Corrigé détaillé Banque PT Physique B PT 2022
Cycle de Brayton inversé, cryogénie et chimie du baryum
- 64 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PTSI : 31 questions sur 64
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PTSI : 31 questions sur 64. Autres questions faisables en PTSI
Autres premières années : PCSI 25 · MP2I 17 · TSI1 24 · BCPST1 42 questions.
Détail par partie
- Partie 1 : Étude d'un système frigorifique avec un cycle de Brayton inversé1/10En partie
- Partie 2 : Techniques de refroidissement basses températures4/11En partie
- Partie Chimie : Autour du baryum26/43En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Solutions aqueuses et électrochimie, Thermodynamique, Structure de la matière · 15 incontournables · 49 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Cette épreuve regroupe deux volets indépendants : une épreuve de thermodynamique appliquée de deux heures, suivie d'une épreuve de chimie de deux heures. La partie physique propose une étude très concrète de la production de froid cryogénique, d'abord par un cycle de Brayton inversé à air avec compression étagée et échangeurs au fluide R134a, puis par l'analyse comparée du turbinage et de la détente de Joule-Thomson pour la liquéfaction des gaz jusqu'aux températures extrêmes du LHC (1,9 K).
La partie chimie balaie de façon très complète les fondamentaux du programme de PT : structure électronique, cristallochimie (réseau CFC et sites octaédriques), cinétique et thermodynamique électrochimique autour de la pile de Volta historique, équilibres chimiques hétérogènes (carbonatation de BaO), et enfin titrages acido-basique, conductimétrique et rédox de l'iodate de baryum. L'ensemble constitue un excellent sujet d'entraînement pour réviser la lecture de diagrammes industriels et ainsi que les grands classiques de chimie de concours.
- Difficulté
- Moyen, d'après le rapport du jury
- Temps estimé
- ≈ 3 h 55 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Solutions aqueuses et électrochimie34 %
- Thermodynamique33 %
- Structure de la matière17 %
- Transformations chimiques15 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
15 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en PTSI : 31 questions sur 64.
Où gagner des points
53 questions rapides et accessibles · 1 résultat donné par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Rapides et accessibles (53) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
Résultat donné (1) : l'énoncé fournit le résultat, utilisable pour la suite même sans l'avoir établi.
Points à signaler : parties indépendantes, données en annexe
Parties indépendantes
Les deux parties de thermodynamique ainsi que les quatre sous-parties de chimie sont entièrement indépendantes et peuvent être traitées dans le désordre.
Données en annexe
Le schéma fluidique et le diagramme \{\log(P), h\} de l'air sont regroupés sur un document annexe à compléter et à joindre à la copie pour Q2 (partie 1) et Q4 (partie 1).
Comment utiliser ce corrigé
Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés
Sommaire
64 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
64 questionsPartie 1 : Étude d'un système frigorifique avec un cycle de Brayton inversé
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, enthalpie massique
Rappeler le premier principe avec l'enthalpie massique pour un écoulement stationnaire unidimensionnel d'un système à une entrée et une sortie.
Voir l'indiceIndice
Écrire le bilan enthalpique massique entre la section de sortie et la section d'entrée : \Delta(h + c^2/2 + gz) = w_u + q, puis simplifier les termes d'énergie cinétique et potentielle.
Utiliser la règle de Klechkowski jusqu'à Z=56 en s'appuyant sur la structure du gaz rare précédent, le xénon (Z=54).
Voir la stratégieStratégie
Pour un système ouvert à une entrée e et une sortie s en régime stationnaire, on applique le premier principe de la thermodynamique à un système fermé coïncidant avec une masse élémentaire de fluide traversant le système pendant un intervalle de temps \mathrm{d}t. On exprime le bilan en grandeurs massiques en faisant intervenir l'enthalpie pour prendre en compte le travail des forces de pression de transvasement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Énoncé du premier principe pour un écoulement stationnaire monofluide : \Delta(h + e_c + e_p) = w_i + q.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour un écoulement stationnaire et unidimensionnel d'un fluide entre une section d'entrée e et une section de sortie s, le premier principe de la thermodynamique en grandeurs massiques s'écrit :
où :
- h_e et h_s sont les enthalpies massiques du fluide en entrée et en sortie (\mathrm{J\cdot kg^{-1}}) ;
- c_e et c_s sont les vitesses moyennes d'écoulement en entrée et en sortie (\mathrm{m\cdot s^{-1}}) ;
- z_e et z_s sont les altitudes de l'entrée et de la sortie (\mathrm{m}), et g l'accélération de la pesanteur (\mathrm{m\cdot s^{-2}}) ;
- w_u (parfois noté w_i, travail indiqué) est le travail mécanique massique utile échangé par le fluide avec les parties mobiles des machines traversées (arbres de compresseurs ou de turbines) (\mathrm{J\cdot kg^{-1}}) ;
- q est le transfert thermique massique reçu par le fluide à travers les parois du système ouvert (\mathrm{J\cdot kg^{-1}}).
Lorsque les variations d'énergie cinétique macroscopique et d'énergie potentielle de pesanteur sont négligeables devant les variations d'enthalpie (hypothèse standard dans les compresseurs, turbines et échangeurs thermiques), ce bilan se réduit à :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Machines thermiques
Notions : cycle de brayton, cycle frigorifique
Compléter le schéma en annexe avec les lettres des différents états du cycle.
Voir l'indiceIndice
Suivre pas à pas le cheminement de l'air décrit dans le document 2 : identifier les compresseurs successifs, les échangeurs au R134a, la turbine et l'échangeur utile à -70^\circ\text{C}.
Considérer le départ des électrons de la couche de valence externe pour acquérir la configuration stable du gaz rare.
Voir la stratégieStratégie
Pour repérer chacun des états sur le schéma de l'annexe, on suit le parcours de l'air décrit pas à pas dans le Document 2 :
- L'air entre dans le premier compresseur à l'état \text{A} (déjà indiqué sur le schéma).
- Il sort du premier compresseur à l'état \text{B} avant d'entrer dans un premier échangeur au \text{R134a}.
- Il sort de ce premier échangeur à l'état \text{C}, puis traverse le second compresseur (entraîné par moteur électrique).
- Il sort du second compresseur à l'état \text{D}, puis est refroidi dans un deuxième échangeur au \text{R134a}.
- Il en sort à l'état \text{E} à l'entrée de la turbine (turbo-détendeur).
- La détente dans la turbine conduit à l'état \text{F}.
- L'air traverse l'échangeur de réfrigération du fluide à -70\,^\circ\text{C} et sort à l'état \text{G}.
- Enfin, il traverse le troisième échangeur au \text{R134a} pour être ramené à l'état \text{A}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Identification des différents organes (compresseurs, échangeurs, turbine) et report des états sur le schéma.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En suivant le sens d'écoulement du fluide :
- État B : situé en sortie du compresseur couplé à la turbine (branche verticale droite, avant le premier échangeur \text{R134a}).
- État C : situé en sortie du premier échangeur \text{R134a} et à l'admission du deuxième compresseur (branche horizontale supérieure, en amont du compresseur électrique).
- État D : situé en sortie du deuxième compresseur électrique (branche horizontale supérieure, en aval du compresseur électrique).
- État E : situé en sortie du deuxième échangeur \text{R134a} et à l'entrée de la turbine de détente (branche verticale gauche, juste au-dessus de la turbine).
- État F : situé à la sortie de la turbine (branche inférieure gauche, avant l'échangeur du fluide à -70\,^\circ\text{C}).
- État G : situé entre l'échangeur avec le fluide à -70\,^\circ\text{C} et le troisième échangeur \text{R134a} (branche inférieure).
| État | Position sur le schéma de l'annexe |
|---|---|
| \text{B} | Sortie du compresseur entraîné par la turbine / entrée du 1er échangeur \text{R134a} |
| \text{C} | Sortie du 1er échangeur \text{R134a} / entrée du compresseur électrique |
| \text{D} | Sortie du compresseur électrique / entrée du 2e échangeur \text{R134a} |
| \text{E} | Sortie du 2e échangeur \text{R134a} / entrée de la turbine de détente |
| \text{F} | Sortie de la turbine / entrée de l'échangeur frigorifique (fluide à -70\,^\circ\text{C}) |
| \text{G} | Sortie de l'échangeur frigorifique / entrée du 3e échangeur \text{R134a} |
Question déjà tombée ailleurs
Question 3
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Machines thermiques
Notions : diagramme enthalpique, travail indiqué, détente isentropique
En utilisant le diagramme de l'air (R729) fourni en annexe (unité des isothermes en , unité des isentropes en ), exprimer puis calculer le travail massique reçu par l'air lors de la détente isentropique de (E) à (F). En déduire le travail massique reçu par l'air lors de la compression de (A) à (B).
Voir l'indiceIndice
Pour la détente adiabatique réversible dans la turbine, appliquer w_{u,\text{EF}} = h_F - h_E le long de l'isentrope passant par E. Utiliser le couplage direct sur l'arbre pour relier w_{u,\text{AB}} à w_{u,\text{EF}}.
Le nombre quantique principal maximal indique la période, et le nombre d'électrons de valence externe donne le numéro de la colonne.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique en écoulement stationnaire à la turbine pour exprimer le travail massique w_{u,EF} en fonction des enthalpies massiques h_E et h_F.
- Déterminer les coordonnées des états E et F sur le diagramme \{\log(P),h\} pour effectuer la lecture graphique de h_E et h_F, puis calculer w_{u,EF}.
- Utiliser l'hypothèse de transmission intégrale de puissance sur l'arbre mécanique liant la turbine au premier compresseur pour en déduire le travail massique w_{u,AB}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture des enthalpies massiques sur le diagramme (\log P, h) et calcul des travaux indiqués w_i = \Delta h.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour la détente de l'état E à l'état F à travers la turbine adiabatique (q_{EF} = 0), en négligeant les variations d'énergie cinétique et potentielle selon le premier principe rappelé en question 1 :
D'après le document 2 :
L'état E est à P_E = 10\text{ bar} et T_E = -10\,^\circ\text{C}. À l'intersection de l'isobare 10\text{ bar} et de l'isotherme -10\,^\circ\text{C}, on lit sur l'axe des abscisses :
h_E \approx 480\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}L'entropie massique correspondante est s_E \approx 2{,}95\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}.
La détente est isentropique (s_F = s_E) jusqu'à la pression P_F = 1{,}0\text{ bar}. En suivant l'isentrope jusqu'à l'isobare 1{,}0\text{ bar} (ce qui correspond à une température T_F \approx -140\,^\circ\text{C}, en accord avec le document 2), on lit :
h_F \approx 360\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
On en déduit la valeur numérique du travail massique reçu par l'air dans la turbine :
Le premier compresseur est directement entraîné par la turbine sur le même axe, sans pertes de transmission (\mathcal{P}_{\text{comp}} + \mathcal{P}_{\text{turb}} = 0). Le fluide circulant en régime permanent avec le même débit massique dans les deux organes, on a :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Machines thermiques
Notions : diagramme enthalpique, tracé de cycle
Compléter le tableau de l'annexe, placer les points et tracer le cycle sur le diagramme de l'air en annexe.
Voir l'indiceIndice
Reporter les pressions et températures fournies pour chaque point, suivre les lignes isobares, isentropes et isothermes du diagramme (\log P, h) et lire directement les enthalpies massiques associées.
Nommer la famille chimique des éléments appartenant à la colonne 2 du tableau périodique.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer les grandeurs manquantes de chaque état en utilisant les caractéristiques des transformations (détente ou compression isentropique, refroidissement ou réchauffement isobare) et les données du texte.
- Exploiter le résultat de la question Q3 (w_{u,\text{AB}} = h_B - h_A \approx 120\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) pour placer l'état B sur l'isentrope issue de A, puis en déduire la pression intermédiaire P_B = P_C.
- Compléter le tableau avec les pressions, températures et enthalpies massiques lues ou déduites, puis expliciter le tracé des différentes branches du cycle sur le diagramme \{\log(P), h\}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Placement des points d'état dans le diagramme (\log P, h) de l'air et tracé du cycle frigorifique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Détermination des caractéristiques des états :
État A : Donné à P_A = 1{,}0\text{ bar} et T_A = -20^\circ\text{C}. Sur le diagramme \{\log(P), h\}, à l'intersection de l'isobare 1{,}0\text{ bar} et de l'isotherme -20^\circ\text{C}, on lit :
h_A \approx 490\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}État B : La compression A \to B est isentropique. D'après la question Q3, le travail massique reçu vaut w_{u,\text{AB}} = h_B - h_A \approx 120\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, d'où :
h_B = h_A + 120 \approx 610\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}En suivant l'isentrope passant par A jusqu'à l'enthalpie h_B = 610\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, on lit :
P_B \approx 3{,}9\text{ bar} \quad \text{et} \quad T_B \approx 100^\circ\text{C}État C : L'échangeur étant isobare, P_C = P_B \approx 3{,}9\text{ bar}. La température de sortie est T_C = -10^\circ\text{C} (donnée). À cette intersection sur le diagramme, on lit :
h_C \approx 500\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}État D : La compression C \to D est isentropique dans le compresseur électrique jusqu'à P_D = 10\text{ bar}. En suivant l'isentrope issue de C jusqu'à 10\text{ bar}, on lit :
T_D \approx 70^\circ\text{C} \quad \text{et} \quad h_D \approx 580\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}État E : Refroidissement isobare à P_E = 10\text{ bar} jusqu'à T_E = -10^\circ\text{C}. On retrouve la valeur déterminée en Q3 :
h_E \approx 480\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}État F : Détente isentropique dans la turbine jusqu'à P_F = 1{,}0\text{ bar}. En suivant l'isentrope issue de E jusqu'à 1{,}0\text{ bar} (Q3), on lit h_F \approx 360\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et la température correspondante (confirmée par le document 2) :
T_F \approx -140^\circ\text{C} \quad \text{et} \quad h_F \approx 360\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}État G : Échauffement isobare à P_G = 1{,}0\text{ bar} jusqu'à T_G = -75^\circ\text{C} au contact du fluide à réfrigérer. À cette intersection, on lit :
h_G \approx 430\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
2. Tableau de l'annexe complété :
| États | Description | Pression | Température | h\ (\text{kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) |
| A | Entrée 1er compresseur | 1{,}0\text{ bar} | -20^\circ\text{C} | 490 |
| B | Entrée échangeur 1 | 3{,}9\text{ bar} | 100^\circ\text{C} | 610 |
| C | Entrée 2e compresseur | 3{,}9\text{ bar} | -10^\circ\text{C} | 500 |
| D | Entrée échangeur 2 | 10\text{ bar} | 70^\circ\text{C} | 580 |
| E | Entrée turbine | 10\text{ bar} | -10^\circ\text{C} | 480 |
| F | Entrée échangeur utile | 1{,}0\text{ bar} | -140^\circ\text{C} | 360 |
| G | Entrée échangeur 3 | 1{,}0\text{ bar} | -75^\circ\text{C} | 430 |
3. Tracé du cycle sur le diagramme \{\log(P), h\} :
- A \to B : compression isentropique, arc dirigé vers le haut et la droite le long d'une courbe isentrope (s = \text{cste}).
- B \to C : refroidissement isobare, segment horizontal orienté vers la gauche à P \approx 3{,}9\text{ bar}.
- C \to D : compression isentropique, arc dirigé vers le haut et la droite le long d'une isentrope jusqu'à 10\text{ bar}.
- D \to E : refroidissement isobare, segment horizontal orienté vers la gauche à P = 10\text{ bar}.
- E \to F : détente isentropique, arc dirigé vers le bas et la gauche le long d'une isentrope jusqu'à 1{,}0\text{ bar}.
- F \to G : réchauffement isobare au contact du fluide cryogénique, segment horizontal vers la droite à P = 1{,}0\text{ bar}.
- G \to A : réchauffement isobare dans le troisième échangeur R134a, segment horizontal vers la droite à P = 1{,}0\text{ bar} fermant le cycle.
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : premier principe industriel, transfert thermique
Exprimer et calculer le transfert thermique reçu par l'air en contact avec le fluide qui est à maintenir à .
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe pour l'écoulement isobare dans l'échangeur utile en contact avec le fluide à maintenir à -70^\circ\text{C} : q_{\text{utile}} = q_{\text{FG}} = h_G - h_F.
Identifier le caractère métallique à partir de la position à gauche du tableau et citer des propriétés typiques (conductivité, malléabilité, potentiel d'ionisation faible).
Voir la stratégieStratégie
- Identifier l'évolution subie par l'air lors de l'interaction avec le fluide à refroidir : il s'agit de la traversée de l'échangeur entre les états (F) et (G).
- Appliquer le premier principe industriel pour un écoulement stationnaire sans parties mobiles (w_u = 0) entre (F) et (G) afin d'exprimer le transfert thermique massique q_{\text{utile}} = q_{FG}.
- Effectuer l'application numérique à partir des enthalpies massiques h_F et h_G déterminées à la question Q4.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du transfert thermique massique reçu dans l'évaporateur par la relation q = \Delta h.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le document 2, l'air refroidit le fluide à réfrigérer lors de sa traversée de l'échangeur entre la température de sortie de turbine T_F = -140^\circ\text{C} et la température T_G = -75^\circ\text{C}, sous la pression constante P = 1{,}0\text{ bar}.
On applique le premier principe de la thermodynamique en régime stationnaire pour un fluide en écoulement (rappelé à la question Q1) à la traversée de cet échangeur entre l'état d'entrée (F) et l'état de sortie (G) :
L'échangeur thermique ne comportant aucune pièce mobile, le travail utile échangé est nul :
Le transfert thermique massique reçu par l'air s'exprime donc par :
D'après les valeurs d'enthalpies massiques relevées à la question Q4 :
- h_F \approx 360\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
- h_G \approx 430\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
On en déduit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : efficacité de carnot, second principe
On considère deux sources à et . Redémontrer, exprimer puis calculer l'efficacité de Carnot dans le cas d'une machine réversible qui refroidit la source froide grâce à du travail apporté par l'extérieur.
