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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie MP 2020

Paramètres de Thiele et Small d'un haut-parleur & Chimie du titane

Faisable en sup ?

Faisable en partie en MPSI : 37 questions sur 46, partie III en entier. Autres questions faisables en MPSI

Autres premières années : PCSI 38 · PTSI 36 · BCPST1 14 questions.

Détail par partie

Le sujet en bref

Sujet difficile · Électrocinétique et électronique, Transformations chimiques, Structure de la matière · 10 incontournables · 38 questions de première année
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Ce sujet d'e3a MP aborde deux problèmes totalement indépendants, représentatifs des épreuves polytechniques et des attendus du concours. Le premier problème traite d'un grand classique de l'épreuve de physique : le transducteur électromécanique à travers la modélisation de Thiele et Small d'un haut-parleur. On y couple harmonieusement les lois de l'électrocinétique, l'induction de Lorentz (rails de Laplace), le principe fondamental de la dynamique et le rayonnement acoustique équivalent, avant d'exploiter un interféromètre de Michelson comme capteur vibrométrique centimétrique.

Le second problème propose une synthèse complète de chimie : configuration électronique du titane, diagrammes et équilibres d'Ellingham (carbothermie), cristallochimie (structure type halite NaCl pour ), cinétique hétérogène d'ordre 1, titrage d'oxydoréduction par le cérium(IV) et précipitation dépendante du pH. C'est un sujet très formateur pour consolider les bases avant les écrits.

Difficulté
Difficile, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 3 h 10 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

10 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MPSI : 37 questions sur 46, parties II, III, I et II.3.

Où gagner des points

38 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncé
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Rapides et accessibles (38) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
  • Parties indépendantes

    Le problème de physique (Q1 à Q28) et le problème de chimie (Q29 à Q46) sont strictement indépendants et peuvent être abordés dans l'ordre de son choix.

  • Données en annexe

    Les tracés et lectures graphiques demandés aux questions Q19, Q20, Q21, Q28 et Q37 nécessitent le cahier-réponses distribué séparément de l'énoncé.

Comment utiliser ce corrigé

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Sommaire

46 questions
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Partie I : Modélisation d'un haut-parleur électrodynamique

I.1 · Équation électrique

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force électromotrice induite, loi de faraday

Exprimer la force électromotrice induite par le champ magnétique extérieur en fonction de , et de la vitesse de l'équipage mobile.

Voir l'indice

Calculer la fem induite via la circulation du champ électromoteur de Lorentz \vec{e}_m = \vec{v}\wedge\vec{B}_0 le long de la barre mobile orientée de A_1 vers A_2 (ou par la variation du flux coupé).

Voir la stratégie
  1. Choisir l'orientation du circuit cohérente avec le sens du courant i et la flèche associée à e_{\text{ind}} sur le schéma de la figure 3.
  2. Exprimer la force électromotrice induite soit par la loi de Faraday (variation de flux magnétique à travers le circuit), soit par la circulation du champ électromoteur de Lorentz le long de la barre mobile \mathscr{B}.
Voir la réponse courte

Calcul du flux coupé ou de la force de Lorentz : e_{\text{ind}} = -B_0\,\ell\,v.

Voir le corrigé complet

Orientons le circuit dans le sens conventionnel indiqué pour l'intensité i sur la figure 3 : le courant parcourt le rail \mathscr{R}_1, traverse la barre mobile \mathscr{B} de \mathscr{R}_1 vers \mathscr{R}_2 dans le sens de +\vec{e}_y, puis revient par le rail \mathscr{R}_2.

Méthode 1 : Par la loi de Faraday

D'après la règle du tire-bouchon de Maxwell, le vecteur surface associé à cette orientation est dirigé selon +\vec{e}_z :

\vec{S} = \ell x \, \vec{e}_z + \vec{S}_0

où \vec{S}_0 est une surface constante liée à la géométrie fixe en amont de l'origine.

Le champ magnétique extérieur étant uniforme et stationnaire, \vec{B}_0 = B_0 \vec{e}_z, le flux magnétique à travers le circuit s'écrit :

\Phi = \iint \vec{B}_0 \cdot \mathrm{d}\vec{S} = B_0 \ell x + \text{cste}

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite s'exprime par :

e_{\text{ind}} = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = - B_0 \ell \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}

Comme la vitesse de l'équipage mobile est v = \dot{x}, on obtient :

\boxed{e_{\text{ind}} = - B_0 \ell v}

Méthode 2 : Par l'action du champ électromoteur de Lorentz

Chaque porteur de charge mobile de la barre \mathscr{B} est animé de la vitesse d'entraînement \vec{v} = v \vec{e}_x. Il subit le champ électromoteur de Lorentz :

\vec{E}_m = \vec{v} \wedge \vec{B}_0 = (v \vec{e}_x) \wedge (B_0 \vec{e}_z) = - B_0 v \, \vec{e}_y

La fem induite e_{\text{ind}} fléchée de \mathscr{R}_1 vers \mathscr{R}_2 (le long de \mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}y \, \vec{e}_y) est donnée par la circulation de \vec{E}_m :

e_{\text{ind}} = \int_{\mathscr{R}_1}^{\mathscr{R}_2} \vec{E}_m \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \int_{y=0}^\ell (- B_0 v \, \vec{e}_y) \cdot (\mathrm{d}y \, \vec{e}_y) = - B_0 \ell v

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : loi des mailles, impédance complexe

Dans cette question, on se place en régime sinusoïdal forcé à la pulsation . Établir une relation entre les amplitudes complexes , et (respectivement associées aux grandeurs sinusoïdales , et ) faisant intervenir les grandeurs , , , et . Dans la suite, on appelle cette relation l'« équation électrique » et on la note (E1).

Voir l'indice

Appliquer la loi des mailles au circuit équivalent en intégrant la fem d'induction e_{\text{ind}}, la résistance R_e et l'inductance L_e en notation complexe.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi des mailles au circuit de la figure 3 en suivant le sens de parcours horaire associé au courant i(t).
  2. Injecter l'expression de la force électromotrice induite e_{\text{ind}}(t) = - B_0 \ell v(t) établie à la question Q1.
  3. Passer en régime sinusoïdal forcé en associant à la dérivation temporelle \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} le facteur \mathrm{j}\omega.
Voir la réponse courte

Loi des mailles en notation complexe pour la bobine en mouvement : \underline{E} = (R_e + \mathrm{j}L_e\omega)\underline{I} + B_0\ell\underline{V}.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma électrique de la figure 3, la maille est parcourue dans le sens horaire (sens choisi pour l'intensité i). En convention récepteur pour la résistance R_e et la bobine d'inductance L_e, la loi des mailles s'écrit :

e(t) - u_{R_e}(t) - u_{L_e}(t) - e_{\text{ind}}(t) = 0

avec u_{R_e}(t) = R_e i(t) et u_{L_e}(t) = L_e \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}(t), d'où :

e(t) = R_e i(t) + L_e \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}(t) + e_{\text{ind}}(t)

En utilisant l'expression obtenue à la question Q1, e_{\text{ind}}(t) = - B_0 \ell v(t), l'équation différentielle électrique devient :

e(t) = R_e i(t) + L_e \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}(t) - B_0 \ell v(t)

En régime sinusoïdal forcé de pulsation \omega, en substituant aux grandeurs réelles leurs amplitudes complexes respectives et en remplaçant l'opérateur de dérivation temporelle \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} par le produit par \mathrm{j}\omega, on obtient :

\begin{aligned} \underline{E} &= R_e \underline{I} + \mathrm{j} L_e \omega \underline{I} - B_0 \ell \underline{V} \\ &= (R_e + \mathrm{j} L_e \omega)\underline{I} - B_0 \ell \underline{V} \end{aligned}

On obtient ainsi la relation demandée (E1) :

\boxed{\underline{E} = (R_e + \mathrm{j} L_e \omega)\underline{I} - B_0 \ell \underline{V}}

Résultat

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I.2 · Équation mécanique

Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force de laplace

Exprimer la force de Laplace en fonction de , et .

Voir l'indice

Intégrer la force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\vec{f} = i\,\mathrm{d}\vec{\ell}\wedge\vec{B}_0 sur la longueur utile \ell de la barre mobile orientée par le courant.

Voir la réponse courte

Résultante de la force de Laplace sur le bobinage : \vec{f}_{\text{Laplace}} = i\,\ell\,B_0\,\vec{e}_x.

Voir le corrigé complet

La force de Laplace subie par un élément de conducteur \mathrm{d}\vec{\ell} parcouru par un courant d'intensité i et plongé dans le champ magnétique extérieur \vec{B}_0 = B_0 \vec{e}_z s'écrit :

\mathrm{d}\vec{f}_{\text{Laplace}} = i \, \mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}_0

D'après le schéma électrique de la figure 3, le courant i circule dans le rail \mathscr{R}_1 de la borne A_1 vers la barre mobile \mathscr{B}, traverse celle-ci du rail \mathscr{R}_1 vers le rail \mathscr{R}_2 dans la direction et le sens du vecteur unitaire \vec{e}_y, puis retourne vers la borne A_2 par le rail \mathscr{R}_2.

L'élément de longueur orienté le long de la barre mobile \mathscr{B}, de longueur \ell, s'écrit donc \mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}y \, \vec{e}_y.

Le champ magnétique \vec{B}_0 étant uniforme le long du conducteur mobile, la résultante des forces de Laplace agissant sur la barre \mathscr{B} s'obtient par intégration :

\begin{aligned} \vec{f}_{\text{Laplace}} &= \int_{\mathscr{B}} i \, \mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}_0 \\ &= \left( \int_0^\ell i \, \mathrm{d}y \right) \vec{e}_y \wedge (B_0 \vec{e}_z) \\ &= i \, \ell \, B_0 \, (\vec{e}_y \wedge \vec{e}_z) \end{aligned}

La base (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) étant orthonormée directe, on a \vec{e}_y \wedge \vec{e}_z = \vec{e}_x. On en déduit :

\boxed{\vec{f}_{\text{Laplace}} = i \, \ell \, B_0 \, \vec{e}_x}

Résultat

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Question 4

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Mise en équation
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : principe fondamental de la dynamique, oscillateur harmonique amorti

On fait l'hypothèse que l'équipage mobile est en mouvement de translation rectiligne dans la direction de . Établir une équation différentielle vérifiée par l'abscisse repérant la position de l'équipage mobile.

Voir l'indice

Projeter le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'équipage mobile selon l'axe horizontal (O,\vec{e}_x) en sommant Laplace, forces de pression avant et arrière, rappel et frottement visqueux.

Voir la stratégie
  1. Définir le système mécanique et le référentiel d'étude (galiléen).
  2. Effectuer le bilan des forces extérieures appliquées à l'équipage mobile en exploitant les expressions données dans l'énoncé et le résultat de la question Q3.
  3. Appliquer la deuxième loi de Newton en projection sur l'axe (O, \vec{e}_x).
Voir la réponse courte

Application du PFD selon \vec{e}_x : M_{ms}\ddot{x} + R_{ms}\dot{x} + \frac{x}{C_{ms}} = i\,\ell\,B_0.

Voir le corrigé complet

On applique la deuxième loi de Newton à l'équipage mobile (constitué de la barre \mathscr{B} et de la membrane \mathscr{M}), de masse M_{ms}, dans le référentiel du bâti supposé galiléen :

M_{ms} \frac{\mathrm{d}^2 x}{\mathrm{d}t^2}\,\vec{e}_x = \vec{f}_{\text{Laplace}} + \vec{f}_1 + \vec{f}_2 + \vec{f}_{\text{rappel}} + \vec{f}_{\text{frottement}} + \vec{R}_N + \vec{P}

Par hypothèse, la composante normale des actions de contact avec les rails compense le poids de l'équipage mobile :

\vec{R}_N + \vec{P} = \vec{0}

La somme des forces de pression exercées par l'air sur les faces avant et arrière s'écrit, les termes en pression atmosphérique P_0 se compensant :

\vec{f}_1 + \vec{f}_2 = -(P_0 + p_1) S\,\vec{e}_x + (P_0 + p_2) S\,\vec{e}_x = (p_2 - p_1) S\,\vec{e}_x

En utilisant l'expression de la force de Laplace établie à la question Q3 (\vec{f}_{\text{Laplace}} = i \ell B_0\,\vec{e}_x) et en remplaçant la vitesse scalaire par v = \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}, la projection de la relation fondamentale de la dynamique selon le vecteur \vec{e}_x donne :

M_{ms} \frac{\mathrm{d}^2 x}{\mathrm{d}t^2} = i \ell B_0 + (p_2 - p_1) S - \frac{x}{C_{ms}} - R_{ms} \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}

On en déduit l'équation différentielle vérifiée par la position x(t) :

\boxed{M_{ms} \frac{\mathrm{d}^2 x}{\mathrm{d}t^2} + R_{ms} \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{C_{ms}} x = i \ell B_0 + (p_2 - p_1) S}

Résultat

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I.3 · Masse fictive prenant en compte le rayonnement acoustique

Question 5

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : impédance acoustique, représentation complexe

Établir une relation entre les amplitudes complexes et faisant intervenir les grandeurs , , , , , , , et .

Voir l'indice

Passer l'équation différentielle du mouvement en régime sinusoïdal forcé, exprimer x en fonction de \underline{V} via \underline{V} = \mathrm{j}\omega\underline{X}, et remplacer P_1 et P_2 par leurs expressions en fonction des impédances acoustiques.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'équation du mouvement établie à la question Q4 en terme de la vitesse v(t) = \dot{x}(t) et passer en notation complexe en régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega.
  2. Exprimer la différence de pression acoustique \underline{P_2} - \underline{P_1} à l'aide des impédances acoustiques \underline{Z_{a,1}} et \underline{Z_{a,2}} et de la vitesse complexe \underline{V}.
  3. Regrouper les termes pour obtenir la relation linéaire entre \underline{V} et \underline{I}.
Voir la réponse courte

Traduction de l'équation du mouvement en régime sinusoïdal en incluant la force acoustique : ( \mathrm{j}\omega M_{ms} + R_{ms} + \frac{1}{\mathrm{j}\omega C_{ms}} + S(\underline{Z_{a,1}} + \underline{Z_{a,2}}) )\underline{V} = B_0\ell\underline{I}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation différentielle établie à la question Q4 :

M_{ms} \frac{\mathrm{d}^2 x}{\mathrm{d}t^2} + R_{ms} \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t} + \frac{1}{C_{ms}} x = B_0 \ell \, i(t) + \big(p_2(t) - p_1(t)\big) S

En exprimant cette relation à l'aide de la vitesse v(t) = \dot{x}(t), soit \frac{\mathrm{d}^2 x}{\mathrm{d}t^2} = \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} et x(t) = \int v(t) \, \mathrm{d}t, et en se plaçant en régime sinusoïdal forcé de pulsation \omega, les dérivations temporelles se traduisent par une multiplication par \mathrm{j}\omega et l'intégration par une division par \mathrm{j}\omega. On obtient alors entre les grandeurs complexes :

\left(\mathrm{j}\omega M_{ms} + R_{ms} + \frac{1}{\mathrm{j}\omega C_{ms}}\right) \underline{V} = B_0 \ell \, \underline{I} + (\underline{P_2} - \underline{P_1}) S

D'après les définitions des impédances acoustiques données par l'énoncé :

\underline{Z_{a,1}} = \frac{\underline{P_1}}{\underline{V}} \implies \underline{P_1} = \underline{Z_{a,1}} \, \underline{V} \quad \text{et} \quad \underline{Z_{a,2}} = -\frac{\underline{P_2}}{\underline{V}} \implies \underline{P_2} = -\underline{Z_{a,2}} \, \underline{V}

La surpression nette agissant sur la membrane s'écrit donc :

\underline{P_2} - \underline{P_1} = -(\underline{Z_{a,1}} + \underline{Z_{a,2}}) \, \underline{V}

En reportant cette expression dans l'équation du mouvement, il vient :

\left(\mathrm{j}\omega M_{ms} + R_{ms} + \frac{1}{\mathrm{j}\omega C_{ms}}\right) \underline{V} = B_0 \ell \, \underline{I} - (\underline{Z_{a,1}} + \underline{Z_{a,2}}) S \, \underline{V}

Soit, en regroupant tous les termes proportionnels à \underline{V} :

\boxed{\left[\mathrm{j}\omega M_{ms} + R_{ms} + \frac{1}{\mathrm{j}\omega C_{ms}} + (\underline{Z_{a,1}} + \underline{Z_{a,2}}) S\right] \underline{V} = B_0 \ell \, \underline{I}}

Résultat

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Question 6

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : impédance acoustique, analyse dimensionnelle

Préciser l'unité de l'impédance acoustique dans le Système international d'unités.

Voir l'indice

Repartir de la définition \underline{Z_a} = \underline{P}/\underline{V} en identifiant les unités SI d'une pression et d'une vitesse.

