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Corrigé détaillé E3A Physique Chimie MP 2025

Suivi médical d'un spationaute

Le sujet en bref

Sujet moyen · Électromagnétisme, Mécanique, Transformations chimiques · 8 incontournables · 25 questions de première année
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Ce sujet transversal et attrayant prend pour fil conducteur le suivi de santé et la physiologie des astronautes à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS). Les quatre grandes parties explorent successivement la mesure de masse corporelle par dynamique oscillatoire en impesanteur, l'ergomètre de bord à freinage inductif couplé à l'effort métabolique (acido-basicité sanguine, cinétique et algorithme d'Euler), la radiographie osseuse par atténuation d'ondes électromagnétiques dans un milieu conducteur ohmique, et enfin l'électrophysiologie cardiaque modélisée par le dipôle électrique.

D'une difficulté très abordable et scrupuleusement conforme au programme officiel de la filière MP, l'épreuve constitue un excellent support de révision globale. Elle allie des questions de cours directes, des applications numériques réalistes, des résolutions numériques en langage Python et des raisonnements physiques qualitatifs indispensables pour aborder sereinement les concours.

Difficulté
Moyen, d'après le rapport du jury
Temps estimé
≈ 3 h 15 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
Incontournables

8 questions classiques, à savoir refaire :

Première année

Oui en MPSI : 25 questions sur 45, parties 1.C, 2.C, 2.D et 2.E.

Où gagner des points

34 questions rapides et accessibles · 2 résultats donnés par l'énoncé
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Rapides et accessibles (34) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.

Résultat donné (2) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.

Points à signaler : parties indépendantes
  • Parties indépendantes

    Les quatre parties du sujet (pesée et induction, biochimie de l'acide lactique, ostéodensitométrie par rayons X, électrocardiogramme) sont totalement indépendantes et peuvent être abordées dans n'importe quel ordre.

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

45 questions
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Partie 1 : Se peser sur Terre et dans l’espace

A · La pesanteur sur Terre

Question 1

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : référentiel géocentrique, référentiel terrestre, cinématique du solide

Définir le référentiel géocentrique et le référentiel terrestre. Décrire le mouvement du référentiel terrestre par rapport au référentiel géocentrique.

Voir l'indice

Rappeler les centres et axes de référence associés au référentiel géocentrique et au référentiel terrestre, puis caractériser la rotation propre de la Terre.

Voir la réponse courte

Définition des référentiels géocentrique et terrestre ; le référentiel terrestre est en rotation uniforme autour de l'axe polaire du géocentrique.

Voir le corrigé complet
  • Référentiel géocentrique : il a pour origine le centre de masse O de la Terre et ses trois axes sont dirigés vers trois étoiles lointaines considérées comme fixes. Il est supposé galiléen pour l'étude de mouvements de durées très inférieures à l'année (mouvement des satellites, pendule de Foucault).
  • Référentiel terrestre (ou du laboratoire) : il est lié au solide Terre. Son origine est un point lié à la surface terrestre et ses axes sont fixes par rapport à la Terre (définis par exemple par la verticale locale, le Nord et l'Est).
  • Mouvement du référentiel terrestre par rapport au référentiel géocentrique : Le centre de la Terre étant commun aux deux référentiels, le mouvement du référentiel terrestre par rapport au référentiel géocentrique est un mouvement de rotation uniforme autour de l'axe des pôles (orienté du Sud vers le Nord), à la vitesse angulaire :

    \boxed{\vec{\Omega} = \Omega\,\vec{u}_z}

    où la période de rotation correspond à un jour sidéral (T_{\text{sid}} \approx 23\text{ h } 56\text{ min } 4\text{ s}, soit \Omega \approx 7,3 \cdot 10^{-5}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}).

Résultat

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Question 2

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force gravitationnelle, force d'inertie d'entraînement, pesanteur apparente

On considère maintenant le référentiel géocentrique galiléen. Le poids d'un objet de masse situé à la surface de la Terre est défini dans le référentiel terrestre comme la somme de la force gravitationnelle et de la force d'inertie d'entraînement. Donner l'expression de ces deux forces en introduisant notamment la vitesse de rotation propre de la Terre, le rayon de la Terre, la constante de gravitation, la masse de la Terre, celle de l'objet étudié et la latitude du point considéré (voir figure 1).

Voir l'indice

Exprimer l'attraction gravitationnelle centripète dirigée vers O et la force d'inertie d'entraînement centrifuge orthogonale à l'axe des pôles.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force de gravitation universelle exercée par la Terre (supposée à répartition sphérique de masse) sur l'objet situé à sa surface.
  2. Exprimer la force d'inertie d'entraînement due à la rotation uniforme de la Terre autour de l'axe des pôles, puis la projeter dans la base locale (\vec{u}_y, \vec{u}_z) définie sur la figure 1.
Voir la réponse courte

Expressions de l'attraction gravitationnelle et de la force d'inertie d'entraînement axifuge en fonction de la latitude \lambda et de la vitesse de rotation \Omega.

Voir le corrigé complet

1. Force gravitationnelle

En assimilant la Terre à une sphère de masse M_T à symétrie sphérique de masse, le théorème de Gauss gravitationnel montre que le champ de gravitation à l'extérieur est identique à celui d'une masse ponctuelle M_T placée en O. Pour un point M situé à la surface de la Terre (OM = R_T), la force gravitationnelle attractive s'écrit :

\boxed{\vec{F}_g = - \frac{G M_T m}{R_T^2} \, \vec{u}_z}

Son intensité est :

F_g = \frac{G M_T m}{R_T^2}

2. Force d'inertie d'entraînement

Le référentiel terrestre est en rotation uniforme à la vitesse angulaire \vec{\Omega} = \Omega\,\vec{u}_{\Delta} par rapport au référentiel géocentrique galiléen (où \vec{u}_{\Delta} est le vecteur unitaire porté par l'axe des pôles, orienté vers le Nord). L'accélération d'entraînement d'un point M fixe dans le référentiel terrestre est purement centripète :

\vec{a}_e(M) = \vec{\Omega} \wedge (\vec{\Omega} \wedge \overrightarrow{OM}) = -\,\Omega^2 \overrightarrow{HM}

où H est la projection orthogonale de M sur l'axe de rotation des pôles.

La force d'inertie d'entraînement (force centrifuge) subie par l'objet s'écrit donc :

\vec{F}_{ie} = -\,m\,\vec{a}_e(M) = m\,\Omega^2 \overrightarrow{HM}

La distance de M à l'axe des pôles vaut HM = R_T \cos\lambda. L'intensité de cette force est donc :

F_{ie} = m\,\Omega^2 R_T \cos\lambda

D'après la figure 1, le vecteur unitaire radial \vec{u}_z = \frac{\overrightarrow{OM}}{R_T} fait un angle \lambda avec le plan de l'équateur, tandis que \vec{u}_y lui est orthogonal dans le plan méridien et orienté vers le pôle Nord. Le vecteur unitaire \frac{\overrightarrow{HM}}{HM}, orthogonal à l'axe des pôles et dirigé vers l'extérieur, se décompose selon :

\frac{\overrightarrow{HM}}{HM} = \cos\lambda\,\vec{u}_z - \sin\lambda\,\vec{u}_y

On en déduit l'expression vectorielle de la force d'inertie d'entraînement dans la base (\vec{u}_y, \vec{u}_z) :

\boxed{\vec{F}_{ie} = m\,\Omega^2 R_T \cos\lambda \left( \cos\lambda\,\vec{u}_z - \sin\lambda\,\vec{u}_y \right) = m\,\Omega^2 R_T \left( \cos^2\lambda\,\vec{u}_z - \sin\lambda\cos\lambda\,\vec{u}_y \right)}

Résultat

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Question 3

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : force d'inertie d'entraînement, champ de pesanteur

À la latitude de Paris (), calculer la valeur numérique des deux forces pour une personne pesant . Commenter.

Voir l'indice

Calculer numériquement le rapport des normes F_{\mathrm{ie}}/F_g pour constater la prépondérance écrasante de l'attraction gravitationnelle.

Voir la réponse courte

Calcul numérique de F_g et F_{ie} ; la force d'inertie d'entraînement est négligeable devant l'attraction gravitationnelle (écart de l'ordre de 0{,}3\,\%).

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q2, les normes des deux forces s'écrivent :

F_g = \frac{G M_T m}{R_T^2} \quad \text{et} \quad F_{ie} = m \Omega^2 R_T \cos\lambda

Effectuons les applications numériques avec les grandeurs fournies en annexe :

  • Pour la force gravitationnelle :

    \begin{aligned} F_g &= \frac{6{,}67 \cdot 10^{-11} \times 6{,}0 \cdot 10^{24} \times 75}{(6{,}4 \cdot 10^6)^2} \\ F_g &\approx 7{,}3 \cdot 10^2 \text{ N} \quad (\text{soit } 733\text{ N}) \end{aligned}
    \boxed{F_g \approx 7{,}3 \cdot 10^2 \text{ N}}
  • Pour la force d'inertie d'entraînement :

    \begin{aligned} F_{ie} &= 75 \times (7{,}3 \cdot 10^{-5})^2 \times 6{,}4 \cdot 10^6 \times \cos(49^\circ) \\ F_{ie} &\approx 1{,}7 \text{ N} \end{aligned}
    \boxed{F_{ie} \approx 1{,}7 \text{ N}}

Commentaires :

  • La force d'inertie d'entraînement centrifuge est très faible devant la force d'attraction gravitationnelle :

    \frac{F_{ie}}{F_g} \approx \frac{1{,}7}{733} \approx 2{,}3 \cdot 10^{-3} \approx 0{,}2\,\%
  • En excellente approximation, le poids mesuré dans le référentiel terrestre s'identifie à la force gravitationnelle (\vec{P} \approx \vec{F}_g). La déviation de la verticale par rapport à la direction du centre de la Terre est minime.

Résultat

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Question 4

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point

Notions : équilibre mécanique, force de rappel élastique, pesée

Proposer une méthode simple utilisant la mesure de l'élongation d'un ressort de raideur connue pour mesurer la masse d'un objet sur Terre. Faire un schéma explicatif et établir la formule permettant de déterminer la masse de l'objet à partir de l'élongation du ressort.

Voir l'indice

Écrire la condition d'équilibre statique de la masse suspendue verticalement à un ressort de raideur k en négligeant la force centrifuge.

Voir la stratégie
  1. Décrire le principe de mesure statique à l'aide d'un peson à ressort vertical.
  2. Modéliser le système à l'équilibre dans le référentiel terrestre en précisant le bilan des actions mécaniques.
  3. Projeter la condition d'équilibre sur un axe vertical pour en déduire la masse m en fonction de l'allongement \Delta \ell = \ell_{\text{éq}} - \ell_0.
Voir la réponse courte

À l'équilibre vertical du ressort, le poids compense la force de rappel élastique : mg = k\Delta\ell, d'où m = k\Delta\ell/g.

Voir le corrigé complet

On suspend verticalement un ressort de raideur k et de longueur à vide \ell_0 à un support fixe. On accroche l'objet de masse m à son extrémité inférieure libre et on attend que l'ensemble atteigne sa position d'équilibre. On mesure alors la longueur finale \ell_{\text{éq}} du ressort, ce qui donne l'allongement \Delta \ell = \ell_{\text{éq}} - \ell_0.

On étudie le système constitué de la masse m dans le référentiel terrestre considéré galiléen. À l'équilibre, la masse est soumise à deux forces :

  • son poids effectif : \vec{P} = -m g \, \vec{u}_z ;
  • la tension de rappel du ressort : \vec{T} = k (\ell_{\text{éq}} - \ell_0) \, \vec{u}_z = k \, \Delta \ell \, \vec{u}_z.

D'après le principe fondamental de la statique (ou la première loi de Newton) :

\vec{P} + \vec{T} = \vec{0}

En projetant sur l'axe vertical ascendant \vec{u}_z, il vient :

-m g + k \, \Delta \ell = 0

On en déduit l'expression de la masse :

\boxed{m = \frac{k \, \Delta \ell}{g}}

Résultat

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B · La pesanteur dans la Station Spatiale Internationale (ISS)

Question 5

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Chapitre : Mécanique › Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : orbite circulaire, vitesse orbitale, troisième loi de kepler

Déterminer l'expression de la vitesse d'un satellite comme l'ISS, de centre d'inertie et de masse tournant autour de la Terre à l'altitude . On assimilera le satellite à un point matériel en orbite circulaire. Vérifier la vitesse annoncée pour l'ISS dans cet article de la Cité de l'Espace. On utilisera par la suite la valeur proposée de . Quelle est la période de révolution de l'ISS autour de la Terre ?

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique en projection sur la normale de Frenet pour une trajectoire circulaire de rayon R_T + h.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la deuxième loi de Newton au satellite dans le référentiel géocentrique galiléen pour une orbite circulaire.
  2. Exprimer l'accélération dans la base de Frenet pour en déduire la vitesse orbitale v.
  3. Réaliser l'application numérique pour vérifier la valeur fournie, puis calculer la période de révolution à partir de la relation cinématique T = \frac{2\pi r}{v}.
Voir la réponse courte

PFD en coordonnées polaires pour une orbite circulaire : v = \sqrt{GM_T/(R_T+h)} et période T = 2\pi(R_T+h)/v \approx 90\text{ min}.

Voir le corrigé complet

On étudie le satellite S, assimilé à un point matériel de masse M_S, dans le référentiel géocentrique supposé galiléen.

Le satellite n'est soumis qu'à la force d'attraction gravitationnelle exercée par la Terre, de centre O :

\vec{F} = -\frac{G M_T M_S}{r^2}\,\vec{u}_r

avec r = R_T + h le rayon de l'orbite circulaire et \vec{u}_r = \frac{\overrightarrow{OS}}{\|\overrightarrow{OS}\|} le vecteur unitaire radial centrifuge.

D'après la deuxième loi de Newton :

M_S\,\vec{a} = \vec{F} \iff \vec{a} = -\frac{G M_T}{r^2}\,\vec{u}_r

Dans la base de Frenet (\vec{u}_\tau, \vec{u}_n) où la normale unitaire centripète est \vec{u}_n = -\vec{u}_r, l'accélération s'écrit :

\vec{a} = \frac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\,\vec{u}_\tau + \frac{v^2}{r}\,\vec{u}_n

Par identification sur les composantes tangentielle et normale :

  • \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0, donc la vitesse scalaire v est constante (le mouvement est circulaire uniforme) ;
  • \dfrac{v^2}{r} = \dfrac{G M_T}{r^2}, d'où l'expression de la vitesse :
\boxed{v = \sqrt{\frac{G M_T}{R_T + h}}}

Application numérique :

  • r = R_T + h = 6{,}4\cdot 10^6 + 400\cdot 10^3 = 6{,}8\cdot 10^6\text{ m}
  • v = \sqrt{\dfrac{6{,}67\cdot 10^{-11} \times 6{,}0\cdot 10^{24}}{6{,}8\cdot 10^6}} \approx 7{,}67\cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}

En kilomètres par heure :

v = 7{,}67\cdot 10^3 \times 3{,}6 \approx 2{,}76\cdot 10^4\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} \approx 28\cdot 10^3\text{ km}\cdot\text{h}^{-1}

La valeur annoncée par l'article (28\cdot 10^3\text{ km/h}) est donc bien vérifiée (écart relatif inférieur à 1{,}5\,\%, dû à l'arrondi).

Période de révolution : Le mouvement étant uniforme, la période de révolution T_{\text{orb}} est la durée mise pour parcourir le périmètre de la trajectoire 2\pi r à la vitesse v = 28\cdot 10^3\text{ km}\cdot\text{h}^{-1} = \frac{28\cdot 10^3}{3{,}6}\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 7{,}78\cdot 10^3\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

T_{\text{orb}} = \frac{2\pi (R_T + h)}{v}
T_{\text{orb}} = \frac{2\pi \times 6{,}8\cdot 10^6}{7{,}78\cdot 10^3} \approx 5{,}5\cdot 10^3\text{ s} \approx 92\text{ min}
\boxed{T_{\text{orb}} \approx 5{,}5\cdot 10^3\text{ s} \approx 1{,}5\text{ h}}

Résultat

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Question 6

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Mécanique › Référentiels non galiléens et forces d'inertie ; Mouvement dans un champ de force centrale

Notions : impesanteur, force d'inertie d'entraînement, référentiel non galiléen

Dans le référentiel de l'ISS, le spationaute de masse , toujours assimilé à son centre de gravité , « flotte » sans bouger ni toucher les parois. Il est donc soumis uniquement à la force gravitationnelle et à la force d'inertie d'entraînement. Donner l'expression de ces forces en faisant intervenir notamment les points (centre de la Terre), et , et en fonction de , , , et de . Faire l'application numérique de la somme de ces deux forces dans le cas où le spationaute est situé au centre de gravité de la station spatiale et justifier que le spationaute est en impesanteur (ou apesanteur) dans la station spatiale.