Voir l'indiceIndice
Partir des deux principes de la thermodynamique pour un cycle ditherme réversible (\Delta s = 0 et \Delta h = 0) afin de réétablir e_C = T_F / (T_C - T_F) en températures absolues (kelvins).
Calculer la multiplicité d'une maille CFC pour les anions oxyde en dénombrant les contributions des sommets et des centres de faces.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier et le second principe de la thermodynamique à un cycle d'un fluide décrivant une machine ditherme réversible entre une source froide à T_F et une source chaude à T_C.
- Définir l'efficacité frigorifique (rapport du transfert thermique utile reçu de la source froide sur le travail net fourni par l'extérieur).
- Convertir les températures en kelvins pour réaliser l'application numérique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Démonstration de l'efficacité maximale d'un réfrigérateur ditherme réversible : e_C = T_F / (T_C - T_F).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons le fluide décrivant un cycle de fonctionnement au contact de deux sources thermiques : la source froide à la température T_F = -70\,^\circ\text{C} et la source chaude à la température T_C = -25\,^\circ\text{C}.
1. Bilans thermodynamiques sur un cycle :
D'après le premier principe de la thermodynamique, l'énergie interne étant une fonction d'état, la variation sur un cycle est nulle :
\Delta U = W + Q_F + Q_C = 0 \implies W = -(Q_F + Q_C)D'après le second principe de la thermodynamique, l'entropie étant également une fonction d'état :
\Delta S = \frac{Q_F}{T_F} + \frac{Q_C}{T_C} + S_{\text{créée}} = 0
Pour une machine réversible, l'entropie créée est nulle (S_{\text{créée}} = 0), ce qui conduit à l'égalité de Clausius-Carnot :
2. Expression de l'efficacité de Carnot :
L'objectif de la machine frigorifique est d'extraire de la chaleur à la source froide (Q_F > 0 reçu par le fluide), au moyen d'un travail mécanique coûteux apporté par l'extérieur (W > 0). L'efficacité frigorifique s'écrit :
En injectant la relation de réversibilité dans l'expression du travail :
On en déduit l'expression de l'efficacité de Carnot (ou COP maximal théorique) :
3. Application numérique :
Les températures absolues des sources valent :
- T_F = -70 + 273{,}15 = 203{,}15\text{ K} \approx 203\text{ K}
- T_C = -25 + 273{,}15 = 248{,}15\text{ K} \approx 248\text{ K}
- T_C - T_F = -25 - (-70) = 45\text{ K}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Systèmes ouverts en écoulement
Notions : efficacité frigorifique, cycle frigorifique
En considérant que le travail du compresseur électrique soit la seule énergie dépensée, exprimer et calculer l'efficacité du cycle. Commenter.
Voir l'indiceIndice
Définir l'efficacité par le rapport de l'effet utile q_{\text{utile}} sur le travail massique payant fourni par le compresseur électrique w_{u,\text{CD}} = h_D - h_C. Comparer à e_C.
Rappeler les positions géométriques standards des sites octaédriques (milieux des arêtes et centre) et tétraédriques (centres des huit sous-cubes) dans un réseau CFC.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le travail massique w_{u,\text{CD}} reçu par l'air lors de la compression dans le deuxième compresseur (entraîné par le moteur électrique) à l'aide du premier principe pour un écoulement stationnaire.
- Définir l'efficacité frigorifique e comme le rapport du transfert thermique utile extrait au niveau du fluide à réfrigérer (q_{\text{utile}} = q_{\text{FG}}) sur le travail massique consommé (w_{u,\text{CD}}).
- Réaliser l'application numérique avec les grandeurs enthalpiques issues des questions précédentes, puis commenter la valeur obtenue en la confrontant à l'efficacité de Carnot e_C calculée à la question 6.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'efficacité e = q_{\text{utile}} / w_{\text{net}} et comparaison critique avec l'efficacité de Carnot.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le deuxième compresseur, entraîné par le moteur électrique, réalise une compression isentropique de l'état C à l'état D sans échange thermique (q_{\text{CD}} = 0). D'après le premier principe en système ouvert (question 1), en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle, le travail massique fourni par ce compresseur à l'air s'écrit :
L'efficacité frigorifique du cycle s'obtient par le rapport entre l'effet frigorifique massique utile q_{\text{utile}} = q_{\text{FG}} = h_G - h_F (question 5) et le travail massique dépensé :
D'après les valeurs d'enthalpies déterminées à la question 4 :
- q_{\text{FG}} = 430 - 360 = 70\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
- w_{u,\text{CD}} = 580 - 500 = 80\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
On en déduit l'application numérique :
Commentaire :
L'efficacité est nettement inférieure à l'efficacité de Carnot e_C \approx 4{,}5 calculée à la question 6. Le rendement exergétique (ou rapport d'efficacité) vaut :
r = \frac{e}{e_C} \approx \frac{0{,}88}{4{,}5} \approx 0{,}20 = 20\,\%- Cet écart considérable s'explique principalement par les irréversibilités externes dues aux écarts finis de température dans les échangeurs : les échanges thermiques s'effectuent le long d'isobares à température glissante (de -140^\circ\text{C} à -75^\circ\text{C}) et non de manière isotherme à -70^\circ\text{C}.
- Une efficacité inférieure à 1 est toutefois tout à fait courante pour un cycle à gaz de Brayton inversé opérant dans le domaine cryogénique.
Résultat
Question 8
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques
Notions : efficacité frigorifique, bilan d'énergie
Quelle dépense supplémentaire faudrait-il compter pour calculer l'efficacité du cycle ?
Voir l'indiceIndice
Penser à la consommation énergétique nécessaire pour maintenir en fonctionnement le cycle frigorifique auxiliaire alimenté au R134a qui absorbe la chaleur des échangeurs.
Comparer la stœchiométrie 1:1 du solide \text{BaO} avec le nombre de motifs par maille et le nombre de sites disponibles de chaque nature.
Voir la stratégieStratégie
Pour identifier la dépense énergétique omise dans le calcul de la question Q7, il convient de relire la description du système dans le document 2 ainsi que les questions suivantes (Q9 et Q10) qui abordent le rôle du fluide intermédiaire R134a.
Voir la réponse courteRéponse courte
Prise en compte de la consommation électrique des organes auxiliaires comme les ventilateurs ou pompes.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le calcul précédent, seul le travail électrique fourni au second compresseur (C \to D) a été pris en compte.
Cependant, le cycle utilise un fluide frigorigène intermédiaire (le R134a) au niveau de trois échangeurs thermiques pour assurer les refroidissements intermédiaires et le bouclage du cycle de l'air. Pour fonctionner en régime permanent et en boucle fermée, ce frigorigène doit lui-même être régénéré et maintenu à basse température par un système frigorifique complémentaire.
Il faut donc prendre en compte le travail mécanique (ou électrique) consommé par la machine frigorifique auxiliaire servant à refroidir et faire circuler le fluide R134a.
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement
Notions : échangeur thermique, premier principe industriel
Exprimer et calculer le transfert thermique massique reçu du R134a par l'air dans les trois échangeurs « R134a ». En déduire le transfert thermique total reçu par le R134a.
Voir l'indiceIndice
Calculer les variations d'enthalpie de l'air dans chacun des trois échangeurs au R134a (q_{\text{BC}}, q_{\text{DE}} et q_{\text{GA}}) ; le transfert thermique total reçu par le R134a est l'opposé de la somme reçue par l'air.
Dessiner une maille cubique en représentant les ions \text{O}^{2-} aux nœuds du réseau CFC et les ions \text{Ba}^{2+} au centre de la maille et aux milieux des arêtes (structure type \text{NaCl}).
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe de la thermodynamique pour un écoulement stationnaire sans parties mobiles (w_u = 0) et en négligeant les variations d'énergies cinétique et potentielle aux trois échangeurs traversés par l'air en interaction avec le frigorigène R134a : B\to C, D\to E et G\to A.
- Exprimer et calculer numériquement le transfert thermique massique reçu par l'air dans chacun de ces échangeurs à partir des enthalpies massiques obtenues à la question Q4.
- En déduire le transfert thermique total (par unité de masse d'air) reçu par le frigorigène R134a en utilisant la conservation de l'énergie aux interfaces.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique sur les trois échangeurs pour évaluer le transfert thermique total cédé au R134a.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour chacun des trois échangeurs isobares sans pièces mobiles (w_u = 0), le premier principe pour un écoulement stationnaire unidimensionnel (établi à la question Q1) se réduit à :
1. Transfert thermique massique reçu par l'air dans chaque échangeur :
Échangeur 1 (refroidissement intermédiaire, B \to C) :
q_{BC} = h_C - h_BAvec les valeurs de la question Q4 (h_B \approx 610\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_C \approx 500\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) :
q_{BC} = 500 - 610 = -110\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}Échangeur 2 (refroidissement avant turbine, D \to E) :
q_{DE} = h_E - h_DAvec h_D \approx 580\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_E \approx 480\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :
q_{DE} = 480 - 580 = -100\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}Échangeur 3 (réchauffement avant compresseur, G \to A) :
q_{GA} = h_A - h_GAvec h_G \approx 430\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} et h_A \approx 490\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} :
q_{GA} = 490 - 430 = +60\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}
Le transfert thermique massique total reçu par l'air de la part du R134a vaut donc :
2. Transfert thermique total reçu par le R134a :
Par conservation de l'énergie aux échangeurs (considérés adiabatiques vis-à-vis de l'extérieur), le transfert thermique massique reçu par le R134a (exprimé par kilogramme d'air circulant dans la boucle principale) est l'opposé de celui reçu par l'air :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 10
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Systèmes ouverts en écoulement
Notions : efficacité globale, cascade frigorifique
On considère une efficacité égale à 2 pour refroidir le fluide R134a par un système complémentaire afin de compenser les échanges avec l'air. Exprimer et calculer une nouvelle efficacité pour le système.
Voir l'indiceIndice
Écrire la puissance mécanique totale consommée comme la somme du compresseur électrique et du travail consommé par le groupe R134a (w_{\text{aux}} = q_{\text{reçu, R134a}} / e_{\text{aux}}).
Écrire la condition de contact cation-anion le long d'une arête du cube : a = 2(r_+ + r_-) et en déduire le rayon de \text{Ba}^{2+}.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le travail massique w_{\text{aux}} consommé par le groupe frigorifique auxiliaire chargé d'évacuer le transfert thermique q_{\text{reçu, R134a}} à partir de son efficacité e_{\text{aux}} = 2.
- Sommer les travaux consommés (compresseur électrique et groupe auxiliaire) pour obtenir la dépense énergétique totale rapportée à un kilogramme d'air en circulation.
- Exprimer et calculer la nouvelle efficacité globale du système.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de l'efficacité globale en intégrant le travail supplémentaire fourni au cycle auxiliaire à R134a.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le système frigorifique auxiliaire doit extraire du R134a l'énergie thermique qu'il a reçue de l'air, soit q_{\text{reçu, R134a}} = 150\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} d'après la question Q9.
Par définition de l'efficacité d'une machine frigorifique, l'efficacité e_{\text{aux}} du système complémentaire vérifie :
où w_{\text{aux}} est le travail mécanique (ou électrique) dépensé par le système auxiliaire, par kilogramme d'air circulant dans la boucle principale. On en déduit :
L'énergie totale dépensée pour faire fonctionner l'ensemble de l'installation vaut :
L'effet utile restant le refroidissement du fluide à -70^\circ\text{C}, soit q_{\text{utile}} = q_{\text{FG}} = 70\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1} (question Q5), la nouvelle efficacité globale e' du système s'écrit :
Application numérique :
Résultat
Partie 2 : Techniques de refroidissement basses températures
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Description d'un système thermodynamique
Notions : détente de joule-thomson, gaz parfait, diagramme enthalpique
Montrer qu'une détente de Joule-Thomson est isenthalpe (). Ensuite montrer qu'elle est isotherme () pour un gaz parfait (GP). Dans un diagramme quelles sont donc les formes des isothermes pour un GP ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer le premier principe en système ouvert sans travail utile ni transfert thermique. Utiliser ensuite la seconde loi de Joule pour un gaz parfait (h ne dépend que de T) et en déduire la direction des isothermes.
Identifier le couple réducteur au pôle négatif (oxydation du zinc) et le couple oxydant disponible en solution acide au pôle positif (réduction des protons sur le cuivre).
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le premier principe pour un écoulement stationnaire à travers un détendeur en identifiant les transferts énergétiques mis en jeu.
- Utiliser la deuxième loi de Joule caractérisant l'enthalpie d'un gaz parfait.
- Relier l'indépendance de h vis-à-vis de P pour un gaz parfait à la géométrie des courbes isothermes dans le diagramme \{\log(P), h\}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Bilan enthalpique stationnaire montrant \Delta h = 0 ; première loi de Joule d'où T=\text{cste} et isothermes verticales.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Caractère isenthalpe de la détente de Joule-Thomson
Considérons le système ouvert constitué par le fluide en écoulement stationnaire à travers le détendeur entre l'entrée (état 1) et la sortie (état 2). Le premier principe en régime permanent, rappelé à la question Q1, s'écrit :
- Le détendeur ne comporte aucune pièce mobile, le travail utile échangé est nul : w_u = 0.
- La détente est calorifugée ou suffisamment rapide pour être modélisée comme adiabatique : q = 0.
- Les variations d'énergie cinétique et potentielle sont négligeables : \Delta e_c \approx 0 et \Delta e_p \approx 0.
On en déduit :
Pour une masse totale m, l'enthalpie globale H = m\,h est également conservée.
2. Caractère isotherme pour un gaz parfait
D'après la deuxième loi de Joule, l'enthalpie d'un gaz parfait ne dépend que de sa température absolue : H = H(T), soit dH = C_p\,\mathrm{d}T. Par conséquent, entre les deux états :
Comme la capacité thermique C_p > 0, cela impose :
3. Forme des isothermes dans le diagramme \{\log(P), h\}
Dans un diagramme \{\log(P), h\}, où l'enthalpie massique h est en abscisse et \log(P) (ou la pression P en échelle logarithmique) en ordonnée :
- Pour un gaz parfait, h ne dépend que de la température T.
- Ainsi, le long d'une isotherme (T = \text{cte}), l'enthalpie massique h reste constante quelle que soit la pression P.
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Thermodynamique › Description d'un système thermodynamique
Notions : coefficient de joule-thomson, température d'inversion
On souhaite abaisser la température de l'air par détente de Joule-Thomson avec un gaz réel en se situant sous la température d'inversion. Justifier dans ce cas le signe du coefficient de Joule Thomson. Calculer le coefficient de Joule-Thomson du GP.
Voir l'indiceIndice
Remarquer que lors d'une détente la pression diminue (\mathrm{d}P < 0) ; pour que la température s'abaisse (\mathrm{d}T < 0), déduire le signe requis pour \mu_{\text{J-T}} = (\partial T / \partial P)_H. Appliquer l'équation d'état pour le GP.
L'acide sulfurique assure à la fois la conduction ionique entre les électrodes et fournit les réactifs oxydants \text{H}^+.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le signe souhaité des variations de pression et de température à la définition du coefficient de Joule-Thomson \mu_{\text{J-T}} = \left(\frac{\partial T}{\partial P}\right)_H.
- Calculer le coefficient pour un gaz parfait en utilisant la relation thermodynamique fournie dans le document 4 ou la deuxième loi de Joule.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour un refroidissement (\Delta T < 0) lors d'une détente (\Delta P < 0), \mu_{\text{JT}} > 0 ; nul pour un gaz parfait.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Signe du coefficient de Joule-Thomson pour un abaissement de température
Par définition, le coefficient de Joule-Thomson est :
Lors d'une détente, la pression du fluide diminue, soit \mathrm{d}P < 0.
Pour que cette détente s'accompagne d'un abaissement de température (\mathrm{d}T < 0), il faut que les variations de température et de pression soient de même signe à enthalpie constante :
Sous la température d'inversion (T < T_{\text{inversion}}), le coefficient de Joule-Thomson d'un gaz réel est strictement positif, ce qui garantit le refroidissement du gaz lors d'une détente isenthalpique.
2. Calcul du coefficient de Joule-Thomson pour un gaz parfait
Pour un gaz parfait vérifiant l'équation d'état P V = n R T :
En injectant cette dérivée dans l'expression fournie dans le document 4 :
On trouve donc :
Résultat
Question 13
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Premier et second principes
Notions : détente isentropique, diagramme enthalpique
On étudie le turbinage adiabatique réversible d'un air à d'une pression initiale de à une pression finale de . En utilisant le diagramme en annexe, évaluer la température finale .
Voir l'indiceIndice
Suivre l'isentrope partant de (P_i = 10\text{ bar}, T_i = 220^\circ\text{C}) jusqu'à l'isobare 1{,}0\text{ bar} sur le diagramme de l'air et relever la température finale correspondante.
Représenter le disque de zinc, le carton imbibé d'électrolyte et le disque de cuivre en précisant les polarités, le sens de circulation des électrons et des ions en solution.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de l'évolution : un turbinage adiabatique et réversible s'effectue à entropie constante (détente isentropique).
- Placer l'état initial à l'intersection de l'isobare P_i = 10\text{ bar} et de l'isotherme T_i = 220^\circ\text{C}, puis identifier l'isentrope correspondante.
- Suivre cette isentrope jusqu'à la pression finale P_f = 1{,}0\text{ bar} et lire la température finale T_{\text{F-REV}} sur le réseau d'isothermes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Suivi d'une isentrope de 10\text{ bar} à 1\text{ bar} sur le diagramme pour déterminer la température finale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le turbinage est adiabatique (\delta q = 0) et réversible (\delta s_{\text{créée}} = 0) : il s'agit donc d'une détente isentropique (s = \text{cte}).
1. Caractérisation de l'état initial :
- Pression initiale : P_i = 10\text{ bar} ;
- Température initiale : T_i = 220^\circ\text{C}.
