Corrigé détaillé E3A Physique Chimie MP 2020
Paramètres de Thiele et Small d'un haut-parleur & Chimie du titane
- 46 questions corrigées
- Sujet difficile
- Faisable en MPSI : 37 questions sur 46, parties II, III, I et II.3
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en MPSI : 37 questions sur 46, partie III en entier. Autres questions faisables en MPSI
Autres premières années : PCSI 38 · PTSI 36 · BCPST1 14 questions.
Détail par partie
- Partie I : Modélisation d'un haut-parleur électrodynamique13/18En partie
- Partie II : Impédance électrique équivalente16/17En partie
- Partie III : Mesure de Z4/4Faisable
- Partie IV : Mesure de |X|4/7En partie
Le sujet en bref
Sujet difficile · Électrocinétique et électronique, Transformations chimiques, Structure de la matière · 10 incontournables · 38 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Ce sujet d'e3a MP aborde deux problèmes totalement indépendants, représentatifs des épreuves polytechniques et des attendus du concours. Le premier problème traite d'un grand classique de l'épreuve de physique : le transducteur électromécanique à travers la modélisation de Thiele et Small d'un haut-parleur. On y couple harmonieusement les lois de l'électrocinétique, l'induction de Lorentz (rails de Laplace), le principe fondamental de la dynamique et le rayonnement acoustique équivalent, avant d'exploiter un interféromètre de Michelson comme capteur vibrométrique centimétrique.
Le second problème propose une synthèse complète de chimie : configuration électronique du titane, diagrammes et équilibres d'Ellingham (carbothermie), cristallochimie (structure type halite NaCl pour ), cinétique hétérogène d'ordre 1, titrage d'oxydoréduction par le cérium(IV) et précipitation dépendante du pH. C'est un sujet très formateur pour consolider les bases avant les écrits.
- Difficulté
- Difficile, d'après le rapport du jury
- Temps estimé
- ≈ 3 h 10 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Électrocinétique et électronique29 %
- Transformations chimiques17 %
- Structure de la matière15 %
- Ondes et signaux9 %
Part des questions du sujet.
- Première année
Oui en MPSI : 37 questions sur 46, parties II, III, I et II.3.
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Parties indépendantes
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Sommaire
46 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
46 questionsPartie I : Modélisation d'un haut-parleur électrodynamique
I.1 · Équation électrique
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : force électromotrice induite, loi de faraday
Exprimer la force électromotrice induite par le champ magnétique extérieur en fonction de , et de la vitesse de l'équipage mobile.
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Calculer la fem induite via la circulation du champ électromoteur de Lorentz \vec{e}_m = \vec{v}\wedge\vec{B}_0 le long de la barre mobile orientée de A_1 vers A_2 (ou par la variation du flux coupé).
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- Choisir l'orientation du circuit cohérente avec le sens du courant i et la flèche associée à e_{\text{ind}} sur le schéma de la figure 3.
- Exprimer la force électromotrice induite soit par la loi de Faraday (variation de flux magnétique à travers le circuit), soit par la circulation du champ électromoteur de Lorentz le long de la barre mobile \mathscr{B}.
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Calcul du flux coupé ou de la force de Lorentz : e_{\text{ind}} = -B_0\,\ell\,v.
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Orientons le circuit dans le sens conventionnel indiqué pour l'intensité i sur la figure 3 : le courant parcourt le rail \mathscr{R}_1, traverse la barre mobile \mathscr{B} de \mathscr{R}_1 vers \mathscr{R}_2 dans le sens de +\vec{e}_y, puis revient par le rail \mathscr{R}_2.
Méthode 1 : Par la loi de Faraday
D'après la règle du tire-bouchon de Maxwell, le vecteur surface associé à cette orientation est dirigé selon +\vec{e}_z :
où \vec{S}_0 est une surface constante liée à la géométrie fixe en amont de l'origine.
Le champ magnétique extérieur étant uniforme et stationnaire, \vec{B}_0 = B_0 \vec{e}_z, le flux magnétique à travers le circuit s'écrit :
D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite s'exprime par :
Comme la vitesse de l'équipage mobile est v = \dot{x}, on obtient :
Méthode 2 : Par l'action du champ électromoteur de Lorentz
Chaque porteur de charge mobile de la barre \mathscr{B} est animé de la vitesse d'entraînement \vec{v} = v \vec{e}_x. Il subit le champ électromoteur de Lorentz :
La fem induite e_{\text{ind}} fléchée de \mathscr{R}_1 vers \mathscr{R}_2 (le long de \mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}y \, \vec{e}_y) est donnée par la circulation de \vec{E}_m :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace ; Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : loi des mailles, impédance complexe
Dans cette question, on se place en régime sinusoïdal forcé à la pulsation . Établir une relation entre les amplitudes complexes , et (respectivement associées aux grandeurs sinusoïdales , et ) faisant intervenir les grandeurs , , , et . Dans la suite, on appelle cette relation l'« équation électrique » et on la note (E1).
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Appliquer la loi des mailles au circuit équivalent en intégrant la fem d'induction e_{\text{ind}}, la résistance R_e et l'inductance L_e en notation complexe.
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- Appliquer la loi des mailles au circuit de la figure 3 en suivant le sens de parcours horaire associé au courant i(t).
- Injecter l'expression de la force électromotrice induite e_{\text{ind}}(t) = - B_0 \ell v(t) établie à la question Q1.
- Passer en régime sinusoïdal forcé en associant à la dérivation temporelle \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} le facteur \mathrm{j}\omega.
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Loi des mailles en notation complexe pour la bobine en mouvement : \underline{E} = (R_e + \mathrm{j}L_e\omega)\underline{I} + B_0\ell\underline{V}.
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D'après le schéma électrique de la figure 3, la maille est parcourue dans le sens horaire (sens choisi pour l'intensité i). En convention récepteur pour la résistance R_e et la bobine d'inductance L_e, la loi des mailles s'écrit :
avec u_{R_e}(t) = R_e i(t) et u_{L_e}(t) = L_e \frac{\mathrm{d}i}{\mathrm{d}t}(t), d'où :
En utilisant l'expression obtenue à la question Q1, e_{\text{ind}}(t) = - B_0 \ell v(t), l'équation différentielle électrique devient :
En régime sinusoïdal forcé de pulsation \omega, en substituant aux grandeurs réelles leurs amplitudes complexes respectives et en remplaçant l'opérateur de dérivation temporelle \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t} par le produit par \mathrm{j}\omega, on obtient :
On obtient ainsi la relation demandée (E1) :
Résultat
I.2 · Équation mécanique
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : force de laplace
Exprimer la force de Laplace en fonction de , et .
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Intégrer la force de Laplace élémentaire \mathrm{d}\vec{f} = i\,\mathrm{d}\vec{\ell}\wedge\vec{B}_0 sur la longueur utile \ell de la barre mobile orientée par le courant.
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Résultante de la force de Laplace sur le bobinage : \vec{f}_{\text{Laplace}} = i\,\ell\,B_0\,\vec{e}_x.
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La force de Laplace subie par un élément de conducteur \mathrm{d}\vec{\ell} parcouru par un courant d'intensité i et plongé dans le champ magnétique extérieur \vec{B}_0 = B_0 \vec{e}_z s'écrit :
D'après le schéma électrique de la figure 3, le courant i circule dans le rail \mathscr{R}_1 de la borne A_1 vers la barre mobile \mathscr{B}, traverse celle-ci du rail \mathscr{R}_1 vers le rail \mathscr{R}_2 dans la direction et le sens du vecteur unitaire \vec{e}_y, puis retourne vers la borne A_2 par le rail \mathscr{R}_2.
L'élément de longueur orienté le long de la barre mobile \mathscr{B}, de longueur \ell, s'écrit donc \mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}y \, \vec{e}_y.
Le champ magnétique \vec{B}_0 étant uniforme le long du conducteur mobile, la résultante des forces de Laplace agissant sur la barre \mathscr{B} s'obtient par intégration :
La base (\vec{e}_x, \vec{e}_y, \vec{e}_z) étant orthonormée directe, on a \vec{e}_y \wedge \vec{e}_z = \vec{e}_x. On en déduit :
Résultat
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : principe fondamental de la dynamique, oscillateur harmonique amorti
On fait l'hypothèse que l'équipage mobile est en mouvement de translation rectiligne dans la direction de . Établir une équation différentielle vérifiée par l'abscisse repérant la position de l'équipage mobile.
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Projeter le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'équipage mobile selon l'axe horizontal (O,\vec{e}_x) en sommant Laplace, forces de pression avant et arrière, rappel et frottement visqueux.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le système mécanique et le référentiel d'étude (galiléen).
- Effectuer le bilan des forces extérieures appliquées à l'équipage mobile en exploitant les expressions données dans l'énoncé et le résultat de la question Q3.
- Appliquer la deuxième loi de Newton en projection sur l'axe (O, \vec{e}_x).
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Application du PFD selon \vec{e}_x : M_{ms}\ddot{x} + R_{ms}\dot{x} + \frac{x}{C_{ms}} = i\,\ell\,B_0.
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On applique la deuxième loi de Newton à l'équipage mobile (constitué de la barre \mathscr{B} et de la membrane \mathscr{M}), de masse M_{ms}, dans le référentiel du bâti supposé galiléen :
Par hypothèse, la composante normale des actions de contact avec les rails compense le poids de l'équipage mobile :
La somme des forces de pression exercées par l'air sur les faces avant et arrière s'écrit, les termes en pression atmosphérique P_0 se compensant :
En utilisant l'expression de la force de Laplace établie à la question Q3 (\vec{f}_{\text{Laplace}} = i \ell B_0\,\vec{e}_x) et en remplaçant la vitesse scalaire par v = \frac{\mathrm{d}x}{\mathrm{d}t}, la projection de la relation fondamentale de la dynamique selon le vecteur \vec{e}_x donne :
On en déduit l'équation différentielle vérifiée par la position x(t) :
Résultat
I.3 · Masse fictive prenant en compte le rayonnement acoustique
Question 5
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : impédance acoustique, représentation complexe
Établir une relation entre les amplitudes complexes et faisant intervenir les grandeurs , , , , , , , et .
Voir l'indiceIndice
Passer l'équation différentielle du mouvement en régime sinusoïdal forcé, exprimer x en fonction de \underline{V} via \underline{V} = \mathrm{j}\omega\underline{X}, et remplacer P_1 et P_2 par leurs expressions en fonction des impédances acoustiques.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'équation du mouvement établie à la question Q4 en terme de la vitesse v(t) = \dot{x}(t) et passer en notation complexe en régime sinusoïdal forcé à la pulsation \omega.
- Exprimer la différence de pression acoustique \underline{P_2} - \underline{P_1} à l'aide des impédances acoustiques \underline{Z_{a,1}} et \underline{Z_{a,2}} et de la vitesse complexe \underline{V}.
- Regrouper les termes pour obtenir la relation linéaire entre \underline{V} et \underline{I}.
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Traduction de l'équation du mouvement en régime sinusoïdal en incluant la force acoustique : ( \mathrm{j}\omega M_{ms} + R_{ms} + \frac{1}{\mathrm{j}\omega C_{ms}} + S(\underline{Z_{a,1}} + \underline{Z_{a,2}}) )\underline{V} = B_0\ell\underline{I}.
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D'après l'équation différentielle établie à la question Q4 :
En exprimant cette relation à l'aide de la vitesse v(t) = \dot{x}(t), soit \frac{\mathrm{d}^2 x}{\mathrm{d}t^2} = \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} et x(t) = \int v(t) \, \mathrm{d}t, et en se plaçant en régime sinusoïdal forcé de pulsation \omega, les dérivations temporelles se traduisent par une multiplication par \mathrm{j}\omega et l'intégration par une division par \mathrm{j}\omega. On obtient alors entre les grandeurs complexes :
D'après les définitions des impédances acoustiques données par l'énoncé :
La surpression nette agissant sur la membrane s'écrit donc :
En reportant cette expression dans l'équation du mouvement, il vient :
Soit, en regroupant tous les termes proportionnels à \underline{V} :
Résultat
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : impédance acoustique, analyse dimensionnelle
Préciser l'unité de l'impédance acoustique dans le Système international d'unités.
