min} = 60\text{ s} :

v_f = \frac{2\,H}{t_1} = \frac{2 \times 10}{60} = \frac{1}{3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 0,33\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
\boxed{v_f = \frac{1}{3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 0,33\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

e) On applique le théorème de l'énergie cinétique au système global {bateau + crochet} de masse m = 4,0\cdot 10^3\text{ kg} (d'après la question Q1) entre les instants t = 0 et t = t_1 dans le référentiel terrestre supposé galiléen :

\Delta E_c = W(\vec{T}') + W(\vec{P})

Le système partant du repos, \Delta E_c = \frac{1}{2} m v_f^2 - 0. Les forces appliquées sont constantes et verticales :

\begin{aligned} W(\vec{T}') &= T'\,H \\ W(\vec{P}) &= -m\,g\,H \end{aligned}

Il vient :

\frac{1}{2}\,m\,v_f^2 = T'\,H - m\,g\,H

D'où l'expression de la tension T' :

\boxed{T' = m\left(g + \frac{v_f^2}{2\,H}\right)}

f) L'écart entre la tension dynamique T' et la tension statique T = m\,g vaut :

\Delta T = T' - T = \frac{m\,v_f^2}{2\,H}

Numériquement :

\Delta T = \frac{4,0\cdot 10^3 \times (1/3)^2}{2 \times 10} = \frac{4,0\cdot 10^3}{180} \approx 22\text{ N}

On en déduit :

\frac{T' - T}{T} = \frac{v_f^2}{2\,g\,H} = \frac{1/9}{2 \times 10 \times 10} = \frac{1}{1\,800} \approx 5,6\cdot 10^{-4} \approx 0,056\,\%

L'accélération du levage (a = \frac{v_f^2}{2H} \approx 5,6\cdot 10^{-3}\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}) étant totalement négligeable devant g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}, on a bien :

\boxed{T' \approx T = 40\text{ kN}}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : principe fondamental de la dynamique, accélération

En utilisant les caractéristiques de la grue : a) Déterminer, en fonction de (tension maximale du câble), et de , l'expression littérale de , accélération maximale supposée constante, pour ne pas dépasser cette tension maximale ; b) Calculer la valeur de ; c) Calculer la vitesse atteinte lors de cette élévation de hauteur avec l'accélération déterminée précédemment ; d) Comparer cette vitesse avec la vitesse calculée en Q2d.

Voir l'indice

Appliquer le PFD projeté sur l'axe vertical ascendant en imposant T \le T_{\text{max}} pour en déduire a_{\text{max}}, puis utiliser la relation cinématique liant vitesse, accélération et distance.

Voir la réponse courte

Application du PFD vertical pour déterminer l'accélération maximale admissible a_{\max} = T_{\max}/m - g, puis calcul de la vitesse atteinte.

Voir le corrigé complet

a) D'après la relation établie à la question Q2.e, la tension du câble lors d'un levage vertical avec une accélération ascendante a constante s'écrit :

T' = m(g + a)

Pour ne pas dépasser la tension maximale admissible T_{\text{max}}, l'accélération doit vérifier T' \le T_{\text{max}}, soit m(g + a_{\text{max}}) = T_{\text{max}}. On en déduit :

\boxed{a_{\text{max}} = \frac{T_{\text{max}}}{m} - g}

b) Application numérique :

\begin{aligned} T_{\text{max}} &= 56\text{ kN} = 5,6 \cdot 10^4\text{ N} \\ m &= 4,0 \cdot 10^3\text{ kg} \\ g &= 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \end{aligned}
a_{\text{max}} = \frac{56 \cdot 10^3}{4,0 \cdot 10^3} - 10 = 14 - 10 = 4,0\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}
\boxed{a_{\text{max}} = 4,0\text{ m}\cdot\text{s}^{-2}}

c) Pour un mouvement rectiligne uniformément accéléré sans vitesse initiale (v_0 = 0), la relation indépendante du temps entre la vitesse et la distance parcourue s'écrit v^2 = 2 a H. La vitesse théorique maximale atteinte au bout d'une hauteur H vaut donc :

\boxed{v_{\text{thmax}} = \sqrt{2 \, a_{\text{max}} \, H}}

Application numérique avec H = 10\text{ m} :

v_{\text{thmax}} = \sqrt{2 \times 4,0 \times 10} = \sqrt{80}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Sachant que 8,9^2 = 79,21 et 9,0^2 = 81 :

\boxed{v_{\text{thmax}} \approx 8,9\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}}

d) À la question Q2.d, la vitesse atteinte était v_f \approx 0,33\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}. On constate que :

\frac{v_{\text{thmax}}}{v_f} = \frac{\sqrt{80}}{1/3} = 3\sqrt{80} \approx 27

La vitesse théorique maximale permise par la résistance du câble est environ 27 fois plus grande que la vitesse v_f adoptée lors de la manœuvre de levage en une minute.

Résultat

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I.2 · Puissance et couple du treuil nécessaires pour soulever le bateau

Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : puissance d'une force

À partir des caractéristiques de la grue, exprimer en fonction de et de la puissance que peut développer le treuil pour la tension maximale du câble si celui-ci est enroulé à la vitesse . Calculer alors .

Voir l'indice

Exprimer la puissance utile comme le produit scalaire de la force de traction maximale par le vecteur vitesse linéaire d'enroulement du câble.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la puissance utile mécanique développée par le treuil comme le produit scalaire de la force de traction exercée par le câble et de sa vitesse linéaire d'enroulement.
  2. Convertir la vitesse maximale v_{\text{max}} de \text{m}\cdot\text{min}^{-1} en \text{m}\cdot\text{s}^{-1}.
  3. Identifier la tension demandée : l'énoncé précisant « à partir des caractéristiques de la grue » et « pour la tension maximale T du câble », il s'agit de la tension limite admissible T_{\text{max}} = 56\text{ kN}.
Voir la réponse courte

Calcul de la puissance développée par la force de traction du câble : P_u = T v_{\max}.

Voir le corrigé complet

La puissance mécanique utile P_u développée par le treuil pour enrouler le câble sous une tension T à la vitesse v_{\text{max}} est donnée par :

\boxed{P_u = T \, v_{\text{max}}}

Convertissons la vitesse d'enroulement maximale dans les unités du Système International :

v_{\text{max}} = 1,2 \cdot 10^2 \text{ m}\cdot\text{min}^{-1} = \frac{120}{60} \text{ m}\cdot\text{s}^{-1} = 2,0 \text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

D'après les caractéristiques de la grue données dans le texte, la tension maximale du câble vaut T = T_{\text{max}} = 56 \text{ kN} = 56 \cdot 10^3 \text{ N}. On en déduit :

P_u = 56 \cdot 10^3 \times 2,0 = 1,12 \cdot 10^5 \text{ W}

soit, avec deux chiffres significatifs :

\boxed{P_u = 1,1 \cdot 10^2 \text{ kW} = 112 \text{ kW}}

Remarque : Si l'on utilisait la tension à l'équilibre du voilier calculée à la question Q1 (T = 40 \text{ kN}), on obtiendrait P_u = 40 \cdot 10^3 \times 2,0 = 80 \text{ kW}. Cependant, la formulation « à partir des caractéristiques de la grue » pour la « tension maximale T » fait référence à la capacité maximale du treuil de la grue (T_{\text{max}} = 56 \text{ kN}).

Résultat

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Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : couple, puissance d'un couple

Exprimer le couple maximum développé par le treuil en fonction de , et de . Calculer alors .

Voir l'indice

Relier la puissance au couple par la relation P = C\,\omega et utiliser la relation cinématique entre vitesse linéaire v_{\text{max}} et vitesse angulaire \omega = 2v_{\text{max}}/D.

Voir la réponse courte

Utilisation de la relation P_u = C\omega avec \omega = 2v_{\max}/D pour en déduire le couple maximal développé C.

Voir le corrigé complet

La puissance mécanique utile transmise au tambour du treuil en rotation à la vitesse angulaire \Omega sous un couple C s'écrit :

P_u = C \, \Omega

Le câble s'enroulant sans glissement sur la périphérie du cylindre de diamètre D (donc de rayon R = \frac{D}{2}), la vitesse linéaire maximale d'enroulement v_{\max} est reliée à la vitesse angulaire par :

v_{\max} = R \, \Omega = \frac{D}{2}\,\Omega \implies \Omega = \frac{2\,v_{\max}}{D}

En injectant cette relation dans l'expression de la puissance utile, il vient :

P_u = C \, \frac{2\,v_{\max}}{D}

On en déduit l'expression littérale du couple maximum développé par le treuil :

\boxed{C = \frac{P_u \, D}{2\,v_{\max}}}

Application numérique : avec P_u = 112\text{ kW} = 1,12\cdot 10^5\text{ W}, v_{\max} = 2,0\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} et D = 500\text{ mm} = 0,50\text{ m} :

C = \frac{1,12\cdot 10^5 \times 0,50}{2 \times 2,0} = 1,4\cdot 10^4\text{ N}\cdot\text{m}
\boxed{C = 14\text{ kN}\cdot\text{m}}

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : moment d'une force, couple

Exprimer en fonction de , et de . Calculer ce couple .

Voir l'indice

Calculer le moment de la force exercée par le câble tendu sur le tambour de rayon D/2 à l'équilibre statique de la charge totale.

Voir la stratégie
  1. À l'équilibre, déterminer la force de traction exercée par le câble sur le tambour du treuil en utilisant le résultat de la question Q1 et l'hypothèse d'une poulie parfaite.
  2. Appliquer la condition d'équilibre en rotation du cylindre du treuil autour de son axe pour en déduire l'expression de C_m en fonction du bras de levier D/2.
Voir la réponse courte

Calcul du couple résistant exercé par la charge sur le tambour du treuil : C_m = mg D/2.

Voir le corrigé complet

À l'équilibre, la charge totale de masse m = m_b + m_c est soumise à son poids et à la tension du câble. D'après la question Q1, la tension du câble soutenant la charge vaut :

T = m g

La poulie en haut de flèche étant supposée parfaite et le câble inextensible, la tension T est uniforme le long du câble. Le câble s'enroule tangentiellement sur le tambour du treuil de rayon R = \frac{D}{2}.

Le moment de la force exercée par le câble par rapport à l'axe de rotation du treuil s'écrit donc en valeur absolue :

\mathcal{M} = T \cdot \frac{D}{2} = m g \frac{D}{2}

Pour maintenir la charge immobile à l'équilibre, le treuil doit fournir un couple de maintien C_m compensant exactement cette action mécanique :

\boxed{C_m = \frac{m g D}{2}}

Application numérique avec m = 4,0 \cdot 10^3\text{ kg}, g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} et D = 0,50\text{ m} :

C_m = \frac{4,0 \cdot 10^3 \times 10 \times 0,50}{2} = 1,0 \cdot 10^4\text{ N}\cdot\text{m}
\boxed{C_m = 10\text{ kN}\cdot\text{m}}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : couple, puissance d'une force

En utilisant les caractéristiques de la grue, vérifier que le treuil pourra lever le bateau.

Voir l'indice

Comparer le couple de maintien C_m au couple dynamique maximal admissible fourni par les spécifications du treuil constructeur.

Voir la stratégie

Pour s'assurer que le treuil peut lever le voilier, il convient de confronter les sollicitations requises par la charge aux limites admissibles spécifiées par le constructeur de la grue :

  1. Comparer le couple de levage C_m au couple dynamique maximal que le treuil peut développer ou supporter ;
  2. Vérifier la tension exercée sur le câble par rapport à sa tension maximale admissible T_{\max} ;
  3. Vérifier la masse totale soulevée par rapport à la capacité de charge globale de la grue.
Voir la réponse courte

Comparaison directe du couple moteur disponible au couple résistant pour vérifier la capacité de levage.

Voir le corrigé complet

Pour que le treuil puisse procéder au levage de la charge constituée du voilier et du crochet :

  • Condition sur le couple du treuil :
    D'après la question Q6, le couple nécessaire pour maintenir ou lever le bateau à vitesse constante est :

    C_m = 10\text{ kN}\cdot\text{m}

    Les caractéristiques de la grue indiquent un couple de sortie dynamique maximal de :

    C_{\text{dyn, max}} = 23\text{ kN}\cdot\text{m}

    On a donc :

    C_m < C_{\text{dyn, max}} \quad (10\text{ kN}\cdot\text{m} < 23\text{ kN}\cdot\text{m})

    Même en appliquant la tension maximale du câble T_{\max} = 56\text{ kN}, le couple développé ne dépasserait pas C = 14\text{ kN}\cdot\text{m} (calculé en Q5), valeur qui reste bien inférieure à 23\text{ kN}\cdot\text{m}.

  • Condition sur la résistance du câble :
    D'après la question Q1, la tension du câble à l'équilibre vaut T = 40\text{ kN}, ce qui reste inférieur à la tension maximale admissible :

    T < T_{\max} = 56\text{ kN}
  • Condition sur la capacité globale de levage :
    La masse totale de la charge est m = 4,0\cdot 10^3\text{ kg} = 4,0\text{ t}, très largement en deçà de la capacité maximale de levage retenue (70\text{ tonnes}).
\boxed{\text{Toutes les caractéristiques limites étant respectées, le treuil pourra lever le bateau en toute sécurité.}}

Résultat

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I.3 · Puissance du treuil pour la mise à l'eau

Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : énergie mécanique, chute libre

En utilisant le théorème de l'énergie mécanique, déterminer l'expression littérale et la valeur numérique de la vitesse acquise lors de l'impact du bas de la quille avec l'eau si le treuil était débrayé (On néglige les différents frottements, le bateau se trouve ainsi en chute libre).

Voir l'indice

Appliquer la conservation de l'énergie mécanique entre la hauteur H et le niveau de l'eau en négligeant toute dissipation.

Voir la stratégie
  1. Définir le système et le référentiel d'étude, puis faire le bilan des forces appliquées en chute libre.
  2. Exprimer l'énergie mécanique initiale et finale, puis utiliser sa conservation en l'absence de forces non conservatives pour en déduire la vitesse d'impact.
Voir la réponse courte

Conservation de l'énergie mécanique en chute libre sans frottement pour obtenir v = \sqrt{2gH}.

Voir le corrigé complet

On étudie le système constitué par le voilier (ou l'ensemble de la charge suspendue) de masse m dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

On repère l'altitude suivant un axe vertical (Oz) orienté vers le haut, dont l'origine z = 0 est prise au niveau de la surface de l'eau. Le bas de la quille se trouve initialement sans vitesse à l'altitude z_i = H = 10\text{ m}.

Le treuil étant débrayé et les frottements négligés, le système est uniquement soumis à son poids \vec{P} = -m g \vec{u}_z, qui dérive de l'énergie potentielle de pesanteur :

E_{pp}(z) = m g z \quad (\text{en choisissant } E_{pp}(0) = 0)

Le poids étant une force conservative et aucune autre force n'intervenant, l'énergie mécanique E_m = E_c + E_{pp} se conserve au cours de la chute :

\Delta E_m = 0 \iff E_m(z = 0) = E_m(z = H)

En développant avec v_i = 0 et v_f = v :

\begin{aligned} \frac{1}{2} m v^2 + 0 &= 0 + m g H \\ v^2 &= 2 g H \end{aligned}

On en déduit l'expression littérale de la vitesse d'impact :

\boxed{v = \sqrt{2 g H}}

Application numérique :

v = \sqrt{2 \times 10 \times 10} = \sqrt{200} = 10\sqrt{2} \approx 14\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

Résultat

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Question 9

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : puissance d'une force

En réalité, la mise à l'eau du bateau est faite à vitesse constante de . Quelle doit être la puissance de freinage développée par le treuil ?

Voir l'indice

Pour une descente à vitesse constante, la somme des forces est nulle ; la puissance de freinage compense exactement la puissance du poids de la charge.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique (ou le théorème de l'énergie mécanique) au système {bateau + crochet} en descente à vitesse constante pour déterminer la force exercée par le câble.
  2. Exprimer puis calculer la puissance de freinage développée par le treuil pour maintenir cette vitesse constante.
Voir la réponse courte

À vitesse de descente constante, le treuil retient la charge : puissance de freinage P = mgv.

Voir le corrigé complet

Le système constitué par la charge totale (voilier et crochet de masse m = m_b + m_c = 4{,}0\cdot 10^3\text{ kg}) descend verticalement dans le référentiel terrestre supposé galiléen à une vitesse constante descendante :

v = 0{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.

L'accélération étant nulle, le principe fondamental de la dynamique appliqué à la charge se résume à l'équilibre des forces :

\vec{T} + m\vec{g} = \vec{0},

d'où une tension du câble dirigée vers le haut de norme :

T = m g.

Le câble se dévidant à la vitesse v, la puissance mécanique cédée par la charge au câble (puissance résistive reçue par la charge) vaut :

\mathcal{P}_{\text{câble}} = \vec{T}\cdot \vec{v} = - T v = - m g v.

En l'absence de pertes au niveau de la poulie, la puissance de freinage \mathcal{P}_{\text{frein}} que doit développer le treuil pour dissiper ou récupérer cette puissance mécanique s'écrit :

\mathcal{P}_{\text{frein}} = |\mathcal{P}_{\text{câble}}| = m g v.

Application numérique :

\begin{aligned} \mathcal{P}_{\text{frein}} &= 4{,}0\cdot 10^3\text{ kg} \times 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} \times 0{,}5\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \\ &= 2{,}0\cdot 10^4\text{ W} = 20\text{ kW}. \end{aligned}
\boxed{\mathcal{P}_{\text{frein}} = m g v = 20\text{ kW}}

Résultat

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Partie II : Sécurité à bord

II.1 · Gilet de sauvetage

Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : configuration électronique, état fondamental

Donner la configuration électronique des atomes de carbone et d'oxygène dans leur état fondamental.

Voir l'indice

Remplir les sous-couches électroniques selon les règles de Klechkowski, Pauli et Hund pour Z=6 et Z=8.

Voir la réponse courte

Règles de remplissage de Klechkowski, Pauli et Hund pour les atomes de carbone (Z=6) et d'oxygène (Z=8).

Voir le corrigé complet

À l'état fondamental, les électrons occupent les orbitales atomiques par ordre d'énergie croissante selon la règle de Klechkowski (1\mathrm{s} < 2\mathrm{s} < 2\mathrm{p}), tout en respectant le principe d'exclusion de Pauli (au plus 2 électrons par orbitale) :

  • Pour l'atome de carbone (Z = 6), le cortège électronique comporte 6 électrons :

    \boxed{\text{C } (Z = 6) : 1\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{p}^2}
  • Pour l'atome d'oxygène (Z = 8), le cortège électronique comporte 8 électrons :

    \boxed{\text{O } (Z = 8) : 1\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{p}^4}

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Question 11

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
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  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : schéma de lewis, règle de l'octet

Proposer, en la justifiant, la formule de Lewis du dioxyde de carbone .