Sur le diagramme \{\log(P), h\} de l'air (R729), le point représentatif de cet état se situe à l'intersection de l'isobare 10\text{ bar} et de l'isotherme 220^\circ\text{C} (où h_i \approx 720\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}). On constate qu'il se trouve pratiquement sur l'isentrope :
2. Détente isentropique jusqu'à l'état final : En suivant cette ligne isentrope vers le bas jusqu'à l'isobare finale P_f = 1{,}0\text{ bar}, on atteint un point d'enthalpie h_f \approx 490\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}.
Ce point se situe au voisinage immédiat de l'isotherme -20^\circ\text{C}. Par lecture graphique, on évalue ainsi :
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Thermodynamique › Systèmes ouverts en écoulement ; Premier et second principes
Notions : création d'entropie, détente irréversible
On considère cette fois-ci un turbinage adiabatique irréversible () de à et une température finale . Comparer sans calcul et en justifiant à l'aide du diagramme.
Voir l'indiceIndice
Une création d'entropie positive impose que l'état final réel se situe à une entropie massique plus grande que l'état réversible, ce qui décale le point vers les enthalpies et températures plus élevées.
Associer chaque branche des courbes i=f(E) à l'oxydation ou à la réduction des espèces présentes : oxydation/réduction du zinc à gauche, réduction des protons sur cuivre et oxydation du cuivre à droite.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le second principe de la thermodynamique à l'écoulement stationnaire adiabatique pour comparer l'entropie finale s_{\text{F-IRREV}} à l'entropie initiale s_I = s_{\text{F-REV}}.
- Identifier sur l'isobare P = 1{,}0\text{ bar} du diagramme \{\log(P), h\} le sens de variation de la température lorsque l'entropie croît.
- En déduire l'inégalité reliant T_{\text{F-IRREV}} et T_{\text{F-REV}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'irréversibilité implique s_F > s_I, déplaçant le point à 1\text{ bar} vers les températures plus élevées : T_{\text{F-IRREV}} > T_{\text{F-REV}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Pour un écoulement stationnaire adiabatique sans échange thermique avec l'extérieur (q = 0), le bilan d'entropie massique s'écrit :
Puisque le turbinage est irréversible, le terme de création d'entropie est strictement positif (\delta S_i > 0, soit s_{\text{créée}} > 0). On en déduit :
Dans le diagramme \{\log(P), h\} fourni en annexe :
- L'état final se trouve sur l'isobare horizontale P = 1{,}0\text{ bar}.
- Les isentropes indiquent que l'entropie massique s croît de gauche à droite (valeurs croissant de 2{,}40 à plus de 4{,}20\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}). Le point représentatif de l'état F_{\text{IRREV}} est donc situé à droite de celui de l'état F_{\text{REV}} (h_{\text{F-IRREV}} > h_{\text{F-REV}}).
- Sur cette même isobare, les isothermes se succèdent de gauche à droite par valeurs croissantes (la température augmente lorsque l'enthalpie augmente).
On en conclut directement sans calcul :
Résultat
Question 15
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1
Chapitre : Thermodynamique › Premier et second principes
Notions : identité thermodynamique, entropie du gaz parfait
À l'aide de la deuxième identité thermodynamique, montrer que la variation d'entropie d'un GP est égale à :
Comparer alors et .
Voir l'indiceIndice
Partir de \mathrm{d}h = T\,\mathrm{d}s + v\,\mathrm{d}P avec \mathrm{d}h = c_p\,\mathrm{d}T et v = rT/P pour intégrer l'entropie. Comparer ensuite les deux températures en exploitant \Delta S_{\text{irrév}} > 0 = \Delta S_{\text{rév}}.
Un système est dit rapide si sa courbe traverse l'axe des potentiels avec une forte pente sans palier de surtension mesurable au potentiel d'équilibre.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \mathrm{d}S à partir de la deuxième identité thermodynamique portant sur l'enthalpie H, en utilisant l'équation d'état du gaz parfait et la relation \mathrm{d}H = C_P\,\mathrm{d}T.
- Intégrer l'expression entre l'état initial (T_I, P_I) et l'état final (T_F, P_F).
- Appliquer le second principe aux détentes adiabatiques réversible et irréversible pour comparer les températures finales à même pression finale P_F.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de dS = C_P dT/T - nR dP/P, puis comparaison via \Delta S_{\text{irrev}} > \Delta S_{\text{rev}} = 0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La deuxième identité thermodynamique s'écrit :
Pour un gaz parfait (deuxième loi de Joule et équation d'état) :
Il vient ainsi pour la différentielle de l'entropie :
En intégrant entre l'état initial (T_I, P_I) et l'état final (T_F, P_F), sous l'hypothèse d'une capacité thermique C_P constante sur l'intervalle de température considéré :
Appliquons ce résultat aux deux détentes adiabatiques, qui partent du même état initial (T_I, P_I) et s'achèvent à la même pression finale P_F = 1{,}0\text{ bar} :
Pour la détente adiabatique réversible, les transferts thermiques sont nuls et la création d'entropie est nulle, d'où \Delta S_{\text{REV}} = 0 :
C_P \cdot \ln\left(\frac{T_{\text{F-REV}}}{T_I}\right) - n\,R \cdot \ln\left(\frac{P_F}{P_I}\right) = 0Pour la détente adiabatique irréversible, le système n'échange pas de chaleur avec l'extérieur (S_{\text{éch}} = 0), mais il y a création d'entropie (\delta S_i > 0 \implies S_{\text{créée}} > 0). Le bilan entropique donne \Delta S_{\text{IRREV}} = S_{\text{créée}} > 0 :
C_P \cdot \ln\left(\frac{T_{\text{F-IRREV}}}{T_I}\right) - n\,R \cdot \ln\left(\frac{P_F}{P_I}\right) = S_{\text{créée}} > 0
En effectuant la différence membre à membre entre ces deux équations :
La capacité thermique à pression constante étant strictement positive (C_P > 0), il s'ensuit que :
On retrouve bien analytiquement le résultat établi graphiquement à la question 14 :
Résultat
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Systèmes ouverts en écoulement
Notions : turbine de détente, diphasique
Si la température devient trop basse et qu'on se rapproche du domaine diphasé, quelle(s) risque(s) encour(en)t la turbine ? Donner alors un avantage et un inconvénient au turbinage pour l'abaissement de température.
Voir l'indiceIndice
Considérer l'impact mécanique à très grande vitesse de gouttelettes de liquide sur les aubes d'une turbine tournant à plusieurs dizaines de milliers de tours par minute.
Calculer la fem d'un élément e_1 = E^\circ(\text{H}^+/\text{H}_2) - E^\circ(\text{Zn}^{2+}/\text{Zn}) et multiplier par le nombre d'éléments en série.
Voir la stratégieStratégie
- Analyser les conséquences physiques de l'apparition d'une fraction liquide dans un écoulement rapide à travers une turbomachine tournante.
- Identifier le gain thermodynamique et énergétique apporté par une détente avec production de travail (turbinage) par rapport à une détente sans travail utile.
- Souligner les contraintes mécaniques et opérationnelles propres à une turbine par rapport à un organe de détente statique (détendeur).
Voir la réponse courteRéponse courte
Risque d'érosion des ailettes par les gouttelettes liquides ; abaissement thermique efficace mais organe mécanique fragile.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Risques encourus par la turbine à l'approche du domaine diphasé : À l'approche ou à l'intérieur de la courbe de saturation, le fluide subit une liquéfaction partielle avec apparition de gouttelettes de liquide en suspension dans la phase vapeur.
En raison des vitesses d'écoulement et de rotation considérables au sein de la turbine (plusieurs dizaines de milliers de tours par minute) :
- l'impact à très grande vitesse de ces gouttelettes denses sur les aubes entraîne une érosion mécanique sévère (phénomène de martèlement et piqûres d'érosion) ;
- la présence de liquide induit des balourds, des instabilités d'écoulement et des vibrations mécaniques susceptibles de conduire à l'endommagement des paliers ou à la rupture mécanique du rotor ;
- le rendement isentropique de la turbine chute fortement par dégradation de l'écoulement aérodynamique.
2. Avantage du turbinage pour l'abaissement de température :
- Efficacité frigorifique élevée et récupération d'énergie : la détente s'effectue avec extraction de travail technique (w_u < 0, détente isentropique idéale), ce qui impose une forte diminution de l'enthalpie (\Delta h = w_u < 0) et permet d'obtenir un abaissement de température \Delta T bien plus important qu'une détente isenthalpe. De plus, le travail mécanique recueilli sur l'arbre peut être valorisé directement (par exemple pour comprimer le fluide dans le turbo-détendeur).
3. Inconvénient du turbinage :
- Complexité mécanique et intolérance aux phases liquides : la turbine est une machine tournante coûteuse, nécessitant des paliers spécifiques adaptés aux très basses températures, et elle ne peut pas fonctionner en présence d'un titre important en liquide sans risque de destruction, imposant d'achever la liquéfaction par un détendeur Joule-Thomson statique.
Question 17
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Systèmes ouverts en écoulement
Notions : détente de joule-thomson, cryogénie
Donner un avantage et un inconvénient à la détente de Joule-Thomson pour l'abaissement de température. (regarder la forme des isenthalpes dans le diagramme TS)
Voir l'indiceIndice
Noter l'absence de pièces mobiles et la tolérance aux mélanges diphasiques pour le détendeur JT, mais regarder la pente des isenthalpes dans le domaine gazeux par rapport aux isentropes.
Utiliser la relation fondamentale de Gibbs-Helmholtz reliant la fem d'une pile à l'enthalpie libre de réaction : \Delta_r G = -n_e F e.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pas de pièce mécanique mobile, mais efficacité thermique modeste et nécessite d'opérer sous la température d'inversion.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'observation du diagramme (T, s) du document 5 et les caractéristiques de la détente de Joule-Thomson mettent en évidence les points suivants :
Avantages de la détente de Joule-Thomson :
- Robustesse et fonctionnement en milieu diphasé : Contrairement à une turbine munie de pièces tournantes à haute vitesse, le détendeur Joule-Thomson est un organe statique (simple vanne de laminage ou orifice). Il ne craint pas l'apparition de gouttelettes de liquide et peut donc achever la liquéfaction directement dans la cloche diphasique, comme l'attestent les isenthalpes (h = 5, 10, 20\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) qui traversent la courbe de rosée.
- Simplicité technologique : Aucun problème mécanique de lubrification ni de tenue des paliers aux températures cryogéniques.
Inconvénients de la détente de Joule-Thomson :
- Efficacité thermique plus faible qu'un turbinage : La détente étant irréversible (\Delta s > 0, évolution vers la droite sur le diagramme T-s), l'abaissement de température obtenu est bien inférieur à celui d'une détente isentropique (verticale dans le plan T-s). Sur le document 5, on constate en particulier qu'au-dessus de 8\text{ K} les courbes isenthalpes (h = 40, 50, 60\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}) sont très aplaties : la chute de pression de 10\text{ bar} à 1\text{ bar} ne produit qu'une très faible baisse de température en Joule-Thomson, alors qu'elle ferait chuter la température de plus de moitié par turbinage.
- Absence de travail récupéré : Aucun travail mécanique n'est extrait (w_u = 0), ce qui constitue une dégradation d'énergie pénalisante pour le rendement global de l'installation.
- Condition sur la température initiale : Le refroidissement n'est possible que si la température est inférieure à la température d'inversion (T < T_{\text{inversion}}), soit 43\text{ K} pour l'hélium (au-dessus de laquelle la détente réchaufferait le fluide).
Résultat
Question 18
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : température d'ébullition, cryogénie
Quel(s) liquide(s) cryogène(s) peu(ven)t être utilisé(s) dans un évaporateur pour refroidir et liquéfier le diazote à pression atmosphérique ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Pour liquéfier sous 1 bar un gaz, il faut que le liquide cryogénique s'évapore à une température inférieure à la température d'ébullition normale du diazote (77\text{ K}).
Calculer la densité de courant nulle sur le diagramme i=f(E) : le potentiel d'abandon de la cathode de cuivre est abaissé par la forte surtension cathodique de dégagement de \text{H}_2.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la température de liquéfaction (changement d'état vapeur \to liquide) du diazote à pression atmosphérique (1\text{ bar}) d'après le document 3.
- Énoncer la condition thermodynamique imposée par le second principe pour qu'un transfert thermique spontané permette de refroidir et liquéfier le diazote.
- Comparer les températures d'évaporation fournies dans le document 3 pour sélectionner les liquides cryogènes compatibles.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'hélium liquide, dont la température d'ébullition à 1\text{ bar} est inférieure à celle du diazote (77\text{ K}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après le document 3, la liquéfaction du diazote (\mathrm{N}_2) à pression atmosphérique (1\text{ bar}) s'effectue à sa température de changement d'état liquide-vapeur :
Pour refroidir et condenser le diazote gazeux par contact thermique avec un bain de liquide cryogène bouillant à pression atmosphérique, le transfert thermique doit s'effectuer spontanément du diazote vers le fluide réfrigérant. Conformément au second principe de la thermodynamique, la température d'évaporation du liquide cryogène à 1\text{ bar} doit donc être strictement inférieure à celle du diazote :
D'après le tableau du document 3, les fluides dont la température d'évaporation à 1\text{ bar} vérifie cette condition sont :
- l'hélium (\mathrm{He}), avec T_{\text{vap}} = 4{,}2\text{ K} ;
- le dihydrogène (\mathrm{H}_2), avec T_{\text{vap}} = 20{,}4\text{ K} ;
- le néon (\mathrm{Ne}), avec T_{\text{vap}} = 27{,}1\text{ K}.
Tous les autres fluides du tableau (\mathrm{Air}, \mathrm{Ar}, \mathrm{O}_2, \mathrm{R134a}) possèdent une température d'ébullition supérieure à 77\text{ K} à 1\text{ bar}.
Résultat
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur ; Systèmes ouverts en écoulement
Notions : règle des moments, titre massique, diagramme entropique
La détente de Joule-Thomson du cycle des machines cryogéniques utilisant l'Hélium au CERN se produit à partir de et . À l'aide du document 5, relever les entropies du diagramme pour exprimer et calculer la fraction massique en liquide du mélange après détente à .
Voir l'indiceIndice
Dans le diagramme (T, s) de l'hélium, repérer le point initial (3 bar, 5,5 K), suivre l'isenthalpe jusqu'à 1 bar dans le domaine diphasé, puis appliquer la règle des moments sur les entropies massiques.
Calculer la densité de courant J = I/S, lire la différence de potentiel cinétique (E_+ - E_-) sur le graphe, retrancher la chute ohmique R_{\text{int}} I et multiplier par 10.
Voir la stratégieStratégie
- Caractériser la détente de Joule-Thomson : adiabatique et sans travail utile, elle s'effectue à enthalpie constante (h_f = h_i).
- Repérer l'état initial (P_i = 3{,}0\text{ bar}, T_i = 5{,}5\text{ K}) sur le diagramme (T, s) et identifier l'isenthalpe associée.
- Suivre cette isenthalpe jusqu'à la pression finale P_f = 1{,}0\text{ bar} (située sous la courbe de saturation à T = 4{,}2\text{ K}) pour relever l'entropie massique finale s_f ainsi que les entropies de liquide saturé s_L et de vapeur saturée s_V.
- Appliquer la règle des moments (règle du levier) sur l'entropie pour exprimer puis calculer la fraction massique en liquide x_L.
Voir la réponse courteRéponse courte
Détente isenthalpe suivie sur le diagramme (T, s) et calcul du titre en liquide par la règle des moments.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Une détente de Joule-Thomson à travers une vanne ou un détendeur est adiabatique et sans parties mobiles (w_u = 0, q = 0), les variations d'énergies cinétique et potentielle étant négligeables : elle est donc isenthalpe :
1. Identification de l'état initial : Sur le diagramme (T, s) de l'hélium (Document 5), l'intersection de l'isobare P_i = 3{,}0\text{ bar} et de l'isotherme T_i = 5{,}5\text{ K} se trouve sur l'isenthalpe :
2. Identification de l'état final et relevé des entropies : Après détente jusqu'à P_f = 1{,}0\text{ bar}, le fluide se trouve dans le domaine diphasique (liquide-vapeur), sur le palier de vaporisation à la température d'ébullition T_{\text{vap}}(1\text{ bar}) = 4{,}2\text{ K} (Document 3).
À l'intersection de ce palier à 1{,}0\text{ bar} (T = 4{,}2\text{ K}) avec l'isenthalpe h = 10\text{ kJ}\cdot\text{kg}^{-1}, on relève les valeurs d'entropie massique :
Entropie du liquide saturé (courbe de bulle, à gauche) :
s_L \approx 3{,}7 \cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}Entropie de la vapeur saturée (courbe de rosée, à droite) :
s_V \approx 8{,}6 \cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}Entropie du mélange diphasique final :
s_f \approx 5{,}8 \cdot 10^3\text{ J}\cdot\text{kg}^{-1}\cdot\text{K}^{-1}
3. Expression et calcul de la fraction massique en liquide : Le mélange diphasique vérifie la relation barycentrique :
D'où l'expression de la fraction massique en liquide x_L (règle du levier) :
En réalisant l'application numérique avec les grandeurs relevées :
(une valeur comprise entre 55\% et 60\% est acceptée compte tenu de la précision de lecture graphique).
Résultat
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Application numérique
- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Changements d'état du corps pur
Notions : équilibre liquide-vapeur, pression de vapeur saturante
Quelle est la température de refroidissement la plus basse possible pour un corps en contact avec l'hélium liquide à pression atmosphérique ? Justifier. Avec une pompe à vide, on ramène la pression de (pression atmosphérique) à , quelle est la température la plus basse possible pour un corps en contact avec l'hélium liquide sous cette pression réduite ? (on s'aidera du document 5)
Voir l'indiceIndice
Lire la température d'ébullition de l'hélium sous 1 bar sur la courbe de saturation, puis chercher l'isobare 15\text{ mbar} pour trouver la nouvelle température d'équilibre liquide-vapeur.
Appliquer directement la relation P = U \cdot I avec les valeurs de tension et d'intensité de la question précédente.