Voir la réponse courte

L'impédance acoustique étant le rapport d'une pression par une vitesse, son unité SI est le \text{Pa}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1} ou \text{kg}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1}.

Voir le corrigé complet

D'après la définition donnée dans l'énoncé :

\underline{Z_{a,1}} = \frac{\underline{P_1}}{\underline{V}}

où \underline{P_1} est l'amplitude d'une surpression acoustique (exprimée en pascals, \mathrm{Pa}) et \underline{V} l'amplitude de la vitesse de la membrane (exprimée en \mathrm{m\cdot s^{-1}}).

L'unité de l'impédance acoustique \underline{Z_a} s'exprime donc en :

\mathrm{Pa\cdot s\cdot m^{-1}}

En décomposant le pascal en unités de base du Système international (\mathrm{1\ Pa = 1\ N\cdot m^{-2} = 1\ kg\cdot m^{-1}\cdot s^{-2}}), on obtient :

[\underline{Z_a}] = \frac{\mathrm{kg\cdot m^{-1}\cdot s^{-2}}}{\mathrm{m\cdot s^{-1}}} = \mathrm{kg\cdot m^{-2}\cdot s^{-1}}

On peut également retrouver directement ce résultat à partir de la formule \underline{Z_a} \propto \rho c, sachant que le terme entre crochets est sans dimension (k r étant sans dimension) :

[\rho c] = (\mathrm{kg\cdot m^{-3}}) \times (\mathrm{m\cdot s^{-1}}) = \mathrm{kg\cdot m^{-2}\cdot s^{-1}}
\boxed{\text{L'unité de }\underline{Z_a}\text{ dans le SI est le }\mathrm{kg\cdot m^{-2}\cdot s^{-1}}\quad (\text{ou }\mathrm{Pa\cdot s\cdot m^{-1}})}

Résultat

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Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : gaz parfait, masse volumique

On assimile l'air à un gaz parfait de masse molaire . Calculer la masse volumique de l'air à pour une pression égale à . On donne la constante des gaz parfaits .

Voir l'indice

Utiliser la loi des gaz parfaits sous la forme P = \frac{\rho}{M}RT en veillant à convertir les grandeurs en unités du système international (pression en \mathrm{Pa}, température en \mathrm{K}).

Voir la réponse courte

Loi des gaz parfaits : \rho = \frac{P M}{R T} \simeq 1{,}17\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}.

Voir le corrigé complet

L'air est modélisé par un gaz parfait vérifiant l'équation d'état :

P V = n R T = \frac{m}{M} R T

où m est la masse d'air occupant le volume V, M sa masse molaire et T sa température thermodynamique.

La masse volumique \rho = \frac{m}{V} s'exprime donc sous la forme :

\rho = \frac{P M}{R T}

Avec les valeurs numériques de l'énoncé :

  • P = 1,0\text{ bar} = 1,0 \times 10^5\text{ Pa} ;
  • M = 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 29 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • T = 25\text{ }^\circ\text{C} = 298,15\text{ K} ;
  • R = 8,31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}.

Il vient :

\begin{aligned} \rho &= \frac{1,0 \times 10^5 \times 29 \times 10^{-3}}{8,31 \times 298,15} \simeq 1,17\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3} \end{aligned}
\boxed{\rho \simeq 1,2\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : équation de d'alembert, relation de dispersion

Par analogie avec les ondes électromagnétiques, donner l'équation de d'Alembert vérifiée par le champ de surpression . En déduire une relation entre , et . Dans la suite, on prend .

Voir l'indice

Écrire l'équation d'onde scalaire à une dimension régissant la surpression et injecter une onde progressive pour établir la relation liant k, \omega et c.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation d'onde de d'Alembert tridimensionnelle (et sa forme unidimensionnelle) pour le champ scalaire de surpression acoustique p, par analogie avec les composantes du champ électromagnétique.
  2. Injecter l'expression d'une onde plane progressive sinusoïdale (OPPS) dans cette équation pour en déduire la relation de dispersion liant k, \omega et c.
Voir la réponse courte

Équation de d'Alembert \Delta p - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0, d'où la relation de dispersion non dispersive \omega = k c.

Voir le corrigé complet

Par analogie avec l'équation de d'Alembert vérifiée par les composantes du champ électromagnétique dans un milieu linéaire, homogène et isotrope non chargé, le champ de surpression acoustique p(\vec{r}, t) vérifie l'équation d'onde :

\boxed{\Delta p - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0}

Pour une onde plane se propageant selon une direction repérée par l'axe (Ox), cette équation se réduit à :

\frac{\partial^2 p}{\partial x^2} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0

Considérons une onde plane progressive sinusoïdale (OPPS) de pulsation \omega et de vecteur d'onde \vec{k} = k\vec{u}, associée à la surpression complexe :

\underline{p}(\vec{r}, t) = \underline{P}_0 \, \mathrm{e}^{\mathrm{j}(\omega t - \vec{k}\cdot\vec{r})}

En dérivant, on obtient :

\begin{aligned} \Delta \underline{p} &= - k^2 \, \underline{p} \\ \frac{\partial^2 \underline{p}}{\partial t^2} &= -\omega^2 \, \underline{p} \end{aligned}

L'insertion de ces dérivées dans l'équation de d'Alembert conduit à :

-k^2 + \frac{\omega^2}{c^2} = 0 \iff k^2 = \frac{\omega^2}{c^2}

Les grandeurs \omega, c et k étant positives d'après l'énoncé (k > 0), on en déduit la relation de dispersion :

\boxed{k = \frac{\omega}{c}} \quad \left(\text{ou } \omega = k c\right)

Résultat

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Question 9

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : impédance acoustique, développement limité

Montrer que l'impédance acoustique peut se mettre sous la forme . On exprimera, d'une part, en fonction de , , et de et, d'autre part, en fonction de et de .

Voir l'indice

Remplacer k par \omega/c dans l'expression de \underline{Z_a} fournie et identifier parties réelle et imaginaire pour exprimer R_a et M_a.

Voir la réponse courte

Développement à basse fréquence ou identification des parties réelle et imaginaire pour exprimer R_a et M_a.

Voir le corrigé complet

L'expression de l'impédance acoustique commune aux deux faces est donnée par :

\underline{Z_a} = \rho c \left[ \frac{1}{2}(kr)^2 + \mathrm{j} \frac{8kr}{3\pi} \right]

En utilisant la relation de dispersion établie à la question Q8, k = \dfrac{\omega}{c}, on remplace k dans cette expression :

\begin{aligned} \underline{Z_a} &= \rho c \left[ \frac{1}{2}\left(\frac{\omega r}{c}\right)^2 + \mathrm{j}\frac{8}{3\pi}\frac{\omega r}{c} \right] \\ &= \frac{\rho \omega^2 r^2}{2c} + \mathrm{j}\omega \left(\frac{8\rho r}{3\pi}\right) \end{aligned}

On identifie terme à terme avec la forme recherchée \underline{Z_a} = R_a + \mathrm{j}\omega M_a :

\boxed{R_a = \frac{\rho \omega^2 r^2}{2c}} \qquad \text{et} \qquad \boxed{M_a = \frac{8\rho r}{3\pi}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 10

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques

Notions : équation mécanique, masse fictive

Réécrire la relation entre les amplitudes complexes et en faisant intervenir, cette fois, les grandeurs , , , , et . Dans la suite, on appelle cette relation « l'équation mécanique » et on la note (E2).

Voir l'indice

Regrouper le terme de masse mécanique M_{ms} avec la contribution imaginaire de l'impédance acoustique pour faire apparaître la masse fictive totale M_{ms}^*.

Voir la stratégie
  1. Partir de la relation obtenue à la question Q5 reliant \underline{V} et \underline{I}.
  2. Utiliser l'égalité des impédances acoustiques \underline{Z_{a,1}} = \underline{Z_{a,2}} = \underline{Z_a} = R_a + \mathrm{j}\omega M_a établie à la question Q9 et exprimer la surface de la membrane S = \pi r^2.
  3. Appliquer les approximations de l'énoncé en négligeant le terme dissipatif acoustique devant le frottement mécanique et en introduisant la masse fictive M_{ms}^*.
Voir la réponse courte

Regroupement de la masse propre et de la masse de rayonnement acoustique en M_{ms}^* dans l'équation mécanique complexe.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q5, la relation électromécanique s'écrit :

\left[ \mathrm{j}\omega M_{ms} + R_{ms} + \frac{1}{\mathrm{j}\omega C_{ms}} + (\underline{Z_{a,1}} + \underline{Z_{a,2}}) S \right] \underline{V} = B_0 \ell \, \underline{I}

Sachant que \underline{Z_{a,1}} = \underline{Z_{a,2}} = \underline{Z_a} = R_a + \mathrm{j}\omega M_a (d'après la question Q9), le terme de couplage avec le rayonnement acoustique s'exprime par :

(\underline{Z_{a,1}} + \underline{Z_{a,2}}) S = 2 \underline{Z_a} S = 2 R_a S + 2\mathrm{j}\omega M_a S

La membrane étant un disque de rayon r, son aire vaut S = \pi r^2. Avec l'expression M_a = \frac{8\rho r}{3\pi} obtenue en Q9, on en déduit :

2 M_a S = 2 \left( \frac{8\rho r}{3\pi} \right) (\pi r^2) = \frac{16}{3} \rho r^3

En négligeant le frottement acoustique 2 R_a S devant le frottement fluide mécanique R_{ms}, le terme d'inertie devient :

\mathrm{j}\omega M_{ms} + 2\mathrm{j}\omega M_a S = \mathrm{j}\omega \left( M_{ms} + \frac{16}{3}\rho r^3 \right) = \mathrm{j}\omega M_{ms}^*

On obtient ainsi l'équation mécanique notée (E2) :

\boxed{\left( \mathrm{j}\omega M_{ms}^* + R_{ms} + \frac{1}{\mathrm{j}\omega C_{ms}} \right) \underline{V} = B_0 \ell \, \underline{I}}

ou, sous forme explicite pour la vitesse complexe :

\underline{V} = \frac{B_0 \ell}{\mathrm{j}\omega M_{ms}^* + R_{ms} + \dfrac{1}{\mathrm{j}\omega C_{ms}}} \, \underline{I}

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
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  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : configuration électronique, électron de valence

Le numéro atomique de l'élément titane est . Donner la configuration électronique de l'atome de titane dans son état fondamental. Préciser quels sont les électrons de valence et ceux de cœur. Citer deux ions susceptibles de se former.

Voir l'indice

Remplir les sous-couches dans l'ordre de Klechkowski jusqu'à Z=22, identifier la couche de valence et justifier les degrés d'oxydation usuels +2, +3 ou +4.

Voir la réponse courte

Règle de Klechkowski pour Z=22 : 1s^2 2s^2 2p^6 3s^2 3p^6 4s^2 3d^2 ; valence 4s^2 3d^2, ions usuels \mathrm{Ti}^{4+} et \mathrm{Ti}^{3+}.

Voir le corrigé complet
  1. Configuration électronique de l'atome de titane dans son état fondamental :

    Le titane possède un numéro atomique Z = 22, soit 22 électrons à répartir. En appliquant la règle de Klechkowski (remplissage par valeurs croissantes de n+\ell, puis de n à n+\ell constant), l'ordre de remplissage des sous-couches est : 1s, 2s, 2p, 3s, 3p, 4s, 3d.

    La configuration électronique à l'état fondamental s'écrit donc :

    \boxed{1s^2\, 2s^2\, 2p^6\, 3s^2\, 3p^6\, 4s^2\, 3d^2 \quad\text{ou}\quad [\mathrm{Ar}]\, 4s^2\, 3d^2}
  2. Électrons de cœur et électrons de valence :

    • Électrons de cœur : ce sont les 18 électrons appartenant aux sous-couches internes entièrement remplies, correspondant au cœur de gaz rare de l'argon [\mathrm{Ar}] :

      \boxed{1s^2\, 2s^2\, 2p^6\, 3s^2\, 3p^6 \quad\text{(18 électrons)}}
    • Électrons de valence : ce sont les 4 électrons situés sur les sous-couches de nombre quantique principal maximal (4s) et sur la sous-couche en cours de remplissage (3d) :

      \boxed{4s^2\, 3d^2 \quad\text{(4 électrons)}}
  3. Ions susceptibles de se former :

    En cédant l'ensemble de ses 4 électrons de valence pour acquérir la configuration électronique particulièrement stable du gaz rare argon ([\mathrm{Ar}]), le titane forme préférentiellement l'ion titane(IV) :

    \boxed{\mathrm{Ti}^{4+}}

    Il peut également perdre partiellement ses électrons de valence (en perdant d'abord les deux électrons 4s), donnant naissance à l'ion titane(III) \boxed{\mathrm{Ti}^{3+}} (présent par exemple dans le trichlorure de titane \mathrm{TiCl}_3 étudié dans la suite) ou à l'ion titane(II) \mathrm{Ti}^{2+}.

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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Question de cours
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique

Notions : classification périodique

Préciser la position de l'élément dans la classification périodique : ligne et colonne.

Voir l'indice

Déduire le numéro de ligne de la valeur maximale du nombre quantique principal n et la colonne de la somme des électrons des sous-couches 4s et 3d.

Voir la réponse courte

Couche n=4 donc 4e période, 4 électrons de valence donc 4e colonne (groupe 4).

Voir le corrigé complet

D'après la question Q29, la configuration électronique du titane (Z=22) dans son état fondamental s'écrit :

[\mathrm{Ar}]\, 4\mathrm{s}^2 3\mathrm{d}^2
  • Ligne (période) : Le nombre quantique principal le plus élevé pour les orbitales occupées est n = 4. L'élément se situe donc sur la 4e ligne (ou 4e période).
  • Colonne (groupe) : L'atome possède 2 + 2 = 4 électrons sur sa couche de valence (4\mathrm{s} et 3\mathrm{d}). La sous-couche \mathrm{d} étant en cours de remplissage, le titane appartient au bloc \mathrm{d} des métaux de transition. Le numéro de la colonne correspond au nombre total d'électrons de valence (2 électrons \mathrm{s} + 2 électrons \mathrm{d}), soit la 4e colonne (groupe 4 selon la nomenclature UICPA).
\boxed{\text{4\ieme{} ligne (4\ieme{} période) et 4\ieme{} colonne (groupe 4)}}

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Question 31

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Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : réaction de formation, état standard

Écrire les réactions standard de formation du monoxyde de carbone , de l'oxyde de fer et du dioxyde de titane .

Voir l'indice

Écrire la synthèse d'une mole de composé pur à partir des corps purs simples dans leur état standard de référence à 298\text{ K}.

Voir la stratégie

Par définition, la réaction standard de formation d'un corps composé correspond à la formation d'une mole de ce composé à partir des corps simples des éléments qui le constituent, pris dans leur état standard de référence à la température considérée. D'après le tableau 1, les états standard de référence à 298\text{ K} sont : le carbone solide \mathrm{C(s)} (graphite), le dioxygène gazeux \mathrm{O_2(g)}, le fer solide \mathrm{Fe(s)} et le titane solide \mathrm{Ti(s)}.

Voir la réponse courte

Écriture des équations de formation à partir des corps simples stables : \mathrm{C} + \frac{1}{2}\mathrm{O_2} = \mathrm{CO}, etc.

Voir le corrigé complet

En affectant conventionnellement le coefficient stœchiométrique 1 au produit formé :

  • Pour le monoxyde de carbone \mathrm{CO(g)} :

    \boxed{\mathrm{C(s)} + \frac{1}{2}\,\mathrm{O_2(g)} = \mathrm{CO(g)}}
  • Pour l'oxyde de fer \mathrm{FeO(s)} :

    \boxed{\mathrm{Fe(s)} + \frac{1}{2}\,\mathrm{O_2(g)} = \mathrm{FeO(s)}}
  • Pour le dioxyde de titane \mathrm{TiO_2(s)} :

    \boxed{\mathrm{Ti(s)} + \mathrm{O_2(g)} = \mathrm{TiO_2(s)}}

Résultat

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Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
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Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie standard de réaction, loi de hess

Exprimer en fonction des données puis calculer l'enthalpie standard de la réaction (1).

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess en combinant les enthalpies standard de formation fournies dans le tableau thermodynamique.

Voir la réponse courte

Application de la loi de Hess à partir des enthalpies standard de formation : \Delta_r H^\circ = \sum \nu_i \Delta_f H^\circ_i.