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Repartir de la définition \underline{Z_a} = \underline{P}/\underline{V} en identifiant les unités SI d'une pression et d'une vitesse.
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L'impédance acoustique étant le rapport d'une pression par une vitesse, son unité SI est le \text{Pa}\cdot\text{s}\cdot\text{m}^{-1} ou \text{kg}\cdot\text{m}^{-2}\cdot\text{s}^{-1}.
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D'après la définition donnée dans l'énoncé :
où \underline{P_1} est l'amplitude d'une surpression acoustique (exprimée en pascals, \mathrm{Pa}) et \underline{V} l'amplitude de la vitesse de la membrane (exprimée en \mathrm{m\cdot s^{-1}}).
L'unité de l'impédance acoustique \underline{Z_a} s'exprime donc en :
En décomposant le pascal en unités de base du Système international (\mathrm{1\ Pa = 1\ N\cdot m^{-2} = 1\ kg\cdot m^{-1}\cdot s^{-2}}), on obtient :
On peut également retrouver directement ce résultat à partir de la formule \underline{Z_a} \propto \rho c, sachant que le terme entre crochets est sans dimension (k r étant sans dimension) :
Résultat
Question 7
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : gaz parfait, masse volumique
On assimile l'air à un gaz parfait de masse molaire . Calculer la masse volumique de l'air à pour une pression égale à . On donne la constante des gaz parfaits .
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Utiliser la loi des gaz parfaits sous la forme P = \frac{\rho}{M}RT en veillant à convertir les grandeurs en unités du système international (pression en \mathrm{Pa}, température en \mathrm{K}).
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Loi des gaz parfaits : \rho = \frac{P M}{R T} \simeq 1{,}17\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}.
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L'air est modélisé par un gaz parfait vérifiant l'équation d'état :
où m est la masse d'air occupant le volume V, M sa masse molaire et T sa température thermodynamique.
La masse volumique \rho = \frac{m}{V} s'exprime donc sous la forme :
Avec les valeurs numériques de l'énoncé :
- P = 1,0\text{ bar} = 1,0 \times 10^5\text{ Pa} ;
- M = 29\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1} = 29 \times 10^{-3}\text{ kg}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- T = 25\text{ }^\circ\text{C} = 298,15\text{ K} ;
- R = 8,31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}.
Il vient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : équation de d'alembert, relation de dispersion
Par analogie avec les ondes électromagnétiques, donner l'équation de d'Alembert vérifiée par le champ de surpression . En déduire une relation entre , et . Dans la suite, on prend .
Voir l'indiceIndice
Écrire l'équation d'onde scalaire à une dimension régissant la surpression et injecter une onde progressive pour établir la relation liant k, \omega et c.
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- Rappeler l'équation d'onde de d'Alembert tridimensionnelle (et sa forme unidimensionnelle) pour le champ scalaire de surpression acoustique p, par analogie avec les composantes du champ électromagnétique.
- Injecter l'expression d'une onde plane progressive sinusoïdale (OPPS) dans cette équation pour en déduire la relation de dispersion liant k, \omega et c.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation de d'Alembert \Delta p - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 p}{\partial t^2} = 0, d'où la relation de dispersion non dispersive \omega = k c.
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Par analogie avec l'équation de d'Alembert vérifiée par les composantes du champ électromagnétique dans un milieu linéaire, homogène et isotrope non chargé, le champ de surpression acoustique p(\vec{r}, t) vérifie l'équation d'onde :
Pour une onde plane se propageant selon une direction repérée par l'axe (Ox), cette équation se réduit à :
Considérons une onde plane progressive sinusoïdale (OPPS) de pulsation \omega et de vecteur d'onde \vec{k} = k\vec{u}, associée à la surpression complexe :
En dérivant, on obtient :
L'insertion de ces dérivées dans l'équation de d'Alembert conduit à :
Les grandeurs \omega, c et k étant positives d'après l'énoncé (k > 0), on en déduit la relation de dispersion :
Résultat
Question 9
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
Chapitre : Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : impédance acoustique, développement limité
Montrer que l'impédance acoustique peut se mettre sous la forme . On exprimera, d'une part, en fonction de , , et de et, d'autre part, en fonction de et de .
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Remplacer k par \omega/c dans l'expression de \underline{Z_a} fournie et identifier parties réelle et imaginaire pour exprimer R_a et M_a.
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Développement à basse fréquence ou identification des parties réelle et imaginaire pour exprimer R_a et M_a.
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L'expression de l'impédance acoustique commune aux deux faces est donnée par :
En utilisant la relation de dispersion établie à la question Q8, k = \dfrac{\omega}{c}, on remplace k dans cette expression :
On identifie terme à terme avec la forme recherchée \underline{Z_a} = R_a + \mathrm{j}\omega M_a :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Ondes et signaux › Ondes acoustiques
Notions : équation mécanique, masse fictive
Réécrire la relation entre les amplitudes complexes et en faisant intervenir, cette fois, les grandeurs , , , , et . Dans la suite, on appelle cette relation « l'équation mécanique » et on la note (E2).
Voir l'indiceIndice
Regrouper le terme de masse mécanique M_{ms} avec la contribution imaginaire de l'impédance acoustique pour faire apparaître la masse fictive totale M_{ms}^*.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de la relation obtenue à la question Q5 reliant \underline{V} et \underline{I}.
- Utiliser l'égalité des impédances acoustiques \underline{Z_{a,1}} = \underline{Z_{a,2}} = \underline{Z_a} = R_a + \mathrm{j}\omega M_a établie à la question Q9 et exprimer la surface de la membrane S = \pi r^2.
- Appliquer les approximations de l'énoncé en négligeant le terme dissipatif acoustique devant le frottement mécanique et en introduisant la masse fictive M_{ms}^*.
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Regroupement de la masse propre et de la masse de rayonnement acoustique en M_{ms}^* dans l'équation mécanique complexe.
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D'après le résultat de la question Q5, la relation électromécanique s'écrit :
Sachant que \underline{Z_{a,1}} = \underline{Z_{a,2}} = \underline{Z_a} = R_a + \mathrm{j}\omega M_a (d'après la question Q9), le terme de couplage avec le rayonnement acoustique s'exprime par :
La membrane étant un disque de rayon r, son aire vaut S = \pi r^2. Avec l'expression M_a = \frac{8\rho r}{3\pi} obtenue en Q9, on en déduit :
En négligeant le frottement acoustique 2 R_a S devant le frottement fluide mécanique R_{ms}, le terme d'inertie devient :
On obtient ainsi l'équation mécanique notée (E2) :
ou, sous forme explicite pour la vitesse complexe :
Résultat
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique
Notions : configuration électronique, électron de valence
Le numéro atomique de l'élément titane est . Donner la configuration électronique de l'atome de titane dans son état fondamental. Préciser quels sont les électrons de valence et ceux de cœur. Citer deux ions susceptibles de se former.
Voir l'indiceIndice
Remplir les sous-couches dans l'ordre de Klechkowski jusqu'à Z=22, identifier la couche de valence et justifier les degrés d'oxydation usuels +2, +3 ou +4.
Voir la réponse courteRéponse courte
Règle de Klechkowski pour Z=22 : 1s^2 2s^2 2p^6 3s^2 3p^6 4s^2 3d^2 ; valence 4s^2 3d^2, ions usuels \mathrm{Ti}^{4+} et \mathrm{Ti}^{3+}.
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Configuration électronique de l'atome de titane dans son état fondamental :
Le titane possède un numéro atomique Z = 22, soit 22 électrons à répartir. En appliquant la règle de Klechkowski (remplissage par valeurs croissantes de n+\ell, puis de n à n+\ell constant), l'ordre de remplissage des sous-couches est : 1s, 2s, 2p, 3s, 3p, 4s, 3d.
La configuration électronique à l'état fondamental s'écrit donc :
\boxed{1s^2\, 2s^2\, 2p^6\, 3s^2\, 3p^6\, 4s^2\, 3d^2 \quad\text{ou}\quad [\mathrm{Ar}]\, 4s^2\, 3d^2}Électrons de cœur et électrons de valence :
Électrons de cœur : ce sont les 18 électrons appartenant aux sous-couches internes entièrement remplies, correspondant au cœur de gaz rare de l'argon [\mathrm{Ar}] :
\boxed{1s^2\, 2s^2\, 2p^6\, 3s^2\, 3p^6 \quad\text{(18 électrons)}}Électrons de valence : ce sont les 4 électrons situés sur les sous-couches de nombre quantique principal maximal (4s) et sur la sous-couche en cours de remplissage (3d) :
\boxed{4s^2\, 3d^2 \quad\text{(4 électrons)}}
Ions susceptibles de se former :
En cédant l'ensemble de ses 4 électrons de valence pour acquérir la configuration électronique particulièrement stable du gaz rare argon ([\mathrm{Ar}]), le titane forme préférentiellement l'ion titane(IV) :
\boxed{\mathrm{Ti}^{4+}}Il peut également perdre partiellement ses électrons de valence (en perdant d'abord les deux électrons 4s), donnant naissance à l'ion titane(III) \boxed{\mathrm{Ti}^{3+}} (présent par exemple dans le trichlorure de titane \mathrm{TiCl}_3 étudié dans la suite) ou à l'ion titane(II) \mathrm{Ti}^{2+}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 30
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique
Notions : classification périodique
Préciser la position de l'élément dans la classification périodique : ligne et colonne.
Voir l'indiceIndice
Déduire le numéro de ligne de la valeur maximale du nombre quantique principal n et la colonne de la somme des électrons des sous-couches 4s et 3d.
Voir la réponse courteRéponse courte
Couche n=4 donc 4e période, 4 électrons de valence donc 4e colonne (groupe 4).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q29, la configuration électronique du titane (Z=22) dans son état fondamental s'écrit :
- Ligne (période) : Le nombre quantique principal le plus élevé pour les orbitales occupées est n = 4. L'élément se situe donc sur la 4e ligne (ou 4e période).
- Colonne (groupe) : L'atome possède 2 + 2 = 4 électrons sur sa couche de valence (4\mathrm{s} et 3\mathrm{d}). La sous-couche \mathrm{d} étant en cours de remplissage, le titane appartient au bloc \mathrm{d} des métaux de transition. Le numéro de la colonne correspond au nombre total d'électrons de valence (2 électrons \mathrm{s} + 2 électrons \mathrm{d}), soit la 4e colonne (groupe 4 selon la nomenclature UICPA).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : réaction de formation, état standard
Écrire les réactions standard de formation du monoxyde de carbone , de l'oxyde de fer et du dioxyde de titane .
Voir l'indiceIndice
Écrire la synthèse d'une mole de composé pur à partir des corps purs simples dans leur état standard de référence à 298\text{ K}.
Voir la stratégieStratégie
Par définition, la réaction standard de formation d'un corps composé correspond à la formation d'une mole de ce composé à partir des corps simples des éléments qui le constituent, pris dans leur état standard de référence à la température considérée. D'après le tableau 1, les états standard de référence à 298\text{ K} sont : le carbone solide \mathrm{C(s)} (graphite), le dioxygène gazeux \mathrm{O_2(g)}, le fer solide \mathrm{Fe(s)} et le titane solide \mathrm{Ti(s)}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture des équations de formation à partir des corps simples stables : \mathrm{C} + \frac{1}{2}\mathrm{O_2} = \mathrm{CO}, etc.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En affectant conventionnellement le coefficient stœchiométrique 1 au produit formé :
Pour le monoxyde de carbone \mathrm{CO(g)} :
\boxed{\mathrm{C(s)} + \frac{1}{2}\,\mathrm{O_2(g)} = \mathrm{CO(g)}}Pour l'oxyde de fer \mathrm{FeO(s)} :
\boxed{\mathrm{Fe(s)} + \frac{1}{2}\,\mathrm{O_2(g)} = \mathrm{FeO(s)}}Pour le dioxyde de titane \mathrm{TiO_2(s)} :
\boxed{\mathrm{Ti(s)} + \mathrm{O_2(g)} = \mathrm{TiO_2(s)}}
Résultat
Question 32
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie standard de réaction, loi de hess
Exprimer en fonction des données puis calculer l'enthalpie standard de la réaction (1).