Voir la stratégieStratégie
- À pression fixée, la température minimale d'un bain cryogénique liquide est imposée par l'équilibre liquide-vapeur : tant que du liquide s'évapore, la température reste fixée à la température de saturation T_{\text{vap}}(P).
- À pression atmosphérique (1\text{ bar}), identifier la température d'ébullition dans le document 3.
- Sous pression réduite (15\text{ mbar}), lire la température du palier de changement d'état liquide-vapeur sur le diagramme (T, S) du document 5.
Voir la réponse courteRéponse courte
Lecture des températures d'ébullition de l'hélium à 1\text{ bar} (4{,}2\text{ K}) et sous vide à 15\text{ mbar} (1{,}8\text{ K}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Température minimale à pression atmosphérique :
Pour un corps pur sous pression fixée, le changement d'état liquide-vapeur est isotherme et isobare. Tant que les deux phases coexistent, la température du bain cryogénique reste constante et égale à sa température d'ébullition T_{\text{vap}}. Le second principe interdit à un corps passif placé en contact thermique avec ce bain d'atteindre une température inférieure à celle du bain.
D'après le tableau du document 3, la température de vaporisation de l'hélium à 1{,}0\text{ bar} est :
2. Température minimale sous pression réduite (15\text{ mbar}) :
En pompant sur la phase vapeur, on abaisse la pression au-dessus du liquide, ce qui déplace l'équilibre liquide-vapeur vers des températures de saturation plus basses.
Sur le diagramme (T, S) de l'hélium (document 5), à l'intérieur de la courbe de saturation diphasée, les isobares sont confondues avec les isothermes (lignes horizontales). L'isobare 15\text{ mbar} (notée « 15\text{ mb} » sur le réseau de courbes de vapeur) intercepte la courbe de rosée pour une ordonnée située légèrement en dessous de 2\text{ K}, à :
Cette valeur est confirmée par le document 6, qui précise que les unités de réfrigération descendent l'hélium liquide à 1{,}8\text{ K} pour maintenir les aimants du LHC à 1{,}9\text{ K}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 21
Application directeTemps estimé : ≈ 5 min- Exploitation de document
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Thermodynamique › Machines thermiques ; Changements d'état du corps pur
Notions : cryogénie, refroidissement par étages
À l'aide du document 6, recopier le tableau ci-dessous puis compléter le.
| Phase 1 | Phase 2 | Phase 3 | ||||||
| Objet à refroidir | Hélium à .. K | Aimants à .. K | Aimants à .. K | ||||||
| Liquide réfrigérant |
|
|
|
Voir l'indiceIndice
Relever précisément dans le texte du document 6 les températures cibles et les fluides caloporteurs associés aux trois étapes successives de descente en température.
Considérer la formation de bulles de \text{H}_2 gazeux isolant à la surface de l'électrode de cuivre (polarisation par blocage de surface) et la consommation locale des protons.
Voir la stratégieStratégie
Identifier les trois phases décrites dans le document 6 ainsi que les correspondances avec les données thermodynamiques établies précédemment :
- Phase 1 : pré-refroidissement de l'hélium gazeux jusqu'à 80\text{ K} à l'aide d'azote liquide bouillant à pression atmosphérique (T_{\text{vap}} = 77\text{ K} d'après le document 3).
- Phase 2 : refroidissement de l'hélium jusqu'à 4{,}5\text{ K} par turbinage cryogénique puis injection dans les masses froides des aimants pour les amener à 4{,}5\text{ K}.
- Phase 3 : refroidissement final des aimants jusqu'à 1{,}9\text{ K} à l'aide d'hélium liquide sous pression réduite (15\text{ mbar}), dont la température d'ébullition est de 1{,}8\text{ K} (cf. question 20).
- Compléter le tableau avec les températures et les fluides appropriés.
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplissage du tableau décrivant les 3 étapes de refroidissement du LHC d'après les documents.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'analyse du document 6 complétée par les résultats des questions précédentes :
- Phase 1 : L'hélium est d'abord refroidi à \mathbf{80\text{ K}} grâce à l'évaporation de l'azote liquide (\mathrm{N_2}) sous 1{,}0\text{ bar}, dont la température de vaporisation est de \mathbf{77\text{ K}} (document 3).
- Phase 2 : L'hélium est détendu dans des turbines cryogéniques pour atteindre \mathbf{4{,}5\text{ K}}, puis injecté dans les aimants afin de les refroidir à \mathbf{4{,}5\text{ K}}.
- Phase 3 : Les unités de réfrigération amènent les aimants à \mathbf{1{,}9\text{ K}} grâce à un bain d'hélium liquide pompé sous 15\text{ mbar}, qui bout à \mathbf{1{,}8\text{ K}} (document 5 et question 20).
Le tableau complété est le suivant :
| Phase de refroidissement | Phase 1 | Phase 2 | Phase 3 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Objet à refroidir | Hélium à \mathbf{80\text{ K}} | Aimants à \mathbf{4{,}5\text{ K}} | Aimants à \mathbf{1{,}9\text{ K}} | ||||||
| Liquide réfrigérant |
|
|
|
Partie Chimie : Autour du baryum
A · Propriétés du baryum
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique
Notions : configuration électronique, règle de klechkowski
Donner la configuration électronique du baryum dans son état fondamental.
Voir la réponse courteRéponse courte
Remplissage des sous-couches selon Klechkowski jusqu'à Z=56 : 1s^2 \dots 5p^6 6s^2, soit [\text{Xe}]\,6s^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le baryum possède un numéro atomique Z = 56, ce qui correspond à 56 électrons pour l'atome neutre dans son état fondamental.
D'après la règle de Klechkowski, les sous-couches électroniques se remplissent par valeurs croissantes de n + \ell, puis par valeurs croissantes de n :
En tenant compte de la capacité maximale de chaque orbitale (principe d'exclusion de Pauli : 2 électrons par sous-couche \mathrm{s}, 6 par \mathrm{p} et 10 par \mathrm{d}), la configuration électronique complète du baryum dans son état fondamental s'écrit :
En faisant référence au gaz noble précédent, le xénon (_{54}\mathrm{Xe}), cette configuration s'écrit sous forme condensée :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 2
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique
Notions : ion monoatomique, règle de l'octet
En déduire l’ion ou les ions le(s) plus courant(s) de cet élément.
Voir la réponse courteRéponse courte
Perte des deux électrons de valence 6s pour acquérir la structure électronique stable du xénon : \text{Ba}^{2+}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q1, la configuration électronique du baryum à l'état fondamental est :
Les deux électrons de valence occupent la sous-couche 6\mathrm{s}. En cédant ces deux électrons les moins liés, l'atome de baryum acquiert la configuration électronique à couches saturées du gaz noble qui le précède immédiatement, le xénon [\mathrm{Xe}] (règle de l'octet).
L'ion le plus courant de cet élément est donc le dication baryum :
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique
Notions : tableau périodique, électron de valence
Dans quelle période et quelle colonne du tableau périodique se situe le baryum (justifier)?
Voir la réponse courteRéponse courte
Nombre quantique principal n=6 (6e période) et deux électrons de valence s^2 (2e colonne).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q1, la configuration électronique de l'atome de baryum dans son état fondamental s'écrit :
- Période : Le nombre quantique principal le plus élevé occupé par des électrons dans l'état fondamental est n = 6. Le baryum se situe donc sur la 6e période du tableau périodique.
- Colonne : La couche de valence est constituée de la sous-couche 6\mathrm{s} contenant 2 électrons (n\mathrm{s}^2). L'élément appartient au bloc \mathrm{s} et se situe dans la 2e colonne (groupe 2 selon la nomenclature internationale IUPAC).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 4
Application directeTemps estimé : ≈ 1 min- Question de cours
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Structure de la matière › Atomistique et classification périodique
Notions : alcalino-terreux, tableau périodique
A quelle famille appartient les éléments de cette colonne ?
Voir la réponse courteRéponse courte
Les éléments de la deuxième colonne du tableau périodique sont les métaux alcalino-terreux.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les éléments de la deuxième colonne du tableau périodique (groupe 2), caractérisés par une configuration électronique externe en \mathrm{n s^2}, appartiennent à la famille des métaux alcalino-terreux.
Résultat
Question 5
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en BCPST1
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie ; Atomistique et classification périodique
Notions : caractère métallique, conduction électrique
Le baryum est-il un métal ou un non métal ? En déduire au moins deux propriétés générales de ces éléments.
Voir la réponse courteRéponse courte
Métal : forte conductivité électrique et thermique, éclat métallique, tendance à former des cations.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le baryum appartient à la deuxième colonne du tableau périodique (famille des alcalino-terreux) et possède une faible électronégativité :
Parmi les propriétés générales caractéristiques des métaux (et en particulier des alcalino-terreux), on peut citer :
- Une forte conductivité électrique et thermique : le réseau métallique est constitué d'ions positifs baignant dans un gaz d'électrons délocalisés très mobiles, ce qui assure un transport aisé de la charge et de la chaleur.
- Un caractère réducteur (électropositif) : présentant de faibles énergies d'ionisation, les métaux perdent facilement leurs électrons de valence lors des réactions chimiques pour donner des cations stables (formation du cation \mathrm{Ba}^{2+}).
- Des propriétés mécaniques de ductilité et malléabilité : l'absence de liaisons covalentes directionnelles rigides permet le glissement des plans atomiques sous contrainte sans rupture immédiate du solide.
Résultat
Question 6
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PTSI
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : maille cubique à faces centrées, population
Combien existe-t-il de motifs par maille ? Justifier.
Voir la stratégieStratégie
- Dénombrer les anions oxyde \mathrm{O^{2-}} présents en propre dans la maille cubique à faces centrées (CFC) en appliquant les facteurs de coordinence/partage.
- En déduire, d'après la formule stœchiométrique \mathrm{BaO} (respect de l'électroneutralité), le nombre de cations \mathrm{Ba^{2+}} et le nombre d'unités formulaires (motifs) par maille.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réseau CFC pour les ions oxydes : 8 \times (1/8) + 6 \times (1/2) = 4 anions par maille.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le motif élémentaire d'un cristal ionique est l'entité minimale traduisant sa composition stœchiométrique, ici l'unité formulaire \mathrm{BaO}.
Les ions oxyde \mathrm{O}^{2-} constituent un réseau cubique à faces centrées (CFC). Ils occupent donc :
- les 8 sommets du cube, chacun étant partagé entre 8 mailles adjacentes ;
- les 6 centres des faces, chacun étant partagé entre 2 mailles adjacentes.
Le nombre d'ions \mathrm{O}^{2-} appartenant en propre à une maille est donc :
D'après la formule statistique du solide \mathrm{BaO}, le rapport stœchiométrique entre les cations \mathrm{Ba}^{2+} et les anions \mathrm{O}^{2-} est de 1:1 (pour assurer l'électroneutralité globale du cristal). La maille doit par conséquent contenir également :
Une maille élémentaire contient donc 4 groupements \mathrm{BaO}.
Résultat
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PTSI
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : site octaédrique, site tétraédrique, maille cubique à faces centrées
Combien y-a-t-il de sites interstitiels tétraédriques (T) et octaédriques (O) dans la maille CFC formée par les anions ? Justifier.
Voir la réponse courteRéponse courte
Une maille CFC contient 4 sites octaédriques (arêtes et centre) et 8 sites tétraédriques (centres des 8 sous-cubes).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans un réseau cubique à faces centrées (CFC) formé par les anions :
Sites octaédriques (O) :
Un site est situé au centre de la maille, entouré par les 6 anions situés au centre des faces. Il appartient entièrement à la maille :
1 \times 1 = 1Des sites sont situés au milieu de chacune des 12 arêtes, entourés par 2 anions aux sommets et 4 anions au centre des faces adjacentes. Chaque arête étant partagée entre 4 mailles adjacentes, la contribution par maille est :
12 \times \frac{1}{4} = 3
Le nombre total de sites octaédriques en propre par maille est donc :
\boxed{N_{\mathrm{O}} = 1 + 3 = 4\text{ sites octaédriques par maille}}Sites tétraédriques (T) :
- En divisant la maille cubique d'arête a en 8 petits cubes d'arête a/2, le centre de chacun de ces sous-cubes est équidistant d'un sommet et des 3 centres de faces adjacentes à ce sommet, formant ainsi un tétraèdre régulier d'anions.
Ces 8 sites sont situés strictement à l'intérieur de la maille conventionnelle et appartiennent donc intégralement à celle-ci :
8 \times 1 = 8
Le nombre total de sites tétraédriques en propre par maille est donc :
\boxed{N_{\mathrm{T}} = 8\text{ sites tétraédriques par maille}}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PTSI
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : structure type nacl, stœchiométrie
Sachant que les cations occupent soit 100
Voir la réponse courteRéponse courte
Stœchiométrie 1:1 de \text{BaO} et 4 anions par maille : occupation de 100
Voir le corrigé completCorrigé complet
La formule stœchiométrique de l'oxyde de baryum est \mathrm{BaO}. La neutralité électrique du cristal impose un rapport stœchiométrique de un pour un entre les cations \mathrm{Ba}^{2+} et les anions \mathrm{O}^{2-}.
Le réseau cubique à faces centrées formé par les anions \mathrm{O}^{2-} contient N(\mathrm{O}^{2-}) = 4 anions par maille (d'après la question Q6). Une maille élémentaire doit donc contenir également :
D'après la question Q7, la maille comporte :
- N_{\mathrm{O}} = 4 sites interstitiels octaédriques ;
- N_{\mathrm{T}} = 8 sites interstitiels tétraédriques.
Deux hypothèses sont proposées par l'énoncé :
- Si les cations occupaient 100\,\% des sites tétraédriques, il y aurait 8 cations \mathrm{Ba}^{2+} par maille, conduisant à une stœchiométrie \mathrm{Ba}_2\mathrm{O}, en contradiction avec la formule de l'oxyde.
- Si les cations occupent 100\,\% des sites octaédriques, il y a 4 cations \mathrm{Ba}^{2+} par maille, ce qui respecte parfaitement la stœchiométrie 1:1 de \mathrm{BaO} et la neutralité électrique du solide.
L'oxyde de baryum adopte ainsi une structure de type halite (\mathrm{NaCl}).
Résultat
Question 9
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PTSI
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : structure type nacl, maille élémentaire
Placer les différents ions dans la maille que l’on dessinera.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'attribution des positions établie aux questions Q6 à Q8 : les anions \mathrm{O}^{2-} forment un réseau cubique à faces centrées (sommets et centres des faces), tandis que les cations \mathrm{Ba}^{2+} occupent la totalité des sites octaédriques (milieux des arêtes et centre du cube).
- Représenter la maille en perspective cavalière en distinguant nettement les deux types d'ions à l'aide d'une légende claire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Schéma de la maille cubique avec anions \text{O}^{2-} en CFC et cations \text{Ba}^{2+} dans les sites octaédriques.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats des questions Q6, Q7 et Q8, la structure de l'oxyde de baryum \mathrm{BaO} est de type chlorure de sodium (\mathrm{NaCl}) :
- les anions oxyde \mathrm{O}^{2-} occupent les 8 sommets et les 6 centres des faces de la maille cubique ;
- les cations baryum \mathrm{Ba}^{2+} occupent les 12 milieux des arêtes et le centre du cube (sites octaédriques).
| ; | Anions oxyde \mathrm{O}^{2-} (réseau CFC : sommets et centres des faces) |
| ; | Cations baryum \mathrm{Ba}^{2+} (sites [O] : milieux des arêtes et centre) |
Chaque type d'ion forme un sous-réseau CFC décalé d'un demi-paramètre de maille selon l'une des arêtes : les deux sous-réseaux sont totalement interpénétrés.
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PTSI
Chapitre : Structure de la matière › Cristallographie
Notions : contact ionique, rayon ionique
Calculer le rayon ionique de l'ion .
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la direction de tangence anion-cation à partir de la structure de type \mathrm{NaCl} établie aux questions Q8 et Q9.
- Exprimer le paramètre de maille a en fonction des rayons ioniques r(\mathrm{Ba}^{2+}) et r(\mathrm{O}^{2-}).
- En déduire l'expression littérale puis la valeur numérique de r(\mathrm{Ba}^{2+}).
Voir la réponse courteRéponse courte
Contact anion-cation le long d'une arête : a = 2(r_+ + r_-), d'où r(\text{Ba}^{2+}) = a/2 - r(\text{O}^{2-}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le réseau cubique de type \mathrm{NaCl} de l'oxyde de baryum \mathrm{BaO}, les anions \mathrm{O}^{2-} occupent les sommets et les centres des faces du cube, tandis que les cations \mathrm{Ba}^{2+} occupent les milieux des arêtes et le centre de la maille.
L'hypothèse de sphères dures impose le contact entre les plus proches voisins de signes opposés, c'est-à-dire le long d'une arête du cube :
On en déduit l'expression du rayon ionique de l'ion baryum :
Application numérique avec a = 0{,}554\text{ nm} et r(\mathrm{O}^{2-}) = 0{,}140\text{ nm} :
Résultat
B · Découverte du baryum
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : pile électrochimique, équation rédox
Quelles sont les réactions électrochimiques se déroulant dans la pile de Volta ? En déduire l'équation de la réaction globale qui a lieu au sein de la pile.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les espèces chimiques présentes en contact avec chaque conducteur métallique : zinc métallique d'une part, cuivre métallique d'autre part, et la solution aqueuse d'acide sulfurique (\mathrm{H^+}, \mathrm{SO_4^{2-}}, \mathrm{H_2O}).
- Comparer les potentiels standard pour identifier le pôle négatif (anode, siège d'une oxydation) et le pôle positif (cathode, siège d'une réduction).
- Établir les demi-équations électroniques à chaque électrode puis sommer pour obtenir l'équation de la réaction globale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Oxydation du zinc à l'anode, réduction des protons à la cathode en cuivre : \text{Zn} + 2\text{H}^+ = \text{Zn}^{2+} + \text{H}_2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les potentiels standard fournis :
Le zinc métallique est le réducteur le plus fort du système, tandis que les ions \mathrm{H^+} (ou \mathrm{H_3O^+}) apportés par l'acide sulfurique constituent l'oxydant prépondérant en solution.