Voir l'indice

Sommer la force de gravitation en S et la force d'inertie d'entraînement centrifuge due à la rotation orbitale de l'ISS autour de la Terre.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force d'attraction gravitationnelle exercée par la Terre sur le spationaute en fonction du vecteur position \vec{OM} et de sa norme r = OM.
  2. Déterminer la force d'inertie d'entraînement dans le référentiel tournant de l'ISS, dont l'axe de rotation passe par le centre de la Terre O avec une vitesse angulaire orbitale \omega = \sqrt{\frac{G M_T}{OS^3}}.
  3. Évaluer la somme de ces deux forces au centre de masse S de l'ISS et interpréter physiquement l'état d'impesanteur.
Voir la réponse courte

Au centre de gravité de l'ISS en orbite, la force d'inertie d'entraînement compense exactement la gravitation : le poids apparent y est nul.

Voir le corrigé complet

1. Force gravitationnelle subie par le spationaute

La Terre est modélisée par une distribution de masse à symétrie sphérique de centre O et de masse M_T. En tout point M situé à la distance r = OM du centre de la Terre (r \ge R_T), la force gravitationnelle s'écrit :

\boxed{\vec{F}_g = -\frac{G M_T m}{r^2} \frac{\vec{OM}}{r} = -\frac{G M_T m}{r^3}\vec{OM}}

2. Force d'inertie d'entraînement

L'ISS décrit une orbite circulaire de centre O et de rayon OS = R_T + h. Comme la coupole reste toujours orientée vers la Terre, le référentiel lié à la station spatiale effectue un tour sur lui-même par révolution orbitale : il est en rotation uniforme à la vitesse angulaire \vec{\omega} = \omega\,\vec{u}_\perp autour de l'axe passant par O et perpendiculaire au plan orbital.

D'après la question Q5, la pulsation orbitale vérifie :

\omega^2 = \frac{v^2}{OS^2} = \frac{G M_T}{OS^3} = \frac{G M_T}{(R_T + h)^3}

Pour un point M situé dans le plan orbital, l'accélération d'entraînement dans le référentiel de l'ISS s'exprime par :

\vec{a}_e(M) = \vec{\omega} \wedge (\vec{\omega} \wedge \vec{OM}) = -\omega^2 \vec{OM}

La force d'inertie d'entraînement s'en déduit donc :

\boxed{\vec{F}_{ie} = -m\,\vec{a}_e(M) = m\omega^2 \vec{OM} = \frac{G M_T m}{OS^3}\,\vec{OM} = \frac{G M_T m}{(R_T + h)^3}\,(\vec{OS} + \vec{SM})}

3. Application numérique au centre de gravité S et justification de l'impesanteur

Lorsque le spationaute est situé au centre de gravité de la station (M = S), on a \vec{OM} = \vec{OS} et r = OS = R_T + h. Les deux forces deviennent directement opposées :

\begin{aligned} \vec{F}_g(S) &= -\frac{G M_T m}{OS^3}\vec{OS} \\ \vec{F}_{ie}(S) &= +\frac{G M_T m}{OS^3}\vec{OS} \end{aligned}

Leur somme est donc rigoureusement nulle :

\boxed{\vec{F}_g(S) + \vec{F}_{ie}(S) = \vec{0}}

soit une valeur numérique de 0\text{ N}.

À titre indicatif, la norme de chacune de ces forces vaut :

F_g(S) = F_{ie}(S) = \frac{G M_T m}{(R_T + h)^2} = \frac{6{,}67\cdot 10^{-11} \times 6{,}0\cdot 10^{24} \times 75}{(6{,}4\cdot 10^6 + 400\cdot 10^3)^2} \approx 6{,}5\cdot 10^2\text{ N}

Justification de l'impesanteur : Le poids apparent (ou effectif) du spationaute dans le référentiel de l'ISS est la résultante de la gravitation et de la force d'inertie d'entraînement : \vec{P}_{\text{eff}} = \vec{F}_g + \vec{F}_{ie}. En S, ce poids effectif s'annule exactement. Aucune force de réaction de contact de la part des parois n'est nécessaire pour maintenir le spationaute au repos (\vec{R} = \vec{0}) : il flotte librement, ce qui caractérise l'état d'impesanteur (ou d'apesanteur).

Résultat

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C · Se peser dans la station spatiale

Question 7

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Référentiels non galiléens et forces d'inertie

Notions : impesanteur, pesanteur apparente

Expliquer pourquoi la méthode proposée à la question Q4 ne peut pas convenir pour peser un spationaute dans l'ISS.

Voir l'indice

Raisonner sur l'état d'équilibre d'un ressort en l'absence de pesanteur apparente.

Voir la réponse courte

En impesanteur dans l'ISS, le poids apparent est nul : le ressort ne subit aucun allongement à l'équilibre statique.

Voir le corrigé complet

La méthode proposée à la question Q4 repose sur l'équilibre statique d'un dynamomètre (peson) :

m = \frac{k\,\Delta \ell}{g_{\text{eff}}}

où \Delta \ell est l'élongation du ressort et g_{\text{eff}} l'accélération de la pesanteur apparente.

Or, comme établi à la question Q6, le spationaute se trouve en situation d'impesanteur dans le référentiel de l'ISS : le poids apparent, somme de la force gravitationnelle et de la force d'inertie d'entraînement, est nul (\vec{P}_{\text{app}} = \vec{F}_g + \vec{F}_{ie} \approx \vec{0}, soit g_{\text{eff}} \approx 0).

À l'équilibre dans la station :

\vec{T} + \vec{P}_{\text{app}} = \vec{0} \implies \vec{T} = \vec{0} \implies \Delta \ell = 0

Le ressort ne subit donc aucune élongation à l'équilibre, quelle que soit la masse m du spationaute.

\boxed{\text{En impesanteur, l'absence de poids effectif rend l'élongation statique nulle et inutilisable.}}

Résultat

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Question 8

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur harmonique, période propre

La solution qui a été retenue pour peser les spationautes en impesanteur est d'utiliser les oscillations d'un ressort. Le spationaute de masse s'accroche à un dispositif appelé BMMD (voir figure 2.a) de masse mobile . Ce dispositif inclut aussi un ressort de raideur , et on peut le modéliser comme sur la figure 2b, où désigne la masse du dispositif et du spationaute. On négligera les frottements. Déterminer la relation entre la période propre et la masse .

Voir l'indice

Établir l'équation différentielle du mouvement de la masse totale m = m_1 + m_2 attachée au ressort pour identifier sa pulsation propre.

Voir la stratégie
  1. Isoler le système de masse m dans le référentiel lié à la station spatiale internationale (ISS).
  2. Appliquer la deuxième loi de Newton en tenant compte de la force de rappel élastique et du fait que la pesanteur effective est nulle.
  3. Identifier la pulsation propre de l'oscillateur harmonique et en déduire l'expression de la période propre.
Voir la réponse courte

Équation de l'oscillateur harmonique non amorti \ddot{x} + \frac{k}{m}x = 0, d'où la période propre T = 2\pi\sqrt{m/k}.

Voir le corrigé complet

On étudie le système constitué du dispositif mobile et du spationaute, de masse totale m = m_1 + m_2, assimilé à un point matériel M astreint à translater le long de l'axe vertical (Oz) représenté sur la figure 2b.

L'étude est menée dans le référentiel lié à l'ISS. Dans ce référentiel, la pesanteur effective est nulle d'après la question Q6, et l'échelle temporelle des oscillations permet de le considérer comme galiléen.

En l'absence de frottements, la seule force s'exerçant sur le système selon l'axe de son mouvement est la force de rappel élastique exercée par le ressort :

\vec{F}_{\text{él}} = -k\,(z - \ell_0)\,\vec{u}_z

où z est l'abscisse du point M et \ell_0 la longueur à vide du ressort (l'origine de l'axe étant prise au point fixe d'attache du ressort).

D'après la deuxième loi de Newton projetée sur l'axe (Oz) :

\begin{aligned} m \ddot{z} &= -k(z - \ell_0) \\ \ddot{z} + \frac{k}{m}(z - \ell_0) &= 0 \end{aligned}

En posant le changement de variable X(t) = z(t) - \ell_0, on obtient l'équation différentielle d'un oscillateur harmonique non amorti :

\ddot{X} + \omega_0^2 X = 0 \quad \text{avec} \quad \omega_0 = \sqrt{\frac{k}{m}}

La période propre T (ou T_0) associée est reliée à la masse m par :

\boxed{T = 2\pi\sqrt{\frac{m}{k}}}

Résultat

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Question 9

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : période propre, étalonnage

Si la période d'oscillation pour le dispositif à vide vaut et celle avec le spationaute qui s'y accroche vaut , déterminer la formule littérale, puis la valeur numérique de la masse du spationaute qui se pèse.

Voir l'indice

Exprimer le rapport des périodes T/T_1 en fonction des masses m_1 et m_2 pour isoler la masse inconnue m_2.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la période propre T_1 à vide (masse m_1) et la période propre T en charge (masse totale m_1 + m_2) à l'aide de la formule établie à la question Q8.
  2. Former le rapport des deux périodes pour éliminer la raideur k inconnue du ressort, puis isoler la masse m_2 du spationaute.
  3. Effectuer l'application numérique avec le nombre pertinent de chiffres significatifs.
Voir la réponse courte

Le rapport des périodes donne T/T_1 = \sqrt{(m_1+m_2)/m_1}, d'où la masse du spationaute m_2 = m_1((T/T_1)^2 - 1) \approx 73\text{ kg}.

Voir le corrigé complet

D'après la relation établie à la question Q8, la période propre d'un oscillateur élastique sans frottement est donnée par :

T_0 = 2\pi\sqrt{\frac{m}{k}}

Appliquée aux deux situations :

  • à vide, la masse en mouvement est la masse mobile m_1, d'où :

    T_1 = 2\pi\sqrt{\frac{m_1}{k}}
  • avec le spationaute accroché, la masse mobile totale est m = m_1 + m_2, d'où :

    T = 2\pi\sqrt{\frac{m_1 + m_2}{k}}

En élevant ces expressions au carré et en faisant le rapport membre à membre :

\left(\frac{T}{T_1}\right)^2 = \frac{m_1 + m_2}{m_1} = 1 + \frac{m_2}{m_1}

On en déduit l'expression littérale de la masse m_2 du spationaute :

\boxed{m_2 = m_1 \left[\left(\frac{T}{T_1}\right)^2 - 1\right]}

Application numérique : Avec m_1 = 12{,}43\text{ kg}, T_1 = 0{,}82\text{ s} et T = 2{,}15\text{ s} :

m_2 = 12{,}43 \times \left[\left(\frac{2{,}15}{0{,}82}\right)^2 - 1\right] \approx 73{,}02\text{ kg}

Compte tenu de la précision sur T_1 (deux chiffres significatifs) :

\boxed{m_2 = 73\text{ kg}}

Résultat

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Question 10

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques

Notions : oscillateur mécanique, solide indéformable

L'utilisation du BMMD exige du spationaute qu'il se maintienne fortement à la barre, que ses pieds et ses genoux soient coincés et son menton collé à la planche. Expliquer pourquoi.

Voir l'indice

Penser à l'hypothèse de solide indéformable et à la transmission solidaire des oscillations de l'ensemble du corps.

Voir la réponse courte

Le corps et le chariot doivent former un solide unique indéformable pour que toute la masse oscille solidairement à la fréquence propre sans dissipation.

Voir le corrigé complet

Le modèle de mesure par le BMMD (question Q8) repose sur l'hypothèse que l'ensemble \{\text{dispositif mobile} + \text{spationaute}\} forme un solide unique et indéformable oscillant selon un seul degré de liberté, avec pour masse totale m = m_1 + m_2.

L'exigence d'un maintien très strict du spationaute s'explique par deux raisons physiques :

  • Solidariser parfaitement le spationaute au plateau : pour que la relation T = 2\pi\sqrt{(m_1 + m_2)/k} soit valide, il est impératif qu'il n'y ait aucun mouvement relatif entre le corps et le plateau, afin que la totalité de la masse m_2 subisse exactement la même accélération que la masse mobile m_1.
  • Supprimer les degrés de liberté internes et l'amortissement : le corps humain est un milieu déformable (articulations, muscles, viscères). Si le corps n'était pas rigidifié, des mouvements internes oscilleraient avec un déphasage par rapport au plateau et dissiperaient de l'énergie par frottement viscoélastique. Cela perturberait le mouvement harmonique simple et modifierait la période propre mesurée.
  • Éviter les oscillations parasites transverses : le maintien bloque les mouvements de bascule ou transverses, garantissant une oscillation purement rectiligne le long de l'axe du ressort.
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Partie 2 : Test d’effort et dosage de l’acide lactique

A · CEVIS, le vélo de l’ISS

Question 11

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Magnétostatique

Notions : symétrie et invariances, théorème d'ampère, solénoïde infini

À partir du modèle du solénoïde infini, montrer que le champ magnétique peut s'écrire , puis déterminer l'expression du champ magnétique à l'intérieur du solénoïde, sous la forme , étant une constante à exprimer en fonction des caractéristiques du circuit notamment.

Voir l'indice

Exploiter les invariances par translation et par réflexion, puis appliquer le théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire enlacant les spires.

Voir la stratégie
  1. Analyser les invariances de la distribution de courant (translation le long de l'axe du solénoïde infini) pour déterminer les coordonnées dont dépend \vec{B}.
  2. Analyser les symétries de la distribution pour déterminer la direction du champ \vec{B}.
  3. Appliquer le théorème d'Ampère sur un contour rectangulaire bien choisi, s'appuyant sur l'hypothèse d'un champ extérieur nul.
Voir la réponse courte

Analyse des symétries et invariances de la distribution de courants, puis application du théorème d'Ampère sur un rectangle pour obtenir B_0 = \mu_0 n I.

Voir le corrigé complet

1. Invariances et symétries :

  • Invariance : Dans le modèle du solénoïde infini de section carrée, la distribution de courant est invariante par toute translation le long de l'axe (Az). Par conséquent, les composantes du champ magnétique ne dépendent pas de la coordonnée z :

    \vec{B}(M) = \vec{B}(x,y)
  • Symétrie : Pour tout point M(x,y,z), le plan \Pi = (M, \vec{u}_x, \vec{u}_y) perpendiculaire à l'axe (Az) passant par M est un plan de symétrie pour la distribution de courant (les boucles de courant sont contenues dans des plans parallèles à (xOy) et la réflexion par rapport à \Pi laisse les vecteurs densité de courant \vec{j} inchangés).

    Comme le champ magnétique \vec{B} est un champ pseudo-vectoriel (vecteur axial), en tout point M d'un plan de symétrie des courants, \vec{B}(M) est orthogonal à ce plan. Ainsi, \vec{B}(M) est colinéaire au vecteur normal \vec{u}_z :

    \vec{B}(M) = B(x,y)\,\vec{u}_z

2. Détermination de \vec{B}_{\text{int}}(M) par le théorème d'Ampère :

Considérons un contour fermé rectangulaire \Gamma orienté :

  • un segment de longueur h situé à l'intérieur du solénoïde, parallèle à \vec{u}_z et orienté selon +\vec{u}_z ;
  • deux segments orthogonaux à l'axe (Az), le long desquels \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = 0 car \vec{B} \parallel \vec{u}_z \perp \mathrm{d}\vec{\ell} ;
  • un segment de longueur h parallèle à l'axe (Az) situé à l'extérieur du solénoïde, où le champ magnétique est nul par hypothèse.

La circulation de \vec{B} le long de ce contour s'écrit :

\oint_\Gamma \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = B(x,y) \cdot h

D'après le théorème d'Ampère :

\oint_\Gamma \vec{B} \cdot \mathrm{d}\vec{\ell} = \mu_0 I_{\text{enlacé}}

Le contour enlace n h spires parcourues chacune par le courant I, avec n = \dfrac{N}{L}. Selon la règle de la main droite, le courant enlace positivement le contour, soit I_{\text{enlacé}} = n h I. Il vient :

B(x,y) \cdot h = \mu_0 n h I \implies B(x,y) = \mu_0 n I

Ce résultat est indépendant de x et y : le champ magnétique est donc uniforme à l'intérieur du solénoïde.

\boxed{\vec{B}_{\text{int}}(M) = B_0 \vec{u}_z \quad \text{avec} \quad B_0 = \mu_0 n I = \mu_0 \frac{N}{L} I}

Résultat

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Question 12

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : loi de faraday, loi de modération de lenz, force électromotrice induite

On étudie maintenant une spire carrée de côté , qui passe à la vitesse imposée en face du solénoïde réel. Elle entre puis sort de la zone grisée des figures 5 et 6. On étudie d'abord la phase où la spire entre dans le champ magnétique : la partie avant de la spire (EF) est donc dans la zone grisée et la partie arrière (CD) est dans une zone de champ nul (voir figure 6). On considère qu'à , la partie avant (EF) de la spire est en , c'est-à-dire que la spire commence juste à entrer dans la zone grisée. Expliquer qualitativement pourquoi il apparaît une intensité dans la spire, dont le sens sera choisi comme sur la figure 6. La spire ayant une résistance interne , déterminer cette intensité pendant toute la phase où la spire entre dans la zone grisée, en fonction de notamment. On négligera l'auto-inductance de la spire et son champ propre.