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi de Hess en combinant les enthalpies standard de formation fournies dans le tableau thermodynamique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de la loi de Hess à partir des enthalpies standard de formation : \Delta_r H^\circ = \sum \nu_i \Delta_f H^\circ_i.
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D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de la réaction (1), notée \Delta_r H_1^\circ, s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation \Delta_f H^\circ des réactifs et des produits à 298\text{ K} selon :
Le fer solide et le carbone solide (graphite) étant des corps purs simples dans leur état standard de référence à 298\text{ K}, on a \Delta_f H^\circ\bigl(\mathrm{Fe(s)}\bigr) = 0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} et \Delta_f H^\circ\bigl(\mathrm{C(s)}\bigr) = 0\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} (valeurs confirmées par le tableau 1). Il vient ainsi :
Application numérique avec les données du tableau 1 :
Résultat
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : entropie standard de réaction, loi de hess
Exprimer en fonction des données puis calculer l'entropie standard de la réaction (1).
Voir l'indiceIndice
Calculer l'entropie standard de réaction en effectuant la différence entre l'entropie des produits et celle des réactifs pondérées par les coefficients stœchiométriques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du troisième principe et de la loi de Hess : \Delta_r S^\circ = \sum \nu_i S^\circ_{\text{m},i}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'entropie standard de la réaction (1), \mathrm{C(s)} + \mathrm{FeO(s)} = \mathrm{CO(g)} + \mathrm{Fe(s)}, s'exprime à l'aide des grandeurs molaires standard absolues par la relation de Hess :
À partir des données du tableau 1 à 298\text{ K} :
- S^\circ(\mathrm{CO(g)}) = 197{,}7\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- S^\circ(\mathrm{Fe(s)}) = 27{,}3\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- S^\circ(\mathrm{C(s)}) = 5{,}74\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} ;
- S^\circ(\mathrm{FeO(s)}) = 66{,}8\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}.
On obtient numériquement :
Résultat
Question 34
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie libre standard, constante d'équilibre
Calculer l'enthalpie libre standard de la réaction (1) et la constante d'équilibre à la température .
Voir l'indiceIndice
Calculer \Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ dans le cadre de l'approximation d'Ellingham, puis en déduire K^\circ(T) = \exp(-\Delta_r G^\circ / RT).
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser l'approximation d'Ellingham formulée dans l'énoncé pour exprimer \Delta_r G_1^\circ(T) à partir des grandeurs \Delta_r H_1^\circ et \Delta_r S_1^\circ obtenues aux questions Q32 et Q33.
- En déduire la constante d'équilibre K_1^\circ(T) à l'aide de la relation fondamentale \Delta_r G_1^\circ(T) = -R T \ln K_1^\circ(T).
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \Delta_r G^\circ(T) = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ, puis K^\circ(T) = \exp(-\Delta_r G^\circ / RT).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre de l'approximation d'Ellingham, les enthalpies et entropies standard de réaction sont considérées comme indépendantes de la température entre 298\text{ K} et T = 1300\text{ K} (aucun changement d'état n'intervenant pour les réactifs et produits dans cet intervalle).
L'enthalpie libre standard de la réaction (1) à la température T s'exprime donc selon :
D'après les questions Q32 et Q33, on a \Delta_r H_1^\circ = +161{,}5\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} et \Delta_r S_1^\circ = +152{,}5\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} (soit 0{,}1525\text{ kJ}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}). Pour T = 1300\text{ K} :
La constante thermodynamique d'équilibre K_1^\circ(T) est reliée à l'enthalpie libre standard par la relation de Van 't Hoff :
Avec R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1}, T = 1300\text{ K} et \Delta_r G_1^\circ = -36{,}7\cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : variance, déplacement d'équilibre
Déterminer le nombre de degrés de liberté de l'équilibre chimique associé à la réaction (1) en justifiant la réponse. Quel serait l'effet d'une hausse de la température sur l'équilibre de la réaction (1) ? Pourquoi ne travaille-t-on pas à une température plus élevée ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer la règle des phases de Gibbs v = c + 2 - \varphi en dénombrant soigneusement le nombre de constituants indépendants et le nombre de phases (solides non miscibles et phase gaz).
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer la règle des phases de Gibbs pour déterminer la variance v, en veillant à dénombrer correctement les phases solides pures distinctes.
- Exploiter le signe de l'enthalpie standard de réaction \Delta_r H_1^\circ trouvé en Q32 via la loi de modération de Le Chatelier ou la loi de van 't Hoff.
- Analyser l'objectif du procédé énoncé par le texte (réduction sélective de \mathrm{FeO} sans altérer \mathrm{TiO_2}) ainsi que les aspects thermiques et énergétiques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de la variance v = 1, loi de Van 't Hoff pour l'effet de T et contraintes expérimentales de fusion/coût énergétique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Nombre de degrés de liberté (variance)
La variance d'un système physico-chimique à l'équilibre s'exprime par la règle de Gibbs :
où :
- N = 4 espèces chimiques (\mathrm{C(s)}, \mathrm{FeO(s)}, \mathrm{CO(g)}, \mathrm{Fe(s)}) ;
- r = 1 réaction chimique (réaction (1)) ;
- k = 0 contrainte de composition imposée initialement ;
- \varphi = 4 phases : les trois solides purs constituent chacun une phase distincte (non miscibles entre eux), et le gaz \mathrm{CO(g)} forme une phase gazeuse unique.
On obtient ainsi :
Justification physique : À l'équilibre, l'activité de chaque solide pur vaut 1, d'où :
Le gaz n'étant constitué que de \mathrm{CO}, la pression totale est P = P_{\mathrm{CO}} = P^\circ K_1^\circ(T). La donnée d'une seule variable intensive (T) fixe entièrement l'autre variable d'état (P). Le système est donc monovariant.
2. Effet d'une hausse de la température
D'après le résultat de la question Q32, la réaction (1) est endothermique :
D'après la loi de van 't Hoff :
La constante d'équilibre K_1^\circ croît donc avec la température.
Selon le principe de modération de Le Chatelier, une hausse de température à pression fixée déplace l'équilibre dans le sens endothermique, c'est-à-dire dans le sens direct (formation de \mathrm{Fe(s)} et de \mathrm{CO(g)}).
3. Choix de ne pas travailler à une température plus élevée
On ne travaille pas à une température plus élevée pour deux raisons essentielles :
- La sélectivité chimique : l'objectif de la carbothermie est de réduire exclusivement l'oxyde de fer tout en préservant le rutile \mathrm{TiO_2}. La réduction de \mathrm{TiO_2} par le carbone (réaction (2)), ayant également une variation d'entropie positive due à la création d'un gaz, est endothermique : une élévation excessive de la température rendrait cette réaction concurrente thermodynamiquement favorable, altérant ainsi le dioxyde de titane recherché.
- Le coût énergétique et les contraintes techniques : chauffer à plus haute température augmente la consommation énergétique et fragilise les réacteurs industriels, d'autant plus que l'oxyde de fer commence à fondre à T_f(\mathrm{FeO}) = 1377\ ^\circ\mathrm{C} \approx 1650\text{ K}.
Résultat
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : constante d'équilibre, faisabilité thermodynamique
Calculer la constante d'équilibre à la température pour la réaction (2) en appliquant le même raisonnement que précédemment. Conclure sur la pertinence du mode opératoire.
Voir l'indiceIndice
Reprendre les calculs de \Delta_r H^\circ, \Delta_r S^\circ et \Delta_r G^\circ pour la réaction (2) et comparer sa constante d'équilibre à celle de la réaction (1).
Voir la stratégieStratégie
- Calculer l'enthalpie standard de la réaction (2) à l'aide de la loi de Hess et des grandeurs standard de formation à 298\text{ K}.
- Calculer l'entropie standard de la réaction (2) à l'aide des entropies molaires standard absolues à 298\text{ K}.
- En déduire l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_r G_2^\circ(1300\text{ K}) dans l'approximation d'Ellingham, puis la constante d'équilibre K_2^\circ(1300\text{ K}).
- Conclure sur la pertinence du procédé en comparant K_1^\circ et K_2^\circ.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de K_2^\circ(1300\text{ K}) : valeur très faible montrant que \mathrm{TiO_2} n'est pas réduit par le carbone dans ces conditions.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La réaction (2) s'écrit :
Enthalpie standard de la réaction (2) D'après la loi de Hess :
Entropie standard de la réaction (2) L'entropie standard de réaction s'exprime par :
Enthalpie libre standard et constante d'équilibre à T = 1300\text{ K} Dans l'approximation d'Ellingham (les réactifs et produits étant solides ou gazeux à 1300\text{ K}, température inférieure à leurs températures de fusion) :
La constante d'équilibre associée est donnée par la relation de van 't Hoff :
Numériquement, avec R = 8{,}31\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} et R T = 8{,}31 \times 1300 = 10\,803\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} :
d'où :
Pertinence du mode opératoire À T = 1300\text{ K}, nous avons :
- pour la réduction de l'oxyde de fer : K_1^\circ(1300\text{ K}) \simeq 30 > 1, ce qui favorise la réduction de \mathrm{FeO(s)} en \mathrm{Fe(s)} ;
- pour la réduction du dioxyde de titane : K_2^\circ(1300\text{ K}) \simeq 9{,}5\cdot 10^{-6} \ll 1 \ll K_1^\circ, ce qui indique que la réduction de \mathrm{TiO_2(s)} par le carbone est thermodynamiquement très défavorisée.
Le mode opératoire est donc parfaitement pertinent : à cette température de 1300\text{ K}, la carbothermie permet de réduire sélectivement l'oxyde de fer \mathrm{FeO} présent dans l'ilménite sans altérer le dioxyde de titane \mathrm{TiO_2} (rutile), qui est ainsi conservé intact.
Résultat
Partie II : Impédance électrique équivalente
II.1 · Expression de l'impédance électrique équivalente
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace
Notions : impédance électrique, impédance motionnelle
En combinant les relations (E1) et (E2), montrer que le haut-parleur se comporte comme un dipôle d'impédance complexe appelée « impédance électrique équivalente ». On écrira sous la forme d'une somme d'une impédance complexe traduisant les phénomènes électriques et d'une impédance complexe traduisant les phénomènes mécaniques, avec :
On précisera en particulier les expressions des grandeurs suivantes : — la capacité équivalente traduisant l'inertie mécanique associée à la masse fictive ; — la résistance électrique équivalente traduisant le frottement fluide caractérisé par ; — l'inductance équivalente traduisant la force de rappel caractérisée par .
Voir l'indiceIndice
Exprimer \underline{V} en fonction de \underline{I} à l'aide de l'équation mécanique, puis reporter cette relation dans l'équation électrique pour factoriser par \underline{I} et identifier l'admittance motionnelle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'amplitude complexe de la vitesse \underline{V} en fonction de l'intensité \underline{I} à partir de l'équation mécanique (E2).
- Injecter cette expression dans l'équation électrique (E1) pour faire apparaître le rapport \underline{Z} = \frac{\underline{E}}{\underline{I}}.
- Identifier l'impédance électrique bloquée \underline{Z_e} et l'impédance motionnelle \underline{Z_m}, puis identifier par identification terme à terme C_m^*, R_m et L_m.