Voir l'indice

Compter le nombre total d'électrons de valence (16 électrons, soit 8 doublets) et satisfaire la règle de l'octet pour chaque atome.

Voir la réponse courte

Décompte des doublets liants et non liants pour établir le schéma de Lewis linéaire de \text{CO}_2.

Voir le corrigé complet

Pour déterminer la formule de Lewis de la molécule de dioxyde de carbone \mathrm{CO}_2 :

  1. Dénombrement des électrons de valence : D'après les configurations électroniques établies à la question précédente :

    • Le carbone (Z=6, configuration 1\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{p}^2) apporte n_v(\mathrm{C}) = 4 électrons de valence ;
    • Chaque atome d'oxygène (Z=8, configuration 1\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{s}^2\, 2\mathrm{p}^4) apporte n_v(\mathrm{O}) = 6 électrons de valence.

    Le nombre total d'électrons de valence est donc :

    n_t = 4 + 2 \times 6 = 16\text{ électrons}

    ce qui correspond à n_d = \frac{16}{2} = 8 doublets électroniques à répartir.

  2. Application de la règle de l'octet :

    • L'atome de carbone, le moins électronégatif, constitue l'atome central. Pour saturer sa couche externe à 8 électrons (octet), il doit former 4 liaisons covalentes.
    • Chaque atome d'oxygène doit également s'entourer de 8 électrons : il engage 2 doublets liants (liaison double avec le carbone) et conserve 2 doublets non liants.
  3. Vérification des charges formelles :

    • Sur le carbone : q(\mathrm{C}) = 4 - 4\text{ (liaisons)} - 0\text{ (électrons non liants)} = 0 ;
    • Sur chaque oxygène : q(\mathrm{O}) = 6 - 2\text{ (liaisons)} - 4\text{ (électrons non liants)} = 0.

    Toutes les charges formelles sont nulles et chaque atome respecte la règle de l'octet.

La formule de Lewis de la molécule de \mathrm{CO}_2 est ainsi :

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Question 12

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
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Notions : vsepr, géométrie des molécules

Quelle géométrie peut-on prévoir pour cette molécule de ? Justifier.

Voir l'indice

Appliquer la méthode VSEPR autour de l'atome central de carbone sous la forme AX_m E_n et en déduire la géométrie correspondante.

Voir la stratégie
  1. Identifier l'atome central et appliquer la méthode VSEPR (ou théorie de Gillespie) à partir du schéma de Lewis établi à la question précédente.
  2. Déterminer le type moléculaire AX_m E_n associé à l'atome central et en déduire la géométrie correspondante minimisant les répulsions électroniques.
Voir la réponse courte

Modèle VSEPR : l'atome de carbone central est de type AX_2, d'où une géométrie linéaire d'angle 180^\circ.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma de Lewis établi à la question Q11 :

  • L'atome central de carbone est lié à deux atomes d'oxygène par des doubles liaisons (m = 2) ;
  • L'atome de carbone ne porte aucun doublet non liant (n = 0).

La molécule de dioxyde de carbone est donc de type \text{AX}_2\text{E}_0 (ou \text{AX}_2) selon le modèle VSEPR.

Pour minimiser la répulsion électrostatique entre les deux domaines électroniques liants, ceux-ci se placent à 180^\circ l'un de l'autre. La molécule adopte ainsi une géométrie :

\boxed{\text{linéaire (angle } \widehat{\mathrm{OCO}} = 180^\circ\text{)}}

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Question 13

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
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Notions : quantité de matière, masse molaire

Quelle quantité de matière de trouve-t-on dans les cartouches préconisées pour le gonflage du gilet ?

Voir l'indice

Utiliser la formule reliant la masse de dioxyde de carbone à sa masse molaire moléculaire M(\text{CO}_2).

Voir la réponse courte

Calcul direct de la quantité de matière contenue dans la cartouche par la relation n = m/M.

Voir le corrigé complet

La masse molaire moléculaire du dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} s'exprime à partir des masses molaires atomiques fournies :

M(\mathrm{CO_2}) = M(\mathrm{C}) + 2\,M(\mathrm{O})

Soit numériquement :

M(\mathrm{CO_2}) = 12 + 2 \times 16 = 44\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

D'après le texte introductif, la cartouche préconisée contient une masse de dioxyde de carbone :

m_{\mathrm{CO_2}} = 33\text{ g}

La quantité de matière n de \mathrm{CO_2} présente dans la cartouche est alors :

n = \frac{m_{\mathrm{CO_2}}}{M(\mathrm{CO_2})} = \frac{33}{44} = \frac{3}{4}\text{ mol}
\boxed{n = 0{,}75\text{ mol}}

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Question 14

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
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Notions : changement d'état, diagramme de phase

Donner les 5 noms manquants de la figure 3.

Voir l'indice

Identifier les domaines de stabilité monophasés (liquide et vapeur), les changements d'état liquide-gaz (vaporisation/liquéfaction) et le point singulier marquant la fin de la courbe d'équilibre.

Voir la réponse courte

Identification des domaines solide, liquide, gaz ainsi que du point triple et du point critique sur le diagramme (P, T).

Voir le corrigé complet

D'après l'allure du diagramme de phase (P, \theta) d'un corps pur et les caractéristiques de la courbe d'équilibre liquide-vapeur (saturante) :

  • (1) Domaine liquide (ou état liquide) : situé aux pressions supérieures à la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}}(T) (à gauche et au-dessus de la courbe d'équilibre).
  • (2) Domaine vapeur (ou gaz / état gazeux) : situé aux pressions inférieures à P_{\text{sat}}(T) (à droite et en dessous de la courbe d'équilibre).
  • (3) Vaporisation : transformation isotherme au cours de laquelle la pression diminue, faisant passer le corps pur de l'état liquide à l'état vapeur en traversant la courbe d'équilibre.
  • (4) Liquéfaction (ou condensation liquide) : transformation isotherme au cours de laquelle la pression augmente, faisant passer le corps pur de l'état vapeur à l'état liquide en traversant la courbe d'équilibre.
  • (5) Point critique : extrémité supérieure de la courbe d'équilibre liquide-vapeur (T_c \approx 31{,}1\text{ }^\circ\text{C}, P_c \approx 73{,}8\text{ bar} d'après le tableau 1), où les volumes massiques du liquide saturant et de la vapeur saturante deviennent égaux (v' = v'').
\boxed{ \begin{aligned} (1) & : \text{Domaine liquide} \\ (2) & : \text{Domaine gazeux (vapeur)} \\ (3) & : \text{Vaporisation} \\ (4) & : \text{Liquéfaction} \\ (5) & : \text{Point critique} \end{aligned} }

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
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Notions : gaz parfait, équation d'état

Quelle serait la pression à l'intérieur de la cartouche si tout le à la température se trouvait à l'état gazeux (hypothèse gaz parfait) ? Conclure éventuellement quant à l'état physique correspondant.

Voir l'indice

Appliquer l'équation d'état des gaz parfaits P = nRT/V avec les grandeurs en unités SI et comparer la pression obtenue à la pression critique ou à la pression de saturation.

Voir la stratégie
  1. Appliquer l'équation d'état des gaz parfaits P V = n R T avec la quantité de matière n déterminée à la question Q13 et le volume de la cartouche.
  2. Convertir soigneusement les grandeurs dans le système international (V en \text{m}^3) puis exprimer la pression en pascals et en bars.
  3. Comparer cette pression calculée à la pression de vapeur saturante P_{\text{sat}} à T = 300\text{ K} (\theta = 27\text{ }^\circ\text{C}) pour statuer sur la validité de l'hypothèse d'une phase uniquement gazeuse.
Voir la réponse courte

Calcul de la pression théorique avec le modèle du gaz parfait conduisant à une valeur irréaliste attestant de la présence de liquide.

Voir le corrigé complet

D'après le modèle du gaz parfait, la pression régnant dans la cartouche de volume V contenant la quantité de matière n de \text{CO}_2 à la température T s'écrit :

P = \frac{n R T}{V}

D'après la question Q13, n = 0{,}75\text{ mol}.
Données numériques :

  • R = 8{,}3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1} ;
  • T = 300\text{ K} ;
  • V = 15\text{ mL} = 15\cdot 10^{-6}\text{ m}^3 = 1{,}5\cdot 10^{-5}\text{ m}^3.

On effectue l'application numérique :

\begin{aligned} P &= \frac{0{,}75 \times 8{,}3 \times 300}{15\cdot 10^{-6}} = \frac{0{,}75 \times 300}{15} \times 8{,}3 \cdot 10^6 \\ &= 15 \times 8{,}3 \cdot 10^6 = 124{,}5\cdot 10^6\text{ Pa} \approx 1{,}2\cdot 10^8\text{ Pa} \end{aligned}

Comme 1\text{ bar} = 10^5\text{ Pa}, on obtient :

\boxed{P \approx 1{,}2\cdot 10^3\text{ bar} \quad (\text{ou } 125\text{ MPa})}

Conclusion quant à l'état physique : À la température T = 300\text{ K} (\theta = 27\text{ }^\circ\text{C}), la pression de vapeur saturante lue dans le tableau 1 est de l'ordre de P_{\text{sat}} \approx 67\text{ bar} (comprise entre 64{,}32\text{ bar} à 25\text{ }^\circ\text{C} et 71{,}92\text{ bar} à 30\text{ }^\circ\text{C}).

La pression calculée (P \approx 1\,245\text{ bar}) est immensément supérieure à la pression de saturation P_{\text{sat}} :

  • L'hypothèse selon laquelle le fluide serait entièrement gazeux est donc impossible ;
  • Dans le diagramme (P, T) de la figure 3, ce point se situerait largement dans le domaine liquide (1) ;
  • Une partie au moins du dioxyde de carbone est donc nécessairement condensée sous forme liquide dans la cartouche.

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
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  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : changement d'état, diagramme de clapeyron

En calculant le volume massique du fluide dans la cartouche, justifier l'état physique dans lequel se trouve le .

Voir l'indice

Calculer le volume massique moyen v = V/m dans la cartouche et comparer cette valeur aux volumes massiques v' du liquide saturant et v'' de la vapeur saturante donnés dans le tableau.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le volume massique v du dioxyde de carbone à partir du volume utile V de la cartouche et de la masse m de \text{CO}_2.
  2. Réaliser l'application numérique en unités du système international (\mathrm{m}^3\cdot\mathrm{kg}^{-1}).
  3. Comparer la valeur obtenue aux volumes massiques du liquide saturant v' et de la vapeur saturante v'' donnés dans le tableau 1 pour la gamme de températures ambiantes usuelles (10\text{ }^\circ\text{C} à 30\text{ }^\circ\text{C}) afin de conclure sur l'état physique du fluide.
Voir la réponse courte

Calcul du volume massique moyen v = V/m et comparaison aux courbes de saturation pour prouver l'état diphasé liquide-vapeur.

Voir le corrigé complet

Le volume massique v d'un fluide homogène de masse m occupant un volume V est défini par :

v = \frac{V}{m}

Avec les données de l'énoncé :

  • V = 15\text{ mL} = 15 \cdot 10^{-6}\text{ m}^3 ;
  • m = 33\text{ g} = 33 \cdot 10^{-3}\text{ kg}.

On effectue le calcul numérique sans calculatrice :

v = \frac{15 \cdot 10^{-6}}{33 \cdot 10^{-3}} = \frac{5}{11} \cdot 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1} \approx 0{,}45 \cdot 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1} = 4{,}5 \cdot 10^{-4}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{v \approx 0{,}45 \cdot 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}}

D'après le tableau 1, pour des températures usuelles entre 10\text{ }^\circ\text{C} et 30\text{ }^\circ\text{C}, le volume massique du liquide saturant vérifie :

1{,}17 \cdot 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1} \leqslant v' \leqslant 1{,}68 \cdot 10^{-3}\text{ m}^3\cdot\text{kg}^{-1}

Pour toute température du domaine sous-critique considéré, on constate que :

v < v'

Le volume massique étant inférieur à celui du liquide saturant à la même température, le système se situe dans le domaine (1) du diagramme (P, T) : le dioxyde de carbone se trouve ainsi à l'état liquide (liquide comprimé sous haute pression).

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Question 17

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : enthalpie de vaporisation, changement d'état

Expliquer pourquoi la cartouche va se refroidir lorsqu'elle sera percutée et donner le nom et la valeur, à , de la grandeur thermodynamique décrivant ce phénomène.

Voir l'indice

L'évacuation rapide du gaz provoque la vaporisation du liquide résiduel, phénomène endothermique absorbant l'enthalpie de changement d'état \Delta_{\text{vap}}h = h'' - h'.

Voir la réponse courte

La vaporisation du dioxyde de carbone liquide est une transformation endothermique absorbant l'enthalpie standard de vaporisation \Delta_{\text{vap}} H^\circ.

Voir le corrigé complet

Lors de la percussion de la cartouche, la chute de pression provoque la transition de phase du dioxyde de carbone de l'état liquide vers l'état gazeux : c'est le phénomène de vaporisation.

La vaporisation est une transformation endothermique (\Delta_{\text{vap}}h > 0), qui nécessite un apport d'énergie pour rompre les interactions intermoléculaires du liquide. Comme cette détente est très rapide, les échanges de chaleur avec l'air ambiant n'ont pas le temps de compenser cet apport (détente quasi-adiabatique). L'énergie requise est donc prélevée directement sur l'énergie interne du dioxyde de carbone et sur celle de la cartouche métallique, ce qui entraîne un refroidissement important de l'ensemble.

La grandeur thermodynamique décrivant ce phénomène est l'enthalpie massique de vaporisation (ou chaleur latente massique de vaporisation), notée \Delta_{\text{vap}} h ou \ell_{\text{vap}}, définie par :

\Delta_{\text{vap}} h = h'' - h'

où h'' et h' sont respectivement les enthalpies massiques de la vapeur saturante et du liquide saturant.

À la température \theta = 25\text{ }^\circ\text{C}, le tableau 1 fournit :

  • h' = 78{,}7\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
  • h'' = 198{,}2\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}

Soit :

\Delta_{\text{vap}} h(25\text{ }^\circ\text{C}) = 198{,}2 - 78{,}7 = 119{,}5\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
\boxed{\Delta_{\text{vap}} h(25\text{ }^\circ\text{C}) = 119{,}5\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}}

Résultat

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Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : poussée d'archimède, statique des fluides

Rappeler l'expression vectorielle de la poussée d'Archimède en indiquant la signification de chacun des termes utilisés dans cette expression.

Voir l'indice

Écrire la résultante des forces de pression exercées par le fluide au repos sur le volume immergé en fonction de la masse volumique du fluide et du champ de pesanteur.

Voir la réponse courte

Énoncé vectoriel de la poussée d'Archimède \vec{F}_A = -\rho_{\text{fluide}} V_{\text{imm}} \vec{g} et définition des termes.

Voir le corrigé complet

Tout corps partiellement ou totalement immergé dans un fluide au repos subit de la part de celui-ci une résultante des forces de pression, appelée poussée d'Archimède, opposée au poids du fluide déplacé :

\boxed{\vec{F}_A = - \rho \, V_{\mathrm{im}} \, \vec{g}}

où :

  • \vec{F}_A est le vecteur poussée d'Archimède (exprimé en newtons, \mathrm{N}) ;
  • \rho est la masse volumique du fluide dans lequel le corps est immergé (exprimée en \mathrm{kg\cdot m^{-3}}) ;
  • V_{\mathrm{im}} est le volume de la partie immergée du solide, équivalent au volume de fluide déplacé (exprimé en \mathrm{m^3}) ;
  • \vec{g} est le vecteur champ de pesanteur local (exprimé en \mathrm{m\cdot s^{-2}} ou \mathrm{N\cdot kg^{-1}}).

En introduisant un axe vertical (Oz) orienté vers le haut de vecteur unitaire \vec{u}_z, de sorte que \vec{g} = -g\,\vec{u}_z, la force s'écrit également :

\vec{F}_A = \rho \, V_{\mathrm{im}} \, g \, \vec{u}_z

Résultat

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Question 19

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : poussée d'archimède, statique des fluides

Montrer que le volume du gilet gonflé doit être de pour obtenir la flottabilité souhaitée.

Voir l'indice

Exprimer la norme de la poussée d'Archimède à immersion complète et isoler le volume V correspondant à la flottabilité requise.

Voir la réponse courte

Condition de flottabilité reliant le poids total à la poussée d'Archimède pour calculer le volume minimal requis de 15\text{ L}.

Voir le corrigé complet

D'après le préambule de la sous-partie II.1, la flottabilité F_a est la norme de la poussée d'Archimède exercée sur le gilet lorsqu'il est entièrement immergé dans l'eau douce de masse volumique \rho :

F_a = \rho \, V \, g

où V désigne le volume du gilet gonflé.

On en déduit l'expression littérale du volume nécessaire :

V = \frac{F_a}{\rho \, g}

Application numérique avec F_a = 150\text{ N}, \rho = 1{,}0\cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

V = \frac{150}{1{,}0\cdot 10^3 \times 10} = 15\cdot 10^{-3}\text{ m}^3

Comme 1\text{ m}^3 = 10^3\text{ L}, on obtient bien :

\boxed{V = 15\text{ L}}

Résultat

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Question 20

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : gaz parfait, équation d'état

Montrer que la pression à l'intérieur du gilet permet un gonflage correct du gilet.

Voir l'indice

Calculer la pression finale régnant dans le gilet par la loi des gaz parfaits avec le volume V = 15\text{ L} et vérifier qu'elle est supérieure à la pression atmosphérique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la pression du gaz à l'intérieur du gilet à l'aide de l'équation d'état des gaz parfaits, à partir de la quantité de matière n calculée en Q13, du volume V déterminé en Q19 et de la température T = 300\text{ K}.
  2. Comparer cette pression à la pression atmosphérique P_{\mathrm{atm}} pour conclure sur la qualité du gonflage.
Voir la réponse courte

Calcul de la pression du gaz dans le gilet par l'équation des gaz parfaits et comparaison avec la pression extérieure.

Voir le corrigé complet

Le dioxyde de carbone gazeux est assimilé à un gaz parfait occupant l'intégralité du volume intérieur du gilet V = 15\text{ L} = 15 \cdot 10^{-3}\text{ m}^3 à la température T = 300\text{ K}.