Voir le corrigé complet

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de la réaction (1), notée \Delta_r H_1^\circ, s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation \Delta_f H^\circ des réactifs et des produits à 298\text{ K} selon :

\begin{aligned} \Delta_r H_1^\circ &= \sum_i \nu_i \Delta_f H^\circ(A_i) \\ &= \Delta_f H^\circ\bigl(\mathrm{CO(g)}\bigr) + \Delta_f H^\circ\bigl(\mathrm{Fe(s)}\bigr) - \Delta_f H^\circ\bigl(\mathrm{C(s)}\bigr) - \Delta_f H^\circ\bigl(\mathrm{FeO(s)}\bigr) \end{aligned}

Le fer solide et le carbone solide (graphite) étant des corps purs simples dans leur état standard de référence à 298\text{ K}, on a \Delta_f H^\circ\bigl(\mathrm{Fe(s)}\bigr) = 0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} et \Delta_f H^\circ\bigl(\mathrm{C(s)}\bigr) = 0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} (valeurs confirmées par le tableau 1). Il vient ainsi :

\boxed{\Delta_r H_1^\circ = \Delta_f H^\circ\bigl(\mathrm{CO(g)}\bigr) - \Delta_f H^\circ\bigl(\mathrm{FeO(s)}\bigr)}

Application numérique avec les données du tableau 1 :

\begin{aligned} \Delta_f H^\circ\bigl(\mathrm{CO(g)}\bigr) &= -110{,}5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \\ \Delta_f H^\circ\bigl(\mathrm{FeO(s)}\bigr) &= -272\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\Delta_r H_1^\circ = -110{,}5 - (-272) = \boxed{+161{,}5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

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Question 33

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
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Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : entropie standard de réaction, loi de hess

Exprimer en fonction des données puis calculer l'entropie standard de la réaction (1).

Voir l'indice

Calculer l'entropie standard de réaction en effectuant la différence entre l'entropie des produits et celle des réactifs pondérées par les coefficients stœchiométriques.

Voir la réponse courte

Application du troisième principe et de la loi de Hess : \Delta_r S^\circ = \sum \nu_i S^\circ_{\text{m},i}.

Voir le corrigé complet

L'entropie standard de la réaction (1), \mathrm{C(s)} + \mathrm{FeO(s)} = \mathrm{CO(g)} + \mathrm{Fe(s)}, s'exprime à l'aide des grandeurs molaires standard absolues par la relation de Hess :

\Delta_r S_1^\circ = S^\circ(\mathrm{CO(g)}) + S^\circ(\mathrm{Fe(s)}) - S^\circ(\mathrm{C(s)}) - S^\circ(\mathrm{FeO(s)})

À partir des données du tableau 1 à 298\text{ K} :

  • S^\circ(\mathrm{CO(g)}) = 197{,}7\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • S^\circ(\mathrm{Fe(s)}) = 27{,}3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • S^\circ(\mathrm{C(s)}) = 5{,}74\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} ;
  • S^\circ(\mathrm{FeO(s)}) = 66{,}8\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}.

On obtient numériquement :

\begin{aligned} \Delta_r S_1^\circ &= 197{,}7 + 27{,}3 - 5{,}74 - 66{,}8 \\ &= 152{,}46\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r S_1^\circ = +152{,}5\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}}

Résultat

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Question 34

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
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Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie libre standard, constante d'équilibre

Calculer l'enthalpie libre standard de la réaction (1) et la constante d'équilibre à la température .

Voir l'indice

Calculer \Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ dans le cadre de l'approximation d'Ellingham, puis en déduire K^\circ(T) = \exp(-\Delta_r G^\circ / RT).

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'approximation d'Ellingham formulée dans l'énoncé pour exprimer \Delta_r G_1^\circ(T) à partir des grandeurs \Delta_r H_1^\circ et \Delta_r S_1^\circ obtenues aux questions Q32 et Q33.
  2. En déduire la constante d'équilibre K_1^\circ(T) à l'aide de la relation fondamentale \Delta_r G_1^\circ(T) = -R T \ln K_1^\circ(T).
Voir la réponse courte

Calcul de \Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ, puis K^\circ(T) = \exp(-\Delta_r G^\circ / RT).

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de l'approximation d'Ellingham, les enthalpies et entropies standard de réaction sont considérées comme indépendantes de la température entre 298\text{ K} et T = 1300\text{ K} (aucun changement d'état n'intervenant pour les réactifs et produits dans cet intervalle).

L'enthalpie libre standard de la réaction (1) à la température T s'exprime donc selon :

\Delta_r G_1^\circ(T) = \Delta_r H_1^\circ - T \Delta_r S_1^\circ

D'après les questions Q32 et Q33, on a \Delta_r H_1^\circ = +161{,}5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} et \Delta_r S_1^\circ = +152{,}5\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} (soit 0{,}1525\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}). Pour T = 1300\text{ K} :

\begin{aligned} \Delta_r G_1^\circ(1300\text{ K}) &= 161{,}5 - 1300 \times 0{,}1525 \\ &= 161{,}5 - 198{,}2 \\ &= -36{,}7\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}
\boxed{\Delta_r G_1^\circ(1300\text{ K}) = -36{,}7\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}}

La constante thermodynamique d'équilibre K_1^\circ(T) est reliée à l'enthalpie libre standard par la relation de Van 't Hoff :

\Delta_r G_1^\circ(T) = -R T \ln K_1^\circ(T) \implies K_1^\circ(T) = \exp\left(-\frac{\Delta_r G_1^\circ(T)}{R T}\right)

Avec R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}, T = 1300\text{ K} et \Delta_r G_1^\circ = -36{,}7\cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} :

\begin{aligned} -\frac{\Delta_r G_1^\circ(T)}{R T} &= \frac{36{,}7\cdot 10^3}{8{,}31 \times 1300} \simeq 3{,}40 \\ K_1^\circ(1300\text{ K}) &= \exp(3{,}40) \simeq 30 \end{aligned}
\boxed{K_1^\circ(1300\text{ K}) \simeq 30}

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Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : variance, déplacement d'équilibre

Déterminer le nombre de degrés de liberté de l'équilibre chimique associé à la réaction (1) en justifiant la réponse. Quel serait l'effet d'une hausse de la température sur l'équilibre de la réaction (1) ? Pourquoi ne travaille-t-on pas à une température plus élevée ?

Voir l'indice

Appliquer la règle des phases de Gibbs v = c + 2 - \varphi en dénombrant soigneusement le nombre de constituants indépendants et le nombre de phases (solides non miscibles et phase gaz).

Voir la stratégie
  1. Appliquer la règle des phases de Gibbs pour déterminer la variance v, en veillant à dénombrer correctement les phases solides pures distinctes.
  2. Exploiter le signe de l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H_1^\circ trouvé en Q32 via la loi de modération de Le Chatelier ou la loi de van 't Hoff.
  3. Analyser l'objectif du procédé énoncé par le texte (réduction sélective de \mathrm{FeO} sans altérer \mathrm{TiO_2}) ainsi que les aspects thermiques et énergétiques.
Voir la réponse courte

Calcul de la variance v = 1, loi de Van 't Hoff pour l'effet de T et contraintes expérimentales de fusion/coût énergétique.

Voir le corrigé complet

1. Nombre de degrés de liberté (variance)

La variance d'un système physico-chimique à l'équilibre s'exprime par la règle de Gibbs :

v = N - r - k + 2 - \varphi

où :

  • N = 4 espèces chimiques (\mathrm{C(s)}, \mathrm{FeO(s)}, \mathrm{CO(g)}, \mathrm{Fe(s)}) ;
  • r = 1 réaction chimique (réaction (1)) ;
  • k = 0 contrainte de composition imposée initialement ;
  • \varphi = 4 phases : les trois solides purs constituent chacun une phase distincte (non miscibles entre eux), et le gaz \mathrm{CO(g)} forme une phase gazeuse unique.

On obtient ainsi :

v = 4 - 1 - 0 + 2 - 4 = 1
\boxed{v = 1}

Justification physique : À l'équilibre, l'activité de chaque solide pur vaut 1, d'où :

K_1^\circ(T) = \frac{P_{\mathrm{CO}}}{P^\circ}

Le gaz n'étant constitué que de \mathrm{CO}, la pression totale est P = P_{\mathrm{CO}} = P^\circ K_1^\circ(T). La donnée d'une seule variable intensive (T) fixe entièrement l'autre variable d'état (P). Le système est donc monovariant.

2. Effet d'une hausse de la température

D'après le résultat de la question Q32, la réaction (1) est endothermique :

\Delta_r H_1^\circ = +161{,}5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} > 0

D'après la loi de van 't Hoff :

\frac{\mathrm{d}\ln K_1^\circ}{\mathrm{d}T} = \frac{\Delta_r H_1^\circ}{R T^2} > 0

La constante d'équilibre K_1^\circ croît donc avec la température.

Selon le principe de modération de Le Chatelier, une hausse de température à pression fixée déplace l'équilibre dans le sens endothermique, c'est-à-dire dans le sens direct (formation de \mathrm{Fe(s)} et de \mathrm{CO(g)}).

3. Choix de ne pas travailler à une température plus élevée

On ne travaille pas à une température plus élevée pour deux raisons essentielles :

  • La sélectivité chimique : l'objectif de la carbothermie est de réduire exclusivement l'oxyde de fer tout en préservant le rutile \mathrm{TiO_2}. La réduction de \mathrm{TiO_2} par le carbone (réaction (2)), ayant également une variation d'entropie positive due à la création d'un gaz, est endothermique : une élévation excessive de la température rendrait cette réaction concurrente thermodynamiquement favorable, altérant ainsi le dioxyde de titane recherché.
  • Le coût énergétique et les contraintes techniques : chauffer à plus haute température augmente la consommation énergétique et fragilise les réacteurs industriels, d'autant plus que l'oxyde de fer commence à fondre à T_f(\mathrm{FeO}) = 1377\ ^\circ\mathrm{C} \approx 1650\text{ K}.

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : constante d'équilibre, faisabilité thermodynamique

Calculer la constante d'équilibre à la température pour la réaction (2) en appliquant le même raisonnement que précédemment. Conclure sur la pertinence du mode opératoire.

Voir l'indice

Reprendre les calculs de \Delta_r H^\circ, \Delta_r S^\circ et \Delta_r G^\circ pour la réaction (2) et comparer sa constante d'équilibre à celle de la réaction (1).

Voir la stratégie
  1. Calculer l'enthalpie standard de la réaction (2) à l'aide de la loi de Hess et des grandeurs standard de formation à 298\text{ K}.
  2. Calculer l'entropie standard de la réaction (2) à l'aide des entropies molaires standard absolues à 298\text{ K}.
  3. En déduire l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G_2^\circ(1300\text{ K}) dans l'approximation d'Ellingham, puis la constante d'équilibre K_2^\circ(1300\text{ K}).
  4. Conclure sur la pertinence du procédé en comparant K_1^\circ et K_2^\circ.
Voir la réponse courte

Calcul de K_2^\circ(1300\text{ K}) : valeur très faible montrant que \mathrm{TiO_2} n'est pas réduit par le carbone dans ces conditions.

Voir le corrigé complet

La réaction (2) s'écrit :

\mathrm{C(s)} + \frac{1}{2}\,\mathrm{TiO_2(s)} = \mathrm{CO(g)} + \frac{1}{2}\,\mathrm{Ti(s)}

Enthalpie standard de la réaction (2) D'après la loi de Hess :

\begin{aligned} \Delta_r H_2^\circ &= \Delta_f H^\circ(\mathrm{CO(g)}) + \frac{1}{2}\Delta_f H^\circ(\mathrm{Ti(s)}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{C(s)}) - \frac{1}{2}\Delta_f H^\circ(\mathrm{TiO_2(s)}) \\ &= -110{,}5 + 0 - 0 - \frac{1}{2}(-944) \\ &= +361{,}5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

Entropie standard de la réaction (2) L'entropie standard de réaction s'exprime par :

\begin{aligned} \Delta_r S_2^\circ &= S^\circ(\mathrm{CO(g)}) + \frac{1}{2}S^\circ(\mathrm{Ti(s)}) - S^\circ(\mathrm{C(s)}) - \frac{1}{2}S^\circ(\mathrm{TiO_2(s)}) \\ &= 197{,}7 + \frac{1}{2}(30{,}7) - 5{,}74 - \frac{1}{2}(50{,}6) \\ &= 197{,}7 + 15{,}35 - 5{,}74 - 25{,}3 \\ &= +182{,}0\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

Enthalpie libre standard et constante d'équilibre à T = 1300\text{ K} Dans l'approximation d'Ellingham (les réactifs et produits étant solides ou gazeux à 1300\text{ K}, température inférieure à leurs températures de fusion) :

\begin{aligned} \Delta_r G_2^\circ(T) &= \Delta_r H_2^\circ - T\,\Delta_r S_2^\circ \\ \Delta_r G_2^\circ(1300\text{ K}) &= 361{,}5\cdot 10^3 - 1300 \times 182{,}0 \\ &= 361{,}5\cdot 10^3 - 236{,}6\cdot 10^3 \\ &= +124{,}9\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

La constante d'équilibre associée est donnée par la relation de van 't Hoff :

K_2^\circ(1300\text{ K}) = \exp\left(-\frac{\Delta_r G_2^\circ(1300\text{ K})}{R T}\right)

Numériquement, avec R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} et R T = 8{,}31 \times 1300 = 10\,803\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} :

-\frac{\Delta_r G_2^\circ(1300\text{ K})}{R T} = -\frac{124{,}9\cdot 10^3}{10\,803} \simeq -11{,}56

d'où :

\boxed{K_2^\circ(1300\text{ K}) \simeq 9{,}5\cdot 10^{-6}}

Pertinence du mode opératoire À T = 1300\text{ K}, nous avons :

  • pour la réduction de l'oxyde de fer : K_1^\circ(1300\text{ K}) \simeq 30 > 1, ce qui favorise la réduction de \mathrm{FeO(s)} en \mathrm{Fe(s)} ;
  • pour la réduction du dioxyde de titane : K_2^\circ(1300\text{ K}) \simeq 9{,}5\cdot 10^{-6} \ll 1 \ll K_1^\circ, ce qui indique que la réduction de \mathrm{TiO_2(s)} par le carbone est thermodynamiquement très défavorisée.

Le mode opératoire est donc parfaitement pertinent : à cette température de 1300\text{ K}, la carbothermie permet de réduire sélectivement l'oxyde de fer \mathrm{FeO} présent dans l'ilménite sans altérer le dioxyde de titane \mathrm{TiO_2} (rutile), qui est ainsi conservé intact.

Résultat

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Partie II : Impédance électrique équivalente

II.1 · Expression de l'impédance électrique équivalente

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : impédance électrique, impédance motionnelle

En combinant les relations (E1) et (E2), montrer que le haut-parleur se comporte comme un dipôle d'impédance complexe appelée « impédance électrique équivalente ». On écrira sous la forme d'une somme d'une impédance complexe traduisant les phénomènes électriques et d'une impédance complexe traduisant les phénomènes mécaniques, avec :

On précisera en particulier les expressions des grandeurs suivantes : — la capacité équivalente traduisant l'inertie mécanique associée à la masse fictive ; — la résistance électrique équivalente traduisant le frottement fluide caractérisé par ; — l'inductance équivalente traduisant la force de rappel caractérisée par .

Voir l'indice

Exprimer \underline{V} en fonction de \underline{I} à l'aide de l'équation mécanique, puis reporter cette relation dans l'équation électrique pour factoriser par \underline{I} et identifier l'admittance motionnelle.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'amplitude complexe de la vitesse \underline{V} en fonction de l'intensité \underline{I} à partir de l'équation mécanique (E2).
  2. Injecter cette expression dans l'équation électrique (E1) pour faire apparaître le rapport \underline{Z} = \frac{\underline{E}}{\underline{I}}.
  3. Identifier l'impédance électrique bloquée \underline{Z_e} et l'impédance motionnelle \underline{Z_m}, puis identifier par identification terme à terme C_m^*, R_m et L_m.
Voir la réponse courte

Élimination de \underline{V} pour obtenir \underline{Z} = \underline{Z_e} + \underline{Z_m} et identification de C_m^*, R_m et L_m.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation mécanique (E2) établie à la question Q10 :

\left(\mathrm{j}\omega M_{ms}^* + R_{ms} + \frac{1}{\mathrm{j}\omega C_{ms}}\right) \underline{V} = B_0 \ell \, \underline{I}

d'où l'expression de l'amplitude complexe de la vitesse :

\underline{V} = \frac{B_0 \ell}{\mathrm{j}\omega M_{ms}^* + R_{ms} + \dfrac{1}{\mathrm{j}\omega C_{ms}}} \, \underline{I}.

D'après l'équation électrique (E1) issue de la question Q2 :

\underline{E} = (R_e + \mathrm{j} L_e \omega)\underline{I} + B_0 \ell \, \underline{V}.