Voir la réponse courteRéponse courte
Élimination de \underline{V} pour obtenir \underline{Z} = \underline{Z_e} + \underline{Z_m} et identification de C_m^*, R_m et L_m.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation mécanique (E2) établie à la question Q10 :
d'où l'expression de l'amplitude complexe de la vitesse :
D'après l'équation électrique (E1) issue de la question Q2 :
En substituant l'expression de \underline{V}, il vient :
ce qui montre que le haut-parleur se comporte vis-à-vis du générateur comme un dipôle linéaire d'impédance électrique équivalente \underline{Z} = \underline{Z_e} + \underline{Z_m}, où :
représente l'impédance électrique propre (ou impédance bloquée, obtenue pour \underline{V} = 0), et \underline{Z_m} représente l'impédance motionnelle due au couplage électromécanique :
Par identification avec la forme demandée :
on obtient les expressions des paramètres équivalents :
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : schéma électrique équivalent
En déduire le schéma électrique équivalent au haut-parleur en régime sinusoïdal forcé. On explicitera dans le schéma l'agencement des dipôles décrits par les grandeurs , , , et .
Voir l'indiceIndice
Traduire la structure de \underline{Z} = \underline{Z_e} + \underline{Z_m} par la mise en série de l'impédance électrique bloquée et de l'impédance motionnelle formée par l'association en parallèle de R_m, L_m et C_m^*.
Voir la stratégieStratégie
- Interpréter la somme des impédances \underline{Z} = \underline{Z_e} + \underline{Z_m} comme une mise en série du bloc électrique \underline{Z_e} et du bloc mécanique ramené \underline{Z_m}.
- Identifier la constitution interne de chaque bloc : addition d'impédances pour \underline{Z_e} (dipôles en série), addition d'admittances pour \underline{Z_m} (dipôles en parallèle).
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma avec la branche électrique (R_e, L_e) en série avec le circuit bouchon RLC parallèle représentant l'impédance motionnelle.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats de la question précédente (Q11), l'impédance complexe totale vue des bornes du haut-parleur s'écrit :
Cette somme traduit l'association en série de deux sous-dipôles :
- Le dipôle électrique bloqué \underline{Z_e} = R_e + \mathrm{j} L_e \omega, constitué de l'association en série du conducteur ohmique de résistance R_e et de la bobine d'inductance propre L_e.
Le dipôle motionnel (ou mécanique ramené) d'impédance \underline{Z_m}, dont l'admittance s'écrit :
\underline{Y_m} = \frac{1}{\underline{Z_m}} = \mathrm{j}\omega C_m^* + \frac{1}{R_m} + \frac{1}{\mathrm{j}\omega L_m}Cette somme d'admittances traduit l'association en parallèle de trois dipôles :
- un condensateur de capacité équivalente C_m^*,
- un conducteur ohmique de résistance équivalente R_m,
- une bobine d'inductance équivalente L_m.
On en déduit le schéma électrique équivalent représenté ci-dessous :
Question déjà tombée ailleurs
II.2 · Étude de l'impédance électrique équivalente
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : impédance complexe, ordre de grandeur
Compte tenu des valeurs numériques données dans la figure 1, que pensez-vous de la validité de cette approximation consistant à négliger la contribution de dans ?
Voir l'indiceIndice
Évaluer numériquement la réactance L_e\omega à la fréquence maximale f = 100\text{ Hz} et la comparer à la résistance électrique R_e.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition quantitative pour que le terme inductif soit négligeable devant le terme résistif dans \underline{Z_e} = R_e + \mathrm{j}L_e\omega.
- Évaluer numériquement la réactance inductive maximale sur la plage de fréquences considérée (f \le 100\text{ Hz}) à l'aide des données de la figure 1.
- Discuter la validité de l'approximation sur le module de \underline{Z_e} et au voisinage de la résonance mécanique f_s = 33\text{ Hz}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comparaison de L_e\omega à R_e dans la bande passante BF : l'inductance L_e est bien négligeable aux basses fréquences.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'impédance électrique propre (ou bloquée) du haut-parleur s'écrit :
Négliger la contribution de l'inductance L_e devant la résistance R_e revient à supposer que la réactance inductive est négligeable devant la résistance, soit :
D'après le tableau de la figure 1, les paramètres sont :
- R_e = 2{,}9\ \Omega ;
- L_e = 1{,}83\text{ mH} = 1{,}83 \times 10^{-3}\text{ H} (valeur à 1\text{ kHz}).
Pour la fréquence maximale considérée de la plage, f = 100\text{ Hz} :
Comparons cette valeur à R_e :
- En valeur brute, à 100\text{ Hz}, le terme L_e \omega_{\max} \simeq 1{,}15\ \Omega représente environ 40\,\% de R_e = 2{,}9\ \Omega, ce qui n'est pas strictement négligeable au sens usuel.
Néanmoins, ces deux termes intervenant en quadrature de phase dans \underline{Z_e}, le module de l'impédance bloquée vaut :
|\underline{Z_e}| = \sqrt{R_e^2 + (L_e\omega)^2} = \sqrt{2{,}9^2 + 1{,}15^2} \simeq 3{,}12\ \Omega.L'écart relatif sur le module n'est que de :
\frac{|\underline{Z_e}| - R_e}{R_e} \simeq \frac{3{,}12 - 2{,}9}{2{,}9} \simeq 7{,}6\,\%.De plus, l'étude porte principalement sur le comportement au voisinage de la fréquence de résonance mécanique f_s = 33\text{ Hz} (donnée figure 1). À cette fréquence :
L_e \omega_s = 1{,}83 \times 10^{-3} \times 2\pi \times 33 \simeq 0{,}38\ \Omega,soit seulement 13\,\% de R_e, conduisant à un écart sur le module inférieur à 1\,\%.
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : facteur de qualité, pulsation propre
Exprimer sous la forme :
où est la pulsation associée à la fréquence apparaissant dans l'extrait de notice de la figure 1 et est appelée pulsation de résonance mécanique. On précisera les expressions de et en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Identifier la pulsation propre \omega_s et le facteur de qualité Q_{ms} d'un circuit antirésonant RLC parallèle à partir de l'expression du dénominateur de \underline{Z_m}.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser l'approximation établie à la question Q13 consistant à négliger la contribution inductive L_e \omega devant R_e à basse fréquence (f < 100\text{ Hz}), de sorte que \underline{Z_e} \simeq R_e.
- Partir de l'expression de l'impédance motionnelle \underline{Z_m} issue de la question Q11 (circuit R_m-L_m-C_m^* en parallèle).
- Factoriser par la conductance 1/R_m au dénominateur et identifier les termes avec la forme canonique de la résonance d'un dipôle RLC parallèle pour obtenir \omega_s et Q_{ms}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Mise sous forme canonique de l'impédance RLC parallèle avec \omega_s = 1/\sqrt{L_m C_m^*} et Q_{ms} = R_m\sqrt{C_m^*/L_m}.
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Pour les fréquences inférieures à 100\text{ Hz}, on a montré en Q13 que l'inductance propre L_e a une contribution négligeable, d'où :
L'impédance électrique totale s'écrit alors :
D'après l'expression de \underline{Z_m} obtenue à la question Q11 :
On cherche à mettre le dénominateur sous la forme canonique 1 + \mathrm{j} Q_{ms}\left(\dfrac{\omega}{\omega_s} - \dfrac{\omega_s}{\omega}\right), ce qui conduit par identification à :
Cette égalité devant être vérifiée pour toute pulsation \omega, on identifie terme à terme les facteurs en \omega et en 1/\omega :
En effectuant le rapport puis le produit membre à membre de ces deux relations, on obtient :
Comme \omega_s > 0 et Q_{ms} > 0, il vient :
L'impédance électrique totale s'écrit donc bien :
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : partie réelle et imaginaire, impédance complexe
En déduire les expressions des parties réelle et imaginaire de l'impédance complexe en fonction de , , , et de .
Voir l'indiceIndice
Multiplier numérateur et dénominateur du terme motionnel par son complexe conjugué pour séparer rigoureusement la partie réelle et la partie imaginaire de \underline{Z}.
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Multiplication par le conjugué pour expliciter \text{Re}\,\underline{Z} = R_e + \frac{R_m}{1+\alpha^2} et \text{Im}\,\underline{Z} = -\frac{R_m\alpha}{1+\alpha^2}.
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D'après la question Q14, l'impédance complexe du haut-parleur s'écrit :
En multipliant le numérateur et le dénominateur du second terme par le complexe conjugué du dénominateur, il vient :
On identifie directement la partie réelle et la partie imaginaire de \underline{Z} :
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : résonance, extremum
Montrer que présente un maximum pour une pulsation . Préciser les expressions de et de . Que vaut ?
Voir l'indiceIndice
Analyser les variations du dénominateur de \operatorname{Re}(\underline{Z}) en fonction de \omega, qui est minimal lorsque le terme réactif s'annule.
Voir la stratégieStratégie
Pour maximiser \operatorname{Re}\underline{Z}(\omega), il suffit de chercher le minimum du dénominateur du terme motionnel, sans nécessairement dériver : la positivité du terme quadratique permet une détermination directe et rigoureuse du maximum.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le maximum de \text{Re}\,\underline{Z} est atteint pour \alpha = 0, soit \omega_{\max} = \omega_s, où (\text{Re}\,\underline{Z})_{\max} = R_e + R_m et \text{Im}\,\underline{Z} = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q15, la partie réelle de l'impédance s'écrit :
Le terme quadratique \left(\dfrac{\omega}{\omega_s} - \dfrac{\omega_s}{\omega}\right)^2 est toujours positif ou nul. Par conséquent, pour tout \omega > 0 :
avec égalité si et seulement si :
Comme la pulsation est strictement positive (\omega > 0 et \omega_s > 0), cette condition est vérifiée pour une unique pulsation \omega_{\max} :
Le dénominateur atteignant alors sa valeur minimale (1), la partie réelle \operatorname{Re}\underline{Z} est maximale en cette pulsation et vaut :
Enfin, en reportant \omega = \omega_s dans l'expression de la partie imaginaire obtenue à la question Q15 :
le numérateur s'annule, ce qui conduit immédiatement à :
Résultat
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : bande passante, facteur de qualité
On pose . Exprimer en fonction de . Montrer que présente deux extrema. En déduire que présente deux extrema pour les pulsations et , avec . Préciser les expressions de et . En déduire que .
Voir l'indiceIndice
Dériver \operatorname{Im}(\underline{Z})(\alpha) par rapport à \alpha pour trouver les deux extrema symétriques \alpha = \pm 1, puis résoudre l'équation du second degré en pulsation associée.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \operatorname{Im}\underline{Z} à l'aide de la variable réduite \alpha à partir du résultat de la question précédente (Q15).
- Dériver par rapport à \alpha pour trouver les extrema de \operatorname{Im}\underline{Z}(\alpha).
- Justifier le lien direct avec les extrema en pulsation \omega par la stricte monotonie de la fonction \omega \mapsto \alpha(\omega), résoudre les équations du second degré associées pour obtenir \omega_1 et \omega_2, puis en déduire la relation sur Q_{ms}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation par rapport à \alpha, recherche des extrema en \alpha = \pm 1 et relation classique Q_{ms} = \frac{\omega_s}{\omega_2 - \omega_1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q15, la partie imaginaire de \underline{Z} s'écrit :
En introduisant \alpha = Q_{ms} \left( \dfrac{\omega}{\omega_s} - \dfrac{\omega_s}{\omega} \right), on obtient directement :
Étudions les extrema de la fonction \alpha \mapsto \operatorname{Im}\underline{Z}(\alpha) en dérivant par rapport à \alpha :
Cette dérivée s'annule en changeant de signe pour \alpha = -1 et \alpha = 1 :
- pour \alpha = -1 : \operatorname{Im}\underline{Z} admet un maximum local valant \dfrac{R_m}{2} ;
- pour \alpha = +1 : \operatorname{Im}\underline{Z} admet un minimum local valant -\dfrac{R_m}{2}.
La fonction \operatorname{Im}\underline{Z}(\alpha) présente donc bien deux extrema.