L'équation d'état des gaz parfaits donne :

P_{\mathrm{int}} \, V = n \, R \, T \implies P_{\mathrm{int}} = \frac{n R T}{V}

D'après la question Q13, la quantité de matière contenue dans la cartouche est n = 0{,}75\text{ mol}. Avec R = 8{,}3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}, l'application numérique donne :

\begin{aligned} P_{\mathrm{int}} &= \frac{0{,}75 \times 8{,}3 \times 300}{15 \cdot 10^{-3}} \\ &= 0{,}75 \times 8{,}3 \times 2{,}0 \cdot 10^4 \\ &= 1{,}5 \times 8{,}3 \cdot 10^4 \\ &= 1{,}25 \cdot 10^5\text{ Pa} = 1{,}25\text{ bar} \end{aligned}
\boxed{P_{\mathrm{int}} \approx 1{,}2\text{ bar} > P_{\mathrm{atm}} = 1{,}0\text{ bar}}

La pression à l'intérieur du gilet est strictement supérieure à la pression atmosphérique extérieure (P_{\mathrm{int}} > P_{\mathrm{atm}}), ce qui crée une surpression relative d'environ 0{,}25\text{ bar}. Le gilet est donc parfaitement tendu et le gonflage est correct.

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Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : diagramme de clapeyron, transformation isotherme

Faire apparaître sur un diagramme , représentant la pression en fonction du volume, l'allure de l'évolution de la détente isotherme, ainsi que la succession des 2 transformations (1) et (2) précédentes pour la phase gazeuse.

Voir l'indice

Tracer une détente adiabatique plus pentue qu'une isotherme dans le plan de Clapeyron (p,V), suivie d'un réchauffement isochore vertical ramenant la température à l'équilibre ambiant.

Voir la stratégie
  1. Identifier les états thermodynamiques : l'état initial commun I(V_i, P_i) et l'état final commun F(V_f, P_f) à la température ambiante T_0.
  2. Comparer les pentes des courbes isotherme et adiabatique dans le plan (p,V) afin de positionner correctement la détente adiabatique par rapport à l'isotherme.
  3. Tracer l'isochore de réchauffement ramenant le fluide à la température finale T_0 au volume V_f.
Voir la réponse courte

Tracé de l'allure d'une isotherme de gaz parfait dans le diagramme (p, V) et représentation du chemin thermodynamique suivi.

Voir le corrigé complet

Pour un gaz parfait :

  • La détente isotherme réversible à température ambiante T_0 vérifie p V = n R T_0 = \text{cste}, soit une pente :

    \left(\frac{\partial p}{\partial V}\right)_{T} = -\frac{p}{V}
  • La détente adiabatique (1) vérifie la loi de Laplace p V^\gamma = \text{cste} (avec \gamma > 1), soit une pente :

    \left(\frac{\partial p}{\partial V}\right)_{S} = -\gamma\,\frac{p}{V} < \left(\frac{\partial p}{\partial V}\right)_{T} < 0

Lors d'une détente (V_f > V_i), la courbe adiabatique est donc plus pentue que l'isotherme et passe en dessous de celle-ci. En fin de détente adiabatique, le gaz atteint le volume V_f à un état intermédiaire noté A(V_f, P_1) avec P_1 < P_f et une température T_1 < T_0 (refroidissement par détente adiabatique).

La transformation (2) est un échauffement isochore au contact du milieu extérieur à la température T_0 : le volume reste fixé à V_f, la température remonte de T_1 à T_0 et la pression augmente verticalement de P_1 à P_f.

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Question 22

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en PCSI, BCPST1

Notions : pression, statique des fluides

À quelle différence de pression entre l'intérieur et l'extérieur de la vessie du gilet est sensible le dispositif de déclenchement ?

Voir l'indice

Appliquer la loi fondamentale de la statique des fluides incompressibles \Delta P = \rho g h entre la surface libre et la profondeur d'immersion.

Voir la réponse courte

Détermination de la différence de pression motrice \Delta P = P_{\text{int}} - P_{\text{ext}} actionnant la soupape ou le déclencheur.

Voir le corrigé complet

D'après la loi fondamentale de la statique des fluides appliquée dans l'eau douce incompressible au repos, la pression extérieure exercée à une profondeur h sous la surface libre s'écrit :

P_{\text{ext}} = P_{\text{atm}} + \rho \, g \, h

L'intérieur de la vessie étant initialement à la pression atmosphérique (P_{\text{int}} = P_{\text{atm}}), la surpression s'exerçant de l'extérieur vers l'intérieur sur la membrane s'exprime par :

\Delta P = P_{\text{ext}} - P_{\text{int}} = \rho \, g \, h

Application numérique avec h = 10\text{ cm} = 0{,}10\text{ m}, \rho = 1{,}0 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} et g = 10\text{ m}\cdot\text{s}^{-2} :

\Delta P = 1{,}0 \cdot 10^3 \times 10 \times 0{,}10 = 1{,}0 \cdot 10^3\text{ Pa}
\boxed{\Delta P = 1{,}0 \cdot 10^3\text{ Pa} = 10\text{ mbar} = 1{,}0 \cdot 10^{-2}\text{ bar}}

Résultat

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II.2 · Lampe de secours rechargeable

Question 23

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : loi de faraday, loi de lenz

Expliquer l'intérêt de cette bobine en citant au moins un autre élément constitutif de la lampe (mis à part la DEL et le condensateur). Préciser aussi le principe physique sur lequel se base la recharge de cette lampe et une loi s'y rapportant.

Voir l'indice

Identifier l'aimant mobile qui coulisse à travers la bobine lors des secousses et citer le phénomène d'induction électromagnétique régi par la loi de Faraday.

Voir la réponse courte

Le déplacement d'un aimant permanent dans la bobine induit une fem selon la loi de Faraday et la loi de Lenz.

Voir le corrigé complet
  1. Élément constitutif additionnel et rôle de la bobine : La lampe contient un aimant permanent mobile (barreau aimanté coulissant le long du corps de la lampe). On trouve également un pont de diodes (redresseur) pour convertir le courant alternatif induit en courant continu afin de charger le condensateur.

    Lorsque l'utilisateur secoue la lampe, le mouvement de va-et-vient de l'aimant à travers la bobine engendre une variation temporelle du champ magnétique, et donc du flux magnétique à travers la bobine. La bobine est le siège d'un courant induit qui convertit l'énergie mécanique fournie par l'utilisateur en énergie électrique.

  2. Principe physique : La recharge repose sur le phénomène d'induction électromagnétique (induction de Neumann, le circuit étant fixe et le champ magnétique variable dans le temps au niveau de la bobine).
  3. Loi s'y rapportant : Ce phénomène est régi par la loi de Faraday, qui relie la force électromotrice induite e(t) à la variation temporelle du flux magnétique \Phi(t) à travers les spires de la bobine :

    \boxed{e(t) = -\frac{\mathrm{d}\Phi(t)}{\mathrm{d}t}}

    Le signe négatif traduit la loi de Lenz, selon laquelle les effets du courant induit s'opposent à la cause qui lui donne naissance (ici, le mouvement de l'aimant).

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1

Notions : loi de faraday, force électromotrice

Pourquoi peut-on conseiller de secouer vigoureusement cette lampe lors de la phase de recharge ?

Voir l'indice

Relier la force électromotrice induite à la dérivée temporelle du flux magnétique : un mouvement rapide maximise la variation de flux par unité de temps.

Voir la stratégie

Relier l'action mécanique de l'utilisateur (vitesse et fréquence d'agitation de l'aimant) à la grandeur électrique induite (loi de Faraday) et à la puissance transférée au condensateur.

Voir la réponse courte

Secouer vivement augmente la vitesse de variation temporelle du flux magnétique \text{d}\Phi/\text{d}t, augmentant ainsi la fem induite.

Voir le corrigé complet

Secouer vigoureusement la lampe permet d'augmenter la vitesse relative v = \dfrac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} du déplacement de l'aimant par rapport à la bobine, ainsi que la fréquence des va-et-vient.

Or, la variation temporelle du flux magnétique s'exprime par :

\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = \frac{\partial \Phi}{\partial x}\,\frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} = \frac{\partial \Phi}{\partial x}\,v

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite a pour amplitude :

|e(t)| = \left|\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t}\right|

Une agitation plus vigoureuse présente ainsi deux avantages :

  1. Franchissement du seuil des diodes : la tension induite e(t) atteint une valeur crête plus élevée, ce qui permet de dépasser la tension de seuil du pont redresseur ainsi que la tension déjà présente aux bornes du condensateur, rendant la charge possible.
  2. Puissance et rapidité de charge : la puissance électrique instantanée générée (proportionnelle à e^2) augmente considérablement, ce qui permet de transférer l'énergie mécanique sous forme d'énergie électrique et de recharger le condensateur en un temps plus court.
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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : circuit rc, constante de temps

Établir l'équation différentielle vérifiée par pendant la décharge en faisant apparaître une constante de temps dont on donnera l'expression.

Voir l'indice

Appliquer la loi des mailles et la relation constitutive du condensateur i = C\,\mathrm{d}u_C/\mathrm{d}t en convention générateur pour le condensateur.

Voir la stratégie
  1. Identifier les conventions d'orientation choisies sur la figure 4 pour chaque dipôle (convention générateur pour le condensateur, convention récepteur pour le résistor).
  2. Exprimer les relations constitutives tension-courant associées.
  3. Appliquer la loi des mailles pour obtenir l'équation différentielle sous forme canonique et identifier la constante de temps \tau.
Voir la réponse courte

Loi des mailles et relation courant-tension du condensateur menant à \text{d}u_C/\text{d}t + u_C/\tau = 0 avec \tau = RC.

Voir le corrigé complet

Lorsque l'interrupteur \mathrm{K} est fermé (t \geqslant 0) :

  • Pour le condensateur de capacité C, la flèche de tension u_c(t) est orientée vers le haut et le courant i(t) sort par l'armature supérieure (à potentiel supérieur). Le condensateur est donc orienté en convention générateur :

    i(t) = -C \frac{\mathrm{d}u_c(t)}{\mathrm{d}t}
  • Pour le résistor de résistance R, orienté en convention récepteur (courant orienté vers le bas, tension u_R vers le haut) :

    u_R(t) = R \, i(t)

D'après la loi des mailles, la tension aux bornes du résistor est égale à la tension aux bornes du condensateur :

u_c(t) = u_R(t) = R \, i(t)

En remplaçant l'expression de i(t), on obtient :

u_c(t) = - R \, C \frac{\mathrm{d}u_c(t)}{\mathrm{d}t} \iff \frac{\mathrm{d}u_c(t)}{\mathrm{d}t} + \frac{u_c(t)}{R\,C} = 0

En posant \tau = R\,C, l'équation différentielle s'écrit sous forme canonique :

\boxed{\frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + \frac{u_c}{\tau} = 0 \quad \text{avec} \quad \tau = R\,C}

Résultat

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Question 26

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : circuit rc, régime transitoire

Déterminer l'expression littérale de la solution de cette équation différentielle.

Voir l'indice

Résoudre l'équation différentielle linéaire homogène du premier ordre avec la condition initiale u_C(0) = U_0.

Voir la stratégie
  1. Résoudre l'équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants et sans second membre obtenue en Q25.
  2. Déterminer la constante d'intégration grâce à la continuité de la tension aux bornes du condensateur à l'instant initial t = 0.
Voir la réponse courte

Résolution de l'équation différentielle homogène du premier ordre avec la condition initiale u_C(0) = U_0.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q25, l'équation différentielle vérifiée par la tension u_c(t) pour t \ge 0 s'écrit :

\frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + \frac{u_c}{\tau} = 0 \quad \text{avec} \quad \tau = RC

Il s'agit d'une équation différentielle linéaire homogène du premier ordre, dont la forme générale de la solution est :

u_c(t) = A \, \mathrm{e}^{-t/\tau}

où A est une constante d'intégration réelle.

Par continuité de la tension aux bornes d'un condensateur (l'énergie électrostatique \mathcal{E}_e = \frac{1}{2} C u_c^2 ne pouvant subir de discontinuité) :

u_c(0^+) = u_c(0^-) = U_0

À t = 0, la solution générale donne :

u_c(0) = A \, \mathrm{e}^{0} = A = U_0

On en déduit l'expression littérale de la tension aux bornes du condensateur au cours de la décharge :

\boxed{u_c(t) = U_0 \, \mathrm{e}^{-t/\tau} = U_0 \, \mathrm{e}^{-t/(RC)}}

Résultat

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : circuit rc, constante de temps

Si l'on considère que cette durée est égale à 20 minutes, déterminer la valeur de la résistance du conducteur ohmique qu'il faut alors associer au condensateur de capacité .

Voir l'indice

Poser la relation liant la durée de décharge quasi-totale à la constante de temps : \Delta t = 5\tau = 5RC et convertir la durée en secondes.

Voir la réponse courte

Calcul de la résistance R nécessaire pour obtenir la constante de temps associée à la durée de décharge spécifiée.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la décharge quasi-complète s'effectue sur une durée :

\Delta t = 5\tau = 5RC

On en déduit l'expression littérale de la résistance R :

R = \frac{\Delta t}{5C}

Avec une durée \Delta t = 20\text{ min} = 20 \times 60\text{ s} = 1200\text{ s} et une capacité C = 10\text{ F} :

R = \frac{1200}{5 \times 10} = \frac{1200}{50} = 24\ \Omega
\boxed{R = 24\ \Omega}

Résultat

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Question 28

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : condensateur plan, capacité

Dans le cadre du modèle du condensateur plan, quels seraient les paramètres géométriques du condensateur à modifier pour obtenir la capacité la plus grande possible ?

Voir l'indice

Rappeler la relation C = \varepsilon\,S/e et discuter des modifications géométriques envisageables (surface en regard S et distance inter-armatures e).

Voir la réponse courte

D'après la relation C = \varepsilon S / e, il convient d'augmenter la surface S, de réduire l'épaisseur e et d'accroître la permittivité.

Voir le corrigé complet

Pour un condensateur plan constitué de deux armatures planes parallèles séparées d'une distance e par un milieu de permittivité diélectrique \varepsilon, la capacité s'exprime par la relation :

C = \varepsilon \, \frac{S}{e}

où :

  • S désigne la surface utile en regard des armatures ;
  • e représente l'épaisseur du diélectrique (distance entre les deux armatures).

Pour obtenir une capacité C la plus grande possible dans le cadre de ce modèle, il faut donc agir sur les paramètres géométriques de la manière suivante :

\boxed{\text{Augmenter au maximum la surface } S \text{ et diminuer au maximum l'épaisseur } e.}

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : résistance, effet joule

Dans cette application de stockage et de restitution d'énergie, faut-il la plus grande ou la plus petite possible ? Justifier.

Voir l'indice

Analyser l'effet d'une résistance série sur les chutes ohmiques de tension et sur les pertes par effet Joule lors de la charge et de la décharge.

Voir la réponse courte

La résistance série R_s doit être minimale afin de réduire les pertes Joule et les chutes de tension ohmiques.

Voir le corrigé complet

La résistance R_{\text{s}} modélise la résistance interne série du super-condensateur (liée à la résistance des électrodes, des connexions et de l'électrolyte).

Lors des phases de stockage (charge) et de restitution d'énergie (décharge) :

  • le courant i(t) qui entre ou sort du super-condensateur traverse R_{\text{s}}, ce qui engendre des pertes d'énergie par effet Joule de puissance :

    \mathcal{P}_{\text{J}} = R_{\text{s}} \, i^2

    Ces pertes réduisent le rendement énergétique de l'opération ;

  • la tension disponible aux bornes du super-condensateur subit une chute ohmique R_{\text{s}} \, i, ce qui limite la tension délivrée à l'utilisation ainsi que la puissance crête disponible.

Pour minimiser les pertes par effet Joule et maximiser le rendement ainsi que la puissance disponible, il faut donc :

\boxed{R_{\text{s}} \text{ la plus petite possible.}}

Résultat

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : résistance, régime transitoire

Même question pour .

Voir l'indice

Analyser le rôle d'une résistance montée en parallèle aux bornes du condensateur vis-à-vis du courant d'auto-décharge et de la conservation de l'énergie stockée.

Voir la réponse courte

La résistance de fuite en dérivation R_f doit être la plus grande possible pour limiter l'autodécharge du composant au repos.

Voir le corrigé complet

La résistance R_{\mathrm{f}}, branchée en parallèle avec la capacité C, modélise la résistance de fuite à travers l'isolant (diélectrique) du super-condensateur.

En l'absence de circuit extérieur (phase de stockage), le condensateur se décharge spontanément à travers cette résistance R_{\mathrm{f}} avec une constante de temps d'auto-décharge :

\tau_{\mathrm{f}} = R_{\mathrm{f}} C

De plus, en phase de restitution d'énergie, un courant traverse la branche de fuite et dissipe inutilement de l'énergie par effet Joule.

Pour que l'énergie reste emmagasinée le plus longtemps possible (plusieurs semaines d'après le document) et pour limiter au maximum l'auto-décharge ainsi que les pertes internes :

\boxed{\text{Il faut que } R_{\mathrm{f}} \text{ soit la plus grande possible (idéalement infinie).}}

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : dipôle, point de fonctionnement

Proposer un modèle électrique équivalent pour la DEL lorsqu'elle est passante (valeurs numériques attendues).

Voir l'indice

Modéliser la DEL passante par une source de tension idéale U_{\text{seuil}} en série avec une résistance dynamique r_d = \Delta u_d / \Delta i déterminée graphiquement sur la caractéristique.

Voir la stratégie
  1. Exploiter la caractéristique courant-tension i = f(u_d) de la figure 5 en zone passante pour identifier l'équation de la droite affine u_d(i).
  2. Déterminer graphiquement la tension de seuil U_{\text{seuil}} (abscisse à l'origine) et la résistance dynamique r_d (inverse de la pente).
  3. En déduire le modèle équivalent de Thévenin de la diode passante et en donner le schéma électrique.
Voir la réponse courte

Modélisation de la DEL passante par une force contre-électromotrice seuil U_{\text{seuil}} en série avec sa résistance dynamique r_d.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 5, pour une tension supérieure à la tension de seuil, la caractéristique i = f(u_d) de la diode électroluminescente est modélisable par une portion de droite affine :

u_d = U_{\text{seuil}} + r_d \, i

1. Détermination de la tension de seuil U_{\text{seuil}} :

L'intersection de la droite avec l'axe des abscisses (i = 0) donne directement la tension de seuil :

\boxed{U_{\text{seuil}} = 2{,}3\text{ V}}

2. Détermination de la résistance dynamique r_d :

La pente de cette droite est l'inverse de la résistance dynamique :

r_d = \frac{\Delta u_d}{\Delta i}

En relevant deux points de la droite sur la figure 5 :

  • Point 1 : u_{d,1} = 2{,}3\text{ V} pour i_1 = 0\text{ mA} = 0\text{ A} ;
  • Point 2 : u_{d,2} = 2{,}7\text{ V} pour i_2 = 200\text{ mA} = 0{,}20\text{ A} (on peut également vérifier que pour u_d = 2{,}5\text{ V}, i = 100\text{ mA}).