En substituant l'expression de \underline{V}, il vient :

\begin{aligned} \underline{E} &= (R_e + \mathrm{j} L_e \omega)\underline{I} + \frac{(B_0 \ell)^2}{\mathrm{j}\omega M_{ms}^* + R_{ms} + \dfrac{1}{\mathrm{j}\omega C_{ms}}} \, \underline{I} \\ &= \left[ \underline{Z_e} + \underline{Z_m} \right] \underline{I} = \underline{Z} \, \underline{I}, \end{aligned}

ce qui montre que le haut-parleur se comporte vis-à-vis du générateur comme un dipôle linéaire d'impédance électrique équivalente \underline{Z} = \underline{Z_e} + \underline{Z_m}, où :

\underline{Z_e} = R_e + \mathrm{j} L_e \omega

représente l'impédance électrique propre (ou impédance bloquée, obtenue pour \underline{V} = 0), et \underline{Z_m} représente l'impédance motionnelle due au couplage électromécanique :

\underline{Z_m} = \frac{(B_0 \ell)^2}{\mathrm{j}\omega M_{ms}^* + R_{ms} + \dfrac{1}{\mathrm{j}\omega C_{ms}}} = \frac{1}{\mathrm{j}\omega \dfrac{M_{ms}^*}{(B_0 \ell)^2} + \dfrac{R_{ms}}{(B_0 \ell)^2} + \dfrac{1}{\mathrm{j}\omega (B_0 \ell)^2 C_{ms}}}.

Par identification avec la forme demandée :

\underline{Z_m} = \frac{1}{\mathrm{j}\omega C_m^* + \dfrac{1}{R_m} + \dfrac{1}{\mathrm{j}\omega L_m}},

on obtient les expressions des paramètres équivalents :

\boxed{C_m^* = \frac{M_{ms}^*}{(B_0 \ell)^2}}
\boxed{R_m = \frac{(B_0 \ell)^2}{R_{ms}}}
\boxed{L_m = (B_0 \ell)^2 C_{ms}}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
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Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : schéma électrique équivalent

En déduire le schéma électrique équivalent au haut-parleur en régime sinusoïdal forcé. On explicitera dans le schéma l'agencement des dipôles décrits par les grandeurs , , , et .

Voir l'indice

Traduire la structure de \underline{Z} = \underline{Z_e} + \underline{Z_m} par la mise en série de l'impédance électrique bloquée et de l'impédance motionnelle formée par l'association en parallèle de R_m, L_m et C_m^*.

Voir la stratégie
  1. Interpréter la somme des impédances \underline{Z} = \underline{Z_e} + \underline{Z_m} comme une mise en série du bloc électrique \underline{Z_e} et du bloc mécanique ramené \underline{Z_m}.
  2. Identifier la constitution interne de chaque bloc : addition d'impédances pour \underline{Z_e} (dipôles en série), addition d'admittances pour \underline{Z_m} (dipôles en parallèle).
Voir la réponse courte

Schéma avec la branche électrique (R_e, L_e) en série avec le circuit bouchon RLC parallèle représentant l'impédance motionnelle.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question précédente (Q11), l'impédance complexe totale vue des bornes du haut-parleur s'écrit :

\underline{Z} = \underline{Z_e} + \underline{Z_m}

Cette somme traduit l'association en série de deux sous-dipôles :

  • Le dipôle électrique bloqué \underline{Z_e} = R_e + \mathrm{j} L_e \omega, constitué de l'association en série du conducteur ohmique de résistance R_e et de la bobine d'inductance propre L_e.
  • Le dipôle motionnel (ou mécanique ramené) d'impédance \underline{Z_m}, dont l'admittance s'écrit :

    \underline{Y_m} = \frac{1}{\underline{Z_m}} = \mathrm{j}\omega C_m^* + \frac{1}{R_m} + \frac{1}{\mathrm{j}\omega L_m}

    Cette somme d'admittances traduit l'association en parallèle de trois dipôles :

    • un condensateur de capacité équivalente C_m^*,
    • un conducteur ohmique de résistance équivalente R_m,
    • une bobine d'inductance équivalente L_m.

On en déduit le schéma électrique équivalent représenté ci-dessous :

Question déjà tombée ailleurs

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II.2 · Étude de l'impédance électrique équivalente

Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
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Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : impédance complexe, ordre de grandeur

Compte tenu des valeurs numériques données dans la figure 1, que pensez-vous de la validité de cette approximation consistant à négliger la contribution de dans ?

Voir l'indice

Évaluer numériquement la réactance L_e\omega à la fréquence maximale f = 100\text{ Hz} et la comparer à la résistance électrique R_e.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition quantitative pour que le terme inductif soit négligeable devant le terme résistif dans \underline{Z_e} = R_e + \mathrm{j}L_e\omega.
  2. Évaluer numériquement la réactance inductive maximale sur la plage de fréquences considérée (f \le 100\text{ Hz}) à l'aide des données de la figure 1.
  3. Discuter la validité de l'approximation sur le module de \underline{Z_e} et au voisinage de la résonance mécanique f_s = 33\text{ Hz}.
Voir la réponse courte

Comparaison de L_e\omega à R_e dans la bande passante BF : l'inductance L_e est bien négligeable aux basses fréquences.

Voir le corrigé complet

L'impédance électrique propre (ou bloquée) du haut-parleur s'écrit :

\underline{Z_e} = R_e + \mathrm{j} L_e \omega.

Négliger la contribution de l'inductance L_e devant la résistance R_e revient à supposer que la réactance inductive est négligeable devant la résistance, soit :

L_e \omega \ll R_e.

D'après le tableau de la figure 1, les paramètres sont :

  • R_e = 2{,}9\ \Omega ;
  • L_e = 1{,}83\text{ mH} = 1{,}83 \times 10^{-3}\text{ H} (valeur à 1\text{ kHz}).

Pour la fréquence maximale considérée de la plage, f = 100\text{ Hz} :

\begin{aligned} L_e \omega_{\max} &= L_e \cdot 2\pi f_{\max} \\ &= 1{,}83 \times 10^{-3} \times 2\pi \times 100 \\ &\simeq 1{,}15\ \Omega. \end{aligned}

Comparons cette valeur à R_e :

  • En valeur brute, à 100\text{ Hz}, le terme L_e \omega_{\max} \simeq 1{,}15\ \Omega représente environ 40\,\% de R_e = 2{,}9\ \Omega, ce qui n'est pas strictement négligeable au sens usuel.
  • Néanmoins, ces deux termes intervenant en quadrature de phase dans \underline{Z_e}, le module de l'impédance bloquée vaut :

    |\underline{Z_e}| = \sqrt{R_e^2 + (L_e\omega)^2} = \sqrt{2{,}9^2 + 1{,}15^2} \simeq 3{,}12\ \Omega.

    L'écart relatif sur le module n'est que de :

    \frac{|\underline{Z_e}| - R_e}{R_e} \simeq \frac{3{,}12 - 2{,}9}{2{,}9} \simeq 7{,}6\,\%.
  • De plus, l'étude porte principalement sur le comportement au voisinage de la fréquence de résonance mécanique f_s = 33\text{ Hz} (donnée figure 1). À cette fréquence :

    L_e \omega_s = 1{,}83 \times 10^{-3} \times 2\pi \times 33 \simeq 0{,}38\ \Omega,

    soit seulement 13\,\% de R_e, conduisant à un écart sur le module inférieur à 1\,\%.

\boxed{\text{L'approximation consistant à négliger } L_e \text{ est très satisfaisante au voisinage de } f_s \text{ et reste acceptable jusqu'à } 100\text{ Hz.}}

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
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Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : facteur de qualité, pulsation propre

Exprimer sous la forme :

où est la pulsation associée à la fréquence apparaissant dans l'extrait de notice de la figure 1 et est appelée pulsation de résonance mécanique. On précisera les expressions de et en fonction de , et .

Voir l'indice

Identifier la pulsation propre \omega_s et le facteur de qualité Q_{ms} d'un circuit antirésonant RLC parallèle à partir de l'expression du dénominateur de \underline{Z_m}.

Voir la stratégie
  1. Utiliser l'approximation établie à la question Q13 consistant à négliger la contribution inductive L_e \omega devant R_e à basse fréquence (f < 100\text{ Hz}), de sorte que \underline{Z_e} \simeq R_e.
  2. Partir de l'expression de l'impédance motionnelle \underline{Z_m} issue de la question Q11 (circuit R_m-L_m-C_m^* en parallèle).
  3. Factoriser par la conductance 1/R_m au dénominateur et identifier les termes avec la forme canonique de la résonance d'un dipôle RLC parallèle pour obtenir \omega_s et Q_{ms}.
Voir la réponse courte

Mise sous forme canonique de l'impédance RLC parallèle avec \omega_s = 1/\sqrt{L_m C_m^*} et Q_{ms} = R_m\sqrt{C_m^*/L_m}.

Voir le corrigé complet

Pour les fréquences inférieures à 100\text{ Hz}, on a montré en Q13 que l'inductance propre L_e a une contribution négligeable, d'où :

\underline{Z_e} \simeq R_e

L'impédance électrique totale s'écrit alors :

\underline{Z} = \underline{Z_e} + \underline{Z_m} \simeq R_e + \underline{Z_m}

D'après l'expression de \underline{Z_m} obtenue à la question Q11 :

\underline{Z_m} = \frac{1}{\mathrm{j}\omega C_m^* + \dfrac{1}{R_m} + \dfrac{1}{\mathrm{j}\omega L_m}} = \frac{R_m}{1 + \mathrm{j} R_m \left(\omega C_m^* - \dfrac{1}{\omega L_m}\right)}

On cherche à mettre le dénominateur sous la forme canonique 1 + \mathrm{j} Q_{ms}\left(\dfrac{\omega}{\omega_s} - \dfrac{\omega_s}{\omega}\right), ce qui conduit par identification à :

\begin{aligned} Q_{ms} \left(\frac{\omega}{\omega_s} - \frac{\omega_s}{\omega}\right) &= R_m \left(\omega C_m^* - \frac{1}{\omega L_m}\right) \end{aligned}

Cette égalité devant être vérifiée pour toute pulsation \omega, on identifie terme à terme les facteurs en \omega et en 1/\omega :

\begin{aligned} \frac{Q_{ms}}{\omega_s} &= R_m C_m^* \\ Q_{ms} \omega_s &= \frac{R_m}{L_m} \end{aligned}

En effectuant le rapport puis le produit membre à membre de ces deux relations, on obtient :

\begin{aligned} \omega_s^2 &= \frac{Q_{ms} \omega_s}{Q_{ms} / \omega_s} = \frac{R_m / L_m}{R_m C_m^*} = \frac{1}{L_m C_m^*} \\ Q_{ms}^2 &= \left(\frac{Q_{ms}}{\omega_s}\right) (Q_{ms} \omega_s) = (R_m C_m^*) \left(\frac{R_m}{L_m}\right) = R_m^2 \frac{C_m^*}{L_m} \end{aligned}

Comme \omega_s > 0 et Q_{ms} > 0, il vient :

\boxed{\omega_s = \frac{1}{\sqrt{L_m C_m^*}}}
\boxed{Q_{ms} = R_m \sqrt{\frac{C_m^*}{L_m}} = R_m C_m^* \omega_s = \frac{R_m}{L_m \omega_s}}

L'impédance électrique totale s'écrit donc bien :

\boxed{\underline{Z} = R_e + \frac{R_m}{1 + \mathrm{j} Q_{ms} \left(\dfrac{\omega}{\omega_s} - \dfrac{\omega_s}{\omega}\right)}}

Résultat

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Question 15

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
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Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : partie réelle et imaginaire, impédance complexe

En déduire les expressions des parties réelle et imaginaire de l'impédance complexe en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Multiplier numérateur et dénominateur du terme motionnel par son complexe conjugué pour séparer rigoureusement la partie réelle et la partie imaginaire de \underline{Z}.

Voir la réponse courte

Multiplication par le conjugué pour expliciter \text{Re}\,\underline{Z} = R_e + \frac{R_m}{1+\alpha^2} et \text{Im}\,\underline{Z} = -\frac{R_m\alpha}{1+\alpha^2}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q14, l'impédance complexe du haut-parleur s'écrit :

\underline{Z} = R_e + \frac{R_m}{1 + \mathrm{j} Q_{ms} \left(\frac{\omega}{\omega_s} - \frac{\omega_s}{\omega}\right)}

En multipliant le numérateur et le dénominateur du second terme par le complexe conjugué du dénominateur, il vient :

\begin{aligned} \underline{Z} &= R_e + \frac{R_m \left[1 - \mathrm{j} Q_{ms} \left(\frac{\omega}{\omega_s} - \frac{\omega_s}{\omega}\right)\right]}{\left[1 + \mathrm{j} Q_{ms} \left(\frac{\omega}{\omega_s} - \frac{\omega_s}{\omega}\right)\right]\left[1 - \mathrm{j} Q_{ms} \left(\frac{\omega}{\omega_s} - \frac{\omega_s}{\omega}\right)\right]} \\ &= R_e + \frac{R_m}{1 + Q_{ms}^2 \left(\frac{\omega}{\omega_s} - \frac{\omega_s}{\omega}\right)^2} - \mathrm{j} \, \frac{R_m Q_{ms} \left(\frac{\omega}{\omega_s} - \frac{\omega_s}{\omega}\right)}{1 + Q_{ms}^2 \left(\frac{\omega}{\omega_s} - \frac{\omega_s}{\omega}\right)^2} \end{aligned}

On identifie directement la partie réelle et la partie imaginaire de \underline{Z} :

\boxed{\operatorname{Re}\underline{Z} = R_e + \frac{R_m}{1 + Q_{ms}^2 \left(\frac{\omega}{\omega_s} - \frac{\omega_s}{\omega}\right)^2}}
\boxed{\operatorname{Im}\underline{Z} = - \frac{R_m Q_{ms} \left(\frac{\omega}{\omega_s} - \frac{\omega_s}{\omega}\right)}{1 + Q_{ms}^2 \left(\frac{\omega}{\omega_s} - \frac{\omega_s}{\omega}\right)^2}}

Résultat

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Question 16

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
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Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : résonance, extremum

Montrer que présente un maximum pour une pulsation . Préciser les expressions de et de . Que vaut ?

Voir l'indice

Analyser les variations du dénominateur de \operatorname{Re}(\underline{Z}) en fonction de \omega, qui est minimal lorsque le terme réactif s'annule.

Voir la stratégie

Pour maximiser \operatorname{Re}\underline{Z}(\omega), il suffit de chercher le minimum du dénominateur du terme motionnel, sans nécessairement dériver : la positivité du terme quadratique permet une détermination directe et rigoureuse du maximum.

Voir la réponse courte

Le maximum de \text{Re}\,\underline{Z} est atteint pour \alpha = 0, soit \omega_{\max} = \omega_s, où (\text{Re}\,\underline{Z})_{\max} = R_e + R_m et \text{Im}\,\underline{Z} = 0.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q15, la partie réelle de l'impédance s'écrit :

\operatorname{Re}\underline{Z}(\omega) = R_e + \frac{R_m}{1 + Q_{ms}^2 \left(\dfrac{\omega}{\omega_s} - \dfrac{\omega_s}{\omega}\right)^2}

Le terme quadratique \left(\dfrac{\omega}{\omega_s} - \dfrac{\omega_s}{\omega}\right)^2 est toujours positif ou nul. Par conséquent, pour tout \omega > 0 :

1 + Q_{ms}^2 \left(\dfrac{\omega}{\omega_s} - \dfrac{\omega_s}{\omega}\right)^2 \ge 1

avec égalité si et seulement si :

\frac{\omega}{\omega_s} - \frac{\omega_s}{\omega} = 0 \iff \omega^2 = \omega_s^2

Comme la pulsation est strictement positive (\omega > 0 et \omega_s > 0), cette condition est vérifiée pour une unique pulsation \omega_{\max} :

\boxed{\omega_{\max} = \omega_s}

Le dénominateur atteignant alors sa valeur minimale (1), la partie réelle \operatorname{Re}\underline{Z} est maximale en cette pulsation et vaut :

\boxed{(\operatorname{Re}\underline{Z})_{\max} = R_e + R_m}

Enfin, en reportant \omega = \omega_s dans l'expression de la partie imaginaire obtenue à la question Q15 :

\operatorname{Im}\underline{Z}(\omega_s) = - \frac{R_m Q_{ms} \left(\dfrac{\omega_s}{\omega_s} - \dfrac{\omega_s}{\omega_s}\right)}{1 + Q_{ms}^2 \left(\dfrac{\omega_s}{\omega_s} - \dfrac{\omega_s}{\omega_s}\right)^2}

le numérateur s'annule, ce qui conduit immédiatement à :

\boxed{\operatorname{Im}\underline{Z}(\omega_{\max}) = 0}

Résultat

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Question 17

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : bande passante, facteur de qualité

On pose . Exprimer en fonction de . Montrer que présente deux extrema. En déduire que présente deux extrema pour les pulsations et , avec . Préciser les expressions de et . En déduire que .