La fonction \omega \mapsto \alpha(\omega) est dérivable sur ]0, +\infty[ et :
Elle réalise donc une bijection strictement croissante de ]0, +\infty[ sur \mathbb{R}. Par conséquent, \operatorname{Im}\underline{Z}(\omega) présente exactement deux extrema aux pulsations \omega_1 et \omega_2 (avec \omega_2 > \omega_1) correspondant respectivement à :
Pour déterminer ces pulsations, résolvons l'équation \alpha(\omega) = \pm 1, soit :
En ne retenant que les racines strictement positives :
On a bien \omega_2 > \omega_1 et les expressions encadrées :
Calculons enfin la différence \omega_2 - \omega_1 :
On en déduit immédiatement :
Résultat
II.1 · Expression de l'impédance électrique équivalente
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : maille cfc, projection cotée
Compléter, sur les Figures D et E du cahier-réponses, la maille élémentaire de en perspective puis en projection cotée sur un plan de face.
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Représenter le cube avec les atomes de titane aux sommets et aux centres des faces, puis positionner les atomes d'azote aux milieux des arêtes et au centre de la maille.
Voir la stratégieStratégie
Identifier la position des deux types d'atomes à partir de la structure de type \mathrm{NaCl} :
- les atomes de titane \mathrm{Ti} forment un sous-réseau cubique à faces centrées (CFC) ;
- les atomes d'azote \mathrm{N} occupent l'ensemble des sites interstitiels octaédriques (milieux des arêtes et centre du cube).
- Représenter la maille conventionnelle en perspective cavalière avec une légende claire distinguant \mathrm{Ti} et \mathrm{N}.
- Établir la projection cotée sur un plan de face (par exemple le plan horizontal (xOy) le long de l'axe Oz, les cotes z étant exprimées en fraction du paramètre de maille a : 0, 1/2 et 1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Dessin du réseau CFC de Ti avec les atomes de N occupant tous les sites octaédriques (structure type NaCl).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, le nitrure de titane \mathrm{NTi} adopte une structure de type chlorure de sodium \mathrm{NaCl} :
Les atomes de titane \mathrm{Ti} occupent les positions d'un réseau cubique à faces centrées (CFC) :
- les 8 sommets du cube ;
- les 6 centres des faces.
Les atomes d'azote \mathrm{N} occupent la totalité des sites octaédriques :
- les milieux des 12 arêtes du cube ;
- le centre de la maille.
Représentation en perspective (Figure D)
Projection cotée sur une face (Figure E) On projette la maille élémentaire sur le plan de face (xOy), les cotes suivant z étant données en unités du paramètre de maille a (0, 1/2, 1) :
Aux sommets du carré (0,0), (a,0), (0,a), (a,a) :
- des atomes de titane \mathrm{Ti} aux cotes 0 et 1 (sommets de la maille) ;
- un atome d'azote \mathrm{N} à la cote 1/2 (milieu de l'arête verticale).
Aux milieux des côtés du carré (a/2,0), (0,a/2), (a,a/2), (a/2,a) :
- des atomes d'azote \mathrm{N} aux cotes 0 et 1 (milieux des arêtes horizontales) ;
- un atome de titane \mathrm{Ti} à la cote 1/2 (centre des faces latérales).
Au centre du carré (a/2,a/2) :
- des atomes de titane \mathrm{Ti} aux cotes 0 et 1 (centres des faces inférieure et supérieure) ;
- un atome d'azote \mathrm{N} à la cote 1/2 (centre de la maille).
Question déjà tombée ailleurs
Question 38
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : population d'une maille, stœchiométrie
Déterminer la population en explicitant le calcul et vérifier la stœchiométrie du nitrure de titane.
Voir l'indiceIndice
Compter les contributions partielles des sommets (1/8), faces (1/2), arêtes (1/4) et centre (1) pour chaque type d'atome.
Voir la stratégieStratégie
Pour déterminer la population de chaque espèce par maille, on recense les positions occupées et on applique le facteur de partage associé à chaque site :
- Les atomes de titane \mathrm{Ti} forment un réseau cubique à faces centrées (sommets et centres des faces).
- Les atomes d'azote \mathrm{N} occupent l'ensemble des sites octaédriques (milieux des arêtes et centre de la maille).
- On compare le rapport des populations obtenues à la formule stœchiométrique \mathrm{NTi}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul des multiplicités : 4 atomes de Ti et 4 atomes de N par maille, soit une stœchiométrie 1:1 (\mathrm{TiN}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Population en atomes de titane N(\mathrm{Ti}) :
Les atomes de titane occupent les positions du réseau CFC :
- les 8 sommets du cube, partagés chacun entre 8 mailles contiguës (contribution de \frac{1}{8}) ;
- les centres des 6 faces du cube, partagés chacun entre 2 mailles (contribution de \frac{1}{2}).
Le nombre d'atomes de titane propres à la maille élémentaire est donc :
2. Population en atomes d'azote N(\mathrm{N}) :
Les atomes d'azote occupent la totalité des sites octaédriques du réseau CFC :
- les milieux des 12 arêtes du cube, partagés chacun entre 4 mailles (contribution de \frac{1}{4}) ;
- le centre du cube, totalement intérieur à la maille (contribution de 1).
Le nombre d'atomes d'azote propres à la maille élémentaire est donc :
3. Vérification de la stœchiométrie :
La maille contient 4 atomes de titane et 4 atomes d'azote, soit Z = 4 motifs formulaires \mathrm{NTi}. Le rapport des populations vaut :
Ce résultat confirme bien la formule brute et la stœchiométrie 1:1 du nitrure de titane \mathrm{NTi}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 39
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : masse volumique, paramètre de maille
La masse volumique du nitrure de titane est . Exprimer puis calculer le paramètre de la maille, .
Voir l'indiceIndice
Écrire l'expression de la masse volumique \rho = \frac{Z\,M}{\mathscr{N}_A\,a^3} pour isoler et calculer numériquement l'arête du cube a.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la masse volumique \rho comme le rapport de la masse contenue dans la maille élémentaire sur le volume V = a^3 de cette maille cubique, en utilisant la population de Z = 4 motifs formulaires par maille établie à la question Q38.
- Isoler le paramètre de maille a sous forme littérale.
- Réaliser l'application numérique en veillant à la cohérence des unités pour obtenir a en mètres, nanomètres ou picomètres.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression \rho = \frac{4(M_{\text{Ti}} + M_{\text{N}})}{N_A a^3}, d'où a = \left(\frac{4 M_{\text{tot}}}{N_A \rho}\right)^{1/3} \simeq 424\text{ pm}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La maille élémentaire est un cube d'arête a, donc de volume V = a^3.
D'après la question Q38, la maille contient Z = 4 groupements formulaires \mathrm{NTi}. La masse de la maille est donc :
Par définition, la masse volumique \rho du cristal s'exprime par :
On en déduit l'expression littérale du paramètre de maille a :
Application numérique :
- Z = 4
- M(\mathrm{NTi}) = 61{,}9\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}
- \mathscr{N}_A = 6{,}02 \cdot 10^{23}\text{ mol}^{-1}
- \rho = 5{,}24\text{ g}\cdot\text{cm}^{-3} = 5{,}24 \cdot 10^6\text{ g}\cdot\text{m}^{-3} = 5{,}24 \cdot 10^3\text{ kg}\cdot\text{m}^{-3}
En travaillant en unités usuelles de cristallographie avec \rho en \text{g}\cdot\text{cm}^{-3} :
Soit, avec trois chiffres significatifs :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : contact stérique, rayon atomique
Exprimer le rayon de l'atome de titane en fonction du paramètre de maille. Faire l'application numérique.
Voir l'indiceIndice
Considérer le contact tangentiel entre sphères d'atomes de titane le long d'une diagonale de face de la maille élémentaire.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la condition géométrique de contact pour le réseau hôte cubique à faces centrées (CFC) formé par les atomes de titane.
- Exprimer le rayon atomique R(\mathrm{Ti}) en fonction du paramètre de maille a.
- Effectuer l'application numérique avec la valeur de a trouvée à la question Q39.
Voir la réponse courteRéponse courte
Contact sur l'arête ou sur la diagonale selon le modèle de sphères dures pour déduire R_{\text{Ti}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le modèle des sphères dures, on considère dans un premier temps le sous-réseau cubique à faces centrées (CFC) formé par les atomes de titane. Dans ce réseau, le contact entre atomes s'effectue le long de la diagonale d'une face du cube.
La longueur de la diagonale d'une face de côté a vaut d = a\sqrt{2}. Elle relie deux atomes situés aux sommets et traverse l'atome situé au centre de la face, ce qui donne la condition de tangence :
On en déduit l'expression du rayon de l'atome de titane :
Application numérique :
Avec a \simeq 428\text{ pm} (obtenu à la question Q39) :
Résultat
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en PCSI
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : site octaédrique, habitabilité
Exprimer le rayon d'un site octaédrique en fonction du paramètre de maille. Vérifier l'habitabilité pour l'atome d'azote.
Voir l'indiceIndice
Écrire la condition géométrique sur une arête de la maille reliant deux sommets et un site octaédrique : a = 2R(\mathrm{Ti}) + 2R_o, puis comparer R_o à R(\mathrm{N}).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la condition de contact le long d'une arête du réseau cubique à faces centrées (CFC) entre les atomes de titane situés aux sommets et la sphère de rayon maximal R_o logée dans le site octaédrique au milieu de l'arête.
- Utiliser l'expression du rayon atomique du titane R(\mathrm{Ti}) établie à la question Q40 pour exprimer R_o uniquement en fonction du paramètre de maille a.
- Réaliser l'application numérique et comparer le rayon du site R_o au rayon de l'atome d'azote R(\mathrm{N}) donné dans l'énoncé afin de conclure sur l'habitabilité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rayon du site octaédrique R_o = a/2 - R_{\text{Ti}} et comparaison avec le rayon atomique ou covalent de l'azote.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Un site octaédrique de la structure CFC se trouve au milieu de chaque arête (ainsi qu'au centre de la maille). En considérant la sphère maximale de rayon R_o pouvant être insérée dans ce site sans déformer le réseau hôte, il y a contact le long d'une arête entre cette sphère et les deux atomes de titane situés aux sommets :
D'après le résultat de la question Q40, le contact entre atomes de titane le long d'une diagonale de face impose R(\mathrm{Ti}) = \frac{a\sqrt{2}}{4}. On en déduit :
Application numérique :
Avec a \simeq 428\text{ pm} (obtenu à la question Q39) :
L'atome d'azote a un rayon R(\mathrm{N}) = 56\text{ pm}. On constate que :
L'atome d'azote peut donc s'insérer dans les sites octaédriques sans provoquer de déformation (distorsion) du sous-réseau cubique à faces centrées des atomes de titane : l'habitabilité du site pour l'atome d'azote est vérifiée.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
II.2 · Étude de l'impédance électrique équivalente
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : ordre de réaction, temps de demi-réaction
À l'aide des données rassemblées dans le tableau 2, vérifier que cette réaction est compatible avec une cinétique d'ordre un.
Voir l'indiceIndice
Calculer \ln(C_0/C) ou tracer \ln(C) en fonction du temps pour vérifier l'alignement linéaire caractéristique d'un ordre global 1.
Voir la stratégieStratégie
- Poser la loi de vitesse différentielle sous l'hypothèse d'un ordre 1 par rapport au pesticide P et l'intégrer pour obtenir la loi de concentration intégrée.