Il vient :

r_d = \frac{2{,}7 - 2{,}3}{0{,}20 - 0} = \frac{0{,}40}{0{,}20} = 2{,}0\ \Omega
\boxed{r_d = 2{,}0\ \Omega}

3. Modèle électrique équivalent :

Lorsque la DEL est passante (u_d \ge U_{\text{seuil}}), elle est équivalente à l'association en série :

  • d'une force contre-électromotrice (f.c.é.m.) idéale de valeur U_{\text{seuil}} = 2{,}3\text{ V} ;
  • d'une résistance dynamique r_d = 2{,}0\ \Omega.

Résultat

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Question 32

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Schéma ou tracé
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : circuit rc, loi des mailles

Montrer alors, en justifiant par un schéma, que la nouvelle équation différentielle régissant l'évolution de lorsque le condensateur se décharge dans la diode électroluminescente est :

Préciser l'expression de .

Voir l'indice

Écrire la loi des mailles pour la maille comprenant le condensateur et le dipôle équivalent de la DEL passante, en reliant le courant à \mathrm{d}u_C/\mathrm{d}t.

Voir la stratégie
  1. Représenter le schéma équivalent du circuit de décharge en remplaçant la DEL passante par son modèle linéaire (résistance dynamique r_d en série avec une source de tension constante de force contre-électromotrice U_{\text{seuil}}).
  2. Exprimer la tension u_c(t) en fonction du courant i(t) à l'aide de la loi des mailles (ou des branches en parallèle).
  3. Relier le courant de décharge i(t) à la dérivée temporelle de u_c(t) puis identifier l'expression de la constante de temps \tau'.
Voir la réponse courte

Écriture de la loi des mailles avec le modèle linéaire équivalent de la DEL passante pour établir l'équation différentielle.

Voir le corrigé complet

Lorsque la DEL est passante (u_d \ge U_{\text{seuil}}), elle est modélisée par l'association en série d'une résistance dynamique r_d et d'une force contre-électromotrice U_{\text{seuil}}.

Le schéma équivalent du circuit de décharge est le suivant :

D'après le schéma, la DEL est en convention récepteur, parcourue de l'anode vers la cathode par le courant i(t). La tension à ses bornes s'écrit :

u_d(t) = U_{\text{seuil}} + r_d \, i(t)

Puisque le condensateur et la DEL sont branchés en parallèle, on a l'égalité des tensions :

u_c(t) = u_d(t) = U_{\text{seuil}} + r_d \, i(t)

Le condensateur se déchargeant en fournissant le courant i(t) (convention générateur pour la capacité), la relation courant-tension aux bornes de C est :

i(t) = - C \, \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t}

En injectant l'expression de i(t) dans l'égalité précédente, il vient :

u_c(t) = U_{\text{seuil}} - r_d C \, \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t}

Soit, en réarrangeant les termes :

r_d C \, \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + u_c(t) = U_{\text{seuil}}

En posant la constante de temps \tau' = r_d C, on divise l'ensemble par \tau', ce qui donne bien :

\boxed{\frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + \frac{u_c}{\tau'} = \frac{U_{\text{seuil}}}{\tau'}}

avec pour expression de \tau' :

\boxed{\tau' = r_d C}

Numériquement, avec r_d = 2{,}0\ \Omega (déterminé en Q31) et C = 10\text{ F} :

\tau' = 2{,}0 \times 10 = 20\text{ s}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : circuit rc, régime transitoire

Déterminer la solution de cette nouvelle équation différentielle.

Voir l'indice

Chercher la solution générale comme la somme d'une solution particulière constante et de la solution de l'équation homogène, puis ajuster la constante d'intégration à t=0.

Voir la réponse courte

Résolution de l'équation différentielle du premier ordre avec second membre constant : u_c(t) = U_{\text{seuil}} + (U_0 - U_{\text{seuil}})\text{e}^{-t/\tau'}.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle établie à la question Q32 est une équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants avec second membre constant :

\frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t} + \frac{u_c}{\tau'} = \frac{U_{\text{seuil}}}{\tau'}

La forme générale de la solution s'écrit comme la somme de la solution générale de l'équation homogène associée et d'une solution particulière :

  • la solution de l'équation homogène est : u_{c,h}(t) = A \, \mathrm{e}^{-t/\tau'}, où A est une constante d'intégration ;
  • une solution particulière constante évidente est : u_{c,p}(t) = U_{\text{seuil}}.

La tension s'écrit donc sous la forme :

u_c(t) = U_{\text{seuil}} + A \, \mathrm{e}^{-t/\tau'}

Par continuité de la tension aux bornes du condensateur à t = 0 :

u_c(0) = U_0 \implies U_{\text{seuil}} + A = U_0 \iff A = U_0 - U_{\text{seuil}}

On en déduit l'expression temporelle de u_c(t) :

\boxed{u_c(t) = U_{\text{seuil}} + (U_0 - U_{\text{seuil}}) \, \mathrm{e}^{-t/\tau'}}

Avec les valeurs numériques U_0 = 3{,}3\text{ V}, U_{\text{seuil}} = 2{,}3\text{ V} et \tau' = 20\text{ s} :

u_c(t) = 2{,}3 + 1{,}0 \, \mathrm{e}^{-t/20} \quad (\text{avec } u_c \text{ en V et } t \text{ en s})

Cette solution est valable tant que la diode reste passante, c'est-à-dire pour tout t \ge 0 puisque u_c(t) > U_{\text{seuil}} pour tout t \ge 0.

Résultat

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : circuit rc, régime transitoire

Représenter graphiquement l'allure de l'évolution de en mettant en évidence les points importants du graphe (valeur et tangente à l'origine ainsi que asymptote éventuelle).

Voir l'indice

Tracer la courbe exponentielle décroissante en précisant la valeur initiale U_0, la pente initiale - (U_0 - U_{\text{seuil}})/\tau' et l'asymptote horizontale U_{\text{seuil}}.

Voir la réponse courte

Tracé de la courbe de décharge exponentielle avec tangente à l'origine et asymptote horizontale de tension U_{\text{seuil}}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q33, l'évolution temporelle de la tension aux bornes du condensateur est régie par :

u_c(t) = U_{\text{seuil}} + (U_0 - U_{\text{seuil}}) \, \mathrm{e}^{-t/\tau'}

avec U_0 = 3{,}3\text{ V}, U_{\text{seuil}} = 2{,}3\text{ V} et \tau' = 20\text{ s}.

Les éléments caractéristiques de la courbe sont :

  • Valeur à l'origine : à t = 0, u_c(0) = U_0 = 3{,}3\text{ V}.
  • Pente de la tangente à l'origine :

    \left(\frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t}\right)_{t=0} = -\frac{U_0 - U_{\text{seuil}}}{\tau'} = -\frac{1{,}0}{20} = -0{,}05\text{ V}\cdot\text{s}^{-1}

    La tangente à l'origine a pour équation y(t) = U_0 - \dfrac{U_0 - U_{\text{seuil}}}{\tau'} t. Elle coupe l'asymptote horizontale u_c = U_{\text{seuil}} à la date t = \tau' = 20\text{ s}.

  • Asymptote horizontale : lorsque t \to +\infty, \mathrm{e}^{-t/\tau'} \to 0, d'où :

    \lim_{t \to +\infty} u_c(t) = U_{\text{seuil}} = 2{,}3\text{ V}

    La droite d'équation u_c = U_{\text{seuil}} est donc asymptote horizontale à la courbe au voisinage de +\infty.

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Question 35

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : circuit rc, régime transitoire

Déterminer l'expression littérale de .

Voir l'indice

Exprimer le courant direct i(t) à partir de la relation constitutive de la DEL passante : i(t) = (u_C(t) - U_{\text{seuil}})/r_d.

Voir la stratégie
  1. Relier le courant i(t) traversant la DEL à la tension u_c(t) à ses bornes, soit par la loi de comportement de la DEL passante (u_c = U_{\text{seuil}} + r_d\,i), soit par la relation courant-tension du condensateur en convention générateur (i = -C \frac{\mathrm{d}u_c}{\mathrm{d}t}).
  2. Injecter l'expression de u_c(t) établie à la question Q33 pour obtenir l'expression littérale de i(t).
Voir la réponse courte

Expression du courant de décharge par dérivation de la tension aux bornes de la capacité : i(t) = -C \text{d}u_c/\text{d}t.

Voir le corrigé complet

D'après la loi d'Ohm généralisée appliquée à la DEL passante modélisée par l'association série d'une f.c.é.m. U_{\text{seuil}} et d'une résistance dynamique r_d (établie en Q31 et Q32) :

u_c(t) = u_d(t) = U_{\text{seuil}} + r_d \, i(t)

On en déduit l'expression du courant i(t) :

i(t) = \frac{u_c(t) - U_{\text{seuil}}}{r_d}

D'après le résultat de la question Q33, pour t \ge 0 :

u_c(t) = U_{\text{seuil}} + \left(U_0 - U_{\text{seuil}}\right) \mathrm{e}^{-t/\tau'}

avec \tau' = r_d C. Il vient donc immédiatement :

i(t) = \frac{U_0 - U_{\text{seuil}}}{r_d} \exp\left(-\frac{t}{\tau'}\right)

En posant le courant initial maximal I_0 = \frac{U_0 - U_{\text{seuil}}}{r_d} :

\boxed{i(t) = \frac{U_0 - U_{\text{seuil}}}{r_d} \, \mathrm{e}^{-t/\tau'} = I_0 \, \mathrm{e}^{-t/\tau'}}

Résultat

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Question 36

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : circuit rc, régime transitoire

Représenter graphiquement l'allure de l'évolution de en mettant en évidence les points importants.

Voir l'indice

Tracer l'allure du courant décroissant exponentiellement à partir de sa valeur de crête initiale jusqu'à zéro.

Voir la stratégie

Pour tracer l'évolution temporelle d'une grandeur régie par une équation différentielle linéaire d'ordre 1 :

  1. Identifier la valeur initiale i(0^+) = I_0 = \dfrac{U_0 - U_{\text{seuil}}}{r_d} ;
  2. Préciser l'asymptote pour t \to +\infty, ici la droite i = 0 (axe des abscisses) ;
  3. Tracer la tangente à l'origine, qui coupe l'asymptote horizontale à t = \tau' ;
  4. Indiquer les points particuliers remarquables, notamment à t = \tau' (i(\tau') = I_0\,\mathrm{e}^{-1} \approx 0{,}37\,I_0) et t = 5\tau'.
Voir la réponse courte

Tracé de l'évolution temporelle exponentielle décroissante du courant traversant la diode jusqu'à son extinction.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente Q35, pour tout t \ge 0 :

i(t) = I_0\,\mathrm{e}^{-t/\tau'} \quad \text{avec} \quad I_0 = \frac{U_0 - U_{\text{seuil}}}{r_d} = 500\text{ mA} \quad \text{et} \quad \tau' = r_d C = 20\text{ s}

Puisque u_c(t) \ge U_{\text{seuil}} pour tout t \ge 0, la diode reste passante et ce modèle s'applique sur l'ensemble de la décharge.

Les éléments caractéristiques du tracé sont :

  • Valeur initiale : en t = 0^+, i(0^+) = I_0 = 500\text{ mA} ;
  • Asymptote horizontale : \lim_{t \to +\infty} i(t) = 0, la courbe est asymptote à l'axe des abscisses ;
  • Tangente à l'origine : la pente à l'origine vaut \left(\dfrac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}\right)_{t=0} = -\dfrac{I_0}{\tau'}. La tangente à l'origine a pour équation y(t) = I_0\left(1 - \dfrac{t}{\tau'}\right) et coupe l'asymptote i=0 en t = \tau' = 20\text{ s} ;
  • Valeurs remarquables :

    \begin{aligned} i(\tau') &= I_0\,\mathrm{e}^{-1} \approx 0{,}37\,I_0 \approx 185\text{ mA} \\ i(3\tau') &\approx 0{,}05\,I_0 \approx 25\text{ mA} \\ i(5\tau') &\approx 0{,}007\,I_0 \approx 3{,}5\text{ mA} \approx 0 \end{aligned}
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Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : circuit rc, point de fonctionnement

À l'aide des caractéristiques techniques fournies dans le tableau 2, indiquer si le fonctionnement correct de la DEL est garanti sans dommage. Proposer une solution pour éventuellement remédier au problème rencontré (valeur numérique attendue).

Voir l'indice

Comparer la valeur du courant initial i(0) au courant continu maximal admissible i_M mentionné dans le tableau constructeur et proposer l'adjonction d'une résistance série limitatrice.

Voir la réponse courte

Comparaison de l'intensité initiale au courant maximal de la diode et dimensionnement d'une résistance série de protection.

Voir le corrigé complet

D'après le tableau 2, le courant direct maximal admissible par la DEL est :

i_M = 250\text{ mA}

Or, d'après le résultat de la question Q35, le courant traversant la DEL à la fermeture de l'interrupteur (t = 0^+) vaut :

i(0^+) = I_0 = \frac{U_0 - U_{\text{seuil}}}{r_d} = \frac{3{,}3 - 2{,}3}{2{,}0} = 0{,}50\text{ A} = 500\text{ mA}

Puisque i(0^+) = 500\text{ mA} > i_M = 250\text{ mA}, le courant initial dépasse la valeur limite autorisée par le constructeur : le fonctionnement sans dommage n'est pas garanti et la DEL risque d'être endommagée ou détruite par surintensité (échauffement par effet Joule).

Pour remédier à ce problème, il convient de placer une résistance de protection R_p (ou résistance de limitation de courant) en série avec la DEL.

Pour que le courant initial ne dépasse pas la valeur maximale admissible i_M, la résistance totale de la branche doit vérifier :

\begin{aligned} i(0^+) = \frac{U_0 - U_{\text{seuil}}}{r_d + R_p} \le i_M &\iff r_d + R_p \ge \frac{U_0 - U_{\text{seuil}}}{i_M} \\ &\iff R_p \ge \frac{U_0 - U_{\text{seuil}}}{i_M} - r_d \end{aligned}

Application numérique :

R_p \ge \frac{3{,}3 - 2{,}3}{0{,}250} - 2{,}0 = 4{,}0 - 2{,}0 = 2{,}0\ \Omega
\boxed{R_p \ge 2{,}0\ \Omega}

Il faut donc insérer une résistance série d'au moins 2{,}0\ \Omega pour protéger la DEL.

Résultat

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Question 38

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : circuit rc, constante de temps

Prévoir, sans la mise en œuvre de la solution précédente, la durée approximative d'éclairage de cette lampe (on rappelle et ).

Voir l'indice

Résoudre l'équation u_C(t_{\text{écl}}) = U_{\text{seuil}} + 0{,}1\text{ V} pour déterminer la date d'extinction en utilisant la valeur fournie de \ln(10).

Voir la réponse courte

Détermination de la durée d'émission lumineuse en résolvant l'équation u_c(t) = U_{\text{fin}} à l'aide des propriétés du logarithme.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la diode électroluminescente cesse d'émettre suffisamment de lumière dès que :

u_d(t) < U_{\text{fin}} = U_{\text{seuil}} + 0{,}1\text{ V}

En l'absence de la résistance de protection proposée à la question précédente, la diode est directement reliée aux bornes du condensateur, soit u_d(t) = u_c(t).

En utilisant l'expression de la tension u_c(t) établie à la question Q33 :

u_c(t) = U_{\text{seuil}} + (U_0 - U_{\text{seuil}})\,\mathrm{e}^{-t/\tau'}

L'instant t_{\text{écl}} marquant la fin de l'éclairage efficace vérifie :

\begin{aligned} u_c(t_{\text{écl}}) = U_{\text{seuil}} + 0{,}1\text{ V} &\iff U_{\text{seuil}} + (U_0 - U_{\text{seuil}})\,\mathrm{e}^{-t_{\text{écl}}/\tau'} = U_{\text{seuil}} + 0{,}1 \\ &\iff (U_0 - U_{\text{seuil}})\,\mathrm{e}^{-t_{\text{écl}}/\tau'} = 0{,}1\text{ V} \end{aligned}

Avec U_0 = 3{,}3\text{ V} et U_{\text{seuil}} = 2{,}3\text{ V}, on a U_0 - U_{\text{seuil}} = 1{,}0\text{ V}. L'égalité devient :

\begin{aligned} 1{,}0 \times \mathrm{e}^{-t_{\text{écl}}/\tau'} = 0{,}1 &\iff \mathrm{e}^{-t_{\text{écl}}/\tau'} = \frac{1}{10} \\ &\iff -\frac{t_{\text{écl}}}{\tau'} = -\ln(10) \\ &\iff t_{\text{écl}} = \tau' \ln(10) \end{aligned}

Sachant que \tau' = 20\text{ s} (établi à la question Q32) et que \ln(10) = 2{,}3 :

t_{\text{écl}} = 20 \times 2{,}3 = 46\text{ s}
\boxed{t_{\text{écl}} \approx 46\text{ s}}

Résultat

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Question 39

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : condensateur, énergie mécanique

Exprimer, en fonction de et de , le pourcentage d'énergie restante dans le condensateur lorsque la DEL cesse d'émettre de la lumière par rapport à l'énergie initiale accumulée. (On estime ici ce pourcentage à environ ).

Voir l'indice

Calculer le rapport de l'énergie finale E_{\text{fin}} = \frac{1}{2} C U_{\text{fin}}^2 sur l'énergie initiale E_0 = \frac{1}{2} C U_0^2.

Voir la réponse courte

Calcul du rapport des énergies électrostatiques emmagasinées dans le condensateur : \Delta E/E_0 = (U_{\text{fin}}/U_0)^2.