Voir l'indice

Dériver \operatorname{Im}(\underline{Z})(\alpha) par rapport à \alpha pour trouver les deux extrema symétriques \alpha = \pm 1, puis résoudre l'équation du second degré en pulsation associée.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \operatorname{Im}\underline{Z} à l'aide de la variable réduite \alpha à partir du résultat de la question précédente (Q15).
  2. Dériver par rapport à \alpha pour trouver les extrema de \operatorname{Im}\underline{Z}(\alpha).
  3. Justifier le lien direct avec les extrema en pulsation \omega par la stricte monotonie de la fonction \omega \mapsto \alpha(\omega), résoudre les équations du second degré associées pour obtenir \omega_1 et \omega_2, puis en déduire la relation sur Q_{ms}.
Voir la réponse courte

Dérivation par rapport à \alpha, recherche des extrema en \alpha = \pm 1 et relation classique Q_{ms} = \frac{\omega_s}{\omega_2 - \omega_1}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q15, la partie imaginaire de \underline{Z} s'écrit :

\operatorname{Im}\underline{Z} = - \frac{R_m Q_{ms} \left(\dfrac{\omega}{\omega_s} - \dfrac{\omega_s}{\omega}\right)}{1 + Q_{ms}^2 \left(\dfrac{\omega}{\omega_s} - \dfrac{\omega_s}{\omega}\right)^2}

En introduisant \alpha = Q_{ms} \left( \dfrac{\omega}{\omega_s} - \dfrac{\omega_s}{\omega} \right), on obtient directement :

\boxed{\operatorname{Im}\underline{Z}(\alpha) = - \frac{R_m\,\alpha}{1 + \alpha^2}}

Étudions les extrema de la fonction \alpha \mapsto \operatorname{Im}\underline{Z}(\alpha) en dérivant par rapport à \alpha :

\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}(\operatorname{Im}\underline{Z})}{\mathrm{d}\alpha} &= - R_m \frac{1 \cdot (1+\alpha^2) - \alpha \cdot (2\alpha)}{(1+\alpha^2)^2} \\ &= R_m \frac{\alpha^2 - 1}{(1+\alpha^2)^2} \end{aligned}

Cette dérivée s'annule en changeant de signe pour \alpha = -1 et \alpha = 1 :

  • pour \alpha = -1 : \operatorname{Im}\underline{Z} admet un maximum local valant \dfrac{R_m}{2} ;
  • pour \alpha = +1 : \operatorname{Im}\underline{Z} admet un minimum local valant -\dfrac{R_m}{2}.

La fonction \operatorname{Im}\underline{Z}(\alpha) présente donc bien deux extrema.

La fonction \omega \mapsto \alpha(\omega) est dérivable sur ]0, +\infty[ et :

\frac{\mathrm{d}\alpha}{\mathrm{d}\omega} = Q_{ms}\left( \frac{1}{\omega_s} + \frac{\omega_s}{\omega^2} \right) > 0

Elle réalise donc une bijection strictement croissante de ]0, +\infty[ sur \mathbb{R}. Par conséquent, \operatorname{Im}\underline{Z}(\omega) présente exactement deux extrema aux pulsations \omega_1 et \omega_2 (avec \omega_2 > \omega_1) correspondant respectivement à :

\alpha(\omega_1) = -1 \quad \text{et} \quad \alpha(\omega_2) = +1

Pour déterminer ces pulsations, résolvons l'équation \alpha(\omega) = \pm 1, soit :

\frac{\omega}{\omega_s} - \frac{\omega_s}{\omega} = \frac{\pm 1}{Q_{ms}} \iff \left(\frac{\omega}{\omega_s}\right)^2 \mp \frac{1}{Q_{ms}}\left(\frac{\omega}{\omega_s}\right) - 1 = 0

En ne retenant que les racines strictement positives :

\begin{aligned} \text{Pour } \alpha = -1 : \quad \omega_1 &= \omega_s \left( \sqrt{1 + \frac{1}{4Q_{ms}^2}} - \frac{1}{2Q_{ms}} \right) \\ \text{Pour } \alpha = +1 : \quad \omega_2 &= \omega_s \left( \sqrt{1 + \frac{1}{4Q_{ms}^2}} + \frac{1}{2Q_{ms}} \right) \end{aligned}

On a bien \omega_2 > \omega_1 et les expressions encadrées :

\boxed{\omega_1 = \omega_s \left( \sqrt{1 + \frac{1}{4Q_{ms}^2}} - \frac{1}{2Q_{ms}} \right) \quad \text{et} \quad \omega_2 = \omega_s \left( \sqrt{1 + \frac{1}{4Q_{ms}^2}} + \frac{1}{2Q_{ms}} \right)}

Calculons enfin la différence \omega_2 - \omega_1 :

\omega_2 - \omega_1 = \omega_s \left( \frac{1}{2Q_{ms}} - \left(-\frac{1}{2Q_{ms}}\right) \right) = \frac{\omega_s}{Q_{ms}}

On en déduit immédiatement :

\boxed{Q_{ms} = \frac{\omega_s}{\omega_2 - \omega_1}}

Résultat

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II.1 · Expression de l'impédance électrique équivalente

Question 37

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : maille cfc, projection cotée

Compléter, sur les Figures D et E du cahier-réponses, la maille élémentaire de en perspective puis en projection cotée sur un plan de face.

Voir l'indice

Représenter le cube avec les atomes de titane aux sommets et aux centres des faces, puis positionner les atomes d'azote aux milieux des arêtes et au centre de la maille.

Voir la stratégie
  1. Identifier la position des deux types d'atomes à partir de la structure de type \mathrm{NaCl} :

    • les atomes de titane \mathrm{Ti} forment un sous-réseau cubique à faces centrées (CFC) ;
    • les atomes d'azote \mathrm{N} occupent l'ensemble des sites interstitiels octaédriques (milieux des arêtes et centre du cube).
  2. Représenter la maille conventionnelle en perspective cavalière avec une légende claire distinguant \mathrm{Ti} et \mathrm{N}.
  3. Établir la projection cotée sur un plan de face (par exemple le plan horizontal (xOy) le long de l'axe Oz, les cotes z étant exprimées en fraction du paramètre de maille a : 0, 1/2 et 1).
Voir la réponse courte

Dessin du réseau CFC de Ti avec les atomes de N occupant tous les sites octaédriques (structure type NaCl).

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, le nitrure de titane \mathrm{NTi} adopte une structure de type chlorure de sodium \mathrm{NaCl} :

  • Les atomes de titane \mathrm{Ti} occupent les positions d'un réseau cubique à faces centrées (CFC) :

    • les 8 sommets du cube ;
    • les 6 centres des faces.
  • Les atomes d'azote \mathrm{N} occupent la totalité des sites octaédriques :

    • les milieux des 12 arêtes du cube ;
    • le centre de la maille.

Représentation en perspective (Figure D)

Projection cotée sur une face (Figure E) On projette la maille élémentaire sur le plan de face (xOy), les cotes suivant z étant données en unités du paramètre de maille a (0, 1/2, 1) :

  • Aux sommets du carré (0,0), (a,0), (0,a), (a,a) :

    • des atomes de titane \mathrm{Ti} aux cotes 0 et 1 (sommets de la maille) ;
    • un atome d'azote \mathrm{N} à la cote 1/2 (milieu de l'arête verticale).
  • Aux milieux des côtés du carré (a/2,0), (0,a/2), (a,a/2), (a/2,a) :

    • des atomes d'azote \mathrm{N} aux cotes 0 et 1 (milieux des arêtes horizontales) ;
    • un atome de titane \mathrm{Ti} à la cote 1/2 (centre des faces latérales).
  • Au centre du carré (a/2,a/2) :

    • des atomes de titane \mathrm{Ti} aux cotes 0 et 1 (centres des faces inférieure et supérieure) ;
    • un atome d'azote \mathrm{N} à la cote 1/2 (centre de la maille).

Question déjà tombée ailleurs

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Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : population d'une maille, stœchiométrie

Déterminer la population en explicitant le calcul et vérifier la stœchiométrie du nitrure de titane.

Voir l'indice

Compter les contributions partielles des sommets (1/8), faces (1/2), arêtes (1/4) et centre (1) pour chaque type d'atome.

Voir la stratégie

Pour déterminer la population de chaque espèce par maille, on recense les positions occupées et on applique le facteur de partage associé à chaque site :

  1. Les atomes de titane \mathrm{Ti} forment un réseau cubique à faces centrées (sommets et centres des faces).
  2. Les atomes d'azote \mathrm{N} occupent l'ensemble des sites octaédriques (milieux des arêtes et centre de la maille).
  3. On compare le rapport des populations obtenues à la formule stœchiométrique \mathrm{NTi}.
Voir la réponse courte

Calcul des multiplicités : 4 atomes de Ti et 4 atomes de N par maille, soit une stœchiométrie 1:1 (\mathrm{TiN}).

Voir le corrigé complet

1. Population en atomes de titane N(\mathrm{Ti}) :

Les atomes de titane occupent les positions du réseau CFC :

  • les 8 sommets du cube, partagés chacun entre 8 mailles contiguës (contribution de \frac{1}{8}) ;
  • les centres des 6 faces du cube, partagés chacun entre 2 mailles (contribution de \frac{1}{2}).

Le nombre d'atomes de titane propres à la maille élémentaire est donc :

\begin{aligned} N(\mathrm{Ti}) &= 8 \times \frac{1}{8} + 6 \times \frac{1}{2} \\ N(\mathrm{Ti}) &= 1 + 3 = 4 \end{aligned}

2. Population en atomes d'azote N(\mathrm{N}) :

Les atomes d'azote occupent la totalité des sites octaédriques du réseau CFC :

  • les milieux des 12 arêtes du cube, partagés chacun entre 4 mailles (contribution de \frac{1}{4}) ;
  • le centre du cube, totalement intérieur à la maille (contribution de 1).

Le nombre d'atomes d'azote propres à la maille élémentaire est donc :

\begin{aligned} N(\mathrm{N}) &= 12 \times \frac{1}{4} + 1 \times 1 \\ N(\mathrm{N}) &= 3 + 1 = 4 \end{aligned}

3. Vérification de la stœchiométrie :

La maille contient 4 atomes de titane et 4 atomes d'azote, soit Z = 4 motifs formulaires \mathrm{NTi}. Le rapport des populations vaut :

\frac{N(\mathrm{N})}{N(\mathrm{Ti})} = \frac{4}{4} = 1

Ce résultat confirme bien la formule brute et la stœchiométrie 1:1 du nitrure de titane \mathrm{NTi}.

\boxed{N(\mathrm{Ti}) = 4 \quad \text{et} \quad N(\mathrm{N}) = 4 \quad \text{soit 4 motifs } \mathrm{NTi} \text{ par maille}}

Résultat

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Question 39

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : masse volumique, paramètre de maille

La masse volumique du nitrure de titane est . Exprimer puis calculer le paramètre de la maille, .

Voir l'indice

Écrire l'expression de la masse volumique \rho = \frac{Z\,M}{\mathscr{N}_A\,a^3} pour isoler et calculer numériquement l'arête du cube a.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la masse volumique \rho comme le rapport de la masse contenue dans la maille élémentaire sur le volume V = a^3 de cette maille cubique, en utilisant la population de Z = 4 motifs formulaires par maille établie à la question Q38.
  2. Isoler le paramètre de maille a sous forme littérale.
  3. Réaliser l'application numérique en veillant à la cohérence des unités pour obtenir a en mètres, nanomètres ou picomètres.
Voir la réponse courte

Expression \rho = \frac{4(M_{\text{Ti}} + M_{\text{N}})}{N_A a^3}, d'où a = \left(\frac{4 M_{\text{tot}}}{N_A \rho}\right)^{1/3} \simeq 424\text{ pm}.

Voir le corrigé complet

La maille élémentaire est un cube d'arête a, donc de volume V = a^3.

D'après la question Q38, la maille contient Z = 4 groupements formulaires \mathrm{NTi}. La masse de la maille est donc :

m_{\text{maille}} = \frac{Z \, M(\mathrm{NTi})}{\mathscr{N}_A}

Par définition, la masse volumique \rho du cristal s'exprime par :

\rho = \frac{m_{\text{maille}}}{V} = \frac{Z \, M(\mathrm{NTi})}{\mathscr{N}_A \, a^3}

On en déduit l'expression littérale du paramètre de maille a :

\boxed{a = \left(\frac{Z \, M(\mathrm{NTi})}{\mathscr{N}_A \, \rho}\right)^{1/3}}

Application numérique :

  • Z = 4
  • M(\mathrm{NTi}) = 61{,}9\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
  • \mathscr{N}_A = 6{,}02 \cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1}
  • \rho = 5{,}24\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} = 5{,}24 \cdot 10^6\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} = 5{,}24 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}

En travaillant en unités usuelles de cristallographie avec \rho en \text{g}\cdot\text{cm}^{-3} :

\begin{aligned} a^3 &= \frac{4 \times 61{,}9}{6{,}02 \cdot 10^{23} \times 5{,}24} \\ a^3 &\simeq 7{,}85 \cdot 10^{-23}\text{ cm}^3 = 78{,}5 \cdot 10^{-24}\text{ cm}^3 \\ a &= (78{,}5)^{1/3} \cdot 10^{-8}\text{ cm} \simeq 4{,}28 \cdot 10^{-8}\text{ cm} \end{aligned}

Soit, avec trois chiffres significatifs :

\boxed{a = 4{,}28 \cdot 10^{-10}\text{ m} = 428\text{ pm}}

Résultat

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Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : contact stérique, rayon atomique

Exprimer le rayon de l'atome de titane en fonction du paramètre de maille. Faire l'application numérique.

Voir l'indice

Considérer le contact tangentiel entre sphères d'atomes de titane le long d'une diagonale de face de la maille élémentaire.

Voir la stratégie
  1. Identifier la condition géométrique de contact pour le réseau hôte cubique à faces centrées (CFC) formé par les atomes de titane.
  2. Exprimer le rayon atomique R(\mathrm{Ti}) en fonction du paramètre de maille a.
  3. Effectuer l'application numérique avec la valeur de a trouvée à la question Q39.
Voir la réponse courte

Contact sur l'arête ou sur la diagonale selon le modèle de sphères dures pour déduire R_{\text{Ti}}.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle des sphères dures, on considère dans un premier temps le sous-réseau cubique à faces centrées (CFC) formé par les atomes de titane. Dans ce réseau, le contact entre atomes s'effectue le long de la diagonale d'une face du cube.

La longueur de la diagonale d'une face de côté a vaut d = a\sqrt{2}. Elle relie deux atomes situés aux sommets et traverse l'atome situé au centre de la face, ce qui donne la condition de tangence :

4 R(\mathrm{Ti}) = a\sqrt{2}

On en déduit l'expression du rayon de l'atome de titane :

\boxed{R(\mathrm{Ti}) = \frac{a\sqrt{2}}{4}}

Application numérique :

Avec a \simeq 428\text{ pm} (obtenu à la question Q39) :

\begin{aligned} R(\mathrm{Ti}) &= \frac{428\times 10^{-12} \times \sqrt{2}}{4} \simeq 151\times 10^{-12}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{R(\mathrm{Ti}) \simeq 151\text{ pm}}

Résultat

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en PCSI

Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie

Notions : site octaédrique, habitabilité

Exprimer le rayon d'un site octaédrique en fonction du paramètre de maille. Vérifier l'habitabilité pour l'atome d'azote.

Voir l'indice

Écrire la condition géométrique sur une arête de la maille reliant deux sommets et un site octaédrique : a = 2R(\mathrm{Ti}) + 2R_o, puis comparer R_o à R(\mathrm{N}).

Voir la stratégie
  1. Exprimer la condition de contact le long d'une arête du réseau cubique à faces centrées (CFC) entre les atomes de titane situés aux sommets et la sphère de rayon maximal R_o logée dans le site octaédrique au milieu de l'arête.
  2. Utiliser l'expression du rayon atomique du titane R(\mathrm{Ti}) établie à la question Q40 pour exprimer R_o uniquement en fonction du paramètre de maille a.
  3. Réaliser l'application numérique et comparer le rayon du site R_o au rayon de l'atome d'azote R(\mathrm{N}) donné dans l'énoncé afin de conclure sur l'habitabilité.
Voir la réponse courte

Rayon du site octaédrique R_o = a/2 - R_{\text{Ti}} et comparaison avec le rayon atomique ou covalent de l'azote.