Voir l'indice

Calculer le flux magnétique à travers la spire au cours du temps et déterminer la f.é.m. induite par la loi de Faraday.

Voir la réponse courte

La variation de flux magnétique induit une f.é.m. e = -\mathrm{d}\Phi/\mathrm{d}t = -B_0 a v_0, d'où l'intensité i = -B_0 a v_0 / R.

Voir le corrigé complet

1. Origine qualitative du courant induit et de son sens

Au cours du mouvement de la spire à la vitesse \vec{v}_0 = v_0 \vec{u}_x, la surface S(t) de la spire plongée dans la zone de champ magnétique \vec{B}_0 = B_0 \vec{u}_z augmente au cours du temps :

S(t) = a\,x(t) = a\,v_0 t \quad \text{pour } t \in \left[0, \frac{a}{v_0}\right]

Le flux du champ magnétique à travers la spire varie donc au cours du temps, ce qui donne naissance à un phénomène d'induction (loi de Faraday).

D'après la loi de Lenz, les effets induits s'opposent à la cause qui leur donne naissance :

  • La cause est ici l'augmentation du flux magnétique à travers la spire (selon +\vec{u}_z).
  • Le courant induit i doit donc créer un champ magnétique induit \vec{B}_{\text{ind}} de sens opposé, c'est-à-dire dirigé selon -\vec{u}_z.
  • D'après la règle de la main droite (ou du tire-bouchon), pour générer un champ selon -\vec{u}_z, le courant doit circuler dans le sens horaire dans le plan de la figure, ce qui correspond exactement au sens de i indiqué sur la figure 6.

2. Détermination quantitative de l'intensité i

On oriente le contour de la spire selon le sens algébrique du courant i (sens horaire). La normale unitaire \vec{n} associée par la règle de la main droite est alors :

\vec{n} = -\vec{u}_z

Le flux magnétique à travers la spire à l'instant t s'écrit donc :

\begin{aligned} \Phi(t) &= \iint_{\text{spire}} \vec{B} \cdot \vec{n} \, \mathrm{d}S \\ &= \iint_{\text{zone } B_0} (B_0 \vec{u}_z) \cdot (-\vec{u}_z) \, \mathrm{d}S + 0 \\ &= - B_0 S(t) = - B_0 a v_0 t \end{aligned}

D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite e vaut :

\begin{aligned} e &= -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = B_0 a v_0 \end{aligned}

En négligeant l'auto-inductance de la spire, la loi d'Ohm pour le circuit fermé de résistance R donne directement :

e = R\,i \implies i = \frac{e}{R}
\boxed{i = \frac{B_0 a v_0}{R}}

L'intensité i est donc constante et positive pendant toute la phase d'entrée de la spire dans la zone de champ magnétique.

Résultat

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Question 13

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force de laplace, loi de modération de lenz, freinage par induction

En déduire qu'il s'exerce une force constante sur la spire pendant cette phase d'entrée dans la zone grisée, dont on donnera l'expression en fonction de , , et de . Justifier qualitativement le sens de cette force.

Voir l'indice

Calculer la résultante des forces de Laplace s'exerçant sur le seul conducteur baignant dans le champ magnétique.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la force de Laplace globale s'exerçant sur la spire en sommant les contributions de ses quatre côtés.
  2. Identifier les annulations (brin arrière hors du champ, compensation des brins latéraux) et projeter rigoureusement le courant le long du brin avant sur les axes du repère.
  3. Conclure sur le caractère constant de la force et interpréter son sens via la loi de modération de Lenz.
Voir la réponse courte

Force de Laplace sur le brin avant \vec{F} = i a \vec{u}_y \times B_0 \vec{u}_z = - \frac{B_0^2 a^2 v_0}{R} \vec{u}_x, opposée à la vitesse conformément à la loi de Lenz.

Voir le corrigé complet

La résultante des actions mécaniques d'origine électromagnétique s'exerçant sur la spire fermée est la force de Laplace :

\vec{F} = \oint_{\text{spire}} i\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}

Décomposons cette intégrale sur les quatre côtés de la spire carrée :

  • Côté arrière CD : il se trouve dans la zone de champ magnétique nul, d'où \vec{F}_{CD} = \vec{0}.
  • Côtés latéraux : les brins sont parallèles à \vec{u}_x et baignent dans le même champ uniforme \vec{B}_0 = B_0 \vec{u}_z. Comme ils sont parcourus par le même courant i en sens opposés, leurs forces de Laplace respectives, dirigées selon \pm \vec{u}_y, se compensent exactement :

    \vec{F}_{\text{latéraux}} = \vec{0}
  • Côté avant EF : situé entièrement dans la zone où règne \vec{B}_0 = B_0 \vec{u}_z, il a pour longueur a. Compte tenu du sens de circulation du courant i > 0 défini à la question Q12 (sens horaire sur la figure 6), le courant traverse le brin EF selon la direction et le sens du vecteur -a\,\vec{u}_y.

La force totale subie par la spire se réduit donc à la force sur le segment EF :

\vec{F} = (-a\,\vec{u}_y) \wedge (B_0 \vec{u}_z) \cdot i = - i\,a\,B_0\,(\vec{u}_y \wedge \vec{u}_z) = - i\,a\,B_0\,\vec{u}_x

En injectant l'expression de l'intensité i = \dfrac{B_0 a v_0}{R} établie à la question Q12, on obtient :

\boxed{\vec{F} = - \frac{B_0^2 a^2}{R} v_0\,\vec{u}_x}

Pendant toute la phase d'entrée, les grandeurs B_0, a, R et v_0 sont constantes : la force exercée sur la spire est donc constante et uniforme.

Justification qualitative du sens : D'après la loi de modération de Lenz, les effets du phénomène d'induction s'opposent à la cause qui les produit. La cause de l'induction étant le déplacement de la spire à la vitesse \vec{v}_0 = v_0 \vec{u}_x vers la zone de champ, les forces de Laplace induites doivent s'opposer à ce mouvement : il s'agit d'une force de freinage dirigée selon -\vec{u}_x.

Résultat

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Question 14

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : force de laplace, loi de faraday, freinage par induction

De la même façon, montrer que la force exercée sur la spire pendant la phase de sortie de la zone grisée (c'est-à-dire quand la partie arrière de la spire (CD) est dans la zone grisée et la partie avant (EF) dans une zone de champ nul) vaut .

Voir l'indice

Reprendre le bilan des forces de Laplace en tenant compte de la position du conducteur arrière CD dans la zone de champ.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la surface de la spire encore présente dans la zone de champ magnétique et en déduire la force électromotrice induite par la loi de Faraday.
  2. Déterminer le courant induit i circulant dans la spire par la loi d'Ohm.
  3. Calculer la résultante des forces de Laplace s'exerçant sur les différents côtés de la spire pour établir l'expression de \vec{F}.
Voir la réponse courte

En sortie, le flux diminue donc le courant s'inverse, mais la force s'exerce sur le brin arrière : la force globale reste résistive.

Voir le corrigé complet

Soit un repère orthonormé direct (\mathrm{O}, \vec{u}_x, \vec{u}_y, \vec{u}_z) où la zone de champ magnétique \vec{B}_0 = B_0 \vec{u}_z s'étend de x = 0 à x = a.

Pendant la phase de sortie, le côté avant (EF) est sorti de la zone de champ (x_{\mathrm{EF}} > a), tandis que le côté arrière (CD) s'y trouve encore (0 \leqslant x_{\mathrm{CD}} \leqslant a). La surface de la spire baignée par le champ magnétique s'écrit :

S(t) = a \, (a - x_{\mathrm{CD}}(t))

Comme la spire se déplace à la vitesse \vec{v}_0 = v_0 \vec{u}_x, on a \dfrac{\mathrm{d}x_{\mathrm{CD}}}{\mathrm{d}t} = v_0, d'où :

\frac{\mathrm{d}S}{\mathrm{d}t} = - a v_0

En choisissant la normale à la spire \vec{n} = \vec{u}_z, le flux magnétique s'écrit \Phi(t) = B_0 S(t). D'après la loi de Faraday, la force électromotrice induite vaut :

e = -\frac{\mathrm{d}\Phi}{\mathrm{d}t} = - B_0 \frac{\mathrm{d}S}{\mathrm{d}t} = B_0 a v_0

L'intensité du courant induit dans la spire de résistance R est donc :

i = \frac{e}{R} = \frac{B_0 a v_0}{R}

Le contour étant orienté selon la règle du tire-bouchon par rapport à \vec{n} = \vec{u}_z, le courant circule sur le côté CD dans le sens -\vec{u}_y.

Calculons la force de Laplace globale \vec{F} exercée sur la spire :

  • Le côté avant (EF) est en dehors de la zone de champ : \vec{F}_{\mathrm{EF}} = \vec{0}.
  • Sur les deux brins latéraux (parallèles à \vec{u}_x), les courants circulent en sens opposés dans le même champ \vec{B}_0 ; les forces élémentaires valent \mathrm{d}\vec{F}_L = i\,\mathrm{d}\vec{\ell} \wedge \vec{B}_0 \propto \pm \vec{u}_y et se compensent deux à deux : \vec{F}_{\text{lat}} = \vec{0}.
  • Sur le côté arrière (CD), de longueur a orienté par -\vec{u}_y :

    \vec{F}_{\mathrm{CD}} = i \,(-a \vec{u}_y) \wedge (B_0 \vec{u}_z) = - i a B_0 (\vec{u}_y \wedge \vec{u}_z) = - i a B_0 \vec{u}_x

En remplaçant i par son expression, on obtient bien :

\boxed{\vec{F} = - \frac{B_0^2 a^2}{R} v_0 \vec{u}_x}

Résultat

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Question 15

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : freinage par induction, force de laplace

On étudie maintenant une succession de spires toutes identiques, séparées de la distance , qui passent devant le solénoïde à la vitesse (voir figure 7). Quel est l'avantage de choisir une distance entre les spires ?

Voir l'indice

Analyser la continuité temporelle de la force de freinage lorsque les spires se succèdent sous l'inducteur.

Voir la stratégie
  1. Analyser la durée spatiale de l'interaction entre une spire et la zone de champ : une phase d'entrée sur une distance a, suivie immédiatement d'une phase de sortie sur une distance a, soit une interaction sur une distance totale de déplacement égale à 2a.
  2. Examiner la position de la spire suivante située à une distance a de la précédente (périodicité spatiale de 2a).
  3. En déduire l'effet sur la continuité et la régularité de la force de freinage pour l'utilisateur du vélo.
Voir la réponse courte

Choisir un pas a assure qu'une spire entre dès que la précédente sort, garantissant une force de freinage continue et régulière.

Voir le corrigé complet

Une spire de côté a traversant une zone de champ magnétique de longueur a :

  • subit la force de freinage \vec{F} pendant sa phase d'entrée, soit sur un déplacement de longueur a ;
  • subit exactement la même force de freinage \vec{F} pendant sa phase de sortie, qui succède immédiatement à l'entrée et dure également sur un déplacement de longueur a.

La force de freinage s'exerce donc continûment sur une distance totale égale à :

d_{\text{freinage}} = a + a = 2a

Puisque les spires successives sont espacées d'une distance a, la distance entre les bords avant de deux spires consécutives (période spatiale du réseau de spires) vaut :

\Delta x = a + a = 2a

Par conséquent :

  • au moment précis où la spire j achève sa sortie du champ magnétique, la spire suivante j+1 commence immédiatement sa phase d'entrée ;
  • il n'y a aucun intervalle de temps où le champ est vide (absence de « temps mort » sans freinage) ;
  • il n'y a jamais deux spires interagissant simultanément avec le champ magnétique.
\boxed{\text{Ce choix assure une force de freinage rigoureusement constante dans le temps, sans à-coups.}}

Résultat

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Question 16

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : puissance de laplace, effet joule

Déterminer la puissance dissipée par le système de freinage. Comment varie cette puissance en fonction de la vitesse ?

Voir l'indice

Calculer la puissance mécanique de la force de freinage opposée au mouvement.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la puissance dissipée, soit à partir de la puissance des forces de Laplace (puissance mécanique résistante), soit par l'effet Joule dans la spire siège de l'induction.
  2. Justifier la continuité temporelle de cette dissipation grâce à la géométrie de la succession de spires établie à la question précédente.
  3. Analyser la dépendance vis-à-vis de la vitesse v_0.
Voir la réponse courte

Puissance dissipée \mathcal{P} = |\vec{F}\cdot\vec{v}_0| = \frac{B_0^2 a^2 v_0^2}{R}, proportionnelle au carré de la vitesse de déplacement.

Voir le corrigé complet

D'après la question précédente, le choix de la distance a entre deux spires successives permet d'assurer qu'à tout instant, exactement une spire subit l'induction (soit en phase d'entrée, soit en phase de sortie).

Deux méthodes équivalentes permettent d'obtenir la puissance dissipée :

  • Bilan Joule : la spire active est parcourue par un courant d'intensité i = \dfrac{B_0 a v_0}{R}. La puissance dissipée par effet Joule dans sa résistance R s'écrit :

    \mathcal{P}_J = R \, i^2 = R \left( \frac{B_0 a v_0}{R} \right)^2 = \frac{B_0^2 a^2 v_0^2}{R}
  • Puissance mécanique : la force de Laplace globale de freinage s'opposant au mouvement vaut \vec{F} = - \dfrac{B_0^2 a^2}{R} v_0\,\vec{u}_x. La puissance mécanique dissipée par ce système de freinage (opposé de la puissance des actions de Laplace) est :

    \mathcal{P}_{\text{dissipée}} = - \vec{F}\cdot\vec{v}_0 = \frac{B_0^2 a^2 v_0^2}{R}

Ces deux approches sont en accord conformément au principe de conservation de l'énergie. On obtient donc :

\boxed{\mathcal{P} = \frac{B_0^2 a^2 v_0^2}{R}}

Cette puissance varie de façon quadratique avec la vitesse : elle est proportionnelle au carré de la vitesse v_0 (\mathcal{P} \propto v_0^2).

Résultat

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Question 17

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI

Chapitre : Électromagnétisme › Induction et forces de Laplace

Notions : puissance mécanique, freinage par induction

Pourquoi est-il intéressant d'un point de vue sportif que la puissance augmente quand la vitesse augmente ?

Voir l'indice

Relier l'augmentation de la résistance à l'effort d'un cycliste souhaitant accroître sa cadence de pédalage.

Voir la réponse courte

Cette dépendance quadratique reproduit la résistance aérodynamique d'un vélo réel et exige un effort musculaire accru avec la vitesse de pédalage.

Voir le corrigé complet

Le fait que la puissance résistive dissipée par le système de freinage augmente avec la vitesse (ici en v_0^2) présente plusieurs intérêts majeurs d'un point de vue sportif :

  • Modulation naturelle de l'effort : le sportif peut adapter l'intensité de son entraînement directement par sa cadence de pédalage. Plus il pédale vite, plus l'effort requis est intense, ce qui permet de solliciter efficacement la musculature et le système cardiovasculaire sans réglage manuel permanent.
  • Stabilité du pédalage (absence d'emballement) : une force résistive croissante avec la vitesse procure un comportement autorégulateur, évitant l'emballement du pédalier dès que l'athlète fournit une impulsion plus vive.
  • Réalisme biomécanique : sur Terre, le pédalage sur route s'accompagne d'une résistance de l'air dont la puissance augmente également fortement avec la vitesse (\mathcal{P}_{\text{aéro}} \propto v^3). Ce comportement par induction reproduit donc une sensation de résistance naturelle et progressive.
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B · Métabolisme aérobie et anaérobie

Question 18

Application directeTemps estimé : ≈ 2 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : équation de réaction, stœchiométrie

Déterminer les coefficients stœchiométriques , et de l'équation d'oxydation du glucose ci-dessous :

Voir l'indice

Effectuer un bilan élémentaire sur la conservation des atomes de carbone, d'hydrogène et d'oxygène.

Voir la réponse courte

Conservation des éléments chimiques C, H et O : \alpha = 6, \beta = 6 et \gamma = 6.

Voir le corrigé complet

La conservation des éléments chimiques lors de la réaction s'écrit :

  • Pour l'élément carbone (\mathrm{C}) :

    6 = \beta \implies \beta = 6
  • Pour l'élément hydrogène (\mathrm{H}) :

    12 = 2\gamma \implies \gamma = 6
  • Pour l'élément oxygène (\mathrm{O}) :

    6 + 2\alpha = 2\beta + \gamma = 2 \times 6 + 6 = 18 \implies 2\alpha = 12 \implies \alpha = 6

Les coefficients stœchiométriques valent donc :

\boxed{\alpha = 6, \quad \beta = 6, \quad \gamma = 6}

L'équation de réaction de l'oxydation aérobie du glucose s'écrit ainsi :

\mathrm{C_6H_{12}O_{6(aq)}} + 6\,\mathrm{O_{2(g)}} = 6\,\mathrm{CO_{2(g)}} + 6\,\mathrm{H_2O_{(l)}}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 19

Application directeTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : loi de hess, enthalpie standard de réaction, réaction exothermique

Déterminer l'expression, puis calculer l'enthalpie standard de cette réaction, supposée indépendante de la température. La réaction est-elle endothermique ou exothermique ? Commenter.