1. À l'anode (électrode de zinc, pôle négatif) :
Le zinc métallique subit une oxydation :
2. À la cathode (électrode de cuivre, pôle positif) :
Le cuivre métallique agit comme un conducteur inerte à la surface duquel les ions \mathrm{H^+} sont réduits en dihydrogène gazeux :
(ou sous forme hydratée : 2\,\mathrm{H_3O^+_{(aq)}} + 2\,\mathrm{e}^- = \mathrm{H_{2(g)}} + 2\,\mathrm{H_2O_{(l)}}).
3. Équation de la réaction globale :
En sommant les deux demi-réactions électrochimiques :
ou, avec les ions oxonium :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 12
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : électrolyte, pile électrochimique
Indiquer le rôle de la solution aqueuse d'acide sulfurique dans l'empilement.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rôle d'électrolyte assurant le passage du courant ionique et source de réactif \text{H}^+.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La solution aqueuse d'acide sulfurique (\mathrm{H_2SO_4}) joue un double rôle essentiel au sein de la pile de Volta :
Rôle de réactif électrochimique (fournisseur de l'oxydant) :
L'acide sulfurique s'ionise totalement en milieu aqueux pour libérer des protons solvatés (\mathrm{H^+_{(aq)}} ou \mathrm{H_3O^+}). Ces ions constituent l'espèce oxydante active réduite à la cathode selon la demi-équation :2\,\mathrm{H^+_{(aq)}} + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{H_{2(g)}}Sans cet apport de protons, la réaction spontanée de pile ne pourrait pas avoir lieu.
- Rôle d'électrolyte conducteur (fermeture du circuit électrique) :
Imbibée dans le carton séparateur, la solution saline assure la conduction du courant par migration ionique (\mathrm{H^+}, \mathrm{HSO_4^-}, \mathrm{SO_4^{2-}} et \mathrm{Zn^{2+}}) entre les disques de zinc et de cuivre, tout en évitant le contact direct (court-circuit métallique) entre les deux électrodes. Elle permet ainsi la fermeture du circuit électrique interne et maintient l'électroneutralité des compartiments.
Question déjà tombée ailleurs
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Schéma ou tracé
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : pile électrochimique, schéma de cellule
Faire un schéma simplifié mais d'étaillé de la pile en ne représentant qu'un seul disque de cuivre et un seul de zinc.
Voir la stratégieStratégie
Pour réaliser un schéma complet d'une cellule électrochimique élémentaire :
- Identifier les électrodes et leurs polarités respectives établies en Q11 : l'électrode de zinc constitue le pôle négatif (anode, siège d'une oxydation) et l'électrode de cuivre constitue le pôle positif (cathode, siège d'une réduction).
- Représenter l'électrolyte intermédiaire (carton imbibé de \mathrm{H_2SO_4}) et la migration des porteurs de charge ioniques.
- Représenter le circuit extérieur avec une charge réceptrice, le sens conventionnel du courant électrique I et le sens de circulation des électrons \mathrm{e}^-.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dessin des électrodes de Zn et Cu séparées par l'électrolyte, avec polarités et sens de circulation des porteurs.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Un élément unitaire de la pile de Volta est constitué d'un disque de zinc (anode, pôle -) et d'un disque de cuivre (cathode, pôle +), séparés par une rondelle de carton imbibée de solution aqueuse d'acide sulfurique \left(2\,\mathrm{H}^+ + \mathrm{SO_4^{2-}}\right).
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : courbe intensité-potentiel, surtension
On s’intéresse à une pile Volta constituée de 10 éléments () associés en série. Chaque disque métallique présente une surface de . Les activités des espèces étudiées seront considérées égales à 1. Le schéma ci-dessous représente des courbes du cuivre et du zinc en solution aqueuse acidifiée. Indiquer les réactions pouvant se produire éventuellement en A, B, C et D.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les couples rédox mis en jeu d'après les espèces présentes (\text{Zn}, \text{Cu}, \text{H}^+, \text{H}_2\text{O}, \text{SO}_4^{2-}) et leurs potentiels standard fournis dans les données : E^\circ(\text{Zn}^{2+}/\text{Zn}) = -0{,}76\text{ V}, E^\circ(\text{H}^+/\text{H}_2) = 0{,}00\text{ V} et E^\circ(\text{Cu}^{2+}/\text{Cu}) = +0{,}34\text{ V}.
- Associer chaque branche au signe du courant (anodique pour J > 0, cathodique pour J < 0) et à la zone de potentiel correspondante.
Voir la réponse courteRéponse courte
Attribution des vagues d'oxydation de Zn et de l'eau, et de réduction des protons et de l'eau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les activités étant prises égales à 1, les potentiels d'équilibre des couples coïncident avec leurs potentiels standard :
Au voisinage de E \approx -0{,}76\text{ V}, on retrouve le couple \text{Zn}^{2+}/\text{Zn} :
Pour E > -0{,}76\text{ V}, la densité de courant est positive (J > 0) : il s'agit de la branche anodique A, correspondant à l'oxydation du zinc métallique :
\boxed{\text{A :}\quad \text{Zn}_{(\text{s})} \longrightarrow \text{Zn}^{2+}_{(\text{aq})} + 2\,\text{e}^-}Pour E < -0{,}76\text{ V}, la densité de courant est négative (J < 0) : il s'agit de la branche cathodique B, correspondant à la réduction des ions zinc(II) :
\boxed{\text{B :}\quad \text{Zn}^{2+}_{(\text{aq})} + 2\,\text{e}^- \longrightarrow \text{Zn}_{(\text{s})}}
Au voisinage de E \approx +0{,}34\text{ V}, on observe le démarrage d'un courant anodique (J > 0) : il s'agit de la branche C, correspondant à l'oxydation du cuivre métallique du couple \text{Cu}^{2+}/\text{Cu} :
\boxed{\text{C :}\quad \text{Cu}_{(\text{s})} \longrightarrow \text{Cu}^{2+}_{(\text{aq})} + 2\,\text{e}^-}Entre -0{,}4\text{ V} et 0\text{ V}, la branche cathodique (J < 0) notée D démarre sous le potentiel standard du couple \text{H}^+/\text{H}_2 (E^\circ = 0\text{ V}). Compte tenu de la surtension cathodique de dégagement du dihydrogène sur le cuivre, cette vague correspond à la réduction des protons (ou ions oxonium) :
\boxed{\text{D :}\quad 2\,\text{H}^+_{(\text{aq})} + 2\,\text{e}^- \longrightarrow \text{H}_{2(\text{g})}}(ou de façon équivalente 2\,\text{H}_3\text{O}^+ + 2\,\text{e}^- \longrightarrow \text{H}_{2(\text{g})} + 2\,\text{H}_2\text{O}_{(\ell)}).
Résultat
Question 15
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : système rapide, cinétique électrochimique
Définir un système rapide. Indiquer si les systèmes étudiés sont lents ou rapides.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler la définition électrochimique d'un système rédox rapide à partir de la cinétique du transfert de charge et de l'allure de la courbe intensité-potentiel (i = f(E)).
- Analyser chaque couple intervenant sur le document graphique fourni en observant la présence ou l'absence de surtension au voisinage du potentiel d'équilibre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Définition d'un système rapide (absence de surtension) et identification sur les courbes fournies.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Définition d'un système rapide
Un système électrochimique (ou couple d'oxydoréduction) est dit rapide sur une électrode donnée lorsque le transfert électronique à l'interface électrode-solution présente une cinétique très vive. Sur la courbe densité de courant-potentiel J = f(E) :
- La surtension nécessaire pour observer un courant appréciable est quasi nulle (\eta \approx 0) ;
- La courbe traverse l'axe des abscisses (J = 0) avec une pente très élevée au potentiel d'équilibre E_{\text{éq}}.
À l'inverse, un système est dit lent s'il nécessite une surtension non négligeable (seuil de potentiel anodique ou cathodique) avant l'apparition d'un courant significatif.
2. Caractère des systèmes étudiés
- Couple \text{Zn}^{2+}/\text{Zn} : Les branches d'oxydation (A) et de réduction (B) se raccordent de manière continue et quasi-verticale au voisinage de E^\circ(\text{Zn}^{2+}/\text{Zn}) = -0{,}76\text{ V} sans surtension mesurable. Il s'agit d'un système rapide.
- Couple \text{Cu}^{2+}/\text{Cu} : La branche anodique (C) démarre immédiatement dès le potentiel standard E^\circ(\text{Cu}^{2+}/\text{Cu}) = +0{,}34\text{ V} avec une forte pente. Il s'agit également d'un système rapide.
- Couple \text{H}^+/\text{H}_2 (sur cuivre) : Alors que son potentiel d'équilibre vaut E^\circ(\text{H}^+/\text{H}_2) = 0{,}0\text{ V}, la branche cathodique (D) de réduction des protons n'apparaît que pour E \lesssim -0{,}35\text{ V}. Il existe une importante surtension cathodique d'activation (\eta_c \approx -0{,}35\text{ V} à -0{,}4\text{ V}). Il s'agit donc d'un système lent.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 16
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : tension à vide, formule de nernst
Quelle est la valeur de la tension à vide de la pile ?
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux couples électrochimiques mis en jeu dans la pile de Volta d'après les réactions établies en Q11 et Q14 : réduction des protons \mathrm{H^+/H_2} à la cathode et oxydation du zinc \mathrm{Zn^{2+}/Zn} à l'anode.
- Déterminer la force électromotrice standard d'un élément unitaire en utilisant les potentiels standard des données (E^\circ(\mathrm{H^+/H_2}) = 0{,}00\text{ V} et E^\circ(\mathrm{Zn^{2+}/Zn}) = -0{,}76\text{ V}) avec des activités unitaires.
- En déduire la tension à vide théorique de la pile constituée de 10 éléments identiques associés en série.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour 10 éléments en série : U_0 = 10\,(E^\circ(\text{H}^+/\text{H}_2) - E^\circ(\text{Zn}^{2+}/\text{Zn})) \approx 7{,}6\text{ V}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La tension à vide (ou force électromotrice) e_1 d'un élément de la pile de Volta correspond à la différence de potentiel d'équilibre entre la cathode (pôle positif) et l'anode (pôle négatif) à courant nul :
D'après les questions Q11 et Q14, les couples redox participant au fonctionnement de la pile sont :
Au pôle positif (disque de cuivre) : réduction des ions oxonium selon le couple \mathrm{H^+/H_2(g)} :
E_{\text{éq}}(\text{cathode}) = E^\circ(\mathrm{H^+/H_2}) + \frac{R\,T}{2\,F}\ln\left(\frac{a_{\mathrm{H^+}}^2}{P_{\mathrm{H_2}}/P^\circ}\right) = E^\circ(\mathrm{H^+/H_2}) = 0{,}00\text{ V}puisque les activités sont supposées unitaires.
Au pôle négatif (disque de zinc) : oxydation du zinc selon le couple \mathrm{Zn^{2+}/Zn(s)} :
E_{\text{éq}}(\text{anode}) = E^\circ(\mathrm{Zn^{2+}/Zn}) + \frac{R\,T}{2\,F}\ln(a_{\mathrm{Zn^{2+}}}) = E^\circ(\mathrm{Zn^{2+}/Zn}) = -0{,}76\text{ V}
Pour un élément unitaire de Volta, la tension à vide théorique vaut donc :
La pile étant composée de N = 10 éléments montés en série, les forces électromotrices s'additionnent :
Résultat
Question 17
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie libre de réaction, tension à vide
Donner la relation entre la tension à vide d'une pile et l'enthalpie libre de réaction.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation fondamentale \Delta_r G^\circ = -n F E_{\text{cell}}^\circ reliant enthalpie libre standard et force électromotrice.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons une pile dans laquelle se déroule une réaction d'oxydoréduction globale pour laquelle le transfert met en jeu n_{\mathrm{e}} moles d'électrons par mole d'avancement (\xi = 1\text{ mol}).
Lors d'un avancement élémentaire quasi-statique \mathrm{d}\xi sous la force électromotrice à vide e (avec e = E_+ - E_- > 0), la charge électrique échangée est :
Le travail électrique reçu par le système chimique est alors :
D'après le deuxième principe de la thermodynamique appliqué à un système fermé à température et pression constantes n'échangeant que du travail électrique en plus du travail des forces de pression, la variation d'enthalpie libre vérifie \mathrm{d}G = \delta W_{\text{él}}, soit :
Dans l'état standard, cette relation s'écrit de manière analogue :
avec :
- \Delta_r G l'enthalpie libre de réaction (\text{J}\cdot\text{mol}^{-1}) ;
- n_{\mathrm{e}} le nombre d'électrons échangés dans l'équation-bilan associée ;
- F la constante de Faraday (F = 96\,485\text{ C}\cdot\text{mol}^{-1}) ;
- e la force électromotrice ou tension à vide de l'élément de pile (\text{V}).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 18
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : potentiel mixte, tension à vide
La tension à vide mesurée aux bornes de cette pile est de . Expliciter cette valeur.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la tension à vide mesurée aux bornes d'un seul élément de la pile en divisant la tension totale par le nombre d'éléments en série (N = 10).
- Comparer cette valeur à la force électromotrice théorique calculée à la question Q16 et identifier la cause de l'écart à l'aide des courbes courant-potentiel de la question Q14.
Voir la réponse courteRéponse courte
Écart entre tension mesurée et théorique dû au potentiel mixte à courant nul et à la surtension de dégagement d'hydrogène.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La pile étant constituée de N = 10 éléments identiques associés en série, la tension à vide mesurée pour un élément unitaire s'élève à :
Cette valeur est nettement inférieure à la force électromotrice thermodynamique théorique obtenue à la question Q16 (e_{1,\text{th}} = 0{,}76\text{ V}), qui prévoyait une tension globale de 7{,}6\text{ V}.
L'origine de cet écart provient du comportement cinétique des électrodes à courant nul (potentiels d'abandon) :
À l'anode (zinc) : le système \mathrm{Zn^{2+}/Zn} est rapide (branche A/B). Le potentiel d'équilibre thermodynamique est immédiatement fixé à courant nul :
E_- = E^\circ(\mathrm{Zn^{2+}/Zn}) = -0{,}76\text{ V}À la cathode (cuivre) : le couple \mathrm{H^+/H_2} sur cuivre est un système lent (branche D). La réduction des protons nécessite une surtension cathodique importante ; sur le tracé J = f(E) fourni, la branche cathodique D ne débute qu'à partir d'un seuil de potentiel :
E_+ \approx -0{,}24\text{ V}ce qui correspond à une surtension cathodique au seuil de \eta_c \approx -0{,}24\text{ V} par rapport au potentiel standard E^\circ(\mathrm{H^+/H_2}) = 0\text{ V}.
Le potentiel pris spontanément par l'électrode de cuivre en l'absence de courant débité est donc ce potentiel de seuil E_+ \approx -0{,}24\text{ V}. La tension à vide mesurée aux bornes d'un élément vaut ainsi :
Pour l'ensemble des 10 éléments connectés en série, on retrouve bien :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 19
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion ; Oxydoréduction et piles
Notions : chute ohmique, surtension de fonctionnement, loi d'ohm
Calculer la tension aux bornes de la pile en prenant en compte des chutes de tension ohmique et cinétique sachant que cette pile constituée de 10 éléments débite un courant d'intensité . On pourra considérer que la résistance de chaque disque en carton équivaut à .
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la densité de courant J = \dfrac{I}{S} traversant chaque électrode pour relier l'intensité I aux courbes intensité-potentiel fournies.
- Lire graphiquement les potentiels de fonctionnement de l'anode (oxydation du zinc) et de la cathode (réduction des protons sur le cuivre) afin d'évaluer la différence de potentiel cinétique E_c - E_a.
- Calculer la résistance interne totale de la pile de 10 éléments, en déduire la chute de tension ohmique, puis la tension totale U disponible aux bornes de la pile.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de U(I) = 10\,(E_C - E_A) - R_{\text{tot}} I en relevant les potentiels de fonctionnement sur la courbe i(E).
Voir le corrigé completCorrigé complet
La pile est constituée de 10 éléments en série débitant un courant d'intensité I = 100\text{ mA} = 0{,}100\text{ A}. Chaque disque ayant une section S = 10\text{ cm}^2, la densité de courant traversant chaque électrode est :
D'après les courbes J = f(E) :
À l'anode (oxydation du zinc, branche A), le courant est anodique (J_a = +10\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2}). On lit sur la branche A, à mi-chemin entre -0{,}8\text{ V} et -0{,}6\text{ V} :
E_a \approx -0{,}70\text{ V}À la cathode (réduction des protons sur le cuivre, branche D), le courant est cathodique (J_c = -10\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2}). On lit sur la branche D :
E_c \approx -0{,}40\text{ V}
La différence de potentiel aux électrodes d'un élément, en tenant compte des surtensions cinétiques, s'écrit donc :
Chaque élément possède une résistance interne due au disque de carton imbibé r = 1\ \Omega. Pour les N = 10 éléments montés en série, la résistance interne globale est :
La chute de tension ohmique totale vaut ainsi :
La tension U aux bornes de la pile en fonctionnement est donnée par la loi de fonctionnement d'un générateur réel :
Résultat
Question 20
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Circuits électriques et régimes transitoires ; Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : puissance électrique, pile électrochimique
Calculer la puissance fournie par la pile dans les conditions de fonctionnement de la question précédente.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la puissance électrique P fournie par la pile au circuit extérieur en convention générateur à partir de la tension en charge U et du courant débité I.
- Réaliser l'application numérique avec les grandeurs établies à la question précédente.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de P = U \cdot I avec la tension en charge calculée précédemment.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La pile fonctionne en générateur électrique : la puissance électrique fournie au circuit extérieur (ou puissance utile délivrée) est donnée par le produit de la tension entre ses bornes U par l'intensité du courant débité I :
D'après les résultats de la question Q19, pour un courant débité :
la tension aux bornes de l'association de 10 éléments vaut :
On en déduit la puissance fournie par la pile :
Résultat
Question 21
ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Courbes intensité-potentiel et corrosion ; Oxydoréduction et piles
Notions : polarisation d'électrode, dégagement gazeux
On constata que dans ces piles Cu/Zn la tension baissait de manière drastique au cours de leur fonctionnement. Proposer une explication à cette chute de tension.