Voir le corrigé complet

L'énergie électrostatique emmagasinée dans un condensateur de capacité C soumis à une tension u_c s'écrit :

\mathcal{E}_e = \frac{1}{2} C u_c^2

À l'instant initial, le condensateur est chargé sous la tension U_0, son énergie initiale vaut :

\mathcal{E}_0 = \frac{1}{2} C U_0^2

Lorsque la DEL cesse d'émettre suffisamment de lumière, la tension aux bornes du condensateur atteint U_{\text{fin}} = U_{\text{seuil}} + 0{,}1\text{ V}. L'énergie restante dans le condensateur est alors :

\mathcal{E}_{\text{rest}} = \frac{1}{2} C U_{\text{fin}}^2

Le pourcentage d'énergie restante par rapport à l'énergie initiale accumulée s'exprime ainsi :

p = \frac{\mathcal{E}_{\text{rest}}}{\mathcal{E}_0} \times 100 = \left( \frac{U_{\text{fin}}}{U_0} \right)^2 \times 100
\boxed{p = \left( \frac{U_{\text{fin}}}{U_0} \right)^2 \times 100 = \left( \frac{U_{\text{seuil}} + 0{,}1}{U_0} \right)^2 \times 100}

Application numérique : Avec U_{\text{seuil}} = 2{,}3\text{ V} (d'après la question Q31), soit U_{\text{fin}} = 2{,}4\text{ V}, et U_0 = 3{,}3\text{ V} :

p = \left( \frac{2{,}4}{3{,}3} \right)^2 \times 100 = \left( \frac{8}{11} \right)^2 \times 100 = \frac{64}{121} \times 100 \approx 53\text{ \%}

On retrouve bien la valeur d'environ 50\text{ \%} mentionnée par l'énoncé.

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : conversion de puissance, rendement

Expliquer qualitativement l'intérêt d'un tel dispositif dans le cas de la lampe de secours (on ne cherchera pas à essayer d'en expliquer le principe de fonctionnement).

Voir l'indice

Expliquer qu'un régulateur de tension élévateur ("boost") permet d'extraire la quasi-totalité de l'énergie résiduelle du condensateur sous tension faible en garantissant une tension de polarisation constante pour la DEL.

Voir la stratégie

Pour identifier les avantages de ce convertisseur continu-continu (hacheur élévateur/régulateur), on met en regard ses caractéristiques techniques avec les trois limites majeures du montage direct observées dans les questions précédentes :

  1. La perte d'énergie résiduelle lorsque u_c(t) < U_{\text{fin}} (Q39) ;
  2. La très faible autonomie sans régulation (Q38) face aux 20 minutes annoncées ;
  3. La surintensité initiale et la décroissance continue de la luminosité (Q36 et Q37).
Voir la réponse courte

Un hacheur surélévateur (boost) permet d'extraire et exploiter l'énergie résiduelle du condensateur lorsque sa tension chute sous le seuil.

Voir le corrigé complet

Le régulateur-élévateur de tension présente trois intérêts majeurs pour la lampe de secours :

  • Exploitation quasi-totale de l'énergie stockée (gain d'autonomie) :
    En branchement direct, la DEL s'éteint dès que la tension descend sous U_{\text{fin}} \approx 2{,}4\text{ V}, laissant plus de 50\,\% de l'énergie emmagasinée inexploitée (question Q39). Le convertisseur accepte une tension d'entrée V_{\text{in}} descendant jusqu'à 0{,}5\text{ V} tout en maintenant la tension requise par la DEL en sortie. Le taux d'énergie résiduelle non utilisée chute alors à :

    \left(\frac{0{,}5}{3{,}3}\right)^2 \approx 2{,}3\,\%

    ce qui permet d'utiliser environ 98\,\% de l'énergie initiale et d'atteindre la durée d'éclairage de 20 minutes promise par le constructeur.

  • Stabilité du flux lumineux :
    Au lieu d'une luminosité qui décroît exponentiellement dès l'allumage, le régulateur fournit une tension de sortie constante V_{\text{out}}, garantissant un courant et donc une intensité d'éclairage stables tout au long de l'utilisation.
  • Protection de la DEL :
    Grâce à sa régulation descendante lorsque la tension d'entrée est supérieure à la sortie (V_{\text{in}} > V_{\text{out}}), le dispositif évite le pic de surintensité initiale (I_0 = 500\text{ mA} > i_M, mis en évidence en Q37) lors de la fermeture du circuit à pleine charge (U_0 = 3{,}3\text{ V}).
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Partie III : Production d'électricité à bord

III.1 · Panneaux photovoltaïques

Question 41

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : flux thermique, rayonnement thermique

En utilisant le tableau 3 et la figure 6, calculer, dans le cas de l'ensoleillement moyen (), la puissance reçue par le panneau.

Voir l'indice

Multiplier l'éclairement surfacique moyen par l'aire de captation rectangulaire du panneau photovoltaïque.

Voir la réponse courte

Calcul du flux lumineux incident reçu par le panneau en multipliant l'éclairement surfacique par la surface active.

Voir le corrigé complet

D'après le tableau 3, les dimensions utiles du panneau photovoltaïque sont :

  • une longueur L = 1\,000\text{ mm} = 1{,}00\text{ m} ;
  • une largeur l = 500\text{ mm} = 0{,}500\text{ m}.

La surface de captation du panneau est donc :

S = L \times l = 1{,}00 \times 0{,}500 = 0{,}500\text{ m}^2

D'après la figure 6, la puissance surfacique reçue du Soleil pour un ensoleillement moyen vaut \mathcal{P}_{\text{surf}} = 500\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}.

La puissance totale reçue par le panneau solaire s'exprime ainsi :

P_{\text{reçue}} = \mathcal{P}_{\text{surf}} \times S

Application numérique :

P_{\text{reçue}} = 500\text{ W}\cdot\text{m}^{-2} \times 0{,}500\text{ m}^2 = 250\text{ W}
\boxed{P_{\text{reçue}} = 250\text{ W}}

Résultat

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Question 42

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : rendement, puissance électrique

En supposant le rendement indépendant de l'ensoleillement, calculer, dans ce même cas, la puissance électrique délivrée par le panneau.

Voir l'indice

Multiplier la puissance solaire reçue par le rendement de conversion photovoltaïque du panneau.

Voir la réponse courte

Détermination de la puissance électrique générée en appliquant le rendement de conversion photovoltaïque à la puissance reçue.

Voir le corrigé complet

Le rendement \eta de conversion photovoltaïque est défini comme le rapport entre la puissance électrique délivrée P_{\text{élec}} et la puissance radiative reçue P_{\text{reçue}} par le panneau :

\eta = \frac{P_{\text{élec}}}{P_{\text{reçue}}}

Le rendement étant supposé indépendant du flux solaire incident, la puissance électrique fournie par le panneau s'exprime par :

P_{\text{élec}} = \eta \, P_{\text{reçue}}

D'après le tableau 3, le rendement vaut \eta = 20\,\% = 0{,}20, et d'après la question Q41, la puissance reçue en ensoleillement moyen est P_{\text{reçue}} = 250\text{ W}.

On en déduit :

P_{\text{élec}} = 0{,}20 \times 250\text{ W}
\boxed{P_{\text{élec}} = 50\text{ W}}

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : loi des nœuds, puissance électrique

Calculer le nombre de panneaux nécessaires et préciser leur branchement pour l'ensemble des 3 appareils consommant le plus de courant. Ceux-ci doivent pouvoir fonctionner simultanément en étant uniquement et directement alimentés par les panneaux.

Voir l'indice

Calculer l'intensité totale requise par les trois charges les plus gourmandes du tableau sous 12 V, puis déterminer le nombre de panneaux nécessaires montés en parallèle pour fournir ce courant.

Voir la stratégie
  1. Identifier dans le tableau 4 les trois appareils dont l'intensité du courant consommé est la plus élevée, puis sommer leurs courants (ou leurs puissances sous 12\text{ V}).
  2. Déterminer le nombre minimal de panneaux nécessaires pour fournir cette puissance/courant, d'abord dans les conditions d'ensoleillement moyen de la question Q42, puis à l'ensoleillement maximal nominal.
  3. Déduire la nature du branchement (série ou dérivation) imposée par la tension de fonctionnement de 12\text{ V} et la loi des nœuds.
Voir la réponse courte

Bilan de puissance et d'intensité totale pour déterminer le nombre de modules photovoltaïques et leur couplage série/parallèle.

Voir le corrigé complet

D'après le tableau 4, les trois appareils qui consomment le plus de courant sont :

  • l'eau sous pression : I_1 = 8\text{ A} (P_1 = 96\text{ W}) ;
  • la VHF en émission : I_2 = 4\text{ A} (P_2 = 48\text{ W}) ;
  • l'ordinateur / télévision : I_3 = 4\text{ A} (P_3 = 48\text{ W}).

Pour que ces trois appareils fonctionnent simultanément sous une tension nominale de U = 12\text{ V}, l'intensité totale requise est :

I_{\text{tot}} = I_1 + I_2 + I_3 = 8 + 4 + 4 = 16\text{ A}

ce qui correspond à une puissance totale à fournir de :

P_{\text{tot}} = U \, I_{\text{tot}} = 12 \times 16 = 192\text{ W}.

Nombre de panneaux nécessaires :

  • Dans le cas de l'ensoleillement moyen (500\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}, étudié en Q42), chaque panneau délivre une puissance électrique P_{\text{élec}} = 50\text{ W} ramenée sous 12\text{ V}, soit un courant par panneau :

    I_{\text{panneau}} = \frac{P_{\text{élec}}}{U} = \frac{50}{12} \approx 4{,}17\text{ A}.

    Le nombre minimal de panneaux N doit vérifier N \, P_{\text{élec}} \ge P_{\text{tot}}, soit :

    N = \left\lceil \frac{P_{\text{tot}}}{P_{\text{élec}}} \right\rceil = \left\lceil \frac{192}{50} \right\rceil = \lceil 3{,}84 \rceil = 4\text{ panneaux}.
  • À l'ensoleillement nominal maximal (1\,000\text{ W}\cdot\text{m}^{-2}), chaque panneau fournit P_{\text{max}} = 100\text{ W}, soit :

    N = \left\lceil \frac{192}{100} \right\rceil = 2\text{ panneaux}.

Pour garantir le fonctionnement sous ensoleillement moyen, il faut donc 4 panneaux.

Branchement des panneaux :

  • Chaque panneau (associé à son convertisseur abaisseur ramenant la tension sous 12\text{ V}) fournit une tension de 12\text{ V}.
  • Pour conserver cette tension de fonctionnement de 12\text{ V} sur le bus d'alimentation commun et pour que les courants débités s'additionnent (I_{\text{tot}} = \sum I_{\text{panneau}}), les panneaux doivent être branchés en parallèle (en dérivation).
  • De même, les trois récepteurs sont branchés en parallèle sur ce bus 12\text{ V}.
\boxed{N = 4\text{ panneaux en parallèle sous ensoleillement moyen (ou } 2\text{ en plein soleil)}}

Résultat

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III.2 · Pile à combustible au méthanol

Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction

Donner l'expression de l'enthalpie standard de la réaction (1) en fonction des enthalpies standard de formation, puis calculer cette enthalpie de réaction à .

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess reliant l'enthalpie standard de réaction aux enthalpies standard de formation des réactifs et des produits.

Voir la réponse courte

Application de la loi de Hess reliant l'enthalpie standard de réaction aux enthalpies standard de formation des constituants.

Voir le corrigé complet

L'équation de la réaction (1) s'écrit :

\mathrm{CO}_{(\mathrm{g})} + 2\,\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} = \mathrm{CH}_3\mathrm{OH}_{(\mathrm{g})}

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ_1 s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation des réactifs et des produits selon :

\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ_1 = \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ\left(\mathrm{CH}_3\mathrm{OH}_{(\mathrm{g})}\right) - \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ\left(\mathrm{CO}_{(\mathrm{g})}\right) - 2\,\Delta_{\mathrm{f}} H^\circ\left(\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}\right)

D'après les données fournies à T = 298\text{ K} :

  • \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ\left(\mathrm{CH}_3\mathrm{OH}_{(\mathrm{g})}\right) = -201\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ\left(\mathrm{CO}_{(\mathrm{g})}\right) = -110\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ\left(\mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}\right) = 0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} (corps pur simple dans son état de référence).

L'application numérique donne :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ_1 &= -201 - (-110) - 2 \times 0 \\ &= -201 + 110 = -91\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ_1(298\text{ K}) = -91\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

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Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Raisonnement qualitatif

Notions : enthalpie standard de réaction

Commenter le signe du résultat.

Voir l'indice

Interpréter physiquement le signe négatif de l'enthalpie standard de réaction du point de vue des échanges thermiques avec le milieu extérieur.

Voir la réponse courte

Interprétation du signe négatif de l'enthalpie standard de réaction, attestant du caractère exothermique du processus.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, l'enthalpie standard de la réaction (1) vaut :

\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ_1(298\text{ K}) = -91\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0

L'enthalpie standard de réaction étant strictement négative, la synthèse du méthanol gazeux à partir du monoxyde de carbone et du dihydrogène est une réaction exothermique dans le sens direct : elle libère de l'énergie thermique (chaleur) vers le milieu extérieur lorsqu'elle se déroule à température et pression constantes.

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Question 46

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : mécanisme réactionnel, énergie d'activation

Expliquer l'intérêt du catalyseur.

Voir l'indice

Rappeler le rôle cinétique d'un catalyseur sur l'énergie d'activation et son absence d'effet sur la position de l'état d'équilibre final.

Voir la réponse courte

Le catalyseur accélère la cinétique en abaissant l'énergie d'activation sans modifier l'état d'équilibre thermodynamique.

Voir le corrigé complet

Un catalyseur est une espèce chimique qui accélère une transformation thermodynamiquement possible sans être consommée dans le bilan global. Son intérêt dans la synthèse industrielle du méthanol est multiple :

  • Aspect cinétique : il abaisse l'énergie d'activation en proposant un mécanisme réactionnel alternatif, ce qui augmente considérablement la vitesse des réactions directe et inverse et permet d'atteindre l'état d'équilibre beaucoup plus rapidement.
  • Compromis cinétique/thermodynamique : la réaction étant exothermique (\Delta_{\mathrm{r}}H_1^\circ < 0), l'équilibre est thermodynamiquement favorisé à basse température. Or, à basse température, les réactions chimiques sont lentes : le catalyseur permet de travailler à température modérée tout en maintenant une vitesse de production acceptable.
  • Sélectivité : le catalyseur sélectionne le chemin réactionnel menant au méthanol tout en limitant les réactions parasites concurrentes (méthanation produisant \mathrm{CH}_4, dépôts de carbone).
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Question 47

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : relation de van 't hoff, déplacement d'équilibre

La réaction (1) étant un équilibre, analyser qualitativement l'influence de la pression et de la température sur cet équilibre.

Voir l'indice

Appliquer la loi de modération de Le Chatelier en observant la variation de quantité de matière gazeuse \Delta \nu_g et le signe de l'enthalpie standard de réaction.

Voir la stratégie
  1. Pour étudier l'influence de la température T, appliquer la loi de modération de Le Chatelier ou la loi de van 't Hoff en s'appuyant sur le caractère exothermique de la réaction (\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ_1 < 0).
  2. Pour étudier l'influence de la pression totale P, déterminer la variation du nombre de moles de constituants gazeux \Delta \nu_g et appliquer la loi de modération de Le Chatelier.
Voir la réponse courte

Utilisation de la loi de van 't Hoff (favorisée à basse température) et de la loi de Le Chatelier vis-à-vis d'une augmentation de pression.

Voir le corrigé complet

L'équation de la synthèse industrielle du méthanol est :

\mathrm{CO}_{(g)} + 2\,\mathrm{H}_{2(g)} = \mathrm{CH}_3\mathrm{OH}_{(g)} \qquad (1)

1. Influence de la température T :

  • D'après la question Q44, l'enthalpie standard de réaction est négative (\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ_1 = -91\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} < 0) : la réaction est exothermique dans le sens direct.
  • D'après la relation de van 't Hoff :

    \frac{\mathrm{d}\ln K^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_{\mathrm{r}}H^\circ}{R T^2} < 0

    la constante d'équilibre K^\circ(T) est une fonction strictement décroissante de la température.

  • D'après le principe de Le Chatelier, une élévation de température à pression constante déplace l'équilibre dans le sens endothermique (le sens indirect).
  • À l'inverse, une diminution de la température déplace l'équilibre dans le sens direct, favorisant ainsi la formation de méthanol gazeux.

2. Influence de la pression totale P :

  • Calculons la variation de la quantité de constituants gazeux au cours de la réaction :

    \Delta \nu_g = \sum_{\text{produits gaz}} \nu_i - \sum_{\text{réactifs gaz}} \nu_i = 1 - (1 + 2) = -2 < 0

    Le sens direct s'accompagne d'une diminution du nombre de moles de gaz (de 3\text{ mol} à 1\text{ mol}).

  • D'après le principe de modération de Le Chatelier, une augmentation de la pression totale à température constante déplace l'équilibre dans le sens qui tend à modérer cette augmentation, c'est-à-dire dans le sens d'une diminution de la quantité de matière de gaz.
  • Par conséquent, une augmentation de la pression totale P favorise la formation de méthanol (sens direct).
\boxed{\text{L'équilibre est déplacé dans le sens direct (formation de }\mathrm{CH}_3\mathrm{OH}\text{) par une baisse de } T \text{ et par une hausse de } P.}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 48

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : équation de réaction

Écrire l'équation de combustion complète du méthanol liquide dans l'air (équation (2)).

Voir l'indice

Écrire la réaction de combustion du méthanol avec le dioxygène gazeux en équilibrant stœchiométriquement les atomes de C, H et O avec \text{H}_2\text{O}_{(l)}.

Voir la réponse courte

Écriture et équilibrage de la réaction de combustion complète du méthanol avec le dioxygène de l'air.

Voir le corrigé complet

La combustion complète d'un composé organique constitué de carbone, d'hydrogène et d'oxygène dans l'air consomme le dioxygène \mathrm{O_{2(g)}} (le diazote de l'air étant chimiquement inerte et spectateur dans ces conditions) et conduit à la formation exclusive de dioxyde de carbone \mathrm{CO_{2(g)}} et d'eau \mathrm{H_2O}.

À la température standard de référence (298\text{ K}), l'état standard de référence de l'eau est l'état liquide \mathrm{H_2O_{(l)}}, en accord avec les questions suivantes (Q49 et Q50).

En ajustant les éléments chimiques (C, H, O) :

  • Carbone : 1 atome de C dans \mathrm{CH_3OH} \implies 1 molécule de \mathrm{CO_2} ;
  • Hydrogène : 4 atomes de H dans \mathrm{CH_3OH} \implies 2 molécules de \mathrm{H_2O} ;
  • Oxygène : 1 \times 2 + 2 \times 1 = 4 atomes d'oxygène dans les produits, dont 1 apporté par le méthanol, soit 3 atomes (soit \frac{3}{2}\ \mathrm{O_2}) à apporter par le comburant.

L'équation de combustion complète du méthanol liquide s'écrit donc, par mole de méthanol :

\boxed{\mathrm{CH_3OH_{(l)}} + \frac{3}{2}\,\mathrm{O_{2(g)}} = \mathrm{CO_{2(g)}} + 2\,\mathrm{H_2O_{(l)}}} \quad \text{(équation (2))}

ou, sous forme à coefficients stœchiométriques entiers :

\boxed{2\,\mathrm{CH_3OH_{(l)}} + 3\,\mathrm{O_{2(g)}} = 2\,\mathrm{CO_{2(g)}} + 4\,\mathrm{H_2O_{(l)}}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : avancement, masse volumique

Quel volume d'eau liquide obtiendrait-on après combustion complète de de méthanol ?