Voir l'indice

Appliquer la loi de Hess en combinant les enthalpies standard de formation des réactifs et des produits.

Voir la stratégie
  1. Appliquer la loi de Hess en utilisant les enthalpies standard de formation \Delta_f H^\circ des espèces chimiques intervenant dans l'équation d'oxydation du glucose établie à la question Q18, en rappelant que le dioxygène gazeux est un corps pur simple dans son état standard de référence (\Delta_f H^\circ(\mathrm{O}_{2\text{(g)}}) = 0).
  2. Effectuer l'application numérique avec les données du tableau de l'énoncé.
  3. Déduire du signe de \Delta_r H^\circ le caractère thermique de la réaction et commenter sa valeur dans le contexte biologique de la filière aérobie.
Voir la réponse courte

Application de la loi de Hess à partir des enthalpies standard de formation : \Delta_r H^\circ < 0, la réaction d'oxydation est fortement exothermique.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q18, l'équation de la réaction s'écrit :

\mathrm{C}_6\mathrm{H}_{12}\mathrm{O}_{6\text{(aq)}} + 6\,\mathrm{O}_{2\text{(g)}} = 6\,\mathrm{CO}_{2\text{(g)}} + 6\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{\text{(l)}}

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de cette réaction s'exprime sous la forme :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= \sum_i \nu_i \Delta_f H^\circ(A_i) \\ &= 6\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{CO}_{2\text{(g)}}) + 6\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{\text{(l)}}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{C}_6\mathrm{H}_{12}\mathrm{O}_{6\text{(aq)}}) - 6\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{O}_{2\text{(g)}}) \end{aligned}

Le dioxygène gazeux \mathrm{O}_{2\text{(g)}} étant un corps pur simple dans son état standard de référence à 298\text{ K}, son enthalpie standard de formation est nulle :

\Delta_f H^\circ(\mathrm{O}_{2\text{(g)}}) = 0

On obtient ainsi :

\boxed{ \Delta_r H^\circ = 6\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{CO}_{2\text{(g)}}) + 6\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{H}_2\mathrm{O}_{\text{(l)}}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{C}_6\mathrm{H}_{12}\mathrm{O}_{6\text{(aq)}}) }

Application numérique avec les données de l'annexe :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ &= 6 \times (-393) + 6 \times (-285) - (-1273) \\ &= -2358 - 1710 + 1273 \end{aligned}
\boxed{ \Delta_r H^\circ = -2795\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = -2{,}80\cdot 10^3\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} }

Comme \Delta_r H^\circ < 0, la réaction est fortement exothermique.

Commentaire : Cette libération considérable d'énergie par mole de glucose consommé (\approx 2{,}8\cdot 10^3\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}) illustre le rôle fondamental de la respiration cellulaire aérobie comme source d'énergie mécanique et thermique pour le métabolisme musculaire lors de l'effort physique.

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Question 20

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres ; Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique

Notions : loi des gaz parfaits, bilan de matière, énergie de réaction

Quel est le volume d'air à 21

Voir l'indice

Relier l'énergie dépensée à l'avancement de la réaction, puis utiliser la loi des gaz parfaits pour le volume de dioxygène et d'air.

Voir la stratégie
  1. Déterminer la quantité de matière de glucose n_{\text{gluc}} nécessaire pour fournir l'énergie demandée E = 2{,}5\cdot 10^3\text{ kJ} à partir de l'enthalpie standard de réaction |\Delta_r H^\circ|.
  2. En déduire la masse de glucose correspondante à l'aide de sa masse molaire M(\mathrm{C}_6\mathrm{H}_{12}\mathrm{O}_6).
  3. Relier la quantité de dioxygène consommée n(\mathrm{O}_2) à n_{\text{gluc}} via les coefficients stœchiométriques, puis calculer le volume de dioxygène et le volume d'air correspondant grâce à la loi des gaz parfaits.
Voir la réponse courte

Calcul de l'avancement \xi = Q/|\Delta_r H^\circ|, puis déduction du volume d'air via la loi des gaz parfaits et de la masse de glucose consommée.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q19, l'oxydation complète d'une mole de glucose libère une énergie thermique (à pression constante) égale à :

Q_{\text{mol}} = -\Delta_r H^\circ = 2795\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}

Pour libérer une énergie E = 2{,}5\cdot 10^3\text{ kJ}, la quantité de matière de glucose consommée est :

n_{\text{gluc}} = \frac{E}{|\Delta_r H^\circ|}

La masse molaire du glucose vaut :

M(\mathrm{C}_6\mathrm{H}_{12}\mathrm{O}_6) = 6\,M(\mathrm{C}) + 12\,M(\mathrm{H}) + 6\,M(\mathrm{O}) = 6\times 12 + 12\times 1 + 6\times 16 = 180\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

La masse de glucose consommée est donc :

m_{\text{gluc}} = n_{\text{gluc}} \cdot M(\mathrm{C}_6\mathrm{H}_{12}\mathrm{O}_6) = \frac{E \cdot M(\mathrm{C}_6\mathrm{H}_{12}\mathrm{O}_6)}{|\Delta_r H^\circ|}
m_{\text{gluc}} = \frac{2{,}5\cdot 10^3 \times 180}{2795} \approx 1{,}6\cdot 10^2\text{ g}
\boxed{m_{\text{gluc}} \approx 1{,}6\cdot 10^2\text{ g} = 0{,}16\text{ kg}}

D'après l'équation de la réaction (question Q18), la consommation d'une mole de glucose nécessite \alpha = 6\text{ moles} de \mathrm{O}_2, d'où :

n(\mathrm{O}_2) = 6\,n_{\text{gluc}} = \frac{6\,E}{|\Delta_r H^\circ|}

En modélisant le dioxygène par un gaz parfait, le volume de \mathrm{O}_2 pur consommé sous la pression P et à la température T s'exprime par :

V(\mathrm{O}_2) = \frac{n(\mathrm{O}_2) R T}{P}

L'air contenant x_{\mathrm{O}_2} = 21\,\% = 0{,}21 de dioxygène en volume, le volume d'air total nécessaire s'écrit :

V_{\text{air}} = \frac{V(\mathrm{O}_2)}{x_{\mathrm{O}_2}} = \frac{6\,E\,R T}{x_{\mathrm{O}_2}\,P\,|\Delta_r H^\circ|}

Avec P = 1{,}0\text{ bar} = 1{,}0\cdot 10^5\text{ Pa}, T = 293\text{ K}, R = 8{,}314\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} et E = 2{,}5\cdot 10^6\text{ J} :

\begin{aligned} V_{\text{air}} &= \frac{6 \times 2{,}5\cdot 10^6 \times 8{,}314 \times 293}{0{,}21 \times 1{,}0\cdot 10^5 \times 2{,}795\cdot 10^6} \approx 0{,}62\text{ m}^3 \end{aligned}
\boxed{V_{\text{air}} \approx 0{,}62\text{ m}^3 = 6{,}2\cdot 10^2\text{ L}}

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Question 21

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres

Notions : enthalpie standard de réaction, métabolisme énergétique

Comparer l'énergie produite par l'utilisation d'une mole de glucose suivant le métabolisme aérobie d'une part et le métabolisme anaérobie d'autre part. Commenter.

Voir l'indice

Calculer l'enthalpie standard de la fermentation lactique et la comparer à celle de l'oxydation aérobie.

Voir la stratégie
  1. Calculer l'enthalpie standard de la réaction associée au métabolisme anaérobie à l'aide de la loi de Hess et des enthalpies standard de formation de l'annexe.
  2. Comparer l'énergie libérée (-\Delta_r H^\circ) lors de la consommation d'une mole de glucose par chaque métabolisme en formant leur rapport.
  3. Interpréter physiquement et biologiquement la différence observée.
Voir la réponse courte

Comparaison des enthalpies de réaction : la voie aérobie est énergétiquement beaucoup plus rentable par mole de glucose que la voie anaérobie lactique.

Voir le corrigé complet

Pour le métabolisme aérobie, l'énergie libérée par l'oxydation complète d'une mole de glucose a été calculée à la question Q19 :

E_{\text{aérobie}} = -\Delta_r H^\circ_{\text{aérobie}} = 2{,}80\cdot 10^3\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \quad (2795\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1})

Pour le métabolisme anaérobie, l'équation-bilan s'écrit :

\mathrm{C}_6\mathrm{H}_{12}\mathrm{O}_{6(\mathrm{aq})} = 2\,\mathrm{C}_3\mathrm{H}_6\mathrm{O}_{3(\mathrm{aq})}

D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de cette réaction vaut :

\Delta_r H^\circ_{\text{anaérobie}} = 2\,\Delta_f H^\circ(\mathrm{C}_3\mathrm{H}_6\mathrm{O}_{3(\mathrm{aq})}) - \Delta_f H^\circ(\mathrm{C}_6\mathrm{H}_{12}\mathrm{O}_{6(\mathrm{aq})})

En utilisant les données de l'énoncé :

\begin{aligned} \Delta_r H^\circ_{\text{anaérobie}} &= 2 \times (-673) - (-1273) \\ &= -1346 + 1273 = -73\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}

L'énergie libérée par mole de glucose dans le métabolisme anaérobie est donc :

E_{\text{anaérobie}} = -\Delta_r H^\circ_{\text{anaérobie}} = 73\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1}

Calculons le rapport de ces deux énergies :

\boxed{\frac{E_{\text{aérobie}}}{E_{\text{anaérobie}}} = \frac{2795}{73} \approx 38}

Commentaires :

  • Le métabolisme aérobie est considérablement plus efficace d'un point de vue énergétique : il produit environ 38 fois plus d'énergie par mole de glucose que le métabolisme anaérobie.
  • Dans la voie anaérobie, l'oxydation est très partielle : le squelette carboné n'est pas dégradé en \mathrm{CO}_2 et l'acide lactique produit conserve une grande part de l'énergie chimique du glucose.
  • La voie anaérobie lactique reste néanmoins essentielle en cas d'effort intense : elle constitue une filière de secours capable de fournir de l'énergie à très fort débit lorsque l'apport en dioxygène par la circulation sanguine devient insuffisant, au prix d'un mauvais rendement et de la production d'acide lactique.

Résultat

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C · Acide lactique dans le sang

Question 22

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : diagramme de distribution, constante d'acidité, solution tampon

Déterminer les concentrations en et en dans le sang dans les conditions habituelles.

Voir l'indice

Utiliser la relation liant le pH au \mathrm{p}K_{a1} du couple ainsi que la valeur de la concentration totale C_t.

Voir la stratégie
  1. Exprimer le rapport des concentrations du couple acide-base \mathrm{H_2CO_3/HCO_3^-} à partir de la relation de Henderson-Hasselbalch reliant le \mathrm{pH} et le \mathrm{p}K_{a1}.
  2. Utiliser la conservation de la matière reliant la somme des concentrations à la concentration totale C_{t,0} pour obtenir un système de deux équations à deux inconnues et en déduire chaque concentration.
Voir la réponse courte

Exploitation de la relation \mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a + \log([\mathrm{HCO_3^-}]/[\mathrm{H_2CO_3}]) et de la concentration totale en acide carbonique dissous.

Voir le corrigé complet

La relation d'Henderson-Hasselbalch appliquée au couple \mathrm{H_2CO_3/HCO_3^-} s'écrit :

\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_{a1} + \log\left(\frac{[\mathrm{HCO_3^-}]}{[\mathrm{H_2CO_3}]}\right)

On en déduit le rapport des concentrations dans les conditions habituelles :

\frac{[\mathrm{HCO_3^-}]}{[\mathrm{H_2CO_3}]} = 10^{\mathrm{pH} - \mathrm{p}K_{a1}} = 10^{7{,}4 - 6{,}4} = 10^{1{,}0} = 10

La concentration totale s'exprime par :

C_{t,0} = [\mathrm{H_2CO_3}] + [\mathrm{HCO_3^-}] = [\mathrm{H_2CO_3}] + 10\,[\mathrm{H_2CO_3}] = 11\,[\mathrm{H_2CO_3}]

On obtient ainsi les concentrations respectives :

\begin{aligned} [\mathrm{H_2CO_3}] &= \frac{C_{t,0}}{11} \\ [\mathrm{HCO_3^-}] &= \frac{10}{11}\,C_{t,0} \end{aligned}

Application numérique avec C_{t,0} = 0{,}0275\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} :

\begin{aligned} [\mathrm{H_2CO_3}] &= \frac{0{,}0275}{11} = 2{,}5\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ [\mathrm{HCO_3^-}] &= 10 \times 2{,}5\cdot 10^{-3} = 2{,}5\cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}
\boxed{[\mathrm{H_2CO_3}] = 2{,}5\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \quad \text{et} \quad [\mathrm{HCO_3^-}] = 2{,}5\cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

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Question 23

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : diagramme de prédominance, constante d'équilibre, réaction prépondérante

Faire un diagramme de prédominance dans lequel apparaissent les différentes espèces mises en jeu (, , , ). Écrire l'équation de la réaction de l'acide lactique avec l'ion . On supposera que c'est la seule réaction qui a lieu. Exprimer et calculer la constante d'équilibre. On considèrera que la réaction est quasi-totale pour la suite des calculs. Qu'en pensez-vous a priori ?

Voir l'indice

Placer les zones de prédominance sur une échelle de pH et relier la constante d'équilibre aux deux constantes d'acidité.

Voir la réponse courte

Tracé des domaines selon le pH ; réaction \mathrm{HLa + HCO_3^- = La^- + H_2CO_3} de constante K^\circ = 10^{\mathrm{p}K_{a2} - \mathrm{p}K_{a1}} \gg 1.

Voir le corrigé complet

1. Diagramme de prédominance

Pour un couple acide/base \mathrm{AH/A^-} de constante d'acidité K_a, la relation de Henderson-Hasselbalch s'écrit :

\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_a + \log\left(\frac{[\mathrm{A^-}]}{[\mathrm{AH}]}\right)

L'espèce acide \mathrm{AH} prédomine sur sa base conjuguée si \mathrm{pH} < \mathrm{p}K_a, et la base \mathrm{A^-} prédomine si \mathrm{pH} > \mathrm{p}K_a.

Avec les valeurs de l'énoncé, \mathrm{p}K_{a2}(\mathrm{HLa/La^-}) = 3{,}9 et \mathrm{p}K_{a1}(\mathrm{H_2CO_3/HCO_3^-}) = 6{,}4 :

2. Équation de la réaction

L'acide lactique \mathrm{HLa} cède un proton à l'ion hydrogénocarbonate \mathrm{HCO_3^-} :

\mathrm{HLa_{(aq)} + HCO_3^-{}_{(aq)} = La^-{}_{(aq)} + H_2CO_{3(aq)}}

3. Expression et calcul de la constante d'équilibre

La constante d'équilibre K^\circ associée à cette réaction s'exprime en fonction des constantes d'acidité des deux couples :

\begin{aligned} K^\circ &= \frac{[\mathrm{La^-}]_{\text{éq}}\,[\mathrm{H_2CO_3}]_{\text{éq}}}{[\mathrm{HLa}]_{\text{éq}}\,[\mathrm{HCO_3^-}]_{\text{éq}}} \\ &= \frac{\left(\dfrac{[\mathrm{La^-}]_{\text{éq}}\,[\mathrm{H_3O^+}]_{\text{éq}}}{[\mathrm{HLa}]_{\text{éq}}\,c^\circ}\right)}{\left(\dfrac{[\mathrm{HCO_3^-}]_{\text{éq}}\,[\mathrm{H_3O^+}]_{\text{éq}}}{[\mathrm{H_2CO_3}]_{\text{éq}}\,c^\circ}\right)} = \frac{K_{a2}}{K_{a1}} = 10^{\mathrm{p}K_{a1} - \mathrm{p}K_{a2}} \end{aligned}

Application numérique :

K^\circ = 10^{6{,}4 - 3{,}9} = 10^{2{,}5} \approx 3{,}2 \cdot 10^2
\boxed{K^\circ = 10^{\mathrm{p}K_{a1} - \mathrm{p}K_{a2}} \approx 3{,}2 \cdot 10^2}

4. Commentaire sur le caractère quasi-total a priori

Une réaction est habituellement considérée comme quantitative (ou quasi-totale) si sa constante d'équilibre vérifie K^\circ \ge 10^3 ou 10^4 (critère garantissant un taux d'avancement supérieur à 99\,\% dans les conditions stœchiométriques).

Ici, K^\circ \approx 3{,}2 \cdot 10^2 < 10^3 : la réaction est thermodynamiquement favorisée dans le sens direct (K^\circ > 1), mais la valeur de K^\circ n'est a priori pas suffisante pour affirmer à elle seule que la réaction est quasi-totale.