Voir la réponse courteRéponse courte
Polarisation par formation d'un film d'hydrogène gazeux isolant sur l'électrode de cuivre et baisse du pH local.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La chute drastique de la tension en fonctionnement au sein de la pile de Volta s'explique principalement par le phénomène de polarisation par le dihydrogène formé à la cathode de cuivre, combiné à l'épuisement local des réactifs :
Accumulation de dihydrogène gazeux à la surface de la cathode (polarisation gazeuse) :
La réduction des protons produit du dihydrogène gazeux :2\,\mathrm{H}^+ + 2\,\mathrm{e}^- \longrightarrow \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})}Dans la géométrie confinée de l'empilement de Volta, les bulles de \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} s'évacuent très difficilement et restent adsorbées à la surface du disque de cuivre. Le gaz étant isolant électrique, ce film gazeux :
- réduit la surface effective de contact métal/électrolyte, augmentant fortement la résistance interne de la pile (chute ohmique accrue) ;
- augmente la densité de courant locale sur les zones encore en contact, ce qui majore la surtension cathodique cinétique |\eta_c|.
Polarisation de concentration (épuisement des protons) :
La consommation rapide des ions \mathrm{H}^+ au voisinage immédiat de la cathode provoque une augmentation locale du \mathrm{pH} interfacial. D'après la formule de Nernst :E(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) = E^\circ(\mathrm{H}^+/\mathrm{H}_2) - 0{,}06\,\mathrm{pH} - \frac{0{,}03}{2}\log\left(\frac{P_{\mathrm{H}_2}}{P^\circ}\right)Cette hausse de \mathrm{pH} et la surpression locale de \mathrm{H}_2 abaissent le potentiel thermodynamique de la cathode, diminuant d'autant la force électromotrice de la pile.
Résultat
Question 22
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles ; Courbes intensité-potentiel et corrosion
Notions : pile daniell, surtension
La pile Volta a été par la suite améliorée en remplaçant la solution d'acide sulfurique par une solution de sulfate de cuivre. Expliquer en quoi consiste cette amélioration.
Voir l'indiceIndice
Dans la pile Daniell, la réduction des ions \text{Cu}^{2+} remplace celle des protons : disparition du dégagement gazeux et couple rapide à potentiel standard plus élevé.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nouvelle réaction électrochimique à la cathode suite à l'introduction d'ions \mathrm{Cu^{2+}}.
- Comparer les propriétés thermodynamiques (force électromotrice) et cinétiques (surtensions, absence de gaz isolant) par rapport au couple \mathrm{H^+/H_2}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dépôt métallique de cuivre au lieu d'un dégagement gazeux de dihydrogène, supprimant la forte surtension cathodique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
En remplaçant l'acide sulfurique par une solution de sulfate de cuivre \left(\mathrm{Cu^{2+}}, \mathrm{SO_4^{2-}}\right), la réaction cathodique n'est plus la réduction des protons mais celle des ions cuivre(II) :
Cette substitution apporte plusieurs améliorations déterminantes :
Augmentation de la force électromotrice : Le potentiel standard du couple \mathrm{Cu^{2+}/Cu} (E^\circ = 0{,}34\text{ V}) est supérieur à celui de \mathrm{H^+/H_2} (E^\circ = 0\text{ V}). La tension à vide théorique d'un élément passe de :
e_1^\circ = E^\circ(\mathrm{H^+/H_2}) - E^\circ(\mathrm{Zn^{2+}/Zn}) = 0{,}76\text{ V}à :
e_1^\circ = E^\circ(\mathrm{Cu^{2+}/Cu}) - E^\circ(\mathrm{Zn^{2+}/Zn}) = 0{,}34 - (-0{,}76) = 1{,}10\text{ V}Pour la pile de 10 éléments, la tension à vide théorique passe donc de 7{,}6\text{ V} (et seulement 5{,}2\text{ V} mesurée) à 11{,}0\text{ V}.
- Suppression du dégagement gazeux (dépolarisation) : Il n'y a plus de formation de bulles de dihydrogène \mathrm{H}_{2(\mathrm{g})} à la surface du cuivre. Le blocage de la surface métallique active et la résistance de contact associée sont ainsi éliminés.
- Cinétique rapide : Le couple \mathrm{Cu^{2+}/Cu} est un système rapide (comme mis en évidence à la question Q15) : la surtension cathodique de transfert de charge est quasiment nulle en charge, contrairement à la forte surtension cathodique requise pour réduire les protons sur le cuivre (\eta_c \approx -0{,}4\text{ V}).
Résultat
C · Carbonatation de l'oxyde de baryum
Question 23
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Mise en équation
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : équation de réaction, carbonatation
Ecrire l'équation de la réaction de formation du carbonate de baryum à partir de .
Voir l'indiceIndice
Écrire la réaction de combinaison directe entre le solide \text{BaO} et le gaz carbonique pour former le solide \text{BaCO}_3.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation de carbonatation : \text{BaO}_{(\text{s})} + \text{CO}_{2(\text{g})} = \text{BaCO}_{3(\text{s})}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'intitulé de la partie C, la formation du carbonate de baryum solide \mathrm{BaCO}_{3(\mathrm{s})} s'effectue par fixation de dioxyde de carbone gazeux \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})} sur l'oxyde de baryum solide \mathrm{BaO}_{(\mathrm{s})}.
En veillant à la conservation des éléments chimiques et en précisant les états physiques de chaque espèce, l'équation-bilan de la réaction s'écrit :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : variance chimique, règle des phases
Combien de paramètres faut-il fixer pour déterminer totalement la composition du système à l'équilibre ? Justifier.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la règle des phases de Gibbs v = c + 2 - \varphi - r en dénombrant les constituants indépendants et les phases en présence.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier la nature de la question : il s'agit de déterminer la variance du système physico-chimique à l'équilibre, qui représente le nombre de paramètres intensifs indépendants nécessaires pour fixer l'état d'équilibre intensif.
- Appliquer la règle des phases de Gibbs ou dénombrer directement les variables intensives et les relations à l'équilibre.
Voir la réponse courteRéponse courte
Règle de Gibbs : v = X - r - k = 4 - 1 - 0 = 3 variables intensives indépendantes, v = 3 + 2 - 3 = 1 paramètre intensif à fixer.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le nombre de paramètres intensifs indépendants à fixer pour déterminer totalement l'état intensif (la composition de chaque phase et les grandeurs d'état) du système à l'équilibre correspond à la variance v de Gibbs.
On peut la déterminer par deux méthodes équivalentes :
Méthode 1 : Dénombrement direct des variables intensives et des relations
- Les solides \mathrm{BaO}_{(\mathrm{s})} et \mathrm{BaCO}_{3(\mathrm{s})} constituent deux phases solides pures distinctes non miscibles : leur composition est invariante et leurs activités valent 1.
- La phase gazeuse est constituée uniquement de dioxyde de carbone : la pression totale est P = P_{\mathrm{CO}_2}.
- Les variables intensives pertinentes sont donc la température T et la pression P_{\mathrm{CO}_2} (soit 2 variables).
La condition d'équilibre chimique s'écrit :
K^\circ(T) = \frac{a(\mathrm{BaCO}_3)}{a(\mathrm{BaO})\cdot \dfrac{P_{\mathrm{CO}_2}}{P^\circ}} = \frac{P^\circ}{P_{\mathrm{CO}_2}}Cette loi d'action de masse constitue 1 relation reliant T et P_{\mathrm{CO}_2}.
La variance vaut donc :
Méthode 2 : Règle des phases de Gibbs
- Nombre de constituants physico-chimiques : N = 3 (\mathrm{BaO}, \mathrm{CO}_2, \mathrm{BaCO}_3).
- Nombre de réactions chimiques indépendantes : r = 1.
- Nombre de contraintes de composition / relations particulières : k = 0.
- Nombre de phases en présence : \varphi = 3 (deux phases solides pures distinctes et une phase gazeuse).
D'après la règle des phases :
Le système est donc monovariant.
Résultat
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie standard de réaction, loi de hess
Calculer l'enthalpie standard de réaction de la réaction étudiée. Conclure.
Voir l'indiceIndice
Appliquer la loi de Hess à 298\text{ K} : \Delta_r H^\circ = \Delta_f H^\circ(\text{BaCO}_3) - \Delta_f H^\circ(\text{BaO}) - \Delta_f H^\circ(\text{CO}_2) et commenter le signe.
Voir la réponse courteRéponse courte
Loi de Hess à partir des enthalpies standard de formation ; \Delta_r H^\circ < 0 donc réaction exothermique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q23, l'équation-bilan de la carbonatation de l'oxyde de baryum s'écrit :
D'après la loi de Hess, l'enthalpie standard de cette réaction à T = 298\text{ K} s'exprime en fonction des enthalpies standard de formation des constituants selon :
En utilisant les valeurs numériques fournies :
On obtient :
Comme \Delta_r H^\circ < 0, la réaction de carbonatation de l'oxyde de baryum est fortement exothermique.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Question de cours
- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : entropie standard de réaction, variation de quantité de gaz
Prévoir le signe de l'entropie standard de réaction, puis calculer sa valeur.
Voir l'indiceIndice
Relier le signe attendu de \Delta_r S^\circ à la disparition d'une mole de gaz (\Delta \nu_g < 0), puis calculer la valeur numérique exacte.
Voir la stratégieStratégie
- Relier le signe prévisible de l'entropie standard de réaction à la variation de la quantité de matière de gaz \Delta\nu_{\text{g}}, le désordre étant principalement porté par la phase gazeuse.
- Appliquer le troisième principe de la thermodynamique en exprimant \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ à partir des entropies molaires standard absolues des réactifs et des produits à 298\text{ K}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Consommation d'une mole de gaz (\Delta \nu_g = -1) donc \Delta_r S^\circ < 0, puis calcul numérique par la loi de Hess.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de la réaction étudiée (Q23) s'écrit :
1. Prévision qualitative du signe :
La variation du nombre de moles de constituants gazeux vaut :
L'état gazeux possédant un volume molaire et un désordre microscopique bien supérieurs à ceux de la phase solide condensée, la disparition d'une mole de gaz au profit d'une mole de solide conduit à une diminution globale du désordre du système. On prévoit donc :
2. Calcul de l'entropie standard de réaction :
D'après le troisième principe, l'entropie standard de réaction à 298\text{ K} est donnée par la relation :
Application numérique avec les données du tableau :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 27
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : enthalpie libre standard de réaction, constante d'équilibre
Exprimer la constante d'équilibre de cette réaction de carbonatation à en fonction des valeurs thermodynamiques obtenues précédemment. On obtient .
Voir l'indiceIndice
Calculer \Delta_r G^\circ(298\text{ K}) = \Delta_r H^\circ - T\,\Delta_r S^\circ, puis utiliser la relation K^\circ = \exp(-\Delta_r G^\circ / RT).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'enthalpie libre standard de réaction \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(T) à partir de l'enthalpie standard \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ (Q25) et de l'entropie standard \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ (Q26).
- Utiliser la relation fondamentale reliant l'enthalpie libre standard de réaction à la constante d'équilibre K^\circ(T).
- Effectuer l'application numérique à T = 298\text{ K} pour retrouver la valeur fournie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul de \Delta_r G^\circ = \Delta_r H^\circ - T\Delta_r S^\circ puis K^\circ = \exp(-\Delta_r G^\circ / RT).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'enthalpie libre standard de la réaction de carbonatation s'exprime selon :
Par définition thermodynamique de la constante d'équilibre K^\circ(T), on a :
On en déduit l'expression littérale de la constante d'équilibre :
Application numérique à T = 298\text{ K} :
D'après les questions Q25 et Q26 :
\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}H^\circ(298\text{ K}) &= -270\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} = -270 \times 10^3\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \\ \Delta_{\mathrm{r}}S^\circ(298\text{ K}) &= -171\text{ J}\cdot\text{K}^{-1}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}L'enthalpie libre standard vaut :
\begin{aligned} \Delta_{\mathrm{r}}G^\circ(298\text{ K}) &= -270 \times 10^3 - 298 \times (-171) \\ &= -270\,000 + 50\,958 = -219\,042\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1} \approx -219\text{ kJ}\cdot\text{mol}^{-1} \end{aligned}Le produit R\,T vaut :
R\,T = 8{,}31 \times 298 \approx 2\,476\text{ J}\cdot\text{mol}^{-1}L'exposant se calcule ainsi :
\ln K^\circ = -\frac{\Delta_{\mathrm{r}}G^\circ}{R\,T} = \frac{219\,042}{2\,476} \approx 88{,}5En passant en base 10 avec \ln(10) \approx 2{,}30 :
\log_{10} K^\circ = \frac{\ln K^\circ}{\ln(10)} = \frac{88{,}5}{2{,}30} \approx 38{,}4 \implies K^\circ = 10^{0{,}4} \times 10^{38} \approx 2{,}5 \times 10^{38}
On retrouve bien la valeur indiquée par l'énoncé :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : pression partielle d'équilibre, constante d'équilibre
Calculer la valeur de la pression partielle du à l'équilibre, , à .
Voir l'indiceIndice
Exprimer l'activité de chaque constituant à l'équilibre pour relier la constante K^\circ à la pression partielle d'équilibre : K^\circ = P^\circ / P_{\text{CO}_2\text{eq}}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le quotient réactionnel à l'équilibre en fonction des activités des réactifs et des produits.
- Les solides étant des corps purs sous leur état standard, leurs activités valent 1 ; pour le gaz supposé parfait, l'activité est le rapport de sa pression partielle à la pression standard P^\circ = 1\text{ bar}.
- En déduire l'expression de P_{\text{CO}_2\text{eq}} puis réaliser l'application numérique avec la valeur de K^\circ issue de la question Q27.
Voir la réponse courteRéponse courte
À l'équilibre, K^\circ = P^\circ / P_{\text{CO}_2,\text{eq}}, d'où P_{\text{CO}_2,\text{eq}} = P^\circ / K^\circ \approx 5 \cdot 10^{-39}\text{ bar}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de la réaction s'écrit (question Q23) :
Les deux solides constituent chacun une phase pure, de sorte que :
Le dioxyde de carbone étant assimilé à un gaz parfait, son activité s'exprime par :
La condition d'équilibre chimique (Q_{r,\mathrm{eq}} = K^\circ) s'écrit donc :
On en déduit l'expression de la pression partielle d'équilibre en \mathrm{CO}_2 :
Application numérique avec K^\circ = 2\cdot 10^{38} et P^\circ = 1\text{ bar} :
Résultat
Question 29
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : critère d'évolution, quotient de réaction
Sachant que la pression partielle du dans l'air vaut , est-il possible de conserver de l'oxyde de baryum à l'air libre à ?
Voir l'indiceIndice
Comparer la pression partielle de \text{CO}_2 dans l'atmosphère au quotient réactionnel ou à la pression d'équilibre pour déterminer le sens d'évolution spontanée.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le quotient de réaction Q_{\mathrm{r}} pour un échantillon d'oxyde de baryum solide placé à l'air libre et le comparer à la constante d'équilibre K^\circ.
- De manière équivalente, comparer la pression partielle de \text{CO}_2 dans l'air, P_{\mathrm{CO}_2}, à la pression partielle d'équilibre P_{\mathrm{CO}_2\mathrm{eq}} déterminée à la question Q28 pour déduire le sens de l'évolution spontanée du système.
Voir la réponse courteRéponse courte
Comme P_{\text{CO}_2,\text{atm}} \gg P_{\text{CO}_2,\text{eq}}, Q_r < K^\circ et la réaction évolue spontanément : impossible de conserver \text{BaO}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Considérons un échantillon d'oxyde de baryum solide \mathrm{BaO}_{(\mathrm{s})} en contact avec l'atmosphère à T = 298\text{ K}. L'activité des solides purs étant égale à 1, le quotient de réaction initial s'écrit :
Avec P_{\mathrm{CO}_2} = 3{,}0\cdot 10^{-4}\text{ bar} et P^\circ = 1\text{ bar} :
Comparons Q_{\mathrm{r}} à la constante d'équilibre K^\circ \approx 2\cdot 10^{38} (ou, de manière équivalente, la pression partielle imposée par l'atmosphère à la pression d'équilibre calculée en Q28) :
Le quotient de réaction étant immensément inférieur à K^\circ, l'affinité chimique du système est très largement positive :
Le système évolue donc spontanément et de façon totale dans le sens direct :
L'atmosphère constitue un réservoir infini de \text{CO}_2 dont la pression partielle (3{,}0\cdot 10^{-4}\text{ bar}) reste bien supérieure au seuil d'équilibre. En conséquence, tout l'oxyde de baryum exposé est spontanément et intégralement converti en carbonate de baryum.
Résultat
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : déplacement d'équilibre, principe de le chatelier
On enferme maintenant une mole de dans un récipient initialement vide de volume variable . La température demeure constante et égale à . Quel est l'effet d'une augmentation de volume à température et composition constantes sur l'équilibre chimique précédemment étudié ?
Voir l'indiceIndice
Appliquer le principe de modération de Le Chatelier : une augmentation de volume favorise le sens de création de matière gazeuse.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le quotient réactionnel Q_{\mathrm{r}} de la réaction de carbonatation étudiée en question Q23 en fonction du volume V et de la quantité de gaz.
- Analyser la variation de Q_{\mathrm{r}} provoquée par une augmentation de volume V à température et composition fixées, puis appliquer le critère d'évolution spontanée (Q_{\mathrm{r}} comparé à K^\circ).
- Confirmer le résultat à l'aide de la loi de modération de Le Chatelier (effet de la pression ou du volume).