Voir l'indice

Calculer la quantité de matière contenue dans le volume de méthanol grâce à sa densité, puis déduire la masse et le volume d'eau liquide formés selon la stœchiométrie.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la quantité de matière de méthanol contenue dans le volume V_{\text{m}} = 5{,}0\text{ L} à partir de sa densité d et de sa masse molaire M_{\text{méthanol}}.
  2. Utiliser le bilan stœchiométrique de l'équation de combustion établie à la question Q48 pour relier la quantité d'eau formée à celle du méthanol consommé.
  3. En déduire la masse puis le volume d'eau liquide produit.
Voir la réponse courte

Calcul stœchiométrique du volume d'eau liquide produite à partir de la masse et de la quantité de matière initiale de méthanol.

Voir le corrigé complet

La masse de méthanol liquide mise en jeu s'exprime à l'aide de sa densité d et de la masse volumique de l'eau \rho_{\text{eau}} :

m_{\text{méthanol}} = \rho_{\text{méthanol}} \, V_{\text{m}} = d \, \rho_{\text{eau}} \, V_{\text{m}}

La quantité de matière de méthanol correspondante est donc :

n_{\text{méthanol}} = \frac{m_{\text{méthanol}}}{M_{\text{méthanol}}} = \frac{d \, \rho_{\text{eau}} \, V_{\text{m}}}{M_{\text{méthanol}}}

D'après l'équation (2) de combustion complète établie en Q48 :

\mathrm{CH_3OH_{(l)}} + \frac{3}{2}\,\mathrm{O_{2(g)}} = \mathrm{CO_{2(g)}} + 2\,\mathrm{H_2O_{(l)}}

la combustion d'une mole de méthanol engendre deux moles d'eau liquide :

n_{\mathrm{H_2O}} = 2 \, n_{\text{méthanol}} = \frac{2 \, d \, \rho_{\text{eau}} \, V_{\text{m}}}{M_{\text{méthanol}}}

La masse d'eau liquide formée vaut ainsi :

m_{\mathrm{H_2O}} = n_{\mathrm{H_2O}} \, M_{\mathrm{H_2O}} = \frac{2 \, d \, \rho_{\text{eau}} \, V_{\text{m}} \, M_{\mathrm{H_2O}}}{M_{\text{méthanol}}}

avec M_{\mathrm{H_2O}} = 2 \times M_{\mathrm{H}} + M_{\mathrm{O}} = 2 \times 1 + 16 = 18\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}.

Le volume d'eau liquide obtenu est donné par V_{\mathrm{H_2O}} = \frac{m_{\mathrm{H_2O}}}{\rho_{\text{eau}}} :

V_{\mathrm{H_2O}} = \frac{2 \, d \, M_{\mathrm{H_2O}}}{M_{\text{méthanol}}} \, V_{\text{m}}

Application numérique :

\begin{aligned} n_{\text{méthanol}} &= \frac{0{,}80 \times 1\,000\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} \times 5{,}0\text{ L}}{32\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}} = \frac{4\,000}{32} = 125\text{ mol} \\ n_{\mathrm{H_2O}} &= 2 \times 125 = 250\text{ mol} \\ m_{\mathrm{H_2O}} &= 250\text{ mol} \times 18\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 4\,500\text{ g} = 4{,}5\text{ kg} \end{aligned}

Comme \rho_{\text{eau}} = 1{,}0\text{ kg}\cdot\text{L}^{-1}, on en déduit directement le volume :

\boxed{V_{\mathrm{H_2O}} = 4{,}5\text{ L}}

Résultat

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Question 50

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : enthalpie standard de réaction, transfert thermique

Quelle quantité d'énergie peut-on obtenir lors de la combustion complète de de méthanol, l'eau formée étant sous forme liquide ?

Voir l'indice

Calculer l'enthalpie standard de combustion complète à partir des enthalpies de formation tabulées, puis multiplier par la quantité de matière consommée.

Voir la stratégie
  1. Déterminer l'enthalpie standard de combustion \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ_2 du méthanol liquide à partir de l'équation de réaction établie en Q48 et de la loi de Hess.
  2. Calculer l'énergie thermique libérée (à pression constante) lors de la combustion de n = 125\text{ mol} de méthanol (quantité obtenue en Q49).
  3. Exprimer le résultat en joules (ou mégajoules) ainsi qu'en kilowattheures (\text{kWh}), conformément aux données fournies, ce qui facilitera l'exploitation ultérieure dans l'étude de la pile.
Voir la réponse courte

Calcul de l'énergie thermique dégagée sous pression constante par la combustion complète : Q = n |\Delta_r H^\circ|.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q48, l'équation de combustion complète du méthanol liquide avec formation d'eau liquide s'écrit :

\mathrm{CH_3OH_{(l)}} + \frac{3}{2}\,\mathrm{O_{2(g)}} = \mathrm{CO_{2(g)}} + 2\,\mathrm{H_2O_{(l)}}

En appliquant la loi de Hess à 298\text{ K}, l'enthalpie standard de cette réaction s'exprime par :

\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ_2 = \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{CO_{2(g)}}) + 2\,\Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{H_2O_{(l)}}) - \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{CH_3OH_{(l)}}) - \frac{3}{2}\,\Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{O_{2(g)}})

Le dioxygène étant un corps pur simple dans son état standard de référence, \Delta_{\mathrm{f}} H^\circ(\mathrm{O_{2(g)}}) = 0.

Application numérique :

\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}} H^\circ_2 &= -393 + 2 \times (-286) - (-238) \\ &= -393 - 572 + 238 \\ &= -727\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

À pression constante, la chaleur échangée lors de la réaction s'identifie à la variation d'enthalpie :

Q_p = \Delta H = n\,\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ_2 < 0

La quantité d'énergie que l'on peut obtenir (énergie thermique libérée par le système) est donc :

E = |Q_p| = - n\,\Delta_{\mathrm{r}} H^\circ_2

Avec n = 125\text{ mol} pour un volume V_{\text{m}} = 5{,}0\text{ L} de méthanol (calculé en Q49) :

E = 125 \times 727\text{ kJ} = 90\,875\text{ kJ} \approx 9{,}1 \cdot 10^4\text{ kJ} = 9{,}1 \cdot 10^7\text{ J}

En utilisant l'équivalence 1\text{ kWh} = 3{,}6 \cdot 10^6\text{ J} fournie par l'énoncé :

E = \frac{9{,}09 \cdot 10^7}{3{,}6 \cdot 10^6} \approx 25{,}2\text{ kWh} \approx 25\text{ kWh}
\boxed{E = 9{,}1 \cdot 10^7\text{ J} = 91\text{ MJ} \approx 25\text{ kWh}}

Résultat

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Question 51

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oxydant, réducteur

Identifier les couples oxydant/réducteur mis en jeu dans cette pile.

Voir l'indice

Repérer l'espèce donneuse d'électrons (oxydée) et l'espèce acceptrice d'électrons (réduite) à partir du schéma de fonctionnement de la pile.

Voir la réponse courte

Identification des deux couples d'oxydoréduction mis en jeu dans la pile : \text{CO}_2/\text{CH}_3\text{OH} et \text{O}_2/\text{H}_2\text{O}.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma de principe de la pile (figure 7) :

  • À l'anode, le méthanol \mathrm{CH_3OH} injecté est transformé en dioxyde de carbone \mathrm{CO_2} avec libération d'électrons et d'ions \mathrm{H}^+. Le nombre d'oxydation du carbone passe de -\mathrm{II} dans \mathrm{CH_3OH} à +\mathrm{IV} dans \mathrm{CO_2} : le dioxyde de carbone est donc l'oxydant et le méthanol le réducteur. Le couple redox mis en jeu est :

    \mathrm{CO_{2(g)} / CH_3OH_{(l)}}
  • À la cathode, le dioxygène \mathrm{O_2} apporté par l'air est réduit en eau \mathrm{H_2O} en captant les électrons et les protons \mathrm{H}^+. Le nombre d'oxydation de l'oxygène passe de 0 dans \mathrm{O_2} à -\mathrm{II} dans \mathrm{H_2O} : le dioxygène est l'oxydant et l'eau le réducteur. Le couple redox mis en jeu est :

    \mathrm{O_{2(g)} / H_2O_{(l)}}

Les deux couples oxydant/réducteur intervenant dans la pile sont donc :

\boxed{\mathrm{CO_{2(g)} / CH_3OH_{(l)}} \quad \text{et} \quad \mathrm{O_{2(g)} / H_2O_{(l)}}}

Résultat

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Question 52

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : demi-équation électronique, oxydoréduction

En utilisant un sens d'écriture conforme au sens réel de réaction, écrire les demi-équations d'oxydo-réduction à chaque électrode en précisant s'il s'agit d'une oxydation ou d'une réduction.

Voir l'indice

Écrire la demi-équation d'oxydation à l'anode libérant des protons et des électrons, et la demi-équation de réduction du dioxygène à la cathode.

Voir la stratégie
  1. Identifier la nature des réactions à chaque électrode en exploitant les définitions générales : l'anode est toujours le siège d'une oxydation (libération d'électrons) et la cathode celui d'une réduction (consommation d'électrons), en accord avec les flux d'électrons et de réactifs représentés sur la figure 7.
  2. Écrire et équilibrer les demi-équations électroniques en milieu acide (échange de protons \mathrm{H}^+ à travers la membrane électrolyte) dans le sens de la réaction spontanée.
Voir la réponse courte

Écriture de l'oxydation anodique du méthanol et de la réduction cathodique du dioxygène en milieu acide.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma de principe de la pile (figure 7) :

  • À l'anode (pôle négatif de la pile) :
    Le méthanol \mathrm{CH_3OH} est consommé pour produire du dioxyde de carbone \mathrm{CO_2}, des protons \mathrm{H}^+ et des électrons cédés au circuit extérieur. Il s'agit d'une oxydation, dont la demi-équation s'écrit :

    \boxed{\mathrm{CH_3OH_{(l)} + H_2O_{(l)} \longrightarrow CO_{2(g)} + 6\,H^+ + 6\,e^-}}
  • À la cathode (pôle positif de la pile) :
    Le dioxygène \mathrm{O_2} de l'air est consommé en captant les électrons venant du circuit extérieur et les protons ayant traversé la membrane électrolyte pour former de l'eau. Il s'agit d'une réduction, dont la demi-équation s'écrit :

    \boxed{\mathrm{O_{2(g)} + 4\,H^+ + 4\,e^- \longrightarrow 2\,H_2O_{(l)}}}

    Remarque : multipliée par un facteur 3/2 pour faire apparaître les 6\ \mathrm{e}^- échangés, elle s'écrit également : \frac{3}{2}\,\mathrm{O_{2(g)}} + 6\,\mathrm{H}^+ + 6\,\mathrm{e}^- \longrightarrow 3\,\mathrm{H_2O_{(l)}}.

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 53

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : pile, demi-équation électronique

En déduire que l'équation globale de fonctionnement de cette pile est identique à celle de la combustion du méthanol.

Voir l'indice

Sommer membre à membre les deux demi-équations électroniques équilibrées pour éliminer les électrons transférés.

Voir la réponse courte

Sommation des deux demi-équations électroniques pour retrouver l'équation bilan globale de la combustion du méthanol.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q52, les demi-équations d'oxydo-réduction associées au fonctionnement de la pile sont :

\begin{aligned} \text{À l'anode :}\quad & \mathrm{CH_3OH_{(l)} + H_2O_{(l)} \longrightarrow CO_{2(g)} + 6\,H^+ + 6\,e^-} \quad (\times 2) \\ \text{À la cathode :}\quad & \mathrm{O_{2(g)} + 4\,H^+ + 4\,e^- \longrightarrow 2\,H_2O_{(l)}} \quad (\times 3) \end{aligned}

Pour obtenir l'équation de fonctionnement globale, on effectue une combinaison linéaire éliminant les électrons échangés (12\ \mathrm{e^-}) en multipliant l'oxydation anodique par 2 et la réduction cathodique par 3 :

2\,\mathrm{CH_3OH_{(l)}} + 2\,\mathrm{H_2O_{(l)}} + 3\,\mathrm{O_{2(g)}} + 12\,\mathrm{H^+} + 12\,\mathrm{e^-} \longrightarrow 2\,\mathrm{CO_{2(g)}} + 12\,\mathrm{H^+} + 12\,\mathrm{e^-} + 6\,\mathrm{H_2O_{(l)}}

En simplifiant les électrons, les protons \mathrm{H^+} et en retranchant deux molécules d'eau de chaque côté :

2\,\mathrm{CH_3OH_{(l)}} + 3\,\mathrm{O_{2(g)}} = 2\,\mathrm{CO_{2(g)}} + 4\,\mathrm{H_2O_{(l)}}

Soit, en divisant par 2 pour exprimer la réaction pour une mole de méthanol :

\boxed{\mathrm{CH_3OH_{(l)}} + \frac{3}{2}\,\mathrm{O_{2(g)}} = \mathrm{CO_{2(g)}} + 2\,\mathrm{H_2O_{(l)}}}

Cette équation bilan est bien strictement identique à l'équation (2) de combustion complète du méthanol liquide établie à la question Q48.

Résultat

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Question 54

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : solvant

Donner 3 conseils de prudence relatifs au maniement du méthanol.

Voir l'indice

Consulter les pictogrammes de sécurité (inflammable, toxique, danger pour la santé) pour déduire trois règles de manipulation adaptées.

Voir la réponse courte

Consignes de sécurité pour la manipulation d'un produit inflammable et toxique : port d'EPI, hotte ventilée, absence de flamme.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 8, l'étiquetage du méthanol fait apparaître trois pictogrammes de danger associés aux mentions de danger H225 (inflammable), H301+H311+H331 (toxique par ingestion, contact et inhalation) et H370 (effets graves pour les organes).

On peut ainsi formuler les conseils de prudence (conseils de type « P ») suivants lors de son maniement :

  1. Prévention du risque d'incendie : tenir à l'écart de toute source d'inflammation, de flamme nue, d'étincelle ou de surface chaude, et ne pas fumer lors de sa manipulation ou de son stockage (flacon étanche dans une armoire de sécurité ventilée).
  2. Protection contre l'exposition corporelle (contact cutané et oculaire) : porter des équipements de protection individuelle adéquats (gants imperméables appropriés, lunettes de sécurité et blouse).
  3. Prévention de l'inhalation de vapeurs toxiques : manipuler le produit sous une hotte aspirante en laboratoire, ou dans un espace très bien ventilé, et maintenir le récipient hermétiquement fermé après usage.
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Question 55

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : solvant

Donner au moins un conseil supplémentaire quant à l'utilisation de la pile à combustible au méthanol dans un espace confiné tel qu'un bateau.

Voir l'indice

Tenir compte des risques d'accumulation de vapeurs toxiques ou d'asphyxie dans un espace clos et non ventilé.

Voir la réponse courte

Précaution en milieu confiné : ventilation indispensable pour prévenir l'asphyxie au \text{CO}_2, l'intoxication au CO et le risque d'incendie.

Voir le corrigé complet

Lors du fonctionnement de la pile à combustible, la réaction globale consomme du dioxygène \mathrm{O}_{2(\mathrm{g})} et produit du dioxyde de carbone \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} :

\mathrm{CH_3OH_{(l)}} + \frac{3}{2}\,\mathrm{O_{2(g)}} \longrightarrow \mathrm{CO_{2(g)}} + 2\,\mathrm{H_2O_{(l)}}

Dans un espace confiné à bord d'un bateau, cela présente des risques d'appauvrissement en dioxygène (asphyxie), d'accumulation de \mathrm{CO_2} (voire de traces de \mathrm{CO} ou de vapeurs toxiques de méthanol) et des risques d'incendie.

On peut donc préconiser les conseils suivants :

  • Assurer une ventilation efficace ou évacuer les gaz d'échappement vers l'extérieur : relier la sortie d'échappement de la pile directement à l'extérieur du bateau pour évacuer le \mathrm{CO_2} et la vapeur d'eau, et maintenir une aération suffisante du compartiment pour renouveler l'air (\mathrm{O}_2) ;
  • Installer un détecteur de gaz : équiper l'habitacle d'un détecteur de \mathrm{CO} / \mathrm{CO}_2 ou de vapeurs inflammables et toxiques ;
  • Éloigner la pile de toute source de chaleur ou d'étincelle : installer l'équipement dans un compartiment dédié, propre et sec, à l'écart de toute source d'ignition.
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Question 56

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Notions : rendement, conversion de puissance

Définir et calculer le rendement énergétique de la pile à combustible présentée dans le tableau 5, équipée de la cartouche M5, comparativement à une simple combustion du méthanol à .

Voir l'indice

Définir le rendement comme le rapport entre l'énergie électrique nominale fournie par la cartouche et l'énergie thermique théorique libérée par combustion de ce même volume.

Voir la stratégie
  1. Définir le rendement énergétique \eta comme le rapport de l'énergie électrique utile fournie par la pile à l'énergie théorique libérée par la combustion complète de la même quantité de méthanol.
  2. Extraire la capacité nominale de la cartouche M5 du tableau 5 et la comparer à l'énergie de combustion calculée à la question Q50.
Voir la réponse courte

Calcul du rendement énergétique défini par le quotient de l'énergie électrique récupérée sur l'enthalpie de combustion théorique.

Voir le corrigé complet

Le rendement énergétique \eta de la pile à combustible, comparativement à la combustion complète du méthanol à 298\text{ K}, se définit par le rapport entre l'énergie électrique utile E_{\text{élec}} fournie par la pile et l'énergie totale libérable par la combustion complète E_{\text{comb}} du même volume de combustible :

\eta = \frac{E_{\text{élec}}}{E_{\text{comb}}}

D'après le tableau 5, la cartouche de combustible M5 contient un volume V = 5{,}0\text{ L} de méthanol et permet de délivrer une énergie électrique utile (capacité nominale) de :

E_{\text{élec}} = 5{,}5\text{ kWh} = 5{,}5 \times 3{,}6\cdot 10^6\text{ J} = 1{,}98\cdot 10^7\text{ J}

D'après la question Q50, la combustion complète de ce même volume de 5{,}0\text{ L} de méthanol liquide à 298\text{ K} dégage une énergie :

E_{\text{comb}} = 9{,}1\cdot 10^7\text{ J} \approx 25{,}2\text{ kWh}

On en déduit la valeur numérique du rendement :

\begin{aligned} \eta &= \frac{5{,}5\text{ kWh}}{25{,}2\text{ kWh}} = \frac{1{,}98\cdot 10^7\text{ J}}{9{,}1\cdot 10^7\text{ J}} \approx 0{,}218 \end{aligned}
\boxed{\eta \approx 22\,\%}

Résultat

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Partie IV : Instruments de bord

IV.1 · Communication

Question 57

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : onde électromagnétique, onde progressive

Déterminer un ordre de grandeur de la longueur d'onde de cette fréquence associée au Canal 16 de la VHF.