- Utiliser la méthode intégrale : vérifier la constance de la grandeur k = \frac{1}{t}\ln\left(\frac{C_0}{C(t)}\right) à différents instants à partir des données du tableau 2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Vérification de la constance du temps de demi-réaction ou test de la linéarité de \ln(C/C_0) en fonction du temps.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Si la réaction de dégradation admet un ordre global égal à 1 par rapport au réactif P, la vitesse volumique de disparition du pesticide P s'écrit :
Par séparation des variables et intégration entre t = 0 (où C(0) = C_0 = 15{,}0\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}) et une date t quelconque :
Pour vérifier la compatibilité avec un ordre un, on calcule la valeur de k pour différents points expérimentaux du tableau 2 :
À t = 10\text{ h} (C = 12{,}5\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}) :
k = \frac{1}{10}\ln\left(\frac{15{,}0}{12{,}5}\right) \simeq 1{,}82\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}À t = 20\text{ h} (C = 10{,}3\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}) :
k = \frac{1}{20}\ln\left(\frac{15{,}0}{10{,}3}\right) \simeq 1{,}88\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}À t = 30\text{ h} (C = 8{,}55\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}) :
k = \frac{1}{30}\ln\left(\frac{15{,}0}{8{,}55}\right) \simeq 1{,}87\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}À t = 40\text{ h} (C = 7{,}08\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}) :
k = \frac{1}{40}\ln\left(\frac{15{,}0}{7{,}08}\right) \simeq 1{,}88\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}À t = 60\text{ h} (C = 4{,}86\ \mu\text{mol}\cdot\text{L}^{-1}) :
k = \frac{1}{60}\ln\left(\frac{15{,}0}{4{,}86}\right) \simeq 1{,}88\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}
La valeur calculée de k reste remarquablement constante tout au long de la cinétique (écart relatif inférieur à 3\,\%) :
Résultat
Question 43
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels
Notions : constante de vitesse
Donner la valeur numérique de la constante de vitesse . L'unité de temps sera donnée en heure.
Voir l'indiceIndice
Déterminer la pente de la droite de régression linéaire de \ln(C) en fonction du temps t pour obtenir la valeur de la constante de vitesse k.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de k = \frac{\ln 2}{t_{1/2}} en convertissant l'unité de temps en \text{h}^{-1}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour une cinétique d'ordre un, la loi de vitesse intégrée s'écrit :
où C_0 = 15{,}0\ \mu\mathrm{mol}\cdot\mathrm{L}^{-1} à t = 0.
Calculons la valeur de k à partir de plusieurs points expérimentaux du tableau 2 :
Pour t = 10\text{ h} :
k = \frac{1}{10}\ln\left(\frac{15{,}0}{12{,}5}\right) \simeq 1{,}82\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}Pour t = 30\text{ h} :
k = \frac{1}{30}\ln\left(\frac{15{,}0}{8{,}55}\right) \simeq 1{,}87\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}Pour t = 60\text{ h} :
k = \frac{1}{60}\ln\left(\frac{15{,}0}{4{,}86}\right) \simeq 1{,}88\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1}
Une régression linéaire de \ln(C_0/C) en fonction de t sur l'ensemble des données donne une pente de :
(ou k \simeq 1{,}9\cdot 10^{-2}\text{ h}^{-1} avec deux chiffres significatifs).
Résultat
II.3
Question 44
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages ; Oxydoréduction et piles
Notions : titrage d'oxydoréduction, équation support
Donner l'équation support de la réaction de titrage.
Voir l'indiceIndice
Écrire le transfert monoélectronique entre le réducteur \mathrm{Ti}^{3+} et l'oxydant \mathrm{Ce}^{4+} en vérifiant la compatibilité des potentiels standard.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les espèces réactives en solution à partir des couples d'oxydoréduction fournis par les données : l'oxydant titrant \mathrm{Ce^{4+}(aq)} et le réducteur titré \mathrm{Ti^{3+}(aq)}.
- Écrire les demi-équations électroniques associées à chaque couple.
- Combiner ces demi-équations pour obtenir l'équation de la réaction support de titrage, et vérifier son caractère quantitatif.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écriture de la réaction rédox entre l'oxydant titrant et l'ion \mathrm{Ti}^{3+}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le titrage met en jeu les deux couples d'oxydoréduction suivants, dont les potentiels standard sont fournis à 25\text{ \textdegree{}C} :
- Couple de l'espèce titrante : \mathrm{Ce^{4+}(aq)} / \mathrm{Ce^{3+}(aq)} (E_1^\circ = 1{,}61\text{ V}) ;
- Couple de l'espèce titrée : \mathrm{Ti^{4+}(aq)} / \mathrm{Ti^{3+}(aq)} (E_2^\circ = 0{,}34\text{ V}).
Les demi-équations électroniques associées s'écrivent :
En combinant ces deux demi-équations (échange d'un électron), on obtient l'équation support de la réaction de titrage :
Résultat
Question 45
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages
Notions : équivalence, calcul de concentration
Exprimer puis calculer la concentration en ions titane (III) en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Établir la relation d'équivalence stœchiométrique du titrage direct n(\mathrm{Ti}^{3+}) = n(\mathrm{Ce}^{4+}) pour en déduire C_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation à l'équivalence stœchiométrique n(\mathrm{Ti}^{3+}) = \nu\,n_{\text{titrant}}, d'où l'expression et la valeur de C_1.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de la réaction support de titrage établie à la question Q44 :
les réactifs réagissent dans un rapport stœchiométrique 1:1.
À l'équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques :
soit :
On en déduit l'expression de la concentration C_1 en soluté apporté de la solution (S) :
Application numérique :
- C = 0{,}100\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} ;
- V_E = 12{,}0\text{ mL} ;
- E = 10{,}0\text{ mL}.
Résultat
Question 46
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : produit de solubilité, ph de précipitation
Les ions titane (III) forment un précipité d'hydroxyde de titane (III), . Déterminer le de précipitation de cet hydroxyde dans la solution .
Voir l'indiceIndice
Écrire le quotient réactionnel de précipitation à l'équilibre K_s = [\mathrm{Ti}^{3+}][\mathrm{HO}^-]^3, exprimer [\mathrm{HO}^-] puis remonter au \mathrm{pH} via le produit ionique K_e.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équilibre hétérogène de dissolution de l'hydroxyde de titane(III) \mathrm{Ti(OH)_3(s)} ainsi que l'expression de son produit de solubilité K_s.
- Exprimer la condition d'apparition du premier grain de précipité pour [\mathrm{Ti}^{3+}] = C_1.
- Relier la concentration [\mathrm{OH}^-] au \mathrm{pH} à l'aide du produit ionique de l'eau K_e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition d'apparition du précipité [\mathrm{Ti}^{3+}][\mathrm{HO}^-]^3 = K_s, d'où [\mathrm{HO}^-] puis \mathrm{pH} = 14 + \log[\mathrm{HO}^-].
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équilibre de dissolution de l'hydroxyde de titane(III) s'écrit :
À l'équilibre, le quotient réactionnel est égal à la constante de solubilité :
avec la concentration standard c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}.
Le premier grain de précipité apparaît dès que le produit ionique atteint la constante de solubilité K_s, avec [\mathrm{Ti^{3+}}] = C_1 (déterminée à la question Q45) :
En utilisant le produit ionique de l'eau K_e = \left(\frac{[\mathrm{H_3O^+}]}{c^\circ}\right)\left(\frac{[\mathrm{OH^-}]}{c^\circ}\right), il vient :
Le \mathrm{pH} de début de précipitation s'exprime donc par :
Application numérique avec \mathrm{p}K_e = 14, \mathrm{p}K_s = 38 et C_1 = 0{,}120\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Partie III : Mesure de Z
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : diviseur de tension
Exprimer le rapport en fonction de et de .
Voir l'indiceIndice
Appliquer la formule du diviseur de tension aux bornes de l'impédance \underline{Z} et de la résistance R en tenant compte du sens de mesure des voies de l'oscilloscope.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier le sens de circulation du courant \underline{I} dans la maille unique à partir de la flèche indiquée sur la figure 4.
- Exprimer les tensions \underline{U_1} et \underline{U_2} mesurées par l'oscilloscope en tenant compte de la position de la masse commune, située au point milieu entre les dipôles R et \underline{Z}, afin de déterminer la convention (récepteur ou générateur) associée à chaque dipôle.
- En déduire le rapport \frac{\underline{U_2}}{\underline{U_1}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Formule du pont diviseur de tension : \frac{\underline{U_2}}{\underline{U_1}} = \frac{\underline{Z}}{R + \underline{Z}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le circuit forme une maille unique parcourue par le courant complexe \underline{I}. D'après la flèche représentée sur la branche verticale droite de la figure 4, le courant circule dans le sens horaire, c'est-à-dire de droite à gauche dans la branche inférieure.
La masse commune de l'oscilloscope étant connectée au nœud situé entre le conducteur ohmique de résistance R et le dipôle d'impédance \underline{Z} :
pour le conducteur ohmique R, la flèche de tension \underline{U_1} pointe vers la droite (potentiel de la voie 1 par rapport à la masse), en sens opposé au courant \underline{I}. Le dipôle est donc en convention récepteur :
\underline{U_1} = R\,\underline{I}pour le haut-parleur d'impédance \underline{Z}, la flèche de tension \underline{U_2} pointe vers la gauche (potentiel de la voie 2 par rapport à la masse), dans le même sens que le courant \underline{I}. Le dipôle est donc en convention générateur :
\underline{U_2} = -\underline{Z}\,\underline{I}
En effectuant le rapport membre à membre, on obtient :
Résultat
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Démarche expérimentale
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : déphasage, mesure à l'oscilloscope
Expliciter et réaliser les mesures à effectuer à partir des courbes de la figure A permettant d'obtenir les points de mesures correspondant à et à à la fréquence . On annotera la figure A.
Voir l'indiceIndice
Mesurer l'amplitude de chaque tension ainsi que le décalage temporel \Delta t entre les signaux pour en déduire le module et l'argument du rapport des tensions, puis calculer parties réelle et imaginaire.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \operatorname{Re}\underline{Z} et \operatorname{Im}\underline{Z} à partir de la relation établie à la question Q18, en introduisant les amplitudes crêtes U_1, U_2 et le déphasage \Delta\varphi = \varphi_2 - \varphi_1.
- Expliciter les grandeurs à relever sur l'oscillogramme (amplitudes crêtes ou crête-à-crête, période T, décalage temporel \Delta t) et la manière d'annoter la figure A.
- Réaliser l'application numérique avec les grandeurs mesurées (ou estimées à partir des paramètres du constructeur).
Voir la réponse courteRéponse courte
Mesure du décalage temporel \Delta t et des amplitudes pour en déduire module et déphasage, puis calcul de \text{Re}\,\underline{Z} et \text{Im}\,\underline{Z}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le résultat de la question Q18, le rapport des grandeurs complexes s'écrit :
En choisissant l'origine des phases sur la tension u_1(t), on a \underline{U_1} = U_1 et \underline{U_2} = U_2\,\mathrm{e}^{\mathrm{j}\Delta\varphi}, où \Delta\varphi = \varphi_2 - \varphi_1 représente le déphasage de la tension u_2(t) par rapport à u_1(t). L'impédance complexe \underline{Z} s'exprime donc sous la forme :
On en déduit les expressions de la partie réelle et de la partie imaginaire :
Mesures à effectuer et annotations sur la figure A du cahier-réponses :
- Amplitudes des signaux : mesurer l'écart vertical crête-à-crête de chaque signal (en divisions) et le multiplier par le calibre vertical respectif (en \mathrm{V/div}) pour déterminer 2U_1 et 2U_2, d'où les amplitudes crêtes U_1 et U_2. Annoter sur l'axe vertical les flèches délimitant les crêtes de chaque voie.
- Période T : mesurer la durée d'une période complète sur l'axe horizontal (en divisions) multipliée par la base de temps (en \mathrm{s/div}), ce qui permet de vérifier que T = \frac{1}{f} = \frac{1}{40} = 25\text{ ms}. Annoter T entre deux passages à zéro de même pente (ou deux sommets successifs).
- Décalage temporel \Delta t : mesurer l'écart horizontal \Delta t séparant deux passages par zéro consécutifs et dans le même sens de u_1 et u_2. Annoter l'intervalle \Delta t sur la courbe.
- Calcul du déphasage : le déphasage algébrique vaut |\Delta\varphi| = 2\pi \frac{\Delta t}{T} = \omega \Delta t, avec un signe déterminé par l'avance ou le retard temporel de u_2 par rapport à u_1.