Voir la réponse courteRéponse courte
Une augmentation de volume diminue la pression partielle de \text{CO}_2 ; l'équilibre se déplace dans le sens direct de décomposition.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équilibre chimique précédemment étudié (question Q23) s'écrit :
En assimilant le dioxyde de carbone à un gaz parfait, la pression partielle s'exprime par P_{\mathrm{CO}_2} = \dfrac{n_{\mathrm{CO}_2} R T}{V}. Le quotient de réaction s'écrit donc :
À l'équilibre chimique, on a Q_{\mathrm{r}} = K^\circ.
Si le volume V augmente à température T et composition (n_{\mathrm{CO}_2}) constantes :
- La pression partielle P_{\mathrm{CO}_2} diminue ;
Le quotient de réaction devient supérieur à la constante d'équilibre :
Q_{\mathrm{r}} > K^\circ
D'après le critère d'évolution spontanée, le système évolue dans le sens où Q_{\mathrm{r}} diminue pour rejoindre K^\circ, c'est-à-dire dans le sens indirect (sens 2), avec production de \mathrm{CO}_{2(\mathrm{g})}.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 31
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Transformations chimiques › Thermodynamique chimique et équilibres
Notions : rupture d'équilibre, avancement de réaction
En déduire l'évolution de la quantité de matière de dans l'enceinte en fonction de la valeur de ( évoluant de 0 à ). Si l'évolution n'est pas monotone, on précisera la valeur de la quantité de matière de au point de changement de pente.
Voir l'indiceIndice
Tant que les deux solides coexistent, la pression de \text{CO}_2 reste fixée à sa valeur d'équilibre (n_{\text{CO}_2} \propto V) jusqu'à consommation complète de \text{BaCO}_3.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la quantité de matière de \text{CO}_2 présente dans la phase gazeuse à l'équilibre chimique tant que les deux solides coexistent, en utilisant la loi des gaz parfaits et la pression d'équilibre P_{\mathrm{CO}_2\mathrm{eq}}.
- Déterminer la condition de disparition totale du carbonate de baryum initial (n_0 = 1\text{ mol}) définissant le volume limite V_0.
- Décrire le comportement du système au-delà de cette rupture d'équilibre pour V > V_0, puis conclure sur l'allure de la courbe n_{\mathrm{CO}_2} = f(V) et la valeur au point anguleux (changement de pente).
Voir la réponse courteRéponse courte
Croissance linéaire n(\text{CO}_2) = P_{\text{eq}} V / RT jusqu'à décomposition totale du solide (n=1\text{ mol}), puis palier constant.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équilibre de décomposition d'une mole initiale de carbonate de baryum s'écrit :
D'après la question Q28, tant que les deux phases solides coexistent, la pression de \text{CO}_2 est fixée par la constante d'équilibre à T = 298\text{ K} :
Deux régimes se distinguent en fonction de la valeur du volume V :
Pour 0 \le V \le V_0 (présence des deux solides, équilibre réalisé) :
En assimilant le dioxyde de carbone à un gaz parfait, la quantité de matière de \text{CO}_2 formée est :
n_{\mathrm{CO}_2}(V) = \frac{P_{\mathrm{CO}_2\mathrm{eq}}}{RT}\,VLa quantité n_{\mathrm{CO}_2} varie linéairement avec le volume V, selon une pente constante \alpha = \frac{P_{\mathrm{CO}_2\mathrm{eq}}}{RT}.
Point de changement de pente (V = V_0) :
Ce régime linéaire cesse lorsque la mole initiale de \text{BaCO}_3 est entièrement consommée par dissociation (n(\text{BaCO}_3) = 0). À cet instant, la quantité de matière de dioxyde de carbone atteint sa valeur maximale :
n_{\mathrm{CO}_2}(V_0) = n_0 = 1\text{ mol}Le volume correspondant à cette rupture d'équilibre est :
V_0 = \frac{n_0 R T}{P_{\mathrm{CO}_2\mathrm{eq}}} \approx \frac{1 \times 8{,}31 \times 298}{5\cdot 10^{-34}} \approx 5\cdot 10^{36}\text{ m}^3Pour V > V_0 (rupture d'équilibre par disparition de \text{BaCO}_{3(\mathrm{s})}) :
L'enceinte ne contient plus que du solide \text{BaO} et le gaz \text{CO}_2. Aucun transfert supplémentaire de matière ne peut avoir lieu :
n_{\mathrm{CO}_2}(V) = 1\text{ mol} = \text{constante}(La pente devient nulle ; la pression décroît alors selon la loi de Boyle-Mariotte P_{\mathrm{CO}_2} = \frac{n_0 RT}{V} < P_{\mathrm{CO}_2\mathrm{eq}}).
L'évolution de la quantité de matière de \text{CO}_2 présente un changement de pente en V = V_0 : elle croît linéairement de 0 à 1\text{ mol}, puis forme un palier horizontal.
Au point de changement de pente, la quantité de matière de \text{CO}_2 vaut :
Résultat
D · Solubilité du diiodate de baryum
Question 32
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Question de cours
- Schéma ou tracé
- Faisable en PCSI, BCPST1
Chapitre : Structure de la matière › Liaisons, Lewis, VSEPR et interactions intermoléculaires
Notions : schéma de lewis, modèle vsepr
L'iode a pour numéro atomique . Proposer une structure de Lewis et donner la géométrie de l'ion .
Voir l'indiceIndice
Dénombrer les paires électroniques de valence de l'ion \text{IO}_3^- (26 électrons), établir le schéma de Lewis et appliquer la méthode VSEPR de type \text{AX}_3\text{E}_1.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer le nombre d'électrons de valence de chaque élément à partir de sa configuration électronique, puis faire le décompte total des doublets de l'ion \text{IO}_3^-.
- Proposer la structure de Lewis en positionnant l'atome d'iode au centre (élément le moins électronégatif) et en attribuant les charges formelles (en considérant la règle de l'octet ou l'hypervalence par minimisation des charges).
- Appliquer la théorie VSEPR (Gillespie) pour identifier le type \text{AX}_p\text{E}_q et en déduire la géométrie moléculaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Structure AX_3E_1 pour \text{IO}_3^- : 1 doublet non liant sur l'iode, géométrie pyramidale à base trigonale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Décompte des électrons de valence
La configuration électronique de l'iode (Z = 53) dans son état fondamental s'écrit :
L'iode possède donc 7 électrons de valence sur sa couche externe (n = 5). L'oxygène (Z = 8) a pour configuration 1s^2\, 2s^2\, 2p^4 et possède 6 électrons de valence.
Pour l'ion iodate \text{IO}_3^-, en tenant compte de la charge négative globale :
2. Structure de Lewis
L'iode est l'atome central. Deux représentations sont couramment admises :
- Forme avec respect strict de l'octet : l'iode porte un doublet non liant et trois liaisons simples \text{I}-\text{O}. Chaque oxygène porte trois doublets non liants. Les charges formelles sont alors de +2 sur l'iode et -1 sur chaque oxygène.
Forme hypervalente (recommandée, minimisant les charges formelles) : l'iode appartenant à la 5e période (n \ge 3), ses sous-couches 5d sont énergétiquement accessibles, ce qui lui permet d'étendre sa sphère de valence (hypervalence). En formant deux doubles liaisons \text{I}=\text{O} et une simple liaison \text{I}-\text{O}^-, les charges formelles sont minimisées :
- Iode : 7 - 2 - 5 = 0 (charge formelle nulle, entouré de 12 électrons) ;
- Deux atomes d'oxygène à double liaison : chacun avec 2 doublets non liants et une charge formelle nulle (6 - 4 - 2 = 0) ;
- Un atome d'oxygène à simple liaison : 3 doublets non liants et une charge formelle -1 (6 - 6 - 1 = -1).
3. Géométrie VSEPR de l'ion \text{IO}_3^-
L'atome central d'iode est lié à p = 3 atomes d'oxygène et possède q = 1 doublet non liant. La formule VSEPR est :
Le nombre de directions de répulsion est p + q = 4, ce qui correspond à une figure de répulsion tétraédrique.
En ne considérant que les positions des atomes, la géométrie de l'ion \text{IO}_3^- est une :
(en raison de la répulsion plus importante exercée par le doublet non liant, l'angle de liaison \widehat{\text{O-I-O}} est légèrement inférieur à l'angle tétraédrique idéal de 109{,}5^\circ, valant environ 106^\circ).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 33
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : équation de dissolution, produit de solubilité
Ecrire l'équation de la réaction bilan de la dissolution du précipité d'iodate de baryum.
Voir l'indiceIndice
Écrire l'équilibre de dissociation hétérogène du sel solide en ses ions aqueux \text{Ba}^{2+} et \text{IO}_3^-.
Voir la réponse courteRéponse courte
Équation d'équilibre de dissolution : \text{Ba(IO}_3)_2(\text{s}) = \text{Ba}^{2+}(\text{aq}) + 2\,\text{IO}_3^-(\text{aq}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le diiodate de baryum solide \mathrm{Ba(IO_3)_{2(s)}} est un cristal ionique constitué d'ions baryum \mathrm{Ba^{2+}} et d'ions iodate \mathrm{IO_3^-}.
Sa dissolution dans l'eau conduit à la libération de ces ions hydratés selon l'équilibre physico-chimique :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 34
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Acide-base, précipitation, complexation
Notions : produit de solubilité, solubilité
Exprimer le produit de solubilié de l'iodate de baryum en fonction de la solubilité .
Voir l'indiceIndice
Établir le tableau d'avancement pour exprimer les concentrations à saturation en fonction de la solubilité s, puis injecter dans K_s = [\text{Ba}^{2+}][\text{IO}_3^-]^2.
Voir la réponse courteRéponse courte
En solution pure saturée, [\text{Ba}^{2+}] = s et [\text{IO}_3^-] = 2s, d'où K_s = s \cdot (2s)^2 = 4s^3.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de dissolution établie à la question Q33 :
Soit s la solubilité molaire (en \mathrm{mol}\cdot\mathrm{L}^{-1}) de l'iodate de baryum dans l'eau pure. À saturation et en l'absence d'ions communs ou de réactions parasites, les concentrations à l'équilibre valent :
Par définition de la constante d'équilibre associée à la dissolution (produit de solubilité K_s) pour des espèces en solution supposée idéale (c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} et activité du solide égale à 1) :
En remplaçant les activités par leurs expressions en fonction de s :
En adoptant la convention usuelle où les concentrations sont exprimées en \mathrm{mol}\cdot\mathrm{L}^{-1} avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}, on obtient :
Résultat
Question 35
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages ; Acide-base, précipitation, complexation
Notions : titrage par précipitation, équation de titrage
Ecrire l'équation de la réaction du titrage conductimétrique sachant que le sulfate de baryum est totalement insoluble en solution aqueuse.
Voir l'indiceIndice
Écrire l'équation de précipitation quantitative entre les ions baryum du filtrat et les ions sulfate ajoutés.
Voir la réponse courteRéponse courte
Précipitation quantitative support du titrage : \text{Ba}^{2+}(\text{aq}) + \text{SO}_4^{2-}(\text{aq}) = \text{BaSO}_4(\text{s}).
Voir le corrigé completCorrigé complet
La solution à doser (prise d'essai du filtrat) contient des ions baryum \mathrm{Ba^{2+}} et des ions iodate \mathrm{IO_3^-}. La solution titrante apporte des ions sodium \mathrm{Na^+} et des ions sulfate \mathrm{SO_4^{2-}}.
Les ions baryum et sulfate réagissent pour former un précipité blanc de sulfate de baryum \mathrm{BaSO_{4(s)}}, considéré comme totalement insoluble dans l'eau d'après l'énoncé. Les ions \mathrm{Na^+} et \mathrm{IO_3^-} sont spectateurs.
L'équation de la réaction support du titrage s'écrit donc :
Résultat
Question 36
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages
Notions : titrage conductimétrique, effet de dilution
Quel est le rôle des d'eau ?
Voir l'indiceIndice
L'ajout d'un grand volume d'eau permet de négliger la variation relative de volume lors de l'ajout du titrant et d'obtenir des segments de droite pour la conductance.
Voir la réponse courteRéponse courte
Rendre négligeable l'effet de dilution au cours du titrage et immerger convenablement les électrodes de la cellule.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'ajout d'un volume important d'eau distillée (350\text{ mL}) à la prise d'essai (50{,}0\text{ mL}) répond à deux impératifs, l'un théorique et l'autre expérimental :
Négliger les effets de dilution (justification théorique) :
Le volume total de la solution au cours du titrage vaut :V_{\text{tot}} = V_0 + V_{\text{eau}} + V = 400\text{ mL} + VLe volume de réactif titrant versé à la burette est de l'ordre de 10\text{ à }20\text{ mL} (ici V_E = 11{,}0\text{ mL} à la question Q38), de sorte que V \ll V_0 + V_{\text{eau}}. Le volume de la solution peut donc être considéré comme constant au cours du dosage (V_{\text{tot}} \approx 400\text{ mL}). Cela garantit que la conductance G (proportionnelle à la conductivité \sigma) évolue de façon affine en fonction du volume V de réactif versé, ce qui conduit à des portions de droites avant et après l'équivalence et permet une détermination précise du volume équivalent par intersection de segments de droites.
- Immerger correctement la cellule conductimétrique (justification pratique) :
Ce volume total de 400\text{ mL} permet d'immerger complètement les plaques de platine de la cellule conductimétrique dans un bécher de taille adaptée, tout en ménageant l'espace nécessaire pour un barreau aimanté sans risque de choc avec la cellule lors de l'agitation.
Question 37
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, TSI1, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages
Notions : titrage conductimétrique, loi de kohlrausch
Tracer et expliquer l'allure de la courbe . On donne (en ) : ; ; ; ; ;
Voir l'indiceIndice
Comparer les conductivités molaires ioniques : avant l'équivalence un ion \text{Ba}^{2+} est remplacé par deux ions \text{Na}^+ ; après l'équivalence on ajoute des ions \text{Na}^+ et \text{SO}_4^{2-}.
Voir la stratégieStratégie
- Relier la conductance mesurée G à la conductivité \sigma de la solution en exploitant l'absence de dilution démontrée à la question Q36 (V_{\text{tot}} \approx V_0 = 400\text{ mL}).
- Établir le bilan des espèces ioniques présentes dans le bécher avant et après l'équivalence.
- Exprimer la dérivée de \sigma par rapport au volume versé V pour déterminer le signe et la valeur relative de la pente dans chaque domaine, puis tracer l'allure de la courbe.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pente négative avant l'équivalence (\text{Ba}^{2+} remplacé par 2\text{Na}^+ de moindre conductivité) puis forte pente positive après.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La conductance mesurée s'écrit G = k_{\text{cell}}\,\sigma, où k_{\text{cell}} = \frac{S}{\ell} est la constante de cellule et \sigma = \sum_i \lambda_i [X_i] est la conductivité de la solution.
Grâce à l'ajout initial des 350\text{ mL} d'eau (question Q36), le volume total de la solution est quasi-constant : V_{\text{tot}} \approx V_0 = 400\text{ mL}. Ainsi :
1. Avant l'équivalence (V < V_E) :
- Les ions \mathrm{Ba}^{2+} sont consommés selon la réaction : \mathrm{Ba}^{2+}_{(aq)} + \mathrm{SO}_{4(aq)}^{2-} \rightarrow \mathrm{BaSO}_{4(s)}.
Pour chaque volume \mathrm{d}V de titrant versé contenant \mathrm{d}n = C\,\mathrm{d}V de \mathrm{Na}_2\mathrm{SO}_4 :
- \mathrm{d}n(\mathrm{Ba}^{2+}) = -C\,\mathrm{d}V
- \mathrm{d}n(\mathrm{Na}^+) = +2\,C\,\mathrm{d}V
- \mathrm{d}n(\mathrm{IO}_3^-) = 0 (ions spectateurs)
- \mathrm{d}n(\mathrm{SO}_4^{2-}) \approx 0 (consommés dès l'ajout)
La variation de conductivité s'écrit :
Numériquement, avec les valeurs fournies :
Le remplacement des ions \mathrm{Ba}^{2+} par des ions \mathrm{Na}^+, de conductivité molaire ionique globale plus faible, entraîne une diminution linéaire de la conductance G avec le volume V.
2. Après l'équivalence (V > V_E) : Tous les ions \mathrm{Ba}^{2+} ont précipité. Les ajouts successifs de sulfate de sodium apportent simplement des ions en excès sans réaction chimique :
- \mathrm{d}n(\mathrm{Na}^+) = +2\,C\,\mathrm{d}V
- \mathrm{d}n(\mathrm{SO}_4^{2-}) = +C\,\mathrm{d}V
La variation de conductivité s'écrit :
Numériquement :
La conductance subit donc une hausse linéaire rapide avec une pente positive nettement plus marquée qu'avant l'équivalence (+26 contre -3).
Résultat
Question 38
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages
Notions : équivalence, titrage
Calculer la concentration en baryum sachant que l'équivalence est atteinte pour un volume de en sulfate de sodium.
Voir l'indiceIndice
Écrire la relation d'équivalence stœchiométrique n(\text{Ba}^{2+}) = n(\text{SO}_4^{2-}) dans la prise d'essai de 50{,}0\text{ mL} pour déduire la concentration.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la relation stœchiométrique à l'équivalence du titrage entre les ions \mathrm{Ba^{2+}} et les ions sulfate \mathrm{SO_4^{2-}}.
- Exprimer la concentration molaire en ions baryum [\mathrm{Ba^{2+}}] dans le filtrat (solution saturée initiale) à partir du volume de prise d'essai V_1 et des caractéristiques de la solution titrante (C et V_{\mathrm{E}}).
- Effectuer l'application numérique avec le bon nombre de chiffres significatifs.
Voir la réponse courteRéponse courte
À l'équivalence C_{\text{Ba}} V_0 = C_{\text{titrant}} V_{\text{eq}}, application numérique directe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation de la réaction de titrage établie à la question Q35 :
la stœchiométrie est de 1:1 entre les ions baryum et les ions sulfate.