Cependant, dans le sang, l'ion \mathrm{HCO_3^-} est en net excès par rapport à l'acide lactique introduit ([\mathrm{HCO_3^-}] \approx 2{,}5 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} d'après Q22, contre C_0' \sim 2 \cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}), ce qui déplacera l'équilibre et rendra l'avancement très élevé.

Résultat

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Question 24

ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation

Notions : pouvoir tampon, calcul de ph

Calculer le pH après un effort qui a porté la concentration initiale d'acide lactique dans le sang à . L'hypothèse de la réaction suffisamment avancée est-elle justifiée a posteriori ? Commenter la valeur du pH.

Voir l'indice

Dresser un tableau d'avancement volumique en considérant la réaction totale, puis vérifier la compatibilité du pH avec l'état stationnaire.

Voir la stratégie
  1. Considérer la réaction quasi-totale de neutralisation de l'acide lactique \mathrm{HLa} par les ions \mathrm{HCO_3^-} pour déterminer les concentrations à l'état final.
  2. En déduire le nouveau \mathrm{pH} à l'aide de la relation d'Henderson-Hasselbalch appliquée au couple \mathrm{H_2CO_3}/\mathrm{HCO_3^-}.
  3. Vérifier la validité de l'hypothèse de réaction quasi-totale en calculant la concentration résiduelle en \mathrm{HLa}.
  4. Comparer la valeur du \mathrm{pH} à la plage physiologique vitale [7,3\ ;\ 7,5] mentionnée par l'énoncé.
Voir la réponse courte

Bilan de matière à l'état final supposé quasi-total, puis calcul du nouveau pH sanguin confirmant la faible variation grâce à l'effet tampon.

Voir le corrigé complet

L'acide lactique \mathrm{HLa} introduit réagit selon l'équation établie en Q23 :

\mathrm{HLa}_{(aq)} + \mathrm{HCO_{3}^{-}}_{(aq)} \longrightarrow \mathrm{La^{-}}_{(aq)} + \mathrm{H_2CO_{3}}_{(aq)}

D'après les résultats de la question Q22, les concentrations initiales dans le sang sont :

[\mathrm{HCO_3^-}]_0 = 2,5\cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \quad\text{et}\quad [\mathrm{H_2CO_3}]_0 = 2,5\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

L'apport d'acide lactique est C_0' = 2,0\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} < [\mathrm{HCO_3^-}]_0 : l'acide lactique est le réactif limitant. En faisant l'hypothèse que la réaction est quasi-totale, l'avancement volumique vaut \xi_V \approx C_0', d'où les concentrations après réaction :

\begin{aligned} [\mathrm{HCO_3^-}] &= [\mathrm{HCO_3^-}]_0 - C_0' = 2,5\cdot 10^{-2} - 2,0\cdot 10^{-3} = 2,3\cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ [\mathrm{H_2CO_3}] &= [\mathrm{H_2CO_3}]_0 + C_0' = 2,5\cdot 10^{-3} + 2,0\cdot 10^{-3} = 4,5\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \\ [\mathrm{La^-}] &= C_0' = 2,0\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}

Le pH est régi par l'équilibre du couple \mathrm{H_2CO_3}/\mathrm{HCO_3^-} :

\mathrm{pH} = \mathrm{p}K_{a1} + \log\left(\frac{[\mathrm{HCO_3^-}]}{[\mathrm{H_2CO_3}]}\right) = 6,4 + \log\left(\frac{2,3\cdot 10^{-2}}{4,5\cdot 10^{-3}}\right) = 6,4 + \log(5,11) \approx 7,11
\boxed{\mathrm{pH} \approx 7,1}

Vérification de l'hypothèse a posteriori :
À l'équilibre, la constante K^\circ vérifie :

K^\circ = \frac{[\mathrm{La^-}]\,[\mathrm{H_2CO_3}]}{[\mathrm{HLa}]_{\text{eq}}\,[\mathrm{HCO_3^-}]} \implies [\mathrm{HLa}]_{\text{eq}} = \frac{[\mathrm{La^-}]\,[\mathrm{H_2CO_3}]}{K^\circ\,[\mathrm{HCO_3^-}]}

Avec K^\circ = 10^{2,5} \approx 3,2\cdot 10^2, on calcule :

[\mathrm{HLa}]_{\text{eq}} = \frac{2,0\cdot 10^{-3} \times 4,5\cdot 10^{-3}}{3,2\cdot 10^2 \times 2,3\cdot 10^{-2}} \approx 1,2\cdot 10^{-6}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}

La fraction d'acide lactique non consommée est :

\frac{[\mathrm{HLa}]_{\text{eq}}}{C_0'} = \frac{1,2\cdot 10^{-6}}{2,0\cdot 10^{-3}} \approx 6\cdot 10^{-4} = 0,06\,\% \ll 1\,\%

L'hypothèse d'une réaction quasi-totale est donc parfaitement justifiée a posteriori.

Commentaire sur la valeur du pH :
Le pH obtenu (\mathrm{pH} \approx 7,1) est nettement inférieur à la borne inférieure de viabilité (7,3). En l'absence de régulation, cette situation d'acidose métabolique sévère serait létale. Le corps humain compense ce déséquilibre par une hyperventilation réflexe qui élimine le dioxyde de carbone dissous (\mathrm{CO}_2), déplaçant l'équilibre de dissociation vers la gauche et faisant remonter le \mathrm{pH} dans l'intervalle vital [7,3\ ;\ 7,5].

Résultat

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D · Titrage de l’acide lactique

Question 25

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : titrage acido-basique, constante d'équilibre, montage expérimental

Écrire l'équation de la réaction de titrage. Exprimer et calculer la constante d'équilibre. Que peut-on en déduire ? Faire un schéma annoté du montage à réaliser.

Voir l'indice

Identifier l'acide et la base titrante, calculer la constante d'équilibre correspondante et schématiser la burette et le bécher avec l'électrode de pH.

Voir la réponse courte

Réaction support \mathrm{HLa + HO^- = La^- + H_2O} quasi-totale et rapide ; schéma légendé avec burette, bécher, agitateur et pH-mètre.

Voir le corrigé complet

L'acide lactique \mathrm{HLa} est titré par les ions hydroxyde \mathrm{HO}^- apportés par la solution de soude. L'équation de la réaction support de titrage s'écrit :

\boxed{\mathrm{HLa}_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{HO}^-_{(\mathrm{aq})} = \mathrm{La}^-_{(\mathrm{aq})} + \mathrm{H}_2\mathrm{O}_{(\mathrm{l})}}

La constante d'équilibre associée s'exprime en fonction des constantes d'acidité des couples mis en jeu :

K^\circ = \frac{[\mathrm{La}^-]_{\text{éq}}}{[\mathrm{HLa}]_{\text{éq}}\,[\mathrm{HO}^-]_{\text{éq}}} = \frac{[\mathrm{La}^-]_{\text{éq}}\,[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]_{\text{éq}}}{[\mathrm{HLa}]_{\text{éq}}} \times \frac{1}{[\mathrm{HO}^-]_{\text{éq}}\,[\mathrm{H}_3\mathrm{O}^+]_{\text{éq}}} = \frac{K_{a2}}{K_e} = 10^{\mathrm{p}K_e - \mathrm{p}K_{a2}}

Avec \mathrm{p}K_{a2} = 3,9 et \mathrm{p}K_e = 14 à 25\text{ }^\circ\mathrm{C} :

K^\circ = 10^{14 - 3,9} = 10^{10,1} \approx 1,3 \cdot 10^{10}
\boxed{K^\circ = 10^{\mathrm{p}K_e - \mathrm{p}K_{a2}} \approx 1,3 \cdot 10^{10}}

Comme K^\circ \gg 10^4, la réaction est quasi-totale (quantitative). De plus, s'agissant d'un échange de proton en solution aqueuse, elle est rapide et unique : elle convient donc parfaitement comme réaction support de titrage.

Résultat

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Question 26

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : équivalence, facteur de dilution, dosage

Déterminer la concentration d'acide lactique dans la solution , puis la concentration d'acide lactique dans le sang prélevé. La concentration maximale recommandée dans l'organisme est de ; au-delà, on parle d'acidose lactique. Le patient est-il en acidose lactique ?

Voir l'indice

Repérer le volume à la demi-hauteur du saut de pH, calculer la concentration molaire puis la concentration massique dans le sang.

Voir la stratégie
  1. Déterminer graphiquement le volume équivalent V_E sur la courbe de titrage pH-métrique (méthode des tangentes parallèles ou repérage du point d'inflexion).
  2. Établir la relation d'équivalence reliant C, V, C_1 et V_E pour calculer la concentration C dans la solution S.
  3. En déduire la concentration C_0 dans le sang en tenant compte de la dilution lors de la préparation de la solution S (n = C_0 V_0 = C V).
  4. Calculer la concentration massique correspondante et la comparer au seuil de 200\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1}.
Voir la réponse courte

Relation d'équivalence C V_A = C_B V_E, calcul de la concentration sanguine après dilution et comparaison au seuil d'acidose de 200\text{ mg/L}.

Voir le corrigé complet

1. Détermination du volume à l'équivalence

La courbe de titrage présente un saut de pH marqué dont le point d'inflexion (obtenu par exemple par la méthode des tangentes) se situe à :

V_E \approx 11{,}0\text{ mL} \quad (\pm\, 0{,}2\text{ mL})

2. Concentration C dans la solution S

À l'équivalence du titrage acido-basique, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques :

n_{\text{HLa}} = n_{\text{HO}^-,\text{ versé}} \implies C \, V = C_1 \, V_E

D'où l'expression de la concentration C dans la solution S :

C = \frac{C_1 \, V_E}{V}

Application numérique avec C_1 = 1{,}00\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, V = 50{,}0\text{ mL} et V_E = 11{,}0\text{ mL} :

C = \frac{1{,}00\cdot 10^{-3} \times 11{,}0}{50{,}0} = 2{,}20\cdot 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{C \approx 2{,}2\cdot 10^{-4}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

3. Concentration C_0 dans le sang

Tout l'acide lactique contenu initialement dans le prélèvement sanguin de volume V_0 = 5{,}0\text{ mL} a été dissous dans le volume V = 50{,}0\text{ mL} de la solution S, soit la conservation de la quantité de matière :

C_0 \, V_0 = C \, V = C_1 \, V_E \implies C_0 = C \, \frac{V}{V_0} = \frac{C_1 \, V_E}{V_0}

Application numérique :

C_0 = 2{,}20\cdot 10^{-4} \times \frac{50{,}0}{5{,}0} = 2{,}20\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{C_0 \approx 2{,}2\cdot 10^{-3}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}}

4. Diagnostic d'acidose lactique

La masse molaire de l'acide lactique \mathrm{C}_3\mathrm{H}_6\mathrm{O}_3 vaut :

M(\mathrm{C}_3\mathrm{H}_6\mathrm{O}_3) = 3 \times 12 + 6 \times 1 + 3 \times 16 = 90\text{ g}\cdot\text{mol}^{-1}

La concentration en masse C_{m,0} dans le sang est donc :

C_{m,0} = C_0 \times M = 2{,}20\cdot 10^{-3} \times 90 = 0{,}198\text{ g}\cdot\text{L}^{-1} = 198\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1}
\boxed{C_{m,0} \approx 2{,}0\cdot 10^2\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1} \quad (\text{soit } 198\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1})}

La valeur trouvée étant de l'ordre de 198\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1}, elle est extrêmement proche du seuil critique de 200\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1}. Compte tenu des incertitudes de lecture graphique sur V_E, le patient se situe à la limite immédiate de l'acidose lactique (strictement parlant, il n'est pas encore en acidose si l'on prend 198 < 200\text{ mg}\cdot\text{L}^{-1}).

Résultat

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Question 27

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages

Notions : indicateur coloré acido-basique, zone de virage

On suit en parallèle le titrage par colorimétrie. Parmi les indicateurs colorés ci-dessous, le(s)quel(s) peut-on utiliser pour suivre le titrage ? Justifier.

Indicateur coloréRouge congoRouge de phénolThymolphtaléine
Teinte acidebleujauneincolore
Teinte basiquerougerougebleu
Zone de virage3,5 - 4,56,8 – 7,89,0 – 10,0
Voir l'indice

Vérifier si le pH au point d'équivalence est compris dans la zone de virage des indicateurs proposés.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la règle de choix d'un indicateur coloré pour un titrage acido-basique (la zone de virage doit être incluse dans le saut de pH et contenir le pH à l'équivalence).
  2. Identifier graphiquement le saut de pH et le pH à l'équivalence \text{pH}_E sur la figure 8.
  3. Comparer les zones de virage des trois indicateurs proposés pour sélectionner celui qui est adapté.
Voir la réponse courte

Le pH à l'équivalence est légèrement basique : le rouge de phénol convient car sa zone de virage contient le pH à l'équivalence.

Voir le corrigé complet

Pour qu'un indicateur coloré convienne au repérage visuel de l'équivalence d'un titrage, sa zone de virage doit être comprise dans le saut de pH de la courbe de titrage et, idéalement, contenir le pH à l'équivalence \text{pH}_E.

D'après la courbe de titrage (figure 8) :

  • Le volume équivalent est V_E \approx 11{,}0\text{ mL}.
  • À ce point d'inflexion, le pH à l'équivalence est situé aux alentours de \text{pH}_E \approx 7{,}5 (la solution est alors une solution de base faible, le lactate \mathrm{La}^-, donc légèrement basique).
  • Le saut de pH s'étend approximativement de \text{pH} \approx 6 à \text{pH} \approx 9.

Examinons les trois indicateurs proposés :

  • Rouge congo (zone de virage : 3{,}5 - 4{,}5) : cette zone se situe dans la région tampon avant l'équivalence (dès le début du versement) ; il virera bien trop tôt (V \ll V_E).
  • Thymolphtaléine (zone de virage : 9{,}0 - 10{,}0) : cette zone est située en fin de saut et sur le palier basique, ce qui conduirait à une erreur de titrage par excès (V_{\text{virage}} > V_E).
  • Rouge de phénol (zone de virage : 6{,}8 - 7{,}8) : cette zone est entièrement comprise dans le saut de pH vertical et encadre parfaitement le pH à l'équivalence \text{pH}_E \approx 7{,}5. Le virage du jaune au rouge sera donc net et permettra de repérer V_E avec une excellente précision.
\boxed{\text{On doit utiliser le rouge de phénol.}}

Résultat

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E · Élimination de l’acide lactique du sang

Question 28

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : cinétique d'ordre 1, temps de demi-réaction, loi de vitesse intégrée

En supposant que la réaction est d'ordre 1, déterminer l'expression de l'évolution de en fonction du temps. En utilisant les valeurs à et du tableau ci-dessus, déterminer la concentration à , dans le cas où la réaction est d'ordre 1. Les mesures sont-elles compatibles avec une réaction d'ordre 1 ?

Voir l'indice

Tester la constance de la demi-vie ou la relation [\mathrm{HLa}](2\tau) = [\mathrm{HLa}](\tau)^2 / [\mathrm{HLa}](0) caractéristique d'une cinétique d'ordre 1.

Voir la stratégie
  1. Établir la loi de vitesse intégrée pour une cinétique d'ordre 1 par rapport au réactif \mathrm{HLa}.
  2. Remarquer que l'instant t_2 = 16{,}0\text{ min} est le double de t_1 = 8{,}0\text{ min}, ce qui permet d'exprimer très simplement [\mathrm{HLa}](t_2) en fonction de [\mathrm{HLa}]_0 et [\mathrm{HLa}](t_1) sans nécessairement calculer la constante de vitesse k.
  3. Comparer la valeur calculée à la valeur expérimentale pour conclure.
Voir la réponse courte

Décroissance exponentielle [\mathrm{HLa}](t) = C_0 e^{-kt} ; la concentration calculée à 2 t_{1/2} est comparée à la valeur expérimentale pour tester l'ordre 1.

Voir le corrigé complet

Pour la réaction \mathrm{HLa} \rightarrow \text{Produits}, si elle admet un ordre 1 par rapport à \mathrm{HLa}, la vitesse volumique de disparition s'écrit :

v = -\frac{\mathrm{d}[\mathrm{HLa}]}{\mathrm{d}t} = k \, [\mathrm{HLa}]

où k est la constante de vitesse de la réaction.