Résultats numériques attendus à f = 40\text{ Hz} : À la fréquence de travail f = 40\text{ Hz}, légèrement supérieure à la fréquence de résonance mécanique f_s \simeq 33\text{ Hz}, les courbes de l'oscilloscope conduisent typiquement à un déphasage \Delta\varphi \approx -130^\circ à -140^\circ et un rapport d'amplitudes \frac{U_2}{U_1} \approx 0,14, d'où :
Résultat
III.1 · Mesure de R_e
Question 20
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Démarche expérimentale
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Circuits électriques et régimes transitoires
Notions : résistance interne, mesure expérimentale
Où peut-on lire la valeur de sur les graphes de la figure B du cahier-réponses ? Est-elle compatible avec ce qui est annoncé par le fabricant (voir la figure 1) ? Comment pourrait-on mesurer plus simplement au laboratoire ?
Voir l'indiceIndice
Observer le comportement asymptotique de \operatorname{Re}(\underline{Z}) très loin de la résonance. Proposer une mesure directe à l'ohmmètre ou en régime continu.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'expression théorique de \operatorname{Re}\underline{Z}(\omega) pour identifier le comportement asymptotique loin de la résonance.
- Comparer la valeur lue sur la ligne de base du graphe avec la valeur R_e = 2{,}9\ \Omega donnée par la notice constructeur (figure 1).
- Proposer une mesure directe en régime continu (ohmmètre) en justifiant pourquoi elle donne directement R_e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture asymptotique à basse fréquence \text{Re}\,\underline{Z} \to R_e, comparaison à la notice et mesure directe à l'ohmmètre en continu.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Lecture de R_e sur les graphes de la figure B
D'après l'expression établie à la question Q15 :
Lorsque la fréquence s'éloigne de la fréquence de résonance mécanique f_s (pour f \ll f_s ou pour f \gg f_s, tout en restant inférieure à 100\text{ Hz} où l'effet de L_e reste négligeable), le terme motionnel tend vers zéro :
Sur le graphe de la partie réelle \operatorname{Re}\underline{Z} en fonction de la fréquence f, la valeur de R_e se lit donc sur le plateau (ou niveau de base) aux basses fréquences en deçà du pic et aux fréquences au-delà du pic de résonance. On y lit :
2. Compatibilité avec les données constructeur
D'après l'extrait de notice de la figure 1, la résistance de la bobine vaut :
La valeur lue graphiquement est donc parfaitement compatible avec la spécification du constructeur.
3. Mesure plus simple au laboratoire
Au laboratoire, on peut mesurer R_e directement :
- à l'aide d'un ohmmètre (ou multimètre numérique en mode ohmmètre) branché directement aux bornes du haut-parleur (idéalement en montage 4 fils pour s'affranchir de la résistance des cordons de mesure) ;
- ou par la méthode volt-ampéremétrique en alimentation continue.
En effet, en régime continu (\omega = 0), l'inductance équivaut à un court-circuit (L_e \omega = 0) et la membrane est immobile (v = 0, donc la f.é.m. induite est nulle e_{\text{ind}} = 0). L'impédance se réduit alors strictement à la résistance ohmique de la bobine R_e.
Résultat
III.2 · Mesures de f_s et de Q_ms
Question 21
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : pulsation de résonance, facteur de qualité
Déterminer graphiquement les valeurs de et à l'aide de la figure B du cahier-réponses. On annotera soigneusement la figure B.
Voir l'indiceIndice
Relever la fréquence du pic de \operatorname{Re}(\underline{Z}) pour obtenir f_s, puis mesurer les fréquences f_1 et f_2 correspondant aux extrema de \operatorname{Im}(\underline{Z}) pour déduire Q_{ms}.
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter les résultats théoriques des questions Q16 et Q17 qui relient directement les grandeurs caractéristiques f_s et Q_{ms} aux extrema des graphes de \operatorname{Re}\underline{Z} et \operatorname{Im}\underline{Z} en fonction de la fréquence f.
- Déterminer la fréquence de résonance mécanique f_s à l'aide de l'abscisse du maximum de \operatorname{Re}\underline{Z} ou de l'annulation de \operatorname{Im}\underline{Z}.
- Déterminer le facteur de qualité mécanique Q_{ms} via l'écart fréquentiel \Delta f = f_2 - f_1 entre l'abscisse du minimum et celle du maximum de \operatorname{Im}\underline{Z} (ou la largeur à mi-hauteur du pic de \operatorname{Re}\underline{Z}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Relevé du maximum de \text{Re}\,\underline{Z} pour f_s et écart entre extrema de \text{Im}\,\underline{Z} pour calculer Q_{ms} = f_s/(f_2 - f_1).
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1. Détermination de la fréquence de résonance mécanique f_s : D'après l'étude menée à la question Q16 :
- la partie réelle \operatorname{Re}\underline{Z} atteint son maximum pour \omega_{\max} = \omega_s, c'est-à-dire pour la fréquence de résonance mécanique f = f_s ;
- à cette même fréquence, la partie imaginaire s'annule : \operatorname{Im}\underline{Z}(f_s) = 0.
Sur la figure B, on repère l'abscisse du sommet de la courbe \operatorname{Re}\underline{Z}(f), ou de façon équivalente le passage par zéro de la courbe \operatorname{Im}\underline{Z}(f) :
Cette valeur est en parfait accord avec la valeur F_s = 33\text{ Hz} spécifiée dans la notice constructeur (figure 1).
2. Détermination du facteur de qualité mécanique Q_{ms} : D'après la question Q17, la partie imaginaire \operatorname{Im}\underline{Z} présente deux extrema aux pulsations \omega_1 et \omega_2 (\omega_2 > \omega_1), soit aux fréquences f_1 et f_2 avec :
- f_1 correspond au maximum de \operatorname{Im}\underline{Z} (situé à \operatorname{Im}\underline{Z} = +R_m/2) ;
- f_2 correspond au minimum de \operatorname{Im}\underline{Z} (situé à \operatorname{Im}\underline{Z} = -R_m/2).
Remarque équivalente : f_1 et f_2 correspondent également aux fréquences de coupure à mi-hauteur du pic de résonance de la résistance motionnelle, pour lesquelles \operatorname{Re}\underline{Z} = R_e + \frac{R_m}{2}.
Par lecture graphique sur la courbe de \operatorname{Im}\underline{Z}(f) (ou sur celle de \operatorname{Re}\underline{Z}(f)) :
- f_1 \simeq 29{,}3\text{ Hz} ;
- f_2 \simeq 36{,}8\text{ Hz} ;
d'où un écart fréquentiel :
On en déduit la valeur du facteur de qualité mécanique :
Cette valeur concorde exactement avec la valeur nominale du constructeur Q_{ms} = 4{,}40 donnée dans la documentation.
3. Annotations à porter sur la figure B :
- Sur le graphe de \operatorname{Re}\underline{Z}(f) : tracer la tangente horizontale au sommet et projeter son abscisse pour repérer f_s ; tracer la droite horizontale d'ordonnée R_e + R_m/2 pour identifier la largeur à mi-hauteur entre f_1 et f_2.
- Sur le graphe de \operatorname{Im}\underline{Z}(f) : marquer le zéro de la courbe à f = f_s, ainsi que les deux extrema localisés en f_1 (maximum) et f_2 (minimum), et faire apparaître l'intervalle \Delta f = f_2 - f_1.
Résultat
Partie IV : Mesure de |X|
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : générateur de courant, impédance d'entrée
Sachant que restera inférieure à , justifier le choix de la valeur de . On pourra s'appuyer sur l'extrait de notice reproduit dans la figure 6.
Voir l'indiceIndice
Vérifier sur la courbe fournie que pour f < 2\text{ kHz}, le module d'impédance du haut-parleur reste négligeable devant R' = 1,0\text{ k}\Omega.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'intensité efficace ou l'amplitude complexe \underline{I} du courant circulant dans le circuit en série constitué de R' et du haut-parleur d'impédance \underline{Z}.
- Relever sur la figure 6 la valeur maximale de |\underline{Z}| sur la plage de fréquences considérée (f \le 2\text{ kHz}).
- Comparer |\underline{Z}| à R' pour justifier que le courant est quasi indépendant de la fréquence.
Voir la réponse courteRéponse courte
Condition R' \gg |\underline{Z}| sur la plage de fréquences pour que le circuit se comporte comme une source de courant d'intensité quasi constante.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le schéma du montage (figure 5), la résistance R' et le dipôle d'impédance \underline{Z} sont branchés en série aux bornes du générateur de tension d'amplitude U. La loi des mailles donne l'amplitude complexe du courant :
soit pour l'amplitude du courant :
D'après la figure 6, pour toute fréquence f \le 2\text{ kHz} :
- le pic de résonance mécanique culmine à |\underline{Z}|_{\max} \simeq 28\ \Omega (autour de 33\text{ Hz}) ;
- la remontée inductive de l'impédance à haute fréquence n'atteint qu'environ 18\ \Omega à f = 2\text{ kHz}.
On a donc, sur l'ensemble de la plage de fréquence considérée :
L'impédance \underline{Z} représente au plus 2{,}8\,\% de la résistance R'. On peut donc légitimement faire l'approximation :
ce qui conduit à une amplitude de courant quasi indépendante de la fréquence :
Le choix de R' = 1{,}0\text{ k}\Omega permet donc d'alimenter le haut-parleur en source de courant quasi idéal sans que ses variations d'impédance (notamment à la résonance) ne perturbent l'amplitude de l'excitation.
Résultat
Question 23
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : oscillateur harmonique, amplitude complexe
En considérant que est constante et égale à , exprimer l'amplitude de .
Voir l'indiceIndice
Calculer directement le module du nombre complexe \underline{X} en prenant le module du dénominateur de la fonction de transfert.
Voir la stratégieStratégie
- Partir de la fonction de transfert complexe \frac{\underline{X}}{\underline{I}}(\mathrm{j}\omega) fournie par l'énoncé.
- Prendre le module de l'expression en utilisant la propriété |z_1 / z_2| = |z_1| / |z_2| et substituer |\underline{I}| = I_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration temporelle \underline{X} = \frac{\underline{V}}{\mathrm{j}\omega} et calcul du module |\underline{X}| = \frac{B_0 \ell I_0}{\omega |\underline{Z_{m,\text{tot}}}|}.
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D'après l'énoncé, la relation entre les amplitudes complexes \underline{X} et \underline{I} s'écrit :
En prenant le module de chaque membre, il vient :
Sachant que l'amplitude du courant est maintenue constante et égale à |\underline{I}| = I_0, et le dénominateur étant de la forme a + \mathrm{j}b avec a = 1 - \left(\frac{\omega}{\omega_s}\right)^2 et b = \frac{\omega}{Q_{ms}\omega_s}, on obtient :
Remarque : Les équations mécaniques montrent que K = B_0 \ell C_{ms} > 0, de sorte que |K| = K.
Résultat
Question 24
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : interféromètre de michelson, différence de marche
Établir l'expression de la différence de marche pour un rayon arrivant sur la lame d'air équivalente sous incidence . On l'exprimera en fonction de et de .
Voir l'indiceIndice
Schématiser la réflexion sur les deux faces de la lame d'air équivalente d'épaisseur d et calculer le retard géométrique usuel en 2d\cos\beta.
Voir la stratégieStratégie
- Modéliser l'interféromètre de Michelson réglé en lame d'air par deux miroirs plans parallèles distants de d, séparés par de l'air d'indice n = 1.
- Déterminer le retard de phase géométrique entre les deux rayons issus de la division d'amplitude d'un même rayon incident sous l'angle d'incidence \beta.
- Exprimer le chemin optique supplémentaire dans la lame d'air et soustraire la projection sur le front d'onde commun émergent.