À l'équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques :
L'ajout des 350\text{ mL} d'eau distillée dans le bécher dilue la solution mais ne modifie pas la quantité de matière d'ions baryum prélevée dans les V_1 = 50{,}0\text{ mL} de filtrat. On a donc :
où :
- [\mathrm{Ba^{2+}}] est la concentration en ions baryum dans la solution saturée ;
- V_1 = 50{,}0\text{ mL} est le volume de filtrat prélevé ;
- C = 5{,}00 \cdot 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1} est la concentration en ions sulfate apportés par la solution de sulfate de sodium ;
- V_{\mathrm{E}} = 11{,}0\text{ mL} est le volume équivalent.
On en déduit l'expression littérale de la concentration en ions baryum :
Application numérique :
Résultat
Question 39
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : nombre d'oxydation
On donne ci-dessous le diagramme potentiel pH muet de l'élément iode. Indiquer le nombre d'oxydation de l'élément iode dans les trois espèces. On se limitera aux espèces , et , la concentration de chacune des espèce étant de .
Voir l'indiceIndice
Appliquer les règles d'attribution des nombres d'oxydation pour l'iode dans \text{I}^-, \text{I}_2 et \text{IO}_3^- (en comptant -2 pour chaque oxygène).
Voir la réponse courteRéponse courte
Détermination des degrés d'oxydation : -\text{I} pour \text{I}^-, 0 pour \text{I}_2, et +\text{V} pour \text{IO}_3^-.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le nombre d'oxydation (n.o.) de l'élément iode dans chaque espèce s'obtient à partir des règles usuelles d'attribution :
Pour l'ion iodure monoatomique \mathrm{I}^-, le nombre d'oxydation est égal à la charge de l'ion :
\boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{I}\text{ dans }\mathrm{I}^-) = -\mathrm{I} \quad (\text{ou } -1)}Pour la molécule de diiode \mathrm{I}_2, corps simple moléculaire formé d'atomes identiques :
\boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{I}\text{ dans }\mathrm{I}_2) = 0}Pour l'ion iodate \mathrm{IO}_3^-, le nombre d'oxydation de l'oxygène étant conventionnellement égal à -\mathrm{II} dans ses oxydes :
\begin{aligned} \mathrm{n.o.}(\mathrm{I}) + 3 \times \mathrm{n.o.}(\mathrm{O}) &= -1 \\ \mathrm{n.o.}(\mathrm{I}) + 3 \times (-2) &= -1 \\ \mathrm{n.o.}(\mathrm{I}) &= +5 \end{aligned}soit :
\boxed{\mathrm{n.o.}(\mathrm{I}\text{ dans }\mathrm{IO}_3^-) = +\mathrm{V} \quad (\text{ou } +5)}
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 40
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Exploitation de document
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH
Notions : diagramme potentiel-ph, frontière d'oxydoréduction
Reporter ce diagramme sur votre feuille et compléter le en indiquant la correspondance des espèces avec les numéros.
Voir l'indiceIndice
Classer les degrés d'oxydation croissants le long de l'axe vertical des potentiels pour attribuer les domaines 1, 2 et 3.
Voir la stratégieStratégie
- Utiliser le fait que dans un diagramme potentiel-pH, les espèces correspondant au nombre d'oxydation le plus élevé se situent aux potentiels les plus hauts (vers le haut du diagramme).
- Vérifier la dépendance en pH des frontières : une frontière horizontale traduit un échange d'électrons sans protons \mathrm{H}^+, tandis qu'une frontière de pente négative traduit l'intervention simultanée d'électrons et de protons.
Voir la réponse courteRéponse courte
Les degrés d'oxydation croissants placent de bas en haut : domaine 1 pour \text{I}^-, 2 pour \text{I}_2, et 3 pour \text{IO}_3^-.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q39, les nombres d'oxydation de l'iode dans les trois espèces sont :
Dans un diagramme potentiel-pH, les formes les plus oxydées (nombre d'oxydation le plus élevé) prédominent à potentiel élevé (haut du diagramme), et les formes les plus réduites à bas potentiel :
- Le domaine ①, situé aux potentiels les plus hauts, correspond à l'espèce au degré +\mathrm{V}, soit l'ion iodate \mathrm{IO}_3^-.
- Le domaine ②, à potentiel intermédiaire, correspond au diiode \mathrm{I}_2 (degré 0).
- Le domaine ③, situé aux potentiels les plus bas, correspond à l'ion iodure \mathrm{I}^- (degré -\mathrm{I}).
Cette attribution est parfaitement corroborée par la nature des frontières :
Entre les domaines ② et ③, la demi-équation d'oxydoréduction s'écrit :
\mathrm{I}_{2} + 2\,\mathrm{e}^- = 2\,\mathrm{I}^-Elle ne fait intervenir aucun proton \mathrm{H}^+ : le potentiel frontière est indépendant du \mathrm{pH}, d'où une droite strictement horizontale.
Entre les domaines ① et ②, la demi-équation s'écrit :
2\,\mathrm{IO}_3^- + 12\,\mathrm{H}^+ + 10\,\mathrm{e}^- = \mathrm{I}_2 + 6\,\mathrm{H}_2\mathrm{O}Elle consomme des protons : selon la formule de Nernst, le potentiel frontière décroît avec le \mathrm{pH} (pente négative).
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 41
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Faisable en MPSI, PTSI, BCPST1
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Diagrammes E-pH ; Oxydoréduction et piles
Notions : formule de nernst, frontière d'oxydoréduction
Etablir l'expression littérale du potentiel sur la frontière séparant les domaines 2 et 3 en fonction des concentrations de chacune des espèces. Calculer la valeur de ce potentiel frontière.
Voir l'indiceIndice
Écrire la demi-équation rédox associée au couple \text{I}_2/\text{I}^-, appliquer la formule de Nernst et injecter les concentrations de tracé.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire la demi-équation électronique associée au couple d'oxydoréduction \mathrm{I}_{2(\mathrm{aq})}/\mathrm{I}^-_{(\mathrm{aq})} régissant la frontière entre le domaine 2 (\mathrm{I}_2) et le domaine 3 (\mathrm{I}^-).
- Appliquer la formule de Nernst à T = 298\text{ K} pour exprimer le potentiel d'équilibre en fonction des concentrations.
- Réaliser l'application numérique avec les concentrations données dans l'énoncé ([\mathrm{I}_2] = [\mathrm{I}^-] = 0{,}1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}) et vérifier la cohérence graphique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Demi-équation 2\text{IO}_3^- + 12\text{H}^+ + 10e^- = \text{I}_2 + 6\text{H}_2\text{O} et application de la formule de Nernst à la frontière.
Voir le corrigé completCorrigé complet
La frontière séparant les domaines 2 et 3 correspond à l'équilibre électrochimique entre le diiode \mathrm{I}_2 et les ions iodure \mathrm{I}^-. La demi-équation d'oxydoréduction s'écrit :
D'après la formule de Nernst à T = 298\text{ K}, en assimilant les activités aux concentrations réduites a_i = [i]/c^\circ (avec c^\circ = 1\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}), le potentiel d'oxydoréduction s'exprime par :
Soit, en utilisant le logarithme décimal avec la valeur usuelle \frac{R\,T\ln 10}{F} \approx 0{,}059\text{ V} (ou 0{,}06\text{ V}) à 298\text{ K} :
D'après le préambule de la question Q39, à la frontière, les concentrations de chacune des espèces sont fixées à :
Le terme logarithmique vaut donc :
Avec le potentiel standard fourni E^\circ(\mathrm{I}_2/\mathrm{I}^-) = 0{,}62\text{ V}, on obtient :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 42
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Oxydoréduction et piles
Notions : médiamutation, constante d'équilibre rédox
Expliquez à l'aide d'une équation d'oxydo-réduction la formation de l'espèce marron. Exprimer la constante d'équilibre associée à cette réaction et conclure.
Voir l'indiceIndice
Écrire la réaction de médiamutation entre les ions iodate et les ions iodure en milieu acide pour former le diiode, puis calculer sa constante d'équilibre via \Delta E^\circ.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les réactifs en présence dans le milieu acide et écrire les demi-équations d'oxydoréduction associées aux couples de l'iode pour obtenir l'équation-bilan de médiamutation produisant l'espèce colorée \mathrm{I}_2.
- Exprimer la constante d'équilibre K^\circ à partir de la force électromotrice standard \Delta E^\circ et du nombre d'électrons échangés n, puis calculer sa valeur numérique.
- Conclure sur le caractère quantitatif (total) de cette réaction.
Voir la réponse courteRéponse courte
Médiamutation 5\text{I}^- + \text{IO}_3^- + 6\text{H}^+ = 3\text{I}_2 + 3\text{H}_2\text{O} ; constante d'équilibre très élevée assurant une réaction quantitative.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le mélange réactionnel, on introduit des ions iodate \mathrm{IO_3^-} (oxydant), un grand excès d'ions iodure \mathrm{I^-} (réducteur) et des ions oxonium \mathrm{H^+} apportés par l'acide chlorhydrique.
Les deux couples mis en jeu sont :
\mathrm{IO_3^-} / \mathrm{I_2} (E^\circ_1 = 1{,}20\text{ V}) : réduction de l'iodate
2\,\mathrm{IO_3^-}_{(aq)} + 12\,\mathrm{H^+}_{(aq)} + 10\,\mathrm{e^-} = \mathrm{I_{2(aq)}} + 6\,\mathrm{H_2O}_{(\ell)}\mathrm{I_2} / \mathrm{I^-} (E^\circ_2 = 0{,}62\text{ V}) : oxydation de l'iodure
2\,\mathrm{I^-}_{(aq)} = \mathrm{I_{2(aq)}} + 2\,\mathrm{e^-}
En combinant ces deux demi-équations de façon à échanger 10 électrons (ou 5 électrons pour une mole de \mathrm{IO_3^-}), on obtient l'équation de médiamutation :
Le diiode formé donne à la solution une coloration brune caractéristique (notamment par formation du complexe triiodure \mathrm{I_3^-} = \mathrm{I_2} + \mathrm{I^-} en présence d'un excès d'iodure).
La condition d'équilibre d'oxydoréduction s'écrit, à T = 298\text{ K} avec n = 5 électrons échangés pour l'équation écrite ci-dessus :
soit :
Application numérique avec E^\circ_1 - E^\circ_2 = 1{,}20 - 0{,}62 = 0{,}58\text{ V} :
Conclusion : La constante d'équilibre est extrêmement grande devant 10^4 (K^\circ \gg 1). La réaction est thermodynamiquement totale (quantitative) et rapide, ce qui valide son emploi pour un dosage indirect précis des ions iodate.
Résultat
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Solutions aqueuses et électrochimie › Titrages ; Oxydoréduction et piles
Notions : titrage indirect, stœchiométrie, thiosulfate
En déduire la relation entre la quantité de et la quantité de l'espèce marron, puis relier la quantité initiale d'ions iodate avec le volume équivalent de la réaction de titrage par le thiosulfate.
Voir l'indiceIndice
Utiliser les coefficients stœchiométriques de la médiamutation puis ceux du titrage classique du diiode par le thiosulfate (1\text{ mole de }\text{I}_2 pour 2\text{ moles de }\text{S}_2\text{O}_3^{2-}).
Voir la stratégieStratégie
- Exploiter la stœchiométrie et le caractère quasi-total de la réaction de médiamutation (avec les ions iodure \mathrm{I}^- introduits en large excès) pour relier la quantité d'ions iodate initialement présents à la quantité de diiode formé.
- Écrire l'équation de la réaction de titrage du diiode par les ions thiosulfate et appliquer la condition d'équivalence stœchiométrique.
- Combiner les deux relations pour exprimer la quantité initiale d'ions iodate n_0(\mathrm{IO}_3^-) en fonction du volume équivalent V_{\text{eq}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Relation de stœchiométrie : n(\text{I}_2) = 3\,n(\text{IO}_3^-) puis titrage par \text{S}_2\text{O}_3^{2-} donnant n(\text{IO}_3^-) = \frac{1}{6} C_{\text{thio}} V_{\text{eq}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Relation entre la quantité d'ions iodate et la quantité de l'espèce marron
D'après la question Q42, la réaction de formation de l'espèce marron (le diiode \mathrm{I}_2) s'écrit :
Cette réaction possède une constante d'équilibre extrêmement élevée (K^\circ \approx 1{,}5 \cdot 10^{49}), elle est donc totale.
De plus, l'apport de 10\text{ mL} d'une solution molaire d'iodure de potassium introduit n(\mathrm{I}^-) = 10\text{ mmol}, ce qui est très largement supérieur à la quantité d'iodate présente dans les 20\text{ mL} de filtrat (environ 0{,}4\text{ mmol}). Les ions \mathrm{IO}_3^- constituent donc le réactif limitant.
D'après les coefficients stœchiométriques :
2. Titrage par le thiosulfate de sodium
Le diiode formé est titré par une solution de thiosulfate de sodium (2\,\mathrm{Na}^+ + \mathrm{S}_2\mathrm{O}_3^{2-}) de concentration C = 10^{-2}\text{ mol}\cdot\text{L}^{-1}. Les demi-équations électroniques mises en jeu sont :
L'équation de la réaction support de titrage est :
À l'équivalence du titrage, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques :
En combinant cette égalité avec la relation précédente n(\mathrm{I}_2) = 3\,n_0(\mathrm{IO}_3^-), il vient :
Soit finalement :
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet Banque PT Physique B PT 2022 ?
Surtout 3 chapitres : Oxydoréduction et piles (16 % des questions), Thermodynamique chimique et équilibres (15 %) et Systèmes ouverts en écoulement (13 %, partie 1). Plus ponctuellement : Machines thermiques, Cristallographie, Atomistique et classification périodique, Courbes intensité-potentiel et corrosion, Titrages…
Peut-on travailler le sujet Banque PT Physique B PT 2022 dès la première année (PTSI) ?
En partie : 31 questions sur 64 (48 %) ne demandent que le programme de PTSI : Q6 (partie 1), Q15 (partie 2), Q18 (partie 2), Q20 (partie 2), Q21 (partie 2), Q6 (partie Chimie) à Q13 (partie Chimie), Q16 (partie Chimie), Q20 (partie Chimie), Q23 (partie Chimie), Q28 (partie Chimie) à Q31 (partie Chimie)…. Avec les autres programmes de première année : 31 en MPSI, 25 en PCSI, 17 en MP2I, 24 en TSI1 et 42 en BCPST1.
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet Banque PT Physique B PT 2022 ?
Environ 4 h pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La Chimie est la plus longue (environ 2 h 15).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet Banque PT Physique B PT 2022 ?
Aucune question n'est cotée très difficile (4 sur 4). Les plus exigeantes, cotées 3 sur 4 : notamment Q4 (partie 1) (diagramme enthalpique), Q10 (partie 1) (efficacité globale), Q19 (partie 2) (règle des moments), Q19 (partie Chimie) (chute ohmique), Q31 (partie Chimie) (rupture d'équilibre) et Q37 (partie Chimie) (titrage conductimétrique).
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet Banque PT Physique B PT 2022 ?
Questions de cours : Q1 (partie 1) (premier principe industriel), Q6 (partie 1) (efficacité de carnot), Q11 (partie 2) (détente de joule-thomson), Q12 (partie 2) (coefficient de joule-thomson), Q1 (partie Chimie) (configuration électronique), Q2 (partie Chimie) (ion monoatomique), Q3 (partie Chimie) (tableau périodique), Q4 (partie Chimie) (alcalino-terreux)…. Classiques incontournables, à savoir refaire : Q15 (partie 2) (identité thermodynamique), Q9 (partie Chimie) (structure type nacl), Q10 (partie Chimie) (contact ionique) et Q34 (partie Chimie) (produit de solubilité).
Où gagner des points facilement dans le sujet Banque PT Physique B PT 2022 ?
Beaucoup de questions rapides et accessibles (52 sur 64), par exemple : Q1 (partie 1), Q2 (partie 1), Q5 (partie 1) à Q9 (partie 1), Q12 (partie 2) à Q14 (partie 2), Q16 (partie 2) à Q18 (partie 2), Q20 (partie 2) à Q17 (partie Chimie), Q20 (partie Chimie), Q22 (partie Chimie) à Q26 (partie Chimie), Q28 (partie Chimie) à Q30 (partie Chimie), Q32 (partie Chimie) à Q36 (partie Chimie) et Q38 (partie Chimie) à Q43 (partie Chimie). Résultat donné par l'énoncé, que l'on peut admettre pour poursuivre : Q15 (partie 2) et Q27 (partie Chimie).
Le sujet Banque PT Physique B PT 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Le sujet Banque PT Physique B PT 2022 était-il difficile ?
D'après le rapport du jury, c'est un sujet de difficulté moyenne. En chimie, la cristallographie et la thermochimie sont assez bien maîtrisées alors que l'oxydoréduction et la chimie des solutions posent plus de difficultés. En thermodynamique, les meilleurs candidats ont pu traiter la quasi-totalité du sujet, ce qui montre qu'il est bien…
Comment déterminer la pression intermédiaire en Q4 (partie 1) ?
En exploitant le couplage mécanique direct entre la turbine et le premier compresseur : la condition w_{u,\text{AB}} = -w_{u,\text{EF}} obtenue en Q3 (partie 1) donne l'enthalpie h_B, dont l'intersection avec l'isentrope issue de A détermine graphiquement la pression P_B.
Quelle valeur reporter sur la courbe courant-potentiel en Q19 (partie Chimie) ?
La densité de courant j = 10\text{ mA}\cdot\text{cm}^{-2} : les courbes de la question Q14 (partie Chimie) sont graduées en densité de courant et non en intensité. On divise donc l'intensité I = 100\text{ mA} par la surface de chaque disque (S = 10\text{ cm}^2).
Où je me situe, question par question
Cochez les questions que vous avez réussies sans aide.
- Note estimée
- –
- 0 question réussie sur 64
Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 64 questions de ce corrigé. Votre sélection reste sur cet appareil.
S'entraîner sur les mêmes chapitres
Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.
Signaler une erreur
Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q1) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.
Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.