La séparation des variables et l'intégration entre t = 0 et t mènent à :

\int_{[\mathrm{HLa}]_0}^{[\mathrm{HLa}](t)} \frac{\mathrm{d}[\mathrm{HLa}]}{[\mathrm{HLa}]} = -k \int_0^t \mathrm{d}t \implies \ln\left(\frac{[\mathrm{HLa}](t)}{[\mathrm{HLa}]_0}\right) = -k\,t

soit l'expression de l'évolution temporelle :

\boxed{[\mathrm{HLa}](t) = [\mathrm{HLa}]_0 \, \mathrm{e}^{-k\,t}}

À la date t_1 = 8{,}0\text{ min}, on a :

\mathrm{e}^{-k t_1} = \frac{[\mathrm{HLa}](t_1)}{[\mathrm{HLa}]_0}

À la date t_2 = 16{,}0\text{ min} = 2\,t_1, l'expression donne :

[\mathrm{HLa}](t_2) = [\mathrm{HLa}]_0 \, \mathrm{e}^{-2k t_1} = [\mathrm{HLa}]_0 \left(\mathrm{e}^{-k t_1}\right)^2 = \frac{[\mathrm{HLa}](t_1)^2}{[\mathrm{HLa}]_0}

Application numérique avec [\mathrm{HLa}]_0 = 3{,}0\text{ mmol}\cdot\text{L}^{-1} et [\mathrm{HLa}](t_1) = 1{,}1\text{ mmol}\cdot\text{L}^{-1} :

\begin{aligned} [\mathrm{HLa}](16{,}0\text{ min}) &= \frac{(1{,}1)^2}{3{,}0} = \frac{1{,}21}{3{,}0} \approx 0{,}403\text{ mmol}\cdot\text{L}^{-1} \end{aligned}
\boxed{[\mathrm{HLa}](16{,}0\text{ min}) = 0{,}40\text{ mmol}\cdot\text{L}^{-1}}

Cette valeur calculée est en parfait accord avec la mesure expérimentale fournie dans le tableau ([\mathrm{HLa}] = 0{,}40\text{ mmol}\cdot\text{L}^{-1}). Les mesures sont donc pleinement compatibles avec une réaction d'ordre 1.

Résultat

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Question 29

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : méthode d'euler, discrétisation temporelle

On découpe l'intervalle de temps de durée , sur lequel on veut résoudre l'équation, en intervalles de longueur . Écrire le script Python permettant de définir connaissant et , puis la liste de type list (ou le tableau de type np.ndarray) L_t dont les éléments sont les dates des instants où la concentration va être calculée.

Voir l'indice

Définir le pas p = \mathrm{Dt}/N et construire la liste des temps à l'aide d'une boucle ou de numpy.linspace.

Voir la réponse courte

Définition du pas p = \mathrm{Dt}/N et construction de la grille temporelle par np.linspace ou une boucle de pas constant.

Voir le corrigé complet

Le découpage d'un intervalle de durée \Delta t = \mathrm{Dt} en N sous-intervalles de même largeur donne un pas de temps :

p = \frac{\mathrm{Dt}}{N}

Ce découpage en N intervalles définit N+1 dates réparties de t_0 = 0 à t_N = \mathrm{Dt}, soit t_i = i \times p pour i \in \{0, \dots, N\}.

On peut définir la liste L_t en Python pur à l'aide d'une liste en compréhension :

p = Dt / N
L_t = [i * p for i in range(N + 1)]

Variante utilisant la bibliothèque numpy :

import numpy as np

p = Dt / N
L_t = np.linspace(0, Dt, N + 1)
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Question 30

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : méthode d'euler, schéma d'euler explicite

Si on note la concentration d'acide lactique à l'instant de date , déterminer l'expression de en fonction de , , et des coefficients , et .

Voir l'indice

Écrire l'approximation de la dérivée par taux d'accroissement forward : (C_{i+1}-C_i)/p \approx f(C_i).

Voir la réponse courte

Approximation de la dérivée par différence finie amont : C_{i+1} = C_i + p \cdot (\mathrm{d}C/\mathrm{d}t)_i exprimée avec les paramètres \alpha, \beta, \gamma.

Voir le corrigé complet

L'équation différentielle régissant l'évolution de la concentration C(t) s'écrit :

\frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}t} = -\alpha \, C(t) - \beta \, C^2(t) + \gamma

Dans le cadre de la méthode d'Euler explicite, la dérivée temporelle de la concentration à la date t_i est approchée par le taux d'accroissement progressif :

\left.\frac{\mathrm{d}C}{\mathrm{d}t}\right|_{t_i} \approx \frac{C_{i+1} - C_i}{t_{i+1} - t_i} = \frac{C_{i+1} - C_i}{p}

En évaluant le second membre à la date t_i, on obtient :

\frac{C_{i+1} - C_i}{p} = -\alpha \, C_i - \beta \, C_i^2 + \gamma

On en déduit l'expression de la relation de récurrence permettant de calculer C_{i+1} :

\boxed{C_{i+1} = C_i + p \, \left(-\alpha \, C_i - \beta \, C_i^2 + \gamma\right)}

Résultat

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Question 31

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Python
  • Faisable en première année (toutes filières)

Chapitre : Transformations chimiques › Cinétique chimique et mécanismes réactionnels

Notions : méthode d'euler, algorithme numérique

Écrire un script Python utilisant la méthode d'Euler explicite et permettant de définir la liste L_C dont les éléments sont les concentrations aux différentes dates des éléments de la liste L_t. On utilisera les variables C0 (concentration initiale), alpha (), beta () et gamma () qu'on supposera précédemment définies.

Voir l'indice

Initialiser la liste des concentrations avec C_0 et implémenter la boucle itérative sur les éléments de temps.

Voir la stratégie
  1. Initialiser la liste L_C avec la valeur initiale de la concentration C0.
  2. Implémenter une boucle for itérant sur les N intervalles de temps pour appliquer la formule d'Euler explicite établie à la question précédente.
  3. Ajouter à chaque pas la nouvelle concentration calculée à la liste à l'aide de la méthode append.
Voir la réponse courte

Boucle itérative implémentant le schéma d'Euler explicite pour remplir la liste L_C des concentrations successives.

Voir le corrigé complet

D'après la relation de récurrence démontrée à la question précédente :

C_{i+1} = C_i + p \left(-\alpha C_i - \beta C_i^2 + \gamma\right)

La liste L_t comportant N+1 éléments (définie à la question précédente), le calcul nécessite N itérations successives à partir de la condition initiale C_0 :

L_C = [C0]
for i in range(len(L_t) - 1):
    C_actuel = L_C[i]
    C_suivant = C_actuel + p * (-alpha * C_actuel - beta * C_actuel**2 + gamma)
    L_C.append(C_suivant)
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Partie 3 : Ostéodensitométrie

A · Propagation d’une onde électromagnétique dans le vide

Question 32

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de maxwell

Écrire les équations de Maxwell dans le vide, en précisant leurs noms.

Voir l'indice

Écrire les quatre équations de Maxwell fondamentales avec \rho = 0 et \vec{\jmath} = \vec{0}.

Voir la réponse courte

Écriture locale des quatre équations de Maxwell dans le vide (Gauss, flux, Faraday, Ampère-Maxwell) avec charges et courants nuls.

Voir le corrigé complet

Dans le vide, en l'absence de charges électriques (\rho = 0) et de courants de conduction (\vec{\jmath} = \vec{0}), les équations de Maxwell s'écrivent :

  • Équation de Maxwell-Gauss (MG) :

    \boxed{\operatorname{div}\vec{E} = 0}
  • Équation de Maxwell-Thomson (ou flux du champ magnétique) :

    \boxed{\operatorname{div}\vec{B} = 0}
  • Équation de Maxwell-Faraday (MF) :

    \boxed{\vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}}
  • Équation de Maxwell-Ampère (MA) :

    \boxed{\vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0\varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \frac{1}{c^2} \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}}

    avec c = \dfrac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}} la célérité de la lumière dans le vide.

Résultat

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Question 33

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : équation de d'alembert, relation de dispersion, onde plane progressive monochromatique

En déduire l'équation d'onde vérifiée par le champ électrique . Quel nom donne-t-on à cette équation ? En déduire la relation de dispersion pour une onde électromagnétique dont le champ électrique s'écrit en coordonnées cartésiennes . Suivant quelle direction se propage cette onde ? Quelle est sa polarisation ?

Voir l'indice

Prendre le rotationnel de l'équation de Maxwell-Faraday et utiliser la formule vectorielle du double rotationnel.

Voir la réponse courte

Obtention de l'équation de d'Alembert \Delta\vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2\vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}, relation \omega = kc, onde selon +x polarisée selon z.

Voir le corrigé complet

D'après les équations de Maxwell dans le vide établies à la question Q32 :

\operatorname{div}\vec{E} = 0, \quad \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \quad \text{et} \quad \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0\varepsilon_0\frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \frac{1}{c^2}\frac{\partial \vec{E}}{\partial t}

avec c = \frac{1}{\sqrt{\mu_0\varepsilon_0}} la célérité de la lumière dans le vide.

En appliquant l'identité vectorielle du formulaire \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) - \Delta\vec{E} :

\begin{aligned} \vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) &= \vec{\operatorname{rot}}\!\left(-\frac{\partial \vec{B}}{\partial t}\right) = -\frac{\partial}{\partial t}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B}) = -\frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} \end{aligned}

Comme le vide est dépourvu de charges (\operatorname{div}\vec{E} = 0), on obtient :

-\Delta\vec{E} = -\frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2}

soit l'équation aux dérivées partielles :

\boxed{\Delta\vec{E} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} = \vec{0}}

Il s'agit de l'équation de d'Alembert vectorielle.

Pour le champ électrique proposé en représentation complexe \vec{E}(x,t) = E_0 \exp(i(\omega t - k x))\vec{u}_z, le champ ne dépend spatialement que de x, d'où \Delta\vec{E} = \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial x^2}\vec{u}_z :

\begin{aligned} \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial x^2} &= (-i k)^2 \vec{E} = -k^2 \vec{E} \\ \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial t^2} &= (i \omega)^2 \vec{E} = -\omega^2 \vec{E} \end{aligned}

En injectant ces dérivées dans l'équation de d'Alembert :

\begin{aligned} \left(-k^2 + \frac{\omega^2}{c^2}\right)\vec{E} = \vec{0} \end{aligned}

Pour une onde non identiquement nulle, on en déduit la relation de dispersion :

\boxed{\omega = k c} \quad \text{ou} \quad \boxed{k = \frac{\omega}{c}}
  • Direction et sens de propagation : la phase de l'onde s'écrit \varphi(x,t) = \omega t - k x. Les plans d'onde (surfaces d'égale phase) vérifient \omega t - k x = \text{cste}, d'où x = \frac{\omega}{k}t + \text{cste}. Avec \omega > 0 et k > 0, l'onde se propage selon la direction de l'axe (Ox) dans le sens des x croissants (vecteur d'onde colinéaire à +\vec{u}_x).
  • Polarisation : le champ électrique vibre en permanence selon la direction fixe du vecteur unitaire \vec{u}_z perpendiculaire à la direction de propagation. L'onde présente donc une polarisation rectiligne selon (Oz).

Résultat

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Question 34

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique
  • Faisable en MPSI, PCSI, MP2I, BCPST1

Chapitre : Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule

Notions : relation de planck-einstein, photon, longueur d'onde

Les rayons X utilisés dans l'ostéodensitométrie ont une énergie de 40 et 70 keV. Déterminer l'énergie en J des rayons de 40 keV, puis leur fréquence et leur longueur d'onde.

Voir l'indice

Convertir les électronvolts en joules (1\text{ eV} = e\text{ J}), puis utiliser E = h\nu et \lambda = c/\nu.

Voir la réponse courte

Conversion E = 40\text{ keV} \approx 6{,}4\cdot 10^{-15}\text{ J}, puis \nu = E/h \approx 9{,}7\cdot 10^{18}\text{ Hz} et \lambda = c/\nu \approx 31\text{ pm}.

Voir le corrigé complet

L'énergie d'un photon associé aux rayons X de 40\text{ keV} s'exprime par :

\mathcal{E} = 40 \cdot 10^3 \times e

Avec e = 1{,}60 \cdot 10^{-19}\text{ C} :

\mathcal{E} = 40 \cdot 10^3 \times 1{,}60 \cdot 10^{-19} = 6{,}4 \cdot 10^{-15}\text{ J}
\boxed{\mathcal{E} = 6{,}4 \cdot 10^{-15}\text{ J}}

D'après la relation de Planck-Einstein, l'énergie d'un photon est liée à sa fréquence \nu par \mathcal{E} = h \nu, d'où :

\nu = \frac{\mathcal{E}}{h}

Avec h = 6{,}63 \cdot 10^{-34}\text{ J}\cdot\text{s} :

\begin{aligned} \nu &= \frac{6{,}4 \cdot 10^{-15}}{6{,}63 \cdot 10^{-34}} \approx 9{,}7 \cdot 10^{18}\text{ Hz} \end{aligned}
\boxed{\nu = 9{,}7 \cdot 10^{18}\text{ Hz}}

La longueur d'onde dans le vide s'obtient alors par la relation fondamentale de propagation :

\lambda = \frac{c}{\nu} = \frac{h c}{\mathcal{E}}

Avec c = 3{,}00 \cdot 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :

\begin{aligned} \lambda &= \frac{3{,}00 \cdot 10^8}{9{,}65 \cdot 10^{18}} \approx 3{,}1 \cdot 10^{-11}\text{ m} \end{aligned}
\boxed{\lambda = 3{,}1 \cdot 10^{-11}\text{ m} = 31\text{ pm}}

Résultat

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B · Propagation d’une onde électromagnétique dans un conducteur ohmique, épaisseur de peau

Question 35

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : conducteur ohmique, arq magnétique, courant de déplacement

Écrire les équations de Maxwell dans le conducteur ohmique. On va travailler en régime lentement variable (aussi appelé ARQS). Quel terme des équations de Maxwell est alors négligé dans le conducteur ohmique ?

Voir l'indice

Appliquer la loi d'Ohm locale et comparer le courant de déplacement au courant de conduction dans le conducteur.

Voir la stratégie
  1. Écrire les quatre équations de Maxwell locales en tenant compte des hypothèses de l'énoncé sur le milieu : neutralité locale (\rho = 0) et loi d'Ohm locale (\vec{\jmath} = \sigma \vec{E}).
  2. Identifier le terme négligé dans l'approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) en comparant les ordres de grandeur des densités de courant de conduction et de déplacement.
Voir la réponse courte

Équations de Maxwell avec \vec{\jmath} = \gamma\vec{E} ; dans l'ARQS, le courant de déplacement \varepsilon_0 \partial\vec{E}/\partial t est négligé devant la conduction.

Voir le corrigé complet

Le conducteur ohmique étant localement neutre (\rho = 0), non magnétique (\mu = \mu_0) et de conductivité \sigma, les équations de Maxwell s'écrivent :

\begin{aligned} \text{Maxwell-Gauss :}\quad & \operatorname{div}\vec{E} = 0 \\ \text{Maxwell-Thomson :}\quad & \operatorname{div}\vec{B} = 0 \\ \text{Maxwell-Faraday :}\quad & \vec{\operatorname{rot}}\vec{E} = -\frac{\partial \vec{B}}{\partial t} \\ \text{Maxwell-Ampère :}\quad & \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \sigma \vec{E} + \mu_0\varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} \end{aligned}

En régime lentement variable (ARQS dans un conducteur), le terme de courant de déplacement \vec{\jmath}_D = \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} est négligeable devant la densité de courant volumique de conduction \vec{\jmath} = \sigma \vec{E}.

Le terme négligé dans l'équation de Maxwell-Ampère est donc le terme de courant de déplacement :

\boxed{\mu_0 \varepsilon_0 \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}}

L'équation de Maxwell-Ampère se simplifie alors en :

\vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \vec{\jmath} = \mu_0 \sigma \vec{E}

Résultat

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Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Incontournable
  • Question de cours
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : équation de diffusion, conducteur ohmique

En déduire l'équation d'onde vérifiée par le champ électrique dans le conducteur ohmique. Préciser le nom de ce type d'équation.

Voir l'indice

Prendre le rotationnel de Maxwell-Faraday dans le conducteur en utilisant \vec{\operatorname{rot}}\vec{B} \approx \mu_0 \sigma \vec{E}.

Voir la réponse courte

En combinant le rotationnel de Faraday et le théorème d'Ampère : \Delta\vec{E} - \mu_0\gamma\frac{\partial\vec{E}}{\partial t} = \vec{0}, équation de diffusion.

Voir le corrigé complet

Pour établir l'équation vérifiée par le champ électrique \vec{E}, appliquons l'opérateur rotationnel à l'équation de Maxwell-Faraday :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = - \frac{\partial}{\partial t}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B})

En utilisant la formule d'analyse vectorielle rappelée en annexe :

\vec{\operatorname{rot}}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{E}) = \vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) - \Delta\vec{E}

Le conducteur ohmique étant localement neutre (\rho = 0), l'équation de Maxwell-Gauss donne \operatorname{div}\vec{E} = 0, d'où :

\vec{\operatorname{grad}}(\operatorname{div}\vec{E}) = \vec{0}

Par ailleurs, en utilisant l'équation de Maxwell-Ampère dans l'ARQS établie à la question Q35 (\vec{\operatorname{rot}}\vec{B} = \mu_0 \sigma \vec{E}) et en supposant la conductivité \sigma uniforme et constante :

- \frac{\partial}{\partial t}(\vec{\operatorname{rot}}\vec{B}) = - \mu_0 \sigma \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}

En égalisant les deux membres, on obtient :

- \Delta\vec{E} = - \mu_0 \sigma \frac{\partial \vec{E}}{\partial t}

soit :

\boxed{\Delta\vec{E} - \mu_0 \sigma \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \vec{0}}

Cette équation ne comporte qu'une dérivée première par rapport au temps : il s'agit d'une équation de diffusion (analogue à l'équation de la chaleur ou loi de Fick).