Voir l'indice

Utiliser la relation \lambda = c/f en relevant la fréquence du canal 16 dans le tableau d'annexe.

Voir la réponse courte

Calcul de la longueur d'onde de l'onde radio VHF à l'aide de la relation de dispersion du vide \lambda = c/f.

Voir le corrigé complet

D'après le tableau des canaux pour la VHF fourni en annexe, la fréquence correspondant au canal 16 est :

f = 156{,}800 \text{ MHz} = 1{,}568 \cdot 10^8 \text{ Hz}

L'onde électromagnétique se propageant dans l'air (assimilé au vide) à la célérité c, la longueur d'onde \lambda associée s'exprime par :

\lambda = \frac{c}{f}

Application numérique avec c = 3{,}0 \cdot 10^8 \text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\lambda = \frac{3{,}0 \cdot 10^8}{1{,}568 \cdot 10^8} \approx 1{,}91 \text{ m}

L'ordre de grandeur de la longueur d'onde est donc métrique :

\boxed{\lambda \sim 1 \text{ m} \quad (\text{soit environ } 2 \text{ m})}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 58

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : onde électromagnétique, polarisation

Qualifier cette onde. Plusieurs adjectifs sont attendus.

Voir l'indice

Préciser la structure spatio-temporelle de l'onde : plane, progressive, harmonique, transverse et polarisée rectilignement.

Voir la réponse courte

Caractérisation de l'onde : onde plane, progressive, monochromatique, transverse électromagnétique et polarisée rectilignement.

Voir le corrigé complet

L'expression du champ électrique est :

\vec{E}(x,t) = E_0 \cos\!\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right)\vec{u}_y

On peut qualifier cette onde à l'aide des adjectifs suivants :

  • Électromagnétique : le signal est décrit par un champ électrique se propageant dans l'espace à la célérité c.
  • Plane : la phase ne dépend spatialement que de l'abscisse x. Les surfaces d'équiphase définies par x = \text{cte} sont des plans orthogonaux à la direction de propagation \vec{u}_x.
  • Progressive : l'onde se propage dans le sens des abscisses croissantes (fonction de la variable t - x/c).
  • Harmonique (ou monochromatique) : la dépendance temporelle est sinusoïdale de pulsation unique \omega.
  • Transverse : le champ électrique \vec{E} est perpendiculaire à la direction de propagation (\vec{E} \cdot \vec{u}_x = 0).
  • Polarisée rectilignement : le vecteur champ électrique oscille selon une direction fixe dans l'espace, portée par le vecteur unitaire \vec{u}_y (polarisation horizontale, parallèle au plan de la mer).

Il s'agit donc d'une onde plane progressive harmonique (OPPH) électromagnétique, transverse et polarisée rectilignement.

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Question 59

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : onde progressive, vecteur d'onde

Quelle est la direction de propagation et quel est le sens de propagation de cette onde ?

Voir l'indice

Identifier le terme dépendant de la variable spatiale dans la phase de la fonction cosinus pour déterminer la direction et le sens de propagation.

Voir la réponse courte

L'analyse de la phase \omega t - kx montre une direction de propagation le long de l'axe Ox dans le sens direct.

Voir le corrigé complet

L'expression du champ électrique de l'onde s'écrit :

\vec{E}(x,t) = E_0 \cos\!\left[\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right] \vec{u}_y
  • Direction de propagation : le terme de phase ne dépend dans l'espace que de la coordonnée x. Les surfaces d'onde sont des plans orthogonaux à l'axe (Ox). La direction de propagation est donc la droite (Ox), portée par le vecteur \vec{u}_x.
  • Sens de propagation : pour une phase donnée \phi = \omega\left(t - \dfrac{x}{c}\right) = \text{cte}, la position d'un front d'onde vérifie :

    x(t) = c\,t + \text{cte} \quad \implies \quad v_\varphi = \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} = +c > 0

    L'onde se propage donc dans le sens des x croissants (vers les x > 0, c'est-à-dire dans le sens de +\vec{u}_x).

\boxed{\text{Direction : axe }(Ox) \quad ; \quad \text{Sens : vers les } x \text{ croissants (selon } +\vec{u}_x\text{)}}

Résultat

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Question 60

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : équation de maxwell

Rappeler les équations de Maxwell dans le vide en l'absence de charges et de courant.

Voir l'indice

Écrire les quatre équations de Maxwell locales dans le vide en l'absence de charges volumiques et de densités de courant.

Voir la réponse courte

Énoncé des quatre équations fondamentales de Maxwell dans le vide en l'absence de charges et de courants.

Voir le corrigé complet

Dans le vide, en l'absence de charges (\rho = 0) et de courants de conduction (\vec{\jmath} = \vec{0}), les équations locales de Maxwell liant le champ électrique \vec{E} et le champ magnétique \vec{B} s'écrivent :

  • Équation de Maxwell-Gauss (M-G) :

    \boxed{\mathrm{div}\,\vec{E} = 0}
  • Équation de Maxwell-Thomson (conservation du flux magnétique) :

    \boxed{\mathrm{div}\,\vec{B} = 0}
  • Équation de Maxwell-Faraday (M-F) :

    \boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = - \frac{\partial \vec{B}}{\partial t}}
  • Équation de Maxwell-Ampère (M-A) :

    \boxed{\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}}

Résultat

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Question 61

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : équation de d'alembert, équation de maxwell

Déterminer l'équation de propagation du champ électrique .

Voir l'indice

Prendre le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday et utiliser l'identité du double rotationnel conjointement avec l'équation de Maxwell-Gauss.

Voir la stratégie

Pour établir l'équation de propagation de \vec{E}, on applique l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday, puis on utilise l'identité vectorielle fournie par l'énoncé conjointement avec les équations de Maxwell-Gauss et de Maxwell-Ampère dans le vide sans sources.

Voir la réponse courte

Démonstration classique de l'équation de d'Alembert pour \vec{E} en combinant les rotationnels des équations de Maxwell.

Voir le corrigé complet

Prenons le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday (rappelée en Q60) :

\vec{\mathrm{rot}}\left(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}\right) = \vec{\mathrm{rot}}\left(-\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}\left(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B}\right)

En injectant l'équation de Maxwell-Ampère dans le vide sans sources (\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{B} = \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}), le membre de droite devient :

\vec{\mathrm{rot}}\left(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}\right) = -\mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

Par ailleurs, d'après l'identité vectorielle rappelée dans l'énoncé :

\vec{\mathrm{rot}}\left(\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E}\right) = \vec{\mathrm{grad}}\left(\mathrm{div}\,\vec{E}\right) - \Delta \vec{E}

Dans le vide en l'absence de charges, l'équation de Maxwell-Gauss donne \mathrm{div}\,\vec{E} = 0, d'où \vec{\mathrm{grad}}\left(\mathrm{div}\,\vec{E}\right) = \vec{0}. On en déduit :

-\Delta \vec{E} = -\mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

Le champ électrique vérifie ainsi l'équation de d'Alembert :

\boxed{\Delta \vec{E} - \mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}}

Résultat

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Question 62

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Incontournable
  • Question de cours

Notions : équation de d'alembert, équation de maxwell

Quelle relation doit exister entre , et pour que cette onde satisfasse cette équation de propagation ?

Voir l'indice

Remplacer l'expression du champ électrique dans l'équation de d'Alembert pour identifier le terme de vitesse à 1/\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}.

Voir la réponse courte

Identification de la célérité des ondes dans le vide reliant les constantes fondamentales : c = 1/\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q61, l'équation de propagation du champ électrique dans le vide s'écrit :

\Delta \vec{E} - \varepsilon_0 \mu_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}

Le champ électrique de l'onde s'écrit :

\vec{E}(x,t) = E_0 \cos\!\left[\omega \left(t - \frac{x}{c}\right)\right] \vec{u}_y

Calculons ses dérivées partielles :

\begin{aligned} \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} &= - \omega E_0 \sin\!\left[\omega \left(t - \frac{x}{c}\right)\right] \vec{u}_y \\ \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} &= - \omega^2 E_0 \cos\!\left[\omega \left(t - \frac{x}{c}\right)\right] \vec{u}_y = - \omega^2 \vec{E} \end{aligned}

Le champ ne dépendant spatialement que de la variable x, le laplacien vectoriel se réduit à :

\begin{aligned} \Delta \vec{E} &= \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial x^2} = \left(-\frac{\omega}{c}\right)^{\!2} \left( - E_0 \cos\!\left[\omega \left(t - \frac{x}{c}\right)\right] \right) \vec{u}_y = - \frac{\omega^2}{c^2} \vec{E} \end{aligned}

En injectant ces expressions dans l'équation de d'Alembert :

\begin{aligned} \Delta \vec{E} - \varepsilon_0 \mu_0 \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} &= - \frac{\omega^2}{c^2} \vec{E} - \varepsilon_0 \mu_0 \left(-\omega^2 \vec{E}\right) \\ &= \omega^2 \left(\varepsilon_0 \mu_0 - \frac{1}{c^2}\right) \vec{E} = \vec{0} \end{aligned}

Pour que cette égalité soit vérifiée en tout point x et à tout instant t, il faut et il suffit que :

\varepsilon_0 \mu_0 - \frac{1}{c^2} = 0

soit :

\boxed{c = \frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0 \mu_0}} \quad \Longleftrightarrow \quad \varepsilon_0 \mu_0 c^2 = 1}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 63

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral

Notions : vecteur d'onde, onde progressive

Préciser le vecteur d'onde de cette onde émise.

Voir l'indice

Écrire le vecteur d'onde orienté selon la direction et le sens de propagation avec une norme égale à \omega/c.

Voir la réponse courte

Expression du vecteur d'onde \vec{k} = (\omega/c)\vec{u}_x orienté selon la direction et le sens de propagation de l'onde.

Voir le corrigé complet

L'onde électromagnétique plane progressive et monochromatique émise a pour expression :

\vec{E}(x,t) = E_0 \cos\left(\omega t - \frac{\omega}{c} x\right) \vec{u}_y

La phase spatio-temporelle d'une onde plane s'écrivant sous la forme standard (\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r}), on identifie par identification :

\vec{k}\cdot\vec{r} = \frac{\omega}{c} x

Comme \vec{r} = x\,\vec{u}_x + y\,\vec{u}_y + z\,\vec{u}_z, et que l'onde se propage dans le sens des x croissants (selon +\vec{u}_x), le vecteur d'onde \vec{k} est colinéaire à \vec{u}_x et a pour norme la pulsation spatiale (ou nombre d'onde) k = \frac{\omega}{c} = \frac{2\pi}{\lambda} :

\boxed{\vec{k} = \frac{\omega}{c}\,\vec{u}_x = k\,\vec{u}_x}

Résultat

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Question 64

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : onde progressive, équation de maxwell

Déterminer le champ magnétique associé à cette onde en fonction, entre autres paramètres et variables, de , et de .

Voir l'indice

Utiliser la relation liant champs électrique et magnétique pour une onde plane progressive, ou appliquer directement l'équation de Maxwell-Faraday.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide \vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = -\dfrac{\partial \vec{B}}{\partial t}, ou la relation de structure caractéristique des ondes planes progressives harmoniques (OPPH) dans le vide : \vec{B} = \dfrac{\vec{k} \wedge \vec{E}}{\omega}.
  2. Effectuer le calcul vectoriel avec le champ électrique \vec{E}(x,t) = E_0 \cos(\omega t - kx)\,\vec{u}_y et le vecteur d'onde \vec{k} = k\,\vec{u}_x.
Voir la réponse courte

Relation de structure de l'onde plane ou intégration de l'équation de Maxwell-Faraday pour exprimer \vec{B} = \frac{1}{c}\vec{u}_x \wedge \vec{E}.

Voir le corrigé complet

L'onde étant une onde plane progressive harmonique se propageant dans le vide selon le vecteur d'onde \vec{k} = k\,\vec{u}_x (d'après la question Q63), la relation de structure issue de l'équation de Maxwell-Faraday s'écrit en notation réelle :

\vec{B}(x,t) = \frac{\vec{k} \wedge \vec{E}(x,t)}{\omega}

Avec \vec{E}(x,t) = E_0 \cos(\omega t - kx)\,\vec{u}_y et \vec{k} = k\,\vec{u}_x :

\begin{aligned} \vec{B}(x,t) &= \frac{k}{\omega}\,\vec{u}_x \wedge \left[ E_0 \cos(\omega t - kx)\,\vec{u}_y \right] \\ &= \frac{k}{\omega} \, E_0 \cos(\omega t - kx) \, (\vec{u}_x \wedge \vec{u}_y) \end{aligned}

Le trièdre direct (\vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) donne \vec{u}_x \wedge \vec{u}_y = \vec{u}_z. On obtient donc :

\boxed{\vec{B}(x,t) = \frac{k}{\omega}\,E_0 \cos(\omega t - kx)\,\vec{u}_z = \frac{E_0}{c}\cos\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right)\vec{u}_z}

Remarque (par calcul direct du rotationnel) :

\vec{\mathrm{rot}}\,\vec{E} = \frac{\partial E_y}{\partial x}\,\vec{u}_z = k E_0 \sin(\omega t - kx)\,\vec{u}_z = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}

Une intégration par rapport au temps (la composante statique étant nulle en l'absence de champ uniforme extérieur) conduit au même résultat.

Résultat

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Question 65

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : vecteur de poynting

Exprimer, en fonction de , et de , le vecteur de Poynting associé à cette onde. Quelle est sa signification physique ?

Voir l'indice

Appliquer la définition vectorielle \vec{\Pi} = (\vec{E} \wedge \vec{B})/\mu_0 et expliciter sa signification physique de vecteur densité de flux d'énergie.

Voir la réponse courte

Expression du vecteur de Poynting \vec{\Pi} = (\vec{E}\wedge\vec{B})/\mu_0 représentant la densité surfacique de puissance rayonnée.

Voir le corrigé complet

Par définition, dans le vide, le vecteur de Poynting s'écrit :

\vec{\Pi} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0}

En utilisant l'expression du champ électrique \vec{E} et celle du champ magnétique \vec{B} obtenue à la question Q64 :

\begin{aligned} \vec{E}(x,t) &= E_0 \cos\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right)\vec{u}_y \\ \vec{B}(x,t) &= \frac{E_0}{c}\cos\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right)\vec{u}_z \end{aligned}

Comme le trièdre (\vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) est orthonormé direct, on a \vec{u}_y \wedge \vec{u}_z = \vec{u}_x. Le produit vectoriel s'écrit alors :

\begin{aligned} \vec{\Pi}(x,t) &= \frac{1}{\mu_0} \left[ E_0 \cos\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right) \vec{u}_y \right] \wedge \left[ \frac{E_0}{c} \cos\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right) \vec{u}_z \right] \end{aligned}

D'où l'expression du vecteur de Poynting :

\boxed{\vec{\Pi}(x,t) = \frac{E_0^2}{\mu_0 c} \cos^2\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right) \vec{u}_x}

Signification physique :

  • Le vecteur de Poynting \vec{\Pi} représente la densité volumique de flux d'énergie (ou densité surfacique de puissance) transportée par le champ électromagnétique. Son unité dans le Système International est le watt par mètre carré (\mathrm{W\cdot m^{-2}}).
  • Sa direction et son sens indiquent la direction et le sens de propagation de l'énergie électromagnétique (ici dirigé selon +\vec{u}_x, dans le même sens que la propagation de la phase).
  • Le flux de \vec{\Pi} à travers une surface orientée \Sigma représente la puissance électromagnétique instantanée traversant cette surface :

    \mathcal{P}(t) = \iint_\Sigma \vec{\Pi} \cdot \mathrm{d}\vec{S}

Résultat

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Question 66

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : vecteur de poynting

Exprimer la valeur moyenne temporelle du vecteur de Poynting en fonction de , et de .

Voir l'indice

Calculer la valeur moyenne temporelle du terme en \cos^2(\dots) sur une période et relier \mu_0 à \varepsilon_0 et c.

Voir la réponse courte

Calcul de la moyenne temporelle du vecteur de Poynting : \langle\vec{\Pi}\rangle = \frac{1}{2}\varepsilon_0 c E_0^2 \vec{u}_x.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q65, le vecteur de Poynting instantané s'écrit :

\vec{\Pi}(x,t) = \frac{E_0^2}{\mu_0 c} \cos^2\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right)\vec{u}_x

La moyenne temporelle sur une période T = \frac{2\pi}{\omega} du terme en cosinus carré vaut :

\left\langle \cos^2\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right) \right\rangle = \frac{1}{T}\int_0^T \cos^2\left(\omega\left(t - \frac{x}{c}\right)\right)\mathrm{d}t = \frac{1}{2}

Il vient ainsi pour la valeur moyenne temporelle du vecteur de Poynting :

\langle \vec{\Pi} \rangle = \frac{E_0^2}{2\mu_0 c}\,\vec{u}_x

Or, d'après la relation établie à la question Q62, on a \mu_0 \varepsilon_0 c^2 = 1, d'où :

\frac{1}{\mu_0 c} = \varepsilon_0 c

En injectant cette relation, on obtient finalement :

\boxed{\langle \vec{\Pi} \rangle = \frac{1}{2}\,\varepsilon_0 c E_0^2\,\vec{u}_x}

Résultat

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Question 67

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : onde stationnaire, réflexion sur un conducteur parfait

Donner l'expression de cette onde réfléchie en fonction des caractéristiques de l'onde incidente.

Voir l'indice

Écrire l'onde se propageant en sens inverse (x remplacé par -x) avec un déphasage de \pi (ou un signe moins global).

Voir la stratégie
  1. Identifier la direction et le sens de propagation de l'onde réfléchie pour écrire la dépendance spatiotemporelle de sa phase.
  2. Appliquer la condition aux limites à la surface du métal parfait (x = 0) imposée par l'énoncé (réflexion totale en opposition de phase) pour déterminer son amplitude et son signe vectoriel.
Voir la réponse courte

Continuité de la composante tangentielle du champ électrique sur le conducteur parfait en x=0 fixant l'onde réfléchie.