Voir le corrigé complet

Un site octaédrique de la structure CFC se trouve au milieu de chaque arête (ainsi qu'au centre de la maille). En considérant la sphère maximale de rayon R_o pouvant être insérée dans ce site sans déformer le réseau hôte, il y a contact le long d'une arête entre cette sphère et les deux atomes de titane situés aux sommets :

2 R(\mathrm{Ti}) + 2 R_o = a \implies R_o = \frac{a}{2} - R(\mathrm{Ti})

D'après le résultat de la question Q40, le contact entre atomes de titane le long d'une diagonale de face impose R(\mathrm{Ti}) = \frac{a\sqrt{2}}{4}. On en déduit :

\begin{aligned} R_o &= \frac{a}{2} - \frac{a\sqrt{2}}{4} \\ &= \frac{2 - \sqrt{2}}{4} a = a \left(\frac{1}{2} - \frac{\sqrt{2}}{4}\right) \end{aligned}
\boxed{R_o = \frac{2 - \sqrt{2}}{4} a}

Application numérique :

Avec a \simeq 428\text{ pm} (obtenu à la question Q39) :

R_o = \frac{2 - \sqrt{2}}{4} \times 428\text{ pm} \simeq 62{,}7\text{ pm} \approx 63\text{ pm}

L'atome d'azote a un rayon R(\mathrm{N}) = 56\text{ pm}. On constate que :

R(\mathrm{N}) = 56\text{ pm} \le R_o \simeq 63\text{ pm}

L'atome d'azote peut donc s'insérer dans les sites octaédriques sans provoquer de déformation (distorsion) du sous-réseau cubique à faces centrées des atomes de titane : l'habitabilité du site pour l'atome d'azote est vérifiée.

Résultat

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II.2 · Étude de l'impédance électrique équivalente

Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : ordre de réaction, temps de demi-réaction

À l'aide des données rassemblées dans le tableau 2, vérifier que cette réaction est compatible avec une cinétique d'ordre un.

Voir l'indice

Calculer \ln(C_0/C) ou tracer \ln(C) en fonction du temps pour vérifier l'alignement linéaire caractéristique d'un ordre global 1.

Voir la stratégie
  1. Poser la loi de vitesse différentielle sous l'hypothèse d'un ordre 1 par rapport au pesticide P et l'intégrer pour obtenir la loi de concentration intégrée.
  2. Utiliser la méthode intégrale : vérifier la constance de la grandeur k = \frac{1}{t}\ln\left(\frac{C_0}{C(t)}\right) à différents instants à partir des données du tableau 2.
Voir la réponse courte

Vérification de la constance du temps de demi-réaction ou test de la linéarité de \ln(C/C_0) en fonction du temps.

Voir le corrigé complet

Si la réaction de dégradation admet un ordre global égal à 1 par rapport au réactif P, la vitesse volumique de disparition du pesticide P s'écrit :

v = -\frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}t} = k C

Par séparation des variables et intégration entre t = 0 (où C(0) = C_0 = 15{,}0\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}) et une date t quelconque :

\ln\left(\frac{C_0}{C(t)}\right) = k t \quad \iff \quad k = \frac{1}{t}\ln\left(\frac{C_0}{C(t)}\right)

Pour vérifier la compatibilité avec un ordre un, on calcule la valeur de k pour différents points expérimentaux du tableau 2 :

  • À t = 10\text{ h} (C = 12{,}5\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}) :

    k = \frac{1}{10}\ln\left(\frac{15{,}0}{12{,}5}\right) \simeq 1{,}82\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}
  • À t = 20\text{ h} (C = 10{,}3\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}) :

    k = \frac{1}{20}\ln\left(\frac{15{,}0}{10{,}3}\right) \simeq 1{,}88\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}
  • À t = 30\text{ h} (C = 8{,}55\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}) :

    k = \frac{1}{30}\ln\left(\frac{15{,}0}{8{,}55}\right) \simeq 1{,}87\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}
  • À t = 40\text{ h} (C = 7{,}08\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}) :

    k = \frac{1}{40}\ln\left(\frac{15{,}0}{7{,}08}\right) \simeq 1{,}88\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}
  • À t = 60\text{ h} (C = 4{,}86\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}) :

    k = \frac{1}{60}\ln\left(\frac{15{,}0}{4{,}86}\right) \simeq 1{,}88\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}

La valeur calculée de k reste remarquablement constante tout au long de la cinétique (écart relatif inférieur à 3\,\%) :

\boxed{\text{La réaction est compatible avec une cinétique d'ordre 1.}}

Résultat

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Question 43

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : constante de vitesse

Donner la valeur numérique de la constante de vitesse . L'unité de temps sera donnée en heure.

Voir l'indice

Déterminer la pente de la droite de régression linéaire de \ln(C) en fonction du temps t pour obtenir la valeur de la constante de vitesse k.

Voir la réponse courte

Calcul de k = \frac{\ln 2}{t_{1/2}} en convertissant l'unité de temps en \text{h}^{-1}.

Voir le corrigé complet

Pour une cinétique d'ordre un, la loi de vitesse intégrée s'écrit :

\ln\left(\frac{C_0}{C(t)}\right) = k\,t \quad \iff \quad k = \frac{1}{t}\ln\left(\frac{C_0}{C(t)}\right)

où C_0 = 15{,}0\ \mu\mathrm{mol}\cdot\mathrm{L}^{-1} à t = 0.

Calculons la valeur de k à partir de plusieurs points expérimentaux du tableau 2 :

  • Pour t = 10\text{ h} :

    k = \frac{1}{10}\ln\left(\frac{15{,}0}{12{,}5}\right) \simeq 1{,}82\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}
  • Pour t = 30\text{ h} :

    k = \frac{1}{30}\ln\left(\frac{15{,}0}{8{,}55}\right) \simeq 1{,}87\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}
  • Pour t = 60\text{ h} :

    k = \frac{1}{60}\ln\left(\frac{15{,}0}{4{,}86}\right) \simeq 1{,}88\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}

Une régression linéaire de \ln(C_0/C) en fonction de t sur l'ensemble des données donne une pente de :

\boxed{k \simeq 1{,}88\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}}

(ou k \simeq 1{,}9\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1} avec deux chiffres significatifs).

Résultat

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II.3

Question 44

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages ; Oxydoréduction et piles

Notions : titrage d'oxydoréduction, équation support

Donner l'équation support de la réaction de titrage.

Voir l'indice

Écrire le transfert monoélectronique entre le réducteur \mathrm{Ti}^{3+} et l'oxydant \mathrm{Ce}^{4+} en vérifiant la compatibilité des potentiels standard.

Voir la stratégie
  1. Identifier les espèces réactives en solution à partir des couples d'oxydoréduction fournis par les données : l'oxydant titrant \mathrm{Ce^{4+}(aq)} et le réducteur titré \mathrm{Ti^{3+}(aq)}.
  2. Écrire les demi-équations électroniques associées à chaque couple.
  3. Combiner ces demi-équations pour obtenir l'équation de la réaction support de titrage, et vérifier son caractère quantitatif.
Voir la réponse courte

Écriture de la réaction rédox entre l'oxydant titrant et l'ion \mathrm{Ti}^{3+}.

Voir le corrigé complet

Le titrage met en jeu les deux couples d'oxydoréduction suivants, dont les potentiels standard sont fournis à 25\text{ \textdegree{}C} :

  • Couple de l'espèce titrante : \mathrm{Ce^{4+}(aq)} / \mathrm{Ce^{3+}(aq)} (E_1^\circ = 1{,}61\text{ V}) ;
  • Couple de l'espèce titrée : \mathrm{Ti^{4+}(aq)} / \mathrm{Ti^{3+}(aq)} (E_2^\circ = 0{,}34\text{ V}).

Les demi-équations électroniques associées s'écrivent :

\begin{aligned} \mathrm{Ce^{4+}(aq)} + \mathrm{e}^- &\rightleftharpoons \mathrm{Ce^{3+}(aq)} \\ \mathrm{Ti^{3+}(aq)} &\rightleftharpoons \mathrm{Ti^{4+}(aq)} + \mathrm{e}^- \end{aligned}

En combinant ces deux demi-équations (échange d'un électron), on obtient l'équation support de la réaction de titrage :

\boxed{\mathrm{Ti^{3+}(aq)} + \mathrm{Ce^{4+}(aq)} = \mathrm{Ti^{4+}(aq)} + \mathrm{Ce^{3+}(aq)}}

Résultat

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Question 45

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : équivalence, calcul de concentration

Exprimer puis calculer la concentration en ions titane (III) en fonction de , et .

Voir l'indice

Établir la relation d'équivalence stœchiométrique du titrage direct n(\mathrm{Ti}^{3+}) = n(\mathrm{Ce}^{4+}) pour en déduire C_1.

Voir la réponse courte

Relation à l'équivalence stœchiométrique n(\mathrm{Ti}^{3+}) = \nu\,n_{\text{titrant}}, d'où l'expression et la valeur de C_1.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de la réaction support de titrage établie à la question Q44 :

\mathrm{Ti^{3+}(aq)} + \mathrm{Ce^{4+}(aq)} \longrightarrow \mathrm{Ti^{4+}(aq)} + \mathrm{Ce^{3+}(aq)}

les réactifs réagissent dans un rapport stœchiométrique 1:1.

À l'équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques :

n_i(\mathrm{Ti^{3+}}) = n_{\text{versé}}(\mathrm{Ce^{4+}})

soit :

C_1 E = C V_E

On en déduit l'expression de la concentration C_1 en soluté apporté de la solution (S) :

\boxed{C_1 = \frac{C \, V_E}{E}}

Application numérique :

  • C = 0{,}100\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} ;
  • V_E = 12{,}0\text{ mL} ;
  • E = 10{,}0\text{ mL}.
C_1 = \frac{0{,}100 \times 12{,}0}{10{,}0} = 0{,}120\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{C_1 = 0{,}120\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

Résultat

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Question 46

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : produit de solubilité, ph de précipitation

Les ions titane (III) forment un précipité d'hydroxyde de titane (III), . Déterminer le de précipitation de cet hydroxyde dans la solution .

Voir l'indice

Écrire le quotient réactionnel de précipitation à l'équilibre K_s = [\mathrm{Ti}^{3+}][\mathrm{HO}^-]^3, exprimer [\mathrm{HO}^-] puis remonter au \mathrm{pH} via le produit ionique K_e.

Voir la stratégie
  1. Écrire l'équilibre hétérogène de dissolution de l'hydroxyde de titane(III) \mathrm{Ti(OH)_3(s)} ainsi que l'expression de son produit de solubilité K_s.
  2. Exprimer la condition d'apparition du premier grain de précipité pour [\mathrm{Ti}^{3+}] = C_1.
  3. Relier la concentration [\mathrm{OH}^-] au \mathrm{pH} à l'aide du produit ionique de l'eau K_e.
Voir la réponse courte

Condition d'apparition du précipité [\mathrm{Ti}^{3+}][\mathrm{HO}^-]^3 = K_s, d'où [\mathrm{HO}^-] puis \mathrm{pH} = 14 + \log[\mathrm{HO}^-].

Voir le corrigé complet

L'équilibre de dissolution de l'hydroxyde de titane(III) s'écrit :

\mathrm{Ti(OH)_3(s)} = \mathrm{Ti^{3+}(aq)} + 3\,\mathrm{OH^-(aq)}

À l'équilibre, le quotient réactionnel est égal à la constante de solubilité :

K_s = \left(\frac{[\mathrm{Ti^{3+}}]}{c^\circ}\right)\left(\frac{[\mathrm{OH^-}]}{c^\circ}\right)^3

avec la concentration standard c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.

Le premier grain de précipité apparaît dès que le produit ionique atteint la constante de solubilité K_s, avec [\mathrm{Ti^{3+}}] = C_1 (déterminée à la question Q45) :

\begin{aligned} \frac{C_1}{c^\circ}\left(\frac{[\mathrm{OH^-}]}{c^\circ}\right)^3 &= K_s \\ \left(\frac{[\mathrm{OH^-}]}{c^\circ}\right)^3 &= \frac{K_s c^\circ}{C_1} \end{aligned}

En utilisant le produit ionique de l'eau K_e = \left(\frac{[\mathrm{H_3O^+}]}{c^\circ}\right)\left(\frac{[\mathrm{OH^-}]}{c^\circ}\right), il vient :

\frac{[\mathrm{H_3O^+}]}{c^\circ} = \frac{K_e}{\left(\frac{K_s c^\circ}{C_1}\right)^{1/3}}

Le \mathrm{pH} de début de précipitation s'exprime donc par :

\begin{aligned} \mathrm{pH}_{\text{prec}} &= -\log\left(\frac{[\mathrm{H_3O^+}]}{c^\circ}\right) = -\log K_e + \frac{1}{3}\log\left(\frac{K_s c^\circ}{C_1}\right) \\ \mathrm{pH}_{\text{prec}} &= \mathrm{p}K_e - \frac{1}{3}\mathrm{p}K_s - \frac{1}{3}\log\left(\frac{C_1}{c^\circ}\right) \end{aligned}

Application numérique avec \mathrm{p}K_e = 14, \mathrm{p}K_s = 38 et C_1 = 0{,}120\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

\begin{aligned} \mathrm{pH}_{\text{prec}} &= 14 - \frac{38}{3} - \frac{1}{3}\log(0{,}120) \\ &= 14 - 12{,}67 - (-0{,}31) \simeq 1{,}64 \end{aligned}
\boxed{\mathrm{pH}_{\text{prec}} = 1{,}6}

Résultat

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Partie III : Mesure de Z

Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : diviseur de tension

Exprimer le rapport en fonction de et de .

Voir l'indice

Appliquer la formule du diviseur de tension aux bornes de l'impédance \underline{Z} et de la résistance R en tenant compte du sens de mesure des voies de l'oscilloscope.

Voir la stratégie
  1. Identifier le sens de circulation du courant \underline{I} dans la maille unique à partir de la flèche indiquée sur la figure 4.
  2. Exprimer les tensions \underline{U_1} et \underline{U_2} mesurées par l'oscilloscope en tenant compte de la position de la masse commune, située au point milieu entre les dipôles R et \underline{Z}, afin de déterminer la convention (récepteur ou générateur) associée à chaque dipôle.
  3. En déduire le rapport \frac{\underline{U_2}}{\underline{U_1}}.
Voir la réponse courte

Formule du pont diviseur de tension : \frac{\underline{U_2}}{\underline{U_1}} = \frac{\underline{Z}}{R + \underline{Z}}.

Voir le corrigé complet

Le circuit forme une maille unique parcourue par le courant complexe \underline{I}. D'après la flèche représentée sur la branche verticale droite de la figure 4, le courant circule dans le sens horaire, c'est-à-dire de droite à gauche dans la branche inférieure.

La masse commune de l'oscilloscope étant connectée au nœud situé entre le conducteur ohmique de résistance R et le dipôle d'impédance \underline{Z} :

  • pour le conducteur ohmique R, la flèche de tension \underline{U_1} pointe vers la droite (potentiel de la voie 1 par rapport à la masse), en sens opposé au courant \underline{I}. Le dipôle est donc en convention récepteur :

    \underline{U_1} = R\,\underline{I}
  • pour le haut-parleur d'impédance \underline{Z}, la flèche de tension \underline{U_2} pointe vers la gauche (potentiel de la voie 2 par rapport à la masse), dans le même sens que le courant \underline{I}. Le dipôle est donc en convention générateur :

    \underline{U_2} = -\underline{Z}\,\underline{I}

En effectuant le rapport membre à membre, on obtient :

\boxed{\frac{\underline{U_2}}{\underline{U_1}} = -\frac{\underline{Z}}{R}}

Résultat

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Question 19

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
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  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : déphasage, mesure à l'oscilloscope

Expliciter et réaliser les mesures à effectuer à partir des courbes de la figure A permettant d'obtenir les points de mesures correspondant à et à à la fréquence . On annotera la figure A.

Voir l'indice

Mesurer l'amplitude de chaque tension ainsi que le décalage temporel \Delta t entre les signaux pour en déduire le module et l'argument du rapport des tensions, puis calculer parties réelle et imaginaire.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \operatorname{Re}\underline{Z} et \operatorname{Im}\underline{Z} à partir de la relation établie à la question Q18, en introduisant les amplitudes crêtes U_1, U_2 et le déphasage \Delta\varphi = \varphi_2 - \varphi_1.
  2. Expliciter les grandeurs à relever sur l'oscillogramme (amplitudes crêtes ou crête-à-crête, période T, décalage temporel \Delta t) et la manière d'annoter la figure A.
  3. Réaliser l'application numérique avec les grandeurs mesurées (ou estimées à partir des paramètres du constructeur).
Voir la réponse courte

Mesure du décalage temporel \Delta t et des amplitudes pour en déduire module et déphasage, puis calcul de \text{Re}\,\underline{Z} et \text{Im}\,\underline{Z}.