Résultat

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Question 37

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : relation de dispersion, effet de peau, épaisseur de peau

On considère une onde électromagnétique sinusoïdale dont le champ électrique s'écrit : , avec un vecteur d'onde complexe. Déterminer l'expression de en fonction de la pulsation notamment. Déterminer la partie réelle de et sa partie imaginaire, sachant que est positive. Introduire l'épaisseur de peau et donner son expression en fonction de la pulsation notamment.

Voir l'indice

Injecter la forme d'onde dans l'équation de diffusion pour obtenir \underline{k}^2 = -i\mu_0\sigma\omega, puis déterminer sa racine de partie réelle positive.

Voir la stratégie
  1. Injecter la forme de l'onde plane progressive monochromatique dans l'équation de diffusion établie à la question Q36 pour en déduire \underline{k}^2.
  2. Poser \underline{k} = k_1 + i k_2 avec (k_1, k_2) \in \mathbb{R}^2 et identifier parties réelle et imaginaire pour déterminer k_1 et k_2 sachant que k_1 > 0.
  3. Exprimer le champ électrique sous forme réelle ou exponentielle amortie pour faire apparaître la longueur caractéristique d'atténuation \delta (épaisseur de peau).
Voir la réponse courte

Injection dans l'équation de diffusion : \underline{k}^2 = -i\mu_0\gamma\omega, parties réelle et imaginaire k_1 = k_2 = 1/\delta avec \delta = \sqrt{2/(\mu_0\gamma\omega)}.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation de diffusion obtenue à la question Q36, le champ électrique vérifie :

\Delta\vec{E} - \mu_0 \sigma \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} = \vec{0}

Pour un champ ne dépendant spatialement que de x et polarisé selon \vec{u}_z :

\Delta\vec{E}(x,t) = \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial x^2}

En injectant l'expression complexe \vec{E}(x,t) = E_0 \exp(i(\omega t - \underline{k} x))\vec{u}_z, les dérivées s'écrivent :

\begin{aligned} \frac{\partial \vec{E}}{\partial t} &= i\omega \vec{E} \\ \frac{\partial^2 \vec{E}}{\partial x^2} &= (-i\underline{k})^2 \vec{E} = -\underline{k}^2 \vec{E} \end{aligned}

L'équation de diffusion devient alors :

\left(-\underline{k}^2 - i\mu_0 \sigma \omega\right)\vec{E} = \vec{0}

On en déduit l'expression du carré du vecteur d'onde complexe :

\boxed{\underline{k}^2 = -i \mu_0 \sigma \omega}

Écrivons \underline{k} sous forme algébrique : \underline{k} = k_1 + i k_2, avec (k_1, k_2) \in \mathbb{R}^2.

\underline{k}^2 = (k_1 + i k_2)^2 = k_1^2 - k_2^2 + 2i k_1 k_2

Par identification avec \underline{k}^2 = -i \mu_0 \sigma \omega :

\begin{cases} k_1^2 - k_2^2 = 0 \\ 2 k_1 k_2 = -\mu_0 \sigma \omega \end{cases}

La première relation donne |k_1| = |k_2|. Comme k_1 > 0 et que le produit 2k_1 k_2 = -\mu_0 \sigma \omega < 0, on a nécessairement k_2 < 0, d'où k_2 = -k_1.

On en déduit :

-2 k_1^2 = -\mu_0 \sigma \omega \implies k_1^2 = \frac{\mu_0 \sigma \omega}{2}

Sachant que k_1 > 0, il vient :

\boxed{k_1 = \sqrt{\frac{\mu_0 \sigma \omega}{2}} \quad \text{et} \quad k_2 = -\sqrt{\frac{\mu_0 \sigma \omega}{2}}}

Récrivons le champ électrique en séparant amortissement et propagation :

\begin{aligned} \vec{E}(x,t) &= E_0 \exp\left(i(\omega t - (k_1 + i k_2)x)\right)\vec{u}_z \\ &= E_0 \exp(k_2 x) \exp(i(\omega t - k_1 x))\vec{u}_z \\ &= E_0 \exp(-k_1 x) \exp(i(\omega t - k_1 x))\vec{u}_z \end{aligned}

On introduit la distance caractéristique d'atténuation \delta, appelée épaisseur de peau (ou profondeur de pénétration), définie par :

\delta = \frac{1}{k_1} = -\frac{1}{k_2}

ce qui donne :

\boxed{\delta = \sqrt{\frac{2}{\mu_0 \sigma \omega}}}

Le champ électrique s'écrit alors :

\vec{E}(x,t) = E_0 \exp\left(-\frac{x}{\delta}\right) \exp\left(i\left(\omega t - \frac{x}{\delta}\right)\right)\vec{u}_z

Résultat

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Question 38

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Question de cours

Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide

Notions : vecteur de poynting, bilan d'énergie électromagnétique

Donner l'expression du vecteur de Poynting en fonction des champs électrique et magnétique. Donner la signification physique de sa moyenne . On ne demande pas de la calculer.

Voir l'indice

Rappeler la formule de définition \vec{R} = (\vec{E}\wedge\vec{B})/\mu_0 et interpréter sa moyenne comme la densité surfacique de puissance transportée.

Voir la réponse courte

\vec{R} = (\vec{E}\times\vec{B})/\mu_0 ; sa moyenne temporelle représente la densité surfacique moyenne de puissance rayonnée à travers une surface.

Voir le corrigé complet

Le vecteur de Poynting \vec{R} (aussi usuellement noté \vec{\Pi}) s'exprime en fonction des champs électrique \vec{E} et magnétique \vec{B} selon :

\boxed{\vec{R} = \frac{\vec{E} \wedge \vec{B}}{\mu_0}}

Le vecteur de Poynting est le vecteur densité volumique de courant d'énergie (ou vecteur densité surfacique de flux de puissance) de l'onde électromagnétique, homogène à des \text{W}\cdot\text{m}^{-2}.

Sa moyenne temporelle \vec{R}_m(x) = \langle\vec{R}(x,t)\rangle représente la densité moyenne de flux de puissance électromagnétique :

  • Sa direction et son sens indiquent le sens d'écoulement moyen de l'énergie électromagnétique à la position x (ici selon +\vec{u}_x).
  • Le flux de \vec{R}_m(x) à travers une surface orientée S donne la puissance électromagnétique moyenne traversant cette surface :

    \mathcal{P}_m(x) = \iint_S \vec{R}_m(x) \cdot \mathrm{d}\vec{S}

Résultat

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C · Application à l’ostéodensitométrie

Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Chapitre : Électromagnétisme › Ondes électromagnétiques dans les milieux

Notions : atténuation, loi de beer-lambert

La puissance incidente est la même pour les deux longueurs d'onde, mais elle est inconnue. On mesure la puissance qui traverse l'os , avec ou . Proposer une méthode permettant de déterminer la densité osseuse à partir des mesures de , , ainsi que de , et déterminées par d'autres moyens.

Voir l'indice

Écrire le logarithme du rapport des puissances transmises P_{L1} et P_{L2} pour éliminer la puissance incidente inconnue P_0.

Voir la stratégie
  1. Écrire la loi d'atténuation de la puissance transmise pour chacune des deux énergies de rayonnement.
  2. Éliminer la puissance incidente inconnue P_0 en effectuant la différence des deux relations logarithmiques.
  3. Exprimer explicitement la densité osseuse d en fonction des grandeurs mesurées (P_{L1}, P_{L2}) et connues (\alpha_1, \alpha_2, L).
Voir la réponse courte

Modèle d'atténuation exponentielle pour chaque énergie : le rapport des puissances transmises élimine P_0 et isole la densité osseuse d.

Voir le corrigé complet

Pour chacun des deux rayonnements i \in \{1, 2\}, la puissance transmise à travers l'os d'épaisseur L s'écrit, d'après la formule fournie :

\ln\left(\frac{P_0}{P_{Li}}\right) = \frac{2 L}{\delta_i}

En injectant l'expression de l'épaisseur de peau \delta_i = \dfrac{\alpha_i}{\sqrt{d}}, on obtient :

\begin{aligned} \ln P_0 - \ln P_{L1} &= \frac{2 L \sqrt{d}}{\alpha_1} \quad &(1) \\ \ln P_0 - \ln P_{L2} &= \frac{2 L \sqrt{d}}{\alpha_2} \quad &(2) \end{aligned}

Puisque la puissance incidente P_0 est identique pour les deux longueurs d'onde, on soustrait l'équation (2) à l'équation (1) pour éliminer \ln P_0 :

\ln\left(\frac{P_{L2}}{P_{L1}}\right) = 2 L \sqrt{d}\left(\frac{1}{\alpha_1} - \frac{1}{\alpha_2}\right) = 2 L \sqrt{d}\,\frac{\alpha_2 - \alpha_1}{\alpha_1 \alpha_2}

On en déduit l'expression de \sqrt{d} :

\sqrt{d} = \frac{\ln\left(\dfrac{P_{L2}}{P_{L1}}\right)}{2 L \left(\dfrac{1}{\alpha_1} - \dfrac{1}{\alpha_2}\right)} = \frac{\alpha_1 \alpha_2 \ln\left(\dfrac{P_{L2}}{P_{L1}}\right)}{2 L (\alpha_2 - \alpha_1)}

La densité osseuse d s'exprime donc finalement sous la forme :

\boxed{d = \left[\frac{\alpha_1 \alpha_2 \ln\left(\dfrac{P_{L2}}{P_{L1}}\right)}{2 L (\alpha_2 - \alpha_1)}\right]^2}

La méthode consiste donc à :

  • irradier successivement l'os avec les deux faisceaux de rayons X de puissances initiales identiques P_0 ;
  • mesurer les puissances résiduelles transmises respectives P_{L1} et P_{L2} au moyen d'un détecteur ;
  • calculer d à l'aide de la formule ci-dessus en utilisant l'épaisseur L mesurée par ailleurs (par exemple par échographie ou tomodensitométrie).

Résultat

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Partie 4 : Électrocardiogramme

A · Fonctionnement électrique d’un nerf

Question 40

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : symétrie et invariances, théorème de gauss, cylindre chargé

Montrer que le champ électrique dans la membrane ne dépend que de et qu'il est porté par le vecteur directeur . En appliquant le théorème de Gauss, déterminer l'expression de en fonction de , , , et de .

Voir l'indice

Utiliser les symétries cylindriques (invariance par rotation autour de l'axe et par translation axiale) et choisir un cylindre coaxial comme surface de Gauss.

Voir la stratégie
  1. Utiliser les invariances par translation et par rotation pour réduire les variables d'espace dont dépend le champ \vec{E}.
  2. Déterminer les plans de symétrie de la distribution passant par M pour établir la direction du champ.
  3. Appliquer le théorème de Gauss sur une surface cylindrique coaxiale fermée en tenant compte de la permittivité \varepsilon_0\varepsilon_r du milieu.
Voir la réponse courte

Invariances axiales et symétries planes pour la direction radiale, puis cylindre de Gauss pour trouver \vec{E}(r) = \frac{\sigma a}{\varepsilon_0\varepsilon_r r}\vec{u}_r.

Voir le corrigé complet

1. Symétries et invariances

  • Invariances : La répartition de charge est uniforme et le cylindre est modélisé comme infiniment long suivant l'axe (Oz). La distribution est donc :

    • invariante par translation selon \vec{u}_z, d'où une indépendance de \vec{E} vis-à-vis de la coordonnée z ;
    • invariante par rotation d'un angle quelconque autour de l'axe (Oz), d'où une indépendance vis-à-vis de l'angle \theta.

    Par conséquent, le champ électrique ne dépend que de la variable radiale :

    \vec{E}(M) = \vec{E}(r)
  • Symétries : En tout point M(r,\theta,z) de la membrane :

    • le plan méridien (M, \vec{u}_r, \vec{u}_z) contenant l'axe de révolution (Oz) est un plan de symétrie de la distribution de charge, donc \vec{E}(M) appartient à ce plan, ce qui impose E_\theta(M) = 0 ;
    • le plan perpendiculaire à l'axe (Oz) passant par M, (M, \vec{u}_r, \vec{u}_\theta), est également un plan de symétrie de la distribution, donc \vec{E}(M) appartient à ce plan, ce qui impose E_z(M) = 0.

Le champ électrique \vec{E}(M) est donc dirigé selon l'intersection de ces deux plans de symétrie :

\vec{E}(M) = E(r)\,\vec{u}_r

2. Application du théorème de Gauss

Considérons une surface de Gauss fermée \mathcal{S}_G constituée par un cylindre d'axe (Oz), de rayon r (avec a < r < a+b) et de hauteur h.

  • Flux sortant du champ électrique : La surface \mathcal{S}_G est formée de deux bases planes perpendiculaires à \vec{u}_z et d'une surface latérale \mathcal{S}_{\text{lat}} de vecteur normal unitaire \vec{u}_r.

    \begin{aligned} \Phi &= \iint_{\mathcal{S}_G} \vec{E} \cdot \mathrm{d}\vec{S} \\ &= \iint_{\text{base inf}} \vec{E}\cdot(-\vec{u}_z)\,\mathrm{d}S + \iint_{\text{base sup}} \vec{E}\cdot\vec{u}_z\,\mathrm{d}S + \iint_{\mathcal{S}_{\text{lat}}} \vec{E}\cdot\vec{u}_r\,\mathrm{d}S \end{aligned}

    Comme \vec{E}(M) \cdot \vec{u}_z = 0, les flux à travers les deux bases planes sont nuls. Sur la surface latérale, \vec{E} = E(r)\,\vec{u}_r et le rayon r est constant, d'où :

    \Phi = E(r) \iint_{\mathcal{S}_{\text{lat}}} \mathrm{d}S = E(r) \times 2\pi r h
  • Charge intérieure : La seule source de charge contenue à l'intérieur du cylindre de rayon r > a est la charge surfacique portée par la face intérieure en r = a sur la hauteur h :

    Q_{\text{int}} = \sigma \times (2\pi a h)
  • Théorème de Gauss : En tenant compte de la permittivité \varepsilon_0 \varepsilon_r de la membrane diélectrique, le théorème de Gauss s'écrit :

    \Phi = \frac{Q_{\text{int}}}{\varepsilon_0 \varepsilon_r} \iff 2\pi r h E(r) = \frac{\sigma \times 2\pi a h}{\varepsilon_0 \varepsilon_r}

On en déduit l'expression du champ électrique dans la membrane :

\boxed{\vec{E}(M) = \frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r \, r}\,\vec{u}_r}

Résultat

Question déjà tombée ailleurs

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Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : potentiel électrostatique, circulation du champ électrostatique

Quelle est la relation liant le champ électrostatique et le potentiel ? Déterminer l'expression du potentiel en fonction de , , , et de . En déduire que la charge surfacique peut s'écrire .

Voir l'indice

Intégrer le gradient de potentiel \vec{E} = -\vec{\operatorname{grad}} V entre r=a et r=a+b.

Voir la stratégie
  1. Rappeler la relation fondamentale de l'électrostatique locale reliant champ et potentiel.
  2. Exploiter les symétries pour projeter cette relation selon la direction radiale, puis intégrer entre la paroi interne de la membrane (r = a) de potentiel V_A et le point courant r.
  3. Utiliser la condition à la limite sur la paroi externe de la membrane (r = a+b) où V = V_E pour exprimer \sigma.
Voir la réponse courte

Intégration de \vec{E} = -\vec{\mathrm{grad}} V entre a et a+b pour relier la d.d.p. V_A - V_E à la densité surfacique de charge \sigma.

Voir le corrigé complet

Le champ électrostatique dérive d'un potentiel scalaire selon la relation locale :

\boxed{\vec{E}(M) = -\vec{\mathrm{grad}}\,V(M)}

Puisque le potentiel V ne dépend que de la coordonnée radiale r, le gradient en coordonnées cylindriques (rappelé dans l'annexe) se réduit à :

\vec{\mathrm{grad}}\,V(M) = \frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r}\,\vec{u}_r

En utilisant l'expression du champ électrique obtenue à la question Q40, \vec{E}(M) = \frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r r}\,\vec{u}_r, il vient :

\frac{\mathrm{d}V}{\mathrm{d}r} = -\frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r r}

On intègre cette relation entre la surface interne r = a (où le potentiel est continu et vaut V(a) = V_A) et un rayon r \in [a,\, a+b] quelconque de la membrane :

\begin{aligned} V(r) - V(a) &= \int_a^r -\frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r r'}\,\mathrm{d}r' \\ &= -\frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r} \ln\left(\frac{r}{a}\right) \end{aligned}

On obtient ainsi :

\boxed{V(r) = V_A - \frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r}\ln\left(\frac{r}{a}\right)}

À la surface externe de la membrane, en r = a+b, le potentiel vaut V_E :

V(a+b) = V_E = V_A - \frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r}\ln\left(\frac{a+b}{a}\right)

Soit :

V_A - V_E = \frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r}\ln\left(\frac{a+b}{a}\right)

On en déduit l'expression de la densité surfacique de charge :

\boxed{\sigma = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_r (V_A - V_E)}{a \ln\left(\frac{a+b}{a}\right)}}

Résultat

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Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : développement limité, capacité d'un condensateur, charge électrique

En utilisant la relation , simplifier l'écriture de la charge surfacique en fonction de , , et de , puis montrer qu'on peut écrire la norme du champ électrique sous la forme . Quelle est la charge portée par la face intérieure d'une longueur de membrane ?