Voir le corrigé complet

L'onde réfléchie se propage dans le demi-espace x < 0 selon la direction de l'axe (Ox), dans le sens des x décroissants (vers -x). Sa pulsation temporelle \omega et sa célérité c sont conservées lors de la réflexion, de sorte que sa phase s'écrit sous la forme \omega\left(t + \frac{x}{c}\right).

De plus, l'énoncé précise que l'onde se réfléchit totalement en opposition de phase au niveau de l'interface plane en x = 0 (ce qui traduit la continuité de la composante tangentielle du champ électrique, nulle à la surface d'un conducteur parfait : \vec{E}_i(0, t) + \vec{E}_r(0, t) = \vec{0}).

On en déduit :

\vec{E}_r(0, t) = - \vec{E}_i(0, t) = - E_0 \cos(\omega t) \, \vec{u}_y

L'onde réfléchie est donc une onde plane progressive se propageant selon les x décroissants, polarisée rectilignement selon \vec{u}_y, d'expression :

\boxed{\vec{E}_r(x, t) = - E_0 \cos\left(\omega\left(t + \frac{x}{c}\right)\right) \vec{u}_y}

Résultat

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Question 68

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Notions : onde stationnaire

Donner l'expression du champ électrique total (superposition du champ électrique incident et du champ électrique réfléchi). On rappelle que .

Voir l'indice

Sommer les champs électrique incident et réfléchi puis utiliser l'identité trigonométrique fournie dans l'énoncé.

Voir la réponse courte

Superposition de l'onde incidente et de l'onde réfléchie pour obtenir la forme d'onde stationnaire 2E_0 \sin(kx)\sin(\omega t)\vec{u}_y.

Voir le corrigé complet

D'après le principe de superposition, dans le demi-espace x \le 0, le champ électrique total \vec{E}_{\text{tot}}(x,t) résulte de la somme du champ incident \vec{E}_i(x,t) et du champ réfléchi \vec{E}_r(x,t) déterminé en Q67 :

\begin{aligned} \vec{E}_{\text{tot}}(x,t) &= \vec{E}_i(x,t) + \vec{E}_r(x,t) \\ &= E_0 \left[ \cos\left(\omega t - \frac{\omega x}{c}\right) - \cos\left(\omega t + \frac{\omega x}{c}\right) \right] \vec{u}_y \end{aligned}

En appliquant la formule trigonométrique rappelée par l'énoncé, \cos(a-b) - \cos(a+b) = 2\sin a \sin b, en posant :

a = \omega t \quad \text{et} \quad b = \frac{\omega x}{c} = kx

on obtient :

\begin{aligned} \cos\left(\omega t - \frac{\omega x}{c}\right) - \cos\left(\omega t + \frac{\omega x}{c}\right) &= 2 \sin(\omega t) \sin\left(\frac{\omega x}{c}\right) \end{aligned}

Le champ électrique total s'écrit donc :

\boxed{\vec{E}_{\text{tot}}(x,t) = 2E_0 \sin\left(\frac{\omega x}{c}\right) \sin(\omega t)\,\vec{u}_y = 2E_0 \sin(kx) \sin(\omega t)\,\vec{u}_y}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 69

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif

Notions : onde stationnaire, nœud de vibration

Comment qualifie-t-on ce champ électrique total ? Pourquoi, en certains points de l'espace que l'on nommera, la communication risque-t-elle d'être perturbée aux abords de ce hangar ?

Voir l'indice

Identifier la nature stationnaire de l'onde totale et localiser les nœuds de vibration où le champ s'annule, provoquant des zones d'ombre radio.

Voir la réponse courte

L'onde résultante est stationnaire : aux nœuds de champ électrique, le signal reçu s'annule, créant des zones de silence radio.

Voir le corrigé complet

1. Qualification du champ électrique total

L'expression obtenue en Q68,

\vec{E}_{\text{tot}}(x,t) = 2 E_0 \sin(kx) \sin(\omega t)\,\vec{u}_y,

présente une factorisation stricte de la dépendance spatiale et de la dépendance temporelle : il n'y a plus de terme de phase de la forme (\omega t \mp kx). Ce champ décrit donc une onde stationnaire (l'onde ne se propage pas dans l'espace).

2. Perturbation de la communication aux abords du hangar

L'amplitude du champ électrique total varie selon la position et s'annule en certains points particuliers appelés les nœuds de champ électrique. Ces nœuds correspondent aux abscisses x_n \le 0 vérifiant :

\sin(k x_n) = 0 \iff k x_n = - n \pi \quad (n \in \mathbb{N}).

Sachant que k = \dfrac{2\pi}{\lambda}, les positions des nœuds sont données par :

\boxed{x_n = - n\,\frac{\lambda}{2} \quad (n \in \mathbb{N})}.

En ces points (situés à la paroi x=0, puis à \lambda/2 \approx 0{,}96\text{ m}, à \lambda \approx 1{,}91\text{ m}, etc.) :

  • le champ électrique résultant est rigoureusement nul à tout instant : \vec{E}_{\text{tot}}(x_n, t) = \vec{0} ;
  • une antenne réceptrice (sensible au champ électrique) située en ces positions ou au voisinage immédiat ne reçoit aucun signal radioélectrique (interférence totalement destructive entre l'onde directe et l'onde réfléchie).

Ce phénomène d'extinction locale du signal (effet de « fading » ou zone d'ombre) perturbe ainsi la communication VHF à proximité de la paroi métallique.

Résultat

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IV.2 · Perturbation du compas

Question 70

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : champ magnétique

De quelles perturbations s'agit-il ?

Voir l'indice

Expliquer qu'un courant continu crée un champ magnétique d'Oersted qui s'ajoute vectoriellement au champ magnétique terrestre et perturbe l'aiguille aimantée.

Voir la réponse courte

Le champ magnétique parasite créé par le courant continu du câble perturbe l'orientation de l'équipage magnétique du compas.

Voir le corrigé complet

Un compas magnétique marin est constitué d'un élément aimanté (équipage mobile) libre de s'orienter suivant la composante horizontale du champ magnétique terrestre local \vec{B}_T, indiquant ainsi la direction du nord magnétique.

D'après les lois de l'électromagnétisme (loi de Biot et Savart, théorème d'Ampère), tout câble électrique parcouru par un courant génère dans son voisinage un champ magnétique parasite \vec{B}_{\text{câble}}.

Ce champ s'ajoute vectoriellement au champ magnétique terrestre :

\vec{B}_{\text{tot}} = \vec{B}_T + \vec{B}_{\text{câble}}

L'équipage mobile s'aligne alors sur le champ résultant \vec{B}_{\text{tot}}, ce qui dévie l'aiguille de la direction du nord magnétique d'un angle appelé déviation magnétique. Il s'agit donc d'une perturbation magnétique qui fausse l'indication du cap du navire.

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Question 71

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : champ magnétostatique, symétrie

En analysant les symétries et les invariances de la distribution de courant, déterminer la direction du champ magnétique créé par ce fil et les paramètres d'espace influents.

Voir l'indice

Utiliser les plans de symétrie de la distribution de courant et l'invariance par translation et rotation pour déterminer la direction de \vec{B} et les variables dont dépend sa norme.

Voir la stratégie
  1. Adopter le système de coordonnées cylindriques (r, \theta, z) naturellement adapté à la symétrie cylindrique du problème.
  2. Utiliser les invariances par translation et par rotation pour identifier les variables spatiales dont dépend le champ magnétique \vec{B}.
  3. Identifier les plans de symétrie ou d'antisymétrie de la distribution de courant passant par un point d'observation M pour en déduire la direction de \vec{B}(M).
Voir la réponse courte

Invariances axiale et azimutale, et plan de symétrie contenant le fil imposant un champ orthoradial \vec{B} = B(r)\vec{u}_\theta.

Voir le corrigé complet

On choisit un repère cylindrique d'axe (Oz) confondu avec le fil rectiligne infini, orienté dans le sens du courant I. La base locale associée en un point M(r, \theta, z) est (\vec{u}_r, \vec{u}_\theta, \vec{u}_z).

Invariances :

  • Le fil étant infini et rectiligne, la distribution de courant est invariante par toute translation le long de l'axe (Oz) : \vec{B} ne dépend pas de z.
  • La distribution de courant présente une symétrie de révolution autour de l'axe (Oz), elle est invariante par toute rotation d'angle \theta : \vec{B} ne dépend pas de \theta.

Le champ magnétique ne dépend donc que du paramètre d'espace r (distance orthogonale au fil) :

\vec{B}(M) = \vec{B}(r)

Symétries :

  • Le plan \Pi_s = (M, \vec{u}_r, \vec{u}_z) contient le fil conducteur (et donc le vecteur densité de courant). C'est un plan de symétrie pour la distribution de courant. Le champ magnétique \vec{B} étant un pseudovecteur (vecteur axial), il est orthogonal à tout plan de symétrie de ses sources :

    \vec{B}(M) \perp \Pi_s \implies B_r(r) = 0 \quad \text{et} \quad B_z(r) = 0
  • Vérification supplémentaire : Le plan \Pi_a = (M, \vec{u}_r, \vec{u}_\theta), orthogonal au fil, est un plan d'antisymétrie pour le courant. \vec{B}(M) appartient donc à ce plan, ce qui confirme que B_z(r) = 0.

Le champ magnétique créé par le fil est donc purement orthoradial et ne dépend que de la distance r :

\boxed{\vec{B}(r) = B_\theta(r)\,\vec{u}_\theta}

Résultat

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Question 72

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Notions : ligne de champ magnétique, champ magnétique

Représenter l'allure des lignes de champ magnétique sur un schéma.

Voir l'indice

Tracer des cercles concentriques centrés sur le fil et orientés selon la règle de la main droite ou du tire-bouchon de Maxwell.

Voir la réponse courte

Tracé des lignes de champ formées de cercles concentriques dans les plans normaux au fil, orientés selon la règle de la main droite.

Voir le corrigé complet

D'après l'étude menée à la question précédente, le champ magnétique créé en tout point M s'écrit en coordonnées cylindriques :

\vec{B}(M) = B_\theta(r)\,\vec{u}_\theta

Les lignes de champ magnétique sont les courbes tangentes en tout point au vecteur \vec{B}. Comme le champ est purement orthoradial :

  • les lignes de champ sont des cercles concentriques centrés sur le fil, situés dans des plans perpendiculaires au fil ;
  • le sens de parcours des lignes de champ est donné par la règle de la main droite (ou du tire-bouchon de Maxwell) en fonction du sens du courant I ;
  • la densité des lignes de champ décroît à mesure que la distance r au fil augmente, traduisant la décroissance de l'intensité du champ magnétique.

Dans un plan perpendiculaire au fil, avec un courant I dirigé vers l'avant (hors du plan de la feuille, noté \odot) le long de l'axe vertical (Oz), les lignes de champ sont orientées dans le sens trigonométrique (sens direct associé à \vec{u}_\theta).

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Question 73

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Notions : théorème d'ampère, fil infini

En appliquant le théorème d'Ampère, déterminer l'expression du champ magnétique créé par le fil à une distance de celui-ci.

Voir l'indice

Choisir un cercle de rayon d comme contour d'Ampère orienté et égaliser la circulation de \vec{B} à \mu_0 I_{\text{enlacé}}.

Voir la stratégie
  1. Choisir un contour d'Ampère \mathcal{C} s'appuyant sur les symétries établies en Q71, c'est-à-dire un cercle centré sur le fil et orthogonal à celui-ci.
  2. Calculer la circulation du champ magnétique \vec{B} sur ce contour en exploitant le fait que \|\vec{B}\| est uniforme le long du cercle.
  3. Déterminer le courant enlacé I_{\text{enl}} et égaler la circulation à \mu_0 I_{\text{enl}} pour obtenir l'expression demandée.
Voir la réponse courte

Circulation de \vec{B} sur un contour circulaire et théorème d'Ampère pour établir l'expression B(d) = \mu_0 I / (2\pi d).

Voir le corrigé complet

On se place dans le système de coordonnées cylindriques (r, \theta, z) dont l'axe (Oz) coïncide avec le fil rectiligne orienté dans le sens du courant I. D'après la question Q71, le champ magnétique s'écrit sous la forme :

\vec{B}(M) = B_\theta(r)\,\vec{u}_\theta

Pour déterminer l'expression du champ à une distance d du fil, on choisit comme contour d'Ampère \mathcal{C} le cercle d'axe (Oz), de rayon r = d, situé dans un plan perpendiculaire au fil. On l'oriente selon \vec{u}_\theta (règle de la main droite associée au sens de I).

  • Circulation de \vec{B} le long de \mathcal{C} : L'élément de longueur infinitésimal le long de \mathcal{C} est \mathrm{d}\vec{\ell} = d\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta. La circulation s'écrit :

    \begin{aligned} \oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} &= \int_{0}^{2\pi} B_\theta(d)\,\vec{u}_\theta \cdot \left(d\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\theta\right) \\ &= B_\theta(d)\,d \int_{0}^{2\pi} \mathrm{d}\theta \\ &= 2\pi d\,B_\theta(d) \end{aligned}
  • Courant enlacé : Une surface orientée s'appuyant sur le contour \mathcal{C} (par exemple le disque de rayon d) est traversée par l'unique fil dans le sens positif :

    I_{\text{enl}} = I

D'après le théorème d'Ampère :

\oint_{\mathcal{C}} \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0 \, I_{\text{enl}}

ce qui donne immédiatement :

2\pi d\,B_\theta(d) = \mu_0 I

Le champ magnétique créé par le fil à une distance d s'exprime donc par :

\boxed{\vec{B}(d) = \frac{\mu_0 I}{2\pi d}\,\vec{u}_\theta}

ou, en norme :

\boxed{B(d) = \frac{\mu_0 I}{2\pi d}}

Résultat

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Question 74

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : champ magnétique

Quelles solutions peuvent être envisagées pour ne plus perturber le compas ?

Voir l'indice

Proposer des solutions pratiques : éloigner le compas, torsader les câbles d'aller et de retour de courant, ou utiliser un blindage magnétique.

Voir la réponse courte

Éloignement physique du compas, torsadage des fils aller-retour pour compenser les champs, ou adjonction d'un blindage ferromagnétique.

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D'après l'expression établie en Q73, le champ magnétique parasite créé par un conducteur décroît en 1/d :

B(d) = \frac{\mu_0 I}{2\pi d}

Pour limiter ou supprimer la perturbation du compas, plusieurs solutions pratiques peuvent être mises en œuvre :

  1. Augmenter la distance d'éloignement (d) : Placer le compas le plus loin possible des câbles d'alimentation transportant de forts courants (batteries, moteur, guindeau), car l'intensité du champ perturbateur est inversement proportionnelle à d.
  2. Acheminer ensemble et torsader les conducteurs d'aller et de retour : Les fils d'aller (+I) et de retour (-I) de chaque circuit d'alimentation doivent cheminer côte à côte ou, mieux encore, former une paire torsadée. À une distance d grande devant l'écartement des deux fils, les champs magnétiques créés par ces courants opposés se compensent mutuellement (décroissance dipolaire en 1/d^2 au lieu de 1/d). L'utilisation d'un câble coaxial permet d'annuler rigoureusement le champ magnétique à l'extérieur.
  3. Mettre en place un blindage magnétique : Enfermer les câbles ou la cuvette du compas dans une gaine en matériau ferromagnétique doux à forte perméabilité magnétique relative (tel que le fer doux ou le \mu-métal), ce qui canalise les lignes de champ et isole magnétiquement l'instrument.
  4. Compenser le compas : Régler les aimants et sphères de compensation (sphères de Thomson) intégrés au compas de route pour compenser les champs magnétiques résiduels inhérents au navire.
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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2022 ?

Surtout 2 chapitres : Circuits électriques et régimes transitoires (21 % des questions) et Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (16 %, partie IV). Plus ponctuellement : Thermodynamique chimique et équilibres, Magnétostatique, Approche énergétique et oscillateurs mécaniques, Changements d'état du corps pur, Premier et second principes de la thermodynamique…

Peut-on travailler le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2022 dès la première année (TSI1) ?

En partie : 50 questions sur 74 (68 %) ne demandent que le programme de TSI1. Blocs abordables : la partie I en entier (Q1 à Q9) et la sous-partie III.1 (Q41 à Q43). Avec les autres programmes de première année : 52 en MPSI, 55 en PCSI, 52 en PTSI, 48 en MP2I et 47 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2022 ?

Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé), pour une épreuve de 4 h : le sujet est faisable en entier dans le temps imparti. La partie II est la plus longue (environ 1 h 30).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2022 ?

Aucune question n'est vraiment difficile : toutes sont cotées 1 ou 2 sur 4 dans ce corrigé.

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2022 ?

Questions de cours : Q8 (énergie mécanique), Q10 (configuration électronique), Q11 (schéma de lewis), Q12 (vsepr), Q14 (changement d'état), Q17 (enthalpie de vaporisation), Q18 (poussée d'archimède), Q23 (loi de faraday)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (équilibre), Q25 (circuit rc), Q26 (circuit rc), Q33 (circuit rc), Q45 (enthalpie standard de réaction), Q57 (onde électromagnétique), Q64 (onde progressive), Q68 (onde stationnaire)….

Où gagner des points facilement dans le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2022 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (70 sur 74), par exemple : Q1, Q3 à Q18, Q20 à Q31, Q33 à Q52 et Q54 à Q74. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q19, Q32 et Q53.

Le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet CCINP Physique-Chimie TSI 2022 était-il difficile et quelle a été la moyenne ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport indique que le sujet était un peu long mais que cela a été pris en compte lors de la correction, et que les résultats sont contrastés : environ 6 à 8 % des copies ont très peu traité le sujet, tandis que les candidats maîtrisant les ondes ou la chimie ont obtenu de… Moyenne : 9,74/20 (écart-type 3,81, 1 238 présents).

Que faire si l'on n'arrive pas à établir l'équation différentielle en Q32 ?

Admettre la relation fournie par le texte. L'équation différentielle étant explicitement donnée dans l'énoncé, on peut enchaîner immédiatement sur sa résolution en Q33 et traiter sereinement l'ensemble des questions Q34 à Q39.

Comment choisir les appareils les plus consommateurs pour les panneaux en Q43 ?

Considérer le courant instantané maximal en ampères (\text{A}) et non la consommation d'énergie journalière en ampères-heures (\text{A}\cdot\text{h}). Cela évite d'inclure à tort des appareils fonctionnant en continu mais à faible puissance instantanée, comme le réfrigérateur.

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.

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Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 74 questions de ce corrigé. La position suppose des notes réparties selon une loi normale de moyenne 9,74 et d'écart-type 3,81 (chiffres officiels de l'épreuve). Votre sélection reste sur cet appareil.

Source des chiffres : document officiel du concours.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.