Voir le corrigé complet

D'après le résultat de la question Q18, le rapport des grandeurs complexes s'écrit :

\frac{\underline{U_2}}{\underline{U_1}} = -\frac{\underline{Z}}{R} \quad\iff\quad \underline{Z} = - R\,\frac{\underline{U_2}}{\underline{U_1}}

En choisissant l'origine des phases sur la tension u_1(t), on a \underline{U_1} = U_1 et \underline{U_2} = U_2\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\Delta\varphi}, où \Delta\varphi = \varphi_2 - \varphi_1 représente le déphasage de la tension u_2(t) par rapport à u_1(t). L'impédance complexe \underline{Z} s'exprime donc sous la forme :

\underline{Z} = - R\,\frac{U_2}{U_1}\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\Delta\varphi} = - R\,\frac{U_2}{U_1}\cos(\Delta\varphi) - \mathrm{j}\,R\,\frac{U_2}{U_1}\sin(\Delta\varphi)

On en déduit les expressions de la partie réelle et de la partie imaginaire :

\boxed{\operatorname{Re}\underline{Z} = - R\,\frac{U_2}{U_1}\cos(\Delta\varphi)} \quad\text{et}\quad \boxed{\operatorname{Im}\underline{Z} = - R\,\frac{U_2}{U_1}\sin(\Delta\varphi)}

Mesures à effectuer et annotations sur la figure A du cahier-réponses :

  • Amplitudes des signaux : mesurer l'écart vertical crête-à-crête de chaque signal (en divisions) et le multiplier par le calibre vertical respectif (en \mathrm{V/div}) pour déterminer 2U_1 et 2U_2, d'où les amplitudes crêtes U_1 et U_2. Annoter sur l'axe vertical les flèches délimitant les crêtes de chaque voie.
  • Période T : mesurer la durée d'une période complète sur l'axe horizontal (en divisions) multipliée par la base de temps (en \mathrm{s/div}), ce qui permet de vérifier que T = \frac{1}{f} = \frac{1}{40} = 25\text{ ms}. Annoter T entre deux passages à zéro de même pente (ou deux sommets successifs).
  • Décalage temporel \Delta t : mesurer l'écart horizontal \Delta t séparant deux passages par zéro consécutifs et dans le même sens de u_1 et u_2. Annoter l'intervalle \Delta t sur la courbe.
  • Calcul du déphasage : le déphasage algébrique vaut |\Delta\varphi| = 2\pi \frac{\Delta t}{T} = \omega \Delta t, avec un signe déterminé par l'avance ou le retard temporel de u_2 par rapport à u_1.

Résultats numériques attendus à f = 40\text{ Hz} : À la fréquence de travail f = 40\text{ Hz}, légèrement supérieure à la fréquence de résonance mécanique f_s \simeq 33\text{ Hz}, les courbes de l'oscilloscope conduisent typiquement à un déphasage \Delta\varphi \approx -130^\circ à -140^\circ et un rapport d'amplitudes \frac{U_2}{U_1} \approx 0,14, d'où :

\boxed{\operatorname{Re}\underline{Z} \approx 9\text{ à }10\ \Omega} \quad\text{et}\quad \boxed{\operatorname{Im}\underline{Z} \approx -10\text{ à }-11\ \Omega}

Résultat

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III.1 · Mesure de R_e

Question 20

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
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  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Circuits électriques et régimes transitoires

Notions : résistance interne, mesure expérimentale

Où peut-on lire la valeur de sur les graphes de la figure B du cahier-réponses ? Est-elle compatible avec ce qui est annoncé par le fabricant (voir la figure 1) ? Comment pourrait-on mesurer plus simplement au laboratoire ?

Voir l'indice

Observer le comportement asymptotique de \operatorname{Re}(\underline{Z}) très loin de la résonance. Proposer une mesure directe à l'ohmmètre ou en régime continu.

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'expression théorique de \operatorname{Re}\underline{Z}(\omega) pour identifier le comportement asymptotique loin de la résonance.
  2. Comparer la valeur lue sur la ligne de base du graphe avec la valeur R_e = 2{,}9\ \Omega donnée par la notice constructeur (figure 1).
  3. Proposer une mesure directe en régime continu (ohmmètre) en justifiant pourquoi elle donne directement R_e.
Voir la réponse courte

Lecture asymptotique à basse fréquence \text{Re}\,\underline{Z} \to R_e, comparaison à la notice et mesure directe à l'ohmmètre en continu.

Voir le corrigé complet

1. Lecture de R_e sur les graphes de la figure B

D'après l'expression établie à la question Q15 :

\operatorname{Re}\underline{Z}(\omega) = R_e + \frac{R_m}{1 + Q_{ms}^2 \left(\dfrac{\omega}{\omega_s} - \dfrac{\omega_s}{\omega}\right)^2}

Lorsque la fréquence s'éloigne de la fréquence de résonance mécanique f_s (pour f \ll f_s ou pour f \gg f_s, tout en restant inférieure à 100\text{ Hz} où l'effet de L_e reste négligeable), le terme motionnel tend vers zéro :

\lim_{f \to 0} \operatorname{Re}\underline{Z} = \lim_{f \gg f_s} \operatorname{Re}\underline{Z} = R_e

Sur le graphe de la partie réelle \operatorname{Re}\underline{Z} en fonction de la fréquence f, la valeur de R_e se lit donc sur le plateau (ou niveau de base) aux basses fréquences en deçà du pic et aux fréquences au-delà du pic de résonance. On y lit :

\boxed{R_e \simeq 2{,}9\ \Omega}

2. Compatibilité avec les données constructeur

D'après l'extrait de notice de la figure 1, la résistance de la bobine vaut :

R_e = 2{,}9\ \Omega

La valeur lue graphiquement est donc parfaitement compatible avec la spécification du constructeur.

3. Mesure plus simple au laboratoire

Au laboratoire, on peut mesurer R_e directement :

  • à l'aide d'un ohmmètre (ou multimètre numérique en mode ohmmètre) branché directement aux bornes du haut-parleur (idéalement en montage 4 fils pour s'affranchir de la résistance des cordons de mesure) ;
  • ou par la méthode volt-ampéremétrique en alimentation continue.

En effet, en régime continu (\omega = 0), l'inductance équivaut à un court-circuit (L_e \omega = 0) et la membrane est immobile (v = 0, donc la f.é.m. induite est nulle e_{\text{ind}} = 0). L'impédance se réduit alors strictement à la résistance ohmique de la bobine R_e.

Résultat

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III.2 · Mesures de f_s et de Q_ms

Question 21

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Application numérique
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Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : pulsation de résonance, facteur de qualité

Déterminer graphiquement les valeurs de et à l'aide de la figure B du cahier-réponses. On annotera soigneusement la figure B.

Voir l'indice

Relever la fréquence du pic de \operatorname{Re}(\underline{Z}) pour obtenir f_s, puis mesurer les fréquences f_1 et f_2 correspondant aux extrema de \operatorname{Im}(\underline{Z}) pour déduire Q_{ms}.

Voir la stratégie
  1. Exploiter les résultats théoriques des questions Q16 et Q17 qui relient directement les grandeurs caractéristiques f_s et Q_{ms} aux extrema des graphes de \operatorname{Re}\underline{Z} et \operatorname{Im}\underline{Z} en fonction de la fréquence f.
  2. Déterminer la fréquence de résonance mécanique f_s à l'aide de l'abscisse du maximum de \operatorname{Re}\underline{Z} ou de l'annulation de \operatorname{Im}\underline{Z}.
  3. Déterminer le facteur de qualité mécanique Q_{ms} via l'écart fréquentiel \Delta f = f_2 - f_1 entre l'abscisse du minimum et celle du maximum de \operatorname{Im}\underline{Z} (ou la largeur à mi-hauteur du pic de \operatorname{Re}\underline{Z}).
Voir la réponse courte

Relevé du maximum de \text{Re}\,\underline{Z} pour f_s et écart entre extrema de \text{Im}\,\underline{Z} pour calculer Q_{ms} = f_s/(f_2 - f_1).

Voir le corrigé complet

1. Détermination de la fréquence de résonance mécanique f_s : D'après l'étude menée à la question Q16 :

  • la partie réelle \operatorname{Re}\underline{Z} atteint son maximum pour \omega_{\max} = \omega_s, c'est-à-dire pour la fréquence de résonance mécanique f = f_s ;
  • à cette même fréquence, la partie imaginaire s'annule : \operatorname{Im}\underline{Z}(f_s) = 0.

Sur la figure B, on repère l'abscisse du sommet de la courbe \operatorname{Re}\underline{Z}(f), ou de façon équivalente le passage par zéro de la courbe \operatorname{Im}\underline{Z}(f) :

\boxed{f_s \simeq 33\text{ Hz}}

Cette valeur est en parfait accord avec la valeur F_s = 33\text{ Hz} spécifiée dans la notice constructeur (figure 1).

2. Détermination du facteur de qualité mécanique Q_{ms} : D'après la question Q17, la partie imaginaire \operatorname{Im}\underline{Z} présente deux extrema aux pulsations \omega_1 et \omega_2 (\omega_2 > \omega_1), soit aux fréquences f_1 et f_2 avec :

Q_{ms} = \frac{\omega_s}{\omega_2 - \omega_1} = \frac{f_s}{f_2 - f_1}
  • f_1 correspond au maximum de \operatorname{Im}\underline{Z} (situé à \operatorname{Im}\underline{Z} = +R_m/2) ;
  • f_2 correspond au minimum de \operatorname{Im}\underline{Z} (situé à \operatorname{Im}\underline{Z} = -R_m/2).

Remarque équivalente : f_1 et f_2 correspondent également aux fréquences de coupure à mi-hauteur du pic de résonance de la résistance motionnelle, pour lesquelles \operatorname{Re}\underline{Z} = R_e + \frac{R_m}{2}.

Par lecture graphique sur la courbe de \operatorname{Im}\underline{Z}(f) (ou sur celle de \operatorname{Re}\underline{Z}(f)) :

  • f_1 \simeq 29{,}3\text{ Hz} ;
  • f_2 \simeq 36{,}8\text{ Hz} ;

d'où un écart fréquentiel :

\Delta f = f_2 - f_1 \simeq 7{,}5\text{ Hz}

On en déduit la valeur du facteur de qualité mécanique :

Q_{ms} = \frac{33}{7{,}5} \simeq 4{,}4
\boxed{Q_{ms} \simeq 4{,}4}

Cette valeur concorde exactement avec la valeur nominale du constructeur Q_{ms} = 4{,}40 donnée dans la documentation.

3. Annotations à porter sur la figure B :

  • Sur le graphe de \operatorname{Re}\underline{Z}(f) : tracer la tangente horizontale au sommet et projeter son abscisse pour repérer f_s ; tracer la droite horizontale d'ordonnée R_e + R_m/2 pour identifier la largeur à mi-hauteur entre f_1 et f_2.
  • Sur le graphe de \operatorname{Im}\underline{Z}(f) : marquer le zéro de la courbe à f = f_s, ainsi que les deux extrema localisés en f_1 (maximum) et f_2 (minimum), et faire apparaître l'intervalle \Delta f = f_2 - f_1.

Résultat

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Partie IV : Mesure de |X|

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : générateur de courant, impédance d'entrée

Sachant que restera inférieure à , justifier le choix de la valeur de . On pourra s'appuyer sur l'extrait de notice reproduit dans la figure 6.

Voir l'indice

Vérifier sur la courbe fournie que pour f < 2\text{ kHz}, le module d'impédance du haut-parleur reste négligeable devant R' = 1,0\text{ k}\Omega.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'intensité efficace ou l'amplitude complexe \underline{I} du courant circulant dans le circuit en série constitué de R' et du haut-parleur d'impédance \underline{Z}.
  2. Relever sur la figure 6 la valeur maximale de |\underline{Z}| sur la plage de fréquences considérée (f \le 2\text{ kHz}).
  3. Comparer |\underline{Z}| à R' pour justifier que le courant est quasi indépendant de la fréquence.
Voir la réponse courte

Condition R' \gg |\underline{Z}| sur la plage de fréquences pour que le circuit se comporte comme une source de courant d'intensité quasi constante.

Voir le corrigé complet

D'après le schéma du montage (figure 5), la résistance R' et le dipôle d'impédance \underline{Z} sont branchés en série aux bornes du générateur de tension d'amplitude U. La loi des mailles donne l'amplitude complexe du courant :

\underline{I} = \frac{\underline{U}}{R' + \underline{Z}}

soit pour l'amplitude du courant :

|\underline{I}| = \frac{U}{|R' + \underline{Z}|}

D'après la figure 6, pour toute fréquence f \le 2\text{ kHz} :

  • le pic de résonance mécanique culmine à |\underline{Z}|_{\max} \simeq 28\ \Omega (autour de 33\text{ Hz}) ;
  • la remontée inductive de l'impédance à haute fréquence n'atteint qu'environ 18\ \Omega à f = 2\text{ kHz}.

On a donc, sur l'ensemble de la plage de fréquence considérée :

|\underline{Z}| \le 28\ \Omega \ll R' = 1\,000\ \Omega

L'impédance \underline{Z} représente au plus 2{,}8\,\% de la résistance R'. On peut donc légitimement faire l'approximation :

R' + \underline{Z} \simeq R'

ce qui conduit à une amplitude de courant quasi indépendante de la fréquence :

\boxed{|\underline{I}| \simeq \frac{U}{R'} = I_0 = \text{cte}}

Le choix de R' = 1{,}0\text{ k}\Omega permet donc d'alimenter le haut-parleur en source de courant quasi idéal sans que ses variations d'impédance (notamment à la résonance) ne perturbent l'amplitude de l'excitation.

Résultat

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : oscillateur harmonique, amplitude complexe

En considérant que est constante et égale à , exprimer l'amplitude de .

Voir l'indice

Calculer directement le module du nombre complexe \underline{X} en prenant le module du dénominateur de la fonction de transfert.

Voir la stratégie
  1. Partir de la fonction de transfert complexe \frac{\underline{X}}{\underline{I}}(\mathrm{j}\omega) fournie par l'énoncé.
  2. Prendre le module de l'expression en utilisant la propriété |z_1 / z_2| = |z_1| / |z_2| et substituer |\underline{I}| = I_0.
Voir la réponse courte

Intégration temporelle \underline{X} = \frac{\underline{V}}{\mathrm{j}\omega} et calcul du module |\underline{X}| = \frac{B_0 \ell I_0}{\omega |\underline{Z_{m,\text{tot}}}|}.

Voir le corrigé complet

D'après l'énoncé, la relation entre les amplitudes complexes \underline{X} et \underline{I} s'écrit :

\underline{X} = \frac{K}{1 - \left(\dfrac{\omega}{\omega_s}\right)^2 + \mathrm{j} \dfrac{\omega}{Q_{ms}\omega_s}} \, \underline{I}

En prenant le module de chaque membre, il vient :

|\underline{X}| = \frac{|K|\,|\underline{I}|}{\left|1 - \left(\dfrac{\omega}{\omega_s}\right)^2 + \mathrm{j} \dfrac{\omega}{Q_{ms}\omega_s}\right|}

Sachant que l'amplitude du courant est maintenue constante et égale à |\underline{I}| = I_0, et le dénominateur étant de la forme a + \mathrm{j}b avec a = 1 - \left(\frac{\omega}{\omega_s}\right)^2 et b = \frac{\omega}{Q_{ms}\omega_s}, on obtient :

\boxed{|\underline{X}|(\omega) = \frac{|K| I_0}{\sqrt{\left(1 - \left(\dfrac{\omega}{\omega_s}\right)^2\right)^2 + \left(\dfrac{\omega}{Q_{ms}\omega_s}\right)^2}}}

Remarque : Les équations mécaniques montrent que K = B_0 \ell C_{ms} > 0, de sorte que |K| = K.

Résultat

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Question 24

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : interféromètre de michelson, différence de marche

Établir l'expression de la différence de marche pour un rayon arrivant sur la lame d'air équivalente sous incidence . On l'exprimera en fonction de et de .

Voir l'indice

Schématiser la réflexion sur les deux faces de la lame d'air équivalente d'épaisseur d et calculer le retard géométrique usuel en 2d\cos\beta.

Voir la stratégie
  1. Modéliser l'interféromètre de Michelson réglé en lame d'air par deux miroirs plans parallèles distants de d, séparés par de l'air d'indice n = 1.
  2. Déterminer le retard de phase géométrique entre les deux rayons issus de la division d'amplitude d'un même rayon incident sous l'angle d'incidence \beta.
  3. Exprimer le chemin optique supplémentaire dans la lame d'air et soustraire la projection sur le front d'onde commun émergent.
Voir la réponse courte

Expression de la différence de marche en lame d'air sous incidence \beta : \delta = 2 d \cos\beta.

Voir le corrigé complet

Considérons le modèle équivalent de l'interféromètre de Michelson réglé en lame d'air : il est constitué de deux miroirs plans semi-réfléchissants virtuels parallèles M_1 et M_2', séparés d'une distance d dans l'air (n = 1).

Un rayon incident arrive sur le premier miroir au point I_1 sous l'angle d'incidence \beta par rapport à la normale :

  • Une première onde est réfléchie en I_1 selon la direction faisant l'angle \beta avec la normale.
  • La seconde onde traverse la lame, se réfléchit en I_2 sur le second miroir, puis émerge en J parallèlement au premier rayon réfléchi.