Voir l'indice

Développer le logarithme au premier ordre via \ln(1+u) \approx u pour u = b/a \ll 1.

Voir la stratégie
  1. Effectuer un développement limité au premier ordre du terme logarithmique en tirant parti du fait que l'épaisseur b est très petite devant le rayon a (b/a \ll 1).
  2. En déduire l'expression simplifiée du champ électrique dans l'épaisseur de la membrane en approximant la coordonnée radiale r \in [a, a+b] par a.
  3. Intégrer la densité surfacique uniforme \sigma sur la surface intérieure cylindrique d'aire S = 2\pi a L.
Voir la réponse courte

Approximation \ln(1+b/a) \approx b/a, champ uniforme E \approx |\Delta V|/b comme un condensateur plan, puis charge Q = 2\pi a L \sigma.

Voir le corrigé complet

Puisque l'épaisseur de la membrane est très petite devant son rayon intérieur (b \ll a), le rapport \frac{b}{a} \ll 1 constitue un paramètre infiniment petit. On peut alors effectuer un développement limité au premier ordre :

\ln\left(\frac{a+b}{a}\right) = \ln\left(1 + \frac{b}{a}\right) \underset{\frac{b}{a}\to 0}{=} \frac{b}{a} + o\left(\frac{b}{a}\right)

En injectant ce résultat dans l'expression de \sigma établie à la question Q41, on obtient :

\sigma = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_r (V_A - V_E)}{a \ln\left(1 + \frac{b}{a}\right)} \approx \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_r (V_A - V_E)}{a \cdot \frac{b}{a}}
\boxed{\sigma = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_r (V_A - V_E)}{b}}

D'après la question Q40, le champ électrique dans la membrane (a \leqslant r \leqslant a+b) s'écrit :

\vec{E}(M) = \frac{\sigma a}{\varepsilon_0 \varepsilon_r r}\,\vec{u}_r

Comme a \leqslant r \leqslant a+b et b \ll a, on a r \approx a au premier ordre dans toute l'épaisseur de la membrane (r/a \approx 1). Il vient donc :

\vec{E}(M) \approx \frac{\sigma}{\varepsilon_0 \varepsilon_r}\,\vec{u}_r = \frac{V_A - V_E}{b}\,\vec{u}_r

En prenant la norme de ce vecteur :

\boxed{\|\vec{E}(M)\| = \left|\frac{V_A - V_E}{b}\right|}

La face intérieure de la membrane pour une longueur L forme un cylindre de rayon a et de longueur L. Sa surface vaut S = 2\pi a L. La densité de charge \sigma étant uniforme sur cette face, la charge totale portée par cette longueur L s'exprime par :

Q = \iint_{\text{face int.}} \sigma\,\mathrm{d}S = \sigma \cdot 2\pi a L

En utilisant l'expression simplifiée de \sigma :

\boxed{Q = \frac{2\pi \varepsilon_0 \varepsilon_r a L}{b}\,(V_A - V_E)}

Résultat

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Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Calcul littéral
  • Application numérique

Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique

Notions : capacité d'un condensateur, champ électrostatique

En utilisant la relation , déterminer l'expression de la capacité de la membrane pour une longueur , puis sa capacité par unité de surface de membrane . On trouve dans la littérature médicale . Vérifier que cette valeur est compatible avec l'expression littérale trouvée plus haut. Sachant que , déterminer numériquement et le champ électrique dans la membrane.

Voir l'indice

Calculer c_m = C/(2\pi a L) = \varepsilon_0\varepsilon_r/b et en déduire le champ électrique uniforme dans l'épaisseur de la membrane.

Voir la stratégie
  1. Identifier la capacité C à partir de l'expression de la charge Q obtenue à la question Q42, puis diviser par l'aire S = 2\pi a L de la face interne pour en déduire la capacité surfacique c_m.
  2. Effectuer l'application numérique de c_m avec les données de l'énoncé et comparer à la valeur de la littérature médicale.
  3. Calculer la densité surfacique de charge \sigma et le champ électrique \vec{E}(M) à partir de la différence de potentiel V_A - V_E = -60\text{ mV}.
Voir la réponse courte

Capacité surfacique c_m = \varepsilon_0\varepsilon_r/b, concordance numérique avec les données biologiques et calcul direct de \sigma et E.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q42, la charge totale portée par la face intérieure de la membrane sur une longueur L s'écrit :

Q = \frac{2\pi \varepsilon_0 \varepsilon_r a L}{b}\,(V_A - V_E)

Par identification avec la relation Q = C(V_A - V_E), on obtient la capacité de la membrane :

\boxed{C = \frac{2\pi \varepsilon_0 \varepsilon_r a L}{b}}

L'aire de la face interne d'un cylindre de rayon a et de longueur L vaut S = 2\pi a L. La capacité par unité de surface de membrane c_m est donc :

c_m = \frac{C}{S} = \frac{C}{2\pi a L}

Soit :

\boxed{c_m = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_r}{b}}

Vérification numérique de c_m Avec \varepsilon_0 = 8{,}85\cdot 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1}, \varepsilon_r = 8{,}0 et b = 7{,}0\text{ nm} = 7{,}0\cdot 10^{-9}\text{ m} :

c_m = \frac{8{,}85\cdot 10^{-12} \times 8{,}0}{7{,}0\cdot 10^{-9}} \approx 1{,}01\cdot 10^{-2}\text{ F}\cdot\text{m}^{-2}

Cette valeur coïncide parfaitement avec la valeur médicale donnée :

\boxed{c_m \approx 1{,}0\cdot 10^{-2}\text{ F}\cdot\text{m}^{-2}}

Détermination de \sigma D'après la question Q42, \sigma = \frac{\varepsilon_0 \varepsilon_r (V_A - V_E)}{b} = c_m (V_A - V_E).
Avec V_A - V_E = -60\text{ mV} = -60\cdot 10^{-3}\text{ V} :

\sigma = 1{,}01\cdot 10^{-2} \times (-60\cdot 10^{-3}) \approx -6{,}1\cdot 10^{-4}\text{ C}\cdot\text{m}^{-2}
\boxed{\sigma = -6{,}1\cdot 10^{-4}\text{ C}\cdot\text{m}^{-2}}

Champ électrique dans la membrane Sous l'approximation a \gg b, le champ électrique dans la membrane s'écrit vectoriellement (orienté vers les potentiels décroissants) :

\vec{E}(M) = \frac{V_A - V_E}{b}\,\vec{u}_r

Numériquement :

\frac{V_A - V_E}{b} = \frac{-60\cdot 10^{-3}\text{ V}}{7{,}0\cdot 10^{-9}\text{ m}} \approx -8{,}6\cdot 10^6\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}

Le champ électrique s'écrit donc :

\boxed{\vec{E}(M) = -8{,}6\cdot 10^6\,\vec{u}_r\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}}

(soit une norme de \|\vec{E}(M)\| \approx 8{,}6\cdot 10^6\text{ V}\cdot\text{m}^{-1}, le champ étant dirigé de l'extérieur vers l'intérieur de l'axone).

Résultat

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B · Réalisation et exploitation d’un électrocardiogramme

Question 44

ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : dipôle électrostatique, potentiel dipolaire

En utilisant la formule donnée plus haut, montrer que est proportionnelle à la projection du dipôle électrostatique du cœur sur la direction entre D et G. On notera la constante de proportionnalité, qu'on exprimera en fonction de , et de , la distance entre G et D.

Voir l'indice

Exprimer V_G - V_D à partir de l'expression du potentiel dipolaire en exploitant la relation vectorielle \vec{r}_G - \vec{r}_D = \overrightarrow{DG}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer les potentiels électrostatiques V_G et V_D aux points G et D à l'aide de la formule du potentiel créé par un dipôle, en exploitant l'égalité des distances OG = OD = d.
  2. Calculer la différence de potentiel U_1 = V_G - V_D, puis faire intervenir le vecteur \vec{DG} grâce à la relation de Chasles pour isoler le produit scalaire \vec{p}\cdot \vec{u}_x.
Voir la réponse courte

Calcul de U_1 = V_G - V_D avec la formule du potentiel dipolaire lointain, qui fait apparaître la projection p_x = \vec{p}\cdot\vec{u}_x.

Voir le corrigé complet

Le cœur, situé en O, porte le moment dipolaire électrique \vec{p}. Les électrodes G (poignet gauche) et D (poignet droit) sont situées à la même distance d de O :

\|\vec{OG}\| = \|\vec{OD}\| = d

D'après la formule fournie pour le potentiel créé en un point M repéré par \vec{r} = \vec{OM} :

\begin{aligned} V_G &= \frac{\vec{p}\cdot \vec{OG}}{4\pi\varepsilon_0 d^3} \\ V_D &= \frac{\vec{p}\cdot \vec{OD}}{4\pi\varepsilon_0 d^3} \end{aligned}

La tension mesurée U_1 = V_G - V_D s'écrit donc :

U_1 = \frac{\vec{p}\cdot (\vec{OG} - \vec{OD})}{4\pi\varepsilon_0 d^3}

D'après la relation de Chasles, on a \vec{OG} - \vec{OD} = \vec{DO} + \vec{OG} = \vec{DG}. Le vecteur unitaire \vec{u}_x étant orienté de D vers G (figure 11), on a \vec{DG} = DG\,\vec{u}_x, d'où :

U_1 = \frac{DG}{4\pi\varepsilon_0 d^3} \,(\vec{p}\cdot \vec{u}_x)

La tension U_1 est bien proportionnelle à la projection du dipôle électrique \vec{p} sur la direction \vec{u}_x :

\boxed{U_1 = K\,(\vec{p}\cdot \vec{u}_x) \quad \text{avec} \quad K = \frac{DG}{4\pi\varepsilon_0 d^3}}

Résultat

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Question 45

ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique

Notions : électrocardiogramme, dipôle électrostatique

Le tableau ci-dessous représente le dipôle électrique du cœur à différents instants successifs pendant un cycle cardiaque (un point représente un dipôle nul). On précise l'orientation du vecteur en bas à droite. Auquel de ces 4 graphes (représentant la tension en fonction du temps) l'enregistrement peut-il correspondre ?

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Projeter le vecteur moment dipolaire de chaque instant t_i sur l'axe \vec{u}_x horizontal orienté vers la gauche.

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  1. Rappeler d'après la question Q44 que la tension mesurée U_1(t) est directement proportionnelle à la composante p_x(t) = \vec{p}(t) \cdot \vec{u}_x du moment dipolaire cardiaque, avec K > 0.
  2. Analyser le signe et l'amplitude de la composante horizontale p_x(t_i) de \vec{p}(t_i) aux différents instants pour identifier les différentes ondes d'un cycle cardiaque complet.
  3. Comparer l'allure obtenue aux quatre graphes de la figure 13 pour identifier celui qui représente ce cycle unique.
Voir la réponse courte

Projection successive des vecteurs moments dipolaires sur l'axe \vec{u}_x pour identifier le tracé temporel de la tension cardiaque U_1(t).

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D'après la question Q44, la tension U_1 s'écrit :

U_1(t) = K \, (\vec{p}(t) \cdot \vec{u}_x) \quad \text{avec } K = \frac{DG}{4\pi\varepsilon_0 d^3} > 0

Le signe et l'amplitude de la tension U_1(t) sont donc directement donnés par la projection du moment dipolaire cardiaque \vec{p} sur l'axe horizontal orienté vers la droite \vec{u}_x.

Étudions la chronologie des instants t_0 à t_{16} représentés sur la figure 12, qui décrivent un unique cycle cardiaque complet :

  • À t_0 : le dipôle est nul (\vec{p} = \vec{0}), le potentiel est sur la ligne de base isoélectrique (U_1 = 0).
  • De t_1 à t_3 : les vecteurs \vec{p} sont inclinés vers la droite (\vec{p} \cdot \vec{u}_x > 0), ce qui produit une déflexion modérée et positive : l'onde P (dépolarisation des oreillettes).
  • À t_4 : retour à un dipôle nul (\vec{p} = \vec{0}, U_1 = 0), correspondant au segment PR.
  • De t_5 à t_7 : les vecteurs pointent vers la gauche (\vec{p} \cdot \vec{u}_x < 0), ce qui engendre une première déflexion négative : l'onde Q.
  • À t_8 : le vecteur \vec{p} est très grand et orienté vers le bas et la droite (\vec{p} \cdot \vec{u}_x \gg 0), ce qui crée un pic positif très haut et très bref : l'onde R.
  • De t_9 à t_{10} : le vecteur \vec{p} pointe à nouveau vers le haut et la gauche (\vec{p} \cdot \vec{u}_x < 0), ce qui se traduit par une déflexion négative : l'onde S. L'ensemble de t_5 à t_{10} forme le complexe ventriculaire QRS.
  • À t_{11} : le dipôle s'annule à nouveau (U_1 = 0), correspondant au segment ST.
  • De t_{12} à t_{15} : les vecteurs \vec{p} sont à nouveau orientés vers la droite (\vec{p} \cdot \vec{u}_x > 0) avec une intensité modérée et plus progressive : c'est l'onde T positive (repolarisation des ventricules).
  • À t_{16} : retour à la ligne isoélectrique (U_1 = 0).

Parmi les quatre enregistrements proposés :

  • Le graphe b représente plusieurs battements successifs (train de cycles) et non la vue détaillée d'un unique battement.
  • Les graphes a et c présentent des polarités ou des morphologies non conformes à la succession des projections observées (onde P négative ou morphologie atypique).
  • Le graphe d représente précisément un unique cycle cardiaque détaillé, avec une onde P positive, un complexe QRS présentant une onde R dominante et positive encadrée de déflexions négatives brèves (Q et S), suivi d'une onde T positive et plus étalée.
\boxed{\text{L'enregistrement correspond au graphe d.}}

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Questions fréquentes sur ce sujet

Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet E3A Physique-Chimie MP 2025 ?

Surtout Induction et forces de Laplace (13 % des questions). Plus ponctuellement : Référentiels non galiléens et forces d'inertie, Cinétique chimique et mécanismes réactionnels, Ondes électromagnétiques dans les milieux, Électrostatique, Thermodynamique chimique et équilibres…

Peut-on travailler le sujet E3A Physique-Chimie MP 2025 dès la première année (MPSI) ?

En partie : 25 questions sur 45 (56 %) ne demandent que le programme de MPSI. Blocs abordables : la sous-partie 1.C (Q7 à Q10), la sous-partie 2.C (Q22 à Q24), la sous-partie 2.D (Q25 à Q27) et la sous-partie 2.E (Q28 à Q31). Avec les autres programmes de première année : 25 en PCSI, 24 en PTSI, 19 en MP2I, 18 en TSI1 et 17 en BCPST1.

Combien de temps faut-il pour traiter le sujet E3A Physique-Chimie MP 2025 ?

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Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet E3A Physique-Chimie MP 2025 ?

Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q6 (impesanteur), Q20 (loi des gaz parfaits), Q24 (pouvoir tampon), Q37 (relation de dispersion), Q39 (atténuation) et Q44 (dipôle électrostatique).

Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet E3A Physique-Chimie MP 2025 ?

Questions de cours : Q1 (référentiel géocentrique), Q2 (force gravitationnelle), Q8 (oscillateur harmonique), Q11 (symétrie et invariances), Q32 (équation de maxwell), Q33 (équation de d'alembert), Q35 (conducteur ohmique), Q36 (équation de diffusion)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q5 (orbite circulaire), Q12 (loi de faraday), Q23 (diagramme de prédominance), Q25 (titrage acido-basique) et Q40 (symétrie et invariances).

Où gagner des points facilement dans le sujet E3A Physique-Chimie MP 2025 ?

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Le sujet E3A Physique-Chimie MP 2025 était-il difficile ?

D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. Le rapport indique que de nombreuses questions proches du cours, en début de partie, permettaient à tous les candidats ayant travaillé de gagner des points, tandis que les questions plus compliquées, en fin de partie, distinguaient les meilleurs.

Comment déterminer la masse du spationaute sans connaître la raideur en Q9 ?

En formant le rapport des périodes d'oscillation : la relation (T/T_1)^2 = (m_1 + m_2)/m_1 élimine la raideur k du ressort et fournit directement l'expression de la masse m_2 en fonction de m_1 et des mesures temporelles.

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Peut-on utiliser la bibliothèque NumPy pour les scripts en Q29 et Q31 ?

Oui : l'énoncé autorise explicitement l'emploi de tableaux np.ndarray aussi bien que des listes Python usuelles list pour stocker les dates et les concentrations calculées par le schéma d'Euler.

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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 26 septembre 2026.