Voir la réponse courteRéponse courte
Expression de la différence de marche en lame d'air sous incidence \beta : \delta = 2 d \cos\beta.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le modèle équivalent de l'interféromètre de Michelson réglé en lame d'air : il est constitué de deux miroirs plans semi-réfléchissants virtuels parallèles M_1 et M_2', séparés d'une distance d dans l'air (n = 1).
Un rayon incident arrive sur le premier miroir au point I_1 sous l'angle d'incidence \beta par rapport à la normale :
- Une première onde est réfléchie en I_1 selon la direction faisant l'angle \beta avec la normale.
- La seconde onde traverse la lame, se réfléchit en I_2 sur le second miroir, puis émerge en J parallèlement au premier rayon réfléchi.
Soit H le projeté orthogonal de J sur le premier rayon réfléchi. À partir du plan d'onde passant par (H, J), les deux rayons se propagent en phase dans la même direction. La différence de marche \delta entre le rayon (2) et le rayon (1) s'écrit :
D'après la géométrie du trajet dans la lame d'air d'épaisseur d :
Dans le triangle rectangle I_1 H J, l'angle en J vaut \widehat{I_1 J H} = \beta, d'où :
On en déduit la différence de marche :
soit finalement :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude ; Modèle scalaire de la lumière et cohérence
Notions : formule de fresnel, interférence à deux ondes
Établir la formule de Fresnel reliant l'éclairement à la différence de marche sous incidence normale, dans le cas de la superposition de deux ondes de même amplitude. On notera l'éclairement maximal.
Voir l'indiceIndice
Sommer deux champs synchrones de même amplitude et calculer la moyenne temporelle du carré du signal sous incidence normale (\beta = 0).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer les signaux associés aux deux ondes issues des deux bras de l'interféromètre, de même amplitude et déphasées de \Delta\varphi = \frac{2\pi\delta}{\lambda}.
- Réaliser la somme des deux ondes et calculer la moyenne temporelle du carré du signal total (ou le module carré de l'amplitude complexe) pour en déduire l'éclairement \acute{E}.
- Exprimer \acute{E} en fonction de l'éclairement maximal \acute{E}_0 et de la différence de marche \delta.
Voir la réponse courteRéponse courte
Somme de deux ondes d'égales amplitudes en incidence normale : E = E_0 \cos^2\left(\frac{\pi\delta}{\lambda}\right) = \frac{E_0}{2}\left(1 + \cos\frac{2\pi\delta}{\lambda}\right).
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Considérons deux ondes scalaires monochromatiques issues de la même source, se propageant dans les deux bras de l'interféromètre et parvenant au détecteur avec la même amplitude s_0. Leurs représentations réelles s'écrivent :
où \Delta\varphi est le déphasage introduit par la différence de marche \delta :
Par superposition, l'onde résultante s'écrit, grâce à la relation trigonométrique de factorisation :
Le récepteur mesure un éclairement \acute{E} proportionnel à la moyenne temporelle du carré du signal, \langle s^2(t) \rangle :
L'éclairement maximal \acute{E}_0 est atteint lorsque \cos^2\left(\frac{\Delta\varphi}{2}\right) = 1, soit \acute{E}_0 \propto 2 s_0^2.
On en déduit la formule de Fresnel pour deux ondes de même amplitude :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : linéarisation, petit déplacement
Montrer qu'il est possible d'écrire l'éclairement sous la forme approchée suivante :
où et sont des constantes que l'on exprimera en fonction de , et .
Voir l'indiceIndice
Injecter d(t) = d_0 + x(t) dans la différence de marche \delta = 2d, développer le cosinus et appliquer le développement limité au premier ordre pour x \ll \lambda.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la différence de marche \delta(t) sous incidence normale en fonction de d(t) = d_0 + x(t), puis le déphasage \Delta\varphi(t) associé.
- Justifier l'approximation des petits déplacements à partir de la valeur de X_{\max} et de la longueur d'onde \lambda.
- Développer la formule de Fresnel au premier ordre en x(t) pour identifier les constantes A et B.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement limité de \cos\left(\frac{4\pi(d_0+x)}{\lambda}\right) au voisinage de d_0 au premier ordre en x.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Sous incidence normale (\beta = 0), la différence de marche établie à la question Q24 s'écrit en fonction de l'épaisseur instantanée d(t) = d_0 + x(t) :
Le déphasage entre les deux ondes interférant au niveau du capteur vaut :
Posons a = \dfrac{4\pi d_0}{\lambda} et \xi(t) = \dfrac{4\pi x(t)}{\lambda}. D'après l'énoncé et la notice de la figure 1, l'amplitude du déplacement vérifie :
Comme la longueur d'onde vaut \lambda = 2{,}8\text{ cm} = 28\text{ mm}, on a :
On peut donc effectuer un développement limité au premier ordre :
En injectant ce résultat dans la formule de Fresnel établie à la question Q25 :
On obtient bien la forme affine recherchée :
avec :
Résultat
Question 27
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Optique ondulatoire › Interférences par division d'amplitude
Notions : sensibilité d'un capteur, point de fonctionnement
Comment doit-on ajuster la valeur de afin d'améliorer la sensibilité du dispositif ? Calculer la valeur minimale de vérifiant cette condition.
Voir l'indiceIndice
Pour rendre la sensibilité |A| maximale, annuler le terme en cosinus de la dérivée (réglage à mi-pente), ce qui correspond à un sinus de module 1.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la sensibilité du capteur à l'amplitude du terme de modulation linéaire de l'éclairement en fonction du déplacement x(t), c'est-à-dire au coefficient |A|.
- Exprimer la condition sur l'épaisseur au repos d_0 maximisant ce coefficient.
- Déduire la plus petite valeur strictement positive d_{0,\min} et effectuer l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Maximisation de la pente |A| en choisissant \frac{4\pi d_0}{\lambda} = \frac{\pi}{2} \pmod \pi, d'où d_{0,\min} = \frac{\lambda}{8}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q26, l'éclairement reçu sous incidence normale pour de faibles déplacements de la membrane s'écrit au premier ordre :
La tension délivrée par le récepteur étant proportionnelle à \acute{E}(t), la sensibilité du dispositif à la mesure des petits déplacements x(t) est directement proportionnelle à |A| = \left|\frac{\mathrm{d}\acute{E}}{\mathrm{d}x}\right|.
Pour rendre cette sensibilité maximale, il faut maximiser la valeur absolue du coefficient A, soit :
Cela impose :
L'épaisseur d'une lame d'air étant nécessairement positive ou nulle, la plus petite valeur strictement positive réalisant cette condition maximale correspond à p = 0 :
Application numérique : avec \lambda = 2{,}8\text{ cm},
Résultat
Question 28
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : résonance en déplacement, facteur de qualité
Est-il possible de déterminer graphiquement les valeurs de et à partir du graphe de la figure C ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Discuter de l'allure de la courbe de résonance d'amplitude (position du maximum et largeur de bande à mi-hauteur) pour vérifier si f_s et Q_{ms} en sont déductibles.
Voir la stratégieStratégie
- Répondre clairement par l'affirmative en analysant la fonction de transfert en déplacement établie à la question Q23.
- Justifier l'existence d'une résonance en position (Q_{ms} > 1/\sqrt{2}) et relier la fréquence du maximum f_r à la fréquence propre f_s.
- Proposer la méthode de détermination de Q_{ms} (bande passante à -3\text{ dB} ou facteur de surtension).
Voir la réponse courteRéponse courte
Discussion sur le décalage entre résonance en vitesse (f_s) et résonance en élongation selon la valeur de Q_{ms}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Oui, il est tout à fait possible de déterminer graphiquement les grandeurs f_s et Q_{ms} à partir de la courbe d'amplitude |\underline{X}|(f).
D'après la question Q23, l'amplitude du déplacement en régime forcé à courant imposé s'écrit :
1. Détermination de la fréquence de résonance mécanique f_s : Le dénominateur de |\underline{X}|(\omega) présente un minimum (donc |\underline{X}| présente une résonance d'élongation) si et seulement si :
Or, d'après les caractéristiques du haut-parleur (figure 1 et question Q21), Q_{ms} \simeq 4{,}4 > 1/\sqrt{2}. La résonance a lieu pour une pulsation \omega_r vérifiant :
Comme Q_{ms} \simeq 4{,}4, le terme correctif vaut :
L'écart relatif entre la fréquence de résonance f_r (abscisse du pic de la courbe) et la fréquence propre f_s est inférieur à 1{,}3\,\%. On peut donc :
soit assimiler directement la fréquence du sommet du pic à f_s :
\boxed{f_s \simeq f_r}- soit corriger précisément la valeur une fois Q_{ms} déterminé : f_s = \frac{f_r}{\sqrt{1 - \frac{1}{2Q_{ms}^2}}}.
2. Détermination du facteur de qualité mécanique Q_{ms} : Deux méthodes graphiques classiques sont envisageables :
Méthode de la bande passante à -\mathbf{3\text{ dB}} : pour un oscillateur peu amorti (Q_{ms} \gg 1), la largeur de la résonance \Delta f = f_2 - f_1 mesurée à une hauteur |\underline{X}|_{\max}/\sqrt{2} est reliée directement au facteur de qualité par :
\boxed{Q_{ms} \simeq \frac{f_s}{\Delta f}}Facteur de surtension : le rapport de l'amplitude maximale |\underline{X}|_{\max} \simeq \frac{|K|I_0 Q_{ms}}{\sqrt{1 - 1/(4Q_{ms}^2)}} à l'amplitude statique basse fréquence |\underline{X}|(0) = |K|I_0 donne :
\frac{|\underline{X}|_{\max}}{|\underline{X}|(0)} \simeq Q_{ms}si le plateau basse fréquence est visible sur le graphe.
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 ?
Surtout 3 chapitres : Régime sinusoïdal forcé et filtrage (27 % des questions, parties II et III), Thermodynamique chimique et équilibres (13 %, partie I) et Cristallographie (11 %, partie II). Plus ponctuellement : Ondes acoustiques, Induction et forces de Laplace, Interférences par division d'amplitude, Cinématique et dynamique du point, Atomistique et classification périodique…
Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 dès la première année (MPSI) ?
En grande partie : 37 questions sur 46 (80 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la partie II en entier (Q11 à Q17), la partie III en entier (Q18 à Q21), la partie I en entier (Q29 à Q36) et la sous-partie II.3 (Q44 à Q46). Avec les autres programmes de première année : 38 en PCSI, 36 en PTSI, 37 en MP2I, 37 en TSI1 et 14 en BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 ?
Environ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 ?
Questions de cours : Q1 (force électromotrice induite), Q3 (force de laplace), Q6 (impédance acoustique), Q8 (équation de d'alembert), Q18 (diviseur de tension), Q24 (interféromètre de michelson), Q25 (formule de fresnel), Q29 (configuration électronique)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q11 (impédance électrique), Q12 (schéma électrique équivalent), Q37 (maille cfc) et Q39 (masse volumique).
Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 ?
Le sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet E3A Physique-Chimie MP 2020 était-il difficile ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet difficile. Le rapport indique que les parties III et IV du problème de physique ont été plus rarement abordées ou traitées de manière trop superficielle, et plusieurs questions sont qualifiées de très mal traitées ou quasiment pas abordées, notamment la question 19 et les questions 26-27.
Pourquoi le rapport des tensions présente-t-il un signe négatif en Q18 ?
Parce que la masse de l'oscilloscope est branchée au point intermédiaire entre R et Z. Les deux voies mesurent des tensions orientées depuis cette masse commune ; l'un des deux dipôles est donc fléché en convention générateur, ce qui introduit un signe moins : U_2/U_1 = -Z/R.
Pourquoi le terme d'interférence fait-il intervenir un facteur 4π/λ en Q26 ?
En raison de l'aller-retour de l'onde sur la membrane mobile. Un déplacement x(t) de la membrane modifie la différence de marche de \Delta\delta = 2x(t), d'où un déphasage interférentiel \Delta\varphi = 2\pi\Delta\delta/\lambda = 4\pi x(t)/\lambda dans la formule de Fresnel.
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