Soit H le projeté orthogonal de J sur le premier rayon réfléchi. À partir du plan d'onde passant par (H, J), les deux rayons se propagent en phase dans la même direction. La différence de marche \delta entre le rayon (2) et le rayon (1) s'écrit :

\delta = (I_1 I_2 + I_2 J) - I_1 H

D'après la géométrie du trajet dans la lame d'air d'épaisseur d :

\begin{aligned} I_1 I_2 = I_2 J &= \frac{d}{\cos\beta} \\ I_1 J &= 2 d \tan\beta \end{aligned}

Dans le triangle rectangle I_1 H J, l'angle en J vaut \widehat{I_1 J H} = \beta, d'où :

I_1 H = I_1 J \sin\beta = 2 d \tan\beta \sin\beta = 2 d \frac{\sin^2\beta}{\cos\beta}

On en déduit la différence de marche :

\begin{aligned} \delta &= \frac{2d}{\cos\beta} - 2d \frac{\sin^2\beta}{\cos\beta} \\ &= \frac{2d}{\cos\beta} \left(1 - \sin^2\beta\right) \\ &= \frac{2d\cos^2\beta}{\cos\beta} \end{aligned}

soit finalement :

\boxed{\delta = 2 d \cos\beta}

Résultat

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Question 25

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence

Notions : formule de fresnel, interférence à deux ondes

Établir la formule de Fresnel reliant l'éclairement à la différence de marche sous incidence normale, dans le cas de la superposition de deux ondes de même amplitude. On notera l'éclairement maximal.

Voir l'indice

Sommer deux champs synchrones de même amplitude et calculer la moyenne temporelle du carré du signal sous incidence normale (\beta = 0).

Voir la stratégie
  1. Exprimer les signaux associés aux deux ondes issues des deux bras de l'interféromètre, de même amplitude et déphasées de \Delta\varphi = \frac{2\pi\delta}{\lambda}.
  2. Réaliser la somme des deux ondes et calculer la moyenne temporelle du carré du signal total (ou le module carré de l'amplitude complexe) pour en déduire l'éclairement \acute{E}.
  3. Exprimer \acute{E} en fonction de l'éclairement maximal \acute{E}_0 et de la différence de marche \delta.
Voir la réponse courte

Somme de deux ondes d'égales amplitudes en incidence normale : E = E_0 \cos^2\left(\frac{\pi\delta}{\lambda}\right) = \frac{E_0}{2}\left(1 + \cos\frac{2\pi\delta}{\lambda}\right).

Voir le corrigé complet

Considérons deux ondes scalaires monochromatiques issues de la même source, se propageant dans les deux bras de l'interféromètre et parvenant au détecteur avec la même amplitude s_0. Leurs représentations réelles s'écrivent :

s_1(t) = s_0 \cos(\omega t) \quad \text{et} \quad s_2(t) = s_0 \cos(\omega t - \Delta\varphi)

où \Delta\varphi est le déphasage introduit par la différence de marche \delta :

\Delta\varphi = \frac{2\pi}{\lambda}\delta

Par superposition, l'onde résultante s'écrit, grâce à la relation trigonométrique de factorisation :

\begin{aligned} s(t) &= s_1(t) + s_2(t) \\ &= 2 s_0 \cos\left(\frac{\Delta\varphi}{2}\right) \cos\left(\omega t - \frac{\Delta\varphi}{2}\right) \end{aligned}

Le récepteur mesure un éclairement \acute{E} proportionnel à la moyenne temporelle du carré du signal, \langle s^2(t) \rangle :

\acute{E} \propto \langle s^2(t) \rangle = 4 s_0^2 \cos^2\left(\frac{\Delta\varphi}{2}\right) \underbrace{\left\langle \cos^2\left(\omega t - \frac{\Delta\varphi}{2}\right) \right\rangle}_{= \, 1/2} = 2 s_0^2 \cos^2\left(\frac{\Delta\varphi}{2}\right)

L'éclairement maximal \acute{E}_0 est atteint lorsque \cos^2\left(\frac{\Delta\varphi}{2}\right) = 1, soit \acute{E}_0 \propto 2 s_0^2.

On en déduit la formule de Fresnel pour deux ondes de même amplitude :

\boxed{\acute{E} = \frac{\acute{E}_0}{2} \left[ 1 + \cos\left(\frac{2\pi \delta}{\lambda}\right) \right] = \acute{E}_0 \cos^2\left(\frac{\pi\delta}{\lambda}\right)}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : linéarisation, petit déplacement

Montrer qu'il est possible d'écrire l'éclairement sous la forme approchée suivante :

où et sont des constantes que l'on exprimera en fonction de , et .

Voir l'indice

Injecter d(t) = d_0 + x(t) dans la différence de marche \delta = 2d, développer le cosinus et appliquer le développement limité au premier ordre pour x \ll \lambda.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la différence de marche \delta(t) sous incidence normale en fonction de d(t) = d_0 + x(t), puis le déphasage \Delta\varphi(t) associé.
  2. Justifier l'approximation des petits déplacements à partir de la valeur de X_{\max} et de la longueur d'onde \lambda.
  3. Développer la formule de Fresnel au premier ordre en x(t) pour identifier les constantes A et B.
Voir la réponse courte

Développement limité de \cos\left(\frac{4\pi(d_0+x)}{\lambda}\right) au voisinage de d_0 au premier ordre en x.

Voir le corrigé complet

Sous incidence normale (\beta = 0), la différence de marche établie à la question Q24 s'écrit en fonction de l'épaisseur instantanée d(t) = d_0 + x(t) :

\delta(t) = 2 d(t) = 2 d_0 + 2 x(t)

Le déphasage entre les deux ondes interférant au niveau du capteur vaut :

\Delta\varphi(t) = \frac{2\pi \delta(t)}{\lambda} = \frac{4\pi d_0}{\lambda} + \frac{4\pi x(t)}{\lambda}

Posons a = \dfrac{4\pi d_0}{\lambda} et \xi(t) = \dfrac{4\pi x(t)}{\lambda}. D'après l'énoncé et la notice de la figure 1, l'amplitude du déplacement vérifie :

|x(t)| \le \frac{X_{\max}}{60} = \frac{14\text{ mm}}{60} \simeq 0{,}23\text{ mm}

Comme la longueur d'onde vaut \lambda = 2{,}8\text{ cm} = 28\text{ mm}, on a :

|\xi(t)| \le \frac{4\pi \times 0{,}23}{28} \simeq 0{,}10 \ll 1

On peut donc effectuer un développement limité au premier ordre :

\begin{aligned} \cos(a + \xi) &= \cos a \cos \xi - \sin a \sin \xi \\ &\simeq \cos a - \xi \sin a \end{aligned}

En injectant ce résultat dans la formule de Fresnel établie à la question Q25 :

\begin{aligned} \acute{E}(t) &= \frac{\acute{E}_0}{2}\left[1 + \cos\left(\frac{4\pi d_0}{\lambda} + \frac{4\pi x(t)}{\lambda}\right)\right] \\ &\simeq \frac{\acute{E}_0}{2}\left[1 + \cos\left(\frac{4\pi d_0}{\lambda}\right) - \frac{4\pi x(t)}{\lambda}\sin\left(\frac{4\pi d_0}{\lambda}\right)\right] \end{aligned}

On obtient bien la forme affine recherchée :

\acute{E}(t) \simeq A x(t) + B

avec :

\boxed{A = -\frac{2\pi \acute{E}_0}{\lambda}\sin\left(\frac{4\pi d_0}{\lambda}\right)} \quad \text{et} \quad \boxed{B = \frac{\acute{E}_0}{2}\left[1 + \cos\left(\frac{4\pi d_0}{\lambda}\right)\right]}

Résultat

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Question 27

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude

Notions : sensibilité d'un capteur, point de fonctionnement

Comment doit-on ajuster la valeur de afin d'améliorer la sensibilité du dispositif ? Calculer la valeur minimale de vérifiant cette condition.

Voir l'indice

Pour rendre la sensibilité |A| maximale, annuler le terme en cosinus de la dérivée (réglage à mi-pente), ce qui correspond à un sinus de module 1.

Voir la stratégie
  1. Relier la sensibilité du capteur à l'amplitude du terme de modulation linéaire de l'éclairement en fonction du déplacement x(t), c'est-à-dire au coefficient |A|.
  2. Exprimer la condition sur l'épaisseur au repos d_0 maximisant ce coefficient.
  3. Déduire la plus petite valeur strictement positive d_{0,\min} et effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courte

Maximisation de la pente |A| en choisissant \frac{4\pi d_0}{\lambda} = \frac{\pi}{2} \pmod \pi, d'où d_{0,\min} = \frac{\lambda}{8}.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q26, l'éclairement reçu sous incidence normale pour de faibles déplacements de la membrane s'écrit au premier ordre :

\acute{E}(t) \simeq A x(t) + B \quad \text{avec} \quad A = -\frac{2\pi \acute{E}_0}{\lambda} \sin\left(\frac{4\pi d_0}{\lambda}\right).

La tension délivrée par le récepteur étant proportionnelle à \acute{E}(t), la sensibilité du dispositif à la mesure des petits déplacements x(t) est directement proportionnelle à |A| = \left|\frac{\mathrm{d}\acute{E}}{\mathrm{d}x}\right|.

Pour rendre cette sensibilité maximale, il faut maximiser la valeur absolue du coefficient A, soit :

\left| \sin\left(\frac{4\pi d_0}{\lambda}\right) \right| = 1.

Cela impose :

\frac{4\pi d_0}{\lambda} = \frac{\pi}{2} + p\pi \quad (p \in \mathbb{Z}), \quad \text{soit} \quad d_0 = \frac{\lambda}{8} + p\frac{\lambda}{4} \quad (p \in \mathbb{Z}).

L'épaisseur d'une lame d'air étant nécessairement positive ou nulle, la plus petite valeur strictement positive réalisant cette condition maximale correspond à p = 0 :

\boxed{d_{0,\min} = \frac{\lambda}{8}}

Application numérique : avec \lambda = 2{,}8\text{ cm},

d_{0,\min} = \frac{2{,}8}{8} = 0{,}35\text{ cm} = 3{,}5\text{ mm}.
\boxed{d_{0,\min} = 3{,}5\text{ mm}}

Résultat

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Question 28

ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage

Notions : résonance en déplacement, facteur de qualité

Est-il possible de déterminer graphiquement les valeurs de et à partir du graphe de la figure C ? Justifier.

Voir l'indice

Discuter de l'allure de la courbe de résonance d'amplitude (position du maximum et largeur de bande à mi-hauteur) pour vérifier si f_s et Q_{ms} en sont déductibles.

Voir la stratégie
  1. Répondre clairement par l'affirmative en analysant la fonction de transfert en déplacement établie à la question Q23.
  2. Justifier l'existence d'une résonance en position (Q_{ms} > 1/\sqrt{2}) et relier la fréquence du maximum f_r à la fréquence propre f_s.
  3. Proposer la méthode de détermination de Q_{ms} (bande passante à -3\text{ dB} ou facteur de surtension).
Voir la réponse courte

Discussion sur le décalage entre résonance en vitesse (f_s) et résonance en élongation selon la valeur de Q_{ms}.

Voir le corrigé complet

Oui, il est tout à fait possible de déterminer graphiquement les grandeurs f_s et Q_{ms} à partir de la courbe d'amplitude |\underline{X}|(f).

D'après la question Q23, l'amplitude du déplacement en régime forcé à courant imposé s'écrit :

|\underline{X}|(\omega) = \frac{|K| I_0}{\sqrt{\left(1 - u^2\right)^2 + \frac{u^2}{Q_{ms}^2}}} \quad \text{avec} \quad u = \frac{\omega}{\omega_s} = \frac{f}{f_s}

1. Détermination de la fréquence de résonance mécanique f_s : Le dénominateur de |\underline{X}|(\omega) présente un minimum (donc |\underline{X}| présente une résonance d'élongation) si et seulement si :

Q_{ms} > \frac{1}{\sqrt{2}} \simeq 0{,}707

Or, d'après les caractéristiques du haut-parleur (figure 1 et question Q21), Q_{ms} \simeq 4{,}4 > 1/\sqrt{2}. La résonance a lieu pour une pulsation \omega_r vérifiant :

u_r = \sqrt{1 - \frac{1}{2 Q_{ms}^2}} \implies f_r = f_s \sqrt{1 - \frac{1}{2 Q_{ms}^2}}

Comme Q_{ms} \simeq 4{,}4, le terme correctif vaut :

\frac{1}{2 Q_{ms}^2} \simeq \frac{1}{2 \times (4{,}4)^2} \simeq 0{,}026 \ll 1 \implies f_r \simeq f_s \left(1 - \frac{1}{4 Q_{ms}^2}\right) \simeq 0{,}987 \, f_s

L'écart relatif entre la fréquence de résonance f_r (abscisse du pic de la courbe) et la fréquence propre f_s est inférieur à 1{,}3\,\%. On peut donc :

  • soit assimiler directement la fréquence du sommet du pic à f_s :

    \boxed{f_s \simeq f_r}
  • soit corriger précisément la valeur une fois Q_{ms} déterminé : f_s = \frac{f_r}{\sqrt{1 - \frac{1}{2Q_{ms}^2}}}.

2. Détermination du facteur de qualité mécanique Q_{ms} : Deux méthodes graphiques classiques sont envisageables :

  • Méthode de la bande passante à -\mathbf{3\text{ dB}} : pour un oscillateur peu amorti (Q_{ms} \gg 1), la largeur de la résonance \Delta f = f_2 - f_1 mesurée à une hauteur |\underline{X}|_{\max}/\sqrt{2} est reliée directement au facteur de qualité par :

    \boxed{Q_{ms} \simeq \frac{f_s}{\Delta f}}
  • Facteur de surtension : le rapport de l'amplitude maximale |\underline{X}|_{\max} \simeq \frac{|K|I_0 Q_{ms}}{\sqrt{1 - 1/(4Q_{ms}^2)}} à l'amplitude statique basse fréquence |\underline{X}|(0) = |K|I_0 donne :

    \frac{|\underline{X}|_{\max}}{|\underline{X}|(0)} \simeq Q_{ms}

    si le plateau basse fréquence est visible sur le graphe.

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 ?

Surtout 3 chapitres : Régime sinusoïdal forcé et filtrage (27 % des questions, parties II et III), Thermodynamique chimique et équilibres (13 %, partie I) et Cristallographie (11 %, partie II). Plus ponctuellement : Ondes acoustiques, Induction et forces de Laplace, Interférences par division d'amplitude, Cinématique et dynamique du point, Atomistique et classification périodique…

Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 dès la première année (MPSI) ?

En grande partie : 37 questions sur 46 (80 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie II en entier (Q11 à Q17), la partie III en entier (Q18 à Q21), la partie I en entier (Q29 à Q36) et la sous-partie II.3 (Q44 à Q46). Avec les autres programmes de première année : 38 en PCSI, 36 en PTSI, 37 en MP2I, 37 en TSI1 et 14 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 ?

Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).

Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : Q5 (impédance acoustique), Q9 (impédance acoustique), Q17 (bande passante), Q19 (déphasage), Q27 (sensibilité d'un capteur) et Q28 (résonance en déplacement).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 ?

Questions de cours : Q1 (force électromotrice induite), Q3 (force de laplace), Q6 (impédance acoustique), Q8 (équation de d'alembert), Q18 (diviseur de tension), Q24 (interféromètre de michelson), Q25 (formule de fresnel), Q29 (configuration électronique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q11 (impédance électrique), Q12 (schéma électrique équivalent), Q37 (maille cfc) et Q39 (masse volumique).

Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 ?

Beaucoup de questions rapides et accessibles (37 sur 46), par exemple : Q1 à Q4, Q6 à Q8, Q10, Q12, Q13, Q15, Q16, Q18, Q20 à Q25 et Q29 à Q46. Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q17 et Q26.

Le sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?

Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.

Le sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport indique que les parties III et IV du problème de physique ont été plus rarement abordées ou traitées de manière trop superficielle, et plusieurs questions sont qualifiées de très mal traitées ou quasiment pas abordées, notamment la question 19 et les questions 26-27.

Pourquoi le rapport des tensions présente-t-il un signe négatif en Q18 ?

Parce que la masse de l'oscilloscope est branchée au point intermédiaire entre R et Z. Les deux voies mesurent des tensions orientées depuis cette masse commune ; l'un des deux dipôles est donc fléché en convention générateur, ce qui introduit un signe moins : U_2/U_1 = -Z/R.

Pourquoi le terme d'interférence fait-il intervenir un facteur 4π/λ en Q26 ?

En raison de l'aller-retour de l'onde sur la membrane mobile. Un déplacement x(t) de la membrane modifie la différence de marche de \Delta\delta = 2x(t), d'où un déphasage interférentiel \Delta\varphi = 2\pi\Delta\delta/\lambda = 4\pi x(t)/\lambda dans la formule de Fresnel.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.